#h1n1

  • COVID-19 : Sommes-nous à nouveau induits en erreur par les entreprises pharmaceutiques ?
    https://www.investigaction.net/fr/covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-big-pharma

    En mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’épidémie de COVID-19 était une pandémie. Ce n’est pas une première foi. Dans un passé récent, l’OMS avait annoncé en juin 2009 que le H1N1 – connu aussi sous le nom de grippe porcine – était aussi une pandémie. Entre ces deux pandémies, de nombreux faits ont été négligés et il convient d’y revenir.


     
    Après l’épidémie de H5N1 (la grippe aviaire) et au début de celle de H1N1, les entreprises pharmaceutiques transnationales se sont lancées dans une compétition féroce pour fournir des traitements en l’absence de vaccins.

    Entre 2005 et 2009, l’antiviral oseltamivir, commercialisé par Roche sous le nom de Tamiflu, a réussi à être reconnu comme le médicament de choix pour la prévention et le traitement par plusieurs organismes internationaux tels que l’OMS, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique et l’Agence européenne des médicaments.

    A cette époque, afin de préparer une “éventuelle opération de confinement”, l’OMS a reçu de Roche un don de trois millions de traitements d’oseltamivir destinés à constituer une réserve, selon le rapport du Comité d’examen du fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) en relation avec la pandémie de 2009 (H1N1) 2009, publié par l’OMS.

    L’OMS a encouragé les pays à introduire des plans de confinement rapide dans leurs mécanismes nationaux de préparation aux pandémies de grippe, selon le même rapport. En outre, l’OMS a élaboré dans le même but un “protocole de confinement rapide” reposant essentiellement sur l’oseltamivir.

    Comme il fallait s’y attendre, sous l’effet d’une panique globale de grande ampleur, Roche a reçu des commandes venues de pays du monde entier, notamment de l’Égypte. Des recherches ultérieures et la littérature révèlent que les décisions d’achat reposaient sur des essais cliniques financés par Roche, dont les résultats, selon les experts, étaient limités et incomplets, surtout en ce qui concerne l’efficacité et les effets secondaires du Tamiflu, dont certains se sont par la suite révélés dangereux.

    En outre, certaines informations fausses laissaient prévoir une flambée incontrôlable de l’infection. Une étude Cochrane a révélé que les bénéfices de l’oseltamivir étaient faibles en ce qui concerne la diminution des symptômes, car ce médicament ne réduisait leur durée que d’une demi-journée tout au plus.

    Les auteurs de cette étude, qui se sont arrangés pour obtenir les rapports complets des recherches cliniques originales, ont également pu se faire une idée plus claire des effets secondaires de l’oseltamivir. A la fin, l’étude Cochrane a posé la question de savoir si la constitution de réserves d’oseltamivir était justifiée.

    On peut voir ce qui précède sous un autre angle.
    Les entreprises pharmaceutiques font en général pression sur les gouvernements lors de telles crises. Durant la pandémie de H1N1, la méthode adoptée par Roche a consisté essentiellement à persuader les gouvernements de signer des conventions d’achat de Tamiflu car, à l’époque, les premiers arrivés étaient les premiers servis.

    Il est à relever que ces négociations ont eu lieu dans un contexte de tension mondiale et de compétition inavouée entre les pays pour se procurer le traitement le plus vite possible à une même et unique source.

    Une telle situation démontre la gravité des pratiques monopolistiques du marché pharmaceutique mondial. La probabilité de voir se répéter ce scénario est d’autant plus grande que les pays continuent à négocier l’accès aux médicaments sur un marché monopolistique, comme le prouve l’achat par les États-Unis à Gilead Sciences de tout le stock existant de remdesivir et les conventions d’achat préalables de vaccins potentiels par plusieurs pays européens.

    A l’époque, les ventes d’oseltamivir avaient dépassé les 18 milliards de dollars étasuniens, payés pour moitié par les gouvernements. Les États-Unis ont par exemple dépensé plus de 1,5 milliard de dollars pour constituer des stocks d’oseltamivir, en se fondant sur les recommandations du CDC, alors que le Royaume-Uni a dépensé pour sa part 770 millions de dollars étasuniens pour ce même médicament entre 2006 et 2014.

    Aucune donnée officielle n’est disponible concernant la somme totale dépensée par l’Égypte pour acheter de l’oseltamivir. Quelques informations ont cependant fait état d’un accord entre le ministère de la santé et Roche pour la livraison de 2 500 kg de l’ingrédient pharmaceutique actif de ce médicament, à fabriquer par une succursale de la faîtière pharmaceutique, dont le président a estimé la valeur à environ 100 millions de livres égyptiennes.

    L’OMS est une organisation intergouvernementale qui doit, à ce titre, rendre des comptes à ses États membres. En 2010, ces États membres ont évalué les performances de l’OMS qui avait déclaré que la grippe H1N1 était une pandémie. Cette décision avait suscité les réserves de la communauté scientifique internationale et des milieux politiques, qui estimaient qu’elle avait été prématurée, provoquant une confusion mondiale et coûtant des millions de dollars aux budgets des pays.

    Ce qu’il est important de relever à propos de la lutte contre la COVID-19 est qu’il n’y a pas de “nouveau” médicament qui ait été expérimenté contre le virus. Ceux qui font l’objet d’études sont connus ou sont déjà sur le marché. Les essais auxquels ils sont soumis visent à démontrer qu’ils ont un effet spécifique contre le virus SARS-CoV-2 qui provoque la COVID-19.

    Ce repositionnement ou cette réorientation de médicaments existants constitue une pratique courante dans la recherche en cas de flambées épidémiques soudaines. En outre, qui plus est, la recherche et le développement pharmaceutiques ne produisent plus de substances pharmaceutiques “nouvelles”, se contentant le plus souvent d’améliorer des produits existants ou de leur ouvrir des indications supplémentaires.

    Les essais cliniques menés par l’OMS ont débuté avec quatre propositions de traitement, pour la plupart fort coûteux. Trois mois après le début déclaré de la pandémie, la compétition s’est réduite à deux médicaments : le remdesivir, produit par Gilead Sciences, et le favipiravir, produit par FUJIFILM Toyama Chemical, sous le nom commercial d’Avigan, dont il a été rapporté plus tard qu’il n’avait pas montré d’effet convaincant dans certains essais contre le coronavirus, ce qui a repoussé son approbation jusqu’à la fin des essais.

    En mars dernier, avec l’épidémie de COVID-19, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a décidé d’accorder au remdesivir le “statut de médicament orphelin”, qui assure normalement à l’entreprise productrice toute une série de droits exclusifs en plus des droits de propriété intellectuelle.
    Cette décision a été accueillie avec surprise et scepticisme dans les milieux spécialisés du monde entier, en raison de sa teneur et de son calendrier.

    Selon les définitions qu’en donnent tant l’OMS que le droit étasunien, les maladies orphelines sont celles qui affectent un petit nombre d’individus d’une manière qui n’incite pas à la mise au point de médicaments pour les traiter, ce qui justifie aussi le prix potentiellement élevé de leur traitement.

    La COVID-19, déclarée pandémie, est tout le contraire d’une maladie orpheline et la désignation comme “médicament orphelin” révèle l’intention de l’entreprise de maximaliser les ventes et les bénéfices du remdesivir une fois que la FDA l’a approuvé.
    Avec l’augmentation du nombre de cas diagnostiqués aux États-Unis d’Amérique, des pressions croissantes ont conduit Gilead Sciences à retirer sa désignation de médicament orphelin. Quelques semaines plus tard, le remdesivir a été approuvé par la FDA pour utilisation en cas d’urgence sur des patients atteints de COVID-19, à la suite de quoi l’entreprise a fait un don de 1,5 millions de traitements au gouvernement étasunien.

    A la mi-avril, les médias ont rapporté que le gouvernement égyptien avait convenu avec FUJIFILM Toyama Chemical d’utiliser le favipiravir (Avigan) pour le traitement de la COVID-19 en Égypte. Cet accord ne s’est jamais matérialisé, car quelques semaines plus tard le ministre de la santé a annoncé que l’Égypte participerait à l’essai clinique du remdesivir coordonné par l’OMS.

    Entretemps, l’entreprise égyptienne Eva Pharma a signé un accord de licence volontaire non-exclusif avec Gilead pour la fabrication de remdesivir destiné à être distribué dans 127 pays. Actuellement, l’approvisionnement en Égypte et limité à l’aide aux patients hospitalisés en quarantaine.
    Une préoccupation croissante a commencé à se manifester sur le plan mondial face à la précipitation avec laquelle on a compté sur le remdesivir avant que son efficacité soit démontrée, d’autant plus que les résultats des essais publiés montrent qu’il n’y a aucun bénéfice thérapeutique ayant la moindre signification statistique.

    Des demandes de brevet ont été déposées pour le remdesivir dans de nombreux pays et certaines ont déjà été accordées. Le bureau des brevets égyptien a rejeté la demande pour le remdesivir en 2017 pour des raisons techniques, mais la décision finale reste en suspens car le demandeur a fait appel.

    Gilead a récemment fixé le prix du traitement par le remdesivir (6 flacons) à 3 120 dollars étasuniens pour les privés et à 2 340 dollars pour les régimes d’assurance nationaux aux États-Unis d’Amérique. Le prix de ce médicament est exorbitant et ne peut être justifié ni par les coûts de recherche et de développement, car il ne s’agit pas d’un nouveau composé, qui n’a donc pas été breveté dans plusieurs pays.

    Par ailleurs, la recherche a démontré que le coût de production du remdesivir pourrait ne pas dépasser 5,58 dollars par traitement. D’ailleurs, l’entreprise pharmaceutique indienne Cipla a annoncé qu’elle produirait une version générique du remdesivir au prix d’environ 400 dollars étasuniens.

    A la lumière des taux élevés d’incidence et de mortalité de la COVID-19, ainsi que des pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils prennent des mesures destinées à protéger leurs peuples, on assiste à une compétition entre les entreprises pharmaceutiques pour préserver leurs parts d’un marché mondial lucratif.

    Cette compétition se manifeste par des tentatives d’enrôler de grandes quantités de patients dans des essais cliniques hâtivement menés pour faire la démonstration de résultats favorables, ou défavorables, à un médicament donné, pour signer des conventions d’achat préalables avec des gouvernements, comme c’est le cas actuellement entre Gilead et le gouvernement étasunien, et pour chercher à faire enregistrer les brevets dans le plus grand nombre de pays possible afin d’y obtenir des droits exclusifs, notamment la possibilité de vendre le médicament au prix le plus élevé possible.

    Au milieu de la crise actuelle, dont les répercussions économiques et sociales au niveau mondial sont sans précédent, il est préoccupant d’assister au retour du scénario H1N1. Les gouvernements se lancent une fois de plus dans des “achats de panique” et accumulent de manière irrationnelle des stocks de médicaments, dont aucun n’a fait la preuve de son efficacité contre la COVID-19. Ne tire-t-on vraiment aucun enseignement du passé récent ?
    #H5N1 #grippe_aviaire #H1N1 #vaccins #oseltamivir #argent #santé #gros_sous #capitalisme #big_pharma #laboratoires_pharmacetiques #Roche #Tamiflu #OMS #CDC #Egypte #experts #monopole #Gilead #Agence_européenne_des_médicaments #confinement #pandémies #pandémie #grippe #remdesivir #SARS-CoV-2 #covid-19 #coronavirus #favipiravir #FUJIFILM #Avigan #FDA #médicament_orphelin #maladie_orpheline #Eva_Pharma #thérapie #brevets #recherche #Cipla #marché #panique

  • Un #virus de #grippe porcine découvert comme propice à une prochaine #pandémie - Le Soir
    https://www.lesoir.be/310338/article/2020-06-30/un-virus-de-grippe-porcine-decouvert-comme-propice-une-prochaine-pandemie

    Des chercheurs ont découvert une souche de virus de grippe porcine en #Chine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie, selon une étude parue lundi dans la revue scientifique américaine PNAS.

    Les virus s’appellent G4 et descendent génétiquement de la souche #H1N1 à l’origine d’une pandémie en 2009 : ils « possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour infecter les humains », écrivent les auteurs, des scientifiques issus d’universités chinoises et du Centre de prévention et de lutte contre les maladies chinoises.

    [...]

    Le virus serait [...] déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n’y a pas de preuve qu’il peut être transmis d’humain à humain. C’est aujourd’hui leur crainte.

  • Coronavirus : la mortalité en réanimation beaucoup plus forte qu’annoncée en France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/27/coronavirus-la-mortalite-en-reanimation-beaucoup-plus-forte-qu-annoncee-en-f

    Quel est le taux de mortalité des patients malades du Covid-19 en réanimation ? Selon le ministère de la santé, il serait de 10 %. Ce chiffre a été annoncé par Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors de saconférence de presse du 17 avril. Selon les informations du Monde, il est largement sous-estimé. Aujourd’hui, il serait en effet de l’ordre de 30 % à 40 %, soit trois à quatre fois plus important que le bilan officiel communiqué par le gouvernement. Dimanche 26 avril, 4 682 patients Covid étaient en réanimation.

  • La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État
    Analyse factuelle et sourcée d’Arnaud Mercier
    http://theconversation.com/la-france-en-penurie-de-masques-aux-origines-des-decisions-detat-13

    À l’heure de la polémique sanitaire interne à la pandémie – l’absence de masques de protection efficaces pour les soignants et pour le personnel indispensable afin de faire fonctionner l’économie du pays même en temps de crise –, il est essentiel de rétablir la chronologie des faits qui a conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie.

    Sans doute qu’après le retour à une ère de sécurité sanitaire, des commissions d’enquête vont se créer pour faire toute la lumière sur les faits. Avec des moyens d’investigation autres que les nôtres aujourd’hui. Mais déjà, la lecture complète de nombreux documents officiels publiés permet de rétablir une archéologie des choix de politique publique.

    Pour faire ce travail, il faut se garder d’une approche simpliste, personnalisée, excessive et expiatoire. Pas simpliste et personnalisée, car on ne trouvera pas un texte signé un jour dans un bureau obscur par un ministre ou un haut fonctionnaire et qui aurait dit « maintenant plus de stocks de masques ». Pas excessive et expiatoire non plus, car il ne s’agit pas ici de chercher un bouc émissaire commode pour expier ce qui est plus vraisemblablement le fruit de fautes collectives.

    La plupart des décisions ont été prises dans le cadre d’une chaîne de responsabilités partagées et nous conduisent à la situation actuelle, quand beaucoup parlent désormais de chaîne d’irresponsabilités.

    Nous focaliserons notre attention uniquement sur la question de l’équipement de l’État en masques, à la fois en masques chirurgicaux réputés être suffisants pour les malades qui ne postillonnent pas ainsi à la face des autres, mais aussi en masques dits FFP2, qui garantissent une véritable barrière de protection faciale pour toutes les personnes exposées aux projections de gouttelettes porteuses de virus, à commencer par l’ensemble du corps médical.

    Pour retracer cette généalogie d’une suite de décisions qui ont désarmé la France en masques face à une pandémie pourtant annoncée comme certaine dans le futur par de nombreux experts, nous suivrons un strict récit chronologique qui commence en 2005 avec un rapport parlementaire d’alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui oblige l’État français à s’organiser en conséquence, pour anticiper le pire, selon le célèbre adage : « gouverner c’est prévoir ».

    Le récit sera forcément un peu long, mais comprendre la généalogie de faits aussi graves exige un peu de temps, surtout si on veut ajouter des citations concrètes.

    [2005-2009] Une analyse en plusieurs temps
    Une anticipation du risque
    Le masque, une arme jugée efficace en cas d’épidémie
    La France s’équipe massivement en masques
    [hiver 2009-2010] L’épidémie H1N1, le point de bascule
    [2011-2015] Le début du désarmement sanitaire
    Le masque FFP2 ne serait plus utile ?
    Bas les masques ! Ou le piège qui se referme

    Le principe comptable supplante le principe de précaution
    La préoccupation managériale et uniquement comptable finit donc ici de prendre le dessus et conduit à l’oubli des raisons mêmes pour lesquelles on prévoyait de faire ces stocks, selon une logique du « au cas où », en ne prenant jamais le risque d’être à la merci d’une rupture d’approvisionnement chez les industriels français ou étranger par exemple.

    Car le court-termisme de la vision ainsi défendue oublie totalement qu’une pandémie, par définition, est une épidémie mondialisée, qui peut provoquer des ruptures des chaînes d’approvisionnement. Du coup, même l’appareil industriel national peut-être gravement perturbé, notamment si les ouvriers en charge de la fabrication des futurs masques refusent de se rendre dans les usines pour une légitime crainte pour leur santé
    [...]
    Au principe de précaution : stocker pour être sûr d’avoir en cas de crise, car c’est vital, se substitue la logique : être sûr de ne pas trop stocker car c’est essentiel de ne pas dépenser plus qu’il ne faut.

    Raisonnement critiqué aujourd’hui par nombre d’experts, quand par une approche bureaucratico-comptable, s’éloignant de toute vision politique anticipatrice, on a oublié, étape par étape, les alertes sanitaires majeures qui prévalaient à ces choix de stocks préventifs de masse.

    L’État s’est donc désarmé peu à peu, au risque de mettre en danger les citoyens, à commencer par les professionnels de santé non hospitaliers, tout aussi directement en contact avec les malades que leurs collègues des hôpitaux.

    Tout ceci s’est fait avec la parfaite bonne conscience de hauts fonctionnaires et d’un personnel politique de droite et de gauche qui avaient à cœur de participer à un « bonne gestion des deniers publics », oubliant peu à peu les finalités premières, engagés qu’ils étaient sur un chemin (les politistes parlent de « path dependancy ») qui les font aller toujours plus loin vers un nouvel objectif dans lequel ils sont entrés, en perdant de vue le point de départ.

    Ceci oblige les actuels membres du gouvernement à expliquer péniblement, au détriment des recommandations de l’OMS et à rebours des cas asiatiques, que le masque ne sert à rien pour une grande partie de la population ou qu’on ne sait pas s’en servir. Et que ce serait donc à propos que l’État n’adopte pas une stratégie « asiatique » de protection de ses citoyens par des masques et du gel de désinfection massivement distribué, couplée à des tests massifs.

    Les autorités placent aussi de nombreux travailleurs et leurs employeurs face à une injonction contradictoire : « nous vous demandons d’aller travailler » mais « nous ne pouvons pas vous fournir les moyens garantissant votre protection minimale ».

    Les commandes annoncées samedi de 250 millions de masques ne changent rien au fait qu’une drastique remise à plat de notre corps de doctrine préventive sera nécessaire avant que la prochaine pandémie ne déferle. Il faudra tirer toutes les conséquences de la crise actuelle.

    #COVID19 #coronavirus #masques #H1N1

    • On n’en a pas parce qu’un jour on en a eu trop qui n’ont servi à rien.

      "La France a acquis d’importants moyens de protection, déclare Roselyne Bachelot le 1er octobre 2009 : un milliard de masques anti-projections, destinés aux malades, 900 millions de masques de protection, dits « FFP2 », pour les personnes particulièrement exposées et 33 millions de traitements antiviraux."

      Face à la polémique, elle doit s’expliquer devant deux commissions d’enquête à l’Assemblée nationale et au Sénat. « J’ai eu le sentiment d’avoir fait mon devoir », explique aujourd’hui Roselyne Bachelot. "Mais cela a été pour moi dix ans d’épreuves et de moqueries incessantes. J’ai été l’objet d’un incroyable « bashing » par une commission d’enquête parlementaire qui s’est érigée en tribunal. Il y a eu un rapport cinglant de la Cour des comptes stigmatisant les dispositions de prévention que j’avais prises, qui se sont révélées évidemment surdimensionnées après coup, mais quand l’épidémie démarre et que l’OMS sonne le tocsin le 24 avril 2009, la situation est décrite comme extrêmement grave, elle va s’adoucir par la suite, mais l’épidémie a quand même fait 600 000 morts sur la planète. Pour une « grippette » c’est quand même beaucoup."

      Juger d’un risque en raison d’un précédent, c’est pas hyper malin... #in_retrospect.

  • Swine flu now perennial threat | Latest News & Updates at Daily News & Analysis
    http://www.dnaindia.com/health/report-swine-flu-now-perennial-threat-2528910

    The #H1N1 Swine Flu virus has mutated yet again, and now the disease isn’t seasonal anymore, experts have confirmed. The new strain, called Michigan, was discovered in India earlier this year. The California strain of the disease has existed since 2009.

    This year, so far, 15,121 people in the country and 928 in the National Capital have fallen prey to the disease, which has claimed 736 lives.

  • Myanmar swine flu outbreak kills 10 as Government rushed to stop spread - ABC News (Australian Broadcasting Corporation)
    http://www.abc.net.au/news/2017-07-31/myanmar-swine-flu-death-toll-rises-to-10/8761192

    Ten people have died in an outbreak of #H1N1 influenza in Myanmar, a health official has said, as the Government stepped up public awareness campaigns about the swine flu virus.

    The latest outbreak began more than a week ago, deputy director of the infectious diseases department at the Ministry of Health and Sport, Thinzar Aung, said.

    Yangon — Myanmar’s biggest city — is the worst affected area.

    Health awareness campaigns have been carried out and authorities sought to calm public fears over the outbreak, although stores have sold out of surgical masks in Yangon.

    Authorities have told the public not to panic and described the latest outbreak as a regular seasonal occurrence.

  • Brésil : épidémie meurtrière de grippe à quatre mois des JO
    http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/14940-Bresil-epidemie-meurtriere-de-grippe-a-quatre-mois-des-JO

    Double peine pour le Brésil, où les Jeux Olympiques s’organisent sous l’œil inquiet des autorités sanitaires internationales. Déjà touché par le virus Zika, le pays doit également faire face à une épidémie de grippe aviaire de type A (#H1N1), plus meurtrière qu’en 2015.

    Selon les chiffres du ministère de la santé, la grippe a causé la mort de 46 personnes en moins de deux mois - un bilan qui dépasse déjà de 10 victimes celui établi sur l’ensemble de l’année passée. Un premier décès a été confirmée ce jeudi à Rio de Janeiro, qui accueillera les JO du 5 au 21 août.

    Jusqu’au 19 mars, 305 cas ont été recensés sur l’ensemble du territoire, contre 141 au total en 2015. La plupart des cas (260 malades dont 38 morts) ont été signalés dans la région de São Paulo, capitale économique du pays. L’épidémie a déjà gagné 11 Etats brésiliens, y compris dans le Nord-Est.

  • Dedefensa.org : La science asservie à un dollar défaillant
    http://www.dedefensa.org/article-la_science_asservie_un_dollar_d_faillant_01_10_2013.html

    La science asservie à un dollar défaillant
    Quel lien improbable pourrait-on trouver entre le Professeur Albert Osterhaus et Ake Sellstrom ?

    Le premier est hollandais et virologue, le second suédois et biochimiste, donc en principe aucun en dehors du fait que tous deux sont des scientifiques originaires de pays d’Europe du Nord dont est vantée une certaine ‘neutralité’ diplomatique.

    C’est bien pourquoi ils sont des candidats acceptables pour des instances internationales comme les commissions spécialisées de l’ONU.

    L’argument viral d’autorité

    Albert Osterhaus a été à l’origine de la diffusion planétaire d’une prétendue pandémie mondiale du virus H1N1 relayée par l’OMS. Cette allégation fondée sur un test sérologique sans spécificité de l’infection a permis la mise au point d’un vaccin qui a été vendu à des autorités sanitaires comme nécessaire alors même que son efficacité et son innocuité n’étaient pas prouvées. Albert Osterhauss préside le Strategic Advisory Group of Experts pour le compte de l’OMS et c’est ce titre qu’il a influencé Margaret Chan dans sa décision de déclarer l’état d’urgence pandémique de niveau 6, le plus haut dans l’échelle, en juin 2009.

    Les profits générés par la fausse pandémie ont été estimés entre 7 et 10 milliards de dollars pour les laboratoires pharmaceutiques.

    L’OMS s’est distinguée récemment en refusant de publier les résultats d’une enquête menée en mai 2012 prouvant une augmentation anormale de mortinatalité, de malformations chez les nouveau-nés et de cancers infantiles des provinces du Sud. En effet, la démocratie en Irak a été obtenue par des bombardements humanitaires au phosphore blanc et à l’uranium appauvri en isotope 135 et enrichi en U138, elle se solde maintenant par des altérations géniques. Près de 2000 tonnes de ces bombes traitées avec ce poison radioactif ont été déversées en Irak entre 2003 et 2005. Les Us(a) et l’ensemble du bloc occidental en empêchant la publication de ce rapport ne craignent pas tant une quelconque condamnation par une juridiction internationale pour crimes contre l’humanité, ils en sont les maîtres d’œuvre, juges et partie, que les réclamations financières de leurs vétérans, pour eux-mêmes et leur descendance. Ils ont été exposés à l’uranium appauvri qui renforce la structure des chars et à ses poussières provenant des bombes et des munitions.

    La placidité suédoise dans le feu de l’orient arabe

    Ake Sellstrom s’est vu confier l’enquête sur l’empoisonnement au gaz neurotoxique de résidents du quartier Al Ghouta à la périphérie de Damas qui a eu lieu le 21 août dernier.

    Biochimiste de formation, il préside le CBRNE, un centre de recherche ayant de multiples partenaires comme l’université d’Uméa et diverses agences dépendantes du ministère de la Défense suédois. Il est réputé pour sa spécialisation en armements chimiques et biologiques. Il avait participé à la délégation qui avait inspecté l’Irak pour le compte de l’ONU en 1990 et en 2002. Scott Ritter mandaté lui aussi par l’ONU pour contrôler l’élimination des armes de destruction massive par Saddam Houssein l’avait dénoncé ainsi que son acolyte Hans Blix comme étant des agents de la CIA. Le binôme Blix-Sellstrom n’a à aucun moment fait état de la découverte par la Garde Nationale US de cartouches du gaz VX d’origine étasunienne dans le bunker de la base aérienne Balad lors de l’invasion de l’Irak. En effet 20 ans d’investigation et une guerre de destruction d’un pays pour ne pas trouver que ce sont les US(a) qui ont fourni les armes recherchées, difficile de faire mieux comme neutralité scientifique et suédoise.

    #science
    #dollar
    #H1N1
    #OMS
    #ONU
    #profits
    #pandémie

  • Un virus mutant de grippe aviaire créé en Chine inquiète les experts
    http://www.francetvinfo.fr/un-virus-mutant-de-grippe-aviaire-cree-en-chine-inquiete-les-experts_31

    Selon Robert May, ancien président de l’Académie des sciences britannique, cité par The Independent (en anglais), les chercheurs chinois ont créé le virus « pour aider à mettre au point des vaccins ».

    Le virus hybride créé en Chine résulte d’un mélange de gènes de la souche #H5N1 du virus de la #grippe_aviaire, et de la #H1N1, responsable de la pandémie de 2009-2010.

    #vaccins #empoisonnement #science #chine #université_agricole_du_Gansu #virus_mutant

  • #H7N9 38 dont 10

    China’s new bird flu sickens 38, kills 10
    http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/04/11/38-sick-10-dead-chinese-bird-flu/2074711

    After China reported 38 cases of a new, highly virulent flu strain that has killed 10 people, U.S. health agencies are moving into high gear to combat it.

    This week, the Centers for Disease Control and Prevention activated its Emergency Operations Center at Level II, the second-highest level of alert. The last time that happened was during the Fukushima nuclear disaster after the Japanese tsunami in 2011.

    (…)

    A vial of H7N9 flu virus from China was delivered by courier to a CDC laboratory Thursday afternoon. Up until now, researchers had used a model of the virus they built themselves from off-the-shelf DNA fragments available commercially, using the H7N9 genome information the Chinese posted online, Frieden said. Now that they have the live virus, a rapid test for H7N9 should be developed within a week, he said.

    The H7N9 strain is very virulent, causing rapid pneumonia, respiratory failure, septic shock, multiple organ failures and swelling of the brain. However, three things make the strain less of a threat, Frieden said.

    Tout va bien, mais le niveau de préoccupation augmente sensiblement.

    There are also three things that worry health officials. H7N9 appears to be a very severe flu that kills at least 26% of those who get it, but the number of cases could be artificially low because Chinese health authorities are testing only people who are severely ill.
    (…)
    In some ways, H7N9 is more worrisome than H1N1 was, said Nancy Cox, head of the CDC’s influenza division and one of the paper’s authors. “The fact that we are hearing about an additional two to five cases per day being identified in China raises the level of concern.

    Another problem is that this H7N9 virus doesn’t appear to sicken birds that are infected with it, making it hard to spot. It could lead to a silent, widespread epidemic among birds, Cox said. The virus has been found in chickens, ducks, pigeons and quail in China.

    Finally, genetic analysis of the virus suggests it may be more able to adapt to humans and other mammals than a purely bird-based virus. That could make it more easily mutate to a person-to-person form.

    La sous-estimation du nombre de porteurs de virus et donc la surestimation de la mortalité est un problème récurrent. Elle a d’ailleurs été utilisée pour faire monter le niveau d’angoisse lors de l’épisode #H1N1 de 2009-10.

    see the infamous L’épidémie de grippe A pourrait tuer 30 000 personnes en France, d’A. Flahaut 12/05/09… http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/12/l-epidemie-de-grippe-a-pourrait-tuer-30-000-personnes-en-france_1191803_3244

  • Norway Faces Possible #H1N1 Flu Outbreak
    http://english.cri.cn/6966/2013/01/01/2702s741462.htm

    Retour de la grippe porcine en Norvège ?
    (via l’Agence Chine Nouvelle)

    As more patients are tested positive for H1N1 virus infection in major Norwegian cities, doctors fear that Norway is facing a possible endemic outbreak of the disease also know as the swine flu.

    As many as 84 cases of swine flu have been registered so far by the Akershus University Hospital east of Oslo, Jan Erik Berdal, a doctor in the hospital’s infectious disease section, told reporters.

    “We are facing an epidemic. It seems to me that it has really taken off now. It seems that we are at the top or in the middle of such an epidemic,” Berdal said.

  • La grippe A pourrait toucher 50 % des Français cet automne (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/26/01004-20090626ARTFIG00008-la-grippe-a-pourrait-toucher-50-des-francais-cet-

    On n’en parlait plus trop depuis quelques semaines, et voilà que l’on panique à nouveau... faute d’autres sujets qui buzzent, ou prise de conscience tardive ?

    #h1n1 #grippe #maladie #pendémie #épidémie #santé #France #société #gp:links