• "Se regrouper pour pouvoir parler de la disparition de nos proches" : au #Maroc, un millier de mères et sœurs mobilisées pour leurs #disparus

    Des mères et sœurs marocaines de disparus animent depuis bientôt dix ans une #association pour faire entendre leurs voix dans un pays où l’exil est souvent criminalisé. Au fil des années, leur association a regroupé près d’un millier de proches de disparus sur leur route vers l’Europe, dans différentes zones frontalières : Balkans, Atlantique, Méditerranée… Rencontre avec cinq femmes qui ne lâchent pas leur combat, à #Rabat.

    Sous l’œil des locaux et des touristes étrangers assis en terrasse, des barques de pêche flottent lentement dans le port de Rabat. Deux plages de sable fin, où des adolescents courent vers l’eau, encadrent d’un côté et de l’autre l’embouchure dominée par la Kasbah des Udayas, berceau de la capitale marocaine. Une petite fille portant dans son dos deux ailes de papillon rose sautille de rocher en rocher. Un couple se tient droit, immobile, le regard vers l’horizon. Tout au bout de leur regard, tout au bout de cet estuaire du #fleuve_Bouregreg : l’#Atlantique.

    “C’est d’ici, en partant de cette #rivière, que mon frère est sorti du pays, vers l’océan”, souffle Hafida Labiad, le regard cerné de noir. Son visage calme recèle un espoir, ou un tourment, impossible à faire taire : "Il y a des rumeurs sur le fait que lui et ses compagnons de route auraient pu être récupérés par les secours espagnols et portugais". C’était il y a cinq ans. Dix-sept autres personnes ont disparu sur le même bateau.

    Des embarcations de fortune tentent parfois de prendre la mer depuis les zones côtières autour de Rabat, malgré la surveillance et les interceptions régulières des autorités marocaines. Soixante-dix mille tentatives ont été interceptées sur l’ensemble du territoire marocain en 2025, selon les autorités.

    Après la disparition de son frère, #Hafida_Labiad a co-construit le collectif des familles marocaines de disparus aux côtés de #Hassan_Ammari. Celui-ci préside l’#Association_Marocaine_d’Aide_aux_Migrants_en_Situation_Vulnérable (#AMSV), créée en 2017 et basée à Oujda, qui regroupe aujourd’hui en son sein les familles de disparus réunies au fil des années par Hafida.

    986 familles réunies par l’association

    "Pour ne pas vivre seules la situation, l’association nous a regroupées pour pouvoir parler de la disparition de nos proches", explique Fatima Al-Kazar, qui arbore un haut à fleurs bleues. Son fils, Ashraf Charabi, a disparu il y a cinq ans en Algérie avec trois autres personnes.

    Pour mettre en lien et organiser les familles, des groupes #whatsapp ont été créés. Il en existe treize, organisés par territoires de disparition : "Les disparus en Turquie, en Algérie, dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, au Maroc, sur la route des Balkans, en Libye…", déroule Hassan Ammari. "Au total, nous sommes à 986 familles".

    Hafida Labiad, qui est présente dans tous les groupes au vu de son rôle d’animatrice, est particulièrement concernée par celui sur les routes de l’Atlantique - depuis la disparition de son frère. Avec le collectif, "Il n’est pas question de ma seule souffrance : on partage la #souffrance entre les familles, mais aussi le #partage des informations", résume-t-elle.

    Un #guide illustré, un livre "contre l’#oubli"

    Le collectif a édité, en 2024, un "Guide illustré : à la recherche d’un disparu ou d’un détenu aux frontières". Il y est écrit comment contacter la police, le ministère des affaires étrangères, le Croissant rouge ou la Croix rouge selon les pays… Cet outil qui n’existait pas auparavant permet de contrer le #désarroi : quand une disparition survient, "nous ne savons pas où aller, ce qu’on peut faire... Les informations qui nous arrivent sont parfois fausses ou sont de l’escroquerie”, explique Fatima Al-Kazar. Grâce à ce guide destiné à toute famille concernée, "on peut mieux se repérer".

    L’association diversifie les moyens de diffusion. Imane El Bouastaoui, jeune femme discrète à la voix douce, lunettes de soleil rectangulaires remontées sur son foulard couleur parme, est l’autrice d’un livre, "Entre les vagues et l’absence". L’ouvrage raconte la quête de son frère disparu lors d’une traversée vers les îles Canaries. Il est préfacé par l’association, qui a aidé à son édition. "C’est un #livre contre l’oubli", en dit Imane. "Énormément de ces disparitions tombent dans l’oubli. Moi, je ne veux pas que mon frère et ses amis soient oubliés. Je voulais que ce roman soit un miroir, et une mémoire, pour les autres familles".

    Elle rencontre l’association un an après la disparition de son frère dans l’Atlantique. Celui-ci était parti d’Algérie, au milieu d’un groupe de 42 personnes. "Le disparu reste souvent un chiffre. Moi, je ne veux pas qu’il soit un #chiffre, je veux qu’il soit un #nom." Il s’appelait Mohammed El Boustaoui. "Mon roman donne à voir un nom, une famille, un être humain". Écrire est aussi une façon de ’répondre au silence des structures officielles’", complète la jeune femme.

    Mobilisations face au Parlement et au ministère des affaires étrangères

    Au Maroc, les #familles de disparus décrivent en effet le #tabou qui règne autour des disparitions, tant le fait de prendre la route de l’exil est mal considéré. Hafida s’en souvient : lorsqu’elle a tenté en 2022 de déposer, pour l’association, une déclaration collective de disparitions à la police marocaine, "ils nous ont dit : ’Votre proche, c’est lui qui s’est enfui du pays. Ce n’est pas un disparu’. On était criminalisés. Cela m’a mise en colère".

    Dans la foulée, l’association s’est mobilisée face à ce refus de prise en compte des autorités. Des familles sont venues de Beni Mellal, de Oujda, de Marrakech, de Berkane… jusqu’à Rabat. "On était quasiment 80 familles représentées", raconte Hafida. Ensemble, elles ont tenu un #sit-in devant le Parlement à la façade rouge, situé sur une grande avenue de la capitale. Au milieu de cette avenue se trouve une fine esplanade, éclatante au soleil, cernée de hauts palmiers et de quelques bancs : celle-ci fait office de lieu de rassemblement pour les manifestations. "Malheureusement, ce jour-là, les familles ont été frappées par les forces de l’ordre", raconte Hafida.

    Pas de quoi les décourager cependant. "Après, on s’est dirigé en groupe vers le ministère des affaires étrangères pour y déposer notre déclaration. Ensuite, l’association s’est chargée du suivi avec le ministère", expose Hafida Labiad. Un an après, en 2023, nouveau rendez-vous ici à Rabat : cette fois, pour un sit-in devant le siège de la délégation de l’Union européenne (UE). Une représentante est venue à leur rencontre, à laquelle les familles ont pu remettre une lettre contenant leurs revendications pour obtenir l’aide de l’UE quant aux recherches de leurs proches disparus et au processus d’identification. Les familles ont aussi pu se rendre au siège du CICR (comité international de la Croix-Rouge) au Maroc.

    Malgré ces #mobilisations, "on voit peu de changement dans nos relations avec les autorités et la police". Une victoire tout de même, avec le ministère marocain des affaires étrangères : "Eux reconnaissent désormais qu’il s’agit de disparitions". Grâce à ce canal ouvert avec ce ministère, en 2025, le consulat du Maroc en Espagne, basé à Almeria, a demandé de lui-même des informations sur les disparus recensés par l’association, pour procéder à d’éventuelles identifications de corps retrouvés en Espagne. Depuis, les familles attendent des nouvelles.

    #Identification des corps : quand le collectif ouvre les portes

    S’engager dans des procédures d’identification reste un parcours du combattant : l’association permet de donner du poids aux familles pour obtenir la prise en charge de leur test #ADN. Le cas de Fatema Mesdar l’illustre bien. Son fils Oussama Lamari a disparu avec 33 autres personnes, à bord d’un bateau parti des côtes tunisiennes. Seuls deux corps auraient été retrouvés.

    Mais cela, les familles marocaines ne l’ont appris que trois mois après le naufrage. "Cette absence d’informations, c’est aussi parce que les passeurs s’en sont mêlés. Le jour où on l’a appris, il était trop tard, les corps allaient être enterrés [dans la ville de] Menzel Bourguiba…", raconte Fatema, habillée tout en rose pâle, le regard doux. "On attend encore de connaître leur identité : le premier corps a été identifié, mais le deuxième toujours pas, alors qu’il y avait deux passeports retrouvés”.

    Pendant des semaines, avant de connaître l’association, Fatema avait mené ses recherches en solitaire. "Je suis allée de Casablanca à Tunis, toute seule, en avion. J’y suis restée 45 jours. Je menais mes recherches isolée sur moi-même, dans l’obscurité". Plusieurs familles finissent par lui dire de ne pas rester seule et une femme l’oriente vers l’association, à laquelle Fatema Mesdar confie tous ses documents et vidéos obtenues lors de ses recherches en Tunisie sur le naufrage. Elle commence à participer à des ateliers regroupant les familles. "On m’a donné la parole. Pour la première fois je me suis sentie soulagée, écoutée. C’étaient des moments forts émotionnellement."

    Ce soutien lui a donné l’énergie de relancer ses recherches, auprès d’autres institutions, appuyée désormais par l’association. Fatema est retournée en Tunisie, mais cette fois, en portant la parole de tout un groupe. "Aucune porte ne m’a été fermée, parce que je portais la parole de tout un collectif. Toutes les structures m’ont reçue et écoutée. J’ai été à Djerba, à Sfax, auprès de la gendarmerie, la police, le ministère de l’Intérieur, les gardes-côtes tunisiens… On m’a accueillie partout. J’ai même pu faire mon test ADN gratuitement."

    Au-delà de son cas, Fatema Mesdar bataille désormais pour améliorer les #procédures_d’identification pour toutes les familles de disparus. Mais aussi pour les encourager à transmettre leurs données et leur ADN. "Au début les familles des disparus dans le même bateau que mon fils avaient peur, par rapport aux #passeurs : l’un était en Tunisie et l’autre, un Marocain, en Italie", relate-t-elle. La peur se joue aussi dans la relation aux autorités : "Il faut de la #sensibilisation", insiste Fatema.

    Décès, détenus : quand les #enquêtes_citoyennes aboutissent

    Malgré toutes ces procédures administratives et judiciaires, "j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour mon fils. Je me sens coincée", confie Fatema, toujours en attente de réponse. La Tunisie lui a indiqué que son test ne correspondait à aucun corps retrouvé. Côté marocain, elle est toujours en attente. Comme d’autres familles, elles aimeraient pouvoir envoyer ses données en Espagne ou au Portugal, de l’autre côté de la mer. "Je veux juste un cheveu de mon fils, vivant ou mort. Je veux juste aller pleurer sur la tombe de mon fils".

    Le problème, c’est qu’il "n’y a pas de réelle concertation des différentes autorités sur la question de l’identification. Nous avons besoin d’une #base_de_données centralisée", défend Hassan Ammari, le président de l’association. Son équipe a procédé elle-même à l’identification de 56 personnes depuis 2017. Hors des procédures officielles en premier lieu, et avec les moyens du bord - jusqu’à obtenir la validation officielle, in fine, d’un juge qui autorise ainsi la famille à récupérer le corps. Ce travail citoyen de fourmi, aboutissant à des dossiers enfin clôturés, est synonyme de "souffrance, car c’est un processus extrêmement fastidieux".

    D’autres dossiers se concluent par des proches retrouvés en prison. Bouaïcha, membre de l’association depuis un peu plus d’un an, avait perdu la trace de son fils en Algérie il y a sept ans. "En premier lieu, on m’a dit qu’il était mort. Mais j’avais le sentiment qu’il était en vie. Je suis allée seule de Casablanca à Oran, pour ramener mon fils vivant ou mort : je m’étais donné ce défi là". Mais seule, "je ne savais pas où aller, à quelles structures m’adresser, quels discours utiliser", retrace cette femme au sourire mélancolique, des plis rieurs aux coins des yeux, vêtue tout de bleu. "Pendant un mois, de 7 heures du matin à 19 heures, je tapais à toutes les portes, en vain. J’ai aussi gaspillé énormément d’argent dans les transports".

    Depuis sa rencontre avec l’association, elle a pu relancer ses recherches, avec l’appui d’une avocate. Quinze jours après, l’avocate avait identifié la prison où son fils se trouvait en réalité détenu en Algérie, au nom de la loi 08-11, qui rend l’immigration irrégulière pénalement répréhensible de plusieurs années de prison. "Mère d’un disparu, elle est devenue mère d’un détenu", résume Hassan. Sept ans après, "j’ai enfin pu rendre visite à mon fils, en prison" raconte, émue, Bouaïcha. "Pour seulement 15 minutes". Depuis, son fils a aussi réussi à lui envoyer des lettres, et à lui parler une fois par téléphone, grâce à la clémence d’un gardien.

    Rencontrer d’autres familles, "c’est ce qui m’a donné la force de parler de mon fils", malgré cette condamnation qui couvre d’une chape de plomb son histoire. "L’association a été un tournant dans ma vie", conclut Bouaïcha. Aujourd’hui, j’ai trouvé une famille. Une grande famille".

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72092/se-regrouper-pour-pouvoir-parler-de-la-disparition-de-nos-proches--au-
    #migrations #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #femmes #criminalisation

    ping @6donie

  • Wikipedia bans AI-generated articles | The Verge
    https://www.theverge.com/tech/901461/wikipedia-ai-generated-article-ban

    Wikipedia editors can only use AI for basic copy editing or translations.

    #Wikipedia will no longer allow editors to write or rewrite articles using #AI. The update, which was added to Wikipedia’s #guidelines late last week, cites the tendency for #AI-written articles to violate “several of Wikipedia’s core content policies” as the reason for the ban.

    The change applies to the #English version of Wikipedia and will still allow editors to use AI in certain scenarios. That includes using large language models to “suggest basic copyedits” to their writing, but only if it “does not introduce content of its own.” Editors can also use AI to translate articles from another language’s Wikipedia into English. However, they still must follow the site’s rules on #LLM-assisted #translations, which require editors to have enough knowledge of the original language to confirm the accuracy of the translation.

  • Roma – Esperimenti di contenzioso contro i #Respingimenti in mare
    https://www.meltingpot.org/2026/03/roma-esperimenti-di-contenzioso-contro-i-respingimenti-in-mare

    Giovedì 26 marzo alle 14:30, ASGI, insieme alla Clinica del Diritto dell’Immigrazione e della Cittadinanza e al JL Project, presenta la Guida pratica sul contenzioso strategico avverso i respingimenti nel Mediterraneo e per il diritto d’ingresso redatta con il sostegno della Heinrich-Böll-Stiftung. La presentazione si terrà all’Università Roma Tre, Via Ostiense 159 – 161 (Aula 278, 2° piano) e sarà un’occasione per interrogarsi sul ruolo del contenzioso strategico nell’attuale fase e sulle reti di sapere e azioni che si possono intessere tra le realtà della società civile per garantire i diritti e costruire immaginari alternativi sulla mobilità umana. Interverranno: La Guida, redatta

    #Incontri_informativi_e_formativi #Schede_pratiche #Guide_e_strumenti_asilo #Italia #Mediterraneo_centrale #Operazioni_SAR #Violazioni_e_abusi #Visto_d'ingresso

  • Sick of Feeling Like a Tourist? There’s a Tour for That

    With visitors increasingly interested in the social and political realities of global tourist hot spots, some local guides are adapting their offerings.

    I arrived in Athens for the first time last May with visions of alabaster architecture and picturesque avenues. But when I arrived in Petralona, the central neighborhood where I was staying, I found vacant storefronts, broken sidewalks and crumbling, graffiti-covered buildings.

    The more I explored, the more I wondered why parts of this ancient city had come to convey urban decay rather than classical charm.

    A tour of the Acropolis would most likely not provide answers. Searching on Airbnb Experiences for something more relevant, I found the Athens Social and Political Walk. Its tagline: “How did the ‘cradle of democracy’ become the ‘basket case of Europe’?” I signed up for a similar tour offered by the guide.

    I met the guide, a 35-year-old Spanish-born political scientist named Isaac Caballero Suey, and five other participants near bustling Omonoia Square. Mr. Suey, who had close-cropped hair and glasses, started off by explaining that contemporary Athens has almost nothing in common with the Ancient Greece of Aristotle. These days the city is a petri dish for pretty much every major postmillennial social ill — gentrification, wealth disparity, refugee and immigrant crises, and infrastructure decay.

    With tourism putting pressure on vacation hot spots like Athens, Buenos Aires, Mexico City and Rio de Janeiro, experiences like Mr. Suey’s are drawing curious visitors. They offer a counterpoint to traditional tourism narratives and a way to learn about the tensions affecting the people who actually live in these places.
    Glimpses of an Unseen City

    For three hours, Mr. Suey led us through parts of the city most travelers would ignore or avoid — where abandoned schools and dingy apartments abutted high-rise hotels, and empty arcades concealed vacation rentals.

    He gave us a glimpse of the world inhabited by mostly unseen Athenians, including immigrants and squatters. He connected these locations to issues like corruption, cultural displacement and politics, and shared enlightening stories of grass-roots organizing and mutual aid.

    The tour scrambled my preconceptions, leaving me with an appreciation for Athens as it was rather than as I had imagined it. I wasn’t the only one.

    “The more traditional tourist narratives feel dismissive of the people who live in these places, like they’re not important, and it’s no surprise that places like Athens have struggled to find a modern identity because of this,” said Peter Allen, a 38-year-old software engineer from Liverpool who was also on the tour.

    Mr. Allen, who could be described as a digital nomad, slots into the typical Athens Social and Political Walk demographic, Mr. Suey said: left-leaning frequent travelers, mostly from major cities. “Professors, people of social sciences, politics, economics, but also a lot of tech people,” he explained. “I could even tell you they love the brand Patagonia.”

    Mr. Suey, who also offers tours like Understanding the Refugee Crisis and the Greek LGBTQ History Walk, noted that most bookings are last-minute, suggesting that curious tourists may seek out his distinctive analysis only after they’re exposed to the official “This is Athens” visitors’ guide.

    “My goal is to give you an image of what’s going on in the country, and this is not what tourism boards are interested in,” Mr. Suey said. “I see myself as a political scientist, and what I do is like a documentary.” It is also a business. My tour cost 32 euros, or about $37.

    Encouraged by feedback from participants, he started a company called Planetwonk to bring similar tours to destinations like Buenos Aires, Manila, Mexico City and Rio de Janeiro.

    Beyond ‘Tequila Tours’

    Mr. Suey put me in touch with his partner in Mexico City, a 27-year-old graduate student of art history named Gustavo Sánchez. When he responded to Mr. Suey’s job posting on LinkedIn last year, Mr. Sánchez was working as a traditional, federally credentialed guide doing “tequila tours, very mariachi, very stereotypical,” he said in a phone interview. “Those tours are fun, but if we only do those, we’re exoticizing the country. We’re hiding the problems.”

    Tensions have recently been rising in Mexico City as well-heeled tourists and remote workers have driven up the cost of real estate and food prices, and demonstrations erupted last summer.

    Well versed in Mexico City’s history of corruption and protest, and with Mr. Suey’s guidance, Mr. Sánchez created the Mexico City Social and Political Tour (€34). Mr. Sánchez takes his guests — primarily students, journalists and nonprofit workers — to places like La Merced, the neighborhood that’s home to Mexico City’s largest market and has struggled with government neglect, and Plaza Tlaxcoaque, the site of a former secret prison where dissidents were tortured, which now hosts a large encampment of homeless people.

    “Other guides believe we shouldn’t talk about the bad things happening here. I think that’s unethical,” he said, noting that to his knowledge he’s the only guide in the city leading tours of this type. “I love Mexico City. I’ve studied its history. When you love a place, you can criticize it, because you want it to change.”

    These types of tours offer an alternative to the crowded predictability of social-media-driven tourism, but they existed long before Instagram and its peers. The Catalonian artist and writer Joan Brossa organized a one-night-only “anti-tourism” tour of Barcelona in 1979.

    More recently, in Portugal, Bruno Gomes started We Hate Tourism Tours in 2008, during a painful economic downturn. A skater and surfer, Mr. Gomes used to schlep visiting friends around Lisbon in his van, skipping popular destinations for his personal favorites and planting the seeds of his current company. Today, along with a staff of eight, he offers tours like We Hate Landmarks and Real Life Suburbia, starting at €47 a person. Mr. Gomes and his team still bypass popular sites like the Moorish Castle in Sintra in favor of less-visited alternatives of guides’ choosing.

    “I’m a designer and an artist,” Mr. Gomes said. “My colleague, she’s a journalist. We have an engineer. We have a musician. No one really has anything to do with tourism. We just share what we love.”
    Space for ‘Anti-Tourism’

    Traditional tour operators in Athens and Mexico City don’t seem to mind the competition. Representatives from the nonprofit operator This Is Athens and El Taco Club, a service in Mexico City that employs 80 guides and hosts thousands of guests annually, both used the term “complementary” to describe the nontraditional experience these so-called anti-tourism tours provide.

    The common spirit behind these experiences is an urge toward counterprogramming, but they can diverge in their approach to doing business. In fact, some are not businesses at all.

    Kyle Kajihiro, a University of Hawaii professor of ethnic studies, has spent more than 20 years leading informal tours of Oahu, mostly for friends and colleagues, that challenge the erasure of Native Hawaiians by American colonialism and military expansion. He calls these outings DeTours.

    Dr. Kajihiro does zero marketing for DeTours, nor does he charge for them, and they’re not really targeted at the general public. Instead, when interested people reach out, he screens them to gauge their commitment to Native Hawaiian issues like land rights and food sovereignty. DeTours, he says, are not a commercial venture but rather a way to connect like-minded activists.

    “I think there’s a market for alternatives that are less ethically problematic, that even feel affirming of certain values people have. And there’s a need to have a different kind of story being told,” he said. “But I’m troubled by the way that even good intentions can become a commodified experience.”

    The notion of anti-tourism tours may seem contradictory, but according to Anu Taranath, a faculty member at the University of Washington and the author of “Beyond Guilt Trips: Mindful Travel in an Unequal World,” embracing the full breadth of these tours — from Mr. Suey’s expansive approach to Dr. Kajihiro’s strategic exclusivity — could help drive a necessary shift in travel habits.

    “We need to operate on all levels,” Dr. Taranth said. Anti-tourism “isn’t antithetical to tourism, but our definition of tourism should open up.”

    “None of those are simple conversations to have,” she added, “but I’m seeing people wanting to understand where we are and how we got here, and what it means to do something different.”

    https://www.nytimes.com/2025/10/29/travel/athens-mexico-tourism.html
    via @fil
    #anti-tourisme #résistance #villes #urbanisme #airBnB #surtourisme #tourisme_de_masse #urban_matter #Athènes #Buenos_Aires #Mexico_City #Rio_de_Janeiro #alternative #contre-narration #TRUST #master_TRUST

  • #AMIS

    Vous avez aussi probablement vers chez vous une antenne ligue des droits de l’Homme / association anti répression qui ont des numéros d’avocat : il est recommandé de s’écrire le-dit numéro quelque part (sur le bras par exemple) pour pouvoir l’appeler en cas de garde à vue.

    https://pipou.academy/@darckcrystale/115176601595782106

    #conseils #garde_à_vue #arrestation #avocat #médecin #silence #informer
    #droits #guide #manuel #manifestation #police #défense #résistance #quoi_faire #je_n'ai_rien_à_déclarer #quoi_faire

    • #Conseils_pratiques pour manifester

      Ce document est une compilation d’infos collectées un peu partout sur le Net, suite notamment aux mobilisations de Seattle, Washington, Prague, Nice, Davos, Gènes ...
      Ces infos sont là pour vous aider à vous préparer pour les prochaines mobilisations ...
      L’une des caractéristiques des dernières grosses mobilisations anti-capitalistes a été l’existence de nombreux petits groupes affinitaires, très mobiles. Un certain nombre des conseils ci-dessous concernent ces groupes affinitaires.
      Même si vous décidez de bouger au sein de gros cortèges, il peut être utile de vous coordonner au sein de ces cortèges en petits groupes.
      La plupart de ces conseils paraîtront sans doute évidents, ou paranos, mais bon, mieux vaut essayer de prévoir avant.

      Trousses de secours

      Il est important d’avoir toujours sur soi de quoi soigner de petites blessures, qu’elles soient le fait de la répression policière ou de simples accidents.

      Pensez par exemple à du sérum ou un produit pour les yeux, de quoi faire un pansement d’urgence si vous êtes séparéE de votre secouriste ; une bande, quelques compresses...

      Asthmatiques, pensez à la ventoline,

      Privilégiez les lunettes aux lentilles, ayez si possible 2 paires dont une qui ne craint rien,

      Pour les filles, si vous avez vos règles, privilégiez les serviettes aux tampons, en cas d’arrestation vous risquez de ne pas pouvoir en changer.

      Essayer d’avoir dans chaque groupe quelqu’un ayant des notions de secourisme, et une trousse de secours complète, avec :

      – Des gants stériles,
      – des pansements,
      – des compresses,
      – des bandes stériles,
      – du coton (nez qui saigne...),
      – des antiseptiques,
      – les médicaments classiques contre les maux de tête, les problèmes digestifs...

      Quelques objets à avoir sur vous :
      Prenez autant d’eau que vous pouvez sans vous surcharger. Pour boire bien sûr, mais aussi pour se rincer les yeux en cas d’attaque aux gaz, ou pour nettoyer une plaie. Evitez évidemment les bouteilles en verre.
      De l’argent liquide, ça peut toujours servir. Si vous vous faites arrêter, les flics peuvent vous apporter des sandwichs en vous les faisant payer. Pensez à avoir de la monnaie si vous devez utiliser des toilettes publiques, un distributeur de café ...
      Une carte téléphonique, même si vous avez un portable.
      De quoi écrire : feuilles et stylos peu fragiles, mais aussi marqueurs si vous devez laisser des messages
      Une lampe de poche,
      *des allumettes,
      Pensez a prendre de la nourriture.
      Si les actions durent des heures, il ne faut pas oublier de faire régulièrement des pauses pour grignoter. Ca permet de se calmer et de reprendre des forces. Prenez des choses énergétiques et peu fragiles (chocolat, pâtes de fruit, barres de céréales...) Evitez les fruits qui s’écrasent au fond du sac

      Comment s’habiller ?
      Essayez de vous habiller de la façon la moins voyante possible,
      Pensez à avoir des vêtements chauds,
      Des chaussures confortables pour marcher longtemps, courir... et qui ne prennent pas l’eau,
      Une cape de pluie (ou un sac poubelle) peut être utile,
      Emportez de quoi vous changer, pour plusieurs raisons :
      – si vous avez été repéréE en train de faire des choses que la loi réprouve,
      – ça peut vous éviter de vous faire interpeller,
      – des vêtements empestant les lacrymos ou pleins de boue peuvent vous dénoncer aux flics ?
      – si les flics utilisent des canons à eau, prévoir des vêtements imperméables, ou de quoi se changer.
      Les affaires de rechange seront utilement emballées dans des sacs plastiques pour les protéger des intempéries...
      des sacs plastiques (ça peut toujours servir).

      Concernant les informations juridiques, avoir un nom d’avocat suffit en théorie. Pas besoin d’avoir son numéro. Pas besoin non plus d’avoir sur soi son guide du manifestant interpellé :
      Il est préférable de l’avoir lu et de le connaître avant, même si les commissariats sont généralement des zones où le droit des manuels ne s’applique pas.

      Comment se protéger ?
      A chacunE de déterminer s’il/elle se donne les moyens de se protéger, au risque de passer pour unE affreux/euse casseur/euse, ou s’il/elle préfère se faire passer pour unE innocentE passantE embarquéE bien malgré lui/elle dans cette histoire. Ceux qui décident de se protéger pourront recourir aux méthodes classiques :
      Lunettes de plongée pour les yeux,
      Prévoir plusieurs foulards, keffieh...
      Les garçons pourront avoir intérêt à avoir une coquille,
      Pour les bras et les jambes, des protèges-tibias classiques, ou la méthode italienne, à base de blocs de mousse renforces de bouts de bois.
      N’oubliez pas les gants
      Pensez aussi à quelque chose pour vous couvrir la tête, toujours utile contre les retombées de grenades lacrymos
      Il ne s’agit pas de se transformer en guerrier urbain, mais l’expérience prouve que quelque soit le type d’action menée, qu’elle soit violente ou non, la riposte policière est toujours brutale.

      Pour éviter les ennuis :
      N’oubliez pas vos papiers d’identité
      Du papier toilette, ça peut toujours servir
      Si vous avez un portable, pensez a le recharger avant de partir et emportez si possible une batterie de rechange ou des piles.
      Si vous n’avez aucun endroit sûr où laisser vos affaires (si vous êtes hébergés dans un squat que les flics risquent d’évacuer par exemple. A Prague, les flics ont confisqué des sacs au camping pendant que les propriétaire n’étaient pas là), il peut être utile de n’emporter que le minimum d’affaire et d’avoir toujours son sac avec soi.

      Communiquer ?
      Pour pouvoir bouger efficacement, il est essentiel d’avoir de bonnes infos, et pour cela nous ne pouvons compter que sur nous. L’exemple de Prague où d’innombrables fausses informations (intentionnelles ou non ont circulées nous le prouve. Il faut donc avoir des moyens de communication et des contacts fiables. Le moyen de communication de base est bien évidemment le portable. Mais il ne faut pas oublier le rôle des messagers. Si ceux-ci peuvent disposer de moyens de déplacement rapides (rollers, trottinette, vélo...), c’est encore mieux. Il faut avoir des contacts fiables dans les groupes d’activistes, mais aussi dans les endroits « stratégiques » (centres de convergence, points infos...) et quelques personnes « à l’arrière » chargées de collecter et de retransmettre les infos. Même s’il ne se passe rien, que chaque groupe informe régulièrement les collecteurs, afin que chacunE puisse avoir en permanence une vision claire de la situation, et se déterminer en fonction.
      N’oubliez pas que toute communication est interceptable.
      Il peut être utile de prévoir un code.

      http://1libertaire.free.fr/manif1.html

    • Pratique sur l’équipement du bon petit manifestant

      Considérant l’engouement pour les manifestations qui se profilent dans les jours / semaines à venir, je me permets aujourd’hui de partager quelques conseils pratiques pour celles et ceux qui seraient amenés à prendre place dans un cortège pour la première fois. C’est une expérience très enrichissante, mais comme tout, ne doit pas forcément se prendre à la légère.

      Ces conseils sont tirés à la fois de mon expérience acquise suite aux manifestations auxquelles j’ai pris part (les premières remontant à l’époque du lycée vers 2010, les dernières étant les grosses manifs gilets jaunes au début du mouvement), mais aussi de bon sens basique.

      La tenue :

      Prévoyez un tenue adaptée à la météo du jour, avec de bonnes chaussures. Une manifestation, par définition, consiste à marcher dehors. Vous n’irez pas faire un trek l’été en tong avec une doudoune, adaptez donc votre tenue aux conditions météo locales. Ne vous couvrez pas trop cependant, marcher entretient la chaleur du corps, il faut trouver votre équilibre. Preférez des chaussures imperméables.

      Prenez des vêtements auxquels vous ne tenez pas. Il se peut que vous vous retrouviez avec des vêtements abimés, ce qui serait dommage s’il s’agit de vêtements chers, mais aussi l’odeur de la lacrymo est très persistante et fort désagréable.

      S’il y a un risque de pluie, prenez un K-Way ou tout autre sur-vêtement imperméabilisé. Être trempé jusqu’aux os dehors en plein hiver vous coupe l’envie de revendiquer quoique ce soit. Si vous n’en avez pas, un sac poubelle fera l’affaire. C’est l’accessoire du pauvre, mais je préfère ça qu’être trempé jusqu’au slip.

      Un vêtement capable de couvrir les voies respiratoires est un plus. Si jamais ça devient trop chaud, les forces de l’ordre ne tarderont pas à employer le gaz lacrymo. Ce truc est un enfer, autant pour les yeux que pour les poumons et la gorge. On y reviendra plus loin, mais si vous devez passer par une zone même faiblement gazée, vous devrez pouvoir vous couvrir les voies respiratoires.

      Ne vous vêtissez pas d’une tenue trop voyante. En cas d’altercations, vous serez bien plus facilement identifiable. Bien que vous n’ayez rien fait, vous serez une cible « de choix » pour les forces de l’ordre, qui auront moins de mal à désigner « le gars avec une perruque vert fluo » que « le type avec son jean bleu ». Passer une nuit au poste, voire même seulement quelques heures, ne m’attire pas du tout.

      Le sac à dos :

      Accessoire indispensable, vous devez y mettre :

      – de l’eau - c’est l’élément vital. Si vous vous trouvez loin de chez vous, sans réel point d’eau, ça va être compliqué de tenir dans la durée. Eventuellement demandez à des voisins de cortège, voire des bars ouverts sur le chemin planifié, mais par confort emportez votre eau. Je suggère 1,5L d’eau par demi-journée, pour une journée complète de marche et de chant ça fait 3L, ça reste peu mais ça limite le poids dans le sac.

      – de la nourriture - même principe que pour l’eau, même si l’eau reste prioritaire. Tenir toute une journée avec le ventre vide est une mauvaise idée, vous devez vous ressourcer. Si votre cortège organise les fameux « barbec CGT » pas de soucis, dans le cas contraire soyez autonomes. Une barre de céréales, un truc chocolaté ou sucré, un double-sandwich pour le midi suffisent, pas besoin d’emporter sur le dos un service raclette pour 10 personnes

      – vos papiers / de l’argent - en cas de contrôle, vous devez justifier de votre identité. Mais en cas de chahut, ça peut vite partir en vrille. Ce que je suggère, c’est de laisser votre porte-feuille / sac à main à la maison, et de prendre dans une petite poche plastique hermétique votre carte d’identité ou votre permis de conduire, votre carte vitale et de 20 à 30€ en espèces. Ainsi, aucun risque de perdre la totalité de votre portefeuille et de se retrouver avec les emmerdes qui vont avec. L’argent en espèces ça permet d’acheter n’importe quoi en cas de besoin, on sait jamais. Et la CI et la carte vitale, c’est en cas de contrôle ou en cas de pépin physique qui nécessiterait qu’on vous emmène aux urgences (on ne m’a jamais confirmé la carte vitale mais par prudence j’ai toujours préféré la prendre). Et le tout dans un sac hermétique, ainsi ça évite que la pluie ou l’eau des canons à eau ne vienne imbiber le tout.

      – (dans les grands cortèges) de quoi prodiguer les premiers soins à l’arrache - pansements, collyres majoritairement. En cas de petite blessure non grave ou de contact des yeux avec du gaz lacrymo, ces deux petits machins valent très cher dans un cortège. Le gaz lacrymo est persistant sur vos yeux, et les frotter n’est absolument pas efficace pour s’en débarrasser : seules des larmes artificielles pourront vous nettoyer les yeux.

      – s’il vous reste de la place, un tee-shirt et un pull de rechange (dans un sac hermétique). Si l’eau s’est infiltrée sous vos vêtements, ce sera une bénédiction de pouvoir se changer mi-parcours. Sinon plus de nourriture et d’eau. Rappelez-vous cependant que le sac doit pouvoir être assez léger pour le supporter toute la journée, et si besoin, ne doit pas diminuer votre capacité à courir.

      Le comportement :

      Suivez le mouvement, suivez le mouvement, suivez le mouvement. Les organisateurs de la grève ont prédéfini un parcours, les forces de l’ordre quadrillent le parcours, et si tout le monde joue le jeu tout ira pour le mieux. Globalement en tête de cortège se trouveront les organisations syndicales, ils ont des membres qui connaissent la route. En cas d’hésitation, suivez-les. Même si pour une raison inconnue le cortège se coupe en deux, suivez les syndicats. Et si la foule est trop nombreuse, et que vous n’avez pas en vue les organisateurs, demandez aux forces de l’ordre quelle est la voie à suivre.

      Il se peut que des brigades de FDO pratiquent des contrôles à l’entrée. Dans ce cas, vous ne pourrez rejoindre le cortège que par des points précis, et vous serez alors soumis à un contrôle. Le moindre objet sur vous qui peut générer de la casse sera interdit et vous n’aurez alors pas l’accès au cortège. Ils interdissent toutes les armes évidemment, mais également des casques de scooter. Tout objet « exotique » pourra être considéré comme suspect, par exemple un gars en possession de lunettes de plongée devant moi s’est vu interdire l’accès (ce sont les meilleures protections oculaires contre le gaz lacrymo, d’où l’interdiction).

      En cas de mouvement de foule, ne paniquez pas. Si ça court, il y a peut-être une raison, mais il n’y en pas très certainement pas. Les FDO, quoiqu’on en dise, protègent le cortège de tout incident (terrorisme, dégénéré en voiture, etc). Je ne les porte pas du tout dans mon cœur, mais n’ai jamais eu à déplorer d’incident de ce type lors de mes manifs, donc logiquement tout se passera bien de ce côté-là.

      En cas de contact avec du gaz lacrymo, couvrez-vous les voies respiratoires et essayez de fermer au maximum les yeux. Ne les fermez pas complètement, vous pourriez dans votre fuite percuter un élément présent sur le trottoir et tomber inconscient, avec tous les risques que ça entraîne derrière. Rappelez-vous, le gaz est très opaque, et pris dans un gros nuage il est difficile de voir à travers. De manière générale, tomber au sol dans un cortège est une très mauvaise situation, d’autant plus si ça court autour de vous. Aussi douloureux que soit le contact avec le gaz lacrymo, vous devez vous en sortir au plus vite.

      Rien n’annonce l’arrivée du gaz lacrymo à part le bruit spécifique que font les projectiles lorsqu’ils se dispersent de leur support. C’est un « Poc » très caractéristique. Sitôt que vous l’entendez, vous avez environ 5s pour trouver où ça va se déclencher et en partir au plus vite. Repérer le sens du vent est un très bon atout pour se prémunir des fumées.

      Quoiqu’il se passe, ne vous approchez pas des projectiles tombés au sol. Dans la panique vous ne saurez identifier s’il s’agit d’une grenade explosive ou d’un palet lacrymo. Ne perdez une main inutilement, éloignez-vous.

      Il se peut qu’il y ait des « médecins » dans le cortège. Chaque fois que j’en ai vu, c’était lors de manifs dans de grandes villes. Il s’agissait d’étudiants et internes dans un domaine médical, portaient des blouses blanches avec des + rouges coloriés dessus, et distribuaient des pansements, larmes, de l’eau, tout pour vous permettre de ne plus souffrir du gaz lacrymo. Si vous êtes confrontés à du gaz lacrymo mais n’avez rien pour en débarrasser, allez voir ces personnes.

      Ne cassez rien, ne dégradez rien, n’attaquez personne. Aussi chauds que peuvent être certains cortèges, aussi remontés suite à des provocations ou des actes illégaux de certains FDO, ne réagissez pas à chaud. Si ça arrive autour de vous, allez-vous en vite (sans courir), ou si c’est impossible, trouvez un abri. Vous ne voulez pas être celui qui prend le LBD dans la tronche ? Ne soyez pas là où les troubles se produisent.

      Vous vous trouverez dans un cortège dans lequel se trouveront de nombreuses autres personnes. L’effet de groupe est incroyable, et peut vous transcender dans votre lutte, mais gardez toujours un œil extérieur sur d’une ce qu’il se passe, et deux, ce que VOUS faites. Ce n’est pas parce que votre camarade de cortège, avec qui vous chantez et insultez Elisabeth Borne depuis 8h ce matin veut soudainement mettre le feu à un buisson que vous devez lui dire oui ou même ne rien dire. Limitez vos comportements néfastes, mais essayez dans la mesure du possible de restreindre ceux des autres. Vous n’aurez hélas que très peu d’emprise sur simplement 2 gars un peu trop chauds, alors jaugez pour EN PRIORITE ne pas mettre votre vie ou votre santé en danger.

      Si vous venez avec des amis ou votre conjoint, il est de bon ton de rester proches les uns des autres. Cependant, en cas de débordements, acceptez le fait d’être séparés d’eux. Vous les retrouverez quoiqu’il arrive le soir, alors il est déconseillé de se mettre en danger juste pour le principe d’être avec eux. Tout le monde a son portable sur soi, vous allez bien vous retrouver à l’appart autour d’un petit apéro après la bonne douche.

      Concernant le portable d’ailleurs, je vous suggère d’avoir rechargé votre batterie à 100% avant de démarrer la journée.

      Voilà c’est à peu près tout ce que j’avais à dire pour des manifestants débutants et pacifistes. J’ai volontairement omis les « techniques de combat » face aux FDO et autres moyens de tricher avec les règles mises en place.

      A ceux que j’aurais pu effrayer, dites-vous que les 3/4 des conseils ne sont pas applicables aux petites manifestations. Cependant par soucis de faire bien, j’ai listé tout ce que j’avais en tête.

      Aussi, je ne suis pas un « manifestant pro échelon 4 », d’autres conseils pourraient être bien meilleurs que les miens. Alors camarades de précédents cortèges, corrigez ou complétez moi. Ce qui importe le plus, c’est votre sécurité (et que la réforme ne passe pas).

      https://www.reddit.com/r/france/comments/10e9rfr/pratique_sur_l%C3%A9quipement_du_bon_petit_manifestant

    • Pour partir en manifestation sereinement, quelques bons conseils à réfléchir en amont

      AVANT LA MANIF’

      – Organise-toi avec d’autres personnes pour ne pas aller seul·e à la manifestation. Le mieux est de se regrouper suivant les envies, les peurs, les risques que l’on accepte de prendre. C’est bien d’aborder concrètement ses points avec les personnes qui vont t’accompagner pour éviter les malaises et les situations inconfortables.
      - Tchecke ton téléphone : c’est une bonne source d’information pour la police si tu te fais arrêté·e. Assure-toi que tu as un bon code pin (évite 1234 et 1312, régulièrement essayés par les flics), efface tes messages et tes conversations [1]. Demande-toi si tu en as besoin, ou si c’est plus simple de le laisser chez toi [2].
      - Prépare de quoi te protéger des armes de la police : Masque ou lunette de ski contre les Balles de Défense, masque à gaz contre les lacrymos, protections de toutes sortes (protèges-tibia, casque,…).
      - Habille-toi de façon adaptée : mets de bonnes chaussures et des vêtements pas trop amples. Un foulard peut aussi être utile. C’est mieux de s’attacher les cheveux, et de laisser les boucles d’oreilles et les piercings à la maison.
      – Prépare de quoi te soigner ou soigner d’autres personnes. Contre les gaz : sérum physiologique, bouteille de maalox ou de xolaam (un médicament pour le ventre que tu trouves en pharmacie, et qu’il faut dilluer dans l’eau). C’est bien d’avoir quelques matériels de premiers soins pour les autres types de blessures : bandages, compresses,… et pourquoi pas une trousse de secours plus complète, avec des gants stériles, des pansements, des compresses, des bandes stériles, du coton, des antiseptiques et les médicaments classiques contre les maux de tête, les problèmes digestifs…
      - Vérifie tes poches et ton sac à dos : n’emmène rien qui soit inutile (que tu pourrais perdre, ou que les flics pourraient te prendre). Vérifie que tu n’as pas de couteaux ou de drogues (qui sont des bons prétextes d’arrestation pour les flics. À l’inverse, il est toujours bien d’avoir une ou deux bouteilles d’eau, de quoi grignoter, et un peu d’argent liquide.
      - Renseigne-toi sur les contrôles et les fouilles. Les sites d’information alternative donnent parfois ce genre d’information. Demande-toi si tu prends tes papiers d’identité.
      - Apprend ou note le numéro du collectif anti-rep local [3].
      - Cherche le nom d’un·e avocat·e qui te convienne. Dans de nombreuses villes, les collectifs anti-rep conseillent des avocat·es disponibles les jours de manifestation.
      - Prépare tes garanties de représentation. Même si le risque de se faire arrêter reste faible, quelques bons réflexes peuvent changer la donne en cas d’arrestation et de poursuites. Les « garanties de représentation » sont des papiers que ta ou ton avocat·e présentera au juge dans le cas où le procureur a demandé que tu passes en procès immédiatement à la sortie d’une garde-à-vue et que tu demandes un délai pour te préparer [4]. Il s’agit de documents administratifs de base, qui atteste de ta situation, et qui pourront convaincre le juge que tu ne vas pas t’enfuir avant ton procès. Tu peux produire les pièces que tu veux, dont les principales sont : carte d’identité, attestation de logement (bail, quittance de loyer, facture), situation professionnelle (contrat, dernière feuille de paie, promesse d’embauche rapide, certificat de scolarité), situation familliale (livret de famille, certificat de naissance).
      - Parle avec tes proches de ce qu’ils ou elles doivent faire si tu te faisais arrêter : qui doivent-ils prévenir, où peuvent-ils trouver tes garanties de représentation, quel·le avocat·e est-ce que tu vas demander, est-ce que tu souhaiterais une forme de soutien extérieure,…
      – Tu peux imprimer les tracts des collectifs anti-rep locaux [5] et les distribuer autour de toi.

      EN MANIF

      - Ne reste jamais seul·e, n’hésite pas à proposer clairement à une ou plusieurs personnes de rester avec toi.
      - Pense aux yeux qui te regardent : très souvent en manifestation, on est regardé soit par des policiers soit par des caméras. Parmi les flics qui encadrent les manifestations, certains sont en civil, infiltrés dans le cortège. On peut les identifier facilement quand on observe attentivement. Il y a aussi toute une panoplie de caméras dans les centre-ville (dont tu peux trouver des cartographies participatives en ligne). Pense aussi aux caméras privées, aux téléphones, aux go-pro… Tu peux te masquer ou te déguiser si tu ne veux pas êtres sur ces images.
      – Reste en cortège dense. Les flics ont beaucoup plus de difficultés à arrêter des personnes quand elles se trouvent au sein d’un cortège dense, au milieu de manifestant·es qui font attention les un·es aux autres. L’attention et la solidarité au sein d’une manifestation sont primordiales. N’hésite pas à alarmer les autres ou à intervenir quand tu es témoin d’une arrestation.
      - Ne bois pas (ou pas trop…) : l’alcool nous rend souvent moins doué·es en élaboration collective et en évaluation des risques ! Il donne un bon prétexte aux flics pour t’arrêter, et il favorise la déshydratation et le risque d’hémorragie en cas de blessure.
      – Fais attention aux armes de la police :
      > Les lacrymogènes sont envoyées généralement en cloche. On les voit arriver si on est attenti·ve, on peut les éviter facilement en se déplaçant et en observant le sens du vent. Les effets peuvent être assez violents (difficulté à respirer et à ouvrir les yeux), il faut rester calme, respirer doucement, s’éloigner et se soigner. Les effets ne durent pas très longtemps.
      > Les gazeuses à main sont utilisées dans les contacts rapprochés. À bout portant, les effets dans les yeux peuvent être très handicapant pendant quelques heures.
      > Les Lanceurs de Balle de Défense – qu’on continue souvent à appeler « flashball » – envoie des balles en caoutchouc. Suivant la distance à laquelle on se trouve, et la partie du corps atteinte, les balles peuvent faire de graves blessures. Vous pouvez essayer de repérer parmi les flics où est le lanceur, pour anticiper les tirs.
      > Les grenades : il y en a de différentes sortes, dans tous les cas il ne faut absolument jamais essayer de les ramasser ou de les renvoyer. Éloigne-toi si tu les vois arriver.
      - Soigne-toi et soigne les autres.
      > Les effets des gaz lacrymogènes se soignent avec du sérum physiologique et du maalox (voir plus haut). Tu peux aussi imbiber à l’avance une écharpe de jus de citron.
      > Les effets des gazeuses à main se soignent avec des lingettes. Il faut s’essuyer plutôt que de mettre de l’eau.
      > Pour les blessures plus grave, n’hésite pas à te tourner vers les street medic (des personnes qui proposent de soigner les blessé·es, elles ont souvent des signes distinctifs, et du matériel de soin approprié).
      – Fais attention en quittant la manif’ : le mieux est de partir par deux ou trois. Il faut éviter d’être seul·e, mais ce n’est pas très malin non plus de partir à trop nombreu·ses, pour ne pas attirer l’attention des flics. Lorsque tu portes des vêtements qui t’identifient facilement, change-toi ou jette tes vêtements si tu penses que les flics te cherchent.

      EN CAS D’ARRESTATION

      Voici quelques bases, mais le mieux est de lire les conseils pratiques « Vous risquez d’aller en gav« .

      – NE DÉCLARE RIEN : avouer ne pourra jamais t’aider, même si les flics te disent le contraire (ils ont absolument besoin de tes aveux pour pouvoir te poursuivre, sans eux ton dossier a de grandes chances d’être vide !).
      – Demande TOUJOURS un·e avocat·e, même quand tu penses que ce qui t’est reproché n’est pas grave. C’est vraiment important pour la suite de ton aventure.
      - Refuse la comparution immédiate (c’est un procès qu’on te propose à la sortie de ta garde-à-vue) : demande un délai pour préparer correctement ton procès. C’est très important. Les procès immédiats sont bien plus sévères.
      - Tu peux choisir de refuser de donner tes empreintes et ton ADN. Et oui, la signalétique, c’est pas automatique ! Tu auras sûrement des poursuites, mais le jeu en vaut parfois la chandelle.
      - Exerce ton droit au silence si on te demande ton code pin. Les flics veulent lire ton téléphone pour t’incriminer ou incriminer d’autres personnes. Ne les aide pas !

      N’hésite pas à poser des questions au collectif anti-rep de ta ville.

      –—

      [1] Tu peux aussi utiliser des messageries qui cryptent les échanges et qui peuvent effacer automatiquement les messages, comme Signal.

      [2] À ce propos, tu peux lire l’article « Ne jamais éteindre son téléphone : une nouvelle approche à la culture de la sécurité«  : https://iaata.info/Ne-jamais-eteindre-son-telephone-une-nouvelle-approche-a-la-culture-de-la-29

      [3] Tu peux trouver certains de leur contact sur la page d’accueil du site.

      [4] Ce procès s’appelle une comparution immédiate.

      [5] Tu peux en trouver certains sur les pages du site de chaque collectif.

      https://rajcollective.noblogs.org/conseils-pratiques/vous-allez-manifester

  • Il est temps d’atterrir

    Autour de la figure du penseur Bruno Latour, disparu en 2022, Vincent Gaullier et Raphaël Girardot tissent des fils de réflexion en hommage à ce pionnier de l’#écologie_politique, dans un essai documentaire stimulant.

    « Où atterrir ? », interrogeait dans l’un de ses derniers essais l’anthropologue et philosophe des sciences Bruno Latour (1947-2022). Face à la #dérégulation, à l’explosion des #inégalités et au déni persistant des conséquences de la mutation climatique, il y proposait un #guide d’#orientation_politique à la hauteur de ces enjeux : une réflexion de terrain, puissamment ancrée dans la « #zone_critique », ce mince territoire que nous partageons avec l’ensemble du monde vivant. Trois ans après sa disparition, sa pensée reste plus vivace que jamais : aux côtés de ses écrits, les leçons que Bruno Latour a diffusées sur le Web pendant le Covid-19 continuent de circuler et donnent lieu à l’émergence d’un véritable mouvement d’éducation populaire.

    « Classe écologique »
    Pour rendre hommage à ce père de l’écologie politique et explorer sa pensée à contre-courant de la marche du monde, les réalisateurs Vincent Gaullier et Raphaël Girardot composent un essai documentaire qui en déniche les mille et un échos, glanés auprès de citoyens engagés – apprentis maraîchers, hydrologues, pêcheurs, simples curieux de l’œuvre de Bruno Latour constitués en groupe de lecture… Autant de « #Terrestres » qui s’essaient, depuis un champ du Finistère, une cité en Wallonie, aux abords d’un port sénégalais ou au pied des Alpes, à décrire leur territoire, explorer leurs liens de dépendance, et à tenter de marier géologie, biologie et sociologie : une filiation joyeuse et fertile, riche en échanges et en débats d’idées. Chacun à leur manière, ils et elles participent de l’émergence de cette « #classe_écologique » que Bruno Latour appelait de ses vœux : la prise de conscience des #limites_planétaires, alliée à un désir de revenir à l’#essentiel, constitue un premier pas crucial dans la mise en place d’un rapport de force indispensable à la construction et à la défense d’un #monde_habitable.

    https://www.arte.tv/fr/videos/120477-000-A/il-est-temps-d-atterrir

    #documentaire #film #film_documentaire #où_atterrir #Bruno_Latour #habitabilité #hectares_fantômes #monde_dont_on_vit #monde_dans_lequel_on_vit #inquiétude #culpabilité #terrestres #univers #expérience_directe #décrire_à_l'endroit #décrire_à_l'envers #description #local #déconnexion #limites #subsistance #zone_critique #écologie #autonomie #libération #émancipation #habitabilité_de_la_terre #boussole #alliés #menaces #dépendance #auto-description #enracinement #identité #représentation #non-humains #classe_géo-sociale #engendrement #classe_écologique #doléances #politisation

  • #Boîte_à_outils SansStéréotypes

    La Boîte à outils SansStéréotypes propose une sélection de #ressources pour déconstruire les stéréotypes et promouvoir les rapports égalitaires de la petite #enfance à l’#adolescence. Elle s’adresse aux personnes impliquées dans l’#éducation des enfants et des jeunes de 0 à 17 ans.

    Dans cette page :

    #Image_de_soi et #diversité_corporelle
    #Stéréotypes_sexuels et #identité_de_genre
    #Hypersexualisation
    - #Vie_affective et amoureuse
    - #Réussite_scolaire et #choix_professionnels
    - #Santé et #bien-être
    #Coparentalité
    #Sports et #activité_physique
    - Plateformes transversales

    https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/enfance/developpement-des-enfants/consequences-stereotypes-developpement/boite-outils

    #guide #genre #stéréotypes #jeunes

  • Il cammino dei ribelli

    A piedi nella sconosciuta Val Borbera, tra Piemonte, Liguria, Emilia e Lombardia, alla scoperta di storie medievali, feudali e partigiane. Un cammino tra villaggi e natura selvaggia in Appennino, incontrando donne e uomini testimoni di una ostinata rinascita contadina, sociale e spirituale, sulle sponde del venerato Borbera. Un’esperienza di turismo lento per rilanciare una terra spopolata e bellissima. Un grande anello tra #Arquata #Scrivia e il #monte_Antola, percorribile tutto l’anno con la guida del Cammino dei Ribelli (in libreria, edita da Terre di Mezzo). E’ possibile pernottare in tenda o in b&b e alberghi, ritirare la credenziale e vivere incontri speciali lungo il percorso.

    https://www.ilcamminodeiribelli.it

    Le #guide :

    Un cammino sociale nato dal basso per ricucire i frammenti di un territorio spopolato e farlo rinascere.
    Sette tappe tra boschi e villaggi di pietra, in un angolo nascosto tra Liguria e Piemonte: la val Borbera. Da sempre terra di confine, ha ospitato partigiani, nomadi e banditi; oggi è rifugio dei nuovi ribelli che sfidano la natura selvaggia e ci mostrano un altro modo di vivere.

    Un percorso ricco di storie da incontrare a ritmo lento, immersi nel silenzio vibrante di una valle modellata dall’acqua.
    Con tutte le informazioni per mettersi in cammino, la cartografia, le tracce Gps, le altimetrie e i luoghi dove dormire, anche per chi è in tenda e per chi viaggia col proprio cane.

    Una guida, un racconto di rinascita, per conoscere le pratiche di ostinata resistenza culturale di questa Valle e dei suoi abitanti. E sentirsi parte di un grande progetto collettivo.

    https://www.terre.it/prodotto/il-cammino-dei-ribelli
    #voyage #alternative #Italie #randonnée #rebelles #Val_Borbera #marche #marche_à_pied #parcours #partisans #Apennins #montagne

  • #Strasbourg encadre l’usage de l’IA

    Pour accompagner l’utilisation de l’intelligence artificielle par les services, la Ville et l’Eurométropole se dotent d’une charte d’usage, déclinée sous forme de guide pratique.

    Votée à l’unanimité fin juin, aussi bien en conseil municipal qu’en conseil de l’Eurométropole, la délibération intitulée « intelligence artificielle et stratégie en faveur d’un numérique responsable de la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg », poursuit le travail initié en 2023 pour un usage de l’IA en adéquation avec la #politique_numérique_responsable et ancre le principe de l’utilisation sécurisée et transparente de l’IA, à travers une charte. Un historique rappelé par Caroline Zorn, vice-présidente de l’Eurométropole notamment en charge du numérique, lors du conseil de l’Eurométropole du 27 juin dernier. L’occasion pour l’élue d’énoncer les quatre principes de cette statégié IA : "la primauté de l’#intrêt_général et la #sobriété, l’amélioration de la qualité des réponses données à la population et des conditions de travail des agents, la garantie de #transparence, de pertinence et de compétences et enfin, la #souveraineté".

    "L’IA est désormais à la portée de tout le monde, il y a un attrait dans tous les services, d’où le besoin de s’appuyer sur une charte et une approche #éthique", détaille Jacqueline Haessig, cheffe de service Innovation et transformation numérique à la direction du Numérique et des systèmes d’information (DNSI).
    Un constat dressé notamment lors des séances de sensibilisation et de formation à l’IA pour les agentes et les agents, mais aussi les élus, les organisations syndicales ou encore les directeurs généraux des communes, animées par la DNSI dès 2024. Une manière également de sensibiliser à l’utilisation des données et aux coûts environnementaux liés à l’usage de cette #technologie. "L’idée n’est pas d’interdire mais d’accompagner son utilisation. Un #guide opérationnel découlant de la charte sera déployé à partir de septembre à la Ville et à l’Eurométropole pour que les agentes et agents sachent comment utiliser l’IA dans leurs missions, pour les aider et non les remplacer", précise Jacqueline Haessig. Cet automne, des séances d’initiation et des temps de réflexion sur la déclinaison de l’IA dans leurs métiers devraient être proposées dans les directions. Par la suite, une feuille de route et des arbitrages seront élaborés car le déploiement représentera un coût financier pour la collectivité et un investissement en temps de travail et d’accompagnement.

    Permis d’usage

    La stratégie IA menée par la collectivité vise ainsi à donner un cadre pour sécuriser les pratiques « au service des citoyens, des agents et des élus », comme le souligne la délibération. Concrètement, pour répondre aux exigences d’#intégrité_numérique et de transparence, les agentes et agents auront le choix d’utiliser ou non l’IA en tant qu’assistant, « avec une information claire et systématique des usagers sur son utilisation ». Pour cela, la DNSI s’appuiera notamment sur un catalogue d’outils, en cours d’élaboration. "Pour constituer ce bouquet de services, nous privilégions les IA françaises et européennes afin de préserver notre souveraineté", précise Barbara Zenou, cheffe de projet innovation à la DNSI. La direction travaille même au développement d’une solution interne.
    Outre la #sensibilisation, la #formation, la #sécurisation, le respect de la transparence ou le catalogue d’#outils, la collectivité réfléchit également à la mise en place d’une sorte de "#permis_d’usage, pour s’assurer que l’agent ait bien compris les limites et les avantages des applications de l’IA", projette Barbara Zenou.

    Comité de veille

    La stratégie IA de la Ville et de l’Eurométropole s’accompagne de la mise en place d’une gouvernance dédiée, à travers une commission annuelle de suivi qui devra évaluer et réviser la charte. Cette commission pourrait être composée de représentants du Conseil eurométropolitain du numérique responsable, du Conseil de développement de l’Eurométropole, du Comité science, santé, société de la Ville et de l’Eurométropole, mais aussi de représentants du personnel, d’agents et d’élus. De plus, un #comité_de_veille de l’IA, constitué d’agents et d’élus, aura la mission, à travers la réalisation de #tests d’usages et de solutions IA, de faire des propositions à la commission de suivi.

    https://www.strasbourg.eu/-/eurometropole-strasbourg-encadre-usage-ia
    #charte #IA #AI #intelligence_artificielle #accompagnement #politiques_publiques #collectivités_territoriales

  • #Ussita. Deviazioni inedite raccontate dagli abitanti

    Ussita, nel parco nazionale dei monti sibillini, è mobile come il territorio che racconta: dal movimento della terra scossa dal terremoto a una comunità in movimento, che guida il viaggiatore alla scoperta di se stessa attraverso una narrazione “sismica”, in cui testi e immagini parlano al contempo di vecchio, nuovo e immaginario.

    La guida di Ussita, ideata da Sineglossa e composta dalle narrazioni degli abitanti, è impreziosita dalle incursioni degli artisti che hanno incontrato il paese, i paesaggi, i materiali d’archivio: gli scrittori Wu Ming 2 e Alessandro Chiappanuvoli, i fotografi Mauro Pennacchietti e Antonio di Cecco, l’illustratore Giacomo Giovanetti e la giornalista Sara Sartori.

    Attraverso percorsi tematici, arricchiti dai podcast del canale Loquis dedicato, chi viaggia da nonturista potrà fare esperienza diretta e intima del posto, entrando in contatto con gli abitanti e i loro luoghi dell’anima

    https://www.ediciclo.it/it/libri/dettaglio/ussita-ne
    #Apennins #montagne #tourisme #non-tourisme #guide #alternative #communauté #monti_sibillini (https://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_Sibyllins) #parc_national #monts_Sibyllins #Italie #Ombrie #Marches #territoire #tremblement_de_terre #imaginaire

    • Ussita - Un dialogo sulla ricostruzione

      L’audio che stai per ascoltare nasce da un periodo di residenza di Sara Sartori a Ussita (MC), nel #Parco_Nazionale_dei_Monti_Sibillini, nella primavera-estate del 2023. In questa storia prodotta in anteprima per Loquis, un abitante e un proprietario di una seconda casa di Ussita dialogano sul futuro del paese e raccontano, a 7 anni di distanza dal sisma, l’immobilismo della burocrazia, l’attesa della ricostruzione e l’abusivismo edilizio. Contributo audio di Sara Sartori, prodotto da Sineglossa e C.A.S.A. Cosa Accade Se Abitiamo, all’interno del progetto EIT Community New European Bauhaus Frontignano podcast, sostenuto dall’European Institute of Innovation and Technology (EIT), un organismo dell’Unione Europea. “Funded by the European Union. Views and opinions expressed are however those of the author(s) only and do not necessarily reflect those of the European Union. Neither the European Union nor the granting authority can be held responsible for them.”

      https://www.loquis.com/it/loquis/3030311/Ussita+Un+dialogo+sulla+ricostruzione
      #podcast #reconstruction #audio

    • Una guida per conoscere da dentro i Sibillini sconvolti dai terremoti del 2016

      La comunità di Ussita, nell’Appennino marchigiano, ha immaginato una serie di itinerari per scoprire il territorio ai piedi del Monte Bove. Un modello di turismo responsabile e a basso impatto, che diventa anche spazio di incontro e condivisione, facilitato dall’associazione C.A.S.A. (Cosa Accade Se Abitiamo)

      Prima dei terremoti dell’agosto e dell’ottobre 2016 a Frontignano di Ussita, sui Monti Sibillini in provincia di Macerata, non viveva nessuno. Quassù, a 1.350 metri sul livello del mare, c’erano seconde case, residence ed hotel: era (solo) una stazione sciistica, edificata a partire dalla fine degli anni Cinquanta su quelli che fino ad allora erano stati pascoli e campi coltivati a grano.

      Oggi a Frontignano c’è una piccola comunità di sette residenti: se “Cosa Accade Se Abitiamo” fosse una domanda, e non il nome dell’associazione (l’acronimo è C.A.S.A.) che tra le abitazioni in località Pian dell’Arco ha aperto un “porto di montagna“, residenza artistica e spazio culturale, la risposta sarebbe: saremmo capaci di costruire comunità, anche affrontando le condizioni più avverse.

      È possibile capirlo camminando per mezza giornata, guidati da Chiara e Marta di C.A.S.A., seguendo uno degli itinerari descritti nella guida “Ussita. Deviazioni inedite raccontate dagli abitanti”, uscita per Ediciclo editore nella collana Nonturismo, curata da Sineglossa e Riverrun. È sufficiente ascoltare i “testimoni” del passato, del presente e del futuro di Frontignano: osservando camminare nel bosco una bambina di nome Viola, che a 11 anni si è trasferita quassù con mamma Federica e papà Marco, direttore dell’ufficio postale giù ad Ussita; ascoltando i ricordi di Peppe, che è nato più di sessant’anni fa a San Placido, un borgo sotto Frontignano, e quassù veniva da piccolo a portar l’acqua ai mietitori, a togliere i sassi dai campi di grano perché le falci non si rompessero.

      Non ci sono bar né alimentari, a Frontignano, ma non è colpa del terremoto: all’ombra del massiccio del Monte Bove, nella “nostra Innsbruck a due passi da Macerata” (così un articolo del 1987, firmato da Maurizio Costanzo per Il Messaggero) una “comunità” non c’era mai stata. Oggi, invece, di fronte ai ruderi del residence Ambassador (all’inizio degli anni Ottanta “fu inaugurato con un evento chiamato Cristallo di Neve, al quale parteciparano molti personaggi noti […]. Un residence da moquette rossa e corridoi lunghi”, si legge nella guida) una comunità c’è, è capace di far arrivare persone da tutta Italia per partecipare a una camminata e chiede che l’ecomostro non venga ricostruito dov’era e com’era perché oggi, dopo un terremoto distruttivo e a fronte dei ritardi della ricostruzione, quel modello di insediamento, un alveare con 100 appartamenti, non dovrebbe più appartenere a questa montagna.

      La comunità è, infine, quel soggetto che può aiutare chi arriva in un luogo, turista o viaggiatore, a scalfire il proprio pregiudizio. È successo anche a chi scrive: seguendo il navigatore verso la sede di C.A.S.A., in un piazzale all’imbocco di uno dei sentieri verso il Monte Bove, la presenza di un baracchino che prometteva “fritti e specialità abruzzesi” aveva fatto storcere il naso. Nei giorni precedenti, in giro per i Sibillini terremotati, con quasi tutti i rifugi ancora chiusi e inagibili, era frequente la presenza di ristori volanti, con improbabili cartocci di olive ascolane offerti ai 1.550 metri sul livello del mare di Forca di Presta, valico stradale dell’Appennino umbro-marchigiano, ai piedi del monte Vettore. Davanti a quel baracchino, però, l’itinerario della “deviazione inedita” prevede un sosta, per incontrarne i gestori, Gianfranco e Franca. Hanno un’ottantina d’anni e ne hanno dedicati oltre cinquanta, insieme, a Frontignano. Raccontano la loro storia: cominciarono gestendo un rifugio del CAI, quello che aveva ospitato il pranzo del loro matrimonio, e quello alle nostre spalle è il loro hotel “Felycita”, l’ingresso sbarrato.

      Felicita è il nome della figlia, che con il genero Antonio oggi li aiuta a gestire il baracchino, in attesa di poter riaprire una struttura ricettiva. In pochi metri quadri preparano i piatti della tradizione, come le lenticchie in umido. Alla fine della passeggiata, così, è qui che si torna a bere una birra, seduti ai tavoli di plastica. Brindando a una comunità nata sulle macerie di un terremoto e capace di aiutare chi lo desidera ad aprire gli occhi su ciò che accade in Centro Italia.

      https://altreconomia.it/cosa-accade-se-abitiamo-frontignano-di-ussita

    • lo spirito del luogo

      #GENIUS_LOCI

      elementi storici, tradizionali, folkloristici, ma anche naturalistici, che hanno contribuito a creare l’identità del luogo

      EMERGENZE

      ciò che è in superficie, che sta venendo a galla (in positivo e in negativo)

      VISIONI

      proiezioni più o meno utopiche di quello che sarà il territorio raccontato da qua a cinquant’anni


      https://nonturismo.org/ussita
      #visions

  • Mettre des bâtons dans les roues des #GAFAM sans pour autant s’en passer complètement et utiliser son smartphone de façon plus (éco)responsable et moins invasive

    Bonjour à tou·te·s !

    Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière l’utilisation des GAFAM : Twitter/X, Google, Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp), Youtube, …

    🚮 Beaucoup ont passé le cap de supprimer leur(s) compte(s) de ces réseaux et c’est tout à leur honneur !

    Cependant pour des raisons diverses (activité pro en ligne, suivi des évènements locaux, lien avec ses proches, …), d’autres ne peuvent ou ne veulent pas forcément s’en passer complètement (aucun jugement, chacun·e fait comme il peut/veut).

    Et c’est pour quoi j’ai rédigé ce petit guide qui vous permettra de continuer à utiliser certains des réseaux sociaux en nourrissant le moins possible l’ogre qui est derrière.

    📱 Vous trouverez aussi 2 points à propos de l’utilisation de votre #smartphone plus généraliste : désactiver les options inutiles, énergivores et intrusives, et un petit #tuto sur comment installer une appli de façon plus « safe » (pour vos données surtout).

    I. Google
    1. Sur smartphone
    a) Sur #Android :
    b) Sur #iPhone, pour #Siri et l’#IA d’#Apple :
    2. Sur #ordinateur
    II. #Twitter/X
    III. #Meta (#Facebook et #Instagram)
    IV. Désactiver les options inutilisées et intrusives sur son smartphone
    V. Installer et gérer ses #applications et leurs autorisations
    VI. #Youtube

    https://auptitmism.wordpress.com/2025/04/18/mettre-des-batons-dans-les-roues-des-gafam-sans-pour-autant-se
    #IA #intelligence_artificielle #AI #options #désactivation #how_to #manuel #guide

    signalé aussi par @monolecte :
    https://seenthis.net/messages/1110405

    • Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière

      Les Gafams n’ont jamais cachés être des pourritures et l’ont prouvé dès le début, et pas seulement avec les lanceurs d’alerte.

      Cette légèreté à déresponsabiliser les utilisateurs qui découvriraient et prendraient conscience aujourd’hui est très irritante et du même ordre que celle qui les a poussé à utiliser les réseaux et applications pourris.

      Je prends quelques notes, vu que des potes me demandent comment j’ai fait pour désactiver un maximum de trucs sur mon smartphone pour ne m’en servir que comme téléphone (ou presque). A savoir aussi qu’il faut arrêter de donner son vrai numéro de téléphone qui sert désormais d’identificateur sans qu’aucune loi n’oblige à être sous smartphone, se mettre à échanger nos cartes de crédit, utiliser des comptes à plusieurs personnes (de confiance…oupa) et en partager les accès. Désindividualiser les usages.

      Et apprendre à se servir de l’informatique, des B.A BA comme les applis où ne peut plus lire le code source contrairement aux pages internet donc refuser les applis. Apprendre aussi à refuser de ficher son entourage. Arrêter de faire passer les résistant·es pour des demeurées qui exagèrent.

  • Fraude mon lapin
    https://infokiosques.net/spip.php?article2088

    « Voici un petit guide pour frauder plus sereinement dans les transports parisiens, parce que le prix du métro c’est a-bu-sé, que les transports sont presque indispensables pour se déplacer en Ile-de-France et que quelques astuces permettent de réduire pas mal le risque de croiser la sale tête des contrôleur.euses et d’éviter les amendes ! (...)C’est pas compliqué, on t’explique : Comment franchir les portiques ? Où s’asseoir ? Quels sont les risques ? Comment esquiver les contrôleur.euses ou saboter leur travail ? » NB : cette brochure date de 2024. Les techniques de contrôle et de fraude sont susceptibles d’évoluer avec le temps. F

    / #Guides_pratiques, Infokiosque fantôme (partout), Fictions, (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Fictions,_BD
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/fraude_mon_lapin-fev2024-pageparpage.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/fraude_mon_lapin-fev2024-cahier.pdf

  • #Guide de l’étudiant pour ne pas écrire avec #ChatGPT

    OpenAI a publié un « Guide de l’étudiant pour écrire avec ChatGPT » (https://openai.com/chatgpt/use-cases/student-writing-guide). Dans ce billet, je passe en revue leurs #conseils et je propose quelques contre-#arguments, d’un point de vue d’enseignant-chercheur. Après avoir abordé chacune des 12 suggestions d’OpenAI, je conclus en évoquant rapidement les aspects éthiques, cognitifs et environnementaux que tout étudiant devrait considérer avant de décider d’utiliser ou non ChatGPT. J’ajoute quelques commentaires en fin de billet au fil des retours critiques. (Version anglaise : A Student’s Guide to Not Writing with ChatGPT)

    « Déléguez la mise en forme des #citations à ChatGPT. L’IA excelle dans l’automatisation des tâches fastidieuses et chronophages telles que la présentation des citations. N’oubliez cependant pas de vérifier l’exactitude de vos bibliographies par rapport aux documents source. »

    Cette dernière phrase est probablement là pour des raisons juridiques, parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas dire que ChatGPT produira systématiquement des résultats exacts. En effet, mettre en forme des citations et des #bibliographies consiste à présenter des métadonnées conformément à des règles formelles (les #styles_bibliographiques). On n’est pas ici dans le domaine du langage naturel. ChatGPT fera des #erreurs, qui prendront du temps à trouver et à corriger. Alors utilisez plutôt un logiciel de gestion bibliographique, tel que #Zotero. Il s’occupera de vos citations et bibliographies de manière fiable, parce qu’il est programmé pour. Il vous suffit de nettoyer les métadonnées des références au fur et à mesure que vous les collectez, et vos bibliographies ne contiendront jamais d’erreurs.

    –-

    « 2. Informez-vous rapidement sur un nouveau sujet. ChatGPT peut vous aider à démarrer vos recherches en vous permettant d’acquérir un #socle_de_connaissances sur un sujet. »

    ChatGPT est un simulateur de conversation humaine, et non un système d’information ou une base de connaissances. L’#information, ça se trouve dans des cerveaux, des documents et des bases de données. ChatGPT n’est pas doté de capacité de #compréhension : il ne fait que produire des réponses plausibles en tant que réponses, sans comprendre rien à rien. Il ne peut donc pas vous informer de manière fiable. Ne demandez pas à un intermédiaire qui n’a pas la capacité de comprendre une information de vous l’expliquer : à la place, faites un tour dans la #bibliothèque universitaire la plus proche et cherchez vous-même l’information, avec l’aide des bibliothécaires et des documentalistes.

    –-> J’ai tendance à conseiller de solliciter les enseignants, bibliothécaires et co-étudiants. Mais comme me le suggère Adrien Foucart sur Mastodon, peut-être que vous préférez apprendre par vous-même. Dans ce cas, le plus important est de développer vos compétences en recherche d’information. Selon moi, la référence reste le tutoriel CERISE (Conseils aux Etudiants en Recherche d’InformationS Efficace : https://callisto-formation.fr/course/view.php?id=263), que vous pouvez suivre de manière entièrement autonome.

    –-

    « 3. Demandez une feuille de route pour trouver des #sources pertinentes. ChatGPT peut guider votre recherche en vous suggérant des chercheurs, des sources et des termes de recherche pertinents. Mais n’oubliez pas : bien qu’il puisse vous orienter dans la bonne direction, ChatGPT ne remplace pas la lecture de #sources_primaires et d’articles évalués par des pairs. Et comme les #modèles_de_langage peuvent générer des informations inexactes, vérifiez toujours vos faits. »

    (Ce point est encore plus litigieux que le point 1, donc OpenAI nous gratifie de deux phrases complètes qui sont probablement là pour des raisons juridiques.) Parce que ChatGPT n’a pas de capacité de compréhension, il ne sait pas ce que sont des choses comme « une source » ou « une affirmation vraie ». Vous ne pouvez donc pas vous fier à ses indications. Vous perdrez du temps et ferez des erreurs. Encore une fois, demandez à un humain ou faites une recherche de documents et de données dans un vrai système d’information.

    –-

    « 4. Approfondissez votre compréhension en posant des questions précises à ChatGPT. »

    Parce que ChatGPT n’a pas de capacité de #compréhension, il ne connaît pas les réponses réelles à vos questions, seulement des réponses plausibles. Il génèrera des réponses vraies et fausses sans distinction. Cela retardera votre apprentissage. Encore une fois, passez par des humains, des documents et des données directement au lieu de demander à ChatGPT.

    –-

    « 5. Améliorez votre #écriture en demandant à ChatGPT comment il trouve votre structure. »

    Parce que ChatGPT n’a pas de capacité de compréhension, il ne comprend pas ce qu’est une structure de texte « attendue » ou « améliorée », même si vous lui décrivez. Il ne peut que rehausser la qualité de votre texte à ce qu’il pense être un niveau moyen, ou l’abaisser à ce même niveau. Dans les deux cas, vous obtiendrez des notes médiocres. Pour progresser réellement dans votre écriture, demandez conseil à un professeur ou joignez un groupe d’étudiants qui s’entraident là-dessus  ; si un tel groupe n’existe pas, réunissez quelques personnes et créez-le – ce sera une expérience utile en soi.

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    « 6. Vérifiez votre raisonnement en demandant à ChatGPT de transformer votre texte en liste à puces. »

    Comme l’a récemment montré une étude australienne (https://pivot-to-ai.com/2024/09/04/dont-use-ai-to-summarize-documents-its-worse-than-humans-in-every-way), ChatGPT ne sait pas #résumer, seulement #raccourcir. À l’heure actuelle, savoir résumer reste un savoir-faire humain. Un #savoir-faire que vous pouvez acquérir en suivant un cours de #résumé dans un cursus en sciences de l’information, un programme de formation continue, un cours en ligne, etc. (Je suis plutôt partisan de faire les choses dans l’autre sens mais plusieurs collègues me disent que sur le fond cette méthode du reverse outlining leur est très utile et qu’ils la conseillent à des étudiants.)

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    « 7. Développez vos idées à travers un dialogue socratique avec ChatGPT. »

    Enfin un conseil qui est lié à la fonction réelle de ChatGPT : simuler la communication humaine. Cependant, le #dialogue_socratique implique que vous conversez avec quelqu’un qui a une compréhension supérieure du sujet et qui vous amène progressivement au même niveau. Malheureusement, ChatGPT n’est pas Socrate. Utiliser ChatGPT comme partenaire d’entraînement vous restreindra à son niveau : celui d’une machine qui produit des phrases humaines plausibles. Proposez plutôt cet exercice à vos professeurs et à vos camarades, et mettez-vous avec quelqu’un de plus avancé que vous pour progresser.

    –-

    « 8. Mettez vos idées à l’épreuve en demandant à ChatGPT des #contre-arguments. »

    Pour améliorer votre capacité de #réflexion, vous devez être capable de trouver des contre-arguments, pas seulement d’y répondre. Utiliser ChatGPT pour faire la moitié du travail vous empêchera de progresser. Trouvez vous-même des contre-arguments. Et si vous avez besoin d’aide, ne demandez pas à ChatGPT : il ne peut produire que des arguments moyens, ce qui vous fera rapidement stagner. Faites plutôt appel à quelqu’un qui sait imaginer des arguments solides qui vous obligeront à réfléchir.

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    « 9. Comparez vos idées à celles des plus grands penseurs de l’histoire. »

    ChatGPT peut vous divertir en créant de toutes pièces une pièce de théâtre entre philosophes, mais il n’a pas la capacité de concevoir un exercice aussi complexe de manière à ce que vous puissiez en tirer des enseignements. Suggérez plutôt cette idée à un enseignant, dont c’est le métier.

    –-

    « 10. Améliorez votre écriture en demandant à ChatGPT de vous faire des retours successifs. »

    Il s’agit d’une variante du point 5 sur le fait de solliciter des #avis. Une fois encore, utiliser ChatGPT limitera votre niveau à ce qu’une machine pense être le niveau de l’humain moyen. Faites plutôt appel à vos professeurs, organisez des sessions d’évaluation par les pairs avec vos camarades, et faites en sorte que ces sessions soient itératives si nécessaire.

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    « 11. Utilisez la fonctionnalité #Mode_vocal_avancé de ChatGPT pour en faire un compagnon de #lecture. »

    (« Mode vocal avancé » signifie que ChatGPT vous écoute lire quelque chose à haute voix et tente de répondre à vos questions sur ce que vous venez de lire). Il s’agit d’une variante des points 2-4 concernant le fait de s’informer. ChatGPT n’a pas de capacité de compréhension. Il ne fournira donc pas d’interprétations fiables de ce que vous lisez. À la place, cherchez d’abord la définition des mots que vous ne connaissez pas dans des dictionnaires  ; cherchez des analyses rédigées par des humains pour y trouver des interprétations qui vous aideraient à comprendre ce que vous lisez  ; demandez leur avis à d’autres étudiants travaillant sur le même texte.

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    « 12. Ne vous contentez pas de répéter ce que vous avez déjà fait – améliorez vos compétences. […] Demandez à ChatGPT de vous suggérer des moyens de développer votre capacité à penser de manière critique et à écrire clairement. »

    ChatGPT n’a pas de capacité de compréhension, donc la signification d’expressions comme « pensée critique » et « techniques d’écriture » lui échappent. Prenez ces expressions et entrez-les dans le moteur de recherche du catalogue de la bibliothèque de votre université  ; si vous préférez, demandez conseil à un bibliothécaire. Lisez ce que vous trouvez, et demandez à vos professeurs ce qu’ils en pensent. Pour le reste, rien ne vaut l’entraînement : comme disent les anglophones, practice, practice, practice.

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    Quelques mots de conclusion

    ChatGPT est conçu pour simuler un partenaire de conversation humain. Il s’appuie sur un modèle probabiliste du langage (quel mot est le plus susceptible d’arriver après tel mot) et communique pour communiquer, pour créer l’illusion de la conversation. Il bavarde, tchatche, blablate, indifférent à la signification de ce qu’il dit, indifférent à la vérité. Tout ça est très divertissant mais une attraction de fête foraine n’est pas un outil d’apprentissage fiable, et je pense donc que les étudiants devraient s’en méfier.

    Lorsque des étudiants me posent des questions sur ChatGPT, je mentionne les trois problèmes suivants :

    #éthique : la plupart des modèles de langue ont été construits à partir de données volées  ;
    - #cognition : l’utilisation d’outils comme ChatGPT rend plus dépendant des outils et moins autonome intellectuellement, ainsi que des études ont commencé à le montrer (en voici une réalisée en France)  ;
    #environnement : les coûts énergétiques de l’IA générative sont supérieurs d’un ordre de grandeur à ceux des outils préexistants (et elle n’est même pas rentable, donc on brûle du carburant pour rien).

    C’est généralement suffisant pour faire réfléchir la plupart de mes étudiants. Ce sont des jeunes gens créatifs, ils ont donc de l’empathie pour les créateurs qui ont été spoliés. Pour progresser et obtenir leur diplôme, ils veulent des outils qui leur font gagner du temps, pas des gadgets qui les rendent moins autonomes intellectuellement. Ils sont frappés d’apprendre que ChatGPT consomme dix fois plus d’énergie que Google pour répondre à la même question, généralement en pire (mais Google est en train de rattraper ChatGPT vers le bas).

    La bonne nouvelle, c’est que comme le dit le blogueur Jared White :

    « Vous pouvez littéralement ne pas l’utiliser. […] vous pouvez être un technicien expert et un créateur épanoui, au fait de son époque, très connecté, et rester complètement à l’écart de ce cycle de hype. »

    Si vous avez besoin de plus d’informations sur ce sujet, je vous recommande vivement de consulter le site Need To Know de Baldur Bjarnason (https://needtoknow.fyi). Il s’agit d’une synthèse accessible d’un état de l’art très fouillé sur les risques liés à l’utilisation de l’IA générative. C’est un excellent point de départ. (Et si vous connaissez des ressources similaires en français, je suis preneur.)
    Quelques commentaires supplémentaires
    Suite à la publication de ce billet, j’ai reçu par mail une critique de mon point de vue sur ChatGPT, en particulier l’idée qu’il n’a pas de capacité de compréhension. Je partage ma réponse ci-dessous. Il se peut que d’autres commentaires s’ajoutent ainsi au fil du temps.

    L’idée que ChatGPT n’a pas de capacité de compréhension est discutable. Tout dépend de la définition que l’on donne à « compréhension ». Marcello Vitali-Rosati soutient que le sens n’est pas une prérogative humaine, que les humains ont une forme d’intelligence et que l’IA en a une autre – tout dépend de la façon dont nous définissons les différentes formes d’intelligence. Il évoque le fait que ChatGPT sait faire des choses que les machines ne pouvaient pas faire auparavant mais qu’il échoue à faire d’autres choses que des systèmes plus simples savent faire depuis longtemps. Il serait donc plus juste de dire que ChatGPT possède une forme d’intelligence qui lui est propre, et qui est adaptée à certaines tâches mais pas à d’autres. Marcello mentionne par exemple que ChatGPT peut créer des discours politiques convaincants mais qu’il n’est pas capable de donner la liste des écrits d’un auteur de manière fiable.

    Je suis d’accord avec tout cela. Ça m’amène à préciser un peu les choses : ChatGPT comprend clairement comment communiquer. La manière dont il arrive à cette compréhension est une forme d’intelligence. Le problème, c’est que cette compréhension n’est pas celle qui compte dans un contexte d’apprentissage, de mon point de vue d’enseignant. Comprendre comment communiquer est différent de comprendre une information. C’est fondamental à mes yeux. Et c’est là, à mon avis, que le débat peut véritablement se situer. Quand on fait des études de commerce, ChatGPT est sans doute un outil intéressant pour travailler sur le marketing (même si je pense qu’il vaut mieux y réfléchir soigneusement, du fait des questions éthiques et environnementales). Mais en dehors des domaines dont le matériau principal est le bullshit (tout jugement de valeur mis à part), son utilité est moins évidente.

    Les tâches mentionnées dans le « guide » d’OpenAI font partie de celles où ChatGPT échoue à donner des résultats fiables. ChatGPT n’est pas un système d’information : qu’il passe d’une exactitude de 90 % à 99 %, voire à 99,99 %, ça ne change rien au fait que le risque d’erreur est présent du fait de la nature même de l’outil. On peut légitimement ne pas vouloir prendre ce risque. Quant aux compétences, je crois que les seules personnes qui trouvent ChatGPT bluffant sont celles qui sont moins bonnes que lui dans l’exécution des tâches qui lui sont confiées. Regardons les choses en face : ChatGPT est aussi nul que l’humain moyen. Si on s’appuie sur cet outil pour progresser, tout ce qu’on peut faire c’est plafonner dans le moyen.

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    15/11 – Ce billet sur ChatGPT m’a valu une réponse… générée par ChatGPT ! Sur LinkedIn, Francesc Pujol propose une « critique de ma critique », qu’il explique avoir générée via ChatGPT. Je n’ai pas été convaincu par ce qui ressemble beaucoup à une série de vagues déclarations un peu incantatoires sur la valeur supposée de l’outil. À la fin du texte, l’auteur (humain ou machine ?) dit que mon propos illustre une position « réactionnaire » et « déséquilibrée », et suggère que les gens comme moi pensent que les étudiants n’ont pas envie d’apprendre et les profs pas envie d’enseigner. Charmant !

    Pujol ajoute qu’il va faire lire mes objections à OpenAI et sa « critique de ma critique » par quelques personnes, sans leur dire qui a écrit quoi, pour voir qui de moi ou de ChatGPT produit le plus de déclarations un peu vagues… Là aussi, je ne suis pas convaincu. Mes arguments reposent sur une lecture de la littérature critique sur l’IA générative. Dans mon billet, je renvoie notamment à l’état de l’art réalisé par Baldur Bjarnason et son ouvrage The Intelligence Illusion. Escamoter cela, demander aux gens d’évaluer une série de phrases sans contexte, c’est traiter ce qui devrait être une discussion basée sur des faits comme une dégustation à l’aveugle chez un caviste. Ça me semble particulièrement problématique quand le débat porte précisément sur l’information, les sources, les connaissances vérifiables. Je comprends qu’en tant que partisan de l’utilisation de l’IA dans l’enseignement supérieur on ressente le besoin de défendre ses choix. Encore faudrait-il traiter ses opposants avec un minimum de respect et de sérieux intellectuel.

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    17/11 – Deux jours après la publication de ce billet, Marcello a publié « La créativité des LLM » sur son blog. Il y explique le concept de température, qui est une définition formelle de la créativité mise en œuvre par un outil comme ChatGPT. La fin du billet aide à bien cerner sa position dans un débat qui est de nature épistémologique :

    « Ne me faites pas le petit jeu consistant à dire : “mais non, la créativité est plus que ça !” Si vous n’êtes pas capables de définir formellement ce plus, alors cela veut tout simplement dire que vos idées ne sont pas claires. »

    Pour moi les programmes comme ChatGPT ne sont pas informatifs, en tout cas pas de manière suffisamment fiable dans un contexte éducatif : ils comprennent ce qu’est communiquer, pas informer. Par contre, ils relèvent bien du domaine créatif. Si on n’est pas dans un contexte où la fiabilité de l’information est importante, et que par ailleurs on apporte des réponses aux enjeux d’éthique et de coût énergétique, alors je ne m’oppose pas du tout à l’usage créatif des #LLM.

    https://www.arthurperret.fr/blog/2024-11-15-guide-etudiant-ne-pas-ecrire-avec-chatgpt.html

    #enseignement #AI #IA #intelligence #ESR #université

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    signalé aussi par @monolecte :
    https://seenthis.net/messages/1082701

  • Manuel de sabotage simple sur le terrain
    https://carfree.fr/index.php/2025/02/05/manuel-de-sabotage-simple-sur-le-terrain

    Un « Manuel de sabotage simple sur le terrain » écrit par l’ancêtre de la CIA en 1944 caracole actuellement en tête des téléchargements gratuits sur le site du Projet Gutenberg. Cela Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Guides #Ressources #critique #guide #Livres #politique #société #usa

  • #Livre : Répondre aux #préjugés sur les #migrations

    « Les réfugié·es nous envahissent ! Les personnes migrantes profitent des aides sociales et ne sont pas intégrées ! Elles menacent notre sécurité et notre identité », etc.
    Elles sont nombreuses, en France, les personnes qui accordent du crédit à ces formules-choc qu’on entend régulièrement dans les médias, dans les discours politiques, sur nos lieux de vie. Les préjugés sur les migrations sont nombreux, encore plus en temps de crise : les migrant·es sont alors les coupables parfait·es. Mais ce sont des idées fausses qui ne reflètent en aucun cas la réalité des migrations.

    À travers le démontage de dix idées reçues courantes sur les migrations, ce petit #guide montre qu’il est possible de résister aux manipulations électoralistes et idéologiques qui voudraient faire des migrant·es et réfugié·es la source de tous nos problèmes. Il donne des arguments et des #chiffres basés sur des #statistiques officielles qui invalident ces préjugés pour faire percevoir les migrations comme une #richesse économique, sociale et culturelle, et même comme le seul avenir possible pour notre planète mondialisée.

    Ce guide offre également des pistes pour être citoyen·ne et solidaire des migrant·es au quotidien.

    https://www.pressenza.com/fr/2025/01/livre-repondre-aux-prejuges-sur-les-migrations
    #idées-reçues
    #invasions #chômage #crise #identité #sécurité #intégration #afflux

    ping @karine4

  • #Guide pour les témoins de #harcèlement islamophobe

    La planche donne un conseil principal : ignorer le harceleur et se focaliser sur la personne harcelée. Cela permet aux personnes qui n’ont pas le courage de se confronter à une personne agressive d’agir quand même.

    https://www.buzzfeed.com/fr/julesdarmanin/plein-de-gens-partagent-ce-guide-pour-les-temoins-de-harcele
    #islamophobie #how_to #que_faire #ignorer #conseil #BD #bande-dessinée #manuel

    ping @karine4

  • Tirer sur la corde
    https://infokiosques.net/spip.php?article2156

    Cette brochure veut être un premier pas pour se familiariser avec les multiples applications des cordes, sangles et nœuds : soulever des objets lourds, faire des nœuds qui se défont facilement, tendre des cordes, etc. T

    / #Guides_pratiques, Infokiosque fantôme (partout)

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/tirer_sur_la_corde-16pa4-cahier-2025.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/tirer_sur_la_corde-32pa5-fil-2025.pdf

  • Secrets et mensonges
    https://infokiosques.net/spip.php?article2154

    « Comment est-ce qu’on se sent quand on garde des secrets ? Militant·e, proche, fermé·e, mal à l’aise, confus·e, puissant·e, inclus·e, privilégié·e, fort·e, paranoïaque, stressé·e, euphorique, en danger, malhonnête, exigeant·e ? Comment est-ce qu’on gère tous ces sentiments, comment est-ce qu’on vit avec ? Comment est-ce qu’on fait attention aux nombreuses conséquences de ce genre de vie et aux raisons inconscientes derrière nos choix ? […] Qu’est-ce qu’on garde secret et quand est-ce qu’on garde des secrets par envie plutôt que par nécessité ? » #S

    / Infokiosque fantôme (partout), #Guides_pratiques, #Anglais

    #Infokiosque_fantôme_partout_
    https://notrace.how/resources/fr/#toronto
    https://crimethinc.com/2020/05/30/survivre-a-une-pandemie-des-outils-pour-faire-face-a-lisolement-a-lanxie
    https://archive.org/details/anarchy_Soaring_Beyond_The_Walls


    https://janeaddamscollective.wordpress.com/the-mast-project
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/secrets_et_mensonges-24p-a5-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/secrets_et_mensonges-23p-a4-page-par-page.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/secrets_et_mensonges-english-24p-booklet.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/secrets_et_mensonges-english-24p-read.pdf

  • ABC des #procédures_disciplinaires pour violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche


    Un #abécédaire pour quoi faire ?

    - Face aux violences sexistes et sexuelles trouver les premières informations permettant de découvrir rapidement les réponses juridiques à mettre en œuvre.
    - Fournir aux non-spécialistes quelques moyens clairs de s’orienter dans les procédures et d’agir à bon escient.

    Un abécédaire pour qui ?

    - Toute personne témoin, victime, intervenant·e de la communauté universitaire
    - (étudiant·e·s, enseignant·e·s, personnels BIATSS) et notamment membres des sections disciplinaires.

    Un abécédaire par qui ?

    - Laure Ignace, juriste et formatrice, www.laureignaceformation.fr
    - Catherine le Magueresse, doctoresse en droit privé et sciences criminelles, ex-Présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT Libres et Egales)
    - Les membres du conseil d’administration de l’Association nationale des études féministes (ANEF)

    Un abécédaire à lire comment ?

    - Des notions de droit classées par ordre alphabétique.
    - Des liens hypertexte pour accéder aux documents originaux.
    - Des éléments bibliographiques pour prolonger la connaissance.

    Vie de l’abécédaire : La publication des articles est datée : s’agissant d’un site dynamique, des actualisations peuvent être apportées en permanence, les lectrices et lecteurs sont invité·e·s à faire connaître les modifications souhaitables.
    https://abcdroit-vss.fr

    #ESR #enseignement_supérieur #VSS #violences_sexistes #violences_sexuelles #université #facs #manuel #guide #justice

    ping @_kg_

  • « Animons ! » : un #manuel pour les animateurices de métier, les profs, les militant·es etc.

    Il existe une fâcheuse tendance à penser l’animation comme une activité dépolitisée (cf Histoire de la dépolitisation de l’animation socioculturelle). Si on considère que l’animation a un lien avec l’#éducation_populaire, alors on ne peut s’en satisfaire. Mais au-delà de dénoncer et éventuellement politiser ses propres pratiques, comment agir ?
    Les formations initiales à l’animation sont le plus souvent totalement dépolitisées, et beaucoup d’animateurices pensent qu’être « professionnel·le » revient à être « neutre ».

    « Animons ! Avec joie et ambition » regorge de ressources intellectuelles, théoriques et pratiques pour voir et pratiquer autrement le métier d’animateurice : pour se donner les moyens de l’exercer avec une visée sociale de dévoilement/conscientisation des dominations et des inégalités et d’accroissement des capacités démocratiques individuelles et collectives. Dans ce livre, #Sébastien_Hovart nous partage « tout ce que j’aurais bien aimé qu’on me transmette et qu’on m’explique pour construire mon métier d’animateur » : dans une perspective de transmission entre pairs, il nous offre ses apprentissages, ses réflexions et ses pratiques, et c’est un très beau et précieux cadeau qu’il nous fait. Ne vous laissez pas impressionner par la taille de ce cadeau (500 pages !) : l’ouvrage est très aéré avec une grande police, des paragraphes courts et des renvois dans tous les sens qui invitent à picorer sans se mettre la pression. D’ailleurs Sébastien a même formalisé quelques « parcours » pour se balader dans le livre selon ses intérêts principaux (voir en fin d’article). Et puis il y a de très chouettes illustrations ainsi que des centaines de petites citations formidablement bien choisies, issues pour beaucoup de la science-fiction dont Sébastien est fan, mais aussi de Kaamelott, de chansons, ou encore de sa fille dont la répartie est impressionnante !
    Un manuel pour les animateurices, mais aussi pour les profs, les militant·es, et tant d’autres

    Sébastien défend dans son livre qu’animateurice, c’est un métier, et il est convaincant sur ce point : c’est un artisanat qui s’apprend en pratiquant et qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Mais c’est aussi une posture et une ambition, et c’est pourquoi ce livre intéressera bien au-delà des animateurices de métier : il sera une mine d’or pour les profs qui manquent tant de formation sur « comment transmettre ? », ainsi que pour les militant·es qui s’interrogent sur « comment mobiliser, comment favoriser des dynamiques collectives émancipatrices et puissantes ? »

    https://www.education-populaire.fr/animons-sebastien-hovart
    #animation #éducation_populaire #guide #livre

  • Mastodon Quick Start Guide

    This guide was first developed and published in October 2023 and then updated and re-released in November 2024 by rOpenSci and The Carpentries to help break down barriers for our community members interested in adopting Mastodon as a social media platform. It offers tips to help get started and is not meant to be a comprehensive overview of the platform. Therefore, it includes other trusted resources where you can learn more. We welcome feedback on this guide by emailing info@ropensci.org or community@carpentries.org.


    https://zenodo.org/records/14170125

    #réseaux_sociaux #mastodon #guide #manuel #how_to

  • Observatoire International des Prisons - Le Guide du prisonnier
    https://guide.oip.org

    Le droit appliqué au #milieu_carcéral est complexe, souvent opaque, et peu accessible. Face à des conditions de détention qui peuvent porter atteinte à la dignité humaine et à des pratiques administratives régulièrement attentatoires aux droits, trop de personnes détenues se sentent démunies et isolées. Elles manquent d’informations juridiques et d’outils de compréhension pour s’assurer du respect des règles les concernant, et préparer au mieux leur sortie.

    Le #Guide_du_prisonnier, composé de plus de 1 000 questions-réponses, offre aux personnes détenues, à leurs proches, ainsi qu’aux professionnels qui les accompagnent, une ressource essentielle pour comprendre les règles et pratiques administratives censées régir leur quotidien. C’est un outil unique en France, emblématique de l’OIP qui a publié la première édition dès 1996, largement reconnu par l’ensemble des personnes et structures concernées par l’incarcération.

    La sixième édition du Guide du prisonnier, prévue pour le premier trimestre 2025, intègrera toutes les évolutions normatives des cinq dernières années. Celles-ci portent par exemple sur le travail en détention, les aménagements de peine ou le traitement médical des addictions. Mais la fabrication et la diffusion massive du guide, dont 3 000 exemplaires seront envoyés gratuitement aux bibliothèques des établissements pénitentiaires et aux personnes détenues qui en feront la demande, ne peuvent se faire sans votre soutien.

    #OIP #prison