• Le gouvernement alerte les propriétaires : les maisons dans le Gard et la Haute-Marne pourraient perdre leur valeur immobilière
    https://www.journaldunet.com/economie/immobilier/1550601-hf1-departements-proprietaires-rga

    La menace est aussi discrète que dévastatrice. Le #retrait-gonflement des #argiles (#RGA) est un phénomène climatique qui frappe des millions d’#habitations à travers la #France, provoquant des #fissures si importantes que certains #logements deviennent inhabitables. Les #propriétaires impactés ne peuvent plus les vendre ni les louer.

    La faute au #réchauffement_climatique qui engendre tous les ans des #vagues de #sécheresse dans l’Hexagone. Lorsque les épisodes de #canicule surviennent, les #sols argileux se contractent, causant un #affaissement des #fondations des #bâtiments. Puis, quand les averses de l’automne reviennent, le sol se dilate et les fondations remontent. C’est là qu’apparaissent sur les murs des fissures spectaculaires.

  • #PestiRiv : une #étude pour mieux connaître l’exposition aux #pesticides des personnes vivant en zones viticoles et non-viticoles

    #Santé_publique France et l’Anses (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) réalisent l’étude Pestiriv pour mieux connaître l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes ou éloignées de toute culture.

    Quels sont les principaux résultats de l’étude ?

    Les résultats de l’étude montrent que :

    - Les #riverains des zones viticoles sont plus exposés aux pesticides appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture. Ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement. L’augmentation de l’#imprégnation_biologique en zones viticoles est observée à la fois chez les adultes et les enfants.
    - Les quantités de produits utilisés et la proximité des #habitations avec les vignes sont les deux principaux facteurs d’exposition.

    Ces résultats sont robustes pour les différents échantillons analysés (urines, cheveux, poussières, air ambiant, air intérieur) et cohérents avec ceux des quelques études réalisées sur d’autres cultures aux Etats-Unis (blé, soja) et aux Pays-Bas (fleurs).

    Cette exposition plus importante est due au transfert vers l’environnement des substances appliquées sur les vignes, qui est constaté pour la majorité des substances mesurées. Cette exposition concerne aussi bien des substances très spécifiques de la vigne (par exemple le #folpel ou le #métirame) que des substances qui le sont moins (par exemple le #glyphosate, le #fosétyl-aluminium, la #spiroxamine).

    Il est à noter que les faibles #pluies et les #températures élevées du printemps et de l’été 2022, période de l’étude, ont pu limiter les besoins de traitement. Les niveaux d’exposition en zones viticoles pourraient donc être plus élevés en cas de temps pluvieux.
    Pour certaines substances, aucune différence entre les deux groupes de population ou entre les deux périodes n’est observée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il existe d’autres sources d’exposition que les traitements agricoles (cas des #pyréthrinoïdes, qui sont des #insecticides utilisés pour des usages variés, ou encore du #cuivre) ou que l’utilisation de la substance sur les vignes a été faible dans la période étudiée (exemple du #tébuconazole).

    https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/pestiriv-une-etude-pour-mieux-connaitre-l-exposition-aux-pestici
    #vignobles #vignes #viticulture #rapport

    • "Cette agriculture tue les gens" : l’étude PestiRiv révèle ses résultats, les riverains des vignes surexposés aux pesticides

      Ce lundi 15 septembre étaient publiés les résultats très attendus de l’étude PestiRiv, portant sur l’exposition aux pesticides des populations situées à #proximité des zones viticoles. Sans surprise, les #riverains y sont fortement imprégnés de #produits_phytosanitaires et pose ainsi des questions de santé publique.

      C’est une étude nationale « inédite », d’une ampleur « sans précédent ». Lancée en 2021, l’étude PestiRiv, menée conjointement par Santé publique France et l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), visait à évaluer l’exposition aux pesticides des personnes vivant dans des zones proches des vignobles.

      Environ 4 % de la population française vit à moins de 200 mètres d’une vigne, soit en grande proximité, mais peu de données existaient à ce jour sur l’exposition de ces riverains. La vigne est en effet l’une des cultures en France où l’usage des produits phytopharmaceutiques est le plus important. Certains sont même spécifiques au milieu, comme le Folpel, un fongicide utilisé contre le mildiou.
      Des résultats sans surprise

      Après de longs mois d’une attente d’ailleurs dénoncée par plusieurs associations de défense de l’environnement, les résultats ont été publiés ce lundi 15 septembre. Et sans surprise, ils démontrent que les populations vivant à proximité des exploitations viticoles sont plus exposées aux pesticides que les autres, avec une plus grosse imprégnation pour les enfants de 3 à 6 ans.

      « Les niveaux de #contamination sont plus élevés en zone viticole, avec une augmentation comprise entre 15 et 45 % dans les urines, jusqu’à plus de 1 000 % dans les poussières et 12 fois plus dans l’air ambiant. » (Clémence Fillol, Responsable de l’unité Surveillance des expositions de Santé publique France)

      De plus, l’étude a aussi permis de montrer que l’exposition aux pesticides pour les riverains devenait encore plus importante lors de la période de traitement des vignes : par exemple, l’augmentation du niveau de contamination des urines peut atteindre 60 %, celle concernant les poussières peut aller jusqu’à 700 %.

      Mais une autorisation de mise sur le marché ne donne pas pour autant l’autorisation de consommer ces produits ! (Cyril Giraud, Relais en Gironde de l’association Générations Futures)

      Les autorités sanitaires soulignent tout de même que les quantités de pesticides retrouvées dans les analyses n’ont jamais dépassé les seuils fixés dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ces produits.

      Sur les 23 communes où l’air ambiant a été analysé (dont Pauillac en Gironde), du Folpel a été détecté dans 62 % des échantillons, pour une concentration moyenne de 2,29 nanogrammes par mètre cube, alors que la dose journalière autorisée est fixée à 0,1 milligramme (soit 100 000 ng) par kilogramme. « Si l’on retrouve un produit cancérogène ou mutagène dans les urines, on se doute bien qu’il a pu faire des dégâts », détaille Cyril Giraud.
      Près de 3 000 participants

      Pour pallier ce manque de données, 265 sites, répartis dans six régions viticoles dont la Nouvelle-Aquitaine, ont été analysés dans le cadre de PestiRiv.

      Le groupe « riverain » était constitué d’individus résidant à moins de 500 mètres d’une vigne et plus d’1 kilomètre de toute autre culture. Le groupe de comparaison, éloigné de toute culture, comprenait des habitations à 1 km d’une culture quelconque et à 5 km d’une vigne.

      Deux périodes ont été sélectionnées pour l’étude : d’abord entre octobre et février 2022, puis entre mars et août 2022, soit pendant la période de traitement des vignes

      Au total, 56 substances ont été mesurées dans l’air et les poussières à l’intérieur des habitations, ainsi que dans l’urine et les cheveux des participants des deux groupes. Près de 2 000 adultes et 750 enfants ont participé à cette étude, avec « une forte implication » et des « questionnaires extrêmement complets » à remplir.

      Les pratiques agricoles directement visées

      Le lien semble donc directement établi entre l’épandage de pesticides dans une exploitation viticole et sa présence chez les riverains. « L’analyse de l’ensemble de ces données amène à conclure que le facteur qui influence le plus l’exposition des populations est les pratiques agricoles, poursuit Ohri Yamada, chef de l’unité Phytopharmacovigilance de l’Anses. Car l’exposition augmente aussi avec les quantités de pesticides utilisées et la distance diminuée entre le logement et les vignes. »

      D’autres facteurs peuvent aussi contribuer à l’augmentation de l’exposition, comme le fait de passer du temps à l’extérieur ou d’aérer longtemps son logement, d’autant plus en période d’épandage. Et si l’étude PestiRiv est saluée comme une confirmation officielle d’une contamination des populations que les associations dénonçaient depuis des années, elle est aussi vue comme le symbole d’un immobilisme. « Le problème des études comme ça, c’est que c’est aussi un prétexte pour ne rien faire », souligne Cyril Giraud.

      PestiRiv ne dit en effet rien des risques sanitaires qui pèsent sur les populations exposées aux produits phytosanitaires, mais se borne à dresser un constat. « Une étude doit aller d’un diagnostic à un plan d’action. Si c’est pour dire à la fin qu’il peut y avoir un lien de cause à effet mais que ce n’est pas avéré, c’est dommage de pondre ça », fustige Thomas Filliatre, maire de Preignac (Gironde), où se trouvent plusieurs vignes.

      "La France fait tout pour éviter de voir l’évidence : cette agriculture tue les gens. (Cyril Giraud, Relais en Gironde de l’association Générations Futures)

      « Il faut arrêter de demander des études et des études et des études, c’est une fuite en avant pour ne pas demander de vraies mesures, poursuit Cyril Giraud. Cela fait longtemps qu’on sait que ces produits sont toxiques, ils sont faits pour ça ! »
      Accompagner le monde agricole

      Là où les recommandations de Santé publique France et de l’Anses se bornent à « limiter l’utilisation de produits phytosanitaires au strict nécessaire, avec une mise en œuvre ambitieuse de la stratégie nationale Ecophyto 2030 », les associations de défense de l’environnement, comme Générations Futures, demandent à l’État d’aller plus loin.

      « Il faut interdire ces produits, et accompagner le monde agricole dans des pratiques plus respectueuses » pour l’environnement et la santé, appuie Cyril Giraud. Par la voix de son porte-parole François Veillerette, Générations Futures demande aussi « l’accès aux registres d’épandages des agriculteurs, car il est aujourd’hui ahurissant que ces registres ne soient pas accessibles dans l’intérêt des populations et de la science ».

      Les riverains des zones viticoles ne sont sans doute pas les seuls concernés : tous les habitants à proximité de cultures sur lesquels des pesticides sont répandus sont susceptibles d’être surexposés à des substances chimiques, potentiellement dangereuses pour la santé. « L’étude PestiRiv ouvre des pistes, mais n’est pas une fin en soi », prévenait en préambule Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France, lors de la restitution des résultats. La recherche et les pouvoirs publics doivent maintenant s’emparer du problème.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/cette-agriculture-tue-les-gens-l-etude-pestiriv-revele-se

    • Dans les zones viticoles, des populations plus exposées aux pesticides

      L’étude PestiRiv, menée par l’Anses et Santé publique France, a été rendue publique lundi 15 septembre après quatre ans de recherches. Elle met en évidence les pesticides auxquels sont exposés les riverains des zones viticoles.

      DesDes populations plus exposées aux pesticides que la moyenne, et particulièrement aux fongicides, ces produits qui s’attaquent aux champignons : si l’on habite en zone viticole, on a plus de probabilité de respirer, d’avaler, d’être en contact avec les molécules des produits phytosanitaires épandus dans les parcelles.

      C’est ce que conclut PestiRiv, l’étude rendue publique lundi 15 septembre par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (l’Anses) et Santé publique France. Un résultat suffisamment solide, établi après quatre années de recherches à l’échelle de la France métropolitaine, pour que les deux institutions, dans leurs recommandations, incitent « en priorité à réduire l’utilisation de pesticides » en agriculture.

      L’étude, une première en France, se base sur des échantillons d’urine et de cheveux, mais aussi de poussières, d’air ambiant et d’aliments de potagers privés, ainsi que sur de longs questionnaires soumis aux participant·es. Constituée de trois tomes et de copieuses annexes, longue de plus de 2 500 pages au total, l’étude s’est longtemps fait attendre. Au début de l’été, l’ONG Générations futures, qui milite contre les pesticides, avait déposé un recours, dénonçant un blocage de l’État pendant les débats sur la loi Duplomb.

      Car PestiRiv a officiellement été impulsée par la Direction générale de la santé il y a déjà neuf ans, à la suite d’une alerte lancée en 2012 à Preignac, en Gironde, où un cluster de cancers pédiatriques avait vu le jour. PestiRiv n’a démarré que fin 2021, une fois le protocole de recherche mis en place.

      Deux salves de collectes d’échantillons ont alors été réalisées : d’octobre 2021 à février 2022, saison pendant laquelle les traitements phytosanitaires sur les vignes sont moins fréquents, puis de mars à août 2022 (lorsque les traitements sont plus fréquents). Il aura donc fallu attendre encore quatre ans pour l’analyse des très nombreuses données et la restitution des résultats par l’Anses et Santé publique France.
      Les enfants plus imprégnés que les adultes

      Principal enseignement, donc : les populations riveraines des zones viticoles – c’est-à-dire, selon la définition de l’étude, habitant à moins de 500 mètres d’une parcelle de vignes et à plus de 1 000 mètres d’une autre culture – sont bien plus exposées que les personnes n’habitant pas dans ces espaces – c’est-à-dire résidant à plus de 500 mètres d’une parcelle viticole.

      PestiRiv, qui a suivi au total 3 350 personnes tirées au sort dans six régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie), montre en outre que les enfants sont plus imprégnés que les adultes, en se basant sur deux groupes d’étude : l’un constitué par la population adulte âgée de 18 à 79 ans, l’autre par des enfants âgés de 3 à 17 ans.

      Au total, 56 produits phytosanitaires différents étaient recherchés, selon une liste établie en amont des relevés : des herbicides comme le glyphosate ; des insecticides, dont des néonicotinoïdes, aujourd’hui interdits, mais aussi des pyréthrinoïdes, dont le spectre d’action est très large ; et des fongicides, parmi lesquels certains, comme le soufre et le cuivre, sont autorisés en agriculture biologique.

      Le résultat, à première vue, n’est guère surprenant : la viticulture est, en France, le secteur le plus consommateur de pesticides après l’arboriculture, production de pommes en tête. Selon les dernières données du ministère de l’agriculture à ce sujet, qui datent de 2019, 18 traitements phytosanitaires sont appliqués en moyenne chaque année sur les parcelles de vignes.

      Mais le résultat est implacable. Les douze substances recherchées dans les urines des enfants et des adultes riverains des zones viticoles, par exemple, se retrouvent dans la quasi-totalité des échantillons. Et dans la moitié des échantillons des poussières des foyers riverains, on trouve 25 des 48 substances recherchées.

      Par comparaison avec la population témoin, qui ne réside pas à proximité d’une parcelle de vignes, le niveau de contamination dans les urines augmente ainsi de 15 à 45 %. Il est multiplié par douze dans l’air ambiant extérieur, et par cent dans les poussières des logements.
      Des substances dans l’air ambiant

      L’étude relève en outre une imprégnation (autrement dit une présence dans les urines et les cheveux) encore plus élevée chez les jeunes enfants, entre 3 et 6 ans. « Ceci est dû au fait qu’ils ont beaucoup plus de contacts avec le sol, et de contacts main-bouche », a expliqué Clémence Fillol, responsable de l’unité surveillance des expositions à Santé publique France, à l’occasion de la présentation de l’étude à la presse en visoconférence, lundi matin.

      « Retrouver dans l’alimentation ou les échantillons d’air et de poussière des substances introduites dans un environnement proche n’est pas surprenant, a reconnu Matthieu Schuler, directeur général délégué, à l’Anses, du pôle sciences pour l’expertise. Mais nos résultats permettent d’affiner : on voit que les substances sont encore plus présentes dans l’air ambiant que dans les aliments, et que certaines sont plus présentes que d’autres. Ce sont des enseignements riches qui nous permettront d’aller vite en cas d’événement sanitaire. » Autrement dit, en cas d’apparition d’un nouveau cluster, par exemple.

      « Cela donne une photographie très précise de l’exposition des personnes, a insisté Benoît Vallet, directeur général de l’Anses. Ce sont des données extrêmement solides, cela offre une transparence qui peut être bénéfique pour la profession agricole comme pour les riverains qui appelaient cela de leurs vœux. Ce sont de nouveaux éléments, tout à fait différents de Géocap Agri », qui renseignait sur le lien entre distance du lieu de résidence et probabilité d’apparition de leucémie.

      Une source d’information précieuse pour les populations concernées. Vivre à côté de vignes expose donc à des substances potentiellement toxiques.
      Des cocktails de molécules

      Prenons par exemple le glyphosate. On le retrouve dans 87 % des échantillons d’air ambiant des zones viticoles prélevés pour l’étude. Ou encore le folpel, un fongicide caractéristique de la culture de vignes, inconnu du grand public mais dans le viseur des associations environnementales, considéré comme toxique pour la reproduction et classé cancérogène de type 2 par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Il est présent dans près de 63 % des mêmes échantillons. Le cuivre et le soufre, tous deux autorisés en agriculture biologique, se retrouvent quant à eux dans l’ensemble de ces échantillons.

      Deux familles de fongicides mal évaluées par la toxicologie règlementaire (c’est-à-dire par les études requises pour l’autorisation des produits) se rencontrent dans les échantillons : les SDHI et les strobilurines, qui s’attaquent à la respiration cellulaire. Parmi les premiers, notons le boscalid, une molécule identifiée par les scientifiques comme perturbateur endocrinien et possible cancérogène. Parmi les seconds apparaît notamment, en quantité importante dans les urines et cheveux, la trifloxystrobine.

      « Il est préoccupant d’avoir une combinaison d’autant de molécules », souligne auprès de Mediapart Sylvie Bortoli, ingénieure de recherche à Paris-Cité. Pour cette toxicologue qui n’a pas pris part à PestiRiv, « l’étude révèle un cocktail de substances auxquelles les riverains sont exposés simultanément. C’est problématique car les effets toxiques peuvent se combiner, et c’est quelque chose qui n’est pas évalué en toxicologie réglementaire ». Particulièrement inquiétante est l’imprégnation des enfants : chez un tiers d’entre eux, plus de deux pesticides sont retrouvés dans les cheveux et les urines, « alors qu’ils sont plus vulnérables aux effets toxiques car leur système de détoxication n’est pas mature ».

      De manière logique là aussi, l’étude met en évidence une exposition plus importante pendant la saison de traitement à haute dose des vignes. Conclusion : « Le facteur qui influence le plus l’exposition aux pesticides en milieu viticole, ce sont les pratiques agricoles, a indiqué Ohri Yamada, chef de l’unité phytopharmacovigilance de l’Anses, pendant la présentation à la presse. Quand la quantité de pesticides s’accroît et quand la distance entre le logement et la parcelle diminue, l’exposition des gens aux produits augmente. Elle augmente aussi avec la durée d’aération du logement, et avec le temps que passent les gens à l’extérieur. »

      Incluses dans l’étude, les recommandations des deux institutions sont sans appel. « Pour nous, Anses et Santé publique France, la priorité est de limiter les produits phytosanitaires au strict nécessaire dans le cadre de la stratégie Écophyto 2030, synthétise Matthieu Schuler. C’est le plus important et c’est sur ce levier-là qu’on peut le plus agir. » Les autres recommandations n’arrivent qu’au second plan : informer les habitant·es, les encourager à des mesures comme le fait d’étendre son linge à l’intérieur du logement en période d’épandage, agir prioritairement auprès des personnes qui vivent le plus près des parcelles… Mais « la prévention de l’exposition des riverains ne doit pas reposer uniquement sur des mesures individuelles », précise l’étude.

      Sollicitée par Mediapart, la toxicologue Laurence Huc n’est « pas du tout » étonnée par les conclusions de PestiRiv. « Ce sont des choses connues par ailleurs, à croire que l’on réinvente l’eau chaude, souligne cette experte de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Certes, cette étude a le mérite d’exister et a été réalisée sérieusement. Mais la Californie a fait ce genre de travail il y a déjà quarante ans… et elle peut aujourd’hui faire le lien avec les registres, accessibles, de plusieurs types de maladies. »

      De fait, la photographie reste incomplète : les deux institutions n’ont pas eu accès aux données réelles d’utilisation des produits phytosanitaires, ce qui leur aurait permis d’être encore plus précises dans l’analyse. Il reste également à étudier l’impact précis de chacune des substances autorisées sur la population. Aucune interdiction de produit n’est à attendre dans l’immédiat : l’Anses ne prévoit pas de revenir sur les autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits relevés au cours de PestiRiv.

      https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/150925/dans-les-zones-viticoles-des-populations-plus-exposees-aux-pesticides

  • Abitare illegale

    Tra Europa e Stati Uniti un viaggio nelle più differenti esperienze abitative, dalle case occupate italiane ai wagenplatz in Germania, dai villaggi rom e sinti del nord Italia, ai pueblos ocupados in Spagna. Ma non solo: ecovillaggi e comuni, slum urbani e baraccopoli, autocostruzioni e tendopoli. Una ricerca che decostruirà le certezze sull’abitare del così detto primo mondo, scritta con la passione dell’attivista e il rigore dello studioso.

    https://milieuedizioni.it/product/abitare-illegale

    #habitations #illégalité #marginalité #habité #habiter #maisons #Europe #USA #Etats-Unis #livre #marges

  • Intempéries dans le Var : « Ce ne sont pas des images de guerre, mais de bêtises urbanistiques »

    Alors que des #pluies_torrentielles ont causé mardi 20 mai la mort de trois personnes dans le Var, l’urbaniste Amandine Richaud-Crambes estime que ces #événements_extrêmes dévoilent les lacunes en matière d’#adaptation du pays ainsi qu’une perte de mémoire du risque naturel.

    Près de 250 millimètres (mm) d’#eau tombés en une heure. Le 20 mai, #Le_Lavandou, station balnéaire varoise, a été frappé par des pluies torrentielles à la suite d’un violent épisode orageux. Les #précipitations dans le département ont provoqué des #inondations puissantes qui ont conduit à la destruction d’#infrastructures publiques – station d’épuration, ponts, routes – ainsi qu’à la mort de trois octogénaires, dont les corps ont été retrouvés au Lavandou et à Vidauban.

    Le pourtour méditerranéen est devenu une des régions mondiales les plus touchées par le réchauffement planétaire, comme l’a précisé le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Les scientifiques estiment que ce bassin océanique se réchauffe 20 % plus vite que le reste du globe.

    Urbaniste et ingénieure en environnement, Amandine Richaud-Crambes, experte des #risques_naturels en région méditerranéenne, revient sur cet événement extrême qui a frappé le Var. Elle rappelle les dangers de l’#artificialisation_des_sols à tous crins, la nécessaire adaptation au réchauffement planétaire et les besoins d’inculquer une culture de la #prévention_des_risques à l’heure du #chaos_climatique.

    Mediapart : L’épisode orageux violent qui a frappé le 20 mai Le Lavandou est-il un phénomène exceptionnel ?

    Amandine Richaud-Crambes : Ce n’est pas un événement rare. Le problème est qu’il n’est pas normal que ce type de phénomène se déroule au printemps. Les épisodes méditerranéens sont très fréquents, surtout sur cette partie du Var. Et, malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’il y a des morts à la suite d’intempéries aussi violentes.

    Sauf que ces événements catastrophiques sont accentués par deux facteurs. Tout d’abord, le changement climatique : habituellement, les épisodes méditerranéens se déroulent en automne et jusqu’à décembre. Mais à cause de chaleurs printanières anormales, la mer Méditerranée se réchauffe déjà, ce qui conduit à des dépressions météorologiques et donc à des précipitations importantes. À cela s’ajoutent des températures au sol très chaudes sur le littoral du Var, intensifiant la violence de l’épisode orageux.

    Le Lavandou a enregistré près de 250 mm de précipitations en une heure.

    C’est ce qui se passe normalement pour un épisode méditerranéen. Ce sont d’énormes volumes d’eau qui peuvent tomber entre une heure et vingt-quatre heures. Dans la région, on a observé encore cet hiver des épisodes méditerranéens de cette envergure-là.

    Concernant Le Lavandou, on se retrouve donc sur un territoire où il a fait très chaud mais aussi avec une commune qui a dans son dos le massif des Maures, qui va bloquer les nuages – un peu comme durant ce qu’on appelle les #épisodes_cévenols. C’est pour cela que les #orages et les pluies intenses se sont concentrés à un endroit très précis.

    Et ce qui s’est passé, c’est qu’un des #cours_d’eau locaux qui va jusqu’au Lavandou, la #Môle, est très urbanisé, très canalisé, comme presque toutes les #rivières en France. Particulièrement artificialisées, elles représentent ce qu’on appelle des #lits_secondaires qui originellement jouaient le rôle de #bassins_de_débordement des eaux.

    En conséquence, non seulement l’#urbanisation de ces rivières empêche l’#infiltration des pluies dans les sols, mais accélère aussi les flux d’eau. Associé à la #topographie du Lavandou, un événement pluvieux important devient alors très violent. Ces mêmes éléments – des précipitations fortes et stationnaires, une topographie particulière, l’artificialisation des rivières – ont été à l’origine des inondations meurtrières à Valence, en Espagne, à l’automne dernier.

    Les messages d’urgence type #FR-Alert qui ont été envoyés sur les téléphones portables de la population pour rappeler les consignes de sécurité sont-ils selon vous suffisants ?

    Les #systèmes_d’alerte qui existent actuellement sont multiples et déjà très efficaces. Il faut savoir les respecter. Une #alerte orange avait été émise pour le Var, ce qui appelle déjà à de nombreuses mesures de prévention. Et les services de l’État, la sécurité civile, les pompiers étaient prêts à intervenir.

    Mais il faut avoir en tête que, dès que l’alerte est orange, on ne va pas chercher sa voiture, on ne sort pas, on évite les zones à risque. C’est là que nous avons un souci, parce que malheureusement un couple est mort au Lavandou parce qu’ils sont sortis de leur appartement inondé, non loin du bassin de crue. Le troisième décès est celui d’une femme à Vidauban qui était dans son véhicule durant les pluies. 90 % des morts durant ces catastrophes sont dues à des #erreurs_humaines de non-prise en compte du #risque. Nos systèmes d’alerte sont bons, ce qu’il manque aujourd’hui c’est travailler toujours plus sur la #prévention.

    Le Var, un département où les habitants sont habitués aux grosses inondations, attire par ailleurs des personnes pas forcément originaires de la région qui ont moins cette histoire et cette mémoire du risque. Les élus locaux ont tout de suite qualifié les dégâts provoqués par les orages d’« images de guerre », mais ce sont des images de bêtises urbanistiques, de changement climatique.

    Le réchauffement planétaire nous rappelle ici qu’il faut désormais privilégier l’#habitation et l’#adaptation, plutôt que le #tourisme et l’#économie à tout-va.

    L’#adaptation_urbanistique pourra-t-elle répondre aux impacts du changement climatique, qui ne cesse de s’intensifier ?

    L’urbanisme ne peut pas tout régler face au #climat, mais rappelons qu’aujourd’hui, nous ne faisons quasiment pas d’adaptation. Les quelques nouveaux #aménagements_urbains réalisés avec des systèmes d’infiltration des eaux ne vont pas du jour au lendemain changer trois décennies de #bétonisation des sols.

    Aujourd’hui, 80 % du territoire français est artificialisé. Alors l’urbanisme ne peut pas tout, mais l’urbanisme peut encore beaucoup. Et malheureusement, avec le changement climatique, dans les endroits peu bétonnés, on se retrouve par exemple dans le sud de la France avec des #sols déjà très secs qui absorbent mal les eaux.

    À l’échelle d’une mairie ou même d’une communauté de communes, pour s’adapter aux événements climatiques extrêmes, faut-il réviser chaque #plan_local_d’urbanisme (#PLU) ?

    Il faut certainement les réviser à l’aune du changement climatique, parce que nombre de PLU datent déjà de plusieurs années. Très peu de ces plans d’aménagement urbain intègrent l’adaptation, notamment dans le sud.

    Le maire de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) m’a assuré encore l’hiver dernier qu’on ne peut pas à la fois demander à construire des logements sociaux, de faire du « zéro artificialisation nette » tout en réduisant les risques naturels. C’est faux. Il faut que certaines zones soient plus constructibles. Mais aussi déplacer, et c’est très dur, les populations qui habitent dans des zones à risque. Ou encore, désendiguer les bassins de rivière, c’est-à-dire relaisser de la place à la nature. Toutes ces mesures difficiles sont possibles à déployer avec le PLU.

    En attendant, nombre d’élus bataillent pour détricoter voire supprimer la loi « #zéro_artificialisation_nette ». Mais en tant qu’experte des #risques_naturels en Méditerranée, et venant du Sud, où j’ai grandi avec ces risques inondation, je vois l’artificialisation s’aggraver et surtout, une perte de #mémoire du risque.

    Nous oublions les grandes crues qui se sont déroulées il y a vingt voire cinquante ans, et nous pensons que ça ne va plus revenir. Mais le changement climatique nous rappelle aujourd’hui à la réalité naturelle de nos territoires.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/220525/intemperies-dans-le-var-ce-ne-sont-pas-des-images-de-guerre-mais-de-betise
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #intempéries #changement_climatique #pluie #oubli #ressources_pédagogiques

  • Steigende Mieten in Berlin : Schlechte Zeit für Wohnungssuche
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1180630.ibb-wohnungsmarktbericht-steigende-mieten-in-berlin-schlechte-zei

    Les loyers berlinois se rapprochent du niveau parisien. Pour de nouveaux contrats
    les propriétaires demandent le double du loyer moyen actuel.

    11.3.2024 von Moritz Lang -;Die Lage für Berliner Mieter*innen verschlechtert sich drastisch: Die Angebotsmieten sind 2023 um gut 21 Prozent gegenüber dem Vorjahr auf durchschnittlich rund 14 Euro pro Quadratmeter Netto-Kaltmiete gestiegen, im Neubau muss man mit fast 20 Euro rechnen. In der Innenstadt werden meist 18 Euro und mehr verlangt. Die Angebotsmieten sind gegenüber 2014 um knapp 70 Prozent gestiegen – damit lässt Berlin selbst Städte wie München hinter sich.

    »Das ist der stärkste Anstieg, seit wir dieses Monitoring machen«, sagt der Volkswirt Arnt von Bodelschwingh von der Regiokontext GmbH bei der Vorstellung des IBB-Wohnungsmarktberichts 2023 am Montag. Für den jährlichen Bericht der Investitionsbank Berlin (IBB) werden die Daten einschlägiger Immobilienportale ausgewertet. Man verzeichne einen deutlichen Rückgang an Wohnungsinseraten, heißt es im Bericht. Angebote seien im Schnitt nur noch eine Woche online, Wohnungen in guter Lage oder zu bezahlbaren Preisen würden teils schon nach wenigen Stunden wieder offline genommen.

    Entspannung ist nicht in Sicht: Es treffen Rekordzahlen beim Bevölkerungswachstum auf eine schlechte Lage in der Bauwirtschaft. 2023 wuchs die Bevölkerung Berlins um knapp 78 000 Personen, einen Großteil machen Geflüchtete aus der Ukraine aus. Auch die Altersstruktur der Zugezogenen hat sich verbreitert: Bis auf die Altersgruppe 65 Jahre und älter verzeichnen alle Altersklassen mehr Zu- als Wegzug – in den vergangenen Jahren war lediglich die Gruppe der 18- bis 29-Jährigen gewachsen. »Das sind andere Wohnbedarfe als nur für zuströmende junge Menschen«, sagt Bodelschwingh.

    Zugleich wurden 2022 erstmals seit 2005 wieder weniger Wohnungen neu genehmigt als fertiggestellt. Vor allem private Bauherr*innen haben nachgelassen. »Die Landeseigenen lassen sich vom schwierigen Umfeld von hohen Baukosten und Fachkräftemangel nicht beeindrucken«, sagt der Volkswirt.

    Trotz leichtem Anstieg wurden weniger als 20 000 Wohnungen fertiggestellt. Dadurch schrumpft langsam der Bauüberhang von gut 60 000 genehmigten und noch nicht fertiggestellten Wohnungen. Für Unsicherheit am Markt sorgt eine immer längere Zeitspanne von Genehmigung bis Fertigstellung. Betrug diese vor zehn Jahren noch durchschnittlich 17 Monate, sind es nun 28.

    »Ein deutscher Mietvertrag ist ein Wertpapier«, sagt Bodelschwingh. Denn besonders krass fällt in Berlin der Unterschied zwischen Angebots- und Bestandsmieten aus: Bei Neuvermietung werden fast doppelt so hohe Mieten verlangt wie die durchschnittliche ortsübliche Vergleichsmiete.

    »Uns fehlen Wohnungen, nicht unbedingt Wohnfläche«, so Bodelschwingh. Durch die viel höheren Angebotsmieten bleiben Mieter*innen teils in unnötig großen Wohnungen, das mache eine effizientere Verteilung schwierig. »Wenn es uns gelingt, der älteren Person ein geeignetes Angebot im gleichen Umfeld zu bieten, wäre das Wohnungsproblem kleiner.«

    Diese Umstände will Bausenator Gaebler (SPD) nicht sehen, für ihn sind hohe Mieten nur ein nebensächliches Problem. Er sieht keine Mittel, um die Mieten in Berlin zu begrenzen. »Selbst wenn wir Begrenzung hätten, sorgt das nicht dafür, dass es mehr Wohnungen gibt«, sagt er am Montag bei der Vorstellung des Berichts.

    Das alte Mantra der SPD will sich der Berliner Mieterverein (BMV) nicht anhören. Es müsse regulierend in den Wohnungsbau eingegriffen werden, um vorzugeben, was gebaut wird – sonst würden fast ausschließlich hochpreisige Wohnungen entstehen, die Rendite abwerfen.

    Aufgrund der gestiegenen Dauer bis zur Fertigstellung müsse Berlin die im Baugesetzbuch verankerte Möglichkeit nutzen, sozialen Wohnungsbau auch außerhalb von Bebauungsplänen planerisch festzusetzen. Außerdem müssten eine stärkere Kontrolle und Durchsetzung der Mietpreisbremse und besserer Schutz vor Zweckentfremdung angegangen werden.

    Ein Umzug könne zurzeit zur Armutsfalle werden. »Wir befürchten, dass diese Geschäftsmodelle mit hohen Gewinnspannen der Stadt die Wohnungen wegnehmen«, warnt Ulrike Hamann-Onnertz, Geschäftsführerin des BMV.

    #Berlin #immobilier #habitation #loyers #inflation

  • La logique intenable du développement des territoires - La Grappe
    https://lagrappe.info/spip.php?article454

    De fait en métropole, personne ne s’occupe de l’entretient de son environnement : jardin ou espaces extérieurs, bâti, point d’eau, mangeoires, ..., car ce n’est pas l’affaire de celui qui loge là, ce n’est pas son « job » dirait-on, certains sont payés pour cela. Or ceci est symptomatique du fait que personne ne se sent responsable de prendre soin, comme partie intégrante, de son milieu : on ne tisse plus de relations avec l’environnement, car nous n’en faisons pas partie, nous ne sommes que des passagers dépossédés. Personne n’habite en métropole, les métropolitains ne font qu’y loger.

    #urbanisme #métropole #métropolisation #urban_matters #habitation #logement #grands_projets

    • Et cela ne se joue pas que dans les métropoles.
      En Hautes Corbières, la dépossession du territoire, l’espace dans lequel on vit toutes, a été planifiée et est effective depuis 20 ans : fermeture de la poste, suppression des bennes où l’on pouvait récupérer des objets déposés, mise sous la coupe de Véolia de la distribution de l’eau dans les villages, fermeture des petites écoles qui maintenaient le lien inter habitants (vieux et enfants), découpage avec tracé à la règle des espaces agricoles ou non agricoles, ou des parcs naturels etc. Tout cela a été fait sans aucune concertation, ou des simulacres de démocratie participative et imposé à la population « pour son bien ».
      La conséquence que j’ai observé dans un petit village de ces Hautes Corbières c’est la soumission résigné et accepté à un mode de vie régit par d’autres et par des idéaux modernistes obsolètes comme celui du tout voiture : destruction de patrimoine comme celui de « la maison du pauvre* » ou des murs de 300 ans au profit de parkings au centre du village et de bitumage, alors que les espaces de jeux des petits enfants sont mis à l’extérieur du village.
      Un exemple récent de comportement induit par cette dépossession constante, un samedi, un camion a laissé tomber des gravats sur la route sinueuse des corbières, mais personne ne va s’arrêter pour les enlever et éviter un accident à celleux qui rentreront de nuit parce que c’est à la DDE de le faire …

      *La maison du pauvre nommait une petite maison construite pour permettre aux brassiers ou aux vagabonds de se loger.

    • Sans vouloir contester le fond du propos, sur l’absence d’implication dans l’entretien des espaces communs/partagés dans les métropoles (ou ailleurs) et la dépossession qu’elle traduit, il faut noter que les jardins privés des maisons individuelles sont au contraire très largement appropriés et entretenus. C’est d’ailleurs un argument mis en avant par ceux qui souhaitent relativiser le cout écologique et social de la périurbanisation. Voir par ex Eric Charmes dans « L’écologie politique contre les métropoles  ? », La Vie des idées : https://laviedesidees.fr/L-ecologie-politique-contre-les-metropoles

    • il faut noter que les jardins privés des maisons individuelles sont au contraire très largement appropriés et entretenus.

      C’est vrai mais après cela dépend ce qu’on entend par « entretenus », car pour beaucoup il s’agit encore trop souvent d’avoir un « jardin » qui ressemble au mieux à un terrain de golf et au pire à un décor de magazine (en minéralisant le tout avec graviers, pierres ou même bitume..., avec un coin d’herbe pour faire joli). Par chez moi le truc typique c’est l’étendue de pelouse et un arbre/arbuste au milieu.

    • ça n’ira pas aussi vite que les modes vestimentaires mais ça peut changer, y compris parce que même des municipalités réacs ont pu parfois abandonner les pesticides pour leurs plantations (trop souvent renouvelées à grand frais, les annuelles servant à se médailler « ville fleurie ») et leur donner une allure plus « anglaise », plus libre, allant jusqu’à utiliser des graminées

      #végétation #végétalisation #jardins

  • Présentation de la foncière citoyenne Communs
    https://topophile.net/rendez-vous/presentation-de-la-fonciere-citoyenne-communs

    Réunion de présentation du projet de foncière citoyenne ’Communs’. Ce projet vise à construire un nouvel acteur de l’immobilier coopératif et solidaire pour permettre une réappropriation citoyenne des questions immobilières. Aujourd’hui, le foncier et l’immobilier sont devenus des produits financiers. Les logements à Paris et dans les grandes métropoles sont inabordables pour la plupart des... Voir l’article

  • Reconstruire des communs : pour une foncière citoyenne
    https://topophile.net/savoir/reconstruire-des-communs-pour-une-fonciere-citoyenne

    « À vendre les habitations et les migrations, sports, féeries et conforts parfaits » — Arthur Rimbaud, « Soldes », Les Illuminations, 1873-1875. Le marché de l’immobilier se porte bien, les agences annoncent chaque année de nouveaux records de transactions. Les salons professionnels MIPIM et SIMI se félicitent du « retour des investisseurs », fonds et brokers... Voir l’article

  • La clim écolo a été inventée il y a 3.000 ans | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/214317/rester-au-frais-la-mode-perse-attrape-vent-badgir-rechauffement-climatique-hau

    À Yazd, dans le désert iranien, de nombreux bâtiments sont surplombés par de petites cheminées bien différentes de celles que nous connaissons. De toutes formes et tailles, ces tourelles sont des bâdgirs ou attrape-vents, une forme de climatisation écologique très efficace et adaptée au climat aride.

    Un temps remplacées par des systèmes modernes de ventilation et climatisation, ces tours attrape-vents sont aujourd’hui davantage étudiées par les architectes et ingénieurs en recherche de solutions pour nous garder au frais avec la hausse globale des températures.

    Ne nécessitant ni électricité, ni énergie, la technologie paraît presque miraculeuse quand on sait qu’en moyenne, l’utilisation de l’air conditionné et de ventilateurs représente environ 10% de la consommation d’électricité dans le monde.

    Comment fonctionnent ces tours ? D’abord, le vent s’engouffre à la verticale par les ouvertures de la tour, il descend ensuite naturellement à travers le conduit de la cheminée jusqu’à la partie la plus basse du bâtiment et la plus fraîche. L’air chaud, plus léger, remonte et emprunte un deuxième conduit de la cheminée dans le sens inverse –rafraichissant au passage l’#habitation. Parfois, on complète ce système avec un bassin d’eau ou une fontaine située à la base de la tour qui va permettre de baisser davantage la température de l’air. Le dimensionnement des #bâdgirs dépend de la taille du bâtiment et de son volume intérieur.

    #ventilation #aération

  • Ile-de-France : un rapport mesure l’emprise de la location touristique au détriment du logement des Franciliens
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/27/ile-de-france-un-rapport-mesure-l-emprise-de-la-location-touristique-au-detr

    A Paris, les efforts de création de nouveaux logements sont anéantis par le développement des locations de type Airbnb.

    Les chiffres inédits, publiés jeudi 27 mai, par l’Institut Paris Région, établissent de façon indiscutable ce que les plates-formes de locations saisonnières de type Airbnb ont toujours nié : leur impact massif sur le basculement du parc parisien de résidences principales au profit des touristes et au détriment des habitants.

    A la demande de la région Ile-de-France, cet institut d’urbanisme a mesuré précisément cette offre dans toutes les communes en se basant sur deux banques de données, l’américaine AirDNA, concentrée sur Airbnb et Abritel-HomeAway, et la française Trackeet qui ausculte les annonces publiées sur douze sites, les deux leaders mais aussi Booking, TripAdvisor, Leboncoin, SeLoger, PAP… Trackeet montre, au passage, le poids écrasant d’Airbnb qui truste environ 80 % des annonces (76 % à Paris, 84 % en petite couronne), devant Abritel-HomeAway (11,5 %) ou Booking (7 %).

    L’étude confirme l’explosion spectaculaire, en quelques années, du phénomène de la location touristique à Paris et dans sa région. Entre 2011, date d’arrivée d’Airbnb en France, et 2019, avant la pandémie, l’offre est, en effet, passée de 20 000 à 88 000 appartements rien qu’à Paris – 120 000 pour la région entière.

    « Une offre illégale »
    Selon les auteurs, 29 % de ces logements sont loués plus de 120 jours par an, durée au-delà de laquelle la loi impose une autorisation et un changement d’usage – qui doit passer d’« habitation » à « commercial » – dans les communes qui ont adopté cette réglementation, telle Paris. Cette part des locations quasi professionnelles monte à 35 % dans les Hauts-de-Seine et 31 % dans le Val-de-Marne.

    Or, dit le rapport, « si l’on considère les difficultés auxquelles un bailleur doit faire face en théorie pour proposer une offre légale de ce type dans la capitale, [puisqu’il doit] en particulier, compenser la surface d’habitation perdue, voire le double (…) dans les quartiers centraux, tout laisse donc à penser qu’une majorité de ces locations saisonnières parisiennes relèvent tout simplement d’une offre illégale. »

    #paywall

    • De 2011 à 2017, selon les chiffres du recensement Insee, la capitale a, certes, gagné 26 700 logements mais a, pour la première fois, perdu 23 900 résidences principales au profit de #résidences_secondaires ou occasionnelles qui ont, elles, crû de 50 600 unités dans la même période. L’étude estime que 40 % de la baisse du nombre de résidences principales est imputable à la location touristique qui capte, désormais, 6 % des logements parisiens, une proportion qui grimpe à 18 % dans le 2e arrondissement, 16 % dans le 3e, 13 % dans le 4e et plus de 9 % dans les 8e, 9e et 10e arrondissements.

      « La région Ile-de-France estime qu’il faut construire 70 000 logements par an pour accueillir les 50 000 nouveaux habitants et renouveler le parc, un chantier qui mobilise beaucoup de fonds publics mais, dans le même temps, ces efforts sont contrecarrés par l’hémorragie de logements existants vers la location touristique » , remarque Martin Omhovère, directeur du département habitat et société de l’Institut Paris Région.

      Un effet centrifuge

      Par un effet centrifuge, le phénomène Airbnb s’étend à l’Ile-de-France. De nombreuses communes des Hauts-de-Seine affichent des centaines d’annonces de location de plus de 120 jours par an : pas moins de 410 sur les 1 672 de Boulogne-Billancourt ; 161 sur 654 à Issy-les-Moulineaux ; 226 sur 874 à Courbevoie ; 169 sur 764 à Neuilly-sur-Seine…

      « Les réglementations, renforcées depuis la loi pour l’Accès au logement et à un urbanisme rénové [loi Alur du 24 mars 2014] puis la loi pour une République numérique [du 7 octobre 2016] et la loi pour l’Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique [loi Elan, du 23 novembre 2018], ont tenté de réguler ce far-west de la location de courte durée, analyse Emmanuel Trouillard, géographe et coauteur de l’étude. Mais, retardées par des recours judiciaires jusque devant la Cour européenne de justice, elles n’ont pas encore pu démontrer leur efficacité et leur impact reste incertain », juge-t-il.

      Outre Paris, dix-huit communes parmi les plus impactées ont instauré l’autorisation de changement d’usage et une télédéclaration obligatoire de meublé touristique, dont Boulogne-Billancourt, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine ou Versailles. « Là où ces dispositions ont été mises en place dès 2017 ou 2018, on constate une légère décrue du nombre total de locations saisonnières », rapporte l’étude.

      Des effets positifs

      La « airbnbisation » a, selon les auteurs, des effets positifs dans les communes qui manquent d’hébergements touristiques économiques, le prix moyen, par lit et par nuitée, étant de 46 euros. Autour de Disneyland-Paris (Marne-la-Vallée) où se pressent, chaque année, en temps normal, 18 millions de visiteurs, cette offre correspond aux besoins des familles. Versailles et son château attirent huit millions de visiteurs par an et la location touristique y complète la capacité d’hôtels locaux plutôt haut de gamme, comme à Auvers-sur-Oise (300 000 visiteurs par an), à Provins, à Fontainebleau (500 000 visiteurs).

      Des appartements à louer en courte ou moyenne durée ont aussi leur utilité près des hôpitaux, pour accueillir patients et familles, comme c’est le cas près de l’Hôpital américain, à Neuilly, ou de l’hôpital Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne).
      « Lors de grandes compétitions sportives, le nombre de locations touristiques est décuplé autour du lieu de l’événement, observe Marion Tillet, coautrice de l’étude en tant que géographe spécialiste du tourisme. A Guyancourt [Yvelines], la Ryder Cup de golf, par exemple, a, en septembre 2018, multiplié le nombre de ces locations, passé de 104 à 444. On peut s’attendre au même effet pour la Coupe du monde de rugby, en 2023, puis les Jeux olympiques et paralympiques, en 2024. »

      #immobilier #meublés #profytasion

  • Clusters of Candy-Colored Domes Designed for Communal Living Populate Iran’s Hormuz Island | Colossal
    https://www.thisiscolossal.com/2020/12/zav-architects-hormuz

    To build the candy-colored domes, ZAV Architects utilized the SuperAdobe process of renowned Iranian architect Nader Khalili, which involves stacking coils of wet earth, and trained local craftsman in the technique.


    #architecture #adobe #superadobe

  • L’#urbanisation du #Japon, le pays des #possibles, partie 2 : de nouvelles formes mises à l’essai.

    http://www.demainlaville.com/le-japon-le-pays-des-possibles
    Publié le 01/10/2014
    Vu le 07/06/2018

    Dans son article, Architecture by road nous présente les #innovations dans l’#architecture #japonaise d’abord par la #maison de monsieur #Moriyama « un monde blanc » et vert, une maison composée de multiples #volumes reliés par un tapis de pierres dessiné sur le sol et qui possède un #jardin. Plusieurs #foyers y cohabitent lorsque le #blogueur s’y rend et il se rend compte que le passage par l’extérieur est obligatoire pour circuler d’une pièce à une autre, la #nature possédant donc une place principale dans la vie des #habitants.

    Il rencontre ensuite #Sou #Fujimoto qui lui fait découvrir une maison dessinée par ses ateliers en 2010, complètement transparente sur une structure blanche et constituée d’une succession de plateaux donnant l’impression de « vivre à l’intérieur comme si vous viviez dans un arbre. » L’organisation des pièces de la maison dépend d’ailleurs de la #structure et non pas l’inverse. Ainsi, nous pouvons considérer que si ces #conditions d’#habitation sont acceptées, il est possible de penser l’#urbain par un nouveau prisme de #contraintes et de #possibilités.

  • Recension critique d’une brochure de Bouveresse sur le Progrès par @tranbert
    https://sniadecki.wordpress.com/2017/05/16/louart-progres

    Comme son titre l’indique, il s’agit donc d’une critique de l’idée de Progrès, et l’on y trouve des citations de quelques grands et moins grands critiques de cette doctrine laïque et obligatoire des sociétés capitalistes et industrielles.

    Et un détour par Polanyi et la contradiction entre « amélioration » et « habitation », venant d’un document du temps des enclosures qui disait :

    L’homme pauvre sera satisfait dans son but : l’Habitation ; et le gentilhomme ne sera pas entravé dans son désir : l’Amélioration.

    Mais

    Ce Progrès se réalise toujours depuis au détriment de « l’habitation », c’est-à-dire du fait de vivre dans un pays, une contrée, sur un bout de terre dont on tire les ressources de son existence et sa subsistance, que l’on cultive et aménage à sa convenance, où l’on trouve des habitants, des compagnons et des complices qui en font autant. Ou dans une ville, dans un quartier, où l’on partage la vie et les activités avec ceux vivants alentour. Bref, l’habitation consiste à construire un monde qui soit le nôtre. Et en fait seule l’habitation est source d’une véritable amélioration de notre condition humaine.

    […]

    J’entend déjà d’ici quelques sarcasmes : « En voilà un qui veut créer un mouvement pour l’immobilisme ! »

    Pourtant, si tant de gens vont prendre des vacances dans des pays exotiques, ou visitent les centres anciens des grandes villes, c’est bien parce que là subsiste encore quelques traces d’authentique habitation. Alors que partout alentour se multiplient les non-lieux : les mêmes supermarchés, les pavillons de banlieue identiques, les tours de bureau semblables, les zones industrielles, les élevages intensifs et les champs remplis de clones, etc. Le touriste fuit ces lieux de sa morne existence pour aller se faire prendre en photo dans les lieux habités qui subsistent. Ce faisant il participe à en chasser les habitants et à transformer leur antiques demeures en décor. Voyez ce qu’est devenue Venise, par exemple.

    L’habitation n’est pas l’immobilisme, c’est la condition pour peupler le monde et donner au voyage un véritable contenu de rencontre et de dépaysement.

    #Progrès #Jacques_Bouveresse #brochure #recension #Karl_Polanyi #critique_techno #enclosures #habitation #amélioration #innovation et @chezsoi du coup

  • La crise en Guyane découle de sa dépendance alimentaire
    https://reporterre.net/La-crise-en-Guyane-decoule-de-sa-dependance-alimentaire

    Cette dépendance alimentaire vis-à-vis de l’Hexagone existe en #Guyane depuis sa colonisation au XVIIe siècle, explique l’historien Serge Mam Lam Fouck, professeur émérite à l’université de la Guyane. « Au temps où les #peuples_amérindiens étaient maîtres de leur destin, avant que ne commence la #colonisation, les #sociétés amérindiennes étaient bien évidemment #autonomes sur le plan alimentaire. » C’était également le cas des sociétés d’#esclaves #marrons réfugiés en #forêt, dont les descendants composent aujourd’hui une part importante de la population de l’ouest de la Guyane.

    La culture sur #abattis-brûlis est fréquente.

    « Les premiers colons ont dû également assurer leurs besoins alimentaires, jusqu’au moment où la production de leurs #habitations a enclenché le processus de production spéculative, destinée à alimenter le #commerce colonial, ce qui a fait alors obstacle à l’avènement d’une production agricole endogène significative, explique Serge Mam Lam Fouck. Après l’abolition de l’esclavage, le système économique ne s’est pas modifié : la production d’#or a remplacé la production agricole des habitations, et l’on a commencé à importer les biens de #consommation, notamment les denrées alimentaires. »

    #alimentation #spéculation #foncier #terres #agriculture

  • #Épandages de #pesticides : les associations alertent sur l’opacité réglementaire - Localtis.info - Caisse des Dépôts
    http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271742458&cid=1250271740003&nl=1

    Distances minimales par rapport aux #habitations et #cours_d'eau, critère de la force et direction du vent, délais d’exposition minimaux, le futur texte est bien parti pour remettre plusieurs aspects à plat. Au cœur du dossier figure la taille des zones tampons - ou bandes de protection sans pesticide à proximité des cours d’eau. Leur largeur est d’au moins cinq mètres. Or le projet de nouvel arrêté introduit une dérogation pour qu’elle soit réduite à portion congrue (trois mètres) si le cours d’eau est discontinu et figure en traits pointillés sur les cartes IGN.
    « Ce qui ne se justifie pas ! Ces cours d’eau, même en pointillés car intermittents, sont des milieux naturels déjà fragilisés et souvent situés en tête de bassin versant », appuie-t-on chez Eau et Rivières de Bretagne. Dans une vingtaine de départements, les préfets ont d’ailleurs pris des arrêtés pour renforcer leur protection.

  • Insightful Photos Reveal How Differently People Live in Identical Apartments - My Modern Met
    http://www.mymodernmet.com/profiles/blogs/bogdan-girbovan-apartment-series

    Romanian photographer Bogdan Gîrbovan seeks inspiration that literally hits close to home. He currently lives on the 10th floor of a Bucharest apartment building, which was built in 1966 during communist times. To create widespread equality, many of these plain lodgings were constructed with identical apartments to prevent any individualistic forms of expression. In an e-mail, Gîrbovan describes them to us as “mere boxes” that don’t allow for social, cultural, or communicational happenings. Residents can only fulfill their basic needs in these single-room spaces that, according to the artist, “have absolutely no sense of beauty.”

    After looking around at his own apartment, the photographer wondered how those living below him inhabited their nine identical places. He then decided to conduct a sociological survey on these dwellings called 10/1—named after the ten, one-room apartments—by taking a photograph of each room from the same exact angle. In doing so, Gîrbovan wanted to illustrate the blend of different social classes that are living under the same roof. He wanted to explore the differences that have prevailed in a homogenous setting. The residents are included in the photographs to illustrate this, along with the unique character of each individual apartment. While this is only one building, Gîrbovan explains that it represents over 70% of the housing in the capital city.

    Scroll down to take a peek into these apartments, in descending order, and the residents who have made the identical rooms their personal homes.

  • Le rêve d’une déconnexion, de la maison autonome à la cité auto-énergétique de Fanny Lopez (via @Urbanites)
    http://www.revue-urbanites.fr/lu-le-reve-dune-deconnexion-de-la-maison-autonome-a-la-cite-auto-ene

    L’ouvrage de Fanny Lopez entreprend d’exposer l’histoire d’une #architecture qui s’oppose au modèle dominant : celle qui ne se connecte pas aux réseaux. Adapté de sa thèse de doctorat en Histoire de l’art soutenue en 2010 à l’Université Paris I, il nous donne à penser les évolutions du concept d’autonomie dans son rapport à l’architecture et à l’urbain, entre revendications politiques et théorisations économiques, techniques et sociales. Car si la question énergétique apparaît comme fil conducteur de la recherche dont les résultats sont rendus, c’est bien le concept d’autonomie de l’habitat dans son sens plus large que l’ouvrage permet d’analyser. Il est découpé en deux grands chapitres, le premier rendant compte des évolutions du rapport de force entre connexion et #déconnexion au cours de l’histoire, tandis que le second présente les différents mouvements de l’autonomie énergétique.

    #énergie

  • Sublime #épopée : un collectif d’artistes navigue sur les mers d’Europe dans des maisons flottantes faites de #déchets

    A mi-chemin entre l’#exploration pure et le #projet_artistique, un collectif s’est fabriqué des #radeaux sophistiqués naviguent sur les fleuves et mers d’Europe pour vivre une folle #aventure au milieu de l’eau. Découvrez tout de suite les dessous de cette colocation flottante pas comme les autres !

    http://dailygeekshow.com/2013/08/05/sublime-epopee-un-collectif-dartistes-navigue-sur-les-mers-deurope-da

    #recyclage #maison_flottante #habitation #mer #eau #photographie #navigation #art #artiste
    via @BénédicteTratnjek
    cc @albertocampiphoto

    • Bonjour.

      Merci pour l’info originale, MAIS.

      Ne nous laissons jamais piéger par le spectaculaire, et regardons zun peu autour ;-))

      Comme souvent, je suis allé me promener sur ce site alors inconnu de moi.

      & Paf ! Je tombe sur un article qui mériterait de de muer en alerte : « Le chasseur devient le chassé : un insecte évolue pour manger du maïs OGM empoisonné »
      http://dailygeekshow.com/2014/04/04/le-chasseur-devient-le-chasse-un-insecte-evolue-pour-manger-du-mais-o

      Mais voilà, à la lecture, si on apprend bien qu’il s’agit du maïs Bt, et de la chrysomèle, etc., pas une seule fois Monsanto n’est cité. Ce qui — à mon avis — dit tout (ou au moins beaucoup) de ce site qui pourtant se prétend fièrement « indépendant [...] une des communautés les plus [...] engagées de l’Internet Français [sic (1)]. »

      « Étonnant, non ? »

      Bref, banni.
      ________

      1. « Français » au lieu de « français » peut aussi en dire long, même si ce n’est « qu »’un coup d’inconscient farceur...

    • Élisée, reviens ! Les géographes lisent de travers ! ;-))

      Je ne sais comment m’exprimer plus clairement.

      « Comme souvent, je suis allé me promener sur ce site alors inconnu de moi. & Paf ! [...] »

      Bref, sur le même SITE, je tombe, parmi des « INFOS » spectaculaires sur une — dont je fournis le liens, voir ci-dessus — qui planque une possible grave mise en cause de Monsanto, alors que ce site se prétend « indépendant [...] une des communautés les plus [...] engagées de l’Internet Français [sic]. »

      Bref, le SITE en question ment, et de façon particulièrement vicelarde (« par omission » (?)), tout en se prétendant indépendant et engagé.

      Quel que soit l’intérêt du SUJET proposé à l’origine, ça révèle l’imposture de ce SITE et je mets en garde.

      Est-il possible d’être plus clair ?

      Eh ?

      Bref, ne nous laissons jamais piéger par le spectaculaire, et regardons zun peu autour ;-))

      Vigilance ! Vigilance, sous peine de participer sans le vouloir à des trucs ignobles et dangereux.

      Est-ce clarifié, yé ?

  • #Hérault : poursuivis en justice parce qu’ils veulent vivre dans une #yourte

    Le couple d’#agriculteurs de #Gignac (Hérault) est poursuivi en correctionnel pour avoir installé une yourte, sur leur terrain, sans permis. Un choix de vie alternatif mis en cause par la #justice.

    http://www.midilibre.fr/2013/12/09/gignac-le-couple-d-agriculteurs-avait-une-yourte-sur-son-terrain,794783.ph

    #habitation #habiter

    via @LuisaPace

  • Centre d’actualités de l’ONU - L’ONU préoccupée par les démolitions de logements palestiniens en Cisjordanie

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31660&Cr=Cisjordanie&Cr1=

    11 décembre 2013 – Un haut responsable humanitaire des Nations Unies a exprimé mercredi son inquiétude devant les démolitions, par les autorités israéliennes, de logements dans la vallée du Jourdain, qui ont entraîné le déplacement de 41 Palestiniens, dont 24 enfants. C’est la deuxième fois ce mois-ci que certains d’entre eux sont expulsés.

    « Je suis préoccupé par la destruction, hier, de structures palestiniennes dans la vallée du Jourdain, qui a abouti à l’expulsions forcée, au déplacement et la dépossession de Palestiniens vulnérables. De telles actions sont à l’origine de souffrances et vont également à l’encontre du droit international », a dénoncé le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le territoire palestinien occupé, James W. Rawley.

    #pas_révolté_mais_juste_préoccupé message bien reçu par Bibi

  • Et si on habitait autrement ?, par Emmanuel Daniel
    http://www.tourdefrancedesalternatives.fr/alternatives/habiter-autremen

    Au sommet d’une colline, un hameau en bois baptisé Habiterre fait face aux vertes montagnes du parc naturel du Vercors. C’est ici, sur les hauteurs de Die, dans la Drôme, qu’une dizaine de foyers, qui pour la plupart ne se connaissaient pas, ont décidé de concrétiser leur envie de vivre autrement. Depuis mai 2011, ils sont une trentaine, du retraité au nouveau-né en passant par l’adolescent, à cultiver le vivre-ensemble, et l’entraide dans ce que l’on appelle un habitat groupé.

    Cette forme de logement qui comporte à la fois des parties privatives et des parties communes est très répandue au Canada et en Allemagne et commence à se développer en France. Et pour cause, les avantages de cette résidence partagée sont nombreux. En plus d’offrir un cadre de vie convivial et d’éviter l’isolement, ce lieu favorise la mutualisation des moyens et des idées.

  • Je sais que j’ai vu cela publié ailleurs, mais je ne retrouve plus la référence...

    Mais voici la même #maison sur un site chinois écrit en chinois... Mais du coup, je ne sais rien ni sur le photographe ni sur la ville, ni sur le propriétaire de cette étrange construction...

    http://www.bjd.com.cn/10jbtp/201308/13/t20130813_4361397.html

    #Chine #habitation #insolite

    cc @albertocampiphoto