• Un reportage / #enquête sur le système de l’#hébergement au #Tessin, en #Suisse. Et dans le canton des #Grisons...
    Un reportage de 2016, mis ici pour archivage.

    La stanza del profugo - Rifugiati nei Grigioni

    In Ticino a gennaio c’erano 2’000 richiedenti l’asilo. Circa la metà sono in attesa di una decisione per sapere se potranno rimanere in Svizzera oppure no. A tutti il Cantone deve trovare un tetto. Ed è qui che entra in gioco il settore privato: che ospita più di due terzi dei migranti. I profughi, in una prima fase, sono alloggiati in pensioni o hotel e poi, quando appare chiaro il loro diritto di restare, in appartamento. Diventano insomma clienti paganti: un introito sicuro, perché a saldare i conti è lo Stato. In un periodo di crisi del settore alberghiero questo business sembra far gola a molti imprenditori. Il reportage di Falò cerca di far luce sul sistema di accoglienza nelle pensioni: quali sono i guadagni, quali sono i rischi, come vengono scelte le strutture e come ci vivono i richiedenti asilo. E pone una domanda: perché il Cantone non prende in considerazione le offerte di privati cittadini che ospiterebbero gratuitamente, a casa propria, un profugo?

    https://www.rsi.ch/la1/programmi/informazione/falo/La-stanza-del-profugo---Rifugiati-nei-Grigioni-6867071.html
    #vidéo #Suisse #film #réfugiés #asile #migrations #business #hôtels #privatisation #accueil_privé #hôtellerie


  • Contrats courts : l’hôtellerie-restauration planche sur un nouveau type de CDI
    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0600640966948-contrats-courts-lhotellerie-restauration-planche-sur-un-nouve

    L’Umih, le principal syndicat de la branche cafés hôtels-restaurants, propose de créer un « contrat de mobilités » à durée indéterminée ultra-flexible, sans toucher aux droits d’#indemnisation_chômage des #salariés entre deux #missions. L’employeur aurait une surcotisation à payer.

    Les négociations dans les branches professionnelles sur les contrats courts n’ont pas eu le succès escompté par les partenaires sociaux. On cite volontiers le cas de l’#hôtellerie-restauration qui figure pourtant parmi les secteurs où le recours aux #CDD de très courte durée est massif. Selon les chiffres de la profession elle-même, les contrats de moins d’un mois sont passés de 1,5 million à 3,8 millions en dix ans.

    Pourtant, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) qui regroupe 740.000 salariés n’est pas restée les bras croisés ces derniers mois. Et le syndicat professionnel a décidé, au vu de la tournure prise par la négociation sur la réforme de l’assurance-chômage, de dévoiler plus tôt qu’il ne l’avait initialement prévu sa proposition, qui vise à sécuriser les parcours professionnels des salariés en contrats de courte durée.

    Flexibilité de la demande

    L’Umih, comme la plupart des branches professionnelles, refuse le #bonus-malus que l’exécutif menace de mettre en oeuvre si la négociation sur l’assurance-chômage échoue. Pour le syndicat, le recours aux contrats courts est intrinsèquement lié aux besoins de flexibilité du secteur, eux-mêmes découlant des exigences des clients de plus en plus habitués à commander ou réserver au dernier moment.

    Pour l’Umih, « face à un marché du travail contraint par les comportements de consommation, on a mis en place un système totalement inadapté, sans garde-fou ». Les effets pervers et les surcoûts entraînés par la « permittence » ne sont donc pas éludés par le syndicat. Et c’est justement pour les supprimer qu’il propose de créer un nouveau contrat de travail.

    Un contrat « ombrelle »

    Baptisé « #contrat_de_mobilités », il s’agirait d’un contrat « ombrelle » à durée indéterminée, porté par une #plate-forme agréée par la branche et qui regrouperait les différentes missions d’un salarié pour différents établissements. Une durée maximum de recours serait imposée pour un même employeur.

    Le coût social de cette flexibilité serait assumé par l’employeur via un double abondement : une cotisation à l’assurance-chômage au taux classique de 4 % du salaire brut, à laquelle s’ajouterait une contribution « sécurisation » sur un compte en euros dont le travailleur pourrait disposer librement lorsqu’il est en inter-missions. Il faudrait encore ajouter des frais de fonctionnement pour la plate-forme en question et un abondement du compte personnel de formation qui représenterait un pourcentage de la rémunération brute du salarié. Ce pourcentage, de même que celui de la contribution « sécurisation », n’a pas été encore fixé (...).

    Sécurité juridique

    Pour le salarié, l’indemnisation entre deux missions serait au même niveau que celle qu’il perçoit aujourd’hui entre deux CDD. La grande différence, c’est que Pôle emploi ne verserait qu’une partie de l’indemnisation due au salarié. Le complément étant assuré par la contribution « sécurisation » de l’employeur.

    L’intérêt du dispositif, qui est une sorte de croisement entre le #groupement_d'employeur et le #CDI_intérimaire, est de transférer une partie du coût de la flexibilité de l’Unedic vers l’employeur (à moindres frais qu’avec l’#intérim). En d’autres termes, l’Umih accepte de renchérir le coût du travail avec une #surcotisation, si cette dernière permet d’assurer la #flexibilité de la main-d’oeuvre, la simplicité administrative et la sécurité juridique des contrats en question.

    La mise en place de ce nouveau contrat suppose une négociation de branche qui démarre à peine. Le Medef pourrait aussi inclure cette proposition dans la liste des solutions qu’il s’est engagé à produire lors de la prochaine séance de négociation sur l’assurance-chômage le 14 février. Avec une difficulté : la mise en place d’un tel contrat déborde largement le cadre des discussions en cours sur la seule assurance-chômage.

    #travail #emploi#droit_au_chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit




  • « Dans la sous-traitance hôtelière, c’est de l’esclavage moderne » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/26/dans-la-sous-traitance-hoteliere-c-est-de-l-esclavage-moderne_1612701

    En charge du nettoyage du Holiday Inn de Clichy-la-Garenne, les salariés de Héméra sont en grève depuis le 19 octobre contre des mutations et les cadences infernales. La direction reste sourde .

    La grève s’éternise. Depuis plus d’un mois, des salariés d’une entreprise sous-traitante, Héméra, qui gère le nettoyage de l’hôtel Holiday Inn de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), ont entamé leur mouvement de protestation. Multipliant les actions pour faire entendre leurs revendications face à une direction impassible. Jeudi soir, onze fantômes ouvrent le cortège dans la nuit. C’est le déguisement qu’ont choisi ces salariés en grève pour attirer l’attention sur leur sort. Une centaine de personnes sont venues à Clichy manifester à leurs côtés. « Ces travailleurs sont des salariés invisibles », lance le responsable du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques (HPE), Claude Levy.

    Le défilé est parti du Holiday Inn de Clichy et s’est terminé devant la mairie. « Sous-traitance, maltraitance ! » « Frottez, frottez, il faut payer. L’esclavage, c’est fini ! » : voilà quelques-uns des slogans qui ont retenti dans le centre-ville. En soutien au mouvement, des travailleurs, des Clichois et des syndiqués ont protesté contre les méthodes de travail de Héméra. Lancé pour dénoncer la mutation d’une gouvernante, la deuxième en six mois, le mouvement s’est étendu à d’autres revendications. Outre la suppression de la clause de mobilité figurant dans leurs contrats, les grévistes demandent l’arrêt du paiement à la chambre (illégal pour un salarié), le règlement des heures supplémentaires, une prime de 13e mois et, surtout, leur embauche directe par le donneur d’ordre, Holiday Inn.

    « Six jours sur sept »

    L’entreprise de sous-traitance Héméra a décroché le 19 décembre 2016 un contrat d’un an avec l’hôtel de Clichy. Elle a récupéré de fait les 35 salariés du nettoyage, en majorité immigrés, qui travaillaient déjà pour le précédent prestataire - comme le prévoit la convention collective du secteur si ceux-ci ont au moins quatre mois d’ancienneté. Depuis, leurs acquis sociaux seraient « bafoués », dénonce Mirabelle Nsang, 43 ans, gouvernante d’origine camerounaise et représentante de la section syndicale CNT-Solidarité ouvrière à Héméra. Elle s’insurge : « Nos plannings ont changé, on travaille six jours sur sept. Nos deux jours de repos consécutifs ont disparu. Avant, les femmes de chambre devaient nettoyer 17 chambres en sept heures. Avec Héméra, on leur demande de faire 20 à 25 chambres. On finit plus tard et on n’est pas payés. On avait droit à un week-end par mois et certains salariés n’en ont même pas eu. Héméra a tout détruit. » La situation concerne selon elle des femmes de chambre, des gouvernantes, des équipiers et des plongeurs. Mirabelle Nsang dénonce également le « harcèlement » de la cheffe de site : « Elle ne te donne que des chambres à faire après des séjours de longue durée, où elles sont plus sales, pour te faire mal. Elle veut réformer son équipe pour être entourée de gens qui disent oui à tout. »

    Douleurs physiques

    « Nous, les immigrés, on mène ce combat car nous n’avons pas d’autre choix », assure Mirabelle Nsang. Ils espèrent que l’issue sera positive, comme cela a été le cas dans différents dossiers ces dernières années : en 2015 notamment, un mouvement de grève avait contraint le groupe Louvre Hotels à intégrer des femmes de chambre dans cinq de ses établissements.

    A Clichy, au premier jour du mouvement, 33 salariés sur 35 étaient en grève. Leur nombre a ensuite diminué progressivement pour se stabiliser à 11, « le noyau dur », comme l’indique cette mère de famille qui travaille dans l’hôtel depuis onze ans. « Les autres grévistes ont repris le travail après avoir subi des pressions d’autres syndicats », accuse la représentante CNT-SO. Pour Eric, 35 ans, équipier dans l’hôtel depuis dix ans et délégué syndical de FO, « le conflit est légitime. On en avait ras-le-bol de cette situation, c’est un système qui pousse les gens à craquer ». Il n’oublie pas les provocations de la cheffe de site, qui lui répétait : « L’aspirateur est ta copine », ou encore « mon petit-fils de 2 ans passe l’aspirateur mieux que toi ». Ce père de deux enfants raconte avoir été « blessé » par ces « propos désobligeants » et qu’il se rendait sur son lieu de travail la « boule au ventre ». Les mutations de deux salariées de Héméra, qu’il qualifie d’« arbitraires et brutales », ont été l’élément déclencheur de la grève qui a débuté le 19 octobre.

    Contactées par Libération, la société Héméra et la directrice de l’hôtel Holiday Inn de Clichy, dont le comportement est mis en cause par les grévistes, n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations. Le groupe Intercontinental, poids lourd hôtelier à l’échelle mondiale et propriétaire de la marque Holiday Inn, nous a fait parvenir cette unique réponse : « Un petit nombre d’employés travaillant pour un prestataire de services ont choisi de se mettre en grève en raison d’un différend avec leur employeur à propos de leurs salaires et de leurs avantages. L’équipe de direction de ce sous-traitant a immédiatement ouvert le dialogue pour trouver un accord avec les syndicats et faire en sorte que le personnel puisse retourner rapidement au travail, sans que cela n’affecte nos clients ni la qualité de nos services. »

    « Peur de parler »

    Juriste au syndicat CNT-SO, Etienne Deschamps n’a pas le même souvenir des négociations. Au premier jour de la grève, il a rencontré avec d’autres représentants Carlos Goncalvez, le directeur d’exploitation de Héméra : « Nous lui avons dit que si les mutations prévues étaient annulées, les salariés reprendraient le travail immédiatement, avec le paiement de la journée de grève et un calendrier de négociations fixé maintenant pour le reste des revendications. » Une réponse de l’entreprise de nettoyage devait arriver dans l’après-midi. Une délégation, accompagnée du juriste de la CNT-SO, est finalement reçue le 26 octobre, sept jours après, par le PDG de Héméra, Denis Schiavone, en présence de Goncalvez : le refus de revenir sur la clause de mobilité est notifié aux grévistes. Le lendemain, des policiers en verbalisent neuf d’entre eux pour nuisances sonores. 68 euros d’amende chacun. Depuis le début de la grève, déplore Mirabelle Nsang, « la directrice de l’hôtel n’est même pas sortie nous voir pour nous demander ce qui se passe ». Alors qu’elle nous parle, un salarié de l’hôtel sort de l’établissement et bouscule une syndicaliste tandis qu’un autre, dont la journée de travail vient de se terminer, insulte une gréviste.

    Le quotidien des employés de la sous-traitance est rude. De nombreuses femmes seules habitent loin de leur lieu de travail. Illiana Saintulme, 48 ans, mère de quatre enfants, fait les allers-retours depuis Sarcelles (Val-d’Oise). « Je mets une heure trente en transports, avec trois changements, pour venir travailler. » Cette femme de chambre est employée dans l’hôtel depuis onze ans. Elle se plaint de douleurs physiques. Mais aussi de pressions morales. Et dénonce les cadences infernales qui seraient imposées par l’entreprise de sous-traitance. Soit trois chambres par heure (alors que, selon la CGT, il faut au moins vingt-cinq à trente minutes pour en nettoyer une seule). Elle assure avoir dû parfois venir travailler « sept jours sur sept ». Pourtant, malgré un contrat à temps plein (sept heures par jour), Illiana Saintulme explique ne pas toujours recevoir l’intégralité de sa paie. « A la fin du mois, leur salaire est calculé en fonction du nombre de chambres qu’elles ont réussi à faire, dénonce Claude Levy, de la CGT HPE. Et quand le compte n’y est pas, au regard des cadences imposées de manière informelle, on leur enlève des jours en prétextant des absences autorisées. » « Celles qui sont vraiment prises pour de la chair à canon, ce sont les femmes de chambre qui ont un contrat à temps partiel de quatre à cinq heures par jour, avec 20 à 30 chambres à faire, sans être payées pour les heures supplémentaires. Ce sont essentiellement des femmes immigrées qui sont concernées », poursuit le syndicaliste. Avant d’ajouter : « Ce qui se passe dans la sous-traitance hôtelière, c’est de l’esclavage moderne. » Selon le militant cégétiste, les onze grévistes ont saisi les prud’hommes pour travail dissimulé. Pour tenir financièrement, les syndicats CGT HPE et CNT-SO ont distribué un chèque de solidarité de 400 euros à chacun.

    Depuis le début du mouvement, « la direction de Holiday Inn refuse de laisser entrer les délégués syndicaux dans le hall de l’hôtel, c’est un délit d’entrave à l’exercice du droit syndical », dénonce Claude Levy.

    Sur demande du syndicat, un huissier de justice s’est rendu jeudi sur le site. La direction a du coup autorisé l’accès à Mirabelle Nsang et son collègue de FO pour la journée, mais l’huissier mandaté par l’hôtel « veillait et notait ce que disaient les délégués au personnel Héméra non gréviste », selon un syndicaliste. « Une femme de chambre non gréviste a expliqué que les conditions de travail restent identiques, tandis que deux autres nous ont dit "avoir peur de parler" », raconte Mirabelle Nsang. Ces derniers jours, les grévistes sont allés manifester dans les halls d’entrée des Holiday Inn de Paris-Notre-Dame et Paris-Gare de l’Est. Le soir de Halloween, ils s’étaient déguisés pour dénoncer « des patrons sorciers ». La grève continue.
    Rémy Descous-Cesari

    #exploitation #hôtellerie #femmes_de_chambre #sous_traitance #syndicats ##Holyday_Inn #grève #droit_du_travail


  • La #transition_touristique d’une « station-village ». Multipositionnalité et gestion foncière à #Champéry (#Valais), 1870-1970

    Depuis les années 1960, la Suisse s’est dotée d’une série de normes visant à freiner l’accès à la propriété immobilière de la part d’individus non domiciliés dans le pays. S’adressant surtout aux localités touristiques, ces normes sont entrées en vigueur lorsque la transition du tourisme valaisan d’un modèle basé sur l’offre hôtelière à un modèle de plus en plus orienté vers l’offre de #résidences_secondaires était en voie d’accomplissement. Le cas de Champéry suggère que cette transition a été le résultat d’un double mouvement : d’une part le tarissement de la multipositionnalité qui au moment de la naissance de l’#industrie_touristique avait soudé les intérêts économiques du tourisme local à la vie politique locale ; d’autre part l’ouverture du marché foncier et immobilier donnant lieu au transfert de la propriété au profit d’acteurs externes à la communauté. Le plan d’aménagement communal de 1969 reflète la volonté de préserver l’image de Champéry en tant que « station-village » ; une volonté qui se manifeste aussi à travers les choix des autochtones sur marché foncier et immobilier.

    https://rga.revues.org/3643
    #tourisme #Suisse #foncier #immobilier #hôtels #hôtellerie


  • Stressed Cities Try to Rein in Accommodation ’Sharing’ Sites Like Airbnb
    http://thetyee.ca/News/2016/05/10/Stressed-Cities-Rein-in-Airbnb

    Finding a place to live in Vancouver is getting harder all the time. Finding a place to stay may never have been easier: the number of rooms, suites and apartments available short-term and online has skyrocketed over the past 18 months.

    [...]

    Whether short-term rentals really remove potentially permanent accommodation from the marketplace is hard to say.

    [...]

    California’s Santa Monica didn’t ban short-term, whole-unit rentals outright. Instead, it made them expensive and unpopular. The city, with a population of about 90,000, still allows renting out a spare bedroom or shared room. But one rule pretty much ended the rental of entire homes or apartments: the host has to be living there while renters occupy the place.

    City officials estimated that the rule — plus an associated 14 per cent tax and requirement for a business licence — would eliminate 1,400 of the 1,700 listings in Santa Monica at the time of the ordinance.

    #Airbnb #Hotellerie #Immobilier #Logement #Néolibéralisme #Santa_Monica #Vancouver #Économie_collaborative


    • N’en déplaise à MEK qualifiant d’"absurde" la mobilisation des « jeunes » la #précarité n’est pas seulement une menace pour plus tard, c’est une condition par laquelle passent, pour des durées variables, nombre d’entrants dans le #salariat

      Près d’un #lycéen sur cinq a exercé un emploi en cours d’année scolaire (2006)
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/18/pres-d-un-lyceen-sur-cinq-a-exerce-un-emploi-en-cours-d-annee-scolaire_84688

      Ismaïl Bouguessa, 19 ans, scolarisé au lycée professionnel Marc-Séguin à Vénissieux (Rhône), travaille depuis l’âge de 14 ans et demi. Il a commencé par faire les marchés, de 7 heures à 13 heures, les week-ends, à raison de 40 euros la journée. Aujourd’hui majeur, il passe par une société d’intérim qui lui confie des missions de préparation de commandes pour une entreprise de surgelés ou de manutention pour un parc d’expositions.
      “Je travaille surtout le soir, de 19 heures à 1 heure du matin”, dit-il. La fatigue ? “C’est une question d’#habitude.”(...)
      Il travaille environ 25 heures par semaine pour 240 euros. “J’en donne une partie à mes parents, dit-il. Sa mère fait des ménages et son père est au chômage. Je paye mes sorties, mes vêtements, mes repas. J’en mets de côté pour passer mon permis de conduire.”
      « Dans la classe, nous sommes 4 à travailler sur 15 », indique son camarade Ali Gasdallah. Noël est une période de forte activité : Ali a décroché un contrat pour préparer des commandes pour une grande enseigne, ce qui va le contraindre à rater trois jours de cours ; le week-end, Jihed prépare des petits déjeuners dans un hôtel quatre étoiles à Lyon et Mourad travaille dans une entreprise de manutention. Tous mettent de l’argent de côté, pour passer le permis de conduire ou entretenir leur voiture, et aident leurs parents.

      Quelle est l’ampleur du phénomène ? Au ministère de l’éducation nationale, comme au ministère du #travail, on ne dispose pas de statistiques. “De plus en plus de lycéens ont un emploi rémunéré”, assure Floréale Mangin, présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL), qui a commandé à l’institut CSA une étude sur la question.
      Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 479 lycéens du 6 au 13 novembre sur une cinquantaine de lycées répartis sur l’ensemble du territoire, l’étude révèle que 18 % ont, en dehors des #stages conventionnés, déjà exercé ou exercent une activité rémunérée depuis qu’ils sont lycéens, en dehors des vacances d’été (si l’on inclut les vacances d’été, ce pourcentage grimpe à 28 %). Au moment de l’enquête, ils étaient 6 % à travailler ; près de la moitié (48 %) n’étaient pas déclarés.
      Les activités se répartissent entre le #baby-sitting (28 %), le #commerce, la #vente et la #distribution (24 %), l’#hôtellerie et la #restauration (16 %), l’#événementiel et l’#accueil (12 %), l’#industrie (7 %), etc.

      Les lycéens gagnent en moyenne 302 euros par mois. Quelque 80 % déclarent qu’ils travaillent pour “se faire de l’argent de poche et s’offrir ce dont ils ont envie”, 13 % disent “en avoir besoin pour vivre”, 5 % “pour avoir de l’expérience et se former à leur futur métier” et 4 % parce que leurs parents “les y ont incités”. La proportion des lycéens qui travaillent parce qu’ils en ont besoin pour vivre apparaît élevée dans les lycées professionnels (23 % des lycéens qui travaillent), comparée aux lycées généraux et technologiques (7 %). (...)

      Scolarisé au lycée Hélène-Boucher, Bakary travaille tous les soirs dans une pizzeria de 19 heures à 22 h 30 ou 23 heures. #Non_déclaré, il est payé entre 20 et 25 euros par soirée, moins que le #smic. Les vacances, il cumule avec des animations dans des centres de loisirs pour aider sa famille : il a neuf frères et soeurs, son père est technicien de surface, sa mère sans emploi. “C’est fatigant mais, avec l’habitude, je ne le sens pas trop”, dit-il. Il fait ses devoirs en revenant de la pizzeria et le jeune homme se maintient à 13,7 de moyenne.

      #loi_travail #salaire


  • Le #Qatar est de nouveau dans le viseur de la #Justice anticorruption
    https://www.mediapart.fr/journal/france/091215/le-qatar-est-de-nouveau-dans-le-viseur-de-la-justice-anticorruption

    Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters Une information judiciaire pour #Corruption et trafic d’influence a été ouverte au sujet du rachat du #Vista_Palace, un luxueux cinq étoiles de la Côte d’Azur, par l’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani. L’ancien propriétaire affirme avoir été spolié lors du redressement judiciaire de l’hôtel. Mediapart révèle un document montrant que l’ex-émir était intéressé par un rachat à 250 millions d’euros, avant d’obtenir le palace pour dix fois moins cher à la barre du (...)

    #France #Bruno_Arosio #Chadia_Clot #Côte_d'Azur #entreprises #Hamad_ben_Khalifa_Al_Thani #hôtellerie #tribunaux_de_commerce


  • Le #Qatar est de nouveau dans le viseur de la #Justice anticorruption
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/091215/le-qatar-est-de-nouveau-dans-le-viseur-de-la-justice-anticorruption

    Hamad ben Khalifa Al Thani, ancien émir du Qatar, a abdiqué en 2013 au profit de son fils. © Reuters Une information judiciaire pour #Corruption et trafic d’influence a été ouverte au sujet du rachat du #Vista_Palace, un luxueux cinq étoiles de la Côte d’Azur, par l’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani. L’ancien propriétaire affirme avoir été spolié lors du redressement judiciaire de l’hôtel. Mediapart révèle un document montrant que l’ex-émir était intéressé par un rachat à 250 millions d’euros, avant d’obtenir le palace pour dix fois moins cher à la barre du (...)

    #Economie #Bruno_Arosio #Chadia_Clot #Côte_d'Azur #entreprises #Hamad_ben_Khalifa_Al_Thani #hôtellerie #tribunaux_de_commerce


  • #Allemagne. Ces entreprises qui bénéficient de l’afflux de migrants

    Devant l’afflux de migrants, certaines entreprises allemandes n’hésitent pas à gonfler leurs prix, réalisant d’importants bénéfices. Handelsblatt dénonce les pratiques des hôteliers et les irrégularités du système allemand.


    http://www.courrierinternational.com/article/allemagne-ces-entreprises-qui-beneficient-de-lafflux-de-migra
    #business #asile #réfugiés #migrations #profit #économie #restauration #hôtellerie #hébergement #logement


  • Confier son logement à un concierge 2.0
    http://www.soonsoonsoon.com/bp10213

    BnbSitter est un service de conciergerie qui propose de gérer à votre place le check-in, le check-out et le ménage lorsque vous proposez votre logement sur Airbnb...

    « Pair à pair » qu’ils disaient. Rien de neuf, mais ça devient un peu n’importe quoi tout ça...

    http://fr.bnbsitter.com

    #Airbnb #BnbSitter #Concierge_(hôtellerie) #Hôtellerie #Pair_à_pair #Économie_collaborative


  • Des robots à la réception d’un hôtel, une exception japonaise ?
    http://www.atelier.net/trends/articles/robots-reception-un-hotel-une-exception-japonaise_433761

    Le Japon semble donc en pointe dans cette course à l’humanisation des robots. L’entreprise nippone Kokoro avait ainsi mis au point des “actroid”, soit des humanoïdes réalistes conçus pour être capables d’établir des relations sociales. Mais si on fait un tour des dernières avancées en matière de robotique, on est frappé d’un constat. Ces avancées en matière de robotique imitant l’humain se font dans le monde entier et pas seulement au Japon, paradis supposé de la robotique. Le MIT avait réussi à décupler les capacités du toucher des robots. À Pittsburgh, les chercheurs tentent de leur côté d’améliorer les interactions et les capacités sociales des machines, un peu comme en Norvège. Des projets qui témoignent d’une volonté partagée d’imiter l’homme pour améliorer le robot. Cela étant, même si les avancées technologiques se font sur tout le globe, le Japon innove dans les applications.

    #Automatisation #Humanoïde #Hôtellerie #Innovation #Japon #Numérique #Robotisation #Secteur_tertiaire #Service_(économie) #Économie



  • #film #documentaire On a grèvé

    Elles s’appellent Oulimata, Mariam, Géraldine, Fatoumata… elles sont une petite vingtaine de femmes de chambres et pendant un mois elles vont affronter le deuxième groupe hôtelier d’Europe.
    Pour la première fois, elles n’acceptent plus la manière dont elles sont traitées.
    Et elles tiendront jusqu’au bout, avec force musique et danse.


    http://www.zeugmafilms.fr/crbst_93.html

    #grève #migration #femmes_de_chambre #hôtellerie #travail #résistance


  • Les administrations berlinoises sont impuissantes face à l’exploitation brutale des femmes de ménage dans les hôtels de la ville

    Die Ausbeutung der Zimmermädchen in den Berliner Hotels | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/41/41523/1.html

    Fehlende Behördenaufsicht

    So herrschen auf dem Berliner Arbeitsmarkt Zustände wie in Wildwest, obwohl gleich mehrere Behörden in die Überwachung und Bekämpfung der verschiedenen Formen von Wirtschaftskriminalität eingebunden sind.

    Bei der Senatsverwaltung für Arbeit, Integration und Frauen (SenAIF) unter Leitung von Dilek Kolat (SPD) ist das Referat AII B (Arbeitsrecht und tarifliche Gestaltung der Arbeit, Bekämpfung von Schwarzarbeit und illegaler Beschäftigung, Gemeinsames Tarifregister Berlin) unter Leitung von Herrn Wolfgang Möller zuständig. Leider war die Senatsverwaltung für Arbeit zu arbeitsscheu, um eine simple Presseanfrage innerhalb von einem Monat zu bearbeiten.

    Der Zoll führt mit seiner Finanzkontrolle Schwarzarbeit (FKS) im Jahre 2013 288 Kontrollen im Hotel- und Gaststättengewerbe durch, dabei wurden 2.624 Personen überprüft. Sicherlich ist es für ein 5-Sterne-Hotel unangenehm, wenn der Zoll im Hause ist und die edlen Gäste das Gebäude nur noch nach strenger Personalkontrolle verlassen dürfen, aber die Überprüfungen reichen offensichtlich nicht aus. Die Polizei interessiert sich nur für viel krassere Formen des Menschenhandels und setzt zu dessen Bekämpfung zwei Kommissariate des Landeskriminalamtes (20 Ermittler) ein.

    Das Landesamt für Arbeitsschutz, Gesundheitsschutz und technische Sicherheit Berlin (LAGetSi) wollte sich zu der Problematik – aus Zeitmangel - nicht äußern:

    Aufgrund des außerordentlich reduzierten Personalbestandes unserer Behörde können wir nur noch zwingende gesetzliche Aufgaben erledigen. (…) Den mit Befragungen, Erhebungen und Interviews zu kommerziellen, statistischen oder zu wissenschaftlichen Zwecken verbundenen Personal-, Zeit- und Verwaltungsaufwand vermögen wir angesichts der unaufschiebbaren Ordnungs- und Aufsichtsaufgaben mit unseren Ressourcen nicht mehr abzudecken.

    Die Berliner DGB-Vorsitzende Doro Zinke beklagte im November 2012 die mangelnden Aufsicht durch die Kommunalbehörden:

    Wenn zum Beispiel in den Hotels der Bundeshauptstadt der Stundenlohn für Zimmermädchen – ich sage das jetzt mal geschlechtsspezifisch – nicht mehr per Stunde bezahlt wird, sondern per gereinigtem Zimmer. Und wenn dann die Akkorde so angesetzt werden, dass das überhaupt nicht mehr in zumutbaren Zeiten zu schaffen ist, wird dadurch direkt der Mindestlohn umgangen. Für all diese Problematiken haben wir leider in BerlinArbeit (eine Initiative der Senatsverwaltung für Arbeit, G. P.) bis jetzt noch keinen Ansatzpunkt.

    #berlin #allemagne #syndicalisme #exploitation #hôtellerie #femmes