• Des célébrités américaines vont boycotter Instagram pour une journée
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/09/16/des-celebrites-americaines-vont-boycotter-instagram-pour-une-journee_6052373

    Kim Kardashian et ses 188 millions d’abonnés, Leonardo DiCaprio et ses 46 millions d’abonnés, mais aussi Kerry Washington, Sacha Baron Cohen… Plusieurs célébrités vont geler leur compte Instagram le temps d’une journée, mercredi 16 septembre, pour appeler Facebook, la maison mère, à mieux lutter sur ses plates-formes contre les contenus haineux et la désinformation, à moins de cinquante jours de l’élection présidentielle américaine, le 3 novembre.

    La pression d’enfer !

  • Trump refuse de rebaptiser les #bases_militaires honorant des généraux sudistes

    Le président américain Donald Trump s’est dit mercredi catégoriquement opposé à l’idée de rebaptiser des bases militaires portant le nom de #généraux_sudistes, y voyant un manque de #respect pour les #soldats.

    Les tweets présidentiels interviennent au moment où les manifestations contre le racisme, consécutives à la mort de George Floyd sous le genou d’un policier blanc, ont relancé avec vigueur le débat sur le passé esclavagiste du pays.

    Ce n’est pas la première fois que Donald Trump se range de ce côté sur ce sujet sensible aux Etats-Unis où certains voient dans l’#hommage rendu aux #Sudistes, qui étaient favorables à l’esclavage, la célébration d’un passé raciste.

    A l’été 2017, il avait estimé que l’#histoire américaine était « mise en pièces » par le retrait de statues de personnages des Etats confédérés.

    Dix bases de l’armée de terre, toutes situées dans le sud du pays, portent le nom d’anciens #militaires_sudistes.

    Dans une série de tweets, le président américain a estimé que ces bases « légendaires » faisaient désormais partie du #patrimoine américain. Et martelé que son gouvernement n’étudierait « même pas » la possibilité de les renommer.

    « Respectez notre armée ! », a-t-il conclu.

    Mardi, le ministre de la Défense s’était de son côté dit, par la voix d’une porte-parole, « ouvert à une discussion sur le sujet ».

    Une statue de généraux sudistes est enlevée à Dallas (Texas) en septembre 2017

    Dans ses messages, le président américain cite en particulier #Fort_Bragg en #Caroline_du_Nord.

    Cette base, la plus grande du pays, porte le nom d’un ancien général de l’armée sécessionniste, #Braxton_Bragg, qui est surtout connu pour avoir perdu la grande #bataille_de_Chattanooga en 1863.

    Une base de #Géorgie honore #Henry_Benning, un général esclavagiste convaincu, qui avait plaidé pour la création d’une « #Slavocratie_sudiste ».

    Il existe aussi un #Fort_Lee, du nom du commandant en chef de l’armée sudiste #Robert_Lee, situé à une trentaine de kilomètres de #Richmond, capitale des Etats confédérés pendant la guerre.

    Le Pentagone avait déjà envisagé de renommer ces bases en 2015, après la fusillade de Charleston, en Caroline du Sud, où un jeune suprémaciste blanc avait tué neuf fidèles noirs dans une église. Mais l’armée de Terre avait finalement choisi de conserver les noms actuels.

    Preuve que ce débat récurrent est bien revenu au premier plan, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a appelé mercredi soir au retrait des 11 statues du Capitole représentant des soldats et des responsables confédérés.

    « Ces statues célèbrent la #haine, pas notre patrimoine », a-t-elle estimé.

    Défendant les tweets présidentiels, Kayleigh McEnany, porte-parole de la Maison Blanche, a estimé que changer le nom de ces bases serait insultant pour tous les soldats américains qui y ont été stationnés.

    Et argué qu’il s’agissait d’une pente glissante, évoquant par exemple le retrait temporaire du film « Autant en emporte le vent », de la plateforme de streaming HBO Max.

    Le long-métrage, qui présente une version romantique du Sud et une vision très édulcorée de l’#esclavage, est considéré par nombre d’universitaires comme l’instrument d’une forme de #révisionnisme_sudiste.

    « Jusqu’où faut-il aller ? », s’est-elle interrogée.

    « George Washington, Thomas Jefferson et James Madison doivent-ils être effacés de l’Histoire » ? a-t-elle poursuivi, dans une allusion au fait que ces présidents possédaient des esclaves.

    En 2017, M. Trump avait déjà tenu le même raisonnement pour défendre le maintien des statues de généraux sudistes.

    Mais la mise sur le même plan d’hommes qui ont joué un rôle central dans la création du pays et de ceux qui ont mené la « #sécession » contre celui-ci au nom de la défense de l’esclavage avait suscité de vives critiques.

    Près d’un siècle sépare la déclaration d’indépendance qui a fondé les Etats-Unis d’Amérique, le 4 juillet 1776, et la Guerre de Sécession.

    Cette dernière, qui a déchiré la nation de 1861 à 1865, a fait quelque 620.000 morts, soit un bilan bien plus lourd pour les Etats-Unis que les deux guerres mondiales réunies.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-refuse-de-rebaptiser-les-bases-militaires-honorant-des-
    #USA #Etats-Unis
    #toponymie #toponymie_politique

    ping @neotoponymie

  • La police sème et elle récolte

    Trois jeunes surpris en train de cracher sur les poignées des portières des voitures de police : ils espéraient « rendre les policiers malades »
    https://www.sudinfo.be/id193667/article/2020-05-21/trois-jeunes-surpris-en-train-de-cracher-sur-les-poignees-des-portieres-des

    Trois jeunes ont été attrapés par la police de Molenbeek en train de cracher sur les portières de combis.

    Pris sur le fait. Ces trois jeunes ont été surpris la semaine dernière par la police de Molenbeek alors qu’ils crachaient sur les portières de combis. « Ils l’ont fait » dans l’espoir « d’être eux-mêmes infectés par le coronavirus et ainsi de rendre à leur tour les policiers malades », explique une source policière au Nieuwsblad.

    Le pire dans cette histoire, c’est que ces trois jeunes faisaient partie des « gilets blancs ». Un groupe composé de jeune de la commune devant « sensibiliser les habitants contre le coronavirus » contre rémunération. Leur mission est notamment d’avertir les gens en rue pour qu’ils gardent leurs distances et respectent une bonne hygiène des mains.

    #Violence #haine en retour #ingéniosité #terreur #covid #coronovirus #police retour de bâton

  • Haine en ligne : l’Assemblée nationale adopte la loi Avia, critiquée jusqu’à la fin
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/haine-en-ligne-lassemblee-nationale-examine-la-loi-avia-critiquee-jusqua-la

    Clap de fin pour la proposition de loi Avia. Après un an de va-et-vient parlementaire et une pluie de critiques émises par des acteurs aussi divers que le Sénat, la Commission européenne, les géants du numérique et même certaines associations LGBT, l’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi après-midi en troisième et dernière lecture, ce texte controversé porté par la députée LREM Laëtitia Avia visant à combattre la haine en ligne sur Internet. La France Insoumise (LFI) avait certes déposé une motion de rejet, soutenue par Les Républicains, mais au global la majorité macroniste l’a emporté. Le Parti Socialiste lui s’est abstenu.

    Les grandes plateformes comme Facebook ou YouTube, mais aussi les moteurs de recherche, les blogs et les forums, devront désormais retirer sous 24 heures tout contenu haineux « manifestement illégal » sous peine d’une amende pouvant atteindre 4 % de leur chiffre d’affaires mondial. Les contenus terroristes ou pédo-pornographiques, eux, devront être retirés en 1 heure, contre 24 heures aujourd’hui.

    La loi oblige aussi les plateformes à créer un bouton de signalement unique, donne de nouveaux pouvoirs au CSA et créé un parquet spécialisé sur le numérique (comme il existe un parquet antiterroriste, par exemple). Le texte doit également permettre de bloquer les sites haineux. « Certains de ces sites font 800.000 visites par mois, voilà où on est en » alerte Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

    […]

    Les décrets doivent maintenant préciser quelles sont les plateformes concernées à partir d’un seuil minimal d’utilisateurs. L’objectif étant de ne pas créer une charge trop lourde pour les sites français type Doctissimo ou BlaBlaCar qui n’ont pas les mêmes outils que les Gafa. Selon Laëtitia Avia, les décrets devraient entrer en vigueur « avant l’été ».

  • #Grèce : Ils ont mis le #feu à un #hôtel qui hébergerait des réfugiés à #Pella.

    De graves incidents se sont produits à #Arnissa à Pella (nord de la Grèce) à l’occasion de tentatives d’accueil de réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, dans des hôtels de la région.
    Selon omniatv.com, la tension a commencé dans l’après-midi dans le village de #Panagitsa où des habitants d’#extrême_droite de la région, soutenus par des personnes aux vues similaires qui se sont précipités de Skydra et #Ptolemaida, ont mis en place des #barricades pour bloquer l’accès à l’hôtel – en présence des forces de police. Les autocars transportant les réfugiés sont partis en direction d’Arnissa et de l’hôtel « #Agnanti ».
    Après de nombreux messages sur les réseaux sociaux et des sites locaux parlant de « Pakistanais », de « Colonisation » et d’ « Immigrés clandestins qui apportent le coronavirus », ainsi que les publications incendiaires du maire de Pella, l’extrême droite s’est rassemblée devant l’hôtel « Agnanti » empêchant une fois de plus l’installation de réfugiés qui avaient déjà passé 2 nuits dans les autocars.
    Par la suite, une partie des personnes rassemblées a fait irruption dans l’hôtel, a mis le feu à des chambres et a fait sortir des meubles à l’extérieur où ils ont également mis le feu. Les forces de police n’ont pris aucune mesure autre que de faire venir à la police le président de la communauté, qui a été libéré peu après.

    Source (en grec) : https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella
    #hôtel_Agnanti

    Message reçu de Eirini Markidi via la mailing-list Migreurop, le 06.05.2020

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    Έβαλαν φωτιά σε ξενοδοχείο που θα φιλοξενούσε πρόσφυγες στην Πέλλα

    Σοβαρά επεισόδια σημειώθηκαν στην Άρνισσα Πέλλας με αφορμή τις προσπάθειες εγκατάστασης προσφύγων, ως επί το πλείστον γυναικών και παιδιών, σε ξενοδοχεία της περιοχής.

    Σύμφωνα με το omniatv.com, η ένταση ξεκίνησε το απόγευμα στο χωριό Παναγίτσα Πέλλας όπου ακροδεξιοί κάτοικοι της περιοχής υποστηριζόμενοι από ομοϊδεάτες τους που έσπευσαν από τη Σκύδρα και την Πτολεμαϊδα, έστησαν οδοφράγματα προκειμένου να εμποδίσουν την πρόσβαση στο ξενοδοχείο. Με τις αστυνομικές δυνάμεις στο σημείο απλά να παρακολουθούν, τα πούλμαν που μετέφεραν τους πρόσφυγες αποχώρησαν με κατεύθυνση την Άρνισσα Πέλλας και το ξενοδοχείο « Αγνάντι ».

    Μετά από πλήθος ψευδών δημοσιευμάτων σε κοινωνικά δίκτυα και τοπικές ιστοσελίδες για « Πακιστανούς », « Εποικισμό »και « Λαθρομετανάστες που φέρνουν τον κορονοϊό » καθώς και τις εμπρηστικές δημοσιεύσεις του δημάρχου Πέλλας Δημήτρη Γιάννου, ακροδεξιοί συγκεντρώθηκαν έξω από το ξενοδοχείο « Αγνάντι » εμποδίζοντας για άλλη μια φορά την εγκατάσταση των προσφύγων οι οποίοι είχαν ήδη περάσει 2 νύχτες στα πούλμαν.

    Στη συνέχεια κάποιοι από τους συγκεντρωμένους εισέβαλαν στο ξενοδοχείο, έβαλαν φωτιά σε δωμάτια ενώ έβγαλαν μέρος των επίπλων έξω από το χώρο του ξενοδοχείου στα οποία επίσης έβαλαν φωτιά. Οι αστυνομικές δυνάμεις δεν προέβησαν σε καμία άλλη ενέργεια εκτός από την προσαγωγή του προέδρου της κοινότητας Νίκου Παπαγιαννίδη, ο οποίος αφέθηκε ελεύθερος λίγο αργότερα.

    https://tvxs.gr/news/ellada/ebalan-fotia-se-ksenodoxeio-poy-tha-filoksenoyse-prosfyges-stin-pella

    Commentaire de Vicky Skoumbi, via la mailing-list Migreurop, le 07.05.2020 :

    L’incident à Pella est un acte criminel perpétré pour terroriser les hôteliers qui seraient disposés de louer au HCR ou au Ministère des chambres pour y héberger des réfugiés. Qui plus est cet acte criminel a eu lieu sous les yeux complices de la police.

    –—

    Ajouté à cette métaliste sur les incendies de camps de réfugiés en Grèce :
    https://seenthis.net/messages/851143

    • Ρατσιστικό όνειδος κατά γυναικόπαιδων με θεατές αστυνομικούς

      Ρεσιτάλ μισαλλοδοξίας και ρατσισμού στήθηκε για δύο ολόκληρες μέρες στον νομό Πέλλας και ειδικότερα στην Παναγίτσα και την Αρνισσα, με λιντσαρίσματα πολιτών και δημοσιογράφων, εμπρησμούς και απόπειρες εμπρησμού σε ξενώνες που επρόκειτο να φιλοξενήσουν πρόσφυγες και μετανάστες.

      Μεταφερόμενοι ακροδεξιοί από την Πτολεμαΐδα, « άνεργοι » πρωταγωνιστές των συλλαλητηρίων για το Μακεδονικό, « άστεγοι » πολιτικά πρώην χρυσαυγίτες αφέθηκαν πλήρως ανενόχλητοι από τις αστυνομικές αρχές να μετατρέψουν την περιοχή σε σκηνικό για την ταινία « Ο Μισισιπής φλέγεται ».

      Κι όλα αυτά παρόντων του δημάρχου Εδεσσας και ανώτατων αξιωματικών της αστυνομίας ! Για 48 ώρες οι αρχές ανέχτηκαν το σκηνικό ντροπής με περίπου 50 γυναίκες και παιδιά που βρίσκονταν σε δύο λεωφορεία να γυρνούν στους δρόμους και τα παραδρόμια του νομού πριν μεταφερθούν σε άγνωστο εν τέλει σημείο.

      Τα γεγονότα είναι η πιο τρανταχτή επιβράβευση της επίσημης πολιτείας σε ρατσιστικές πρακτικές από τότε που είχαμε τις αντιδράσεις στα Βρασνά Θεσσαλονίκης τον Οκτώβριο του 2019. Η ανερμάτιστη κυβερνητική πολιτική στο προσφυγικό είχε δύο « συνηγόρους » : τους « κρυφούς » πληροφοριοδότες, οι οποίοι δεν μπορεί να είναι άλλοι από ανθρώπους του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής ή αστυνομικούς οι οποίοι ενημερώνουν τις συμμορίες των ακροδεξιών για τα δρομολόγια των λεωφορείων, και σε ό,τι αφορά την Πέλλα, τον δήμαρχο Εδεσσας Δημήτρη Γιάννου.

      Πριν από τα επεισόδια, βράδυ Κυριακής, στην Παναγίτσα –χωριό Πόντιων προσφύγων– ο κ. Γιάννου έκανε γνωστό στο facebook ότι « την ώρα που εμείς παλεύουμε με όλα τα μέσα που διαθέτουμε να δημιουργήσουμε συνθήκες ασφάλειας για τους πολίτες και λειτουργούμε κάτω από αντίξοες συνθήκες λόγω κορονοϊού, κάποιοι αποφάσισαν να φέρουν μετανάστες σε ξενοδοχείο στην Παναγίτσα ». Κι ακόμη ότι « ως δήμαρχος Εδεσσας έχω τη στοιχειώδη απαίτηση να πληροφορούμαι από τους αρμόδιους όταν πρόκειται να γίνει μεταφορά μεταναστών στην περιοχή μας και όχι από τρίτους και ανεπίσημα ».

      Δυστυχώς ο δήμαρχος δεν διευκρίνιζε ποιοι είναι οι « κάποιοι » που αποφάσιζαν και κυρίως ποιοι τον ενημέρωναν « ανεπίσημα ». Και σαν να σχολίαζε τον εαυτό του διευκρίνιζε πως « δεν υπάρχει καμία δόση ρατσισμού σε αυτά που λέω » ! Τον ρατσισμό ανέλαβαν χωρίς παρωπίδες και μάσκες γνωστοί ακροδεξιοί στα κοινωνικά μέσα δικτύωσης με τη γνωστή εμετική ρητορική περί των « λαθρό που εποικίζουν τη χώρα ».

      Και το βράδυ, γνωρίζοντας ακόμη και την ώρα άφιξης των λεωφορείων, είχαμε την πρώτη « αυθόρμητη » αντίδραση στην Παναγίτσα, στο… πλαίσιο της οποίας προκλήθηκε και πυρκαγιά μικρής έκτασης στον ξενώνα που επρόκειτο να φιλοξενήσει τους μετανάστες, η οποία δεν επεκτάθηκε καθώς κατασβέστηκε αμέσως από τον ιδιοκτήτη του.

      Η τοπική ενημερωτική ιστοσελίδα karatzova.com ήθελε στο χωριό να βρίσκονται « ισχυρή αστυνομική δύναμη από τη Διεύθυνση Αστυνομίας Πέλλας, με παρόντα –όλη τη νύχτα– τον διευθυντή Πέτρο Περδικάτση, ενώ στη διαμαρτυρία των κατοίκων παρών ήταν και ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, με τον αντιδήμαρχο Βεγορίτιδας Σωτήρη Μούκα ». Τόση δύναμη, τόσοι επίσημοι, αλλά οι μωρομάνες μέσα στα δύο λεωφορεία διανυκτέρευσαν στον δρόμο.

      Η νέα απόπειρα να στεγαστούν σε μονάδα της γειτονικής Αρνισσας στέφθηκε κι αυτή με αποτυχία. Στην Αρνισσα μάλιστα –ξημερώματα Τρίτης– η αντίδραση περίπου 200 κατοίκων που συνεπικουρούνταν και πάλι από πολλούς « αγνώστους » στην περιοχή οδήγησε σε ξυλοδαρμό του ιδιοκτήτη της ξενοδοχειακής μονάδας –γνωστού επιχειρηματία της περιοχής, με ξενοδοχειακή μονάδα και στον Αγιο Αθανάσιο στο Καϊμακτσαλάν– και ενός δημοσιογράφου που κατέγραφε τα γεγονότα, του οποίου έσπασαν τη μηχανή λήψης. Και οι δύο κατέθεσαν, σύμφωνα με πληροφορίες της « Εφ.Συν. », μήνυση κατ’ αγνώστων.

      Κάτοικοι είχαν ανάψει φωτιές στους δρόμους εισόδου στην Αρνισσα, κάποιοι χτυπούσαν τις καμπάνες κι έπεφταν πυροβολισμοί στον αέρα. Εξω από το χωριό δύο κλούβες των ΜΑΤ έμειναν αμέτοχες. Παρόντες και πάλι « ο γενικός αστυνομικός δ/ντής Περιφέρειας Κεντρικής Μακεδονίας, ο δ/ντής της Αστυνομικής Δ/νσης Πέλλας, ο δήμαρχος Εδεσσας ».

      Οι συγκεντρωμένοι έβαλαν φωτιά σε έναν χώρο του ξενοδοχείου, έβγαλαν έπιπλα και τα παρέδωσαν κι αυτά στις φλόγες.

      Πληροφορίες ήθελαν τα δύο λεωφορεία με πρόσφυγες να κατευθύνθηκαν τελικά σε ξενοδοχείο της Θεσσαλονίκης κοντά στην Αγχίαλο. Χθες έγινε γνωστό ότι συντάσσεται δικογραφία για τα επεισόδια σε Παναγίτσα και Αρνισσα από το Τμήμα Ασφάλειας Εδεσσας.

      Ο δήμαρχος Εδεσσας Δημήτρης Γιάννου, μιλώντας στο ΑΠΕ-ΜΠΕ, αρκέστηκε να καταδικάσει τους βανδαλισμούς, σημειώνοντας μάλιστα ότι « το ευτυχές είναι πως δεν υπήρξαν θύματα » ! Ωστόσο συντάχθηκε με αυτό που χαρακτήρισε « δίκαιο αίτημα των κατοίκων », δηλαδή να μη μεταφερθούν άλλοι πρόσφυγες και μετανάστες στην περιοχή που φιλοξενεί ήδη σε τρία ξενοδοχεία περί τα 250 άτομα.

      Ανακοίνωση καταδίκης των ενεργειών εναντίον των δύο λεωφορείων και του τραυματισμού ξενοδόχου και δημοσιογράφου εξέδωσε η Τομεακή Επιτροπή Πέλλας του ΚΚΕ, καλώντας « όλους τους εργαζόμενους και εργαζόμενες της περιοχής να απομονώσουν τέτοιες αντιδραστικές φωνές του εθνικισμού, να απομονώσουν όσους σπέρνουν το δηλητήριο του εθνικισμού και του ρατσισμού στις γραμμές του εργαζόμενου λαού ».

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/242242_ratsistiko-oneidos-kata-gynaikopaidon-me-theates-astynomikoys

    • En Grèce, des #violences nourries par « une #propagande incessante contre les réfugiés »

      Un déferlement de violence contre des réfugiés a éclaté le 4 mai dans une localité du nord de la Grèce. Des tensions avivées par la #propagande_anti-migrants du gouvernement.

      C’est un tout petit village du nord de la Grèce. Son nom, Panagitsa, évoque la Vierge (Panagia, en grec). Une promesse de douceur, démentie la semaine dernière par des scènes d’une violence inouïe. « On se serait cru dans le Mississippi », a même souligné un site local, comparant ainsi cette soirée du 4 mai aux lynchages du siècle dernier dans le sud des Etats-Unis. Certes, il n’y a pas eu de victime. Si ce n’est le #filotimo, un mot grec difficile à traduire qui exprime le bien qu’on fait aux autres, pour sa propre fierté. En quelques heures, ce soir-là, le filotimo fut balayé, emporté par un torrent de #haine contre des réfugiés censés être relocalisés dans le village. Bloqués pendant deux jours dans des bus, avec des enfants en pleurs, ils ont été menacés, insultés, attaqués à coups de pierre, et ont dû être transportés dans deux villages successifs, sans que la police n’intervienne jamais pour calmer la foule. Deux hôtels qui avaient accepté de les recevoir ont été brûlés.

      « Cloches »

      Personne ne s’était préparé à un tel déferlement de violence. D’autant que le village avait déjà accueilli, il y a un an et demi, un premier groupe de réfugiés, qui n’ont jamais posé de problèmes. « Mais deux jours avant l’arrivée de ce nouveau groupe, les #cloches sonnaient sans arrêt. J’ai vu une grand-mère faire du porte-à-porte pour exciter les gens du village », confie un habitant de Panagitsa. Il pointe aussi la responsabilité du gouvernement : « Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre en juillet, il y a eu une propagande incessante contre les réfugiés. Il en avait fait un thème central de sa campagne électorale. » Le conservateur Kyriákos Mitsotákis avait en effet promis de renvoyer en Turquie tous les « migrants » (il parle rarement de « réfugiés »). Mais une fois au pouvoir, sa promesse de renvois massifs s’est heurtée à des obstacles juridiques, malgré le recours à des pratiques illégales inédites.
      Confronté à son tour à l’engorgement terrifiant des îles grecques qui font face à la Turquie, Mitsotákis a alors commencé à redéployer en Grèce continentale une partie de ces candidats à l’asile en Europe. En mars, il a certes réussi à arracher à ses partenaires européens la promesse d’accueillir 1 500 mineurs non accompagnés. Une goutte d’eau dans un océan de détresse. A ce jour, seulement une centaine de ces enfants ont quitté la Grèce, alors que d’autres pays, dont la France, semblent avoir oublié cet engagement depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19.

      « Honte »

      Début mai, il était donc prévu de réinstaller 57 réfugiés venus de l’île de Lesbos à Panagitsa. « Mais aucun responsable du gouvernement n’est venu expliquer pourquoi il fallait désormais accueillir ces réfugiés. Et on les conduit ici en pleine nuit, comme si c’était une honte », se désole notre interlocuteur du village. Les fake news ont dès lors joué à fond. Avant même leur arrivée, les réfugiés de Lesbos étaient devenus « des Pakistanais illégaux qui vont propager le coronavirus ». Ne manquait que le parti néonazi #Aube_dorée pour créer une situation explosive.
      Ces derniers mois, d’autres localités de la Grèce continentale ont manifesté leur refus d’accueillir des réfugiés qu’Athènes présente systématiquement comme un fardeau, évitant soigneusement d’évoquer le manque de transparence dans l’utilisation des fonds européens, estimés à plusieurs millions d’euros et versés en soutien à l’effort migratoire depuis 2016. Vendredi, le vote d’un amendement a d’ailleurs permis de légaliser cette absence de contrôle : les fonds dédiés à la gestion de la crise migratoire sont désormais secrets. Pourtant, même sur les îles engorgées, les réfugiés qui reçoivent l’aide du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés consomment et font vivre les supermarchés locaux. Mais ce n’est plus un discours audible.
      Il y a cinq ans, pourtant, les Grecs avaient montré l’exemple. Faisant preuve d’une générosité sans limites alors que des milliers de réfugiés débarquaient chaque jour dans le pays. « Comment l’île de Lesbos, pressentie pour le prix Nobel de la paix en 2016, en est venue à devenir un emblème pour toute l’extrême droite européenne ? » twittait la semaine dernière le représentant d’une ONG. « En réalité, il y a une minorité d’extrémistes racistes, une minorité de gens généreux, et une vaste majorité de gens qui vont dans le sens du vent », explique pour sa part l’habitant de Panagitsa. « Et tant que le pouvoir laissera libre cours à la #peur de l’autre, c’est ce courant qui dominera ».


      https://www.liberation.fr/planete/2020/05/12/j-ai-vu-une-grand-mere-exciter-les-gens-du-village_1788181?xtor=EREC-25&a

  • L’extrême droite tue encore


    En Allemagne, mais aussi ailleurs en Europe, les crimes racistes font leur retour. Les auteurs de ces actes se sentent encouragés par les nouvelles droites, qui diffusent de façon décomplexée leurs théories sur une « race blanche » prétendument menacée. Enquête sur un phénomène particulièrement inquiétant.

    Le 2 juin dernier, à Kassel, Walter Lübcke a été abattu à bout portant. Ce meurtre d’un membre de la CDU ouvertement pro-migrants, a ébranlé toute la société allemande. Car pour la première fois depuis la chute du régime nazi, un homme politique était assassiné par l’extrême droite. Comme l’a révélé l’enquête, le suspect principal, Stephan E., et son complice présumé, Markus H., appartenaient à la même mouvance. Ce meurtre n’est qu’un exemple parmi d’autres. Dans le collimateur des droites extrêmes, on trouve les migrants, les juifs, les musulmans, les membres de la gauche, les journalistes…

    https://www.youtube.com/watch?v=najaYvIJs5k


    #Walter_Lübcke #Kassel #Allemagne #assassinat #KAGIDA #anti-réfugiés #islamophobie #Lohfelden #valeurs #néo-nazis #extrême_droite #film #documentaire #film_documentaire #haine #cible #Erika_Steinbach #menaces_de_mort #Pegida #criminel_isolé #violence #idéologie #meurtre #NSU #Halit_Yozgat #glorification #anti-sémitisme #antisémitisme #grand_remplacement #Halle #France #Bayonne #Pierre_Serne #Henriette_Reker #Jo_Cox #acte_isolé #loup_solitaire #National_action #AFD #pogrom #incendies #feu #racisme #xénophobie #Combat_18 #terrorisme_de_droite #Blood_and_honor #radicalisation #haine_raciale #Hanau

  • #Homothérapies, #conversion_forcée

    Électrochocs, lobotomies frontales, « thérapies » hormonales… : dans les années 1970, aux États-Unis, la #dépsychiatrisation de l’homosexualité met progressivement fin à ces pratiques médicales inhumaines, tout en donnant naissance à des mouvements religieux qui prétendent « guérir » ce qu’elles considèrent comme un péché, une déviance inacceptable. Depuis, les plus actives de ces associations – les évangéliques d’Exodus ou les catholiques de Courage – ont essaimé sur tous les continents, à travers une logique de franchises. Bénéficiant d’une confortable notoriété aux États-Unis ou dans l’ultracatholique Pologne, ces réseaux œuvrent en toute discrétion en France et en Allemagne. Mais si les méthodes diffèrent, l’objectif reste identique : convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité ou, à défaut, les pousser à la continence. Comme Deb, fille d’évangélistes de l’Arkansas ouvertement homophobes, Jean-Michel Dunand, aujourd’hui animateur d’une communauté œcuménique homosensible et transgenre, a subi de traumatisantes séances d’exorcisme. De son côté, la Polonaise Ewa a été ballottée de messes de guérison en consultations chez un sexologue adepte des décharges électriques. Rongés par la honte et la culpabilité, tous ont souffert de séquelles psychiques graves : haine de soi, alcoolisme, dépression, tentation du suicide…

    Étayée par le travail de deux jeunes journalistes, dont l’un s’est infiltré dans des mouvements français – des rencontres façon Alcooliques anonymes de Courage aux séminaires estivaux de Torrents de vie, avec transes collectives au menu –, cette enquête sur les « thérapies de conversion » donne la parole à des victimes de cinq pays. Leurs témoignages, à la fois rares et bouleversants, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de pratiques qui s’apparentent à des dérives sectaires. « Nous avons affaire à une espèce de psychothérapie sauvage qui peut amener à la destruction de la personnalité », affirme ainsi Serge Blisko, ancien président de la #Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En mars 2018, le Parlement européen a voté une résolution appelant les États membres à interdire ces prétendues thérapies. Jusqu’à maintenant, seul Malte a légiféré sur le sujet.


    https://boutique.arte.tv/detail/homotherapies_conversion_forcee
    #film #film_documentaire #documentaire
    #homophobie #LGBT #thérapie #église #Eglise #douleur #souffrance #rejet #choix #déviance #guérison #sexualité #genre #Exodus #thérapies_de_conversion #fondamentalisme_chrétien #maladie #Eglise_catholique #Eglise_évangélique #catholicisme #Les_Béatitudes #douleur #confession #communion_Béthanie #lobotomie #déviance #éradication #foi #Alan_Chambers #Desert_Streams #Living_Waters #Richard_Cohen #Alfie's_home #Journey_into_manhood #virilité #Brothers_Road #courage #Wüstenstrom #Günter_Baum #Torrents_de_vie #Andrew_Comiskey #masculinité #communauté_de_l'Emmanuel #David_et_Jonathan #homosexualité_transitionnelle #homosexualité_structurelle #homosexualité_accoutumance #pornographie #méthode_aversive #médecine #Bible #pêché #Père_Marek_Dziewiecki #compassion #culpabilité #haine #culpabilité_douce #violence #mépris #continence #résistance_à_la_tentation #tentation #responsabilité #vulnérabilité #instrumentalisation #exorcisme #démon #Gero_Winkelmann #violence_familiale #manipulation #secte #dérive_sectaire #dépression #business #honte #peur #suicide #justice #Darlen_Bogle

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • The Hate Store : Amazon’s Self-Publishing Arm Is a Haven for White Supremacists — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/the-hate-store-amazons-self-publishing-arm-is-a-haven-for-white-supremac

    The company gives extremists and neo-Nazis banned from other platforms unprecedented access to a mainstream audience — and even promotes their books. “Give me, a white man, a reason to live,” a user posted to the anonymous message board 4chan in the summer of 2017. “Should I get a hobby. What interests can I pursue to save myself from total despair. How do you go on living.” A fellow user had a suggestion : “Please write a concise book of only factual indisputable information exposing the Jews,” (...)

    #Amazon #Kindle #haine #racisme #sexisme #antisémitisme

  • L’Ultra droite prend les rues de Lesbos

    Aujourd’hui à Lesbos, les ONG sont harcelées, menacées et attaquées par la police et l’ultra droite. La procédure d’asile est stoppée pour un mois et les nouveaux réfugié·e·s dorment dans un navire de guerre surpeuplé en attendant d’être expulsé·e·s vers leurs pays d’origine. Aucun solidaire ne peut les atteindre. Après avoir fui leurs pays, les gens sont en prison sur ce navire. Un témoignage sur place d’une militante de Mare Liberum.

    https://blogs.mediapart.fr/sabrina-lesage/blog/110320/lultra-droite-prend-les-rues-de-lesbos
    #extrême_droite #anti-réfugiés #asile #migrations #racisme #réfugiés #xénophobie #attaques_racistes #Grèce #Lesbos

    • Réfugiés : la #haine se réveille tout au long de la #route_des_Balkans

      Patrouilles de civils en armes dans le nord de la Grèce, manifestations xénophobes en Serbie, nationalistes croates qui s’enflamment, et Milorad Dodik qui appelle à la « défense de l’Europe chrétienne »... La crise provoquée par Recep Tayyip Erdoğan soulève une vague de réactions anti-migrants dans les Balkans, terres de transit vers l’Europe occidentale. Tour d’horizon avec nos correspondant.e.s.

      Grèce : violences en hausse contre les réfugiés et les humanitaires

      Depuis l’annonce par la Turquie, le 28 février, qu’elle n’empêchait plus les réfugiés présents sur son sol de franchir ses frontières occidentales, les actes xénophobes sont en forte hausse en Grèce. Dernier en date : l’incendie d’une école pour enfants réfugiés, gérée par une ONG suisse sur l’île de Lesbos. Il y a quelques jours, les images montrant des habitants de l’île en train de repousser violemment un canot rempli de migrants avaient fait le tour du monde. Des journalistes et des humanitaires ont aussi été menacés, leur matériel cassé, et certains ont même été physiquement agressés.

      À la frontière terrestre gréco-turque, dans la région de l’Evros, la tension monte dangereusement : des patrouilles civiles rassemblant anciens militaires, agriculteurs, pêcheurs et chasseurs s’organisent pour aider les forces de l’ordre à arrêter les migrants qui essaient de s’introduire en Grèce. Lundi, Jordan Bardella, le vice-président du Rassemblement national, était en visite sur place pour rencontrer ces citoyens grecs qui, fusils à l’épaule, sont prêts à « défendre » leurs frontières.

      Des manifestations ont néanmoins rassemblé plus de 7000 personnes à Athènes et à Thessalonique en fin de semaine dernière pour dénoncer le durcissement de la politique migratoire du gouvernement conservateur grec, la militarisation des frontières et les violences faites aux réfugiés et aux humanitaires.

      « L’armée bulgare est prête à réagir »

      Les rumeurs vont bon train en Bulgarie et, mardi, le ministère des Affaires étrangères a démenti une « information » laissant entendre qu’Athènes avait demandé à Sofia de vider les eaux d’un barrage à proximité de la frontière pour faire monter le niveau du fleuve Evros et empêcher les migrants en provenance de Turquie de pénétrer sur le sol grec. Rapportée par les médias grecs, cette « information » est le dernier acte de ce qu’une analyste bulgare a appelé « la pièce d’Erdoğan jouée aux frontières de l’Union européenne ».

      Le ministre de la Défense, le nationaliste Krassimir Karachanov, a exprimé mardi son mécontentement face au projet de construction d’un centre de rétention fermé par la Grèce dans la région de Serres, près de la frontière bulgare. « Une installation pour les migrants illégaux du côté grec, près de nos frontières, renforcera les tensions. C’est absurde et ce n’est pas l’acte d’un bon voisin », a-t-il écrit sur Facebook. « L’armée bulgare est prête à réagir. Je garantis que je ne permettrai pas à une nouvelle vague de migrants de venir dans notre pays. »

      La Bulgarie, dont le Premier ministre Boïko Borissov a tenté en vain une mission européenne de médiation auprès de Recep Tayyip Erdoğan, reste néanmoins épargnée par cette nouvelle crise, les migrants évitant soigneusement de s’aventurer près de ses frontières bulgares, par peur ou par impossibilité.

      La Macédoine du Nord craint plus le coronavirus qu’une nouvelle vague migratoire

      Malgré la proximité avec la Grèce et le peu de cas détectés dans le pays, le coronavirus reste le sujet n°1 dans l’actualité macédonienne, reléguant la question des réfugiés aux oubliettes. Ou presque. Samedi soir, la police a découvert 56 réfugiés (54 Pakistanais, 2 Afghans) dans la remorque d’un camion près de Gevgelia, la ville qui fait frontière avec la Grèce sur l’autoroute qui file de Skopje vers Thessalonique, mais les médias locaux ont très peu évoqué l’affaire.

      Le Premier ministre intérimaire Oliver Spasovksi a d’ailleurs très rapidement évacué la question migratoire lors de la conférence de presse qu’il a tenue dimanche, se contentant de répéter que la Macédoine du Nord résisterait à toute vague migratoire. « Nous aurons une tolérance zéro et nous n’autoriserons pas l’entrée de migrants, car c’est la politique de tous les États de la région. »

      Surenchères électorales en #Serbie

      Après des rassemblements anti-migrants dans les villes de Požarevac, Šid et Subotica, c’est devant le gouvernement, à Belgrade, que se sont rassemblés dimanche environ 200 manifestants, très majoritairement de jeunes hommes, à l’appel d’une « patrouille massive du peuple », se disant « prêts à défendre le pays si l’État et la police ne peuvent pas le faire ».

      Ces militants d’extrême-droite brandissaient des drapeaux serbes et grecs et des pancartes proclamant : « On ne veut pas de migrants », « La Serbie aux Serbes » ou encore, en anglais « Terrorists not welcome ». Arborant des insignes tchétniks et des badges à l’effigie du criminel de guerre Ratko Mladić, ils s’en sont pris au Commissariat pour les réfugiés, jetant des pavés dessus. « C’est une honte pour la Serbie, mais le faible nombre de personnes mobilisées par la haine est rassurant », a estimé le Commissaire aux réfugiés et aux migrations, Vladimir Cucić.

      Selon Gordan Paunović, de l’Ong Infopark, « la question n’est pas humanitaire ou sécuritaire aujourd’hui en Serbie, mais politique ». En effet, à l’approche des élections législatives et municipales prévues le 26 avril prochain, la droite et l’extrême-droite instrumentalisent la question des réfugiés pour tenter de marquer des points.

      En #Bosnie-Herzégovine, Milorad Dodik veut défendre « l’Europe chrétienne »

      Milorad Dodik, le membre serbe de la Présidence tripartite, a aligné son discours sur celui de l’extrême-droite européenne. Connu pour ses liens avec le nationaliste autrichien Heinz Christian Strache, il dénonce une « mise en danger de la chrétienté européenne », comme le rapporte Al Jazeera Balkans. « Ce qu’on propose à la Bosnie-Herzégovine c’est de devenir un parking à migrants », a-t-il expliqué, estimant qu’il s’agit là « d’une forme d’occupation du monde chrétien ».

      Selon l’homme fort de Banja Luka, l’attitude du Président turc Recep Tayyip Erdoğan s’inscrirait dans « un grand jeu stratégique », sous-entendant que ce dernier viserait à islamiser de l’Europe en ouvrant les frontières de son pays. Pas question néanmoins, estime-t-il, d’avoir une frontière étanche avec la Serbie, les deux États doivent « gérer cette question migratoire conjointement ».

      Zagreb propose son aide, les nationalistes croates s’enflamment

      « La #Croatie est prête à s’adapter à la situation de crise et à accueillir des enfants non-accompagnés », assure la ministre de la Démographie, de la Famille, de la Jeunesse et de la Politique sociale de Croatie Vesna Bedeković. Des propos qui font suite à la promesse du Premier ministre Andrej Plenković d’accueillir près de 5000 mineurs isolés, aujourd’hui bloqués dans des camps en Grèce. Ces jeunes devraient être hébergés dans deux centres d’accueil à Zagreb et à Split.

      En pleine crise à la frontière gréco-turque, cette décision du gouvernement conservateur a provoqué une vague de réactions négatives, dans les médias et sur les réseaux sociaux.

      « Les habitants des communes frontalières ne se sentent pas en sécurité, surtout en cette période de travaux agricoles, ils n’osent pas travailler dans les champs, sortir le soir », a lancé le très nationaliste Marijan Pavliček, adjoint au maire de Vukovar et chef du Parti conservateur croate. Les forces de l’ordre croates patrouillent depuis plusieurs années à la frontière avec la Serbie pour empêcher l’entrée de migrants, n’hésitant pas à recourir à la violence.

      « Tous les moyens de force légitimes doivent être activés pour protéger la frontière », a de son côté réagi le député Hrvoje Zekanović, qui préside le parti des Souverainistes croates.

      En #Slovénie, le futur « gouvernement anti-migrants » se prépare

      Ces derniers jours, la Slovénie est avant tout préoccupée par le coronavirus. Pour empêcher sa propagation, le petit pays a d’ailleurs fini par fermer sa frontière avec l’Italie voisine.

      La directrice générale de la police slovène a néanmoins exprimé sa « grande préoccupation » dans les colonnes de Nedelo, le journal du dimanche. Plus de 1240 migrants sont entrés illégalement en Slovénie au mois de janvier, une hausse de plus de 20 % par rapport à l’an dernier. Les autorités se veulent néanmoins rassurantes, expliquant que Ljubljana est prête en cas de « nouvelle vague migratoire ». Deux camions d’aide humanitaire ont été envoyés en renfort à la frontière gréco-turque.

      Anže Logar, qui doit prendre la tête du ministère des Affaires étrangères du futur gouvernement dirigé par Janez Janša, a annoncé mardi qu’il allait renforcer « pour le bien commun »la coopération avec les pays voisins, à commencer par la Croatie, « au vu de la crise sanitaire et migratoire inédite ».

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-la-haine-se-reveille-tout-au-long-de-la-route-des-Balkan

    • Oumar, sur l’île de Chios : « Le bâtiment s’est enflammé alors que des personnes dormaient à l’intérieur »

      Oumar*, originaire d’Afrique de l’ouest, vit dans le camp de Vial, sur l’île grecque de Chios, depuis plusieurs mois. En contact avec InfoMigrants, le jeune homme raconte comment les violences ont éclaté dans la soirée du samedi 18 avril, provoquant l’incendie de plusieurs structures.

      "Les violences ont débuté samedi soir. Une femme irakienne, malade et souffrant terriblement, s’est vu refuser l’accès à un médecin par les autorités du camp. Un peu plus tard, elle est décédée. [Selon l’agence de presse grecque ANA, cette femme avait été hospitalisée plus tôt dans la semaine en raison d’une fièvre. Elle avait alors été testée négative au Covid-19, NDLR.]

      Les communautés arabe et afghane se sont alors révoltées. Les migrants se sont mis à vandaliser et incendier des boutiques, les bureaux administratifs et les services de l’asile, le poste de police, les toilettes mobiles, etc.

      Ils étaient très en colère. Je les comprends car la situation est très compliquée dans le camp [Plus de 5 000 migrants vivent entassés dans le camp de Vial, prévu initialement pour 1 000 personnes, NDLR]. C’est encore plus dur avec le coronavirus car nous sommes livrés à nous-mêmes et nous avons très peu d’informations.

      Face à la révolte, la police a fait usage de la force et a utilisé des gaz lacrymogènes. Les migrants prenaient la fuite, ils couraient dans tous les sens.

      « Tout a brûlé, nous n’avons plus rien »

      Dans leur riposte, les policiers ont jeté des gaz lacrymogènes en direction du bâtiment des Africains, qui eux n’avaient pas pris part aux violences. La structure s’est enflammée alors que des personnes dormaient à l’intérieur. Les femmes et les enfants criaient de peur. On était tous en panique. Heureusement, tout le monde a réussi à sortir sain et sauf.

      Mais nos documents administratifs ont brûlé à l’intérieur. Nous n’avons plus rien, à part les vêtements que nous portions. Tout a brûlé !

      Après l’intervention de la police, le calme est rapidement revenu dans le camp. Les autorités nous ont relogés dans un autre bâtiment, qui servait à stocker des bidons d’eau.

      Hier (dimanche, NDLR), la directrice du camp est venue nous rendre visite en réaction aux violences. Elle nous a seulement dit que le Premier ministre travaillait sur le dossier et allait revenir avec des solutions.

      Pour l’heure, nous ne savons pas ce qu’il va se passer."

      https://www.infomigrants.net/fr/post/24226/oumar-sur-l-ile-de-chios-le-batiment-s-est-enflamme-alors-que-des-pers

  • RSF dévoile la liste 20/2020 des Prédateurs numériques de la liberté de la presse | RSF
    https://rsf.org/fr/actualites/rsf-devoile-la-liste-202020-des-predateurs-numeriques-de-la-liberte-de-la-press

    A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) dévoile une liste de 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse en 2020. En traquant les journalistes, ces entreprises, organismes et administrations mettent en péril notre capacité à nous informer. La liste n’est pas exhaustive, mais ces 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse représentent en 2020 un danger évident pour la liberté d’opinion et d’expression, garantie par (...)

    #RSF #harcèlement #haine #censure #religion #manipulation #FinSpy #WhatsApp #Weibo #WeChat #Twitter #Telegram #Signal #Facebook #Baidu #TikTok #Zensorium #NSO #Vupen_Security #Roskomnadzor #HackingTeam #Islam (...)

    ##surveillance

  • Vidéos complotistes : « YouTube a la capacité de modérer son contenu lorsqu’il en a la volonté politique »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/06/videos-complotistes-youtube-a-la-capacite-de-moderer-son-contenu-lorsqu-il-e

    Des chercheurs ont déterminé que l’un des algorithmes suggérait deux fois moins de vidéos complotistes qu’auparavant. Mais ces efforts sont partiels. YouTube lutte-t-il de manière efficace contre les vidéos promouvant des théories du complot ? Pour la plate-forme de vidéo en ligne, propriété de Google, la question est brûlante et la pression politique, insistante. L’état-major du site a annoncé à plusieurs reprises des mesures pour diminuer la portée et la popularité de ces contenus, notamment en modifiant (...)

    #YouTube #algorithme #modération #reconnaissance #haine #WatchNext

  • YouTube accused of being ’organ of radicalisation’ | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2020/mar/02/youtube-accused-of-being-organ-of-radicalisation

    Algorithms push viewers to extremes, senior MP says at launch of report on far right Social media companies have been heavily criticised at the launch of a major report on the far right, with YouTube being labelled an “organ of radicalisation”. The State of Hate 2020 report, by Hope Not Hate, also found the Conservative party had suspended more than 20 officials and activists, including six sitting councillors, who had posted Islamophobic comments on social media. Yvette Cooper, the Labour (...)

    #YouTube #algorithme #antisémitisme #manipulation #haine #Islam

    https://i.guim.co.uk/img/media/48ed879592dd61307d397ed9d40de9df3725dfcf/0_63_4878_2926/master/4878.jpg

  • Un homme d’affaires pro-Trump investit dans Twitter contre Jack Dorsey | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/paul-singer-homme-affaires-pro-trump-investit-twitter-contre-jack-dorsey

    Paul Singer est l’un des principaux soutiens financiers du Parti républicain. Or, les conservateurs américains sont vent debout contre les « biais politiques » présumés de Twitter. La politique de Twitter, qu’elle concerne le harcèlement en ligne ou l’extrémisme politique et religieux, est très critiquée, et à juste titre. Mais le remède qui se profile pourrait être pire que le mal. Paul Singer, l’un des méga-donateurs du Parti républicain –qu’il a soutenu à hauteur de 24 millions de dollars lors de (...)

    #Twitter #censure #haine #harcèlement #ElliottManagementFund #lutte

  • La misogynie est la haine la mieux partagée sur cette planète.
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/neuf-personnes-sur-dix-dans-le-monde-ont-des-prejuges-envers-les-femmes-202

    Près de 90% de la population mondiale, tous sexes confondus, a des préjugés envers les femmes, montre une étude publiée mercredi par le Programme des Nations unies pour le développement à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes. Les hommes font de meilleurs dirigeants politiques ou d’entreprises que les femmes. Aller à l’université est plus important pour un homme que pour une femme. Les hommes devraient être prioritaires sur le marché de l’emploi lorsque les offres sont rares.

    Neuf personnes sur dix dans le monde - femmes comprises - nourrissent au moins un préjugé de ce genre, conclut l’agence onusienne sur la base de données provenant de 75 pays représentant plus de 80% de la population mondiale. La proportion est la plus forte au Pakistan (99,81%), devant le Qatar (99,73%) et le Nigeria (99,73%). L’Andorre (27,01%), la Suède (30,01%) et les Pays-Bas (39,75%) mènent le wagon des « bons élèves », que la France accroche tant bien que mal, avec plus d’une personne sur d’eux ayant au moins un préjugé sexiste (56%).

    Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) évoque, « malgré des décennies de progrès », la subsistance de « barrières invisibles » entre les hommes et les femmes. « Aujourd’hui, la lutte pour l’égalité des sexes passe par l’élimination des préjugés », avance dans un communiqué Pedro Conceiçao, un dirigeant du PNUD. « Les efforts qui ont été si efficaces pour éliminer les disparités en matière de santé ou d’éducation doivent désormais évoluer pour affronter des problèmes bien plus ardus : les préjugés profondément enracinés - tant chez les hommes que chez les femmes - contre une véritable égalité », appuie son collègue Achim Steiner.

    L’agence de l’Onu appelle gouvernements et institutions « à utiliser une nouvelle approche politique pour faire évoluer ces opinions et ces pratiques discriminatoires ». Et faire chuter la statistique la plus glaçante de son rapport : 28% des gens dans le monde pensent qu’il est normal qu’un homme batte sa femme.

    #haine #misogynie #sexisme #discrimination

  • Algorithmic content moderation : Technical and political challenges in the automation of platform governance - Robert Gorwa, Reuben Binns, Christian Katzenbach, 2020
    https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/2053951719897945

    As government pressure on major technology companies builds, both firms and legislators are searching for technical solutions to difficult platform governance puzzles such as hate speech and misinformation. Automated hash-matching and predictive machine learning tools – what we define here as algorithmic moderation systems – are increasingly being deployed to conduct content moderation at scale by major platforms for user-generated content such as Facebook, YouTube and Twitter. This article (...)

    #Twitter #Facebook #haine #prédiction #anti-terrorisme #surveillance #algorithme #copyright #profiling #YouTube #cryptage #modération #Microsoft (...)

    ##Google
    /pb-assets/Images/SJ_Twitter_Card-1557144152440.jpg

  • Entretien avec Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins-2eme-partie/steve-bannon-si-vous-pensez-que-la-campagne-electorale-de-2016-a-ete-m

    Chaque président a son éminence grise ou son âme damnée. Donald Trump n’échappe pas à cette règle. Ce fut Steve Bannon, son « haut conseiller et chef de la stratégie ». Désormais honni, Steve Bannon a eu une influence majeure sur le président américain. Il livre sa vision de la campagne actuelle. A quelques jours du « Super Tuesday » dans la course à l’investiture démocrate aux Etats-Unis, l’ancien conseiller spécial de Donald Trump a reçu chez lui à Washington Frédéric Martel, journaliste et producteur de Soft (...)

    #haine #élections

  • Third of Poland now declared ‘LGBT-free zone’, making intolerance official

    https://www.pinknews.co.uk/2020/02/25/third-of-poland-lgbt-free-zone-atlas-of-hate-homophobia

    A third of Poland has declared itself to be an official “LGBT-free” zone as local municipalities sign a pledge adopting resolutions against “#LGBT propaganda”.

    #violence #haine #homophobie #pologne #populisme #ultra-nationalisme #cartographie #cartoexperiment

  • Émilie a fait de la garde à vue

    #Emilie_Rolquin est étudiante en école d’animation. Le 8 décembre 2018, elle fait partie des 974 personnes placées en garde à vue à Paris à l’occasion de l’acte 4 des Gilets jaunes. Ces 24 heures de privation de liberté, les cellules sales, sa rencontre avec la police, c’est tout cela qu’elle raconte admirablement dans ce petit film d’animation.


    https://www.youtube.com/watch?time_continue=82&v=n4fnRmLzH8E&feature=emb_logo

    #film_d'animation #lumière #odeurs #témoignage #fouille #bruit #attente #dignité #haine #police #audition #droits #droits_humains #épreuve_mentale

  • Qui devrait décider des contenus que l’on peut voir en ligne ? : : Civil Liberties Union for Europe
    https://www.liberties.eu/fr/news/automation-and-illegal-content-article-2/18775

    Les plateformes en ligne hiérarchisent et modèrent les contenus que nous partageons, et sans nous informer des raisons pour lesquelles elles font ni de la manière dont elles le font. Il est grand temps que ces entreprises fassent preuve de transparence. Nos vies son intimement liées aux technologies. La façon dont nous naviguons, lisons et communiquons en ligne, en est un très bon exemple. Dans cet article, nous discutons de deux méthodes que les entreprises utilisent pour vous offrir des (...)

    #algorithme #modération #censure #haine #SocialNetwork #bot

    https://liberties.imgix.net/images/c1f58e9c-e3ec-417f-bfc7-0b17a9f1724c/ai4.png_effected.png

  • Sexualité : en finir avec les injonctions paradoxales

    « Il faut pimenter sa vie sexuelle », « le sexe est meilleur quand il fait un peu mal »... Les femmes sont victimes de matraquage, dénonce Maïa Mazaurette dans une chronique « coup de gueule ». Car comment réussir à s’écouter quand on demande de considérer l’insulte comme un compliment et la douleur comme un plaisir ?

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/02/23/sexualite-en-finir-avec-les-injonctions-paradoxales_6030503_4500055.html

    ...quand un homme dit non, personne ne vient lui expliquer qu’il pense oui. Parce que quand il a mal, personne ne prétend que c’est pour son bien, que ça n’a pas d’importance, ou qu’il doit réessayer pour s’habituer. Aucun magazine masculin ne propose de se frotter le pénis contre une râpe à fromage avant un rapport pour « pimenter » ses ébats.

    Le point commun de ce matraquage est simple : aux femmes, et aux femmes seulement, on demande de nier leur propre ressenti. Pas parce qu’elles sont folles, mais parce que leur ressenti constitue un bâton dans les roues des partenaires égoïstes (tous les hommes ne sont pas égoïstes). Si les femmes cessent de se faire confiance, alors on peut leur faire subir absolument n’importe quoi : en l’occurrence des violences, des injures, des rapports non désirés et des techniques sexuelles inefficaces.
    Tour de passe-passe

    Dans son ouvrage Pourquoi le patriarcat ? (Flammarion, 2019), la psychologue américaine Carol Gilligan raconte comment la construction de l’identité féminine repose sur ce tour de passe-passe. Vers la pré-adolescence, les filles apprennent à dire « I don’t know » (« je ne sais pas »), tandis qu’encore plus tôt, les petits garçons apprennent à dire « I don’t care » (« je m’en fiche »).

    Cette réduction au silence de ses propres émotions génère des conséquences bien réelles, comme des troubles de la concordance sexuelle. Les travaux de la sexologue américaine Meredith Chivers démontrent en effet que même quand les femmes ressentent une excitation physique (afflux sanguin dans les zones génitales, lubrification), elles n’en sont pas toujours conscientes. Exactement comme s’il existait une barrière invisible entre la tête et le corps.

    Cette discordance est probablement multifactorielle (autocensure, tests mal adaptés, etc.), mais tout de même : comment s’écouter soi-même, quand notre culture sexuelle nous demande en permanence de considérer l’insulte comme un compliment, la douleur comme un plaisir, ou le ressentiment comme un motif de désir ? Quand il faut en permanence « transcender » les signaux les plus élémentaires du corps ?

    Ces aphorismes ne concernent d’ailleurs pas seulement le champ sexuel : « la force des femmes, c’est leur faiblesse », « Les plus visibles sont les plus minces », « L’accouchement est le plus beau jour de leur vie ». On fait comme si les femmes étaient irrationnelles (ce qui revient à les psychiatriser), alors que c’est la logique sous-jacente qui est irrationnelle. Et abusive. « Elle dit non, elle pense oui », « elle dit oui, elle pense oui », « quand on aime son conjoint, on lui donne des rapports », « quand on déteste son conjoint, on lui donne des rapports » : la ficelle est énorme, et nous valons mieux que ces discours littéralement aberrants.

    #sexisme #injonction_paradoxal #catch22 #domination_masculine #hétérosexisme #hétérosexualité #amour #haine #culture_du_viol #BDSM #porno

  • The Future of Politics Is Bots Drowning Out Humans - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/technology/archive/2020/01/future-politics-bots-drowning-out-humans/604489

    They’re mouthpieces for foreign actors, domestic political groups, even the candidates themselves. And soon you won’t be able to tell they’re bots. Presidential-campaign season is officially, officially, upon us now, which means it’s time to confront the weird and insidious ways in which technology is warping politics. One of the biggest threats on the horizon : Artificial personas are coming, and they’re poised to take over political debate. The risk arises from two separate threads coming (...)

    #algorithme #manipulation #élections #électeurs #haine #microtargeting #profiling #bot

  • The 2020 Election Will Be a War of Disinformation - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2020/03/the-2020-disinformation-war/605530

    How new technologies and techniques pioneered by dictators will shape the 2020 election One day last fall, I sat down to create a new Facebook account. I picked a forgettable name, snapped a profile pic with my face obscured, and clicked “Like” on the official pages of Donald Trump and his reelection campaign. Facebook’s algorithm prodded me to follow Ann Coulter, Fox Business, and a variety of fan pages with names like “In Trump We Trust.” I complied. I also gave my cellphone number to the (...)

    #manipulation #élections #électeurs #haine #microtargeting #profiling #BigData

  • How should Democrats fight back against Trump’s billion-dollar “Death Star” ? | Salon.com
    https://www.salon.com/2020/02/11/how-should-democrats-fight-back-against-trumps-billion-dollar-death-star

    Trump campaign manager Brad Parscale has built a $1 billion disinformation machine. Here’s how to beat it They’re calling it the “Death Star.” While supporters of the various Democratic candidates for president pummel each other online, Grand Moff Brad Parscale, Donald Trump’s campaign manager, is deploying this appropriately nicknamed $1 billion disinformation machine with the real potential to obliterate even the most perfect Democratic ticket this fall. For starters. Among other things, (...)

    #algorithme #manipulation #élections #électeurs #haine #microtargeting #profiling #BigData (...)

    ##Facebook

  • Serbie : #Dveri lance une #campagne_de_haine contre les réfugiés

    L’opposition serbe tergiverse toujours autour du boycott des élections du 26 avril, mais le mouvement d’extrême-droite Dveri, membre de l’#Alliance_pour_la_Serbie, a trouvé son cheval de bataille : la « politique d’immigration » que mènerait le gouvernement. Au programme, #haine, #mensonges et #propagande.

    Le mouvement d’extrême droite Dveri vient de lancer une campagne anti-migrants, expliquant que le pays risquait de devenir « le plus grand camp de cette partie de l’Europe ». Les statistiques montrent pourtant que l’immense majorité des réfugiés qui pénètrent en Serbie quittent rapidement le pays pour se diriger vers l’Europe occidentale. Dveri, qui appelle au boycott des élections du 26 avril, est membre de la coalition d’opposition de l’Alliance pour la Serbie (Savez za Srbiju).

    Le mouvement a tweeté qu’il allait collecter des signatures dans la ville de Čačak pour « changer la politique du gouvernement en matière d’immigration ». Le camion de campagne montre une longue colonne de réfugiés, surmontée de l’inscription : « Est-ce que ce sont des femmes et des enfants migrants ? Pétition contre la politique d’immigration du gouvernement. La signature qui garantit la sécurité pour vos enfants ».

    Boško Obradović, le chef de Dveri, tente de suggérer que cette campagne ferait partie d’une action plus large de l’Alliance pour la Serbie, dans la cadre de la campagne pour le boycott des élections. « C’est parti ! », a-t-il écrit sur Twitter. « Dans chaque ville, dans chaque village doit se diffuser l’idée du boycott, d’une lutte pour des élections libres et équitables et pour la libération de la Serbie de cette autorité criminelle, traître et voleuse. Pas de retour en arrière ! Pas de trahison ni de reddition ! »

    « Les migrants ne pourront ni avancer ni reculer, et s’installeront donc définitivement ici », expliquait il y a une semaine Boško Obradović. Des déclarations contestées à plusieurs reprises par le Commissariat de Serbie aux réfugiés et aux migrations. Sur les centaines de milliers de migrants en provenance d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient entrés en Serbie depuis le haut de la crise en 2015, « plus personne n’est dans le pays », a souligné le Commissariat dans un communiqué repris par le quotidien Danas. « 5638 réfugiés sont actuellement hébergés dans des centres d’accueil et d’asile, et tous veulent poursuivre leur voyage hors de Serbie. » En décembre dernier, le Commissariat avait démenti l’existence d’un quelconque « plan » pour installer des migrants en Serbie.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Serbie-Dveri-lance-une-campagne-de-haine-contre-les-refugies

    #Serbie #haine #anti-réfugiés #asile #migrations #racisme #xénophobie #réfugiés #extrême_droite