Global mapping of #happiness: mechanisms, drivers, and pathways to societal happiness: The Journal of Positive Psychology: Vol 0, No 0 - Get Access
▻https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/17439760.2026.2684517
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Global mapping of #happiness: mechanisms, drivers, and pathways to societal happiness: The Journal of Positive Psychology: Vol 0, No 0 - Get Access
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Is #intelligence related to #happiness ?
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#emotions #emotionregulation #wellbeing #satisfaction #mentalhealth #individualism #culture #relationships #work #complexity #litteracy #comparison #numeracy #language #cognition #psychology
1700 rivières sous pression : la carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France
Alors que la France va à nouveau rater en 2027 l’objectif européen de bon état de ses cours d’eau, une enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l’ampleur de la pression exercée par les #micropolluants sur le territoire.
Elles courent tantôt à travers champs, tantôt à travers bois. Sur 16 kilomètres, les eaux tranquilles de la Launette longent un château du XVIIIe siècle, une abbaye royale et même le tombeau de Jean‐Jacques Rousseau. Mais la carte postale ne montre pas tout. Elle masque les nombreuses substances invisibles que charrie la petite rivière de l’Oise. #PFOS, #diflufénicanil et autres #pesticides, et même un médicament : entre 2022 et 2024, la station de surveillance installée sur ce cours d’eau a relevé 16 molécules au‐dessus des seuils de risque européens et français en vigueur. La Launette est un cas d’école, elle arrive en tête de notre classement des rivières subissant la plus forte pression des micropolluants.
Ce triste palmarès est le fruit de plusieurs mois d’enquête et d’une plongée dans les millions de données des agences de l’eau. Mediacités et le média de l’écologie Reporterre se sont associés aux collectifs We Report et Mémoire Vive pour produire une carte inédite de la pollution chimique des cours d’eau en France. Établie à partir des données publiques des stations de surveillance [consulter notre méthodologie], notre carte montre les dépassements annuels des seuils de risque par famille de substance et par micropolluant entre 2022 et 2024.
Le constat est inquiétant. Pesticides, métaux et autres #produits_chimiques toxiques voyagent allègrement dans nos rivières : 1 691 cours d’eau en France ont enregistré au moins un dépassement pour un polluant sur la période étudiée. Soit les trois quarts des rivières pour lesquelles une mesure est disponible.
Cette pollution est nationale : près de huit stations sur dix mesurant ces substances sur les cours d’eau en France présentent au moins un dépassement. Elle est aussi multiple : sur les 189 substances retenues dans notre enquête, 79 dépassent la valeur seuil au moins une fois. Notre analyse, qui porte sur les moyennes annuelles, permet de mettre en évidences les pollutions chroniques et le cumul des pressions toxiques exercés sur les cours d’eau. Avec le risque d’un« effet cocktail » [lire plus bas], qui pèse de plus en plus sur l’avenir de nos rivières.
Rendez‐vous manqué
Un bilan « très mauvais », lâche la députée écologiste Julie Ozenne, co‐rapporteure d’une mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’état des cours d’eau en France. « On n’atteindra jamais les objectifs qu’on s’était fixés avec l’Europe », constate‐t‐elle. Depuis la mise en place de la #directive_cadre_sur_l’eau (#DCE) en 2000, le cadre de référence pour tous les pays de l’Union européenne, Bruxelles a fixé un calendrier à ses États membres pour restaurer le « bon état » de leurs cours d’eau. L’objectif, ambitieux, était initialement fixé pour 2015 avant d’être maintes fois repoussé. En 2027, date de la prochaine échéance, le rendez‐vous sera encore raté pour la plupart des pays européens. Contacté, le ministère de la Transition écologique n’a pas répondu à nos questions.
En France, l’état des cours d’eau a même régressé dans plusieurs bassins depuis 2019. Pour le seul bassin Loire‐Bretagne, 21 % des cours d’eau présentent un bon état écologique, trois fois moins que l’objectif initialement fixé pour 2027. Un tiers de ses rivières ne sont pas en bon état chimique. Certes, l’urbanisation, qui altère fortement la morphologie des cours d’eau, est l’une des principales causes du mauvais état écologique des cours d’eau. Les nitrates, issus principalement des engrais agricoles, contribuent aussi fortement à cette dégradation.
Mais l’impact de la #pollution_chimique reste très important sur l’état de nos rivières. Surtout pour les petits cours d’eau, dont le faible débit ne permet pas de diluer les polluants. À l’image de la Launette. « Le problème, c’est que dès sa source, là où ce n’est encore qu’un tout petit petit cours d’eau, il y a déjà le gros de la pollution qui arrive », explique Clara Morvan, directrice technique du syndicat de rivières local. « Tout le pluvial va dans la rivière », et avec ce ruissellement, « beaucoup de choses arrivent, comme les #hydrocarbures_aromatiques_polycycliques (#HAP) ou les pesticides ».
HAP, métaux, #métalloïdes et #minéraux, pesticides, substances industrielles et #médicaments : notre carte de France offre un aperçu des molécules dépassant le plus souvent les seuils applicables, que nous avons classées par grandes familles.
#Métaux_lourds : des #mines aux #engrais
#Arsenic, #cuivre, #zinc… Les métaux et métalloïdes arrivent largement en tête de notre classement par substance. Tout sauf une surprise : en 2021, une vaste étude menée par Santé publique France montrait que la quasi‐totalité de la population française est exposée à ces métaux, essentiellement via l’#alimentation. Naturellement présentes dans la nature – on parle alors de fond géochimique – ces substances proviennent aussi largement des activités humaines : activité minière [lire par ailleurs notre enquête sur le retour des mines de cuivre dans le Beaujolais] ou encore utilisation agricole. Elles peuvent avoir des effets néfastes sur la #santé, notamment sur les reins, les os, le système cardiovasculaire ou favoriser certains types de cancer. A l’image de l’arsenic, de loin celle qui affiche le plus de dépassements dans notre jeu de données (3082 dépassements, plus de 60 % des mesures pour ce polluant).
Très médiatisé ces derniers mois, après la parution en mars 2026 d’une étude de l’Anses mettant en évidence une « imprégnation forte et croissante » de la population française, le #cadmium apparaît également dans nos données, avec un taux de dépassement proche de 1 %. Ce métal lourd est cancérogène et augmente les risques d’#ostéoporose. Il est notamment présent dans les #engrais_phosphatés utilisés par les agriculteurs. Début juin, l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi abaissant les teneurs en cadmium dans ces engrais.
#Hydrocarbures : des cheminées aux rivières
Notre carte met aussi en évidence l’omniprésence des substances de la famille des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces composés organiques sont des polluants persistants, toxiques pour les humains et s’accumulant dans les tissus vivants. Ils sont issus principalement des opérations de combustion, d’usines ou de particuliers, comme le chauffage au bois.
Selon Marina Coquery, directrice de recherche en chimie environnementale à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), les HAP ont comme particularité d’être émis parfois à une grande distance des cours d’eau. « Ce sont des apports atmosphériques diffus, souvent urbains, qui vont être redéposés par temps de pluie sur des surfaces imperméabilisées et ruisseler jusqu’aux cours d’eau », explique la scientifique.
Parmi la centaine de molécules de cette famille, le benzo(a)pyrène apparaît le plus fréquemment sur notre carte, avec 1181 dépassements (30 % des mesures pour ce polluant). Le #benzo(a)pyrène a été classé comme cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le #cancer.
Pesticides : champ libre pour le #diflufénicanil
Avec son « sentier ludique » parcourant la forêt dans le site naturel sensible des Deux Vallons, à quelques kilomètres au nord de Lyon, le ruisseau des Échets a de quoi séduire les familles en quête de fraîcheur. Ce petit cours d’eau, qui se jette dans la Saône, est pourtant l’un des plus pollués de la région. Métazachlore, nicosulfuron, cyprodinil… Son contenu offre un petit catalogue des #fongicides et #herbicides utilisés par les agriculteurs locaux. Au total, neuf substances ont dépassé les seuils sur au moins une année dans la station de Fleurieu‐sur‐Saône.
Ces dépassements ne sont que la face visible d’une pollution plus large : entre 2022 et 2024, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée a identifié plus d’une centaine de pesticides dans le ruisseau. « C’est un petit cours d’eau situé dans une zone agricole où les cultures dominantes sont les céréales et le maraîchage. Pour le #maraîchage en particulier, de nombreux traitements phytosanitaires sont appliqués », explique Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service données techniques de l’agence. Sollicitée, la métropole de Lyon précise que ce ruisseau peut être asséché les deux tiers du temps certaines années, entraînant une faible dilution et une concentration des polluants.
Sur les dix molécules les plus souvent au‐dessus des seuils sur notre carte, 4 sont des pesticides. Parmi les produits phytosanitaires à surnager, le #diflufénicanil, aussi connu sous le nom de #Diflufenican, se démarque avec plus de 765 dépassements, soit 16 % des mesures au‐dessus des seuils. Cet herbicide, considéré comme « très toxique pour les organismes aquatiques », est utilisé pour le désherbage dans les grandes cultures céréalières, notamment de #colza.
Le diflufénicanil a la particularité de faire partie également de la famille des #PFAS [lire plus bas], comme une trentaine d’autres produits autorisés en France. Déjà interdit depuis 2018 en République tchèque, le diflufénicanil a été intégré à une liste de substances actives présentes dans 23 pesticides interdits en juillet 2025 par l’Agence de protection de l’environnement du Danemark. La même année, lors de l’examen de la loi Duplomb, des députés écologistes avaient défendu un amendement pour interdire le diflufénicanil à la vente. Sans succès.
« Dans notre bassin, le diflufénicanil est la principale cause de déclassement de masses d’eau par des pesticides », indique Luc Pereira‐Ramos, à l’agence de l’eau Seine‐Normandie. « On observe une hausse des ventes de diflufénicanil à partir de 2022. Au fur et à mesure des interdictions ou limitations de certains pesticides, les agriculteurs se reportent sur des molécules encore autorisées », analyse‐t‐il.
Même en cas de durcissement de la réglementation, l’herbicide se maintiendrait dans les cours d’eau pendant de nombreuses années, rappelle le scientifique. « Ce n’est pas parce qu’on interdit une molécule qu’elle disparaît rapidement des milieux. L’#atrazine est interdit depuis près de vingt‐cinq ans et on commence seulement à observer une décrue », souligne‐t‐il.
Et d’autres molécules prennent la place des anciennes. Après l’interdiction de l’atrazine, les agriculteurs se sont notamment tournés vers le #S‑Métolachlore. Utilisé pour le #désherbage du #maïs, il est devenu en quinze ans l’un des plus prisés en France. Cette substance figure également en bonne place dans notre classement, avec 115 dépassements des seuils (6 % des mesures). Cet herbicide est interdit à la vente depuis 2023, mais son utilisation a été autorisée jusqu’en 2024, le temps d’écouler les stocks.
Un autre pesticide tient une place importante dans nos données : le #chlordécone. Nous comptons 36 dépassements de cet #insecticide particulièrement utilisé dans les bananeraies jusqu’au début des années 1990, tous situés dans le département de La Martinique. Face à une absence de mesures exploitables, nous n’avons pas pu visualiser les données de la Guadeloupe, de la Guyane et de Mayotte.
Substances chimiques industrielles : l’invasion du #PFOS
C’est tout le paradoxe des PFAS : alors que cette famille de milliers de polluants dits « éternels » est devenue l’un des sujets d’inquiétude majeur de ces dernières années, seulement 6 de ces composés font l’objet d’une surveillance dans les eaux de surfaces. Un chiffre qui passera à 25 à partir de fin 2027, en application de la révision de la directive cadre sur l’eau décidée par l’Union européenne.
Parmi les substances chimiques industrielles suivies sur le terrain, le PFOS arrive largement en tête. Dans notre base de données, il dépasse le plafond retenu presque une fois toutes les trois mesures (1 128 dépassements de seuil sur 3 580 mesures, soit 31,5 %). Pour le seul bassin Rhône‐Méditerranée‐Corse, le PFOS est responsable du déclassement de 143 stations, soit 62 % des stations en mauvais état chimique.
« Cela ne m’étonne vraiment pas. Le PFOS est un composé emblématique de la famille des PFAS, parce qu’il a été très largement utilisé, plus que d’autres et pendant longtemps. C’est aussi le produit de transformation de plein d’autres PFAS », détaille Pierre Labadie, chercheur en chimie de l’environnement au CNRS.
Selon le spécialiste, la présence de cette molécule, « l’un des PFAS avec le potentiel de bioaccumulation le plus élevé », est plus marqué à proximité de sources de pollutions industrielles, mais aussi domestiques, par exemple des stations d’assainissement. « Cela veut dire que dans les produits du quotidien qu’on a utilisés pendant des décennies, il y avait du PFOS », explique‐t‐il. Depuis 2023, le PFOS est classé comme cancérogène probable pour l’humain.
Médicaments : une épidémie encore mal mesurée
Dernière famille de polluants recensée sur notre carte, les résidus de médicaments proviennent très majoritairement des rejets des stations de traitement des eaux usées urbaines qui ne sont pas conçues pour les traiter. Antidiabétiques, anti‐inflammatoires, analgésiques, anxiolytiques… les médicaments consommés par les Français font partie des substances « d’intérêt émergent » mesurés depuis quelques années seulement par les organismes de surveillance.
Mais bon nombre de ces molécules ne disposent pas de seuil de quantification exploitables. Parmi celles qui en possède un, le Diclofénac, un anti‐inflammatoire, affiche un taux de dépassement de 2,7 % sur notre carte. La toxicité du Diclofénac a été démontrée, notamment sur les reins des truites, mais les effets des résidus médicamenteux sur l’environnement restent mal mesurés.
« Les médicaments, on arrive tout doucement dessus, explique Luc Pereira‐Ramos, pour l’agence Seine‐Normandie. On en cherche depuis une dizaine d’années seulement. Il est clair que nous allons augmenter le nombre de substances recherchées au fur et à mesure. »
Effet cocktail
D’autant que les seuils de risque ne concernent aujourd’hui que quelques centaines de molécules, alors que plus de 110 000 substances sont enregistrées au titre de la réglementation chimique européenne. « C’est la face immergée de l’iceberg », explique Pierre‐François Staub, chargé de mission Pollution des écosystèmes et métrologie à l’Office français de la biodiversité (OFB).
L’autre écueil du cadre de surveillance actuel, c’est de ne pas considérer l’impact toxique du cumul de molécules. « On minimise l’évaluation du risque à travers l’approche substance par substance », précise Pierre‐François Staub. On parle d’effet de mélange lorsque l’effet de deux molécules s’additionne, et « d’#effet_cocktail » lorsqu’elles interagissent entre elles et que leur #toxicité est amplifiée. « Il y a de gros débats actuellement pour faire entrer cette notion dans la définition des #seuils, explique Arnaud Chaumot, directeur de recherche au laboratoire d’écotoxicologie de l’Inrae. Mais c’est très difficile à modéliser. On a parfois des mélanges très diversifiés et on ne peut pas regarder toutes les interactions entre toutes les molécules, la possibilité de combinaison est folle. »
Cette pression toxique cumulée pèse sur tous les écosystèmes, mais aussi sur l’#eau_potable. En France, environ un tiers des volumes d’eau prélevée pour la potabilisation vient des eaux de surface. Et même lorsque le captage se trouve en nappe souterraine, la qualité de l’eau peut être impactée par la pollution des rivières. « Cela implique des traitements de plus en plus coûteux pour l’eau potable, pointe Marina Coquery. Et cela crée des inégalités, car les grandes villes ont la chance de pouvoir se les payer, mais pour les petites agglomérations, c’est plus difficile. » En France, des captages d’eau potable ferment chaque année à cause d’une pollution diffuse. « L’#eau est un bien commun, il faut la gérer comme tel », estime la chercheuse.
Sur la Launette, c’est bien la philosophie qui motive tous les travaux lancés par le syndicat mixte qui gère la rivière. « Il y a encore une trentaine d’années, elle était dans un état encore pire qu’aujourd’hui parce que toutes les stations d’épuration des eaux usées n’étaient pas aux normes et rejetaient directement dans la rivière, mais de gros efforts ont été faits », positive Clara Morvan.
Pourtant, une autre épée de Damoclès menace tous les efforts pour la protection des rivières : le réchauffement climatique. La succession des années sèches affaiblit les débits des cours d’eau, et donc leur capacité de dilution, comme l’explique Marina Coquery. « A l’autre extrême, on va avoir des crues beaucoup plus intenses, irrégulières et fréquentes » et donc une hausse des polluants amenés par la pluie.
« Chaque progrès obtenu sert d’abord à compenser les effets climatiques, démographiques et économiques à l’œuvre », analyse Cécile Dubois‐Coli, cheffe du service des données techniques pour l’agence de l’eau Rhône‐Méditerranée‐Corse : « Nous avançons sur un tapis roulant qui recule ».
►https://www.mediacites.fr/enquete/national/2026/06/29/1700-rivieres-sous-pression-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des
#rivières #France #pollution #pollution_chimique #cours_d'eau #visualisation #cartographie #changement_climatique
Newsletter de ma #mutuelle, la #MGEN... reçue aujourd’hui, le 25.08.2025. Je peux vous dire que au lieu de me faire du bien, ça m’a mise dans tous mes états..........
Une vague #bien-être pour la rentrée : encore quelques places !
Atelier de pratique bien-être
mercredi 3 ou 17 septembre 2025 au choix 14h à 15h
à distance (lien de connexion fourni après validation de l’inscription)
Et si, à la rentrée vous décidiez de prendre soin de vous ?
Il reste encore quelques places pour vous vous inscrire à l’un des deux ateliers bien-être offerts par votre mutuelle :
– #Yoga sur chaise le mercredi 3 septembre à 14h.
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Ce sont des #ateliers tout niveau, à pratiquer chez soi, avec une tenue confortable et animés par notre partenaire #Yo_Time. Faites vite il reste peu de places !
–—
voir aussi ces autres cours/ateliers et autres merdes proposés par mon université, l’#UGA :
►https://seenthis.net/messages/817228
#Yo'time : la pause yoga en entreprise
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Yo’Time intervient en entreprise via l’organisation de formations, d’ateliers de sensibilisation et de séances dédiées au bien-être et à la qualité de vie au travail.
Yo’Time, votre partenaire privilégié partout en France !
Rendez-nous nos boutons !
▻https://linuxfr.org/news/rendez-nous-nos-boutons
Cette dépêche fait suite à celle sur les interfaces temps réel ainsi qu’a celle sur l’informatique sans écran. C’est une dépêche de réac qui se plaint que c’était bien mieux avant et qu’on ferait bien d’écouter les anciens un peu plus. lien nᵒ 1 : Un brevet de bouton-poussoir de 1883 (US276285A)lien nᵒ 2 : Un brevet de manipulateur de télégraphe de 1863 (US38530A)lien nᵒ 3 : A brief history of the numeric keypadlien nᵒ 4 : Bob Dylan - With God on Our Side (Official Audio)lien nᵒ 5 : The Doors - Touch Melien nᵒ 6 : Vidgets, une coque permettant de remettre des boutons sur un ordiphone sans connexion électriqueSommaire
Retour vers le futur boutonneux C’était mieux avant ! (On était jeune) Ça change quoi ? Un bouton c’est un bouton, non ? Le patch de Colombia L’urgence ergonomique Bibliographie
C’est une note du blog (...)
Marine Le Pen condamnée !
« Marine Le Pen est déclarée coupable de détournement de fonds publics. »
(le tribunal la condamne pour avoir utilisé quatre assistants parlementaires comme salariés du parti, dont Thierry Légier (garde du corps) ou Catherine Griset (assistante).)
Le tribunal a évacué l’hypothèse d’une erreur administrative :
« Il s’agit d’un détournement mis en place dans un système pour alléger les charges du parti. »
« Tous les députés et assistants parlementaires ont été déclarés coupables »
« Tous les députés et assistants parlementaires ont été déclarés coupables »
Selon un slogan bien connu du FN : « Tous pourris ».
Ilan Gabet sur X : "
▻https://x.com/Ilangabet/status/1906664349290119483
Les archives…
« Tout le monde a piqué dans la caisse sauf le Front National »
Le RN est désormais le SEUL parti de France à avoir été condamné 2 FOIS pour des faits de FONDS DÉTOURNÉS
5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour la cheffe
►https://piaille.fr/@Kalytis/114255988522091000
Bon, en attendant la sentente pour Marine Le Pen :
Bruno Gollnisch : 1 an ferme sous bracelet, 50k amende, 5 ans inéligibilité avec exécution provisoire.
Louis Aliot : 18 mois dont 6 fermes sous bracelet, 8k amende, 3 ans inéligibilité sans EP.
Nicolas Bay : 12 mois dont 6 fermes sous bracelet, 8k amende, 3 ans inéligibilité avec EP.
Wallerand de Saint-Just : 3 ans dont 1 ferme sous bracelet, 50k amende, 3 ans inéligibilité avec EP.
(aucune vanne : le Kremlin dénonce une « violation des normes démocratiques », Viktor Orban a tweeté « Je suis Marine », ça s’invente pas)
🔴 Marine Le Pen est condamnée à 4 ans de prison, dont 2 fermes sous bracelet. 100.000 Euros d’amende. CINQ ANS d’inéligibilité, avec exécution provisoire.
À moins d’une décision d’appel dans les 2 ans et 1 mois qui infirme l’exécution provisoire, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate :
À l’élection présidentielle 2027
À une élection législative jusqu’en 2030
Aux élections régionales de 2028
Aux élections européennes de 2029
Je crois que, pour les peines prononcées, le lien du live est celui-ci, la suite du premier live commencé ce matin :
▻https://piaille.fr/@Kalytis/114256486266685402
On a aussi le live du journal Le Monde si on veut la liste des personnalités condamnées :
▻https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/03/31/en-direct-marine-le-pen-condamnee-pour-detournement-de-fonds-publics-dans-l-
Les condamnations des anciens assistants parlementaires et collaborateurs du parti
Catherine Griset. Cette proche amie de Marine Le Pen, dont elle a été la cheffe de cabinet et qui a été élue au Parlement européen en 2019, est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité assortis de l’exécution provisoire.
Thierry Légier. Le garde du corps personnel de chaque dirigeant du FN, puis du RN, depuis le début des années 1990 est condamné à douze mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité, sans inscription au casier.
Yann Le Pen. La sœur de Marine Le Pen et la mère de Marion Maréchal, soupçonnée d’avoir été injustement rémunérée comme collaboratrice de Bruno Gollnisch, est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis.
Wallerand de Saint-Just. L’ancien trésorier du parti a été condamné à trois ans de prison dont un an sous bracelet électronique à domicile, 50 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Julien Odoul. Aujourd’hui député de l’Yonne, l’ancien assistant parlementaire est condamné à huit mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité sans exécution provisoire.
Micheline Bruna. Rémunérée comme assistante au Parlement européen, au service notamment de Marine Le Pen et de Bruno Gollnisch, celle qui occupait au même moment la fonction de secrétaire particulière de Jean-Marie Le Pen est condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis.
Guillaume L’Huillier. Rémunéré comme collaborateur de Bruno Gollnisch et de Marine Le Pen, il est condamné à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité.
Gérald Gérin. Ancien conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur et assistant personnel de Jean-Marie Le Pen, est condamné à douze mois de prison avec sursis et un an ferme d’inéligibilité.
Timothée Houssin. Le député de l’Eure depuis 2022, qui avant ça avait été l’assistant parlementaire de l’eurodéputé Nicolas Bay, est condamné à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.
Loup Viallet. Rémunéré par l’eurodéputée Dominique Bilde, il occupait les fonctions de délégué national du FN chargé de la prospective. Il est condamné à six mois de prison avec sursis.
Charles-Henri Hourcade. Rémunéré comme collaborateur de Louis Aliot, il était aussi graphiste au sein du pôle communication du Front national. Il est condamné à six mois de prison avec sursis.
Jeanne Pavard. Rémunérée comme assistante parlementaire de Jean-François Jalkh, elle est condamnée à huit mois de prison avec sursis.
Charles Van Houtte. Ce dernier, qui assurait la gestion centralisée des contrats, a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et une inéligibilité de deux ans avec exécution immédiate.
Laurent Salles. Assistant parlementaire de Louis Aliot, qui travaillait au parti sur les grandes manifestations, est condamné à six mois de prison avec sursis.
Christophe Moreau. L’ancien expert-comptable a été relaxé par le tribunal, car ce dernier a considéré qu’il « n’est pas établi qu’il était au courant » des détournements de fonds publics.
Nicolas Crochet. Ce proche de longue date de Marine Le Pen qui a été employé comme expert-comptable par le parti et a occupé un « rôle central » dans l’affaire, a été condamné à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme aménagé ab initio, une inéligibilité de trois ans avec exécution provisoire.
Les condamnations des six anciens eurodéputés FN, en plus de Marine Le Pen et Louis Aliot
Bruno Gollnisch. L’ancien numéro deux du parti est condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un sous bracelet électronique, 50 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire.
Nicolas Bay. Secrétaire général du FN (2014-2017), puis vice-président du parti (2017-2018), il a rejoint Eric Zemmour en 2022 et est aujourd’hui député européen. Il est condamné à douze mois de prison dont six mois ferme sous bracelet électronique, 8 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.
Dominique Bilde. L’eurodéputée de 2014 à 2024 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.
Mylène Troszczynski. L’eurodéputée de 2014 et 2019 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.
Marie-Christine Boutonnet. L’ancienne cadre administrative qui a siégé au Parlement européen de 2014 à 2019 est condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité avec sursis.
Marie-Christine Arnautu. Historique du parti, elle se voit infliger une peine de dix-huit mois avec sursis, 8 000 euros d’amende, dont 3 000 euros avec sursis, et une inéligibilité de trois ans.
Fernand Le Rachinel. L’ancien eurodéputé a été condamné à deux ans avec sursis, 15 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.
L’Humanité du 1er avril : Marine Le Pen, mains sales, tête basse
Elle va faire appel, rapidement disait son avocat sur BFMTV, et l’appel est suspensif de la peine de prison, d’après Libé. Ses 2 ans ferme sous bracelet, elle va pas les faire tout de suite.
Et M. Sarkozy ? Vous l’oubliez ce pauvre M. Sarkozy...
▻https://www.mediapart.fr/journal/france/310325/notre-emission-speciale-le-pen-sarkozy-au-nom-de-la-loi
Marine Le Pen est condamnée pour détournement de fonds publics et inéligible pour cinq ans. L’extrême droite crie au « scandale démocratique ». Nicolas Sarkozy, lui, risque sept ans de prison pour corruption. Dans « À l’air libre », les journalistes de Mediapart qui ont révélé ces affaires vous font plonger dans ces deux dossiers judiciaires où les preuves pullulent.
Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, François Bayrou a fait part de ses « interrogations » sur l’application immédiate de l’inéligibilité et a considéré qu’une « réflexion » doit « être conduite » par les parlementaires. Gérald Darmanin a souhaité que le procès en appel de l’ancienne présidente du FN soit organisé dans un délai « le plus raisonnable possible ».
Eric Ciotti annonce une proposition de loi pour supprimer l’exécution provisoire des peines d’inéligibilité
▻https://www.lemonde.fr/politique/live/2025/04/01/en-direct-condamnation-de-marine-le-pen-les-questions-au-gouvernement-a-l-as
Marine Le Pen livre une contre-attaque aux accents trumpiens, dans l’espoir de sauver sa candidature à la présidentielle
▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/04/02/marine-le-pen-livre-une-contre-attaque-aux-accents-trumpiens-dans-l-espoir-d
Rompant avec des années d’efforts de dédiabolisation du Rassemblement national, la leader d’extrême droite a lancé, mardi, une guérilla médiatique qui a aussi pour effet de détourner les regards du fond du dossier. Son procès en appel devrait se tenir au printemps 2026.
L’accélération de la procédure Le Pen porte atteinte à l’égalité devant la loi
Analyse - Franck Johannès
►https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/04/l-acceleration-de-la-procedure-le-pen-porte-atteinte-a-l-egalite-devant-la-l
La décision d’avancer la date du procès en appel des assistants parlementaires du Front national à l’été 2026, en raison du calendrier électoral, pose une série de problèmes qui affaiblissent l’institution judiciaire.
[fin de l’article :]
Troisième problème, cette fois pour le procès en appel. Et il est cornélien : soit la cour confirme, dans les grandes lignes, le jugement et l’inéligibilité de Marine Le Pen, avec application immédiate ou pas, et s’attend à être, à son tour, vouée aux gémonies. Soit elle a entendu le message et va devoir déployer des trésors d’ingéniosité pour sauver les apparences. Le dossier des assistants du Front national au Parlement européen, longuement analysé à l’audience, est accablant. Comment confirmer la culpabilité de la plupart des prévenus, tout en trouvant une solution afin que Marine Le Pen puisse se présenter à la présidentielle ?
Ironie de l’histoire
C’est dire que le politique demande implicitement au futur président en appel de rendre non seulement un arrêt, mais aussi un service : sauver la candidature Le Pen. Trois chambres financières sont compétentes en appel, les 2-12, 2-13 et 2-14. Un représentant du parquet général, chargé de l’audiencement, doit se mettre d’accord avec les trois présidents de chambre pour distribuer les dossiers, en particulier celui-là. La chancellerie, et donc l’exécutif, suivra évidemment l’affaire de près et les magistrats vont se retrouver au pied du mur de leur indépendance.
L’arrêt, précipité à l’été 2026, bousculera nécessairement le célèbre adage du Lord Chief Justice (le plus haut responsable judiciaire d’Angleterre et du pays de Galles) Gordon Hewart, en 1924 : « La justice ne doit pas seulement être rendue, elle doit également donner le sentiment qu’elle a été bien rendue. » La Cour européenne des droits de l’homme l’a consacré dans ses arrêts Delcourt (1970), puis Borgers (1991). Ironie de l’histoire, malicieusement exhumée par Le Canard enchaîné : si, après une probable confirmation de la condamnation en appel, avec ou sans inéligibilité ou exécution provisoire, Marine Le Pen se pourvoit en cassation, l’arrêt de la cour sera suspendu – et le jugement de première instance, donc l’inéligibilité de Marine Le Pen, avec application immédiate pendant cinq ans, devra s’appliquer, en raison de l’effet suspensif du pourvoi. Il existe, à ce propos, une jurisprudence du Conseil d’Etat (20 décembre 2019, n° 432078) et deux autres de la chambre criminelle de la Cour de cassation (28 septembre 1993 n° 92-85.473 ; 16 décembre 2014 n° 13-85.351).
Suffirait-il alors de ne pas se pourvoir en cassation, si aucune inéligibilité n’est prononcée ? Marine Le Pen, dans cette hypothèse, serait définitivement condamnée pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’empêcherait pas, juridiquement, d’être élue présidente de la République, son éventuelle peine de prison serait suspendue pendant la durée du mandat.
La condamnation sans appel de Marine Le Pen, Le Canard enchaîné (2 avril 2025)
EN ANNONÇANT, le 31 mars, faire appel de sa condamnation à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, la patronne du Rassemblement national s’expose à une petite perfidie juridique que n’ont relevée jusqu’à présent que les fins juristes du « Canard » !
Si la cour d’appel la condamnait de nouveau à l’inéligibilité — mais cette fois sans application immédiate -, Marine Le Pen serait logiquement tentée de se pourvoir en cassation pour avoir le droit de se présenter à la présidentielle. C’est là qu’un détail diabolique débarque. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, « l’effet suspensif du pourvoi entraîne le maintien de l’exécution provisoire ordonnée en première instance » (extrait de « La Cassation en matière pénale », Dalloz). En clair : le jugement du 31 mars, qui la condamne à l’inéligibilité immédiate pendant cinq ans, resterait en vigueur ! Il lui serait donc impossible de concourir pour l’Elysée. « Le pourvoi la met dedans », estime un juriste.
Si, après l’appel, la députée condamnée à l’inéligibilité ne formait pas de pourvoi, sa peine deviendrait définitive, et la présidentielle lui serait de fait toujours interdite. La seule issue pour elle serait donc que la cour d’appel ne prononce pas du tout d’inéligibilité ou une ineligibilite réduite. Un scénario qui n’est pas des plus probables.
M.B.
Conclusion : MLP est présidentiellement morte politiquement.
La dernière: Le Pen condamnée
▻https://www.youtube.com/watch?v=Nl93Njo0LKw
Lien de la page web de l’épisode: ▻https://podcasts.audiomeans.fr/la-chronique-de-guillaume-meurice-f43cb471/le-pen-condamnee-529725bc
Fichier de l’épisode: ▻https://audio.audiomeans.fr/file/CwypghQEGk/529725bc-240b-4d84-ab51-d634e2c817f7.mp3?_=1743969970&ps=9f8626d5-a
Ratage National : la manif du RN fait flop (Contre-Attaque)
▻https://seenthis.net/messages/1108220#message1108231
« Le Monde » publie les principaux extraits du jugement condamnant Marine Le Pen : « Un système mis en place pour alléger les charges du parti »
▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/04/01/un-systeme-mis-en-place-pour-alleger-les-charges-du-parti-les-principaux-ext
Les attendus du jugement rendu, lundi 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris. Vingt-quatre personnes ont été condamnées, dont la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen.
Au RN, l’hypothèse Bardella alimente les rivalités
▻https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/04/17/au-rn-l-hypothese-bardella-alimente-les-rivalites_6596794_823448.html
Marine Le Pen laisse désormais entendre qu’il serait « irresponsable » de sa part de ne pas se retirer de la course à la présidentielle si sa peine était confirmée en appel à l’été 2026. Au sein du parti, certains préparent déjà le terrain à une candidature de Jordan Bardella quand d’autres refusent de l’envisager.
[...]
En ouvrant l’hypothèse de sa succession, Marine Le Pen prend le risque de déclencher une guerre des clans au sein de l’appareil. « Il y a une transition forcée qui est en train de s’opérer et elle ne va pas s’opérer en douceur, estime un de ses interlocuteurs réguliers. Des gens ont compris que si elle laissait sa place, ils devraient laisser leur place aussi. »
Son successeur, Jordan Bardella, marche sur des œufs, sachant qu’aucun écart ne lui sera pardonné. Sa mise en orbite n’en suscite pas moins des craintes dans un parti dépourvu de contre-pouvoir, où le rôle du bureau exécutif est symbolique et où les décisions sont prises en cercle ultra-restreint autour de la cheffe.
Le Pen, Sarkozy : au nom de la loi
Mediapart, émission À l’air libre (31 mars 2025, vidéo, 1h)
▻https://seenthis.net/messages/1107117
Marine Le Pen est jugée coupable de détournement de fonds publics dans l’affaire des emplois fictifs du Rassemblement national au Parlement européen. La députée d’extrême droite du Pas-de-Calais a été condamnée ce lundi 31 mars à quatre ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, aménageable avec un bracelet électronique, et à 100 000 euros d’amende. Mais surtout, l’ancienne présidente du Rassemblement national est déclarée immédiatement inéligible et pour une durée pour cinq ans ans.
Cette décision majeure bouscule le paysage politique français. Elle intervient quelques jours à peine après le réquisitoire du Parquet national financier qui a demandé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour « corruption, association de malfaiteurs, recel de détournement de fonds publics et financement illicite de campagnes électorale » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.
Dans « A l’air libre », retour sur les faits, sur sur ces deux affaires, sur ces procès, et ce que dit la loi. Une émission enregistrée lundi 31 mars, avant l’intervention de Marine Le Pen sur TF1.
Oui, ceci dit, faire de la zonzon en distanciel, c’est quand même réservé à certaines élites de la classe dirigeante, hein ...
Sean Coates blogs about Matter and Privacy
... we have technology that—when employed correctly—can actually improve happiness by having our users recall positive experiences. And we have actual science (which I will link in the future) that proves that their brains will create/release neurotransmitters ("happiness chemicals" in the context of what we’re working on) in line with their original positive experience, making them feel happier. For real.
So, as a very bare concept, we landed on the idea of allowing users to store photos of these positive experiences, as well as logging ratings of the emotions they experienced so they could recall them later to stimulate these neurotransmitters.
La Direction des Services Départementaux de l’Éducation nationale de l’Hérault est fière de te présenter le « flash mob » clôturant le SNU à Palavas :
▻https://video.twimg.com/ext_tw_video/1762020672144875520/pu/vid/avc1/1280x720/0UHw2uuIeVaGEMEv.mp4
Merci aux jeunes volontaires du #SNU ( cérémonie de clôture du stage de cohésion à Palavas #Hérault ) qui nous entrainent dans un flash mob #happydays et nous motivent en ce lundi matin🙂 !
Bonne reprise à tous😀 !
@acmontpellier @sophiebejean @snujemengage @RA_Occitanie
Les paroles de cette belle chanson :
Oh happy day (Oh happy day)
Oh happy day (Oh happy day)
When Jesus washed (When Jesus washed)
Oh when he washed (When Jesus washed)
When Jesus washed (When Jesus washed)
He washed my sins away (Oh happy day)
Bref, laïcité mon cul.
@mfmb Certes certes, alors pour te remonter le moral, il reste les biens belles images de l’uniforme à l’école à Bézier…
J’ai mieux ! La cérémonie complète sur le site de l’association nationale des membres de l’ordre national du mérite, section Hérault :
▻https://www.ordre-national-merite34.info/23-fevrier-2024-Palavas-les-Flots-Cloture-du-sejour-du-SNU
LE MARCHÉ DU « BONHEUR » : la nocivité du développement personnel et des nouvelles spiritualités
▻https://www.youtube.com/watch?v=oxHgl-SDCbI
Impact des moteurs #diesel sur la santé publique
▻http://carfree.fr/index.php/2023/11/03/impact-des-moteurs-diesel-sur-la-sante-publique
Encore majoritaire dans le parc automobile français, le moteur diesel, qui n’a pas été conçu pour des trajets en ville (à l’origine pour les longs trajets et le transport de Lire la suite...
#Fin_de_l'automobile #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #carbone #CO2 #dieselgate #HAP #microparticules #motorisation #NO2 #nuisances #pollution #santé
Fondation du toucher
Le toucher est omniprésent et pourtant toujours oublié dans la vie de chacun. La #main, les #doigts, l’#haptique nourrissent nos pratiques relationnelles, professionnelles, artistiques, éducatives, réadaptatives… Mais le #tact reste le moins connu de nos cinq #sens.
Le projet de l’#AFONT a pour maîtres mots la #revalorisation_sociale et la valorisation individuelle du toucher : sa compréhension scientifique, son développement fonctionnel, sa diversification esthétique…
Comment le yoga façonne l’être néolibéral
▻https://lvsl.fr/comment-le-yoga-faconne-letre-neoliberal
Qu’il soit pratiqué dans une salle de sport, devant ses followers Instagram, seul sur son tapis ou même en entreprise, le yoga n’en finit pas de séduire de nouveaux adeptes. En vendant la découverte d’un « soi » intérieur et en promettant d’aider à atteindre une forme de perfection spirituelle et physique, il offre à des millions de personnes l’espoir d’une vie saine et pleinement épanouie. Un horizon que la société ne paraît plus capable d’apporter depuis longtemps. Mais pour Zineb Fahsi, professeure de yoga, cette quête d’un « meilleur soi » n’est rien d’autre qu’une façon de faire accepter son sort à l’individu néolibéral, tout en l’appelant à se dépasser, en particulier au travail. Dans son livre Le yoga, nouvel esprit du capitalisme (éditions Textuel, 2023), elle explique comment cette pratique hindoue a été transformée en vulgaire développement personnel. Extraits.
« Manger équilibré, faire du yoga… Même enfermés, on n’aura donc jamais la paix ? » Cet article exaspéré de la journaliste Barbara Krief, est publié sur le site de Rue89 en avril 2020, après les quinze premiers jours du premier confinement en France suite à la pandémie de Covid-19. Soulignant la multiplication des injonctions à « profiter » du confinement, à le considérer comme une opportunité pour tendre vers un meilleur soi et apprendre de nouvelles compétences, bref, à faire du confinement un moment productif et épanouissant, cet article est révélateur de la prééminence de la culture du perfectionnement de soi, quelles que soient les circonstances, et bien souvent au mépris de celles et ceux qui n’ont pas le luxe de pouvoir s’adonner au souci de soi. Comme en écho à cet article, une coach new age et professeure de yoga très suivie sur les réseaux sociaux a récemment partagé sur son compte Instagram le faux dialogue suivant : « Moi : “Utilises-tu la crise mondiale actuelle comme un catalyseur pour te propulser vers la meilleure version de toi-même jamais atteinte ?” – Eux : “Non.” – Moi : “Ça serait plus cool que tu le fasses.” » Les discours d’auto-perfectionnement sont donc omniprésents dans le milieu du yoga et constituent son nouveau but : devenir une meilleure personne, atteindre une meilleure existence ici-bas par le développement de son plein potentiel, par le biais d’exercices physiques et d’une transformation psychique.
Le narcissisme et la compétition, moteurs de la dépression
Ahhh LE développement personnel . J’en peux plus de cette société libérale . Toujours des injonctions pour mieux te rouler .
A écouter sur le sujet : ►https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-le-yoga-et-moi
Où le lien yoga - développement personnel - capitalisme est abordé aussi.
Drogue. La Silicon Valley carbure aux substances psychédéliques… y compris au boulot
▻https://www.courrierinternational.com/article/drogue-la-silicon-valley-carbure-aux-substances-psychedelique
Le milieu de la tech aux États-Unis carbure aux drogues psychédéliques, raconte “The Wall Street Journal”. Des entrepreneurs vantent les bienfaits des “microdoses” pour la santé et la créativité, allant parfois jusqu’à encourager tacitement leurs employés. Un mouvement qui n’est pas sans lien avec les perspectives mirobolantes qu’offre le développement des substances hallucinogènes à des fins médicales.
The Wall Street Journal
Traduit de l’anglais
Dessin de Willis, Tunisie.
[...]
Tim Sae Koo avait créé une start-up de marketing numérique à San Francisco lorsqu’il a découvert les substances psychédéliques à Coachella, en 2014. Il raconte avoir compris par ce moyen qu’il avait créé son entreprise pour que sa mère soit fière de lui et qu’il était temps de la revendre. “Beaucoup de ces explorations pendant mes voyages psychédéliques m’ont aidé à voir plus clairement que j’avais créé l’entreprise en raison de traumatismes”, témoigne-t-il.
Depuis cinq ans, il organise des cérémonies d’ayahuasca au Costa Rica pour des entrepreneurs et PDG de la tech. Il compte à ce jour plus de 500 participants, y compris quelques fondateurs de start-up qui pèsent plus d’un milliard de dollars, précise-t-il.
#performance (culte de la) #productivité #narco-capitalisme #happycracy
▻https://www.arte.tv/fr/videos/113512-034-A/28-minutes (à partir de 42’25’’) :
Transcription de l’exposé de Marie Bonnisseau :
Jean Mathieu Pernin : Marie, vous, ce soir vous allez nous parler de la fin d’un tabou en entreprise, hein, dans les start up de la Silicon Valley, il est désormais courant de cosommer et de parler de drogues.
Marie Bonnisseau : oui et c’est très sérieux, c’est une tendance qui fait l’objet d’un long article dans le très sérieux Wall Street Journal, la bible des milieux d’affaires américains, et qui racontent comment un demi siècle, plus d’un demi-siècle après le « summer of love », les drogues psychédéliques sont en train de faire leur retour main dans la main avec le capitalisme. Et de citer Elon Musk qui prendrait de la kétamine, Sergey Brin, le cofondateur de Google qui s’autorise parfois quelques champignons hallucinogènes, et plus largement des milliers de cadres de ces start up (j’ai pas le chiffre exact évidemment car c’est illégal) qui, le matin avec leur thé vert, s’administreraient une micro-dose, toute petite dose de LSD, de MDMA, de psylocibe, ce champignon qu’on dit magique, juste avant de se mettre au travail. Ou alors le vendredi avec ce qu’on appelle les « microdosing fridays », oui ça existe.
Alors pourquoi ? Oui ces substances, nous disent-ils, prises en très très petites quantités régulièrement ne donnent non pas des hallucinations mais seraient sensées aider à se concentrer, à être plus présent sur le moment et à penser « out of the box », hors du cadre, vous savez, cette expression chérie de la tech qui survalorise les idées nouvelles, les innovations constantes. L’i-phone n’aurait jamais existé sans LSD, une phrase qu’on attribue à Steve Jobs, et qui est reprise en boucle par ces adeptes, euh ... de la drogue. Renaissance psychédélique qui est beaucoup plus cadrée professionnelle que dans les années 70, et qui est paradoxalement poussée par une méfiance de la jeune génération envers toute l’industrie pharmaceutique accusée de zombifier les patients, l’expression est d’Elon Musk, à coups d’antidépresseurs. Et comme on est dans la Silicon Valley, ce projet s’accompagne de millions de $ d’investissements dans la recherche et les essais cliniques privés sur ces psychotropes qu’on dit à fin thérapeutique. Même si pour le moment beaucoup sont en train de s’auto-administrer ces drogues sans aucun suivi médical et ignorent délibérément cette réalité que je vous rappelle : « l’usage des produits stupéfiants est dangereux pour la santé et strictement interdit par la loi ». Qu’importe, il y a de gros investisseurs qui sont déjà en train de parier sur une prochaine légalisation, ils y croient, de la MDMA, des champignons, et ils prévoient même un marché de 12 millions de $ d’ci la fin de la décennie. En attendant, ils ne craignent pas grand chose :
- La FDA (qui est le régulateur américain) se fiche complétement de nous - ça c’est un adepte du micro-dosing qui explique ça avec beaucoup de cynisme au journal les Échos.
– C’est une industrie, dit-il, qui ne draine pas beaucoup d’argent pour l’instant, qui ne génère pas de violence. Pourquoi aller embêter des Blancs éduqués qui peuvent se payer un avocat ?
Drogues de riches, drogues de privilégiés, que certains d’ailleurs comparent à la cocaïne qui a ravagée Wall Street dans les années 80, et qui transforment aujourd’hui cette « expérience psychédélique » des hippies d’antan en dopage de bureau.
Le mec capable de revendre sa mère, faut se méfier quand même …
Il raconte avoir compris par ce moyen qu’il avait créé son entreprise pour que sa mère soit fière de lui et qu’il était temps de la revendre.
#seenthis_bug ?
@seenthis, pourquoi le moteur de recherche ne me trouve pas les post quand je fais une recherche avec un tag qui pourtant existe ?
Voici en images :
Ah ça m’intéresse ! J’avais déjà remarqué ça mais je mettais ça sur le compte de ma non compréhension du moteur de recherche #seenthis
Oui, il y a réellement un bug. Il y a juste une minute, je lance une recherche avec les mots « hugo » et « clément », on me ressort une liste de seens où apparaissent en surbrillance des adverbes terminés par -ment ...
Il n’y a des bugs ou des améliorations différentes là dedans :
– pour « haps » c’est clairement un bug puisque c’est le tag exact, et donc ça devrait forcément le sortir, là ya un vrai soucis
– pour « high-altitude » c’est différent, le tag n’existe pas, mais un autre le contenant existe. Or le listing de ce qui contient un début de tag, ça ne marche QUE sur « /tag/truc », pas du tout dans le moteur de recherche (en arrière plan, /tag/truc utilise directement la base de données de SPIP, tandis que dans le moteur de recherche ça n’utilise que ce qui vient du moteur d’indexation Sphinx, et dans lequel pour l’instant on n’a pas intégré ce système de débuts de tags)
– pour « clément » c’est un problème d’encodage que j’ai déjà eu sur un serveur une fois, les accents n’étant plus reconnus par Sphinx, ça cherche alors « cl », et « ment », séparément, comme si l’accent était un espace au milieu. Pour ça la solution a été de passer à Manticore, un fork de Sphinx plus mieux libre et mieux maintenu
#merci @rastapopoulos en espérant que cela ne vous prenne pas trop de temps et énergie pour réparer le bug
Concernant #haps la page du tag liste bien le post concerné cf ►https://seenthis.net/tag/haps
Par contre, la recherche est bien pété, ce qui pourrait s’expliquer par un problème d’indexation du post, espérons que qu’une personne qui maîtrise sphinx pourra s’y pencher (ça ne sera pas moi sur ce coup là, c’est hors de mes compétences).
Mais, la recherche sur le tag sans # fonctionne bien ▻https://seenthis.net/recherche?recherche=haps&follow=cdb_77
Je me demande si la recherche est bien prévue pour chercher les tags avec un #
quand on met un # c’est un comportement dérogatoire, @fil avait codé que ça le détectait (un seul) et ça l’ajoutait en filtre sphinx dans les tags indexés (et non pas en recherche libre donc)
J’ajoute que le serveur est en debian particulièrement vieille. Et plutôt que de la mettre à jour, on pourrait en installer une toute nouvelle, avec les dernières versions de tous ces outils. Je ne sais pas si ça pourrait aider, mais ça ne pourrait pas faire de mal à coup sûr.
@rastapopoulos je mets tout le temps les # dans la recherche quand je cherche, justement, un tag précis... à éviter donc, si je comprends bien ton commentaire ? Mais du coup, comment faire une recherche précise de tag ?
@cdb_77 tout dépend si tu cherches à le coupler à de la recherche libre aussi ou pas, dans ce cas c’est ce que tu fais, dans « le moteur de recherche », où tu peux ajouter de la recherche libre, un filtre sur tel compte etc
mais si c’est juste pour chercher uniquement un tag, faut aller… sur la page dédiée du tag :) comme l’a lié @b_b juste au-dessus
mmmhhh... pas très clair pour moi...
j’avais suivi ce conseil :
« Il est possible de demander un tag ou les messages écrits par un auteur précis en ajoutant directement dans la recherche le code #tag »
►https://seenthis.net/francais/article/moteur-de-recherche
car pour ça :
pour chercher uniquement un tag, faut aller… sur la page dédiée du tag :)
ça veut dire qu’il faut que je tape (manuellement en gros) sur la barre menu :
▻https://seenthis.net/tags/haps ?
Et en fait, même si je fais cela... apparaît dans la liste ce post :
▻https://seenthis.net/messages/810395
Dans ce post il n’y a pas #haps, mais :
outside of perhaps the modish cubism of Sophia Delaunay. So I’m posting them here. Enjoy
–-> perhaps, donc ! ;-)
euh non l’URL que t’as mis là c’est une page 404 (qui montre une recherche sur les mots de l’URL pour essayer de montrer un contenu pertinent quand même)
b_b t’as mis l’URL juste plus haut mais t’as pas à le taper dans l’URL, tu as remarqué que tous les tags étaient des liens cliquables qui avaient alors leur propre page dédiée ? (il te suffit de cliquer sur ton propre « haps » là juste dans ton message qui précède)
mmhhh... en effet, j’avais pas vu, page 404... j’ai fait une erreur, je voulais mettre celle-ci :
►https://seenthis.net/tag/haps
(et du coup, ça marche, j’ai l’impression, ça ne met que des résultats pertinents)
@biggrizzly oui à bloc pour une mise à jour de la machine quand tu veux/peux, fais moi signe si je peux t’être utile.
#High-Altitude_Pseudo-Satellites : A technological assessment report
Do high-altitude pseudo-satellites, also known as #HAPS, have the potential to enhance law-enforcement operations, border surveillance and communication? Frontex has just released a technological assessment report that tackles these questions.
Frontex’s research into HAPS
Frontex is currently leading a research study on HAPS, flying devices mirroring closely the capacity and operability of satellites. While this technology is still in the early stages of development, it represents significant potential uses in the context of surveillance, internal security, and border control.
As part of the research, the agency has been working on a technological assessment of the platforms. Throughout nine months, the study aimed to explore whether HAPS can potentially be used in law enforcement operations to further enhance existing surveillance, communications, and navigation capabilities.
What are HAPS?
HAPS are advanced unmanned flying aircraft systems that operate in the stratosphere at an altitude typically between 18-22 km (59,000-72,000 ft). Given the high altitude, HAPS must withstand harsh stratospheric conditions, such as temperatures falling down to minus 90°C, high solar, UV and cosmic radiation and low atmospheric pressure. While this environment poses an enormous challenge for aircraft engineers, the potential applications and use cases are highly promising not only for commercial operators and service providers, but also for institutional stakeholders, such as security agencies, that would be able to leverage the new technology and its associated applications and services.Main findings of the report
The report looks at the technological readiness, assessing the technology of HAPS as such, but also its potential use to help tackle challenges faced by Frontex and other members of the EU Innovation Hub for Internal Security.
The authors of the report looked at particular case studies to see how HAPS can be used in such activities as earth observation, telecommunication and navigation, search and rescue missions, remote sensing and operations and provision of ad-hoc telecom and satellite navigation (GNSS).
The study includes the following elements:
– an overview of balloons and airships (LTA – lighter-than-air) and with fixed-wing aircraft (HTA - heavier-than-air);
- an analysis of individual HAPS technologies, including a comparison of the platforms, payload analysis, technological challenges, infrastructure demands, and regulatory barriers.
Innovation hub platform
The project is carried out under the EU Innovation Hub for Internal Security, a cross-sectorial EU platform which ensures collaboration between internal security innovation actors, formed by the EU Justice and Home Affairs agencies, European Commission (Directorate-General for Migration and Home Affairs and Directorate-General for Joint Research Centre), the Council General Secretariat and the EU Counter Terrorism Coordinator.
▻https://frontex.europa.eu/innovation/eu-research/news-and-events/high-altitude-pseudo-satellites-a-technological-assessment-report-ypR
Pour télécharger le rapport (#assessment) :
▻https://frontex.europa.eu/assets/EUresearchprojects/2023/FX_HAPS_WP2_-_Technological_Assessment_Consolidated.pdf
#Frontex #frontières #surveillance #technologie #contrôles_frontaliers #Frontex #satellites #stratosphère #EU_Innovation_Hub_for_Internal_Security #lighter-than-air (#LTA) #heavier-than-air (#HTA)
#Bien-être : « Tant qu’on utilisera le #yoga pour être en forme au #travail, on aura un problème »
Loin de nous apporter le bonheur promis, la sphère bien-être perpétue un système nuisible qui ne peut que nous rendre malheureux. Interview de #Camille_Teste.
Huiles essentielles, massages et salutations au soleil promettent de nous changer de l’intérieur, et le monde avec. À tort ? C’est le sujet de l’essai Politiser le bien-être (►https://boutique.binge.audio/products/politiser-le-bien-etre-camille-teste) publié en avril dernier chez Binge Audio Editions. Selon l’ex-journaliste Camille Teste, non seulement nos petits gestes bien-être ne guériront pas les maux de nos sociétés occidentales, mais ils pourraient même les empirer. Rassurez-vous, Camille Teste, aujourd’hui professeur de yoga, ne propose pas de bannir les sophrologues et de brûler nos matelas. Elle nous invite en revanche à prendre conscience du rôle que jouent les pratiques de bien-être, celui de lubrifiant d’un système capitaliste. Interview.
Le bien-être est la quête individuelle du moment. C’est aussi un #business : pouvez-vous préciser les contours de ce #marché ?
Camille Treste : La sphère bien-être recouvre un marché très vaste qualifiant toutes les pratiques dont l’objectif est d’atteindre un équilibre dit « intégral », c’est-à-dire psychologique, physique, émotionnel, spirituel et social, au sens relationnel du terme. Cela inclut des pratiques esthétiques, psychocorporelles (yoga, muscu...), paramédicales (sophrologie, hypnose...) et spirituelles. En plein boom depuis les années 90, la sphère bien-être s’est démultipliée en ligne dans les années 2010. Cela débute sur YouTube avec des praticiens et coachs sportifs avant de s’orienter vers le développement personnel, notamment sur Instagram. Rappelons que le milieu est riche en complications, entre dérives sectaires et arnaques financières : par exemple, sous couvert d’élévation spirituelle, certains coachs autoproclamés vendent très cher leurs services pour se former... au #coaching. Un phénomène qui s’accélère depuis la pandémie et s’inscrit dans une dynamique de vente pyramidale ou système de Ponzi.
Pourquoi la sphère bien-être se tourne-t-elle autant vers les cultures ancestrales ?
C. T : Effectivement, les thérapies alternatives et les #néospiritualités ont volontiers tendance à picorer dans des pratiques culturelles asiatiques ou latines, comme l’Ayurveda née en Inde ou la cérémonie du cacao, originaire d’Amérique centrale. Ce phénomène relève aussi bien d’un intérêt authentique que d’une #stratégie_marketing. Le problème, c’est que pour notre usage, nous commercialisons et transformons des pratiques empruntées à des pays dominés, colonisés ou anciennement colonisés avant de le leur rendre, souvent diluées, galvaudées et abîmées, ce qu’on peut qualifier d’#appropriation_culturelle. C’est le cas par exemple des cérémonies ayahuasca pratiquées en Amazonie, durant lesquelles la concoction hallucinogène est originellement consommée par les chamanes, et non par les participants. Pourquoi cette propension à se servir chez les autres ? Notre culture occidentale qui a érigé la #rationalité en valeur suprême voit d’un mauvais œil le pas de côté spirituel. Se dissimuler derrière les pratiques de peuples extérieurs à l’Occident procure un #alibi, une sorte de laissez-passer un peu raciste qui autorise à profiter des bienfaits de coutumes que l’on ne s’explique pas et de traditions que l’on ne comprend pas vraiment. Il ne s’agit pas de dire que les #pratiques_spirituelles ne sont pas désirables, au contraire. Mais plutôt que de nous tourner vers celles d’autres peuples, peut-être pourrions-nous inventer les nôtres ou renouer avec celles auxquelles nous avons renoncé avec la modernité, comme le #néodruidisme. Le tout évidemment, sans renoncer à la #médecine_moderne, à la #science, à la rationalité, et sans tomber dans un #traditionalisme_réactionnaire.
Vous affirmez que la sphère bien-être est « la meilleure amie du #néolibéralisme. » Où est la connivence ?
C. T : La #culture_néolibérale précède bien sûr l’essor de la sphère bien-être. Théorisée au début du 20ème siècle, elle s’insère réellement dans nos vies dans les années 80 avec l’élection de Reagan-Thatcher. Avant cette décennie, le capitalisme laissait de côté nos relations personnelles, l’amour, le corps : cela change avec le néolibéralisme, qui appréhende tout ce qui relève de l’#intime comme un marché potentiel. Le capitalisme pénètre alors chaque pore de notre peau et tous les volets de notre existence. En parallèle, et à partir des années 90, le marché du bien-être explose, et l’économiste américain Paul Zane Pilzer prédit à raison qu’au 21ème siècle le marché brassera des milliards. Cela a été rendu possible par la mécanique du néolibéralisme qui pose les individus en tant que petites entreprises, responsables de leur croissance et de leur développement, et non plus en tant que personnes qui s’organisent ensemble pour faire société et répondre collectivement à leurs problèmes. Peu à peu, le néolibéralisme impose à grande échelle cette culture qui nous rend intégralement responsable de notre #bonheur et de notre #malheur, et à laquelle la sphère bien-être répond en nous gavant de yoga et de cristaux. Le problème, c’est que cela nous détourne de la véritable cause de nos problèmes, pourtant clairement identifiés : changement climatique, paupérisation, système productiviste, réformes tournées vers la santé du marché et non vers la nôtre. Finalement, la quête du bien-être, c’est le petit #mensonge que l’on se raconte tous les jours, mensonge qui consiste à se dire que cristaux et autres cérémonies du cacao permettent de colmater les brèches. En plus d’être complètement faux, cela démantèle toujours plus les #structures_collectives tout en continuant d’enrichir l’une des vaches à lait les plus grasses du capitalisme.
Il semble que le #collectif attire moins que tout ce qui relève l’intime. Est-ce un problème d’esthétique ?
C. T : La #culture_individualise née avec les Lumières promeut l’égalité et la liberté, suivie au 19ème et 20ème siècles par un effet pervers. L’#hyper-individualisme nous fait alors regarder le collectif avec de plus en plus d’ironie et rend les engagements – notamment ceux au sein des syndicats – un peu ringards. En parallèle, notre culture valorise énormément l’#esthétique, ce qui a rendu les salles de yoga au design soignées et les néospiritualités très attirantes. Récemment, avec le mouvement retraite et l’émergence de militants telle #Mathilde_Caillard, dite « #MC_danse_pour_le_climat » – qui utilise la danse en manif comme un outil de communication politique –, on a réussi à présenter l’#engagement et l’#organisation_collective comme quelque chose de cool. La poétesse et réalisatrice afro-américaine #Toni_Cade_Bambara dit qu’il faut rendre la résistance irrésistible, l’auteur #Alain_Damasio parle de battre le capitalisme sur le terrain du #désir. On peut le déplorer, mais la bataille culturelle se jouera aussi sur le terrain de l’esthétique.
Vous écrivez : « La logique néolibérale n’a pas seulement détourné une dynamique contestataire et antisystème, elle en a fait un argument de vente. » La quête spirituelle finit donc comme le rock : rattrapée par le capitalisme ?
C. T : La quête de « la meilleure version de soi-même » branchée sport et smoothie en 2010 est revue aujourd’hui à la sauce New Age. La promesse est de « nous faire sortir de la caverne » pour nous transformer en sur-personne libérée de la superficialité, de l’ego et du marasme ambiant. Il s’agit aussi d’un argument marketing extrêmement bien rodé pour vendre des séminaires à 3 333 euros ou vendre des fringues censées « favoriser l’#éveil_spirituel » comme le fait #Jaden_Smith avec sa marque #MSFTSrep. Mais ne nous trompons pas, cette rhétorique antisystème est très individualiste et laisse totalement de côté la #critique_sociale : le #New_Age ne propose jamais de solutions concrètes au fait que les plus faibles sont oppressés au bénéfice de quelques dominants, il ne parle pas de #lutte_des_classes. Les cristaux ne changent pas le fait qu’il y a d’un côté des possédants, de l’autre des personnes qui vendent leur force de travail pour pas grand-chose. Au contraire, il tend à faire du contournement spirituel, à savoir expliquer des problèmes très politiques – la pauvreté, le sexisme ou le racisme par exemple – par des causes vagues. Vous êtes victime de racisme ? Vibrez à des fréquences plus hautes. Votre patron vous exploite ? Avez-vous essayé le reiki ?
Le bien-être est-il aussi l’apanage d’une classe sociale ?
C. T : Prendre soin de soi est un #luxe : il faut avoir le temps et l’argent, c’est aussi un moyen de se démarquer. Le monde du bien-être est d’ailleurs formaté pour convenir à un certain type de personne : blanche, mince, aisée et non handicapée. Cela est particulièrement visible dans le milieu du yoga : au-delà de la barrière financière, la majorité des professeurs sont blancs et proposent des pratiques surtout pensées pour des corps minces, valides, sans besoins particuliers.
Pensez notre bien-être personnel sans oublier les intérêts du grand collectif, c’est possible ?
C. T : Les espaces de bien-être sont à sortir des logiques capitalistes, pas à jeter à la poubelle car ils ont des atouts majeurs : ils font partie des rares espaces dédiés à la #douceur, au #soin, à la prise en compte de nos #émotions, de notre corps, de notre vulnérabilité. Il s’agit tout d’abord de les transformer pour ne plus en faire un bien de consommation réservé à quelques-uns, mais un #bien_commun. C’est ce que fait le masseur #Yann_Croizé qui dans son centre masse prioritairement des corps LGBTQI+, mais aussi âgés, poilus, handicapés, souvent exclus de ces espaces, ou la professeure de yoga #Anaïs_Varnier qui adapte systématiquement ses cours aux différences corporelles : s’il manque une main à quelqu’un, aucune posture ne demandera d’en avoir deux durant son cours. Je recommande également de penser à l’impact de nos discours : a-t-on vraiment besoin, par exemple, de parler de féminin et de masculin sacré, comme le font de nombreux praticiens, ce qui, en plus d’essentialiser les qualités masculines et féminines, est très excluant pour les personnes queers, notamment trans, non-binaires ou intersexes. Il faut ensuite s’interroger sur les raisons qui nous poussent à adopter ces pratiques. Tant que l’on utilisera le yoga pour être en forme au travail et enrichir des actionnaires, ou le fitness pour renflouer son capital beauté dans un système qui donne plus de privilèges aux gens « beaux », on aura un problème. On peut en revanche utiliser le #yoga ou la #méditation pour réapprendre à ralentir et nous désintoxiquer d’un système qui nous veut toujours plus rapides, efficaces et productifs. On peut utiliser des #pratiques_corporelles comme la danse ou le mouvement pour tirer #plaisir de notre corps dans un système qui nous coupe de ce plaisir en nous laissant croire que l’exercice physique n’est qu’un moyen d’être plus beau ou plus dominant (une idée particulièrement répandue à l’extrême-droite où le muscle et la santé du corps servent à affirmer sa domination sur les autres). Cultiver le plaisir dans nos corps, dans ce contexte, est hautement subversif et politique... De même, nous pourrions utiliser les pratiques de bien-être comme des façons d’accueillir et de célébrer nos vulnérabilités, nos peines, nos hontes et nos « imperfections » dans une culture qui aspire à gommer nos failles et nos défauts pour nous transformer en robots invulnérables.
▻https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/bien-etre-tant-quon-utilisera-le-yoga-pour-etre-en-forme-au-travail-on-aura-un-
#responsabilité
voir aussi :
►https://seenthis.net/messages/817228
Politiser le bien-être
Vous avez trop de travail ? Faites du yoga !
Vous allez mal ? Devenez la meilleure version de vous-mêmes !
Méditation, sport, coaching, thérapies, massages, yoga : prendre soin de soi s’inscrit souvent dans une logique néolibérale de consommation et de perfectionnement inatteignable. Coûteuses et normatives, les pratiques de bien-être ne s’adressent souvent qu’aux personnes jeunes, blanches, riches ou valides. Elles prétendent apporter des solutions individuelles à des problèmes collectifs ; or les petits gestes ne changeront pas le monde.
Pourtant, il n’y a rien de mal à vouloir se sentir bien. S’occuper de sa santé mentale et physique est d’autant plus nécessaire quand on est affecté·e par les injustices.
Alors que faire ? Peut-on être révolutionnaire et faire du yoga ? Méditer et se battre pour sa planète ? Prendre soin de soi, est-ce de l’égoïsme ou une autre façon de lutter ?
Dans cet essai documenté, Camille Teste propose de hacker les pratiques de bien-être pour en faire de puissants outils d’émancipation et de changement politique.
►https://boutique.binge.audio/products/politiser-le-bien-etre-camille-teste
#livre #politisation
Quand l’asphalte empoisonne les campagnes | Alternatives Economiques
▻https://www.alternatives-economiques.fr/lasphalte-empoisonne-campagnes/00106182
En France, 500 centrales à enrobé tournent toute l’année pour fabriquer l’asphalte nécessaire à la réalisation des routes. Polluante, cette industrie suscite de plus en plus d’oppositions locales.
Un tour d’horizon de « l’Asphalt jungle »
#enrobé #voiries #HAP (hydrocarbure aromatique polycyclique) #réseau_routier #bitume #santé_publique
[Saturday Night Panik] La 200EME
▻https://www.radiopanik.org/emissions/saturday-night-panik/la-200eme-1
C’est bien la 200EME 🔥🔥🔥 ! Ben oui @bennybofficiel est déjà venue y’a déjà deux ans 🥶 ! Ouaip le temps file à une allure 🔥 je nous souhaite un #happy200eme ! Petite pensée à Chris … et ce soir je te retrouve des 23:30 sur le 105.4 FM ! N’oublie pas de te connecter à la chaîne afin de pas rater le replay @mayacoxdj @pirillo.francesco pour vous envoyer de bonnes ondes sur le 105.4 FM ou bien sur www.radio panik.org @radiopanikbru
▻https://www.radiopanik.org/media/sounds/saturday-night-panik/la-200eme-1_15469__1.mp3
Le Business du bonheur
De la légendaire Lise Bourbeau à la reine du rangement Marie Kondo, en passant par la star du développement personnel Tony Robbins, le bonheur est une industrie qui fait des millionnaires. C’est aussi une idéologie : le culte de l’optimisme, de la résilience et de la performance individuelle. Mais alors que la consommation d’antidépresseurs ne cesse d’augmenter et que les burn-out se multiplient dans nos sociétés, que cache cette obsession contemporaine pour le bonheur ?
▻https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/66144
#film #documentaire #film_documentaire
#développement_personnel #management #positivité #bonheur #psychologie_positive #choix #marché #coaching #individualisme #science_du_bonheur #Martin_Seligman #psychanalyse #Freud #thérapie_comportementale #optimisme #pessimisme #espoir #forces_Clifton #Don_Clifton #leadership #volontarisme #self-help #protestantisme #la_recherche_du_bonheur #recherche_du_bonheur #self-made_man #méritocratie #responsabilité_individuelle #inégalités #agency (#pouvoir_d'agir) #USA #Etats-Unis #libéralisme #éducation_positive #émotions #psychologie_sociale #team-building #cache-misère #travail #chief_happiness_officer #volonté #convivialité #docilité #happiness_economics #Richard_Layard #center_of_economic_performance (#CED) #bien-être_individuel #David_Cameron #programmes_d'activation_comportementale #chômage #rapport_Stiglitz #Gallup #adaptation #privatisation_de_la_souffrance
La Troisième révolution industrielle des Mulliez artificialise la vie (la vraie) Chez Renard - Tomjo
▻https://chez.renart.info/?La-Troisieme-revolution-industrielle-des-Mulliez-artificialise-la-vie
Après le textile et la grande distribution, la famille roubaisienne réunie autour de Gérard Mulliez investit fort dans le photovoltaïque. Sa multinationale Voltalia transforme déjà, dans vingt pays, la terre des paysans en champs de panneaux solaires. Partout où elle s’implante, du Brésil à l’Aveyron, des voix s’élèvent contre cette « transition énergétique » qui dévore et défigure forêts, bocages et pâturages. A l’artificialisation des terres par ses centres commerciaux et usines renouvelables, la Famille répond par des protéines de laboratoire et des serres automatisées. A chaque problème, sa fuite en avant, pilotée par le fonds d’investissements familial Creadev. Voilà la « Troisième révolution industrielle » initiée dans la région par les Verts il y a dix ans, amplifiée par Xavier Bertrand et Gérard Mulliez à leur suite.
Parmi les méfaits de l’Association familiale Mulliez (Auchan, Decathlon, Norauto, Leroy Merlin, etc), si on ne regarde que le climat, et pour celui-ci uniquement le carbone, le groupe émet trois millions de fois plus de CO2 qu’un ménage moyen [1]. Devant cette mauvaise presse, Auchan et Decathlon multiplient à la hâte les montages techniques et financiers pour ne consommer à terme que des énergies renouvelables, qu’ils font produire par la boîte de leur groupe familial, Voltalia.
La grande famille de la Transition
Née en 2005 en Guyanne française, rachetée en 2009 par Mulliez, Voltalia est aujourd’hui présidée par Laurence Mulliez et l’habile André-Paul Leclercq, membre de la Famille. Ce dernier, après trente années au service d’Auchan et Decathlon, est élu en 2015 au Conseil régional des Hauts-de-France près Xavier Bertrand. Il siège en son nom à « Picardie Énergie et Développement durable », un fonds d’investissements pour « l’émergence et le renforcement de filières régionales liées au secteur énergétique » ; il vote pendant six ans les budgets de la Troisième révolution industrielle, dont ceux pour le solaire [2] ; puis il quitte ses fonctions en 2021 pour rejoindre, dans une démarche « people and planet [3] », le conseil d’administration de Voltalia. Une affaire rondement menée.
Avec la Troisième révolution industrielle, on vous parle d’un temps que les Jeunes pour le climat ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, circa 2012, Jean-François Caron et les autres élus Verts de la Région invitent le prophète américain Jeremy Rifkin à élaborer un Plan de transition économique fondé sur le renouvelable et les réseaux électriques intelligents. Libération le présente alors comme le « trait d’union entre les écolos chevelus et les patrons », et le dégarni Caron, toujours maire de Loos-en-Gohelle (62), ajoute que « Ce n’est pas un écolo avec du persil dans les oreilles. Il y a avec lui un effet de séduction et d’efficacité. Il crée du désir. Quand Bouygues fait de l’écoconstruction et EDF des énergies renouvelables, ça me va [4]. »
Dix ans plus tard, si désir il y a, ce n’est pas dans les campagnes et les forêts où Voltalia pose ses panneaux solaires. En France ou au Brésil, les populations s’élèvent systématiquement contre leurs destructions. En Angleterre, Voltalia parvient presque à se mettre la reine à dos.
Vendre et partir
Voltalia vient d’annoncer la construction de la plus grande usine photovoltaïque et éolienne du monde, dans l’État de Rio Grande do Norte, au Brésil. Cet État au bord de l’océan Atlantique, couvert de 530 000 hectares de forêt primaire, et peuplé de ces communautés autochtones qui font sa richesse, est depuis cinq siècles la proie des colonisateurs. D’abord les Portugais, puis les Français, puis les Hollandais, puis encore les Portugais. C’est pourquoi les paysans dénoncent le « racisme écologique », quand ils voient débarquer Voltalia [5]. L’entreprise arrive d’abord en missionnaire du développement durable. Son cinéma solaire et itinérant trimballe dans les villages sa promotion des énergies renouvelables, et projette Le Roi lion aux gamins. Plus tard, les machines écrasent les champs, éventrent les forets, menacent les oiseaux déjà menacés, en dépit des protestations. « Un homme a parlé à mes frères et m’a demandé si nous voulions vendre. Nous ne pouvons pas vendre parce que c’est là que nous vivons. Si nous vendons, où irions-nous ? », demande une habitante de l’État de Bahia, confrontée à un autre projet de Voltalia [6]. Plusieurs associations tentent aujourd’hui de suspendre les travaux, « indignés par l’attitude et le manque de respect de l’entreprise et de l’agence environnementale de l’État [7]. »
Autre hémisphère, mêmes pratiques. Voltalia vient d’obtenir en Angleterre un marché des plus symboliques : alimenter en énergie solaire la « City », le quartier d’affaires de Londres, avec ses banques, ses salles de marché, sa bourse, ses compagnies d’assurance. Pour ce faire, 200 km plus au sud, Voltalia s’apprête à défigurer la région paisible et bocagère du Dorset avec 150 000 panneaux solaires étalés sur l’équivalent de 140 terrains de foot. Tant pis pour les cultivateurs. « Les agriculteurs récoltaient autrefois la lumière pour faire pousser des céréales, maintenant ils récoltent la lumière pour produire de l’électricité », analyse un conseiller municipal de Spetisbury [8]. C’est qu’il faut se mettre au niveau des exigences de la #COP26 qui vient de se clôturer à Glasgow ! Le Conseil régional du Dorset a reçu des centaines de lettres pour sauver cette « vallée des petites laiteries », comme on la surnomme depuis le XIX° siècle. Parmi elles, celle de l’honorable Campaign to protect rural England, association de défense des campagnes patronnée par Sa Majesté la Reine elle-même. Elle dénonce le « paysage industriel » qui remplacera la bucolique Blackmore Vale, la privatisation et la destruction des chemins, et la fin de l’agriculture sur la zone. Sans doute n’a-t-elle pas intégré les intérêts supérieurs de la « Transition énergétique ».
En Aveyron, sur le très calcaire causse Comtal, Voltalia est parvenu à se mettre à dos une quarantaine d’associations, des amis de la Terre et des oiseaux, des défenseurs des paysages et monuments, des paysans, des écolos, des opposants aux nuisances renouvelables. Auchan et Decathlon ont promis d’alimenter leurs magasins depuis des centrales du sud-est de la France. Ils ont déjà trouvé 80 hectares sur ce causse, en partie cultivés par un paysan en fermage, prêt à se faire exploitant agro-électrique. Loïc Santiago, opposant au projet et membre de la Confédération paysanne, nous résume la situation des agriculteurs :
Un fermage agricole se négocie entre 100 et 150 € l’hectare. Les terres louées pour de l’agrivoltaïsme se négocient jusqu’à 2 500 €, vingt-cinq fois plus. L’ ADEME avance qu’il faudra 120 000 hectares de photovoltaïque en France, ce qui correspond à peu près aux annonces de Macron d’installer 100 Gw. Vu le taux d’endettement général des agriculteurs d’un côté, et la rentabilité des installations électriques de l’autre, ils n’auront pas de difficultés à trouver les terres nécessaires. Sachant que cette solution est plus rentable que d’installer les panneaux sur des toits.
Le syndicat agricole majoritaire, la productiviste #FNSEA, a donné sa bénédiction au modèle « agrivoltaïque », qui prétend faire paître des ruminants sous des panneaux. Reste a savoir si l’herbe y sera aussi verte, ensoleillée et hydratée. Voltalia prétend que l’ombre des panneaux limite l’évapotranspiration et améliore le bien-être des animaux – ce qu’un arbre fait tout aussi bien. D’autres études démontrent plutôt la perte d’un tiers de la biomasse sous les panneaux [9]. Quoi qu’il en soit, la question demeure du genre de travail agricole, de terres, de paysage, de vie, que l’on souhaite.
Ce modèle est une attaque de l’agriculture paysanne et de notre autonomie. Avec ces panneaux, tu ajoutes à ta dépendance envers les centrales d’achat une autre envers des industriels de l’énergie. L’ironie est qu’ici, ce sont les mêmes ! », note encore Loïc.
La Foodtech, ou la malbouffe artificielle
En résumé de la Troisième révolution industrielle des Mulliez : pour sauver la Terre, il faut détruire des terres. La grande distribution sait mieux que quiconque les tensions qui pèsent sur celles-ci, entre stérilisation chimique, canicules, sécheresses, et artificialisation, sous l’effet de ses zones commerciales et parkings. Mais elle a sa solution aux pénuries qu’elle provoque. La société d’investissements Creadev, propriété des Mulliez, multiplie les prises d’intérêts dans les industries de l’alimentation artificielle - et les Hauts-de-France, grâce aux investissements conjoints du groupe régional #Roquette et aux subventions du Plan « France Relance », dominent déjà le marché des substituts protéiniques [10]. La start-up lilloise NxtFood commercialise des steaks saignants à base de légumineuses ultra-transformées. Ynsect, rachetée en 2018 par Mulliez, bâtit près d’Amiens la plus grande ferme verticale du monde, entièrement automatisée, pour y élever des scarabées communs destinés à devenir des croquettes de protéines pour animaux d’élevage. La boîte vient de racheter le néerlandais Protifarm qui propose des recettes aux humains. A quelques kilomètres de là, leur principal « concurrent » est lui aussi une émanation de Creadev : Innovafeed, à Nesle dans la Somme, produit avec l’américain #Cargill des protéines d’insectes pour poissons d’élevage.
Cette malbouffe s’accompagne d’investissements dans l’agriculture automatisée, urbaine, hors-sol et sous serre. Mulliez a investi, en 2018, 29 millions de dollars dans la firme new-yorkaise Gotham_Greens. Celle-ci avait posé sa première serre hydroponique sur un toit de Brooklyn en 2011, puis dans le Queens, puis à Chicago, Providence, San Francisco, etc. Ces serres urbaines sont « pilotées par les données et climatisées », toujours plus productives grâce aux progrès de « l’apprentissage automatique et de l’analyse des données » pour offrir au consommateur « un produit plus frais et plus délicieux » [11]. Mulliez investit comme ça dans une dizaine d’entreprises de « Foodtech », la malbouffe high tech, que ce soit pour des steaks végétaux ( Growthwell à Singapour, Jackfruit dans le Colorado), ou les usines de poissons et crevettes ( Kingfish aux Pays-Bas, Noray_Seafood en Espagne), nourris aux farines d’insectes qu’il produit par ailleurs.
Que ce soit avec des centrales renouvelables ou des entreprises de techno-bouffe, la Troisième révolution industrielle des Mulliez leur permet toujours de s’accaparer les terres et détruire les savoir-faire. Qu’en disent les écologistes ? Rien.
L’enfer vert des Mulliez
Il est fréquent d’entendre des leaders écologistes déplorer le manque de « prise de conscience » des élus et patrons, et leur « inaction » face aux enjeux climatiques – scénarios et plans de transition à l’appui. L’action de la famille Mulliez, sixième fortune française, prouve pourtant qu’elle agit en conscience.
La Lettre que Voltalia envoie à ses actionnaires deux fois par an leur rappelle le leitmotiv de l’entreprise : « Améliorer l’environnement mondial en favorisant le développement local ». Puis le démontre, chiffres à l’appui : +10 % de gigawatts renouvelables installés au premier semestre 2021 dans le monde, et +78 % de revenus à se partager.
Le virage écologique ne sera pas le fait d’une opposition très minoritaire, dépourvue de moyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra faire autrement. Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie ; ils ne croient qu’au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement.
Ce constat de Bernard Charbonneau fut maintes fois cité et réédité depuis 1980 [12]. L’inconscience des leaders écologistes devant la Troisième révolution industrielle du Conseil régional et de la famille Mulliez indique que l’on pourra continuer à rééditer Le Feu vert encore quelques années.
Tomjo
Notes
[1] Selon le rapport de Greenpeace et Oxfam « Les milliardaires font flamber la planète et l’État regarde ailleurs », février 2022.
[2] 27 millions en 2018, par exemple, dont 12 pour les énergies renouvelables. En 2022, le budget de la « T.R.I. » s’élève à 21 millions. Cf. délibérations « FRATRI » du Conseil régional.
[3] Eco121, 30 avril 2021.
[4] Libération, 24 décembre 2012. Cf. L’Enfer vert, Tomjo, L’échappée, 2013.
[5] Rota de Colisão, racismoambiental.net, 30 mars 2022.
[6] Idem.
[7] Ibid.
[8] The Telegraph, 31 décembre 2021.
[9] « Combiner panneaux solaire photovoltaïque et cultures pour optimiser les surfaces disponibles : vers des systèmes agrivoltaïques », INRA Montpellier, 2011.
[10] « Le marché des protéines en Hauts-de-France », Nord France Invest, non daté, vérifié le 7 juillet 2022.
[11] Voir le site de Gotham Greens.
[12] Le Feu vert, réédité par L’Échappée, 2022.
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L’Afnic, forte de ses membres et de ses collaborateurs, vous souhaite une excellente année 2022 ! Ensemble nous continuerons de porter haut et fort les couleurs d’un .fr solidaire, accessible et responsable. #PointFR #BonneAnnee #Afnic #Internet #France #MadeInFrance
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La chaîne Pimkie licencie abruptement ses vendeuses de Crissier et Genève avant Noël ats/kkub
▻https://www.rts.ch/info/economie/12744532-la-chaine-pimkie-licencie-abruptement-ses-vendeuses-de-crissier-et-gene
Neuf vendeuses de la chaîne Pimkie ont reçu un cadeau de Noël d’un genre particulier, rapporte jeudi le syndicat Syna. La filiale suisse de l’enseigne, Mode Diffusion System (MDS) basée à Bâle, leur a annoncé par réunion téléphonique la faillite et la fermeture immédiate des deux succursales de Genève et Crissier (VD) sans même leur verser leurs salaires de décembre, dénonce-t-il.
Mardi, soit quatre jours avant Noël, Pimkie a annoncé à l’ensemble des vendeuses qu’elle a fait faillite le 17 décembre dernier. Les responsables de MDS qui avaient cessé d’approvisionner les magasins depuis quelques semaines n’avaient donné aucune information à leur personnel, relate Syna.
Les vendeuses ont continué à travailler après le prononcé de la faillite. Elles ont ensuite été jetées dehors sans salaire, sans lettre de résiliation, ni d’attestation d’employeur. Or non seulement les employées ont droit à leur salaire, mais elles ont besoin de ces documents pour pouvoir s’inscrire rapidement au chômage, poursuit le syndicat.
Mépris dénoncé
Il s’agit là d’un mépris et d’une déconsidération totale envers ces vendeuses qui méritent que les choses soient faites de manière digne. Ne comprenant pas comment elles ont pu être traitées ainsi, elles « exigent le versement immédiat du salaire du mois de décembre à la famille Mulliez, propriétaire de la marque Pimkie qui se proclame soucieuse des droits humains », a déclaré Fabrice Chaperon, responsable Syna Genève, cité dans un communiqué.
Le syndicat mettra toute son énergie pour combattre « cette voyoutocratie patronale transfrontalière », qui laisse l’ardoise sociale à la collectivité. Car Pimkie, marque française appartenant à la famille Mulliez - dont la fortune s’élève à 26 milliards d’euros - n’en est pas à son premier fait d’armes, selon Syna.
L’enseigne a sévi en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en France, puis récemment en Belgique où elle a mis sur le carreau des centaines d’employés avec la même violence et la même stratégie, relève le syndicat.
#travail #exploitation #mulliez #voyoutocratie #Pimkie #MDS #mépris #violence #Femmes #Kiloutou #Loxam #décathlon #auchan #decathlon #kiabi #capitalisme #norauto #cultura #jules #oosterdam-pimkie #acadie #maison-familiale #happychic #brice #boulanger #agapes #flunch #mobivia #droits_humains #Suisse
Toujours aussi violents les mulliez, surtout quand ils et elles vont fêter Noel.
La famille Mulliez est 5ème fortune française avec 49,39 Mds d’euros de fortune, et non pas 26 milliards comme le cite l’article.
Source : Capital n° 363 de décembre 2021 - page 26
▻http://richessem.eklablog.com/article-385-les-mulliez-adorent-noel-cette-grande-famille-cathol
mulliez, une famille qui expérimente la notion de chômeuses et chômeurs sans papiers.
Les dessous de la renaissance du château de Dampierre, racheté par le riche homme d’affaires Franky Mulliez
▻https://www.lefigaro.fr/culture/les-dessous-de-la-renaissance-du-chateau-de-dampierre-rachete-par-le-millia
EXCLUSIF - L’entrepreneur Franky Mulliez se confie sur son combat pour faire revivre l’ancien fief des Luynes. Il raconte comment il a acquis le château et son projet pour lui donner une seconde vie.
Il a fallu montrer patte blanche et s’armer de patience pour rencontrer Franky Mulliez, nouveau propriétaire du château de Dampierre-en-Yvelines. « Il est toujours par monts et par vaux, moi-même je le vois peu », nous indiquait régulièrement le directeur du domaine, Pascal Thévard. Mais, un jour d’octobre, rendez-vous fut fixé au cœur de la forêt, dans le petit pavillon que les Mulliez ont arrangé, signe qu’ils commencent à prendre racine sur place. « Vous verrez, il peut parfois être taiseux », avait prévenu le directeur.
Après deux heures d’entretien, force est de constater qu’il ne l’est pas toujours. À l’image de ces hommes qui ont très bien réussi dans les affaires, Franky Mulliez sait se livrer s’il est en confiance. Son épouse, Marine, a beau essayer de le corriger, de temps à autre il parle avec une liberté de ton réjouissante.
Il n’est pas si facile de comprendre pourquoi cet homme de 74 ans, immense fortune française, issu d’une famille du Nord, a acquis Dampierre, en 2018. Tous ceux . . . . . .
La suite payante, mais est ce bien nécessaire ?
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Dans l’article du Figaro, ça parait être un couple tout simple, même débraillé, photo en gros plan.
Les mésaventures du chateau de Dampierre-en-Yvelines sur le site La Tribune de l’Art.
▻https://www.latribunedelart.com/spip.php?page=recherche&recherche=Dampierre-en-Yvelines
Des #nappes_phréatiques polluées après l’#incendie de l’usine pétrochimique de #Lubrizol
Des données que StreetPress s’est procurées montrent une pollution des nappes phréatiques aux #hydrocarbures (#HAP) cancérigènes après l’incendie de Lubrizol. Mais bien diluée, on peut quand même boire l’#eau, explique l’agence régionale de santé.
Les Rouennais peuvent être rassurés, l’incendie de l’usine pétrochimique Lubrizol le 26 septembre 2019 n’aura aucune conséquence sur l’environnement. Malgré les tonnes de produits chimiques et de toiture en amiante parties en fumée, aucune pollution n’a été détectée. Rien ou à peine un peu de suie, assurent en chœur les autorités, du préfet de région au ministère de la Santé.
Jamais un territoire n’aurait été autant analysé, disent-ils : plus de 6.500 prélèvements dans l’air, l’eau et les sols. 368.000 données au total. « Aucun élément ne permet de conclure à l’observation d’une contamination apportée par l’incendie différentiable d’une pollution industrielle historique », peut-on lire dans un rapport de Santé Publique France. « Il n’y a pas de préoccupation particulière concernant la santé des populations sur la durée », conclut le préfet. Affaire classée ? Pas si vite. Le 14 septembre dernier, Lubrizol est mis en examen pour « déversement de substances nuisibles » et « atteinte graves à l’environnement » : des prélèvements réalisés par la Fédération de pêche dans le bassin aux bois de Rouen et transmis à la justice semblent montrer des traces de pollutions.
À partir des données publiques mais aussi grâce à des documents internes à l’agence de l’eau Seine Normandie, StreetPress a de son côté enquêté sur l’état des nappes phréatiques qui alimentent en eau potable la deuxième ville de Normandie. Le constat est sans appel, des sources ont bel et bien été polluées aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces molécules contenues dans les dérivés du pétrole et les suies d’incendie constituent l’une des grandes familles de substances cancérogènes. Ingérées, elles augmentent les risques de cancers du tube digestif et de la vessie.
Un lanceur d’alerte
Mais commençons l’histoire par le début. « Un matin, en juillet dernier, je découvre le mail d’une personne qui me dit travailler à l’agence de l’eau et qui a des infos à me donner sur la pollution d’une source. Je la recontacte aussitôt, j’étais très intrigué », raconte Simon de Carvalho, président de l’Association des sinistrés de Lubrizol (ASL). Deux mois s’écoulent finalement, sans nouvelles du lanceur d’alerte, jusqu’à la commémoration des deux ans de l’incendie, le 26 septembre dernier. « Là, nous rencontrons un agent qui en a gros sur la patate. Ses collègues sont inquiets de certaines analyses, ils ont interrogé les services de la métropole et l’agence régionale de santé, mais leurs questions sont restées sans réponse », reprend Simon de Carvalho à qui l’agent remet une clef USB. Ce jour-là, StreetPress traîne ses guêtres aux commémorations et chope la balle au bond.
Parmi les documents contenus sur la mystérieuse clef : des correspondances emails et un vaste tableau de plusieurs milliers de lignes compilant les résultats bruts de plusieurs années de prélèvements sur les sources des environs de Rouen, qu’il nous a fallu analyser avec l’aide de spécialistes. Nous avons fait appel à Matthieu Fournier, hydrogéologue de l’université de Rouen, Emmanuel Soncourt, un hydrogéologue indépendant de Dijon et Claude Danglot, ingénieur hydrologue et biologiste.
L’un des jeux de données nous a particulièrement interpellé. Il concerne la source des Cressonnières, à Fontaine-sous-Préaux. Située à une dizaine de kilomètres de l’usine Lubrizol, elle alimente la station qui fournit l’eau potable à près de 100.000 Rouennais. Elle est située parfaitement dans l’axe du panache de fumée qui s’est déployé sur une vingtaine de kilomètres lors de l’incendie. Les données collectées par l’agence de l’eau révèlent une explosion des concentrations en HAP dans cette source souterraine. En visualisant les résultats sous forme de graphique, plusieurs pics de concentration apparaissent à partir de février 2020. Le phénomène était sans précédent depuis vingt ans.
Pollution ou contamination ?
Peut-on pour autant parler de pollution ? « Il faut faire attention au vocabulaire que l’on emploie, les mots ont un sens », nous met en garde Matthieu Fournier, hydrogéologue de l’université de Rouen : « Une contamination, c’est lorsqu’on trouve des substances qui n’ont rien à faire là. Une pollution, c’est lorsque ces substances dépassent des normes fixées ». Fluoranthène, benzopyrène, anthracène, indénopyrène… Si les HAP sont de potentiels cancérogènes, tous ne sont pas soumis à des normes pour autant. Moins pour des raisons sanitaires que pour des raisons économiques, illustre le toxicologue Claude Danglot :
« Certaines substances sont cancérogènes pour les scientifiques mais pas pour le législateur. Comme pour le glyphosate, dont on parle beaucoup. Pour nous, c’est un cancérogène avéré, mais il est toujours autorisé en agriculture. Donc, on en bouffe. »
Ce retraité du Centre de recherche et contrôle des eaux de Paris, qui n’a pas sa langue dans sa poche, tient à préciser : « Il n’y a pas d’effet de seuil concernant les cancérogènes. Cela signifie que le risque de développer un cancer existe dès la première exposition. Plus le temps d’exposition est long, plus la concentration est élevée et plus le risque augmente. Mais les normes, pour ces substances sont juste une mauvaise blague : cela correspond seulement à une proportion socialement acceptable de gens qui auront un cancer ».
S’agissant de l’eau destinée à la consommation, les normes sanitaires sont fixées en 2007 par un arrêté de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé. Le texte complète la première grande loi sur la protection des milieux aquatiques et l’accès à l’eau potable de 2006, adoptée non sans mal après des condamnations répétées de la France par la Cour de justice de l’Union européenne pour « manquements à ses obligations en matière de qualité de l’eau ». Le mauvais élève n’a pas trop forcé, seuls six HAP sur environ 130 connus y sont réglementés, dont le plus dangereux, le benzo(a)pyrène.
Au total, les analyses de la source des Cressonnière, parfois espacées de plusieurs mois, permettent malgré tout d’identifier au moins deux épisodes de contamination et deux épisodes de pollution selon les normes en vigueur. Non seulement l’eau n’est pas potable, mais les concentrations en HAP dépassent même les normes de potabilisation de 1µm/L. En clair : même après traitement, elle est impropre à la consommation.
Pas de craintes pour les consommateurs
Interrogé, le directeur du service de l’eau de la Métropole, Éric Herbet, affirme ne pas avoir eu connaissance de ces analyses et s’interroge même sur leur fiabilité. L’agence de l’eau appréciera. « Nous n’avons aucun contact avec leurs services, ni aucun compte à leur rendre », affirme M. Herbet avant de justifier : « Dès le lendemain de l’incendie, nous avons installé un appareillage pour détecter les HAP en temps réel à Fontaine-Sous-Préaux. Par ailleurs, je n’ai eu aucune alerte de l’ARS ». À Rouen, l’eau potable est gérée en régie publique et c’est l’agence régionale de santé qui en contrôle régulièrement la qualité. Et de conclure :
« Dans l’état actuel des choses, je n’ai pas d’inquiétude à avoir ni pour les usagers, ni pour nos ressources en eau suite à l’incendie. »
Dans un long mail de réponse à nos questions, envoyé en copie aux services de communication de la préfecture et de l’agence de l’eau, l’ARS confirme l’absence de risque : « L’eau captée sur ces ressources et distribuée après traitement à la population passe par un processus d’ultra-filtration qui permet de retenir les particules d’une taille supérieure à 0,01µm et les substances polluantes associées, dont les HAP ».
Et si les résultats des analyses de l’ARS n’ont pas provoqué d’alerte majeure, c’est qu’ils montrent des concentrations de HAP bien inférieures à celles de l’agence de l’eau. « La station de captage de Fontaine-sous-Préaux est alimentée par trois sources : la Cressonnière, l’If et le François qui se jettent dans ce qu’on appelle une chambre de partage, une sorte de bassin en briques qui date de l’époque Napoléonienne », précise Eric Herbet. Tandis que l’ARS analyse l’eau de ce bassin, l’agence de l’eau normande a prélevé – pour ainsi dire – à la source. C’est comme ça que la pollution des Cressonnières, diluée dans ses voisines, a disparu des radars des autorités sanitaires.
Et l’environnement dans tout ça ?
Pas de risques pour les buveurs d’eau potable, admettons. En tout cas, une fois diluée, l’eau repasse effectivement sous le seuil de pollution toléré et peut être traitée. Aucun risque non plus pour les plantes aquatiques, les poissons et les grenouilles puisqu’il n’y a pas d’écosystème dans les nappes souterraines. Alors cette pollution, on s’en fout ? « Non, tout de même », explique Matthieu Fournier, l’hydrogéologue rouennais : « Les HAP les plus lourds sont piégés dans la roche et imprègnent le milieu. Les autres sont transportés par l’eau, or 90% de l’eau des rivières provient des nappes phréatiques. Donc, si la nappe est contaminée, la rivière le sera. Et là, il y a un enjeu écologique : les HAP sont toxiques pour les larves d’insectes, les poissons… ».
La source des Cressonnières alimente la petite rivière du Robec qui s’invite dans l’agglomération par le nord-est. Si Flaubert décrivait le Robec dans Madame de Bovary comme « une ignoble petite Venise, jaune, violette ou bleue », des progrès avaient été réalisés depuis l’époque des teinturiers du XIXe siècle. La rivière fait même aujourd’hui la fierté de la ville de Rouen qui vante « une promenade romantique où la nature a repris ses droits ».
La semaine passée, nos confrères du Poulpe, média d’investigation local et indépendant, ont révélé les études sur la pollution de plusieurs rivières et étangs, à l’origine de la nouvelle mise en examen de l’usine Lubrizol. Le Robec compte parmi ceux-là.
« Le préfet disait : zéro victime de l’incendie ! Pas besoin d’être scientifique pour comprendre que dans cette histoire, la première victime, c’est notre environnement. Et si notre environnement est empoisonné, les prochaines victimes, c’est nous ! », souligne Simon de Carvalho. Au nom de l’association des sinistrés de Lubrizol, il écrira au préfet pour demander à ce que soit tirée au clair l’origine de la pollution des Cressonnières. Car si l’agence de l’eau estime qu’il peut « raisonnablement être envisagé que les retombées de l’incendie soient à l’origine de […] la présence de HAP, à des valeurs non habituelles, dans quelques prélèvements », aucune enquête spécifique de la part des autorités sanitaires n’est en cours concernant les sources de Fontaine-sous-Préaux.
La société Lubrizol mise en cause
« Retrouver l’origine d’une pollution, c’est comme remonter la rivière à contre-courant, c’est compliqué. En particulier dans votre région », nous avertit Emmanuel Soncourt, un hydrogéologue de Dijon. En plus des nombreux facteurs à prendre en compte, tels que la pluviométrie ou la nature des polluants, la géologie des sous-sols crayeux de Normandie est particulièrement complexe. « En résumé, l’eau s’y déplace de trois façons : lentement dans les pores de la roche, un peu plus vite dans les microfissures et encore plus vite dans la partie karstique, composée de failles larges de plusieurs centimètres. Il faut prendre ces trois vitesses en compte pour déterminer le temps que met un polluant à descendre dans la nappe », explique le scientifique. À cela s’ajoute une couche argileuse en surface, assez imperméable, qui se dessèche l’été puis se regonfle comme une éponge lorsque les pluies d’automne reviennent, décalant le ruissellement dans la nappe de plusieurs mois.
Par ailleurs, l’apparition des HAP sous forme de pics irréguliers dans la source des Cressonnières, n’indique pas qu’il s’agit d’évènements distincts. « Au contraire, si les HAP se trouvent en surface, ils sont simplement plus où moins entraînés dans la nappe en fonction de la pluie », indique l’hydrogéologue bourguignon qui valide l’hypothèse d’une pollution aux HAP suite à l’incendie de Lubrizol. Pas de réponse de Normand !
Au-delà des HAP, d’autres pollutions aujourd’hui impossibles à identifier sont à craindre. « Dans ce secteur, toutes les ressources en eau sont plus ou moins menacées par l’activité industrielle. Le problème, c’est que ceux qui sont chargés des analyses pour surveiller l’état des ressources ou la qualité de l’eau sont contraints de travailler au pif. On tâtonne car on ne sait pas exactement quelles substances les industries utilisent. Et il n’y a aucune volonté politique de pousser les industriels à davantage de transparence », dénonce un expert, chargé du contrôle de la qualité de l’eau dans le département, qui a préféré rester anonyme.
L’agence de l’eau, muselée par la préfecture
À l’inverse, depuis la catastrophe, la langue des pouvoirs publics est devenue une caricature du parler normand, à grand renfort d’euphémismes. L’agence de l’eau Seine Normandie est l’une des six agences françaises chargée de la lutte contre la pollution et de la protection des milieux aquatiques. Sous tutelle du ministère de la transition écologique, elle dispose de fonds importants, collectés directement auprès des usagers par les redevances, ce qui lui confère une certaine autonomie. Mais dans le cadre du protocole post-incendie de Lubrizol, « toute la communication est chapeautée par le préfet », déplore une source interne. En clair, l’agence de l’eau a été muselée par la préfecture qui fait preuve d’une grande richesse de vocabulaire pour minimiser les dégâts.
On se souvient ainsi du préfet, assurant sur les braises encore chaudes de l’usine qu’il n’y avait « pas de toxicité aiguë », c’est-à-dire que les Rouennais n’allaient pas tomber comme des mouches dans les heures suivantes. Puis des jolies « taches de léopard » pour décrire les retombées du panache de fumée. Ou encore du « bruit de fond », pour qualifier les pollutions antérieures à l’incendie. « Vous saviez que notre bruit de fond à Rouen, est plus élevé qu’ailleurs ? », demande Simon de Carvalho. D’accidents industriels en pollutions chroniques, ce « bruit de fond » devenu la nouvelle norme, brouille les accidents, camoufle les responsables. À Rouen, tout le monde préfèrerait le silence.
Contactée l’entreprise Lubrizol n’avait pas répondu à nos questions au moment de la publication.
▻https://www.streetpress.com/sujet/1635325634-nappes-phreatiques-polluees-eau-incendie-usine-petrochimique
#pollution #contamination #eau_potable #cancers
ping @albertocampiphoto
Grève pour l’augmentation des salaires chez Décathlon Logistique mardi 26 octobre 2021 de 11h00 à 15h00 sur le site de Lompret, rue Pasteur 59840 Lompret.
Décathlon Logistique, dont le résultat prévisionnel 2021 se portera à 780 millions d’euros, et dont les actionnaires principaux se sont partagés 350 millions d’euros au titre de l’année 2020, refuse de répercuter la hausse automatique du SMIC de 2,2% à sa grille salariale.
C’est encore une fois le serrage de ceinture pour les travailleurs qui créent la richesse de l’entreprise, à cause du gavage permanent des détenteurs de ses capitaux.
Le syndicat CGT Décathlon Logistique 59/62 appelle les salariés de l’ensemble des sites à se mobiliser devant les entrepôts, ce mardi 26 octobre 2021 de 11h00 à 15h00, pour exiger des hausses de salaire en rapport avec l’implication professionnelle des salariés et l’excellente santé financière de l’entreprise.
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Ce n’est pas la première fois que les Salariés de decathlon débrayent
_ Il est vrai qu’à force d’être payé au smic, non revalorisé suite à l’#inflation . . .
▻https://www.lavoixdunord.fr/524807/article/2019-01-21/les-magasiniers-de-decathlon-debrayent-et-reclament-une-hausse-de-salai