• Le #guide #culturel 2019
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/le-guide-culturel-2019

    On recevait Guy de Bellefroid, directeur de la Fondation pour les Arts, venu nous parler du Guide Culturel 2019.

    Edité depuis plus de 10 ans, c’est un outil idéal pour ceux qui veulent découvrir la capitale sous toutes ses facettes culturelles.

    #culturel,guide
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/le-guide-culturel-2019_06031__1.mp3


  • Ami·es seenthisien·es... petit appel...

    @albertocampiphoto et moi sommes à la recherche de références pour des cours sur le #journalisme et le #photojournalisme à donner à des adolescents (autour des 11-12 ans).

    Connaissez-vous des #BD, #livres ou #jeux qui pourraient être soit directement utilisés en classe ou alors comme ressources pour les enseignant·es ?

    Ci-dessous, les ressources déjà trouvées... si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

    #ado #ados #ressources_pédagogiques #éducation #éducation_aux_médias #presse #médias


  • Christophe Brusset : « Les grands industriels fabriquent des produits pollués, nocifs et le cachent »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/02/christophe-brusset-les-grands-industriels-fabriquent-des-produits-pollues-no

    Techniques de marketing, tromperies sur les étiquettes, additifs cachés… Christophe Brusset, ancien industriel de l’agroalimentaire, revient sur les pièges à éviter de la grande distribution.

    L’assiette en tête. Ancien industriel de l’agroalimentaire, Christophe Brusset dit avoir fourni pendant plus de vingt ans des grandes surfaces en cèpes pleins d’asticots, en miel composé de sirop de fructose, en piments broyés avec des crottes de rat… Trois ans après avoir écrit Vous êtes fous d’avaler ça ! (Flammarion), il raconte dans un livre paru en octobre, Et maintenant, on mange quoi ?, les coulisses de la fabrication des aliments industriels et analyse pour le consommateur les techniques de marketing, les tromperies d’étiquettes et les additifs cachés.

    Vous avez été industriel de l’agroalimentaire pendant plus de vingt ans. Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter ce milieu ?
    Christophe Brusset : J’ai commencé comme ingénieur, puis acheteur, négociateur et directeur des achats. Pendant plus de vingt ans, j’ai acheté des produits alimentaires et des emballages pour les usines qui fabriquent des produits industriels transformés. Cela m’a permis de voir beaucoup de produits différents : miel, épices, surgelés, légumes secs, coulis, produits de pâtisserie, sauces… J’ai essayé de changer plusieurs fois d’entreprise pour voir si l’herbe était plus verte ailleurs, mais malheureusement non. Je n’avais plus envie de continuer dans ce système. Je ne consommais plus du tout les produits que je vendais. A ce moment-là, il y a eu le scandale des lasagnes, ce qu’on a appelé « l’affaire Findus », où des entreprises ont remplacé du bœuf par du cheval pour baisser les prix. Cette fraude avait déjà été pratiquée plusieurs fois par le passé, notamment avec des raviolis Leader Price, mais il n’y avait jamais eu de retentissement, l’affaire avait été étouffée. Cela m’a fait comprendre que les consommateurs n’avaient plus envie de se laisser faire. Les mentalités avaient changé.
    Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses

    Puis j’ai entendu les politiques et industriels dire : « Ça s’est passé à l’étranger, ce n’est pas en France », « Ce n’est pas dangereux »… Il y avait à nouveau une volonté d’étouffer les choses. J’ai eu envie de raconter ce que j’avais vu, ce qu’il se passait, et qu’il y aurait à nouveau des scandales. Effectivement, il y a eu le scandale des œufs contaminés au Fipronil, l’affaire Lactalis maintenant. L’industrie ne se remet pas du tout en cause. Et si des gens comme moi n’en parlent pas, les consommateurs n’ont pas moyen de comprendre ce qu’il se passe en réalité, comment marche le lobbyisme, comment l’industrie place des scientifiques à sa solde au niveau de l’agence européenne de sécurité sanitaire, comment on fait pour corrompre les gens qui sont dans les comités d’évaluation des pesticides et des additifs… Tout ça, personne ne l’explique.

    #paywall


  • MIGRENT

    The publication [#MIGRENT] provides an overview of a few current migrant (and) social entrepreneurial initiatives in Europe. It moves primarily toward the understanding that migrant entrepreneurship is an important tool of socio-economic emancipation, guaranteeing both successful integration of a newcomer while creating an impact to local economic growth. Moreover, it encompasses importance of authenticity and solidarity in entrepreneurial endeavors creating a more just and socially-aware economy in opposition to rather capitalistic realities of our aiming at only profit making. Moreover, we noted an importance of community and civil society support to the empowerment of newcomers and their entrepreneurial steps. The publication integrates examples of migrant entrepreneurship projects or civil society organizations’ initiatives promoting entrepreneurship through so-called Corners of Inspiration.

    [MIGRENT] is also a coined abbreviation that stands for migrant entrepreneurship. It also stands as an umbrella title for all current and future activities conducted by the Centre for Peace Studies when it comes to promotion of, contribution to and development of migrant entrepreneurship, especially social entrepreneurship. [MIGRENT] relies on previous experiences of the Centre for Peace Studies in developing social cooperative for intercultural cooperation known as Taste of Home (Okus doma). [MIGRENT] also embraces new knowledge and experience sharing among migrant and domestic social entrepreneurs. The publication followed an international conference held in April 2017 in Zagreb gathering more than 50 entrepreneurs, volunteers, activists, academics, researchers, journalists and workers of civil society organizations. As many great ideas were shared in this engaging and learning process, this publication reflects on many spoken words and shared experiences, bringing us to the real life of business ideas and entrepreneurial surroundings.


    https://www.okus-doma.hr/en/tekstovi/migrent/migrent-publikacija
    #économie_sociale_et_solidaire #EES #Europe #entrepreneurs #entreprenariat #économie #travail #économie_locale #intégration_professionnelle #guide #manuel


  • Femmes de l’ESR : le guide dont vous êtes l’héroine

    Ce texte est dérivé d’une série de billets conçue pour Twitter, en réaction à un tweet concernant les stéréotypes pesant sur les femmes dans le monde académique. Une neurobiologiste américaine y racontait avoir reçu une lettre de recommandation, pour une jeune scientifique – qui soulignait son talent de cuisinière – et s’en indignait, légitimement. En tant qu’universitaire dans un milieu majoritairement masculin – l’informatique – j’ai établi moi-même, avec le temps, toute une série de protections contre ces stéréotypes. Les voici, avec les contributions d’un certain nombre de twittos qui les ont complétées avec leurs propres habitudes.
    Ne pas cuisiner

    Je ne fais jamais la cuisine pour mes collègues.

    Je raconte à tout le monde que je ne sais pas cuisiner, j’en fais des blagues, je brûle tout, je suis incapable d’émincer émietter blanchir cuire ou ciseler. Attention, je ne suis pas non plus une totale profiteuse : pour les occasions où « chacun apporte un truc », je fournis en général soit des boissons, soit un gâteau de boulangerie. Mais cuisiné par moi, jamais.

    Pourquoi ? Parce que c’est une pente glissante. On commence par apporter des cookies, parce qu’on débarque, on a envie de se faire accepter, c’est sympa. Bientôt les cookies sont considérés comme acquis, et on peut organiser un pot – avec des cookies oh dis tu nous feras tes cookies j’aime trop tes cookies. Puis très vite on se retrouve à organiser les pots de tout le labo y compris ceux dont on n’a rien à faire, et sans aucune reconnaissance bien sûr parce que, hé, elle adore faire des cookies et puis elle sait organiser des pots c’est son truc. Et qu’elle n’a rien de mieux à faire. Ben non – en tous cas, pas moi. J’organise des pots. Pas tous les pots. Juliette signale qu’elle prépare un fort mauvais café professionnel – je la crois sur parole.
    Ne pas prendre des notes

    Marianne et Brigitte ajoutent, dans la même idée, qu’elles refusent de faire la secrétaire en prenant des notes à toutes les réunions. Même principe : on le fait une fois, on se retrouve preneuse de notes à vie, ce qui limite considérablement la participation à ladite réunion. On peut prendre des notes, bien sûr, mais pas en vue de les partager. Hugo comme Brigitte organisent un roulement des preneurs de notes, ce qui répartit la charge, entre membres et aussi entre hommes et femmes.
    Devenir non-ignorable

    Dans une réunion, quand j’ai une question, je lève ma main très très haut, un peu comme Hermione Granger. Personne ne peut m’ignorer. Je suis non-ignorable ! C’est un truc que j’ai volé à un collègue physicien, d’ailleurs. Je me sentais un peu bizarre au début, mais c’est tellement efficace que j’ai vite pris le pli. Et quand, comme c’est fréquent, un vieux collègue m’interrompt pour dire à peu près ce que je dis, je ne m’énerve pas, je le regarde comme une drôle de bestiole bizarre et quand il s’arrête je dis : « ok. Je peux finir maintenant ? » ou bien, selon l’ambiance « ah oui c’est ce que je viens de dire en fait ? ». C’est important que les vieux collègues qui interrompent soient traités comme ce qu’ils sont – des relous qui font traîner les réunions en longueur. Personne n’aime les redites, personne n’aime les relous qui font traîner les réunions en longueur.

    On peut trouver mille autres solutions, et plusieurs twittos en ont suggéré… Florence suggère « je peux vous aider, il y a quelque chose que vous n’avez pas compris ? ». Sébastien distribue carrément des pancartes « ce n’est pas parce que vous avez envie de parler qu’il faut m’interrompre ». Yvette et Myriam ont un cercle de collègues qui protègent la parole des unes et des autres, demandant à l’importun de laisser finir. Myriam aime bien aussi reprendre avec « si vous m’aviez laissée finir, vous auriez eu votre réponse ».
    Ne pas nourrir les trolls/ Hiérarchiser ses combats

    J’essaie de ne jamais nourrir les trolls. Je ne m’engage pas dans des combats inutiles et fatigants. Un exemple : sachant que je suis féministe, et que j’ai été autrefois chargée de mission Égalité pour mon Université, des collègues me charrient avec des blagues très subtiles du style « celle là on devrait la recruter, elle est bonne, qu’en penses-tu ha ha ha [gros clin d’oeil gros clin d’oeil] ». Personnellement je préfère ne pas prendre ces remarques au sérieux. J’ai une panoplie de réponses toutes faites du style « désolée je ne nourris pas les trolls » ou « oui bien sûr, tu peux être un co*** si tu as envie, ce n’est pas vraiment mon problème ». En général, au bout d’un moment, les trolls se lassent.

    Plus généralement, il faut choisir ses combats. Certains sont importants, et si une remarque complètement déplacée sur un recrutement est dite sérieusement, il faut, bien sûr, la relever. Mais à vouloir tout reprendre, on se trouve vite coincée dans une posture d’opposante systématique qui est franchement pénible à vivre. Je préfère, parfois, m’en foutre, principalement parce que j’aime bien mes collègues, au fond. J’aime bien rire de leurs blagues pas pénibles. J’aime bien pouvoir papoter avec eux, sans forcément me sentir toujours obligée de défendre une cause. D’accord, ils ne sont pas parfaits, mais moi non plus et d’ailleurs, qui l’est ? Le monde est ce qu’il est, je ne suis pas payée pour le réparer entièrement et surtout pas toute seule. Je ne suis pas omnipotente. C’est important, aussi, de se protéger.
    Secondaire mais pas trop

    Je n’accepte jamais trop de positions secondaires simultanées : vice-machin, assistante de truc, bidule adjointe. Pour être honnête, je l’ai fait, et beaucoup, autrefois, jusqu’à m’en crever à la tâche pour zéro reconnaissance : l’adjointe, elle a intérêt à récupérer tous les emmerdements tous les jours mais dans les grandes occasions, on la met dans un coin et ce serait bien qu’elle ne dépasse pas trop. Maintenant, je tiens des comptes : jamais plus d’une tâche comme adjointe à la fois par catégorie (enseignement, recherche, administration). Si on me propose une deuxième position, je refuse ou je démissionne de la première. Il faut que ça tourne.

    Attention, je pense que ce serait une erreur de refuser tous les jobs adjoints : c’est souvent une bonne façon de commencer, de voir le travail, de se former. Simplement, il ne faut pas y moisir. C’est important, de temps en temps, de faire le point en tête à tête avec soi même : « as-tu encore cumulé les jobs invisibles ultra chronophages ? As-tu passé ton année à organiser des évènements pour que M. Je-Sais-Pas-Faire se la pète en public ? ». Vous savez quoi ? M. Je-Sais-Pas-Faire-Un-Doodle apprendra en 2 minutes à faire un doodle s’il n’a pas le choix. M. Je-Sais-Pas-Faire-Un-Edt sait, en fait, parfaitement faire un emploi du temps, il trouve juste ça pénible. M. Je-Sais-Pas-Répondre-Aux-Mails-Pénibles a le même bouton « reply » que vous dans son mailer. Laissons parfois M. Je-Sais-Pas-Faire faire – il est bien plus compétent qu’il ne le dit.

    Je ne fais pas, non plus, de recherche avec mon conjoint, parce que c’est le même principe. Je connais au moins trois cas de couples de co-auteurs universitaires, qui fonctionnent très bien en binôme. Mais dans les trois cas, devinez : lequel des deux a été promu ? Pas besoin d’écriture inclusive dans ce cas précis… Travailler en couple, c’est risqué. Je trouve plus prudent de varier les collaborations et les co-auteurs, pour éviter de tomber le pattern « il a la Vision, et elle, bof, elle suit ».

    Juliette ajoute que pour ne pas devenir invisible, elle n’hésite jamais à envoyer des résumés, des articles, des propositions. Il faut parfois un peu se forcer, mais on est en général tout-à-fait légitime derrière les classiques complexes de l’imposteur.
    Joue avec tes stéréotypes !

    J’aime bien jouer avec les stéréotypes, surtout quand on me les jette à la figure. Comme ils sont en général complètement idiots, on peut assez facilement les retourner, les inverser, les casser. Par exemple, en conférence, on me demande souvent « et qu’as-tu fait des enfants ? ». Question stupide ? Réponse idiote ! « Oh je les ai laissés dans la rue, je trouve que c’est important de favoriser l’autonomie dans l’éducation ».

    Sur la même idée, la femme universitaire se fait parfois traiter un peu comme un enfant, ou une petit chose fragile. Dès qu’on a un enfant, en particulier, on réveille des réflexes protecteurs certainement bien intentionnés, mais franchement déplacés dans le milieu professionnel. À tous ceux qui trouvent ces petites attentions infantilisantes légitimes, n’hésitons pas à demander régulièrement « ça va ? Tu as compris le mail que je t’ai envoyé ? Tu as l’air un peu fatigué, si tu veux on fera la réunion d’interclassement sans toi ? ». Nul doute qu’ils apprécieront.

    On peut faire ça avec tout, croyez-moi. Je ne donnerai pas plus d’exemples car ils seraient grossiers (avez-vous remarqué combien de locutions françaises incluent les organes sexuels masculins ? C’est incroyable, on en entend parler tout le temps, et si peu, quel dommage, du sang menstruel qui est pourtant dans le même domaine anatomique et dont la perspective fait tomber en pâmoison bien des gens aux « couilles grosses comme ça »…). Mais essayez, vous verrez ! Je vous promets : les stéréotypes, c’est rigolo.
    Chacune ses règles

    J’ai donné ici un certains nombres de règles dont je trouve, d’expérience, qu’elles fonctionnent pour moi. Faut-il le préciser, elles ne sont pas universelles. J’ai eu autrefois une doctorante qui adorait faire la cuisine, également grande fan d’activités girly. Elle faisait beaucoup de gâteaux, et, lassée d’être la seule à en apporter, avait organisé un concours de gâteaux pour le goûter des doctorants. Tout le monde participait, on gagnait des points selon un système que je n’ai jamais très bien compris, c’était rigolo. Parfait !

    Pour vous donner la mesure de son génie, une autre anecdote. Un jour, je suis allée prendre un café dans la cafet et j’y ai trouvé une dizaine de doctorants, tous masculins sauf elle, qui trempaient très précautionneusement leurs doigts dans des petits verres d’eau. Bizarre ? Non, logique : dans les verres d’eau, il y avait des figures complexes en vernis à ongle. Grande fan de nail art, elle avait réussi à embarquer tout le monde dans un atelier manucure ! Elle avait trouvé sa place, sa place à elle, ce délicat équilibre qui permet de rester fidèle à ses passions sans se faire enfermer dans des stéréotypes idiots. Et voilà.

    Chères collègues, trouvez vos propres règles, et, pourquoi pas, partagez-les ?

    https://academia.hypotheses.org/4320
    #femmes #résistance #université #académie #guide #genre


  • How to Develop a Grocery Delivery App like Big Basket?
    https://hackernoon.com/how-to-develop-a-grocery-delivery-app-like-big-basket-8bbcb749791c?sourc

    Grocery delivery applications are becoming widely popular at present. The customer has switched themselves from the traditional system opining “No more trolley picking, I want it to be delivered at my home”. For a matter of fact, almost 48% of people are buying grocery through online or application medium in which almost one-fifth people are aged 25 to 34. Surely, it is picking an up-trend and the main and simple reason for its growth is the convenience of buying and accessibility to over a wide range of products which might otherwise not be available at your nearest store. We will have a look at a few of the consumer behavior trend that has infused a positive growth into it.Online grocery shopping sales in the United States from 2012 to 2021=> Major sales of the delivery companies (...)

    #grocery-delivery #guides-and-tutorials #mobile-app-development #online-grocery-shopping #app-development


  • Clouez le bec à l’#anti-féminisme !

    Que ce soit l’affreux Tonton Jacques au repas de famille, un.e collègue de travail ou un.e « ami.e » sur les réseaux sociaux, les personnes qui véhiculent un discours anti-féministe sont malheureusement nombreuses et partout. Cette résistance contre les idées féministes peut finir par réduire les féministes au silence et par empêcher des personnes intéressées de se joindre à notre mouvement. Autant de raisons de réunir nos forces avec l’Université des femmes, qui a mené un groupe de pilotage pour recueillir des expériences, témoignages et besoins de féministes, pour rédiger Clouez le bec à l’anti-féminisme ! Guide de défense verbale pour féministes.

    Trois principes étaient au centre de notre démarche : le self-care activiste ou comment prendre soin de soi pendant l’engagement dans un mouvement social, la déculpabilisation pour des situations anti-féministes vécues, le choix stratégique de notre réponse et le renforcement de nos capacités individuelles et collectives d’agir contre l’anti-féminisme. Vous y apprendrez plusieurs manières de clouer le bec aux PAF (personnes anti-féministes), de différentes formes d’argumentation, par la défense sémantique, la confrontation ou encore la fuite - en étant forte !

    Parsemé de témoignages, ce guide ne se veut ni une liste complète de toutes les situations qui pourraient arriver, ni un répertoire exhaustif de toutes les répliques possibles. C’est un point de départ, une mise en bouche, et nous espérons que vous vous en emparerez, que vous construirez des réponses qui vous conviennent... et que vous partagerez vos meilleurs réussites, par exemple via notre collection d’histoires de succès des Echappées belles.


    http://www.garance.be/spip.php?article1101
    #féminisme #guide #manuel #féminisme #défense_verbale #résistance

    • Vade-mecum à l’usage des établissements sur le #harcèlement_sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche

      Ce guide, rédigé par l’ANEF, la C.P.E.D. et le CLASCHES, a pour ambition d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la mise en place d’actions contre le harcèlement sexuel. En complément du guide du CLASCHES paru en 2014, rédigé principalement à l’attention des victimes, ce vade-mecum s’adresse aux établissements, qui sont souvent en attente de conseils et de partage d’expériences. Il décrit des exemples de prise en charge institutionnelle des situations de harcèlement sexuel, de formations destinées à sensibiliser les différents acteurs et actrices des établissements, pour les aider à mettre en place leur propre politique, en fonction du contexte qui est le leur. Ce guide a été publié avec le soutien du M.E.N.E.S.R., de la C.D.E.F.I., la C.G.E. et la C.P.U.

      http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid113981/vade-mecum-a-l-usage-des-etablissements-sur-le-harcel

    • Votre antiféminisme, nos répliques !
      De l’humour à l’affrontement physique

      « Lors d’un dîner, d’une fête familiale ou d’une sortie amicale, des proches vous taquinent pour vous faire enrager, justifient devant vous les inégalités entre les sexes, lancent des blagues sexistes, lesbophobes ou transphobes, affirment que les féministes exagèrent et que les hommes souffrent d’une crise d’identité masculine. En somme, vous venez d’être la cible d’une attaque antiféministe dans votre vie privée. » L’antiféminisme se matérialise sous toute forme de gestes, de paroles et de comportements visant à freiner voire faire reculer les féministes dans leur lutte pour l’émancipation des femmes.

      L’R des centres de femmes du Québec et des chercheur.es de l’UQAM (Francis Dupuis-Déri, professeur au département de science politique, #Mélissa_Blais, docteure en sociologie, et Marie-Soleil Chrétien, étudiante à la maîtrise en science politique), dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM, ont produit une étude visant à documenter les impacts de l’antiféminisme dans la vie des femmes, mais surtout, les stratégies qu’elles mettent en oeuvre afin d’y riposter. Les fruits de cette recherche ont été synthétisés et mis en page sous forme de guide pratique, de sorte que ces connaissances soient accessibles à toutes et puissent servir tant au niveau théorique que pratique.

      Ce projet a également été soutenu par l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF) ainsi que par le Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

      Le guide est vendu au coût de 10$ + frais postaux.

      http://rcentres.qc.ca/2018/10/11/guide-autodefense
      (Seul le tout début du livre est disponible en libre accès)

      500 féministes au lancement du livre Votre antiféminisme, nos répliques ! (23 octobre 2018)
      http://rcentres.qc.ca/2018/10/23/300-feministes-lancement-livre-campagne

      Montréal, mercredi 24 octobre 2018 – Le lancement de l’ouvrage Votre antiféminisme, nos répliques : de l’humour à l’affrontement physique, a réuni hier, sur place (200) et en ligne (369), plus de 500 féministes, militantes et chercheuses, dans le foyer de la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, donnant le coup d’envoi de la Campagne Donne-toi de l’air !, destinée à faire connaître les centres de femmes du Québec.

      Voir la captation en Facebook Live (Début vers 7 min).
      https://www.facebook.com/LRdesCentresDeFemmesQc/videos/181349066109018

      #antiféminisme #Québec

    • J’ai la chance d’avoir une copie de la brochure de Garance, c’est pas mal. J’avais aussi participé à une brochure plus roots autour de l’auto-défense verbale. Plus que l’auto-défense physique, c’est l’auto-défense verbale qui est le plus souvent sollicitée. D’ailleurs souvent les formations en auto-défense articulent les deux (avec l’art de la fuite). Les mots font mal et on a du mal à réagir de manière à la fois satisfaisante ET safe, c’est un vrai travail que de se former aux agressions verbales, de la saleté anti-féministe à l’insulte ou à la menace...

    • J’ai vu hier ce court métrage colombien sur le harcèlement de rue. L’équipe du film est proche d’assos anti-harcèlement et considèrent que c’est toute forme de réification et sexualisation du corps des gens et montrent que cette violence peut aussi être pratiquée par des femmes (moqueries sur le corps ou l’apparence physique), au milieu d’un tas de remarques masculines désobligeantes. Le personnage, de couleur orange, est marqué par les taches de la couleur des personnages qui l’agressent tout au long de la journée. Le soir, elle crie sa colère et le lendemain les agressions ne la touchent plus, elle y est devenue imperméable. Se protéger, ce serait déjà devenir moins perméable.

      J’ai été traitée de « sale pute, va » mercredi par un monsieur bien mis sans accent dans une grosse voiture immatriculée dans les Pyrénées orientales, ça m’a aussi touchée que de me faire traiter de « caca boudin » par un gosse et je pense qu’il a plus honte que moi aujourd’hui mais quand même, ça contribue à une fatigue de la vie sociale...

      Naranja – Cortometrajes Colombianos
      http://www.cinecorto.co/naranja

      Naranja es una mujer que vive diariamente el acoso; la sexualización, calificación y objetualización de su cuerpo se ve reflejado en las manchas que estas violencias van dejando en ella. Naranja tendrá que reaccionar antes de que estas manchas la consuman.


  • Manuel de survie en garde à vue
    https://infokiosques.net/spip.php?article1582

    Ce manuel est à mettre entre toutes les mains, tant il est vrai que la garde à vue fait partie de la culture policière française. Son but est de donner corps à une généralisation du silence, à l’extension la plus universelle possible du sabotage du travail policier. « Coupable » ou pas, là n’est pas la question : la mise à l’amende et l’enfermement, nous ne les souhaitons à personne. Liberté et impunité pour tous ! Sommaire : - Notes préliminaires

    Pour commencer, une certitude : se taire c’est enrayer la machine policière-judiciaire

    Premiers conseils : éviter les pièges les plus grossiers

    Pourquoi se taire ? Quelques idées reçues à abandonner

    Mises en situation : il ne faut pas prendre les flics pour plus bêtes ou plus malins qu’ils ne le sont

    Les armes de l’ennemi : petites techniques de manipulation (...)

    #M #Prison,_justice,_répression #Guides_pratiques #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/manuel_de_survie_GAV-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/manuel_de_survie_GAV-pageparpage.pdf


  • Du #sexisme_ordinaire aux #violences_sexuelles : repérer pour agir. Guide à l’intention des professionnel-le-s

    « Du sexisme ordinaire aux violences sexuelles : repérer pour agir » est un guide de #prévention destiné à lutter contre la propagation de #stéréotypes sexistes et à prévenir ainsi les actes de #violence qui peuvent en découler. Il est le fruit d’une collaboration de l’Etat et des associations actives auprès de jeunes. Ce guide est destiné aux professionnel-le-s qui encadrent les enfants et les jeunes.

    https://www.ge.ch/document/du-sexisme-ordinaire-aux-violences-sexuelles-reperer-agir-guide-intention-profess
    #guide #manuel #violence_sexuelle

    Pour télécharger le guide :
    https://www.ge.ch/document/du-sexisme-ordinaire-aux-violences-sexuelles-reperer-agir-guide-intention-professionnel/telecharger


  • Andreea Antonescu, La dynamique du champ mondial des lieux touristiques. Constitution et analyse d’une base de données historique à partir d’un corpus de guides de voyages
    https://journals.openedition.org/tourisme/1827

    Thèse de doctorat en études du tourisme de l’Université de Lausanne, dirigée par Mathis Stock (soutenue le 10 novembre 2016)


    #tourisme #cartographie #guides_touristiques


  • http://eye.news-desfemmes.fr/m2?r=uDVhM2EzODFhYjg1YjUzNDg0NTVkZGZkZMQQF9Co59DHXeVN0IjQk9Dc0JcW

    Les femmes restent à ce jour encore largement exclues des programmes et des manuels scolaires dans toutes les disciplines.

    A la suite du Dictionnaire universel des créatrices initié par Antoinette Fouque, les éditions des femmes-Antoinette Fouque ont souhaité les faire entrer de plain pied dans la culture commune à travers l’éducation, permettant ainsi aux élèves d’avoir accès à d’autres visions du monde, à un plus large abord de la création humaine.

    Des femmes en littérature est né de ce désir partagé avec le Salon des Dames et de l’accueil enthousiaste de Belin Éducation.

    Cette anthologie de cent textes à étudier en classe offre, conformément aux programmes officiels du collège, un panorama complet des grands œuvres littéraires écrites par des femmes du Moyen Âge à nos jours. Elle est accompagnée de nombreuses ressources pédagogiques pour enrichir l’étude des textes.

    Destinée aux enseignant.e.s, elle ne manquera pas d’intéresser aussi le grand public par son caractère novateur et original, la richesse de son contenu et le plaisir qu’il suscite à la lecture.

    Disponible le 5 septembre 2018, 29 €

    #visibilisation (et c’est heureux)



  • Beginner’s Guide to Game Theory
    https://hackernoon.com/beginners-guide-to-game-theory-31e3e6adcec9?source=rss----3a8144eabfe3--

    “Eventually, every game theory textbook will have a chapter on public blockchains.” — Naval.Game theory is one of the most important concepts to grasp to understand blockchains/crypto, strategy, and decision making.Game theory is the study of how and why people make decisions within a competitive situation, while keeping in mind what actions their competitors will take. You can think of it as the study of strategic decision making.But, game theory isn’t just about games. It’s used for any situation where two people have to make decisions with rewards and consequences. The ultimate goal is find whether a “best” strategy for a given game exists.Poker is a great example because the other players choices influences your strategy. For example, should you play tight while your opponent is playing (...)

    #guide-to-game-theory #crypto-game-theory #naval-game-theory #game-theory #bitcoin


  • A fresher’s guide to #devrel
    https://hackernoon.com/a-freshers-guide-to-devrel-10f0d814111e?source=rss----3a8144eabfe3---4

    Today marks the first anniversary of my professional life. I’ve been working in DevRel since a year a.k.a I’m no longer a fresher. By popular demand, here’s an article explaining what it takes to be in DevRel right at the start of your career and the work that it actually involves.Psst..The content of this article is purely from my personal thoughts and experience and not a representation of any of my professional endeavours whatsoever.Where I come from, i.e India, the term ‘fresher’ is used to indicate a person who has just finished graduation and has no work experience. Today, I cease to be a fresher. It’s as much refreshing as it’s nostalgic. It’s also sad that like a lot of other things, I’m done being a fresher and I already feel old.I got my first job as a Developer Evangelist in country (...)

    #developer-relations #developer-advocacy #guide-to-devrel #developer-evangelism


  • The pioneer’s guide to #gx — decentralized dependency management on IPFS
    https://hackernoon.com/the-pioneers-guide-to-gx-decentralized-dependency-management-on-ipfs-900

    Decentralized package management is an exciting area of tool development for today’s developers. Decentralized package managers have the potential to remove centralized points of failure from the interconnected network of modern software libraries. They give development teams a straight-forward way to ensure their internal networks of code are always available, while at the same time ensuring redundancy across the entire Internet. Decentralized package managers can make our code, one of modern society’s most valuable outputs, more resistant to tampering, censorship, and manipulation.That said, decentralized package management is still incomplete. There are many issues to sort out when publishing our code into networks built around an immutability of digital information where unlimited (...)

    #guide-to-gx #golang #open-source #javascript



  • How to Build a Food Ordering App? An Ultimate Guide on Food Ordering Mobile App
    https://hackernoon.com/how-to-build-a-food-ordering-app-an-ultimate-guide-on-food-ordering-mobi

    Eating is something that everyone loves to do, and what’s better than sitting in the comfort of your home, reading your favorite book, watching some show or film or just idling with your family & friends and ordering food from your favorite restaurant at your fingertips.Food delivery apps are a new rage, from restaurant owners making their own food ordering app for you to deliver food while sitting on your couch to services like foodpanda, swiggy, zomato which act as a collaboration platform between the restaurants and clients.Who doesn’t had a dream of opening a food place, some restaurant which will only serve the food of their choice or a place which will serve food which is different than others and has a knack? Something with a difference.Image SourceMore than that, there are (...)

    #food-apps #food-ordering-app #guides-and-tutorials #mobile-app-development




  • Asylum decision-maker : ’It’s a lottery’

    The Home Office has denied taking “arbitrary” decisions on asylum cases in order to meet deportation targets, but an asylum caseworker says staff have to work so fast that the results are a “lottery” - one that could result in people being sent home to their deaths. He contacted the BBC because he wants the public to know how the system operates. As he would lose his job if identified, we have called him “Alex”.

    L’auteure mentionne le fait que le #Home_Office ait utilisé le Lonely Planet pour montrer que le Vietnam est un pays sûr... Ici le passage dans l’article :

    When Asylum Aid represented a gay client from Vietnam recently, the Home Office caseworker referred to a Lonely Planet guide to establish whether or not it would be safe for him to return home. Based on the guide’s description of Ho Chi Minh city, the caseworker suggested it would be safe for him to go back.

    ... je me rappelle d’une conversation avec une juriste du CSP (Genève), qui avait utilisé, pour un recours contre une décision du SEM, le #Guide_du_Routard. Elle a montré au SEM que le récit de son mandant était vraisemblable quand il a répondu « je ne sais pas, il n’y a rien à voir » à la question de l’auditeur du SEM : « Dites moi le nom de 3 monuments présents dans votre ville d’origine »...


    http://www.bbc.com/news/stories-43555766
    #arbitraire #chance #audition #asile #migrations #réfugiés #Lonely_Planet #loterie #décisions_arbitraires #UK #Angleterre



    • En intérim les salaires tombent à partir du 12 du mois et le bulletin de salaire dans la foulée. En cas de cumul, allocation + salaire, il vaut mieux déclarer les heures travaillées et le salaire brut ( calculé à la louche y compris les indemnités compensatrices de congés payés ) sans attendre le bulletin de salaire.
      Autour du 6 du mois popol envoie un paiement provisoire : environ 80% du montant de tes subsides.
      Après la réception des justificatifs (bulletin de salaire) le solde de l’indemnisation est versé 20%
      Le mois suivant, si ce que vous aviez déclaré est inférieur à la somme brute inscrite, popol régularise sur le prochain paiement.
      Voici une brochure @nibreh édité par la CNT 44, elle date de 2016 mais elle est, oh combien, toujours d’actualité !
      http://www.cnt-f.org/ulnantes/IMG/pdf/brochure_avec_mutuelle.pdf
      https://seenthis.net/messages/593155#message593287


  • EASO Publishes Practical Guide on Age Assessment

    Following the publication of the ‘EASO age assessment practice in Europe’ in 2013, a new EASO Practical Guide provides updated guidance, key recommendations and tools on the implementation of the best interests of the child when assessing the age of a person from a multidisciplinary and holistic approach. It also provides up-to-date information on the methods conducted by EU+ states and on new methods to be explored.


    https://www.easo.europa.eu/news-events/easo-publishes-practical-guide-age-assessment
    #manuel #guide #âge #mineurs #enfants #enfance #réfugiés #asile #migrations


  • Reçu via la mailing-list du Collectif R (Lausanne, Suisse), le 5 mars 2018
    Site du Collectif R : http://desobeissons.ch

    Parcours de E.N. depuis le #Cameroun

    E.N. est originaire du Cameroun. Elle fuit ce pays, enceinte, en compagnie de son fils de deux ans et de son compagnon, en octobre 2016. Durant la traversée du #Niger, en octobre-novembre 2016, elle est victime de violences graves et inhumaines :

    « Nous avons fait deux semaines de voyage jusqu’à la frontière, à travers le désert. Nous étions très nombreux, entassés comme des animaux, allongés les uns sur les autres dans plusieurs pick-up, 42 personnes par véhicule ! Il y avait toute une colonne d’une dizaine de pick-up. Il faisait très chaud et nous étions sous la bâche. Nous ne devions pas bouger. Chaque mouvement dérangeait les autres qui nous frappaient. J’ai été beaucoup giflée pendant ce voyage parce que l’immobilité me causait des douleurs et je devais bouger. Je pleurais aussi à cause de mon fils parce qu’il faisait très chaud et que j’avais peur pour sa vie. Pendant trois jours il n’a pas bu d’eau. Il s’était déshydraté et il perdait du sang dans les selles et par vomissements. Il était très faible quand nous sommes arrivés.

    Des gens sont morts étouffés à cause de la chaleur et leurs corps ont été abandonnés au bord de la piste. Nous avons vu des squelettes dans le désert et des objets abandonnés comme des chaussures, des sacs, des vêtements. Nous avons vu un pick-up abandonné, des restes humains autour. C’était des images de la mort. Il n’y a pas de loi dans le désert et nous sommes à la merci du #guide qui nous conduit. Nous nous arrêtions dans les villages et là ils violaient les femmes. Moi j’avais rasé ma tête avant de partir et j’étais accompagnée d’un homme qui avait de l’argent et qui a à chaque fois pu payer pour qu’ils me laissent tranquille. Des hommes aussi étaient violés. Il y avait aussi des bandes armées qui nous accostaient pour nous prendre l’argent et kidnapper des femmes. Ils nous faisaient aligner allongées par terre et nous forçaient à ouvrir les jambes pour aller fouiller avec la pointe du fusil si nous cachions de l’argent à l’intérieur de nous. Ils demandaient aux enfants de regarder et mon fils de 2 ans a dû regarder. C’était ignoble.

    En #Libye nous sommes arrivés sur une espèce de camp où se trouvaient plus de 1’000 personnes. C’était en fait un terrain à ciel ouvert à proximité d’une ville. Nous sommes restés là deux semaines et demies. Les hommes partaient le matin pour travailler à la journée et gagner un peu d’argent pour poursuivre le voyage. Sur place, on nous vendait du pain, des boîtes de sardines et des packs d’eau. Il faisait très chaud, une chaleur qui n’a pas de nom, comme je n’avais jamais vécu auparavant. Il y avait beaucoup de diarrhées et de tuberculose et l’endroit était infesté de poux. Deux des femmes qui ont voyagé avec moi et qui sont maintenant en Allemagne sont atteinte de tuberculose et sont hospitalisées. Elles étaient en Suisse avant mais elles avaient reçu la décision de renvoi vers l’Italie et elles sont parties. Je le sais parce que nous échangeons nos contacts facebook entre nous pour que nos familles puissent être averties si nous disparaissons. Je suis restée en contact avec elles. La région était troublée et il y avait des attaques. Un jour, mon compagnon qui était parti avec un groupe d’hommes n’est pas revenu. Le passeur a dit que les milices locales les avaient fusillés. Je n’ai aucune preuve et je n’ai pas vu son corps. Je n’ai plus aucune nouvelle de lui mais sa famille non plus, qui a été avertie de sa mort par nos compagnons de route, et qui me harcèle depuis pour que je rende l’argent du voyage. Sa mère avait fait un emprunt pour qu’il puisse payer les passeurs.

    Le camp était gardé et nous ne pouvions pas nous enfuir comme ça. Mais la ville a été bombardée et il y a eu un mouvement de fuite de tous les migrants à ce moment-là. Je me suis enfuie avec mon fils. J’étais enceinte. J’avais caché de l’argent dans la semelle des babouches et j’ai pu payer pour la traversée de la #Méditerranée. Nous sommes arrivés en #Italie avec mon fils, complètement épuisés et démunis.

    Nous avons été logés dans une maison pour femmes tenue par des bonnes sœurs. Elles étaient sévères avec nous et contrôlaient la discipline. L’une d’entre elle était mauvaise et elle frappait nos enfants. Elle a frappé mon fils de 2 ans et quelques mois sous mes yeux parce qu’il avait arraché une fleur sur les plates-bandes. Les autres mères avaient peur de ces bonnes sœurs qui visiblement n’étaient pas là pour nous aider. Je me suis enfuie avec mon fils après quelques jours parce que cet endroit nous infantilisait et je ne me sentais pas respectée. Je ne voulais pas qu’on frappe mon fils ni que quelqu’un d’autre s’approprie l’éducation de mon fils. »

    Après s’être enfuie de chez les sœurs, E.N. et son fils arrivent à Milan où un amie les héberge quelques temps. Enfin, ils atteignent la #Suisse le…. Le jeune garçon est alors âgé de trois ans et E.N. est enceinte de…. Elle dépose une demande d’asile en Suisse, le….

    Malgré sa grossesse avancée, le SEM n’entre pas matière su sa demande d’asile et prononce son renvoi vers l’Italie, au nom des accords de #Dublin III. Elle accouche le 10 octobre 2017.

    Depuis lors, elle élève seule ses deux enfants, âgés aujourd’hui de 4 mois et de 3 ans, dans un contexte de grande détresse causé par la décision de son renvoi qui reste toujours valable aux yeux des autorités suisses. Les enfants nécessitent beaucoup de soins et une attention constante et E.N. ne dort pratiquement plus depuis des mois.

    Elle dit ne plus avoir la force de sortir avec eux, elle se sent très nerveuse et en situation de détresse, oppressée par la décision de son renvoi – qui peut être mise à exécution à tout moment. Elle vit de l’#aide_d’urgence, dans un centre collectif où le bruit et les dérangements continus l’empêchent de prendre du repos. En plus des douleurs causées par une arthrose des os, un ulcère à l’estomac pouvant provoquer des crises vomitives, et des sinusites chroniques occasionnant maux de tête et saignements, elle souffre d’un état d’#épuisement très avancé. Elle est sous anti-dépresseurs et suit, depuis septembre 2017, une psychothérapie de soutien. Le rapport médical versé par les professionnels qui l’entourent fait état de troubles anxieux dépressifs réactionnels, accompagnés d’une symptomatologie de #stress_post-traumatique. Elle a été hospitalisée une semaine en raison de ses angoisses et de son état d’épuisement physique et psychique et elle reçoit depuis un accompagnement infirmier à domicile.

    Malgré l’état de santé de E.N, malgré la charge de ses enfants en très bas et malgré les obstacles à leur réinstallation en Italie, un pays où la elle n’a aucune attache, aucun soutien ni aucune famille, et dont elle ne parle pas la langue, les autorités suisses refusent d’appliquer la #clause_de_souveraineté pourtant prévue par les accords de Dublin III en cas de raison humanitaire.

    Un réexamen de la décision de renvoi, basé sur le récent rapport médical établi par les professionnels de la santé qui entourent E.N, est déposé par sa mandataire juridique le 20 février 2017. Malgré cette démarche juridique, le Secrétariat d’Etat aux Migrations ne daigne pas suspendre le renvoi, même pour prendre le temps d’examiner à nouveau sa requête. Après quoi, l’autorité cantonale en charge de l’exécution des renvois – le Service de la population – tout aussi indifférent à la détresse de E.N. et de ses enfants, prononce leur #assignation_à_résidence, et leur fait savoir que la préparation de leur #renvoi_forcé vers l’Italie est bientôt terminée.

    Or, les autorités suisses n’ignorent pas les dangers auxquels est confrontée une femme migrante seule, avec ou sans enfants, dans les rue de l’Italie. Ainsi, les autorités suisses, intransigeantes dans leur acharnement à exécuter les renvois, mettent sciemment la vie de E.N et celle de ses enfants en danger !
    La Suisse a le devoir humanitaire évident de renoncer au renvoi en Italie de cette femme et de ses enfants, pour qui l’Italie serait une épreuve qui aggraverait leur état de santé psychique précaire nécessitant une prise en charge, et leur stabilité.

    #violence #femmes #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #grossesse #migrations #asile #réfugiés #mourir_dans_le_désert #morts #décès #désert #violences_sexuelles #viols #humiliation #non-entrée_en_matière #NEM #NEM_Dublin #renvoi_Dublin

    –-> Dans son récit, cette personne parle de #guide pour désigner les #passeurs.

    cc @isskein : voilà ce que c’est Dublin en Suisse...


  • Compilation de liens, documents, sites signalés par les uns et les autres (et notamment @isskein, mais aussi David Bodinier et Karine Gatelier) pour préparer une soirée à Grenoble sur #migrations #asile #réfugiés et #droit_à_la_ville, mais aussi #solidarité, #villes #urban_matter, #villes-refuge et #hospitalité (et en partie déjà signalés ici, mais je vais les remettre pour les avoir dans un seul billet).

    Numéro spécial sur villes et hospitalité de la revue Plein Droit :

    À rebours des politiques migratoires impulsées par les États, des municipalités ont décidé de se montrer solidaires des migrant⋅e⋅s qui passent ou qui s’installent sur leur territoire, et de leur venir en aide, voire de les protéger contre des autorités étatiques qui ne cherchent qu’à les chasser. Villes-refuge, villes sanctuaires, villes solidaires, villes d’asile, villes rebelles, les qualificatifs sont aussi nombreux que les degrés d’hospitalité qui vont de l’affichage médiatique à une réelle politique municipale qui crée les conditions d’un accueil digne des exilé⋅e⋅s. Et quand les municipalités se montrent également hostiles à l’égard des migrant⋅e⋅s, il arrive que les citoyen⋅ne⋅s prennent le relais, faisant fi des menaces institutionnelles, de la pression policière ou du climat xénophobe, parfois pour parer à l’urgence humanitaire, parfois pour favoriser une réelle cogestion fondée sur l’autonomie. Ces expériences multiples d’hospitalité et d’activisme local montrent que l’humanité peut l’emporter sur la fermeté, n’en déplaise aux gouvernements.


    https://www.gisti.org/spip.php?article5812

    #BD publiée par @vivre sur la commune de #Fourneaux :

    La BD reportage « Après l’arrivée » raconte une histoire d’accueil. Comment 33 réfugiés, débarquant du jour au lendemain de la jungle de Calais, s’inscrivent dans le récit d’une commune de Savoie et de ses habitants. Un dessinateur, HERJI, une journaliste, Julie Eigenmann, sont partis à leur rencontre et ont ramené dans leur valise ce reportage dessiné. L’histoire pourrait se dérouler un peu partout sur la planète, parce qu’il s’agit d’humanité, de partage et de ces rencontres qui montrent qu’un autre monde est possible.


    https://asile.ch/sommaire/ve-165-decembre-2017

    #convention_sur_l'accueil de #Grande-Synthe :

    Dans un contexte de sécurisation et de fermeture des frontières européennes, l’#accueil des réfugiés s’impose dans le débat public et dans nos réalités locales.

    Grande-Synthe reçoit la Convention nationale sur l’accueil et les migrations, 2 jours de débats pour réfléchir collectivement à une politique d’accueil fondée sur la solidarité et le respect des droits humains et pour questionner les pouvoirs publics. Avec la participation de nombreuses associations et ONG impliquées quotidiennement ainsi que de personnalités : Anne Hidalgo (Maire de Paris), Benjamin Stora (Historien, Professeur et Président du Musée national de l’histoire de l’immigration), Edwy Plenel (Médiapart), Eric Piolle (Maire de Grenoble), Frederic Leturque (Maire d’Arras), Pierre Laurent (Secrétaire national du PCF) mais également Benoit Hamon, Aurélien Taché (Député LREM), Eric Coquerel (Député – France Insoumise), Michel Agier (Dir. d’études à l’EHESS), Rony Brauman (co-fondateur de MSF) , Cédric Herrou, ainsi que des représentants du HCR, de la Cimade, de MDM et des associations locales…

    Autour de cette convention ouverte à tous, une programmation culturelle plurielle : expo, humour, concert, docus…

    http://convention-accueil-grande-synthe.fr

    Des dizaines de villes inventent une politique d’accueil des migrants

    Jeudi et vendredi s’est tenue à Grande-Synthe la première #Convention_nationale_sur_l’accueil_et_les_migrations. Des élus aux associatifs, tous les acteurs de l’aide aux migrants ont jeté des ponts entre les initiatives locales, cherchant à construire un réseau des villes accueillantes.

    https://reporterre.net/Des-dizaines-de-villes-inventent-une-politique-d-accueil-des-migrants

    Entre accueil et rejet : ce que les villes font aux migrants. Ce que les villes font aux migrants

    ce livre permet de mieux comprendre la diversité et la complexité des formes de l’accueil des migrants sur notre continent. Il nous fait saisir comment cet enjeu refaçonne les liens sociaux, les valeurs et les émotions collectives, et interroge les définitions pratiques de la citoyenneté prise dans un jeu de frontières. Dans un contexte d’anxiété identitaire qui se manifeste par la fermeture des frontières, le confinement et les expulsions, ce livre montre que la ville peut constituer un pôle de résistance et de contournement, voire de renversement des décisions de l’État central.

    Il est constitué d’enquêtes claires et approfondies menées dans plusieurs grandes villes européennes (Paris, Copenhague, Berlin, Barcelone, Istanbul…), et de témoignages d’acteurs concernés (migrants, militants, observateurs directs…).

    http://lepassagerclandestin.fr/catalogue/bibliotheque-des-frontieres/entre-accueil-et-rejet-ce-que-les-villes-font-aux-migrants.html

    Les ciutats fan front a la necessitat urgent d’habitatge públic

    Les ciutats europees han de fer front a la necessitat urgent d’habitatge públic. Per això, molts governs municipals estan reforçant les seves polítiques amb mecanismes innovadors que permetin fer front a la crisi de l’habitatge i a l’expulsió dels veïns dels seus barris.

    L’Ajuntament de Barcelona ha presentat un projecte per construir pisos d’estada temporal de construcció ràpida, sostenible i de qualitat. La iniciativa, anomenada APROP (Allotjaments de Proximitat Provisional), oferirà una resposta urgent mentre es construeixen les promocions d’habitatge públic, que requereixen de més temps.

    Responsables del consistori barceloní van explicar ahir aquest projecte en un acte organitzat per l’Observatori DESC i el propi Ajuntament.

    La jornada, anomenada ‘Urgent: solucions innovadores en habitatge públic’, es va celebrar al Pati Manning de Barcelona i hi van participar representants de les ciutats d’Amsterdam i Munic, a banda d’entitats com la Federació d’Associacions de Veïns i Veïnes de Barcelona (FAVB), la Fundació Hàbitat 3 i l’Institut de Tecnologia de la Construcció de Catalunya (ITeC), entre d’altres.

    http://ajuntament.barcelona.cat/lescorts/ca/noticia/les-ciutats-fan-front-a-la-necessitat-urgent-dhabitatge-pzblic

    Et dans ce cadre, le projet #APROP :
    https://www.barcelona.cat/infobarcelona/en/temporary-local-housing-to-combat-gentrification-2_622017.html
    #Barcelone

    Sanctuary in the City : #Beirut

    The world’s refugee crisis is a global responsibility that is especially discharged locally, in particular, in Lebanon, where refugees and displaced persons form a large percentage of the national population. Since the beginning of the Syrian Crisis in March 2011, Lebanon has been a refuge for many hundreds of thousands of people fleeing war. This project explores how municipalities cope with the crisis within the normative framework of human rights and corresponding obligations. It seeks to give voice to the experience of Beirut among the world’s cities claiming to apply that framework in policies, practice, services and local democratic leadership and administration.

    Through a series of workshops and other survey tools, the project captures the expressions, principles and experiences of local governance amid the refugee/displacement crisis. It seeks to channel the experience of refugees, civil society and local authorities by expressing operational principles and allows people in Beirut to identify what works and what could work better.

    One outcome of the project will be a local charter that gives voice to this community of practice among the world’s cities that are facing comparable challenges. The charter will form a basis for exchange, mutual learning and guidance for local administrations in future. The Beirut charter is seen as one tangible way to give credit to the people of Beirut for their role in assuming a local responsibility that the wider world shares.

    http://hic-mena.org/spage.php?id=qG8=

    Ici pour télécharger la charte de la ville de Beirut :
    http://www.hlrn.org/img/documents/Beirut_Charter_to_share_EN.pdf
    #ville-refuge

    International migrations and the “Right to the City
    http://www.unescochair-iuav.it/wp-content/uploads/2007/09/marcello-balbo.pdf

    Migrants’ (Denied) Right to the City

    The history of cities in the Indian sub-continent goes as far as the middle of the third millennium BC with the emergence of cities like Harappa and Mohenjo Daro in the Indus valley (Champakalakshmi 2006:8). During different phases of Indian history, many new cities have emerged and many have declined, shaping the history of India (Ramachandran 1995). The dynamics of city growth shows that migration has been a very important component as cities were centres of trade, manufacturing and services. These functions could not have been sustained without migration and migrant labour. People migrate to cities not only for work, but also on account of business, education, marriages, natural disasters and conflicts etc. As cities have evolved through various migrations over a long period of time, they are characterized by diversity in terms of ethnic and religious identities, occupations, language, culture, food habits and so on. In fact heterogeneity is the hallmark of cities and innovations -in which migrants have played a very significant role -are central to their existence. Migration, especially internal migration, contributes significantly to the growth of Indian cities. The Indian Constitution guarantees freedom of movement and freedom to settle within the territory of India as a fundamental right of all citizens (Article 19). Yet migrants face several barriers in terms of access to civic amenities, housing and employment, as well as restrictions on their political and cultural rights because of linguistic and cultural differences. These discriminations are articulated in various parts of India in the theory of ’sons of the soil’, which evokes anti migrant sentiments (Weiner 1978, Hansen 2001). Migrants are all the more vulnerable to discrimination and exploitation as many of them are poor, illiterate and live in slums and hazardous locations prone to disaster and natural calamities. As such, the condition of migrants in cities needs to be addressed squarely in urban policies and programmes.

    https://www.researchgate.net/publication/234169322_Migrants'_Denied_Right_to_the_City

    Mobile Commons, Migrant Digitalities and the Right to the City

    This book examines the relationship between urban migrant movements, struggles and digitality which transforms public space and generates mobile commons. The authors explore heterogeneous digital forms in the context migration, border-crossing and transnational activism, displaying commonality patterns and inter-dependence.



    https://www.palgrave.com/us/book/9781137412317
    #livre

    Ce qu’ils font est juste : ils mettent la solidarité et l’hospitalité à l’honneur

    L’étranger est par essence louche, suspect, imprévisible, retors, de taille à commettre des avanies, même s’il survit dans le plus profond dénuement, s’il souffre de la faim, du froid, qu’il n’a pas de toit pour se protéger. L’étranger, homme, femme ou enfant, représente toujours un danger, qu’il faut combattre à tout prix.

    La loi dispose que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France » encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

    Cette sanction pénale est réservée aux « aidants » désintéressés, animés par le seul élan d’humanité et de dignité vis-à-vis d’eux-mêmes et de ceux voués à tout juste subsister. Ils ont choisi, en connaissance de cause, de commettre ce qu’on appelle le « délit de solidarité » ou « d’hospitalité ». Des expressions devenues familières, dans leur obscénité, depuis qu’on a vu traduits devant les tribunaux des « désobéissants », paysans, professeurs, élus municipaux, citoyens bienfaisants coupables d’avoir, sans contrepartie d’aucune sorte, secouru, protégé, rendu service à des hommes, femmes et enfants qui n’avaient pas l’autorisation de fouler la terre française.

    Les élections présidentielle et législatives en France ont fourni l’occasion d’une chasse aux désobéissants, comme si la majorité des candidats s’étaient accordés pour rassurer l’opinion en la sommant de collaborer : la France ne laissera pas entrer chez elle des hordes de réfugiés, de migrants si menaçants. Chaque jour a apporté son nouveau délinquant, lequel n’a pas désarmé, il est entré en résistance. Il offre le gîte, le couvert, la circulation à des exilés miséreux, il est capturé par des policiers, punit par des magistrats… et il recommence, parce que l’hospitalité et la solidarité ne sont pas une faveur mais un droit, un devoir et qu’il aime accomplir ce devoir-là.

    Des écrivains ont accepté avec enthousiasme d’écrire, à leur guise, dans une nouvelle, fiction ou rêverie, leur respect pour ces gens de bien, et leur inquiétude de voir agiter les spectres de graves menaces incarnés par des êtres humains réduits à peu de choses. Pas seulement : c’est aussi vers l’Autre que va leur curiosité, l’Autre qui gagne toujours à être connu et non chassé.

    http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/Argu.php?ID=147

    cc @reka

    • A contre-courant, #Sarajevo affiche sa solidarité

      Quelque 600 migrants parmi les 8 000 entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale.

      La scène est devenue familière. Sur le parking de la gare de Sarajevo, ils sont environ 300 à former une longue file en cette soirée chaude de juillet. S’y garera bientôt une camionnette blanche d’où jailliront des portions des incontournables cevapcici bosniens, quelques rouleaux de viande grillée servis dans du pain rond, accompagnés d’un yaourt. Une poignée de femmes et quelques enfants se mêlent à ces jeunes hommes, venus de Syrie, d’Irak, du Pakistan ou d’Afghanistan et de passage en Bosnie sur la route vers l’Europe de l’Ouest. Environ 600 des 8 000 migrants entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale. La majorité est bloquée dans le nord-ouest, en tentant de passer en Croatie.

      « Ici, l’accueil est différent de tous les pays par lesquels nous sommes passés. Les gens nous aident. Ils essaient de nous trouver un endroit où prendre une douche, dormir. Les flics sont corrects aussi. Ils ne nous tabassent pas », raconte un Syrien sur les routes depuis un an. Plus qu’ailleurs, dans la capitale bosnienne, les habitants tentent de redonner à ces voyageurs clandestins un peu de dignité humaine, de chaleur. « Les Sarajéviens n’ont pas oublié que certains ont été eux-mêmes des réfugiés pendant la guerre en Bosnie[1992-1995, ndlr]. Les pouvoirs publics ont mis du temps à réagir face à l’arrivée des migrants, contrairement aux habitants de Sarajevo qui ont d’emblée affiché une solidarité fantastique. Grâce à eux, une crise humanitaire a été évitée au printemps », affirme Neven Crvenkovic, porte-parole pour l’Europe du Sud-Est du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

      En avril, 250 migrants avaient mis en place un campement de fortune, quelques dizaines de tentes, dans un parc du centre touristique de Sarajevo. L’Etat qui paraissait démuni face à cette situation inédite ne leur fournissait rien. « Dès que nous avons vu venir des familles, nous nous sommes organisés. Des gens ont proposé des chambres chez eux, ont payé des locations », raconte une bénévole de Pomozi.ba, la plus importante association humanitaire de Sarajevo. L’organisation, qui ne vit que des dons des particuliers en argent ou en nature, sert actuellement un millier de repas par jour dans la capitale bosnienne et distribue vêtements et couvertures. Lors du ramadan en mai, 700 dîners avaient été servis. Des nappes blanches avaient été disposées sur le bitume du parking de la gare de Sarajevo.

      Non loin de la gare, un petit restaurant de grillades, « le Broadway », est tenu par Mirsad Suceska. Bientôt la soixantaine, cet homme discret apporte souvent des repas aux migrants. Ses clients leur en offrent aussi. Il y a quelques semaines, ils étaient quelques-uns à camper devant son établissement. Un groupe d’habitués, des cadres qui travaillent dans le quartier, en sont restés sidérés. L’un d’eux a demandé à Mirsad de donner aux migrants toute la nourriture qui restait dans sa cuisine. « Quand je les vois, je pense aux nôtres qui sont passés par là et je prends soin de ne pas les heurter, les blesser en lançant une remarque maladroite ou un mauvais regard », explique Mirsad. Dans le reste du pays, la population réserve un accueil plus mitigé à ces voyageurs.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/a-contre-courant-sarajevo-affiche-sa-solidarite_1669608

    • Et au contraire... la #non-hospitalité

      Le guide de l’hospitalité que n’a pas écrit #Christian_Estrosi

      En juillet 2013, le maire LR de #Nice, Christian Estrosi, envoyait à 3 500 édiles ses recommandations pour éviter la concentration de populations migrantes. Le Perou, un collectif d’urbanistes, a adressé en juillet aux mêmes communes un guide de l’hospitalité, issu de leurs expériences dans des bidonvilles.

      http://www.liberation.fr/france/2018/08/07/le-guide-de-l-hospitalite-que-n-a-pas-ecrit-christian-estrosi_1671153

      Pour télécharger le #guide du #Perou :
      http://www.romeurope.org/wp-content/uploads/2018/08/Guide_PEROU_images.pdf