• Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais | Seneweb
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    Migration irrégulière : 21 migrants interceptés en Gambie, dont 11 Sénégalais
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Le Département de l’immigration de Gambie (GID), à travers son unité de patrouille frontalière (BPU) basée à l’unité de gestion des migrations (MMU) de Tanji, a mené, le 23 juillet 2026, a intercepté 21 migrants clandestins à Brufut, dont 11 Sénégalais, huit Maliens, un Gambien et un Guinéen. Cette opération s’inscrit dans la lutte contre la migration irrégulière menée par les autorités gambiennes.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#routemigratoire#mali#gambie#guinee#sante

  • #Ramatoulaye_Touré, fondatrice du #collectif de familles de #disparus en #Guinée : « Une #disparition, c’est de la douleur, la famille reste dans l’incertitude »

    Ramatoulaye Touré, 34 ans, a perdu la trace de sa nièce, partie secrètement de Guinée vers l’Europe via la "route des Canaries", il y a trois ans. Au cours de ses recherches, cette jeune fondatrice d’une ONG dédiée à la santé des #femmes a fait la rencontre il y a six mois d’une autre famille guinéenne touchée par une disparition. Depuis, elle met toute son énergie dans l’animation du premier collectif de familles de disparus en Guinée, pour pousser l’État guinéen à faire de la disparition un sujet prioritaire.

    "Quand ma nièce Kadiatou a disparu, j’ai découvert que beaucoup de familles étaient dans la même situation que nous, mais qu’elles ne se manifestaient pas, ne parlaient pas de la disparition de leurs proches. Ma nièce est sortie il y a trois ans de Guinée. Moi je vis à Dabompa, mais ma grande famille vit à Dixinn, dans la région de Conakry, la capitale de la Guinée. C’est là où vivait ma nièce, avec ma sœur. C’est de là qu’elle est partie, quand ma sœur est décédée.

    Trois semaines après les funérailles de ma sœur, Kadiatou nous a dit qu’elle voulait aller en Côte d’Ivoire. Elle voulait prendre le relais de sa maman, pour s’occuper de ses petits frères et sœurs. Elle avait des amies en Côte d’Ivoire et voulait entreprendre, sur des marchés, avec la vente de mèches et d’accessoires de coiffure. On a essayé de l’en dissuader, de lui dire qu’elle pouvait faire ça en Guinée. Mais elle disait que non, qu’elle voulait aller là-bas plutôt que de faire des va et vient entre les deux pays pour ses achats et reventes. Elle est partie tout de suite après notre conversation. Ça veut dire qu’elle avait déjà son projet de voyage : car on ne peut pas se lever un jour comme ça et partir…

    "Kadi a embarqué"

    Au bout de deux mois en Côte d’Ivoire, elle a coupé le contact avec nous, parce qu’on lui répétait de ne pas faire de bêtises. Elle a appelé mon grand frère, qui vit aux Etats-Unis, pour lui emprunter de l’argent. Il lui a envoyé une partie de son épargne, sans savoir qu’elle voulait en fait aller en Europe.

    Avec cet argent, Kadiatou s’est rendue au Sénégal. Elle a appelé ses amies pour l’aider à renvoyer par colis ses accessoires de coiffure à sa sœur en Guinée, en prétextant que c’était trop serré chez elle. Quand on a vu les colis arriver chez nous, il y avait tout dedans : ses accessoires, ses chaussures… On se doutait que ce n’était pas normal de laisser comme ça. On a donc tout de suite essayé de l’appeler. Moi, elle ne me répondait pas. Elle a fini par répondre à ma cousine, qui lui a demandé : "On a appris que tu étais au Sénégal, ce n’est pas ce que tu nous avais dit… Tu fais quoi au Sénégal ?” Elle a tout de suite coupé le contact avec ma cousine aussi.

    Après trois semaines environ, une amie de ma nièce a appelé ma cousine. Elle lui a dit : “Kadi est sortie. On ne l’a pas vue depuis quinze jours”. Ma cousine a demandé : “Kadi est sortie pour où ?

    –Kadi a embarqué.

    –Embarqué pour où ?

    –Kadi est sortie en mer.”

    Dans le bateau, il y avait 62 personnes. Toutes sont portées disparues.

    Kadiatou a embarqué sur une pirogue pour tenter la route des Canaries via l’Atlantique. Un trajet hautement dangereux : plus de 1 000 km séparent le #Sénégal de l’archipel espagnol. La traversée peut durer plusieurs jours. Et l’embarcation peut couler ou se perdre et dériver en mer.

    De la recherche en solitaire à l’alliance avec d’autres familles

    Kadiatou avait envoyé le numéro du passeur à sa copine. Au début de nos recherches, on a appelé ce passeur. Le monsieur nous a dit : ’J’ai trois frères dans ce bateau, je ne peux pas vous dire s’ils sont décédés. Il se peut qu’on les ait attrapés et qu’ils soient en prison au Maroc’.

    Nous sommes restées dans cette incertitude. Comme on lui téléphonait souvent, l’homme a fini par nous bloquer.

    Mon grand frère qui vit aux Etats-Unis a essayé de faire jouer ses relations au Maroc pour avoir des informations. On a aussi appelé le père de Kadiatou pour le prévenir que sa fille était introuvable. Il est parti directement pour sillonner toutes les prisons qui sont au bord de la mer au Maroc. Jusqu’en Tunisie. Il n’a pas trouvé sa fille.

    Il a fini par déclarer sa fille décédée. On a fait une cérémonie de funérailles. Mais dans nos têtes, on pense que Kadiatou est quelque part, qu’elle peut revenir un jour, que peut-être, comme le monsieur a dit, elle se trouve en prison… On ne sait toujours pas comment prendre la nouvelle de sa disparition : est-ce qu’elle est décédée ? Est-ce qu’elle vit encore ?

    Jusqu’à maintenant, il y a ce #vide dans la famille. Elle a une petite sœur. Elle laisse aussi derrière elle une fille de deux ans, qui pleure tous les jours de ne pas savoir où est sa maman. Une disparition, c’est de la #tristesse, de la #douleur. La famille reste dans l’#incertitude.

    C’est en continuant les recherches qu’il y a six mois, j’ai fait la rencontre d’une autre famille touchée par une disparition. L’idée m’est venue de monter un collectif. On était très proches de cette famille, qui habitait à Dixinn comme nous, alors je leur ai dit : est-ce qu’on ne se mettrait pas ensemble ?

    Dix familles aujourd’hui dans le collectif

    En Guinée, on se connaît tous, à travers les réseaux sociaux aussi. Aujourd’hui, le collectif rassemble dix familles. On se réconforte entre nous. On se dit : tenons-nous la main, peut-être qu’un jour nos disparus vont revenir.

    On est actuellement dans les démarches pour se constituer en association, avec statut, règlement intérieur, agrément. Cela va changer beaucoup de choses, on pourra plus facilement demander des rendez-vous et des partenariats avec les institutions officielles.

    Chez nous en #Guinée, il n’y a pas de processus de suivi pour les disparus. Les autorités ne s’occupent pas de ces procédures. Les journalistes peuvent en parler, les réseaux sociaux aussi : mais il n’y a pas une implication de l’État. L’#OIM s’occupe d’accompagner des gens qui sont allés en Tunisie, par exemple, mais pas de disparitions.

    Depuis quatre ans, le nombre de "#retours_volontaires" opérés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) n’a cessé d’augmenter. Interrogé en mars par une députée, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a annoncé que plus de 21 000 exilés, dont de nombreux Guinéens, avaient été rapatriés dans leur pays depuis 2022.

    Bien sûr il y a des mécanismes pour la protection des migrants, des règles écrites… Mais ce n’est pas toujours bien appliqué. À plusieurs, on peut porter nos voix plus fort vers l’Etat, et faire de la disparition une priorité.

    Il y a beaucoup, beaucoup de familles en Guinée qui ont des disparus. Dans le collectif, plusieurs régions sont représentées : par exemple, on a deux familles de Boffa. Les routes prises par leurs proches ne sont pas les mêmes non plus. Il y a une famille dont le garçon a fini ses études, marié, deux enfants, avec une boutique… Un jour, il a tout vidé, il est parti. Depuis le Maroc, il a pris la mer.

    Ce jour-là, il a appelé sa mère. Il ne lui a pas expliqué qu’il était déjà sur un bateau. Peut-être qu’il aurait voulu le faire : mais comment lui dire… Alors il lui a juste dit : "Je ne me sens pas bien”. Cela fait cinq ans maintenant qu’il a disparu.

    Réunions et appels de soutien, entre femmes

    Une fois par mois, on se réunit avec ces dix familles. Ce n’est jamais un lieu fixe : si aujourd’hui on le fait chez moi, demain ce sera dans une autre famille : c’est important que chacune se sente impliquée. Je prends le temps de les appeler régulièrement, de les convaincre de venir aux réunions…

    Certaines hésitent. Elles se disent : la vie associative, ça va me faire perdre mon temps. Mais si elles voient que tu es derrière elles tout le temps, alors elles vont se sentir importantes. Elles vont se dire : finalement, c’est nécessaire de participer. Celles qui viennent à reculons se rendent compte, au fur et à mesure, que c’est bien pour elle. Il faut constamment les relancer, montrer l’utilité de rejoindre le groupe.

    Cela me prend beaucoup de temps mais j’ai l’habitude : je travaille dans le monde associatif, j’ai une licence en développement communautaire et j’ai étudié la sociologie. J’ai fondé une ONG, “Guinéennes émancipées pour le progrès et la citoyenneté”, dédiée à la santé des femmes. On se consacre à la lutte contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose, et surtout la formation et l’émancipation des femmes.

    D’ailleurs, je fais le lien entre femmes et disparition. Les femmes sont naturellement exposées à beaucoup de violences. En pensant à une femme qui disparaît, on pense : est-ce qu’elle ne sera pas violée ? Est-ce qu’elle ne sera pas violentée physiquement, sexuellement ? Il y a trop de questions.

    Aussi, on le voit dans nos réunions : ce sont les femmes des familles de disparus qui sont présentes. Les hommes, ce n’est pas leur affaire… Ce sont les femmes qui sont impliquées : les mamans, les sœurs, les épouses.

    Il n’y a pas longtemps, c’est mon petit frère de 20 ans qui voulait partir. J’ai vu que ça n’allait pas dans sa tête, il marchait tout le temps. J’ai alerté ma mère, je lui ai dit : ’Appelle ton fils, il faut communiquer avec lui, le comprendre. Pour l’accrocher, le faire revenir à nous’. Il devait sortir de Guinée avec une équipe. Finalement, le groupe l’a devancé, mais lui, il est resté. Tous les gens du groupe sont décédés. Tous sauf mon frère, parce qu’il est resté. C’est Dieu qui nous a aidés."

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72104/ramatoulaye-toure-fondatrice-du-collectif-de-familles-de-disparus-en-g
    #migrations #réfugiés #disparitions #missing #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #route_Atlantique

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  • Ramatoulaye Touré, fondatrice du collectif de familles de disparus en Guinée : « Une disparition, c’est de la douleur, la famille reste dans l’incertitude » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72104/ramatoulaye-toure-fondatrice-du-collectif-de-familles-de-disparus-en-g

    Ramatoulaye Touré, fondatrice du collectif de familles de disparus en Guinée : "Une disparition, c’est de la douleur, la famille reste dans l’incertitude"
    Par Maïa Courtois Publié le : 26/06/2026
    Ramatoulaye Touré, 34 ans, a perdu la trace de sa nièce, partie secrètement de Guinée vers l’Europe via la "route des Canaries", il y a trois ans. Au cours de ses recherches, cette jeune fondatrice d’une ONG dédiée à la santé des femmes a fait la rencontre il y a six mois d’une autre famille guinéenne touchée par une disparition. Depuis, elle met toute son énergie dans l’animation du premier collectif de familles de disparus en Guinée, pour pousser l’État guinéen à faire de la disparition un sujet prioritaire.
    "Quand ma nièce Kadiatou a disparu, j’ai découvert que beaucoup de familles étaient dans la même situation que nous, mais qu’elles ne se manifestaient pas, ne parlaient pas de la disparition de leurs proches. Ma nièce est sortie il y a trois ans de Guinée. Moi je vis à Dabompa, mais ma grande famille vit à Dixinn, dans la région de Conakry, la capitale de la Guinée. C’est là où vivait ma nièce, avec ma sœur. C’est de là qu’elle est partie, quand ma sœur est décédée.
    Trois semaines après les funérailles de ma sœur, Kadiatou nous a dit qu’elle voulait aller en Côte d’Ivoire. Elle voulait prendre le relais de sa maman, pour s’occuper de ses petits frères et sœurs. Elle avait des amies en Côte d’Ivoire et voulait entreprendre, sur des marchés, avec la vente de mèches et d’accessoires de coiffure. On a essayé de l’en dissuader, de lui dire qu’elle pouvait faire ça en Guinée. Mais elle disait que non, qu’elle voulait aller là-bas plutôt que de faire des va et vient entre les deux pays pour ses achats et reventes. Elle est partie tout de suite après notre conversation. Ça veut dire qu’elle avait déjà son projet de voyage : car on ne peut pas se lever un jour comme ça et partir…
    Au bout de deux mois en Côte d’Ivoire, elle a coupé le contact avec nous, parce qu’on lui répétait de ne pas faire de bêtises. Elle a appelé mon grand frère, qui vit aux Etats-Unis, pour lui emprunter de l’argent. Il lui a envoyé une partie de son épargne, sans savoir qu’elle voulait en fait aller en Europe. Avec cet argent, Kadiatou s’est rendue au Sénégal. Elle a appelé ses amies pour l’aider à renvoyer par colis ses accessoires de coiffure à sa sœur en Guinée, en prétextant que c’était trop serré chez elle. Quand on a vu les colis arriver chez nous, il y avait tout dedans : ses accessoires, ses chaussures… On se doutait que ce n’était pas normal de laisser comme ça. On a donc tout de suite essayé de l’appeler. Moi, elle ne me répondait pas. Elle a fini par répondre à ma cousine, qui lui a demandé : "On a appris que tu étais au Sénégal, ce n’est pas ce que tu nous avais dit… Tu fais quoi au Sénégal ?” Elle a tout de suite coupé le contact avec ma cousine aussi. Après trois semaines environ, une amie de ma nièce a appelé ma cousine. Elle lui a dit : “Kadi est sortie. On ne l’a pas vue depuis quinze jours”. Ma cousine a demandé : “Kadi est sortie pour où ?
    –Kadi a embarqué.
    –Embarqué pour où ?
    –Kadi est sortie en mer.”
    Dans le bateau, il y avait 62 personnes. Toutes sont portées disparues. Kadiatou a embarqué sur une pirogue pour tenter la route des Canaries via l’Atlantique. Un trajet hautement dangereux : plus de 1 000 km séparent le Sénégal de l’archipel espagnol. La traversée peut durer plusieurs jours. Et l’embarcation peut couler ou se perdre et dériver en merKadiatou avait envoyé le numéro du passeur à sa copine. Au début de nos recherches, on a appelé ce passeur. Le monsieur nous a dit : ’J’ai trois frères dans ce bateau, je ne peux pas vous dire s’ils sont décédés. Il se peut qu’on les ait attrapés et qu’ils soient en prison au Maroc’.Nous sommes restées dans cette incertitude. Comme on lui téléphonait souvent, l’homme a fini par nous bloquer.
    Mon grand frère qui vit aux Etats-Unis a essayé de faire jouer ses relations au Maroc pour avoir des informations. On a aussi appelé le père de Kadiatou pour le prévenir que sa fille était introuvable. Il est parti directement pour sillonner toutes les prisons qui sont au bord de la mer au Maroc. Jusqu’en Tunisie. Il n’a pas trouvé sa fille.
    Il a fini par déclarer sa fille décédée. On a fait une cérémonie de funérailles. Mais dans nos têtes, on pense que Kadiatou est quelque part, qu’elle peut revenir un jour, que peut-être, comme le monsieur a dit, elle se trouve en prison… On ne sait toujours pas comment prendre la nouvelle de sa disparition : est-ce qu’elle est décédée ? Est-ce qu’elle vit encore ? Jusqu’à maintenant, il y a ce vide dans la famille. Elle a une petite sœur. Elle laisse aussi derrière elle une fille de deux ans, qui pleure tous les jours de ne pas savoir où est sa maman. Une disparition, c’est de la tristesse, de la douleur. La famille reste dans l’incertitude.
    C’est en continuant les recherches qu’il y a six mois, j’ai fait la rencontre d’une autre famille touchée par une disparition. L’idée m’est venue de monter un collectif. On était très proches de cette famille, qui habitait à Dixinn comme nous, alors je leur ai dit : est-ce qu’on ne se mettrait pas ensemble ? En Guinée, on se connaît tous, à travers les réseaux sociaux aussi. Aujourd’hui, le collectif rassemble dix familles. On se réconforte entre nous. On se dit : tenons-nous la main, peut-être qu’un jour nos disparus vont revenir. On est actuellement dans les démarches pour se constituer en association, avec statut, règlement intérieur, agrément. Cela va changer beaucoup de choses, on pourra plus facilement demander des rendez-vous et des partenariats avec les institutions officielles.
    Chez nous en Guinée, il n’y a pas de processus de suivi pour les disparus. Les autorités ne s’occupent pas de ces procédures. Les journalistes peuvent en parler, les réseaux sociaux aussi : mais il n’y a pas une implication de l’État. L’OIM s’occupe d’accompagner des gens qui sont allés en Tunisie, par exemple, mais pas de disparitions.Depuis quatre ans, le nombre de "retours volontaires" opérés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) n’a cessé d’augmenter. Interrogé en mars par une députée, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a annoncé que plus de 21 000 exilés, dont de nombreux Guinéens, avaient été rapatriés dans leur pays depuis 2022. Bien sûr il y a des mécanismes pour la protection des migrants, des règles écrites… Mais ce n’est pas toujours bien appliqué. À plusieurs, on peut porter nos voix plus fort vers l’Etat, et faire de la disparition une priorité.
    Il y a beaucoup, beaucoup de familles en Guinée qui ont des disparus. Dans le collectif, plusieurs régions sont représentées : par exemple, on a deux familles de Boffa. Les routes prises par leurs proches ne sont pas les mêmes non plus. Il y a une famille dont le garçon a fini ses études, marié, deux enfants, avec une boutique… Un jour, il a tout vidé, il est parti. Depuis le Maroc, il a pris la mer.
    Ce jour-là, il a appelé sa mère. Il ne lui a pas expliqué qu’il était déjà sur un bateau. Peut-être qu’il aurait voulu le faire : mais comment lui dire… Alors il lui a juste dit : "Je ne me sens pas bien”. Cela fait cinq ans maintenant qu’il a disparu.Une fois par mois, on se réunit avec ces dix familles. Ce n’est jamais un lieu fixe : si aujourd’hui on le fait chez moi, demain ce sera dans une autre famille : c’est important que chacune se sente impliquée. Je prends le temps de les appeler régulièrement, de les convaincre de venir aux réunions…
    Certaines hésitent. Elles se disent : la vie associative, ça va me faire perdre mon temps. Mais si elles voient que tu es derrière elles tout le temps, alors elles vont se sentir importantes. Elles vont se dire : finalement, c’est nécessaire de participer. Celles qui viennent à reculons se rendent compte, au fur et à mesure, que c’est bien pour elle. Il faut constamment les relancer, montrer l’utilité de rejoindre le groupe.Cela me prend beaucoup de temps mais j’ai l’habitude : je travaille dans le monde associatif, j’ai une licence en développement communautaire et j’ai étudié la sociologie. J’ai fondé une ONG, “Guinéennes émancipées pour le progrès et la citoyenneté”, dédiée à la santé des femmes. On se consacre à la lutte contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose, et surtout la formation et l’émancipation des femmes.
    D’ailleurs, je fais le lien entre femmes et disparition. Les femmes sont naturellement exposées à beaucoup de violences. En pensant à une femme qui disparaît, on pense : est-ce qu’elle ne sera pas violée ? Est-ce qu’elle ne sera pas violentée physiquement, sexuellement ? Il y a trop de questions. Aussi, on le voit dans nos réunions : ce sont les femmes des familles de disparus qui sont présentes. Les hommes, ce n’est pas leur affaire… Ce sont les femmes qui sont impliquées : les mamans, les sœurs, les épouses.Il n’y a pas longtemps, c’est mon petit frère de 20 ans qui voulait partir. J’ai vu que ça n’allait pas dans sa tête, il marchait tout le temps. J’ai alerté ma mère, je lui ai dit : ’Appelle ton fils, il faut communiquer avec lui, le comprendre. Pour l’accrocher, le faire revenir à nous’. Il devait sortir de Guinée avec une équipe. Finalement, le groupe l’a devancé, mais lui, il est resté. Tous les gens du groupe sont décédés. Tous sauf mon frère, parce qu’il est resté. C’est Dieu qui nous a aidés.

    #Covid-19#migration#migrant#guinee#maroc#senegal#disparition#mortalite#sante#routemigratoire

  • Plus de 1 300 migrants morts sur les routes menant à l’Espagne sur les cinq premiers mois de 2026 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71910/plus-de-1-300-migrants-morts-sur-les-routes-menant-a-lespagne-sur-les-

    Plus de 1 300 migrants morts sur les routes menant à l’Espagne sur les cinq premiers mois de 2026
    Par La rédaction Publié le : 15/06/2026
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 317 migrants sont morts en mer en tentant de rejoindre l’Espagne, entre le 1er janvier et le 31 mai 2026. Un chiffre en baisse puisque l’ONG avait comptabilisé près de 1 900 décès sur ces routes à la même période de l’année précédente. Comme l’an dernier, la route des Canaries concentre le plus de drames, mais la route algérienne qui mène aux Baléares connaît une augmentation de 54% des décès.
    Entre le 1er janvier et le 31 mai, 1 317 migrants, dont 142 femmes et 129 enfants, sont morts en mer sur les routes menant à l’Espagne, selon le dernier rapport de l’ONG espagnole Caminando Fronteras publié mercredi 10 juin. Soit l’équivalent d’une personne toutes les trois heures.Ce chiffre est cependant en baisse. L’an dernier à la même période, l’ONG avait comptabilisé près de 1 900 décès en tentant de rejoindre le sol espagnol, toutes routes confondues.
    Le rapport révèle par ailleurs que 27 embarcations ont disparu en mer Méditerranée ou dans l’Atlantique avec l’ensemble des passagers à bord (contre 38 à la même période l’année dernière).
    La route des Canaries, qui va des côtes ouest-africaines à l’archipel espagnol, reste la zone maritime la plus meurtrière, avec 635 victimes recensées, en baisse de 57%. « Ces données montrent que malgré une baisse de 72% des arrivées [aux Canaries], cette route est devenue plus dangereuse », constate Caminando Fronteras - 3 184 personnes ont débarqué dans l’archipel au cours des cinq premiers mois de 2026, contre 10 983 à la même période de 2025. Ainsi en 2025, pour 100 personnes arrivant aux Canaries, environ 14 décédaient. En 2026, ce chiffre est passé à 21, selon le décompte de l’ONG.
    L’itinéraire menant des rives algériennes aux Baléares a connu quant à lui une hausse de 54% des décès avec 507 morts enregistrés par Caminando Fronteras entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 – contre 328 en 2025 au même moment. La route algérienne s’est largement développée l’an dernier, à mesure que les contrôles policiers se sont renforcés dans l’Atlantique. En 2025, près de 7 400 exilés sont arrivés aux Baléares, contre un peu plus de 5 800 l’année précédente. Soit une hausse de 24%. Cette tendance semble se confirmer au cours des cinq premiers mois de 2026 alors que les Baléares enregistrent une hausse de 13% (2 166 arrivés en 2026 contre 1 906 à la même période de 2025).
    L’ONG espagnole impute cette augmentation des décès à « l’insuffisance des réponses aux alertes émises [de la part des migrants en détresse en mer ou des ONG, ndlr], qui restent incohérentes et tardives » dans une zone maritime peu couverte. Par ailleurs, « l’absence de protocoles opérationnels conjoints avec l’Algérie [et l’Espagne] aggrave cette situation, créant un vide institutionnel qui condamne de nombreuses disparitions à rester sans investigation ».L’Espagne est, avec la Grèce et l’Italie, l’une des premières portes d’entrée des migrants dans l’Union européenne (UE). Au total depuis le 1er janvier, plus de 10 000 personnes sont arrivées en Espagne, contre près de 16 000 à la même période de 2025. Soit une baisse de 35%.
    Cette chute s’était déjà amorcée l’an dernier avec la baisse de 42% des arrivées en 2025, en comparaison de l’année 2024. Et la chute des débarquements aux Canaries est encore plus forte avec une baisse de 62% enregistrée entre 2025 et 2024.
    Cela s’explique par le renforcement des accords conclus entre, d’une part, l’UE et, d’autre part, la Mauritanie, le Sénégal et le Maroc, les trois principaux pays de départ de pirogues ces dernières années. En 2024, l’Union a multiplié les visites en Afrique pour signer de nouveaux partenariats et ainsi tenter d’enrayer les départs de migrants vers l’archipel espagnol. Un an plus tard, les effets de ces accords ont donc commencé à se faire sentir.
    Mais pour déjouer les contrôles, les migrants prennent plus de risques. De nombreux départs ont été recensés ces derniers mois depuis la Gambie ou la Guinée. « La Gambie est une zone de départ potentielle comme l’ensemble des pays côtiers de cet espace (Mauritanie, Sénégal, Guinée), sachant que les départs avaient déjà eu tendance à se déplacer - du Maroc vers la Mauritanie et vers le Sénégal », notait en septembre 2025 à InfoMigrants Delphine Perrin, chargée de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), membre du POMAF, un collectif de chercheurs spécialistes des politiques migratoires africaines.
    Et l’allongement de la distance à parcourir en mer multiplie les dangers. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante - il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », précisait aussi Delphine Perrin.

    #Covid-19#migration#migrant#canaries#mauritanie#senegal#guinee#routemigratoire#migrationirreguliere#gambie#sante#ùortalite

  • Au large de la Mauritanie, plus de 1 000 migrants ont été sauvés au cours des dix derniers jours
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/09/au-large-de-la-mauritanie-plus-de-1-000-migrants-ont-ete-sauves-au-cours-des

    Au large de la Mauritanie, plus de 1 000 migrants ont été sauvés au cours des dix derniers jours
    Le Monde avec AFP
    Plus de mille migrants ont été secourus au large des côtes mauritaniennes en dix jours, signalant une reprise des flux migratoires sur la dangereuse route Atlantique, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès des gardes-côtes mardi 9 juin.Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine des côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.« En l’espace de dix jours, 1 076 migrants ont été secourus dans les eaux mauritaniennes, dont 194 pris en charge par la marine nationale lors de l’assistance à une pirogue le 31 mai », a rapporté à l’AFP Ahmed Moulaye, directeur de la lutte contre la migration irrégulière des gardes-côtes mauritanienne. « A ce rythme, les arrivées pourraient atteindre un niveau inédit cette année », poursuit M. Moulaye.
    Ces départs ont eu lieu quelques jours après la grande fête musulmane de la Tabaski (Aïd-el-Kébir), à la fin de mai, après une période d’accalmie de plusieurs mois des sauvetages en mer. Les huit pirogues interceptées venaient de Gambie et du Sénégal voisins, sans que les nationalités de leurs passagers aient été révélées, a précisé à l’AFP Pierre Beziz, diplomate européen en poste à Nouakchott, la capitale.
    Tous les migrants ont été accueillis dans de nouveaux centres d’accueil temporaires pour étrangers (CATE), à Nouakchott et Nouadhibou (Nord-Ouest), financés par l’Union européenne, où ils ont été enregistrés pour déterminer s’ils sont vulnérables ou éligibles à la protection internationale. « Dans le même temps, il y a eu zéro arrivée aux Canaries, alors qu’on s’attendait à ce qu’il y ait une quantité égale qui y arrive », a insisté Pierre Beziz.Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment au départ des côtes de Gambie et de Guinée Conakry, rallongeant le temps passé en mer et augmentant les dangers.A la recherche d’un avenir meilleur et au péril de leur vie, nombre d’exilés africains sont forcés d’emprunter la voie clandestine, l’Europe ayant drastiquement restreint la délivrance des visas et contrôlant de plus en plus ses frontières. Des milliers de personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années.

    #Covid-19#migration#migrant#mauritanie#gambie#guinee#senegal#maroc#sante#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Mauritanie : plus de 500 migrants interceptés en quatre jours par les gardes-côtes - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71648/mauritanie--plus-de-500-migrants-interceptes-en-quatre-jours-par-les-g

    Mauritanie : plus de 500 migrants interceptés en quatre jours par les gardes-côtes
    Par La rédaction Publié le : 01/06/2026
    En quelques jours, du 28 au 31 mai, les gardes-côtes mauritaniens ont intercepté plusieurs embarcations de migrants au large des côtes du pays. Au total, 578 migrants ont été ramenés à terre.La fin de semaine a été intense pour les gardes-côtes mauritaniens. Entre le jeudi 28 et le dimanche 31 mai, les opérations en mer se sont multipliées. Au total, 578 migrants tentant de rejoindre l’Europe via l’archipel des Canaries ont été interceptés au large de la Mauritanie.La première opération des gardes-côtes mauritaniens, menée « dans le cadre des missions de surveillance et de sauvetage maritimes », a permis de ramener à terre 54 migrants.Le lendemain, le vendredi 29 mai, aux alentours de 10h, 223 migrants à bord d’une pirogue partie de Gambie ont été interceptés. Tous étaient originaires de pays d’Afrique Subsaharienne et parmi eux figuraient au moins 21 femmes et 35 mineurs.Le 30 mai, c’est une embarcation transportant 158 exilés qui a été arrêtée par les gardes-côtes.Enfin, le dimanche 31 mai, 143 migrants, eux aussi en provenance de la Gambie, ont été pris en charge par les autorités mauritaniennes au nord de Nouakchott, la capitale. Il y avait 27 femmes et neuf mineurs à bord du bateau.
    Parmi les 578 exilés interceptés, on compte 371 Sénégalais, 175 Gambiens, 16 Guinéens, huit Sierra-Léonais, trois Ivoiriens, deux Nigérians, deux Maliens et un Burkinabé.
    La plupart étaient partis de Gambie car depuis les accords signés avec l’Union européenne (UE) et l’Espagne, la Mauritanie (comme d’autres pays comme le Maroc ou le Sénégal) intensifie les contrôles sur ses côtes et les interceptions de migrants en situation irrégulière pour empêcher les traversées vers l’Europe.Le 17 octobre 2025 par exemple, la Mauritanie et l’Espagne annonçaient avoir réussi, grâce à leur coopération conjointe, à contrecarrer près de 3 500 tentatives de départs clandestins depuis le début de l’année 2025. En 2024, plus de 10 000 cas avaient déjà été déjoués.C’est donc pour atteindre les Canaries et éviter le renforcement des contrôles au large de ces pays que les exilés prennent la mer plus au sud. Les départs de pirogues se font donc de plus en plus depuis la Guinée et la Gambie. « La Gambie est une zone de départ potentielle comme l’ensemble des pays côtiers de cet espace (Mauritanie, Sénégal, Guinée), sachant que les départs avaient déjà eu tendance à se déplacer – du Maroc vers la Mauritanie et vers le Sénégal », notait en septembre 2025 à InfoMigrants Delphine Perrin, chargée de recherche à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), membre du POMAF, un collectif de chercheurs spécialistes des politiques migratoires africaines.
    Mais partir depuis la Gambie ou la Guinée multiplie les risques en mer pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante - il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », précisait Delphine Perrin.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 exilés sont morts ou portés disparus en 2025 sur les routes menant à l’Espagne. Un nombre toutefois en forte baisse par rapport à l’année précédente. En 2024, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Cette baisse est à mettre en lien avec la chute des arrivées aux Canaries en 2025 et début 2026. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel en 2025 contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.Et depuis le début de l’année 2026, la baisse se poursuit. Entre le 1er janvier et le 15 mai, 3 018 migrants sont arrivés aux Canaries contre 10 822 sur la même période l’année dernière, soit une baisse de 72 %.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#guinee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#canaries

  • Trafic de migrants clandestins : un vaste réseau démantelé e... | Seneweb -
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    Trafic de migrants clandestins : un vaste réseau démantelé entre la Gambie et le Sénégal, 180 candidats interceptés à Sokone
    Auteur : Dialy Ibrahima Diébakhaté
    Les éléments de la brigade territoriale de Sokone ont porté un coup dur aux filières de migration clandestine opérant entre la Gambie et le Sénégal. Sous la direction de l’adjudant chef, Laye Diaw Ndiaye , commandant la brigade de gendarmerie de Sokone , les gendarmes ont démantelé, ce mercredi après-midi, un important réseau spécialisé dans le trafic de migrants irréguliers.
    Au total, 180 candidats à l’émigration clandestine (composés de sénégalais, Gambiens , maliens , guinéens ont été interceptés lors de cette opératet nigérians ) ont été interceptés lors de cette opération menée dans la zone de Bôsinka, près de l’île de Bettenty, dans le delta du Saloum. Selon des sources sécuritaires, les organisateurs du voyage avaient soigneusement dissimulé les migrants dans les mangroves afin d’échapper à la vigilance des forces de défense et de sécurité.
    D’après les premiers éléments de l’enquête, les migrants avaient quitté la Gambie avant d’être convoyés vers cette zone côtière considérée comme un point de départ stratégique pour les traversées clandestines. Les passeurs comptaient vraisemblablement profiter de la géographie difficile d’accès des mangroves pour organiser leur embarquement vers une destination encore inconnue.
    L’intervention rapide des hommes de l’adjudant chef Laye Diaw Vdiaye commandant la brigade de gendarmerie de Sokone a permis de mettre fin à l’opération avant le départ des embarcations. Cette saisie constitue l’une des plus importantes interceptions enregistrées ces derniers mois dans cette partie du pays.Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les membres du réseau ainsi que les complices impliqués dans l’organisation de ce trafic transfrontalier. Les autorités sécuritaires entendent également renforcer la surveillance dans les zones insulaires et maritimes du Saloum, devenues des corridors privilégiés par les réseaux de migration clandestine.Ce nouveau démantèlement relance une fois de plus le débat sur l’ampleur du phénomène de l’émigration irrégulière qui continue de pousser de nombreux jeunes à risquer leur vie dans l’espoir de rejoindre l’Europe

    Covid-19#migration#migrant#senegal#sokonne#saloum#routemigratoire#migrationirreguliere#gambie#mali#guineeconakry#sante

  • Trafic de migrants à Rufisque : 2 convoyeurs déférés au pool... | Seneweb -
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    Trafic de migrants à Rufisque : 2 convoyeurs déférés au pool judiciaire financier
    Auteur : Doudou DIOP
    Le commissariat central de Rufisque a procédé au démantèlement d’un réseau de trafic de migrants opérant dans la zone de Diokoul, dans le département de Rufisque. Deux convoyeurs ont été déférés, ce mardi, au Pool judiciaire financier. Sept candidats ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête.Dans la soirée du 24 mai 2026, exploitant un renseignement, faisant état de l’existence d’un de point de regroupement avant un départ clandestin vers les Îles Canaries, les enquêteurs ont lancé une mission de surveillance et d’infiltration. Lors de l’opération, les policiers ont interpellé I. S. Diop alias « IZ », maçon domicilié à Diokoul et A. Ngarane, également maçon et domicilié à la Cité Gabon.
    Selon les éléments de l’enquête, les mis en cause agissaient en collaboration avec un certain M. Mbaye alias « Khou », présenté comme l’un des cerveaux du réseau et actuellement introuvable. Ce dernier était même « en haute mer », d’après les déclarations recueillies par les enquêteurs. Les candidats à l’émigration devaient débourser entre 500 000 et 700 000 de FCFA pour embarquer à destination de l’Espagne à bord d’une pirogue. Après recoupement des renseignements, la Brigade de recherches de la Sûreté urbaine a mis en place une filature. Les investigations ont conduit les policiers vers une maison située à la Cité Gabon où plusieurs migrants étaient hébergés en attendant le départ. Le même jour, à l’issue d’une opération discrète de surveillances, un élément de la Brigade de recherches a réussi à infiltrer le groupe de migrants. Cette infiltration a permis l’interpellation des candidats à l’émigration clandestine et de remonter jusqu’aux deux convoyeurs présumés.Entendus, les candidats ont désigné M. Mbaye alias « Khou » comme étant l’un des principaux organisateurs du réseau. Ils ont également expliqué que ce dernier avait confié à I. S. Diop alias « IZ » la mission de trouver des maisons d’hébergement pour les candidats au départ.
    Les enquêteurs indiquent par ailleurs qu’A. Ngarane a mis à disposition la maison de sa mère pour loger les migrants. Face aux policiers, I. S. Diop et A. Ngarane ont reconnu les faits qui leur sont reprochés.Le démantèlement du réseau a permis l’arrestation de sept candidats à l’émigration clandestine. Il s’agit de jeunes originaires de Dakar, Diourbel, Mbour et de Guinée Conakry. Parmi eux figurent des vendeurs, des élèves en classe de terminale, un électricien, un menuisier et un technicien de surface. La perquisition effectuée dans la maison ayant servi d’hébergement a permis la découverte de matériels d’équipage susceptibles d’être utilisés pour une traversée en pirogue. L’enquête se poursuit afin d’interpeller les autres membres du réseau, dont le nommé M. Mbaye alias « Khou », activement recherché

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#trafic#dakar#diourbel#mbour#guineeconakry#sante

  • Ngaparou : Une pirogue partie de Gambie avec 210 clandestins... | Seneweb -
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    Ngaparou : Une pirogue partie de Gambie avec 210 clandestins s’échoue sur la plage après la panne de deux moteurs en mer
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    Une pirogue transportant 210 candidats à l’émigration irrégulière, partie de Gambie à destination de l’Espagne, a accosté dans la nuit du dimanche 17 mai 2026 sur la plage de Ngaparou, après une panne de deux des trois moteurs survenue en pleine mer. Douze passagers ont été interpellés par la brigade de proximité de Ngaparou, relevant de la compagnie de gendarmerie de Mbour. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée.
    La pirogue a pris départ le samedi 16 mai 2026, au village de Fogny Ndémba, en Gambie, vers 20 h. Elle avait à son bord 210 clandestins composés de Gambiens, de Guinéens et de Sénégal. Selon les déclarations des personnes interpellées, chaque passager avait versé la somme de 400 000 F CFA à un certain Lamine, un homme âgé dont le nom de famille n’a pu être précisé, qui les avait hébergés dans sa maison à Fogny Ndémba avant l’embarquement. C’est lui qui aurait organisé le voyage.
    Après près de 22 heures de navigation, le dimanche vers 18 h, deux des trois moteurs de l’embarcation sont tombés simultanément en panne au large des côtes sénégalaises. Pris de panique, la majorité des voyageurs a décidé de renoncer à la traversée et a exigé de regagner la terre ferme selon des sources de Seneweb. La pirogue, désormais propulsée par un seul moteur, est parvenue à accoster à la plage de Ngaparou où les occupants se sont dispersés avant l’arrivée des populations riveraines. Alertés, les gendarmes de la brigade de proximité de Ngaparou sont parvenus à interpeller douze candidats. Ils ont aussi saisi la pirogue. Une enquête a été ouverte.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à... | Seneweb -
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    Fraude à l’état civil : la nationalité sénégalaise vendue à 50 000 F CFA, la mafia cernée
    Auteur : SenewebNews-RP
    Après les scandales de Wakhinane Nimzatt et Ziguinchor, la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), plus spécifiquement son antenne régionale à Saint-Louis, vient de mettre à jour un nouveau réseau de trafic de documents administratifs sénégalais destinés à des étrangers. Libération informe que l’affaire a éclaté suite à un contrôle de routine effectué par le commissariat spécial de Rosso sur une ressortissante guinéenne, F. B. Diallo, en provenance de Mauritanie. Bien que de nationalité guinéenne, elle était en possession d’une Carte nationale d’identité (CNI) sénégalaise obtenue frauduleusement.
    Lors de son interrogatoire, la jeune femme a avoué que son mari, I. Ba, un tailleur sénégalais, lui avait envoyé un extrait de naissance de complaisance alors qu’elle séjournait encore en Mauritanie. Ce document lui a permis de s’enrôler et d’obtenir officiellement sa carte d’identité. Arrêté à son tour, l’époux est passé aux aveux : il a reconnu avoir acheté le précieux document, portant l’en-tête du centre d’état civil de Diouloulou, pour la somme de 50 000 FCFA via un intermédiaire. Les investigations révèlent une ramification inquiétante, souligne le quotidien d’information : l’agent de la mairie de Diouloulou soupçonné d’avoir confectionné l’extrait de naissance est déjà visé par un avis de recherche. Il serait impliqué dans la vaste affaire de fraude à l’état civil récemment débusquée à Ziguinchor.
    Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux en écriture publique et obtention indue de documents administratifs. L’enquête se poursuit pour identifier tous les complices

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#trafic#DNLT#documentidentite#rosso#ziguinchor#guinee#mauritanie#droit#etatcivil#sante

  • Guinée : 113 migrants rapatriés du Maroc, près de 250 attendent leur « retour volontaire » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71112/guinee--113-migrants-rapatries-du-maroc-pres-de-250-attendent-leur-ret

    Guinée : 113 migrants rapatriés du Maroc, près de 250 attendent leur « retour volontaire »
    Par La rédaction Publié le : 27/04/2026
    Quelque 113 Guinéens ont bénéficié d’un « retour volontaire » dimanche au départ du Maroc. Il s’agit du premier vol d’une série car environ 250 migrants, tous secourus en mer, attendent encore d’être rapatriés en Guinée.Ce dimanche 26 avril, un groupe de 113 Guinéens - dont 29 femmes et 14 enfants - a foulé le sol de l’aéroport de Conakry après un « retour volontaire » organisé par la Guinée en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils ont été accueillis par le ministre des Affaires étrangères du pays, Morisanda Kouyaté.Il s’agit là d’un premier vol car de nouveaux rapatriements sont prévus dans les prochains jours. Près de 250 migrants guinéens attendent un retour volontaire depuis le Maroc suite à plusieurs opérations de sauvetage ces dernières semaines.
    Tout d’abord, à Dakhla, au Sahara occidental, un groupe de 120 personnes a été secouru. Ensuite, une opération menée dans le nord du Maroc a permis d’intercepter 240 autres Guinéens sur la route vers l’Europe. Ces opérations s’inscrivent dans la droite ligne de la politique marocaine ces dernières années. Selon un bilan publié par le Maroc début avril, au cours de l’an dernier, 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne (UE) ont été déjouées par les forces marocaines. Et concernant les opérations en mer, 13 595 migrants ont été secourus, ou interceptés, en 2025 - contre 18 645 en 2024 -, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
    Par ailleurs, 4 372 migrants en situation irrégulière ont bénéficié de programmes de « retour volontaire » vers leur pays d’origine au cours de l’année dernière. Ces « retours volontaires » illustrent « l’approche humaniste de la gestion migratoire » du Maroc, qui « concilie fermeté et responsabilité », déclare un haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières à l’agence de presse Reuters. Mais, « il n’y a rien de moins volontaire, que les ’retours volontaires’ », avait alerté l’an dernier Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, évoquant des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Ces « retours volontaires » s’inscrivent alors dans un « processus de vulnérabilité accrue », avait aussi expliqué Ahlam Chemlali, chercheuse en migration à l’Institut danois pour les études internationales (DIIS), interrogée par l’AFP.
    Sur le tarmac, le chef de la diplomatie guinéenne, accueillant les migrants rapatriés, a soutenu que « la Guinée saura toujours se souvenir de cette action qui vient compléter d’autres menées par le Maroc ». Il a aussi salué les relations entre les deux pays : « Le Maroc et la Guinée entretiennent des relations solides, profondes et historiques qu’ils ne cessent de consolider en permanence ». Et le Maroc n’est pas le seul pays d’où des retours volontaires de Guinéens sont menés. Par exemple le 17 avril, 122 personnes ont été rapatriés de Mauritanie. Parmi eux figuraient 33 femmes et 65 enfants. De nombreux Guinéens en Tunisie font également appel à l’OIM pour rentrer dans leur pays, souvent pour fuir des conditions de vie difficiles dans les pays de transit. L’OIM a organisé le « retour volontaire » de 309 migrants, dont 164 guinéens, les 24 et 25 février dernier. Et au total, plus de 1 182 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire » au départ de la Tunisie depuis le début de l’année

    #Covid-19#migrant#migration#guinee#OIM#retourvolontaire#migrationirreguliere#politiquemigratoire#sante#tunisie#maroc

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/sendou-31-migrants-arretes-le-cerveau-du-reseau-activement-recherche_n_4888

    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
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    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activemen... | Seneweb -
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    Sendou : 31 migrants arrêtés, le cerveau du réseau activement recherché
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration irrégulière a été déjouée dans la nuit du 29 mars 2026 sur la plage de Sendou, dans la commune de Bargny. L’opération, menée par le poste de police de Bargny avec l’appui de la Brigade spéciale, a permis l’interpellation de trente et un (31) candidats au départ.Selon des sources sécuritaires, l’intervention fait suite à l’exploitation d’un renseignement criminel faisant état d’un embarquement imminent. Alertés aux environs de minuit, les éléments de la Brigade de recherches ont effectué une descente sur les lieux. À leur arrivée, si une partie du groupe a réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité, 31 individus ont pu être appréhendés par les forces de l’ordre.
    Parmi les personnes interpellées figurent 20 Sénégalais, dont un mineur, 10 Gambiens et un ressortissant guinéen. Les premières auditions ont permis de révéler les modalités d’organisation du voyage, ainsi que les sommes versées par les candidats, comprises entre 200 000 et 500 000 FCFA.L’enquête a également mis en lumière une nouvelle stratégie adoptée par les réseaux de passeurs pour contourner la surveillance accrue des Forces de défense et de sécurité (FDS). Ces derniers privilégient désormais des sites de rassemblement multiples, à l’image de la plage de Sendou, pour éviter d’attirer l’attention. Le plan consistait à utiliser des pirogues de fortune pour transporter les migrants vers une embarcation plus grande, stationnée discrètement en haute mer.Les témoignages recueillis indiquent que certains candidats avaient déjà versé une partie du montant exigé, tandis que d’autres devaient régler le reliquat une fois arrivés en Espagne. Dans plusieurs cas, les transactions financières étaient directement organisées par des proches basés à l’étranger. Les investigations se poursuivent activement afin de mettre la main sur l’organisateur principal du réseau, actuellement en fuite

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#migrationirreguliere#routemigratoire#bargny#sante

  • Affaire Bolloré : la Guinée au cœur d’un procès aux ramifications politiques et économiques
    L’audience, prévue en décembre, promet de résonner bien au-delà du tribunal

    Plus de quatorze ans après les faits présumés, l’affaire Bolloré s’apprête à connaître un tournant décisif. Le milliardaire français Vincent Bolloré sera jugé en décembre pour des soupçons de financements politiques en Afrique de l’Ouest, dont une partie concerne directement la Guinée. L’instruction, ouverte depuis plusieurs années, met en lumière les liens complexes entre stratégies de communication, conquête du pouvoir et contrôle d’infrastructures portuaires clés.

    Une version de cet article a d’abord été publiée par le média guinéen indépendant Koumamedia, fondé par Abdoulaye Oumou Sow.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/27/le-systeme-bollore-quand-lempire-mediatique-protege-lempire-neocolonial/#comment-73094

    #guinée

  • Sur la route des Canaries, une mission de surveillance aérienne pour repérer les bateaux de migrants en détresse - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69772/sur-la-route-des-canaries-une-mission-de-surveillance-aerienne-pour-re

    Sur la route des Canaries, une mission de surveillance aérienne pour repérer les bateaux de migrants en détresse
    Par Julia Dumont Publié le : 11/02/2026
    Depuis la mi-janvier, l’ONG Humanitarian Pilots Initiative mène une opération test de surveillance aérienne dans l’Atlantique pour tenter de repérer des embarcations de migrants en difficultés sur la route des Canaries. C’est la troisième mission de ce type depuis le printemps dernier. De nombreux canots se retrouvent en détresse sur cette route migratoire où aucun bateau humanitaire ne navigue.
    C’est une zone grande comme la Suisse, balayée par des vents violents et des courants puissants. La route migratoire des Canaries s’étend sur près de 2 000 km, des côtes de Guinée à l’archipel espagnol des Canaries, au large du continent africain.
    Même si le nombre d’arrivées a baissé en 2025, de nombreuses embarcations de migrants s’aventurent toujours sur cet itinéraire dans l’espoir d’atteindre l’archipel espagnol. Le voyage dure en moyenne sept jours et il n’est pas rare que des embarcations disparaissent en mer. Mais, contrairement à la Méditerranée centrale, aucun navire humanitaire ne circule dans l’Atlantique pour secourir les bateaux de migrants en difficultés. Seuls les services de secours en mer espagnols et les gardes-côtes marocains peuvent intervenir.
    C’est pour combler ce manque que l’ONG Humanitarian Pilots Initiative (HPI) a lancé mi-janvier une nouvelle mission de surveillance aérienne dans l’Atlantique, la troisième en neuf mois. Cette surveillance aérienne dans l’Atlantique a été lancée au printemps dernier et est encore à l’état de projet pilote.
    « Jusqu’à présent, ce n’était que des missions exploratoires. Nous aimerions pouvoir réellement commencer à partir de cet été avec un projet cohérent et des opérations sur le long terme », indique à InfoMigrants Pascal Stadelmann, pilote d’avion professionnel et volontaire pour HPI, comme une vingtaine d’autres pilotes. Ces trois premières missions de test ont appris aux équipes de HPI que la recherche de bateaux en détresse ne peut pas se faire de la même manière en Méditerranée et dans l’Atlantique. L’ONG mène depuis plusieurs années des opérations de surveillance aérienne en Méditerranée pour repérer les embarcations de migrants en détresse mais entre ces deux zones maritimes, les façons d’agir diffèrent.
    « La différence la plus frappante réside dans la taille même de la zone opérationnelle. La distance entre la Libye et l’île italienne de Lampedusa est d’environ 140 milles marins [environ 260 km, ndlr], tandis que dans l’Atlantique, elle peut atteindre 1 300 milles marins [2 400 km, ndlr] », explique Cat Spangehl, coordinatrice des opérations aériennes de HPI, dans une interview publiée sur le site de l’ONG. « Une autre différence majeure est l’absence d’infrastructures de sauvetage [sur la route des Canaries]. En Méditerranée, il existe des navires de sauvetage civils et les gardes-côtes italiens. En Atlantique, en revanche, nous devons souvent compter sur des cargos, des pêcheurs ou des marins pour nous aider en cas d’urgence, même s’ils ne sont ni formés ni équipés pour de tels sauvetages », poursuit-elle.
    Pour faire face à ces contraintes, les équipes de HPI ont imaginé un nouveau mode d’action. « À l’heure actuelle, nous sommes en quelque sorte en veille. Cela signifie que notre équipage est basé en Europe continentale mais est prêt à embarquer sur un vol à destination des îles Canaries dans les 24 heures si quelque chose se présente et que nous voulons partir à sa recherche », détaille Pascal Stadelmann. L’appareil Beechcraft 58 Baron utilisé pour la mission est, lui, positionné sur l’île de Grande Canarie et prêt à décoller à tout moment.
    Au début de la mission, « nous avons commencé à effectuer des vols pendant plusieurs semaines et nous avons essayé de déterminer comment fonctionner au mieux [...] L’un des enseignements que nous avons tiré était que voler sans avoir aucune information [sur les bateaux en détresse] n’avait pas beaucoup de sens », raconte Pascal Stadelmann.Pour obtenir un maximum d’informations sur les pirogues en difficultés, les membres d’HPI collaborent avec des organisations comme Alarm phone et Caminando Fronteras.
    « Les canots partent de très loin au sud [des départs vers les Canaries se font désormais aussi depuis la Guinée et la Gambie, ndlr] et le voyage dure parfois jusqu’à deux semaines, rappelle le pilote. Les proches des exilés commencent généralement à contacter les ONG après une semaine ou dix jours pour demander des nouvelles. C’est généralement à ce moment-là que les informations commencent à circuler. En fonction de ces informations, nous faisons une estimation de l’endroit où le bateau pourrait se trouver et nous décidons si nous devons voler ou non ».
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 3 000 migrants sont morts en 2025 en tentant de rejoindre clandestinement l’Espagne à la recherche d’un avenir meilleur. La plupart des décès ont eu lieu sur la route de l’Atlantique, entre l’Afrique et l’archipel espagnol des Canaries. Les pays européens restreignant les visas et contrôlant de plus en plus leurs frontières, ces personnes migrantes sont forcées de prendre cette route périlleuse. La route migratoire de la Méditerranée centrale a, elle aussi, été meurtrière en 2025. Plus de 1 870 personnes y ont perdu la vie l’an dernier, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais les navires humanitaires présents dans cette zone maritime parviennent à effectuer de nombreux sauvetages d’embarcations, notamment grâce au soutien aérien de plusieurs avions de surveillance aérienne, tels que le Sea-Bird et le l’Albatross Uno de HPI en collaboration avec les ONG Sea-Watch et SOS Méditerranée.

    #Covid-19#migration#migrant#canaries#atlantique#routemigratoire#humanitaire#sante#mortalite#gambie#guinee

  • 100 migrants abandonnés à Mbour : Le cerveau et ses 3 compli... | Seneweb -
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    100 migrants abandonnés à Mbour : Le cerveau et ses 3 complices arrêtés par la police à Ziguinchor
    Auteur : Mor Mbaye CISSÉ
    La police nationale a démantelé un réseau de trafic de migrants suite à l’échouage d’une pirogue transportant une centaine de personnes sur le littoral de Mbour, le 18 décembre 2025. Cinq individus ont été présentés au Procureur de la République financier pour association de malfaiteurs, trafic de migrants et mise en danger de la vie d’autrui.
    Une source désirant garder l’anonymat a informé les policiers de l’accostage irrégulier, voire de l’échouage volontaire d’une pirogue au niveau du golf de Mbour, en date du 18 décembre 2025.
    Selon les informations recueillies et recoupées, lors de l’arrivée de ladite pirogue sur le littoral, les migrants transportés ainsi que les capitaines de l’embarcation ont immédiatement pris la fuite, abandonnant la pirogue sur place. Il a également été signalé que les populations riveraines se sont emparées de certains équipements, notamment les moteurs hors-bord et des bidons contenant du carburant. Les investigations ont permis d’établir que la pirogue incriminée est enregistrée au nom de « S.Sonko », immatriculée ZG-4521-ZG. Cependant, il a été révélé qu’elle appartiendrait en réalité au nommé B. Barro, pêcheur basé à Ziguinchor.
    Ce dernier est présenté comme l’individu ayant orchestré l’ensemble de l’opération depuis Ziguinchor. Il aurait organisé le voyage clandestin en collaboration avec ses frères I. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao, ainsi qu’un individu résidant à Conakry, nommé A.Kamsar. La destination finale du voyage était l’Espagne.À l’issue de l’enquête, B. Barro ainsi que ses frères M. Loum, M. Sao et M. Sao ont été interpellés à Ziguinchor. Seul I. Barro n’a pas été arrêté à ce stade de la procédure. Entendus sur les faits, ils ont unanimement reconnu leur implication et confirmé avoir embarqué dans la pirogue ayant quitté Ziguinchor à destination de Conakry.
    Interrogé à son tour, le nommé B. Barro a confirmé être le propriétaire de la pirogue incriminée et reconnu partiellement sa participation au voyage clandestin. Il a déclaré que son implication s’était limitée à l’acheminement de la pirogue de Ziguinchor à Conakry, sans autorisation officielle, en contournant délibérément les voies légales de contrôle. Il a spécifié qu’à bord se trouvaient environ 2 000 litres de carburant, un moteur « Yamaha » de 60 chevaux ainsi que deux candidats originaires de Touba, embarqués à la demande de son acolyte A.Kamsar. Il a indiqué avoir effectué ce trajet en compagnie de ses quatre frères : I. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao selon des sources de Seneweb. Selon ses déclarations, arrivé à Conakry, il a remis la pirogue à A.Kamsar, l’organisateur principal de ce voyage, et s’est retiré de l’opération. Ses frères ont poursuivi le voyage avec l’accord d’A.Kamsar, qui a justifié leur maintien à bord par leur statut de pêcheurs afin d’assister les capitaines dans la suite du périple clandestin.
    B. Barro a tenté de se dédouaner de toute responsabilité, en rejetant l’entière organisation de l’opération sur A.Kamsar, qu’il a présenté comme le cerveau du voyage clandestin. Il a soutenu que son rôle se serait limité à la remise de la pirogue A.Kamsar. Sur l’aspect financier, B. Barro a déclaré que la réception des fonds était assurée par A.Kamsar, affirmant n’avoir perçu aucune somme et ignorer les montants versés par les candidats.
    Les trois frères de B. Barro ont confirmé les faits tels que décrits par ce dernier, reconnaissant leur participation et corroborant les circonstances du voyage. Ils ont notamment admis avoir eu connaissance préalable de la finalité clandestine de l’opération.
    Ils ont indiqué que la pirogue transportait environ une centaine de migrants, majoritairement guinéens, ainsi que quelques Sénégalais, composés d’hommes, de femmes et d’enfants. Ils ont déclaré ignorer l’identité des capitaines ainsi que les modalités de paiement des migrants, à l’exception de deux candidats embarqués à Ziguinchor qui auraient chacun versé la somme de 500 000 francs CFA, sans connaître le bénéficiaire final.
    Dix jours après le départ de Conakry, suite à une tempête et à des pannes techniques, la pirogue a finalement accosté de manière irrégulière sur le golf de Mbour. C’est à ce moment que tous les occupants ont pris la fuite, abandonnant l’embarcation sur place.
    Interrogé à nouveau sur les découvertes dans son compte WhatsApp relatives à des échanges en vue d’une préparation d’un voyage clandestin projeté pour avril 2026, à destination de l’Espagne, B. Barro s’est retrouvé dans une position délicate. Les enquêteurs ont découvert des messages impliquant le recrutement de candidats moyennant 500 000 francs CFA, avec une commission de 50 000 francs CFA par intermédiaire. Confronté à ces éléments accablants, B. Barro a reconnu préparer ce voyage, tout en affirmant ne pas avoir encore perçu de fonds.Il a ainsi partiellement reconnu son implication dans le premier voyage et admis être l’organisateur et le coordonnateur principal du projet à venir.Ces déclarations concordantes ont permis d’établir l’implication collective des intéressés dans les faits portés à leur charge. B. Barro, M. Loum, M. Sao et M. Sao ont été conduits devant le Procureur de la République financier de Dakar. Ils doivent répondre des infractions suivantes : association de malfaiteurs, trafic de migrants, tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mbour#guineeconakry#kamsar#migrationirreguliere#routemigratoire#trafic#sante

  • Interception d’une Pirogue clandestine : un réseau sénégalo guinéen démantelé après l’accostage à Mbour
    https://www.dakaractu.com/Interception-d-une-Pirogue-clandestine-un-reseau-senegalo-guineen-demante

    Interception d’une Pirogue clandestine : un réseau sénégalo guinéen démantelé après l’accostage à Mbour
    Quatre Sénégalais ont été interpellés à Ziguinchor après l’accostage irrégulier d’une pirogue au niveau du golfe de Mbour, le 18 décembre 2025. L’affaire révèle l’existence d’un réseau organisé de trafic de migrants, reliant le sud du Sénégal à la Guinée Conakry et visant l’Europe comme destination finale.
    Selon les autorités, la pirogue, immatriculée ZG-4521-ZG et officiellement enregistrée au nom d’un tiers, appartiendrait en réalité à un pêcheur basé à Ziguinchor, identifié par les initiales B.B.. Il aurait orchestré le transport de l’embarcation depuis le Sénégal vers Conakry, en contournant les voies légales, en compagnie de ses proches M.L., M.S. et M.S.. L’opération aurait été organisée avec un ressortissant guinéen, A.K., présenté comme le coordinateur principal du voyage clandestin à destination de l’Espagne.
    Les enquêteurs ont établi que la pirogue transportait environ une centaine de migrants, majoritairement guinéens, mais aussi quelques Sénégalais, hommes, femmes et enfants. Deux candidats embarqués à Ziguinchor auraient chacun versé 500 000 francs CFA, sans connaître l’identité du bénéficiaire final. À bord, se trouvaient également 2 000 litres de carburant et un moteur Yamaha 60 chevaux.
    Selon les déclarations des suspects, B.B. affirme s’être limité à l’acheminement de la pirogue vers Conakry et avoir remis l’embarcation à A.K., tandis que ses frères auraient poursuivi la traversée en tant qu’assistants des capitaines. Les quatre complices ont toutefois reconnu avoir connaissance de la finalité clandestine de l’opération. Après dix jours de navigation, marqués par une tempête et des pannes techniques, la pirogue a accosté de manière irrégulière sur la plage de Mbour. Les migrants et les membres de l’équipage ont pris la fuite, laissant l’embarcation et ses équipements aux mains des riverains.
    L’exploitation du téléphone de B.B. a permis aux enquêteurs de découvrir des échanges relatifs à un nouveau voyage clandestin prévu pour avril 2026, avec un système de recrutement rémunéré et des commissions pour les intermédiaires. Confronté à ces éléments, B.B. a reconnu être le coordonnateur du projet à venir, sans avoir encore encaissé de fonds. Les quatre suspects ont été transférés à Dakar pour être présentés au Procureur de la République près le Pool judiciaire financier, pour association de malfaiteurs, trafic et tentative de trafic de migrants, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie. L’enquête se poursuit pour identifier les autres complices et remonter la chaîne complète de ce réseau.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#trafic#mbour#ziguinchor#guineeconakry

  • Route des Canaries : au moins 200 migrants disparus depuis un mois dans l’Atlantique - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69137/route-des-canaries--au-moins-200-migrants-disparus-depuis-un-mois-dans

    Route des Canaries : au moins 200 migrants disparus depuis un mois dans l’Atlantique
    Par La rédaction Publié le : 09/01/2026
    Entre 200 et 300 migrants, selon les sources, ont disparu depuis un peu plus d’un mois dans l’Atlantique alors que leur pirogue surchargée, partie de Gambie, tentait de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries. Les exilés sont originaires du Sénégal, de Gambie, du Mali et de Guinée.
    L’inquiétude grandit dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. Depuis plus d’un mois, de nombreuses familles sont sans nouvelles de leurs proches partis vers l’archipel espagnol des Canaries. La pirogue a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack (nord) avec quelque « 300 personnes à bord dont des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens », a affirmé vendredi 9 janvier à l’AFP Omar Diop, un porte-parole de l’association Boza Fii, basée au Sénégal, et engagée dans l’aide aux personnes migrantes et aux familles de disparus de la migration. « Nous avons eu l’information sur le départ de la pirogue le 27 décembre et avons lancé les recherches » en informant des acteurs qui secourent en mer les personnes migrantes en détresse, a déclaré Omar Diop.
    L’embarcation transporte « plus de 200 personnes » qui tentaient de rejoindre l’Espagne, a indiqué de son côté à l’AFP Cheikh Mamour Bâ, un habitant du village de pêcheurs de Fass-Boye, dans l’ouest du Sénégal. Nombre de passagers de la pirogue, dont « une femme trentenaire, mère de six enfants », sont originaires selon lui de villages voisins de Fass-Boye. L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a précisé Mamadou Guèye Thioune, membre d’un Comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles. La semaine dernière, un autre drame s’est joué dans la même zone. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, une embarcation de plus de 200 personnes a chaviré au large de Jinack, dans la région frontalière du Sénégal de North Bank, en Gambie. Au moins 39 migrants sont morts dans ce naufrage, selon le dernier bilan donné mardi 6 janvier par le gouvernement gambien. Quelques heures après le drame, seuls sept corps avaient été repêchés. Centre-douze personnes ont été secourues, dont 23 sont hospitalisées, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues. Ces derniers mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie. Plus de 1 500 km séparent les côtes gambiennes des îles Canaries, rendant la traversée bien plus dangereuse. « La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », expliquait Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines fin septembre à InfoMigrants. Il n’est pas rare que des embarcations dérivent à des milliers de kilomètres des côtes ouest-africaines. En juin 2025, une pirogue avec 14 cadavres de migrants africains a été retrouvée au large du Venezuela, à 5 000 km des rives africaines. En mai, les restes de 11 corps et une pirogue en bois ont été découverts sur la côte de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, aux Caraïbes, par la police locale. Plus tôt, en janvier 2025, c’est un canot avec à son bord 19 corps en état de décomposition avancée qui a été retrouvé par les autorités de Saint-Kitts-et-Nevis, le plus petit État des Caraïbes. Des embarcations - de migrants comme de pêcheurs - parties du nord de l’Afrique de l’Ouest sont régulièrement emportées par le courant en direction des Caraïbes, ne laissant aucune chance de survie aux migrants à bord.
    En 2025, 1 906 personnes ont perdu la vie dans l’Atlantique sur la route des Canaries, selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras. La grande majorité était partie de Mauritanie. L’année précédente, Caminando Fronteras avait dénombré 9 757 migrants décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Une baisse notamment due à la chute des arrivées aux Canaries en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#senegal#guinee#mauritanie#atlantique#sante#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere#djinack

  • Partie de Gambie pour l’Espagne, une pirogue avec plusieurs centaines de personnes embarquées à son bord portée disparue depuis plus d’un mois
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/09/partie-de-gambie-pour-l-espagne-une-pirogue-avec-plusieurs-centaines-de-pers

    Partie de Gambie pour l’Espagne, une pirogue avec plusieurs centaines de personnes embarquées à son bord portée disparue depuis plus d’un mois
    L’embarcation a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack. Du fait du renforcement des contrôles en mer, les départs vers l’Europe se font de plus en plus au sud de la côte ouest-africaine.
    Le Monde avec AFP
    Plusieurs centaines de migrants qui ont embarqué il y a plus d’un mois dans une pirogue partie des côtes de Gambie pour tenter de rejoindre l’Espagne, n’ont pas donné signe de vie depuis lors, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 9 janvier. Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine, partent des côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes. Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment des côtes de Gambie et de Guinée à Conakry, rallongeant encore plus le temps passé en mer et ses dangers.
    La pirogue n’ayant plus donné de nouvelles depuis plus d’un mois a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack (Nord) avec quelque « 300 personnes à bord dont des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens », a affirmé vendredi à l’AFP Omar Diop, un porte-parole de l’association Boza Fii, basée au Sénégal et engagée dans l’aide aux personnes migrantes et aux familles de disparus de la migration. « Nous avons eu l’information sur le départ de la pirogue le 27 décembre et avons lancé les recherches » en informant des acteurs qui secourent en mer les personnes migrantes en détresse, a déclaré M. Diop.
    L’embarcation transporte « plus de 200 personnes » qui tentaient de rejoindre l’Espagne, selon Cheikh Mamour Bâ, un habitant du village de pêcheurs de Fass-Boye, dans l’ouest du Sénégal. Nombre de passagers de la pirogue, dont « une femme trentenaire, mère de six enfants », sont originaires selon lui de villages voisins de Fass-Boye.
    L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a déclaré Mamadou Guèye Thioune, membre d’un comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles.

    #Covid-19#migrant#migration#routemigratoire#gambie#senegal#mauritanie#atlantique#sante#mortalite#migrationirreguilere#fass-boye#guinee

  • Naufrage d’un bateau de migrants en Gambie : « la nation est en deuil » (président)
    https://www.dakaractu.com/Naufrage-d-un-bateau-de-migrants-en-Gambie-la-nation-est-en-deuil-preside

    Naufrage d’un bateau de migrants en Gambie : « la nation est en deuil » (président)
    Le président gambien Adama Barrow a souligné vendredi que son pays était « en deuil » après le naufrage d’un bateau transportant des personnes migrantes au large des côtes du pays, qui a fait au moins sept morts et de nombreux disparus dans la nuit du 31 décembre.
    Dans une déclaration télévisée diffusée par la présidence, M. Barrow fait part de sa « profonde inquiétude » en évoquant le naufrage dans la nuit de mercredi à jeudi d’un bateau transportant un nombre estimé à plus de 200 candidats à l’exil présumés.Le naufrage est survenu au large de la région de North Bank, dans le nord-ouest du pays.Alertée par un appel de détresse, la marine nationale avait lancé vers 01h00 du matin jeudi une opération de recherche, à laquelle avaient pris part plusieurs bateaux.Le bateau ayant fait naufrage avait ensuite été retrouvé échoué sur un banc de sable."Jusqu’à présent, 102 personnes ont été secourues, dont de nombreuses sont toujours en soins d’urgence. Malheureusement, seuls sept corps ont pu être repêchés, mais les opérations de secours se poursuivent afin de tenter de localiser ceux qui manquent toujours à l’appel", a déclaré le président, précisant que des efforts avaient été engagés pour assurer une aide aux survivants.
    « Au nom du gouvernement et du peuple de Gambie, je présente mes sincères condoléances aux familles endeuillées et à tous ceux touchés par cette déchirante tragédie », a-t-il ajouté, le visage grave.
    « Je veux dire à chaque parent et proche qui attend avec anxiété de nouvelles informations que vous n’êtes pas seuls. La nation est en deuil avec vous », a-t-il lancé, saluant toutes les entités ayant participé au sauvetage. Le président Barrow a affirmé que des précisions sur l’identité et les nationalités des victimes - dont certaines ne sont pas gambiennes - seront communiquées quand elles auront pu être établies, et qu’une enquête sera menée par le gouvernement.
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine depuis les côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes. A la recherche d’un avenir meilleur et au péril de leurs vies, ces exilés africains sont forcés d’emprunter la voie clandestine, l’Europe ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et contrôlant de plus en plus ses frontières. Des milliers de personnes sont mortes ou disparues en tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années. Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment depuis les côtes de Gambie et de Guinée-Conakry, rallongeant encore plus le temps passé en mer et ses dangers.
    Dans sa déclaration vendredi, le président Barrow a estimé que ce naufrage « était un rappel douloureux de la nature dangereuse et mortelle de la migration irrégulière. Assurément, aucun rêve, voyage, ou promesse ne valent la perte de vies humaines en mer », a-t-il poursuivi. Le 26 décembre, le gouvernement gambien avait fait part de ses inquiétudes après des informations faisant état de la disparition d’une pirogue qui avait quitté les côtes nord du pays le 17 novembre, avec à son bord des ressortissants gambiens qui tentaient de rejoindre l’Europe. Selon plusieurs médias locaux, la pirogue transportait plus d’une centaine de personnes

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  • Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68949/plus-de-3-000-morts-sur-les-routes-migratoires-vers-lespagne-en-2025

    Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025
    Par Maïa Courtois Publié le : 29/12/2025
    Cette année, 3 090 personnes ont perdu la vie sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un nombre de victimes moins élevé qu’en 2024, année record avec plus de 10 000 décès recensés. Cette baisse s’explique par les partenariats passés entre l’Espagne et les pays d’origine comme la Mauritanie pour intercepter les départs. Mais aussi par des changements de dynamiques : la route vers les Canaries est moins empruntée tandis que la route vers les Baléares est devenue plus dense et plus meurtrière en 2025.
    Huit personnes par jour ont perdu la vie, cette année, sur les routes maritimes vers l’Espagne. Le dernier rapport annuel de l’ONG espagnole Caminando Fronteras décompte 3 090 exilés décédés du 1er janvier au 15 décembre 2025. Parmi les victimes recensées figurent 437 enfants, 192 femmes et 2 461 hommes. Les mois de janvier et février ont été particulièrement marquants puisqu’à eux seuls, ils comptent pour près de la moitié des décès de l’année (1 434).
    Pour rappel, les chiffres de Caminando Fronteras se basent sur les témoignages recoupés des familles et des survivants, en plus des données officielles. Ils englobent les décès et les disparitions. Pas moins de 70 bateaux ont disparu des radars avec l’ensemble de leurs passagers, qui n’ont plus jamais donné de nouvelles à leurs proches.
    « L’approche arbitraire des opérations de sauvetage a entraîné des retards et de l’inaction, laissant couler des bateaux qui étaient manifestement en danger et causant des décès qui auraient pu être évités », épingle Caminando Fronteras dans son rapport. Plus généralement, l’ONG estime que « la principale cause de mortalité est l’influence des politiques de contrôle des migrations sur le recours aux opérations de recherche et de sauvetage ».
    En 2024, au moins 10 457 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de rejoindre l’Espagne, selon Caminando Fronteras. Il s’agissait alors du nombre le plus élevé enregistré par l’ONG depuis le début du recensement en 2007. Cette baisse du nombre de victimes entre 2024 et 2025 est à mettre en lien avec les données officielles qui font état d’une chute du nombre de traversées. Le ministère de l’Intérieur espagnol enregistre en effet une baisse de 40,4% du nombre de migrants entrés sur le territoire de façon irrégulière entre le 1er janvier et le 15 décembre par rapport à la même période l’an dernier, avec 35 935 arrivées au total (contre 60 311 en 2024).
    Ceci étant, cette baisse globale cache des dynamiques diverses en fonction des routes migratoires. Du côté de la route Atlantique, c’est-à-dire de l’Afrique occidentale vers l’archipel des Canaries, l’ONG dénombre 1 906 morts et disparus en 2025. La grande majorité étaient partis de Mauritanie. L’an dernier, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Cette baisse est à mettre en lien avec la chute des arrivées aux Canaries en 2025. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel depuis le 1er janvier, contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.
    Cette chute des arrivées est attribuée par les autorités au renforcement de la surveillance des frontières au Sénégal et en Mauritanie, dans le cadre d’accords bilatéraux passés avec l’Espagne, et de partenariats migratoires avec l’Union européenne. Conséquence de ces accords : les autorités mauritaniennes ont déclaré avoir intercepté plus de 30 000 migrants entre janvier et avril 2025. La zone de départ était stratégique puisqu’en 2024, parmi toutes les embarcations naufragées ou disparues recensées par Caminando Fronteras, 70% étaient parties de ce pays.
    Ces contrôles renforcés n’ont « toutefois pas entraîné le déplacement des migrants vers la route occidentale de la Méditerranée, car il s’agit de deux circuits migratoires complètement différents, dont les profils, les trajectoires et les dynamiques ne sont pas interchangeables et ne peuvent être interprétés comme se remplaçant l’un l’autre », souligne Caminando Fronteras. L’ONG prévient toute conclusion hâtive car, à l’inverse des Canaries, la route vers l’archipel des Baléares en Méditerranée est de plus en plus empruntée. Selon les autorités, plus de 7 200 migrants ont atteint les Baléares entre janvier et décembre 2025. Soit une augmentation de 27 % par rapport à 2024. Et cette hausse se traduit par un plus grand nombre de décès. Selon l’ONG, 1 037 personnes parties d’Algérie vers les Baléares ont perdu la vie cette année. Elles étaient moitié moins (517) en 2024.
    Là encore, l’ONG met en avant les problématiques de sauvetage : parmi le « grand nombre de corps échoués sur les côtes des îles Baléares tout au long de l’année 2025, beaucoup s’étaient noyés peu avant d’être rejetés sur la plage. » "Des bateaux arrivaient quasiment tous les jours cet été. Il y avait aussi des cadavres, des disparus. Ce sont des situations anormales qu’on ne voyait pas l’année dernière", racontait en octobre à Infomigrants Carlos Martín Ciscar, porte-parole de la plateforme Acollim, un regroupement d’associations dans les îles Baléares. La route algérienne vers les Baléares est ainsi devenue en 2025 « la principale route de transit vers l’Espagne », affirme l’ONG dans son rapport. Cette route algérienne « est principalement empruntée par des ressortissants algériens, bien que des migrants syriens et palestiniens soient également fréquemment présents en plus petit nombre. En 2025, des migrants somaliens ont rejoint les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest qui avaient commencé à emprunter cette route plusieurs années auparavant », précise-t-elle. L’ONG confirme également l’émergence de nouvelles routes, comme celle de la Guinée, avec « un nombre croissant de départs depuis le port de Kamsar ». Son observatoire décompte 11 morts et disparus sur cette route en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#routemigratoire#atlantique#mediterranee#algerie#espagne#sante#mortalite#guinee

  • Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68949/plus-de-3-000-morts-sur-les-routes-migratoires-vers-lespagne-en-2025

    Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025
    Par Maïa Courtois Publié le : 29/12/2025
    Cette année, 3 090 personnes ont perdu la vie sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un nombre de victimes moins élevé qu’en 2024, année record avec plus de 10 000 décès recensés. Cette baisse s’explique par les partenariats passés entre l’Espagne et les pays d’origine comme la Mauritanie pour intercepter les départs. Mais aussi par des changements de dynamiques : la route vers les Canaries est moins empruntée tandis que la route vers les Baléares est devenue plus dense et plus meurtrière en 2025.
    Huit personnes par jour ont perdu la vie, cette année, sur les routes maritimes vers l’Espagne. Le dernier rapport annuel de l’ONG espagnole Caminando Fronteras décompte 3 090 exilés décédés du 1er janvier au 15 décembre 2025. Parmi les victimes recensées figurent 437 enfants, 192 femmes et 2 461 hommes. Les mois de janvier et février ont été particulièrement marquants puisqu’à eux seuls, ils comptent pour près de la moitié des décès de l’année (1 434).
    Pour rappel, les chiffres de Caminando Fronteras se basent sur les témoignages recoupés des familles et des survivants, en plus des données officielles. Ils englobent les décès et les disparitions. Pas moins de 70 bateaux ont disparu des radars avec l’ensemble de leurs passagers, qui n’ont plus jamais donné de nouvelles à leurs proches.
    « L’approche arbitraire des opérations de sauvetage a entraîné des retards et de l’inaction, laissant couler des bateaux qui étaient manifestement en danger et causant des décès qui auraient pu être évités », épingle Caminando Fronteras dans son rapport. Plus généralement, l’ONG estime que « la principale cause de mortalité est l’influence des politiques de contrôle des migrations sur le recours aux opérations de recherche et de sauvetage ».

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    En 2024, au moins 10 457 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de rejoindre l’Espagne, selon Caminando Fronteras. Il s’agissait alors du nombre le plus élevé enregistré par l’ONG depuis le début du recensement en 2007.
    Cette baisse du nombre de victimes entre 2024 et 2025 est à mettre en lien avec les données officielles qui font état d’une chute du nombre de traversées. Le ministère de l’Intérieur espagnol enregistre en effet une baisse de 40,4% du nombre de migrants entrés sur le territoire de façon irrégulière entre le 1er janvier et le 15 décembre par rapport à la même période l’an dernier, avec 35 935 arrivées au total (contre 60 311 en 2024).
    Ceci étant, cette baisse globale cache des dynamiques diverses en fonction des routes migratoires. Du côté de la route Atlantique, c’est-à-dire de l’Afrique occidentale vers l’archipel des Canaries, l’ONG dénombre 1 906 morts et disparus en 2025. La grande majorité étaient partis de Mauritanie. L’an dernier, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Cette baisse est à mettre en lien avec la chute des arrivées aux Canaries en 2025. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel depuis le 1er janvier, contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.
    Cette chute des arrivées est attribuée par les autorités au renforcement de la surveillance des frontières au Sénégal et en Mauritanie, dans le cadre d’accords bilatéraux passés avec l’Espagne, et de partenariats migratoires avec l’Union européenne.
    Conséquence de ces accords : les autorités mauritaniennes ont déclaré avoir intercepté plus de 30 000 migrants entre janvier et avril 2025. La zone de départ était stratégique puisqu’en 2024, parmi toutes les embarcations naufragées ou disparues recensées par Caminando Fronteras, 70% étaient parties de ce pays.
    Ces contrôles renforcés n’ont « toutefois pas entraîné le déplacement des migrants vers la route occidentale de la Méditerranée, car il s’agit de deux circuits migratoires complètement différents, dont les profils, les trajectoires et les dynamiques ne sont pas interchangeables et ne peuvent être interprétés comme se remplaçant l’un l’autre », souligne Caminando Fronteras.
    L’ONG prévient toute conclusion hâtive car, à l’inverse des Canaries, la route vers l’archipel des Baléares en Méditerranée est de plus en plus empruntée. Selon les autorités, plus de 7 200 migrants ont atteint les Baléares entre janvier et décembre 2025. Soit une augmentation de 27 % par rapport à 2024.Et cette hausse se traduit par un plus grand nombre de décès. Selon l’ONG, 1 037 personnes parties d’Algérie vers les Baléares ont perdu la vie cette année. Elles étaient moitié moins (517) en 2024.
    Là encore, l’ONG met en avant les problématiques de sauvetage : parmi le « grand nombre de corps échoués sur les côtes des îles Baléares tout au long de l’année 2025, beaucoup s’étaient noyés peu avant d’être rejetés sur la plage. »"Des bateaux arrivaient quasiment tous les jours cet été. Il y avait aussi des cadavres, des disparus. Ce sont des situations anormales qu’on ne voyait pas l’année dernière", racontait en octobre à Infomigrants Carlos Martín Ciscar, porte-parole de la plateforme Acollim, un regroupement d’associations dans les îles Baléares.La route algérienne vers les Baléares est ainsi devenue en 2025 « la principale route de transit vers l’Espagne », affirme l’ONG dans son rapport.
    Cette route algérienne « est principalement empruntée par des ressortissants algériens, bien que des migrants syriens et palestiniens soient également fréquemment présents en plus petit nombre. En 2025, des migrants somaliens ont rejoint les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest qui avaient commencé à emprunter cette route plusieurs années auparavant », précise-t-elle.
    L’ONG confirme également l’émergence de nouvelles routes, comme celle de la Guinée, avec « un nombre croissant de départs depuis le port de Kamsar ». Son observatoire décompte 11 morts et disparus sur cette route en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#somalie#guinee#espagne#algerie#mauritanie#espagne#routemigratoire#migrationirreguliere#sante
    #mortalite

  • Migration vers l’Europe : en #Guinée, la quête des #familles pour retrouver leurs #disparus

    En #Guinée-Conakry, de nombreux parents n’ont plus de nouvelles de leur enfant, parti tenter la migration vers l’Europe. Abdoul Aziz Baldé et Abdoulaye Diallo font partie de ces #pères de familles sans certitude sur la mort de leurs fils. Ils n’ont plus de nouvelles mais pas de corps non plus. Une ONG locale, l’#OGLMI, s’est donné pour mission d’aider les milliers de familles guinéennes concernées par ces deuils impossibles. Reportage.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68849/migration-vers-leurope--en-guinee-la-quete-des-familles-pour-retrouver
    #migrations #réfugiés #celleux_qui_restent #décès #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #ambiguous_loss #deuil #deuil_impossible
    ping @6donie

  • Mauritanie : 132 migrants secourus au large des côtes après avoir erré six jours en mer - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68385/mauritanie--132-migrants-secourus-au-large-des-cotes-apres-avoir-erre-

    Mauritanie : 132 migrants secourus au large des côtes après avoir erré six jours en mer
    Par La rédaction Publié le : 27/11/2025
    Les gardes-côtes mauritaniens ont intercepté, mercredi, 132 exilés, dont des femmes et des mineurs, partis six jours plus tôt des côtes sénégalaises. Selon les témoignages des passagers, les capitaines avaient abandonné l’embarcation après une panne de carburant.
    Mercredi 26 novembre, 132 exilés qui tentaient de rejoindre les îles Canaries ont été secourus au large de la Mauritanie par les gardes-côtes. Selon un communiqué des autorités mauritaniennes, parmi les passagers figurent 104 Sénégalais, dont 20 femmes, 3 mineurs et un nourrisson. Six autres personnes proviennent de Guinée-Conakry. Les 22 passagers restants, dont 7 femmes (une étant mineure), sont Gambiens. D’après les gardes-côtes, l’embarcation était partie de Mbour, au sud de Dakar, au Sénégal, le 20 novembre dans la soirée, soit six jours plus tôt. Les passagers ont été ramenés au port de Nouadhibou, au nord-ouest de la Mauritanie, où ils ont été pris en charge par les secours. Selon les témoignages des rescapés relayés par des médias locaux, les capitaines de la pirogue ont quitté le bateau et laissé les passagers à leur sort après une panne totale de carburant en pleine mer.
    À la mi-novembre, les gardes-côtes mauritaniens avaient déjà secouru 227 migrants partis de Gambie et dont l’embarcation était à la dérive depuis dix jours. Dans un communiqué, les autorités ont précisé que les rescapés se trouvaient « dans un état d’épuisement extrême dû à la faim et à la soif ». Plusieurs survivants parlaient « d’événements graves au cours de la traversée, notamment des actes de violence », sans plus de détails.
    Depuis les accord signés avec l’Union européenne et l’Espagne, la Mauritanie intensifie ces derniers mois les contrôles sur ses côtes et les interceptions de migrants en situation irrégulière pour empêcher les traversées vers l’Europe. Le 17 octobre, la Mauritanie et l’Espagne annonçaient avoir réussi, grâce à leur coopération conjointe, à contrecarrer près de 3 500 tentatives de départs clandestins depuis le début de l’année 2025. En 2024, plus de 10 000 cas avaient déjà été déjoués. Aussi, plus de 30 000 migrants ont été interceptés sur le sol mauritanien entre janvier et avril 2025. En quatre mois, le pays a également démantelé 88 réseaux de passeurs. Toutefois, avec le durcissement de sa politique migratoire, Nouakchott multiplie les arrestations, et un climat de peur s’est installé dans le pays.
    Les interceptions se sont aussi intensifiées au Sénégal, où les autorités ont interpellé au premier trimestre 2025 plus de 1 900 « personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers », rapportait début septembre le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI). Et en effet, le nombre d’arrivées aux îles Canaries tend à diminuer ces derniers mois. Entre le 1er janvier et le 15 novembre, 14 690 exilés ont débarqué dans l’archipel espagnol, contre 39 713 à la même période l’an dernier, d’après les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur. Soit une baisse de 63 %.
    Pour éviter les contrôles accrus depuis les côtes sénégalaises et mauritaniennes, de plus en plus de candidats à l’exil tentent de partir d’encore plus au sud, depuis la Gambie ou la Guinée. Mais partir depuis ces deux pays multiplie les risques en mer pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », précisait récemment à InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines.
    Les ONG alertent aussi régulièrement sur les « bateaux fantômes », ces embarcations qui dérivent en mer puis qui disparaissent sans laisser de traces.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 10 457 migrants sont décédés ou portés disparus sur les routes migratoires menant vers l’Espagne en 2024. Soit une moyenne de 30 morts ou disparus par jour. Pour les cinq premiers mois de 2025, l’ONG enregistre 1 865 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Espagne, dont près de 1 500 sur la route des Canaries.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#guinee#routemigratoire#canaries#migrationirreguliere#sante#atlantique