• La #Suisse sous couverture - Agents infiltrés (1/5)

    En 1955, les #services_de_renseignement américains et l’entreprise suisse #Crypto_AG concluent un accord confidentiel qui permettra l’#espionnage des communications de 130 pays. Durant des décennies, un pan de l’industrie helvétique sera impliqué dans ces activités, malgré la « #neutralité » du pays et avec la bénédiction du Conseil fédéral.

    https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-agents-infiltres-15?id=10868165

    #histoire #USA #guerre_froide #Crypto #William_Friedman #cryptographie #technologie #espions #renseignements #Boris_Hagelin #neutralité #espionnage #affaire_Buehler #Hans_Buehler #Nora_Makabee #BND #Siemens #Loèches #Valais

    ping @simplicissimus @etraces

    • La Suisse sous couverture - Les grandes oreilles de la Confédération (2/5)

      A #Loèche, #Swisscom, le Département fédéral de la défense et des entreprises privées proches de la #National_Security_Agency (#NSA) gèrent un parc d’antennes pour les communications satellitaires entre la Suisse et l’étranger. En l’an 2000, ce site stratégique devient la porte d’entrée privilégiée de Washington pour espionner les communications dans le monde entier.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-les-grandes-oreilles-de-la-confederation-25-?id=108681
      #neutralité #télécommunication #satellites #ONYX #services_de_renseignement #USA #Etats-Unis #Jean-Paul_Rouiller #signalhorn #Treasure_Map serveurs_clandestins #déni

    • La Suisse sous couverture - #Genève, nid d’espions (3/5)

      Des salons de l’#ONU truffés de micros, des antennes camouflées dans les missions diplomatiques et des agents russes ou américains infiltrés partout... A Genève, où Edward Snowden travaillait pour la #CIA, le petit monde du renseignement grenouille discrètement et les espions chassent en meute.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-geneve-nid-despions-35?id=10868210
      #Snowden #Nations_Unies #Special_collection_service (#SCS) #organisations_internationales #système_d'écoute #site_C #Wiesbaden #Fort_Meade #NSA #Russie

    • La Suisse sous couverture - Le secret bunker suisse (4/5)

      Nos données numériques personnelles sont une mine d’or d’informations qu’il faut protéger des regards indiscrets. En Suisse, une législation déficiente – elle date de 1992 – permet à des puissances étrangères d’accéder à ces données. Dans le dossier du « big data », c’est la souveraineté de la Confédération qui est en jeu.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-le-secret-bunker-suisse-45?id=10868236

      #big_data #données_numériques #coffre-fort_numérique #réduit_national_4.0 #stockage #RGPD #protection_des_données #cloud_act

    • La Suisse sous couverture - Crypto révolution (5/5)

      D’un côté, Google et consorts contrôlent les canaux et le stockage de l’information. De l’autre, une puissante mouvance de hackers tente de rendre cette information publique, en piratant des systèmes informatiques. L’enjeu de cette guerre ? La défense de libertés fondamentales, aussi bien sur internet que dans la société.

      https://www.rts.ch/play/tv/la-suisse-sous-couverture/video/la-suisse-sous-couverture-crypto-revolution-55?id=10868255

      #activisme #résistance #hackers #Digital_Gesellschaft #droits_humains #chaos_computer #club #surveillance #économie_de_la_surveillance

    • La CIA s’est servie d’une entreprise suisse pour espionner plus de 100 pays

      Une affaire d’espionnage secoue la Suisse : pendant des décennies, les services de renseignement américains et allemands ont secrètement utilisé une entreprise suisse et sa technologie pour espionner de nombreux États. Que savaient les autorités suisses à ce sujet ?

      Vue de l’extérieur, la firme zougoise Crypto AG était une entreprise suisse sérieuse, spécialisée dans la technologie de pointe. Elle fabriquait un produit peu utilisé par la plupart des gens : des appareils de chiffrement. Ses clients étaient des États ainsi que leurs armées et services secrets voulant rendre leurs communications secrètes illisibles, c’est-à-dire les crypter ou les chiffrer.

      Cependant, Crypto AG n’était une entreprise normale et respectant les valeurs ayant cours en Suisse que côté pile. Côté face, elle possédait une structure cryptique – au sens propre – car ses propriétaires agissant dans l’ombre étaient, à partir de 1970, l’agence centrale de renseignement américaine (CIA) et le service de renseignement allemand (BND). Les deux services secrets firent en sorte que la technologie de cryptage « swiss made », réputée infaillible, soit munie d’une porte dérobée.

      Grâce à ces manipulations ciblées, la CIA et le BND ont pu espionner 148 États – ennemis ou alliés – pendant des dizaines d’années. Tous ces pays avait investi des millions pour obtenir la technologie de ce pays neutre et digne de confiance qu’était la Suisse. Autrement dit, ils ont payé eux-mêmes les appareils qui les ont trahis.

      Les faits ont été dévoilés à la mi-février par la télévision suisse alémanique SRF, la chaîne allemande ZDF et le « Washington Post » à l’issue d’une enquête commune. L’équipe de recherche s’est appuyée sur des dossiers de la CIA qu’on lui a fait passer en douce, et sur des entretiens avec d’anciens employés de Crypto AG et leurs proches.

      L’ampleur du « coup du siècle des services secrets » – ce sont les termes de la CIA – paraît énorme. L’affaire met en lumière les tensions de l’époque de la guerre froide. La complicité de la CIA et du BND éclaire d’un nouveau jour bon nombre d’événements historiques de ces 50 dernières années. Jusqu’où faut-il réécrire l’histoire mondiale récente ? Seule une étude approfondie des CryptoLeaks le déterminera. L’histoire suisse doit-elle, elle aussi, être révisée ? C’est la question qui fait tant de vagues aussi en Suisse. On se demande ce que les autorités suisses savaient, et si l’État suisse était au courant des agissements des services de renseignement étrangers sur son sol et les a couverts.
      « Le programme a dépassé les espérances les plus folles »

      Dans quelle mesure les activités d’espionnage de la CIA et du BND, s’appuyant sur la technologie truquée de l’entreprise Crypto AG, ont-elles abouti ? Le succès des espions est toujours un échec pour ceux qui en sont victimes : la réponse dépend donc du point de vue adopté. Celui de la CIA, d’après les sources publiées, est le suivant : « Cela a été le projet d’espionnage à la fois le plus productif et le plus long depuis la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi, entre 80 et 90 % des communications secrètes de l’Iran ont pu être déchiffrées. D’après la source de la CIA, « le programme a dépassé les espérances les plus folles de ses inventeurs. »

      Ces écoutes ont permis aux États-Unis d’influencer l’issue de tous les grands conflits ou presque à leur profit. Un exemple : selon l’état actuel des sources, le coup d’État militaire au Chili (1973) a été soutenu par les États-Unis sur la base des écoutes. En même temps, la CIA et le BND ont épié les conversations du régime militaire alors parvenu au pouvoir et n’ont donc jamais rien ignoré des méthodes de persécution et de torture qui coûtèrent la vie à 30 000 opposants au régime.
      Beaucoup de questions, premières réponses

      Les révélations sur Crypto AG font beaucoup de vagues, mais il n’est pas encore possible d’en tirer des conclusions définitives. Les grandes questions qu’elles posent esquissent cependant la portée de l’affaire pour la Suisse.

      Pourquoi la CIA et le BND ont-ils utilisé la couverture discrète d’une entreprise suisse ?

      Crypto AG a été fondée en 1952 par le cryptologue suédois Boris Hagelin. Il n’a pas implanté son entreprise en Suisse par hasard : « Lorsqu’on travaillait dans un domaine aussi sensible que la cryptographie, il valait mieux rechercher la protection d’un pays neutre mais faisant preuve de peu de scrupules moraux », indique la source de la CIA. Boris Hagelin a vendu son entreprise en 1970 à une société-écran de la CIA et du BND.

      Ce sont la CIA et le BND qui se sont livrés à ces activités d’espionnage. Pourquoi l’affaire est-elle perçue en Suisse comme un scandale « suisse » ?

      Du point de vue suisse, il est déterminant de savoir si les autorités du pays connaissaient les intentions, le modus operandi et la portée des activités d’espionnage, et si elles les ont tolérées, voire même favorisées.

      Des employés de Crypto AG soupçonnèrent que des puissances étrangères s’étaient immiscées dans les rouages de leur parfaite technique. Ils en ont informé la justice suisse. Que s’est-il passé ensuite ?

      Il est prouvé qu’au milieu des années 1970, un employé a informé des instances officielles que les appareils vendus étaient « dotés de générateurs de clés manipulés permettant aux services d’espionnage allemands et américains de déchiffrer les messages » : c’est ce que dit une fiche des Archives fédérales du 24 juillet 1977. Le problème est que les dossiers relatifs à cette fiche ont en partie disparu…

      La police fédérale suisse a enquêté sur la base de ces accusations, mais sans résultat. Des témoins de l’époque affirment aujourd’hui que les interrogatoires menés par la police ne l’ont été que « pour la forme »...

      Toute l’affaire ne sent-elle pas un peu le réchauffé de l’époque de la guerre froide ?

      Il est vrai que les premières accusations ont été lancées au milieu des années 1970. Et que Hans Bühler, ancien employé de Crypto, a accusé ouvertement son entreprise de collaborer avec des services secrets étrangers (Hans Bühler, soupçonné d’espionnage, a passé neuf mois dans une geôle iranienne, et a publié ses accusations dans un livre paru en 1994). Mais toute la portée de l’affaire n’éclate au grand jour que maintenant, car des preuves ont été fournies par des sources de la CIA. De plus, les activités d’espionnage ont perduré jusqu’en 2018, soit bien après la fin de la guerre froide. Le BND s’en est toutefois retiré en 1993 déjà, à la suite de la réunification de l’Allemagne.

      Dans l’état actuel des connaissances, que savait le Conseil fédéral de ces activités d’espionnage ?

      C’est une question clé. On ne sait pas encore dans quelle mesure des conseillers fédéraux étaient au courant de ces activités. Les documents de la CIA impliquent l’ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger (PLR). Aujourd’hui âgé de 79 ans, ce dernier nie vigoureusement avoir été informé des détails.

      Pourquoi est-ce si important de savoir si le Conseil fédéral était au courant des activités d’espionnage ?

      S’il devait s’avérer que le Conseil fédéral, ou certains conseillers fédéraux, connaissaient ces activités d’espionnage, des questions sérieuses se posent : le gouvernement les a-t-il tolérées ? Ou les a-t-il couvertes ? A-t-il accepté que la neutralité suisse serve de leurre ? Et si la Suisse a été complice, a fermé les yeux ou couvert les faits : comment justifier l’espionnage contre des pays belligérants lorsqu’on affiche une politique de neutralité ?

      Comment le Conseil fédéral et le Parlement réagissent-ils à l’affaire ?

      La présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, a dit très tôt que le gouvernement allait réunir tous les faits et était favorable à une enquête. La ministre de la Défense Viola Amherd a confirmé que son département abrite des documents laissant penser que son prédécesseur Kaspar Villiger était au courant. Désormais, l’affaire fait l’objet d’une enquête de la Délégation des Commissions de gestion des chambres fédérales. Cet organe de contrôle entend déterminer ce que la Suisse savait de ces activités d’espionnage, et si les renseignements suisses en ont même éventuellement même.

      L’affaire des CryptoLeaks met-elle en péril le rôle actuel de la Suisse ?

      La Suisse joue un rôle d’intermédiaire dans de nombreux conflits. Elle propose même ses « bons offices » dans les régions du monde sous tension. Ainsi, elle joue actuellement le « rôle du facteur » entre les États-Unis et l’Iran. La Suisse ne peut endosser ce rôle diplomatique que si sa crédibilité d’État neutre est intacte. C’est précisément cette crédibilité qui est en jeu maintenant. Ajoutons que l’Iran a été particulièrement touché par l’espionnage permis par la technologie « swiss made » truquée et vendue par le représentant de Crypto, Hans Bühler.

      Ce sont les États-Unis et l’Allemagne qui ont espionné d’autres pays. Pourquoi la réputation de la Suisse en souffrirait-elle ?

      L’avenir dira si la perception extérieure de la Suisse a subi des dommages. Mais la perception intérieure de la Suisse est de toute façon affectée : l’image de pays neutre à laquelle tiennent tant de Suisses est endommagée. L’affaire des CryptoLeaks pourrait jeter un discrédit total sur la neutralité suisse (voir aussi le commentaire de notre invité, p. 15).

      Crédibilité, confiance, image de soi : ce sont des facteurs subjectifs. L’affaire menace-t-elle aussi des intérêts économiques tangibles ?

      La Suisse possède une branche technologique en plein essor, qui dépend aussi de l’image de marque du pays. De plus, la Suisse souhaite se vendre comme une « place numérique propre », et promeut une initiative internationale dans le domaine de l’éthique. L’affaire des #CryptoLeaks tombe très mal.

      https://www.revue.ch/fr/editions/2020/03/detail/news/detail/News/la-cia-sest-servie-dune-entreprise-suisse-pour-espionner-plus-de-100-pays

  • La CIA a-t-elle vraiment écrit l’une des chansons les plus célèbres de Scorpions ? - Urban Fusions
    https://www.urban-fusions.fr/2020/04/27/la-cia-a-t-elle-vraiment-ecrit-lune-des-chansons-les-plus-celebres-de-

    Un nouveau podcast se penchera sur la question de savoir si le succès de Scorpions en 1990 « Wind of Change » a été écrit par la CIA comme un morceau de propagande de la guerre froide. Le chanteur du groupe, Klaus Meine, est officiellement reconnu comme l’auteur de la chanson.

    Produite par Crooked Media et Pineapple Street Studios, la série de podcasts en huit parties, intitulée Wind of Change, sera présentée en première sur Spotify le 11 mai, animée par le journaliste d’investigation du New Yorker Patrick Radden Keefe.

    « C’est une histoire qui s’étend à travers les genres musicaux, et à travers les frontières et les périodes de l’histoire », a déclaré Keefe à Deadline. « Donc, il était important pour moi que vous entendiez la musique, les accents et les voix, et jugiez par vous-même qui pourrait mentir et qui dit la vérité. Je me suis tellement amusé à poursuivre cette histoire folle au cours d’une année, à explorer les voies sombres de l’histoire de la guerre froide et à faire près d’une centaine d’interviews dans quatre pays avec des rockers et des espions. J’ai hâte de le partager avec le monde. « 

    Tommy Vietor, le cofondateur de Crooked Media, a ajouté : « Nous savons que la CIA a secrètement parrainé des événements culturels dans les années 50 et 60. Ils ont payé pour filmer George Orwell en 1984 et Animal Farm. Ils ont parrainé une tournée européenne pour le Boston Symphony Orchestra. Pourquoi ne pas aider un groupe de rock allemand à écrire une ballade puissante pour déchiqueter le rideau de fer ? Et tandis que la CIA garde ses secrets de près, Patrick est l’un des meilleurs journalistes d’investigation et écrivains de sa génération, et personne n’est mieux placé pour découvrir la vérité. »

    #Patrick_Radden_Keefe #Hard_rock #Guerre_froide #Podcast

  • Russians Were Once Banned From a Third of the U.S.
    https://www.nationalgeographic.com/news/2018/03/russia-cold-war-travel-ban-maps-red-scare

    Russians Were Once Banned From a Third of the U.S.
    A 1957 map shows that Soviet visitors were barred from most of New York’s Long Island—and the entire state of Washington.
    3 Minute Read

    By Greg Miller

    From election interference to alleged nerve poison attacks, Russian meddling has flung the world into a haze of paranoia. At the height of the Cold War, similar mistrust of the Soviet Union led the U.S. to make an extraordinary map showing places where Russian visitors could not legally go.

    #cartographie #guerre_froide #géopolitique états-unis #manipulation

  • Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris - Un #drôle_de_zig qui dérape sur France Culture dans l’émission Le cours de l’histoire.
    A écouter à partir de 17 mn

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-08.11.2019-ITEMA_22197761-1.mp3

    Mais qu’est ce qui a pris Monsieur Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris ?
    Agressivité, violence, à propos de la guerre froide.
    Il est vrai que tout le monde ne partage pas sa vision péremptoire de l’histoire.

    Isabelle Clarke est obligée de lui rappeler que la guerre froide commence en 1945.
    Daniel Costelle doit lui rappeler que l’histoire n’est pas une science exacte, et que ce que Pierre Grosser dit n’est qu’une opinion, la violence et la malpolitesse arrivent.
    Là on se demande s’il va cogner.

    Mais qu’est ce qui a pris Monsieur Pierre Grosser, enseignant à Science-Po Paris pour se comporter comme cela ?
    Médicaments ?
    Aliments liquides ?
    Médicaments en poudre ?

    Ses cours à Science Po Paris, çà doit pas être triste.
    Je te dis pas la correction des copies.

    Source de l’émission : https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/actualites-1989-et-apocalypse-la-guerre-des-mondes

    #agressions_&_violences #histoire #sciences_po #radio #audio #France #Politique #guerre_froide #Pierre_Grosser #cris #Pierre_Grosser

  • Spy Photos From Communist Czechoslovakia
    https://www.rferl.org/a/the-communist-spy-photographers-of-czechoslovakia/30236411.html?ltflags=mailer

    These are some of the thousands of images snapped by Czechoslovakia’s secret police during the 1970s and 1980s using tiny hidden cameras.

    Czechoslovakia at the time was in the “normalization period” that followed the 1968 invasion of the country by Soviet-led forces. The military takeover was ordered by the Kremlin after Czechoslovakia’s government attempted to ease restrictions on speech and implement other political reforms. For ordinary citizens, “normalization” meant a revived effort by the regime to assert extreme police control.

  • Straßenfeger Die fünfte Kolonne


    Voici comment entre 1963 et 1968 la télévison publique en RFA présentait la menace communiste aux allemands dont la majorité se souvenait encore de sa collaboration avec ses maîtres nazis. La réédition sur DVD conplète l’oeuvre anticommuniste avec une série de films « documentaires » sur les espions de l’Est publié en 2005 sous le titre Das Spinnennetz – Stasi-Agenten im Westen .

    Folge 1 - Es führt kein Weg zurück - 6. Juni 1963
    https://www.youtube.com/watch?v=cCPXpHlDMKE

    Die fünfte Kolonne (Fernsehserie) – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Die_f%C3%BCnfte_Kolonne_(Fernsehserie)

    Die fünfte Kolonne war eine deutsche Fernsehserie des ZDF, von der 23 Folgen in unregelmäßigen Abständen vom 6. Juni 1963 bis 11. Oktober 1968 ausgestrahlt wurden.

    Unter Bezugnahme auf den Begriff Fünfte Kolonne war sie die erste Spionageserie des deutschen Fernsehens. Vor dem Hintergrund des Kalten Krieges hatte sie neben der Unterhaltung einen durchaus politischen Gehalt – was einigermaßen ungewöhnlich für eine Fernsehserie war –, denn ihr Thema waren Aktivitäten östlicher Geheimdienste auf dem Boden der Bundesrepublik Deutschland. Stets behielten die westliche Gegenspionage bzw. Polizei und Militär die Oberhand. Jede der Episoden war in sich abgeschlossen, es gab keine konstanten Hauptdarsteller.

    Grundlage für alle Folgen der „Fünften Kolonne“ waren reale Fälle, die für das Spielfilmformat nur leicht bearbeitet und verändert wurden. So wird etwa in der Folge 15 („Mord auf Befehl“) die Ermordung des ukrainischen Exilpolitikers Stepan Bandera durch den KGB-Agenten Bogdan Staschynskij thematisiert.

    #Allemagne #guerre_froide #espionnage #médias #télévision #histoire

  • The Wall. Growing Up Behind the Iron Curtain

    “I was born at the beginning of it all, on the Red side—the Communist side—of the Iron Curtain.” Through annotated illustrations, journals, maps, and dreamscapes, Peter Sís shows what life was like for a child who loved to draw, proudly wore the red scarf of a Young Pioneer, stood guard at the giant statue of Stalin, and believed whatever he was told to believe. But adolescence brought questions. Cracks began to appear in the Iron Curtain, and news from the West slowly filtered into the country. Sís learned about beat poetry, rock ’n’ roll, blue jeans, and Coca-Cola. He let his hair grow long, secretly read banned books, and joined a rock band. Then came the Prague Spring of 1968, and for a teenager who wanted to see the world and meet the Beatles, this was a magical time. It was short-lived, however, brought to a sudden and brutal end by the Soviet-led invasion. But this brief flowering had provided a glimpse of new possibilities—creativity could be discouraged but not easily killed.

    By joining memory and history, Sís takes us on his extraordinary journey: from infant with paintbrush in hand to young man borne aloft by the wings of his art. This title has Common Core connections.


    https://us.macmillan.com/books/9780374347017
    #livre #mur #guerre_froide #murs #barrières_frontalières #Tchécoslovaquie #dessin #BD #communisme #histoire #totalitarisme

  • 1989, la fin des certitudes - France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/series/1989-la-fin-des-certitudes

    Épisode 1 : Un mur, trois révolutions, comment les événements de 1989 ont-ils changé la façon d’écrire l’histoire ?

    Épisode 2 : La RDA par elle-même
    Le Cours de l’histoire

    Épisode 3 : Trente ans après, comment agissent encore les archives de la Stasi sur la société allemande ?

    Épisode 4 : La querelle des images ou l’art allemand après la chute du mur de Berlin

    Épisode 5 : Berlin à la trace
    #Guerre_froide #Allemagne #Berlin #RDA #histoire
    @klaus

  • Depuis 1989, les démocraties redécouvrent leur fragilité
    https://www.mediapart.fr/journal/international/090819/depuis-1989-les-democraties-redecouvrent-leur-fragilite

    Trente ans après la chute du mur de Berlin, que reste-t-il de la « troisième vague de démocratisation » inaugurée par cet événement ? Si l’autoritarisme a progressé ces dernières années, le plus alarmant réside dans la perte de substance des démocraties les plus anciennes. "Troisième épisode de notre série. "

    #Trente_ans_après_la_chute_du_mur_de_Berlin #guerre_froide,_néolibéralisme,_régimes_hybrides,_Samuel_Huntington,_démocratisation,_capitalisme_autoritaire,_illibéralisme,_démocratie,_Seva_Gunitsky,_Mur_de_Berlin,_autoritarisme,_Francis_Fukuyama

  • #Phil_Ochs - #The_War_is_over

    Silent soldiers on a silver screen
    Framed in fantasies and dragged in dream
    Unpaid actors of the mystery
    The mad director knows that freedom will not make you free
    And what’s this got to do with me

    I declare the war is over
    It’s over, it’s over

    Drums are drizzling on a grain of sand
    Fading rhythms of a fading land
    Prove your courage in the proud parade
    Trust your leaders where mistakes are almost never made
    And they’re afraid that I’m afraid

    I’m afraid the war is over
    It’s over, it’s over

    Angry artists painting angry signs
    Use their vision just to blind the blind
    Poisoned players of a grizzly game
    One is guilty and the other gets the point to blame
    Pardon me if I refrain

    I declare the war is over
    It’s over, it’s over

    So do your duty, boys, and join with pride
    Serve your country in her suicide
    Find a flag so you can wave goodbye
    But just before the end even treason might be worth a try
    This country is too young to die

    I declare the war is over
    It’s over, it’s over

    One-legged veterans will greet the dawn
    And they’re whistling marches as they mow the lawn
    And the gargoyles only sit and grieve
    The gypsy fortune teller told me that we’d been deceived
    You only are what you believe

    I believe the war is over
    It’s over, it’s over

    https://www.youtube.com/watch?v=OGHHdZoT4F8


    #guerre #paix #musique #chanson #musique_et_politique #Vietnam #guerre_du_Vietnam #guerre_froide #liberté

    ping @sinehebdo

  • Une défaite historique de la droite au sein de la droite allemande
    https://www.wams.de


    Il y trente ans la presse Springer abandonne les guillemets autour de l’abbréviation pour l’état socialiste allemand. L’éditeur de Welt am Sonntag Mathias Döpfner, grand ami de la veuve d’Axel Cäsar Springer, le regrette encore aujourd’hui.

    „DDR“, Ein historischer Fehler, Welt am Sonntag, édition du 4.8.2019
    https://framadrop.org/r/la8_ZRMKg4#elsqpXdAGxpAvEL8zFgcTIxNWmzVng7wOS/uTtxCQSY=

    #DDR #guerre_froide #mur #Berlin #histoire #presse #Allemagne #politique

  • Pattons wahnwitziger Plan
    https://www.merkur.de/lokales/regionen/pattons-wahnwitziger-plan-229538.html

    24.04.09 - Tegernsee/Kreuth - Er war vom Krieg besessen, er wollte von der „allerletzten Kugel in der allerletzten Schlacht getroffen werden“ - und starb nach einem mysteriösen Autounfall in einem Spitalbett in Heidelberg am 21. Dezember 1945, vor genau sechzig Jahren: Viersterne-General George S. Patton jr., eine amerikanische Heeresführer-Legende. Wenige Monate zuvor hatte er in den Kreuther Bergen das „Undenkbare“ gewagt: deutsche Kampfverbände gegen die Sowjetunion aufzustellen. „Operation Unthinkable“ im bayerischen Oberland - ein bisher weitgehend unbekanntes Kapitel der Zeitgeschichte.<BR>

    George Patton war von dieser Vorstellung getrieben: Nach dem Sieg der vier Alliierten über Hitler-Deutschland wird es zu einem Weltkrieg zwischen den Westmächten und der Sowjetunion kommen. Und er zog daraus die Schlussfolgerung: Amerika hat intakte Streitkräfte in Europa stehen und muss die UdSSR angreifen, bevor Stalin seine angeschlagene Rote Armee (Patton, sinngemäß: „Diese Mongolenbrut“) wieder aufgebaut hat.

    Dies waren Strategien, denen offenbar auch der britische Premier Churchill nachhing, aber niemand dachte so radikal wie Patton, der zwar ein militärisches Genie war, aber auch exzentrischer Selbstdarsteller und Polit-Rambo unter vier Generalssternen. Und niemand Pattons besonderer Respekt galt der Waffen-SS setzte so eindeutig und unverblümt auf Wehrmacht und Waffen-SS: „Wir müssen mit den Deutschen nach Moskau marschieren“, war sein Credo. „Eigentlich sind die Deutschen die einzigen anständigen Leute, die in Europa übrig geblieben sind.“ Der besondere Respekt des Militärs Patton galt dabei der Waffen-SS: Er sah in ihr eine „Bande sehr disziplinierter Hurensöhne“.

    In den Tagen und Wochen nach der Kapitulation Deutschlands, Mai 1945, ergab sich im Alpenvorland folgendes Szenario: Patton residiert als US-Militärgouverneur für Bayern in der Villa des „Reichspresseleiters“ Amann am Tegernsee. In den Kreuther Bergen steht die weitgehend intakte 17. SS-Panzergrenadier-Division „Götz von Berlichingen“. Sie hat kapituliert, sich aber gewissermaßen noch nicht ergeben, weil sie sich nach wie vor auf das Deutsche Reich vereidigt sieht. Kommandeur Bochmann, ein SS-Oberführer im Generalsrang, besteht auf einem gleichrangigen US-Offizier für die Übergabe, Protokoll bleibt Protokoll. Und die Amerikaner ziehen sich an das Nordufer des Tegernsees zurück - und warten ab.

    Erst ein im Sommer 2005 aufgetauchter Bericht eines deutschen Zeitzeugen erhellt jetzt, was Patton in diesen Tagen mit der SS-Division aushandelte. Dieses Tegernseer Dokument sind die Aufzeichnungen von Ernst Rudolf Poeck, Chefchirurg eines deutschen Armeekorps, der seit Februar 1945 in Tegernsee in einem Lazarett lag; die Papiere wurden sechzig Jahre später von seinem Sohn, dem Bankier Wolfgang Poeck, über die Zeitschrift „Tegernseer Tal“ der Öffentlichkeit zugänglich gemacht.

    Aus diesen Unterlagen geht hervor: Patton hatte das aufgelöste XIII. Armeekorps der Deutschen Wehrmacht neu gegründet (es sollte dann dem Offizierskorps der SS-Division „Götz von Berlichingen“ unterstellt werden) und Poeck zum Korpsarzt für diese im Wiederaufbau befindliche deutsche Streitmacht ernannt. Poeck, dem Jeep und Fahrer gestellt wurden, hatte den Auftrag, in allen US-Gefangenenlagern Bayerns das Sanitätswesen für diese Truppe zu organisieren und Patton dann Vollzug zu melden. Denn nach Pattons Philosophie ist eine Armee nur so gut wie ihre Sanitätseinheiten.

    Mit der Führung der SS-Division, die im Kreuther Weißachtal zwischen dem Tegernsee und der Landesgrenze Position bezogen hatte, war nach den Aufzeichnungen Poecks (basierend auf den US-Gewährsleuten Captain Saltman und Lieutenant Knoff) vereinbart worden, dass Patton die Übergabe selbst wahrnehmen wollte, weil er von der stolzen Haltung der Division beeindruckt war. In Poecks Bericht heißt es weiter:

    Begeisterter Empfang

    „Die Kommandoübergabe an die Amerikaner hat dann so stattgefunden, dass die SS-Division im Karree angetreten war und Patton mit einem Hubschrauber innerhalb dieses Karres landete. Patton stieg aus, der SS-General erstattete ihm Meldung und forderte die Truppe auf, General Patton mit einem dreifachen ,Heil Hitler` zu begrüßen, was dann geschah. Patton schien überwältigt, weil er eine solche Haltung nach Kriegsende noch von keiner deutschen Truppe erlebt hatte, und soll dann den SS-General gefragt haben, ob er sich vorstellen könne, dass seine Männer mit den Amerikanern mehr oder weniger sofort Seite an Seite gegen die sowjetischen Truppen kämpfen würden - mit dem Ziel, diese aus Europa herauszujagen. Der SS-General soll dann das Megaphon genommen und die Soldaten aufgefordert haben, einen Schritt nach vorne zu treten, wenn sie bereit wären, mit den Amerikanern gegen die Russen zu kämpfen. Als Resultat soll die ganze Truppe, ohne eine einzige Ausnahme, einen Schritt nach vorne getan haben.“

    Doch Patton überschlug sich in unglaublichen antisemitischen Äußerungen, der „Kreuzzug“ gegen Stalin wurde für ihn zur Obsession. Wenige Monate nach den Ereignissen im Tegernseer Tal wurde er abgesetzt - damit blieb Pattons Langer Marsch nach Moskau mit einer SS-Division aus den Kreuther Bergen nur eine wahnwitzige Idee.

    #histoire #Europe #guerre_froide

  • Target – Zielscheibe
    https://www.youtube.com/watch?v=4uARTIKU-VM

    Il y des scènes interessantes qui montrent #Paris, #Hambourg et #Berlin en 1984/1985, on nous popose une bonne copie d’un point de passage entre Berlin-Ouest et Berlin-Est qui possède une qualité quasi documentaire.

    Autrement le montage consiste dans un mélange incroyable de lieux qui n’ont aucun rapport en réalité, un pont qui mène à la « Speicherstadt » à Hambourg figure comme pont berlinois et pour les scènes de la fin on « quitte Berlin » alors que c’était strictement impossible à l’époque. Les villages de la « banlieue berlinoise » consistent en maisons fabriqués avec des pierres qu’on ne trouve pas dans la région où tout est construit en briques, en bois et en boue seche

    J’aime bien la trame style b-picture , le jeu des acteurs est O.K.

    A l’époque le monde hetero ne se rendait pas encore compte de l’existence du #SIDA alors le jeune Matt Dillon avait droit à quelques scènes de baise d’une qualité acceptable. C’est un film américain alors on ne va pas très loin dans ce qu’on nous montre et Gene Hackman reste fidèle à sa femme alors que sa copine espionne est très amoureuse de lui. Il y a un vieux #stasi dans une chaise roulante, de la trahison etc.

    Target (1985 film) - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Target_(1985_film)

    Target is a 1985 American mystery thriller film directed by Arthur Penn and starring Matt Dillon and Gene Hackman.
    ...
    Cast

    Gene Hackman - Walter Lloyd/Duncan (Duke) Potter
    Matt Dillon - Chris Lloyd/Derek Potter
    Gayle Hunnicutt - Donna Lloyd
    Josef Sommer - Barney Taber
    Guy Boyd - Clay
    Viktoriya Fyodorova - Lise
    Herbert Berghof - Schroeder
    Ilona Grübel - Carla
    James Selby - Ross
    Ray Fry - Mason
    Tomas Hnevsa - Henke
    Jean-Pol Dubois - Glasses/Assassin
    Robert Ground - Marine Sergeant
    Véronique Guillaud - Secretary American Consulate
    Charlotte Bailey - Receptionist
    Randy Moore - Tour Director
    Jacques Mignot - Madison Hotel Clerk
    Robert Liensol - Cafe Vendor

    #film #cinéma #guerre_froide #espionnage #USA #anticommunisme #DDR

    • @aude_v #SPOILER

      Je ne sais pas si le film est qualifié pour entrer dans la liste des flicks « culte », mais il a quelques éléments remarquables comme le vieux stasi qui se révèle finalement comme la seule personne à qui Gene Hackman peut faire confiance et qui ne le trahit pas. Il y a une histoire sous-jacente entre pères ennemis à cause de la guerre dans laquelle ils sont engagés. C’est ce destin d’homme qui les unit et permet un dénouement heureux de l’intrigue. L’essentiel se joue entre hommes adultes.

      Les personnages du fils Matt Dillon (Chris/Derek) et de l’épouse Gayle Hunnicutt sont neutres en ce qui concerne le traitement du sujet de la confiance. Gene Hackman a abandonné une vie d’aventures pour eux. La famille est sacrée donc il n’y a pas de trahison.

      Le fils est un boulet en pleine révolte pubertaire, et Gene ne peut pas vraiment compter sur lui. En ce qui concerne les femmes c’est tout aussi incertain : Son fils tombe amoureux d’une femme fatale allemande bien blonde Ilona Grübel (Carla) qui essaie de le tuer, la femme de Gene reste kidnappée jusqu’au dénouement, alors on ne sait rien sur elle, et sa copine Victoria Fyodorova (Lise) reste énigmatique.

      On ne sait jamais si on peut faire confiance aux femmes ...

      C’est pourquoi le dénouement se passe sous forme d’une belle déclinaison du sujet demoiselle en détresse avec son repartition de rôles hyper-classiques.

      Un moment drôle arrive quand papa Gene révèle à fiston Matt que toute la famille a changé de nom pour échapper aux persécution des espions est-allemands. Le petit est choqué et fait une scène digne de La Cage aux folles de Molinaro.

      Vu sous cet angle le film a certaines qualités de deuxième degré à cause du contraste entre d’un côté le personnage principal ultra-masculin joué par Gene Hackman et les femmes blondes très dures, et de l’autres côté les hommes CIA lâches aux allures homos efféminés, enfin rien n’est comme il semble .Voilà ce qui se doit dans un thriller avec des espions et des nenettes sexy .

      Bon, l’histoire est assez tirés par les cheveux, mais enfin ...

      https://de.wikipedia.org/wiki/Ilona_Gr%C3%BCbel
      https://en.wikipedia.org/wiki/Gayle_Hunnicutt
      https://en.wikipedia.org/wiki/Victoria_Fyodorova

      https://en.wikipedia.org/wiki/Damsel_in_distress

  • Ende der Berlin-Blockade vor 70 Jahren : Wie Amerika die deutsche Hauptstadt geprägt hat - Politik - Tagesspiegel
    https://m.tagesspiegel.de/politik/ende-der-berlin-blockade-vor-70-jahren-wie-amerika-die-deutsche-hauptstadt-gepraegt-hat/24328566.html


    Entre le 24 juin 1948 et le 12 mai 1949 les secteurs occupés par les alliés des États-Unis sont inaccessibles sauf à partir de Berlin-Est et par les corridors aériens convenus entre les quatre pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a pas encore de mur entre les secteurs Est et Ouest et les berlinois peuvent librement s’alimenter à bas prix dans le secteur soviétique. Avec la réforme montétaire le 20 juin 1948 introduisant le Deutsche Mark les alliés de l’Ouest pérennisent de facto la séparation de l’Allemagne. La réaction soviétique est le blocus des voies d’accès de Berlin afin de se débarasser de la présence militaire occidentale au centre de leur zone d’occupation. Ils ne risquent pas de confrontation armée et optent pour la solution la moins violente.

    Les alliés de l’Ouest en profitent pour transformer la manoeuvre d’approvisionnement militaire en campagne de propagande pour leur modèle de société en l’appellant action pour la défense de la liberté . L’utilisation des avions disponibles en grand nombre après la fin de la guerre rend possible la mise en place d’un système de logistique moderne pour l’approvisionnement des secteurs occidentaux de la ville. Ceci contribue au combat contre le chômage et anticipe le transport aérien d’aliments pratiqué quotidiennement aujourd’hui. L’expression de propagande inventée à l’occasion est le pont aérien .


    Mémorial du pont aérien de Berlin symbolisant les trois corridors aériens

    Ce coup de propagande connaît un succès dépassant toute attente et renforce l’image de marque des #USA jusque aujourd’hui. Ainsi la politique conciliante de Staline touche à ses limites. Son successeur Nikita Khrouchtchev ne répétera pas cette ereur. Sa politique extérieure sera plus conséquente. Il prendra de plus grands risques afin de défendre le pays et ses allié ce qui entrainera entre autres la crise des missiles de Cuba.

    Cet article du Tagesspiegel décrit l’impact de la Luftbrücke sur la conscience des berlinois. Son résultat est l’anticommunisme ancré profondément dans l’identité berlinoise et allemande.

    11.05.2019 - von Malte Lehming - In Berlin, Ost wie West, gibt es eine besondere Gefühlsbeziehung zu den USA. Hier lebt der oft romantisch verklärte amerikanische Traum weiter. Ein Kommentar.

    Es war die erste Schlacht des Kalten Krieges, der Ausgang lange Zeit ungewiss. Zu waghalsig schien der Plan, 2,2 Millionen Menschen in den westlichen Sektoren Berlins aus der Luft versorgen zu können. Die Sowjets hatten wegen der Währungsreform sämtliche Land- und Wasserwege blockiert. Viele glaubten, dass Berlin kapitulieren müsse. Eine Insel der Freiheit, inmitten der von der Roten Armee besetzten Zone – wie sollte die auf Dauer zu halten sein?

    Doch sie war zu halten. Amerikanische und britische Flugzeuge brachten rund 2,1 Millionen Tonnen Fracht in die Stadt. Die Maschinen landeten im Abstand von wenigen Minuten. Legendär ist die Antwort von Berlins Bürgermeister Ernst Reuter, nachdem er vom Militärgouverneur der US-amerikanischen Besatzungszone, General Lucius D. Clay, gefragt worden war, ob die Berliner die eingeschränkte Versorgung aus der Luft ertragen würden.

    Clay möge sich um die Luftbrücke kümmern, er selbst werde sich um die Berliner kümmern, entgegnete Reuter. Berlin werde zugunsten der Freiheit alle Opfer bringen. Heute vor siebzig Jahren, kurz vor Mitternacht vom 11. auf den 12. Mai, hoben die Sowjets die totale Blockade auf. Die Westalliierten hatten gesiegt. Ohne Schuss, ohne Krieg.

    Längst ist aus der Luftbrücke ein Mythos geworden. Zu dessen Topoi gehören der Zusammenhalt des Westens, der Durchhaltewille der Berliner, die Bedrohung durch den Kommunismus. Innerhalb eines knappen Jahres hatten sich Besatzungs- in Schutzmächte verwandelt. Gemeinsam war eine schwere Krise bewältigt worden. Das beschleunigte die Integration West-Deutschlands in die westliche Wertegemeinschaft. Die Dynamik kulminierte in der Rede, die US-Präsident John F. Kennedy am 15. Jahrestag des Beginns der Luftbrücke vor dem Schöneberger Rathaus hielt. „Ich bin ein Berliner“ – das hallt im kollektiven Gedächtnis der Bewohner dieser Stadt bis heute nach. Und nicht nur hier. Wenn ein Amerikaner sagen soll, wo sein Land am leidenschaftlichsten die Freiheit verteidigt hat, wird er „Berlin“ sagen.

    Martin Luther King wurde in West wie Ost verehrt

    Zum Erbe von Luftbrücke, Kennedy, Kaltem Krieg und Ronald Reagans Aufforderung an Michail Gorbatschow „Reißen Sie diese Mauer nieder!“ gehört die besondere Gefühls-Beziehung der Berliner zu den USA. Das gilt für alle. Jeans und Parka wurden in West wie Ost getragen, Martin Luther King wurde in West wie Ost verehrt. Die Predigt des Bürgerrechtlers 1964 in der Marienkirche am Alexanderplatz hatte eine Tiefenwirkung, die bis zu den Friedensgebeten in den 80er Jahren reicht. Das Konzert von Bruce Springsteen im Juli 1988 an der Radrennbahn in Weißensee war das größte, das je in der DDR über die Bühne gegangen war. James Dean, Bob Dylan, Jack Kerouac waren hüben wie drüben Kult.

    In Berlin lebt der manchmal romantisch verklärte amerikanische Traum weiter. Barack Obamas „Yes, we can“, die Verheißung, dass alle Menschen frei geboren sind und unveräußerliche Rechte besitzen. Das ist auch ein Grund, warum Berliner vielleicht schroffer als andere auf Donald Trump reagieren. Ein Teil ihrer Ablehnung mag reflexhafter Antiamerikanismus sein, den es leider gibt. Der größte Teil aber speist sich aus Enttäuschung. Die Wut auf Trump kündet von der Sehnsucht nach der Seele eines Landes, das einst die Luftbrücke ermöglichte. Nach einem Amerika, das Gänsehautmomente der Bewunderung erzeugt.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Blocus_de_Berlin

    #Allemagne #Berlin #histoire #guerre_froide

  • How Trump’s decision to tear up the INF nuclear treaty could spiral out of control – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/02/how-trumps-decision-to-tear-up-the-inf-nuclear-treaty-could-spiral-out-of-

    US President Ronald Reagan and Soviet General Secretary Mikhail Gorbachev signed the treaty on December 8 1987 to give effect to their declaration that “a nuclear war cannot be won and must never be fought”.

    The treaty prohibited the development, testing and possession of ground-launched cruise and ballistic missiles with a range of 500km to 5,500km, whether armed with nuclear or conventional warheads.

    A joint statement from Reagan and Gorbachev noted:

    This treaty is historic both for its objective – the complete elimination of an entire class of US and Soviet nuclear arms – and for the innovative character and scope of its verification provisions.

    It entered into force on June 1, 1988. By its implementation deadline of June 1, 1991, 859 US and 1,752 Soviet missiles had been destroyed.

    Reflecting the dominant Cold War architecture of nuclear arms control, the INF Treaty was bilateral. US National Security Adviser John Bolton, writing in 2011 as a private citizen, conceded the treaty had successfully “addressed a significant threat to US interests”. The threat was a surprise Soviet/Russian nuclear attack in Europe using missiles in the 500-5,500km range.

    But the arms control architecture began fraying when US President George W. Bush pulled out of the Anti-Ballistic Missile (ABM) Treaty in 2001. Signed in 1972, the ABM controlled systems designed to counter “strategic” ballistic missiles, such as intercontinental ballistic missiles (ICBMs).

    With the INF Treaty now dead and another arms control treaty, New Start, set to expire in 2021, the world will be left without any limits on the two major nuclear arsenals for the first time since 1972.

    The collapse of the INF Treaty and deployment of China-specific US missiles could compel China to institute counter-measures – such as rapidly expanding its warhead numbers and missile-delivery systems – to protect vital security interests, including nuclear assets deep in its interior.

    China’s response in turn may trigger re-adjustments to India’s doctrine of credible minimum deterrence and could produce matching re-adjustments by Pakistan. The nuclear arsenals of both these countries is presently limited to under 150 each.

    In a worst-case scenario, China, India and Pakistan could engage in a sprint to parity with the US with a rapid expansion of warhead numbers and missile-delivery capabilities, and perhaps even move to keeping a stock of nuclear weapons on high alert just like Russia and the US.

    However, economic and technological limitations will constrain India and Pakistan’s ability to engage in an open-ended nuclear arms race.
    Expanding arms control

    The sensible alternative would be to begin urgently multilateralising the Cold War bilateral structure of nuclear arms control regimes. This means involving more countries than just Russia and the US in arms control treaties, and in particular involving China.

    #Armes_nucléaires #Multilatéralisme #Traités #Guerre_froide #Guerre

  • Kampuchea, il diritto e le menzogne


    –-> document trouvé dans des archives en Italie par @wizo.
    Archives : Fondazione Avvenire à Côme (http://www.fondazioneavvenire.it)

    Il s’agit de la reproduction d’un article écrit par #Virgilio_Calvo, paru dans la revue « Tricontinental » en 1981.

    «Lo scritto di Calvo costituisce un appassionante appello alla comunità mondiale perché venga riconosciuta, da tutti i popoli, la Repubblica Popolare di Kambuchea, legittima rappresentante del popolo cambogiano, sollevatosi per abbattere la tirannia del genocida Pol Pot»

    #Cambodge #histoire #gauche #vérité #mensonge #journalisme #presse #médias #génocide #Pol_Pot #guerre_froide #impérialisme #ONU #Nations_Unies

    • #Tricontinental

      Tricontinental is a leftist quarterly magazine founded during the Tricontinental Conference. The magazine is the official publication of the Cuban organisation #OSPAAAL which also publishes it. It has its headquarters in Havana.

      From the founding of Tricontinental in August 1967 until the dissolution of the Soviet Union, which led to a rapid recession in the Cuban economy, propaganda posters were folded up and placed inside copies of the magazine, however, this was stopped, along with publication of Tricontinental, due to ink shortages and financial trouble.

      Tricontinental began to be printed again in 1995. In 2000, the decision was made to begin to reprint posters.

      The magazine is distributed around the world, and at its height, 87 countries received Tricontinental, and there were more than 100,000 subscribers, mostly students. At one time, it was very common for posters from issues of Tricontinental to be posted on the walls of student community centres.


      https://en.wikipedia.org/wiki/Tricontinental

  • S’armer face au péril russe ? emmanuel macron ferait bien de relire quelques manuels d’histoire Edouard Husson - Atlantico (Bruit des bottes) - 7 Novembre 2018
    http://www.atlantico.fr/decryptage/armer-face-au-peril-russe-emmanuel-macron-ferait-bien-relire-quelques-manu

    Le président de la République aurait-il oublié le rôle de la Russie lors des conflits de 1918-1918 et de 1939-1945 ?

    Déclaration de guerre depuis Verdun ?  
    Emmanuel Macron a entamé une tournée commémorative, cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale. Le mardi 6 novembre 2018, il était à Verdun, capitale de la paix, lieu plus que symbolique où, en 843, s’affirmèrent pour la première fois, dans un texte officiel, clairement, une langue “française” et une langue “allemande”, base de la construction progressive des Etats nationaux. C’est à Verdun toujours qu’un millénaire plus tard la France et l’Allemagne, lointaines héritières de la “Francie occidentale” et de la “Francie orientale”, se livrèrent à la plus terrible bataille de la Première Guerre mondiale.

    En dix mois, 700 000 soldats en tout furent tués, presque autant du côté allemand que du côté français. C’est le moment de se souvenir. En 1984, pour le 70è anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, François Mitterrand et Helmut Kohl s’étaient spontanément donné la main pendant la cérémonie. La photo, peut-être plus émouvante encore que celle montrant le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer à la cathédrale de Reims, a fait le tour du monde et symbolise la réconciliation entre les ennemis d’hier. Aujourd’hui, Emmanuel Macron était seul ; c’est seulement samedi 10 novembre qu’il retrouvera la Chancelière, à Rethondes, lieu où furent signés les armistices de novembre 1918 et de juin 1940. L’ensemble des commémorations est, nous a-t-on dit, dédié au thème de la paix. Certains commentateurs ont regretté qu’il n’y ait pas de défilé militaire. Mais c’est ainsi, le président a invité la Chancelière allemande à prononcer le discours d’ouverture du Forum sur la paix.
     
    Il n’en est que plus paradoxal qu’Emmanuel Macron ait choisi Verdun pour faire une déclaration qui contredit largement l’esprit annoncé des commémorations. Je ne parlerai pas ici du côté paradoxal qui consiste à instrumentaliser la mémoire de la Grande Guerre au point de transformer la semaine de recueillement en opération de communication politique destinée à mettre en scène un président qui ne fréquente pas seulement la France des grandes métropoles, la “France d’en haut”, mais sillonne des villes moyennes, visite des sites industriels en difficulté entre ses discours de commémoration. Non, restons dans le cadre défini de la commémoration, de la guerre et de la paix. N’est-il pas proprement stupéfiant d’avoir choisi Verdun pour, lors d’un entretien radiophonique, en appeler à la création d’une “vraie armée européenne” et désigner un ennemi, explicitement, la Russie ? 
     
    Cette Russie souvent autoritaire mais à qui la République française doit d’exister encore
    Vous avouerez qu’il est pour le moins étonnant d’entendre dans la bouche d’un chef de l’Etat en pleine commémoration pacifique : “On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu’elle pouvait être menaçante” . Peu importe qu’Emmanuel Macron nuance ensuite son propos en disant souhaiter un “dialogue de sécurité avec la Russie”. Les propos essentiels sont surprenants à quelques jours de l’accueil du président Poutine à Paris, dans le cadre des commémorations. Surtout, quels que soient les griefs que l’on puisse avoir vis-à-vis de la Russie actuelle ou de son gouvernement, est-ce le moment de mettre en avant des contentieux ou bien de se rappeler ce qui nous rapproche ? S’agit-il de résoudre des disputes entre dirigeants de 2018 ou bien de se recueillir devant l’héroïsme et la souffrance des peuples en 1914-1918 ? 
     
    Commémorer la Grande Guerre et exalter la paix, n’inclut-il pas de se souvenir que sans le combat héroïque et les pertes énormes de l’armée tsariste à l’automne 1914, l’armée allemande aurait eu suffisamment de divisions à ramener vers l’ouest pour écraser notre armée ? N’est-ce pas le moment de rendre hommage au million huit-cent mille morts de l’armée russe ? Ne doit-on pas quitter la politique contemporaine pour se rappeler le paradoxe d’un peuple, d’un empire, russes, qui, aussi coercitifs fussent-ils, ont par deux fois sauvé notre régime républicain au XXè siècle ? En 1914-1917, en lui permettant de se renforcer suffisamment pour contenir la poussée de l’armée impériale ? Entre 1941 et 1945 pour vaincre le nazisme et permettre au Général de Gaulle de réinstaller la République ? Cinq millions de morts, civils et militaires, pendant la Première Guerre mondiale ; vingt-sept millions de morts, civils et militaires, entre 1941 et 1945. Tel est le tribut payé par l’Empire des tsars puis l’Union Soviétique à la défense de la liberté en Europe. Nous avons vainement attendu un geste des Européens de l’Ouest envers la Russie en 1989-1990. Jamais aucun chancelier allemand n’est allé à Moscou pour y déployer l’équivalent de la visite à Reims, de l’agenouillement de Willy Brandt à Varsovie ou de la poignée de mains de Verdun. Et même si l’on a décidé de détester sans nuances les gouvernants et les régimes russes successifs, il serait adéquat, durant dix jours, de penser en priorité aux peuples. En particulier quand on a pour ambition de faire reculer les populismes. Nos dirigeants se rendent-ils compte que, jusque dans la forme qu’ils donnent à leurs commémorations, ils mettent à distance les soutiers de l’histoire, les humbles et les pauvres qui fournirent le gros des combattants ? N’est-ce pas une semaine où parler de tous ceux qui, trop souvent dans les deux derniers siècles, ont dû supporter les conséquences de décisions prises par des dirigeants coupés du peuple ?

    Instrumentalisation anti-russe de la dissuasion nucléaire française ?  
    Même si nous décidions d’abandonner la cause des peuples, il y a bien d’autres critiques à formuler envers la déclaration du président français sur les ondes d’Europe 1. Je comprends bien que si l’on veut une armée, une “vraie armée”, il faut un “vrai ennemi”. Cependant Emmanuel Macron se rend-il compte de ce qu’il déclenche en mettant le doigt dans l’engrenage d’une structuration de la défense européenne à la fois émancipée des Etats-Unis (“On doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des Etats-Unis, et de manière plus souveraine”) et tournée contre la Russie ? Lorque le Général de Gaulle prônait l’émergence d’une “Europe européenne”, elle devait bien s’émanciper des Etats-Unis et en même temps construire une architecture de sécurité avec la Russie.

    L’un ne pouvait pas aller sans l’autre aux yeux du fondateur de la Vè République. Ajoutons que si nous croyons à l’Europe, si nous voulons être fidèles à l’esprit de paix qui constitue le soubassement de l’édifice européen organisé, il nous faut de toutes nos forces refuser l’idée d’une “défense européenne” à la fois anti-américaine et anti-russe. 
     
    Regardons de plus près, en effet, ce qui est en train de de passer. Rien de plus instructif que de lire le dossier que consacre la revue allemande Internationale Politik, éditée par le think tank quasi-gouvernemental Deutsche Gesellschaft für auswärtige Politik (Société Allemande de Politique Etrangère) dans son édition datée de novembre-décembre 2018 à la “nucléarisation de la défense européenne”. On y voit Michael Rühle, collaborateur allemand de l’OTAN, y refuser l’idée que l’Allemagne puisse signer le nouveau traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Pour autant Rühle, tout comme Wolfgang Ischinger, président de la Conférence sur la Sécurité de Munich, ne reprennent pas à leur compte la perspective d’une “bombe nucléaire allemande”. Ils savent qu’elle susciterait aussitôt une réconciliation des Etats-Unis et de la Russie aux dépens de l’Allemagne. Mais alors, comment combiner le respect apparent de la dénucléarisation de l’Allemagne réunifiée et l’envie de plus en plus affirmée d’une partie du monde dirigeant allemand de pouvoir inclure l’arme nucléaire dans sa stratégie ? Wolfgang Ischinger pose ouvertement la question d’une extension de la dissuasion nucléaire française à l’Union Européenne et d’un co-financement allemand. Dans le même numéro d’Internationale Politik, le Français Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche stratégique, écarte l’idée d’un co-financement ou d’un partage de la dissuasion au sens plein du terme, mais l’expert français n’exclut pas, en cas de retrait américain d’Europe, que la France puisse stationner quelques têtes nucléaires en Allemagne et en Pologne et que les pays ne disposant pas de la bombe s’engagent, eux, à procurer un soutien conventionnel à une attaque nucléaire française. 
     
    Mais que voudrait dire des armes nucléaires françaises stationnées en Allemagne et en Pologne sinon une déclaration de guerre (froide) à la Russie ? Sommes-nous vraiment sûrs que c’est ce que nous voulons, nous autres peuples d’Europe ? Et puis, que signifie cette envie soudaine de se débarrasser de la présence américaine en Europe depuis que le président Trump a exigé une augmentation des contributions des membres européens de l’OTAN au budget de la défense occidentale ?

    Croit-on vraiment que des pays qui ont besoin qu’on exerce sur eux, comme l’a fait le président américain, une pression considérable pour augmenter leur budget de la défense se laisseront entraîner dans l’effort nécessaire pour créer une défense crédible face à une Russie traitée en ennemie - et qui est aujourd’hui, qualitativement, la meilleure armée du monde ? Tout ceci, au fond, n’est pas vraiment pensé. Et ajoutons, pour finir que cette Europe qu’on nous propose est singulièrement dénuée de repères historiques, d’éthique et de valeurs. 
     

    La seule convergence franco-allemande possible : en communauté de valeurs avec les Anglo-saxons et en paix avec la Russie
    Passons rapidement en revue le siècle qui nous sépare de la fin de la Première Guerre mondiale. Dès l’entre-deux-guerres, on voit que l’Allemagne est traversée par une double aspiration : celle d’une entente avec les Etats-Unis (pour sa démocratisation) ; et celle d’une entente avec la Russie (pour garantir la paix de l’Europe). Hitler s’oppose à cette double aspiration ; et, profitant de la crise pour arriver au pouvoir, il emmène l’Allemagne dans une fuite en avant mortifère qui débouche sur une guerre contre, à la fois, les Etats-Unis et la Russie soviétique. Après 1945, l’extraordinaire intelligence collective dont fait preuve l’Europe, la grande Europe, avec ses « pères fondateurs », Schuman et Monnet, de Gaulle et Adenauer, Jean XXIII et Willy Brandt, Margaret Thatcher et Mikhaïl Gorbatchev, Jean-Paul II et Vaclav Havel, pour énumérer les plus importants d’entre eux, permet, au bout du compte, la réconciliation du tropisme américain et du tropisme russe de l’Allemagne. L’Allemagne sait depuis Bismarck que la paix en Europe n’est garantie que si elle s’entend étroitement avec la Russie ; mais elle sait aussi, depuis Stresemann, que ce n’est pas en Russie mais en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu’elle doit aller chercher la recette de sa démocratisation. Voilà pourquoi la France, si elle veut travailler opportunément avec l’Allemagne à l’organisation du continent, ne peut en aucun cas encourager l’Allemagne à se couper à la fois des Etats-Unis et de la Russie. Or c’est bien la pente sur laquelle Emmanuel Macron est en train de se laisser entraîner. 
     
    Non, notre vocation est de suivre une autre voie ! Mais une voie, comme l’avait montré le Général de Gaulle, qui est convergente avec les intérêts profonds de l’Allemagne et de l’Europe. La République française est soeur des deux autres grandes nations qui ont inventé la liberté. Nous ne devons en aucun cas accepter une Europe qui se coupe de Londres ni de Washington. De Gaulle a toujours su, de l’appel du 18 juin à la crise des missiles de Cuba, que dans les grandes crises nous étions aux côtés des Britanniques et des Américains. Mais nous ne devons pas pour autant nous laisser entraîner dans la tendance fréquente des Américains et des Britanniques à la confrontation avec la Russie. De Gaulle a voulu la bombe atomique pour la France de manière à ne pas dépendre des soeurs anglo-saxonnes, à pouvoir dire non le jour où elles s’emballeraient (pensons au refus français de la guerre en Irak en 2003, soutenu par l’Allemagne et la Russie). En revanche, il était impensable pour de Gaulle de « partager la dissuasion », en particulier de laisser nos cousins germains s’approcher de l’arme nucléaire. Laisser faire cela aurait été pour lui : 1. Nier le sacrifice de millions de Français et d’autres Européens pour abattre le militarisme allemand ; 2. entériner la coupure de l’Europe d’avec la Russie ; 3. et même ne pas laisser d’autre choix à la Russie, au bout du compte que la confrontation avec le reste de l’Europe. Le raisonnement gaullien est encore plus valable aujourd’hui : sans une entente avec la Russie, comment pouvons-nous sérieusement penser placer le continent européen en situation d’équilibre avec l’Asie ? Comment pouvons-nous prétendre, en 2018, combattre sérieusement l’islamisme et ses milices sans une coopération étroite avec Moscou ? 
     
    Alors oui, vive la paix ! Mais pas une fake peace, grosse d’affrontements imprévus et incontrôlables, où l’on désigne la Russie comme ennemie. Vive la réconciliation franco-allemande ! Mais fondée sur une vision globale des intérêts de l’Europe, dont nous ne voulons pas qu’elle devienne définitivement, pour reprendre la formule de Paul Valéry au lendemain de la Grande Guerre, un simple « cap de l’Asie ». Vive « l’Europe européenne » ! Mais fondée sur le bon sens de ses peuples et non sur les élucubrations idéologiques de dirigeants sans repères. 

    #emmanuel_macron #guerre
    #instrumentalisation #Verdun
    #communication_politique
    #armée #france #Russie #ennemis
    #dissuasion_nucléaire #Allemagne
    #guerre_froide #France

  • Auf Sonjas Spuren… | blogsgesang.de
    https://www.blogsgesang.de/2011/05/08/auf-sonjas-spuren

    Rei­henhaus Dammweg 35, fünf Jahrzehnte das Domizil der Beurtons

    Haus Dammweg 35 | OpenStreetMap
    https://www.openstreetmap.org

    Ruth-Werner-Carwitz e.V.: Über Ruth Werner
    http://www.ruth-werner-carwitz.de/p/uber-ruth-werner-ein-kurzer-uberblick.html

    Deckname Sonja - das geheime Leben der Agentin Ruth Werner | Untergrund-Blättle
    http://www.xn--untergrund-blttle-2qb.ch/gesellschaft/deckname_sonja_das_geheime_leben_der_agentin_ruth_werner.h

    Nach Pinchers Ansicht ist „Sonja“, alias Ursula Beurton alias Ruth Werner, der allergrösste weibliche Spion des 20. Jahrhunderts. „Sie war eine brillante Spionin. Sie wurde nie entdeckt“, sagt er bewundernd, als wäre er beim Pferderennen in Ascot gewesen und hätte auf den Favoriten gesetzt. Und der Aussenseiter gewann. Das macht Pincher nicht ärgerlich, sondern fröhlich. „Aber was ich nicht leiden kann und noch nie leiden konnte - sind Kommunisten.“
    ...
    Dezember 1999. An die Tür des Reihenhauses in Berlin-Plänterwald sind drei Schildchen geschraubt. Beurton. Ruth Werner. Bitte nach dem Klingeln um etwas Geduld.

    Ruth Werner lebt hier seit dem Tod ihres Mannes, Len Beurton, allein. Für Freunde ist das Haus offen, Journalisten sind eher unerwünscht. Len hat vor Jahren mit seinen Krücken ein britisches Kamerateam davongejagt. Nur einmal noch lässt sie sich auf ein Interview ein. Es wird ihr letztes sein. Zehn Tage lang, jeden zweiten Tag für jeweils zwei Stunden gibt die 92-Jährige vor Mikrofon und Kamera des Hessischen Rundfunks Auskunft.

    Sie ist tiefmüde und hochbeherrscht, sie wirkt zerbrechlich und ist streng und aufmerksam. Sie ist Oberst der Roten Armee und noch immer ganz Soldat. Über ihr Leben hat sie - ihrer Meinung nach ausreichend - in dem Buch „Sonjas Rapport“ Auskunft gegeben. Ein Bestseller, damals, 1977, in der Deutschen Demokratischen Republik. Die Menschen rissen sich nach dem Buch

    #espionnage #DDR #guerre_froide

  • Cartographie minimaliste

    Carte minimaliste présentée en introduction de l’exposition américano-soviétique de New York en 1959

    aperçue et référencée au musée Garage, Parc Gorki, Moscou en 2015.

    #cartographie #design #minimaliste #cartoexperiment #deux_bloc #états-unis #urss #sémiologie