• Haïti : les organisations féministes dans la lutte contre la dictature

    La résistance des femmes haïtiennes face à l’injustice et l’oppression remonte depuis les luttes anti colonialistes-esclavagistes-racistes d’avant l’indépendance d’Haïti, même si celle-ci est encore invisibilisée. Cette résistance s’est matérialisée par la réappropriation que les captives-esclaves-négresses ont faite de leur corps à partir de leurs pratiques d’avortement, d’infanticide qui s’inscrivaient dans un refus d’alimenter le système colonial/esclavagiste/patriarcal de nouveau humain-objet, humain-marchandise, humain-capital. La lutte de ces femmes a été rendue manifeste dans leurs pratiques d’empoisonnement des colons [1], leurs implications dans les pratiques de marronnage et les affrontements dans la guerre pour l’indépendance.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/17/haiti-les-organisations-feministes-dans-la-lutte-contre

    #féminisme #international #haïti

  • Haïti : Recommencer la révolution

    Les Haïtien·nes ont une nouvelle fois manifesté contre le président « de facto » Jovenel Moïse. Au-delà du calendrier électoral et référendaire qu’il veut imposer, avec le soutien de l’international, c’est la reproduction d’un pouvoir inégalitaire et subalterne qui est rejeté. Amorce d’un recommencement de la révolution haïtienne ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/02/haiti-recommencer-la-revolution

    #international #haïti

  • –-
    #Relations_Internationales #Etats-Unis
    Les Etats-Unis sont fatigués du monde, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BREVILLE/55468

    Les USA avaient planifié une guerre informatique contre l’Iran - Politique - Numerama
    http://www.numerama.com/politique/146207-les-usa-avaient-planifie-une-guerre-informatique-contre-liran.html
    #Relations_Internationales #Orient #Iran #Etats-Unis #Documentaires

    À Washington, scénarios pour un conflit majeur, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/KLARE/56193


    #Russie #Etats-Unis #Chine #Asie

    La Russie installe des missiles à capacité nucléaire aux portes de l’Otan | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/depeche/la-russie-installe-des-missiles-capacite-nucleaire-aux-portes
    #Russie #OTAN

    « La Russie a de nouveau installé ses missiles Iskander capables d’emporter des têtes nucléaires dans son enclave de Kaliningrad, frontalière de deux pays de l’Otan, a annoncé samedi Vilnius, tout en notant que l’objectif de Moscou est d’obtenir de l’Occident des concessions sur la Syrie et l’Ukraine. »

    « Depuis le début de la crise ukrainienne en 2014, la Russie a multiplié les démonstrations de force avec une série d’exercices militaires dsans des régions bordant les Etats baltes, membres de l’Otan.

    L’Otan a réagi en décidant de déployer dès l’année prochaine quatre bataillons multinationaux en Pologne et dans les trois pays baltes pour renforcer son flanc oriental. »

    Les premiers chars américains débarquent en Europe pour se déployer à l’est
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-premiers-chars-americains-debarquent-en-europe-pour-se-deployer-a-l-

    CADTM - Comment Washington tente de déstabiliser les gouvernements progressistes
    LES DOSSIERS DE WIKILEAKS SUR L’AMÉRIQUE LATINE
    2 novembre par Alexander Main , Dan Beeton
    http://cadtm.org/Comment-Washington-tente-de

    -"Source : Jacobin, 29 septembre 2015.
    Jacobin est une revue trimestrielle américaine de gauche. (...)

    Traduction : Mireille Azzoug

    Révision et édition : Mémoire des luttes"

    –"En recourant à la contrainte (les conditionnalités attachées aux prêts du FMI) et à l’endoctrinement (en formant les Chicago boys de la région), les Etats-Unis ont réussi, dès le milieu des années 1980, à répandre l’évangile de l’austérité fiscale, de la déréglementation, du prétendu « libre-échange », de la privatisation et de la réduction draconienne du secteur public à l’échelle de tout le continent.

    Le résultat fut étonnamment semblable à ce que l’on a pu voir en Grèce" ;

    –"Une bonne partie de l’histoire des efforts du gouvernement américain pour contenir et faire refluer la vague anti-néolibérale est accessible à travers les dizaines de milliers de câbles diplomatiques de WikiLeaks en provenance des missions diplomatiques américaines de la région, du début des années 2000 à 2010. Les câbles – que nous analysons dans le livre The WikiLeaks Files : The World According to U.S. Empire publié par Verso Books – révèlent jour après jour les mécanismes d’intervention politique des Etats-Unis en Amérique latine" ;

    –"Certaines des méthodes d’intervention déployées en Bolivie eurent leur pendant dans d’autres pays dirigés pas des gouvernements de gauche ou abritant de forts mouvements de gauche. Par exemple, après le retour au pouvoir de la gauche sandiniste en 2007, l’ambassade américaine à Managua se mobilisa pour doper le soutien au parti d’opposition de droite, l’Alliance libérale nicaraguayenne (ANL)" ;

    –"De tels câbles devraient être lus par tous ceux qui étudient la diplomatie américaine ou qui sont curieux de comprendre comment fonctionne dans la réalité le système américain de « promotion de la démocratie ». A travers l’USAID, la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy- NED), le NDI, l’IRI et autres entités paragouvernementales, Washington apporte une aide considérable aux mouvements politiques soutenant les objectifs politiques et économiques des Etats-Unis." ;

    –"Deux mois avant ce scrutin, le conseiller politique de l’ambassade avait alerté Washington sur le fait que Correa allait sans aucun doute « rejoindre le groupe Chavez-Morales-Kirchner des dirigeants nationalistes-populistes sud-américains ». " ;

    –"En avril 2007, 80% des électeurs équatoriens ratifièrent la proposition d’assemblée constituante et, en 2008, 62% d’entre eux se prononcèrent en faveur d’une nouvelle constitution. Ce texte consacrait une série de principes progressistes, dont la souveraineté alimentaire, les droits au logement, à la santé, à l’emploi et le contrôle de l’exécutif sur la banque centrale (un véritable interdit dans la feuille de route néolibérale).

    Au début 2009, Correa annonça que l’Equateur ferait défaut sur une partie de sa dette extérieure. Cette mesure, avec d’autres, récentes, provoqua la fureur de l’ambassade, tout comme la décision du président de rapprocher l’Equateur des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), créée à l’initiative du Venezuela et de Cuba en 2004 pour faire échec à la Zone de libre échange des Amériques, ALCA), à l’époque fortement promue par l’administration Bush. Mais l’ambassadeur avait aussi conscience que les Etats-Unis n’avaient que peu de prise sur Correa" ;

    –"En avril 2002, le gouvernement américain soutint publiquement un coup d’Etat militaire de courte durée qui éloigna Chavez du pouvoir pendant 48 heures. Les documents de la NED auxquels on a pu avoir accès grâce à la loi sur la liberté de l’information montrent que les Etats-Unis fournissaient des fonds, ainsi qu’une formation à la « promotion de la démocratie » à des groupes qui avaient soutenu le coup d’Etat et furent ultérieurement impliqués dans la « grève » des managers" ;

    –"On ne doit pas oublier que les câbles de WikiLeaks n’offrent aucun aperçu sur les activités des services de renseignement américains qui agissent de façon plus secrète (...) Néanmoins, ils apportent amplement la preuve des efforts continus et déterminés des diplomates américains pour intervenir contre les gouvernements indépendants de gauche en Amérique latine, en utilisant l’octroi de subsides, les multiples instruments disponibles dans la boîte à outils de la « promotion de la démocratie » – et parfois en soutenant (y compris financièrement) des méthodes violentes et illégales." ;

    –"En juin 2014, le vice-président américain Joe Biden lançait l’Initiative pour la sécurité énergétique des Caraïbes (Caribbean Energy Security Initiative), considérée comme un « antidote » à PetroCaribe" ;

    –"la gauche est largement devenue majoritaire en Amérique latine. A l’exception du Honduras et du Paraguay, où des coups d’Etat de droite ont chassé les présidents élus, presque tous les mouvements de gauche arrivés au pouvoir au cours des 15 dernières années sont aujourd’hui toujours aux commandes. Largement grâce à l’action de ces gouvernements, entre 2002 et 2013 le taux de pauvreté a fortement baissé dans la région, passant de 44 à 28%, après avoir empiré au cours des deux décennies précédentes. Ces succès et la détermination des dirigeants de gauche à prendre des risques pour se débarrasser du diktat néolibéral devraient aujourd’hui servir de modèle à la gauche anti-austérité européenne." ;

    –"Il y a beaucoup d’autres choses que l’on peut apprendre des câbles de WikiLeaks. Pour les chapitres « Amérique latine » et « Caraïbes » de notre livre The WiliLeaks Files, nous avons passé en revue des centaines de câbles et nous sommes en mesure d’identifier des modes distincts d’intervention américaine que nous décrivons plus amplement dans l’ouvrage (certains ont déjà été exposés par ailleurs). D’autres auteurs ont fait la même chose que nous pour d’autres régions du monde. Mais il y a plus de 250 000 câbles (35 000 rien que pour l’Amérique latine) et il reste sans aucun doute encore bien d’autres aspects notables de la diplomatie américaine en action qui attendent d’être dévoilés.

    Malheureusement, après l’excitation initiale provoquée par la mise à disposition des câbles, peu de journalistes et de chercheurs ont montré un réel intérêt pour eux."

    #Relations_internationales #Etats-unis #Bolivie #Evo_Morales #Nicaragua #Equateur #Rafael_Correa #Vénézuela #Hugo_Chavez #ONG #Wikileaks #Amérique_latine #Guerre_Froide #Haïti #PetroCaribe #Ingérence #USAID #OTI_Office_for_Transition_Initiatives #Amérique_du_Sud

    Le monde selon Donald Trump, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/KLARE/56966

    « Elle tranche avec celle de la plupart des experts ou responsables politiques cotés à Washington.
    Ceux-ci, comme s’en aperçoit vite quiconque séjourne dans la capitale, voient des cercles concentriques qui se déploient à partir de la Maison Blanche. »
    « Pendant des décennies, la politique étrangère américaine a visé à renforcer les liens avec et entre les pays amis, et à affaiblir ou à isoler les exclus. »
    « il est étranger à toute conception structurée attribuant des rôles définis aux alliés, amis et ennemis. Il se retrouve donc dans l’approche de M. Rex Tillerson, le patron d’ExxonMobil, qu’il a choisi comme secrétaire d’État. Les deux hommes perçoivent le monde comme une vaste jungle »

    La Constitution contre Donald Trump, par Anne Deysine (Le Monde diplomatique, avril 2017) #Institutions
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/DEYSINE/57384

    Donald Trump s’épanouit en chef de guerre, par Michael Klare (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/KLARE/57462

    –-La CIA publie en ligne 12 millions de pages de documents déclassifiés - Libération Par Martina Castigliani — 18 janvier 2017 #Relations_Internationales_Histoire
    #Histoire_Relations_Internationales
    http://www.liberation.fr/planete/2017/01/18/la-cia-publie-en-ligne-12-millions-de-pages-de-documents-declassifies_154

    [11/09/2001] Terrorisme, l’arme des puissants, par Noam Chomsky
    http://www.les-crises.fr/11092001-terrorisme-larme-des-puissants-par-noam-chomsky

    -"Un cas, celui du Nicaragua, n’est pas discutable : il a en effet été tranché par la Cour internationale de justice de La Haye et par les Nations unies. Interrogez-vous pour savoir combien de fois ce précédent indiscutable d’une action terroriste à laquelle un Etat de droit a voulu répondre avec les moyens du droit a été évoqué par les commentateurs dominants. Il s’agissait pourtant d’un précédent encore plus extrême que les attentats du 11 septembre : la guerre de l’administration Reagan contre le Nicaragua provoqua 57 000 victimes, dont 29 000 morts, et la ruine d’un pays, peut-être de manière irréversible." ;

    –"Ce précédent ne fait aucun doute. Combien de fois en avons-nous parlé à l’université, dans les journaux ?" ;

    –"on a tort de penser que le terrorisme serait l’instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l’arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c’est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur.

    L’un des moyens les plus courants dont ils disposent pour parvenir à un tel résultat est de faire disparaître la mémoire des événements dérangeants ; ainsi plus personne ne s’en souvient." ;

    –"tout cela eut lieu dans un climat idéologique marqué par les proclamations enthousiastes des intellectuels occidentaux. Il y a quelques années, l’autocongratulation faisait fureur : fin de l’histoire, nouvel ordre mondial, Etat de droit, ingérence humanitaire, etc. C’était monnaie courante alors même que nous laissions se commettre un chapelet de tueries. Pis, nous y contribuions de façon active. Mais qui en parlait ? L’un des exploits de la civilisation occidentale, c’est peut-être de rendre possible ce genre d’inconséquences dans une société libre. Un Etat totalitaire ne dispose pas de ce don-là." ;

    –"Certes, d’autres pays avaient soutenu la guerre d’Ankara contre les Kurdes, mais aucun avec autant de zèle et d’efficacité que les Etats-Unis. Ce soutien bénéficia du silence ou – le mot est peut-être plus juste – de la servilité des classes éduquées américaines. Car elles n’ignoraient pas ce qui se passait. Les Etats-Unis sont un pays libre après tout ; les rapports des organisations humanitaires sur la situation au Kurdistan appartenaient au domaine public. A l’époque, nous avons donc choisi de contribuer aux atrocités." ;

    –"Lutter contre le terrorisme impose de réduire le niveau de la terreur, pas de l’accroître. Quand l’IRA commet un attentat à Londres, les Britanniques ne détruisent ni Boston, ville dans laquelle l’IRA compte de nombreux soutiens, ni Belfast. Ils cherchent les coupables, puis ils les jugent."

    #Etats_Unis #Relations_internationales #Terrorisme #Nicaragua #Noam_Chomsky

    –Les cabotages diplomatiques de Donald Trump, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, janvier 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/ZAJEC/58242

    « Idiots utiles » du Pentagone, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/HALIMI/58393

    "le Pentagone vient d’achever une étude qui préconise un emploi plus généreux de l’arme nucléaire (1). Celle-ci étant actuellement trop destructrice pour que son utilisation soit imaginable, et ne jouant donc pas son rôle de dissuasion, il conviendrait de la miniaturiser davantage afin de pouvoir y recourir contre un éventail plus étendu d’agressions. Y compris « non nucléaires »"

    Retrait américain de #Syrie : Paris et Londres inquiets, Moscou jubile | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-se-desengage-du-moyen-orient-poutine-se-rejouit.afp.com

  • Solidarité avec le peuple haïtien dans sa lutte pour la démocratie, la justice et les réparations de la MINUSTAH

    La Via Campesina se joint aux mouvements sociaux et à la société civile pour exprimer sa solidarité au peuple d’Haïti dans sa lutte pour la démocratie, la justice et les réparations de la MINUSTAH. Lisez la déclaration complète ci-dessous.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/25/solidarite-avec-le-peuple-haitien-dans-sa-lutte-pour-la

    #international #haïti

  • Dominican Republic to construct fence along border with Haiti

    The Dominican Republic will begin constructing a fence along its 376-kilometer (234 mi) border with Haiti later this year to curb unauthorized migration and illicit trade, President Luis Abinader said on Saturday.

    “In a period of two years, we want to put an end to the serious problems of illegal immigration, drug trafficking and the movement of stolen vehicles,” Abinader said in a presentation to Congress.

    Construction of the border fence, whose cost has not been disclosed, will begin in the second half of 2021, Abinader said.

    The barrier will include a double-fence in the “most conflictive” sections, along with motion sensors, facial recognition cameras and infrared systems, he added, speaking on the 177th anniversary of the country’s independence from Haiti.

    According to government estimates, about 500,000 Haitian immigrants resided in the Dominican Republic as of 2018, along with tens of thousands of their children born in the Caribbean country. A large part of the Haitian community, which makes up about 5% of the total population, does not have residency permits.

    The announcement came a month after the government agreed to help Haiti provide identity documents to its citizens living in Dominican territory.

    https://www.reuters.com/article/us-dominicanrepublic-immigration/dominican-republic-to-construct-fence-along-border-with-haiti-idUSKCN2AR0OL

    #murs #frontières #barrières_frontalières #Haïti #République_dominicaine

    • Dominican Republic to build wall on Haiti border

      The president of the Dominican Republic Luis Abinader has announced plans to build a fence along its border with Haiti which extends for about 380kms or 236 miles.

      According to Abinader, the barrier will help curb illegal immigration, drugs and the flow of stolen vehicles between the two countries, which share the Caribbean island of Hispaniola. He also said work on the barrier would start later this year.

      “In a period of two years, we want to put an end to the serious problems of illegal immigration, drug trafficking and the movement of stolen vehicles,” Abinader said in an address to Congress.

      The cost of the project has not been disclosed.

      Abinader said the barrier in some “conflictive” sections would include a double fence along with motion sensors, infrared systems and facial recognition cameras.

      Haiti is one of the poorest nations in the western hemisphere and relations between the two neighbours have been historically difficult.

      The Dominican Republic, which has a population of about 11 million, has already constructed some stretches of fencing along the border.

      It is estimated that about 500,000 Haitian migrants are living in the country — many of them there illegally.

      In January, the Government agreed to help Haiti provide identity papers to its citizens living in the neighbouring territory.

      http://www.jamaicaobserver.com/news/dominican-republic-to-build-wall-on-haiti-border_215939

    • Dominican Republic-Haiti border fence continues

      Jimaní, Dominican Republic.- The construction of the fence between the Dominican Republic and Haiti continues.

      It’s an ambitious undertaking: 390 kilometers slicing through Hispaniola.

      The work begun before President Luis Abinader announced his plans to build a fence along the entire dividing line to stop illegal immigration and smuggling.

      To date, the work already has 23 kilometers, about four meters high, it sits on a cement brick wall and is topped by a spiral of razor wire, already with rust marks in some sections due to the humidity of the salt lake.

      The goal, according to Abinader, is to end irregular immigration, drug trafficking, smuggling and theft of vehicles and livestock within two years.

      The longest section of the fence starts on the shores of Lake Azuei.

      https://dominicantoday.com/dr/uncategorized/2021/05/12/dominican-republic-haiti-border-fence-continues

  • Haïti : appel à la solidarité de la société civile internationale !

    Le 4 février 2021, à l’approche de l’expiration constitutionnelle du mandat de M. Jovenel Moise (2016-2021), nous, signataires de la présente note, Socioprofessionnels-lles Progressistes Haïtiens-nes, avons lancé un appel à solidarité à la société civile internationale pour dénoncer l’appui inconditionnel des Nations Unies, prévenir les dérives tyranniques de l’actuel gouvernement et alerter l’opinion publique des pays dits amis d’Haïti, la société civile internationale – sur la politique que mènent les Nations Unies, depuis plus de dix ans en Haïti.

    Nous avons dénoncé le mépris caractérisé du BINUH envers les aspirations légitimes du peuple haïtien à la démocratie, à la justice, et au bien-être ; et avons insisté sur le fait que la politique onusienne en Haïti est en train de conduire la population à la dislocation sociale et à la détresse morale et physique.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/25/haiti-appel-a-la-solidarite-de-la-societe-civile-intern

    #international #haïti

  • Immigration Enforcement and the Afterlife of the Slave Ship

    Coast Guard techniques for blocking Haitian asylum seekers have their roots in the slave trade. Understanding these connections can help us disentangle immigration policy from white nationalism.

    Around midnight in May 2004, somewhere in the Windward Passage, one of the Haitian asylum seekers trapped on the flight deck of the U.S. Coast Guard’s USCGC Gallatin had had enough.

    He arose and pointed to the moon, whispering in hushed tones. The rest of the Haitians, asleep or pretending to be asleep, initially took little notice. That changed when he began to scream. The cadence of his words became erratic, furious—insurgent. After ripping his shirt into tatters, he gestured wildly at the U.S. Coast Guard (USCG) watchstanders on duty.

    I was one of them.

    His eyes fixed upon mine. And he slowly advanced toward my position.

    I stood fast, enraptured by his lone defiance, his desperate rage. Who could blame him? Confinement on this sunbaked, congested, malodorous flight deck would drive anyone crazy—there were nearly 300 people packed together in a living space approximately 65 feet long and 35 feet wide. We had snatched him and his compatriots from their overloaded sailing vessel back in April. They had endured week after week without news about the status of their asylum claims, about what lay in store for them.

    Then I got scared. I considered the distinct possibility that, to this guy, I was no longer me, but a nameless uniform, an avatar of U.S. sovereignty: a body to annihilate, a barrier to freedom. I had rehearsed in my mind how such a contingency might play out. We were armed only with nonlethal weapons—batons and pepper spray. The Haitians outnumbered us 40 to 1. Was I ready? I had never been in a real fight before. Now a few of the Haitian men were standing alert. Were they simply curious? Was this their plan all along? What if the women and children joined them?

    Lucky for me, one of the meanest devils on the watch intervened on my behalf. He charged toward us, stepping upon any Haitians who failed to clear a path. After a brief hand-to-hand struggle, he subdued the would-be rebel, hauled him down to the fantail, and slammed his head against the deck. Blood ran from his face. Some of the Haitians congregated on the edge of the flight deck to spectate. We fastened the guy’s wrists with zip ties and ordered the witnesses to disperse. The tension in his body gradually dissipated.

    After fifteen minutes, the devil leaned down to him. “Are you done? Done making trouble?” His silence signified compliance.

    Soon after, the Haitians were transferred to the custody of the Haitian Coast Guard. When we arrived in the harbor of Port-au-Prince, thick plumes of black smoke rose from the landscape. We were witnessing the aftermath of the CIA-orchestrated February coup against President Jean-Bertrand Aristide and the subsequent invasion of the country by U.S. Marines under the auspices of international “peacekeeping.” Haiti was at war.

    None of that mattered. Every request for asylum lodged from our boat had been rejected. Every person returned to Haiti. No exceptions.

    The Gallatin left the harbor. I said goodbye to Port-au-Prince. My first patrol was over.

    Out at sea, I smoked for hours on the fantail, lingering upon my memories of the past months. I tried to imagine how the Haitians would remember their doomed voyage, their detention aboard the Gallatin, their encounters with us—with me. A disquieting intuition repeated in my head: the USCG cutter, the Haitians’ sailing vessel, and European slave ships represented a triad of homologous instances in which people of African descent have suffered involuntary concentration in small spaces upon the Atlantic. I dreaded that I was in closer proximity to the enslavers of the past, and to the cops and jailors of the present, than I ever would be to those Haitians.

    So, that night, with the butt of my last cigarette, I committed to cast my memories of the Haitians overboard. In the depths of some unmarked swath of the Windward Passage, I prayed, no one, including me, would ever find them again.

    In basic training, every recruit is disciplined to imagine how the USCG is like every other branch of the military, save one principle: we exist to save lives, and it is harder to save lives than to take them. I was never a very good sailor, but I took this principle seriously. At least in the USCG, I thought, I could evade the worst cruelties of the new War on Terror.

    Perhaps I should have done more research on the USCG’s undeclared long war against Haitian asylum seekers, in order to appreciate precisely what the oath to “defend the Constitution of the United States against all enemies, foreign and domestic” would demand of me. This war had long preceded my term of enlistment. It arguably began in 1804, when the United States refused to acknowledge the newly liberated Haiti as a sovereign nation and did everything it could to insulate its slaving society from the shock waves of Haiti’s radical interpretation of universal freedom. But in our present day, it began in earnest with President Ronald Reagan’s Executive Order 12324 of 1981, also called the Haitian Migrant Interdiction Operation (HMIO), which exclusively tasked the USCG to “interdict” Haitian asylum seekers attempting to enter the United States by sea routes on unauthorized sailing vessels. Such people were already beginning to be derogatorily referred to as “boat people,” a term then borrowed (less derogatorily) into Haitian Kreyòl as botpippel.

    The enforcement of the HMIO and its subsequent incarnations lies almost entirely within the jurisdiction of federal police power acting under the authority of the executive branch’s immigration and border enforcement powers. It does not take place between nations at enmity with one another, but between vastly unequal yet allied powers. Its strategic end is to create a kind of naval blockade, a fluid maritime border around Haiti, which remains under ever-present threat of invasion by a coalition of U.S. and foreign military forces.

    Adding to its asymmetry, the “enemies” to be vanquished on the battlefield are also unconventional: they are not agents of a state, but rather noncombatant individuals who are, in one sense or another, simply acting to save their own lives. During their incarceration aboard USCG cutters, they automatically bear the legal status of “economic migrant,” a person whom authorities deem to be fleeing poverty alone and therefore by definition ineligible for asylum. The meaning of this category is defined solely by reference to its dialectical negation, the “political refugee,” a person whom authorities may (or may not) deem to have a legible asylum claim because they are fleeing state persecution on the basis of race, creed, political affiliation, or sexual orientation. These abstractions are historical artifacts of a half-baked, all-encompassing theory of preemptive deterrence: unless USCG patrols are used to place Haiti under a naval blockade, and unless botpippel are invariably denied asylum, the United States will become flooded with criminals and people who have no means of supporting themselves. By 2003 John Ashcroft and the Bush administration upped the ante, decrying botpippel to be vectors of terrorism. On January 11, 2018, President Donald Trump, during efforts to justify ending nearly all immigration and asylum, described Haiti (which he grouped with African nations) as a “shithole country” where, as he asserted several months prior, “all have AIDS.”

    Haiti is now facing another such crisis. Its president, Jovenel Moïse, having already suspended nearly all elected government save himself, refused to step down at the end of his term on February 7, 2021, despite widespread protests that have shuttered the country. Moïse’s administration is currently being propped up by criminal syndicates, but they are slipping his grasp, and kidnapping for money is now so prevalent that people are terrified to leave their homes. So far, the Biden administration’s response has not been encouraging: though it has instructed ICE to temporarily halt deportations to Haiti, naval blockades remain in force, and the U.S. State Department has expressed the opinion that Moïse should remain in office for at least another year, enforcing the sense that Haiti is once again a U.S. client state.

    With regard to the Coast Guard’s longstanding orders to block Haitians seeking asylum, the modality of killing is not straightforward, but it is intentional. It consists of snatching the Haitian enemy from their vessel, forcing them to subsist in a state of bare life, and finally abandoning them in their home country at gunpoint. Of course, many may survive the ordeal and may even attempt another journey. But especially during acute phases of armed conflict and catastrophe, it is just as likely that—whether at the behest of starvation, disease, or violence—a return to Haiti is a death sentence.

    This banal form of murder is analogous to what Ruth Wilson Gilmore offers as her definition of racism in Golden Gulag (2007): “the state sanctioned or extralegal production and exploitation of group-differentiated vulnerability to premature death.” Based on the extant documentary record, I estimate that the USCG has interdicted at least 120,000 botpippel since the HMIO of 1981 took effect. Those who fell prey to an untimely demise following deportation died because the United States, though repeatedly responsible for undermining Haitian democracy and economic stability, nonetheless refuses to acknowledge that these actions have made Haiti, for many, mortally unsafe. The true death toll will never be known. Countless botpippel have simply disappeared at sea, plunged into a gigantic watery necropolis.

    Since 2004 U.S. officials have brought their forms of border policing strategies and tactics against Haitians to bear on land-based immigration and refugee policies against non-white asylum seekers. One of the most significant technical innovations of enforcement against Haitians was the realization that by detaining them exclusively within a maritime environment, the United States could summarily classify all of them as economic migrants—whose claims for asylum de facto have no standing—and prevent them from lodging claims as political refugees, which are the only claims with any hope of success. They were thus proactively disabled from advancing a request for asylum in a U.S. federal court, with all claims instead evaluated by an INS-designated official aboard the USCG vessel. The New York Times recently reported that, since late 2009, similar techniques have been adopted by Customs and Border Control agents patrolling sea routes along the California coast, which has resulted in a notable escalation of CBP naval patrols and aerial surveillance of the region. And in fact, the USCG has cooperatively supported these efforts by sharing its infrastructure—ports, cutters, and aircraft—and its personnel with CBP. All of this has been with the aim of making sure that asylum seekers never make it to the United States, whether by land or by sea.

    The Trump administration made the most significant use of this set of innovations to date, insisting that asylum claims must be made from camps on the Mexican side of the U.S. border—and therefore automatically invalid by virtue of being limited to the status of economic migrant. Thus, hundreds of thousands of non-white asylum seekers fleeing material precariousness, yes, but also the threat of violence in the Global South are, and will continue to be, caught in carceral webs composed of ICE/CBP goon squads, ruthless INS officials, and perilous tent cities, not to mention the prison guards employed at one of the numerous semi-secret migrant detention centers operating upon U.S. soil for those few who make it across.

    From the perspective of Haitian immigrants and botpippel, this is nothing new. Thousands of their compatriots have already served time at infamous extrajudicial sites such as the Krome detention center in Miami (1980–present), Guantanamo Bay (1991–93), and, most often, the flight decks of USCG cutters. They know that the USCG has long scoured the Windward Passage for Haitians in particular, just as ICE/CBP goon squads now patrol U.S. deserts, highways, and city streets for the undocumented. And they know that Trump’s fantasy of building a “Great Wall” on the U.S.–Mexico border is not so farfetched, because the USCG continues to enforce a maritime one around Haiti.

    The Biden administration has inherited this war and its prisoners, with thousands remaining stuck in legal limbo while hoping—in most cases, without hope—that their asylum claims will advance. Opening alternative paths to citizenship and declaring an indefinite moratorium on deportations would serve as foundations for more sweeping reforms in the future. But the core challenge in this political moment is to envision nothing less than the total decriminalization and demilitarization of immigration law enforcement.

    Botpippel are not the first undocumented people of African descent to have been policed by U.S. naval forces. The legal architecture through which the USCG legitimates the indefinite detention and expulsion of Haitian asylum seekers reaches back to U.S. efforts to suppress the African slave trade, outlawed by Congress in 1807, though domestic slaveholding would continue, and indeed its trade would be not only safeguarded but bolstered by this act.

    This marked a decisive turning point in the history of maritime policing vis-à-vis immigration. Per the Slave Trade Acts of 1794 and 1800, the United States already claimed jurisdiction over U.S. citizens and U.S. vessels engaged in the slave trade within U.S. territorial borders (contemporaneously understood as extending three nautical miles into the ocean). By 1808, however, the United States sought to extend its jurisdiction over the sea itself. Slaver vessels operating around “any river, port, bay, or harbor . . . within the jurisdictional limits of the United States” as well as “on the high seas” were deemed illegal and subject to seizure without compensation. The actual physical distance from U.S. soil that these terms referred to was left purposefully vague. To board a given vessel, a Revenue Cutter captain only had to suspect, rather than conclusively determine, that that vessel eventually intended to offload “international” (i.e., non-native) enslaved people into the United States. The 1819 iteration of the law further stipulated that U.S. jurisdiction included “Africa, or elsewhere.” Hence, in theory, after 1819, the scope of U.S. maritime police operations was simply every maritime space on the globe.

    Revenue Cutter Service captains turned the lack of any description in the 1808 law or its successive iterations about what should be done with temporarily masterless slaves into an advantage. They did what they would have done to any fugitive Black person at the time: indefinitely detain them until higher authorities determined their status, and thereby foreclose the possibility of local Black people conspiring to shuttle them to freedom. During confinement, captured Africans were compelled to perform labor as if they were slaves. For instance, those captured from the Spanish-flagged Antelope (1820) spent seven years toiling at a military fort in Savannah, Georgia, as well as on the local U.S. marshal’s plantation. As wards of the state, they were human only insofar as U.S. officials had a duty to force them to remain alive. Of those “rescued” from the Antelope, 120 ultimately died in captivity and 2 went missing. Following litigation, 39 survivors were sold to U.S. slaveowners to compensate Spanish and Portuguese claimants who had stakes in the Antelope and her enslaved cargo. Per the designs of the American Colonization Society, the remaining 120 Africans were freed upon condition that they be immediately deported to New Georgia, Liberia.

    This anti-Black martial abolitionism was therefore a project framed around the unification of two countervailing tendencies. While white planters consistently pushed to extend racial slavery into the southern and western frontiers, white northern financiers and abolitionists were in favor of creating the most propitious conditions for the expansion of free white settlements throughout America’s urban and rural milieus. Black people were deemed unfit for freedom not only because of their supposed inborn asocial traits, but because their presence imperiled the possibility for white freedom. To actualize Thomas Jefferson’s “Empire of Liberty,” the United States required immigration policies that foreshortened Black peoples’ capacities for social reproduction and thereby re-whitened America.

    This political aim was later extended in legislation passed on February 19, 1862, which authorized President Abraham Lincoln—who intended to solve the contradictions that led to the Civil War by sending every Black person in America back to Africa—to use U.S. naval forces to capture, detain, and deport undocumented people of East Asian/Chinese descent (“coolies”) while at sea. Henceforth, “the free and voluntary emigration of any Chinese subject” to the U.S. was proscribed unless a ship captain possessed documents certified by a consular agent residing at the foreign port of departure. At the time, the principal means for Chinese emigrants to obtain authorization would have been at behest of some corporation seeking expendable, non-white laborers contractually bound to work to death in mines and on railroads on the western frontiers—Native American lands stolen through imperialist warfare. White settlers presupposed that these Asians’ residency was provisional and temporary—and then Congress codified that principle into law in 1870, decreeing that every person of East Asian/Chinese descent, anywhere in the world, was ineligible for U.S. citizenship.

    Twelve years later, An Act to Regulate Immigration (1882) played upon the notion that non-white immigration caused public disorder. Through the use of color-blind legal language, Section 2 of this law specified that the United States must only accept immigrants who were conclusively not “convict[s], lunatic[s], idiot[s], or any person unable to take care of himself or herself without becoming a public charge.” The burden of proof lay on non-white immigrants to prove how their racial backgrounds were not already prima facie evidence for these conditions. Section 4 also stipulated that “all foreign convicts except those convicted of political offenses, upon arrival, shall be sent back to the nations to which they belong and from whence they came.” By which means a non-white person could demonstrate the “political” character of a given conviction were cleverly left undefined.

    It was not a giant leap of imagination for the United States to apply these precedents to the maritime policing of Haitian asylum seekers in the 1980s. Nor should we be surprised that the logic of anti-Black martial abolitionism shapes present-day U.S. immigration policy.

    Political philosopher Peter Hallward estimates that paramilitary death squads executed at least a thousand supporters of Lavalas, President Aristide’s party, in the weeks following Aristide’s exile from Haiti on February 29, 2004. The first kanntè (Haitian sailing vessel) the Gallatin sighted one morning in early April had likely departed shortly thereafter.

    The first people from our ship that the Haitians met were members of the boarding team, armed with pistols, M-16s, shotguns, and zip ties. Their goal was to compel the hundred or so aboard the kanntè to surrender their vessel and allow us to deposit them on the flight deck of our ship. Negotiations can take hours. It is not uncommon for some to jump overboard, rather than allow boarding to occur uninhibited. If immediate acquiescence is not obtained, we will maneuver ourselves such that any further movement would cause the small boat to “ram” the Gallatin—an attack on a U.S. military vessel.

    On the Gallatin, we waited for uptake, outfitted with facemasks and rubber gloves. One at a time, we aided the Haitian adults to make the final step from the small boat to the deck of the cutter. We frisked them for weapons and then marched them to the fantail to undergo initial processing. Most of them appeared exhausted and confused—but compliant. Some may have already been in fear for their lives. One night aboard the USCGC Dallas, which hovered in Port-au-Prince Bay as a deportation coordination outpost and as a temporary detention site for Haitians awaiting immediate transfer to Haitian Coast Guard authorities, my friend and his shipmates asked their Kreyòl interpreter how he managed to obtain compliance from the botpippel. “I tell them you will hurt or kill them if they do not obey,” he joked, “so, of course, they listen.”

    Boarding all the Haitians took from midday until midnight. One of the last ones I helped aboard, a man dressed in a suit two sizes too large, looked into my eyes and smiled. He gently wept, clasped my hand tightly, and embraced me. I quickly pushed him off and pointed to the processing station at the fantail, leading him by the wrist to join the others. He stopped crying.

    Three things happened at the processing station. First, Haitians deposited the last of their belongings with the interpreter, ostensibly for safekeeping. Who knows if anyone got their things back. Second, a Kreyòl translator and one of the officers gave them a cursory interview about their asylum claims, all the while surrounded by armed sentries, as well as other Haitians who might pass that intelligence onto narcotics smugglers, paramilitary gangs, or state officials back in Haiti. Lastly, they received a rapid, half-assed medical examination—conducted in English. So long as they nodded, or remained silent, they passed each test and were shuffled up to the flight deck.

    We retired for the night after the boarding team set fire to the kanntè as a hazard to navigation. The Haitians probably didn’t know that this was the reason we unceremoniously torched their last hope for escape before their very eyes.

    About a week later, we found another kanntè packed with around seventy Haitians and repeated the process. Another USCG cutter transferred a hundred more over to the Gallatin. Our flight deck was reaching full capacity.

    We arrived at one kanntè too late. It had capsized. Pieces of the shattered mast and little bits of clothing and rubbish were floating around the hull. No survivors. How long had it been? Sharks were spotted circling at a short depth below the vessel.

    The Gallatin’s commanders emphasized that our mission was, at its core, humanitarian in nature. We were duty-bound to provide freshwater, food, and critical medical care. During their time aboard, Haitians would be treated as detainees and were not to be treated, or referred to, as prisoners. The use of force was circumscribed within clear rules of engagement. The Haitians were not in any way to be harmed or killed unless they directly threatened the ship or its sailors. Unnecessary violence against them could precipitate an internal review, solicit undue international criticism, and imperil the deportationist efficiency of INS officials. We were told that our batons and pepper spray were precautionary, primarily symbolic.

    It sounded like all I had to do was stand there and not screw anything up.

    Over the course of several watches, I concluded that, in fact, our job was also to relocate several crucial features of the abysmal living conditions that obtained on the kanntè onto the Gallatin’s flight deck. Though the flight deck was 80 feet by 43 feet, we blocked the edges to facilitate the crew’s movement and to create a buffer between us and the Haitians. Taking this into account, their living space was closer to 65 feet by 35 feet. For a prison population of 300 Haitians, each individual would have had only 7 feet 7 inches square to lie down and stand up. On the diagram of the eighteenth-century British slaver Brooks, the enslaved were each allocated approximately 6 feet 10 inches square, scarcely less than on the Gallatin. (Historian Marcus Rediker thinks that the Brooks diagram probably overstates the amount of space the enslaved were given.)

    Although some cutters will drape tarps over the flight deck to shield the Haitians from the unmediated effects of the sun, the Gallatin provided no such shelter. We permitted them to shower, once, in saltwater, without soap. The stench on the flight deck took on a sweet, fetid tinge.

    The only place they could go to achieve a modicum of solitude and to escape the stench was the makeshift metal toilet on the fantail. (On slave ships, solitude was found by secreting away to a hidden compartment or small boat to die alone; the “necessary tubs” that held human excrement were contained in the slave holds below deck.) They were permitted to use the toilet one at a time in the case of adults, and two at a time in the case of children and the elderly. For what was supposed to be no longer than five minutes, they had an opportunity to stretch, relax, and breathe fresh sea air. Nevertheless, these moments of respite took place under observation by the watchstander stationed at the toilet, not to mention the numerous Haitian onlookers at the rear of the flight deck.

    Despite our commanders’ reticence on the matter, the ever-present fear of revolt hovered underneath the surface of our standing orders. We were to ensure order and discipline through counterinsurgency protocols and techniques of incarceration that one might find in any U.S. prison. The military imperative aboard the Gallatin was to produce a sense of radical uncertainty and temporal disorientation in the Haitians, such that they maintain hope for an asylum claim that had already been rejected.

    In this context, there were four overlapping components to the security watch.

    The first component of the ship’s securitization was constant surveillance. We were not supposed to take our eyes off the Haitians for one moment. During the watch, we would regularly survey the flight deck for any signs of general unrest, conspiracy, or organized protest. Any minor infraction could later contribute to the eruption of a larger riot, and thus needed to be quickly identified and neutralized. We also had to observe their behavior for indications that one of them intended to jump overboard or harm another Haitian. All that said, we found a used condom one day. Surveillance is never total.

    The second was the limitation we placed on communication. We shrouded all USCG practices in a fog of secrecy. Conversing with the Haitians through anything other than hand signals and basic verbal commands was forbidden; physical contact was kept at bare minimum. Nonofficial speech among the watch was proscribed. Watchstanders were stripped of their identity, save their uniform, from which our nametags were removed. It was critical that botpippel forever be unable to identify us.

    Secrecy preemptively disabled the Haitians from collectively piecing together fragments of information about where our vessel had been, where it was now, and where it was going. Officially, the concern was that they might exploit the situation to gather intelligence about our patrol routes and pass this information to human or narcotics smugglers. We militated against their mapping out how the ship operated, its layout and complement, where living spaces and the armory were located, and so on. These were standard tactics aboard slaver vessels. As freed slave and abolitionist Olaudah Equiano observed, “When the ship we were in had got in all her cargo . . . we were all put under deck, so that we could not see how they managed the vessel.”

    On the Gallatin, the command also strove to maintain strict control over the narrative. They blocked sailors’ access to the open Internet and censored letters from home that contained news of global or domestic politics (and even just bad personal news). Knowledge of whether a particular asylum claim had failed or succeeded was hidden from all. A watchstander harboring political solidarity with—as opposed to mere empathy and pity for—the Haitians might compromise operational capacities, good judgment, and core loyalty to the USCG.

    Our third securitization strategy was to produce false knowledge of the future. The Haitians were led to believe that they were merely waiting aboard the ship because their asylum claims were still being vigorously debated by diplomatic entities in Washington. Their continued compliance was predicated on this differential of knowledge. They could not realize that they were moving in circles, being returned slowly to Haiti. If they lost all hope, we presumed they would eventually resist their intolerable conditions through violent means.

    Hence, our fourth securitization measure: USCG personnel were permitted to inflict several limited forms of physical and symbolic violence against the Haitians, not only in response to perceived noncompliance, but also as a means of averting the need to inflict even greater violence in the future.

    If it were not classified as a matter of national security, we might have a better grasp of how many times such instances occur aboard USCG vessels. I open this essay with a story of how we subdued and punished one person for resisting the rules. But it is known that punishment is sometimes inflicted on entire groups. A telling example took place on January 30, 1989, when the USCG captured the Dieu Devant with 147 Haitians aboard. One of them, Fitzroy Joseph, later reported in congressional hearings that, after they expressed a fear of being killed if returned to Haiti, USCG personnel “began wrestling with the Haitians and hitting their hands with their flashlights.” This was followed by threats to release pepper spray. Marie Julie Pierre, Joseph’s wife, corroborated his testimony, adding:

    [We were] asked at once if we feared returning to Haiti and everyone said yes we did. We said ‘down with Avril, up with Bush.’ We were threatened with tear gas but they didn’t use it. Many people were crying because they were so afraid. [Ti Jak] was hit by the officers because he didn’t want to go back. They handcuffed him. The Coast Guard grabbed others by the neck and forced them to go to the biggest boat. My older brother was also hit and treated like a chicken as they pulled him by the neck.

    Counterintuitively, our nonlethal weapons functioned as more efficient instruments of counterinsurgency than lethal weapons. Brandishing firearms might exacerbate an already tense situation in which the Haitians outnumbered the entire ship’s complement. It could also provide an opportunity for the Haitians to seize and turn our own guns against us (or one another). In contrast, losing a baton and a can of pepper spray represented a relatively minor threat to the ship’s overall security. In the event of an actual riot, the command could always mobilize armed reinforcements. From the perspective of the command, then, the first responders on watch were, to some extent, expendable. Nevertheless, sentries bearing firearms were on deck when we approached Haiti and prepared for final deportation. That is, the precise moment the Haitians realized their fate.

    Like the enslaved Africans captured by the Revenue Cutter Service, botpippel were human to us only insofar as we had to compel them, through the threat or actuality of violence, to remain alive. The Haitians ate our tasteless food and drank our freshwater—otherwise they would starve, or we might beat them for going on a hunger strike. They tended to remain silent and immobile day and night—otherwise they would invite acts of exemplary punishment upon themselves. The practices of confinement on the Gallatin represent a variant of what historian Stephanie Smallwood describes as a kind of “scientific empiricism” that developed aboard slave ships, which “prob[ed] the limits to which it is possible to discipline the body without extinguishing the life within.” Just as contemporary slavers used force to conserve human commodities for sale, so does the USCG use force to produce nominally healthy economic migrants to exchange with Haitian authorities.

    The rational utilization of limited forms of exemplary violence was an integral aspect of this carceral science. Rediker shows how slaver captains understood violence along a continuum that ranged from acceptably severe to unacceptably cruel. Whereas severity was the grounds of proper discipline as such, an act was cruel only if it led “to catastrophic results [and] sparked reactions such as mutiny by sailors or insurrection by slaves.” In turn, minor acts of kindness, such as dispensing better food or allowing slightly more free time to move above deck, were conditioned by these security imperatives. Furthermore, they exerted no appreciable change to the eventuality that the person would be sold to a slaveowner, for kindness was a self-aggrandizing ritual performance of authority that intended to lay bare the crucial imbalance of power relations at hand. This was, Rediker maintains, “as close as the owners ever came to admitting that terror was essential to running a slave ship.”

    The USCG’s undeclared long war against Haitian asylum seekers is but one front of a much longer war against people of African descent in the Americas. The entangled histories of the African slave trade and anti-Black martial abolitionism reveal how this war intimately shaped the foundations and racist intentions that underlay modern U.S. immigration and refugee policy writ large. And the Gallatin, her sailors, and the Haitians who were trapped on the flight deck, are, in some small way, now a part of this history, too.

    The Biden administration has the power to decisively end this war—indeed, every war against non-white asylum seekers. Until then, botpippel will continue to suffer the slave ships that survive into the present.

    https://bostonreview.net/race/ryan-fontanilla-immigration-enforcement-and-afterlife-slave-ship

    #esclavage #héritage #migrations #contrôles_migratoires #Haïti #gardes-côtes #nationalisme_blanc #USA #Etats-Unis #migrations #frontières #asile #réfugiés #USCG #Haitian_Migrant_Interdiction_Operation (#HMIO) #botpippel #boat_people

    #modèle_australien #pacific solution

    ping @karine4 @isskein @reka

    • Ce décret de #Reagan mentionné dans l’article rappelle farouchement la loi d’#excision_territoriale australienne :

      But in our present day, it began in earnest with President Ronald Reagan’s Executive Order 12324 of 1981, also called the Haitian Migrant Interdiction Operation (HMIO), which exclusively tasked the USCG to “interdict” Haitian asylum seekers attempting to enter the United States by sea routes on unauthorized sailing vessels. Such people were already beginning to be derogatorily referred to as “boat people,” a term then borrowed (less derogatorily) into Haitian Kreyòl as botpippel.

      Excision territoriale australienne :


      https://seenthis.net/messages/416996

      –—

      Citation tirée du livre de McAdam et Chong : « Refugees : why seeking asylum is legal and Australia’s policies are not » (p.3)

      “Successive governments (aided by much of the media) have exploited public anxieties about border security to create a rhetorical - and, ultimately, legislative - divide between the rights of so-called ’genuine’ refugees, resettled in Australia from camps and settlements abroad, and those arriving spontaneously in Australia by boat.”

  • Haïti : la communauté internationale à contre-courant (+ texte de Lyonel Trouillot)

    Le 7 février 2021, le mandat du président Jovenel Moïse est arrivé à son terme. Mais celui-ci prétend demeurer un an de plus, le temps d’organiser un référendum constitutionnel et des élections. S’il se heurte à l’opposition de la majorité de la population, il peut compter sur le soutien de la communauté internationale.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/10/haiti-la-communaute-internationale-a-contre-courant-tex

    #international #haïti

  • Haïti : mobilisations antisystème et impasse politique
    https://www.cetri.be/Haiti-mobilisations-antisysteme-et

    Les mobilisations sociales qui secouent #Haïti depuis 2018 ont des spécificités, liées à son histoire, mais elles participent des soulèvements populaires ailleurs dans le monde. L’aggravation de la situation économique et le mépris du gouvernement ont contribué à radicaliser et à faire converger les protestations contre la vie chère et la corruption. Si les acteurs restent divisés, ils s’accordent sur la nécessité de sortir de l’emprise du (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / Haïti, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Contestation

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • Soulèvements populaires
    https://www.cetri.be/Soulevements-populaires

    La simultanéité, l’ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l’automne 2019 au #Chili, en Équateur et au #Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d’autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours – en #Haïti, au #Soudan, en #Algérie, à Hongkong… –, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde. Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l’espace marquent-elles un nouveau « printemps des peuples » ? Si les (...) #Alternatives_Sud

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    https://www.cetri.be/IMG/pdf/as_pdf_complet_ultime_as_soule_vements_populaires.pdf
    https://www.cetri.be/IMG/epub/as_epub_as_soulpop.epub

  • Soulèvements populaires : « révoltes logiques » ?
    https://www.cetri.be/Soulevements-populaires-revoltes

    La démultiplication et simultanéité des révoltes à l’automne 2019 ont mis au-devant de la scène les soulèvements populaires. Ces mouvements massifs de #Contestation posent nombre de questions quant à leur dynamique, leur temporalité, leur composition et leurs significations. Ancrés localement, tenant à distance les acteurs politiques institutionnels, ouvrent-ils la voie à des transformations en profondeur, voire à un changement de « système » ? En octobre 2019, à quelques jours d’intervalle, l’Équateur, (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

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  • Haïti : Le pouvoir entre massacres et impunité

    Les 13 et 14 novembre 2018, était commis le massacre de La Saline. Deux ans plus tard, les Haïtiens réclament toujours justice, alors que la dérive autoritaire du pouvoir s’accélère. Une campagne internationale a été lancée pour rompre le silence sur cette situation.

    C’était il y a deux ans. Haïti était en effervescence. Au cours de l’été, le pays s’était soulevé. La colère contre la vie chère et celle contre la corruption s’étaient rejointes, au sein d’un mouvement social inédit, comme les Haïtiens n’en avaient peut-être plus connu depuis le renversement de la dictature de Duvalier en 1986. Des dizaines de milliers de personnes étaient dans les rues, demandant des comptes sur la somme de 1,5 milliard d’euros de l’accord Petrocaribe avec le Venezuela, destinée à des projets de développement, inexistants ou inachevés, surfacturés ou déjà à l’abandon, refusant la fatalité de la misère et de la dépossession.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/25/haiti-le-pouvoir-entre-massacres-et-impunite

    #international #haïti

  • Haïti : le pouvoir entre massacres et impunité
    https://www.cetri.be/Haiti-le-pouvoir-entre-massacres

    La tribune de Frédéric Thomas, chercheur au CETRI, publiée dans #Libération le 24 novembre 2020. Une campagne internationale a été lancée pour rompre le silence sur le massacre de La Saline perpétré il y a deux ans. Elle appelle à un changement de politique de l’Europe face à la dérive autoritaire du régime en place. Les 13 et 14 novembre 2018, était commis le massacre de La Saline. Deux ans plus tard, les Haïtiens réclament toujours justice, alors que la dérive autoritaire du pouvoir s’accélère. Une (...) #Le_regard_du_CETRI

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    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • Haïti : le peuple crève, la « communauté internationale » se tait
    https://www.cetri.be/Haiti-le-peuple-creve-la

    L’entretien de Yannick Bovy (FGTB) avec Frédéric Thomas, chercheur au CETRI, sur #La_Première le 19 novembre, dans l’émission « Opinions » Réécouter l’émission : Retrouver l’appel : Stop silence #Haïti #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, Haïti, #Aide_au_développement, #Corruption, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, La Première, #Audio

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements
    https://www.cetri.be/IMG/mp3/20201119_la_premiere_opinion_fgtb.mp3

  • Dermalog : le maillon allemand de la #Corruption en Haïti ?
    https://www.cetri.be/Dermalog-le-maillon-allemand-de-la

    Depuis plus de deux ans, #Haïti est secoué par un mouvement social inédit qui lutte à la fois contre la vie chère et la corruption ; corruption dont l’ampleur a été révélée par le scandale Petrocaribe. Les quelques 1,459 milliard d’euros destinés à des projets de développement dans cet accord énergétique passé avec le Venezuela ont très largement été détourné par la classe dirigeante. Le président, Jovenel Moïse, mis en cause dans cette affaire, contesté par une majorité de la population, s’accroche au pouvoir et (...) #Le_regard_du_CETRI

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    #Le_Sud_en_mouvement

  • Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale. Le changement commence en mettant fin à l’impunité
    https://www.cetri.be/Haiti-Stop-au-silence-et-a-la

    L’appel à la mobilisation internationale pour la défense des droits du peuple haïtien, lancé par le CETRI et Geomoun. A signer, avant le 12 octobre ! Depuis juillet 2018 et à de nombreuses reprises, dans un contexte de détérioration des droits et des conditions de vie, les Haïtien.nes se sont mobilisés avec force et courage contre l’appauvrissement, la corruption et l’autoritarisme. Avec pour seules réponses : la répression du gouvernement de Jovenel Moïse, l’opposition feutrée ou explicite de la « (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale. Le changement commence en mettant fin à l’impunité

    Depuis juillet 2018 et à de nombreuses reprises, dans un contexte de détérioration des droits et des conditions de vie, les Haïtien.nes se sont mobilisés avec force et courage contre l’appauvrissement, la corruption et l’autoritarisme. Avec pour seules réponses : la répression du gouvernement de Jovenel Moïse, l’opposition feutrée ou explicite de la « communauté » internationale.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/01/haiti-stop-au-silence-et-a-la-complicite-internationale

    #international #haiti

  • Des élections en Haïti consolideraient la captation des institutions par une élite corrompue
    https://www.cetri.be/Des-elections-en-Haiti

    La tribune de Frédéric Thomas (CETRI) dans #Le_Monde du 29 septembre. Alors qu’en #Haïti un mouvement social de grande ampleur réclame le départ du chef de l’Etat, Jovenel Moïse, impliqué dans le scandale Petrocaribe, l’Union européenne continue de soutenir le pouvoir en place, regrette, dans une tribune au « Monde », le politiste Frédéric Thomas. A l’été 2018, les Haïtiens et Haïtiennes se sont soulevés contre la vie chère et le scandale Petrocaribe. Cet accord énergétique régional conclu avec le Venezuela, (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • Haïti : la terreur s’installe avec la complicité de l’international
    https://www.cetri.be/Haiti-la-terreur-s-installe-avec

    Le meurtre, vendredi 28 août, du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince a provoqué de larges remous en #Haïti. Venant s’ajouter à une longue liste d’assassinats, il jette une lumière crue sur l’insécurité et l’impunité, la responsabilité de l’État et la complicité de l’international. Le bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorvael, a été tué vendredi soir dernier. Deux jours auparavant, c’était un homme d’affaires qui avait a été abattu, en pleine journée, dans le centre-ville de la capitale. (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • #Corruption du pouvoir en Haïti : notre complaisance, leur suffocation
    https://www.cetri.be/Corruption-du-pouvoir-en-Haiti

    La Cour des comptes d’Haïti vient de livrer le troisième et dernier rapport d’audit sur la gestion du fonds PetroCaribe. Le rapport confirme l’étendue de la corruption, impliquant le sommet de l’État, qui continue pourtant à jouir du soutien international. Le 12 août 2020, la Cour des comptes haïtienne livrait le troisième et dernier rapport d’audit sur la gestion du fonds PetroCaribe. De mars 2008 à avril 2018, près de 44 millions de barils de carburant ont été livrés et commercialisés en #Haïti, dans le (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • Haïti : Ombres et reflets du budget 2019-2020
    https://www.cetri.be/Haiti-Ombres-et-reflets-du-budget

    Début juin, le gouvernement haïtien a adopté le budget 2019-2020. Épinglé par la Cour des comptes, il pose de nombreuses questions en termes de transparence, de cohérence et de priorité. Surtout, il constitue un miroir de l’impasse dans laquelle se trouve la présidence de Jovenel Moïse. Début juin de cette année, le budget 2019-2020 était approuvé par le gouvernement haïtien. Avec un retard de huit mois donc – l’exercice fiscal s’étend d’octobre à fin septembre – et alors que certains ministères et (...) #Le_regard_du_CETRI

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  • L’Élysée, le plus grand symbole à Paris du passé esclavagiste de la France
    https://www.franceculture.fr/histoire/lelysee-le-plus-grand-symbole-a-paris-du-passe-esclavagiste-de-la-fran

    Trois siècles après sa construction financée par un négrier, l’Élysée est un des derniers grands témoignages à Paris de l’histoire du commerce colonial. Les autres bâtiments prestigieux occupés par des esclavagistes ont disparu ou sont tombés dans l’oubli. Un travail de mémoire reste à accomplir.

    Sans un négrier, Antoine Crozat, le palais de l’Élysée n’aurait pas été édifié en 1720, avant d’être occupé par la marquise de Pompadour, Napoléon et depuis plus d’un siècle maintenant par les présidents de la République. 

    L’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon Saint-Simon, en a financé la construction pour le compte de son gendre, Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, dans le cadre d’une stratégie, en vue d’intégrer la haute société aristocratique. 

    Antoine Crozat à la direction de la Compagnie de Guinée, l’une des plus importantes sociétés de commerce triangulaire, a bâti sa fortune en obtenant en 1701 le monopole de la fourniture en esclaves de toutes les colonies espagnoles. 

    Mais il n’est pas le seul grand acteur à l’époque. 
    A Paris, le Club de l’hôtel de Massiac, société de colons de Saint-Domingue et des Petites Antilles défend ses intérêts dans un bâtiment qui a disparu comme beaucoup d’autres, depuis les travaux haussmanniens, depuis les transformations de la capitale en profondeur, à partir de 1853 sous le second Empire. Bâtiment sur la place des Victoires remplacé par l’hôtel de L’Hospital. Alors que les stigmates de l’esclavage sont encore nombreux aujourd’hui dans l’urbanisme des anciens ports négriers, Bordeaux et Nantes, notamment. 

    Reste le Palais de l’Élysée, mais aussi et dans une certaine mesure la Banque de France et la Caisse des dépôts.
    L’ancien président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Louis-Georges Tin, a demandé au chef de l’Etat Emmanuel Macron, le 13 juillet dernier dans Libération, le lancement d’une enquête pour mettre en lumière tous les liens entre l’esclavage colonial et les grandes institutions de la République. 

    La Fondation pour la mémoire de l’esclavage, mise en place le 12 novembre 2019, doit travailler avec la ville de Paris à la création d’un monument et d’un lieu muséal dédiés. 

    L’historien Marcel Dorigny, membre du comité scientifique de cette fondation, plaide pour un mémorial et milite pour des explications aux quatre coins de la capitale où le passé colonial et esclavagiste est omniprésent. 

    Le palais de l’Élysée s’est construit sur le dos d’esclaves
    Le Toulousain Antoine Crozat, l’homme le plus riche de France au début du XVIIIe siècle, selon le courtisan et mémorialiste Saint-Simon, est un parvenu aux yeux de ses contemporains, un financier et négociant cupide, engagé dans toutes les affaires pouvant rapporter gros, à commencer par la traite négrière.

    C’est sur décision du roi Louis XIV que cet homme né roturier prend la direction de l’une des plus importantes sociétés du commerce triangulaire créée en 1684, la Compagnie de Guinée, avec pour mission d’acheminer du port de Nantes, le plus grand nombre possible d’esclaves noirs vers Saint-Domingue et de remplacer sur l’île, le tabac par le sucre.


    Le monopole qu’il obtient à partir de 1701 sur la fourniture d’esclaves aux colonies espagnoles, permet à Antoine Crozat d’amasser une fortune colossale.

    L’auteur d’une biographie intitulée Le Français qui possédait l’Amérique. La vie extraordinaire d’Antoine Crozat, Pierre Ménard, évalue sa fortune en 1715, à la mort de Louis XIV, à 20 millions de livres, soit près de 300 milliards d’euros !

    De quoi acheter des châteaux par dizaines, de posséder un hôtel particulier dans sa ville de Toulouse et d’en acquérir un autre, prestigieux, sur l’actuelle place Vendôme, à l’endroit où se trouve maintenant le Ritz.

    Quoique richissime, Antoine Crozat est maintenu à l’écart du système d’honneurs, moqué pour son inculture et sa vulgarité par la noblesse qui ne le fréquente que pour lui emprunter de l’argent.

    Et c’est grâce à sa fortune bâtie sur la traite négrière qu’il s’ouvre les portes de l’aristocratie, en mariant sa fille alors qu’elle n’a que 12 ans - à Louis-Henri de la Tour d’Auvergne, le comte d’Evreux.

    Ce membre de la haute noblesse française, gouverneur de l’Île-de-France, profite de son beau-père en bénéficiant d’une dot de 2 000 000 de livres pour se faire construire un hôtel particulier, l’hôtel d’Évreux, qui prendra le nom d’hôtel de l’Élysée à la toute fin de l’Ancien Régime.
    . . . . . . .
    La traite négrière est une des activités principales de tous ceux qui font du commerce maritime international, sachant que la France à ce moment-là, en plein essor colonial, vient de mettre la main sur la Louisiane. Au début du XVIIIe siècle, le Portugal est la plus grande puissance négrière, mais la France n’est pas trop mal placée, en arrivant en quatrième position, après l’Espagne et l’Angleterre. On dirait de nos jours qu’il s’agit de fortunes mal acquises puisque le commerce colonial repose sur l’importation dans les colonies d’esclaves noirs achetés sur les côtes africaines et sur le commerce de produits coloniaux : le café, le sucre, l’indigo... qui sont très demandées en France d’abord, puis dans toute l’Europe et qui sont le fruit du travail des esclaves. Mais pour la France, comme pour l’Angleterre, cette exploitation n’est possible qu’à l’extérieur du sol européen. Il n’y a pas et de longue date d’esclaves en France. C’est la devise de la monarchie : la terre de France rend libre !

    Dans les colonies, en revanche, l’esclavage va très tôt être introduit, selon une double législation.

    Les lois qui sont valables en métropole ne le sont pas dans les colonies.

    Et comme l’esclavage est une des sources de richesse du royaume, Marcel Dorigny assure qu’il n’est pas du tout déshonorant de le pratiquer, à l’époque :

    Les négriers ont pignon sur rue, ils acquièrent des titres de noblesse, des châteaux, ils vont à la cour du roi, ils font des bals, ils font des fêtes, ils font des concerts, ils s’offrent des hôtels particuliers dans Paris... et pourquoi ne le pourraient-ils pas ? Non seulement leur activité est légale, mais elle est favorisée ! Il y a d’abord tout un appareil législatif et ensuite tout un appareil fiscal pour l’encourager, afin de satisfaire un besoin de main-d’œuvre, dans la crainte alors d’un effondrement des colonies. Entre 1740 et 1780, de 80 000 à 90 000 esclaves traversent chaque année l’Atlantique, c’est évidemment énorme ! C’est une ponction sur la population africaine !
    . . . . .
    La Banque de France et la Caisse des dépôts ont joué un rôle crucial dans l’histoire du commerce colonial.

    La Banque de France se trouvait dans une des ailes de l’ancienne Bibliothèque nationale, rue Vivienne, dans le deuxième arrondissement de Paris, dans les locaux de la Bourse où s’achetaient et se vendaient les actions des compagnies de commerce et des navires.

    Le commerce négrier nécessitait de très gros investissements et beaucoup de Français y ont participé, explique l’historien Marcel Dorigny :

    Les armateurs ne prenaient pas les risques seuls. Le capital était dilué. Le lancement d’une expédition négrière passait par la création d’une société en commandite, soit aujourd’hui une société par actions. Les parts étaient vendues dans le public. Des milliers de personnes, en obtenant des revenus de leurs investissements, participaient donc aussi à la traite négrière. Des milliers de personnes y compris Voltaire qui a pourtant écrit des textes très puissants pour dénoncer l’esclavage...

    La Caisse des dépôts, toujours installée près de l’Assemblée nationale, est liée également aux capitaux issus de l’esclavage, ajoute Marcel Dorigny :

    Quand la colonie de Saint-Domingue en 1801 devient la république d’Haïti, la première république noire fondée par d’anciens esclaves, la France cherche à obtenir des réparations financières et reconnait en 1825 l’indépendance du territoire sous condition qu’Haïti rembourse aux colons leurs propriétés à Saint-Domingue. Ce que l’on appelle la dette de l’indépendance. La Caisse des dépôts, chargée des dossiers d’indemnisation, a géré les fonds transmis par la république d’Haïti jusqu’en 1883 et a largement profité de ces capitaux énormes pour des investissements, avant de les restituer aux anciens colons !

    Et parmi les hôtels particuliers d’origine coloniale, l’un d’entre eux à la Chaussée d’Antin dont il ne reste plus de trace a servi de résidence à Thomas Jefferson, pour mener « un train de vie assez somptueux », tient à remarquer Marcel Dorigny :

    Thomas Jefferson, ce grand personnage, troisième Président américain au début du XIXe siècle, rédacteur de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, mais en même temps propriétaire de centaines d’esclaves en Virginie...

    #Élysée #France #esclaves #esclavage #esclavagisme #Paris #Antoine_Crozat #commerce_colonial #commerce_triangulaire
    #Banque_de_France #Caisse_des_dépôts #tabac #sucre #Traite #Saint-Domingue #Haïti

  • Organizing amidst Covid-19


    Organizing amidst Covid-19: sharing stories of struggles
    Overviews of movement struggles in specific places

    Miguel Martinez
    Mutating mobilisations during the pandemic crisis in Spain (movement report, pp. 15 – 21)

    Laurence Cox
    Forms of social movement in the crisis: a view from Ireland (movement report, pp. 22 – 33)

    Lesley Wood
    We’re not all in this together (movement report, pp. 34 – 38)

    Angela Chukunzira
    Organising under curfew: perspectives from Kenya (movement report, pp. 39 – 42)

    Federico Venturini
    Social movements’ powerlessness at the time of covid-19: a personal account (movement report, pp. 43 – 46)

    Sobhi Mohanty
    From communal violence to lockdown hunger: emergency responses by civil society networks in Delhi, India (movement report, pp. 47 – 52)
    Feminist and LGBTQ+ activism

    Hongwei Bao
    “Anti-domestic violence little vaccine”: a Wuhan-based feminist activist campaign during COVID-19 (movement report, pp. 53 – 63)

    Ayaz Ahmed Siddiqui
    Aurat march, a threat to mainstream tribalism in Pakistan (movement report, pp. 64 – 71)

    Lynn Ng Yu Ling
    What does the COVID-19 pandemic mean for PinkDot Singapore? (movement report, pp. 72 – 81)

    María José Ventura Alfaro
    Feminist solidarity networks have multiplied since the COVID-19 outbreak in Mexico (movement report, pp. 82 – 87)

    Ben Trott
    Queer Berlin and the Covid-19 crisis: a politics of contact and ethics of care (movement report, pp. 88 – 108)
    Reproductive struggles

    Non Una Di Meno Roma
    Life beyond the pandemic (movement report, pp. 109 – 114)
    Labour organising

    Ben Duke
    The effects of the COVID-19 crisis on the gig economy and zero hour contracts (movement report, pp. 115 – 120)

    Louisa Acciari
    Domestic workers’ struggles in times of pandemic crisis (movement report, pp. 121 – 127)

    Arianna Tassinari, Riccardo Emilia Chesta and Lorenzo Cini
    Labour conflicts over health and safety in the Italian Covid19 crisis (movement report, pp. 128 – 138)

    T Sharkawi and N Ali
    Acts of whistleblowing: the case of collective claim making by healthcare workers in Egypt (movement report, pp. 139 – 163)

    Mallige Sirimane and Nisha Thapliyal
    Migrant labourers, Covid19 and working-class struggle in the time of pandemic: a report from Karnataka, India (movement report, pp. 164 – 181)
    Migrant and refugee struggles

    Johanna May Black, Sutapa Chattopadhyay and Riley Chisholm
    Solidarity in times of social distancing: migrants, mutual aid, and COVID-19 (movement report, pp. 182 – 193)

    Anitta Kynsilehto
    Doing migrant solidarity at the time of Covid-19 (movement report, pp. 194 – 198)

    Susan Thieme and Eda Elif Tibet
    New political upheavals and women alliances in solidarity beyond “lock down” in Switzerland at times of a global pandemic (movement report, pp. 199 – 207)

    Chiara Milan
    Refugee solidarity along the Western Balkans route: new challenges and a change of strategy in times of COVID-19 (movement report, pp. 208 – 212)

    Marco Perolini
    Abolish all camps in times of corona: the struggle against shared accommodation for refugees* in Berlin (movement report, pp. 213 – 224)
    Ecological activism

    Clara Thompson
    #FightEveryCrisis: Re-framing the climate movement in times of a pandemic (movement report, pp. 225 – 231)

    Susan Paulson
    Degrowth and feminisms ally to forge care-full paths beyond pandemic (movement report, pp. 232 – 246)

    Peterson Derolus [FR]
    Coronavirus, mouvements sociaux populaires anti-exploitation minier en Haïti (movement report, pp. 247 – 249)

    Silpa Satheesh
    The pandemic does not stop the pollution in River Periyar (movement report, pp. 250 – 257)

    Ashish Kothari
    Corona can’t save the planet, but we can, if we listen to ordinary people (movement report, pp. 258 – 265)
    Food sovereignty organising

    Dagmar Diesner
    Self-governance food system before and during the Covid-crisis on the example of CampiAperti, Bologna (movement report, pp. 266 – 273)

    URGENCI
    Community Supported Agriculture is a safe and resilient alternative to industrial agriculture in the time of Covid-19 (movement report, pp. 274 – 279)

    Jenny Gkougki
    Corona-crisis affects small Greek farmers who counterstrike with a nationwide social media campaign to unite producers and consumers on local level! (movement report, pp. 280 – 283)

    John Foran
    Eco Vista in the quintuple crisis (movement report, pp. 284 – 291)
    Solidarity and mutual aid

    Michael Zeller
    Karlsruhe’s “giving fences”: mobilisation for the needy in times of COVID-19 (movement report, pp. 292 – 303)

    Sergio Ruiz Cayuela
    Organising a solidarity kitchen: reflections from Cooperation Birmingham (movement report, pp. 304 – 309)

    Clinton Nichols
    On lockdown and locked out of the prison classroom: the prospects of post-secondary education for incarcerated persons during pandemic (movement report, pp. 310 – 316)

    Micha Fiedlschuster and Leon Rosa Reichle
    Solidarity forever? Performing mutual aid in Leipzig, Germany (movement report, pp. 317 – 325)
    Artistic and digital resistance

    Kerman Calvo and Ester Bejarano
    Music, solidarities and balconies in Spain (movement report, pp. 326 – 332)

    Neto Holanda and Valesca Lima [PT]
    Movimentos e ações político-culturais do Brasil em tempos de pandemia do Covid-19 (movement report, pp. 333 – 338)

    Margherita Massarenti
    How Covid-19 led to a #Rentstrike and what it can teach us about online organizing (movement report, pp. 339 – 346)

    Dounya
    Knowledge is power: virtual forms of everyday resistance and grassroots broadcasting in Iran (movement report, pp. 347 – 354)
    Imagining a new world

    Donatella della Porta
    How progressive social movements can save democracy in pandemic times (movement report, pp. 355 – 358)

    Jackie Smith
    Responding to coronavirus pandemic: human rights movement-building to transform global capitalism (movement report, pp. 359 – 366)

    Yariv Mohar
    Human rights amid Covid-19: from struggle to orchestration of tradeoffs (movement report, pp. 367 – 370)

    Julien Landry, Ann Marie Smith, Patience Agwenjang, Patricia Blankson Akakpo, Jagat Basnet, Bhumiraj Chapagain, Aklilu Gebremichael, Barbara Maigari and Namadi Saka,
    Social justice snapshots: governance adaptations, innovations and practitioner learning in a time of COVID-19 (movement report, pp. 371 – 382)

    Roger Spear, Gulcin Erdi, Marla A. Parker and Maria Anastasia
    Innovations in citizen response to crises: volunteerism and social mobilization during COVID-19 (movement report, pp. 383 – 391)

    Breno Bringel
    Covid-19 and the new global chaos (movement report, pp. 392 – 399)

    https://www.interfacejournal.net/interface-volume-12-issue-1

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