#hakim_bey

  • N’oubliez pas qu’il existe d’autres possibilités ! (Épisode 1)

    par Christine Treguier

    http://www.politis.fr/N-oubliez-pas-qu-il-existe-d,27699.html

    Comme chaque année, des chroniques à suivre (3), avec quelques ouvrages, livres, revues, et DVD, entre critique, révolte et œuvres d’artistes, pour ne pas bronzer idiotEs et ne pas oublier que, souvent, les autres possibilités sont à portée de main, plus près qu’on ne le pense… Tout d’abord, plusieurs revues-livres-objets singuliers, nouveaux ou moins nouveaux, énergétiques et inspirants.

    La bande (franco-belge) à Zélium, revue-journal satirique irrégulomadaire n’a pas la plume et le crayon dans sa poche. Son n °16 (format journal papier) est intitulé « Wallonie, terre d’asile » : 24 pages de BD, caricatures méchantes, chroniques et articles monolingues mais binationaux. La moitié du journal est gérée par une rédaction multi-têtes française. On y trouve de jeunes talents et de moins jeunes dessinateurs et plumitifs pas nés de la dernière pluie, comme Noël Godin, Jérôme Thorel, Yves Frémion, Jérôme Bonnet, pour ne citer qu’eux. L’autre moitié (à lire à l’envers) est concoctée par une rédaction wallonne. Vous aurez la bonne surprise d’y déguster les écrits d’un autre vieux routard, Raoul Vaneigem en personne, et de quelques autres. Le n° 15 (format revue) a pris pour cible l’écologie : croquis saignants et vertes critiques du greenwashing et autres pratiques qui ont l’air, le goût et l’odeur du vert, mais ne sont pas ce qu’elles prétendent être. « 100 % biodégradant », annonce la rédaction ! Zélium se trouve dans les bonnes librairies et les points de vente amicaux. Et, via son site internet, vous pouvez vous abonner bien sûr, mais aussi devenir relais, voire diffuseur… pour la bonne cause. L’équipe des éditions Jack is on the road a également commis un petit livre, Dieu est amûûûr, de Decressac : « 56 dessins bénis » qui cognent dur, dans la grande tradition de Siné, Cavanna ou Reiser. Mixant sexe, politique et religion, Decressac revisite la Bible, cogne sur le clergé et l’actualité, qui est ou qui vient, avec un « humûûûr » noir et des encres caustiques à souhait.

    Autres revues, autres genres, Tête-à-tête et Orbs, l’autre planète. Toutes deux se veulent thématiques, tricotant arts, sciences, esthétique, informations et pensées hautement protéinées et nourrissantes pour l’esprit. Les deux sont profondément actuelles, se situant volontairement hors du galop frénétique de « l’actu », et en cela nécessaire et de salubrité publique.La première, annuelle, éditée par Le Bord de l’eau et pilotée de main de maîtresse par Anna Guilló, artiste catalane polyvalente, propose une collection d’entretiens réalisés par divers auteurs avec des artistes. D’où son titre : Tête-à-tête. Le n° 5 a exploré le thème de « Human Inside », le n° 6 s’est focalisé sur « Partir ». « Partir c’est faire la démonstration d’une capacité d’agir », écrit Anne Guilló, dans son édito intitulé « Ce qui reste ». Celui-ci s’achève sur une évocation du « partir » ultime que d’aucuns croient définitif, de ces départs douloureux que nous éprouvons et éprouverons tous un jour ou l’autre. Un « partir » qui peut se révéler être non une fin, mais le début d’une autre possibilité, d’« une épique destinée [qui] ne s’arrête pas au dernier souffle ». Elle s’écoute et s’entend, ajoute-t-elle, « à travers la polyphonie des voix [qui racontent] ce qu’il reste de ces voyages, souvenirs que l’on fait revenir dans les œuvres – échos d’un lointain requiem que l’on compose pour lui ». Au menu de ce n° 6, Bureau d’étude, Mathias Énard, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Laura Restrepo, Richard Pottier, Frank Koolen et quelques autres à découvrir…

    Orbs, résurgence rêvée par plus d’un(e) d’entre nous de la mythique revue Planète, de Louis Pauwels, entend (re)connecter arts, sciences, humanité et consciences. C’est dire si pour ce Planète 2.0, « irruptant » dans un XXIe siècle à dominante high-tech-scientiste-transhumaniste, il y a du pain sur la planche. En trois numéros, son instigateur, Maxence Layet (et ses tribus) semble être en passe de gagner son pari. Comme son ancêtre, cette revue-livre est tout d’abord un magnifique objet : fabriqué selon des règles éthiques (imprimé en France, avec des encres si possible moins polluantes, etc.), elle tisse dessins, graphismes variés, images et textes, mis en valeur par une maquette créative et riche de sens. Côté contenu, la revue fait elle aussi le choix d’une thématique autour de laquelle se raccordent et s’entrecroisent des sujets divers. Le n° 2 (3e du genre) tisse autour de la notion de « transformation » et jette des passerelles (en anglais « bootstrap » intraduisible) entre le « Discours de la huppe aux oiseaux » (Cantique des oiseaux, de Farid ad-din Attar-1177), l’Exoplanète Darwin IV (Wayned Barlowe), les Mandalas du ciel (Howard Crowhurst), Passeurs de rêve, histoires de l’art aborigène (Pierre Grundmann) ou de la thèse de la thermodynamique de l’économie de François Roddier. À commander en ligne et à déguster sans modération. Ajoutons que les souscriptions sont permises, Orbs étant une revue indépendante, sans publicité cela va sans dire, et autofinancée !

    Dans la catégorie dessinateurs-créateurs d’images sans fond, vous tomberez peut-être sous le charme déstabilisant de Erreur dans le titre, signé par Erro et sa tribu chez Gallimard, « Collection Alternatives ». Un ouvrage détonnant plastiquement, textuellement et bourré de talents. Graffeur de la première heure, ex-membre du collectif SRE, Sans rancune Émile (Émile étant le préposé au nettoyage des graffitis), adepte du verdana barré et du Wysiwyg (What You See Is What You Get, traduction « Erroesque » : négation de l’image), l’artiste se présente comme un joueur/détourneur de codes (graphique, informatique, publicitaire, etc.) et amateur d’exercices de style. Erro crée aussi collectif. Pour réaliser ce bel objet-livre – qui s’ouvre sur une citation d’Edmond Jabès : « Ce n’est pas la plume qui barre le mot » – il a invité 25 artistes, qui ont travaillé sur 26 thèmes et réalisé avec lui cet abécédaire d’un autre type. Chaque lettre est une clé pour déjouer « un obstacle, une cloison qui empêche » : de A comme abandon, à Z comme zoom, en passant par L comme line (ligne) ou U comme usage.Le petit dernier, Black Fez Manifesto, est signé Hakim Bey, alias Peter Lamborn Wilson, déjà auteur du mythique TAZ, Temporary Autonomous Zone, aux éditions de l’Éclat. Ce manifeste poétique est lui aussi un objet textuel étrange et non identifié. Il commence ainsi : « Nous prêtons allégeance au Califat Ottoman & à sa longue retraite dans le Mundus Imaginalis pas tout à fait encore mort mais en décomposition. Puisque notre ancienne anarchie s’accorde si bien pour une fois comme Punch & Judy avec un sultanat superbe & corrompu… » Édité en 2008 chez Autonomedia, il vient d’être traduit par les Éditions èRe. L’acheter aura un autre effet : soutenir èRe, petit éditeur farouchement indépendant, prenant le risque de textes complexes, qui, comme tant d’autres, est menacé de disparition.

    Où les trouver ?

    Zélium :http://www.zelium.info, http://www.editionsalternatives.com/site.php?type=P&id=1189&marecherche=erro

    Tête-à-tête :http://www.revue-tete-a-tete.org

    Orbs :http://www.orbs.fr/Black Fez Manifestohttp://www.editions-ere.net

    TAZ :http://www.lyber-eclat.net/collections/secours.html#bey1

    et

    http://www.virtualistes.org

    @seenthis chronique librement diffusable sous réserve de mention de la source

    #Zélium #Decressac #ORBS_l'autre-Planète #Tête_àTête #Erro #Hakim_bey #Black_Fez_Manifesto #TAZ #Vaneigem #Jérome_thorel #Frémion #Noel_Godin #etc_etc_etc


  • Anarchisme
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/05/07/anarchisme

    Par Hakim Bey Qu’est-ce que l’anarchisme ? Le Prophète Mahomet a dit que tous ceux qui vous saluent par « Salam ! » (paix) doivent être considérés comme musulmans. De la même manière, tous ceux qui s’appellent eux-mêmes « anarchistes » … Continue reading →

    #LUTTES #anarchiste #HAKIM_BEY #luttes #pensé_critique


  • Anarchisme
    http://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2014/05/07/anarchisme

    Par Hakim Bey Qu’est-ce que l’anarchisme ? Le Prophète Mahomet a dit que tous ceux qui vous saluent par « Salam ! » (paix) doivent être considérés comme musulmans. De la même manière, tous ceux qui s’appellent eux-mêmes « anarchistes » … Continue reading →

    #LUTTES #anarchiste #HAKIM_BEY #luttes #pensé_critique



  • Hakim Bey
    Boycott cop culture !
    (faites ce que je dis pas ce que je fais - digression à propos de http://seenthis.net/messages/159527#message159889 for @mad_meg)
    IF ONE FICTIONAL FIGURE can be said to have dominated the popcult of the eighties, it was the Cop. Fuckin’ police ev- erywhere you turned, worse than real life. What an incredible bore.
    Powerful Cops—protecting the meek and humble—at the expense of a half-dozen or so articles of the Bill of Rights- -"Dirty Harry." Nice human cops, coping with human perversity, coming out sweet ’n’ sour, you know, gruff & knowing but still soft inside—Hill Street Blues—most evil TV show ever. Wiseass black cops scoring witty racist remarks against hick white cops, who nevertheless come to love each other—Eddie Murphy, Class Traitor. For that masochist thrill we got wicked bent cops who threaten to topple our Kozy Konsensus Reality from within like Giger- designed tapeworms, but naturally get blown away just in the nick of time by the Last Honest Cop, Robocop, ideal amalgam of prosthesis and sentimentality.

    We’ve been obsessed with cops since the beginning—but the rozzers of yore played bumbling fools, Keystone Kops, Car 54 Where Are You, booby-bobbies set up for Fatty Arbuckle or Buster Keaton to squash & deflate. But in the ideal drama of the eighties, the “little man” who once scattered bluebottles by the hundred with that anarchist’s bomb, innocently used to light a cigarette—the Tramp, the victim with the sudden power of the pure heart—no longer has a place at the center of narrative. Once “we” were that hobo, that quasi-surrealist chaote hero who wins thru wu- wei over the ludicrous minions of a despised & irrelevant Order. But now “we” are reduced to the status of victims without power, or else criminals. “We” no longer occupy that central role; no longer the heros of our own stories, we’ve been marginalized & replaced by the Other, the Cop.

    Thus the Cop Show has only three characters—victim, criminal, and policeperson—but the first two fail to be fully human—only the pig is real. Oddly enough, human society in the eighties (as seen in the other media) sometimes appeared to consist of the same three cliche/archetypes. First the victims, the whining minorities bitching about “rights”—and who pray tell did not belong to a “minority” in the eighties? Shit, even cops complained about their “rights” being abused. Then the criminals: largely non-white (despite the obligatory & hallucinatory “integration” of the media), largely poor (or else obscenely rich, hence even more alien), largely perverse (i.e. the forbidden mirrors of “our” desires). I’ve heard that one out of four households in America is robbed every year, & that every year nearly half a million of us are arrested just for smoking pot. In the face of such statistics (even assuming they’re “damned lies”) one wonders who is NOT either victim or criminal in our police-state-of-consciousness. The fuzz must mediate for all of us, however fuzzy the interface— they’re only warrior-priests, however profane. America’s Most Wanted—the most successful TV game show of the eighties—opened up for all of us the role of Amateur Cop, hitherto merely a media fantasy of middleclass resentment & revenge. Naturally the truelife Cop hates no one so much as the vigilante—look what happens to poor &/or non-white neighborhood self-protection groups like the Muslims who tried to eliminate crack dealing in Brooklyn: the cops busted the Muslims, the pushers went free. Real vigilantes threaten the monopoly of enforcement, lÉse majest­, more abominable than incest or murder. But media(ted) vigilantes function perfectly within the CopState; in fact, it would be more accurate to think of them as unpaid (not even a set of matched luggage!) informers: telemetric snitches, electro-stoolies, ratfinks- for-a-day.

    What is it that “America most wants”? Does this phrase refer to criminals—or to crimes, to objects of desire in their real presence, unrepresented, unmediated, literally stolen & appropriated? America most wants...to fuck off work, ditch the spouse, do drugs (because only drugs make you feel as good as the people in TV ads appear to be), have sex with nubile jailbait, sodomy, burglary, hell yes. What unmediated pleasures are NOT illegal? Even outdoor barbecues violate smoke ordinances nowadays. The simplest enjoyments turn us against some law; finally pleasure becomes too stress- inducing, and only TV remains—and the pleasure of revenge, vicarious betrayal, the sick thrill of the tattletale. America can’t have what it most wants, so it has America’s Most Wanted instead. A nation of schoolyard toadies sucking up to an elite of schoolyard bullies.

    Of course the program still suffers from a few strange reality-glitches: for example, the dramatized segments are enacted cinema verit­ style by actors; some viewers are so stupid they believe they’re seeing actual footage of real crimes. Hence the actors are being continually harassed & even arrested, along with (or instead of) the real criminals whose mugshots are flashed after each little documentoid. How quaint, eh? No one really experiences anything—everyone reduced to the status of ghosts—media-images break off & float away from any contact with actual everyday life— PhoneSex—CyberSex. Final transcendence of the body: cybergnosis.

    The media cops, like televangelical forerunners, prepare us for the advent, final coming or Rapture of the police state: the “Wars” on sex and drugs: total control totally leached of all content; a map with no coordinates in any known space; far beyond mere Spectacle; sheer ecstasy (“standing- outside-the-body”); obscene simulacrum; meaningless violent spasms elevated to the last principle of governance. Image of a country consumed by images of self-hatred, war between the schizoid halves of a split personality, Super-Ego vs the Id Kid, for the heavyweight championship of an abandoned landscape, burnt, polluted, empty, desolate, unreal. Just as the murder-mystery is always an exercise in sadism, so the cop-fiction always involves the contemplation of control. The image of the inspector or detective measures the image of “our” lack of autonomous substance, our transparency before the gaze of authority. Our perversity, our helplessness. Whether we imagine them as “good” or “evil,” our obsessive invocation of the eidolons of the Cops reveals the extent to which we have accepted the manichaean worldview they symbolize. Millions of tiny cops swarm everywhere, like the qlippoth, larval hungry ghosts—they fill the screen, as in Keaton’s famous two-reeler, overwhelming the foreground, an Antarctic where nothing moves but hordes of sinister blue penguins.

    We propose an esoteric hermeneutical exegesis of the Surrealist slogan “Mort aux vaches!” We take it to refer not to the deaths of individual cops (“cows” in the argot of the period)—mere leftist revenge fantasy—petty reverse sadism—but rather to the death of the image of the flic, the inner Control & its myriad reflections in the NoPlace Place of the media—the “gray room” as Burroughs calls it. Self-censorship, fear of one’s own desires, “conscience” as the interiorized voice of consensus- authority. To assassinate these “security forces” would indeed release floods of libidinal energy, but not the violent running-amok predicted by the theory of Law ’n’ Order.

    Nietzschean “self-overcoming” provides the principle of organization for the free spirit (as also for anarchist society, at least in theory). In the police-state personality, libidinal energy is dammed & diverted toward self-repression; any threat to Control results in spasms of violence. In the free-spirit personality, energy flows unimpeded & therefore turbulently but gently—its chaos finds its strange attractor, allowing new spontaneous orders to emerge.

    In this sense, then, we call for a boycott of the image of the Cop, & a moratorium on its production in art. In this sense...

    MORT AUX VACHES!

    Avec la voix de Hakim Bey et la musique de Bill Laswell
    http://www.youtube.com/watch?v=3-Ll70h_jXk

    #musique #taz #police #culture

    • Merci @supergeante. Je comprend pas tout le texte et j’ai pas encore pu écouter le son, mais de ce que je comprend c’est bien raccord avec ma digression et ce que je voulait dire sur le sado-masochisme dans le culte que la télé voue à la flicaille.

      Je trouve en particulier ce passage très interessant

      “We” no longer occupy that central role; no longer the heros of our own stories, we’ve been marginalized & replaced by the Other, the Cop.

      Thus the Cop Show has only three characters—victim, criminal, and policeperson—but the first two fail to be fully human—only the pig is real. Oddly enough, human society in the eighties (as seen in the other media) sometimes appeared to consist of the same three cliche/archetypes.

      Sinon pour l’appel au boycott c’est une bonne idée, dans un certain sens sa se défend, mais je vais avoir du mal à me séparer de certaines séries ou certains films .... Je pense en premier à #The_Wire qui donne tout de même de la substance a des personnages non-flics ou #Cold_Case que j’aime bien aussi et qui a un coté historique et politique interessant.

      Merci pour la découverte de #Hakim_Bey


  • L’#odeur du #chocolat dope les #ventes de livres
    http://fr.myeurop.info/2013/07/24/l-odeur-du-chocolat-dope-les-ventes-de-livres-11700

    Quentin Bisson

    Des chercheurs belges de l’université de Hasselt ont eu du flair. Pendant dix jours, ils ont diffusé une odeur de chocolat dans une #librairie du pays. Surprise : leur drôle d’étude prouve que ce parfum booste la vente des livres.

    Voici une nouvelle qui fleure bon pour les libraires en mal (...)

    #Insolites #Société #Économie #Belgique #achats #consommateurs #inconscient #marketing_olfactif

    • Ca ressemble a du #neuromarketing
      il y a un exemple ici
      http://seenthis.net/messages/125850
      avec macDo qui voulait un parfum champêtre dans ses #toilettes et ses produits ménagers pour implanter une image plus « verte » dans l’esprit des gens. Ils avaient fait faire leurs études en GB car en France le docu dit que c’est interdit le neuromarketing. C’est légal en Belgique comme le montre cette étude.
      Il me semble qu’on utilise pourtant déjà les odeurs dans les commerces en France. Par exemple les boulangeries qui ne font pas leur pain genre dans le metro, diffusent une sorte de parfum beurre synthetique peu rassurante.

    • C’est de l’#éthologie. Maintenant, vous savez pourquoi je rame : je n’ai pas voulu que la science que j’avais étudié avec passion serve seulement à tromper les gens au profit de quelques multinationales. Sinon, y a le pschitt de « neuf » dans les voitures d’occase qui fait tu as l’impression que la voiture vaut plus cher qu’en vrai, les choix des couleurs des revêtements muraux, pour favoriser certains comportements.
      Mais y a aussi des chouettes trucs, comme la resonorisation des lieux de passages et transports en commun, pour limiter le stress et l’agressivité, ce genre de truc.

    • Je connait plutôt l’éthologie appliqué aux non-humains, mais c’est logique que cette science s’applique à l’homme, mais dans ce cas je pensait qu’on dirait #anthropologie. Par rapport à ce qu’on appel le #neuromarketing, est ce que c’est pas le mélange de plusieurs domaines (#marketing_olfactif, #design_sonore, #ergonomie, #éthologie, #psychologie...) ? Domaines qui ont en commun de pouvoir servir à vendre à travers l’inconscient individuel et collectif. C’est pas un nouveau mot pour dire #subliminal ?

      Je me demande aussi où est la limite de la manipulation dans ce cas. Par exemple je suis libraire et je met de l’encens dans ma boutique pour que sa sente bon, ou je propose du chocolat chaud tous les mercredi en hivers ou n’importe quelle idée conviviale pour rendre mon commerce plus sympas. Histoire que les clients reviennent et que les ventes augmentent. A quel moment je glisserait dans la manipulation ? Sans avoir besoin de faire une étude neuromachine, je me doute bien que si je pète derrière mon comptoir ça ne fait pas monter les ventes et que si ca sent bon le chocolat sa met de bonne humeur (enfin si on est pas la toute la journée, pour les salariés ca peut être aussi lourd que les musiques automatiques).

      Je part encore en digressions mais comme ca se passe toujours en #europe #myeurope ne m’en voudra pas ;)
      Sur la musique dans les commerces, j’ai eu pour la première fois à faire à une musique anti-squat dans un café à Bastille. C’était une toute petite musique discrète, très courte et répéter en boucle sans arrêt pendant les deux heurs que j’ai du passer dans le bar. J’ai pensé d’abord que c’était pour faire des économies à la #sacem mais je croi qu’en dehors de cet avantage, ca a fait tourner les clients. Elles m’ont incommoder ces 3 notes répétées sans fin, et pourtant j’aime la musique répétitive, mais là c’était un genre de boucle d’ascenseur insupportable. J’ose pas imaginer l’effet sur les serveurEs si deux heurs ont suffit à me faire fuir.

    • Dans le même ordre d’idée de trucs répétitifs qui rendent fou, je me demande quel est l’effet des milliers de validation des cartes navigo pour les conducteurs de bus, validation signalée par un son caractéristique et déjà, à petite dose, assez désagréable.

    • @baroug le compostage de billet fait pas un bruit génial non plus. Je ne sais pas ce qui est pire.
      @monolecte très interessant ton site, je vais m’y régaler :p
      Sur google book il y a quelques ouvrages disponibles sur le sujet par exemple ceci
      http://books.google.fr/books?id=zWyDobqWQooC&printsec=frontcover&dq=ethologie&hl=en&sa=X&ei=sS

      et puis j’ai trouvé aussi ceci que j’ai pas encore lu et que tu référence peut être déjà http://ethologie.unige.ch/etho1.01/4.Controle.du.cpt.Mecanismes.organisateurs.htm

      cette fois je suis totalement #hors_sujet j’espère que @myeurop ne me grondera pas ;)

    • Le neuromarketing, de l’IRM à l’acte d’achat
      http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/73482.htm
      Eline de Vries, chercheuse au CIC, a récemment donné une masterclass à la RUG sur un domaine actuellement en pleine expansion : le neuromarketing.

      Selon Eline van Vries, 80% des nouveaux produits mis sur le marché chaque année échouent à cause d’un mauvais marketing. Les conclusions présentées mettent en avant trois constats principaux :
      – le comportement des acheteurs est principalement déterminé par l’activation de deux zones du cerveau, celle liée à la douleur et celle liée à la récompense ;
      – si la zone liée à la récompense est d’avantage sollicitée, les consommateurs auront tendance à acheter le produit ;
      – l’activation de la zone liée à la récompense par rapport à celle liée à la douleur peut également fournir une indication importante quant au prix de vente optimal du produit.

      http://www.unifocus.nl/site/pagina.php?id_item=256&tab=journaals

    • @supergeante La raison principale qui fait que 80% des nouveaux produits échouent, c’est surtout parce qu’il s’agit de merdasses inutiles dont personne n’a besoin, sauf les mecs qui veulent conditionner les gens à les acheter quand même, juste pour leur remplir les fouilles.

      Du coup, bosser pour les entreprises qui entendent forcer les gens à acheter des choses contre leur gré est à mon sens une perversion majeure de l’esprit scientifique.

    • @myeurop c’est pas gagné, je suis capable d’aimer le roboratif...
      (je fait partie de la secte des adoratrice de la patate par exemple ^^)

      @supergeante & @monolecte
      je tique en particulier sur ceci

      – le comportement des acheteurs est principalement déterminé par l’activation de deux zones du cerveau, celle liée à la douleur et celle liée à la récompense

      qui fait penser à du dressage canin ou autre.
      http://www.youtube.com/watch?v=M3jkitf248c


      Le cerveau qui ne connaitrait que des punitions/récompenses ca fait très sado-maso, pas étonnant que le marketing domaine ultra-capitaliste ne connaisse que cela.
      Il y a un super roman de Victor Pelevin « Homo Zapiens »
      http://www.salon.com/2002/02/21/pelevin_2
      pas facile à trouvé en français et en plus je me suis fait endormir mon exemplaire, ce qui se comprend vu comme le livre est bien.
      Pelevin raconte l’histoire d’un marketeux de l’époque #Boris_Eltsin, qui par l’absorption de champignons hallucinogène parviens à voire derrière les apparences et découvre la grande déesse #Babylone qui se cache dans la boite de pub qui l’emploi. Il y a tout un passage sur la « wow stimulation anale » qui décrit le mécanisme punition-récompense que provoque le capitalisme moderne.
      Pour continuer dans la digression ca me fait pensé à la télé dont les programmes sont quasiment totalement construits sur ce schéma punition-récompense
      A la télé il y a des flics, plein de flics, plein de séries policières avec des policiers partout. Il y en a aussi pendant les JT. Ca doit faire deja 1/3 des programmes dédiés à la punition/récompense.
      après il y a le fric et ceux qui en ont. les émissions people, les trucs de jeux d’argent, les émissions sur l’économie, dans les JT aussi on invite souvent les riches. Comme les gens qui regarde la télé ne sont pas milliardaires contrairement aux gens qui sont dans la télé, il y a ce coté vivre par procuration, s’identifier à. Histoire que le spectateur se dise que l’argent ne fait pas le bonheur et sinon que voire des gens contant c’est un peu comme si on l’était. Tout ca est très bien expliquer par #Mona_Chollet dans son excellent texte « Rêver contre soi-même »
      http://www.peripheries.net/article311.html

      Bon pour le dernier tiers des programmes TV, je suis moins au point, j’ai plus ce machin depuis quelques années alors peut être que ca a changer, mais la télé dite « télé réalité » me semble très typique je sais pas si j’en avais deja parler ici.

      Un truc comme le Loft me semble parlant. Comme ca semble toujours rencontrer du succes, c’est que ca parle aux gens.
      Voila comment je voie le truc :
      Des gens sont enfermés et la punition c’est de leur donner la liberté, comme au paradis patriarco-monothéiste, l’idée c’est que le malheur c’est d’être libre*. C’est déjà un drôle de truc. On a des gens un peu comme tout le monde, c’est plus ou moins l’intention du dispositif ou ce qu’il veut faire croire au spectateurE. Je regarde des gens comme moi et plein de gens les regarde, c’est un peu comme si on me regardait. Ca fait plaisir, hop récompense.
      Après la personne sera punis ou récompensé. Moi aussi un peu en passant, toujours par procuration. Celleux qui survivent au dispositif sont l’objet d’une sorte d’intérêt publique. On leur donne accès à la Jet set, au Show-biz, au club des domiants et tout le bazar. C’est quelqu’un comme moi qui deviens un peu grâce à moi un élu, ca me récompense de plusieurs manières.
      La personne élu quant même n’est pas de « ce monde », et du monde se presse au portillon, on a pas arrêter de faire des émissions (perso une seule me suffisait amplement mais big brother ne me consulte pas !). Elle retombe vite dans l’anonymat, paf punition. Ca à l’aire de s’accompagner d’un tas de problèmes de dépressions et de toxicomanie. punition-punition-punition.
      Après une période plus ou moins longue, l’ex-élu sort un bouquin témoignage sur la traversé du désert post loft ou sujet de ce genre. La télé l’invite, le spectatateurE peut cette fois savourer la phase punition. Comme si il fallait que les choses reviennent à leur place et que les « élus » payent le privilège qui leur fut accorder. Après tout il n’y avait aucune raison pour que cet « élu » le soi. C’est bien normal qu’ille soit punis et moi aussi par procuration.
      Après la boucle peut reprendre, l’ex-élu peut refaire une télé-réalité et rejouer cette tragi-comédie du sado-maso.

      bon c’est peut être fumeux tout cela. Il fait bin chaud alors je m’excuse d’avance si c’est n’importe quoi mes histoires.

      *j’en avait fait un dessin à l’époque du Loft sur lequel j’avais plus ou moins écrit la réflexion dont je vous ai fait part ici. C’est l’Archange Loana chassant Adam & Eve du paradis télévisuel.

      Ahlala en plus de flooder je fait du #shamless_autopromo !!!

    • @mad_meg : ton Homo Zapiens a l’air très bien en effet - et si tu veux te reprocurer un exemplaire pour qu’un-e autre de tes potes puisse l’adorer, t’en as des pas bien chers ici (bon, depuis les US, ils chargent parfois 10 € de port, mais faut fouiner quoi)
      http://www.marelibri.com/search/current.seam?maximumPrice=0.0&keywords=&firstResult=0&faceted=true&ISBN=&

      (vive les #floods)

      (et #comportementalisme, by the way)

    • Digression suite - spécial cop culture 4 @mad_meg
      http://seenthis.net/messages/159934

      @monolecte : je cite, je n’ai pas commenté. Si on suit le concept du neuromarketing, il s’agit bien de parler à la part non consciente, d’influencer via la part animale de l’être humain. Que les objets soient utiles ou pas n’est pas le sujet. Ce que je me demande quand même, c’est si ces méthodes fonctionnent aussi avec des esprits réfractaires à la consommation impulsive. Dans le reportage http://seenthis.net/messages/159858 (digression n°2 suite à ce post) l’un des exemples montre bien une personne qui pense réagir à un certain stimuli d’une publicité alors qu’il s’avère que son corps trahit une réaction à un autre élément de la publicité : la photo du hamburger. C’est ce que dit l’expérience chocolat à l’origine de nos commentaires. Le neuromarketing agit là où on ne l’attends pas.