• Ribelli e indipendenti. Storie di donne rinchiuse nel manicomio di Como

    A poco più quarant’anni dalla riforma Basaglia, che ha disposto la chiusura dei manicomi, la fine di una legislazione speciale e la restituzione dei diritti civili ai ricoverati, riemergono i volti e le storie di donne che in questo luogo hanno consumato la loro esistenza o parte di essa. Ecco in 50 pannelli le vicende manicomiali di Chiara, internata per depressione, di Enrica, legata al letto per placare il suo carattere collerico, e della piccola Carolina, “pericolosa per sé e per gli altri”, per la quale si richiede il ricovero all’età di soli 14 anni. Rinchiuse perché ribelli, troppo precoci o intelligenti, sensuali e disubbidienti, non sottomesse alle violenze fisiche o psicologiche delle famiglie e della società, ma anche perché deboli, indifese o solo povere.
    Gin Angri ha documentato con i suoi scatti l’idea di devianza femminile, i cambiamenti sociali ed economici, l’evoluzione della cura della malattia mentale e del linguaggio psichiatrico, e ha ricomposto la vita e la dignità delle donne ricoverate attraverso lo spoglio di quasi 42mila cartelle cliniche del vecchio manicomio di Como e l’uso sapiente delle fotografie in esse contenute. Un modo per riflettere, attraverso storie individuali, su come per anni la società ha guardato alla malattia mentale.

    Per meglio avvicinarci alla mostra, abbiamo posto alcune domande a chi è coinvolto nel progetto: Gin Angri, il fotografo e curatore, Paola Zocchi, storica e archivista della Bicocca che da anni segue le attività del centro ASPI - Archivio storico della psicologia italiana, e la storica della psichiatria Candida Carrino, che interverrà all’inaugurazione per contestualizzare i documenti della mostra nel loro periodo storico.


    https://bnews.unimib.it/blog/ribelli-e-indipendenti-storie-di-donne-rinchiuse-nel-manicomio-di-como
    #femmes #hôpital_psychiatrique #psychiatrie #Côme #Italie #histoire

    Et bien sûr... le tag #sorcières qui pourrait être utilisé ici !

    signalé par @wizo


  • #Radio_Sans_Nom, Paroles pas pareilles

    Radio Sans Nom est la petite sœur française de #La_Colifata, première station née dans un #hôpital_psychiatrique, à Buenos Aires. Radio Sans Nom est une #radio nomade et ouverte. Chaque mardi après-midi, elle rassemble ses participant·e·s pour son émission diffusée en direct.


    http://syntone.fr/radio-sans-nom-paroles-pas-pareilles
    #santé_mentale #psychiatrie

    –-> Les directs de Radio Sans Nom s’écoutent sur http://www.alsolnet.com/stream/lacolifataenlace et sur le site de la plateforme radio *DUUU (https://www.duuuradio.fr/auteur/radio-sans-nom) qui est en résidence au T2G-Théâtre de Gennevilliers depuis la rentrée 2017. Vous retrouverez l’émission qui fait l’objet de ce reportage sur notre page d’écoute.


    • Ils avaient promis, fin juin, de « ne pas relâcher la vigilance ». Malgré l’arrivée au 1er octobre, comme prévu, de 11 des 30 postes gagnés, les syndicats du Rouvray sont méfiants… Délégué CGT, Sébastien Ascoet cible le président de la Commission médicale d’établissement (CME) et la directrice des soins : « Ils naviguent à contre-courant. » Trois jours avant de signer du protocole de sortie de crise, les syndicats voulaient le départ de cette dernière.

      En cause, l’application mise à mal d’un point du protocole. Il a été convenu, en juin, que la mobilité des agents depuis l’hôpital psychiatrique vers les services de jour, en externe, serait gelée jusqu’à fin 2018. Ce point a pour objectif de poser « une photographie des effectifs », explique le délégué CFDT Jean-Yves Herment, « pour voir où sont les besoins ». Depuis août, six réunions ont été faites avec la directrice des ressources humaines en ce sens.

      « Nous avons avec elle un dialogue social de qualité », assurent les syndicats. Une nouvelle réunion aura lieu jeudi 20 septembre à 14h, avant laquelle la direction refuse de s’exprimer, même si l’on ignore si elle s’y rendra. Selon les syndicats leur travail – confié dans le cadre du protocole – est rendu impossible par le non gel de la mobilité.

      Interrogée sur son suivi du protocole, l’Agence régionale de santé (ARS) rappelle être « intervenue en appui de la direction afin d’identifier des points de sortie de crise », mais dit n’être en contact avec la direction du Rouvray que « dans le cadre du droit commun des relations entretenues avec les gouvernances de tous les hôpitaux ». Contacté, le ministère de la Santé n’a pas répondu à nos sollicitations.

      Au moins six agents auraient donc été envoyés vers des structures externes. Conséquence directe, la dernière réunion du mois de septembre n’a pas permis d’avancer, faute de chiffres stables. Pas de doute pour l’intersyndicale, les deux dirigeants pré-cités « font partir des agents en externe pour nous court-circuiter, pour qu’on se plante », dit Jean-Yves Herment.

      Résultat, il y a moins d’agents pour accueillir les patients, menant les unités à la sur-occupation. Selon un chiffre que la direction de l’hôpital n’a pas voulu confirmer, le taux d’occupation était de 107 % à la mi-septembre. En mars, la sur-occupation chronique de l’hôpital avait enclenché la grève. « Dès que nous avons relâché la pression ou que nous avons été en congés, début juillet, c’est reparti pire qu’avant », pose Sébastien Ascoet :

      Il n’y a plus de lits, donc on ouvre les chambres d’isolement avec un lit au sol et un seau. On laisse la porte ouverte mais on ne peut pas tout surveiller, on a pu enfermer des gens la nuit."

      #psychiatrie #CH_du_Rouvray #hôpital_psychiatrique


    • Un collectif de soignants épaulé par FO et la CGT a déposé un préavis de grève illimitée dans le service de psychiatrie du CHU de Saint-Etienne.

      A l’issue de leur assemblée générale, une cinquantaine de personnes ont voté un appel à la grève générale le 21 Septembre prochain.

      Il y a 9 mois, en janvier 2018,le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait dénoncé des #traitements_inhumains_et_dégradants au sein du service psychiatrie et notamment des attentes de patient jusqu’à sept heures parfois attachés .

      La direction s’était alors engagée pour opérer plusieurs changements pour améliorer ces conditions d’accueil.

      Mais selon le collectif « la psy cause », douze de médecins psychiatres et pédopsychiatres seraient sur le point de quitter l’hôpital.

      Plusieurs actions de à Saint-Etienne pour mobiliser les habitants
      Toujours selon ce collectif, 400 patients attendraient un rendez-vous ce qui engorge le service des urgences avec des cas de personnes qui devraient être accueillies autrement.

      https://www.youtube.com/watch?v=GM7oOfSYmmk


      #psychiatrie #hôpital_psychiatrique


  • « On nous oblige à être maltraitants » : à l’hôpital psychiatrique du Havre, des soignants au bord de la crise de nerfs | Juliette Campion
    https://www.francetvinfo.fr/sante/professions-medicales/on-nous-oblige-a-etre-maltraitants-a-l-hopital-psychiatrique-du-havre-d

    Pendant seize jours, des soignants qui se surnomment « les Perchés » ont élu domicile sur le toit des urgences de l’hôpital psychiatrique du Havre pour réclamer plus de moyens face à des conditions d’hospitalisation qu’ils jugent inhumaines. IIs viennent de signer un accord avec leur direction mais pour eux, le combat ne fait que commencer. Source : France TV Info


  • 14 Juillet 2018 Amiens : les salariés de l’hôpital Philippe-Pinel qui occupaient le hall de l’ARS expulsés ML - 15 Juillet 2018 - France 3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/amiens-salaries-hopital-philippe-pinel-expulses-ars-151

    Les coureurs du Tour de France avaient passé la ligne d’arrivée amiénoise depuis un peu plus d’une heure quand les forces de l’ordres, ont procédé, samedi en fin d’après-midi, à l’expulsion de la dizaine de personnes qui occupaient l’entrée de l’Agence régionale de santé. « On ne s’attendait pas à ce que ça se passe un 14 juillet, alors qu’on était au calme et que le préfet avait donné l’ordre de ne pas expulser la veille », s’étonne Chrystelle Leclercq, infirmière et représentante CGT.


    Depuis deux jours, les salariés de l’hôpital Philippe-Pinel protestaient ainsi contre le manque de moyens et la dégradation des conditions d’exercice au sein de l’établissement. Une "réelle urgence" d’après les soignants mobilisés, pour laquelle ils réclament la tenue d’une table ronde réunissant l’ARS, la direction de l’hôpital, les associations de familles des patients, le personnel, leurs représentants et les deux députés François Ruffin et Barbara Pompili, qui ont affirmé leur solidarité avec le mouvement depuis ses débuts.

    « On demande juste un rendez-vous avec l’ensemble des acteurs qui font que l’hôpital continuera d’exister, souligne Chrystelle Leclercq. En réponse à ça, on nous envoie une cinquantaine de policiers. » Une réunion a été fixée à la date du 18 juillet par l’ARS. Elle doit permettre de faire le point sur les financements attribués à l’hôpital Pinel, mais les représentants syndicaux craignent que tous les acteurs concernés ne soient pas associés.

    Le mouvement continue donc. Dès ce dimanche, les personnels délogés ont décidé d’une nouvelle action : ils manifestent à présent devant l’établissement de soins psychiatriques et ce, pour une durée encore indéterminée.

    #police #violence #Hôpital #france #enmarche #ARS


  • Après l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, c’est celui de #Pierre-Janet, au Havre, qui bataille fermement pour obtenir des moyens pour le soin
    https://actu.fr/normandie/havre_76351/a-bout-soignants-hopital-psychiatrique-pierre-janet-passent-action_17255366.htm

    « Pire Janet ». À bout, les soignants de l’hôpital psychiatrique Pierre-Janet du Havre (Seine-Maritime) tirent la sonnette d’alarme depuis des mois pour alerter sur leur incapacité à accueillir correctement leurs patients faute de moyens. Une « maltraitance » involontaire qui cause un grand mal-être au sein des équipes.

    Mardi 12 juin 2018, à l’appel d’une intersyndicale CGT, Sud et CFDT, ils se sont réunis devant l’établissement pour faire entendre leur voix et envisager les actions à venir. Au programme du jour : le blocage de la voie publique pour demander « de la dignité pour les patients et les soignants ».

    La lutte dure là aussi depuis très longtemps :
    https://actu.fr/normandie/havre_76351/greve-a-lhopital-psychiatrique-au-havre-les-employes-reclament-dix-psychiatres_

    Depuis plusieurs années déjà, les personnels de l’établissement havrais dénoncent ce manque d’effectifs, sans que la situation ne s’améliore. L’annonce, dans les tous derniers jours, de la démission d’un nouveau médecin, a mis cette fois-ci le feu aux poudres :

    "On court à notre perte. Ce départ pourrait vite annoncer l’effondrement total de toute la psychiatrie au Havre et un secteur entier pourrait fermer » , se désole le représentant syndical, au nom de l’intersyndicale.

    Une intersyndicale qui estime que dix médecins manquent à l’hôpital Pierre Janet, pour garantir un fonctionnement normal des différents services.

    "Lors de notre assemblée générale organisée lundi 7 mars, la direction générale est venue tenter de nous rassurer en annonçant une politique active de recrutements de psychiatres. Deux ont d’ores et déjà rejoint, l’un la psychiatrie adulte, le second la pédopsychiatrie, et d’autres contacts seraient établis. La direction évoque le chiffre de huit recrutements possibles. Mais ce ne sont que des pistes. Nous, nous voulons rapidement des résultats » , poursuit Yann Adreit.

    "Dimanche 28 février, nous avons accueilli 41 patients sur des matelas posés à même le sol. Nous n’en pouvons plus. Du fait de tous ces manquements, nous soignons dans l’urgence, sans plus de possibilités de traitement de fond », s’indigne le professionnel."

    Voilà des « lits » à Pierre-Janet :
    https://twitter.com/LouvetSimon/status/1008655780122329089

    Naturellement, le #CH_du_Rouvray soutient celui du Havre


    et les #cheminot·es également. Mardi dernier, beau blocage du pont de Normandie
    https://twitter.com/blousesnoires/status/1006947430099832835

    La situation n’est pas plus brillante à #Philippe-Pinel à Amiens

    https://www.youtube.com/watch?v=VtqJYJ64viI

    Elle n’est brillante nulle part en fait. C’est la psychiatrie toute entière qu’il faut soigner.

    #HP #psychiatrie


  • Un article de l’Huma sur la lutte du Rouvray, qui date des quelques heures précédant la victoire des grévistes, juste pour relever deux moments forts : « Silence de mort à l’hôpital du Rouvray »
    https://www.humanite.fr/silence-de-mort-lhopital-du-rouvray-656535

    Un silence de mort. Pas un slogan, pas un geste, pas un mot. Rassemblés à l’entrée de leur établissement, les personnels de l’hôpital du Rouvray de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) ont réservé un accueil glacial à la directrice générale de l’agence régionale de santé, Christine Gardel, sommée le matin même de reprendre les négociations avec l’intersyndicale par la préfète Fabienne Buccio.

    Précisons que la directrice de l’ARS avait annoncé qu’elle viendrait à condition d’avoir des garanties qu’il ne lui serait fait aucun mal. Gageons que cette haie du déshonneur, sa colère glaciale, sa détermination nombreuse, lui trotteront encore longtemps dans la tête.

    Et par ailleurs :

    Marie, jeune infirmière en pédopsychiatrie, se réjouit d’avoir contribué à paralyser la circulation pendant plusieurs heures. «  Ce n’est pas dans les habitudes des blouses blanches de bloquer des axes routiers. Les actions coup de poing nous font peur mais avec l’aide des cheminots nous avons osé. Il faut que l’on nous entende, que l’on nous écoute  », insiste-t-elle. Hier matin, soignants et cheminots se sont retrouvés sur le pont Mathilde pour bloquer la circulation et distribuer un tract commun. «  Cheminots, hospitaliers, nous avons le même problème. Alors logiquement nous agissons ensemble  », explique Gilles Chuette, de la CGT cheminots. «  Voir des cheminots et des blouses blanches côte à côte, cela me réjouit. Ça devrait être comme ça partout  », juge Bruno. Ce gréviste de la faim a tenu à participer.

    Et dans la magnifique manif du 4 juin dans Rouen, les deux formes de lutte avaient également trouvé comment s’adapter l’une à l’autre de façon inattendue : les cheminot·es, pour donner plus de voix au cortège, faisaient exploser des « bombes » qui ont au départ surpris voire gêné les autres manifestant·es par l’ampleur de la déflagration. À la suite de quoi, chaque allumage de bombe était annoncé au préalable, donnant à voir une foule joyeuse, se bouchant les oreilles avant les explosions et lançant des hourras juste après.

    #hôpital_psychiatrique #CH_du_Rouvray #psychiatrie


  • « A l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les grévistes fêtent leur victoire » : un très bon article, qui remet enfin cette lutte dans le contexte plus général de la dégradation de la #psychiatrie depuis des décennies. Les politiques de restriction budgétaire ont été des moyens extrêmement efficaces pour casser les alternatives à ou dans la psychiatrie qui avaient émergé après la deuxième Guerre Mondiale. Il est peut-être temps de repartir dans l’invention...
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090618/l-hopital-psychiatrique-du-rouvray-les-grevistes-fetent-leur-victoire

    Après deux mois de mobilisation et quinze jours de grève de la faim menés par sept salariés, les personnels de l’#hôpital_psychiatrique de Saint-Étienne-du-Rouvray [en fait de Sotteville-lès-Rouen], en Normandie, ont obtenu la création de trente postes. Et surtout, ont fait bouger les lignes de leur hôpital.

    Saint-Étienne-du-Rouvray (Normandie), de notre envoyée spéciale.- Faut-il désormais mettre sa vie en danger pour obtenir la possibilité d’exercer son travail dans des conditions décentes ? La mobilisation et les journées de grève de la faim menées depuis le 22 mars par les salariés de l’hôpital psychiatrique de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, ont fini par payer. Le personnel a obtenu de l’agence régionale de santé (ARS) la création d’une trentaine de postes sur les 52 exigés, la création d’une unité pour les adolescents, et d’une autre pour les détenus. L’ARS n’a pas confirmé à cette heure le contenu de l’accord, mais a promis de le révéler par un communiqué.

    Durant deux mois, quoi qu’ils fassent – manifestations, occupations, interruption de la visite présidentielle du CHU de Rouen –, les salariés se sont heurtés au silence de leur tutelle, l’agence régionale de santé. De guerre lasse, le 22 mai, sept salariés encartés dans quatre syndicats (CGT, CFDT, CFTC, SUD) ont entamé une grève de la faim. L’évacuation par le Samu de trois d’entre eux, lundi 4 juin, a fait encore monter la tension d’un cran. Le 7 juin au matin, une manifestation mêlant soignants et cheminots a bloqué la zone industrielle et le pont Mathilde jusqu’à ce que Christine Gardel, directrice de l’ARS, accepte de revenir à la table des négociations.

    « Depuis hier, le ton de l’ARS a un peu changé, et c’est déjà une petite victoire. Nous allons maintenant accueillir Mme Gardel par le même silence que celui qu’elle nous réserve depuis deux mois », annonçait jeudi 7 juin Lydia Muis, déléguée CGT, lors de l’AG précédant les négociations. La délégation mêlant syndiqués et non syndiqués est revenue régulièrement devant l’assemblée générale pour faire état de l’avancement des négociations, qui se termineront le lendemain à 15 heures.

    « Le protocole de fin de grève a été adopté à l’unanimité par l’assemblée générale », constate vendredi le cégétiste Sébastien Ascoet. Les salariés ont interrompu leur grève de la faim sous les hourras de leurs collègues. « C’est vraiment une victoire. Ces trente postes ne sont pas pris sur le budget d’autres hôpitaux, ils sont pérennes et budgétés. On en fait ce qu’on veut, et le rapport de force sera au rendez-vous pour les attribuer dans les différents pavillons, et remettre les effectifs au niveau », récapitule le militant.

    Ces trente postes constituent une bouffée d’oxygène pour un établissement qui – là comme dans de nombreux autres endroits – croule sous la surcharge. « Quelques jours avant le 22 mars, l’accueil a commencé à nous envoyer des patients directement dans les services, alors qu’ils doivent normalement passer par un premier diagnostic avant d’être orientés », relate Sébastien Ascoet.

    Le fossé toujours grandissant entre les effectifs soignants (+ 0,5 % entre 2014 et 2016) et les hospitalisations (+ 8,4 % sur la même période) a abouti à une totale saturation du centre hospitalier. « Chaque matin, lorsque le service se réunit, on se demande lequel de nos patients est le moins malade, pour libérer un lit afin de pouvoir en faire entrer un autre. On les fait sortir alors qu’ils ne sont pas stabilisés… Et ils reviennent ensuite dans un état plus grave, mais dans l’intervalle, ils ont libéré un lit », explique une médecin qui tient à rester anonyme.

    Des pelouses de l’immense parc qui entoure l’hôpital psychiatrique, montent de terribles histoires, devenues pour les soignants d’une triste banalité. Ce jeune, laissé à l’isolement cinq jours de plus que nécessaire, faute de lit. Ces malades qu’on bourre de cachets parce que les personnels hospitaliers n’ont pas le temps de mener avec eux des entretiens de réassurance. Cette grand-mère, qu’on couche sur un lit de camp coincé entre deux autres, à trois heures du matin, lui ôtant la possibilité de se déplacer avec un déambulateur, ou encore le patient, qu’on met à l’isolement, pour être sûr qu’il ne se suicide pas pendant qu’on en prend d’autres, plus urgents, en charge… Le manque de moyens de la psychiatrie publique ne date pas d’hier. Mais pour les soignants, un seuil critique a été dépassé.

    La sur-occupation du CHU a commencé selon les « anciens » en 2012. Les baisses d’effectifs, elles, remontent à deux décennies. René Navarette a 58 ans, dont 37 de bons offices au Rouvray. Arrivé en 1974 comme agent des services hospitaliers, il est ensuite devenu infirmier de secteur psychiatrique. « Lorsque je suis arrivé, on pouvait emmener les patients se promener, et même en séjour thérapeutique à l’extérieur de l’hôpital, pour qu’ils renouent avec l’envie de la “vraie vie”, hors de l’enceinte du Rouvray. On pouvait jouer aux cartes, aux dominos, autant de supports de soins aujourd’hui disparus », se remémore l’infirmier. Il vit alors la « belle époque de la psychiatrie ».

    « Après l’hécatombe de la Seconde Guerre mondiale, émerge l’idée que la psychiatrie, ce n’est pas l’enfermement, qu’il faut sortir de la logique de l’asile, et que c’est le soignant qui doit aller à la cité, et non l’inverse. Commence alors le mouvement de “sectorisation”. On maille le territoire avec des unités de proximité : centre médico-psychologique, hôpitaux de jour, centre d’accueil et de crise. À chaque secteur géographique une équipe de soignants qui suivent le patient, qu’il fréquente l’hôpital ou ces unités », raconte Jean Vignes, infirmier psychiatrique et ancien secrétaire général de Sud Santé Sociaux. L’hôpital du Rouvray est précurseur en la matière et implante des structures dans les quartiers populaires. Cette politique porte ses fruits, et la fréquentation de l’hôpital psychiatrique diminue.

    « Les rapports de force ont bougé »

    Dans les années 1980, les restrictions budgétaires commencent, et on profite de cette baisse de fréquentation pour fermer des lits. Mais la diminution de moyens alloués à l’hôpital se poursuit, et les centres médico-psychiatriques (CMP) et autres structures locales deviennent les variables d’ajustement. « On a pompé sur ces équipes extra-hospitalières pour renforcer l’intra-hospitalier. Peu à peu, on a regroupé des CMP pour “mutualiser les moyens”, au détriment de la proximité des soins. Par exemple, le CMP du Petit-Quevilly a absorbé celui de Petit-Couronne. Je pense que l’on a gardé seulement un dixième des patients de Petit-Couronne », estime René Navarette. En l’absence de structure de proximité, les malades se soignent moins. Ils sont pris en charge par leur famille. Et ne consultent que lorsqu’ils en arrivent à la crise… les urgences de l’hôpital psychiatrique.

    Cette évolution est propre à l’organisation de la psychiatrie publique, domaine totalement abandonné depuis la fin des années 1990. À cela s’ajoutent les problèmes auxquels se heurtent tout le secteur hospitalier. Au nom de l’efficacité, du nouveau management, de la tarification, des économies, le monde hospitalier vit depuis des années sous tension. Les effectifs fondent comme neige au soleil à chaque réorganisation.

    Les dix secteurs adultes de l’hôpital du Rouvray et les trois secteurs de pédo-psychiatrie ont été réorganisés en trois pôles dans la foulée de la loi HPST (Hôpital patient santé territoire), en 2009. La concurrence a été organisée entre eux : chacun des trois pôles lutte pour obtenir le plus de moyens.

    À l’échelle supérieure, le combat pour les moyens se joue entre les hôpitaux du Havre, de Dieppe et du Rouvray. « Nous sommes les mieux dotés sur la Normandie, et l’ARS essaie chaque année de nous prendre des postes pour les affecter aux autres hôpitaux. Mais la Normandie est elle-même très mal dotée. Pour maintenir le service public en France, il faudrait une augmentation annuelle de 4 % des dépenses de santé publique. Elle est aujourd’hui en moyenne à 2,1 % au niveau national. Pour la Normandie, seulement de 1,4 % », explique encore René Navarette.

    La mobilisation des infirmiers et des aides-soignants a soulevé un autre problème, au sein de la communauté médicale. Car le débat sur la présence – ou pas – du président de la Commission médicale d’établissement (CME), Sadeq Haouzir, lors des négociations avec l’ARS a rendu leur déroulement plus complexe. Les syndicalistes ont refusé, mardi soir, d’ouvrir les négociations sans avoir la certitude que le « patron des médecins » de l’établissement n’y participerait pas. « Il a été signataire à la dernière minute de la pétition de soutien aux grévistes de la faim. L’ARS a essayé de l’imposer lors des négociations. Or nous n’avons pas besoin de lui pour négocier, nous ne savons pas à quel point ce soutien est sincère, ou opportuniste », explique Sébastien Ascoet. Ce dernier évoque le management très autoritaire du praticien hospitalier.

    L’homme a été élu en 2011, par ses pairs, à la tête de la CME. Selon ses détracteurs, il co-dirigerait l’hôpital avec le directeur général, dont les pouvoirs ont été renforcés par la loi HPST de 2009. Sadeq Haouzir aurait ainsi tout pouvoir sur les carrières de ses collègues et ne se priverait pas de le faire savoir. Une omerta s’est installée dans la communauté médicale : nombre de médecins n’ont pas voulu répondre à nos questions sans avoir une garantie d’anonymat. Aucun des postes d’internes dans son service ne serait pourvu pour ces raisons. Huit jeunes médecins ont quitté l’hôpital, las de l’ambiance délétère qui y régnerait.

    Le premier d’entre eux, Fethi Brétel, en disponibilité depuis deux ans après un conflit avec Sadeq Haouzir, a posté sur le blog de Mediapart son analyse de la situation. « Je me suis vu reprocher mon refus de réduire mes entretiens à 15 minutes… Chef de mon service, Sadeq m’a envoyé de plus en plus de patients. J’ai pris rendez-vous avec les praticiens hospitaliers et je leur ai dit que je ne pouvais diriger mon service dans ces conditions. Le lendemain matin, un médecin à sa solde venait me remplacer à la tête du service », expose le psychiatre. Un autre de ses collègues, qui tient à rester anonyme, témoigne : « Il accepte la politique économique, et fait au mieux avec cette situation. Dans ce service, on préfère accorder des soins rapides, à un maximum de gens, quitte à ce qu’ils doivent revenir ensuite. C’est vrai qu’il peut y avoir une sensation de “vite fait”. »

    Contacté par Mediapart, le président de la CME réfute ces critiques. « La communauté médicale a soutenu depuis le début la grève sur le fond : avec 3 % d’augmentation de la file active tous les ans, on va dans le mur. Mais nous ne soutenons pas sur la forme. On ne voulait pas de blocage de l’hôpital comme il y a pu en avoir par le passé », avance Sadeq Haouzir. Selon lui, la directrice de l’ARS aurait exigé sa présence en négociation, contre son gré. Quant au conflit qui l’opposerait à une partie de médecins de l’hôpital, il assure « n’avoir aucun pouvoir ni sur les carrières, ni sur les primes », et dénonce les « fake news » lancées par ses adversaires. « Que nous accueillions un ou mille patients, le financement de notre hôpital est le même. La seule pression que nous subissons est celle de la population, qui consulte et se fait de plus en plus hospitaliser. J’essaie d’assurer le service dans ces conditions. C’est la vraie question. »

    « La grève a fragilisé la communauté médicale », constate Sébastien Ascoet. Alors que Sadeq Haouzir avait appelé à l’unité du corps médical, deux de ses confrères, Gilles Barthes et Basile Gonzales, ont lancé une pétition en soutien à leurs collègues infirmiers et aides-soignants, paraphée ensuite par 47 de leurs collègues. « Pour la première fois, un gros volume de collègues se sont soustraits à l’autorité de Sadeq Haouzir. C’est d’ailleurs comme cela que nous nous expliquons sa signature de la seconde pétition, lancée, elle, par les infirmiers et aides-soignants en grève. Il a senti le vent tourner », décrypte un de ses collègues sous le sceau de l’anonymat. « Les rapports de force ont bougé », commente Sébastien Ascoet.

    Sur Twitter, les dirigeants politiques qui ont soutenu la grève – Benoît Hamon, Éric Coquerel – partagent leur joie. Et aussi un peu leur inquiétude. Trente postes pour quinze jours de grève de la faim, c’est quand même cher payé. Pour l’heure, les grévistes ne veulent pas voir leur victoire assombrie. Ils fêtent cela avec du yaourt à boire.

    #CH_du_Rouvray #luttes_sociales



  • Hôpital psy en grève | Les pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/hopital-psy-en-greve

    Depuis le 22 mars 2018, les agents du Centre Hospitalier du Rouvray, troisième hôpital psychiatrique de France, sont en grève. Face au silence de la direction, six hommes et une femme, tous soignants, ont ensuite entamé une grève de la faim. Durée : 28 min. Source : France Culture

    http://rf.proxycast.org/1443210861584850944/10078-07.06.2018-ITEMA_21704084-0.mp3


  • Hôpital psychiatrique de Rouen : trois grévistes de la faim hospitalisés - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/hopital-psychiatrique-de-rouen-trois-grevistes-de-la-faim-hospitalises-05

    Trois grévistes de la faim de l’hôpital psychiatrique de Rouen ont été hospitalisés lundi « avec un caractère d’urgence » alors que le mouvement, qui vise à obtenir des postes supplémentaires, atteignait son quatorzième jour, selon l’intersyndicale.

    « Jean-Yves Herment, âgé de 40 ans, a perdu entre 13 et 14 % de sa masse corporelle, soit bien au-delà de la limite critique de 10 %, détaille Sébastien Ascoet, délégué syndical CGT. Il était déshydraté et très faible. Le Samu l’a évacué (lundi) matin, sur une civière, vers un service spécialisé du CHU de Rouen ».
    « Des risques de séquelles irréversibles »

    Un deuxième gréviste de la faim, âgé d’une trentaine d’années, a été également évacué en fin de matinée et une femme de 40 ans « dans une situation très préoccupante » l’a été dans l’après-midi, ajoute Sébastien Ascoet. Selon lui, les pronostics vitaux de ces trois personnes ne sont pas engagés mais ces salariés « présentent des risques de séquelles irréversibles ».

    Outre ces trois personnes, cinq salariés étaient toujours en grève de la faim lundi soir, selon la CGT. Le syndicat affirme par ailleurs que 600 à 800 personnes se sont rassemblées devant la mairie de Rouen pour une marche de soutien aux grévistes de la faim et au personnel de l’hôpital.

    52 postes d’aides-soignants et d’infirmiers

    Cette grève de la faim a été entamée le 21 mai par quatre personnes, rejointes progressivement par désormais quatre autres. Elle vise à obtenir la création de 52 postes d’aides-soignants et d’infirmiers.

    Les grévistes de cet hôpital dit « du Rouvray », situé à Sotteville-lès-Rouen, dans la banlieue de Rouen, dénoncent « une surpopulation chronique » et « une dégradation des conditions de travail et d’accueil ». Ils sont mobilisés à travers différentes actions depuis le 22 mars. Une cinquantaine de grévistes ont occupé les locaux de la direction de jeudi soir à dimanche soir, selon l’intersyndicale.

    Sollicitée lundi, la direction de l’hôpital n’a pas donné suite. Le 24 mai, elle avait estimé qu’il n’y avait « plus de suroccupation dans l’établissement à la suite d’un ensemble d’actions mises en place le 15 avril ». La direction avait notamment annoncé l’embauche de cinq contractuels, un chiffre jugé « ridicule » par les syndicats.

    « La comparaison des ressources d’assurance maladie par habitant montre un positionnement du CH du Rouvray au-delà de la moyenne nationale et de la moyenne régionale », avait aussi affirmé la direction.

    Le nombre d’hospitalisations a augmenté de 8,4 % entre 2014 et 2016, selon les données du dernier rapport d’activité de l’établissement. Dans le même temps, les effectifs en équivalent temps plein n’ont progressé que de 0,5 %, passant de 1 941 postes à 1 951.



  • Quelques informations factuelles sur la lutte au sein de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, puisque ni les instances de tutelle ni les médias nationaux ne semblent en faire grand cas. Pourtant, son enjeu n’est pas du tout anecdotique.

    D’abord, le #CH_du_Rouvray, c’est ni plus ni moins que le 3ème HP de France. 2000 salarié·es (personnel médical et non médical) et 1000 lits selon la belle plaquette des « chiffres-clé » que son administration met en ligne :
    https://fr.calameo.com/read/0044637175cd97c4c8027

    Ensuite, pourquoi les soignant·es exigent-ils et elles avec autant d’urgence la création de 52 postes de soignant·es et d’une unité pour adolescent·es ? Parce que le manque de personnel et de places, voilà ce que ça signifie concrètement :

    "Aujourd’hui, telles que les choses sont faites, un garçon de 12 ans qui déprime peut très bien se retrouver dans la même chambre qu’un pervers sexuel de 40 ans. Sur la dernière année, on a eu quatre plaintes pour #viol_sur_mineur·e."

    "Le plus jeune qu’on ait eu, 9 ans, dans les services adultes. Tellement jeune qu’on est obligé de l’isoler dans ce qu’on appelle une #chambre_d'isolement. (...) Quatre murs et un lit. Et un seau pour chier."

    "Il y a des personnes de 80 balais qui dorment dans des placards, sur des matelas de quatre centimètres, ou dans des pièces qui ne ferment pas à clé…"

    "Moi j’ai un patient qui s’est pendu à 16h30 parce que ce jour-là, au lieu d’être quatre on n’était que trois, j’étais avec deux femmes enceintes, et la surveillance on n’a pas pu la faire. Et que voilà, on l’a retrouvé accroché 3/4 d’heure trop tard quoi. Mais j’ai dû assumer ça avec la famille le lendemain. J’y pense souvent à ça."

    "Moi y a des patients, je suis obligé de les enfermer. Je suis obligé de le faire parce que, à deux ou à trois, je peux pas m’occuper de tout le monde. J’ai enfermé quelqu’un qui est venu ici de son plein gré juste pour dépression. J’ai dû l’enfermer toute la nuit, avec un seau pour aller uriner ou pour aller à la selle. Forcément, quand je suis revenu le voir le lendemain matin, parce que je lui avait vendu que tout allait bien se passer et que j’allais être là pour lui, quand je suis revenu le revoir le lendemain matin, vous croyez qu’il m’a dit quoi le patient ? Que j’étais le pire des infirmiers, qu’il remettrait plus les pieds là-dedans... Il s’est énervé et du coup ça s’est terminé qu’on a dû le contentionner et lui faire une injection. Alors que ce monsieur-là venait juste pour une dépression."

    "Je fais de la maltraitance. Je ne suis plus infirmier. Je ne sais plus ce que je suis. Mais je ne fais pas du soin, ça c’est sûr."

    "Par rapport à l’année dernière, il y a eu une augmentation de 40% des arrêts maladie. Ça inclut les petits arrêts maladie de rien du tout, les classiques, mais aussi, évidemment, les dépressions, les troubles anxieux, les blessures physiques…"

    "Parfois, mon boulot consiste à parler toute une matinée avec un seul patient qui me répète en boucle qu’il est en pleine conversation avec Dieu. Quand il y en a 30 autres qui m’attendent derrière, forcément, je n’ai le temps de rien… J’ai arrêté de compter les collègues qui se sont fait casser la gueule par des patients qui sentent qu’on est de moins en moins capables de les aider."

    [Citations extraites des témoignages de Marc-Aurélien et Jean-Yves, grévistes de la faim, sur https://www.society-magazine.fr/cette-greve-de-la-faim-fait-de-moi-un-robot-sans-ame et la vidéo de Konbini sur https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/revue-de-presse-au-2-juin-sur-la-lutte-du-rouvray ]

    Et ce ne sont là que deux témoignages. Il y a des centaines de salarié·es sur l’hôpital qui soutiennent les sept grévistes de la faim, des salarié·es d’autres hôpitaux psy, d’hôpitaux tout courts, d’associations de soin, d’associations de personnes psychiatrisées. Voilà donc ce qu’on trouve derrière les chiffres bien propres brandis par les #gestionnaires de la psychiatrie : la #contention (physique et médicamenteuse), l’#isolement, la #maltraitance, la #mise_en_danger des patient·es et une très grande #souffrance_au_travail. La start-up psychiatrie commence à ressembler drôlement à la vieille psychiatrie, celle d’il y a bien longtemps comme celle qui ne s’est jamais remise en question.

    Alors ce choix de la #grève_de_la_faim, qui semble échauder les bonnes âmes en haut lieu, comme si ce n’était vraiment pas une façon de demander les choses, comme si c’était de la comédie ou comme si c’était trop sale, ce choix de la grève de la faim, il s’est fait le dos au mur. C’est, paradoxalement, du pur instinct de survie - la survie des patient·es et la survie des soignant·es. La survie physique et la survie psychique. Notez bien qu’on ne parle pas de bien-être, tout le monde sait que ce n’est pas envisageable un instant, mais de survie pure et simple.

    Donc ces sept-là :

    ces sept-là sont en train de nous dire quelque chose de salement, en effet de salement, important.

    [Photos de Jean-Pierre Levaray
    https://blogs.mediapart.fr/776830/blog/020618/mon-hp-va-craquer-photos-de-la-lutte-du-rouvray ]


  • Message de soutien de Frédéric Lordon aux grévistes de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/messages-de-soutien-au-2-juin

    Ainsi nous en sommes là ? Il faut maintenant mettre en jeu son intégrité physique, ou comme dans le film En guerre de Stéphane Brizé sa vie même, pour obtenir des pouvoirs qu’ils écoutent ? Que les gens qui soignent le mal en soient conduits à choisir de se faire du mal pour pouvoir faire convenablement leur métier, et d’abord pour être simplement entendus, c’est le signe d’une tyrannie oligarchique qui ne peut elle-même que mal finir. En attendant, ce sont les gens qui finissent mal. En tout cas quand ils se laissent maltraiter isolément. Mais au centre hospitalier du Rouvray, comme dans beaucoup d’autres endroits, la lutte s’organise : elle change d’âme quand elle devient collective. Sauf à ceux qui ne veulent pas voir, la forme qu’elle s’est choisie montre assez dans quel sens va la violence, d’où à où. Elle fait voir qui produit et qui détruit. Qui fait le travail et qui bousille les conditions du travail. Qui soigne les gens et qui abîme les gens qui soignent les gens. Pour tous ceux qui ne sont pas soignants mais sont dans la lutte, la lutte des soignants est doublement exemplaire : elle l’est en elle-même, par la force de son exemple, mais elle l’est aussi parce que le métier de soignant est l’un des plus respectés et des plus légitimes dans la société. C’est pourquoi la lutte des soignants, d’une certaine manière, prête sa propre légitimité à tous ceux qui luttent en parallèle à eux et avec eux. C’est donc peu dire que nous devrions tous être attentifs à ce qui se passe au Rouvray, mais aussi dans tous les hôpitaux et les Ephad, où d’autres luttes admirables ont lieu. On ne sait pas trop comment s’y prendre, mais on voudrait pouvoir leur dire à tous, ici spécialement à ceux et celles du Rouvray, que nous les regardons, que nous les admirons, et que nous savons ce que nous leur devons. Nous voyons leur lutte comme les nôtres. On ose à peine, car en entrant dans la grève de la faim, ce sont eux qui payent de leur personne et pas nous, mais nous voudrions leur dire, un peu contradictoirement sans doute : prenez soin de vous et tenez bon !

    #CH_du_Rouvray


  • La lutte de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray se poursuit. 11ème jour de grève de la faim. Une vidéo de Konbini où s’expriment deux des grévistes. Ça laisse une sale boule dans la gorge :
    https://twitter.com/konbininews/status/1002576566768033794

    52 soignant·es occupent les locaux de l’administration avec les grévistes de la faim. 52, c’est le nombre de soignant·es (infirmier·es et aide-soignant·es) qui manquent au #CH_du_Rouvray.

    https://twitter.com/LouvetSimon/status/1002490119465684992

    « Voilà ce que c’est, 52 soignants. Donnez-nous les postes et on rentre chez nous ✊ »

    Buzyn annonce qu’elle va embaucher... des psychiatres.

    https://twitter.com/F3htenormandie/status/1002471870615162881

    Réponse de l’intersyndicale à la « mission flash » de l’ARS : le CH du Rouvray, 3ème HP de France, a déjà connu deux audits qui ont coûté la bagatelle de 330.000 € pour aboutir... aux mêmes conclusions que les grévistes.
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/reponse-de-lintersyndicale-au-communique-de-lars

    #psychiatrie #maltraitance #contention #isolement


  • Les soignant·es en lutte de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray occupent l’administration depuis cette après-midi. Leur communiqué :
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/310518/communique-des-soignant-es-en-lutte

    Aujourd’hui, jeudi 31 mai à 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) occupent l’administration pour réclamer notamment 52 postes supplémentaires pour prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens. Ils appuient ainsi l’action de 7 de leurs collègues en grève de la faim DEPUIS 10 jours !!!

    Nous rappelons que le mouvement de grève a débuté depuis le 22 mars 2018. Et que nous recevons pour seule réponse que du mépris !

    Défendons un service public de Santé de qualité sur tout le territoire !!!

    Z’hôpital public A Défendre !

    L’intersyndicale : CFDT, CGT, SUD, CFTC, Comité de grève, #blousesnoires.

    Pour les Rouennais·es : appel à venir en masse samedi à 14 sur place.

    La direction, elle, avait décampé des lieux au préalable et préparé un autre bâtiment. Prévoyante, mais pas pressée de regarder en face le mouvement social qui la concerne au premier chef. Un article pas mal du tout sur l’après-midi :
    https://actu.fr/normandie/sotteville-les-rouen_76681/greve-faim-lhopital-rouvray-pres-rouen-locaux-direction-occupes_17059763.html

    Les sept grévistes de la faim sont unanimes sur les réponses données par le ministère et son pendant régional. Quand Agnès Buzyn estime que le problème de l’hôpital est le recrutement de psychiatres, ils estiment que ce n’est « pas la priorité et pas ce qu’on demande », résume Marc-Aurélien : « Plus de psychiatres, ça veut dire du rendement. Cela ne nous décharge pas, nous soignants. » Jean-Yves Herment, autre gréviste de la faim, explique :

    Structurellement c’est de soignants dont on a besoin, du personnel au quotidien, à proximité des patients. Sur du long terme, bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre. Nous c’est l’urgence qu’on veut gérer, là.

    Julie, salariée simple gréviste, appuie son analyse : « Ils vont recruter des médecins étrangers, en leur disant qu’ils auront une place qu’ils n’auront jamais et feront du chiffre. » L’autre pendant de la « logique comptable » dénoncée par les grévistes est la création d’une « mission d’audit flash » par l’ARS, annoncée mercredi 30 mai. Ils fustigent cette décision, « le troisième audit en trois ans, qui ont coûté 330 000 euros, pour des problèmes connus ».

    #psychiatrie #travail #CH_du_Rouvray


  • #CH_du_Rouvray : comment réagit l’#Agence_régionale_de santé au 9ème jour d’une grève de la faim de 7 salarié·es en #psychiatrie et après plus de deux mois de #grève_illimitée du personnel ? Elle se dépêche très lentement d’instaurer une « mission flash » qui commencera dans une semaine et rendra ses conclusions dans quatre.
    http://www.paris-normandie.fr/rouen/l-ars-lance-une-mission-d-appui-flash-au-centre-psychiatrique-du-rou

    La directrice générale de l’ARS de Normandie lance une mission d’appui qui aura pour objectifs, à partir des données disponibles et travaux préalablement engagés au sein de l’établissement, d’analyser et de quantifier de manière précise les besoins humains et immobiliers nécessaires pour garantir la délivrance de soins de qualité, dans des conditions de sécurité optimales, sur la base de critères objectifs prenant en compte notamment les besoins de soins et la pertinence des hospitalisations.

    Réaction des grévistes de la faim, à qui l’on suggère donc de jeûner un mois de plus ou de se taire :
    https://www.facebook.com/GREVE-de-la-FAIM-au-Rouvray-389132238239225

    C’EST PLUS QUE DE LA PROVOCATION : C’EST UNE MANIÈRE DE NOUS SIGNIFIER QUE LE MINISTÈRE SE FOUT DE 7 PERSONNES QUI CRÈVENT DE FAIM, SE FOUT DES PATIENTS ET DES SOIGNANTS.

    Pour les Rouennais·es : les grévistes appellent à une présence massive aujourd’hui (jeudi 31 mai) à 14h à l’hôpital
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/300518/video-assemblee-generale-du-personnel-le-30-mai

    #hôpital_psychiatrique


  • « Grève de la faim à Saint-étienne-du-rouvray. La colère monte... »
    https://rouendanslarue.net/greve-de-la-faim-ser

    https://www.youtube.com/watch?v=16RYPo_VNYw

    Le personnel de l’#hôpital_psychiatrique de Saint-Etienne du Rouvray est en grève depuis le 22 mars. L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge des patients et demande la création de postes, l’ouverture d’une unité spécialisée pour adolescent puisque à l’heure actuelle des jeunes de 14 ans peuvent se retrouver sur un lit de camp dans la même chambre que des adultes. Elle demande aussi l’agrandissement de l’unité accueillant des personnes incarcérées. Le conflit a démarré par une grève reconductible et ils ont multiplié les actions comme par exemple l’occupation des locaux de l’ ARS, l’agence régionale de santé, d’où ils ont été délogés par les CRS. Organisés en intersyndicale, des syndiqués et des-non syndiqués se sont réunis dans le collectif « les blouses noires ».

    Voir aussi le texte de François Ruffin sur le site du comité de soutien aux grévistes
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/290518/communiques-et-lettres-de-soutien-aux-grevistes-du-rouvray-au-30-mai

    Nous avons joint le délégué CFDT, Jean-Yves Herment, par téléphone :

    "Nous sommes obligés de faire dormir des patients dans des lits de camp, de les installer dans les couloirs, dans des bureaux. Des jeunes ados, de douze ans, se retrouvent dans des services adultes, faute de place. Mais ça n’est pas le pire. Le pire, c’est que j’en ai marre d’enfermer des gens parce qu’on manque de personnel. On met des malades en #chambre_d'isolement, pas pour des raisons médicales, pas pour leur apporter un soin, mais juste pour des raisons administratives, par manque de temps. On ne soigne plus, on enferme, et je n’ai pas choisi ce métier pour ça.
    Depuis le 22 mars, on a tout essayé, mais ni la direction, ni l’Agence Régionale de Santé, n’ont répondu à nos demandes. C’est le mépris. Alors, ça a suscité une telle colère, on s’est dit : ’Il ne nous reste plus que ça, la grève de la faim, nous mettre en danger."

    À Amiens, à l’hôpital Philippe Pinel, la situation, pourtant déjà critique, s’est encore dégradée : deux psychiatres viennent de démissionner, laissant les services médicalement exsangues. Près de quarante postes sont aujourd’hui vacants. Et les mêmes causes produisent (à peu près) les mêmes effets : « Par manque de places, des patients doivent parfois dormir en chambre d’isolement, en contradiction avec tous les protocoles. »

    #vidéo #psychiatrie #contention #maltraitance_institutionnelle #CH_du_Rouvray


  • Hôpital psychiatrique du Rouvray : « Lettre ouverte des salarié·es en lutte à la Ministre de la Santé »
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/290518/lettre-ouverte-des-salarie-es-en-lutte-la-ministre-de-la-sante

    Cette lettre ouverte a été écrite au premier jour de la grève de la faim à l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray (près de Rouen). Depuis, le nombre de grévistes de la faim s’est porté au nombre de 7.

    Sotteville Les Rouen, le 22 mai 2018.

    Madame la Ministre,

    Depuis ce matin, mardi 22 mai 2018, cinq agents du Centre Hospitalier du Rouvray ont fait le choix, difficile, de mettre leur vie en jeu !

    Ces cinq personnes se sont déclarées en grève de la faim illimitée !

    Cette situation gravissime est le fruit de la rigidité et du mépris de vos services...

    En grève reconductible depuis le 22 mars 2018, les agents du CH du Rouvray se sont heurtés, depuis, à la ‟surdité” de leur Directeur, de la Directrice de l’ARS Normandie et même de votre Directeur de Cabinet Adjoint...

    La situation est insupportable :

    • Sur occupation chronique, avec lits de camps et accueil indigne d’un établissement de santé !

    • Besoin impérieux de la création de deux unités de soins :

    - Unité d’hospitalisation adolescents

    - Unité d’Hospitalisation Spécialement Aménagée

    • Manque criant de personnel dans les UF intra comme dans les UF extras hospitalières

    • Fermeture progressive des Unités de soins ambulatoires par manque de personnel (le contraire du virage ambulatoire préconisé par notre Ministère !)

    Les ‟non réponses” obtenues auprès de nos tutelles sont désarmantes :

    • On nous assène des chiffres et des moyennes pour nous démontrer ‟qu’il y a pire que nous” !

    • On ‟nous entend” mais personne ne semble nous écouter !

    • Demain, peut-être, il se passera quelque chose.... (on y travaille)

    Aujourd’hui, mardi 22 mai 2018, cinq personnes ont fait le choix de mettre leur vie en danger pour enfin se faire entendre dans un système de santé sourd à la souffrance de son personnel, broyé par des logiques comptables et des plans d’austérité !

    Madame la Ministre nous sollicitons votre intervention, rapide, afin de négocier, enfin, une sortie digne de ce conflit social. Cinq vies sont en jeu aujourd’hui...

    Veuillez agréer, Madame la Ministre, nos sentiments amers mais respectueux.

    Les syndicats :

    CGT

    CFTC

    CFDT

    SUD

    Le Comité de Grève du #CH_du_Rouvray

    Les agents non syndiqués du CH du Rouvray

    –—

    Contact du comité de soutien : soutienrouvray@netcourrier.com.

    Page Facebook des grévistes de la faim : https://www.facebook.com/GREVE-de-la-FAIM-au-Rouvray-389132238239225.

    Caisse de grève : https://www.lepotcommun.fr/pot/4og8ztsh.

    #psychiatrie


  • Une lutte très dure est en cours au sein de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, près de Rouen. Au point que sept salarié·es sont aujourd’hui en grève de la faim. Selon le personnel, il y a l’équivalent d’une unité « fantôme » de patient·es, accueilli·es sur des lits de camp ou dans des bureaux, et pas plus de salarié·es pour autant.

    Le blog du comité de soutien
    https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/280518/comite-de-soutien-aux-grevistes-de-la-faim-de-lhopital-psychiatrique

    Après deux mois de grève illimitée pour l’obtention :
    – d’une véritable unité pour adolescent.es
    – 52 postes soignants
    – Une réelle remise à niveau des effectifs qui permettrait d’accueillir de façon digne les pa-tients au CH du Rouvray
    – La suppression des lits supplémentaires (lits de camp)
    – Une U.H.S.A
    Aucune réponse de la direction, ni de l’ARS.
    Depuis le 22 Mai, 7 salarié.e.s de l’hôpital ont décidé de commencer une grève de la faim illimitée.
    Le personnel toutes catégories confondues (soignants, techniques, logistiques, administratifs) ne supporte plus d’accueillir des personnes vulnérables, en grande souffrance dans des conditions indignes du service public.
    Les agents hospitaliers souffrent de sous-effectif chronique, entrainant des accidents du travail, une usure professionnelle.
    Rappelés sur leurs jours de repos, on les culpabilise au nom de la continuité des soins.

    Ils et elles sont victimes de maltraitance institutionnelle, de perte de sens du travail.
    Parfois en grand précarité, recrutés sous contrat de trois mois renouvelables sur plusieurs années, et donc malléables à merci.
    La politique hospitalière favorise une course à l’activité avec toujours moins de moyens.
    L’Agence régionale de santé (ARS) refuse toute augmentation des effectifs soignants, méprisant totalement les témoignages des soignants et leurs revendications.
    Qu’attendent les tutelles, les financeurs, le gouvernement… un drame ?

    La page FB des grévistes de la faim
    https://www.facebook.com/GREVE-de-la-FAIM-au-Rouvray-389132238239225

    #psychiatrie #santé #service_public #CH_du_Rouvray


  • L’infantilisation et la médiation dans les hôpitaux psychiatriques | Psylence Radio
    http://www.radiopanik.org/emissions/psylence-radio/l-infantilisation-et-la-mediation-dans-les-hp

    Dans quels cas les personnes hospitalisées en psychiatrie peuvent-ils se sentir infantilisés ? Pour répondre à cette question, nous interrogerons les liens thérapeutiques soignants-patients, ainsi que les effets des règlements en place dans les structures psychiatriques. En quoi cette posture du soignant ne respectet-elle pas les droits du patient ? Quel recours y at-il via un médiateur ? Quel est son rôle ? Comment, et à partir de quand, intervient-il dans les liens soignants-patients ? Mélanie, médiatrice, nous parlera de sa fonction, du regard qu’elle porte dessus, ainsi que de la médiation en tant que-t-elle. Durée : 1h. Source : Radio (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/psylence-radio/l-infantilisation-et-la-mediation-dans-les-hp_02989__1.mp3


  • Sauver les peintures de « l’atelier du non faire »
    http://info.arte.tv/fr/sauver-les-peintures-de-latelier-du-non-faire

    Au sein de l’hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne, un atelier artistique a été créé il y a une trentaine d’années pour permettre à des patients de s’exprimer grâce à la peinture ou la musique. Un endroit baptisé « l’atelier du non-faire » et installé dans le pavillon 53 de l’hôpital.

    En 2005, l’institution psychiatrique a fermé ses portes. Depuis, une association cherche à conserver les milliers d’oeuvres des malades. Mais ce lieu unique est menacé de démolition. A la place, des logements sociaux doivent être construits.

    2 films :

    http://www.marcdruez.com/page-docus/madnessfull.html

    https://www.youtube.com/watch?v=Zqlz4LorcPg

    http://atelierdunonfaire.com/infos/wp-content/uploads/2016/02/Newsletter-Atelier-du-Non-Faire-2016-web.html

    • Quel magnifique petit reportage, je viens de le visionner, c’est très émouvant. Et au passage, on perçoit au fil de la caméra qui se déplace quelques véritables merveilles.

      « Il veulent faire une ville qui brille, éclatante, surement qu’on peut pas mettre de la folie dans des espaces comme ça. »

    • #désartification
      et aussi (daté de aout 2015)

      Dans le cadre de l’opération de désartification généralisée menée depuis trente ans par le ministère de la culture, voici une de ses plus belles réussites : la destruction programmée de l’Art cru Museum de Bordeaux…avec bientôt un grand bucher devant l’Hôtel de ville de bordeaux, pour brûler les 1300 oeuvres de type « dégénéré » et dont personne n’a rien à foutre, selon les sbires de la Drac et les critiques d’art de l’AICA locaux qui danseront la farandole des tarés tout autour.

      Je vous joins l’appel de détresse de son créateur Guy Lafargue

      "Dans l’ ART CRU MUSEUM, il y a près de 1300 œuvres répertoriées.Jusqu’ici mon Musée est resté quasiment clandestin.Toutes mes démarches auprès de la Ville de Bordeaux, de la Création Franche se sont soldées par un échec.Je n’ai reçu aucun soutien de la DRACMes recherches de mécènes sont tombées à l’eau …Bernard MAGREZ , colosse de vignerons bordelais et énorme collectionneur de Damien Hirst, Warhol, Veillan, Lévèque, Murakami, Delvoye, m’a gentiment dit que cet art là ne l’intéressait pas. Je me trouve aujourd’hui en véritable situation de détresse personnelle et sociale.Mon Association ART CRU a fait l’objet en 2007 d’une procédure de liquidation judiciairequi est arrivée aujourd’hui dans sa phase terminale Qui s’est soldée par la vente de notre site de ChantecritEntre le 1° Juillet et le 31 Août, nous devrons avoir déménagé l’ensemble de nos activités de formation, et moi-même, je dois avoir trouvé un lieu pour entreposer provisoirement la Collection de l’ART CRU MUSEUM.Je n’ai pas réussi, dans ce temps, a trouver des partenaires, ni dans le champ culturel, ni auprès des collectivités locales. Sans possibilité de nous installer dans un local provisoire, notre Association est définitivement condamnée à disparaître.Et tout notre travail de fond auprès des établissement des secteurs de la Santé mentale, de l’éducation et de la lutte contre les exclusionsdevra cesser.Je cherche donc des partenaires susceptible d’accueillir ma collectionMerci de bien vouloir diffuser cet appel auprès des personnes et institutions de vos connaissances susceptibles de nous aider à trouver une solution.Guy LAFARGUE

      Plus d’infos :
      http://www.art-cru.com/index.php
      http://www.dailymotion.com…/x75eu8_art-cru-museum-disputat…

      image récente jointe de Guy Lafargue

      https://www.facebook.com/photo.php?fbid=676434052486980&set=a.186733251457065.41285.100003611733859

    • On ne saurait assimiler l’art brut à l’expression plastique qualifiée de « psychopathologique » par des psychiatres qui ont prétendu envisager globalement la production des malades mentaux internés, comme si cette production avait des caractères spécifiques. Beaucoup d’auteurs d’art brut n’ont jamais fait l’objet d’un traitement psychiatrique (…). Inversement, les oeuvres créées par des malades internés ne sont pas nécessairement de l’art brut, tant s’en faut.

      (Michel Thévoz, L’art brut, 1975)
      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102977k/f53.highres
      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102977k.image.langFR.f359
      http://www.art-insolite.com/pageinsolites/artinsolitenvironnements.htm



  • Le contenu de 400 vieilles valises découvertes dans un asile psychiatrique abandonné

    L’étonnant projet #Willard_Suitcases du photographe #Jon_
    Crispin, qui a décidé de dévoiler le contenu de vieilles valises découvertes dans un asile psychiatrique abandonné. Le Willard Psychiatric Center, dans l’état de New York, a été construit en 1869 et a fermé ses portes en 1995. Mais une impressionnante collection de 400 vieilles valises a alors été découverte dans les greniers de l’#asile_psychiatrique. Les pensionnaires du centre passaient souvent leur vie entière dans cet établissement, et ces valises sont l’unique trace de leur vie avant leur internement. Jon Crispin a ainsi photographié le contenu de ces valises, dévoilant dans une incroyable série le passé des patients qui se sont succédés pendant plus de 100 ans au Willard Psychiatric Center… La collection est visible sur son site : Willard Suitcases.


    http://www.ufunk.net/photos/willard-suitcases
    #psychiatrie #hôpital_psychiatrique #photographie #valise
    cc @albertocampiphoto