• Sur l’#OIM, en quelques mots, par #Raphaël_Krafft...

    "L’OIM est créé en 1951 pour faire contre-poids au #HCR, qui est soupçonné par les américains d’être à la solde des communistes. L’OIM a pour fonction d’organiser les #migrations. Elle a notamment eu pour premier rôle de ramener depuis l’Europe beaucoup de réfugiés suite à la seconde guerre mondiale vers les Etats-Unis, vers le Canada, l’Amérique latine, etc. Et elle a été affiliée à l’ONU depuis quelques années seulement et a un rôle particulier parce que surtout elle sert les intérêts de ses principaux bailleurs : les Etats-Unis pour ce qui concerne l’Amérique centrale et l’Europe pour ce qui concerne l’Afrique. L’OIM a plusieurs fonctions, à la fois de renforcer les capacités des #frontières intra-africaines, à la fois d’organiser les #retours_volontaires... les retours dits volontaires... Beaucoup de #vols sont organisés depuis le #Maroc, depuis la #Libye principalement pour les personnes qui ont été enfermées par les autorités libyennes pour les ramener au pays : ça peut être la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, beaucoup le Nigeria. Et l’OIM communique sur des retours volontaires, mais c’est pas toujours le cas, c’est-à-dire que ce sont des jeunes dont on rend visite dans des prisons, on leur dit « voilà, si tu rentres en Guinée, on te donnera 50 euro, et puis un téléphone portable avec une puce pour que tu puisses voir tes parents... beaucoup de promesses d’#emploi. L’OIM travaille beaucoup sur la création d’emploi dans les pays d’origine, avec un vocabulaire très libéral, très technique, mais les emplois c’est surtout pour conduire des moto-taxi. »

    (...)

    "Il y a tout un travail de #propagande qui est organisé par l’OIM et financé par l’Union européenne pour inciter cette jeunesse à rester chez elle. Ces #campagnes de propagande sont orchestrées notamment par la cooptation du monde des #arts et de la #culture, ainsi les rappeurs les plus célèbres de #Guinée se sont vus financer des #chansons qui prônent la #sédentarité, qui alertent sur les dangers de la route. Sauf que cette même organisation qui alerte sur les dangers de la route est la principale responsable des dangers de la route, puisque l’installation de postes-frontière, la #biométrie aux postes-frontière, le #lobbying auprès des parlementaires nigériens, nigérians, ivoiriens, guinéens pour durcir les lois... peut-être que les auditeurs de France Inter ont entendu qu’il y a eu une #criminalisation des #passeurs au Niger... c’est le fait d’un lobbying de l’OIM auprès des parlementaires pour rendre plus compliqué le passage de ces frontières, des frontières qui sont millénaires...

    https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-27-fevrier-2021
    #IOM #réinsertion #art #campagne

    ping @rhoumour @karine4 @isskein @_kg_

    • Contrôle des frontières et des âmes : le #soft_power de l’OIM en Afrique

      Comment l’organisation internationale pour les migrations tente à travers toute l’Afrique d’éviter les départs en s’appuyant sur les artistes et les chanteurs. Un décryptage à retrouver dans la Revue du Crieur, dont le numéro 15 sort ce jeudi en librairies.

      Le terminal des vols domestiques de l’aéroport Gbessia de Conakry est le lieu idéal où débarquer discrètement d’un avion en Guinée. Situé à l’écart, il n’a plus de fonction commerciale depuis que la compagnie Air Guinée qui assurait les rares vols intérieurs a fait faillite en 1992. Et quand ce ne sont pas des VIP qui pénètrent dans son hall, ce sont les migrants « rapatriés volontaires » de Libye, à l’abri des regards, pour un retour au pays perçu comme honteux parce qu’il signe l’échec de leur projet migratoire. Ils sont cent onze ce soir-là à descendre de l’avion affrété par l’Organisation internationale pour les migrations ( OIM ), en provenance de l’aéroport de Mitiga à Tripoli. En file indienne sur le tarmac, ils masquent leurs visages face à la caméra de la télévision d’État guinéenne, toujours présente depuis que l’OIM rapatrie des migrants guinéens de Libye, près de douze mille en trois ans.

      Les officiers « de protection » de l’OIM les attendent dans le hall du terminal, secondés par les bénévoles de l’Organisation guinéenne de lutte contre la migration irrégulière, créée de toutes pièces par l’Union européenne et l’OIM afin d’organiser des campagnes « de sensibilisation » à moindres frais qui visent à décourager les candidats à l’émigration. Leurs membres sont tous d’anciens migrants revenus au pays après avoir échoué dans leur aventure en Libye, en Algérie ou au Maroc. Ils sillonnent le pays, les plateaux de télévision ou les studios de radio dans le but d’alerter contre les dangers du voyage et les horreurs vécues en Libye.

      Elhadj Mohamed Diallo, le président de l’organisation, harangue les « rapatriés volontaires » dès leur arrivée dans le hall : « Votre retour n’est pas un échec ! La Guinée a besoin de vous ! Tous ensemble nous allons travailler ! Regardez-moi, je suis l’un de vous, j’ai vécu ce que vous avez vécu ! Et maintenant que vous êtes rentrés, vous allez nous aider parce qu’il faut raconter votre histoire à nos jeunes pour les empêcher de partir et qu’ils vivent la même chose que nous. »

      Tous se sont assis, hagards, dans l’attente des instructions des officiers « de protection » de l’OIM. Ils sont épuisés par des semaines voire des mois d’un voyage éprouvant qui s’est terminé dans les prisons de Libye où la plupart d’entre eux ont fait l’expérience de la torture, la malnutrition, le travail forcé et la peur de mourir noyé en mer Méditerranée lors de leurs tentatives parfois multiples de passage en Europe. Certains écoutent, voire répondent au discours du président de l’association. La plupart ont la tête ailleurs.

      Lorsque nous interrogeons l’un d’entre eux, il s’offusque du qualificatif de « volontaire » utilisé dans le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration ( AVRR ) de l’OIM : « Mais je n’étais pas volontaire ! Je ne voulais pas rentrer ! Ce sont les Libyens du DCIM [ Directorate for Combating Illegal Immigration ] qui m’ont forcé à signer le papier ! Je n’avais pas d’autre choix que de monter dans l’avion. Dès que j’aurai rassemblé un peu d’argent, je repartirai pour encore tenter ma chance. J’essayerai par le Maroc cette fois. »

      C’est toute l’ambiguïté de ce programme : le guide du Haut-Commissariat aux réfugiés ( HCR ) qui encadre les retours dits volontaires précise que « si les droits des réfugiés ne sont pas reconnus, s’ils sont soumis à des pressions, des restrictions et confinés dans des camps, il se peut qu’ils veuillent rentrer chez eux, mais ce ne peut être considéré comme un acte de libre choix ». Ce qui est clairement le cas en Libye où les réfugiés sont approchés par les autorités consulaires de leur pays d’origine alors qu’ils se trouvent en détention dans des conditions sanitaires déplorables.

      Lorsqu’ils déclinent l’offre qui leur est faite, on les invite à réfléchir pour la fois où elles reviendront. À raison le plus souvent d’un repas par jour qui consiste en une assiette de macaronis, d’eau saumâtre pour se désaltérer et d’un accès aux soins dépendant de l’action limitée des organisations internationales, sujets aux brimades de leurs geôliers, les migrants finissent souvent par accepter un retour « volontaire » dans leur pays d’origine.

      L’OIM leur remet l’équivalent de cinquante euros en francs guinéens, parfois un téléphone avec ce qu’il faut de crédit pour appeler leur famille, et leur promet monts et merveilles quant à leur avenir au pays. C’est le volet réintégration du programme AVRR. Il entend « aider à la réintégration à court et/ou moyen terme, y compris création d’entreprise, formation professionnelle, études, assistance médicale et autre forme d’aide adaptée aux besoins particuliers des migrants de retour ».

      Plus que l’appât d’un modeste gain, ce sont l’épuisement et le désespoir qui ont poussé Maurice Koïba à se faire rapatrier de Libye. Intercepté par les gardes-côtes libyens alors qu’il tentait de gagner l’Europe dans un canot pneumatique bondé, Maurice a été vendu par ces mêmes gardes-côtes à un certain Mohammed basé à Sabratha, quatre-vingts kilomètres à l’ouest de la capitale Tripoli. Pendant un mois et demi, il est battu tous les matins avec ses parents au téléphone de façon à ce qu’ils entendent ses cris provoqués par les sévices qu’on lui inflige, afin de les convaincre de payer la rançon qui le libérera. Son père au chômage et sa mère ménagère parviendront à réunir la somme de mille euros pour le faire libérer, l’équivalent de près de dix mois du salaire minimum en Guinée. Une fois sorti de cette prison clandestine, Maurice tente de nouveau sa chance sur un bateau de fortune avant d’être une fois encore intercepté par les gardes-côtes libyens. Cette fois-ci, il est confié aux agents du DCIM qui l’incarcèrent dans un camp dont la rénovation a été financée par l’OIM via des fonds européens.

      Là, les conditions ne sont pas meilleures que dans sa prison clandestine de Sabratha : il ne mange qu’un maigre repas par jour, l’eau est toujours saumâtre et les rares soins prodigués le sont par des équipes de Médecins sans frontières qui ont un accès limité aux malades. C’est dans ces conditions que les autorités consulaires de son pays et les agents de l’OIM lui rendent visite ainsi qu’à ses compatriotes afin de les convaincre de « bénéficier » du programme de « retour volontaire » : « Lorsque les agents de l’OIM venaient dans le camp avec leurs gilets siglés, ils n’osaient jamais s’élever contre les violences et les tortures que les geôliers libyens nous faisaient subir », se souvient Maurice, et cela nonobstant le programme de formation aux droits de l’homme toujours financé par l’Union européenne et conduit par l’OIM auprès des gardiens des centres de détention pour migrants illégaux.

      « Nous avons éprouvé des sentiments mêlés et contradictoires, ajoute-t-il, lorsque les représentants consulaires de nos pays respectifs sont venus nous recenser et nous proposer de rentrer, à la fois heureux de pouvoir être extraits de cet enfer et infiniment tristes de devoir renoncer, si près du but, à nos rêves d’avenir meilleur. Sans compter la honte que nous allions devoir affronter une fois rentrés dans nos familles et dans les quartiers de nos villes. »

      Ce n’est que le jour de leur départ que Maurice et ses compatriotes d’infortune sortent du camp pour être remis à l’OIM. L’organisation prend soin de les rendre « présentables » en vue de leur retour au pays : « Pour la première fois depuis des semaines, j’ai pu me doucher, manger à ma faim et boire de l’eau potable. L’OIM nous a remis un kit d’hygiène et des vêtements propres avant de nous emmener à l’aéroport Mitiga de Tripoli », confie Maurice.

      Arrivé à Conakry, il prend la route de Nzérékoré, à l’autre bout du pays, où vit sa famille. Une fièvre typhoïde contractée en Libye se déclare le jour de son arrivée. Malgré ses multiples appels à l’aide et contrairement aux clauses du programme AVRR, l’OIM ne donne pas suite à sa demande de prise en charge de son hospitalisation, alors que la Guinée n’est pas dotée d’un système de sécurité sociale. Le voici doublement endetté : aux mille euros de sa rançon s’ajoutent maintenant les frais de l’hôpital et du traitement qu’il doit suivre s’il ne veut pas mourir.

      Comme la majorité des candidats guinéens à l’exil, Maurice est pourvu d’un diplôme universitaire et avait tenté d’émigrer dans le but de poursuivre ses études au Maroc, en Algérie ou en Europe. Il pensait que son retour en Guinée via le programme d’aide au retour volontaire aurait pu lui ouvrir la voie vers de nouvelles opportunités professionnelles ou de formation. Il voulait étudier l’anglais. En vain. Il retourne enseigner le français dans une école secondaire privée, contre un salaire de misère, avant de comprendre que l’OIM n’aide les retournés volontaires que s’ils donnent de leur temps afin de promouvoir le message selon lequel il est mal de voyager.

      Après avoir enfilé le tee-shirt siglé du slogan « Non à l’immigration clandestine, oui à une migration digne et légale » et participé ( ou avoir été « invité » à participer ) à des campagnes de sensibilisation, on lui a financé ses études d’anglais et même d’informatique. S’il n’est que bénévole, les per diem reçus lors de ses déplacements afin de porter la bonne parole de la sédentarité heureuse, ainsi que l’appartenance à un réseau, lui assurent une sécurité enviable dans un pays dont tous les indices de développement baissent inexorablement depuis plus d’une décennie.
      Le soft power de l’OIM

      Les maux de la Guinée, l’humoriste Sow Pedro les égrène dans la salle de spectacle du Centre culturel franco-guinéen ( CCFG ). Il fait se lever la salle et lui intime d’entonner un « N’y va pas ! » sonore à chaque fléau évoqué : « – Je veux aller en Europe !… – N’y va pas ! – Loyer cher je vais chez les Blancs… – N’y va pas ! – Là-bas au moins on nous met dans des camps… – N’y va pas ! – Politiciens vous mentent tous les jours – N’y va pas ! – C’est pour ça que j’irai là-bas ! » Ainsi conclut-il sur le refrain d’un des plus grands succès de Jean-Jacques Goldman, Là-bas, qu’il enchaîne, moqueur, face au tout Conakry qui s’est déplacé pour l’applaudir avant de se retrouver au bar du Centre culturel, lors de l’entracte, et d’y échanger sur ce fléau que constitue l’immigration illégale entre personnes pouvant, du moins la plupart d’entre elles, circuler librement autour de la planète.

      Le spectacle de Sow Pedro est sponsorisé par l’OIM. Afin de mener à bien l’écriture du show, l’humoriste a bénéficié de l’expertise du bureau guinéen de l’organisation internationale : « L’équipe de l’OIM m’a fourni une documentation et nous avons beaucoup échangé ensemble pour que mon spectacle colle au plus près de la réalité vécue par mes compatriotes sur les routes de l’exil. J’étais ignorant sur ce sujet et à mille lieues d’imaginer l’ampleur des horreurs que les migrants peuvent subir sur leur chemin. »

      « Ne t’en va pas », c’est encore le refrain de Fallé, le titre phare de Degg J Force 3, le groupe de rap le plus populaire de Guinée, qui clôt la soirée au Centre culturel franco-guinéen. « Ne pars pas. La mer te tuera, c’est la mort qui t’attend », exhorte la chanson. La qualité des images du clip jure avec la production habituelle d’un groupe de cette envergure en Afrique. Et pour cause, l’Union européenne l’a financé à hauteur de quinze mille dollars et a chargé l’OIM de la mise en œuvre de sa production.

      Moussa Mbaye, l’un des deux chanteurs du groupe explique la genèse de cette chanson : « Lorsqu’en 1999 Yaguine Koïta et Fodé Tounkara avaient été retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion de la [ compagnie aérienne belge ] Sabena, ça nous avait particulièrement marqués que deux jeunes puissent mourir parce qu’ils voulaient partir en Europe. C’est ce qui nous a poussés à écrire cette chanson qui n’était jamais sortie dans aucun de nos albums, elle n’avait jusqu’alors circulé que dans les “ ghettos ”. Ce n’est finalement que beaucoup plus tard, à force d’apprendre chaque semaine la mort d’un jeune de notre quartier en Libye, dans le Sahara ou au Maroc, qu’on s’est décidés à la réécrire. Comme on n’y connaissait rien sur les questions migratoires, on est allés voir l’OIM pour qu’ils nous fournissent des informations à ce sujet. »

      Moussa et les membres de son groupe sont reçus par Fatou Diallo N’Diaye, la cheffe de mission de l’OIM en Guinée, qui choisira de travailler avec eux « parce qu’ils sont connus et que nous savions que leur chanson serait écoutée par notre public cible ». Fatou Diallo N’Diaye porte la chanson Fallé dans son cœur pour avoir largement contribué à son écriture : « L’écriture du morceau Fallé a été un travail d’équipe, un véritable brainstorming. Il y a certaines paroles que j’ai écrites moi-même tandis que d’autres l’ont été par Lucas Chandellier, notre chargé de communication. Aujourd’hui, ce morceau appartient à l’Union européenne et à l’OIM. »

      Depuis le succès commercial de Fallé, Fatou Diallo N’Diaye confesse voir de plus en plus d’artistes venir frapper à sa porte pour écrire et composer des chansons sur le thème de la migration irrégulière. Les chanteurs et musiciens ne sont pas les seuls cooptés par l’institution : auteurs de bandes dessinées, humoristes, metteurs en scène de théâtre, griots, conteurs traditionnels, organisateurs de festivals, imams, radios locales, etc., sont également sollicités.

      La représentante d’un organisme de développement qui a souhaité garder l’anonymat nous a confié que l’OIM avait cependant refusé de contribuer au financement d’un film qu’elle produisait parce que l’on y voyait des migrants guinéens arrivés en Europe et que de telles images « pouvaient susciter un espoir chez les candidats au départ ». L’OIM organise aussi des formations de journalistes sur les « techniques de couverture des questions migratoires ». Depuis 2018, près de cinq cents d’entre eux, originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, ont été formés selon la vision de l’OIM sur cette question.

      Fondée en 1951 par les États-Unis pour faire contrepoids au HCR que les diplomates américains soupçonnaient d’être sous influence communiste, l’OIM a d’abord eu la fonction logistique d’organiser le transit vers l’Amérique de dizaines de milliers de personnes déplacées par la Seconde Guerre mondiale en Europe. Selon les mots du site de l’organisation : « Simple agence logistique au départ, elle a constamment élargi son champ d’action pour devenir l’organisme international chef de file œuvrant aux côtés des gouvernements et de la société civile afin de favoriser la compréhension de la problématique migratoire, d’encourager le développement économique et social par le biais de la migration et de veiller au respect de la dignité humaine et au bien-être des migrants. »

      Ce que l’OIM met moins en valeur, en revanche, ce sont les campagnes de sensibilisation et de propagande qu’elle a mises en place au début des années 1990 dans les pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est afin de mettre en garde les jeunes femmes contre les réseaux de traite et de prostitution. Selon le sociologue Antoine Pécoud, Youssou N’Dour, archétype du chanteur mondialisé, serait le premier artiste africain à avoir mis sa voix et sa renommée au service de la lutte contre la migration illégale en Afrique.

      Ce n’est pas l’OIM, cette fois, qui en fut à l’origine, mais le gouvernement espagnol et l’Union européenne qui, en 2007, et alors que de nombreux Sénégalais tentaient de rallier l’archipel des Canaries en pirogue, décidaient de produire et diffuser un clip afin de les dissuader de prendre la mer. Cette vidéo met en scène une mère de famille prénommée Fatou, sans nouvelles de son fils parti depuis huit mois, et se termine par un message de Youssou N’Dour : « Vous savez déjà comment [ l’histoire de Fatou ] se termine, ce sont des milliers de familles détruites. Je suis Youssou N’Dour, s’il vous plaît, ne risquez pas votre vie en vain. Vous êtes le futur de l’Afrique. »

      Depuis lors, la liste des artistes cooptés par diverses institutions internationales et européennes ne cesse de s’allonger : Coumba Gawlo, Fatou Guewel et Adiouza au Sénégal, Bétika en Côte d’Ivoire, Ousmane Bangara et Degg J Force 3 en Guinée, Jalimadi Kanuteh en Gambie, Miss Espoir au Bénin, Will B Black au Burkina Faso, Ousmane Cissé au Mali, Zara Moussa au Niger, ou encore Ewlad Leblad en Mauritanie pour ne citer qu’eux. Lors de la campagne Aware migrants lancée en 2017 par l’OIM, l’artiste malienne Rokia Traoré a composé la chanson Be aware. Dans une interview à l’émission 28 Minutes diffusée sur Arte, elle expliquait que son but à travers cette chanson n’était pas de vouloir empêcher les jeunes Africains de partir mais « qu’il était inhumain de ne pas les informer sur les dangers de la route ». Ce qu’elle ne dit pas, c’est que sa chanson et son clip avaient été sponsorisés par le ministère italien de l’Intérieur.
      Dissuader les Africains ou rassurer les Européens ?

      Sur un continent comme l’Afrique où les frontières sont historiquement poreuses et où 80 % des migrations sont internes au continent, l’Union européenne, via l’OIM notamment, s’emploie à restreindre la liberté de circulation en modernisant les postes frontières et en formant les gardes-frontières, introduisant la technologie biométrique ou faisant pression sur les gouvernements et les parlementaires africains afin de rendre toujours plus restrictive leur législation en matière de migration, comme au Niger en 2015 avec le vote d’une loi sur la criminalisation des « passeurs ».

      C’est toute la contradiction de ces campagnes de propagande sur les dangers de la route dont les auteurs sont les principaux responsables, explique le sociologue Antoine Pécoud : « S’il est louable de renseigner les candidats à l’exil sur les dangers de la route, il y a une contradiction fondamentale dans la nature même de ce danger dont on prétend avertir les migrants. Parce que ce danger est corrélé au contrôle de l’immigration. Plus on contrôle l’immigration, plus il est difficile pour les migrants de circuler légalement, plus ils vont tenter de migrer par des chemins détournés, plus ils vont prendre de risques et plus il y aura de morts. »

      Affiliée à l’ONU depuis 2016, l’OIM demeure, à l’instar des autres agences gravitant dans la galaxie de l’organisation internationale, directement et principalement financée par les pays les plus riches de l’hémisphère occidental qui lui délèguent une gestion des migrations conforme à leurs intérêts : ceux de l’Australie en Asie et en Océanie, des États-Unis en Amérique centrale et de l’Europe en Afrique pour ne citer que ces exemples. Son budget en 2018 était de 1,8 milliard d’euros. Il provient principalement de fonds liés à des projets spécifiques qui rendent l’OIM très accommodante auprès de ses donateurs et la restreint dans le développement d’une politique qui leur serait défavorable. C’est un outil parfait de contrôle à distance de la mise en œuvre de la politique d’externalisation des frontières chère à l’Union européenne. D’autant qu’au contraire du HCR, elle n’a pas à s’embarrasser des conventions internationales et notamment de celle de 1951 relative à la protection des réfugiés.

      D’après Nauja Kleist, chercheuse au Danish Institute for International Studies, c’est précisément « le manque de crédibilité des diffuseurs de ces messages qui les rend peu efficaces auprès des populations ciblées » d’autant que « les jeunes Africains qui décident de migrer sont suffisamment informés des dangers de la route – via les réseaux sociaux notamment – et que pour un certain nombre d’entre eux, mourir socialement au pays ou physiquement en Méditerranée revient au même ». Selon elle, « ces campagnes sont surtout un moyen parmi d’autres de l’Union européenne d’adresser un message à son opinion publique afin de lui montrer qu’elle ne reste pas inactive dans la lutte contre l’immigration irrégulière ».

      Selon Antoine Pécoud, « le développement de ces campagnes de propagande est d’une certaine manière le symbole de l’échec de la répression des flux migratoires. Malgré sa brutalité et les milliards investis dans les murs et les technologies de surveillance des frontières, il se trouve que de jeunes Africains continuent d’essayer de venir ».

      Promouvoir un message sédentariste et une « désirable immobilité », selon les mots d’Antoine Pécoud, c’est aussi encourager une forme de patriotisme dans le but d’inciter les jeunes à contribuer au développement de leur pays et de l’Afrique. Une fable qui ne résiste pas aux recherches en cours sur la mobilité internationale : c’est à partir d’un certain niveau de développement qu’un pays voit ses citoyens émigrer de façon significative vers des pays plus riches. Qu’importe, avec l’argent du contribuable européen, l’OIM finance aussi des artistes porteurs de ce message.

      Dans le clip de sa chanson No Place Like Home promu par l’OIM ( « On n’est nulle part aussi bien que chez soi » ), Kofi Kinaata, la star ghanéenne du fante rap, confronte le destin d’un migrant qui a échoué dans son aventure incertaine à celui d’un proche resté au pays, lequel, à force de labeur, a pu accéder aux standards de la classe moyenne européenne incarnés dans le clip par la fondation d’une famille et l’acquisition d’une voiture neuve.

      De son côté, le groupe guinéen Degg J Force 3 a composé #Guinealove qui met en scène une Guinée largement fantasmée aux rues vierges de détritus, aux infrastructures modernes, sans bidonvilles et où se succèdent des paysages majestueux et une nature vierge alors que ce pays occupe la cent quatre-vingt-deuxième place sur les cent quatre-vingt-sept que compte le classement de l’Indice de développement humain. Le groupe l’a notamment interprétée lors du lancement en grande pompe du programme Integra, le volet réintégration du programme de retours volontaires et de réintégration de l’OIM juste après le discours du Premier ministre guinéen :

      Ma Guinée ma mère ma fierté ma cité

      Ma Guinée ma belle mon soleil ma beauté

      Ma Guinée ma terre mon chez-moi

      Mon havre de paix

      Ouvrez les frontières de Tiken Jah Fakoly, sorti en 2007, est peut-être l’un des derniers tubes africains à avoir promu aussi frontalement la liberté de circulation. Douze ans plus tard, le message adressé par la star africaine du reggae est tout autre. Son dernier album, Le monde est chaud, fait la part belle aux messages prônés par l’Union européenne en Afrique : « Dans Ouvrez les frontières, je dénonçais cette injustice dont étaient et sont toujours victimes les Africains de ne pas pouvoir circuler librement. Aujourd’hui, je dis qu’effectivement cette injustice demeure, mais si on veut que nos enfants grandissent dans une autre Afrique, alors notre place n’est pas ailleurs. Donc aujourd’hui, je dis aux jeunes de rester au pays, je dis que l’Afrique a besoin de tous ses enfants. D’autant que notre race est rabaissée quand nos frères sont mis en esclavage en Libye, quand ils ont payé si cher pour se retrouver sous les ponts à Paris. Au lieu de donner leurs forces à l’Europe, pourquoi nos jeunes ne restent-ils pas ici ? » Tiken Jah Fakoly affirme n’avoir pas reçu de fonds européens pour la production de son dernier album.

      Ses compatriotes du Magic System, eux, ne s’en cachent pas et ont compris via leur fondation éponyme que le développement de l’emploi local et la lutte contre la migration irrégulière étaient des thèmes capteurs de fonds européens. Partenaire privilégiée de l’Union européenne en Côte d’Ivoire à travers une multitude de projets de développement, la fondation Magic System a signé en février dernier avec l’OIM un partenariat qui engage les deux structures « à travailler main dans la main pour promouvoir des migrations sûres et informées, et des alternatives durables à la migration irrégulière ».

      La migration sûre, c’est le parent pauvre du Fonds fiduciaire d’urgence européen pour l’Afrique, créé le 11 novembre 2015 lors du sommet européen de La Valette sur la migration, et à partir duquel sont financées les campagnes dites de sensibilisation et de propagande en prévention de la migration irrégulière. L’un des points sur lequel les pays européens se sont pourtant entendus et qui consiste à « favoriser la migration et la mobilité légales » ne s’est, pour l’heure, toujours pas concrétisé sur le terrain et ne reçoit ni publicité ni propagande dans les pays de départ. Maurice Koïba, le rapatrié de Libye, désormais tout à ses études d’anglais et d’informatique et toujours en campagne « pour une migration digne et légale », a renoncé depuis belle lurette à demander un visa à l’ambassade de France : son prix est prohibitif pour un jeune de sa condition sociale et n’est pas remboursé en cas de refus, ce qui attend l’immense majorité des demandes.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/200220/controle-des-frontieres-et-des-ames-le-soft-power-de-l-oim-en-afrique?ongl

  • Du 7 janvier au 6 février 2021 au Carré de Baudoin : L’expo “D’un confinement à l’autre” présentée par l’atelier des artistes en exil, des artistes originaires d’#Iran, de #Palestine, de #Syrie, d’#Ukraine, du #Venezuela, de #Guinée, de la #République_démocratique_du_Congo, du #Soudan et du #Pakistan, nous livrent leur vision de ce moment inédit à travers des dessins, des peintures, des installations, des décors et des films)
    https://www.pavilloncarredebaudouin.fr/evenement/d-un-confinement-a-l-autre

    Visite virtuelle sous forme d’un film de 25 minutes :
    https://vimeo.com/479120278

    #exposition #artistes #confinement #coronavirus

  • Une vie tronquée

    #Abdoul_Mariga, 30 ans, est mort le 17 octobre dernier à #Conakry, un peu de l’#hépatite_B, beaucoup de la politique suisse en matière de migration. Ce jeune homme vivait depuis dix ans en #Suisse, où il exerçait le métier de cuisinier, lorsque les autorités fédérales l’ont expulsé, le 6 novembre 2019, probablement déjà malade, vers la Guinée, pays dans lequel il n’avait pas d’attaches. Ses proches le disaient intégré, le canton de #Vaud le jugeait intégré, le Tribunal fédéral l’admettait intégré, mais pas suffisamment, pas assez pour qu’il puisse poursuivre le cours de son existence.

    Seul à Conakry, sans documents d’identité que lui refusent les autorités guinéennes, Abdoul Mariga est livré au harcèlement policier et, dans l’incapacité de travailler, voit son pécule s’envoler. Sa santé décline également.

    A Berne, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est prévenu de sa situation en mars. L’administration fédérale sait que la Guinée, Etat vers lequel elle l’a expédié de force, refuse de le régulariser, le maintenant dans une situation dramatique. Les documents en notre possession sont formels. Mais Berne refuse de prendre ses responsabilités.

    « Ma santé ne va pas bien. Mes bras et mes jambes s’endorment. […] J’ai des vertiges et parfois je perds l’équilibre et je tombe. […] J’ai pris un traitement quelque temps, mais maintenant c’est fini, je n’ai plus de médicaments et plus de soins. Même me loger devient très difficile. […] Je suis complètement bouleversé, des fois, je ne mange pas. Je paie seulement l’hôtel. C’est trop difficile pour moi », témoignait-il1 encore en septembre, avant que ses amis suisses ne perdent le contact.

    Après onze mois de descente aux enfers, M. Mariga s’est éteint le 17 octobre 2020, seul, dans un hôpital de Conakry. « Sans ce renvoi décidé par le SEM, Abdoul Mariga serait certainement encore en vie, et travaillerait aujourd’hui encore au CHUV », résume le collectif Droit de rester qui, durant des mois, a vainement tenté de s’opposer au Moloch bureaucratique. Comment ne pas partager leur colère. Et l’exigence que Berne rende aujourd’hui des comptes sur les manquements qui ont conduit à ce drame.

    https://lecourrier.ch/2020/12/14/une-vie-tronquee

    #Guinée_Conakry #réintégration #intégration #asile #migrations #réfugiés #morts #décès #SEM #Guinée

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    Ajouté à la métaliste sur les exilés décédés en Suisse
    https://seenthis.net/messages/687445

    ping @isskein @karine4

    • Faire-part

      Arrivé à 19 ans en Suisse en octobre 2009, où il avait déposé une demande d’asile, Abdoul Mariga, titulaire d’un CFC en restauration, travaillait comme cuisiner au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV). Son employeur le décrivait comme un jeune homme exigeant, soigneux, respectueux, de très bonne sociabilité, apprécié de son entourage et investi dans son travail, « un collaborateur sur qui nous pouvons pleinement compter ». D’après d’autres témoignages de son entourage, Abdoul était persévérant, déterminé dans ses apprentissages et il avait montré beaucoup de courage pour mener à bien sa formation professionnelle, réussie avec succès.

      Renvoyé en Guinée par la force le 6 novembre 2019, Abdoul Mariga s’est retrouvé seul à Conakry, sans logement et rapidement désargenté. Il a survécu sur place grâce à son dernier salaire du CHUV puis grâce à l’aide privée d’amis suisses. Sa santé s’est vite dégradée et il n’a pas pu avoir accès aux soins médicaux. Il a été hospitalisé alors qu’il se trouvait au plus mal et est décédé quelques jours plus tard, seul, sans l’accompagnement d’aucun proche. Cette terrible nouvelle nous laisse dans l’incrédulité et la colère, ainsi que dans une profonde tristesse.

      Voici un témoignage d’Abdoul Mariga qui décrit sa situation et sa détresse à Conakry :

      « Ma santé ne va pas bien. Mes bras et mes jambes s’endorment. Ça a commencé pendant ma détention en Suisse, avant l’exécution du renvoi, et maintenant c’est de plus en plus fréquent. J’ai des vertiges et parfois je perds l’équilibre et je tombe. J’ai été à l’hôpital au début, mais je n’ai plus accès, faute d’argent. J’ai pris un traitement quelque temps, mais maintenant c’est fini, je n’ai plus de médicaments et plus de soins.

      Même me loger devient très difficile. Je suis là avec beaucoup d’angoisses parce que les prochains jours, je ne sais pas comment je vais être. Je vis très difficilement ici et chaque fois que la police me contrôle, ils me prennent tout l’argent que j’ai sur moi. Chaque sortie est risquée et me fait perdre encore mes moyens pour vivre.

      Le ministre de la sécurité a refusé de me donner un document de circulation. Je n’ai pas la nationalité guinéenne et pas de papier d’identité et je risque à tout moment d’être expulsé. J’ai pris un avocat pour avoir un permis de circulation. Mon avocat a saisi la Présidente du Tribunal de première instance de Kaloum. Mardi 25 février 2020, j’ai été convoqué devant le juge du tribunal de Kaloum. Actuellement, la procédure n’a pas abouti et je n’ai plus de moyen de recours et plus d’argent pour payer mon avocat.

      Je suis malade je ne dors plus. Partout quand je vais dans les hôtels on me demande un passeport et si je sors pour manger, je risque de me faire arrêter par la police et racketter. Pour le logement, on me demande de payer 8 à 12 mois d’avance, ce que je ne peux pas. Je suis complètement bouleversé, des fois, je ne mange pas. Je paie seulement l’hôtel. C’est trop difficile pour moi. »

      Sans ce renvoi décidé par le SEM, Abdoul Mariga serait certainement toujours en vie et contribuerait aujourd’hui encore aux services essentiels du CHUV, tant estimé en ces temps de pandémie. Son destin était dans vos mains. Nous vous tenons responsables de ce décès. Malgré les interventions de son avocate, vous avez persisté dans votre décision alors même que le canton de Vaud vous avait demandé de lui accorder un permis pour cas de rigueur après 10 ans de séjour en Suisse.

      Pourquoi lui avoir refusé ce permis ?

      http://droit-de-rester.blogspot.com/2020/12/arrive-19-ans-en-suisse-en-octobre-2009.html

  • La série des Indépendances Cha-Cha démarre ce soir en Guinée
    https://pan-african-music.com/la-serie-des-independances-cha-cha-demarre-ce-soir-en-guinee

    https://www.africolor.com/festival/independances-cha-cha-guinee

    Cette année, pas moins de dix-sept pays d’Afrique subsaharienne, dont quatorze anciennes colonies françaises fêtent leurs 60 ans d’indépendance. Une commémoration passée inaperçue en France, mais que le festival Africolor tient à célébrer dignement, en plaçant son édition sous le « Soleil des Indépendances »

    […]

    Le leader guinéen viendra raconter la marche vers l’indépendance et expliquer pourquoi son peuple a voté Non au référendum proposé par De Gaulle. La pièce reviendra aussi sur les conséquences de ce refus dans la politique française, qui décide alors de couper tous les ponts avec la Guinée et de pratiquer une sorte de politique de la « terre brûlée », dévastant chaque parcelle de terrain qu’elle évacue avec une violence armée à peine croyable. L’humanité manque parfois de mots et de courage pour décrire de manière juste la démolition d’un peuple ou d’une terre, mais les paroles quasi prophétiques d’un humain ou d’une musique sont là pour nous rappeler la réalité, celle d’un passé qu’il est impossible d’oublier.

    https://www.youtube.com/watch?v=D20bz0iPgmw

    https://www.africolor.com

    #Histoire #Afrique #indépendance #colonialisme #France #Guinée #De_Gaulle #Sékou_Touré #Africolor

  • HCR - Le HCR intensifie l’aide humanitaire ; le nombre des réfugiés ivoiriens dépasse les 8000
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/11/5faa6581a/hcr-intensifie-laide-humanitaire-nombre-refugies-ivoiriens-depasse-8000.html

    Plus de 8000 réfugiés ivoiriens ont désormais fui vers des pays voisins dans un contexte de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Ils étaient un peu plus de 3200 il y a une semaine. Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, intensifie son soutien, craignant que les violences persistantes ne forcent encore davantage de personnes à fuir le pays.Au 9 novembre, plus de 7500 Ivoiriens avaient fui vers le Libéria. Plus de 60% des arrivants sont des enfants, dont certains sont non accompagnés ou séparés de leurs parents. Des personnes âgées et des femmes enceintes ont également fui, la plupart transportant de rares effets personnels et peu ou pas de nourriture ni d’argent.Certains réfugiés ivoiriens signalent avoir été initialement empêchés de quitter le pays et, de ce fait, ils ont dû trouver d’autres itinéraires pour rejoindre le Libéria voisin. La majorité d’entre eux ont indiqué à nos équipes au Libéria qu’ils espèrent rester près de la frontière pour rentrer dès que la situation sera stabilisée.
    Nous prévoyons d’acheminer par avion-cargo des articles de secours pour jusqu’à 10 000 réfugiés au Libéria, depuis notre entrepôt de stockage à Dubaï. En soutien aux efforts de réponse des autorités libériennes, les équipes du HCR sur le terrain sont engagés dans une course contre la montre pour distribuer l’aide humanitaire, les vivres et des allocations d’aide en espèces. Nous avons déployé des équipes techniques concernant les besoins en termes d’abris ainsi que d’installations d’assainissement et de distribution d’eau. Parallèlement, plus de 500 Ivoiriens sont également arrivés au Ghana, en Guinée et au Togo, où ils reçoivent une assistance immédiate. Le HCR a accru le suivi de la situation aux frontières pour assurer que les nouveaux arrivants sont rapidement identifiés et reçoivent l’assistance dont ils ont besoin. Le HCR est reconnaissant envers les gouvernements du Burkina Faso, du Ghana, de la Guinée, du Libéria et du Togo pour l’accès dont bénéficient les réfugiés ivoiriens à leurs territoires respectifs, et ce malgré les restrictions aux frontières dues à la pandémie de Covid-19

    #Covid-19#migrant#migration#cotedivoire#burkinafaso#ghana#guinée#liberia#togo#refugie#frontiere#vulnerabilite

  • Interior reactiva las expulsiones desde Canarias y deporta a 22 migrantes a Mauritania

    El Ministerio del Interior ha reactivado este miércoles las deportaciones de migrantes desde Canarias y ha expulsado a 22 las personas que estaban en el Centro de Internamiento de Extranjeros (CIE) de Barranco Seco hacia Mauritania. De ellas, 18 son de Senegal, dos de Gambia, uno de Guinea-Bissau y uno de Mauritania. En este momento, el CIE de Gran Canaria está vacío, y podrá albergar hasta a 42 personas a partir de hoy, ya que el juez de control, Arcadio Díaz-Tejera, en un auto estableció que este era el aforo máximo para evitar el hacinamiento y los posibles contagios en cadena, como sucedió en marzo. Entonces, el magistrado tuvo que ordenar el desalojo y el cierre, ya que trabajadores del centro contagiaron a los internos. Además, el cierre de fronteras decretado para frenar la expansión de la COVID-19 tampoco permitía las expulsiones. La reapertura se ordenó en septiembre, tras la visita del ministro Fernando Grande-Marlaska a Nouakchott.

    El ministro viajó en compañía de la comisaria europea Ylva Johansson para abordar la crisis migratoria que atraviesa el Archipiélago en la actualidad. Uno de los resultados de este encuentro fue la recuperación de las deportaciones hacia Mauritania, aprovechando el acuerdo bilateral que ambos países mantienen. Este documento recoge la expulsión a este país africano tanto de nacionales de este país como de países terceros que en su trayecto migratorio hayan partido del territorio mauritano.

    Aprovechando este epígrafe del convenio, España expulsó a finales de 2019 y comienzos de 2020 incluso a malienses. Algunos de ellos habían solicitado protección internacional ante el conflicto armado que atraviesa su país. Según Acnur, ninguna persona procedente de las regiones afectadas por esta guerra debería ser devuelta de manera forzosa, puesto que el resto del país no debe ser considerado como una alternativa adecuada al asilo hasta el momento en que la situación de seguridad, el estado de derecho y los derechos humanos hayan mejorado significativamente. Así, Acnur insta a los Estados a proporcionar acceso al territorio y a los procedimientos de asilo a las personas que huyen del conflicto en Malí.

    Grande-Marlaska y Johansson también visitaron este fin de semana Canarias, incluido el saturado muelle de Arguineguín que alberga hasta el momento a más de 2.000 personas. El viaje fue criticado por Podemos Canarias, que lo tildó de «hipócrita y decepcionante» por haberse limitado a «poco más que a hacerse una foto y unas declaraciones que son las mismas que se repiten desde hace meses».

    El ministro evidenció en su visita que su apuesta para controlar los flujos migratorios era reforzar la vigilancia y cooperar con los países de origen, poniendo el foco en la lucha contra las mafias de tráfico de personas. Marlaska aseguró que España reforzó tanto a sus Fuerzas y Cuerpos de Seguridad del Estado como a las autoridades de Mauritania. «Un avión de la Guardia Civil ha sido enviado a Nouakchott para realizar labores de prevención y facilitar los rescates en origen y así evitar más muertes»

    Como parte de la estrategia de su departamento, ha solicitado apoyo al Frontex, que ha enviado a siete agentes a Gran Canaria para identificar migrantes y «controlar la inmigración irregular». Con este fin, el ministro ha visitado Argelia, Túnez y Mauritania, y se desplazará a Marruecos el próximo 20 de noviembre. Esta estrategia ya fue empleada en 2006 con fines disuasorios hacia las personas que pretendían partir en cayucos o pateras hacia Canarias. El operativo HERA consistió en el despliegue de personal especializado en la zona, medios marítimos y aéreos que patrullaban el litoral africano, además de sistemas de satélite para controlar el Atlántico. Este equipo no lo aportó Frontex, sino los países miembros de la UE y la agencia reembolsa los costes del despliegue, tantos de los guardias de fronteras como del transporte, combustible y mantenimiento del equipo. La Agencia europea invirtió 3,2 millones de euros de los cuatro que costó la operación en el Atlántico.

    El objetivo se cumplió, ya que de las 31.678 personas que sobrevivieron a la ruta migratoria canaria ese año, se pasó a 12.478 en 2007, 9.181 en 2008, 2.246 en 2009 y a 196 en 2010.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/interior-reactiva-expulsiones-canarias-deporta-22-migrantes-mauritania_1_63

    –-> 22 personnes expulsées des Canaries vers la Mauritanie. Une personne mauritanienne parmi elles, les autres viennent du Sénégal, de Gambie et de Guinée Bissau. Selon l’article, la reprise des expulsions a été décidée en septembre après la visite du ministre de l’intérieur.

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    A mettre en lien avec la « réactivation des routes migratoires à travers la #Méditerranée_occidentale » :
    https://seenthis.net/messages/885310

    #Canaries #îles_Canaries #Mauritanie #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Espagne #evelop #externalisation

    ping @_kg_ @rhoumour @isskein @karine4

    • Marruecos aumenta las deportaciones de migrantes desde el Sáhara Occidental, punto de partida clave hacia Canarias

      Hablamos con varios de los migrantes deportados por Marruecos en los últimos meses tras un pausa durante el confinamiento.

      Aminata Camara, de 25 años, es una de las 86 personas migrantes guineanas expulsadas por Marruecos el pasado 28 de septiembre desde la ciudad de Dajla. El reino marroquí retomó entonces las deportaciones de migrantes desde el Sáhara Occidental, punto de partida clave de pateras hacia Canarias. «Nos llevaron al aeropuerto, no nos tomaron las huellas, no nos pidieron nada ni los datos. Nos dieron los billetes del vuelo, sin equipaje», contaba la mujer guineana a elDiario.es mientras acababa de embarcar en el avión.

      De fondo se escuchaba el revuelo, los gritos de un grupo de mujeres, mientras ella se atropellaba al denunciar nerviosa que los militares la habían metido en un avión en Dhkala junto a otros 80 compatriotas (28 mujeres), y que los expulsaban a su país. «Los militares que nos acompañaron en el viaje nos abandonaron en el avión. Un bus nos llevó a la parte nacional del aeropuerto de Conakri y nos dejaron allí sin más, a pesar del coronavirus. Tuvimos que coger taxis para llegar a nuestras casas», denunciaba ya en su país.

      Desde entonces, han salido al menos tres aviones más con personas migrantes desde Dajla a Guinea Conakry, Senegal y Mali. El último vuelo de deportación se organizó el pasado 11 de noviembre, con alrededor de un centenar de personas que la Marina Real marroquí había interceptado en la costa atlántica intentando salir hacia las Islas Canarias. Los metieron en dos autocares en la ciudad saharaui para enviarlos en avión a Dakar. Allí, fuentes del aeropuerto, corroboran a este medio que el miércoles llegó un grupo de senegaleses.

      En el momento en que se ejecutaba la expulsión de los ciudadanos malienses el pasado 2 de octubre, elDiario.es contactó telefónicamente con Traore, el presidente de la comunidad maliense en Marruecos. «Hemos sido detenidos ilegalmente, nos cogieron en las casas y nos encerraron tres semanas en un centro de detención en El Aaiún. Hoy nos llevan al aeropuerto de Dajla para deportarnos a Mali. Somos algo más de 80 personas. Y las autoridades malienses han firmado una deportación voluntaria, mientras que nos están forzado a dejar el país sin ningún papel».

      Desde Dajla, François, que se salvó de la expulsión, asegura a este medio: «A los subsaharianos nos cogen diciendo que tenemos el coronavirus para meternos en cuarentena. Los test de PCR en los trabajos son obligatorias para los subsaharianos. Y a 115 senegaleses, 95 guineanos y 80 malienses los deportaron a sus países».

      Entre los expulsados había migrantes que residían desde hace tiempo en El Aaiún y Dajla, ciudades saharauis desde donde se registran la mayoría de las salidas en embarcaciones a Canarias, la ruta migratoria más transitada actualmente en España. Hasta el 15 de noviembre, llegaron 16.760 personas en 553 embarcaciones, según los datos del Ministerio del Interior. En plena crisis migratoria en las islas, Marlaska viaja este viernes a Marruecos con el objetivo de reforzar la cooperación en materia fronteriza y evitar la salida de pateras hacia las islas.

      Por su parte, una fuente oficial de migración desde Rabat confirma a elDiario.es los cuatro aviones de expulsión, pero con 120 personas de Mali, entre los que se encontraban cinco guineanos; 28 mujeres deportadas a Guinea Conakry y 144 senegaleses rescatados en el mar. A los que hay añadir los últimos 100 enviados a Senegal la semana pasada. «Algunos son migrantes expulsados inicialmente de Tánger, Nador, Rabat, Casablanca y Alhucemas hacia la frontera de Marruecos con Argelia en Tiouli, región de Jerada, a unos 60 kilómetros de Oujda», precisa la misma fuente. Las devoluciones se hicieron con tres de los cuatro países –el otro es Costa de Marfil– con los que Marruecos estableció un acuerdo para acceder al país sin visado.
      «Había un bebé de tres meses con nosotros»

      Aminara pasó tres semanas encerrada junto al resto de personas de origen subsahariano antes de ser expulsadas desde el Sáhara Occidental. «Había un bebé de tres meses con nosotros, otro de dos meses con su madre, dos niños de 5 y 8, una niña de 9 años», recuerda ya desde una localidad cercana a Boffa, en la región de Boké (Guinea Conakry).

      «La Gendarmería vino a la casa por la noche. Estábamos dormidos. Llamaron a la puerta y nos pidieron que abriésemos, cuando lo hicimos, nos hicieron salir y montar en los vehículos, nos llevaron a prisión y nos encerraron tres semanas.
      »¿Qué hemos hecho?", preguntaron. «Nada, tenéis que salir» respondieron los militares.

      Después la encerraron tres semanas en un centro de detención improvisado. «Nos maltrataron, nos trataban como esclavos. Pegaron a una amiga allí, y le rompieron el pie. Cuando alguien caía enfermo, lo abandonaban fuera, y nadie te miraba, ni siquiera te llevaban al hospital. Solo comíamos pan y sardinas, ni agua nos daban. Enfermó mucha gente, yo misma me puse mala. Fue un calvario», enumera apresuradamente por teléfono.

      Durante el encierro les hicieron dos veces los test PCR para detectar el coronavirus. Y después de que las autoridades firmasen junto a los representantes de los consulados su expulsión, los metieron en aviones a sus países de origen. «Nos maltrataron, nos encerraron, nos pegaron, nos hicieron todo lo malo, lo prometo», dice en un susurro.
      «Han violado nuestros derechos y queremos verdaderamente justicia»

      Precisamente, la Asociación Marroquí de Derechos Humanos (AMDH) de Nador ha denunciado detenciones forzosas desde que comenzó el confinamiento en el mes de marzo. «Estas condiciones inhumanas de confinamiento son una práctica voluntaria de las autoridades marroquíes para instar a los migrantes secuestrados a que revelen sus datos personales para posteriormente identificarlos y deportarlos contra su voluntad», mantiene la AMDH.

      Finalmente, Amina está en Guinea: «No es fácil. No tengo apoyo ni nadie que me pueda ayudar. Cuando llegamos, contactamos con Naciones Unidas. Nos dijeron que nos iban ayudar, pero después no nos han llamado, también nos ha abandonado. Nadie nos ha escuchado».

      Esta joven viajó a Marruecos para mejorar el nivel de vida. En su país, creció en la calle después de perder a sus padres. Habló con un amigo magrebí y emprendió la ruta de Argelia, pasando por Mali y entrando finalmente a Marruecos. El objetivo era trabajar, «jamás osé a cruzar a España. Lo encuentro muy peligroso. Cada día muere gente en el agua. Nunca intenté eso», confiesa.

      «Los dos años en Marruecos no había nada que hacer. Tampoco fue fácil», rememora desde Guinea. Compartía una habitación con ocho personas y trabajaba en una empresa de pescado en Dkhala, pero «los militares me pegaron y perdí mi bebé. Tuve un aborto». Tras esta desgracia, se trasladó a una residencia particular en El Aaiún «donde trabajaba día y noche por 150 euros al mes, que me llegaba para pagar el alojamiento y la comida».
      AMDH denuncia las «deportaciones forzosas» que el gobierno disfraza de «voluntarias»

      El gobierno disfraza estos vuelos con datos de «retorno voluntario» porque los están gestionando al margen de los organismos internacionales. La AMDH de Nador denunció en las redes sociales: «La deportación forzosa de migrantes subsaharianos por las autoridades marroquíes continúa desde Dajla».

      «Desalojos inhumanos que no podían hacerse sin la complicidad de las embajadas en Rabat y sin el dinero de la Unión Europea (UE)», apunta la AMDH. Incide además en sus publicaciones en Facebook en que «son expulsados con la complicidad de su embajada y con el dinero de la UE y la Organización Internacional de Migraciones (OIM)».
      «Retornos a la fuerza, y no voluntarios»

      Desde el organismo confirman que se trataba de «retornos a la fuerza, y no voluntarios». Las ONG denuncian «corrupción» porque los cónsules firmaron un retorno voluntario con Marruecos basándose en acuerdos entre los países que además se han instalado recientemente en el Sáhara Occidental, como es el caso de Guinea Conakry, Senegal y Mali.

      Moussa Coulibaly (31 años) habla con elDiario.es desde Mali. Llevaba cuatros años y medio en Marruecos, pero el 2 de octubre por la tarde fue deportado, junto a otras 83 personas malienses. «Fue el consulado el que firmó que nos trajeran al país. Nuestros gobiernos son malos. Realmente sufrimos. Las autoridades han deportado a la mayoría», delata.

      Marruecos ha retomado las deportaciones tras el confinamiento. «Desde principios de julio hasta septiembre de 2020, alrededor de 157 personas han sido expulsadas de Marruecos entre las que había 9 mujeres, 11 menores y 7 personas heridas», detallaban desde Rabat a principios de octubre.

      La AMDH ya denunció en su informe de 2019, que cerca de 600 migrantes habían sido expulsados en autocares desde un centro de internamiento de Nador al aeropuerto de Casablanca en 35 operaciones de deportación durante el año. Entonces ya desveló que los seis países que cooperan con Marruecos para deportar a sus nacionales son Camerún, Costa de Marfil, Guinea, Senegal, Mali y Burkina Faso.

      Precisamente la Organización Democrática del Trabajo (ODT) acusa al gobierno magrebí de descuidar a las personas migrantes desde que apareció la Covid–19. Denuncia en un comunicado que «el sufrimiento de los migrantes africanos en Marruecos solo se ha intensificado y exacerbado durante el período de la pandemia».

      https://www.eldiario.es/desalambre/marruecos-aumenta-deportaciones-migrantes-subsaharianos-dajla-principales-p

      #Sahara_occidental #Maroc #Dajla #Dhkala #Sénégal #Mali #Guinée-Conakry #Guinée

  • #Décolonisations : du sang et des larmes. La rupture (1954-2017) —> premier épisode de 2 (voir plus bas)

    Après huit années de conflits meurtriers, l’#Empire_colonial_français se fragilise peu à peu. La #France est contrainte d’abandonner l’#Indochine et ses comptoirs indiens. Les peuples colonisés y voient une lueur d’espoir et réalisent que la France peut-être vaincue. Les premières revendications d’#indépendance se font entendre. Mais la France reste sourde. Alors qu’un vent de liberté commence à se répandre de l’Afrique aux Antilles en passant par l’océan indien et la Polynésie, un cycle de #répression débute et la République répond par la force. Ce geste va nourrir des décennies de #haine et de #violence. Ce #documentaire, réalisé, à partir d’images d’archives, donne la parole aux témoins de la #décolonisation_française, qui laisse encore aujourd’hui des traces profondes.

    https://www.france.tv/france-2/decolonisations-du-sang-et-des-larmes/decolonisations-du-sang-et-des-larmes-saison-1/1974075-la-rupture-1954-2017.html
    #décolonisation #film_documentaire #colonialisme #colonisation #film

    #France #Indochine #Empire_colonial #FLN #Algérie #guerre_d'Algérie #guerre_de_libération #indépendance #François_Mitterrand #Algérie_française #Section_administrative_spécialisée (#SAS) #pacification #propagande #réformes #attentats #répression #Jacques_Soustelle #Antoine_Pinay #conférence_de_Bandung #Tunisie #Maroc #Gaston_Defferre #Cameroun #Union_des_populations_du_Cameroun (#UPC) #napalm #Ruben_Um_Nyobe #Ahmadou_Ahidjo #Milk_bar #armée_coloniale #loi_martiale #bataille_d'Alger #torture #haine #armée_française #Charles_de_Gaulle #paix_des_Braves #humiliation #camps #déplacement_des_populations #camps_de_déplacés #déplacés #internement #Madagascar #Côte_d'Ivoire #Guinée #Ahmed_Sékou_Touré #communauté_franco-africaine #liberté #Organisation_de_l'armée_secrète (#OAS) #17_octobre_1961 #accords_d'Evian #violence #pieds-noirs #rapatriés_d'Algérie #Harki #massacre #assassinats #déracinement #camp_de_Rivesaltes #invisibilisation #néo-colonialisme #ressources #gendarme_d'Afrique #Françafrique #Felix-Roland_Moumié #territoires_d'Outre-mer #Michel_Debré #La_Réunion #Paul_Vergès #Polynésie #Bureau_pour_le_développement_des_migrations_dans_les_départements_d'Outre-mer (#Bumidom) #racisme #Djibouti #Guadeloupe #Pointe-à-Pitre #blessure #mépris #crimes #mémoire

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    Et à partir du Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer... un mot pour désigner des personnes qui ont « bénéficier » des programmes :
    les « #Bumidomiens »
    –-> ajouté à la métaliste sur les #mots en lien avec la #migration :
    https://seenthis.net/messages/414225
    #terminologie #vocabulaire

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    Une citation de #Jean-Pierre_Gaildraud, qui dit dans le film :

    « Nous étions formatés dans une Algérie française qu’il ne fallait pas contester. C’était ces rebelles, c’étaient ces bandits, ces égorgeurs qui menaçaient, qui mettaient en péril une si belle France. En toute bonne foi on disait : ’La Seine traverse Paris comme la Méditerranée traverse la France’ »

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    « Il faut tourner une page et s’abandonner au présent. C’est sûr, mais comment tourner une page quand elle n’est pas écrite ? »

    Hacène Arfi, fils de Harki

  • 114 migrants ivoiriens, guinéens et libériens rentrent d’Algérie avec l’aide de l’OIM en pleine pandémie de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/114-migrants-ivoiriens-guineens-et-liberiens-rentrent-dalgerie-avec-laide-de-lo
    https://www.iom.int/sites/default/files/styles/highlights/public/press_release/media/algeria_1_thumbnail_0.jpg?itok=M4oocDul

    Grâce à la collaboration des autorités algériennes et aux autorisations qui ont été accordées dans le cadre du programme de retour volontaire de migrants en situation irrégulière en Algérie, les restrictions de voyage ont été exceptionnellement levées pour permettre à l’OIM de faciliter le retour des migrants. Les ambassades partenaires de Côte-d’Ivoire et de Guinée ont apporté leur soutien à la délivrance de documents de voyage pour tous les migrants en temps utile avant leur départ. En l’absence d’une représentation diplomatique permanente en Algérie, le gouvernement du Libéria a procédé à des entretiens de vérification d’identité à distance et a assuré la délivrance de documents permettant aux migrants de profiter de l’opération de retour.
    Les migrants résidant en dehors d’Alger ont reçu une aide au transport sur le territoire et ont été hébergés dans les centres de transit gérés par l’OIM (DARV), une structure gouvernementale mise à la disposition de l’OIM pour accueillir les migrants en attente de rentrer dans leur pays d’origine. La procédure de circulation sur le territoire et de sortie a été étroitement coordonnée et soutenue par les autorités algériennes compétentes, ce qui a considérablement facilité la préparation et le départ des migrants. Le personnel de l’OIM en Algérie a mis en œuvre des mesures de prévention spécifiques contre la COVID-19, en accord avec les normes internationales, nationales et celles de l’OIM, comprenant des contrôles médicaux préalables ainsi qu’un test PCR obligatoire cinq jours avant le vol, la distribution de kits contre la COVID-19 et la sensibilisation à la prévention de la COVID-19.
    À leur arrivée dans leurs pays respectifs, les migrants seront accueillis par le personnel de l’OIM à l’aéroport et bénéficieront d’une assistance à l’arrivée, notamment une protection et des services médicaux, avant de retourner dans leurs communautés d’origine

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#liberia#guinee#cotedivoire##retour#reintegration#OIM#sante#sensibilisation#test

  • Equatorial Guinea Halts Construction of Cameroon Border Wall

    Equatorial Guinea has agreed to pause the construction of a controversial border wall with Cameroon after talks between the two countries’ defense ministers in Yaoundé. The two sides also agreed once again to withdraw troops from their disputed border after deadly clashes left at least seven people dead. An agreement earlier this month to withdraw forces failed to hold and some border traders are skeptical of this latest pact.

    After a second day of closed-door meetings in Cameroon, Equatorial Guinea’s Defense Minister Leandro Bekale Nkogo said the two sides agreed to set aside their differences.

    Nkogo on Tuesday announced Equatorial Guinea would pause construction of its controversial border wall, which Cameroon’s government says violates its territory.

    He says troops from the two countries that have been deployed to the border will return to their barracks and only come out to protect their civilians in times of crisis. Nkogo says Cameroon and Equatorial Guinea will henceforth jointly combat their common enemies, who are poachers, pirates resurfacing in the Gulf of Guinea, and armed groups attacking and looting civilians in both countries.

    Nkogo said as neighbors, Cameroon and Equatorial Guinea need each other for their security and development.

    Equatorial Guinea’s President Teodoro Obiang Nguema ordered the border wall be built in 2019 to stop Cameroonians and West Africans from illegally entering the country.

    Cameroon deployed its army to stop what it called an intrusion of border markers, leading to armed conflicts and casualties.

    An agreement earlier this month to pull back troops, and jointly demarcate the border, apparently failed.

    Cameroon says at least seven of its civilians were killed in border clashes that followed in the southwestern town of Kye-Ossi.

    But Cameroon’s Defense Minister Joseph Beti Assomo on Tuesday said both sides were firm in seeking an end the border tensions.

    He says the wish of Cameroon’s President Paul Biya is to see Cameroon and Equatorial Guinea become the true brotherly and friendly nations that they were at the dawn of independence. He says both countries have sociological, cultural and geographic relations that should encourage the people of the two states to live in peace and harmony.

    Despite the agreements Monday, not all traders along the border were convinced that the skirmishes will end.

    40-year-old Cameroonian merchant Angelica Amende, who buys wine from Equatorial Guinea to sell back home, doubts the border dispute can soon be resolved.

    She says she does not think there is a political will to solve the crisis on Cameroon’s border with Equatorial Guinea. She says it is not the first-time high-profile delegations have met on the instructions of the two heads of state and the border crisis is yet to end.

    Equatorial Guinea has often accused Cameroon of not doing enough to stop its citizens and other West Africans from crossing the border illegally.

    In 2017, Equatorial Guinea sealed its border with Cameroon for six months after authorities on both sides arrested heavily armed foreigners and accused them plotting to overthrow Obiang.

    The two countries’ leaders are Africa’s longest-serving presidents. Obiang has ruled Equatorial Guinea since 1979, while Biya has ruled Cameroon since 1982.

    Cameroon and Equatorial Guinea in 2017 joined four other states in the Central African Economic and Monetary Community (CEMAC) in agreeing to lift visa requirements.

    Cameroon, the Central African Republic, Chad, Gabon, and the Republic of Congo have since accused Equatorial Guinea of dragging its feet on allowing the free movement of people and goods.

    https://www.voanews.com/africa/equatorial-guinea-halts-construction-cameroon-border-wall
    #guinée_équatoriale #murs #barrières_frontalières #frontières #Cameroun

    • La Guinée Equatoriale suspend la construction d’un mur à la frontière avec le Cameroun

      Les deux pays étaient en froid depuis la décision de Malabo d’ériger un mur entre les deux pays. La Guinée Equatoriale va suspendre les travaux de construction du mur.

      Les tensions ont atteint leur plus haut point, lorsque la Guinée Equatoriale a unilatéralement entrepris d’ériger un mur à la frontière qui la sépare du Cameroun. Les travaux de construction de ce mur de séparation, long de 189 kilomètres et dont la Guinée Equatoriale a toujours nié l’existence, sont désormais suspendus. C’est la plus importante annonce de la rencontre entre les ministres de la Défense des deux pays, réunis les 29 et 30 juin 2020 à Yaoundé.

      Les participants au sommet se sont concertés sur les modalités de collaboration et d’actions sécuritaires à la frontière commune.

      Le mur de la discorde

      Les tensions ont atteint leur plus haut point, lorsque la Guinée Equatoriale a unilatéralement entrepris, en juillet 2019, d’ériger un mur sur la frontière commune.

      À l’époque, Yaoundé avait accusé la Guinée Equatoriale d’avoir empiété sur son territoire, ce qu’avait démenti Malabo. Les tensions avaient été ravivées quand Malabo a entrepris la construction de miradors au même endroit, d’après une publication en juin, du quotidien d’Etat camerounais Cameroon Tribune.

      Joseph Beti Assomo, le ministre de la Défense du Cameroun a salué la décision de la suspension des travaux de construction du mur qui, selon lui, va davantage consolider les liens entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale.

      « Ces derniers mois, des incompréhensions se sont multipliées sur ces travaux de fortification par nos frères, le long de la frontière terrestre. Les nouvelles qui nous parviennent portent sur la suspension des travaux, ce qui nous permet désormais de travailler sereinement », espère le ministre camerounais.

      La zone frontalière de la Guinée équatoriale, du Cameroun et du Gabon, appelée zone des trois frontières, est une plaque tournante des échanges commerciaux, mais aussi de trafics.

      La décision de la construction du mur prise en 2019 par Malabo avait surpris. D’autant que les États de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), prônent la libre circulation des personnes et des biens.

      Porte d’entrée en Guinée Equatoriale

      La question de la libre circulation a toujours été une pierre d’achoppement entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale. Malabo estime que le Cameroun est la porte d’entrée de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest qui transitent par ce territoire pour se retrouver illégalement en Guinée Equatoriale.

      Leandro Bekale Nkogo, ministre de la Défense de la Guinée Équatoriale, a fait part de quelques propositions, qui selon lui pourraient contribuer au renforcement du dialogue et la sécurité le long de la frontière.

      « Il s’agit de mettre en place des mécanismes qui visent à encourager et à promouvoir la qualité des relations de nos deux peuples le long de la frontière, ainsi que la lutte contre la piraterie maritime, du banditisme au niveau des frontières et de l’immigration clandestine », souligne le ministre Leandro Bekale Nkogo.

      Par le passé, le Cameroun et la Guinée Equatoriale ont tenu des rencontres similaires sans véritablement s’accorder. Les populations espèrent que le sommet bilatéral qui vient de se tenir à Yaoundé aura plus d’effets que les précédents.

      https://www.dw.com/fr/la-guin%C3%A9e-equatoriale-suspend-la-construction-dun-mur-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-avec-le-cameroun/a-54008132

    • Malabo veut un mur à la frontière avec le Cameroun

      Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité à la frontière de la Guinée équatoriale. Mais la crainte d’un afflux de réfugiés venant du Cameroun pourrait également expliquer ce projet.
      Le président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a décidé d’ériger un mur à la frontière avec le Cameroun. Officiellement, il s’agit d’assurer la sécurité de cette frontière un an après une tentative de coup d’Etat conduite par des mercenaires tchadiens et centrafricains qui étaient venus du Cameroun. La construction doit s’étendre sur 40 kilomètres sur le trajet entre Kye Ossi au Cameroun et Campo en Guinée équatoriale. Les travaux ont débuté et sont visibles depuis le côté camerounais.

      Mais à Kye Ossi, la construction du mur provoque la mauvaise humeur de la population locale.

      Pierre Tchinda, habitant de Kye Ossi pense que le mur sera un frein sérieux à la dynamique de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone Cemac :

      « Est-ce qu’on parle de la libre circulation en érigeant un mur ? Que les Equato-guinéens nous disent exactement ce qu’ils veulent. Pourquoi ériger un mur ? Pour moi ça n’a pas de sens. Cela va causer un impact pour le citoyen qui achète sa bière à 500 francs CFA et va sans doute devoir ensuite la payer le double. »

      Tensions entre les deux pays

      Certains considèrent même cette initiative comme une provocation. A Kye Ossi, beaucoup pensent aussi que le mur empiète sur le territoire camerounais. C’est ce qu’explique Jean-Marie Zue Zue, l’adjoint au maire de Kye Ossi :

      « Les militaires équato-guinéens, à l’insu des autorités camerounaises, sont allés planter des piquets de délimitation de la frontière alors que cela ne devrait pas se faire ainsi. Il faut une commission ad hoc. Les autorités camerounaises et équato-guinéennes doivent travailler sur les limites exactes des deux pays. »

      Le sous-préfet de la localité, Joseph Victorien Happy De Nguiamba, a affirmé qu’il n’a aucun doute sur la volonté de la Guinée équatoriale de conduire le chantier du mur à son terme. Mais la situation est tendue, les autorités équato-guinéennes ayant refusé de se rendre à plusieurs rencontres prévues avec leurs homologues camerounais.

      La visite du général de l’armée camerounaise René Claude Meka à Kye Ossi il y a quelques semaines a rassuré la population. Les relations entre le Cameroun et la Guinée équatoriale pourraient en effet se détériorer à cause de ce mur.

      https://www.dw.com/fr/malabo-veut-un-mur-%C3%A0-la-fronti%C3%A8re-avec-le-cameroun/a-50058538

    • OBIANG CONSTRUIT UN MUR DE LA HONTE ENTRE LA GUINÉE ÉQUATORIALE ET LE CAMEROUN

      OBIANG NGUEMA MBASOGO vient de prouver une fois de plus à la communauté internationale qu’il ne respecte ni les Traités ni les lois ni les décrets qu’il signe, il vient de démontrer que sa signature de chef d’État au bas d’un parchemin n’a aucune valeur et tout cela pour construire un ’MUR DE LA HONTE" entre le CAMEROUN et la GUINÉE ÉQUATORIALE.

      Ainsi on apprend, à l’occasion d’incidents qui viennent de se produire à la frontière CAMEROUN/GUINÉE ÉQUATORIALE, que les autorités équato-guinéennes ont opté et commencé la construction d’un mur à la frontière avec le Cameroun au mépris des dispositions régissant l’intégration régionale et continentale.

      Comme on a pu le lire dans la presse, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Gouvernement équato-guinéen souffle le chaud et le froid et danse le tango sur ce qu’il dit et ce qu’il fait, tout cela en violation des Conventions et Traités internationaux ainsi qu’aux principes de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dont elle est membre.

      Quant à l’armée camerounaise, Préfet en tête, elle est sur le terrain prête à en découdre avec les dépassements de frontière...

      La question de la libre circulation est sur la table depuis des années en Afrique centrale : en 1972, l’ancêtre de la CEMAC avait déjà acté la libre circulation des personnes,

      En 2000, à la création de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, (CEMAC), l’idée d’un passeport commun à la zone centrafricaine avait été avancée puis décidée, mais le document n’a jamais vu le jour. Les négociations sur la libre circulation, laborieuses se sont poursuivies à chaque Sommet de la Communauté et elles ont longtemps achoppé en raison des refus de la Guinée équatoriale et du Gabon, pays pétroliers peu peuplés et relativement prospères (sauf pour les 80% qui vient en dessous du seuil de pauvreté) qui craignaient une immigration massive.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=CADVWhK-uXM

      la CEMAC a pris acte de la ratification, fin octobre 2017 par tous les États membres, de l’Accord de 2013 sur la libre circulation des personnes dans la sous-région, mettant fin ainsi à des négociations laborieuses entamées il y a plus de quinze ans.

      Les chefs d’État de la CEMAC, réunis en Sommet extraordinaire à N’Djamena, ont aussi décidé d’autoriser la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC) à débloquer 1,7 milliards de francs pour « accompagner l’application de la libre circulation ».

      À aucun cas cette somme, destinée à favoriser la libre circulation, n’était destinée à permettre de construire un "MUR DE LA HONTE"..., c’est dire que le signataire OBIANG NGUEMA MBASOGO n’avait aucunement l’idée, malgré sa signature d’appliquer ces Accords internationaux, ce qui remet en question toute sa crédibilité, celle de l’État et de ses ministres au moment même où il entend proposer la négociation de nouveaux blocs pétroliers ou de participer à des négociations sur la transformation du franc CFA et la création d’une nouvelle monnaie africaine...

      À ce sujet, il est particulièrement honteux, pour un pays comme la Guinée équatoriale, de venir mendier 55 millions d’euros auprès de la Banque africaine de Développement (BAD) pour, soi-disant, augmenter et valoriser la production de poissons, à travers le développement durable de la pêche industrielle, de la pêche artisanale et de l’aquaculture, alors que le président dispose, à titre personnel, d’une fortune personnelle de plus de 600 millions de dollars selon FORBES et que l’un des yachts du fils OBIANG vaut, à lui seul, plus de 250 millions de dollars... D’où vient tout cet argent qui manque lorsqu’il faut investir dans un secteur fondamental comme celui de la pêche et que l’on trouve pour satisfaire des achats compulsifs personnels et que l’on ne trouve pas pour satisfaire les besoins fondamentaux de l’État équato-guinéen ?

      Depuis des décennies, les populations du CAMEROUN et de la GUINÉE ÉQUATORIALE vivent en bonne intelligence et ont des relations commerciales soutenues par la nécessité alimentaire de la population équato-guinéenne, privée de développement dans ce domaine par le fait, pour le pouvoir en place sans interruption depuis 40 ans, d’avoir privilégié les constructions pharaoniques de plusieurs palais présidentiels et d’une ville fantôme au lieu de développer les secteurs économiques fondamentaux en pensant vivre éternellement de la rente pétrolière et des fruits de la corruption qu’elle génère, ainsi l’agriculture et la pêche équato-guinéennes ont été réduites à leur plus simple expression, ce qui a nécessité des importations alimentaires quotidiennes pour permettre à 80 pour cent de la population, qui vit en dessous du seuil de pauvreté, de pouvoir s’alimenter. Or, cette production alimentaire vient en grande partie du Cameroun.

      La construction du MUR DE LA HONTE divise même les familles équato-guinéennes et camerounaises qui cohabitent ensemble à la frontière et vivent ensemble sur le même territoire, le mur de la honte coupera en deux ce qui existe en brousse depuis des siècles, ce qui montre une fois de plus l’incapacité présidentielle et de ses ministres à prendre en compte la réalité sur le terrain des situations, les visites de chantier et les poignées de main serrées aux opérateurs sont bien loin des préoccupations de la population que le président semble ignorer et surtout prendre en compte.

      Le président OBIANG se prend pour l’empereur de CHINE qui, 200 ans avant notre ère, a construit la grande muraille de CHINE. Il entend marquer l’histoire de la République de Guinée équatoriale par des infrastructures qui portent son nom et dont il croit qu’elles défieront le temps, alors que l’on a vu les statues de tous les dictateurs de la planète tomber les unes après les autres, qu’il se souvienne du mur de BERLIN et des statues déboulonnées en terre africaine... Aujourd’hui, grisé par le fait d’avoir nommé son fils général, le voici qu’il veut qu’il endosse sa tenue de combat et ses rangers pour aller se frotter au pays voisin où l’armée camerounaise l’attend de pied ferme...

      Poursuivant son oeuvre de désinformation, voici que le Gouvernement équato-guinéen ose publier, ce 8 août 2019, un communiqué dans lequel le ministre de l’information, de la Presse et de la Radio et ministre porte-parole du Gouvernement (n’en rajoutez plus cela en fait beaucoup en matière de désinformation), Eugenio Nze Obiang ose affirmer " La Guinée équatoriale vient de célébrer 40 ans de paix, de prospérité et de saine coexistence nationale"... et il termine en concluant : "La Guinée équatoriale, unie comme étant un seul homme suivant son chef d’État, SE Obiang Nguema Mbasogo, continuera à lutter pour maintenir la paix,

      Ce communiqué, qui est un numéro d’illusionniste, fait une démonstration visant à condamner AMNESTY INTERNATIONAL, en reprenant, selon ses mots : "qu’un vent de liberté et surtout d’espoir s’est levé dans toutes les villes, dans tous les villages et dans tous les foyers, diffusant l’illusion d’une nouvelle vie pour tous les groupes de la population, qui n’avait connu que le terreur, l’intimidation et l’humiliation et pour lesquels la liberté était encore un rêve inaccessible".

      Oui il parle effectivement de ce que tout le peuple attend aujourd’hui : la paix, la fin de la dictature et le retour à la Démocratie, à la liberté de la presse, qu’Eugenio Nze Obiang malgré ses fonctions ignore puisqu’il porte le maillot n° 171 en matière de liberté de la presse dans le monde, ce qui est la preuve de son discrédit et de tout ce qu’il peut affirmer en parlant de paix au moment même où des tensions se sont formées sur le MUR DE LA HONTE, qui est la signature d’un Régime à bout de souffle en matière d’idées et de développement économique et social.

      Ce jour, le Conseil de Sécurité de l’ONU plaide pour une action plus intégrée et multisectorielle en Afrique de l’Ouest et au Sahel pour traiter les questions du développement, de l’action humanitaire, des droits de la personne et de la paix et de la sécurité. Cette démarche doit être entreprise pour s’attaquer aux causes profondes des crises qui touchent la région, c’est ainsi que le Conseil souhaite que les réformes politiques en cours dans la région soient consolidées pour prévenir les violences et l’instabilité et que la réconciliation nationale progresse. Aussi, le Conseil souligne que les parties prenantes nationales doivent collaborer pour faciliter la préparation, en temps voulu, et la tenue dans les délais fixés « d’élections véritablement libres, justes, crédibles et pacifiques ».

      Le Conseil appelle ces parties à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir les violences et leur demande, instamment, de garantir des conditions égales à tous les candidats et toutes les candidates et de favoriser la participation pleine et véritable des femmes sur un pied d’égalité avec les hommes, notamment en vue d’accroître le nombre de femmes aux hautes fonctions de l’État.

      Le maintien de la paix ne saurait permettre la tentative de déstabilisation des relations avec le pays voisin engagée par le président OBIANG par la construction de ce MUR DE LA HONTE, c’est la raison pour laquelle la COALITION CORED, son président, les membres de son bureau ainsi que les 20 partis politiques et associations en exil, qui représentent les 250 000 personnes qui ont fui la Guinée-équatoriale pour ne pas se faire assassiner et rejoindre les 310 personnes dont la mémoire vient d’être honorée, une fois de plus, à la date du 3 août, demande l’arrêt immédiat de ce projet de construction du MUR DE LA HONTE équato-guinéen et appelle la communauté internationale à soutenir son action pour que les bonnes relations avec son pays voisin, le Cameroun, soient préservées.

      https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/080819/obiang-construit-un-mur-de-la-honte-entre-la-guinee-equatoriale-et-l

  • EU: Damning draft report on the implementation of the Return Directive

    Tineke Strik, the Green MEP responsible for overseeing the passage through the European Parliament of the ’recast Return Directive’, which governs certain common procedures regarding the detention and expulsion of non-EU nationals, has prepared a report on the implementation of the original 2008 Return Directive. It criticises the Commission’s emphasis, since 2017, on punitive enforcement measures, at the expense of alternatives that have not been fully explored or implemented by the Commission or the member states, despite the 2008 legislation providing for them.

    See: DRAFT REPORT on the implementation of the Return Directive (2019/2208(INI)): https://www.statewatch.org/media/documents/news/2020/jun/ep-libe-returns-directive-implementation-draft-rep-9-6-20.pdf

    From the explanatory statement:

    “This Report, highlighting several gaps in the implementation of the Return Directive, is not intended to substitute the still overdue fully-fledged implementation assessment of the Commission. It calls on Member States to ensure compliance with the Return Directive and on the Commission to ensure timely and proper monitoring and support for its implementation, and to enforce compliance if necessary.

    (...)

    With a view to the dual objective of the Return Directive, notably promoting effective returns and ensuring that returns comply with fundamental rights and procedural safeguards, this Report shows that the Directive allows for and supports effective returns, but that most factors impeding effective return are absent in the current discourse, as the effectiveness is mainly stressed and understood as return rate.”

    Parliamentary procedure page: Implementation report on the Return Directive (European Parliament, link: https://oeil.secure.europarl.europa.eu/oeil/popups/ficheprocedure.do?reference=2019/2208(INI)&l=en)

    https://www.statewatch.org/news/2020/june/eu-damning-draft-report-on-the-implementation-of-the-return-directive
    #Directive_Retour #EU #Europe #Union_européenne #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rétention #détention_administrative #évaluation #identification #efficacité #2008_Return_Directive #régimes_parallèles #retour_volontaire #déboutés #sans-papiers #permis_de_résidence #régularisation #proportionnalité #principe_de_proportionnalité #AVR_programmes #AVR #interdiction_d'entrée_sur_le_territoire #externalisation #Gambie #Bangladesh #Turquie #Ethiopie #Afghanistan #Guinée #Côte_d'Ivoire #droits_humains #Tineke_Strik #risque_de_fuite #fuite #accord #réadmission

    –—

    Quelques passages intéressants tirés du rapport:

    The study shows that Member States make use of the possibility offered in Article 2(2)(a) not to apply the Directive in “border cases”, by creating parallel regimes, where procedures falling outside the scope of the Directive offer less safeguards compared to the regular return procedure, for instance no voluntary return term, no suspensive effect of an appeal and less restrictions on the length of detention. This lower level of protection gives serious reasons for concern, as the fact that border situations may remain outside the scope of the Directive also enhances the risks of push backs and refoulement. (...) Your Rapporteur considers that it is key to ensure a proper assessment of the risk of refoulement prior to the issuance of a return decision. This already takes place in Sweden and France. Although unaccompanied minors are rarely returned, most Member States do not officially ban their return. Their being subject to a return procedure adds vulnerability to their situation, due to the lack of safeguards and legal certainty.

    (p.4)
    #frontières #zones_frontalières #push-backs #refoulement

    Sur les #statistiques et #chiffres de #Eurostat:

    According to Eurostat, Member States issued over 490.000 return decisions in 2019, of which 85% were issued by the ten Member States under the current study. These figures are less reliable then they seem, due to the divergent practices. In some Member States, migrants are issued with a return decision more than once, children are not issued a decision separately, and refusals at the border are excluded.

    Statistics on the percentage of departure being voluntary show significant varieties between the Member States: from 96% in Poland to 7% in Spain and Italy. Germany and the Netherlands have reported not being able to collect data of non-assisted voluntary returns, which is remarkable in the light of the information provided by other Member States. According to Frontex, almost half of the departures are voluntary.

    (p.5)

    As Article 7(4) is often applied in an automatic way, and as the voluntary departure period is often insufficient to organise the departure, many returnees are automatically subject to an entry ban. Due to the different interpretations of a risk of absconding, the scope of the mandatory imposition of an entry ban may vary considerably between the countries. The legislation and practice in Belgium, Bulgaria, France, the Netherlands and Sweden provides for an automatic entry ban if the term for voluntary departure was not granted or respected by the returnee and in other cases, the imposition is optional. In Germany, Spain, Italy, Poland and Bulgaria however, legislation or practice provides for an automatic imposition of entry bans in all cases, including cases in which the returnee has left during the voluntary departure period. Also in the Netherlands, migrants with a voluntary departure term can be issued with an entry ban before the term is expired. This raises questions on the purpose and effectiveness of imposing an entry ban, as it can have a discouraging effect if imposed at an early stage. Why leave the territory in time on a voluntary basis if that is not rewarded with the possibility to re-enter? This approach is also at odds with the administrative and non-punitive approach taken in the Directive.

    (p.6)

    National legislation transposing the definition of “risk of absconding” significantly differs, and while several Member States have long lists of criteria which justify finding a risk of absconding (Belgium has 11, France 8, Germany 7, The Netherlands 19), other Member States (Bulgaria, Greece, Poland) do not enumerate the criteria in an exhaustive manner. A broad legal basis for detention allows detention to be imposed in a systematic manner, while individual circumstances are marginally assessed. National practices highlighted in this context also confirm previous studies that most returns take place in the first few weeks and that longer detention hardly has an added value.

    (p.6)

    In its 2016 Communication on establishing a new Partnership Framework with third countries under the European Agenda on Migration, the Commission recognised that cooperation with third countries is essential in ensuring effective and sustainable returns. Since the adoption of this Communication, several informal arrangements have been concluded with third countries, including Gambia, Bangladesh, Turkey, Ethiopia, Afghanistan, Guinea and Ivory Coast. The Rapporteur regrets that such informal deals are concluded in the complete absence of duly parliamentary scrutiny and democratic and judicial oversight that according to the Treaties the conclusion of formal readmission agreements would warrant.

    (p.7)

    With the informalisation of cooperation with third countries in the field of migration, including with transit countries, also came an increased emphasis on conditionality in terms of return and readmission. The Rapporteur is concerned that funding earmarked for development cooperation is increasingly being redirected away from development and poverty eradication goals.

    (p.7)
    #développement #aide_au_développement #conditionnalité_de_l'aide

    ping @_kg_ @isskein @i_s_ @karine4 @rhoumour

  • 1 cas communautaire : Vélingara a peur | Lequotidien Journal d’informations Générales
    https://www.lequotidien.sn/1-cas-communautaire-velingara-a-peur

    Vélingara, c’est aussi les marchés hebdomadaires de Diaobé et de Carrefour Manda, qui reçoivent des milliers de commerçants venant de toutes les contrées du Sénégal, de la Guinée Conakry, de la Guinée-Bissau et de la Gambie. Officiellement, les clients de ces foires, venant des pays limitrophes, n’ont pas accès aux marchés mais ont le droit de convoyer leurs marchandises selon les accords de libre circulation des biens et marchandises dans l’espace Cedeao. Mais allez savoir comment ces commerçants peuvent-ils être tranquilles chez eux en envoyant leurs biens à un marché situé à plusieurs kilomètres de leur fief. « On a peur qu’avec cette reprise des cours, le relâchement généralisé et la réouverture des marchés de Diaobé que ce cas communautaire soit le point de départ d’une série d’autres cas », a dit Moussa Mballo, enseignant.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#guinée#gambie#guineeconakry#sante#cascommunautaire#circulationstransfrontalieres#commerce#marche#cedeao#librecirculation

  • Des entreprises chinoises opérant en Guinée-Bissau font don de deux respirateurs au gouvernement bissau-guinéen - Xinhua | Actualités Chine & Afrique
    #Covid-19#migrant#migration#Chine#Afrique#entreprisechinoise#don#Guinéebissau
    http://french.xinhuanet.com/afrique/2020-06/13/c_139135003.htm

    Quatre entreprises chinoises opérant en Guinée-Bissau ont fait don de deux respirateurs médicaux ce vendredi au gouvernement bissau-guinéen pour aider à traiter les cas graves de COVID-19, a constaté le correspondant de Xinhua à Bissau.

  • Pas une semaine sans qu’une star de la musique ne succombe à la morosité mondiale... Manu Dibango, Bill Withers, Idir, Tony Allen, Millie Small, Little Richard, Betty Wright, Lucky Peterson...

    En 1985, #Jacques_Higelin est au sommet de sa popularité et il prend le risque de réserver le Palais Omnisports de Paris Bercy pendant un mois, du 12 septembre au 12 octobre. Ce sera un échec relatif, mais il jouera quand même devant plus de 200.000 spectateurs ! Autre innovation, il ne joue pas sur la scène, mais directement sur la piste en bas, immense scène et immense mise en scène, avec des trappes d’où arrivent les musiciens... Higelin revient aussi d’une tournée en Afrique, et il décide d’inviter deux stars africaines à peu près inconnues en France. Ces invités ne sont pas des « premières parties », mais font partie intégrante de son spectacle. Et c’est ainsi qu’en septembre 1985 des centaines de milliers de spectateurs (dont moi) découvrent un drôle d’instrument, la #Kora, et un fantastique chanteur, #Mory_Kante, en ouverture du spectacle, avec le morceau Ygare (l’autre invité est Youssou N’Dour presque aussi peu connu en France) :
    https://www.youtube.com/watch?v=6fIaf2c-l7k

    Je dois dire que je ne suis pas un fan de ce qu’a produit Mory Kanté par la suite, Yéké Yéké et autres tubes afro-pop des années 1980. En revanche, j’ai découvert par la suite le #Rail_Band, le groupe malien où Salif Keita et Mory Kante ont fait leurs débuts. On trouve des disques qui prétendent les réunir tous les deux, mais je crois qu’ils sont mensongers, Salif Keita étant parti peu de temps après l’arrivée de Mory Kante, je ne crois pas qu’ils aient enregistré ensemble. Ici une version de 27 minutes de Soundiata en 1974 avec Mory Kante au chant :
    https://www.youtube.com/watch?v=FwsuOnGOhTc

    Mory Kante est mort du #colonialovirus qui fait que la France exploite les richesses de l’Afrique en y maintenant sa domination et sans la payer en retour. Ainsi la plupart des hôpitaux du continent sont sous équipés et, lorsqu’un Africain tombe gravement malade, il meurt s’il n’a pas les moyens de venir se faire soigner (à grands frais) en occident. Indirectement, à cause de la pandémie de #coronavirus, Mory Kante n’a pas pu venir se faire soigner en France cette fois ci, et il est mort de complications d’une maladie chronique dont il souffrait. Il avait 70 ans...

    #Musique #Mali #Guinée

  • Le chanteur et musicien guinéen Mory Kanté est décédé d’une longue maladie ce vendredi 22 mai à l’âge de 70 ans dans un hôpital de Conakry selon son fils Balla Kanté. Surnommé le « griot électrique », a contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde notamment avec son tube planétaire « Yéké Yéké ».
    https://musique.rfi.fr/musique/20070912-rail-band
    https://www.fip.fr/musiques-du-monde/mort-de-mory-kante-legende-de-la-musique-guineenne-18045
    https://rocafortrecords.bandcamp.com/track/sex-machine

    In its 1970’s prime, the Buffet Hôtel de la Gare de Bamako used to mix a broad and diverse clientele of Bamako’s fine society and hookers, Western, Chinese, Russian and Arab businessmen with diplomats and African entrepreneurs. Rail Band’s music became the exciting soundtrack of modern Mali, blossoming like a big bright bouquet of tropical flowers. In its heyday, the orchestra pretty much defined by itself the idea of afro-pop.

    Musicians such as singer Salif Keita, singer Mory Kanté, guitar player Djélimady Tounkara and the late bandleader and sax player Tidiani Koné all graduated from the Rail Band before turning to more or less successful solo careers. The Rail Band got started in october 1969 as a regular orchestra in the railway station premises.

    In order to keep up with new forms of fusion music which could be heard in Dakar or Conakry night clubs or “paillotes”, trumpet player, sax maestro and bandleader Tidiani Koné recruits some bold element for his orchestra. Both a griot and a jazzman, Tidiani Koné was a former Orchestre National A musician. His main idea was to bring Malian music out of the dead-end of afro-cuban and Western imitations. He took the chance to recruit a young albinos singer, accompanying himself with a cheap Chinese guitar.

    Koné was the first one to understand that Salif Keita’s voice was pure gold. At the end of 1969, Salif Keita, Tidiani Koné and rythmic guitar player Mamadou Diakité practiced for weeks as a trio in order to forge a repertoire of their own. Other musicians such as guitar player Ousmane Sogodogo and lead guitarist Nabé Baba, timbales player Marius as well as percussion player Abdouramane Koumaré soon join in, encouraged by Koné.

    In July 1970, the Orchestre du Rail Band de la Gare de Bamako gave its first concert, on a tiny open air stage, with palm trees breeze and stars above them. The Rail Band rapidly became one of the city’s main attraction. According to its initial status, the Rail Band must “explore and propel mandingo repertoire in order to aim at the neo-classicism of African chanson”. Born in the heart of the Mandé griot tradition, Salif Keita knew the classic songs. Soon, the folklore part of the repertoire was more prominent than the blues and afro-latin numbers.
    Musicians were paid by the Malian train company, ie by the state, who also owned their instruments. Combining mandingo and bambara traditions, French pop, afro-cuban rhythms, Congolese rumba, American rhythm’n’blues and calypso, the Rail Band’s rise to fame was striking, paving the way for numerous modern orchestras to follow. They rehearsed five days a week from 5 to 6 pm, before changing, dining and taking the stage from 9 pm till the last customer left the Buffet, sometimes early in the morning. In order to help empty the premises from its patrons, Rail Band musicians played late night jazz themes, strongly encouraged by Tidiani Koné.

    With his saxophone hollering at some distant tropical moon, his heartfelt horns arrangements added a sense of epic grandeur to the Rail Band songs. His bold musical mastery set Salif on orbit while modern instruments and instant melancholy radiate through a song like Massaré Mousso. He sings about some impossible love : “If you don’t have anything to do, fall in love with a woman who doesn’t love you / If you dont have anything to do, fall in love with a man who doesn’t love you”. His voice was frail but Salif shows evidences of his vocal grandeur to come. In the early 1970’s, it seems that the Rail Band knew instinctively how to go down in musical history.
    The orchestra took off, thanks to Salif’s youthful vocal prowesses and to the sheer intensity and dedication of musicians led by Kon’.

    Guitar player extraordinaire Djélimady Tounkara joined the band in 1971 as a new recruit. His arrival enabled the Rail Band to reach new heights in a dazzling ascension of recordings done in a tiny Radio Mali studio. His rumbling electric guitar became one of the band instant trademark. Guinean balafon and kora player Mory Kanté also jumped in as the Rail Band was by far Bamako’s finest orchestra in the 1970’s.
    Directly inspired by James Brown’s funk achievements, Sex Machine belongs to the band’s legend, an incredible cover which is both heroic and mesmerizing. It is a pure slice of raw and spicy Malian funk, one of those “straight to your face” songs with a devastating outcome, courtesy of Mamadou Bagayoko’s heavy drums and Cheick’s Traoré sturdy guitar bass playing. Alfred Coulibaly’s Vox organ adds up to the hypnotic mood of the song.

    Looking for the Rail Band’s trails these days, one has to stop by the old Buffet Hôtel de la Gare in downtown Bamako in order to feel the countless, panoramic and moving memories of this unrivalled musical golden age and this masterful orchestra.

    #Mory_Kanté

  • Les migrants à la conquête de l’or

    • Moi sait Boubacar Bah, j’ai 26 ans ;
    • Je suis Ousmane Barry, j’ai de 24 ans ;
    • Je suis Souleymane Sidibé, je suis âgée de 23 ans ;
    • Et moi je suis Hassan Diallo, j’ai de 19 ans.

    Nous sommes victimes d’#abus orchestrés par des Arabes depuis le Maghreb.
    Pour notre petite histoire, nous sommes des amis issus de la même communauté dans une ville de Guinée. Nous avons quitté le pays il y’a (03) mois. Avec le même objectif et les motivations similaires ; aller en Europe en passant par le Maroc pour s’offrir des meilleures conditions de vie en France. Nous avons choisi l’Europe parce que mon amie qui est en France nous a dit qu’il y’a beaucoup de travail là-bas ; quand je regarde ses photos je l’envie. Ousmane B.
    Dans cette quête du bonheur, nous avons réuni assez d’argent en travaillant dans des chantiers et avec l’aide de nos familles pour atteindre notre destination final. Nous avons contacté un passeur à Bamako comme nous l’avais indiqué notre amie. Ce passeur lui, nous a mis en contact avec des chauffeurs Arabes. Le premier rendez avec les Arabes était à #Sévaré. Voilà que mes amis et moi avons pris un bus de transport en direction de cette ville qui était pour nous inconnu. Nous étions en effet (05) cinq au total. Arrivé dans à Sévaré nous avons rencontré l’Arabe et la première qu’il nous a demandé est l’argent en effet le transport pour l’Algérie coutait 45 000 FCFA environ 67 Euro. Il était tellement effrayant que dans la peur nous l’avons payé sans discussion. Notre fierté jusqu’à ce niveau, est qu’il nous a conduits à #Tombouctou ou nous avons passé 4 jours en étant témoin d’une attaque de 03 militaires devant une banque par des individus armées. Tombouctou !!!! Pour rien au monde je ne pourrai m’y rendre une seconde fois. Là-bas, il y’a pas de police, seulement des gens avec des armes. Sa me faisait très peur je pensais qu’il allait nous tués. Après Tombouctou, nous avons roulé en plein dans le désert pendant 3 pour arriver dans la localité d’#In-Afara. A In-Afara, nous avons traversé trois postes de contrôle. C’était sans doute des rebelles. Pour traverser chaque postes nous avons payé 50 000 FCFA soit 76 Euro pour un total de 750 000 FCFA soit 1143 Euro cela nous a littéralement mis à terre voilà qu’on venait de tout dépenser car ils nous ont menacé avec des armes soit tu payes soit tu meurs c’était la chassons de ses hommes en turban. Après les postes, nous avons remis le reste du d’argent que nous avons collecté à un passeur pour franchir la ville de #Bordj en #Algérie. Nous avons traversé la frontière clandestinement après 18 kilomètre de marche à pied pour enfin atteindre l’Algérie. Boubacar B.
    Après avoir atteint la ville de Bordj en Algérie, en transitant par les localités de Sévaré, Tombouctou, In–Afara, nous n’avions plus d’argent. Nous sommes rendus dans un #Ghetto_Malien ou nous passions la plupart de notre temps. Souvent les matins, nous nous pavanions dans la ville pour trouver un petit travail à faire. C’est donc en cherchant le travail que Boubacar B. a rencontré un monsieur qui se fessait appelé Tahala un arabe qui exploite l’Or dans le Sahara. Ce dernier nous a proposé le travail d’#Orpailleur. Guidé par l’espoir, nous nous sommes dit qu’il s’agissait d’une aubaine pour nous. Car nous pourrons travailler peu de temps et gagner beaucoup d’argent pour aller en Europe. Après avoir travaillé 02 à 03 semaines, nous avons récolté environ 210 grammes d’Or. Malgré le dur labeur nous n’avons rien perçu de sa part. Dans l’énervement et la désillusion, nous avons tenté de revendiquer. Ils nous ont copieusement violentés ensuite nous ont menacé de mort avec une arme à feu. Nous venons de nous faire tromper par Tahala. Il s’est servi de nous dans cette mine d’Or. La douleur que je ressens est que nous avions pesé l’Or ensemble et un gramme valait plus de 27 000 FCFA soit environ 41 Euro autant d’argent passé sous nos yeux. Souleymane S.
    Dans cette mésaventure nous avons tout perdu. Je me sens abusé. , ils nous traitaient de chien comme si nous n’étions pas des humains. Ils m’ont battu a mainte reprise comme bien d’autres jeunes comme moi. Je me rappelle une journée, nous travaillions sous le soleil. J’ai vu l’un d’entre nous les travailleurs souffrir car il était épuisé, très déshydraté. Il n’a reçu aucuns soins. Quelques heures le lendemain, il a succombé et est mort sous nos yeux. Je remercie DIEU de nous avoir retiré de cet endroit horrible. Tout ce que je veux rn cet instant c’est de retourner à Conakry. Hassan D.
    Depuis le 15 Mai dernier, les quatre migrants séjournent à la la maison du migrant de Gao. Après plusieurs échanges avec eux, ils ont soumis un désir commun ; retourner dans leur pays d’origine la #Guinée_Conakry. Des mesures sont prises pour apporter le soutien nécessaire jusqu’à la réouverture des frontières si toutefois la pandémie liée à la maladie du Covid-19 venait à être juguler.
    Cette situation d’#orpaillage a commencé depuis le début d’année dans la localité de N’TAHKA à une soixantaine kilomètre de Gao sur l’axe Gao-Gossi. A partir de la mi-Février qu’un grand nombreux de migrants s’aperçoit ici Gao. Ils viennent et vont en direction de cette mine d’Or. Plusieurs nationalités sont représentées on peut citer : les Nigériens, les soudanais en provenance du Niger, les Guinéens les burkinabés et bien d’autres nationalités qui s’associent au nationaux. Ceux d’entre eux que nous avons accueillis, ont une tranche d’âge qui varie entre 16 et 29 ans.
    Le fait marquant qui retient notre attention est le trafic qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui a des retombés néfastes notamment sur les migrants encore que les autorités non pas accès à cette zone. La plupart sont abusé. A chaque fois qu’ils reviennent de ce lieu, ils manifestent le regret dû. Présente des symptômes de #maltraitance. Il est visible sur le corps de ses personnes qu’ils sont battus. Il est clair qu’il s’agit en quelques sortes d’une nouvelle forme de traite sur les migrants auquel nous sommes actuellement confrontés. Certains y sont allés et n’en sont plus ressortis. Certaines personnes ayant des affinités avec des groupes armées profitent de la vulnérabilité des migrants pour les amadoué en leur promettant de gros gains lorsqu’ils iront travailler de ce côté. Mais arrivé sur le lieu, c’est le contraire qui se produit. Ses personnes vulnérables sont exploitées et vivent dans des conditions inhumaines. Ils font du travail forcé et pour ceux qui ne veulent pas s’y mettre, ils sont battus.

    #Témoignages reçus via la mailing-list Migreurop, le 18.05.2020, avec ce commentaire :

    Récit de quatre migrants victimes d’abus dans la zone d’exploitation de l’Or dans la localité de #N'THAKA à environ une soixantaine de kilomètre de #Gao.

    #exploitation #travail #or #extractivisme #mines #migrations #migrants_guinéens #violence #migrerrance #néo-esclavage #esclavage_moderne

    ping @reka

  • En Sierra Leone, une mesure anti-coronavirus suscite la colère des pêcheurs
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/07/en-sierra-leone-une-mesure-anti-coronavirus-suscite-la-colere-des-pecheurs_6

    Cette mesure, qui n’avait pas été annoncée préalablement, a été prise par « crainte que trop de monde ne soit présent » au retour des bateaux sur le marché aux poissons, a expliqué à l’AFP Kashor Holland Cole, président de la collectivité locale où se trouve Tombo. Il a ajouté que cela devait également empêcher que « des bateaux transportent des passagers depuis la Guinée » voisine, alors que les frontières sont fermées.

    #Covid-19#migrant#migration#SierraLeone#Guinée#pêcheurs#déplacements-maritimes#centre-santé#mesures-sanitaires