• Link Shell Extension
    https://schinagl.priv.at/nt/hardlinkshellext/linkshellextension_fr.html

    Un utilitaire Windows pour ajouter à l’explorateur de fichier la gestion des liens symboliques, liens physique, jonctions, points de montage.
    Documentation FR très complète.
    Nombreuses possibilités annexes : « copies intelligentes », clonages, « copies Delorean » pour gérer des historiques de modifications de répertoires...

    A noter : la commande ln -s de GitBash sous Windows ne permet pas de faire des liens symboliques « à la Linux/MacOS » mais uniquement une copie complète de la source. Il faut donc utiliser la commande Windows mklink à la place.
    Voir :
    https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/administration/windows-commands/mklink : documentation de mklink pour la création de liens symboliques en ligne de commande avec cmd.exe
    https://stackoverflow.com/questions/18641864/git-bash-shell-fails-to-create-symbolic-links#comment53416744_2448245 pour l’utilisation de mklink avec GitBash / MSYS (échapper les slashs et anti-slash).
    Exemple pour créer un lien symbolique le_lien qui pointe vers le répertoire IMG :

    cmd //c mklink //d le_lien .\\IMG

    (l’option /d est nécessaire pour la création d’un symlink vers un répertoire)

    #Link_Shell_Extension #lien_symbolique #symlink #windows #utilitaire #gitbash #hard_link #jonction #copie_Delorean

  • Les députés votent un nouveau délit de harcèlement scolaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/02/les-deputes-votent-un-nouveau-delit-de-harcelement-scolaire_6104387_3224.htm

    Les députés ont voté en première lecture, mercredi 1er décembre, une proposition de loi qui crée un nouveau délit de harcèlement scolaire. Ce texte, soutenu par le gouvernement, a été adopté à l’unanimité des suffrages exprimés, soit 69 voix. Cinq députés de gauche se sont abstenus.

    « En se proposant de légiférer sur une telle question, les représentants de la nation envoient un message d’une grande puissance », a estimé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour qui la lutte contre le harcèlement scolaire « nécessite la mobilisation de la société tout entière ». Près d’un élève sur dix serait concerné par ce fléau, amplifié par les réseaux sociaux. Un programme de lutte contre le harcèlement scolaire, baptisé Phare et expérimenté par six académies depuis deux ans, est en cours de déploiement au sein de toute l’éducation nationale.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés « J’ai peur d’y retourner » : le sombre quotidien des élèves victimes de harcèlement scolaire

    Ce nouveau délit vise à compléter d’un point de vue pénal les outils déjà disponibles. Il pourra concerner les élèves comme les adultes travaillant dans les établissements scolaires et universitaires, publics ou privés. Le texte prévoit des peines allant de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, lorsque les faits auront causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours, à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende lorsqu’ils auront conduit la victime à se suicider ou tenter de se suicider.
    « Surenchère pénale »

    Sur le terrain, les acteurs associatifs n’étaient pas demandeurs d’un tel délit. Le directeur du Centre de ressources et d’études systémiques contre les intimidations scolaires (Resis), Jean-Pierre Bellon, ou la fondatrice de l’association Marion la main tendue, Nora Fraisse, jugent ainsi le texte trop répressif : « Aucune loi pénalisant les élèves harceleurs n’aura le moindre effet sur l’existence des effets de groupe » propres au harcèlement scolaire, estiment-ils dans un texte commun.

    Dans l’hémicycle, la création de cette nouvelle infraction, alors que ces agissements peuvent déjà être sanctionnés aujourd’hui par le biais du délit de harcèlement moral, a suscité des débats. Cette proposition de loi participe à « un plan de communication » et à une « surenchère pénale », a ainsi déclaré la députée Sabine Rubin (La France insoumise, Seine-Saint-Denis). « Le réflexe répressif vis-à-vis d’enfants n’est pas la bonne voie », a rebondi Elsa Faucillon (Parti communiste, Hauts-de-Seine). La députée craint une judiciarisation accrue : « Des parents iront porter plainte avant même d’en parler au chef d’établissement », alors qu’« il y a besoin de plus d’éducatif ». Favorable au texte et au fait de « casser un tabou », le député Grégory Labille (Union des démocrates, radicaux et libéraux, Somme) n’en a pas moins jugé que « les peines prévues sont totalement disproportionnées en comparaison avec le droit existant ».

    « Je souhaite avant tout utiliser la fonction expressive du code pénal pour poser un interdit clair, susceptible de fonder une action pédagogique de prévention », se défend Erwan Balanant, le député MoDem à l’origine de ce texte. « Il ne s’agit pas d’envoyer les enfants en prison. La justice des mineurs existe. Elle prend en compte l’âge et le discernement de l’auteur. Mais le code pénal édicte le système de valeurs d’une société », ajoute l’élu du Finistère.

    Un stage de « sensibilisation aux risques liés au harcèlement » pourra être proposé aux élèves harceleurs comme mesure alternative aux poursuites. Le texte prévoit aussi d’obliger les réseaux sociaux à modérer les contenus de harcèlement scolaire. Une disposition qui laisse sceptiques nombre de députés présents quant à sa portée réelle.
    « Tigre de papier »

    Outre ce volet pénal, le texte égrène des mesures de prévention comme la formation des personnels, une information annuelle des parents d’élèves ou l’obligation pour chaque établissement de définir un protocole de traitement des faits de harcèlement. Des dispositions qui resteront un « vœu pieux » si elles ne sont pas associées à des moyens supplémentaires, notamment pour la médecine scolaire, ont souligné plusieurs députés.

    Au tour des sénateurs d’examiner, début 2022, cette proposition de loi, qui bénéficie d’une procédure accélérée. Une mission sénatoriale sur le harcèlement scolaire se montrait dernièrement encore peu convaincue par la création d’un tel délit spécifique. « Au-delà de réaffirmer un interdit social, cette solution risque de n’être qu’un tigre de papier et n’aura pas ou très peu d’effet. Elle risquerait même de créer un sentiment de bonne conscience et de nuire à la nécessaire mobilisation générale », estimait-elle dans son rapport fin septembre.

    #Education #Harcèlement #Cyberharcèlement

  • #Cookies aux haricots tarbais et mulberries
    https://www.cuisine-libre.org/cookies-aux-haricots-tarbais-et-mulberries

    Battre en pommade le beurre avec le #Rapadura et l’œuf. Ajouter les Haricots Tarbais grossièrement écrasés en purée, après les avoir égouttés. Incorporer ensuite la farine, la levure, la pincée de sel, la cannelle, et les #Mulberries. Remuer jusqu’à ce que le mélange soit à peu près lisse, et laisser reposer 1 heure au frais. Disposer plusieurs boules de pâte sur une plaque à pâtisserie, bien espacées. Cuire environ 20 minutes dans un four préchauffé à 180°C (thermostat 6), jusqu’à ce que le dessus des… Rapadura, #Haricot_blanc, Cookies, Farine de blé, Mulberries / #Sans viande

    #Farine_de blé

  • Report: Nintendo criticizes Activision’s actions in internal memo
    https://www.gamedeveloper.com/culture/report-nintendo-criticizes-activision-s-actions-in-internal-memo

    Activsion Blizzard has landed the game industry’s most embarrassing hat trick—Nintendo’s Doug Bowser has apparently joined Xbox and PlayStation bosses Phil Spencer and Jim Ryan in sending private memos to employees criticizing Activision Blizzard’s alleged culture of sexual harassment and discrimination.

    […]

    That means leadership for all three major platform holders that Activision Blizzard does business with have now criticized its handling of the situation in the week since an explosive Wall Street Journal report alleged that CEO Bobby Kotick was an active participant in said culture.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #nintendo #nintendo_of_america #bobby_kotick #doug_bowser #phil_spencer #jim_ryan #harcèlement #harcèlement_sexuel #discrimination #bro_culture #ressources_humaines

  • Nintendo Issues Internal Response to Activision-Blizzard Reports
    https://www.fanbyte.com/news/nintendo-issues-internal-response-to-activision-blizzard-reports

    An email sent by Nintendo of America president Doug Bowser sent on Friday, November 19 addresses the Activision-Blizzard report. The email went out to all levels of Nintendo of America, including internal development houses like Retro Studios and the newly-acquired Next-Level Games.

    “Along with all of you, I’ve been following the latest developments with Activision Blizzard and the ongoing reports of sexual harassment and toxicity at the company,” Bowser begins. “I find these accounts distressing and disturbing. They run counter to my values as well as Nintendo’s beliefs, values and policies.”

    Bowser goes on in the letter to explain that Nintendo is committed to having an open and inclusive workplace where all are welcome. He remarks the company holds itself to this standard and expects the same from the industry and their partners.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #nintendo #noa #nintendo_of_america #harcèlement #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #bro_culture #business #doug_bowser

  • Report: Activision CEO Bobby Kotick Will ’Consider’ Quitting
    https://kotaku.com/report-activision-ceo-bobby-kotick-will-consider-quitt-1848100036

    Besieged Activision Blizzard CEO Bobby Kotick, who last week was the subject of staff walkouts and shareholder calls for his resignation, has reportedly said he will “consider leaving the company” if he can’t speedily address the harassment issues that have made headlines around the world this year.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #bro_culture

  • Activision Blizzard CEO Bobby Kotick Tells Colleagues He Would Consider Leaving if He Can’t Quickly Fix Problems - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/activision-blizzard-ceo-bobby-kotick-tells-colleagues-he-would-consider-leaving

    Activision Blizzard Inc. Chief Executive Bobby Kotick has told senior managers he would consider leaving the company if he can’t quickly fix the culture problems at the videogame giant, according to people familiar with his comments.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #bro_culture

  • Un #harem a Roma

    Addentrarsi tra gli oggetti di un museo smembrato significa muoversi tra polvere e tracce, trovando pezzi, frammenti, schegge che si fanno calce, stoffa, ceramica, gesso, tele e pigmenti. Non sono materiali inerti: sospirano, sussurrano, gemono e graffiano storie. Partire da un oggetto vuol dire perdersi, ritrovarsi, andare verso il centro dal margine e poi farvi ritorno.
    Ho trovato uno spazio pieno di corpi in cui inciampo con la punta dei piedi, che sfioro con le dita, che inseguo mano a mano che la storia si srotola tra la polvere e le omissioni; è un lungo lavoro in fieri, iniziato quando ho avuto accesso ai materiali dell’ex #Museo_Coloniale di Roma, curando parte dell’inventariazione degli oggetti arrivati dopo la dismissione dell’#Istituto_Italiano_per_l’Africa_e_l’Oriente (#IsIAO), presso il Museo preistorico etnografico Luigi Pigorini. Nei magazzini del museo mi sono ritrovata tra le mani i primi pezzi di corpi, ovvero alcuni calchi facciali della missione antropologica in #Fezzan, condotta da #Lidio_Cipriani, negli anni Trenta. «L’impatto visivo ed emotivo scatenato dalla vista di questi oggetti ha contribuito all’idea di ‘disvelamento della memoria’ del fenomeno coloniale italiano e di un museo scomparso che non si vuole venga “ritrovato”» (Fiorletta, 2019). Addentrarsi nella storia e tra i materiali del Museo Coloniale ha significato narrare una parte di storia del colonialismo italiano, intraprendere un lavoro di restituzione dell’immaginario che ha contribuito a plasmare una mentalità, definire un ordine del discorso (Foucault, 2004), le cui categorie sopravvivono ancora oggi. Una strana storia ricolma di silenzi, di assenze pressanti.
    La ricerca condotta sui calchi e sul Museo Coloniale ha portato ad allargare le maglie di una rete fitta, complessa ma soprattutto infeltrita dall’essere stata nascosta per lungo tempo, i nodi che la tengono insieme vedono l’intersecarsi di classe, “razza” e genere, come le principali categorie di riferimento attorno cui ruotano le identità coloniali. Interrogare i calchi apparentemente muti mi ha portato sulle tracce della costruzione della bianchezza degli italiani, sulla quale si innesta l’identità nazionale e la divisione in classi tra madrepatria e colonie. La costruzione del genere e i rapporti tra i generi, altro elemento fondante del colonialismo italiano, definiscono una subalternità femminile varia, complessa e apparentemente contraddittoria, in continuo movimento, simbolicamente densa. Ma di quali donne parliamo? Chi sono le donne nelle colonie?
    Nello spazio di lavoro messo su in questi anni, reale, figurato-metaforico, scorgo le prime donne in alcuni calchi del Fezzan, riconosco i tatuaggi tipici delle popolazioni beduine[1]; escono dalle scatole ricoperte di cellophane statuine che ritraggono donne nere che portano brocche d’acqua, madri con bambini (Manfren, 2019).
    Sento un respiro, percepisco un accenno, sono certa di poter seguire le tracce.
    Mi accingo a scrivere da quello che è ancora un cantiere.

    (...)

    https://www.roots-routes.org/un-harem-a-roma-di-serena-fiorletta

    #Rome #Italie #colonialisme #Italie_coloniale #musée #musée_colonial #histoire #genre #femmes #Serena_Fiorletta

    ping @cede

    –-

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

  • Audio Antisémitisme et islamophobie : sommes nous condamnés à être des frères ennemis- Lignes de Crêtes
    https://www.lignes-de-cretes.org/audio-antisemitisme-et-islamophobie-sommes-nous-condamnes-a-etre-d

    Le 6 novembre, à la Mutinerie, trois intervenants, Rafik Chekkat, militant contre les violences policières et l’islamophobie, Hamza Esmili, anthropologue et activiste antiraciste, et Nadia Meziane, membre de Lignes de Crêtes introduisent une conférence contre l’antisémitisme par un des sketchs les (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Activision Blizzard’s (ATVI) Board is Full of CEO Bobby Kotick’s Friends - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/newsletters/2021-11-19/activision-blizzard-s-atvi-board-is-full-of-ceo-bobby-kotick-s-friends

    More than 1,500 Activision Blizzard Inc. employees have signed a petition calling for Chief Executive Officer Bobby Kotick’s removal, but it’s a group of just 10 people who will ultimately decide the embattled leader’s fate.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #démission #ressources_humaines #actionnariat #gouvernance #scandale #harcèlement #harcèlement_sexuel #bro_culture #succès #brian_kelly #peter_nolan #dawn_ostroff #casey_wasserman #barry_meyer #reveta_bowers #hendrik_hartong_iii

  • Alles neu

    Was für ein Bild. Im Zentrum Berlins, auf dem Schlachtfeld des kalten Kriegs entstehen Viertel so groß wie ganze Städte andernorts. Die freien Perspektiven verschwinden. Jeder Kubikmeter Beton, jedes neue Bauwerk des Investors senkt die Waagschale des Kapitals. Die Zwischenkriegszeit ist Geschichte. Der Kalte Krieg ist gewonnen. Heute streiten Grabräuber um Kleinodien, die einst dem Volk gehörten. Die Schlacht um Berlin tobt weiter im Verborgenen. Varus gibt mir meine Legionen zurück!

    Bild: Bebauungsplan am Humboldthafen unwirksam: Errichtete Gebäude trotzdem legal
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/bebauungsplan-am-humboldthafen-unwirksam-errichtete-gebaeude-trotzd

    Meldung:

    Nach dem Gerichtsurteil zur Gestaltung des Humboldthafens wird zwar wieder alles auf Anfang gestellt. Aber nicht zum Nachteil fertiggestellter Projekte.

    In der EU werden immer wieder Wohnhäuser nicht so begüteter Familien abgerissen, die ohne Baugenehmigung am Rand der großen Städte stehen. Ganz anders verschont die deutsche Politik illegale Betonklötze internationaler Investoren im Herzen der Hauptstadt Berlin.. Auf keinen Fall dem Standort schaden. Die #BRD muß Paradies der Schwarzfahrer großen Stils bleiben. Im Angesicht der internationalen Geldwäscher und Mafiakonzerne ist den Regierungen das Buckeln natürlicher Reflex.

    #Investitionssicherheit heißt das Kriterium, nach dem Geldflüsse aus Diktaturen und Kleptokratien gelenkt werden. Her mit der Kohle für Deutschlands Elite, als Fiat-Money oder Goldbarren, Hauptsache das mehrt Vermögen hier, in Deutschland. #Betongold.

    #Heidestraße #Berlin #Hauptbahnhof #Invalidenstraße
    #Europa-City #Lehrter_Straße #Poststadion #Photo #Luftbild #Humboldthafen #Mitte #Moabit #Mafia #Immobilien #Politik #Wirtschaft

  • Ce « iel » qui dérange et qui dégenre | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/culture/648207/langue-francaise-ce-iel-qui-derange-et-qui-degenre

    L’entrée du pronom neutre de troisième personne « iel » dans l’édition en ligne du dictionnaire Le Robert provoque depuis mardi des débats très binaires en France. On y est radicalement contre, ou radicalement pour. Et ici ? Des discussions aussi, mais bien moins clivées. Certains lexicographes estiment que Le Robert sort de sa fonction, en précédant l’usage plutôt qu’en le suivant. Petit tour de piste des réactions à ce « iel » au Québec.

    « Nommer une chose, c’est la faire exister », nomme l’autrice et professeure à l’UQAM Lori Saint-Martin, pour saluer l’importance à ses yeux du choix du Robert de suivre les mouvements très rapides qui agitent, depuis deux ou trois ans, la langue et ses réflexions entourant la diversité raciale et d’identité sexuelle.

    Or, pour de nombreux lexicographes québécois, le travail d’un dictionnaire, c’est de « nommer ce qui existe » plutôt que « de nommer pour faire exister ». « Ce n’est pas à un dictionnaire d’être le premier sur la ligne de front, estime la lexicographe Nadine Vincent. Quand j’étudiais, on disait que le dictionnaire était toujours dix ans en retard sur l’usage ; maintenant, les entrées sont plus rapides. Mais quand même… »

    Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue, est du même avis. « Au Québec, en France, en Suisse, en Belgique, dans les pays francophones d’Afrique, en Haïti, le terme “iel” me semble extrêmement rare. C’est comme s’il fallait l’introduire — c’est ma deuxième réserve — parce qu’il y a un débat de société sur un enjeu beaucoup plus large. »

    Pour lui, le combat des personnes non binaires, « ou le combat de la société pour que leurs droits soient respectés et compris dans le grand ensemble des droits citoyens[,] ne peut se ramener à une espèce de naissance aux forceps par l’introduction d’un “iel” qui n’apporte, sur le plan linguistique, aucun éclairage particulier du point de vue de l’efficacité de la communication ».

    Un pronom, pas un mot
    Pour Nadine Vincent, « entrer un nouveau mot dans un dictionnaire, quand c’est un mot plein (nom, verbe, adjectif), ça se gère assez bien. On sait comment l’intégrer dans le système de la langue. Entrer un nouveau pronom qui suppose la création d’un nouveau genre neutre en français est une tout autre histoire », poursuit la professeure de communications à l’Université de Sherbrooke.

    « Comment s’accorde-t-il ? Iel est arrivé/arrivée/arrivae ? Quel est le pronom complément direct ? Je le/la/lae/lu vois ? Et le démonstratif ? Cellui, céal ? Et Le Robert ne donne aucun exemple d’accord. » Pour la spécialiste, Le Robert prétend ici à l’inclusion, mais « c’est plutôt un acte de marketing, puisqu’aucune des missions du dictionnaire n’est ici respectée. L’usager se retrouve face à un mot qu’il ne sait pas comment utiliser dans la langue, et on lui soumet même une autre forme possible : “ielle”, qui, pour la majorité des gens, aura l’air d’un féminin, ce qui est le comble de l’absurde pour un pronom neutre ! »

    Un acte de marketing ? Le Robert en ligne, précise Mme Vincent, « c’est le terrain de jeu du Robert. C’est comme un ballon en politique : ils lancent un mot là et observent. La vraie question, c’est si “iel” va être dans la version papier au mois de mai ». Les ventes de dictionnaires traditionnels sont en chute libre depuis quelques années. « Il y a de plus en plus de concurrence avec les dictionnaires gratuits en ligne », indique Mme Vincent. Et « iel » est déjà dans le Wiktionnaire, depuis avril 2015. « Le Robert doit se vendre. C’est un produit commercial, et ça explique pourquoi le Larousse réagit de façon si violente à l’arrivée du “iel” au Robert. Ce sont deux concurrents commerciaux qui s’affrontent. Que Le Robert se positionne comme plus ouvert, inclusif, certes ; mais je ne comprends pas qu’ils osent aller jusque-là. »

    Habitudes des dictionnaires
    Pour M. Berrouët-Oriol, « Le Robert est d’habitude beaucoup plus nuancé, prudent et surtout beaucoup plus scientifique dans le choix des termes à retenir. Le Larousse est un petit peu plus tolérant que Le Robert, beaucoup plus méthodique et strict. Le Larousse par exemple va laisser plus facilement passer des anglicismes. Dans le cas précis du “iel”, je crois que Le Robert a cédé à un effet de mode et un appétit marketing ».

    Mais qu’est-ce qui constituerait un usage suffisant pour justifier l’entrée du terme dans le dictionnaire ? « Normalement, c’est la fréquence et la dispersion ; ce mot-là est encore très limité dans ses usages, estime Nadine Vincent. Même dans les milieux militants, l’usage est encore en discussion. »

    Loïs Cremier, doctorant en sémiologie à l’UQAM, voit là de son côté un problème propre à la langue française. « C’est cette notion de la Langue, avec une majuscule, ayant un répertoire qui doit évoluer plus lentement que tous les usages du domaine de la parole. »

    « Cette distinction entre la diversité des discours de la parole et un répertoire qui serait plus immuable, intouchable… mais qu’est-ce qui permet ce passage du discours à la Langue ? demande Loïs Cremier. Qu’est-ce qui fait que le seuil est franchi ? Ce n’est pas que je ne suis pas d’accord avec les lexicographes », précise celui qui applaudit l’arrivée du « iel », et si rapidement, au Robert, « mais j’ai peut-être une autre vision de ce qui constitue la langue ».

    Iel poursuit : « Le Robert a très sagement évité toute trace politique en choisissant le sens comme pronom inclusif. C’est un de ses multiples usages ; mais l’un des premiers, c’est de désigner des gens non binaires, non conformes. Déjà, sa définition est partielle, et semble témoigner d’une volonté de mettre le moins d’huile sur le feu possible. » C’est aussi cet usage, poursuit le doctorant, « qu’on voit de plus en plus en littérature, et en traduction. Les éditions Cambourakis, par exemple, dans certaines traductions, choisissent le pronom “iel” de manière générique, et non spécifique à des personnes queers. C’est intéressant que ce soit cet usage qui soit retenu pour la normalisation ».

    Et dans les dictionnaires québécois ? L’entrée de « iel » n’est pas pour demain. À l’Office québécois de la langue française (OQLF), on ne conseille pas de recourir à ce pronom, mais plutôt à la rédaction épicène. Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la Langue française, estime que c’est au choix de chacun d’utiliser « iel ». « Ça se retrouve dans Le Petit Robert. Moi, je vais me conformer à ce qui est indiqué par l’OQLF. » « “Iel” va entrer dans le dictionnaire Usito quand il va être prêt à entrer, indique Mme Vincent, membre du comité de rédaction. Là, on est dans les premiers pas, les tentatives d’implantation de quelque chose, et pas du tout rendus au dictionnaire. »

  • « J’ai peur d’y retourner » : le sombre quotidien des élèves victimes de harcèlement scolaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/11/17/j-ai-peur-d-y-retourner-temoignages-d-eleves-harceles_6102380_3224.html

    Des témoignages qui rendent plus que triste.

    Et une question lancinante : pourquoi n’y a -t-il aucune prise en compte d’un besoin de penser l’école autrement qu’au travers du seul prisme du "transfert de connaissances" et de penser que c’est un lieu de vie... qui a donc besoin d’un personnel nombreux et qualifié pour apprendre le "savoir-être" aux jeunes générations. Pas le rôle des prof, mais bien des CPE. Qu’on en multiplie le nombre, qu’on les accompagnent d’infirmier.es et de psychologues, et on fera sacrément avancer la société. Sur le long terme, autant que pour prendre en compte/charge les dérives présentées dans cet article.

    En France, un enfant sur dix serait concerné par des violences verbales ou physiques dans le cadre scolaire. A l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement scolaire, des victimes et leurs parents racontent leur histoire au « Monde ».

    On a publié trois livres sur ces questions que l’on estime vraiment importantes :
    – (Cyber)harcèlement de Bérengère Stassin
    https://cfeditions.com/cyberharcelement

    – L’Ecole sans école. Ce que le confinement nous dit de l’éducation
    https://cfeditions.com/sans-ecole

    – Le désir de détruire de Daniel Oppenheim
    https://cfeditions.com/destructivite

    #Cyberharcèlement #Harcèlement_scolaire

  • Wes Anderson voudrait déjeuner – sur The French Dispatch - AOC (paywall, c’est la conclusion, j’ai pas vu le film mais apprécié cette lecture) https://aoc.media/critique/2021/10/26/wes-anderson-voudrait-dejeuner-sur-the-french-dispatch

    (…) Cela en dit surtout long sur le #journalisme. Car Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées : il a filmé des hôtels middle Europa comme on n’en trouve plus nulle part. Il a filmé des scouts. Il a mis en scène des gens assez riches pour voyager loin avec tout un assortiment de malles siglées, avec porteurs afférents. Il a même filmé des tennismen dépressifs (quand tout le monde sait qu’ils ont été remplacés par des Ranxerox sans états d’âmes). The French Dispatch est joli mais moins inoffensif qu’on ne le croit. C’est un cercueil. C’est l’impeccable adieu à une certaine idée de la presse. Au moins lui fallait-il un Wes Anderson pour pouvoir dire que, ici comme ailleurs, elle n’a plus lieu.

    • Wes Anderson voudrait déjeuner – sur The French Dispatch
      Par Philippe Azoury
      Journaliste
      Sans rien perdre de son excentricité, en marquant, toujours, son décalage – avec sa génération, et dans ce qu’il représente à l’écran – Wes Anderson se rêve cette fois en rédacteur en chef. Avec un casting hors pair, remarqué à Cannes, The French Dispatch met en scène la rédaction d’un magazine d’information d’un autre temps, celui d’une presse intelligente, sobre, sarcastique et élégante, qui s’affirme sans fard en contre-pouvoir.

      Nous sommes en 2021, et il paraît que des journalistes rêvent de faire des films. Quoi de plus commun ?
      Nous sommes toujours en 2021 et un cinéaste, chic mais populaire, sujet d’un véritable culte, rêve quant à lui non plus de réaliser de films, mais de diriger un journal. C’est excentrique : jouir à l’idée de se voir assis derrière un grand bureau, vêtu d’un gilet beigeasse, éructant des horreurs dans sa barbe à l’adresse de pigistes sous-payés, est-ce encore de l’ordre du possible aujourd’hui ? Il y aurait encore des êtres humains dont le rêve hebdomadaire serait de bâtir un chemin de fer ? Leur a-t-on dit qu’à partir de là, ils verront dissoudre sous leurs yeux leur dernière parcelle de temps disponible, passeront leurs dimanches à essayer de faire entrer au chausse pieds des histoires trop longues, bavardes, dans des maquettes serrées jusqu’à ressembler dorénavant et un peu partout à des boîtes à chaussures d’enfants ?

      Lundi lire, mardi relire, mercredi traquer la coquille, jeudi éditer et titrer, vendredi boucler, et puis samedi et dimanche tout mettre à la poubelle car non, cette fois, ça ne tient pas, et il aurait fallu dynamiser ici, calmer le jeu là : ces semaines-là d’enfer expurgées seraient donc un fantasme pour d’autres ? Ils se voient réellement en train de presser le citron de leur imagination pour que les ventes, en berne, forcément en berne (il doit rester aujourd’hui plus d’anciens poilus de la guerre de 14 encore en vie que de journalistes qui ont connu l’âge d’or des ventes florissantes), remontent un jour ? Si oui, alors le vouloir devenir journaliste est une perversion sexuelle à rajouter à la longue liste établie par Krafft-Ebing ?
      Le cinéaste, c’est Wes Anderson. Et à en croire The French Dispatch, son nouveau film, il tient entre ses mains ce rêve malade, cette anachronie, de devenir rédacteur en chef d’un magazine d’information différent, « cassant, mais juste » en comité de rédaction, privilégiant le style et la belle écriture, et si un DA ou un SR (les journaux sont comme le rap français : ils redoublent d’acronymes) venait à lui demander : « Et au fait, pour la prochaine couv’, tu as une idée ? » notre homme serait catégorique : formellement, ne rien appliquer qui soit trop direct, ou qui fasse promotion. Faire l’inverse de la concurrence. Pas de photo, cela risquerait de faire trop de poids, trop d’entrechocs. Juste une illustration. Élégante et classique. D’un auteur ligne claire, cela va sans dire. Des traits lisibles et heureux – mais avec de l’intelligence et du sarcasme, à tous les endroits. Une folie douce volontiers hors de toute actualité. Le cinéaste imagine une presse qui ressemblerait en tout point à ses films. Le cinéaste s’imagine produire une œuvre élégante mais qui aurait la puissance ténébreuse d’un contre-pouvoir. Wes Anderson voudrait déjeuner.
      À moins que ce cinéma-là se soit lui-même inscrit dans la descendance du New Yorker. Cela fait longtemps finalement que Wes Anderson fait des journaux filmés. Aussi, avec The French Dispatch, il produit cette chose assez étrange : non pas un film inspiré de la vie d’un magazine (nous n’avons vu ici aucun reporter en bras de chemise, notant sur un calepin des informations recueillis en calant le téléphone entre l’oreille gauche et l’épaule, à la façon des Hommes du président, de Alan J. Pakula), mais monté comme un magazine. Par succession de rubriques. Cinq sections, trois grandes histoires : The Concrete Masterpiece ; Revisions to a Manifesto ; et enfin l’interminable The Private Dining Room of the Police Commissioner. Trois films dans le film, trois grands articles.
      Il lui arrive aussi, entre les pages (là où d’habitude, on met les publicités), de raconter en deux plans quelques légendes : quand le film parle avec admiration de ce type fantomatique qui, depuis vingt ans, taille son crayon dans l’espoir de retrouver un jour l’inspiration qui lui valut de signer les portraits les plus aiguisés des bas-fonds de New York (nous savons désormais, en partie grâce au travail des Éditions du sous-sol, qu’il s’agit de Joseph Mitchell), nous comprenons que Wes Anderson réinvente la presse selon des modalités qui n’ont plus cours. Mais qui s’accordent à ses désirs.
      Elles lui permettent de déplacer la rédaction du New Yorker en France. De tous les magazines édités par Condé Nast (Vogue, Vanity Fair, AD…) le New Yorker (crée en 1925 par Harold Ross) fut celui qui jamais n’eut une édition française, c’est donc pratique : il n’y a pas de réel, toujours plus gluant et fatigant, pour gâter la sauce et gâcher le fantasme, et le cinéaste peut s’en donner à cœur joie.
      Délocaliser New York à Paris, donc ? Non, même pas : dans une ville imaginaire qui serait française jusqu’au bout des ongles et porterait le nom d’Ennui-sur-Blasé. Ennui-sur-Blasé, dans les faits, c’est Angoulême, où le film a été tourné et pour beaucoup post-produit : Angoulême, la ville de l’image, la capitale de la BD, qui est avec le journalisme l’autre référent du film.
      The French Dispatch est un film qui laisse songeur tout autant qu’il fascine.
      Il y a longtemps que Wes Anderson ne dialogue plus avec d’autres cinéastes, mais vit dans un monde dont les contours fonctionnent en circuit fermés, toujours plus loin de la réalité immédiate, monde qui, de bonds en bonds, de clichés en image d’Épinal, nous regarde sous des couches de représentations dénuées de présence. C’est la merveille de son cinéma, c’est aussi son problème.
      Depuis plus de vingt ans qu’il enchante (La Famille Tenenbaum, La Vie aquatique, The Darjeeling Limited) , Wes Anderson a perdu de loin en loin l’attachement qu’il pouvait encore avoir avec l’imaginaire d’une génération. Ce n’était en rien un documentariste, mais dans quelques années, des historiens futés pourront toujours scruter, dans La Famille Tenenbaum par exemple, les signes culturels et mondains qui pouvaient réunir sous une même histoires quelques silhouettes autour desquelles se fantasmait une génération de hipsters à barbe et bonnets, qui question chaussettes encourageaient la couleur et prirent Williamsburg d’assaut pour en faire l’épicentre d’une mode – on serait bien en peine de dire une idéologie.
      Aujourd’hui, Wes Anderson a démissionné de ce monde-là, de cette nécessité à représenter ceux de son âge. Son cinéma n’a cessé de s’éloigner de l’humain. Ses personnages étaient ouvertement prisonniers du cliché, des parodies sur pattes, mais on pouvait parfois songer qu’ils incarnaient une perfection inatteignable. Aujourd’hui ils ne sont plus que des fétiches, des Barbies.
      Le grand basculement vers ce cinéma où un adulte se regarde infiniment jouer à la poupée a eu lieu avec Fantastic Mister Fox en 2010, film d’animation en volume adapté du grand Roald Dahl. Film inquiétant à tous les endroits, matériellement constitué de marionnettes à poils que des centaines d’animateurs faisaient bouger dans un hangar de Londres, près d’un petit aéroport, en l’absence physique de Wes Anderson – lequel ayant définitivement basculé dans un délire démiurgique, envoyait à ses équipes une minute par jour de mouvements qu’il mimait lui-même, filmée directement sur son téléphone portable et envoyée par Messenger depuis son appartement parisien.
      L’excentrique texan n’a jamais été aussi heureux que sur ce tournage-là, loin des hommes, s’amusant dans sa chambre farcie de jouets, dans une distanciation sociale qui n’avait pas attendu la pandémie pour tenir lieu de loi. Quand il s’est agit de ressortir pour promouvoir le film, on s’aperçut que Wes Anderson portait les mêmes vêtements beiges que son renard de personnage. À ce costume, au sens (presque sexuel) japonais du terme, il n’a plus jamais dérogé.
      Depuis, son cinéma n’a jamais tout à fait renoué avec la chair et l’humain. Ses deux grands films de la décennie, The Grand Budapest Hotel et Moonrise Kingdom, riaient d’être des miniatures. Il y a quatre ans, L’Île aux chiens, son précédent film, était adapté d’un manga et réitérait le procédé de Fantastic Mister Fox.
      Aujourd’hui, The French Dispatch est un film qui laisse songeur tout autant qu’il fascine. Son premier problème n’est pas tant qu’il soit inégal (il l’est, mais tout rédac chef vous dira qu’il faut que du terne côtoie du flamboyant, pour qu’un magazine tienne ses promesses) mais d’être, comme beaucoup de magazines : prisonnier de sa direction artistique.
      Il y a un siècle, S.M. Eisenstein pouvait penser qu’en matière de cinéma le hors-champ décidait de tout (là était son marxisme). Ici, dans cet univers dépolitisé en profondeur, c’est le DA qui semble décider de tout, et cela se voit dans les deux derniers « articles » du film : l’un raconte une révolution étudiante, au printemps 1968, où à Ennui-sur-Blasé on se demande : qui a bien pu rédiger le manifeste qui l’accompagne ? Un garçon qui se prend pour un génie, une fille qui lui rappelle qu’elles sont toujours plus malines ? À moins que ça ne soit la « vieille maitresse » du jeune Saint Just, passée « corriger » le brulot à quelques endroits opportuns ? Comme par hasard, c’est aussi une journaliste du magazine. Journaliste ou correctrice ?
      On sent que la question intéresse profondément Wes Anderson, davantage que la politique elle-même. Il suffit de voir les moments de révolte produire à l’image un effet « Mai 68 dans la Rue Gamma », cocasse pour ne pas dire autre chose, pour comprendre que l’essentiel est ailleurs : dans la position accordée aux rôles et à chacun ? C’est possible…
      Même échec pour la troisième histoire, inspirée de James Baldwin, et qui voudrait se raconter depuis un talk-show à l’américaine et se perd en route dans trop de couches de récit. Peut-on se planter, en 2021, sur une figure aussi bienvenue ? Pourtant, étrangement, là encore, le film parle d’une place à trouver, d’un rôle introuvable.
      Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées.
      Pour tout dire, The French Dispatch serait en partie anecdotique ou plaisant s’il n’était pas traversé dans sa première heure par un épisode tout à fait nouveau dans le cinéma de Wes Anderson, où commence à se dire quelque chose d’enfin adulte autour de cette passion devenue dévorante pour le fétiche, la fourrure et la miniaturisation du monde.
      The Concrete Masterpiece est un moment d’une folie absolue, pour qui s’intéresse de près à ce qui anime en profondeur Anderson. Il met en scène Léa Seydoux et Benicio del Toro. Ce dernier est un artiste peintre, façon ogre à la Rodin, enfermé en psychiatrie pour des siècles. Léa Seydoux est sa gardienne, sorte de louve autoritaire tout droit sortie d’un porno concentrationnaire sinon d’un film « rétro » comme on disait dans les années 1970 quand Portier de nuit fabriquait des fantaisies SM louches autour des camps.
      La peine interminable du peintre assortie au désir de la gardienne d’être autre, le temps d’une fonction réversible, vont les amener à accomplir un chemin qui ressemble d’assez près à celui de La Venus à la fourrure. La surveillante devient modèle, le prisonnier devient libre de la représenter telle qu’elle se voit, mais il lui appartient et elle le dirige, du moins le croit-elle ou s’en laisse-t-elle persuader. Car il est possible qu’elle se donne à lui totalement, sans défense, dans cette dé/figuration esthétique qu’elle encourage : car la peinture de l’ogre est devenue abstraite. Elle ressemblerait presque à du Fautrier, alors même qu’au fur et à mesure, le film lui devient charnel. Dans cette cellule/atelier/chambre, la liberté est dans la distribution des rôles et des fonctions. Personne n’y perd et aucun marchand d’art n’arrive à arrêter ce jeu de rôles affolant tout, qui touche à quelque chose de plus important encore que la simple satisfaction sexuelle. Car pour la première fois en vingt-cinq ans, le cinéma de Wes Anderson se fait déborder de présence charnelle sans rien perdre de son art de la fétichisation : au contraire, il se dit enfin pour ce qu’il est.
      Quel chemin ce cinéma va-t-il prendre après cet épisode ? À quoi ressemblera le film qu’il est en train de tourner en Espagne et pour lequel il a interdit tout journaliste d’aller sur le tournage ? Il n’y a personne comme Wes Anderson sur la planète Cinéma. Il n’est pas dans l’animation, il la regarde de loin (Oh Angoulême). Il n’est plus, et depuis longtemps, dans le cinéma tel qu’il se fait ailleurs, mais il en convoque les stars (le casting de The French Dispatch est vertigineux). Il rate le vivant, mais il s’en fiche pas mal. Il est seul et cette solitude, personne ne peut ni l’envier ni l’égaler. Il est excentrique au sens premier du terme.
      Si Wes Anderson avait été musicien, il aurait pu jouer dans des groupes anglais distingués comme The Monochrome Set, le Jazz Butcher ou The Cleaners From Venus. Il a opté pour le cinéma. Voilà maintenant qu’il le regrette. Qu’il veuille faire des journaux, cela en dit long sur lui, dont on sent depuis quelques temps qu’il cherche à sortir des pièges posés par son œuvre.
      Cela en dit surtout long sur le journalisme. Car Wes Anderson a toujours su recouvrir d’une sorte de chic des zones de notre paysage collectif totalement fossilisées : il a filmé des hôtels middle Europa comme on n’en trouve plus nulle part. Il a filmé des scouts. Il a mis en scène des gens assez riches pour voyager loin avec tout un assortiment de malles siglées, avec porteurs afférents. Il a même filmé des tennismen dépressifs (quand tout le monde sait qu’ils ont été remplacés par des Ranxerox sans états d’âmes). The French Dispatch est joli mais moins inoffensif qu’on ne le croit. C’est un cercueil. C’est l’impeccable adieu à une certaine idée de la presse. Au moins lui fallait-il un Wes Anderson pour pouvoir dire que, ici comme ailleurs, elle n’a plus lieu.
      Philippe Azoury
      Journaliste, Rédacteur en chef culture de Vanity Fair, enseignant à l’ECAL (Lausanne)

      #presse #journalisme

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Wes_Anderson

    • Il met en scène Léa Seydoux et Benicio del Toro. Ce dernier est un artiste peintre, façon ogre à la Rodin, enfermé en psychiatrie pour des siècles. Léa Seydoux est sa gardienne, sorte de louve autoritaire tout droit sortie d’un porno concentrationnaire sinon d’un film « rétro » comme on disait dans les années 1970 quand Portier de nuit fabriquait des fantaisies SM louches autour des camps.

      Beau révisionnisme historique masculiniste, voici Rodin en psychiatrie à la place de Camille Claudel et Camille Claudel en gardinenne de geôle sexualisé en BDSM via la venus à la fourrure.
      Bel effort de Philippe Azoury pour glorifié ce réalisateur de pub et lui faire la courte echelle sur les cadavres des femmes artistes. Je souligne aussi l’usage de l’expression « Ogre » souvent utiliser pour dissimulé les violeurs mais ici pour ce simili Rodin on ne saura pas...

      #invisibilisation #historicisation #excision_symbolique #révisionnisme #male_gaze #camille_claudel #ogre #fraternité #hagiographie

  • Harcèlement : la pression monte autour d’Activision-Blizzard, le géant américain du jeu vidéo
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/harcelement-la-pression-monte-autour-d-activision-blizzard-le-geant-america

    Une enquête du Wall Street Journal affirme que le dirigeant Bobby Kotick était au courant d’affaires de viols et d’agressions sexuelles au sein des studios et n’en a pas informé son conseil d’administration.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #bobby_kotick #viol #harcèlement_sexuel #culture_toxique #blizzard #justice #procès #suicide #alcool #securities_and_exchange_commission #sec #bourse #j._allen_brack #mike_ybarra #jen_oneal #ressources_humaines

  • Group of Activision Blizzard shareholders joins call for CEO Bobby Kotick’s resignation - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/video-games/2021/11/17/bobby-kotick-resignation-shareholders

    “In contrast to past company statements, CEO Bobby Kotick was aware of many incidents of sexual harassment, sexual assault and gender discrimination at Activision Blizzard, but failed either to ensure that the executives and managers responsible were terminated or to recognize and address the systematic nature of the company’s hostile workplace culture,” the shareholders, led by the Strategic Organizing Center (SOC) Investment Group wrote in a joint letter addressed to the company’s board of directors and shared with The Washington Post.

    Jason Schreier sur Twitter :
    https://twitter.com/jasonschreier/status/1460991941332582405

    I’m seeing a lot of big reactions to this story, but some important context:
    – This group, SOC, owns 4.8 million shares, or just 0.6% of Activision Blizzard
    – SOC has been criticizing Kotick for a long time. This isn’t a turnaround or shift in view from them

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #activision_blizzard #actionnariat #bobby_kotick #harcèlement_sexuel #ressources_humaines #démission #brian_kelly #robert_morgado #procès #justice #scandale

  • Former Blizzard Co-Lead Jen Oneal Says She Was Offered Equal Contract Only After Resigning - IGN
    https://www.ign.com/articles/blizzard-jen-oneal-mike-ybarra-equal-pay-after-resignation

    “When Mike and I were placed in the same co-lead role, we went into the role with our previous compensation, which was not equivalent. It remained that way for some time well after we made multiple rejected requests to change it to parity,” she wrote. It remains unclear as to why Activision Blizzard rejected those requests.

    She continued, “While the company informed me before I tendered my resignation that they were working on a new proposal, we were made equivalent offers only after I tendered that resignation.” (Emphasis Oneal’s)

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #blizzard #activision #activision-blizzard #bobby_kotick #jennifer_oneal #mike_ybarra #égalité #discrimination #harcèlement_sexuel #démission #égalité_salariale #ressources_humaines

  • Blizzard Co-Head Jennifer Oneal Resigned Due To Discrimination
    https://kotaku.com/blizzards-first-woman-co-head-resigned-due-to-being-tok-1848066667

    The email revealed that she had been sexually harassed at the company earlier in her career. It also revealed that she was allegedly being paid less than Ybarra. “I have been tokenized, marginalized, and discriminated against,” the WSJ says she wrote.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #blizzard #activision #activision-blizzard #bobby_kotick #jennifer_oneal #mike_ybarra #égalité #discrimination #harcèlement_sexuel #démission #égalité_salariale #ressources_humaines

  • Myanmar villagers tear down Chinese fences built along the border

    China rejects charges of encroachment, saying fences aren’t built on Myanmar territory.

    Villagers living along Myanmar’s mountainous border with China are destroying fences put up by Chinese authorities to block travelers who might spread #COVID-19, saying the barriers have been built inside Myanmar territory, sources say.

    The destruction of fencing in northern Myanmar’s #Kachin state and #Shan state in the country’s east is causing friction along the border, with both residents and politicians faulting the two countries for letting the problem fester.

    China’s embassy in Myanmar denied any Chinese encroachment and called the construction of fences “a common practice in many countries to strengthen border management.”

    On Oct. 25, residents of #Pangkham village in Shan state’s Muse township took down a fence they said had been set up nearly 30 feet inside village land, one villager said, speaking on condition of anonymity.

    Villagers first saw the new fence when they went to their fields to plant crops, he said.

    “China had first built a solid fence in 2014, but after that they set up barbed wire that was put from 20 to 30 feet inside our own land, and we removed this new fence,” he said, adding that when villagers had previously gone to work in their fields, Chinese soldiers had appeared there to make a show of force.

    “And so we villagers have been moved back four times already,” he said.

    China has not yet responded to the removal of this newest fence, villagers said.

    Muse, the main border crossing into China, lies across a river from #Ruili (#Shweli, in Burmese) in southwestern China’s #Yunnan Province.

    This is the third such dispute between Chinese border authorities and residents of the #Muse district in the last two months, villagers said.

    The Muse township administrator and other local officials have now visited Pangkham, an area close to Chinese border town of #Jiagou, and say they will file a report on the situation with higher-ups at the district level, they said.

    In another incident on Sept. 12, residents of #Namkham township’s #Hak_Hin_village took down a Chinese fence extending into village land after Chinese authorities rebuffed villagers’ objections, village chief Lon Ai Suan said.

    Since the outbreak of the first wave of the #coronavirus pandemic in China in April 2020, border crossings have been tightened on the Chinese side of the border with Myanmar to control the entry and exit of Myanmar nationals, resulting in frequent disputes, sources say.

    ’Can’t do anything on our own’

    Authorities in both countries have been unable so far to settle the issue of encroachment, said Sai Hla Pe, chairman of the Shan Nationalities League for Democracy (SNLD) in northern Shan state, pointing to frequent incidents in #Pansai, #Pangkham, and the #Naung_Mon areas of Muse.

    “We have gone to these places to see for ourselves,” he said.

    “The problem should be solved between the two governments, because we can’t do anything about this on our own. We can only report to the authorities on the results of our investigations in the field,” he said.

    Charges of encroachment by China have also been made by villagers in Kachin state, where one resident said a 20-foot-tall, 500-foot-long fence was put up between Waingmaw and Kanpaiti townships during the last week of July.

    “It’s obvious that they are doing whatever they want in the uninhabited areas of Myanmar,” Zay Jones, a resident of Kanpaiti, said. “They are expanding into our country, and no one says anything about it,” he said.

    “You can see barbed wire fences on the mountains from Kanpaiti. No one knows for sure whether these mountains are in Myanmar or in China, but we know [the fences] are on the Myanmar side.”

    “The Chinese just put up fences wherever they want,” he said.

    Local residents said that Kanpaiti township officials have sent a letter of protest to Chinese officials on the other side, but that no replies have been received.

    Local officials in Shan state’s Muse district conduct field inspections and “send objections to the relevant Chinese departments when problems occur," an official from the district’s administration department said, also speaking on condition of anonymity.

    "And if there is a violation of an agreement we signed earlier, we will send a letter of protest and report the situation to higher authorities,” the official said.

    “In some places where we have found a definite encroachment, they have had to pull it down, and in other places we have had to consult with joint inspection teams from both sides. But because of COVID, this isn’t happening at present,” he said.

    ’China may have reached an understanding’

    In Kachin state, the Chinese border lies mostly along areas controlled by the ethnic Kachin Independence Army (KIA), and almost all of it has been fenced off by China, local sources said. China has been building new fences since July near the remote mountain town of Laiza and in other places, they added.

    China may be prioritizing the building of fences in these areas to stop refugees entering China because of concerns over the political situation in Myanmar nine months after a Feb. 1 military coup overthrew the country’s elected civilian government, sparking widespread protests and fighting.

    “China may have reached an understanding with the ethnic armed groups,” said Than Soe Naing, an analyst of ethnic affairs in Myanmar.

    “Thus, we see today that new fences are being set up, especially in areas where there are clashes between junta forces and local militias who are trying to stop [central government] incursions into their land,” he said.

    Attempts to reach Myanmar’s Ministry of Foreign Affairs for comment were unsuccessful.

    China’s embassy in Myanmar in an email to RFA’s Myanmar Service on Monday called the construction of border fences “a common practice in many countries to strengthen border management.”

    “The fences will not enter Myanmar territory,” the embassy said.

    “China and Myanmar have been in close communication on this issue and hope the media can report it objectively.”

    #murs #barrières #frontières #barrières_frontalières #Chine #Myanmar #Birmanie

  • Face au fléau du harcèlement scolaire : que faire ? Et comment ? - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/131121/face-au-fleau-du-harcelement-scolaire-que-faire-et-comment

    Le suicide de Dinah, 14 ans, fin octobre, a rappelé les dangers du cyberharcèlement, angle mort du système scolaire. Comment désamorcer les conflits avant qu’il ne soit trop tard ? Mediapart a recueilli les témoignages de professionnels de l’éducation nationale, de parents d’élèves et de sociologues.

    Mécaniquement, seules les histoires les plus bruyantes parviennent aux oreilles des personnels de l’éducation nationale. « Quand vous êtes le seul CPE pour 700 élèves, il est impossible de tout voir. On ne peut pas couvrir toutes nos missions, et surtout celle-là, qui est pourtant fondamentale », argue Laurence Hopp, qui conseille aux parents d’entretenir le lien avec leur enfant coûte que coûte. « Il faut qu’il ait confiance en vous pour venir vous voir quand ça ne va pas, même s’il a fait une bêtise. »

    Inquiète des dérives potentielles de ce smartphone omniprésent et hypervigilante, une CPE de l’académie de Dijon, s’interdit de fermer les yeux sur la moindre alerte, au point de s’emporter parfois... « L’an dernier, un groupe d’élèves s’en était pris à un garçon. Ils ont tourné autour de lui et lui donnaient des petites tapes sur la nuque... Ça m’a pris beaucoup de temps, j’ai reçu tous les élèves et les témoins un par un, j’ai passé des coups de fil aux parents, et j’ai incendié les gamins qui ont fait ça », raconte la CPE. Mais ce jour-là, sa langue a fourché. « Je leur ai dit qu’ils s’étaient comportés comme des connards. Parce que c’est comme ça que tout commence... On me l’a reproché », se souvient la conseillère, qui croule sous les conflits de ce genre et se voit même contactée par les gendarmes deux ou trois fois par an à la suite des signalements.

    « Aujourd’hui, je tire la sonnette d’alarme. C’est infernal. Je n’ai pas passé le concours pour ça », lâche cette partisane de la coéducation, pour qui la responsabilité des parents est en jeu. Si elle assure ne pas diaboliser le smartphone, elle regrette une utilisation « irraisonnée » et rappelle souvent à qui veut bien l’entendre que les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans... En vain.

    Comme le rappelle le sociologue Arthur Vuattoux, ces réseaux si complexes n’ont évidemment pas que des mauvais côtés. « Nos études ont montré que certains jeunes peuvent y trouver des espaces de parole qu’ils ne trouvent pas dans leur établissement. Notamment pour les minorités sexuelles par exemple. Donc cela peut aussi constituer une vraie ressource en l’absence de ressources extérieures », souligne le chercheur, maître de conférences à l’université Sorbonne-Paris-Nord. Mais en contrepartie, ce qui s’y dit ne s’oublie jamais.

    #Harcèlement #Education

  • Campagnes de harcèlement transphobes sur la Fédiverse - XY Media
    https://www.xymedia.fr/campagnes-de-harcelement-transphobes-sur-la-fediverse

    Le week-end des 6 et 7 novembre, Mastodon, un réseau social libre et auto-hébergé de la Fédiverse, a fait l’objet de campagnes de harcèlement de la part de plusieurs comptes transphobes et sérophobes, pour certains hébergés sur des instances « free speech ».

    Pour rappel, Mastodon est constitué de différentes instances autonomes, régies par leurs propres codes éthiques et règles de modération. Mastodon présente ainsi l’avantage de pouvoir proposer des espaces en grande partie « safe », c’est -à -dire exempts de violences et de malveillance pour les communautés LGBTQIA+.

    On y trouve cependant des instances free speech (sans modération), habituellement bloquées par le reste du réseau de la Fédiverse en raison de leurs dérives voire de leurs ancrages politiques à l’extrême-droite ou Alt-right.

    Pour conclure, se rendre visible, se rendre invisible reste et demeure, pour les personnes trans, un sujet ambivalent et lourd à porter, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un non-choix, d’une exhortation implicite ou explicite voire d’une obligation administrative – auquel cas on « est rendu · e visible » – avec toute l’invisibilisation de la réalité des vécus et de la parole des concerné.e.s que cela induit.

    #Mastodon #Transphobie #Harcèlement

  • Mini burger végétal de haricots tarbais
    https://www.cuisine-libre.org/mini-burger-vegetal-de-haricots-tarbais

    1. Préchauffer le #Four à 200°C et mettre en

    mode grill. 2. Dans une poêle bien chaude, faire dorer

    l’échalote ciselée avec les épices, pendant 6 minutes environ.

    Ajouter ensuite les petits pois et cuire encore quelques minutes. 3. Écraser avec une fourchette les haricots de manière à obtenir une purée grossière. Ajouter le persil ciselé, saler, poivrer et incorporer le mélange précédent. 4. Avec les mains un peu humides former des disques de Haricots Tarbais de 1 à 2 cm d’épaisseur et 8 cm de diamètre.… #Haricot_blanc, #Röstis_et galettes / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans lactose, Végétalien (vegan), #Sans gluten, (...)

    #Végétalien_vegan_

  • Au Chili, des montagnes de vêtements usagés en plein désert
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/dechets/isr-rse/jeudi-photo-au-chili-des-montagnes-de-vetements-usages-en-plein-desert-1503

    Des dunes de vêtements en plein désert. Cette photo prise fin septembre par le photographe de l’Agence France Presse (AFP) Martin Bernetti a des allures surréalistes. Elle montre pourtant une réalité bien palpable, celle d’une décharge sauvage de textile située dans le désert d’Atacama près la commune d’Alto Hospicio au nord du Chili.

    Plusieurs décharges comme celle-ci existent dans la région, comptabilisant environ 39 000 tonnes de déchets. Le Chili s’est spécialisé depuis une quarantaine d’années dans le commerce de vêtements de seconde main. Mais la quantité croissante d’habits à bas coût provenant d’Asie engorge son circuit de revente et nourrit de manière exponentielle ces montagnes de textile.

    « Le problème est que ces vêtements ne sont pas biodégradables et contiennent des produits chimiques, ils ne sont donc pas acceptés dans les décharges municipales », explique Franklin Zepeda, qui a fondé en 2018 EcoFibra, une entreprise de recyclage en mesure de traiter jusqu’à 40 tonnes de vêtements par mois. Un effort bienvenu mais largement insuffisant pour résoudre l’ensemble du problème.