• Nouveau-Brunswick : Outrés et stupéfaits, des citoyens manifestent à Moncton après un nouveau décès à l’urgence Radio-Canada - D’après le reportage de Pascal Raiche-Nogue
    Beaucoup de morts durant l’attente aux urgences des hôpitaux canadiens

    Des citoyens se sont rassemblés samedi après-midi devant l’Hôpital de Moncton, bouleversés de la mort d’un homme dans la cinquantaine, qui est décédé dans la salle d’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935237/hopital-moncton-patient-mort-urgences dans la nuit de mardi à mercredi.

    Le défunt est décrit comme un “pilier de la communauté” par l’Association musulmane de Moncton, qui avait lancé l’idée de cette manifestation.

    Plusieurs des personnes rassemblées connaissaient bien le disparu. Installé à Moncton depuis plus de 20 ans, celui que plusieurs ont appelé “le Grand Mohammad” était “aimé par tout le monde” et “respecté par tout le monde”, a dit Mohammed Tom, rencontré devant l’hôpital.

    “Presque tous les nouveaux arrivés sur Moncton, qu’ils soient de l’Afrique, qu’ils soient de l’Asie, il était toujours là à nous aider”, dit-il. “Le défunt a laissé 5 enfants. Actuellement, leur maman est à l’extérieur du pays et les enfants, ils sont à la maison tout de suite.”


    Manifestation le 26 novembre 2022 devant l’Hôpital de Moncton. Les manifestants déplorent la mort d’un homme dans la salle d’urgence de cet hôpital, dans la nuit du 22 au 23 novembre. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    Le disparu avait subi une intervention chirurgicale moins de 48 heures avant sa mort. On lui avait dit de se rendre immédiatement à l’urgence s’il ressentait des douleurs sévères pendant sa convalescence. C’est ce qui s’est produit. Mais quelques heures après son arrivée à l’urgence, il s’est effondré dans la salle d’attente.

    “Personnellement si j’avais su qu’il serait ici jusqu’à ce qu’il tombe, je ne l’aurais même pas amené à l’hôpital, car c’est pas l’hôpital qui va sauver des vies”, se décourage Mohammed Tom.

    Au moins trois personnes sont mortes à l’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick en attendant des soins, ces derniers mois au Nouveau-Brunswick. “Est-ce qu’on doit patienter jusqu’à ce qu’on décède ?”, s’offusque Oussama Abbes, lui aussi rencontré devant l’Hôpital de Moncton. Il se demande combien de morts il faudra, encore, pour que les gouvernements soient aussi indignés qu’eux.

    « Ça s’appelle l’urgence. Sinon, il faut enlever l’enseigne et mettre un autre nom. »
     Une citation de Oussama Abbes

    Le défunt, qui avait survécu à une greffe de rein, était d’ailleurs inquiet de voir les autres décès aux urgences, Mohammed Tom se souvient d’avoir eu cette conversation avec lui. “Même pas deux mois, lui-même vient de subir la même conséquence”, se désole-t-il maintenant.

    “C’est trop. Une urgence, c’est quelque chose qu’on traite immédiatement”, poursuit M. Tom. “On ne peut pas te garder pendant 9 heures, 10 heures, 11 heures, et puis jusqu’à ce que tu vas mourir. Nous voulons un changement. Nous voulons que le système soit revu.”


    Younous Bichara (à l’avant) et d’autres manifestants, samedi près de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Ce que je souhaite, c’est que le système change. Il s’agit de vies”, déclare Younous Bichara.

    Plusieurs des manifestants rencontrés ont exprimé l’idée que la situation est dysfonctionnelle et que les gens ne savent plus où aller chercher de l’aide. “Il n’y a pas d’options. Même si tu évites l’urgence, tu pars à la clinique, on te renvoie à l’urgence. Tu viens à l’urgence, c’est 12 heures ”, relate M. Bichara. “Pour venir à l’urgence, il faut te [libérer], il faut prendre une journée.”

    « Il s’agit d’une vie. L’urgence, c’est un endroit où on vient pour être sauvé, pas un endroit où on vient pour s’assoir. »
     Une citation de Younous Bichara

    Pour ces Néo-Canadiens, les troubles du système de santé canadien, un “pays développé”, rappellent-ils, sont incompréhensibles.

    La santé, plus grande déception
    “Je suis venu étudiant international ici. J’ai aimé ce pays, et là je travaille. Tout est bon ! Sauf le système sanitaire. C’est là où on rencontre les plus grandes déceptions. Même chez nous, le système de santé, peut-être que c’est difficile. Mais au moins, on te prend en charge”, déplore Younous Bichara, qui est originaire du Tchad.

    “C’est comme vraiment décevant. Décevant pour un immigrant qui vient et qui voit des choses comme ça au Canada”, mentionne Mohammed Tom, citoyen canadien arrivé du Ghana il y a plus de 7 ans. “C’est très difficile d’expliquer ça en Afrique.”


    Oussama Abbes, samedi, entouré de manifestants à proximité de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Je viens de la Tunisie”, dit Oussama Abbes. “À ma famille, je leur ai dit que j’ai attendu à l’urgence 7 heures. Ils ne me croient pas. Ils me disent : non, t’es pas au Canada, t’es peut-être dans un autre pays, ou bien tu blagues. Non ! Je leur dis : je suis au Canada et c’est ça la réalité. Je dis ça avec, vraiment… mal au coeur.”

    Visiblement bouleversé par ce décès à l’urgence, M. Tom souligne la mort d’un homme cette semaine dans une toilette devant l’hôtel de ville de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935395/sans-abri-moncton-toilette-froid-plan-hiver

    Il se demande si les gouvernements se préoccupent de tous ces gens. “Apparemment, personne ne pense à personne. Surtout quand il s’agit du système de santé ou du développement social, les gens sont laissés à la merci de la nature”, dit-il. “C’est des êtres humains !”
    « Où sont-ils quand les personnes crèvent dans la salle d’attente ? »
    Une citation de Mohammed Tom

    Oussama Abbes ne connaissait pas personnellement le défunt. Il dit être venu “par solidarité”, car la situation l’a interpellé.

    Des solutions aux problèmes de main-d’oeuvre
    Il explique avoir lui-même avoir eu des mésaventures à l’urgence du CHU

     Dumont après y avoir amené son enfant, après que l’école lui eut téléphoné pour lui dire qu’il s’était blessé à la tête en faisant du sport. “By the way, c’est le même système. On est ici devant l’hôpital anglophone, mais c’est la même réalité à l’hôpital français”, lance M. Abbes.

    “Les médecins, ils sont là”, croit M. Abbes. “Il y a des médecins qui ont conduit des taxis pendant longtemps. Ils ont désespéré, ils ont quitté par la suite, ils sont allés à Montréal, ils sont allés dans d’autres provinces, même dans d’autres pays.”

    “Pourquoi ils ne les recrutent pas ? Pourquoi ils ne leur donnent pas la chance d’aider les personnes et les citoyens qui sont en train de mourir maintenant dans nos hôpitaux du Nouveau-Brunswick ?”, demande-t-il.

    M. Abbes dit que ces drames causent de l’inquiétude tant chez les Canadiens d’origine que chez ceux d’adoption. Les gens doutent de leur système de santé, déplore-t-il, et ne savent pas s’ils vont avoir de l’aide.

    Triage “ approprié ”, dit le réseau de santé
    Cette semaine, le réseau de santé Horizon avait confirmé un décès à l’urgence de l’Hôpital de Moncton.


    L’Hôpital de Moncton (archives) - Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc
    Selon le Dr Serge Melanson, chef des services cliniques des urgences du réseau de santé Horizon, le triage avait été effectué de façon “appropriée”, le patient avait été “surveillé par le personnel” et il avait passé des examens préliminaires. Toutefois, l’urgence débordait, précisait-on.

    En juillet, un homme âgé avait été retrouvé mort dans la salle d’attente de l’hôpital Chalmers, à Fredericton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1897838/deces-patient-mort-hopital-everett-chalmers-fredericton Un mois plus tard, un autre patient en attente de soins était mort à l’urgence de l’Hôpital de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick

    #urgence #santé #hôpital #santé_publique #canada

  • Hervérifie - Suppression des lits à l’hôpital : vrai ou faux ?
    https://www.facebook.com/herverifie2.0/posts/pfbid0XszaAYi3KkvcWsM5s8twVTshdFKuoVUVvwA3Voxef3gFj3taTZAg51MozTbkgoVdl

    Eh bé oui mais non, en fait même le discours « de gauche » sur « oui les méchants gouvernements ont supprimé plein de lits » n’est pas aussi vrai que ça. Ya aussi des raisons médicales très normales.

    (Et encore une fois c’est pas redit là mais il ne devrait PAS y avoir besoin de plus de lits pour des choses qu’on sait parfaitement prévenir ou guérir en amont, sans passer par la case réanimation proche de la mort à l’hôpital, personne ne devrait avoir à atteindre ce stade quand on a les cartes pour s’en sortir avant.)

    🧠 Comme promis, 1000 abonnés sur la nouvelle page, une publi… Avec un argument que l’on entend tous les jours depuis deux ans.
    ⚠️ Préambule :
    ❶ Je ne suis pas chirurgien, anesthésiste ou plombier. Donc les exemples que je donne sont ceux de ma pratique quotidienne, avec les limites que cela implique. Je ne doute pas qu’un spécialiste de tel ou tel domaine y trouvera à redire, et je me mettrai à jour avec lui avec plaisir 👍
    ➜ Au demeurant, l’idée générale reste là.
    ❷ Les chiffres sont ceux d’un article de la DREES. Comme je suis un psychopathe et que je voulais vérifier moi-même (et avoir le détail des lits ambu par secteur), j’ai téléchargé leur base de données. Et puis j’ai déchiffré le truc comme j’ai pu. C’est chaud. Et avant 2013, cela relève de l’exploit (enfin c’est un métier quoi). Bref, j’y ai passé la journée, et je n’ai pas appris grand chose d’intéressant à part les chiffres de réa, pour une prochaine infographie.
    ➜ On s’en fout, qu’on parle de +1000 ou -2000 lits par ci par là, les ordres de grandeur et surtout le raisonnement demeurent.
    ❸ J’ai écrit tout ça d’une traite comme toujours, donc voilu 🥸
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    1️⃣ C’est vrai.
    ■ Ont été supprimés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 34 000 lits d’hospit. complète court séjour
    □ ∼ 49 000 lits d’hospit. complète long séjour
    ➜ La vache, c’est scandaleux, et ça continue malgré la COVID, alors qu’on a tellement besoin de lits !
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    2️⃣ C’est faux.
    ■ Ont été créés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 30 000 lits d’hospit. partielle (ambulatoire)
    □ ∼ 13 000 lits d’hospit. complète moyen séjour
    □ ∼ 10 000 « lits » d’hospit. à domicile
    □ ∼ 100 000 places d’EHPAD (parfois médicalisées)
    ➜ Ah. D’un coup ça change un peu tout en fait. Comprends plus rien là.
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    3️⃣ C’est normal, c’est plus compliqué que ça.
    📎 La demande de soins :
    ○ La population française augmente (nous sommes de vrais petis lapins n’est-ce pas).
    ○ La population française vieillit (OK boomer, ce n’est pas juste une expression : les enfants du baby-boom arrivent massivement à la retraite, et la pyramide des âges ressemble de moins en moins à une pyramide).
    ○ L’espérance de vie augmente constamment (bon, elle a pris un coup derrière la cafetière en 2020, mais globalement elle augmente) [2].
    ○ Les vieux, ça tombe malade. Et ça tombe tout court d’ailleurs. Bref, dans les deux cas, ça se finit à l’hôpital.
    ➜ Donc on a plus de malades, ok. Donc il faut plus de lits non ? Pas forcément.
    📎 La médecine :
    ◉ Les techniques chirurgicales évoluent :
    ○ Quand je suis arrivé à la fin des années 1990, la coelioscopie était relativement rare, on ouvrait tout ce qui bougeait, et on retirait tout ce qui passait. Je plaisante, mais par exemple en chir pédiatrique il était courant de faire une appendicectomie « de principe » quand on ouvrait l’abdomen d’un enfant pour une autre raison.
    ○ Aujourd’hui la coelioscopie est la première intention quand elle est possible, et elle l’est de plus en plus souvent. On pratique les hysterectomie par voie basse (on accouche l’utérus, littéralement), etc. Les suites opératoires sont beaucoup plus simples, il y a beaucoup moins de complications, le séjour est raccourci.
    Etc.
    ◉ Les techniques anesthésiques évoluent :
    ○ L’objectif est par exemple d’éviter les anesthésies générales, dans la mesure du possible, et de les remplacer par des procédures moins risquées, plus simples (rachianesthésie, bloc à la racine d’un membre, anesthésie locale), qui occasionnent moins de complications, des suites plus simples et surtout beaucoup plus courtes.
    Etc.
    ◉ Les recommandations évoluent :
    ○ Quand j’était petit, trouver un appendice en place dans une classe de 6e relevait de l’exploit, aujourd’hui la chirurgie est parfois évitée par une antibiothérapie [3].
    Etc.
    ◉ La vaccination progresse (germes, et couverture) :
    ○ En 2e année, on m’enseignait que l’épiglottite de l’enfant était une urgence absolue, que des gamins allaient me claquer dans les pattes aux urgences… 2 ans plus tard, je me pointe aux urgences ped… Et 25 ans plus tard, je n’ai toujours jamais vu d’épiglottite. Le vaccin contre Haemophilus influenzae B (celui que l’on fait à vos enfants) était passé par là et avait quasiment éradiqué cette saloperie en 2 ans. Vaccinez vos gosses, merci pour eux.
    ○ Je n’ai jamais vu de rougeole de ma vie. Je touche du bois. La génération qui m’a précédé ne peut pas en dire autant.
    ○ Quand tous les ados seront vaccinés contre le papillomavirus (filles ET garçons !), nous pourrons dire adieu au cancer du col de l’utérus, qui tue plus de 1000* femmes par an (une toutes les 8h en gros…) et en envoie trois fois plus en chirurgie et en oncologie…
    Etc.
    ◉ L’imagerie progresse :
    ○ Plus on repère une tumeur à un stade précoce, plus on a de chances de pouvoir la traiter ou l’extraire avant qu’elle n’ait pu envahir les tissus adjacents ou pire, métastaser. Exit dans ce cas les chirurgies délabrantes nécessitant des semaines d’hospitalisation et sources de complications lourdes, exit dans ce cas la chimiothérapie et/ou la radiothérapie et toutes les joyeusetés que cela implique…
    ○ IRM cardiaque, écho-dobutamine (…) permettent de dépister les coronaropathies de façon bien plus efficace, réduisant d’autant le risque de voir un infarctus bloquer un lit de réa pendant une semaine, puis un lit de moyen séjour pendant 4 semaines.
    ○ Idem pour les AVC avec les progrès de l’imagerie cérébrale.
    Etc.
    ◉ Le matériel évolue :
    ○ La bétadine a été peu à peu totalement supplantée par les solutions hydro-alcooliques dans les blocs, plus efficaces, plus pratiques (et finies les allergies cutanées des soignants). Un soignant peut se laver les mains n’importe où, sans point d’eau…
    ○ Ces évolutions ont favorisé l’essor de l’hospitalisation à domicile, par exemple… (fin de vies, maladies chroniques…) Et ça fait autant moins de monde à l’hôpital.
    Etc.
    ◉ Les traitements évoluent :
    ○ Aujourd’hui, beaucoup de femmes ayant été opérées d’un cancer du sein suivent une chimiothérapie pendant plusieurs mois ou années qui consiste à prendre quelques comprimés tous les jours. Chez elles. En vivant leur vie normalement.
    ○ Des patients autrefois traités par plusieurs injections d’insuline par jour n’ont aujourd’hui besoin que d’une injection de BIIIIP (pas de pub) par semaine, avec des résultats parfois spectaculaires.
    ○ Certaines molécules ont révolutionné la qualité de vie des patients atteints de spondylarthropathie, avec d’hospitalisations en rhumato et de dizaines d’heures de kiné en moins.
    ○ Les nouveaux traitements antiviraux permettent de contenir les hépatites B, évitant ou retardant autant de cancers du foie (qui requierent foultitude d’hospits, sans parler de la greffe et de ses suites…).
    Etc.
    ➜ En gros on soigne mieux les gens, plus vite, et plus tôt. Donc on a moins souvent besoin de les coller dans un lit pendant 1 mois.
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    4️⃣ Bon, bref…
    ■ Vous l’aurez compris, la médecine de 2022 (2019 dans cette infographie) n’est plus celle de 2003, qui n’était plus celle de 1980, etc.
    □ On opère moins les appendocs, on ne reste plus 7 jours à la mater après un accouchement simple (ou même une césar), on ne retire plus un sein à toutes les femmes qui ont un diagnostic de cancer du sein, certaines chirurgies se font dans la journée, et vous rentrez chez vous à 17h (…)
    □ Moins un patient reste à l’hôpital, moins il court le risque de contracter une infection nosocomiale, qui rallongerait encore son séjour.
    ➜ De plus en plus de patients relèvent de l’hospitalisation ambulatoire (on ne dort pas à l’hôpital), de l’hospitalisation à domicile, voire de plus d’hospitalisation du tout. Cela porte même un nom, le « virage ambulatoire ».
    ■ Illustration avec la durée moyenne de séjour en hospitalisation courte :
    □ 1980 : supérieure à 10 jours
    □ 2019 : inférieure à 6 jours [4]
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    4️⃣ Purée, c’est long ! Et les lits alors ? Ma lecture de ces chiffres est la suivante :
    ■ Les lits de court séjour ont diminué (↘︎ 34 000)
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin de dormir à l’hôpital : ils relèvent de lits ambulatoires (↗︎ 30 000 lits).
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin d’être hospitalisés : ils relèvent d’un traitement médical simple, ou d’une hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    ■ Les lits de long séjour ont diminué (↘︎ 49 000)
    □ Parce que certains patients relèvent désormais du moyen séjour, plus court (↗︎ 13 000 lits)
    □ Parce que certains peuvent désormais rester chez eux en hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    □ Et enfin parce que 100 000 places ont été crées en EHPAD (↗︎ 100 000 places) [5,6].
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    5️⃣ Si vous voulez un VRAI scandale, Steph Curry est actuellement 10e (DIXIEME PUT1 !!!) dans la course au MVP, alors qu’il est à plus de 32PPG, 7APG, 6RPG et surtout à 90/53/45, le tout à 35 ans… MAIS NOM DE DIEU !!! [7]
    [1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/.../Vue%20d...
    [2] https://www.nature.com/articles/s41562-022-01450-3.pdf
    [3] https://www.fmcgastro.org/.../appendicite-aigue...
    [4] https://www.irdes.fr/.../nombre-de-lits-journees-et...
    [5] https://www.senat.fr/questions/base/2003/qSEQ030909077.html
    [6] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-01/Fiche%2017%20-%20Les%20établissements%20d’hébergement%2
    [7] https://www.statmuse.com/nba/player/stephen-curry-787

    #statistique #santé #hôpital #hospitalisation #lits

  • L’instant même où le regard devient notre bel aujourd’hui

    Peinture et visuel, point de vue et image, décrire et mettre en mots « Décrire une image consiste à la mettre en mots, et puisque ces mots ont leur histoire et leur vie propre, qu’ils pensent avec et contre nous mais le plus souvent derrière notre dos et sans nous, c’est dans cette opération apparemment transparente que s’immisce la catégorisation qui, par la suite, contraint la lecture ».

    Palais communal de Sienne, des peintures se déployant sur trois murs, Ambrogio Lorenzetti, tout simplement un lieu.

    note sur : Patrick Boucheron : Conjurer la peur
    Sienne, 1338
    Essai sur la force politique des images

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/12/13/linstant-meme-ou-le-regard-devient-notre-bel-a

    #histoire #image #peur

  • Des pierres sur des pierres, des traces comme empreintes de la mémoire

    « Le livre des Passages de Walter Benjamin est un grand livre ruiné. Les notes qui le composent sont comme les décombres d’un édifice jamais construit mais toujours en chantier, encore en devenir mais déjà éventré »

    Le premier texte regarde donc du coté de Walter Benjamin, la trace et l’aura, les passages couverts, « des maisons ou des corridors qui n’ont pas de coté extérieur – comme le rêve », les fragments, le pollen d’autres pensées, l’opposition benjamienne « trace/aura », les petites déchirures et les menus arrangements, l’histoire à rebrousse-poil. Patrick Boucheron choisit le terme « ruban » pour ce qui empaquette le tas de textes rassemblés. Il insiste : « lire et relire, relire et lier »

    note sur : Patrick Boucheron : Faire profession d’historien

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/07/10/des-pierres-sur-des-pierres-des-traces-comme-e

    #histoire

  • Politiques de gentrification

    Quelles relations existe-t-il entre politiques publiques et processus de gentrification dans les villes contemporaines ? Plutôt qu’à l’analyse des effets de politiques ou de projets urbains sur le peuplement d’espaces populaires, ce dossier thématique s’attache à une analyse de la gentrification (qu’elle soit résidentielle, commerciale, touristique, productive…) comme stratégie de politique urbaine. Les six textes qui le composent analysent plusieurs projets de #reconversion d’anciens espaces industriels et ouvriers, des politiques de régulation d’un marché populaire, des projets de street art ou encore un projet d’équipement conjuguant pratique du culte et activités culturelles. Ces dispositifs d’action publique apparaissent comme autant de constructions sociales situées, singulières à plusieurs titres et non dénuées d’ambiguïtés, mais qui gagnent néanmoins à être pensées ensemble, dès lors que chacun participe à des stratégies locales de gentrification. En ce sens, ces textes confortent à nos yeux la pertinence analytique de la catégorie de « politique de gentrification », définie comme une configuration d’action publique qui entend répondre à des problèmes politiques associés à des espaces populaires par un répertoire de projets y créant de facto des conditions favorables au déploiement de processus de gentrification.

    https://journals.openedition.org/metropoles/8864

    #revue #gentrification #urban_matter #villes #urbanisme #TRUST #master_TRUST #Havre #Leipzig #Lille #Hambourg #campus_MIL #Montréal #Londres #street-art #art_de_rue #Bruxelles #Marseille #Institut_des_cultures_d'Islam

    • Sniff...

      «Ce document sera publié en ligne en texte intégral en novembre 2022»...

      plus que 3 jours et ils sont en retard...

    • De bons voisins

      A propos de Sylvie Tissot, De bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste (Raisons d’agir, 2011)

      Avec « De bons voisins ». Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste, Sylvie Tissot nous livre les résultats d’une enquête sur le South End de Boston commencée en 2004. Sur ce terrain, investi progressivement de manière à la fois ethnographique et sociohistorique, l’auteure s’attèle à comprendre les conditions de possibilité de l’émergence et de la légitimation d’une élite locale de propriétaires blancs et fortunés. La recherche s’inscrit dans les nombreux travaux portant sur la gentrification. Ce phénomène spatial et social est habituellement défini comme l’arrivée dans un quartier historiquement populaire de populations plus dotées économiquement (et plus proches aussi de la culture légitime).

      https://journals.openedition.org/sociologie/1323

  • Tunnelbruch am Alex zeigt: So verwundbar ist Berlins Infrastruktur
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/berlin-verkehr-kommentar-sperrung-u2-der-tunnelbruch-am-alex-zeigt-

    25.11.2022 von Peter Neumann - Nicht zum ersten Mal hat ein privates Bauprojekt öffentliche Anlagen beschädigt. Schon 2018 warnte die BVG vor „erheblichen Risiken“ für die U-Bahn.

    In der U2 nach #Pankow ist es leer geworden. Das hat seinen Grund. Fahrgäste müssen in den U-Bahnhöfen Klosterstraße und Senefelderplatz umsteigen. Weil der Pendelverkehr zwischen diesen Stationen nur alle 15 Minuten fahren kann, verlängert sich die Reisezeit spürbar. Kein Wunder, dass viele Menschen der #U2 den Rücken gekehrt haben – keine gute Nachricht für die Mobilitätswende.

    In der einst so stark frequentierten Ost-West-Linie lässt sich hautnah nachvollziehen, was passiert, wenn private Bauvorhaben öffentliche Infrastruktur beschädigen. Wenn Investitionsvorhaben, die einer begrenzten Zahl von Menschen nutzen, viele zehntausend Menschen im Alltag beeinträchtigen.
    Die Sohle des unterirdischen Bahnhofsbauwerks ist gerissen

    Denn so ist es an der U2. Im #U-Bahnhof #Alexanderplatz musste am 7. Oktober eines der beiden Gleise gesperrt werden, nachdem sich das unterirdische Bauwerk bewegt hatte. Sensoren hatten eine „Setzung“ registriert, die schließlich auf 3,6 Zentimeter angewachsen war. Die Sohle des Bahnhofsbauwerks ist gerissen, weitere Risse haben sich gebildet. Der Verursacher scheint klar zu sein: Das Immobilienunternehmen Covivio hat nebenan eine Grube ausgehoben, dort sollen zwei 130 Meter hohe Türme entstehen.

    „Das ist schon gravierend“: So ernst sind die Schäden im U-Bahn-Tunnel unterm Alexanderplatz

    Laut BVG wird es mindestens bis Februar #2023 dauern, bis die U2 wieder wie früher verkehren kann. Doch sicher ist selbst das noch nicht, die Senatsauskunft wirkt beunruhigend: „Inwiefern eine Bestandssanierung oder ein Teilneubau in Betracht kommt, kann derzeit noch nicht abschließend bewertet werden.“

    Es ist nicht das erste Mal, dass Fahrgäste der U2 unter privaten Bauprojekten leiden. So stellte die BVG 2012 den Betrieb am #Potsdamer_Platz anderthalb Monate lang ein. In die Baugrube der heutigen #Mall_of_Berlin am #Leipziger Platz war Grundwasser eingedrungen. Im November 2015 gab auf der Baustelle für das Motel One an der #Grunerstraße der Boden um sechs Zentimeter nach. Folge war ein Tempolimit.

    Sensoren im U-Bahn-Tunnel: Auch die Linien U5 und U8 werden überwacht

    Immer wieder haben die Fachleute der #BVG, die mit den Besonderheiten des sand- und wasserreichen Berliner Bodens vertraut sind, vor Risiken gewarnt. Das zeigt ein Brief, den die damalige BVG-Chefin Sigrid Nikutta am 6. März 2018 der damaligen Bausenatorin Katrin Lompscher schickte. Das brisante Schreiben liegt der Berliner Zeitung vor.
    BVG befürchtete, dass #Grundwasser bis zu 17 U-Bahnhöfe flutet

    Das Unternehmen sei „hinsichtlich des geplanten Bauvorhabens sehr in Sorge“, schrieb Nikutta. Das Projekt sei mit „erheblichen Risiken für die Anlagen der BVG und damit den ungestörten Betrieb der U-Bahn“ behaftet. Gutachter würden eine Tunnelsetzung um 1,6 Zentimeter erwarten, anderswo gemachte Erfahrungen ließen aber fünf Zentimeter befürchten. Sollte es zu Schäden und unkontrollierbaren Grundwassereintritten kommen, sei zu befürchten, dass bis zu 17 U-Bahnhöfe geflutet und der Betrieb mehrere Jahre beeinträchtigt werden könnte. „Aus den dargelegten Gründen können wir als BVG den Bau dieses Hochhauses nicht befürworten“, so Nikutta.

    Was diesen Brief so beunruhigend macht, ist der Umstand, dass es um ein Vorhaben geht, für das die Arbeiten noch gar nicht begonnen haben. Im östlichen Bereich des Alexanderplatzes will der amerikanische Investor Hines ein 150 Meter hohes Gebäude errichten, auf einem Fundamentblock, der nur für ein 40 Meter hohes Bauwerk geplant worden war. Direkt darunter verläuft die U5.

    Schon die Bebauungspläne müssen Vorkehrungen fordern

    Zwar schloss die BVG eine nachbarschaftliche Vereinbarung ab, in der Hines zusagt, den Tunnel für 30 Millionen Euro mit einer Innenschale zu verstärken. Dazu hatte der Senat die BVG schon 2014 angehalten – doch das Landesunternehmen zeigte sich skeptisch. Erst Jahre später unterschrieb die BVG.

    Sensoren überwachen nun die U5 und die U8 in diesem Bereich. Die U8 könnte auch von einem anderen geplanten Bauprojekt betroffen sein: Der Investor Signa will das Karstadt-Ensemble am #Hermannplatz umbauen.

    Eines ist klar: Auch der Senat und die Bezirke müssen sich dafür einsetzen, dass öffentliche Infrastruktur nicht durch private Vorhaben beeinträchtigt wird. Nicht überall bekennen sich Investoren mit dem Abschluss nachbarschaftlicher Vereinbarungen zu ihrer Verantwortung. Deshalb ist es zwingend geboten, solche Verträge bereits in den Bebauungsplänen zu fordern. Das Debakel am Alexanderplatz zeigt, wie verwundbar das Berliner Verkehrssystem ist.

    #Berlin #Mitte #Privatisierung #ÖPNV #U-Bahn

  • De la « tricoteuse » à la « pétroleuse » ou les figures répulsives de la « femme publique »

    L’image de la pétroleuse s’impose au lecteur : d’abord intéressé par l’histoire de la Commune, le regard du spectateur est aussitôt détourné du côté de l’excès par les caricatures qui immédiatement recouvrent l’événement. La représentation de la pétroleuse choque l’imagination et permet d’occulter, par substitution, les pratiques publiques de femmes, nombreuses, différemment engagées dans ce moment d’exceptionnelle agitation que fut la Commune de Paris. Le mot, bientôt le mythe, concentre, à lui seul, l’ensemble des rejets provoqués par « l’utopie » communarde : l’exaltation, la violence, l’hystérie, le tout figure l’inadmissible, l’acte qui n’aurait pas dû être. L’opprobre est général et touche directement les communards. Pourraient-ils accéder au statut de sujets de l’histoire de France ? Devenir des défenseurs de la République ? L’idée même affole les hommes d’ordre qui, au lendemain de la Semaine sanglante, cherchent à évacuer du passé politique la subversion parisienne ; en aucune manière, elle ne doit s’inscrire dans la mémoire collective comme moment fondateur de la IIIe République. « On assista pendant quelques semaines à Versailles à un extraordinaire déchaînement d’hystérie, soigneusement alimenté par une certaine presse, Le Figaro, LeGaulois, les feuilles monarchistes. De grands écrivains y cédèrent (…), George Sand (…), Flaubert, Zola, comme tant de républicains étaient partagés : la Commune ne venait-elle pas de compromettre la si fragile république ? Déchiré, un Michelet avait ce cri douloureux : quand on s’est appelé la Commune, on n’en détruit pas le vivant symbole. »1 Charles Seignobos, historien républicain s’il en est, à la source des méthodes modernes de la recherche historique, participe à cette mise à l’écart : la Commune de Paris n’est pas analysée en tant qu’événement politique, elle est immédiatement présentée comme un produit étranger, une aberration. Soutenue par la tendance socialiste, marquée par l’influence allemande, elle « resta une assemblée insurrectionnelle regardée en France comme un ramassis d’aventuriers, sans caractère politique ; ses partisans qui s’appelaient eux-mêmes Fédérés restèrent connus sous le nom de Communards. Ils ne furent même pas reconnus comme belligérants »2. La redoutable efficacité du silence permet, à coup sûr, d’effacer toute trace des combats politiques de ceux dont on dénie le rôle historique. Quant à leurs femmes, il est préférable de n’en rien dire pour ne pas risquer l’amalgame entre ces êtres proches de l’animalité et les autres femmes : « Passons sous silence les exploits des pétroleuses, et disons avec Alexandre Dumas fils qu’il vaut mieux ne point parler de ces femelles par respect pour les femmes, à qui elles ressemblent – quand elles sont mortes ! »
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/02/23/michele-riot-sarcey-de-la-tricoteuse-a-la-petr

    #féminisme #histoire

  • C’est parti pour un 4e jour de grève à la clinique Floréal de Bagnolet :

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Mise à jour du vendredi 25 novembre 2022

    Ce matin, ce sont pas moins de 40 salarié·es grévistes qui ont été réquisitionné·es sur 4 jours à la clinique Floréal de Bagnolet ! Après l’épisode de la contre offensive de l’État dans le secteur des carburants de cet automne, la stratégie pour s’opposer au droit de grève par la réquisition semble se généraliser.

    D’après ce qui a été recensé par les salarié·es, ces réquisitions ne sont pas du tout organisées pour répondre aux nécessités du maintien des urgences. Elles sont bien souvent incohérentes du point de vue de la logique de l’organisation classique du travail. Sur certains secteurs les agents sont en sureffectifs, dans d’autres cas, les effectifs ne permettent pas un fonctionnement normal. L’objectif est clairement de casser le mouvement de grève.

    Contrairement à ce qui avait été annoncé hier, il n’y aura pas de fermeture de la clinique ce week-end.

    Les grévistes ont obtenu un rendez-vous pour une négociation ce jour même à 15 heures.

    Suite au courrier envoyée par la fédération CGT des hôpitaux privés à la direction du groupe Almaviva, faisant état d’irrégularités constatées sur les fiches de paie (sur-cotisation sur la prévoyance et non versement de la prime d’urgence), la direction de la clinique Floréal de Bagnolet, a fait savoir aux salarié·es qu’un rectificatif serait effectué pour se mettre en conformité. Les salarié·es sont en droit d’obtenir un versement avec effet rétroactif sur 3 mois.

    Les médecins, qui ne sont pas salariés car la plupart exercent en libéral dans la clinique, ont affirmé leur solidarité avec les salarié·es grévistes.

    Après plus de trois heures de négociation, la délégation expose aux grévistes l’essentiel des propositions de la direction :

    Application de l’avenant 32 (qui est une obligation)
    Mise en place d’une prime de flexibilité
    Mise en place d’une prime de participation
    Mise en place d’une hypothétique révision de la grille des salaires

    Les primes, par définition, ne sont nullement pérennes.La participation est obligatoirement liée à un résultat positif sur le compte d’exploitation, or tout porte à penser qu’il ne le sera pas à la clinique Floréal, notamment en raison des nécessité d’investissements.

    La demande d’une revalorisation salariale de 200 € n’est absolument pas prise en compte. Les salarié·es présent·es votent à l’unanimité la poursuite de la grève. Les autres salarié·es seront contactés dans la soirée pour les consulter afin de confirme ou d’infirmer ce vote.

    A suivre !
    Tract_25_novembre_2022Télécharger

    #revendications_salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement_social #Clinique_Floréal_Bagnolet #groupe_Almaviva_Santé #réquisitions

  • Les représentations de l’esclavage dans le reggae

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/11/les-representations-de-lesclavage-dans.html

    "En 1494, Christophe Colomb débarque dans ce qui est aujourd’hui la Jamaïque. Les populations autochtones – Arawak ou Taïnos - sont rapidement exterminées. Les Espagnols sont chassés par les Britanniques 1655. Une société esclavagiste basée sur la culture de la canne à sucre se met en place, un système d’exploitation particulièrement dur dans lequel l’espérance de vie moyenne est de 8 ans. Cette mortalité implique un approvisionnement constant en esclaves africains. Entre le XV° et le XIX° siècles, la Jamaïque devient une des principales têtes de pont de la traite négrière atlantique. Environ 1M d’esclaves y auraient été débarqués, faisant de l’île une des colonies de plantation les plus lucratives des Caraïbes. Dans « Columbus ghost », le dub poet Mutabaruka convoque le fantôme de Colomb, dépeint comme une créature cynique et détestable. On perçoit en arrière-plan des bruits de houle et le grincement du bateau."

  • Inflation: Dieser Bioladen in Berlin-Wedding hat ein Rezept gegen Geschäftssterben
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/nach-corona-rekordgeschaeft-berliner-bioladen-schreckt-nicht-vor-de

    25.11.2022 von Silvia Benetti - Anders als viele Geschäfte ihrer Branche hat Martina Marggraf mit ihrem Bioladen im Weddinger Sprengelkiez keine Umsatzeinbußen wegen der Inflation. Langfristig ist sie jedoch misstrauisch. 

    Pralle Tomaten, leuchtend gelbe Paprika und riesige Salatköpfe prunken auf dem Tisch im Eingangsbereich, es duftet nach Kaffee und frischen Brötchen. Martina Marggraf, 37 Jahre alt und Mutter von drei Kindern, führt seit 2011 den Bioladen in der Tegeler Straße unweit des Leopoldplatzes.

    Neben frischen Lebensmitteln verkauft Martina auch Bio-Hygieneartikel sowie ökologische Kinderkleidung. Dazu betreibt sie in den Räumlichkeiten ein Café. In der Sitzecke mit einladenden Holztischen können Kunden ein Franzbrötchen oder ein Stück Quiche essen und bei einem Cappuccino oder Tee entspannen. Die Backwaren stammen aus der Bäckerei eines befreundeten Konditors in Kreuzberg.

    „Du hast hier eine Familie, du bist bekannt“

    „Viele Kunden haben hier einen Anlaufpunkt im Kiez“, sagt Marggraf der Berliner Zeitung. Das erklärte offenbar auch, warum der aktuelle Umsatz zwar unter den Rekorden der Corona-Zeit liege, dennoch im Vergleich zu 2019 nicht zurückgegangen sei. Während der Lockdowns 2020 und 2021 sei der Bioladen für viele ein Zufluchtsort gewesen, behauptet die Geschäftsfrau; einer der wenigen Orte, in dem sie Kaffee zum Mitnehmen bekommen und ein paar freundliche Worte hätten mit anderen Menschen wechseln können. Damals habe sie angefangen, das Café auch am Sonntag zu öffnen, was für einen hohen Zulauf gesorgt habe. Zwar durften die Kunden die Backwaren und den Kaffee nur mitnehmen, trotzdem sei der Zulauf außerordentlich gewesen.

    Auch nach dem Ende der Pandemie, so Marggraf, hielten die Kunden dem Kiezladen die Treue. Zwar hamstere jetzt niemand mehr Mehl, Hefe und Toilettenpapier, dennoch könne von Umsatzeinbrüchen nicht die Rede sein. Ohnehin sei in den Jahren eine vielfältige Stammkundschaft entstanden, die sowohl Fernsehstars und Spitzenpolitiker als auch Normalverdiener und Hartz-IV-Empfänger umfasst. „Wir haben Leute, die täglich kommen und frisch einkaufen. Gerade bei Obst und Gemüse haben wir viel Durchlauf, weil man bei uns auch drei Champignons mitnehmen kann. Wir haben also Großfamilien, aber auch Singles. Und alle schätzen das.“ Das würden zwar auch Bioketten versuchen, doch so gemütlich und persönlich sei es dort nicht. „Du hast hier eine Familie, du bist bekannt“, sagt die Unternehmerin.
    Energiekosten hat Marggraf noch nicht weitergegeben

    Ein weiterer Pluspunkt für ihren Bioladen sei aus ihrer Sicht die Preispolitik. „Was mir wichtig war, als ich eröffnet habe, und was ich auch geschafft habe, ist, dass jeder sich das leisten kann.“ Aus diesem Grund liegt der Preis für einen normalen Kaffee unverändert bei 2,20 Euro, ein Cappuccino kostet 2,60 Euro. Da die Gewinnmarge beim Kaffee höher sei, so Marggraf, mache sie trotzdem keinen Verlust. Bei anderen Produkten habe sie dagegen die Preise anpassen müssen. Backwaren etwa seien wegen der stark gestiegenen Energiekosten 20 bis 25 Prozent teurer geworden. Anders als die Ketten, die oft bestimmte Produkte unter dem Einkaufspreis verkaufen, um Kundschaft zu locken, hielte sie sich immer an die unverbindliche Preisempfehlung.

    Auch ihr deutscher Bekleidungslieferant habe die Preise erhöht, da die Rohstoffe Wolle und Seide sich verteuert haben. Kostete ein Schlafsack letztes Jahr 90 Euro, seien es jetzt 115 Euro. Die Textilunternehmen aus Skandinavien verzichteten dagegen auf die Preiserhöhungen. Bei den Hygieneartikeln seien Preisveränderungen mit der Ausnahme von Toilettenpapier ebenfalls ausgeblieben.

    Unwesentlich teurer als 2021 gibt es im Bioladen auch Obst und Gemüse, das Martina Marggraf von Bauern aus der Region bezieht und günstiger als die Bioketten wie etwa Bio Company und Denns anbietet. „Wir haben zum Beispiel eine 50-Prozent-Kiste für Obst und Gemüse, das auch am nächsten Tag noch in Ordnung ist“, sagt Martina. Ihr Fokus liege dabei auf frischer und hochwertiger Ware, mehr als auf Gewinn. Auch sei es ihr wichtig, ihre wenigen Mitarbeiter fair zu bezahlen. Die gestiegenen Energiekosten für das Geschäft – der Stromabschlag habe sich beispielsweise im Vergleich zu den letzten Jahren verdoppelt – habe sie noch nicht an die Kunden weitergegeben. Möglicherweise sei das aber demnächst notwendig. Die Frage, ob Bioläden die hohe Inflation überleben werden, bejaht sie. „Die Leute werden weiter auf Qualität achten. Sie sind bereit, weniger zu kaufen, dafür hochwertiger.“

    „Der Kiezladen wird aussterben“

    Hört man Martina Marggraf zu, möchte man meinen, dass sie ein wirksames Rezept gegen das Geschäftesterben in den Innenstädten gefunden hat: eine familiäre Atmosphäre, hohe Qualität und faire Preise. Sie habe es geschafft, sich mit dem Bioladen, dem Café und der Kinderkleidung gleich drei Standbeine aufzubauen, und mache alles auch elf Jahre nach der Eröffnung des Ladens sehr gerne, bestätigt die 37-Jährige.

    Jedoch machen die bisher guten Umsätze keinen wirtschaftlichen Erfolg aus. Ein solches Geschäft lohne sich schon jetzt kaum, sagt Martina, obwohl sie 80 Stunden pro Woche arbeite. Rote Zahlen schreibe sie zwar nicht, dennoch sei der Gewinn nach Abzug von Betriebskosten, Steuern und Abgaben im Verhältnis zu den Arbeitszeiten nicht der Rede wert. Denn zu den hohen Gewerbemieten kämen immer höhere private Lebenshaltungskosten und die Konkurrenz aus dem Internet. „Es werden sich immer weniger Leute finden, die bereit sind, für einen geringen Verdienst solche Arbeit zu machen. Du musst auch deine Miete zahlen können“, argumentiert die Gründerin.

    Aus diesen Gründen werden ihrer Meinung nach Geschäfte wie ihres langfristig nicht überleben. Dafür sei der Trend, online einzukaufen, viel zu ausgeprägt, und die Corona-Zeit habe ihn noch verstärkt, gibt die Geschäftsfrau zu. Sie stellt fest: „Jeder mag die Kiezläden, jeder geht gerne sonntags hier bummeln und kauft ein Brot oder einen Apfel. Aber das Meiste bestellen sie doch im Internet. Da klickt man zweimal, und der Lieferdienst kommt innerhalb von zehn Minuten. Alle sind auf Schnelligkeit.“

    Vorerst macht Martina Marggraf jedoch weiter. Eine Mutter mit ihrem Kleinkind betritt in der Zeit den Laden und grüßt freundlich, so wie jemand, der alte Bekannte trifft. Auch das Kleine lächelt. „Manchmal glaube ich, dass wir es schaffen“, sagt Marggraf zum Schluss etwas aufgemuntert. „Dass wir es schaffen, den Leuten zu vermitteln, nicht alles im Internet zu kaufen.“

    #Berlin #Wedding #Tegeler_Straße #Handel #Stadtentwicklung

  • Das Bürgergeld ist keine Überwindung von #HartzIV, sondern Etikettenschwindel.
    https://linke.social/@linksfraktion@social.linksfraktion.de/109403859158737940
    linksfraktion
    @linksfraktion@social.linksfraktion.de

    Gesine @gesine_loetzsch: Im Vermittlungsausschuss wurde das #Bürgergeld nicht verbessert, sondern verschlechtert. Das Bürgergeld ist keine Überwindung von #HartzIV, sondern Etikettenschwindel. DIE LINKE unterstützt die Forderung des @Paritaet​ischen nach 725 € #Regelsatz/Monat.

  • Armut per Gesetz
    https://linke.social/@petra_pau@social.linksfraktion.de/109403568285819925
    Petra Pau
    @petra_pau@social.linksfraktion.de

    Am 19. Dezember 2003 beschloss der Bundestag #HartzIV. @gesine_loetzsch und ich sagten damals, das ist Armut per Gesetz. @gesine_loetzsch spricht es aus: Der Kern des #Buergergeld es bleibt #HartzIV .
    RT @dieLinke: Soziale Sicherheit für alle. Dem #Bürgergeld das #HartzIV austreiben. Eine gemeinsame Erklärung zur heutigen Abstimmung im #Bundesrat zur Einführung des Bürgergeldes.

    https://www.die-linke.de/start/nachrichten/detail/soziale-sicherheit-fuer-alle-dem-buergergeld-das-hartz-iv-austreiben

  • Affaire Pannier-Runacher : la HATVP ne relève pas de « manquement », une enquête pour rien ?
    https://disclose.ngo/fr/article/affaire-pannier-runacher-hatvp-pas-manquement-enquete-pour-rien

    Dans un avis rendu une semaine après les révélations de Disclose, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a confirmé nos informations sur l’existence d’un « risque de conflits d’intérêts » entre la ministre de la transition énergétique et le groupe pétrolier Perenco. Pourtant, Agnès Pannier-Runacher conserve son titre sein du gouvernement. L’occasion de s’interroger sur l’impact de notre travail. Lire l’article

  • The Economist – Frozen Out – How the world is leaving Europe behind
    https://view.e.economist.com/?qs=706216167d7a949d1a8bf6762ff02aee5f6fad9c0f66eae10826eea83914a3

    Vladimir Putin, Russia’s president, is using energy as a weapon. Our data journalists set themselves a difficult question: how many people is this weapon likely to kill outside Ukraine? The answer they came up with was alarming. Although heatwaves get more press, cold temperatures are usually deadlier than hot ones. To estimate the relationship between energy costs and deaths, we built a statistical model that predicts how many people die per winter week in each of 226 European regions. This model found that a 10% rise in electricity prices is associated with a 0.6% increase in deaths, concentrated among the elderly and infirm. If the historical relationships between mortality, weather and energy costs continue to apply—which they may not, given how high current prices are—the death toll from the energy weapon could exceed the number of soldiers who have died so far in direct combat from bullets, shells, missiles and drones. It is one more reason why Ukraine’s fight against Russia is Europe’s, too. 
     
    Our data team’s work sets the scene for our cover this week. Europe faces a crisis of energy and geopolitics that will weaken it—and could threaten its global position. If you ask Europe’s friends around the world what they think of the old continent’s prospects they often respond with two emotions. One is admiration. In the struggle to help Ukraine and resist Russian aggression, Europe has displayed unity, grit and a principled willingness to bear enormous costs. But the second is alarm. A brutal economic squeeze will pose a test of Europe’s resilience in 2023 and beyond. There is a growing fear that the recasting of the global energy system, American economic populism and geopolitical rifts threaten the long-run competitiveness of all European countries, Britain included. The worry is not just about the continent’s prosperity; the health of the transatlantic alliance is at risk, too.

  • Berliner Arbeitslosenzentrum : Das Bürgergeld ist nur ein halber Fortschritt
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/interview-soziales-reform-berliner-arbeitslosenzentrum-das-buergerg

    La réforme du système Hartz IV contient quelques menus avantages pour les ayants-droit. Il sera rebâtisé en « Bürgergeld » et l’obligation première d’accepter n’importe quel travail sera adoucie. On ne sera plus obligé de vendre sa voiture, ce qui n’est pas un progrès car déjà maintenant tu peux la garder si ce n’est pas une caisse de luxe. Il y a encore d’autres petites avantages en comparaison avec le statut quo. Le problème de fond gravissime perdure : On te terrorise avec la menace constante de te couper les vives si tu ne coopères pas. Cette menace donne au système d’allocations sociales sa qualité de terrorisme d’état.

    Beaucoup d’ayants-droit n’en font pas la demande une fois qu’ils ont vécus le calvaire kafkaesque imposé par les mesures du « Amt ». Si tu ne trouves pas assez vite un plan pour échapper au pillonage des mortiers bureaucratiques, on te fera mijoter à petit feu jusqu’à ce que tu tombes sérieusement malade. On t’alimente et on te harcèle en même temps. La réforme reste pathogène.

    Ce sont des choses à savoir pour saisir le sens des informations transmises dans cette interview.

    24.11.2022 von Anne-Kattrin Palmer - Wochenlang haben die Parteien um das Bürgergeld gerungen. „Wir hätten uns eine weitergehende Reform gewünscht“, sagt Frank Steger vom Arbeitslosenzentrum.

    Der Streit um das Bürgergeld ist beigelegt, dennoch musste die Ampel-Koalition von vielen ihrer Pläne abweichen. Frank Steger ist Vorsitzender des Berliner Arbeitslosenzentrums (BALZ). Wir fragten ihn, wie die Debatte um das Bürgergeld an der Basis aufgenommen worden ist und was auf Leistungsempfänger zukommt.

    Herr Steger, wie ist der Stand beim Bürgergeld?

    Die Berater warten noch auf handfeste Fakten, weil es bislang nur die politische Debatte gab. Bislang fehlen die rechtlichen Details. Das werden Bundesrat und Bundestag nun nachliefern.

    Nun ist wochenlang um das Thema Bürgergeld gerungen worden. Es gab einen Vermittlungsausschuss und all das war begleitet von teils sehr unschönen Debatten. Wie haben Sie das empfunden?

    Wir, als Verein, der Menschen in Not berät und hilft, und auch die Betroffenen hätten sich eine durchaus weitergehende Reform gewünscht. Dass was die Ampel vorgelegt hat, haben wir als deutliche Verbesserung, aber nicht als eine Überwindung von Hartz IV angesehen. Die jüngste Debatte hat nun leider dazu geführt, dass wichtige Punkte in dem Ampelvorhaben verwässert wurden. Das finde ich tragisch. Ich habe kein Verständnis für die Union. Viele der haltlosen Argumente waren vorgeschoben. Es ging nur darum, politisch zu punkten.

    Viele haben die Debatte auch als gefährlich empfunden, auch weil Leistungsempfänger mit Geringverdienern verglichen worden waren. Leistung müsse sich lohnen und das sei mit dem neuen Bürgergeld nicht gegeben, argumentierte die Union. Wie kam das bei den Betroffenen an?

    Die Behauptung geht an der Realität vorbei. Wir wissen durch die Sozialforschung, dass es viele Menschen in unserem Land gibt, die einen Leistungsanspruch hätten, aber diesen gar nicht wahrnehmen. Das gilt insbesondere für die Menschen, die mit Leistungen der Jobcenter ein unzureichendes Arbeitsentgelt aufstocken. Studien nach sind dies 30 bis 50 Prozent. Viele sind zu stolz. Hinzu kommt ein Klima, in dem Bedürftige stigmatisiert werden. Die Debatte der Union hat dazu geführt, dass dieses Stigma verstärkt worden ist.

    Gekippt worden ist auch das Schonvermögen von 60.000 Euro, es ist auf 40.000 Euro reduziert worden, und dass Betroffene zwei Jahre lang nicht umziehen müssen, wenn sie Bürgergeld beziehen. Diese Karenzzeit gilt nur für ein Jahr. Was bedeutet das für Leistungsempfänger?

    Es wird Bedürftige mehr unter Druck setzen. Sie müssen sich eventuell bereits nach einem Jahr eine neue Wohnung suchen. Die Angst schwingt dann immer mit. In der Zeit können sie sich nicht vor allem darauf konzentrieren, einen neuen Job zu finden oder sich weiterzubilden. Und zum Schonvermögen: So viel Geld hat von den Leistungsberechtigten kaum jemand auf der hohen Kante – und wenn, dann Menschen, die jahrelang erwerbstätig waren und sich was aufgebaut haben. Diese langjährig hart arbeitenden Menschen, die die Union vermeintlich im Blick hatte, haben nun einen Tritt bekommen und werden, wenn sie ins Bürgergeld fallen, früh in Angst und Schrecken versetzt.

    Das, was die Leute jetzt umtreibt, sind die gegenwärtigen Probleme. Sie leiden unter der Inflation, den gestiegenen Lebensmittelpreisen und hohen Heiz- und Gaskosten.

    Wie erleben Sie das vor Ort, wenn Sie mit Betroffenen reden?

    Dass, was die Leute jetzt umtreibt, sind die gegenwärtigen Probleme. Sie leiden unter der Inflation, den gestiegenen Lebensmittelpreisen und hohen Heiz- und Gaskosten. Ihnen geht es um die Leistung. Die Regelsätze sind einfach nicht den Lebensumständen angepasst, auch die geplante Anhebung des Bürgergelds auf 502 Euro ist zu niedrig, weil die hohen Kosten derzeit alles auffressen. Viele Betroffene erleben auch die Jobcenter nicht als bürgerfreundlich. Da wäre die halbjährige Vertrauenszeit, in denen Menschen weniger Sanktionen erhalten, ein gutes Experiment gewesen, um Leistungsempfänger gezielter in langfristige Jobs zu vermitteln. Auch etliche Jobcenter-Leitungen waren an der Vertrauenszeit interessiert.

    Die Ampel wollte dies, nannte es einen Kulturwandel in der Behörde. Kann davon keine Rede mehr sein?

    Mit den Änderungen am ursprünglichen Entwurf der Ampel ist nicht alles schlecht geworden. Es gibt aber auch eine ganze Reihe von Punkten, die verbessert worden sind. Die Vermögensgegenstände, wie eine Eigentumswohnung bis zu einer bestimmten Größe oder ein Auto, gelten künftig als angemessen und müssen nicht verkauft werden, bevor es das Bürgergeld gibt. Die Freibeträge für Ferienjobs von Schülern und Auszubildenden sind erhöht worden. Außerdem gibt es ab 2023 einen Bürgergeld-Bonus und ein Weiterbildungsgeld, wenn Betroffene sich weiterbilden. Die Zwangsverrentung ab 63 wird abgeschafft und es gibt die Entfristung des sozialen Arbeitsmarktes. Wichtig ist insbesondere die Abschaffung des Vermittlungsvorgangs, es geht jetzt nicht mehr nur darum, die Menschen schnellstmöglich zu vermitteln, sondern darum, sie langfristig und dauerhaft in den Arbeitsmarkt zu bringen. Das sind Verbesserungen gegenüber dem jetzigen Rechtszustand, die bleiben werden.

    Viele beklagen die Bürokratie in den Jobcentern – bleibt die?

    Ja, das wird sich nicht grundlegend ändern. Viele, die zu uns kommen, es sind im Jahr etwa 5000, verstehen die Formulare nicht oder empfinden die Schreiben der Jobcenter als bedrohlich. Wenn man am Existenzminimum lebt und ständig Bescheide und Hinweise zu Nachweispflichten per Post erhält, ist man ständig in Angst, was die Behörde jetzt schon wieder von einem möchte. Viele fühlen sich auch als Bittsteller und sind zermürbt, das schieben sie dann auf die Bürokratie. Doch daran wird sich kaum etwas ändern. Eine Jobcenter-Chefin hat jüngst festgestellt, man könne im Jobcenter gar nicht auf Augenhöhe beraten, da der eine das Geld braucht und der andere es genehmigt. Sie hat meines Erachtens recht.

    Das zeigt, wie weltfremd die Debatte ist, in der es ja im Zusammenhang mit Hartz IV immer um das Schreckgespenst des renitenten Arbeitslosen geht.

    Werden die Jobcenter Probleme bei der Umsetzung bekommen?

    Das werden sie, es sind ja gerade noch sechs Wochen bis zum 1. Januar 2023. Ich gehe davon aus, dass die höheren Regelsätze pünktlich zu Jahresbeginn ausgezahlt werden, weitere Änderungen kommen später. Die Behörde ist Umstellungen inzwischen gewohnt, es gab schon immer rechtliche Änderungen. Seit Jahren sind neue Gruppen zur SGB-II-Grundsicherung hinzugekommen – seit Juni 600.000 Ukrainer, durch den Syrien-Krieg kamen ebenso neue Gruppen hinzu – und das mussten die Jobcenter alles stemmen. Insgesamt betreuen sie fast 6 Millionen Menschen, davon sind 1,9 Millionen nicht erwerbstätig wie Kinder und Behinderte, weitere 600.000 sind alleinerziehend, 800.000 arbeiten und erhalten eine Aufstockung. Nur eine Minderheit der Leistungsberechtigten ist arbeitslos. Das zeigt wie weltfremd die Debatte ist, in der es ja im Zusammenhang mit Hartz IV immer um das Schreckgespenst des renitenten Arbeitslosen geht.

    Zur Person
    Frank Steger (65) ist seit 1988 Mitarbeiter des Evangelischen Kirchenkreises Zehlendorf, heute Teltow-Zehlendorf. Er war Sozialsekretär, später für Bildungsarbeit und inzwischen für Gesellschaftsdiakonie und Fundraising zuständig. Seit 1993 ist der Diplom-Politologe als Vereinsvorsitzender verantwortlich für die Geschäftsführung des Berliner Arbeitslosenzentrums evangelischer Kirchenkreise e. V. (BALZ).

    #Allemagne #Bürgergeld #HartzIV #allocations_sociales #politique

  • Krethi und Plethi
    https://de.m.wikisource.org/wiki/Krethi_und_Plethi

    Krethi und Plethi

    Vater Liebert hat eine Rede vom Stapel gelassen,
    in der er sagte, der Reichstag täte ihm nicht mehr passen.

    Denn in diesen durchaus traurigen Verein
    kämen ja sogar Krethi und Plethi hinein.

    Ich weiß nun nicht genau, wer Krethi und Plethi sind;
    vielleicht meint er damit meinen Vater oder dein Enkelkind.

    Aber das weiß ich: die Schlacht bei Warschau und in den Argonnen,
    die haben Deutschlands Krethi und Plethi gewonnen.

    Vielleicht hat Vater Liebert in Hannover großen Applaus.
    Ihm hängt aber nicht nur der Reichstag zum Halse heraus.

    Da hängt auch ein hoher, preußischer, bunter Orden.
    Der ist ihm für viel Blut deutscher Krethis und Plethis verliehen worden.

    Und der eine Krethi ist Krüppel, und der andere Plethi ist krank.
    Tausend blasse Lippen flüstern: „Dank, Herr General! Dank!“

    Autor: Kurt Tucholsky
    Titel: Krethi und Plethi
    aus: Fromme Gesänge, S. 37
    Erscheinungsdatum: 1919
    Verlag: Felix Lehmann
    Erscheinungsort: Charlottenburg
    Quelle: ULB Düsseldorf und Scans auf commons
    Erstdruck in: Berliner Tageblatt, 23. September 1918

    Eduard von Liebert
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Eduard_von_Liebert

    Eduard Wilhelm Hans Liebert, seit 1900 von Liebert (* 16. April 1850 in Rendsburg; † 14. November 1934 in Tscheidt) war ein preußischer Offizier, zuletzt General der Infanterie sowie Gouverneur von Deutsch-Ostafrika. Er war außerdem von 1907 bis 1914 Mitglied des Reichstages und betätigte sich zudem als Militärschriftsteller.
    ...
    Gemeinsam mit dem Kartografen Julius Iwan Kettler sowie dem Tropen-erfahrenen „Konsul G. A. Wilhelmy“, dem hannoverschen Oberlehrer Mejer und dem Physik-Professor Gustav von Quintus-Icilius gehörte der Kriegschullehrer Eduard Liebert zu den insgesamt zwölf Bürgern, die am 27. September 1878 zunächst ein „Provisorisches Komitee für die Stiftung einer Geographischen Gesellschaft zu Hannover“ bildeten.
    ...
    Mit der Führung der Gesandtschaft des Sultans von Zanzibar wurde er in der Zeit vom 25. September bis zum 9. Oktober 1889 betraut. Vom 1. April 1889 bis zum 1. Juli 1890 wurde er mit der Stellvertretung des Reichskommissars für Ostafrika beauftragt.
    ...
    Zu dem Zweck einer Verwendung als Gouverneur in Deutsch-Ostafrika schied Liebert am 3. Dezember 1896 aus der Preußischen Armee und trat unter Stellung à la suite der Schutztruppe für Deutsch-Ostafrika in den Kolonialdienst über. Für die Dauer der Beurlaubung des Oberstleutnants Lothar von Trotha wurde er am 16. Februar 1897 zugleich mit den Geschäften des Kommandeurs der Schutztruppe beauftragt. Am 20. Juli zum Generalmajor befördert, wurden ihm die Geschäfte des Kommandeurs der Schutztruppe am 22. September 1897 bis auf Weiteres übertragen. Zum 1. Januar 1900 wurde Liebert durch Wilhelm II. in den erblichen Adelsstand erhoben. Als Gouverneur der Kolonie zog er sich vor allem durch massive Steuererhöhungen den dortigen Unmut zu.
    Unter der Enthebung von seinen Stellungen als Folge der von ihm herbeigeführten Unruhen in Deutsch-Ostafrika wurde Liebert am 13. März 1901 wieder in der Preußischen Armee angestellt. Zunächst befand er sich bei den Offizieren von der Armee, wurde am 9. April mit der Führung der 6. Division in Brandenburg beauftragt und mit seiner Beförderung zum Generalleutnant am 18. Mai 1901 zum Kommandeur ernannt.
    ...
    enthob man ihn am 17. Juni 1917 aufgrund des Überschreitens der Altersgrenze von seinem Posten und versetzte Liebert unter Verleihung des Kronenordens I. Klasse mit Schwertern in den endgültigen Ruhestand.
    ...
    Im Alldeutschen Verband verfocht Liebert mehrfach die Rassentheorien. So hielt er auf dem Verbandstag am 27. und 28. Mai 1904 in Lübeck einen Vortrag über „Die Zukunftsentwicklung unserer Kolonien“, in dem er sich gegen einen angeblichen „Rassenverderb“ in den Deutschen Kolonien aussprach. Auf dem Erfurter Verbandstag vom 6. September 1912 griff er die vom Reichstag beschlossene Rechtsgültigkeit der „Mischehen“ in den Kolonien an, bzw. bezeichnete den diesbezüglichen Antrag als „jedem Rassengefühl und Rassenstolz ins Gesicht“ schlagend.
    ...
    1929 trat er in die Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ein.

    Sprachgeschichte(n)
    Krethi und Plethi
    https://www.juedische-allgemeine.de/kultur/krethi-und-plethi

    »Eine Ansammlung von Pöbel und Gesindel«?
    Wie ein sprachhistorischer Irrtum zur abschätzigen Bedeutung dieses Ausdrucks führte

    von Christoph Gutknecht 26.10.2019

    Neulich fragte mich ein Bekannter: »Sie sind diesmal auf der Insel Rügen? Ach du meine Güte, da fährt doch Krethi und Plethi hin!« Die Wendung wird als artikelloses Pluraletantum, aber auch als Singularetantum gebraucht.

    Und die Bedeutung? Der Publizist Karl Hugo Pruys präzisierte 2012 in seiner Floskel-Analyse Perlen vor die Säue: »Damit bezeichnet man, zumeist mit verächtlichem Unterton, eine bunt zusammengewürfelte Volksmenge, eine Ansammlung von Pöbel und Gesindel, zumindest von Leuten, mit denen man eigentlich nichts zu tun haben möchte.«

    Hebräisch Pruys ergänzte, was der Volkskundler Lutz Röhrich im Lexikon der sprichwörtlichen Redensarten (1994) erwähnte: dass die Namensgeber der Formel Opfer eines sprachhistorischen Irrtums geworden sind, da die Krether und Plether in biblischer Zeit durchaus respektierte Soldaten der Leibwache König Davids (2. Sam. 8,18) waren. Erst die nachfolgende Deutung der hebräischen Namen in der Wendung »kol-ha-krêtî ve-kol-ha-plêtî« als Bezeichnung verschiedener Stämme habe zu der Ansicht geführt, »Krethi und Plethi« stünde für ein Völkergemisch.

    Pruys weist auf die Erkenntnis hin, dass die Namen nicht die Herkunft, sondern die Funktion der Soldaten beleuchten. Die Krethi waren die Scharfrichter des Königs (1. Kön. 2,34: krêthi – ausrotten), die Plethi seine Eilboten (2. Chron. 30,6: plêthi – forteilen): »In dieser Funktion wurden sie natürlich im Volke gefürchtet und gemieden, und daraus entwickelte sich vermutlich die abschätzige Bedeutung, aus der die Redewendung von Plethi und Krethi entstand.«

    Die Krethi waren die Scharfrichter des Königs, die Plethi seine Eilboten.

    Während man im Französischen von »Pierre et Paul« und im Englischen von »Tom, Dick and Harry« redet, finden wir die auch im Norwegischen als »kreti og pleti« und im Schwedischen als »kreti och pleti« geläufige Zwillingsformel mehrfach in der Literatur. In Günther Grass’ Blechtrommel (1962) heißt es: »Da schimpfte der Fanfarenzugführer auf Krethi und Plethi.«

    Ein Erzähler in Martin Walsers Roman Halbzeit (1960) berichtet, wie er »und auch andere oft ein halbes oder ganzes Jahr mit einem Artikel nicht bloß von Pontius zu Pilatus, sondern auch noch zu Hinz und Kunz, Krethi und Plethi, den oberen und den unteren und den mittleren Zehntausend rennen«.

    Der Publizist und Mitbegründer der Wochenschrift »Kladderadatsch«, David Kalisch (1820–1872), Sohn eines liberalen jüdischen Pelzhändlers, schrieb mit Krethi und Plethi 1865 eine witzig-satirische Lokalposse aus dem Berliner Schustermilieu, in der sich die reaktionären gesellschaftspolitischen Verhältnisse des 19. Jahrhunderts widerspiegeln.

    Enkelkind Kurt Tucholsky (1890–1935) machte als Gesellschaftskritiker der Weimarer Republik die flexionslose Reimformel zum Titel eines satirischen Gedichts, das er als Theobald Tiger am 23. September 1918 im Berliner Tageblatt und später im Band Fromme Gesänge publizierte: »Vater Liebert hat eine Rede vom Stapel gelassen,/in der er sagte, der Reichstag täte ihm nicht mehr passen./Denn in diesen durchaus traurigen Verein/kämen ja sogar Krethi und Plethi hinein./Ich weiß nun nicht genau, wer Krethi und Plethi sind;/ vielleicht meint er damit meinen Vater oder dein Enkelkind./Aber das weiß ich: die Schlacht bei Warschau und in den Argonnen,/die haben Deutschlands Krethi und Plethi gewonnen./Vielleicht hat Vater Liebert in Hannover großen Applaus./Ihm hängt aber nicht nur der Reichstag zum Halse heraus./Da hängt auch ein hoher, preußischer, bunter Orden./Der ist ihm für viel Blut deutscher Krethis und Plethis verliehen worden./Und der eine Krethi ist Krüppel, und der andere Plethi ist krank./ Tausend blasse Lippen flüstern: Dank, Herr General! Dank!«

    2015 veröffentlichte Andre Sokolowski, Herausgeber und verantwortlicher Redakteur des Online-Magazins »Kultura-Extra«, das Taschenbuch Krethi und Plethi – sein Untertitel: »Bruchstücke aus 49 Jahren DDR«.

    Hans und Franz, Krethi und Plethi, Hinz und Kunz
    https://lyricstranslate.com/en/idiom/hans-und-franz-krethi-und-plethi-hinz-und-kunz

    #langue #Allemand #bible #proverbe #histoire #guerre #poésie #cartographie #colonialisme #Zanzibar #nazis

  • Grève reconduite pour un 3e jour :

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Mise à jour du jeudi 24 novembre 2022
    À propos des réquisitions

    Rectificatif : ce sont 7 salarié·es (et non 4) qui ont été réquisitionné·es hier pour deux jours (hier et aujourd’hui).
    Ce matin, la direction a réquisitionné à nouveau 16 autres personnes, soit 25 grévistes obligés de reprendre le boulot aujourd’hui. Ces procédures, qui ont été validées par l’agence régional de santé (ARS) et la préfecture représentent une entrave au droit de grève. D’autre part, les réquisitions ont été envoyées par mail, au lieu d’être données en main propre, ce qui n’est pas la procédure réglementaire.

    #revendications-salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement-social #Clinique-Floréal-Bagnolet #groupe-Almaviva-Santé

  • Petite sélection de documentaires à voir sur Arte.fr (note partagée — j’y précise les deadlines) #curious_about

    Le monde de Marcel Proust
    https://www.arte.tv/fr/videos/096300-000-A/le-monde-de-marcel-proust jusqu’au 16/01/2023 #Marcel_Proust #littérature

    L’incroyable périple de Magellan (4 épisodes)
    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-023013/l-incroyable-periple-de-magellan https://www.arte.tv/fr/videos/093644-001-A/l-incroyable-periple-de-magellan-1-4 jusqu’au 17/01/2023 #Magellan

    Qui a tué l’Empire romain ?
    https://www.arte.tv/fr/videos/098123-000-A/qui-a-tue-l-empire-romain jusqu’au 24/01/2023 #Rome_antique #histoire

    Histoire de la #domestication. 1, Des origines au Moyen Âge ; 2, De l’âge industriel à nos jours https://www.arte.tv/fr/videos/093643-001-A/histoire-de-la-domestication-1-2 jusqu’au 29/12/2022 #élevage

    #Toutankhamon, le trésor redécouvert
    https://www.arte.tv/fr/videos/079391-000-A/toutankhamon-le-tresor-redecouvert jusqu’au 03/01/2023

    Faire l’histoire. L’épopée homérique, ou la popculture antique
    https://www.arte.tv/fr/videos/108505-009-A/faire-l-histoire jusqu’au 27/10/2026 #Homère #

    L’origine du #christianisme (10 épisodes). Jésus après Jésus
    https://www.arte.tv/fr/videos/029758-001-A/l-origine-du-christianisme-1-10 jusqu’au 3/12/2022

    Léon #Trotsky - Un homme à abattre (vu. Je conseille)
    https://www.arte.tv/fr/videos/101948-000-A/leon-trotsky-un-homme-a-abattre jusqu’au 30/12/2025 #stalinisme

    "J’irai cracher sur vos tombes" - Rage, sexe et jazz
    https://www.arte.tv/fr/videos/106281-000-A/j-irai-cracher-sur-vos-tombes-rage-sexe-et-jazz jusqu’au 14/01/2023 #Boris_Vian

    "Ulysse" de #James_Joyce. Le roman d’un siècle
    https://www.arte.tv/fr/videos/103013-000-A/ulysse-de-james-joyce jusqu’au 19/12/2022

    – (derniers jours !) Petite fille (vu. Magnifique)
    https://www.arte.tv/fr/videos/083141-000-A/petite-fille (il reste 2 jours !) #genre #identité_sexuelle

  • #Iran #Afghanistan #femmes #féminisme #religion #sexisme #patriarcat #voile #burqa #hijab #liberté #émancipation

    Soutien aux Iraniennes et aux Afghanes...

    ♀ Le voile est sexiste

    « Une femme refusant de porter le voile peut être tuée, emprisonnée, agressée, menacée, stigmatisée et/ou rejetée par son groupe d’appartenance comme : impie, impure et dévergondée. Comment défendre le port du voile, alors que certaines bravent l’interdit en faisant acte de courage en refusant de le porter au risque de leur vie et de celle de leur entourage. Le voile islamique porte des enjeux multiples : religieux, culturels, politiques. Ce code vestimentaire a été imposé aux femmes par les religions patriarcales, par des hommes, qui ont légalement sexualisé le corps des femmes, c’est un symbole de sexisme et de violence. Est-ce que la défense du port du voile n’est pas un communautarisme ? (...) »

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/11/soutien-aux-iraniennes-et-aux-afghanes.html

    Manifestation de solidarité à Montréal pour les femmes iraniennes, 22 octobre 2022. ♀ Le voile est sexiste. Soutien aux Iraniennes et aux Afghanes. « Une femme refusant de porter le voile peut être tuée, emprisonnée, agressée, menacée, stigmatisée et/ou...

  • Ganzheitlich betreut
    https://www.jungewelt.de/artikel/439231.kapitalismus-und-sozialstaat-ganzheitlich-betreut.html

    La réforme du sytème hartz4 n’améliore ni le principe de base ni les conditions de vie des allocataires. Après un an (deux pour les chômeurs à partir de 58 ans) d’allocations chômage tu te mues en bénéficiaire d’aide sociale obligé de se soumettre au dressage à coup de rendez-vous pour des entretiens et « Maßnahme » inutiles sinon on te coupe jusqu’à trent pour cent de tes revenus se situant déjà 400 Euros en dessous du seuil de pauvreté défini par le terme « bescheidene Lebensführumg ».

    Si je comprend bien les allocataires « clents » seront désormais appellés allocataires « bourgeois ». On remplace un mensonge absurde contre son superlatif. L’augmentation qui accompagne la campagne de propagande « Bürgergeld » s’élève à 53 Euros alors qu’il aurait fallu une augmentation de 250 pour en finir avec la vie indigne qu’on impose aux exclus du cycle de production capitalistet libéraux

    Au début on nous annonçait la suppression des mesures coercitives, une véritable augmentation des allocations, deux ans pendant lesquelles l’administration ne toucherait pas aux modestes épargnes tout en acceptant le loyer que tu paies. Là les chrétiens-démocrates ont réussi à bloquer toute amélioration digne de ce nom.

    21.11.2022 von Suitbert Cechura - Umbau. Der Sozialstaat reformiert seinen Zugriff auf die Arbeitskraftverkäufer in diesem Land

    »Aus der Grundsicherung«, heißt es von seiten der Bundesregierung, »soll ein modernes Bürgergeld werden. Die staatliche Hilfe soll bürgernäher, unbürokratischer und zielgerichteter sein.« Der Bürger soll sich freuen: In Zeiten, in denen das Anwachsen sozialer Not allenthalben beschworen wird, handelt die Regierung. So feiert Bundesarbeitsminister Hubertus Heil (SPD) das Gesetz: »Das neue Bürgergeld bedeutet mehr Sicherheit, mehr Respekt und mehr Freiheit für ein selbstbestimmtes Leben. Es geht um Würde und Wertschätzung in dieser Gesellschaft.«

    Die CDU erkennt in dem am 10. November mit der Stimmenmehrheit der Ampelkoalition im Bundestag beschlossenen und vier Tage später von ihren Vertretern im Bundesrat gestoppten Gesetzentwurf (»Entwurf eines Zwölften Gesetzes zur Änderung des Zweiten Buches Sozialgesetzbuch und anderer Gesetze – Einführung eines Bürgergeldes«) indes ein Zuviel an Freiheit. So äußerte der CDU-Vizevorsitzende Carsten Linnemann gegenüber Focus, dass das »Bürgergeld« den »Anreiz zum Arbeiten mindert«. Ohne ein Sanktionsregime, das den Beziehern wehtut, gibt die christliche Partei einer Modernisierung des Grundsicherungsbetriebs keine Chance. Über ein paar Nachbesserungen, das heißt Verschlimmerungen, wird sie aber mit sich reden lassen. Tatsächlich ist eine rasche Einigung im mittlerweile von der Koalition angerufenen Vermittlungsausschuss absehbar. Huberts Heil zeigte sich optimistisch, dass man einen Kompromiss finden werde, der bei der nächsten Sitzung des Bundesrats am 25. November zur Abstimmung gelangen könnte.

    Die »Alternative für Deutschland« (AfD) wird ihre Opposition gegen das »Bürgergeld« auch dann nicht aufgegeben haben. Wie die CDU mögen auch ihre Vertreter keine Schmarotzer an der Volksgemeinschaft. Und so beschwört die AfD die Gefahr, dass die »hart arbeitenden Bürger (…) von ihren Steuern künftig bis zu zwei Jahren lang den Müßiggang einzelner finanzieren (sollen), die weder kooperieren noch ihre Vermögensverhältnisse offenlegen müssen«, wie Norbert Kleinwächter, stellvertretender Vorsitzender der AfD-Fraktion im Bundestag, bekanntgab.

    Auch die Partei Die Linke hält das Gesetz für unzureichend – allerdings aus ganz anderen Gründen. Das »Bürgergeld« komme einer Umetikettierung von Hartz IV gleich. Diesen Versuch der SPD, das Image als Partei der »sozialen Kälte« abzustreifen und einen »Schlussstrich« unter die »Agenda 2010« zu setzen, lässt sie nicht durchgehen. Auch ein »Bürgergeld« bleibe per Gesetz verordnete Armut, und angesichts der Tatsache, dass auch zukünftig Sanktionen vorgesehen seien, könne keineswegs von einer Überwindung von Hartz IV die Rede sein.

    Offenbar ein sehr komplexes Gesetzesvorhaben! In ihm soll es sowohl um die Würde und den Respekt gehen – wie der Name schon sagt, ist der Bürger angesprochen – als auch darum, den Betreffenden so nahezutreten, dass der Zwang zur Arbeit(saufnahme) ganz zielgerichtet als Anreiz wirkt. Die ausführlichen Begründungen des Gesetzentwurfs geben aber Auskunft darüber, wie sich die Regierung zur Armut im Lande ins Verhältnis setzt.
    Arbeitskraftverkäufer

    Mit dem Gesetzentwurf wird das Zweite Buch SGB (SGB II) verändert. Das Sozialgesetzbuch (SGB) umfasst inzwischen 13 Bücher und dokumentiert allein schon mit seinem Umfang, dass das Leben in Deutschland umfangreicher staatlicher Interventionen bedarf, damit die Bürger über die Runden kommen können. Das Leben im Kapitalismus scheint also keine einfache Angelegenheit zu sein, wenn es für Arbeitslosigkeit, Krankheit, Alter, Unfall, Behinderung oder Pflege und allerlei sonstige Notlagen Unterstützungsleistungen braucht, damit das schiere Überleben gelingt. Sozialpolitik in der Bundesrepublik Deutschland ist eben in erster Linie ein Armutszeugnis über die materielle Lebenslage der Lohnabhängigen.¹

    Begründet wird der Handlungsbedarf zur Reform des SGB II mit der Problemstellung des Gesetzes: »Im August 2022 erhalten rund 5,4 Millionen Menschen in Deutschland Leistungen der Grundsicherung für Arbeitssuchende. In den 405 Jobcentern werden erwerbsfähige und nicht erwerbsfähige Leistungsberechtigte in ganz unterschiedlichen Lebenslagen beraten und gefördert. Dazu gehören Langleistungsbeziehende, Alleinerziehende, Menschen ohne Schul- oder Berufsabschluss, Menschen mit gesundheitlichen Einschränkungen, Geflüchtete, aber auch Beschäftigte und Menschen, die vorübergehend hilfebedürftig sind. Die Jobcenter unterstützen zielgerichtet die rund 3,8 Millionen erwerbsfähigen Leistungsberechtigten bei der Arbeits- und Ausbildungsmarktintegration«, heißt es im Gesetzentwurf.

    Die Leistung für Millionen Menschen, die in der Begründung des Gesetzes angesprochen wird, betrifft Arbeitssuchende. Damit ist klargestellt, warum diese Menschen hilfsbedürftig sind: Sie sind darauf angewiesen, dass sie jemanden finden, der sie als Arbeitskraft benutzen will, weil sich deren Anwendung für ihn lohnt. Es handelt sich also um Menschen, die über nichts verfügen als über sich selbst, was oft als Freiheit der Person gefeiert wird, im Klartext aber heißt: Sie sind darauf angewiesen, sich als Arbeitskraft zu verkaufen, damit sie an das Geld fürs Lebensnotwendige gelangen.
    Menschen tauglich machen

    Auch wenn gern über Fachkräftemangel geklagt wird, bleibt es dabei, dass viele Menschen als unbrauchbar aussortiert sind. Bei »Langleistungsbeziehenden« spricht allein schon die Tatsache gegen sie, dass sich lange Zeit kein sogenannter Arbeitgeber gefunden hat, der sie beschäftigen will. Alleinerziehende stehen wegen der Kindererziehung nur begrenzt für ihre Benutzung als Arbeitskraft zur Verfügung, und das auch nicht immer auf Abruf, also fallen sie ebenfalls aus dem Arbeitsmarkt heraus. Menschen ohne Schul- oder Berufsabschluss haben sich nicht in ausreichendem Umfang für die Benutzung als Arbeitskraft hergerichtet, ihnen fehlen nicht nur die grundlegenden Kenntnisse, die es an modernen Arbeitsplätzen braucht, sondern oft auch die entsprechende Moral, sich der Arbeitsdisziplin zu unterwerfen. Also ist ihre Unbrauchbarkeit als Arbeitskraft Fakt. Als Lohnarbeiter braucht man zudem eine stabile Physis wie Psyche, um den Anforderungen der sogenannten Arbeitgeber gerecht zu werden. Wer darüber nicht verfügt, ist schnell aussortiert.

    Mit seiner Außen- und Wirtschaftspolitik hat Deutschland im Verbund mit EU und »freiem Westen« einiges für die Ruinierung anderer Staaten getan, auch mit seinen Waffenlieferungen für Kriege gesorgt, so dass der Strom der Flüchtlinge nicht versiegt. Diesen Menschen fehlen nicht nur die entsprechenden Sprachkenntnisse, sie brauchen Orientierung bei rechtlichen Regelungen und kulturellen Gewohnheiten, um sich in dieser Gesellschaft zurechtzufinden und die Arbeitsdisziplin zu entwickeln, die den meisten deutschen Bürgerinnen und Bürgern durchs Ausbildungswesen zur zweiten Natur geworden ist. Hinzu kommen die vielen Beschäftigten, die im Niedriglohnsektor arbeiten, von ihrem Lohn nicht leben können und deshalb als »Aufstocker« firmieren.

    Die Leistungen, die der Sozialstaat erbringt, zielen nicht darauf, diesen Menschen das Leben angenehm, sondern sie wieder tauglich zu machen, nämlich für besagte Benutzung. Wer von seiner Arbeitskraft leben muss, steht also in einer doppelten Abhängigkeit: Er muss jemanden finden, der ihn benutzen will, und diese unsichere Angelegenheit kann er nicht mit eigenen Mitteln durchstehen, so dass er abhängig von staatlich organisierten Leistungen ist.
    Respekt hat einen Preis

    Der Sozialstaat, der sich um die Existenz dieser Bürger sorgt, weiß, dass bei ihnen einiges im argen liegt: »Zugleich haben die außergewöhnlichen Herausforderungen, mit denen sich Staat und Gesellschaft infolge des Kriegs in der Ukraine konfrontiert sehen, es vielen Menschen in den sozialen Mindestsicherungssystemen erschwert, ihren Lebensunterhalt zu bestreiten. Gerade die dynamischen Preisentwicklungen bei Energie und Lebensmitteln sorgen hier für erhebliche Probleme. Aufgabe des Sozialstaats ist, die Menschen in dieser Lage zu unterstützen und dafür Sorge zu tragen, dass die Leistungen der Mindestsicherungssysteme auch in dieser Situation auskömmlich sind (…). Eine angemessene Erhöhung der Regelbedarfe ist notwendig, denn die bisherige Fortschreibung der Regelbedarfe bildet die Inflationsentwicklung erst im Nachgang ab«, so der Gesetzentwurf der Bundesregierung.

    Dass erst »Putins Krieg« den Menschen, die auf Grundsicherung angewiesen sind, die sozialen Notlagen beschert haben soll, gehört zur hiesigen Legendenbildung und Kriegspropaganda. Schließlich bezeugt die Zahl der Tafeln im Lande – die mit 940 die Zahl der Jobcenter mehr als um das Doppelte übersteigt – oder der Kleiderkammern und Winterhilfsaktionen, dass schon vor dem Krieg die Leistungen der sogenannten Mindestsicherungssysteme kein Auskommen gesichert haben, dass der Staat vielmehr seit Jahrzehnten einen Teil seiner Bürger von privater Wohlfahrt abhängig gemacht hat.

    Rosa-Luxemburg-Konferenz 2023

    Auch haben sich die Preise nicht einfach »dynamisch« entwickelt. Sie sind vielmehr das – marktwirtschaftlich logische – Resultat des Wirtschaftskrieges, den Deutschland gegen Russland führt. Und wenn die bisherige Berechnung der Regelbedarfe kritisiert wird, so sollte man sich erinnern, dass sie genau aufs Konto der Parteien geht, die jetzt regieren; sowohl SPD als auch Grüne und FDP waren ja in unterschiedlicher Kombination in den letzten Jahrzehnten an der Macht. Mit ihren Regelsätzen haben sie also während der Preissteigerungen der vergangenen Jahre systematisch die Verelendung der Aussortierten betrieben.

    Jetzt wird eine Korrektur angemeldet. Die soll dazu führen, dass erwachsene Leistungsbezieher ab dem 1. Januar 2023 ganze 53 Euro mehr im Monat erhalten. Die kümmerliche Erhöhung macht deutlich, dass die Ampelkoalition auch weiter darauf achten will, dass der Zwang zur Arbeit für die Sozialleistungsbezieher erhalten bleibt. Dabei gesteht die Regierung zudem ein, dass sie nicht einfach an eine Verbesserung gedacht hat, sondern gerichtlichen Vorgaben folgt: »Damit soll auch der im Beschluss des Bundesverfassungsgerichts vom 23. Juli 2014 enthaltenen Vorgabe einer zeitnahen Reaktion auf eine offensichtliche und erhebliche Diskrepanz zwischen der tatsächlichen Preisentwicklung und der bei der Fortschreibung der Regelbedarfsstufen berücksichtigten Entwicklung der Preise für regelbedarfsrelevante Güter und Dienstleistungen entsprochen werden.«

    Ein Skandal und eine Gemeinheit gegenüber den Betroffenen ist es offenbar nicht, wenn Regierungen acht Jahre lang ein Verfassungsgerichtsurteil ignorieren. Dass sie es jetzt zur Kenntnis nehmen bzw. als Begründung für ihr Handeln heranziehen, soll offenbar für sie sprechen. Mit der Anpassung der Regelsätze wollen sie aber nicht nur die Not der Leistungsbezieher abmildern, sondern verfolgen gleich höhere Ziele: »Es geht darum, mehr Respekt, mehr Chancen auf neue Perspektiven und mehr soziale Sicherheit in einer modernen Arbeitswelt zu verankern und unnötige bürokratische Belastungen abzubauen.«

    Wie alles in dieser Gesellschaft hat offenbar auch der Respekt seinen Preis und ist in dem Fall billig zu haben. Etwas diffiziler sind die Ansagen zur Verankerung von mehr Chancen und neuen Perspektiven in einer modernen Arbeitswelt. Werfen wir dazu einen Blick auf die (un-)nötigen bürokratischen Belastungen.
    Korrekturen am Schikanesystem

    »Ziel der Einführung des Bürgergeldes ist es (…), gesetzliche Rahmenbedingungen zu schaffen, dass es Menschen im Leistungsbezug möglich wird, sich stärker auf Qualifizierung, Weiterbildung und Arbeitssuche zu konzentrieren.«

    Zunächst wird wieder klargestellt, wozu die Menschen in dieser Gesellschaft da sind: zum Arbeiten. Ihnen dazu zu verhelfen, darin besteht die Leistung des Staates. Dass es dieser Hilfe bedarf, liegt – aus sozialstaatlicher Perspektive – nicht an der Wirtschaft, die den jeweils Betroffenen nicht benutzen will, sondern an den Menschen selbst und ihrer mangelnden Benutzbarkeit. Hat der Staat in der Vergangenheit den Mangel meist an ihrem unzureichenden Arbeitswillen festgemacht und sie darauf verpflichtet, möglichst schnell jede Arbeit anzunehmen – Vorrang der Vermittlung für die Jobcenter –, entdeckt er nun einen Mangel bei der Qualifikation. Denn der Arbeitsmarkt hat sich verändert: »Auch hat sich die Situation auf dem Arbeitsmarkt seit der Einführung der Grundsicherung für Arbeitssuchende im Jahr 2005 grundlegend geändert. Arbeitskräfte, insbesondere qualifizierte Arbeitskräfte, werden vielerorts gesucht. Der Arbeitsmarkt ist insgesamt in einer guten Verfassung. Die Zahlen zeigen aber auch, dass Langzeitarbeitslose von dieser positiven Entwicklung oft nicht profitieren können.«

    Also braucht es zusätzliche Mittel, um die Menschen wieder tauglich für den Arbeitsmarkt und damit unabhängiger von staatlicher Hilfe zu machen. Dass sie als Lohn- und Gehaltsempfänger auch weiter in Abhängigkeit bleiben, davon zeugen natürlich die anderen Sozialgesetzbücher. Damit aber das staatlich anvisierte Ziel der »Modernisierung« erreicht werden kann, bedarf es der Änderung bisheriger Regelungen. Dazu gehört neben einer etwas aktualisierten Fortschreibung der Regelsätze ein anderer Umgang der Jobcenter mit ihrer »Kundschaft«: »Menschen im Leistungsbezug sollen sich stärker auf Qualifizierung, Weiterbildung und Arbeitssuche konzentrieren können, die Potentiale der Menschen und die Unterstützung für eine dauerhafte Arbeitsmarktintegration sollen stärker im Fokus stehen.«

    Das bisherige Schikanesystem, das die Menschen – obgleich »vom Markt« als untauglich und damit nicht gefragt befunden – ständig dazu anhielt, ihre Arbeitsbereitschaft unter Beweis zu stellen, gilt nun als ineffektiv; es habe Menschen nur gelegentlich zu Kurzzeitjobs verholfen und damit zu Dauerkunden der Jobcenter gemacht. Deshalb sollen nun andere Regeln im Umgang mit den »Klienten« her. Dazu gehören Vertrauens- und Karenzzeiten: »Um den Leistungsberechtigten zu ermöglichen, sich bei gleichzeitiger Existenzsicherung auf die Arbeitssuche zu konzentrieren, sollen in den ersten zwei Jahren des Bürgergeldbezugs Karenzzeiten für die zu übernehmenden Kosten der Unterkunft und Heizung und für die Berücksichtigung von Vermögen eingeführt werden. In diesem Zeitraum wird bei der Bedürftigkeitsprüfung Vermögen nicht berücksichtigt, sofern es nicht erheblich ist.«

    Wer sich um seine Weiterbildung für einen neuen Job kümmern muss, soll sich ganz darauf konzentrieren können. Vom Streit mit der Sozialbürokratie darüber, wie sehr er sein Vermögen aufzubrauchen hat und wovon er leben soll, wird er für einige Zeit befreit. Wobei der Umfang der Kostenübernahme für Unterkunft und Heizung sowie die Höhe der Vermögensfreistellung zu den Posten gehören, über die der Vermittlungsausschuss beraten wird.

    Die Höhe des Schonvermögens – Beträge von 60.000 Euro und mehr sind in der Diskussion – monieren vor allem die Kritiker des Gesetzes. Stellt sich nur die Frage, wie kommen Menschen, die auf Hartz IV angewiesen sind, zu solchen Beträgen? Lohnabhängige müssen lange sparen, um soviel zusammenzubekommen. Es gibt natürlich nach langer Berufstätigkeit Abfindungen für Entlassene, wenn sie in den Genuss eines Sozialplans kommen. Solche Gelder sofort für die Existenzsicherung einzusetzen, verbietet sich aber aus Sicht der Politik. Sie hat ja seit der Rentenreform und den umfangreichen Rentensenkungen unter »Rot-Grün« den Bürgern immer wieder vor Augen geführt, dass die Altersrenten nicht zum Leben reichen, man daher private Vorsorge zu betreiben hat. Nicht zuletzt wurde dazu die Riester-Rente eingeführt. Diese Vorsorgegelder im Notfall der Arbeitslosigkeit sofort für den Lebensunterhalt einzusetzen würde nur die Unmöglichkeit der eigenen Altersvorsorge offenkundig machen.

    Doch nicht nur an die Alten haben die Sozialpolitiker der Koalition gedacht: »Anlässlich der Einführung des Bürgergeldes werden die Grundabsetzbeträge für Schülerinnen und Schüler, Studierende und Auszubildende erhöht, um die Erfahrung zu verstärken, dass sich die Arbeitsaufnahme auszahlt.« Eine wahrlich großzügige Leistung, dass diejenigen, die arbeiten und Geld verdienen, davon einen größeren Teil behalten dürfen. Zur reformerischen Tat wird es nur dadurch, dass bislang diese Gelder auf das Einkommen der Bedarfsgemeinschaft angerechnet wurden. Haben Jugendliche damit die schlechte Erfahrung gemacht, dass sich die Aufnahme von Ferienjobs oder Ausbildungsverhältnissen für sie nicht lohnt? Der Sozialstaat hegt immer den Verdacht, dass sich Menschen in der staatlich zugelassenen Armut einrichten, also braucht der Nachwuchs hier »Verstärker«, die ihn im richtigen Sinne konditionieren.
    Zurück auf den Arbeitsmarkt

    Auch der Eingliederungsprozess selbst kommt ins Visier der Reformer: »Die Eingliederungsvereinbarung im SGB II wird durch einen von den Leistungsberechtigten und Integrationsfachkräften gemeinsam erarbeiteten Kooperationsplan abgelöst. Dieser dokumentiert in klarer und verständlicher Sprache die gemeinsam entwickelte Eingliederungsstrategie. Er dient als ›roter Faden‹ im Eingliederungsprozess und stellt ein Kernelement des Bürgergeld-Gesetzes dar. Er enthält keine Rechtsfolgebelehrung. Im Hinblick auf vereinbarte Mitwirkungshandlungen (Eigenbemühungen, Maßnahmeteilnahmen und Bewerbungen auf Vermittlungsvorschläge) wird im Kooperationsplan die Selbstverantwortung der Leistungsberechtigten und ihre Vertrauensbeziehung zur Integrationsfachkraft mit dem Ziel einer vertrauensvollen Zusammenarbeit gestärkt. Mit Erstellung des Kooperationsplans beginnt eine sechsmonatige Vertrauenszeit.«

    Die Ersetzung der Eingliederungsvereinbarung durch einen Kooperationsplan erscheint zunächst als reine Umbenennung, ist es aber nicht, was der Verweis auf die Rechtsfolgebelehrung deutlich macht. In der Eingliederungsvereinbarung wurde bisher festgelegt, was der Hartz-IV-Bezieher zu leisten hatte. Es handelte sich um einen rechtlich bindenden Vertrag, wobei der Schein gleicher Vertragspartner sehr durchsichtig war: War die eine Seite doch auf Geld angewiesen, während die andere Seite diktieren konnte, was dafür an Leistungen zu erbringen war.

    Weil es sich um eine Rechtsregelung handelte, war dieser Vertrag auch entsprechend formuliert und nicht unbedingt verständlich für den Leistungsbezieher, was in der Vorgabe für den neuen Kooperationsplan angesprochen wird. Verstöße gegen diesen Vertrag wurden sanktioniert, landeten sehr häufig vor Gericht, und nicht selten bekamen die klagenden Leistungsbezieher recht. Von daher wird nun diese Form der Vereinbarung als ineffektiv aufgegeben und durch einen Plan ersetzt, der während der Vertrauenszeit fast ganz auf Sanktionen verzichtet. Bei wiederholtem Versäumnis von Terminen kann aber auch während der Vertrauenszeit das staatlich fixierte Existenzminimum um zehn Prozent gekürzt werden.

    »Außerhalb dieser sechs Monate besteht die Kooperationszeit. Die Zusammenarbeit zwischen Integrationsfachkräften in den Jobcentern und erwerbsfähigen Leistungsberechtigten erfolgt in dieser Zeit grundsätzlich ohne Rechtsfolgenbelehrungen. Wenn in der Kooperationszeit jedoch Absprachen zu Mitwirkungshandlungen (Eigenbemühungen, Maßnahmeteilnahmen und Bewerbungen auf Vermittlungsvorschläge) von Leistungsberechtigten nicht eingehalten werden, sollen diese Pflichten durch Aufforderungen mit Rechtsfolgenbelehrungen rechtlich verbindlich festgelegt werden.«

    Womit klargestellt wird, wie sich die Kooperation zwischen Jobcenter-Mitarbeitern und Arbeitslosen auf »Augenhöhe« vollzieht. Eben nach dem Motto: »Bist du nicht willig, so brauch’ ich Gewalt.« Das Bundesverfassungsgericht hatte jedoch die Sanktionsmöglichkeiten eingeschränkt, indem es darauf hinwies, dass es sich bei den Hartz-IV-Leistungen um die Sicherung des Existenzminimums und damit um die Gewährleistung eines menschenwürdigen Daseins handele. Dessen Senkung widerspreche somit den eigenen Maßstäben. Dieses Bedenken greift der Gesetzgeber jetzt auf: »Leistungsminderungen wegen wiederholter Pflichtverletzungen und Meldeversäumnisse betragen höchstens 30 Prozent des maßgebenden monatlichen Regelbedarfs. Kosten der Unterkunft und Heizung werden nicht gemindert. Die Leistungsminderung beträgt bei einer Pflichtverletzung 20 Prozent des maßgebenden Regelbedarfs. Bei jeder weiteren Pflichtverletzung mindert sich das Bürgergeld um 30 Prozent des maßgebenden Regelbedarfs (…). Die bisherigen verschärften Sonderregelungen für die unter 25jährigen Hilfeempfänger entfallen.«
    Anreiz und Strafe

    Auf diese Weise kann auch der Betrag für die Menschenwürde gesenkt werden. Doch nicht nur mit Strafen sollen die Hilfeempfänger zu tauglichen Arbeitskräften gemacht werden, es gibt auch Anreize: »Um weitere Anreize zu schaffen, Geringqualifizierte auf dem Weg zu einer abgeschlossenen Berufsausbildung zu unterstützen und ihnen damit den Zugang zum Fachkräftearbeitsmarkt und zu den am Arbeitsmarkt besonders nachgefragten Berufen zu öffnen, erhalten Teilnehmende an einer berufsabschlussbezogenen Weiterbildung im SGB II und SGB III künftig ein monatliches Weiterbildungsgeld in Höhe von 150 Euro, wenn sie arbeitslos sind oder als Beschäftigte aufstockende SGB-II-Leistungen beziehen.«

    Wer sich diesen Lockungen dennoch verschließt und sich nicht als Kunde ins Jobcenter begibt, ist freilich nicht vor sozialstaatlicher Fürsorge sicher: »Zur Verbreiterung ihres Förderspektrums kann die Agentur für Arbeit oder ein durch diese beauftragter Dritter künftig eine ganzheitliche Betreuung (Coaching) durchführen. Diese verfolgt das Ziel eines grundlegenden Aufbaus der Beschäftigungsfähigkeit von erwerbsfähigen Leistungsberechtigten, die aufgrund von vielfältigen individuellen Problemen besondere Schwierigkeiten haben, Arbeit aufzunehmen. Das Coaching kann auch aufsuchend oder beschäftigungsbegleitend erfolgen.«

    Sich den Anforderungen des Arbeitsalltags zu unterwerfen erfordert eben eine gewisse Selbstorganisation und Disziplin. Wem das fehlt, dem soll auf die Sprünge geholfen werden. Jugendliche, die in der Arbeitssuche keine Perspektive für sich sehen und möglicherweise auf Abwege geraten, werden als Sicherheitsproblem ins Auge gefasst, dem es vorzubeugen gilt. Also muss man sie aufsuchen, um die »Beschäftigungsfähigkeit« an ihnen vor Ort herzustellen.

    Wie das »Bürgergeld«-Gesetz genau gestaltet sein wird, wird sich erst nach der Arbeit des Vermittlungsausschusses zeigen. Änderungen zum Besseren wird es aber nicht geben, denn schon der jetzt gescheiterte Entwurf basiert auf einem im Grunde von allen Parteien getragenen Grundkonsens, den die AfD so formuliert: Deutschland brauche eine »aktivierende Grundsicherung, die sicherstellt, dass wirklich Bedürftige die Hilfe erhalten, die sie benötigen«.

    Und genau so ist ja auch der Grundsatz der Hilfen im Paragraph 1 SGB I gemeint: Es braucht eine Grundsicherung, damit die Menschen wieder tauglich gemacht und in Arbeit gebracht werden. Sie selber sind dafür verantwortlich, obwohl sie die Sache nicht in der Hand haben. Zur Ausgestaltung des Drucks, der dazu auf sie ausgeübt wird, bieten sich dann viele Varianten an: ein bisschen mehr Regelsatz hier, mehr Zwang zur Arbeit da, mehr Verstärkung der Anreize, größere Nähe zum Klienten etc. Darüber darf munter gestritten werden, denn das zeichnet unsere demokratische Kultur schließlich aus.

    Anmerkung

    1 Siehe hierzu die Studie »Der soziale Staat. Über nützliche Armut und ihre Verwaltung« von Renate Dillmann und Arian Schiffer-Nasserie (Köln 2018)

    Suitbert Cechura ist Diplompsychologe und Psychotherapeut. Er lehrt an der Evangelischen Fachhochschule Rheinland-Westfalen-Lippe in Bochum Soziale Arbeit im Gesundheitswesen/Sozialmedizin

    #Allemagne #HartzIV #Bürgergeld #allocations_sociales #réforme #droit #WTF

    • Et pour celleux qui ne voient pas les images, dans le centre de Toulouse, les plaques des rues indiquent souvent le nom original en Occitan mais également le nom de la rue en français. Ici, on peut lire que la « Carrièra del Salvatge » qui signifie la rue du sauvage est devenue « Rue de l’homme armé ». #civilisation

  • Grève à la clinique Floréal de Bagnolet – Sortant du village
    https://sortantduvillage.info/2022/11/23/greve-a-la-clinique-fleoral-de-bagnolet

    Grève à la clinique Floréal de Bagnolet
    23 novembre 2022 ~ François ~ Modifier « Grève à la clinique Floréal de Bagnolet »

    Ce mercredi 23 novembre 2022 marque le début de la grève des salarié·es de la clinique Floréal, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

    Il y a un mois, la négociation annuelle obligatoire (NAO) n’a eu comme seule proposition de la direction qu’une promesse méprisante de fournir des polaires et des crocs, alors que les salarié·es revendiquaient, pour l’essentiel, des augmentations de salaires.

    Ce matin, donc, dès 7heures, l’écrasante majorité des salarié·es en grève s’est rassemblée devant la clinique avec barnum et sono pour faire entendre dans le quartier leurs revendications.

    L’employeur a réquisitionné 4 agents grévistes pour assurer le suivi des opérations médicales et des urgences ; la plupart des rendez-vous ont été annulés. Les médecins et les chirurgiens ayant, pour l’essentiel, le statut de profession libérale ne sont pas salariés mais certains sont venus exprimer leur soutien au personnel en grève.

    Une délégation des grévistes a été reçue par la direction vers 10h30. Deux plus tard, ces salarié·es grévistes ont annoncé à leur camarades que la direction accepterait de reprendre la NAO dans l’après-midi, à condition que s’arrête la grève.

    La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité.

    À suivre, dès demain !

    Qui vote pour arrêter de la grève ?

    Qui vote pour continuer la grève ?

    Informations complémentaires :

    À propos du groupe Almaviva, propriétaire de la clinique Floréal (Wikipédia)
    A Manosque, la grève continue dans la clinique d’Almaviva (Fédération Santé de la CGT)

    Ça continue demain !

    #revendications-salariales #grève #santé #hôpitaux #mouvement-social #Clinique-Floréal-Bagnolet #groupe-Almaviva-Santé