• #Ouverture du nouveau lieu Les #Terrasses_Solidaires et manifestation du 25 août 2021

    #Les_Terrasses_Solidaires, c’est le nouveau tiers-lieu briançonnais dédié à l’accueil et l’intégration de personnes exilées ainsi qu’à l’économie sociale, solidaire et écologique.

    Les Terrasses Solidaires ont pu voir le jour grâce à la mobilisation des acteurs de la solidarité du territoire, soutenue par des fondations et de nombreux donateurs privés.

    Après l’acquisition du bâtiment, la mobilisation se poursuit pour rénover le lieu et le mettre aux normes correspondantes aux activités prévues, en particulier l’accueil d’urgence des personnes exilées assurées par l’association Refuges Solidaires.

    Les travaux se sont concentrés dans une première phase sur une partie du bâtiment afin de pouvoir accueillir le Refuge dans les meilleurs délais.

    Nul n’ignore en effet que les conditions d’accueil au Refuge ne permettent plus de respecter la dignité ni la sécurité des personnes, en raison de l’inaction des pouvoirs publics qui reste sourd à nos alertes, y compris la dernière en date du 25 juin 2021, malgré le soutien des grandes ONG.

    La crise sanitaire ne fait qu’aggraver le problème, du fait là encore de l’irresponsabilité des autorités qui délaissent les plus démunis.

    La crise sanitaire ne fait qu’aggraver le problème, du fait là encore de l’irresponsabilité des autorités qui délaissent les plus démunis.

    Le déménagement du Refuge aux Terrasses Solidaires devrait intervenir mercredi 25 août, après la visite d’inspection de la commission de sécurité prévue la veille.

    Dans cette hypothèse, un pique-nique solidaire aura lieu le 25/08 à midi, devant l’ancien Refuge, suivi d’un cortège à 14h pour accompagner les exilés au nouveau lieu d’accueil situé Route de Grenoble (n°34)

    RDV dès 12h devant le Refuge, sur le parvis de la MJC-Centre social du Briançonnais, 35 rue Pasteur, avec un pique-nique à partager avec les personnes exilées et solidaires présentes.

    Nous vous attendons nombreux et nombreuses. Merci de faire circuler l’information !

    Ce nouveau lieu dépend de la mobilisation citoyenne, que ce soit pour son fonctionnement et son financement ! Donc n’hésitez pas à apporter votre contribution (https://www.lesterrassessolidaires.org/le-financement).

    Reçu via la mailing-list Tous Migrants, le 20.08.2021.

    Le site web des Terrasses :
    https://www.lesterrassessolidaires.org

    #refuge #asile #migrations #accueil #hébergement #hébergement_d'urgence #réfugiés #Hautes-Alpes #frontière_sud-alpine #France #Briançonnais

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    voir aussi ce fil de discussion :
    Sauvé, le refuge solidaire de #Briançon s’adapte à de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/913269

  • Lettre Ouverte d’Alerte à la Préfète

    "Alerte de la Plateforme des associations impliquées dans l’accueil des personnes exilées à Madame la Préfète des Hautes-Alpes LR avec AR - 25 juin 2021

    Madame la Préfète des #Hautes-Alpes,

    Depuis cet hiver, plusieurs dizaines de personnes exilées arrivent quotidiennement à #Briançon. La population a changé, elle est composée de plus en plus souvent de familles et de personnes particulièrement vulnérables. Le nombre de femmes et d’enfants a triplé depuis le début de l’année.

    Les capacités du #Refuge_Solidaire ne permettent plus d’assurer un #accueil digne de ce nom, ni même de préserver la #sécurité des personnes.

    Nous vous demandons à nouveau la mobilisation du plan d’#hébergement_d'urgence à Briançon pour accueillir dignement les personnes exilées qui arrivent sur notre territoire par la #montagne frontalière.

    Il s’agit pour ces personnes d’un #accueil_temporaire, d’une à trois journées maximum, puisqu’elles repartent le plus rapidement possible vers leur destination, le plus souvent une métropole où elles pourront déposer leur demande d’asile.

    Depuis 2016, Briançonnais et personnes solidaires venus de toute part reçoivent chez eux les personnes épuisées et vulnérables et gèrent un refuge solidaire qui a déjà accueilli plus de 14 000 personnes.

    Depuis 2016, Briançonnais et personnes solidaires venus de toute part se mobilisent pour porter assistance aux personnes qui se trouvent mises en danger dans la montagne.

    Depuis 2016, Briançonnais et personnes solidaires venus de toute part pallient les manquements de l’Etat et des collectivités locales au regard de leurs #responsabilités et leurs #obligations face à la #réalité_migratoire.

    Depuis 2016, Briançonnais et personnes solidaires venus de toute part font que notre territoire reste digne et humaniste.

    En 2020, la nouvelle municipalité de Briançon a choisi de se désengager du Refuge Solidaire. Au même moment, lors d’une réunion tenue à la préfecture des Hautes-Alpes le 7 juillet, votre secrétaire générale nous indiquait que le besoin d’accueil d’urgence de 30 à 35 places à Briançon était reconnu par la Préfecture, mais qu’il n’y avait pas de possibilité d’ouvrir plus de places d’hébergement d’urgence selon l’administration centrale.

    Aujourd’hui, selon les jours, ce besoin est deux à trois fois plus important qu’il n’était l’an dernier.

    Face à l’absence totale d’engagement de l’Etat et des pouvoirs publics, les acteurs solidaires ont dû se mobiliser une nouvelle fois pour acquérir un nouveau lieu avec des fonds privés uniquement. Mais ce lieu n’ouvrira ses portes, au mieux, qu’à la mi-août, compte tenu des travaux nécessaires de mise en conformité aux normes de sécurité.

    En attendant cette ouverture, les #capacités du refuge solidaire actuel ne permettent plus d’accueillir dans des conditions acceptables les personnes exilées de passage. En tout état de cause, ce nouveau lieu ne pourra pas accueillir au-delà de ses capacités et des limites de l’action bénévole.

    Dans ce contexte particulièrement difficile, il n’est pas envisageable que l’#Etat continue de se reposer sur les #associations et la #population briançonnaise alors que la population accueillie est plus nombreuse et plus vulnérable (familles avec nourrissons, personnes âgées ou handicapées).

    Nous appelons l’Etat, et plus largement les #pouvoirs_publics, à revoir leurs responsabilités en rapport avec les situations actuelles de la migration dans le Briançonnais, à respecter leurs obligations à l’égard des exilés, et notamment le #droit_à_l’hébergement_d’urgence_inconditionnel, et à mettre en place sans plus tarder un #dispositif_d’accueil_d’urgence à la hauteur de la réalité migratoire présente et future.

    Nous demandons que cette crise humanitaire soit gérée en concertation avec tous les acteurs publics et associatifs concernés, y compris du côté italien où le préfet conscient de la gravité de la situation vient d’apporter un soutien fort aux communes de Bardonecchia et d’Oulx et aux associations impliquées.

    Nous demandons à notre gouvernement de mettre en oeuvre un #plan_d’hébergement_d’urgence à Briançon, avec un nombre de places pérennes, qui soit évolutif pour s’adapter aux besoins réels. Cet hébergement doit permettre l’accueil familial sans séparation des membres de la famille et avec la possibilité de préparation des repas.

    Notre alerte est solennelle et nous attendons vivement votre réponse devant cette situation d’urgence.

    Afin d’éviter toute confusion ou instrumentalisation en cette période électorale, nous rendrons cette lettre publique seulement à compter de lundi 28 juin.

    Avec nos salutations respectueuses,

    Premières associations locales signataires :

    ATD Quart Monde PACA, CCFD Terre Solidaire Briançon, Chemins Pluriels, Icare , JRS France/Welcome – Antenne des Hautes Alpes, Low-tech & Réfugiés, MJC-Centre social du Briançonnais, Paroisse de Briançon - Hautes Vallées, Refuges Solidaires, Réseau Hospitalité, Secours Populaire Briançon, Tous Migrants, Unjourlapaix, Un thé dans la neige,

    Premières associations nationales signataires :

    La Cimade, Médecins du Monde, Médecins sans Frontières, Secours Catholique Caritas France, ANVITA (association nationale des villes et territoires accueillants)"

    Reçu via la mailing-list Tous Migrants, le 30.06.2021

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    Septembre 2020 :
    #Briançon : « L’expulsion de Refuges solidaires est une vraie catastrophe pour le territoire et une erreur politique »
    https://seenthis.net/messages/876342

    Avril 2021 :
    Sauvé, le refuge solidaire de #Briançon s’adapte à de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/913269

    ping @isskein @karine4

    • depuis ce printemps c’est quasiment 100 personnes en moyenne pour un refuge prévu au départ pour offrir 15 places... les bénévoles s’épuisent, les problèmes de promiscuité et d’hygiène sont récurrents mais ni la mairie ni l’état ne font le moindre geste à part augmenter encore le nombre de gendarmes, CRS et militaires pour « jouer » à la chasse à l’homme sur la frontière !
      Le but « inavoué » serait il de décourager les bonnes volontés et de tarir la légendaire hospitalité des Briançonnais ?

  • Sauvé, le refuge solidaire de #Briançon s’adapte à de nouveaux arrivants

    Alors qu’il risquait la fermeture, le refuge qui accueille les exilés venant par l’Italie va poursuivre son activité dans de nouveaux locaux. Des familles de plusieurs générations, mais aussi de jeunes Marocains, y font désormais étape.

    Briançon (Hautes-Alpes).– « De toute façon, nous n’aurions pas fermé », lâche Francis*, assis sur un fauteuil de la MJC de Briançon, les coudes sur les genoux et les mains croisées. Depuis quelques jours, le bénévole du refuge solidaire de la ville, qui accueille depuis 2017 les exilés traversant à pied la montagne à la frontière franco-italienne, arbore une mine ravie. Le refuge va déménager à l’été 2021 et pourra ainsi poursuivre sa mission, malgré l’absence de soutien des élus locaux.

    En août 2020, un courrier signé de la main d’Arnaud Murgia, président de la communauté de communes du Briançonnais (CCB) mais aussi maire Les Républicains de Briançon, leur apprenait que la convention mettant les locaux à leur disposition, tout près de la gare et du col de Montgenèvre, ne serait pas renouvelée (lire ici notre reportage).

    Un coup dur pour les bénévoles de l’association Refuges solidaires, mais aussi pour leurs soutiens, comme l’association Tous Migrants qui organise des maraudes en montagne afin de porter assistance aux exilés une fois qu’ils ont traversé la frontière et les achemine ensuite au refuge solidaire pour leur permettre d’être pris en charge avant qu’ils ne poursuivent leur route.

    « En cinq ans, il n’y a jamais eu de troubles à Briançon. C’est bien la preuve que quand on accueille, ça se passe bien », poursuit le bénévole. Mardi, Refuges solidaires a signé un compromis de vente pour de nouveaux locaux, d’une superficie de 1 600 mètres carrés, situés sur les hauteurs de la ville, près de l’hôpital. Il s’agira d’un « tiers lieu » où d’autres associations pourront s’établir en vue de créer une « plateforme de la solidarité ».

    Mais d’importants travaux de réaménagement doivent être réalisés dès la signature du bail, prévue début juin, dans ce qui était un ancien centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). Si Refuges solidaires n’a pu compter sur le soutien des élus locaux, de tous bords confondus – un autre lieu avait été trouvé mais le maire, « de gauche », s’y est opposé –, deux donateurs privés, à travers le fonds Riace et la Fondation Caritas, ont décidé de sauver le lieu.

    « Chacun a financé un tiers du projet. Le dernier tiers l’a été par une société civile immobilière locale, parce qu’on estimait qu’il était important que les locaux participent aussi », précise le bénévole, qui voit la liste de leurs soutiens s’allonger. La Fondation Abbé-Pierre finance désormais le poste de Pauline, coordinatrice du refuge.

    Ce vendredi 23 avril en fin d’après-midi, Francis quitte la MJC pour rejoindre le refuge, situé à deux pas. Il est « de permanence » pour la laverie et s’empresse de grimper les escaliers après avoir franchi la porte d’entrée, pour épauler les bénévoles qui s’activent déjà à la buanderie. Ici, plusieurs machines à laver tournent à plein régime.

    À l’extérieur, sur la terrasse, les habits propres prennent le soleil, couchés sur les murets. « Où est mon pantalon noir qui était là ? », demande, inquiet, un jeune Marocain dans son dialecte à une bénévole. « On ne peut même pas t’en prêter un, taquine son ami, tu ne rentrerais pas dedans ! » Très vite, la terrasse prend vie. Plusieurs exilés prennent place à la table qui offre une vue sur les montagnes.

    Avec une bénévole et plusieurs de ses amis, Ezzatollah, un Afghan âgé de 19 ans, joue au rami. Les cartes passent d’une main à l’autre, puis forment des suites de nombres fièrement exhibées sur la table, signe que la partie avance. Le sourire du jeune homme, bien que sincère, ne suffit pas à cacher son désarroi.

    « Hier soir, je n’étais pas très bien », avoue-t-il le lendemain matin devant le refuge. « L’Europe n’a pas été bonne avec moi. Les rares fois où j’appelle ma mère, elle me dit que j’ai mauvaise mine et m’appelle “old man” [vieil homme – ndlr]. » Arrivé au refuge cinq jours plus tôt avec un ami, il évite de près, et à quatre reprises, d’être arrêté par la police en traversant la montagne par le col de Montgenèvre.

    Ezzatollah est un ancien du camp de Moria à Lesbos (Grèce), qui a depuis brûlé dans un incendie (lire notre chronique). « J’y suis resté un an, j’étais dans la zone pour mineurs. » Il y perd deux amis, âgés d’à peine 12 et 13 ans, emportés par la violence qui y règne. « Un autre s’est suicidé, poursuit-il, les yeux pleins de larmes. Moi-même, j’ai voulu me tuer trois fois. » Depuis, il peine à trouver le sommeil le soir.

    Grèce, Macédoine, Serbie et Bosnie… Peu avant d’arriver en Italie, l’exilé afghan prend une décision radicale : il se brûle les deux index, espérant ainsi que les autorités ne pourront pas prendre ses empreintes et qu’il contournera le règlement Dublin qui contraint les migrants à demander l’asile dans le premier pays par lequel ils pénètrent dans l’Union européenne.

    « L’Europe a changé mon visage, mon corps, ma vie », constate-t-il le regard amer, observant les cicatrices sur ses doigts et ses jambes et les ampoules qui déforment ses pieds. Violenté en Grèce, il souffre depuis d’une ouïe altérée de l’oreille gauche. Originaires de Mazâr-é Charîf en Afghanistan, ses parents fuient la menace des talibans et se réfugient en Iran.

    Ezzatollah quitte le pays deux ans plus tôt, à la suite de problèmes familiaux qu’il ne détaillera pas. Sa sœur aînée organise son périple en secret. Aujourd’hui, il ne sait où aller. Rester en France ? Tenter sa chance en Allemagne ? Ou rejoindre le Royaume-Uni ? Il veut pouvoir étudier, travailler et se stabiliser « là où c’est le plus simple pour les réfugiés ».

    Ce samedi matin, il croise deux familles tout juste arrivées, installées dans la petite pièce commune qui jouxte le bureau d’accueil et l’infirmerie. Depuis quelques mois, les bénévoles du refuge constatent un changement de profil parmi les nouveaux arrivants : « Avant, on avait 95 % de jeunes hommes originaires d’Afrique de l’Ouest, dont la moitié était des mineurs. Aujourd’hui, on a beaucoup de familles afghanes et iraniennes, sur plusieurs générations, avec des enfants en bas âge et des personnes âgées », relève Francis, lé bénévole.

    De quoi chambouler l’organisation et le quotidien du refuge, peu habitué à recevoir un tel public. Pour leur offrir davantage de confort, les bénévoles leur proposent d’être hébergées chez des familles solidaires ou dans une salle de la paroisse Sainte-Catherine. En fin de matinée, Ramin, 18 ans, sort du bureau d’accueil et retrouve ses parents, sa sœur, ainsi qu’une jeune femme seule prise sous leur aile en Bosnie. La famille est arrivée vendredi soir, sans l’aide de maraudeurs.

    Jeanine, une bénévole du refuge, leur propose de la suivre jusqu’à la paroisse. Une autre famille leur emboîte le pas. Elle s’est présentée au refuge au petit matin, avec deux enfants. Dix minutes plus tard, le groupe franchit la porte de la salle Sainte-Thérèse. La bénévole s’empare de plusieurs matelas qu’elle dispose au sol, puis prépare le linge de lit. Les femmes, frigorifiées, s’emmitouflent dans les couvertures qu’on leur tend. Et se murent dans le silence.

    Dans le jardin extérieur, Ramin souffle enfin. Il est éreinté. « Je suis si fatigué que je n’ai pas réussi à dormir hier soir, dit-il. On a marché dix heures pour traverser la frontière. À chaque étape difficile, dans la montagne, je devais aider mes proches un par un. On devait souvent se cacher pour ne pas être vus par la police. » Pour maximiser leurs chances, ils empruntent le chemin le plus ardu, là où la présence policière est moindre.

    « On ne peut rien construire dans notre pays, ni étudier ni travailler »

    Cheveux ébène, sourcils fournis, Ramin a la moitié du visage camouflé par un masque FFP2. Il est fier du tee-shirt qui recouvre ses épaules, aux couleurs de l’équipe de France de football, qui lui a été donné au refuge. « À Kaboul, j’étais parfumeur », sourit-il, ajoutant avoir dû partir à la suite de « problèmes personnels ». Son père, assis au soleil près de lui, l’écoute sans dire un mot. « On a d’abord été en Iran puis en Turquie et en Grèce. L’Organisation internationale pour les migrations [OIM] nous a acheminés à Thessalonique, dans un camp de migrants. »

    Ensemble, ils traversent les frontières macédonienne, serbe et bosnienne à pied, en bus ou en camion. « C’était très difficile à la frontière croate. Chaque jour, on tentait notre chance mais la police nous refoulait. Elle nous fouillait et volait nos téléphones, quand elle ne les cassait pas sous nos yeux. » Ils parviennent à franchir la frontière après 40 tentatives. « Ils ont pris nos empreintes là-bas, puis en Slovénie. »

    À Clavières (Italie), près de la frontière avec la France, la famille est arrêtée à deux reprises par la police. Le jeune homme explique aux agents que sa petite sœur, âgée de 16 ans, a un cancer du sein. Elle est affaiblie et essoufflée. « Ils m’ont dit : “OK, on a un docteur qui va l’examiner.” Mais en fait, ils n’ont rien fait pour elle, soupire Ramin. Je ne comprends pas pourquoi ils ferment les frontières. On est juste des êtres humains qui veulent se réfugier dans un lieu sûr et travailler. »

    La seconde famille, originaire du Kurdistan iranien, se repose jusqu’au lendemain. Samedi après-midi, Camille, infirmière et bénévole à Médecins du Monde, tient une permanence pour les exilés au refuge. « Effectivement, on a de plus en plus de familles et de bébés, confirme-t-elle. Je me souviens aussi d’un homme âgé d’une soixantaine d’années. »

    À 18 heures, Pauline et Laetitia, deux bénévoles, lancent la préparation du repas dans le réfectoire. Plusieurs exilés marocains mettent la main à la pâte : du rap marocain en arrière-plan, ils épluchent et coupent les légumes, remuent la pâte du gâteau au chocolat, débarrassent les tables, font la vaisselle et passent le balai. Depuis l’automne dernier, ils sont plus nombreux qu’avant.

    « On a dû s’adapter à ça aussi. En mars, on était vraiment surchargés », explique un autre bénévole. En témoignent les matelas empilés aux quatre coins de la salle à manger, prêts à être installés le soir, lorsque le repas est terminé. « On prend aussi en compte le ramadan. Ou bien on fait deux services, ou bien ils prennent leur assiette qu’ils mangent plus tard », complète Pauline.

    Peu avant l’heure du ftour (repas de la rupture du jeûne), c’est l’effervescence. Les effluves de hrira (soupe traditionnelle algérienne et marocaine) s’échappent des grosses marmites en cuisine. Les jeunes hommes ajoutent des épices avant de remuer. Ayoub, 24 ans, évoque son parcours. « J’ai quitté le Maroc parce que je ne voulais pas finir en prison comme plusieurs de mes amis », lance ce Sahraoui originaire de Guelmim.

    Étudiant durant quatre ans à l’université d’Agadir, Ayoub manifeste à maintes reprises pour revendiquer davantage de droits pour sa région natale. « Un ami militant a été tué par la police secrète. Très souvent, nos rassemblements étaient réprimés dans la violence. » La perspective du chômage, aussi, le pousse au départ. « Je ne voulais pas être une charge pour mes parents, qui ont déjà des problèmes de santé. Je suis donc parti par la Turquie, sans visa. » Il traverse ensuite l’Europe en passant par l’Albanie. Il emprunte « le triangle », une route récente qui implique un détour par la Roumanie.

    À table, les récits se suivent et se ressemblent. Certains des Marocains sont là depuis un, voire deux mois, bloqués par la pandémie qui a réduit les possibilités de transport, ou par manque de projets.

    Nabil*, qui préparait un peu plus tôt la hrira, se désole du chômage et de la corruption qui gangrènent le Maroc. « On ne peut rien construire dans notre pays, ni étudier ni travailler. » Et Hicham, les cheveux coiffés en arrière, d’enchaîner : « Je suis parti à cause de la pauvreté. Quand tu gagnes l’équivalent d’un ou deux euros par jour, qu’est-ce que tu veux faire ? »

    Ce diplômé en mécanique, devenu coiffeur à Oujda faute de travail stable, espère s’installer à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qu’il surnomme « sa3douni » (« Aidez-moi ») pour plaisanter. Tous sont d’abord partis pour la Turquie par avion, sans visa, puis ont traversé la frontière avec la Grèce. « La Croatie, c’était l’horreur, souffle Hicham. La police te vole toutes tes affaires, te laisse en caleçon et te repousse vers la rivière. » Nabil acquiesce, encore effaré. « Parfois, ils te laissent avec les menottes. Beaucoup sont morts noyés dans cette rivière. »

    En Albanie et en Bosnie, tous évoquent des « gens bons et généreux ». Mais si c’était à refaire, même sans avoir à payer le trajet, ils ne referaient pas la route des Balkans. « C’est trop dur et trop long. On a tous passé en moyenne un an sur la route, à dormir dehors, dans la montagne, à marcher des centaines de kilomètres, à se cacher dans des camions », détaille Nabil avant d’évoquer le cas des sept hommes originaires d’Afrique du Nord retrouvés morts dans un conteneur au Paraguay, en octobre dernier, quatre mois après avoir quitté la Serbie.

    « On a pris cette route car par l’Espagne, c’est devenu quasi impossible, se justifie un autre. Ils ont serré les boulons et si on est arrêtés, c’est directement la prison. » En fin de soirée, certains jouent de la guitare, d’autres sirotent un thé. Hicham prépare ses affaires : demain, il rejoint la capitale pour une nouvelle vie.

    Dimanche matin, la seconde famille quitte la salle Sainte-Thérèse pour prendre le petit-déjeuner au refuge. Kazhal*, 10 ans, se régale de tartines et d’une clémentine qu’elle met à nu. Les cheveux gris, le père de famille, Omid*, se laisse aller à un peu d’autodérision : « Je crois que le trajet était trop long pour mon âge. Je ne suis pas habitué à marcher autant… »

    Cet architecte de profession, accompagné de ses deux enfants, a dû fuir l’Iran à la suite de menaces de mort. « Je n’ai pas eu le choix », assure-t-il, retenant le flot de larmes qui envahit soudain ses yeux noirs. Son neveu, âgé de 26 ans, Akoo*, l’accompagne, lui et ses enfants. « Mon père est activiste et je commençais à être en danger. Sans compter que je n’arrivais pas à trouver du travail à cause de ça. »

    Après avoir échoué à traverser par bateau depuis la Turquie, il part le premier, par la route des Balkans. « Mon voyage a duré deux mois et demi, dans la neige et le froid. » Lui aussi emprunte « le triangle » pour éviter la Croatie. En Autriche, il prévient la famille, restée en Turquie, que la route est « trop dangereuse ». Celle-ci parvient à faire la traversée par la mer jusqu’en Italie.

    « Le bateau bougeait beaucoup, les enfants étaient terrifiés et n’arrêtaient pas de pleurer », se souvient leur père, ajoutant que sept femmes étaient à bord. Akoo regarde sur son smartphone la carte GPS où de petits points rouges indiquent chacun de ses points de passage. « On s’est retrouvés à Oulx à 19 heures vendredi. On a marché de nuit, dans le noir, pour rejoindre Briançon par le col de Montgenèvre. On tenait chacun un enfant par la main. Ils étaient épuisés. On faisait des pauses toutes les dix minutes et on leur répétait qu’on y était presque. »

    Les statistiques anonymisées de l’association Refuges solidaires montrent une hausse des arrivées d’Afghans, d’Iraniens, de Marocains et d’Algériens en 2020 et jusqu’au 31 mars 2021. 429 femmes et enfants de moins de 13 ans sont passés par le refuge de Briançon en mars, soit le double par rapport à février et janvier 2021. Le refuge continuera d’accueillir jusqu’au déménagement l’été prochain.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280421/sauve-le-refuge-solidaire-de-briancon-s-adapte-de-nouveaux-arrivants

    #refuge #asile #migrations #accueil #hébergement #hébergement_d'urgence #réfugiés #Hautes-Alpes #frontière_sud-alpine #France #Briançonnais

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    sur l’annonce de fermeture du Refuge :
    https://seenthis.net/messages/876342

    • UN LIEU DE SOLIDARITE OUVERT…

      L’association Refuges Solidaires, s’occupant de l’accueil des migrants, devait quitter le local actuellement occupé à Briançon pour des raisons de sécurité, le bâtiment n’étant plus aux normes et la Communauté de Communes du Briançonnais voulant récupérer le lieu pour y développer d’autres projets. Une dynamique est alors lancée pour trouver un autre lieu d’accueil solidaire pour recevoir dignement le flux des migrants… « Un beau projet » est né !

      Faire d’une difficulté une opportunité !

      Frédéric Meunier est le Président de l’association, Le Group’, basée à Villeurbanne (69), dont la mission est l’accompagnement du projet et de ses investisseurs. Depuis août 2020 une de ses équipes est mobilisée.

      L’initiative est lancée suite à la nécessité de libérer l’ancienne caserne des CRS à Briançon, mise à disposition par la Communauté de Communes du Briançonnais, investie par Refuges Solidaires pour y accueillir les migrants arrivant sur la ville depuis 2007. Profitant de l’occasion le projet a voulu s’élargir et y inclure l’accueil d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, de l’environnement, de la culture… Ce lieu en devenir a enfin été trouvé et il se nommera : Les #Terrasses_Solidaires.

      Refuges Solidaires assure un accueil de transit, en moyenne un migrant reste 3 jours sur Briançon. Autour de cette dynamique de l’accueil, différents acteurs ses sont regroupés. Acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, telles les structures d’insertion ou des associations de solidarité locales, mais aussi de la Culture avec des associations organisant des festivals, et des acteurs médicaux avec Médecins du Monde et des médecins libéraux qui désireraient s’installer, et peut-être même quelques médias locaux.

      « Le Cahier des charges nous oblige à respecter les besoins de chacun, spécifie Frédéric Meunier. Des investisseurs sociaux vont se porter acquéreurs de ce lieu que le propriétaire désire vendre, pour 1 M€. C’est l’ancien sanatorium Les Terrasses, construit en 1949 qui accueillait avant le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile, qui a depuis été transféré. »

      1 800 m², sur 2 bâtiments, sur les hauteurs de Briançon. Un tiers de cette surface, environ 500 m², sera dédié à l’accueil des migrants, le reste des partenaires se partageant la surface restante, notamment pour accueillir des bénévoles s’impliquant dans les domaines de la Culture ou de la rénovation de patrimoine ancien. Se rajoutera un espace coworking, avec tous les services prévus, Wifi, matériels, salle de réunion, open-space…

      Les investisseurs sociaux :
      Un tiers de la somme pour l’acquisition du bâtiment est pris en charge par des Briançonnais, majoritairement des privés et quelques associations, les deux autres tiers sont pris en charge par des fonds de dotation à caractère social : Riace France, reconnu d’intérêt collectif, et Caritas France. Seront également partenaires du projet pour la prise en charge du fonctionnement, au moins au départ : La Fondation Abbé Pierre, la Fondation de France, le Secours Catholique via Caritas, et Emmaüs. « Pour l’instant nous tablons sur un projet sans subventions, s’il y en a tant mieux, mais nous ne voulons pas que celles-ci puissent bloquer le projet, souligne Frédéric Meunier. Le temps d’amortissement de l’acquisition est évalué à 25 ans. »

      Bien que ce lieu ait accueilli du public jusqu’en 2020 il a besoin de rénovation et de mise aux normes. « La rénovation est estimée à un peu plus de 200 000 € et va donner lieu un 2ème appel de fonds, précise Frédéric Meunier. Un appel aux dons, défiscalisables, via Caritas. Les travaux vont être lancés très bientôt, 1ère quinzaine de mai, pour une première mise en sécurité et l’adaptation des lieux. Mais un an va environ s’écouler avant la finition de l’ensemble de la conformité. L’idée est aussi de travailler avec des entreprises locales sur 2021/2022. »

      Rappelons qu’un premier appel de fonds a été lancé pour l’acquisition de l’ancien sanatorium le 21 avril 2021 pour récolter environ le tiers du million d’Euros nécessaires et qu’en seulement une dizaine de jours + 250 000 € ont été récoltés. En 20 jours, qui est le délai légal de cet appel de fonds, il y a donc bon espoir que les 300 000 € soient atteints !

      Une ouverture prévue en juillet 2021 ! Une ouverture partielle qui concernera l’accueil des migrants et de 2 associations, celle s’occupant de l’accueil de bénévoles pour la restauration des Monuments Historiques et Fab Lab Low Tech.

      Emploi : Une association de gestion va être créée dans une quinzaine de jours qui va donner naissance à 1,5 équivalent temps plein. « Avec les économies d’échelle espérées par les associations réunies l’espoir est de créer 5 à 6 emplois non existants sur la dizaine existant déjà, explique Frédéric Meunier. Il y aura besoin de services autour de ce lieu, entretien, maintenance et restauration sur place, 2 personnes en cuisine sont d’ores et déjà prévues. »

      Un projet collectif pensé pour le territoire. « D’une difficulté d’accueil on a su créer une opportunité, s’enthousiasme Frédéric Meunier. Et si le flux migratoire se tarissait les locaux de Refuges Solidaires pourraient être mis à dispositions d’un accueil d’urgence ou pour des saisonniers mais en restant basé sur le monde de la solidarité. »

      Sera lancée par l’Université de Grenoble, le Master Urbanisme, une concertation de voisinage. Une dizaine d’étudiants s’y attèleront dès la fin du mois de mai. Ce projet veut travailler en bonne intelligence avec tous : pouvoirs publics, locaux, etc. Aujourd’hui les tensions ont su être apaisées par la convergence d’intérêts.

      https://www.alpes-et-midi.fr/article/lieu-solidarite-ouvert

  • #Allison_Hanes : Des pères tuent femmes et enfants
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/04/des-peres-tuent-femmes-et-enfants

    Le 1er septembre 2019, des militantes se sont rassemblées sur la place du Trocadéro devant l’emblématique Tour Eiffel de Paris, certaines portant des pancartes avec des numéros se terminant par 100, pour marquer le 100e féminicide commis au pays en 2019.

    Au total, 121 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ancien partenaire en France en 2018, ce qui équivaut à un décès tous les trois jours, selon les chiffres du gouvernement publiés en juillet 2019.

    La semaine dernière, au Québec, c’est arrivé à Jaël Cantin. Cette mère de six enfants, âgée de 33 ans, a été retrouvée gravement blessée à son domicile de Mascouche et est décédée plus tard à l’hôpital.

    Le jour de Noël, c’était Astrid Declerck. Cette mère de deux adolescents, âgée de 48 ans, a été retrouvée blessée par balle dans son appartement de la rue Sherbrooke Ouest, au centre-ville de Montréal. Elle a également succombé à ses blessures.

    Le 4 décembre, c’était Dahia Khellaf. Le corps de cette femme de 43 ans a été découvert dans sa maison de ville de Pointe-aux-Trembles avec ceux de ses deux enfants, Adam, 4 ans, et Askil, 2 ans.

    Il ne s’agit là que d’une poignée de crimes similaires commis à Montréal ou dans ses environs. Et ce que ces récentes tragédies ont en commun, c’est que les femmes semblent être victimes d’homicides conjugaux. Dans ces deux derniers cas, les partenaires des femmes se sont également suicidés, ce qui met fin à toute spéculation sur ce qui s’est passé. Mais dans le cas de Cantin, on possède plus d’éléments pour comprendre ce qui est arrivé.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://montrealgazette.com/opinion/columnists/hanes-the-tragic-ubiquity-of-domestic-homicide
    #fémicides #violences_masculines #système_patriarcal #hébergement_d'urgence

  • The Fourth Overview of Housing Exclusion in Europe 2019

    Since 2015, FEANTSA and the Fondation Abbé Pierre have released a yearly Overview of Housing Exclusion in Europe. These annual reports look at the latest #Eurostat data (EU-SILC) and assess EU countries’ capacity to adequately house their populations.

    The 2020 deadline is approaching for the European Union’s cohesion policy, yet it’s objective – the fight against poverty and social exclusion by 2020 - remains unattainable. With this 4th report on homelessness and housing exclusion, FEANTSA and the Fondation Abbé Pierre ask: what is meant by "European cohesion” when another Europe, deprived of a home or even a shelter, is being left behind? This report explores the state of emergency housing in Europe, in order to attract the attention of all decision-making bodies in Europe on the overcrowding, precariousness and inadequacy our shelter systems are confronted with.

    https://www.feantsa.org/en/report/2019/04/01/the-fourth-overview-of-housing-exclusion-in-europe-2019?bcParent=27

    Pour télécharger le rapport en pdf :
    https://www.feantsa.org/download/rapport_europe_2019_def_web_06659524807198672857.pdf

    #rapport #SDF #sans-abri #sans-abrisme #Europe #FEANTSA #statistiques #chiffres #urgence #mal-logement #Fondation_Abbé_Pierre #2019 #hébergement_d'urgence #inconditionnalité #dortoirs

    ping @karine4 @isskein

    • A Foot In The Door: Experiences of the #Homelessness_Reduction_Act (2020)

      Key findings:

      - Two years into its implementation, the research has found the change in law has significantly expanded access to homelessness assistance particularly for single people.
      - The research findings suggest that this is one of the most substantial changes observed since the introduction of the HRA and that the change in legislation has had a noticeable impact on widening access to single homeless people.
      – Overwhelmingly people reported a more positive experience when first approaching Housing Options for assistance.
      – Seventy-five per cent of people reported they were treated with respect and were able to communicate confidentially with staff.
      - Despite the majority of participants reporting positive experiences there is still clear examples of people having poor assessments.
      – The intention and ambition of the HRA is being constrained by the housing market, welfare system and funding.
      – Whilst there has been a broadly positive experience of initial contact and engagement with Housing Options staff, the research has shown significant barriers and issues with the support on offer and people’s housing outcomes.
      - Overall only 39 per cent of respondents agreed when asked whether the local authority had helped them to resolve their housing issue.
      - A further 31 per cent of participants reported that they had either supported themselves or with the help of family or friends, and 30 per cent reported that their issue was still ongoing.
      - Overall 56 per cent of survey respondents reported a more positive housing situation when asked to compare their current position with the night before they presented at Housing Options.
      – The research found the most common form of intervention offered is information on accessing the private rented sector.
      – Lack of affordable housing both social and PRS means that local authorities are increasingly constrained in the realistic outcomes that they can achieve.

      Pour télécharger le rapport:
      https://www.crisis.org.uk/media/241742/a_foot_in_the_door_2020.pdf

      https://www.crisis.org.uk/ending-homelessness/homelessness-knowledge-hub/services-and-interventions/a-foot-in-the-door-experiences-of-the-homelessness-reduction-act-2020

      #UK #Angleterre

  • 100.000 Flüchtlingsbetten ungenutzt

    Der große Flüchtlingsandrang ist vorbei, als Folge sind derzeit bundesweit etwa 100.000 Plätze in Notunterkünften frei. Nun stellt sich ein anderes Problem: Es fehlt günstiger Wohnraum.


    http://www.spiegel.de/politik/ausland/100-000-plaetze-in-fluechtlingsunterkuenften-ungenutzt-wohnraum-fehlt-a-1186
    #asile #migrations #réfugiés #Allemagne #logement #hébergement #hébergement_d'urgence #appartements

    #géographie_du_vide (en Allemagne) et #géographie_du_plein (notamment en Grèce, mais ailleurs aussi...)

  • Le gouvernement veut exclure les sans-papiers des hébergements d’urgence
    https://www.mediapart.fr/journal/france/141217/le-gouvernement-veut-exclure-les-sans-papiers-des-hebergements-d-urgence

    Malgré l’opposition des acteurs de terrain, le ministre de l’intérieur a diffusé aux préfets une circulaire qui autorise les vérifications administratives dans les centres d’hébergement d’urgence afin d’en faire sortir les sans-papiers. Les associations nationales dénoncent un « tri » des personnes sans abri.

    #France #asile #hébergement_d'urgence #immigration

  • Le gouvernement veut exclure les sans-papiers des hébergements d’urgence
    https://www.mediapart.fr/journal/france/141217/le-gouvernement-veut-exclure-les-sans-papiers-des-hebergements-durgence

    Malgré l’opposition des acteurs de terrain, le ministre de l’intérieur a diffusé aux préfets une circulaire qui autorise les vérifications administratives dans les centres d’hébergement d’urgence afin d’en faire sortir les sans-papiers. Les associations nationales dénoncent un « tri » des personnes sans abri.

    #France #asile #hébergement_d'urgence #immigration

  • Hébergement d’urgence : la crise migratoire prive-t-elle les SDF de places ?

    IDÉE REÇUE - Alors qu’à l’approche de l’#hiver se repose la question de la crise de l’#hébergement_d'urgence, certains pointent du doigt les migrants.

    http://www.europe1.fr/societe/hebergement-durgence-la-crise-migratoire-enleve-t-elle-des-places-aux-sdf-28
    #SDF #migrations #asile #réfugiés #préjugés #lutte_entre_pauvres #pauvreté #logement #hébergement #migrants #sans-abri #concurrence

  • #Toulouse patine sur l’hébergement d’urgence
    https://www.mediapart.fr/journal/france/231016/toulouse-patine-sur-l-hebergement-d-urgence

    Depuis des mois, le #115 de la Veille sociale toulousaine est sur-saturé. Seul un appel sur 20 débouche sur un hébergement qui peut se résumer à une nuit d’hôtel. Tandis que la préfecture attend bien souvent d’être contrainte au rapport de force par les associations, le département vient d’être condamné par la justice. Du côté de la ville, on admet une carence historique.

    #France #hébergement_d'urgence #logement

    • Abdel dit s’être enfui avec une corde qu’il avait dans son appartement depuis un incendie de l’immeuble causant un mort il y a quelques années. (...)

      « Personne n’est venu nous chercher, on est sorties par nous-mêmes, et on s’est retrouvées avec un pistolet sur la tête et conduites comme ça au commissariat. On nous a traitées comme si on était des criminelles », dit-elle. La colère est montée ces derniers jours, avec ce sentiment que « jamais les choses ne se seraient passées de cette manière à Paris. » (...)

      « Nous voulons un engagement écrit nominatif, pour chacun », réclame Widad, une habitante...(...)

      Joint par téléphone en fin de journée lundi, le préfet pour l’Egalité des chances, Didier Leschi [ex trotskiste... apprenti ministre de l’intérieur] , répond que « justement, [il est] pour la troisième fois depuis mercredi dans le gymnase à la rencontre des familles. J’ai donné ma parole publiquement : toutes ces familles seront relogées dans le parc social », passant prioritairement devant les 90 000 dossiers en attente de logement social. Il propose de loger les familles en attendant dans des hôtels, solution qu’elles ont pour l’instant collectivement refusée de peur de tomber ensuite dans l’oubli… Elles veulent une preuve écrite. « Je m’y engage, a-t-il répété, pour l’ensemble des familles, contrairement à ce que dit la mairie. » [mais de nombreux concernés ont une expertise en béton de ce qu’il en est de l’#hébergement_d'urgence, du #relogement des expulsés, ici du fait d’un assaut policier, et du #logement des précaires]

    • Après l’assaut de Saint-Denis, les habitants attendent un logement
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/16/apres-l-assaut-de-saint-denis-les-habitants-attendent-un-logement_4848450_32

      Voilà deux mois qu’ils attendent et un quart d’entre eux seulement ont retrouvé un toit durable. Les habitants évacués de la rue du Corbillon, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont l’impression d’être les victimes oubliées de l’assaut donné par les policiers du RAID, le 18 novembre 2015, contre l’immeuble où s’étaient réfugiés certains des terroristes du 13 novembre. Depuis deux mois, un bras de fer s’est engagé entre la municipalité et la préfecture de Seine-Saint-Denis pour savoir qui doit reloger ces 70 personnes.

  • A Saint-Denis (93), 70 personnes, sinistrées de l’assaut, attendent toujours d’être relogés - France 3 Paris Ile-de-France
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/saint-denis-93-70-personnes-sinistrees-de-l-assaut-atte

    70 personnes qui habitaient dans l’immeuble où les terroristes s’étaient planqués à Saint-Denis (93) et où la police a mené un violent et difficile assaut mercredi 18 novembre, attendent toujours une solution de #relogement. En attendant, il vont passer leur cinquième nuit dans un gymnase.

    #urgence, ou pas #logement #hébergement

    • Ils ont refusé les nuits d’hôtel proposées par la pref’, car il se sait que c’est une manière de disperser avant de rapidement ne plus assurer de logement du tout.

      A Saint-Denis, les oubliés de la République veulent se faire entendre
      http://www.humanite.fr/saint-denis-les-oublies-de-la-republique-veulent-se-faire-entendre-590514#x

      Lundi après-midi, lors d’une conférence de presse organisée dans la salle des mariages de la mairie de Saint-Denis, élus, habitantes de l’immeuble et représentantes des parents d’élèves ont fait part de leur indignation, devant le sort que l’Etat, et son représentant, le #préfet de région, ont réservé et réservent encore à ces personnes qui ont tout perdu : un « je-m’en-foutisme » total, et, en filigrane, un « démerdez-vous » retentissant.

      La réunion qui s’est tenue en préfecture de Bobigny, hier matin, a « abasourdi » les élus dionysiens présents, résume Stéphane Peu, maire-adjoint chargé du logement. La préfecture n’a proposé de reloger que les personnes qui habitaient l’immeuble mitraillé, et pas ceux qui vivaient dans cet ensemble de bâtiments vétustes. Et dont la structure a été complètement déstabilisée par les 5000 impacts de balle, les grenades et diverses explosions subies par les bâtiments, de l’aveu même des pompiers et du patron du RAID, rappelle le maire Didier Paillard. Vingt-neuf familles, soit quarante-cinq adultes et vingt-six enfants, doivent ainsi être relogées.

      Elles dorment depuis mercredi dernier dans un gymnase, prêté par la ville… dont le chauffage se coupe la nuit, alors que les températures ont chuté. La préfecture, lors de la réunion, a carrément « mis en doute la dégradation de l’ensemble de l’immeuble », a indiqué Didier Paillard. Qui reproche à l’Etat de « faire fi du statut de victimes du terrorisme » de ces soixante et onze personnes. Et pour cause : aucun représentant n’a daigné jusqu’ici se déplacer à Saint-Denis. Les autorités préfectorales ont distribué hier à l’envi « environ 50 lettres, où elles s’engagent à reloger, dans des hôtels, les personnes du 48 », précise un habitant, très remonté.

      Cinquante lettres, soit plus que la population concernée. Et surtout : « aucune lettre n’est nominative, ce qui n’a pas valeur d’engagement ». Un expert doit passer mercredi, à la demande de la mairie, pour évaluer les dommages subis par ce groupe d’immeubles. Le maire adjoint Stéphane Peu, qui était « confiant » dans l’issue de la réunion en préfecture de mardi matin, ne décolère pas : « Ils n’ont aucune compassion pour ces familles. C’est une fin de non-recevoir ». Y compris sur le fait de donner un récépissé de leurs papiers d’identité à ces personnes qui ont tout laissé dernière elle. « Dans notre pays, quand il y a une catastrophe naturelle, comme les inondations dans le Var, l’Etat se mobilise, et c’est bien normal. Il va à la rencontre des concitoyens qui ont vécu ce drame. Pourquoi, en Seine-Saint-Denis, ces mêmes concitoyens de la même République ne méritent pas cette même considération », s’agace-t-il. Un homme blessé, en situation illégale, se serait même vu, selon le Parisien, fait remettre, à l’hôpital, une obligation de quitter le territoire français. « C’est une accumulation de faits impensables ». Les deux élus demandent à être reçus par Manuel Valls.
      Certains, explique le maire, souhaitent être relogés à Saint-Denis, où ils ont un réseau de parents et d’amis. D’autre se fichent de l’endroit où ils peuvent atterrir, pourvu qu’ils puissent exercer leur solidarité. Widad l’affirme, « on n’est pas habitués au luxe et au confort. On n’est même pas obligés d’avoir plusieurs chambres. Mais ça ne veut pas dire qu’on va accepter n’importe quoi. » Mais l’Etat ne leur reconnait pas le statut de victime, refuse même toute indemnisation (alors que ces personnes ont tout perdu). La plupart de ces logements terriblement insalubres ne sont plus accessibles du tout pour leurs occupants. Ils font d’ailleurs l’objet d’un arrêté de mise en péril imminent depuis 2012, et devraient être interdits à la location. Une proie pour les marchands de sommeil qui louent sans vergogne ce type d’appartements vétustes. Priscilla, habitante du « 48 », raconte ainsi que chez elle, le toit s’est effondré, et que ses enfants doivent subir une prise de sang pour vérifier s’ils ne sont pas atteints de saturnisme », une maladie créée par des peintures au plomb… Les parents d’élèves font part de la terreur et de l’angoisse chez les gens du quartier.

      #hébergement_d'urgence (les pièges de)

  • Des migrants dénoncent leurs conditions d’accueil à Champcueil
    http://www.leparisien.fr/champcueil-91750/des-migrants-denoncent-leurs-conditions-d-accueil-a-champcueil-02-11-2015

    Ils n’ont eu ni les moyens ni le temps de confectionner des banderoles. C’est sur un petit bout de papier qu’ils déroulent comme un papyrus qu’environ 25 #migrants sur les 130 accueillis depuis vendredi 23 octobre dans l’ancienne maison d’accueil spécialisée (MAS) de la Briancière de Champcueil ont listé leurs revendications.

    Au nombre de six : « un bon #logement pour tous, démarrer les démarches avec accès à un médecin, la mise en place de cours de français, des tickets de #transport, améliorer la qualité de la #nourriture, avoir accès à une eau potable et bonne, le personnel ne doit pas manquer de respect aux réfugiés. »

    Pour se faire entendre, ils ont manifesté devant la mairie de Mennecy après une heure de marche, avant de se rendre devant la préfecture d’Evry en RER. Qui les a renvoyés vers la préfecture de région, « car c’est elle qui gère la situation des migrants ». « A la suite de cette manifestation non déclarée, aucune proposition de site ne sera faite », a d’ores et déjà conclu Bernard Schmeltz, préfet de l’Essonne.

    « Nous avons froid, nous n’avons pas assez de nourriture… »
    Selon les manifestants — originaires du Soudan, de la Libye, d’Érythrée, d’Afghanistan, du Maroc et de la Tunisie et qui vivaient sur le site du lycée Jean-Quarré dans le XIXe arrondissement de Paris — les conditions d’accueil sur le site de Champcueil ne sont pas « correctes ». « Nous sommes malades à cause de l’eau, assure Chérif dans un français impeccable. Plusieurs d’entre nous sont malades et nous n’avons vu aucun médecin, nous avons froid, nous n’avons pas assez de nourriture, il y a de l’amiante. Certains sont partis. »

    « Nous avons froid, nous n’avons pas assez de nourriture… »
    Selon les manifestants — originaires du Soudan, de la Libye, d’Érythrée, d’Afghanistan, du Maroc et de la Tunisie et qui vivaient sur le site du lycée Jean-Quarré dans le XIXe arrondissement de Paris — les conditions d’accueil sur le site de Champcueil ne sont pas « correctes ». « Nous sommes malades à cause de l’eau, assure Chérif dans un français impeccable. Plusieurs d’entre nous sont malades et nous n’avons vu aucun médecin, nous avons froid, nous n’avons pas assez de nourriture, il y a de l’amiante. Certains sont partis. »

    La Croix-Rouge, à qui la gestion du centre d’accueil a été confiée, « prend en considération les craintes, angoisses et difficultés de personnes qui ont vécu dans des lieux où il y avait de la violence et qui sont impatients ». Françoise Bousquet, une responsable de l’antenne régionale, précise tout de même : « Même si l’eau est parfaitement potable (NDLR : ce que confirme aussi la préfecture, rappelant qu’il s’agit du même réseau que pour l’hôpital Georges-Clemenceau), nous avons livré dès ce lundi des bouteilles d’eau pour rassurer certains migrants. Nous organisons des conseils de vie sociale une fois par semaine, il y a du personnel disponible 24/24 qui parle anglais et un arabe littéraire, le centre de prévention de la tuberculose et le centre départemental de prévention santé sont passés à plusieurs reprises, ainsi que des psychologues. Un travailleur social les aide pour leurs démarches administratives, on va mettre en place des cours d’alphabétisation avec des bénévoles…Bref, on s’occupe d’eux et on va continuer. »

    Jean-Philippe Dugoin-Clément, le maire (UDI) de Mennecy qui a discuté avec les migrants, s’est dit « scandalisé » par la situation. « Toutes les craintes que j’avais émises sur la réquisition des locaux désaffectés de Champcueil (NDLR : la MAS a fermé il y a quelques semaines) se confirment, déplore l’élu. Je demande à l’Etat d’avoir enfin une véritable politique d’accueil qui ne se résume pas à cacher des gens dans des locaux situés le plus loin possible de Paris en laissant associations et élus se débrouiller seuls d’une situation qui leur est imposée et qui risque de faire exploser les scores du FN aux régionales. »

    #hébergement_d'urgence #manifestation

  • Période hivernale : comment les écoutants du 115 font face à la crise
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/01/periode-hivernale-ecoutant-115-crise_n_8324784.html

    SANS-ABRIS - Chaque année, l’histoire se répète. À l’ouverture de la période hivernale au 1er novembre, on promet des places d’#hébergement_d'urgence supplémentaires pour faire face à l’augmentation des demandes. Fin septembre, le préfet de Paris a donc annoncé 2.000 places en plus venues s’ajouter aux 75.000 destinées aux sans-abris que compte l’Île de France toute l’année (hors gymnases).

    Mais derrière ces promesses, il y a des hommes et des femmes qui s’occupent de répondre aux #SDF, de les orienter vers des centres d’hébergement d’urgence, quand il ne s’agit pas de leur signifier que -ce soir- les initiales DNP (pour « demande non pourvue ») s’inscriront sur leur dossier. #Vacataires, titulaires à temps plein ou à #mi-temps, les écoutants du #115 sont en première ligne face à la hausse des demandes d’hébergements en cette période.

    Aux premières loges des frustrations aussi, lorsqu’il est malheureusement question d’informer l’intéressé qu’il devra passer la nuit dehors. Ce qui arrive, hélas, très souvent, pesant ainsi sur le moral des troupes déjà échaudées par les insultes des désespérés criant leur détresse au téléphone. Alors que la crise migratoire devrait faire augmenter le nombre de demandes (les démarches administratives des réfugiés se faisant essentiellement sur Paris), les écoutants du Samu Social ne cachent pas leur inquiétude. Contactés par Le HuffPost, certains d’entre-eux ont accepté de se confier.

    « On met notre vie de côté »

    Augustin* est coordinateur au Samu Social de Paris, c’est à dire que son travail consiste -entre autres- à recruter, former et gérer les écoutants. À quelques jours de l’ouverture de la période hivernale, il ne cache pas son scepticisme concernant les annonces qui ont été faites. « On ne sait pas vraiment ce qu’on va avoir comme moyen », indique-t-il mettant l’accent sur le hiatus existant entre la communication institutionnelle et les dispositifs mis en place sur le terrain. Malgré les renforts qui sont sollicités pour cette période, Augustin explique que le navire chancelant de l’hébergement d’urgence continue de naviguer à vue. "Au final, c’est très incertain parce que ça dépend des #températures, donc on reste dans l’improvisation, dans l’adaptation permanente" , explique-t-il précisant que cette situation a tendance à générer des tensions et du stress chez certains écoutants. Car si les équipes du Samu sont habituées à réagir dans l’urgence, le facteur « température » peut être un motif de colère exprimé chez certains. "On ne sait pas le matin combien de places on aura le soir, pourtant, c’est au petit matin que les hébergés appellent, parce qu’on leur a dit la veille que c’était plus facile... Sauf que, en réalité, on n’est pas en mesure d’apporter une solution" , poursuit-il.

    Par exemple, quand un soir il ne fait pas « assez » froid pour que la préfecture décide de débloquer des places (gymnase, anciens centres etc.), les équipes « restent sans solution en attendant que ça se débloque », explique-t-il. Pourtant, le nombre d’appels aura augmenté, tout comme les réponses négatives formulées dans la douleur par les écoutants se seront multipliées. « On est censés être le dernier recours pour les gens, alors passer sa soirée à dire ’oui, allo ? Désolé, vous allez dormir dehors’, c’est pas évident », poursuit notre « coordi » qui explique que durant cette période, lui et ses collègues « mettent leurs vies de côté » pour rester sur le qui-vive. Mais alors, pourquoi tant de frustration si des renforts sont recrutés et si des places supplémentaires sont promises ? Concernant les annonces faites par le préfet (7500 places en plus ndlr), notre interlocuteur tranche sévèrement :"je n’y crois pas une seconde". Pour ce qui est des renforts, ce dernier est tout autant sceptique. « Bah, la plupart n’ont pas encore vécu de période hivernale, le #turn_over étant tel, que cette année une majorité d’écoutants vivront leur première », confie-t-il. « Nous sollicitons beaucoup de vacataires, donc les conditions de travail se dégradent. Au bout d’un moment, cette #précarisation des écoutants se répercute sur les gens qui appellent », regrette également Augustin.

    « Enormément de stress »

    Pour Léa* (écoutante), cette période génère énormément de stress chez les écoutants. « Personnellement, ce stress s’est traduit par des urticaires », explique-t-elle notant au passage que ce qui pèse notamment, c’est de repenser à toutes ces fois où l’on a dit « non » à un sans-abris, « alors que l’on rentre chez soi et que le thermomètre affiche 0° ». Surtout que, « quand tu rentres chez toi, tu les croises, ou du moins t’as l’impression de les croiser, ce qui fait que les heures passées au téléphone ne te quittent pas d’une semelle même des heures après avoir quitté ton poste », détaille Léa. Précision très importante à ses yeux, « la période hivernale n’est pas ’pire’ pour les écoutants ». Selon elle, la période estivale génère autant -voire plus- de malaise. Comment ? « Nous recevons toujours autant d’appels l’été, sauf que les places se sont considérablement réduites et que des centres ouverts d’urgence pour l’hiver ferment leurs portes », déplore-t-elle.

    #centre_d'appel

  • #Suisse : des #bunkers pour #migrants

    Le nombre de #demandeurs_d'asile en Suisse est en constante augmentation. 30 % rien qu’en juillet dernier. Résultat : le pays manque de places d’#hébergement_d'urgence et les migrants sont accueillis dans les bunkers de l’armée. Le reportage d’Anja Waltereit et Andreas Schaal.

    http://info.arte.tv/fr/suisse-des-bunkers-pour-migrants

    Attention quand même à une chose, quand même, à cette idée d’une « constante augmentation »... Elle est à relativiser, comme cela a été démontré dans cet article, publié dans le cadre du projet « Comptoir des médias » de Vivre Ensemble :
    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2014/07/15/communique-hausse-des-demande-beaucoup-de-bruit-pour-rien
    #réfugiés #asile #migration

  • Un prêtre poursuivi pour avoir hébergé des personnes en difficulté
    http://www.bastamag.net/Aide-au-sejour-irregulier-un

    Le droit à l’hébergement d’urgence va t-il être bafoué ? Ce 11 juin, le prêtre Gérard Riffard comparait au tribunal de police de Saint-Étienne pour avoir enfreint un arrêté municipal qui « interdit l’hébergement dans les locaux de l’église Sainte-Claire pour des raisons de sécurité », explique le diocèse. Ce dernier soutient depuis treize ans l’association Anticyclone présidée par le curé, qui accueille et accompagne les demandeurs d’asile, tout en organisant un certain nombre d’ateliers pour faciliter leur (...)

    En bref

    / #Garantir_l'accès_au_logement, #Migrations, #Logement, #Justice

  • Femmes à la rue
    http://blogs.radiocanut.org/lilithmartineetlesautres/2013/12/27/un-toit-cest-un-droit

    Ce 27 décembre 2013 une émission spéciale sur le logement et l’hébergement d’urgence. Au programme : une interview d’une travailleuse du SAMU social un reportage du collectif Précipité (Montreuil) sur des femmes qui vivent en CHRS des extraits de la revue Timult n°6 sur les luttes du Gang des femmes pour le logement (St Martin d’Hères). Durée : 1h. Source : Radio Canut