• Le texte de l’appel :

      Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que quelquefois nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer. Sans doute plus que jamais au moment où une crise économique, sociale et politique commence de verser sa violence sans faux-semblant : gigantesque et brutale. Si « nous sommes en guerre », c’est bien en guerre sociale. D’ores et déjà les attaques s’abattent, implacables : le chantage à l’emploi, la mise en cause des libertés et des droits, les mensonges et la violence d’État, les intimidations, la répression policière, en particulier dans les quartiers populaires, la surveillance généralisée, la condescendance de classe, les discriminations racistes, les pires indignités faites aux pauvres, aux plus fragiles, aux exilé-es. Pour une partie croissante de la population, les conditions de logement, de santé, d’alimentation, parfois tout simplement de subsistance, sont catastrophiques. Il est plus que temps de retourner le stigmate contre tous les mauvais classements. Ce qui est « extrême », ce sont bien les inégalités vertigineuses, que la crise creuse encore davantage. Ce qui est « extrême », c’est cette violence. Dans ce système, nos vies vaudront toujours moins que leurs profits.

      Nous n’avons plus peur des mots pour désigner la réalité de ce qui opprime nos sociétés. Pendant des décennies, « capitalisme » était devenu un mot tabou, renvoyé à une injonction sans alternative, aussi évident que l’air respiré – un air lui-même de plus en plus infecté. Nous mesurons désormais que le capitalocène est bien une ère, destructrice et mortifère, une ère d’atteintes mortelles faites à la Terre et au vivant. L’enjeu ne se loge pas seulement dans un néolibéralisme qu’il faudrait combattre tout en revenant à un capitalisme plus « acceptable », « vert », « social » ou « réformé ». Féroce, le capitalisme ne peut pas être maîtrisé, amendé ou bonifié. Tel un vampire ou un trou noir, il peut tout aspirer. Il n’a pas de morale ; il ne connaît que l’égoïsme et l’autorité ; il n’a pas d’autre principe que celui du profit. Cette logique dévoratrice est cynique et meurtrière, comme l’est tout productivisme effréné. Se fédérer, c’est répondre à cette logique par le collectif, en faire la démonstration par le nombre et assumer une opposition au capitalisme, sans imaginer un seul instant qu’on pourrait passer avec lui des compromis.

      Mais nous ne sommes pas seulement, et pas d’abord, des « anti ». Si nous n’avons pas de projet clé en mains, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à théoriser, penser mais aussi pratiquer des alternatives crédibles et tangibles pour des vies humaines. Nous avons besoin de les mettre en commun. C’est là d’ailleurs ce qui unit ces expériences et ces espérances : les biens communs fondés non sur la possession mais sur l’usage, la justice sociale et l’égale dignité. Les communs sont des ressources et des biens, des actions collectives et des formes de vie. Ils permettent d’aspirer à une vie bonne, en changeant les critères de référence : non plus le marché mais le partage, non plus la concurrence mais la solidarité, non plus la compétition mais le commun. Ces propositions sont solides. Elles offrent de concevoir un monde différent, débarrassé de la course au profit, du temps rentable et des rapports marchands. Il est plus que jamais nécessaire et précieux de les partager, les discuter et les diffuser.

      Nous savons encore que cela ne suffira pas : nous avons conscience que la puissance du capital ne laissera jamais s’organiser paisiblement une force collective qui lui est contraire. Nous connaissons la nécessité de l’affrontement. Il est d’autant plus impérieux de nous organiser, de tisser des liens et des solidarités tout aussi bien locales qu’internationales, et de faire de l’auto-organisation comme de l’autonomie de nos actions un principe actif, une patiente et tenace collecte de forces. Cela suppose de populariser toutes les formes de démocratie vraie : brigades de solidarité telles qu’elles se sont multipliées dans les quartiers populaires, assemblées, coopératives intégrales, comités d’action et de décision sur nos lieux de travail et de vie, zones à défendre, communes libres et communaux, communautés critiques, socialisation des moyens de production, des services et des biens… Aujourd’hui les personnels soignants appellent à un mouvement populaire. La perspective est aussi puissante qu’élémentaire : celles et ceux qui travaillent quotidiennement à soigner sont les mieux à même d’établir, avec les collectifs d’usagers et les malades, les besoins quant à la santé publique, sans les managers et experts autoproclamés. L’idée est généralisable. Nous avons légitimité et capacité à décider de nos vies – à décider de ce dont nous avons besoin : l’auto-organisation comme manière de prendre nos affaires en mains. Et la fédération comme contre-pouvoir.

      Nous n’avons pas le fétichisme du passé. Mais nous nous souvenons de ce qu’étaient les Fédérés, celles et ceux qui ont voulu, vraiment, changer la vie, lui donner sens et force sous la Commune de Paris. Leurs mouvements, leurs cultures, leurs convictions étaient divers, républicains, marxistes, libertaires et parfois tout cela à la fois. Mais leur courage était le même – et leur « salut commun ». Comme elles et comme eux, nous avons des divergences. Mais comme elles et comme eux, face à l’urgence et à sa gravité, nous pouvons les dépasser, ne pas reconduire d’éternels clivages et faire commune. Une coopérative d’élaborations, d’initiatives et d’actions donnerait plus de puissance à nos pratiques mises en partage. Coordination informelle ou force structurée ? Ce sera à nous d’en décider. Face au discours dominant, aussi insidieux que tentaculaire, nous avons besoin de nous allier, sinon pour le faire taire, du moins pour le contrer. Besoin de nous fédérer pour mettre en pratique une alternative concrète et qui donne à espérer.

      Dès que nous aurons rassemblé de premières forces, nous organiserons une rencontre dont nous déciderons évidemment ensemble les modalités.

      #le_monde_d'après #convergence #résistance #convergence_des_luttes #se_fédérer #détresse #impuissance #diffraction #guerre_sociale #inégalités #capitalisme #capitalocène #néolibéralisme #égoïsme #autorité #profit #productivisme #collectif #alternative #alternatives #bien_commun #commun #commons #partage #solidarité #marché #concurrence #compétition #rapports_marchands #affrontement #auto-organisation #autonomie #démocratie #brigades_de_solidarité #mouvement_populaire #fédération #contre-pouvoir #alternative

  • « De la guerre sanitaire à la guerre économique et sociale » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/230320/de-la-guerre-sanitaire-la-guerre-economique-et-sociale

    Par Olivier Le Cour Grandmaison

    Nous sommes en guerre. Aussi, notre code du travail, conçu dans et pour une autre conjoncture, est-il parfaitement inadapté à celle que nous allons affronter. Il est trop lourd et compliqué. De là d’innombrables lenteurs qui sont autant d’obstacles à la reprise que nous appelons tous de nos vœux. C’est pourquoi je vais demander au gouvernement d’adopter une loi d’urgence économique qui permettra à toutes et à tous de travailler au-delà des 35 heures, de travailler le dimanche si nécessaire et d’étendre le travail de nuit aux secteurs économiques particulièrement fragiles et/ou particulièrement affectés par le confinement auquel notre pays a été soumis. De plus, de nouveaux contrats d’embauche, moins contraignants et plus souples seront mis en place pour permettre de répondre dans les meilleures conditions aux défis multiples et variés que nos entreprises et nos artisans vont devoir relever dans les semaines et les mois à venir. Nous devons travailler plus et plus longtemps, c’est pourquoi la réforme des retraites, suspendue pour les raisons que vous savez, sera enfin adoptée.

    #guerre_sociale #fascistovirus #libéralovirus

  • Clément Viktorovitch : Après la crise sanitaire, la crise morale - Clique à la Maison - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=e57BsCXQFnM

    Ça y est, je regarde enfin les chroniques de ce fameux Clément Viktorovitch. Il est intéressant mais c’est assez drôle de le voir passer d’un soir à l’autre partir de positions assez peu critiques (ici accord sur la rhétorique guerrière de Macron jeudi 12) à des positions plus radicales (bon je trouvais pas ça génial, de parler de guerre, mais là c’est devenu indécent). Je croise les doigts pour que ce soit le parcours d’un paquet de gens qui commencent par applaudir les soignant·es à leur fenêtre puis finissent par huer ces #connards.

    #inégalités_sanitaires #travailleurs_exposés #travail #vidéo #guerre #guerre_sociale

  • #Que_faire ?

    L’État doit agir avant que le pire advienne. Des milliers de vies sont en jeu. Il faut cesser de mentir. Les #solutions sont connues. Il faut prendre les bonnes #décisions. Maintenant, toute de suite : des #tests, des #masques et des #lits.

    Je suis devant mon écran en ce 21 mars, 6ème jour de confinement, le 2ème jour d’un printemps qu’on a oublié. Il est 15h. Il pleut. 100 messages tombent chaque heure sur mon ordinateur. Je n’arrive plus à les lire. J’essaie de répondre aux urgences, mais je ne sais plus quelles sont les #urgences. Il n’y a que des urgences. Les nouvelles, les analyses et les projections, toutes plus catastrophiques les unes que les autres, tombent comme des obus dans un champ de bataille. Je signe des pétitions, je participe à la rédaction d’appels, je me nourris de l’illusion d’avoir peut-être sauvé des vies en faisant voter un avis de CHSCT, j’alerte dans tous les sens et je ne sais plus où est le sens. Je m’arrête un instant, je respire, je ferme les yeux.

    Je revois le visage de la jeune caissière du supermarché, où je suis allé faire les provisions du confiné. C’était hier. J’étais masqué, presque seul à porter le sésame. Un peu honteux avec mon vieux FFP2 de gilet jaune, au milieu de petits vieux sans masques, d’enfants sans masque et de jeunes caissières sans masque. Ou alors avec un bout de tissus bricolé qu’elles portaient depuis des heures et dans lequel elles transpiraient. J’ai dit à la jeune caissière sans masque qu’elle devait porter un masque ou faire valoir son #droit_de_retrait. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas de droit de retrait parce qu’elle avait droit à un masque par jour, un masque en tissu qu’elle ne supportait plus. Alors, en regardant ces jeunes visages et ces jeunes vies sans protection que le virus s’apprêtait à couronner, je me suis dit ceci : les salauds qui ont contraint des milliers de #caissières et d’#ouvriers à travailler sans aucune #protection, au #risque de leur santé et de leur vie, vont devoir payer. Payer très cher. Pas tout de suite parce qu’il y a des priorités, mais ils vont payer. Nous n’oublierons pas. Oui, me dis-je, je vais écrire un billet sur le #capitalisme_de_crise et la #guerre_sociale qui conduit à toujours sacrifier les plus pauvres, les travailleurs et les travailleuses auxquelles on va donner une #prime de la honte en échange de leur sacrifice pour le capitalisme mondialisé et les quelques pourritures couronnées qui nous gouvernent. Le « #En_même_temps » du #confinement et de l’#injonction_à_travailler. Le « En même temps » de Macron n’est plus seulement une #imposture permanente : il devient un #crime. Oui, me dis-je, il faut dénoncer ça pour empêcher le crime de masse qui se déroule sous nos yeux.

    Je rouvre les yeux. Une notification de ma messagerie cryptée me réveille de mon cauchemar. Je prends mon téléphone et lit les messages. On débat d’un projet d’action en extérieur avec un objectif noble. Il s’agit de #sauver_des_vies. Et pour sauver des vies il faut enfreindre le confinement. Une majorité s’oppose à toute prise de risque. Au nom des personnels de santé, pour les personnels de santé, par respect pour leur demande, pour leurs vies. On propose des pancartes aux fenêtres et des chants contre Macron, tous ensemble à 20h : « On est là ! Même si Macron ne le veut pas, nous on est là ! ». Je leur écris que j’écris un billet sur « Nous », les #confinés_en_colère, les confinés déter. Ceux que Macron enferme dans une prison un jour et à laquelle il met le feu le lendemain. C’était mon projet de billet d’avant-hier, quand Macron annonce à l’Institut Pasteur les 5 milliards pour la recherche. Je me dis alors : « Ouah, on a gagné la suspension des retraites, et là on va gagner le combat pour le refinancement de la recherche ». Las, ce n’est pas 5 milliards tout de suite pour le PLFR, c’est 5 milliards sur 10 ans et dans le cadre de la #LPPR, dont Macron reparle explicitement à l’occasion de son annonce. Le projet de loi était suspendu. Il le ressort au moment où il suspend la démocratie. Je reprends mes notes de jeudi soir :

    Macron annonce la suspension de toutes les réformes en cours ;
    Le peuple, conscient de l’intérêt général, consent au confinement et à la suspension provisoire de la #démocratie pour sauver le maximum de vies ;
    Et Macron réactive les #réformes au moment même il suspend la démocratie et annonce une attaque majeure contre le #droit_du_travail et les #acquis_sociaux (#35_heures et #congés).

    Question : #inconscience, #indécence ou #obscénité ? Pourquoi fait-il ça ? Est-il fou ? Je réfléchis un peu. Je repense au bonhomme, à ce "cas Macron" comme il y a un " cas Schreber". Il n’aura donc pas tenu plus de trois jours, le président. Il ne lui aura fallu que trois jours après le début du confinement pour retrouver son penchant le plus naturel à la #provocation_narcissique, au pied de nez bravache, à la vacherie anti-sociale. « Vous me voyez là, sans masque au milieu d’un labo, en train de faire la morale aux français confinés et annoncer tout de go que 5 milliards sont dégagés dans la cadre de la LLPR ». La LPPR qui mettait le feu aux poudres de l’université il y a deux semaines, le 5 mars exactement, quand l’université s’est arrêtée !

    Le confinement et tous ces #morts - passés, présents et à venir - sont une grande souffrance pour notre pays. Les #sacrifices sont et seront immenses. Chacun en a conscience. Et voilà un président, portant une #responsabilité insigne dans la gestion calamiteuse de la crise, qui passe son temps non seulement à rabrouer son peuple, mais aussi à narguer celles et ceux qui ont consenti au confinement et à la suspension de la démocratie. Celles et ceux qui ont consenti à sacrifier leur lutte et à mettre entre parenthèse le mouvement social. Et voilà encore que ce président met à profit cette suspension de nos libertés pour poursuivre la destruction des derniers acquis sociaux !

    Il faut que Macron fasse bien attention : le #consentement est là parce que le peuple est responsable, mais si le peuple consent ce jour, il consent avec une immense #colère contre l’indécence et l’obscénité de celui qui le nargue du haut d’un pouvoir qu’il usurpe et avilit. Ce président ne mérite plus aucun respect. Les #Gilets_jaunes ont inventé une chanson juste qui lui colle à la peau et ne le lâchera jamais : « #Macron_nous_fait_la_guerre ». Aujourd’hui il fait la guerre à un peuple confiné. Je me permets quelques analogies. Avec la relance de la LPPR le président-roi prenait plaisir à gifler un enfant dont il venait de lier les mains. Avec les 35 heures et les congés, ce ne sont plus des gifles qu’il assène, mais des coups de poing. Comment nomme-t-on un pays dans lequel on torture les citoyens emprisonnés ? Comment nomme-t-on un pays dans lequel on interdit aux manifestants de se protéger ? Comment nomme-t-on un pays dont la police éborgne et mutile ? Comment nomme-ton un pays où on empêche les malades de se protéger, par imprévoyance coupable et choix politiques irresponsables ? Que doivent faire des élus et les membres d’un gouvernement qui ont menti au peuple pour masquer leurs erreurs, leurs #fautes et leur #incompétence ?

    Macron a aujourd’hui une seule responsabilité, avant de quitter le pouvoir ou avant qu’il ne lui soit repris : sauver des vies. C’est tout ce qu’on attend de lui. C’est sa responsabilité et celle de son gouvernement, sa dernière responsabilité. Pour en finir avec toutes les #fautes, les #erreurs, les #mensonges, l’#incurie, les #atermoiements, l’#irresponsabilité_collective, aujourd’hui partout dénoncés, pour que le scandale d’Etat des masques, des tests et des lits finisse, pour sauver des milliers de vies, Macron et son gouvernement ont trois décisions à prendre. Elles sont simples : commander un milliard de masques tout de suite et les faire mettre en production par tous les moyens. Tester massivement la population pour que l’on sache qui est contaminé et qui doit par conséquent protéger autrui. Enfin construire dans les 2 semaines qui viennent au moins trois #hôpitaux_provisoires pour accueillir chacun 1000 malades. Les Chinois l’ont fait. Nous avons les moyens de le faire aussi. C’est ainsi qu’on sauvera des vies. Les 30 lits de l’Armée à Mulhouse nous font pleurer. Vous êtes obscènes jusque dans la communication et le ballet de vos avions. Vous n’avez rien compris. Vous avez laissé le Haut-Rhin contaminer le Bas-Rhin et la Franche-Comté pendant deux semaines alors que tout le monde vous mettait en garde contre ces décisions criminelles. Vous devrez répondre un jour de cela, et de bien d’autres choses. Alors aujourd’hui, si vous ne prenez pas ces trois décisions - les masques, les tests et les 3000 lits - vous aurez ajouté à l’indécence et à l’incompétence un véritable #crime_contre_l’humanité. Les morts vous regardent déjà au fond des yeux.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/210320/que-faire
    #dépistage #coronavirus

    • La semaine de SLU du 16 au 21 mars 2020

      Je meurs de l’absence de masques,

      Je meurs de l’absence de tests,

      Je meurs de l’absence de gel hydroalcoolique,

      Je meurs de l’absence de blouses dans les hôpitaux,

      Je meurs de l’absence d’antirétroviraux dans les hôpitaux,

      Je meurs de l’absence de nivaquine dans les hôpitaux, le royaume du Maroc ayant, lui, su acheter tout le stock à Sanofi,

      Je meurs de l’absence de lit de réanimation et de machines,

      Je meurs de la destruction de l’hôpital public,

      Je meurs des consignes efficaces des lean-managers : zéro-stock, zéro-bed,

      Je meurs de la mise en danger des personnels médicaux faute de moyens élémentaires,

      Je meurs de vivre dans un pays du tiers-monde, la France, non la france,

      Je meurs de la politique de Touraine,

      Je meurs de la politique de Buzyn,

      Je meurs de la politique de tous nos ministres de la recherche depuis 20 ans,

      J’aimerais ne pas mourir pour rien et puisque le Covid-19 c’est la guerre,

      qu’à la différence de la fin de la deuxième guerre mondiale où l’on a su tondre les femmes qui avaient couchés avec les allemands mais où les hauts fonctionnaires pétainistes passèrent au travers des gouttes,
      que cette fois-ci les responsables soient, pour une fois, déclarés #coupables.

      http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8687

  • Italie - Épidémie et guerre sociale – ACTA
    https://acta.zone/italie-restonsalamaison-mais-ne-restons-pas-silencieux

    L’état d’urgence fonctionne comme le lit de Procuste1 : ceux qui sont trop courts ou trop longs pour les mesures de prévention contre le coronavirus sont étirés ou mutilés. Une torture culpabilisatrice attend tous ceux qui ne correspondent pas exactement aux dimensions du lit du tortionnaire. Nous sommes témoins d’une violence sans précédent dont le discours du Premier ministre, Giuseppe Conte, retransmis hier en simultané sur toutes les chaines, est la revendication explicite. Les milliers de prisonniers en révolte dans les prisons italiennes – parmi lesquels plus de 10 morts et des centaines de blessés – n’existent pas dans l’allocution de Conte. Ces personnes à qui l’on rappelle chaque jour à la télévision de ne pas fréquenter les lieux bondés, mais qui sont contraintes d’entrer dans des cellules surpeuplées, ces personnes qui, si elles tombent malades, ne sont même pas emmenées à l’hôpital mais placées en isolement, des personnes à qui l’on demande, en somme, de tomber malades en silence, sans pouvoir communiquer, même avec leurs proches. Des personnes qui sont massacrées, en un mot, des personnes qui n’existent pas.

    À cette génération de barmans, de kinés, de guides touristiques, de profs remplaçants, de pizzaiolos, d’orthophonistes, de coachs sportifs qui sont laissés sans salaire du jour au lendemain, obligés de payer un loyer, de continuer à se soigner, de continuer à consommer, on ne parle que fêtes nocturnes. Les seuls mots qui les concernent sont des invitations à ne pas sortir le soir. Même les parents ne peuvent plus confier leurs enfants à leurs grands-parents mais doivent continuer à aller travailler. Ils n’existent pas non plus.

    #coronavirus #guerre_sociale

  • #Achille_Mbembe, l’#universel_africain
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/24/achille-mbembe-l-universel-africain_6030591_3232.html

    Achille Mbembe décrit un monde où, y compris au sein des démocraties libérales, « l’état de guerre se répand au sein de l’état civil »

    Il est des fantômes qui accompagnent les vivants et les marquent à jamais. Les pas de l’historien et philosophe Achille #Mbembe, depuis sa plus tendre enfance, sont portés par ceux de #Ruben_Um_Nyobè, leader nationaliste camerounais tué par l’armée française, puis effacé des mémoires par le régime camerounais après l’indépendance. « L’histoire de #Um_Nyobè m’a longtemps hanté et a marqué ma trajectoire intellectuelle au point que l’écriture a été, pour moi, un acte de réparation », explique le #philosophe, qui est l’un des penseurs les plus en vue d’#Afrique_francophone.

    [...]

    Dans #Brutalisme, il dénonce d’ailleurs la « #frontiérisation » des espaces qui entrave la liberté de mouvement des femmes et des hommes à l’intérieur du continent, mais également sur l’ensemble du #globe.

    « La #frontière est devenue le nom de la violence organisée », écrit-il, « le lieu de la non-relation » où s’opère le « déni d’une humanité commune », à tel point que le monde se transforme en une multitude de camps où l’on parque des populations, y compris des enfants, que l’on ne saurait accepter chez soi, réactivant ainsi la haine de l’autre. Revenant sur le développement de la technologie au service d’une surveillance généralisée, Achille Mbembe décrit un monde où, y compris au sein des démocraties libérales, l’état d’exception devient la norme, où « l’état de guerre se répand au sein de l’état civil », et où les polices emploient des armes habituellement utilisées sur les champs de bataille. « Naturalisation de la #guerre_sociale », le brutalisme est le symptôme de « l’âge de la #prédation et de l’#extraction » qui tue notre #planète. C’est « l’âge de la #combustion_du_monde ».

  • La guerre sociale en France - Romaric GODIN - Éditions La Découverte
    https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_guerre_sociale_en_France-9782348045790.html

    La guerre sociale en France
    Aux sources économiques de la démocratie autoritaire
    Romaric GODIN
    La tentation d’un pouvoir autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat Macron.
    Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l’après-guerre. La résistance d’une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu’ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d’un compromis social. À partir de la crise de 2008, l’offensive néolibérale s’est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l’homme de la revanche d’un capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le travail, avec l’appui de l’État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour « civiliser » la lutte de classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d’une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l’époque. Le pouvoir n’a ainsi d’autre solution que de durcir la démocratie par un excès d’autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l’épuisement de la société doit provenir son obéissance.

    Comment la « guerre sociale » a été déclarée en France - Le Grand Continent
    https://legrandcontinent.eu/fr/2019/12/05/comment-la-guerre-sociale-a-ete-declaree-en-france

    Emmanuel Macron n’est donc pas original en étant néolibéral, toutes les élites françaises qui ont du pouvoir le sont depuis quatre décennies. Mais il l’est en étant prêt à tenter la guerre sociale pour imposer les formes les plus violentes de marchandisation de la vie quotidienne et de compétition entre les individus.

    La guerre sociale en France - Le Grand Continent
    https://legrandcontinent.eu/fr/2019/11/19/la-guerre-sociale-en-france

    Une partie importante de La guerre sociale est consacrée à souligner la distinction entre libéralisme « classique » et néolibéralisme ainsi que celle entre ce dernier et « l’ultra-libéralisme ». C’est un autre point de convergence avec nos travaux, et il serait heureux que la conscience de ces distinctions se diffuse en dehors des cercles académiques. En effet, comme le signale à juste raison Godin, dans la campagne présidentielle et même après, Emmanuel Macron a joué sur la confusion entre ces termes pour se donner une image acceptable pour une partie de l’électorat de gauche. Comme dans le néolibéralisme l’État a un rôle important à accomplir, mais que dans la confusion ambiante toute variante du libéralisme est considérée comme antiétatique, il lui a suffi d’affirmer qu’il défendait l’importance des politiques publiques pour ne pas passer pour un (néo)libéral de droite.

    #guerre_sociale #néolibéralisme

  • Macron, le choix de l’affrontement « François Cocq
    https://francoiscocq.fr/2019/12/04/macron-le-choix-de-laffrontement

    De la même manière, Emmanuel Macron et son gouvernement auraient pu chercher une issue en amont du 5 décembre. Des propositions seraient paraît-il déjà ficelées pour la SNCF. A l’Education nationale où la grève va être massive et surtout, fait extraordinaire, se prépare dès à présent à se prolonger la semaine prochaine, le ministre Blanquer a pris la plume mardi 3 décembre pour s’adresser aux professeurs et aux personnels : mais sa missive se garde bien de toute annonce concrète. Dans un cas comme dans l’autre, plutôt que de désamorcer les choses, Macron a fait le choix d’aller jusqu’à la confrontation du 5 décembre. Son calcul consiste à essayer de diviser et fracturer le mouvement au moment même où il se va se matérialiser de manière à emporter une bataille symbolique pensée comme un affrontement final. Le pari est audacieux. Il est surtout sournois et bien peu responsable. Macron assume en effet de prolonger le processus de #fracturation de la #société et de #division entre les Français. Et donc l’impasse démocratique dans laquelle s’enferme notre pays.

    Si Macron se risque aujourd’hui sur ce terrain, c’est qu’il a senti qu’il lui faut tuer dans l’œuf le processus #collectif agrégatif qui refait jour depuis un an maintenant. Les Gilets jaunes ont en effet été un signal de la réémergence d’une volonté constituante dans le peuple à travers la réappropriation collective de la décision #politique. Le mouvement du 5 décembre et suivants traduit cela : au-delà de la question des retraites, c’est dans tous les champs de la société un même rejet d’une vie à genoux qui nous est imposée sans que nous ayons voix au chapitre. De l’hôpital à l’éducation, de la fac à la retraite, du service public à l’entreprise, c’est partout un même isolement de l’individu qui est mis en oeuvre pour mieux l’affaiblir. La réforme des retraites en apparaît au grand nombre comme la quintessence. Elle joue donc ce rôle de déclencheur d’une #révolte sociale et politique qui va bien au-delà.

  • Un an après, le mouvement compte ses blessures

    Par Chloé Pilorget-Rezzouk pour Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/un-an-apres-le-mouvement-compte-ses-blessures_1763478

    Un an après la première journée de mobilisation nationale des gilets jaunes, le 17 novembre 2018, cette contestation sociale née sur les ronds-points de France se prépare à un 53e acte. Une longévité inédite, même si les rangs de chasubles fluorescentes se sont peu à peu dégarnis. Surtout, le mouvement restera particulièrement marqué par les très nombreuses blessures souvent provoquées, pour les plus graves, par les armes du maintien de l’ordre comme les lanceurs de balle de défense (LBD), les grenades de désencerclement ou les grenades explosives GLI-F4. Ainsi, 2 448 personnes ont été blessées parmi les manifestants et des passants, 1 797 du côté des forces de l’ordre, selon le dernier décompte du ministère de l’Intérieur, arrêté à la mi-mai. « Des crânes fracassés, des yeux éclatés, des artères coupées, des visages lacérés, des rates explosées… Ce sont des blessures qu’on ne voit que lors de graves accidents de voiture ou lorsque des gens se défenestrent », rappelle à Libération le neurochirurgien Laurent Thines. « Extrêmement choqué en tant que médecin », ce professeur à l’hôpital de Besançon (Doubs) avait lancé en janvier une pétition - qui a recueilli plus de 177 000 signatures- dans laquelle il réclamait un moratoire sur les armes dites « intermédiaires », et dénonçait leur dangerosité.

    #gilets_jaunes #mutilations #repression #guerre_sociale #guerre_aux_pauvres

  • Romaric Godin : « Les élites néolibérales ne veulent plus transiger avec le corps social »
    https://lvsl.fr/romaric-godin-les-elites-neoliberales-ne-veulent-plus-transiger-avec-le-corps-s

    Nous avons retrouvé Romaric Godin au siège de Médiapart, dans le XIIe arrondissement parisien. Journaliste économique, passé par « La Tribune » où ses analyses hétérodoxes l’ont fait connaître, il travaille désormais pour le site d’actualité dirigé par Edwy Plenel. En septembre dernier, il publie son premier livre « La guerre sociale en France. Aux sources économiques de la démocratie autoritaire » paru aux éditions La Découverte. Dans cet essai, il développe ce qui constitue selon lui la spécificité du moment Macron et analyse les racines sociales et économiques profondes qui ont présidé à l’avènement du néolibéralisme autoritaire qu’il dépeint. Source : Le vent se (...)

  • La #guerre_sociale en #France. Aux sources économiques de la #démocratie_autoritaire

    La tentation d’un #pouvoir_autoritaire dans la France de 2019 trouve ses racines dans le projet économique du candidat #Macron.
    Depuis des décennies, la #pensée_néolibérale mène une guerre larvée contre le #modèle_social français de l’après-guerre. La #résistance d’une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu’ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d’un compromis social. À partir de la crise de 2008, l’offensive néolibérale s’est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
    Emmanuel Macron apparaît alors comme l’homme de la revanche d’un #capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le #travail, avec l’appui de l’#État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour « civiliser » la #lutte_de_classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d’une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des #oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l’époque. Le pouvoir n’a ainsi d’autre solution que de durcir la démocratie par un excès d’#autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l’#épuisement de la société doit provenir son #obéissance.


    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_guerre_sociale_en_France-9782348045790.html
    #économie #néolibéralisme #livre #Romaric_GODIN

    • Emmanuel Macron, le vertige autoritaire

      La décision de mobiliser la troupe, samedi, pour endiguer les manifestations à Paris est sans précédent depuis les grandes grèves de 1947-48. Année après année, le mouvement social est un peu plus criminalisé et les libertés bafouées. Homme sans limites et sans mémoire, le chef de l’État franchit un nouveau pas.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/210319/emmanuel-macron-le-vertige-autoritaire?onglet=full
      #autoritarisme

    • Dérive autoritaire

      Plus rien ni personne ne semble en mesure de freiner la dérive autocratique d’Emmanuel Macron. Ni l’escalade policière, et désormais militaire, s’abattant sur les gilets jaunes. Après l’adoption d’une nouvelle loi anticasseurs, des périmètres entiers, comme les Champs-Elysées à Paris, seront interdits de cortèges. Pour un mot de trop, les opposants politiques sont menacés de poursuites judiciaires. L’armée sera appelée en renfort ce samedi, pour l’acte XIX. Elle protégera certains établissements publics afin de permettre aux CRS de se déployer au contact des manifestants. Un véritable retour en arrière : ce n’était pas arrivé en métropole depuis la répression de la #grève_des_mineurs en 1947, et la #Guerre_d’Algérie.

      Dans la rue, ceux qui osent encore manifester, qui ne sont pas déjà amendés, en prison ou assignés à résidence, courent le risque de se faire gazer, tabasser, voire de perdre une main ou un œil. #Zineb_Redouane, une octogénaire victime d’un tir tendu de lacrymogène, est même décédée à Marseille, dans l’indifférence du gouvernement. D’autres morts devront-ils s’ajouter à la longue liste des victimes de #violences_policières en France ? Les centaines d’#Algériens en 1961, les communistes du #métro_Charonne un an plus tard, les manifestants de mai-juin 1968, #Vital_Michalon en 1977 à #Super-Phénix, #Malik_Oussekine en 1986, #Rémi_Fraisse en 2014…

      Enfermé dans ses certitudes et son mépris de classe, le gouvernement n’entend pas dialoguer. Sa seule réponse consiste à traiter le mouvement social par la #répression. #Nicolas_Sarkozy avait ouvert la voie pour mater les #banlieues. Une politique poursuivie par #Manuel_Valls lors des manifestations contre la #Loi_travail et #Nuit_debout. Rien sur le fond. Certes, il y a eu des débats. Un grand show, même. Mais d’inflexion de la politique menée, point. Des revendications des gilets jaunes (pouvoir d’achat, rétablissement de l’ISF, démocratisation de la vie politique, etc.), il ne restera rien, ou alors l’indexation des retraites. Et encore.

      Comme il paraît lointain le temps des rassemblements paisibles sur les ronds-points. Le mouvement était trop populaire. Il fallait le casser, le morceler, le discréditer, le pousser à la radicalisation. Instiller la #peur. Réduire le mouvement social à une bande de #casseurs. Les chaînes d’info en continu ont contribué à alimenter un climat de #guerre_civile. Histoire d’obliger tout le monde à rentrer chez soi. Reposer le couvercle sur la marmite. Jusqu’aux prochaines élections. Ça pourrait marcher. Espérons que non.

      https://lecourrier.ch/2019/03/21/derive-autoritaire

  • Pour mieux contrôler les chômeurs, Pierre Gattaz propose un « contrôle journalier » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/pour-mieux-controler-les-chomeurs-pierre-gattaz-propose-un-controle-journ

    Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mardi qu’il fallait mieux contrôler les chômeurs dans leur recherche d’emploi et a évoqué un « contrôle journalier ». Une prise de position qui tombe alors que Matignon a commencé à recevoir les partenaires sociaux sur le chantier de l’assurance chômage.
     
    « L’assurance chômage est un outil indispensable pour sécuriser les salariés en transition mais il faut que le système soit incitatif à la reprise d’emploi et aide réellement à retrouver un emploi, a-t-il estimé lors d’une conférence de presse. Il ne faut pas qu’il donne un confort fictif qui entraîne encore plus de difficultés quand il prend fin. »
     
    « Des gens qui profitent du système »

     
    Soulignant qu’il fallait « aider ceux qui ont vraiment besoin de formation », le patron des patrons a affirmé qu’il y avait aussi « des gens qui profitent du système », sans pour autant être « hors-la-loi ». Dans ce contexte, il a jugé qu’il fallait contrôler les demandeurs d’emploi sur leur recherche, « peut-être par un contrôle journalier », et surveiller qu’ils ne refusent pas à plusieurs reprises des offres raisonnables d’emploi.

    #chômeurs #activation #contrôle #medef

    • Une idée que monsieur Gattaz pourrait reprendre, sachant qu’il n’y a pas de copyright :


      Ou alors :

      Tsiganes, les vagabonds, les alcooliques, les prostituées, les lesbiennes.
      Mais aussi :

      Marquage pour les prisonniers politiques allemands, les résistants et les autres prisonniers politiques, en grande partie les communistes. La première lettre du nom allemand du pays d’origine était ajoutée.
      La meilleure sugestion :
      Marquage pour les prisonniers formés au travail.

      _ L’admiration de Monsieur Pierre Gattaz pour la gestion de l’économie allemande pourrait enfin se concrétiser. Il lui suffit de donner l’ordre à notre #président_des_riches .

    • @bce_106_6 je pige pas ta remarque, les camps de concentration, de travail (qui tue assez bien aussi) ou d’extermination étaient plein de Juifs. De plus, ça serait bien de pas trop godwinner on y perd toute saisie des spécificité du capitalisme du plein emploi précaire. Ici la nécessité de séparer le bon chômeur, disponible pour n’importe quel taff, du mauvais, "multirécidiviste" du refus.
      Comme disait l’autre : « L’immoralité ouvrière est constituée par tout ce par quoi l’ouvrier contourne la loi du marché de l’emploi telle que le capitalisme veut la constituer. »

    • Bonjour @colporteur .
      Tu as raison, ma remarque est limite, MAIS :

      Les désirs du médef sont illimités, et il faut bien rappeler cette époque durant laquelle le Service du Travail Obligatoire existait.
      Une époque bénie pour lui, ce qu’il semble regretter, puisque son crédo et celui de ses amis est l’admiration de l’Allemagne ( actuelle je reconnais ), pour ce qui est du travail en entreprise.
      Rappelons que le prédécesseur de monsieur gataz, Ernest-Antoine Seillière était l’hériter des wendels collaborateurs actifs durant l’occupation Allemande.

      J’ai voulu rappeler aussi qu’existait des camps de travail (et d’extermination) à une époque récente, en europe, c’est ça aussi le travail, car on en entend jamais parler, hormis sur quelques blogs,
      et que les victimes de ces camps (dont on entend jamais parler) existent aussi.
      Voir aussi le travail des enfants dans les mines, en Afrique ou ailleurs.

      Nous avons un gouvernement et un patronat qui passe son temps à insulter et monter les catégories sociales les unes contre les autres, un peu comme contre les Juifs durant l’occupation, cela ne peut que se terminer violemment.
      Détruire le social, le résultat dans les EPHAD est interpelant.
      Exemple : https://seenthis.net/messages/539072

      Dans les entreprises :
      Encore un suicide d’un camarade Goodyear, le 16ème...
      _ Mickael Wamen jeudi 12 octobre 2017

      Y a vraiment des jours de merde, j’apprends une Nouvelle fois qu’un ancien pote de Goodyear à mis fin à ces jours, mon pote Jeremy notre pote, ami et frère, a décidé d’en finir hier ....
      Mais putain, Ca va s’arrêter quand, il y a quelques semaines Regis lui Aussi à mis fin à ses jours, broyé par les conditions de travail, inapte à tous travaux depuis des années , il vivait sous médocs H 24 la souffrance était telle qu’il a préféré y mettre un terme !!!

      . . . . . .
      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article155736

      Pas facile à expliquer tout ça, ou de se retenir.

    • C’est la même chose en France
      « Je vis dans un pays qui organise des rafles » RTBF - Anne-Catherine de Neve - 18 Octobre 2017
      https://www.rtbf.be/info/opinions/detail_je-vis-dans-un-pays-qui-organise-des-rafles?id=9739933

      Dimanche soir, j’ai réalisé que je vis dans un pays qui organise des rafles. Cette nuit-là, au Parc Maximilien alors qu’une poignée de bénévoles de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés et des centaines de familles du groupe Hébergement Plateforme citoyenne organisaient, comme chaque soir, l’hébergement des personnes en exil, la police a déboulé et les a saisies. Emportées dans des vans affrétés pour l’occasion. Emmenées dans la nuit.

      Comme j’avais des doutes, j’ai tapé « rafle belgique » dans Google. Au milieu des résultats liés à la déportation des Juifs pendant la Guerre, un lien : le 15 septembre dernier, le président de la Ligue des droits de l’Homme dénonçait sur les antennes de la RTBF la planification par la police d’une « rafle de 250 migrants » programmée pour le jeudi suivant. C’était il y a un mois. J’avais lu l’article. Mais je crois que je n’avais pas bien compris. Une rafle, c’est un concept historique, quelque chose de brutal et de violent. Quelque chose qui appartient à notre passé. Aujourd’hui, ce ne peut être qu’un mot. Pas plus qu’un mot un peu fort, une erreur de vocabulaire. Quelque chose qu’on écrit sans vouloir vraiment l’écrire. Une façon de parler qui dépasse la pensée. Un mot dont on s’excuse : on n’a pas voulu vraiment dire ça. Et d’ailleurs on n’a pas l’intention de l’organiser. Jamais. D’ailleurs, en Belgique, on ne pourrait pas. C’est illégal. Vraiment. Qu’on se rassure. Ça ne vaut pas la peine d’en parler.
      . . . . .

    • Splendide retour annoncé au « pointage ». En Belgique il a été supprimé il y a quelques années. Ce « service » était organisé à l’époque par les Communes. J’imagine qu’à présent on en fera un processus standardisé privatisable :-/
      Ce type doit avoir de lourdes frustrations non assumées...

    • Gattaz pipote pour marquer/renforcer l’ambiance : il faudrait des dizaines de milliers de contrôleurs pour faire ça. Rien à voir avec le retour au pointage. Celui-ci menace toujours de se retourner contre l’institution car il offre une unité de temps et de lieu que la fragmentation et la désynchronisation capitaliste visent précisément à supprimer. Pas de drame, pas de conflit. Et pas de raison que le chômage de ce point de vue diffère du travail. On gère des fluxs de rdv, sans autre accueil, dans les CAF comme dans les Pôles. Tout est fait pour que l’hétérogénéité des chômeurs et précaires interdise une recomposition sociale et politique, un nous. La gestion, c’est à dire l’économie est une politique . Cela veut dire qu’elle combat, prévient et élimine, sauf obstacle majeur (on fera des ouvertures façon concertation, on tentera de lâcher du lest), toute autre politique possible, potentielle. Toute politique de ceux qui créent, produisent et chôment.


      Tout doit reposer sur la responsabilité individuelle, l’individu, l’individu adapté adaptable qui entretient son employabilité et le montre (chacun doit s’acquitter d’un théâtre, d’un cinéma, ici, de CV en lettre de motiv’, le faux est LE moment du vrai), ou le carrent voire délictueux, « récidiviste du refus ». S’agit de prévenir toute forme d’agrégation collective.
      Le contrôle c’est pas le camp, c’est par exemple de relever le nombre d’interactions avec son « espace personnel » Pôle emploi" (leur site) et évaluer leur qualité. Et ça c’est déjà en cours (évitez d’ouvrir un tel espace, si vous n’en avez pas un besoin impératif). Si un tel contrôle devait se mettre en place, il serait pour l’essentiel algorithmique. 1200 agents de contrôle assermentés n’y changeront rien, il y a 6 millions d’inscrits.
      On voit encore une fois que, réminiscences de STO mis à part, la comparaison avec le camp de travail est absurde. C’est à l’air « libre » que se gère le contrôle. Et c’est à l’air libre, y compris par delà les murs de l’entreprise que le travail est exploité.

      #guerre_sociale #l'économie_est_la_politique_du_capital

  • Six #femmes témoignent de #violences sexuelles
    https://www.mediapart.fr/journal/france/171017/six-femmes-temoignent-de-violences-sexuelles

    Les témoignages de femmes victimes de harcèlement ou agressions sexuelles continuent d’affluer sur les réseaux sociaux. Ils frappent par leur nombre, mais aussi par la diversité des milieux qu’ils touchent. Mediapart donne la parole à six d’entre elles.

    #France #agression #harcèlement_sexuel

    • Violence envers les femmes, un exemple parmi beaucoup d’autres
      La caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol relaxée - 15 Octobre 2017
      http://www.lavoixdunord.fr/244592/article/2017-10-15/la-caissiere-d-auchan-suspectee-de-complicite-de-vol-relaxee
      Vicky Vandesavel, 36 ans, de Wizernes, a été licenciée du magasin Auchan de Longuenesse fin décembre 2015. Poursuivie pour complicité de vol, l’ancienne caissière, qui entre-temps a déménagé, a été relaxée par le tribunal correctionnel de Saint-Omer jeudi 12 octobre.

      C’est un immense soulagement pour Vicky Vandesavel. Le tribunal correctionnel de Saint-Omer vient de rendre sa décision. Cette caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol a été relaxée.

      Presque deux ans se sont écoulés depuis le 1er décembre 2015, où Vicky Vandesavel a quitté Auchan, entourée de la police. « C ’est comme si c’était hier pour moi, confie la jeune femme depuis Bordeaux, où elle a démarré une nouvelle vie, c’est trop douloureux, ça ne s’oublie pas. »
      http://lvdnena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2017/10/15/node_244592/33204594/public/2017/10/15/B9713496641Z.1_20171015155752_000%2BGL29VL13S.2-0.jpg?itok=t6EZAn
      Hôtesse de caisse depuis seize ans
      Vicky Vandesavel, hôtesse de caisse depuis bientôt seize ans au magasin Auchan de Longuenesse, a été mise à pied le 1er décembre 2015 et licenciée le 31 pour faute grave. On lui reprochait un chariot de complaisance au bénéfice d’une amie, à l’occasion d’une panne informatique. Elle venait de reprendre son poste en mi-temps thérapeutique, après un accident du travail. Hospitalisée au lendemain de sa garde à vue pour complicité de vol, la Wizernoise avait choisi, avant même son passage devant les prud’hommes, de se confier dans nos colonnes en février 2016 pour tenter de remonter la pente.

      La procédure a été longue, en raison de l’échec de la conciliation, qui impliquait que Vicky Vandesavel reconnaisse sa culpabilité. « J’ai toujours eu la tête haute et aujourd’hui je l’ai encore plus avec un grand sourire (…). Même les professionnels de santé me disaient que face à Auchan, j’allais perdre, confie-t-elle. Ça me donne envie de dire aux gens que ça vaut le coup de se battre plutôt que d’étouffer la douleur en soi. »

      Vicky Vandesavel est donc passée devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer le 26 septembre 2017. « C’était très très dur. Toute l’histoire redéballée, je m’y étais préparée, mais entendre l’avocate dire encore que je mens sur les circonstances, sur la panne de caisse… Mon avocat a été vraiment génial. Je n’ai pas réussi à me retenir de pleurer », raconte-t-elle. Jeudi 12 octobre, elle a appris la relaxe. « Mon honneur est lavé. Je revis. J’en ai pleuré une heure non-stop. »

      Le printemps suivant l’affaire, Vicky Vandesavel avait été hospitalisée une seconde fois durant quatre semaines pour choc émotionnel. Elle a coupé les ponts avec l’amie impliquée dans l’affaire de vol, à la suite de cette deuxième hospitalisation. « J’ai pris conscience qu’il fallait que je rompe avec l’événement. » Les messages de soutien ont néanmoins compté. « D’anciennes clientes m’ont pris dans leurs bras. Ça a été très important pour moi tout ça. »

      Nouvel emploi
      Avec son mari et ses trois enfants, Vicky Vandesavel a déménagé à Bordeaux fin juillet 2017. « Refaire ma vie professionnelle à Saint-Omer, je n’y arrivais pas. » Après seize ans d’ancienneté comme hôtesse de caisse, elle ne doutait pas de retrouver du travail. Elle commence lundi 16 octobre, comme hôtesse de caisse chez Intermarché dans un village près d’Angoulême.

      La procédure aux prud’hommes pour licenciement abusif est toujours en cours.

      RÉ ÉCOUTER : LA CAISSE LES PIEDS SUR TERRE SONIA KRONLUND FRANCE CULTURE
      Vicky Vandesavel est hôtesse de caisse depuis 16 ans chez Auchan dans le Nord de la France. Accusée de vol, elle a été licenciée, et crie son innocence. Gaston, ex vigile chez Carrefour, lui, a plaidé coupable !


      • Reportage : Leila Djitli
      • Réalisation : Peire Legras
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-16.03.2016-ITEMA_20937565-0.mp3

      Source : http://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-caisse
      Sur SeenThis : https://seenthis.net/messages/486665

      RÉ ÉCOUTER : PIÉGER LA CAISSIÈRE À AUCHAN - MODE D’EMPLOI Sur Radio Campus Lille
      http://www.campuslille.com/index.php/entry/pieger-la-caissiere-a-auchan-mode-d-emploi

      UNE CAISSE DANS UN HYPERMARCHÉ, C’EST QUOI ?


      
Principalement, un ordinateur de type PC, disposant de multiples moyens de connexion comme par exemple, une dizaine de prise USB.

Cet ordinateur est connecté, quand tout va bien,
      
- Au serveur permettant les paiements, interrogeant par exemple votre banque afin de savoir si votre compte bancaire est approvisionné.

      – Au catalogue des produits du magasin, il peut y avoir plus de 100 000 références actives dans ce catalogue.
Un exemple : le lot de 24 couches bébé, un article, les mêmes couches, par lot de 2 fois 24, c’est un autre article, le Lot en promotion avec une remise de 10 % c’est un autre article.
      
- Le serveur gérant la carte du magasin, afin d’enregistrer ce que vous achetez et les éventuelles promotions auxquelles vous avez droit.
- Le système de pesée.
      
- L’imprimante, pour le ticket,

      – Les lecteurs de code barre, celui de la caisse, le lecteur manuel qui permet de scanner le pack d’eau qui est resté dans votre chariot.
Etc, Etc.


      Un tas d’appareils, reliés entre eux, et qui sont censés fonctionner ensembles.
      
Il y a donc parfois des problèmes touchant un ou plusieurs appareils connectés.


      Une caisse, c’est aussi des caméras, afin de surveiller les caissières, les clients.

      Les logiciels de reconnaissance faciales ça existe, et c’est employé dans beaucoup de magasins.
      
La caisse, c’est aussi des surveillants, qui sont aussi là afin de protéger les caissières.

      Bon, parfois c’est pour instruire des dossiers de licenciement, surtout envers des délégué(e) syndicaux(ales) comme vous l’avez entendu dans ce témoignage.

      

 N’oubliez pas de faire un sourire à la caissière quand vous faites vous courses
      #harcèlement #auchan #mulliez #justice #caisse #caissière #consommation #audio #radio #monde_du_travail #guerre_sociale

    • Je trouve un peu déplacé que tu mette ces exemples sur une discutions à propos de violences sexuelles faites aux femmes. Je comprend bien que le travail de caissière est très féminisé et que ce harcelement touche spécifiquement les femmes. Mais ici on parle de viol, culture du viol, harcelement sexuel, violences sexuelles que subissent les femmes au travail de la part des hommes (et pas que les chefs). Le problème du harcelement que subissent les caissières est sérieux et il mérite sa propre discussion mais là tu me donne juste l’impression de détourné le sujet et de déresponsabilisé les hommes.
      Les violences sexuelles au travail c’est pas que le patronat, c’est aussi les collègues masculins, les clients, les camarades du syndicats, c’est tous les hommes de toutes les classes sociales qui se comportent mal avec les femmes, pas seulement les patrons, bourgeois.

  • La caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol relaxée - 15 Octobre 2017
    http://www.lavoixdunord.fr/244592/article/2017-10-15/la-caissiere-d-auchan-suspectee-de-complicite-de-vol-relaxee
    Vicky Vandesavel, 36 ans, de Wizernes, a été licenciée du magasin Auchan de Longuenesse fin décembre 2015. Poursuivie pour complicité de vol, l’ancienne caissière, qui entre-temps a déménagé, a été relaxée par le tribunal correctionnel de Saint-Omer jeudi 12 octobre.

    C’est un immense soulagement pour Vicky Vandesavel. Le tribunal correctionnel de Saint-Omer vient de rendre sa décision. Cette caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol a été relaxée.

    Presque deux ans se sont écoulés depuis le 1er décembre 2015, où Vicky Vandesavel a quitté Auchan, entourée de la police. « C ’est comme si c’était hier pour moi, confie la jeune femme depuis Bordeaux, où elle a démarré une nouvelle vie, c’est trop douloureux, ça ne s’oublie pas. »
    http://lvdnena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2017/10/15/node_244592/33204594/public/2017/10/15/B9713496641Z.1_20171015155752_000%2BGL29VL13S.2-0.jpg?itok=t6EZAn
    Hôtesse de caisse depuis seize ans
    Vicky Vandesavel, hôtesse de caisse depuis bientôt seize ans au magasin Auchan de Longuenesse, a été mise à pied le 1er décembre 2015 et licenciée le 31 pour faute grave. On lui reprochait un chariot de complaisance au bénéfice d’une amie, à l’occasion d’une panne informatique. Elle venait de reprendre son poste en mi-temps thérapeutique, après un accident du travail. Hospitalisée au lendemain de sa garde à vue pour complicité de vol, la Wizernoise avait choisi, avant même son passage devant les prud’hommes, de se confier dans nos colonnes en février 2016 pour tenter de remonter la pente.

    La procédure a été longue, en raison de l’échec de la conciliation, qui impliquait que Vicky Vandesavel reconnaisse sa culpabilité. « J’ai toujours eu la tête haute et aujourd’hui je l’ai encore plus avec un grand sourire (…). Même les professionnels de santé me disaient que face à Auchan, j’allais perdre, confie-t-elle. Ça me donne envie de dire aux gens que ça vaut le coup de se battre plutôt que d’étouffer la douleur en soi. »

    Vicky Vandesavel est donc passée devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer le 26 septembre 2017. « C’était très très dur. Toute l’histoire redéballée, je m’y étais préparée, mais entendre l’avocate dire encore que je mens sur les circonstances, sur la panne de caisse… Mon avocat a été vraiment génial. Je n’ai pas réussi à me retenir de pleurer », raconte-t-elle. Jeudi 12 octobre, elle a appris la relaxe. « Mon honneur est lavé. Je revis. J’en ai pleuré une heure non-stop. »

    Le printemps suivant l’affaire, Vicky Vandesavel avait été hospitalisée une seconde fois durant quatre semaines pour choc émotionnel. Elle a coupé les ponts avec l’amie impliquée dans l’affaire de vol, à la suite de cette deuxième hospitalisation. « J’ai pris conscience qu’il fallait que je rompe avec l’événement. » Les messages de soutien ont néanmoins compté. « D’anciennes clientes m’ont pris dans leurs bras. Ça a été très important pour moi tout ça. »

    Nouvel emploi
    Avec son mari et ses trois enfants, Vicky Vandesavel a déménagé à Bordeaux fin juillet 2017. « Refaire ma vie professionnelle à Saint-Omer, je n’y arrivais pas. » Après seize ans d’ancienneté comme hôtesse de caisse, elle ne doutait pas de retrouver du travail. Elle commence lundi 16 octobre, comme hôtesse de caisse chez Intermarché dans un village près d’Angoulême.

    La procédure aux prud’hommes pour licenciement abusif est toujours en cours.

    RÉ ÉCOUTER : LA CAISSE LES PIEDS SUR TERRE SONIA KRONLUND FRANCE CULTURE
    Vicky Vandesavel est hôtesse de caisse depuis 16 ans chez Auchan dans le Nord de la France. Accusée de vol, elle a été licenciée, et crie son innocence. Gaston, ex vigile chez Carrefour, lui, a plaidé coupable !


    • Reportage : Leila Djitli
    • Réalisation : Peire Legras
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-16.03.2016-ITEMA_20937565-0.mp3

    Source : http://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-caisse
    Sur SeenThis : https://seenthis.net/messages/486665

    RÉ ÉCOUTER : PIÉGER LA CAISSIÈRE À AUCHAN - MODE D’EMPLOI Sur Radio Campus Lille
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/pieger-la-caissiere-a-auchan-mode-d-emploi

    UNE CAISSE DANS UN HYPERMARCHÉ, C’EST QUOI ?


    
Principalement, un ordinateur de type PC, disposant de multiples moyens de connexion comme par exemple, une dizaine de prise USB.

Cet ordinateur est connecté, quand tout va bien,
    
- Au serveur permettant les paiements, interrogeant par exemple votre banque afin de savoir si votre compte bancaire est approvisionné.

    – Au catalogue des produits du magasin, il peut y avoir plus de 100 000 références actives dans ce catalogue.
Un exemple : le lot de 24 couches bébé, un article, les mêmes couches, par lot de 2 fois 24, c’est un autre article, le Lot en promotion avec une remise de 10 % c’est un autre article.
    
- Le serveur gérant la carte du magasin, afin d’enregistrer ce que vous achetez et les éventuelles promotions auxquelles vous avez droit.
- Le système de pesée.
    
- L’imprimante, pour le ticket,

    – Les lecteurs de code barre, celui de la caisse, le lecteur manuel qui permet de scanner le pack d’eau qui est resté dans votre chariot.
Etc, Etc.


    Un tas d’appareils, reliés entre eux, et qui sont censés fonctionner ensembles.
    
Il y a donc parfois des problèmes touchant un ou plusieurs appareils connectés.


    Une caisse, c’est aussi des caméras, afin de surveiller les caissières, les clients.

    Les logiciels de reconnaissance faciales ça existe, et c’est employé dans beaucoup de magasins.
    
La caisse, c’est aussi des surveillants, qui sont aussi là afin de protéger les caissières.

    Bon, parfois c’est pour instruire des dossiers de licenciement, surtout envers des délégué(e) syndicaux(ales) comme vous l’avez entendu dans ce témoignage.

    

 N’oubliez pas de faire un sourire à la caissière quand vous faites vous courses
    #harcèlement #auchan #mulliez #justice #caisse #caissière #consommation #audio #radio #monde_du_travail #guerre_sociale

  • Macron veut passer le code du travail à la déchiqueteuse

    Le président Macron va-t-il exaucer tous les vœux du MEDEF ?

    L’avant projet de loi d’habilitation à réformer le code du travail publié par Le Parisien ce matin est une déclaration de guerre sociale. Le gouvernement voulait le dissimuler jusqu’aux élections législatives comme il l’a caché aux organisations syndicales.

    Macron ne prévoit rien de moins que la fin à peine déguisée des 35h et du CDI avec des périodes d’essai rallongées et des licenciements facilités. Il veut soumettre chaque salarié au chantage patronal et chaque entreprise au dumping de ses concurrentes. C’est un coup d’Etat social sans précédent qui se prépare.

    Face à ces ordonnances, mieux vaut prévenir que guérir. Chaque voix pour les candidats de la France insoumise dimanche sera une voix contre ce projet. Les Français sont maintenant prévenus : s’ils font les moutons autour du berger Macron, ils seront tondus.

    http://www.leparisien.fr/economie/reforme-du-travail-les-8-points-cles-du-plan-macron-05-06-2017-7018110.ph

    Nous dévoilons l’avant-projet de loi devant permettre au gouvernement de prendre par ordonnance des mesures pour l’emploi. A l’abri des regards, huit réformes d’envergure sont en préparation.

    #guerre_sociale #fin_du_code_du_travail

    • Jean-Luc Mélenchon a sommé lundi le gouvernement de « publier les véritables textes » sur la réforme du Code du travail avant le second tour des législatives, par « loyauté » envers les électeurs.

      « Ce n’est pas normal que ce soit un média qui soit obligé de faire connaître (les) intentions » du président Emmanuel Macron, a déclaré M. Mélenchon à la suite de la publication dans Le Parisien-Aujourd’hui en France d’un document présenté comme « l’avant-projet de loi » sur la réforme.
      « Que le gouvernement publie les véritables textes, que le chef de l’Etat dise ce qu’il a l’intention de faire, et nous en discuterons, et qu’il n’attende pas la fin du 2e tour pour dire à quelle sauce il a l’intention de manger les acquis sociaux », a déclaré le leader de La France insoumise, venu soutenir à Toulouse des candidats de son mouvement aux législatives.

      « Je dis au président : c’est votre devoir, et au Premier ministre : ce n’est pas loyal si nous allons à une élection sans savoir sur quoi on vote alors que vous, vous le savez ».

      Le gouvernement a assuré lundi qu’il transmettrait mardi aux partenaires sociaux son « programme de travail » sur son projet, affirmant que le document du Parisien « n’émanait pas » du gouvernement.
      Ce document, qui date d’avant l’investiture du président Emmanuel Macron, liste huit ordonnances principales qui concernent la « négociation à la carte dans les entreprises », le barème des prud’hommes, le référendum à l’initiative de l’employeur, la redéfinition du rôle de l’accord de branche, la fusion des instances représentatives du personnel ou encore la réforme de l’assurance chômage.

      Selon M. Mélenchon, cela mettrait à bas « toutes les conquêtes sociales d’un siècle et demi ». « Le Code du travail n’est pas le code de la route. Chaque page est une histoire de lutte, de grèves, et de rapports de force ».

      « Tout se rediscute au niveau de l’entreprise mais à ce niveau, c’est la liberté qui opprime le faible et qui protège le fort. Vous avez des tas d’entrepreneurs dans le pays qui n’ont pas envie de malmener leurs salariés mais, dès lors que le concurrent dans la même branche exactement aurait des conditions salariales plus avantageuses que lui, ça va se répandre comme une trainée de poudre ».

      « C’est tellement conforme à ce qu’on prenait pour des caricatures du
      Medef »

  • Macron and neo-fascist Le Pen advance to run-off in French presidential #elections - World Socialist Web Site
    http://www.wsws.org/en/articles/2017/04/24/macr-a24.html

    Whether it is Macron or Le Pen who wins the second round, the election will resolve nothing and only set the stage for explosive social conflict. The electorate faces the choice between a neo-fascist and Macron, a former Rothschild banker who formulated Hollande’s bitterly unpopular economic policy and has called for a return to the draft in order to prepare an “era” of major wars. Macron offers no alternative to Le Pen for working people, having endorsed the PS’s state of emergency, which suspends basic democratic rights, as well as deep austerity and war planning.

  • La démocratie est en état d’urgence
    |-> Le Club de Mediapart : Raymond Macherel
    https://blogs.mediapart.fr/raymond-macherel/blog/280516/la-democratie-est-en-etat-durgence

    La démocratie est en état d’urgence. Au-delà du cadre de la fin d’une manifestation - et des échauffourées spontanées ou organisées qui requièrent des opérations de maintien de l’ordre – cet homme en habit de gendarme est-il vraiment en guerre pour défendre la Loi Travail ? Quel territoire de la République défend-il au moment d’user d’une arme potentiellement mortelle ? Les manifestants, les journalistes, les passants, sont-ils ses ennemis ? Obéit-il à des ordres auxquels il ne peut se soustraire et qui iraient à l’encontre de sa conscience ? Ou bien, au contraire, son embrigadement idéologique, ses opinions politiques, le pousse-t-il à « bouffer » du manifestant, du journaliste, du passant ? Le courage fait-il partie des valeurs que lui ont transmises ses aînés ?

    #état_d_urgence #répression #violences_policières #guerre_sociale #Loi_Travail

  • Autopsie de la grenade de désencerclement
    |–> Désarmons-les
    http://desarmons.net/?p=3273

    Il n’est pas question ici de suggérer une meilleure utilisation de ces grenades, ni de demander le remplacement de ces armes par d’autres, mais seulement d’informer sur leur fonctionnement, leur cadre d’utilisation et leur dangerosité.

    Il va de soi que l’utilisation d’armes à effet de souffle comme ces grenades ou d’autres (GLI F4 « assourdissantes » ou OF F1 « offensives ») contre des personnes civiles et non armées -{ et il n’est pas inutile de rappeler ici qu’un pavé, un baton, une bouteille, un pétard ou n’importe quel projectile qui n’a pas été usiné comme une arme n’en est pas une -} est un acte criminel, dont la finalité n’est pas tant de dissuader, mais de faire mal et de blesser.

    Les forces de l’ordre sont le bras armé de l’Etat. Hier, par leur violence et leur obstination à entraver la progression la foule, elles ont démontré une fois encore qu’elles sont la milice du capital et, par là, une force opposée au peuple et contre-révolutionnaire. Rien de neuf sous le soleil…

    #armes_non_létales #répression #violences_policières #guerre_sociale

  • Perquisition ce mardi chez les Mulliez - la Vidéo mardi 10 mai 2016 à 17h00

    POUR VOIR LA VIDEO : http://www.vivreici.be/videos/detail_exclusif-perquisition-ce-mardi-chez-les-mulliez?videoId=43971

    C’est No télé , la télévision locale de Wallonie Picarde qui l’annonce, une perquisition a eu lieu ce matin au domicile de Patrick Mulliez, à Néchin près de Tournai.

    Il est le fondateur des magasins Kiabi et PDG de la galaxie Mulliez, avec ses enseignes Auchan, Décathlon ou encore Leroy-Merlin... Sa fortune personnelle est estimée à un milliard et demi d’euros. C’est la justice française qui enquête sur la famille la plus riche de l’Hexagone dont une quinzaine de membres vivent à Néchin.

    A sa demande, le parquet de Tournai a nommé un juge d’instruction chargé de mener une perquisition. Lors de cette descente, la police judiciaire fédérale a saisi différents objets. A ce stade, on ignore précisément l’objet de cette enquête.
    Pour rappel : 2 euros d’impôts pour 372.818.395 euros de revenus (plus de 372 millions d’euros), payés par Monsieur Patrick Mulliez (SECPPI) pour 2014.
    Source : http://www.campuslille.com/index.php/entry/belgiqueleaks-l-autre-logiciel-truque-de-l-union-europeenne

    Un qu’est pas mal non plus : On travaille ni dans la drogue, ni dans la femme, dixit in extenso, Régis Mulliez !
    http://zonepull1.cdncampus.netdna-cdn.com/images/stories/EulBCE/1412aGrande_surface.jpeg
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/on-travaille-ni-dans-la-drogue-ni-dans-la-femme-dixit-in-extenso-regis-

    #mulliez #Kiabi #guerre_sociale #Auchan #Décathlon #Leroy-Merlin #Fraude-fiscale_ ? #Paradis-fiscaux #criminalité-économique-mondiale #caste-politico-médiatique

    • Les requins (mulliez) se bouffent entre eux.

      Des perquisitions ont eu lieu mardi dans différentes propriétés du groupe de distribution Mulliez (Auchan) en France, en Belgique et au Luxembourg dans le cadre d’une enquête pour soupçons de fraude fiscale, selon une source judiciaire. Cette enquête est  « ouverte depuis 8 mois » à la suite d’une "plainte d’un membre de la famille Mulliez" , a indiqué cette source, ajoutant : "Cela ressemble à un règlement de compte".

      La famille Mulliez, connue pour sa grande discrétion, contrôle un empire, présent pour l’essentiel dans le domaine de la distribution. Ses principales enseignes sont Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin ou encore Kiabi ou Norauto.

      Selon le magazine français Challenge, Gérard Mulliez, fondateur d’Auchan, et sa famille étaient à la tête de la quatrième fortune de France en 2015, avec 23 milliards d’euros.

      Selon cette source judiciaire,  « énormément de documentation » a été saisie mardi, ce qui "va nécessiter plusieurs semaines de travail".

      Le procureur du roi de Mons-Tournai, Christian Henry, a confirmé qu’une perquisition avait été menée mardi matin au domicile de Patrick Mulliez, à Néchin (Estaimpuis) "dans le cadre d’une commission rogatoire internationale demandée par les autorités françaises. Lors de cette descente, la police judiciaire fédérale a saisi différents objets.

      D’autres perquisitions ont eu lieu à Roubaix, dans le nord de la France, où se trouve le siège social du groupe Mulliez, et au Luxembourg.

      Contacté par l’AFP, le service de communication du groupe Auchan, principal actif du groupe Mulliez, n’était pas en mesure de répondre mardi soir.

      Source : www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_nechin-le-domicile-du-pdg-patrick-mulliez-aurait-ete-perquisitionne ?id=9294514

  • La caisse Les Pieds sur terre Sonia Kronlund France Culture

    Vicky Vandesavel est hôtesse de caisse depuis 16 ans chez Auchan dans le Nord de la France. Accusée de vol, elle a été licenciée, et crie son innocence. Gaston, ex vigile chez Carrefour, lui, a plaidé coupable !


    • Reportage : Leila Djitli
    • Réalisation : Peire Legras

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-16.03.2016-ITEMA_20937565-0.mp3

    Source : http://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-caisse
    #mulliez #auchan #audio #radio #monde_du_travail #guerre_sociale

    • Avant tout, j’ai mis en ligne le témoignage de cette caissière et des moyens utilisés par les mulliez, afin de se débarrasse de cette déléguée Syndicale.

      Dés que faire se peut, j’ajoute un commentaire, je suis en attente de réponse du Support Informatique auchan 7 58 58.

    • La caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol relaxée - 15 Octobre 2017
      http://www.lavoixdunord.fr/244592/article/2017-10-15/la-caissiere-d-auchan-suspectee-de-complicite-de-vol-relaxee
      Vicky Vandesavel, 36 ans, de Wizernes, a été licenciée du magasin Auchan de Longuenesse fin décembre 2015. Poursuivie pour complicité de vol, l’ancienne caissière, qui entre-temps a déménagé, a été relaxée par le tribunal correctionnel de Saint-Omer jeudi 12 octobre.

      C’est un immense soulagement pour Vicky Vandesavel. Le tribunal correctionnel de Saint-Omer vient de rendre sa décision. Cette caissière d’Auchan suspectée de complicité de vol a été relaxée. Presque deux ans se sont écoulés depuis le 1er décembre 2015, où Vicky Vandesavel a quitté Auchan, entourée de la police. « C ’est comme si c’était hier pour moi, confie la jeune femme depuis Bordeaux, où elle a démarré une nouvelle vie, c’est trop douloureux, ça ne s’oublie pas. »
      http://lvdnena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2017/10/15/node_244592/33204594/public/2017/10/15/B9713496641Z.1_20171015155752_000%2BGL29VL13S.2-0.jpg?itok=t6EZAn
      Hôtesse de caisse depuis seize ans
      Vicky Vandesavel, hôtesse de caisse depuis bientôt seize ans au magasin Auchan de Longuenesse, a été mise à pied le 1er décembre 2015 et licenciée le 31 pour faute grave. On lui reprochait un chariot de complaisance au bénéfice d’une amie, à l’occasion d’une panne informatique. Elle venait de reprendre son poste en mi-temps thérapeutique, après un accident du travail. Hospitalisée au lendemain de sa garde à vue pour complicité de vol, la Wizernoise avait choisi, avant même son passage devant les prud’hommes, de se confier dans nos colonnes en février 2016 pour tenter de remonter la pente.

      La procédure a été longue, en raison de l’échec de la conciliation, qui impliquait que Vicky Vandesavel reconnaisse sa culpabilité. « J’ai toujours eu la tête haute et aujourd’hui je l’ai encore plus avec un grand sourire (…). Même les professionnels de santé me disaient que face à Auchan, j’allais perdre, confie-t-elle. Ça me donne envie de dire aux gens que ça vaut le coup de se battre plutôt que d’étouffer la douleur en soi. »

      Vicky Vandesavel est donc passée devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer le 26 septembre 2017. « C’était très très dur. Toute l’histoire redéballée, je m’y étais préparée, mais entendre l’avocate dire encore que je mens sur les circonstances, sur la panne de caisse… Mon avocat a été vraiment génial. Je n’ai pas réussi à me retenir de pleurer », raconte-t-elle. Jeudi 12 octobre, elle a appris la relaxe. « Mon honneur est lavé. Je revis. J’en ai pleuré une heure non-stop. »
      Le printemps suivant l’affaire, Vicky Vandesavel avait été hospitalisée une seconde fois durant quatre semaines pour choc émotionnel. Elle a coupé les ponts avec l’amie impliquée dans l’affaire de vol, à la suite de cette deuxième hospitalisation. « J’ai pris conscience qu’il fallait que je rompe avec l’événement. » Les messages de soutien ont néanmoins compté. « D’anciennes clientes m’ont pris dans leurs bras. Ça a été très important pour moi tout ça. »

      Nouvel emploi
      Avec son mari et ses trois enfants, Vicky Vandesavel a déménagé à Bordeaux fin juillet 2017. « Refaire ma vie professionnelle à Saint-Omer, je n’y arrivais pas. » Après seize ans d’ancienneté comme hôtesse de caisse, elle ne doutait pas de retrouver du travail. Elle commence lundi 16 octobre, comme hôtesse de caisse chez Intermarché dans un village près d’Angoulême.
      La procédure aux prud’hommes pour licenciement abusif est toujours en cours.

  • A propos des liens étroits entre la secte des Frères de Saint-Jean, et la famille mulliez, celle d’Auchan
    Pour rappel, cet article du Canard enchaîné du 29 septembre 2004, si nos souvenirs sont exacts.
    A quand une véritable enquête sur cette relation de longue date, trouble et profonde ?

    L’ARTICLE COMPLET
    Le groupe de grande distribution Auchan veille religieusement au salut des l’âme de ses salariés. Les quelques mille employés du siège de Villeneuve d’Ascq(Nord) on reçu mi-Septembre du service de formation un pieuse invitation à assister le 28 Octobre à Marcq en Baroeul à une conférence de "frère Samuel" de la communauté Saint-Jean. Ces religieux traditionalistes et réacs, plus connus dans "Le Canars" sous le nom de "Petits Gris" . . .

    Sous le titre plein de contrition  « Passer de la faiblesse à la fragilité » , frère Samuel propose de réfléchir à la "dimension spirituelle" de l’entreprise sur la "brulure interne de ceux qui se consumment dans l’obsession de la performance". Et de conclure : "Cette idée de la fragilité donne une autre idée de l’espérance . . . "
    A la fin de ce lais à l’eau tiède et bénite, notre moine d’entreprise n’oublie pas de préciser qu’il est "expert" à l’Association Progrès du management, "intervenant" au Centre des jeunes dirigeants (un satellite du Medef) et surtout, péché d’orgueil, qu’il a été " désigné en 1989 comme global leader " . Titre anglais qu’il traduit humblement par "position d’influence et de responsabilité" (sic). Dieu du ciel, quelle belle leçon de  « faiblesse " et de " fragilité ". . .
    Alléluia, hosanna ! A croire que le slogan d’Auchan n’est plus "La vie. La vraie Auchan " mais " La vie. La vraie. Eternelle" !

    NDR : Suite à cet article du Canard Enchaîné, la formation spirituelle du personnel a été annulée.


    Source : http://federations.fnlp.fr/spip.php?article1524
    #secte #religion #mulliez #auchan #guerre_sociale #Extrême_droite_institutionnelle #Intégrisme_religieux
    PS : ZAD des Bouillons vs. Auchan et cathos intégristes
    http://lahorde.samizdat.net/2015/09/25/zad-des-bouillons-vs-auchan-et-cathos-integristes

  • Des salariés se vengent des violences qu’ils subissent
    Un employé de Kellogg’s se filme en train d’uriner dans les céréales - 15 03 2016
    C’est pour protester contre sa direction que le collaborateur a agi ainsi. Les faits remontent à 2014.

    Selon la chaîne américaine CNN, un employé de l’usine Kellogg’s basée à Memphis, aux Etats-Unis s’est filmé... en train d’uriner dans un bac de production !
    C’est pour protester contre sa direction que ce collaborateur aurait ainsi agi. Les faits remontent à 2014.
    Sur CNN, le groupe Kellogg’s s’est dit « sous le choc et outré par cette situation totalement inacceptable ».
    Inutile de préciser qu’une enquête interne a été ouverte. Dernière précision, seules les céréales « Rice Krispies » auraient été affectées par le geste du collaborateur de l’usine.
    Source : http://www.lematin.ch/faits-divers/employe-kellogg-s-filme-train-duriner-cereales/story/26980870

    Vidéo  : http://player.ooyala.com/iframe.html#pbid=ffbcf8e010eb4c238d3dda4eb935d806&ec=FqbW95MTE6Xq2zFq

    #guerre_sociale

  • Alimentation : Le contrôle qualité : Néant !
    Contrôle fabrication : Néant !
    Faut de la Marge (bénéficiaire) !

    Tout est toujours une question de pas de chance, personne n’est responsable

    L’article de La Voix du Nord
    Des bouts de câble électrique retrouvés dans du beurre de marque Auchan Publié le 19/01/2016 Julien Castelli

    Du beurre doux ou demi-sel de marque Auchan… agrémenté de petits bouts de câble électrique. Suite à cette désagréable découverte, six clients ont porté réclamation auprès de l’enseigne, qui a rapidement procédé au retrait des quatre références concernées dans les rayons d’une soixantaine d’hypermarchés.


    À l’origine, un incident sur une ligne de production à Courcelles en Belgique. Le 30 décembre, un câble électrique qui alimente une machine de conditionnement des plaquettes de beurre se retrouve happé par le processus de fabrication. « Des petits morceaux d’environ un centimètre ont été découpés » confirme Jean-Marie Cabay, administrateur de l’entreprise belge Agral. Le problème, qui n’est pas lié à une malveillance, a été identifié aussitôt, précise le producteur. Les morceaux de câble ont été retirés mais malheureusement, il y en avait encore dans des plaquettes de beurre… » Y a-t-il eu négligence ? Toujours est-il que quelques jours plus tard, les morceaux de câble se sont retrouvés dans les assiettes de consommateurs.

    La ligne de production en question alimente les hypermarchés Auchan et les supermarchés Simply (du même groupe). Selon Jean-Marie Cabay, les plaintes enregistrées provenaient « principalement du magasin Auchan à Louvroil ». Une information confirmée en partie par Laurent Darras, directeur des relations clients chez Auchan : « Il y a Louvroil effectivement. » Et d’autres qu’il n’a pas pu identifier : « On a eu en tout six remontées venues de magasins au nord de Paris. » Alerté, Auchan déclenche une enquête. Les plaquettes de beurre suspectées de contenir un corps étranger sont retirées des rayons « d’une petite soixantaine » d’hypermarchés Auchan (et de Simply également). À Louvroil, cela a été fait « le 13 janvier », affirme le contrôleur de gestion. Au rayon du beurre, une information a été placardée. Les clients ayant acheté l’un de ces produits sont invités à se faire connaître pour remboursement (lire ci-dessous). Au final, Agral a procédé au rappel des quatre séries potentiellement défectueuses, ce qui représente « un tonnage relativement important », souligne Jean-Marie Cabay. Sa société – comme Auchan – écarte tout risque sanitaire, quand bien même des morceaux de câble auraient pu avoir été ingérés. Une information qui n’a pas été confirmée.

    http://www.lavoixdunord.fr/region/des-bouts-de-cable-electrique-retrouves-dans-du-beurre-ia0b0n3281246

    NDR On pourrait dire qu’auchan ré invente le fil à couper le beurre, electrique. Ce fait divers hélas, n’a rien d’humoristique, et nous montre le niveau auquel on place le respect humain dans notre société.

    #guerre_sociale #auchan #mulliez #juste_prix #marge

  • (euh...#trigger_warning, c’est graphique les lyrics)

    Danny Brown – Torture Lyrics | Genius
    http://genius.com/Danny-brown-torture-lyrics

    [Verse 1]
    Remember one time dog, this fiend owed the boss
    Put peanut butter on her pussy, let his pits lick it off
    Back when I was living on Flanders
    Seen another dope fiend beat another with a hammer
    Remember at the park, seen a nigga at the payphone
    Got rocked in his dome, momma picked me up and ran home
    Was like fucking seven years old
    When I first seen a fiend try to light a rock off the stove
    Damn near burned his top lip off, so my mind ticked off
    Desensitized to a lot of things, mind would drift off
    Wish it was what I seen on TV
    I snapped outta that, unc’ beating on my auntie
    Gunshots outside was sorta like fireworks
    We know they ain’t fireworks, it’s December 21st
    Cold winter with a kerosene heater
    On the couch so cold can’t take off your sneakers, and it’s torture

    [Hook]
    Look in my mind and see the horrors
    All the shit that I’ve seen, nigga it’s torture

    [Verse 2]
    I feel like a prisoner of war
    Reacting sporadically to what the mind absorb
    Probably need a shrink, can’t get a wink
    So I smoke a lot of kush and pop a Xanax to sleep
    Close my eyes, look up, fiend said 1 for 8
    Can tell that I scared him by the look on my face
    Reached in my pocket served him nervous as a surgeon
    Can’t believe where I’m at, ’posed be writing verses
    Heard a knock at the door, ’nother fiend wanted fo’
    Gave him what he came for, told him go to the sto’
    Let me get a box a box of Swishers, Faygo Cola
    Gave his ass another stone now guess what it’s over
    He ain’t come back, before I could look back
    I heard the wood on the door crack, and they yelling “Police!”
    With this work up in my jeans, man this a bad dream, and it’s torture

    https://www.youtube.com/watch?v=ksaGN5mwAzk

    #trauma donc, #post_trauma aussi, #torture #guerre_sociale #Detroit