• Devenu épicentre de l’épidémie de Covid-19, le Brésil préoccupe ses voisins
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/06/03/devenu-epicentre-de-l-epidemie-de-covid-19-le-bresil-preoccupe-ses-voisins_6

    Pour l’heure, plusieurs pays sud-américains ont renforcé les contrôles aux frontières. En Uruguay − 3,5 millions d’habitants −, l’épidémie a été rapidement maîtrisée, avec 825 cas confirmés et 23 décès au 1er juin. L’activité économique reprend peu à peu, mais la vigilance reste forte à la frontière avec le Brésil. Dans la ville de Rivera (nord), le nombre de nouveaux cas est en augmentation depuis quelques jours. Idem au Paraguay, qui ne recensait que 11 décès liés au Covid-19, mais a enregistré une recrudescence de contaminations dans les régions frontalières avec le Brésil. Le pays maintiendra sa frontière de plus de 1 360 kilomètres avec son voisin fermée « tant que la propagation du virus ne sera pas contrôlée », a déclaré, le 21 mai, le président Mario Abdo Benitez. La France a aussi des raisons de s’inquiéter. La frontière entre la Guyane et l’Etat d’Amapa, dans le nord du Brésil, a été fermée le 19 mars. Depuis fin avril, l’épidémie a progressé très vite en Amapa, pour atteindre, au 2 juin, environ 1 000 cas confirmés dont un tiers à Oiapoque, ville frontalière avec la Guyane. Près de la moitié des 517 cas enregistrés en Guyane l’ont été sur la rive guyanaise de l’Oyapock. « En tant que territoire frontalier du Brésil, nous sommes très préoccupés, indique Clara de Bort, directrice générale de l’agence régionale de santé (ARS) de Guyane. Nous avons mis en place depuis plusieurs semaines des mesures très restrictives pour limiter les flux entre la Guyane et l’Amapa, et tester toutes les personnes qui passent par le pont binational, mais il est très difficile de rendre étanche une frontière, a fortiori lorsque c’est un fleuve qui partage un bassin de vie transfrontalier, avec d’intenses échanges entre les deux rives. » Depuis trois semaines, à Saint-Georges et à Camopi, à cinq heures de pirogue – les deux seules communes à être restées confinées en Guyane –, des équipes médicales de l’ARS et des centres de santé de l’hôpital de Cayenne généralisent le dépistage sur le terrain, renforcées par la réserve sanitaire. Il faut attendre dix à trente jours pour avoir le résultat des prélèvements envoyés dans la capitale. Le préfet de Guyane, Marc Del Grande, prône la solidarité dans le cadre de « relations de bon voisinage ».

    #Covid-19#migrant#migration#Uruguay#Paraguay#Brésil#France#Guyane#frontieres#reserve-sanitaire#contamination#ARS#mesures-restrictive#zone-transfrontaliere#sante

  • Les Amis de la Terre et 3 associations attaquent en justice un décret permettant aux préfets de déroger aux normes environnementales | Les Amis de la Terre
    https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/les-amis-de-la-terre-et-3-associations-attaquent-en-justice-un-decret

    Cette procédure de passe-droit est particulièrement dangereuse sur certains territoires déjà soumis à une forte pression de la part des industriels. En Guyane, les militants anti-mine du collectif Or de question et de l’association Maiouri Nature Guyane s’inquiètent fortement de cette tendance alors que les compagnies minières mettent toujours plus de pression sur l’administration pour obtenir de nouveaux permis.

    Guyane : Monsieur Macron, la république à mauvaise mine
    https://www.liberation.fr/auteur/20890-le-collectif-or-de-question
    source : https://alternatives-projetsminiers.org


    http://ordequestion.org/index.php
    #extractivisme #Guyane #mine_d'or #montagne_d'or

    • Australie : Rio Tinto reconnaît avoir détruit des grottes aborigènes préhistoriques
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1706639/australie-rio-tinto-destruction-grottes-prehistoriques

      Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a reconnu avoir infligé un dommage irréversible à des grottes préhistoriques qui furent habitées par des aborigènes il y a plus de 46 000 ans, lors de travaux à l’explosif pour agrandir une mine de fer, dans la région reculée de Pilbara.

      Des représentants de la communauté ont affirmé que la grotte de Juukan Gorge en Australie occidentale – un des plus anciens sites connus occupés par les Aborigènes en Australie – avait été détruite. Ils ont qualifié cet acte de « dévastateur » pour la communauté.
      Dynamitage

      Des explosifs ont été utilisés près du site dimanche, en accord avec les autorisations délivrées par le gouvernement de l’État il y a sept ans, a déclaré Rio Tinto dans un communiqué.

      « En 2013, une approbation officielle avait été accordée à Rio Tinto pour lui permettre de mener des activités à la mine Brockman 4 qui auraient un impact sur les grottes de Juukan 1 et Juukan 2 », a déclaré le porte-parole.

      « Rio Tinto a travaillé de manière constructive avec le peuple du PKKP [Puutu Kunti Kurrama and Pinikura People, NDLR] sur une série de questions liées au patrimoine dans le cadre de l’accord et a, lorsque cela était possible, modifié ses activités pour éviter les atteintes au patrimoine et protéger les lieux ayant une importance culturelle pour le groupe. »

      Un an seulement après l’approbation du dynamitage, des fouilles archéologiques dans l’un des abris avaient mis au jour le plus ancien exemple connu d’outils en os en Australie – un os de kangourou affûté datant de 28 000 ans – et une tresse de cheveux vieille de 4000 ans qui aurait été portée comme ceinture.

      Des tests ADN des cheveux avaient montré un lien génétique avec les ancêtres des indigènes qui vivent encore dans la région. Les fouilles de 2014 ont également permis de trouver l’un des plus anciens exemples de pierre à broyer jamais découverts en Australie.

      « Les sites aborigènes connus en Australie qui sont aussi anciens que celui-ci se comptent sur les doigts de la main », a dit le président du Comité foncier Puutu Kunti Kurrama, John Ashburton, décrivant le site comme l’un des plus anciens sites occupés à l’échelle de tout le territoire.

      #aborigènes #Rio_Tinto

  • Z12 GuyaneTrésors et conquêtes – Revue Z
    http://www.zite.fr/parutions/z12guyane

    « Trésors et conquêtes », rédigé depuis la #Guyane, nous embarque au cœur de l’industrie la plus polluante du monde : les #mines. On y parle #luttes_anticoloniales et #amérindiennes, critique de l’#aérospatiale avec une visite de #Kourou, « port spatial de l’Europe » et retour sur le mouvement social massif de 2017.

    230 pages d’enquêtes et de témoignages illustrés avec soin pour interroger aussi l’idéologie occidentale du développement, ses promesses, ses impasses et la possibilité de s’en libérer.

    Méga-mines / Dissidences amérindiennes / Eldorados / Amazone à défendre
    Ingénieur·es en révolte / Échappées marronnes / Fuck the moon

  • Les lointains suicidés de la République sur France Ô - tous les replay sur france.tv
    https://www.france.tv/documentaires/societe/162231-les-lointains-suicides-de-la-republique.html

    Sur les rives des fleuves #Maroni et #Oyapock, une funeste épidémie de suicides se répand au sein de la jeunesse amérindienne de Guyane. La rupture du lien intergénérationnel, les échecs scolaires, l’alcool et la drogue sont venus alourdir le fardeau d’une culture dissoute au contact de la modernité et d’une terre souillée par l’orpaillage illégal.

    #suicide #colonisation #Guyane

  • Les #circulations en #santé : des #produits, des #savoirs, des #personnes en mouvement

    Les circulations en santé sont constituées d’une multitude de formes de mouvements et impliquent aussi bien des savoirs, des #normes_médicales, des produits de santé, des patients et des thérapeutes. L’objectif de ce dossier consiste ainsi à mieux saisir la manière dont les #corps, les #connaissances_médicales, les produits se transforment pendant et à l’issue des circulations. Ouvert sans limite de temps, ce dossier thématique se veut un espace pour documenter ces circulations plus ordinaires dans le champ de la santé.

    Sommaire :

    BLOUIN GENEST Gabriel, SHERROD Rebecca : Géographie virale et risques globaux : la circulation des risques sanitaires dans le contexte de la gouvernance globale de la santé.

    BROSSARD ANTONIELLI Alila : La production locale de #médicaments_génériques au #Mozambique à la croisée des circulations de #savoirs_pharmaceutiques.

    PETIT Véronique : Circulations et quêtes thérapeutiques en #santé_mentale au #Sénégal.

    TAREAU Marc-Alexandre, DEJOUHANET Lucie, PALISSE Marianne, ODONNE Guillaume : Circulations et échanges de plantes et de savoirs phyto-médicinaux sur la frontière franco-brésilienne.

    TISSERAND Chloé : Médecine à la frontière : le recours aux professionnels de santé afghans en contexte d’urgence humanitaire.

    #Calais #réfugiés_afghans #humanitaire #PASS #soins #accès_aux_soins

    https://rfst.hypotheses.org/les-circulations-en-sante-des-produits-des-savoirs-des-personnes-en
    #Brésil #humanitaire #Brésil #Guyane

    ping @fil

  • L’UE veut sophistiquer la surveillance de ses frontières boisées…

    La Commission Européenne veut améliorer la détection des passages à ses frontières densément boisées, difficiles à surveiller par des patrouilles.
    Le projet de recherche sur la sécurité FOLDOUT (through FOliage Detection in the inner and OUTermost regions of the EU) doit tester une combinaison de différentes technologies avec des caméras, des radars, des détecteurs de mouvement, des capteurs électromagnétiques et des microphones.

    Y participent : Autriche, France (Thales), Bulgarie, Finlande, Lituanie, Pologne. Il coute 8 millions d’euros. Les tests commencent en 2021 (frontières bulgaro-turc, puis greco-turc, finlandaise et guyanaise).

    […]
    Die Grenzabschnitte werden zunächst mit konventionellen Systemen überwacht, darunter Kameras, akustische oder Bewegungsdetektoren. Dabei soll etwa „verdächtiger Autoverkehr“ festgestellt werden. Die verschiedenen Sensoren sind in einem gemeinsamen Gehäuse verbaut. Die Behörden wollen sich außerdem die mitgeführten Handys von Geflüchteten zunutze machen. Wird ein Telefon in einer bestimmten Funkzelle festgestellt, erfolgt eine Ortung des Geräts.
    Geostationäre Beobachtung aus 20 Kilometer Höhe
    Anschließend kann eine Kaskade weiterer Maßnahmen in Gang gesetzt werden, darunter die Beobachtung aus dem All und aus der Luft. Dabei sollen auch Radarsatelliten eingesetzt werden, deren Bilder Laub durchdringen können. Werden Personen geortet, können diese mit Drohnen aufgespürt werden. Auch die unbemannten Luftfahrzeuge befördern kleine Radarsensoren oder Wärmebildkameras. Am Ende erfolgt der Zugriff durch die zuständige Grenzpolizei.
    FOLDOUT könnte auch zur dauerhaften Überwachung einer bestimmten Region genutzt werden. Dabei würde die Überwachungstechnik an „stratosphärische Plattformen“ montiert, wie sie von einigen Rüstungsfirmen derzeit entwickelt werden. Die geostationären Anlagen fliegen in rund 20 Kilometer Höhe und bieten daher eine deutlich höhere Auflösung als die Erdbeobachtung per Satellit. Der an FOLDOUT beteiligte Konzern Thales vermarktet ein solches System unter dem Namen „Stratobus“.
    […]

    https://www.heise.de/tp/features/Grenze-zur-Tuerkei-EU-Kommission-will-Gefluechtete-mit-Laubdurchdringung-aufsp
    https://foldout.eu

    #Union_Européenne #frontière #forteresse #surveillance #FOLDOUT #circulation

  • Remire-Montjoly (Guyane) : 2000 personnes en cours d’expulsion dans le quartier des Manguiers
    https://fr.squat.net/2019/12/09/remire-montjoly-guyane-2000-personnes-en-cours-dexpulsion-dans-le-quartier

    COMMUNIQUÉ / Paris le 9 décembre 2019 #Guyane : 2000 PERSONNES EN COURS D’EXPULSION EN GUYANE ! LA TRÊVE N’EST PAS POUR TOUS ! Les bulldozers et les gardes mobiles ont pris position autour du quartier d’habitat informel des Manguiers, où sont édifiées parfois depuis 50 ans, 400 habitations abritant environs 2000 personnes, pour la plupart […]

    #Amériques #expulsion

  • Le logement social en situation postcoloniale - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Le-logement-social-en-situation-postcoloniale.html

    Élaborées en métropole, que deviennent les politiques du logement social françaises lorsqu’elles sont transposées aux espaces « outre-mer » issus des anciennes colonies ? À partir d’une ethnographie menée auprès des minorités bushinenguées de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, Clémence Léobal montre comment, du déplacement de ces populations dans un habitat dit « adapté » dans les années 1980, aux normes d’occupation imposées dans les constructions récentes, l’administration du logement social reste largement structurée par les hiérarchies socio-raciales propres à la situation postcoloniale de ce territoire.

    #guyane #colonisation

  • En Guyane, l’âpre lutte contre « la fièvre de l’or »
    Marine Lamoureux, notre envoyée spéciale à Maripasoula et dans les villages du Haut Maroni (Guyane), le 22/10/2019
    https://www.la-croix.com/France/En-Guyane-lapre-lutte-contre-fievre-lor-2019-10-22-1201055813

    Reportage

    Le cours de l’or élevé attire dans le département des milliers d’orpailleurs clandestins, qui détruisent la forêt et polluent les fleuves.

    Près de 600 membres des forces de l’ordre tentent d’endiguer le phénomène mais se heurtent à un contexte frontalier délicat.

    #Guyane #or

  • Incendies en Amazonie : le gouvernement français « fait des non-sens », estime le vice-président du Grand conseil coutumier des peuples amérindiens
    https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/incendies-en-amazonie-le-gouvernement-francais-fait-des-non-sens-estime

    Dans une tribune publiée sur franceinfo, le Grand conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé dénonce l’hypocrisie des gouvernements brésilien et français.

    « En Guyane, ce sont plus de 360 000 hectares qui ont été cédés aux multinationales minières. C’est énorme. C’est la moitié de la surface de forêt qui a brûlé en Bolivie, compare Christophe Pierre, on dénonce le fait de vouloir donner des leçons à l’international, alors que sur le territoire guyanais français, ce gouvernement fait des non-sens, des choses qui ne vont pas dans le sens de la préservation de la biodiversité et de l’Amazonie. »

    https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/amazonie/incendies-en-amazonie-ce-ne-sont-pas-de-simples-feux-cest-loeuvre-du-ca

    #forêt #Guyane #Amazonie #Brésil

  • Droits des #peuples_autochtones : le #déni français

    En dépit de son volontarisme face aux incendies qui ravagent l’Amazonie, Emmanuel Macron a éludé la question décisive de la protection des #terres ancestrales indiennes. Pour garder les mains libres en #Guyane, la France refuse toujours de signer la convention 169 de l’Organisation internationale du travail qui consacre les droits des peuples indigènes.
    « Nous demandons une nouvelle fois au gouvernement français de ratifier la convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) afin de reconnaître véritablement le droit des peuples autochtones. » Le Grand Conseil coutumier des peuples amérindiens et bushinengé de Guyane n’a pas manqué l’occasion. Le 25 août, profitant du fait qu’Emmanuel Macron dénonçait « l’écocide » de l’Amazonie, les représentants des indigènes guyanais ont rappelé à l’opinion qu’un traité international consacre, depuis 1989, les droits des peuples indigènes et tribaux sur les terres qu’ils occupent, et que la France refuse obstinément de le signer. Vingt-trois pays en sont signataires, parmi lesquels quinze pays d’Amérique latine.

    Dans un texte, le Grand Conseil coutumier a souligné que les incendies en cours n’étaient « pas le seul danger qui menace ou qui détruit l’Amazonie », et que « l’extractivisme » avait une « grande part de responsabilité ». Il a aussi déploré la position du président français qui d’un côté dénonce « la destruction de l’Amazonie brésilienne ou bolivienne » et de l’autre « attribue 360 000 hectares de forêt aux multinationales minières, en Guyane, en Amazonie française ».

    En sus de ses « propositions » en faveur du reboisement et de la prévention des incendies, le président français avait déclaré souhaiter « une forme de bonne gouvernance » : « Il faut associer les ONG, les peuples autochtones beaucoup plus qu’on ne le fait. Et il faut stopper le processus de déforestation industrialisée. »

    Hélas, l’idée « d’associer » beaucoup plus les peuples autochtones reste très loin des critères posés par la convention 169 de l’OIT, qui prévoit de « consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier à travers leurs institutions représentatives, chaque fois que l’on envisage des mesures législatives ou administratives susceptibles de les toucher directement » (article 6). Les « consultations » doivent en outre « être menées de bonne foi et sous une forme appropriée aux circonstances », « en vue de parvenir à un accord ou d’obtenir un consentement au sujet des mesures envisagées ».

    La « consultation préalable » des peuples autochtones fait partie des points clés de la convention, et elle a fait son entrée dans le droit interne de plusieurs pays latino-américains, en particulier au Pérou, dans une loi spécifique votée en septembre 2011. Cette loi est désormais au cœur de nombreuses batailles juridiques engagées par les communautés indiennes visant à faire annuler des permis miniers ou pétroliers mis en œuvre sans consultation. Le 14 août dernier, la Cour supérieure de Lima a ainsi annulé sur ce fondement le permis pétrolier d’une société française, Maurel et Prom, et de la canadienne Pacific Stratus Energy à la demande des communautés Awajún et Wampis – Mediapart avait signalé ici le début de cette procédure.

    La convention 169 prévoit en effet que « les peuples intéressés doivent avoir le droit de décider de leurs propres priorités en ce qui concerne le processus du développement » et ainsi « participer à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des plans et programmes de développement national et régional susceptibles de les toucher directement » (article 7).

    Enfin, il est précisé que « les droits de propriété et de possession sur les terres qu’ils occupent traditionnellement doivent être reconnus aux peuples intéressés » (article 14) et que « les gouvernements doivent prendre des mesures pour identifier les terres que les peuples intéressés occupent traditionnellement et pour garantir la protection effective de leurs droits de propriété et de possession ».

    Le refus français de signer cette convention a été justifié en 2013 par « le respect du principe constitutionnel d’égalité des citoyens » par le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius – en réponse à une question du sénateur DVG de Guyane Jean-Etienne Antoinette. Ce principe « et celui de l’indivisibilité de la République interdisent la mise en place d’un régime juridique distinct entre les citoyens qui créerait des catégories de population avec des droits différents », avait soutenu le ministre. « Aucune disposition juridique affectant spécifiquement les populations autochtones ne peut être prise », avait-il conclu.

    Cet argument est pourtant mis à mal par l’approbation d’un autre traité par la France : la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones – approuvée en septembre 2007 par 144 États, 4 voix contre (l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis) et 11 abstentions (dont la Fédération de Russie). Cette déclaration reconnaît aux autochtones de nombreux droits spécifiques : « D’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales », « de posséder, d’utiliser, de mettre en valeur et de contrôler les terres, territoires et ressources qu’ils possèdent parce qu’ils leur appartiennent ou qu’ils les occupent ou les utilisent traditionnellement »…

    En août 2010, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a recommandé à l’État français de prendre toutes les mesures législatives nécessaires à la ratification de la convention de l’OIT. Sans succès.

    En décembre dernier, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a alerté la France sur « le manque de consultation des peuples autochtones de Guyane française » et l’absence de « consentement préalable » des communautés Kali’na and Wayana, susceptibles d’être affectées par le projet minier « Montagne d’Or » – finalement abandonné en mai dernier –, lui demandant « d’envisager de suspendre le projet » dans l’attente de la mise en œuvre de l’obligation de les consulter.

    Mais pas de quoi infléchir la frénésie minière française dénoncée par le Grand Conseil coutumier. 360 000 hectares de forêt sont concernés : en décembre 2015, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de Guyane recensait 39 titres miniers (concessions, permis d‘exploitation et permis exclusifs de recherches), dont 20 % destinés à l’exploration, et dénombrait une soixantaine d’autorisations d’exploitation délivrées par le préfet. Une quinzaine de permis d’exploration ont été accordés depuis 2016.

    La « consultation préalable » n’est pas à l’ordre du jour non plus dans le Brésil de Jair Bolsonaro. Le pays a ratifié la convention 169 de l’OIT en 2002. Mais sa Constitution de 1988 comptait déjà différents articles reconnaissant les droits des peuples indigènes – le Brésil en compte 305, dont 82 tribus non contactées, c’est-à-dire sans relations avec quiconque.

    Dans les années 1990, des décrets ont ainsi institué des modalités de délimitation des terres indigènes, puis, depuis 2012, une politique de gestion territoriale et environnementale. C’est la Fundação Nacional do Índio – FUNAI, créée en 1967 sous le nom de Serviço de Proteção ao Índio (SPI) – qui a reçu pour mission d’identifier, de délimiter, de régulariser et d’enregistrer les terres occupées par les peuples autochtones.

    Mais dès son entrée en fonction, en janvier dernier, le président d’extrême droite a annoncé vouloir transférer ce pouvoir de délimitation des terres au ministère de l’agriculture. Puis à lui même…, affirmant qu’il assumerait, seul, la responsabilité du processus de délimitation des terres autochtones dans le pays.

    Jair Bolsonaro prétend vouloir « réintégrer les Indiens dans la société » et donc les priver des droits spécifiques. « Quelqu’un pense-t-il qu’une région plus grande que le Sud-Est ne leur suffit plus ? a-t-il déclaré en juin. Voulons-nous garder les Indiens pris au piège dans ces réserves comme des hommes préhistoriques ? »

    À ce jour, 400 territoires indigènes ont été enregistrés en tant que tels, sur un total de 1 024 territoires – certains sans titre ou en cours d’enregistrement – sur 13 % du territoire national, une superficie totale de 1 105 258 kilomètres carrés. Fin 2018, 112 territoires autochtones étaient en cours d’examen aux fins de délimitation et 42 avaient déjà été identifiés et délimités, dans l’attente de la décision du gouvernement.

    Le 15 août, dans une longue interview à BBC News Brasil, le ministre de l’environnement Ricardo Salles a expliqué que l’Amazonie ne pourra être préservée qu’avec « des solutions capitalistes » qui « dynamisent la forêt sur le plan économique ». Il a ouvertement critiqué la stratégie de création de réserves et des territoires autochtones en Amazonie. Pour le ministre, la création de ces zones a intensifié les conflits fonciers et bloqué l’accès des Brésiliens à une grande partie du territoire national.

    « Il ne me semble pas que cette politique soit propice à la lutte contre la déforestation, a-t-il soutenu. C’est possible dans certains cas spécifiques […]. Mais lorsque 13 % du territoire national est ainsi délimité pour seulement 1 % de la population brésilienne, et que ces 13 % exactement sont ceux où se trouve la plus grande richesse minière du pays, il ne me semble pas que le choix public adéquat soit d’augmenter encore la délimitation. »

    L’objectif est clair : il est d’ouvrir les territoires protégés à l’exploitation minière et pétrolière.

    Selon le bilan publié en octobre 2018 par la Fundación para el debido proceso (FDLP) et l’ONG Oxfam Mexico, l’approbation de la convention 169 de l’OIT en Amérique Latine a eu des répercussions inégales : un premier groupe de pays a créé un cadre légal pour mettre en place la consultation préalable, ou commencer à l’intégrer – outre le Pérou, la Bolivie, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur et le Panama – ; un second groupe s’est contenté d’élaborer un guide ou un projet – c’est le cas du Guatemala et du Honduras – ; reste un troisième groupe de pays dont l’avancée réglementaire en faveur de la consultation a été « nulle ou peu significative » – le Brésil, l’Argentine, le Salvador, le Mexique, le Nicaragua et le Venezuela.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/290819/droits-des-peuples-autochtones-le-deni-francais
    #France #colonialisme #hypocrisie

    ping @reka

  • Droits des peuples autochtones : le déni français
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290819/droits-des-peuples-autochtones-le-deni-francais

    En dépit de son volontarisme face aux incendies qui ravagent l’Amazonie, Emmanuel Macron a éludé la question décisive de la protection des terres ancestrales indiennes. Pour garder les mains libres en Guyane, la France refuse toujours de signer la convention 169 de l’Organisation internationale du travail qui consacre les droits des peuples indigènes.

    #International #Guyane,_Organisation_internationale_du_travail,_Amazonie,_Brésil,_Emmanuel_Macron,_Jair_Bolsonaro,_A_la_Une

  • Face à l’éloignement de Cayenne et Paris, le besoin d’un échelon communal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090819/face-l-eloignement-de-cayenne-et-paris-le-besoin-d-un-echelon-communal

    Fatigués de n’être jamais entendus par la classe dirigeante, les Wayana, Teko et Apalaï du Haut-Maroni veulent peser sur les choix politiques et l’aménagement du territoire. Ils réclament aussi la création d’une commune propre.

    #Les_Wayana,« oubliés_de_la_République » #Guyane,_Wayana,_Haut-Maroni

  • Les «antillais» sont-ils caribéens ?

    "On l’appelait département français, département d’outre-mer, sans savoir comment le nommer car lui même avait du mal à se situer sur la carte du Monde. Au loin, les autres îles s’étaient depuis longtemps enracinées dans leur drapeau et même si les difficultés torturaient leur destin, elles chevauchaient la mer avec la vaillance de petites nations intrépides".

    E. Pépin, Toxic Island

    Le titre de cet article peut sembler au premier abord assez paradoxal. En effet, les Antilles et la #Caraïbe sont en principe deux synonymes désignant la même région, en français, en anglais (The Caribbean / The Antilles1) en hollandais (De Caraïben / De Antillen) et en espagnol (El Caribe / Las Antillas).

    Il existe pourtant une vision française plus étroite de ce que représentent « les Antilles », par contraction de la terminologie d’ « #Antilles_françaises ». Cette perception se retrouve notamment dans la terminologie de l’Université des Antilles (sous entendu la Martinique et la Guadeloupe) et de la Guyane (UAG). Elle se retrouve aussi par exemple à travers l’appellation du principal journal de #Martinique et de #Guadeloupe : le « #France-Antilles » (la Guyane a son « France-Guyane »). On parle aussi volontiers dans les journaux de l’ « Hexagone2 » et des #Départements_d'Outre_Mer (#DOM) de la « #communauté_antillaise » pour désigner les personnes originaires de Martinique, de Guadeloupe et parfois par extension de Guyane3. Ces « Antillais » considèrent d’ailleurs leurs voisins de #Dominique et de #Sainte-Lucie comme des étrangers (pas des « Antillais ») qu’ils appellent les « Anglais ».

    La question ici posée est donc la suivante : les « Antillais » originaires de Martinique, Guadeloupe et #Guyane sont-ils caribéens ? L’histoire et la géographie rattachent leurs territoires à cet espace. Cependant, la départementalisation en 19464 a entrainé le façonnement sur un demi-siècle d’une #identité « antillaise » toute particulière, entre une #France très bien connectée (entre trois et six navettes aériennes journalières directes pour Paris, trois compagnies aériennes) mais lointaine (7 000 km, 8 heures de vol) et une Caraïbe proche (quelques centaines de kilomètres tout au plus pour les autres îles des Petites Antilles) mais au contraire très peu connectée. A titre d’exemple il est bien plus long et plus difficile de se rendre de Fort-de-France (Martinique) ou de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Kingston (Jamaïque) ou à Paramaribo (Suriname) que de se rendre à Paris. De manière encore plus caricaturale, pour se rendre par les airs depuis Fort-de-France à Roseau, capitale de l’île voisine de la Dominique située à une trentaine de kilomètres au Nord, il faut compter deux escales (Sainte-Lucie et Antigua par exemple), avant d’entamer les deux heures de routes qui relient l’aéroport de Melville Hall à la ville...

    Culture et populations tendent à rapprocher ces îles voisines. Les locuteurs de Guadeloupe, Martinique, Dominique et Sainte-Lucie peuvent par exemple se comprendre en créole (bien qu’il existe des variations notables) sans utiliser le français ni l’anglais. D’après une étude ethnologique, plus de 95% des Guadeloupéens parlent ainsi le #Créole comme #langue maternelle et le Français seulement comme langue secondaire. Plus de 80% des Martiniquais parlent eux le français et le créole comme langue maternelle (Lewis 2009). Par ailleurs, si il n’existe pas de statistiques ethniques dans les territoires français, d’après les estimations de chercheurs de l’Université de Laval (Québec) plus de 80% de la population martiniquaise et plus de 90% de la population guadeloupéenne se composent de noirs et de métisses5 6. Ces chiffres sont assez comparables à ceux de Sainte-Lucie (94% de noirs et de métisses7) et de la Dominique (95%8) bien que la part de la population noire y soit sensiblement plus forte.

    Le niveau de vie et l’éducation sont par contre beaucoup plus similaires entre les Antilles Françaises et la France qu’ils ne le sont par rapport à ces îles voisines. Les Martiniquais sont considérés comme de riches touristes à Sainte-Lucie et en Dominique (où on les appelle « the French »). Les « Anglais » sont eux plus souvent perçus comme des travailleurs pauvres, des clandestins (bienvenus pour les travaux agricoles ou de construction) ou des trafiquants de drogues en Martinique. Le PNB par habitant de la Dominique est deux fois et demi moindre que le PIB par habitant estimé pour la Martinique par l’INSEE (respectivement 7 284 euros9 et 19 600 euros10). Le PIB par habitant de la Martinique est pour sa part beaucoup plus proche du PNB par habitant total français (23 100 euros11), bien que sensiblement inférieur.

    Parmi les étudiants interrogés dans les différentes branches de l’Université des Antilles et de la Guyane, moins d’une personne sur deux se dit « caribéen » (31% en Guyane, 37% en Martinique, 52% en Guadeloupe). Quand on demande ensuite à ceux qui revendiquent une identité plurielle (par exemple Guadeloupéen et Français et Caribéen) de hiérarchiser leurs sentiments d’appartenance, moins de 15% de ces « Antillais » se disent avant tout Caribéens (12,5% pour les Guyanais, 11% pour les Martiniquais, 5% pour les Guadeloupéens). De manière générale on est ici avant tout Guyanais (43%), Martiniquais (71%) ou Guadeloupéen (78%) (Cruse 2011).

    Le contact physique avec ces différents espaces explique sans doute en partie cette représentation identitaire en rapport avec l’espace de vie : 90% des étudiants martiniquais ont déjà voyagé en France alors que seuls 56% ont déjà voyagé dans la Caraïbe (hors DOM Français). 76% des étudiants guadeloupéens ont été en France mais seuls 52% dans la Caraïbe. Les Guyanais ne sont que 50% à avoir été en France, mais seuls 25% ont par ailleurs déjà voyagé dans la Caraïbe (Cruse 2011). Clairement, l’espace vécu intègre beaucoup plus la France que la Caraïbe.

    Par ailleurs, les déplacements de ces étudiants dans la Caraïbe montrent une nette concentration dans les autres DOM français et dans les îles proches (Sainte-Lucie et Dominique). Mis à part la République dominicaine, qui est vendue comme une destination touristique aussi sur le marché des touristes « français d’Outre Mer », le reste de la Caraïbe demeure très peu visité. Le centre de gravité de l’espace vécu de ces étudiants se trouve entre la France et ses dépendances caribéennes.

    Cet espace vécu reflète parfaitement l’espace des échanges commerciaux. Si l’on prend l’exemple de la Martinique, les trois quarts des importations proviennent de l’Union Européenne (les deux tiers desquelles proviennent de France « métropolitaine »). Au contraire, seules 7% des importations proviennent de la Caraïbe. Pour ce qui est des exportations, 83% des ventes martiniquaises sont destinées à la France (Guadeloupe 57%12, France « métropolitaine » 25%) à comparer aux 3% à destination de la Caraïbe (INSEE 2009).

    Rien n’incite d’ailleurs aux #échanges entre les habitants des îles françaises et le reste des Caribéens. Les #prix des échanges sont prohibitifs, que l’on pense au transport, à l’envoi de marchandises ou même plus simplement aux appels téléphoniques. Une compagnie de téléphonie mobile comme Digicel facture par exemple les appels entre DOM 23 centimes d’euros par minute, d’un DOM vers la France « métropolitaine » 55 centimes, et d’un DOM vers « la Caraïbe13 » 73 centimes. Il est donc beaucoup moins cher d’appeler la France – et d’y entretenir des liens -, à 7 000 kilomètres, que la Dominique qu’on aperçoit depuis la côte sud de la Guadeloupe et depuis la côte Nord de la Martinique...

    L’ensemble de ces éléments montrent que, malgré leur positionnement géographique caribéen et les héritages culturels (langue créole, histoire commune, etc.), les Antilles françaises sont avant tout vécues comme des régions françaises. Ceci s’explique en grande partie par l’ensemble des politiques menées depuis la #départementalisation (politiques économiques et éducation notamment). La forte connexion avec la France (transport, commerce, médias, etc.) et la coupure avec le reste de la Caraïbe jouent un rôle particulièrement important dans ce processus.

    http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/qu-est-ce-que-la-caraibe/les-antillais-sont-ils-caribeens.html
    #mots #terminologie #vocabulaire #Antilles #colonisation #géographie_coloniale #ressources_pédagogiques

  • Territori partecipativi

    Verso una geografia per la partecipazione
    Tiziana Banini, Marco Picone

    Orti urbani tra partecipazione e retorica. Il caso del #Comun’Orto di #Rovereto
    Angela Alaimo
    #agriculture_urbaine

    Sperimentazioni di pianificazione partecipata: #cross-action all’#Officina_dei_Saperi a #Ferrara
    Valentina Albanese, Domenico Casellato
    #planification #aménagement_du_territoire

    Associazioni e territorio: tracce partecipative nella #Valle_dell’Aniene
    Tiziana Banini

    I processi partecipativi nell’esperienza del Piano Paesaggistico Regionale del #Friuli-Venezia_Giulia
    Alma Bianchetti, Andrea Guaran

    Vulnerabilità e partecipazione in una piccola comunità della foresta amazzonica guyanese
    Elisa Bignante
    #Guyane #Amazonie #vulnérabilité

    Partecipazione e identità territoriale. Il caso di #Castel_del_Giudice (Molise)
    Stefano De Rubertis, Angelo Belliggiano, Marilena Labianca

    Tra didattica partecipata e “nuove” forme partecipative dell’abitare: l’esperienza di un docufilm
    Isabelle Dumont
    #film_documentaire #habiter

    Progettualità e partecipazione nella Strategia Nazionale per le #Aree_Interne: il #Basso_Sangro-Trigno
    Valentina Evangelista

    The City of the Sensitive and the Brave. Personal Stories, #Art and Place-Making in #Cluj, #omania
    Kinga Xénia Havadi-Nagy, Oana-Ramona Ilovan
    #Roumanie

    La participation pour la protection de l’#eau en #Bretagne: quelle place pour les “territoires”?
    Emmanuelle Hellier

    Sviluppo locale e pratiche partecipative: tra aspettative deluse e innovazioni territoriali inaspettate
    Marina Marengo
    #développement_local #innovation #innovations_territoriales

    Innovazione sociale e istituzionalizzazione: l’esempio delle cooperative di comunità nell’area interna dell’Appennino Emiliano
    Maria Giulia Pezzi, Giulia Urso
    #innovations_sociales #coopératives #Apennins

    Roll-with-Participation. Il caso di #ProMondello a #Palermo
    Marco Picone
    #Palerme

    Processi partecipativi glocal. Il caso di #Isernia
    Emilia Sarno

    La #participation_citoyenne via un appel à projets: interprétation libre ou imposée de la participation, de l’#identité et de la #convivialité villageoise?
    Serge Schmitz

    Coesione e partecipazione territoriale per un rinnovato concetto di cittadinanza attiva. Il caso di #Urban_Experience
    Silvia Siniscalchi
    #cohésion_territoriale #citoyenneté #citoyenneté_active

    Identità, conflitti e riqualificazione: i processi partecipativi nel quartiere #Bolognina a #Bologna
    Diana Sprega, Emanuele Frixa, Matteo Proto

    #requalification #Bologne


    https://www.ageiweb.it/geotema
    #géographie #revue #participation #Italie #territoire

  • Les constats dressés par les contrôleurs qui ont visité pour la deuxième fois, du 1er au 12 octobre 2018, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, font apparaître un nombre important de dysfonctionnements et d’atteintes graves aux droits fondamentaux des personnes incarcérées dans cet établissement.
    http://www.cglpl.fr/2019/recommandations-en-urgence-relatives-au-centre-penitentiaire-de-remire-montjol

    Le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, ouvert le 18 avril 1998, est implanté sur un terrain de 25 hectares à 3 km du centre ville de Rémire-Montjoly, le long de la route dite \"la Matourienne\" à quelques km de Cayenne. Il est le seul implanté en #Guyane et comprend tous les régimes de détention à l’exception de la maison centrale. Le CP a fait l’objet d’une fermeture partielle suite à une émeute en juillet 1999 et a réouvert progressivement à partir d’avril 2001 après une sécurisation totale.

    http://prison.eu.org/spip.php?page=cartographie&id_organisation=603
    https://oip.org/etablissement/centre-penitentiaire-de-remire-montjoly
    https://seenthis.net/messages/557415
    #surpopulation_carcérale #prison

  • Guyane : nouvelle vague de suicides chez les jeunes Amérindiens LA 1ère (avec AFP) - 24 Janvier 2019 - France tv info
    https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane-nouvelle-vague-suicides-jeunes-amerindiens-672847.html

    Cinq suicides et 13 tentatives de pendaison ont eu lieu en trois mois au sein de la jeune population amérindienne de l’ouest guyanais, entraînant le recours à des renforts sanitaires pour tenter d’endiguer un phénomène apparu depuis les années 80.

    La communauté amérindienne guyanaise a été frappée par plusieurs vagues de suicide ces dernières décennies, les plus récentes remontant à 2011 et 2015. Le phénomène est notamment lié au déchirement de ces jeunes, partagés entre la société traditionnelle dans laquelle ils sont nés et la société plus moderne à laquelle ils se trouvent ensuite confrontés très jeunes, avait souligné un rapport parlementaire de 2015.
     

    Apprendre aux enfant à « s’adapter »
    Depuis la Saint-Sylvestre, 13 tentatives de suicides de jeunes adultes ou mineurs scolarisés, dont un collégien de « 12 ans », ont été recensées, quasi exclusivement dans deux villages amérindiens de la commune de Maripasoula, à l’intérieur des terres, a révélé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source proche du dossier. De même source, parmi les 13 tentatives de pendaison, « 10 » ont eu lieu en 4 jours à Elahé et Kayodé, petits villages autochtones éloignés de 300 habitants, soit une tentative de suicide pour 30 habitants.

    Le 6 janvier dernier, la cheffe coutumière de Bellevue, prenait la parole sur Guyane La 1ère après les suicides qui avaient endeuillé Maripasoula. « Moi je me souviens que j’avais dit à quelqu’un ’j’ai peur de mon avenir’, se remémore Cécile Kouyouri. Le fait de vivre en ville et de revenir chez nous, dans notre milieu familial, c’est deux choses différentes. Il faut concilier les deux pour pouvoir avancer. » "Les parents doivent apprendre aux enfants qu’il y a une autre vie à l’extérieur, leur apprendre à s’adapter. Pas être assimilé, mais s’adapter parce que tout le monde ne vit pas comme les Amérindiens." 

    Un mal-être profond
    Ces tentatives s’ajoute aux cinq suicides - dont un jeune de 14 ans - depuis octobre 2018, dans cette même aire géographique, où les enfants sont obligés de quitter leurs parents à l’entrée du secondaire pour aller dans des collèges du littoral. Là, ils vivent dans des conditions d’hébergement (internats, familles d’accueil, proches) dégradées, souvent dénoncées par les familles et le monde enseignant. "Ça fait longtemps que ce problème existe", les ministères des Outre-mer et de la Santé « ne nous donnent même pas de moyens pour agir. Il ne suffit pas d’envoyer un hélicoptère en urgence lorsqu’il y a un suicide », a déploré un professionnel de santé à l’AFP.

    Le rapport « Suicides des jeunes Amérindiens en Guyane française » dressé en 2015 par Marie-Anne Chapdelaine (ancienne députée PS) et Aline Archimbaud (ancienne sénatrice EELV) avait dénoncé un « scandale » national. Ces drames traduisent « le mal-être profond de ces jeunes, une immense désespérance, la souffrance de se sentir obligés de choisir entre deux mondes : celui de leurs parents, de leur village, auxquels ils sont vitalement attachés, ou celui, découvert au collège ou à la ville, d’une modernité qui se présente à eux de façon brutale », écrivaient leurs auteures. Elles décrivaient plus globalement des populations confrontées à « d’immenses difficultés pour accéder à des droits fondamentaux » (eau, électricité, téléphone).

    La population des Amérindiens est estimée à environ 10.000 personnes en Guyane, en l’absence de statistiques ethniques. Si le taux de suicide du département est moins élevé qu’en métropole (8 pour 100.000 habitants contre 16,2 pour 100.000), « il existe une forte concentration des suicides sur les zones peuplées par les Amérindiens », selon le rapport.
     

    Des initiatives
    Face à l’ampleur du phénomène, les chefs des villages, le grand conseil coutumier et les parents d’élèves ont organisé des réunions de crise. Depuis début janvier, la préfecture organise des « réunions de coordination » hebdomadaires sur le sujet, mais sans les autorités coutumières. La réserve sanitaire, notamment en psychiatrie, a été mobilisée du 19 décembre au 19 janvier. Et l’agence régionale de santé (ARS) « réfléchit à la mobilisation notamment d’experts en ethnopsychiatrie et en contagion suicidaire », en plus des équipes mobiles qui interviennent régulièrement, a expliqué Fabien Laleu, son directeur adjoint.

    Un programme « Bien être des populations de l’intérieur », a par ailleurs été lancé début 2018 et une vingtaine de « projets communautaires » ont été accompagnés pour améliorer le quotidien, pour un coût de « 1 million d’euros ». Annoncé depuis 2016, l’observatoire du suicide « devrait être opérationnel en juin 2019 », selon M. Laleu. Parmi les « 37 propositions prioritaires » du rapport parlementaire, figuraient la nécessité de « renforcer le dispositif de prise en charge psychiatrique », mettre en place un « programme de santé communautaire », « développer des politiques vigoureuses de lutte contre les addictions », mais aussi, déjà, résoudre le problème du « logement des lycéens amérindiens ».

    Le 11 janvier dernier, le préfet Patrice Faure assurait, au micro de Guyane La 1ère, avoir pris toutes les dispositions pour un renforcement de la cellule de suivi afin de juguler cette crise qui impacte cruellement la communauté amérindienne. Il soulignait qu’il fallait travailler avec les communautés et le grand Conseil coutumier afin que cette mobilisation commune porte ses fruits à court terme.

    #peuples_autochtones #autochtones #Amérindiens #suicide #Outre-mer #Guyane #Guyane_française

  • Montagne d’or en Guyane: c’est inédit, l’ONU accuse la France de non-respect des droits indigènes
    https://www.terradarwin.com/magazine/montagne-d-or-en-guyane-c-est-in%C3%A9dit-l-onu-accuse-la-france-de-non

    Il fallait s’y attendre. Alors que le projet « Montagne d’or » en Guyane se profile à grands pas, l’Organisation des Nations Unies a décidé de réagir. Elle « somme » la France de suspendre le projet jusqu’à ce que les populations autochtones locales aient pu être consultées correctement. C’est la première fois dans l’histoire que l’ONU intervient directement contre l’État français. La transition énergétique semble bien loin de toute préoccupation politique de ce côté-là de l’océan.

  • Montagne d’or en Guyane : l’ONU « somme » la France d’écouter les populations autochtones
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/11/guyane-l-onu-s-immisce-dans-la-future-mine-de-la-montagne-d-or_5407578_3244.

    L’affaire de la Montagne d’or était déjà lourde de polémiques, voilà qu’un nouvel acteur s’immisce dans le dossier de cette future mine industrielle dans la forêt de Guyane. L’Organisation des Nations unies (ONU), par le biais de son Comité pour l’élimination de la discrimination raciale, « somme » la France soit de reprendre son processus de consultation afin d’écouter les populations autochtones sur ce sujet, soit de suspendre ce projet gigantesque.
    Lire aussi : Face aux critiques, le projet de mine « Montagne d’or » en partie corrigé

    Dans un communiqué rendu public jeudi 10 janvier, le Comité défend vigoureusement les droits des peuples amérindiens de l’Ouest guyanais. Or, eux qui sont « les premiers concernés » par les souhaits d’extraction d’or du consortium des multinationales Nordgold (Russie) et Colombus Gold (Canada), ont vu leur opposition être « totalement ignorée » jusqu’à présent.

    Le principe d’une « alerte rapide » adressée au gouvernement français a été décidé le 14 décembre 2018. Elle est censée prévenir lorsqu’une situation risque de tourner au conflit. Elle prend en fait une forme assez pressante, puisqu’il est demandé aux pouvoirs publics de formuler leur réponse d’ici au 8 avril. Il s’agit surtout d’une procédure inédite pour la France.

    « Ce comité traite entre cinq et quinze cas par an, expose Vincent Ploton du Service international pour les droits de l’homme, l’ONG ISHR, basée en Suisse, qui a soutenu la requête des opposants amérindiens. Ce genre d’infractions est malheureusement courant en Amérique du Sud et en Asie, mais c’est la première fois que Paris est rappelé à l’ordre pour un manque de respect des droits autochtones. Il y a eu un précédent avec une affaire d’extraction d’uranium au Niger, mais cela concernait Areva, pas la puissance publique. »

    #paywall #racisme #montagne_d'or #or #droits_autochtones

  • Bloquer la route, une expérience guyanaise
    http://www.zite.fr/utg

    Depuis le 17 novembre 2018, le blocage de centaines de ronds-points sur tout l’hexagone est devenu la stratégie privilégiée de la révolte des gilets jaunes. Pour bon nombre d’entre eux, occuper la route était un acte inédit. En Guyane, pourtant, cela fait bien longtemps que les ronds-points sont des symboles de résistance. Retour sur le mouvement du printemps 2017, où même sur les fleuves s’organisaient des barrages.

    Propos recueillis par : Celia Izoard et Anna Lochard Texte : Clémence Léobal Photos : Katherine Vulpillat et Pierre-Olivier Jay Une « bouffée d’oxygène », voilà ce que représentent les mouvements sociaux en Outre-mer pour l’historienne Lydie Ho-Fong-Choy Choucoutou, expression de l’énervement de celles et ceux qui se sentent « citoyen·nes de seconde zone » face à la métropole. De quoi « ébranler (...)

    #Non_classé #Z12