• Métropole de Rouen. Capteurs d’incivilité, caméras... Bientôt des bus équipés contre le harcèlement
    https://actu.fr/societe/metropole-de-rouen-capteurs-d-incivilite-cameras-bientot-des-bus-equipes-contre

    La Métropole Rouen Normandie va expérimenter, pendant trois ans, un dispositif haute technologie pour assurer la sécurité des femmes dans les transports en commun la nuit. C’est une des délibérations phares adoptées lors du premier conseil métropolitain de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 22 juillet 2020. À la gratuité des transports en commun le samedi à compter de septembre prochain, s’ajoute ainsi l’installation d’un système de vidéo-protection dans vingt bus circulant le soir et la nuit. (...)

    #algorithme #capteur #CCTV #vidéo-surveillance #femmes #harcèlement #surveillance #

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  • Harcèlement : un des vice-présidents d’Ubisoft quitte l’entreprise « avec effet immédiat »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/08/03/harcelement-un-des-vice-presidents-mis-a-pied-quitte-ubisoft-avec-effet-imme

    Tommy François était considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de Serge Hascoët, ex-numéro deux du géant français du jeu vidéo et lui-même remercié mi-juillet. Le vice-président en charge du service éditorial d’Ubisoft, Tommy François, cité dans plusieurs témoignages parus ces dernières semaines dans la presse comme responsable de manière répétée de comportements et de propos déplacés à l’égard d’employées de l’entreprise, a quitté l’entreprise. L’information a été transmise aux employés dans un mail (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol

  • Patinage : révélations sur la non sanction de Gilles Beyer, l’agresseur présumé de Sarah Abitbol
    https://www.nouvelobs.com/droits-des-femmes/20200725.OBS31533/patinage-revelations-sur-la-non-sanction-de-gilles-beyer-l-agresseur-de-s

    La commission de discipline de la fédération de sports de glace vient de donner son verdict pour deux entraîneurs et un patineur accusés de violence ou d’harcèlement sexuels, dont Gilles Beyer, l’agresseur présumé de Sarah Abitbol, et Morgan Cipres, champion d’Europe : pas de sanction.

  • Ubisoft Sexual Misconduct Scandal : Harassment, Sexism and Abuse
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-07-21/ubisoft-sexual-misconduct-scandal-harassment-sexism-and-abuse

    A scandal at the family-run video game company has disrupted the Guillemots’ inner circle and incited calls for more drastic changes. Five brothers started Ubisoft Entertainment SA in 1986 and since then the video game company has survived seven generations of game consoles, four recessions, a hostile takeover bid from France’s largest media conglomerate, and a global pandemic. Ubisoft is one of the world’s largest game publishers, the maker of blockbuster series such as Assassin’s Creed and (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol

  • Harcèlement à Ubisoft : la joueuse professionnelle Stéphanie Harvey témoigne | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1720894/ubisoft-harcelement-sexuel-industrie-jeu-video-stephanie-harvey

    La première affaire d’ampleur dans le secteur remonte au « gamergate » en 2014 – nom donné à une affaire de cyberharcèlement de la développeuse américaine de jeux vidéo Zoë Quinn, avant la déferlante #MoiAussi en 2017.

    « Ce qui m’attriste, c’est que c’est la troisième vague, et c’est quasiment le retour à la case départ », regrette-t-elle, déplorant que, chaque fois, les coupables soient montrés du doigt sans que les comportements changent, selon elle.

    En 2013, cette féministe et militante a cofondé Missclicks, une communauté en ligne qui visait à soutenir les femmes du secteur.

    Pour elle, à Ubisoft comme dans le milieu des jeux vidéo en général, il faut « travailler sur la culture de la compagnie », par exemple en multipliant les formations sur les préjugés sexistes ou en recrutant plus de femmes dans ce milieu encore très largement masculin.

    Elle espère que l’affaire Ubisoft permettra une prise de conscience du problème par les ressources humaines de grandes sociétés du secteur.

    À l’époque où elle travaillait à Ubisoft Montréal, l’ancienne conceptrice de jeux indique n’avoir même pas pensé à saisir les ressources humaines du dossier. « Il y avait zéro confidentialité aux ressources humaines à Ubisoft ».

    « J’espère que ce n’est que le début, qu’on va mettre en place des ressources, des systèmes à Montréal, que les femmes vont se sentir plus respectées. »

    #Gamergate #Jeux_vidéo #Harcèlement #Sexisme

  • Camps, arrestations, répression : cinq Ouïghours témoignent
    http://www.slate.fr/story/192531/temoignages-ouighours-chine-surveillance-camps-arrestations-internement-repres

    Certain·es ont fui la Chine par peur d’être interné·es. D’autres ont été séparé·es de force de leur famille ou se sont battu·es pour libérer un proche. Anonymement ou non, cinq Ouïghour·es racontent les persécutions dont cette minorité musulmane est victime. Internements de masse, arrestations arbitraires, tortures, stérilisations forcées : le sort des Ouïghour·es en Chine ne peut plus être oculté. Au nom de la lutte contre le terrorisme, Pékin tente de mettre au pas ces musulman·es turcophones de la région (...)

    #WeChat #CCTV #QRcode #activisme #censure #journalisme #vidéo-surveillance #écoutes #harcèlement #Islam #prison #santé #surveillance (...)

    ##santé ##minerais

  • Droits des femmes : le gouvernement de la honte
    Lénaïg Bredoux, Médiapart, le 7 juillet 2020
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070720/droits-des-femmes-le-gouvernement-de-la-honte

    Le soir de la cérémonie des César, on avait pris une gifle. La deuxième est arrivée lundi 6 juillet, quand le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler a prononcé ces mots : #Éric_Dupond-Moretti, ministre de la justice, garde des Sceaux.

    À cette nomination, il faut joindre celle de #Gérald_Darmanin à Beauvau, ainsi que celles, à un degré moindre, d’ #Élisabeth_Moreno à l’égalité entre les femmes et les hommes, et de #Barbara_Pompili à la transition écologique, pour mesurer à quel point le gouvernement de #Jean_Castex est une déclaration de guerre aux droits des femmes.

    #gouvernement #Emmanuel_Macron #Je_vous_emmerde #Foutage_de_gueule #EnMarcheVersLeFN #viol #harcèlement_sexuel #MeToo #Sexisme #Femmes

    Sur le sexisme de ce gouvernement, voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/866783

    Et sur Darmanin, entre autres :
    https://seenthis.net/messages/867269

  • Pourquoi nommer Darmanin à l’Intérieur est une faute politique
    https://www.nouvelobs.com/edito/20200714.OBS31178/pourquoi-nommer-darmanin-a-l-interieur-est-une-faute-politique.html

    En 2009, Gérald Darmanin a demandé à une femme des rapports sexuels en échange de la promesse d’intervenir auprès du ministère de la Justice pour faire effacer le casier judiciaire de celle-ci. Son avocat ne nie pas ces faits mais la qualification de « viol ».

  • Démissions au sommet à Ubisoft, emporté par la vague #MeToo
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/120720/demissions-au-sommet-ubisoft-emporte-par-la-vague-metoo?xtor=CS7-1047

    Le groupe français, géant du secteur, mis en cause par des dizaines de témoignages qui décrivent la culture toxique envers les femmes du milieu des jeux vidéo, a annoncé la démission de son numéro 2 et de sa DRH. Au cœur d’un scandale d’agressions et de harcèlement, Ubisoft a annoncé dans un communiqué publié dimanche matin que le numéro deux du groupe, Serge Hascoët, la DRH, Cécile Cornet, et le dirigeant des studios canadiens avaient remis leur démission. Le groupe français de jeux vidéo, qui compte 18 (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #travail #viol

  • Il me semble important de voir comment la traditionnelle manipulation raciste de la laïcité est exploitée, de manière quasiment prioritaire par le nouveau gouvernement :
    – Darmanin contre l’« islam politique »
    https://seenthis.net/messages/866319
    – Schiappa à la promotion de la laïcité :
    https://seenthis.net/messages/866779

    Dans les deux cas, en même temps, proclamation du soutien aux « forces de l’ordre ».

    S’il y a une innovation dans ce nouveau détournement de la laïcité, c’est qu’il ne s’agit plus seulement de l’usuel dog whistle pour stigmatiser les populations d’origine immigrée, mais d’une défense éhontée des flics accusés de comportements racistes et de violences policières par une part croissante de la population.

    Cet axe était devenu explicite au lendemain de la grosse manifestation du comité Adama Traoré à République, dans le prolongement du succès des manifestations « Black Lives Matter » partout en France : le 14 juin, Macron avait répondu en rendant hommage aux flics « qui méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation », et en stigmatisant les manifestants en « alertant sur les risques de dévoiement du "noble combat" contre le racisme en "communautarisme", susceptible d’être "récupéré" par des "séparatistes". »

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/15/pour-emmanuel-macron-pas-question-de-deboulonner-les-statues_6042872_3224.ht

    Bref, la nouvelle manipulation dégueulasse du thème de la laïcité, cette fois, c’est une défense éhontée des flics fachos, au motif qu’il serait nécessaire que le gouvernement regagne « la confiance des forces de l’ordre », et du très droitier syndicat Alliance en particulier :
    https://seenthis.net/messages/865114

    Message transparent : ceux qui critiquent la police républicaine sont des séparatistes/communautaristes/islamistes qui bafouent la laïcité. Et les jeunes blancs qui, désormais, rejoignent les manifestations contre les violences policières racistes sont les idiots-utiles de l’islamisme triomphant (thème des islamo-gauchistes).

  • Face à des accusations de harcèlement, Ubisoft remanie sa direction
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/07/12/agressions-sexuelles-depart-de-plusieurs-hauts-responsables-d-ubisoft_604596

    Le numéro deux de l’entreprise, Serge Hascoët, a notamment « choisi de démissionner » et sera remplacé en intérim par Yves Guillemot, le PDG d’Ubisoft. Le PDG de l’éditeur de jeux vidéo français Ubisoft avait promis des « changements structurels » pour faire face aux accusations d’agressions et de harcèlement sexuel qui visent plusieurs de ses cadres. Le groupe a annoncé le départ de plusieurs hauts responsables, dont son numéro deux et sa directrice des ressources humaines, dans un communiqué diffusé dans (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #travail #viol (...)

    ##jeu

  • #Souffrance_au_travail à #Campus_France : le coût social du « #soft_power »

    Plusieurs salariés de l’agence Campus France dénoncent un management agressif dans un contexte de réduction des effectifs, alors que la structure chargée de la promotion de l’#enseignement_supérieur français à l’étranger fait face à de multiples #procédures_judiciaires. La direction parle de litiges isolés.

    Pour se rencontrer, cela n’a pas été simple. Ces salariés ou ancien salariés de Campus France réunis ce jour de printemps autour d’une table sont tous hospitalisés en psychiatrie après des #dépressions sévères et doivent presque chaque jour se faire soigner pour ne pas vaciller davantage. « J’ai deux enfants, c’est dur pour eux de me voir comme ça », glisse Laura Foka, ancienne cadre du service communication. Ils dénoncent tous un #management_toxique qui les rend malades.

    Campus France est un établissement public industriel ou commercial (#Epic) chargé de la #promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger ainsi que de l’accueil des étudiants et des chercheurs étrangers en France, sous la double tutelle du ministère des affaires étrangères et du ministère de l’enseignement supérieur. Ces Epic, qui ont fleuri ces dernières décennies en marge de l’#administration_française, tirent leur financement de la puissance publique mais appliquent à leurs salariés les règles du #droit_privé.

    En mai 2018, neuf salariés de Campus France, constitués en collectif, alertent leur direction ainsi que toutes leurs tutelles dans un courrier sévère sur ce qu’ils considèrent comme une surexposition délétère aux #risques_psychosociaux : « Aujourd’hui, de nombreux salariés sont touchés par un management qui repose sur une #désorganisation_du_travail, une absence d’objectifs clairs, une extrême #violence des échanges entre la direction et certains collaborateurs. » Quelques mois après, l’un d’entre eux fait une tentative de #suicide.

    « J’étais en #dépression à cause du travail depuis deux ans, explique Ronel Tossa, salarié du service comptabilité, sous le coup d’une procédure de licenciement notamment pour « #abus_de_liberté_d’expression », qu’il conteste aux prud’hommes (ce motif a été utilisé dans d’autres procédures de #licenciement chez Campus France). J’accompagnais beaucoup de gens qui n’allaient pas bien… C’est moi qui ai fini par passer à l’acte. » Après que le Samu l’eut trouvé à son domicile, Ronel Tossa a passé deux jours dans le coma, puis est resté quatre mois hospitalisé en psychiatrie. Il continue aujourd’hui d’aller à l’hôpital trois jours et demi par semaine. Son geste ainsi que sa maladie ont été reconnus en accident et maladie professionnelle.

    La situation, cependant, n’évolue guère. En novembre 2019, Ronel Tossa, Laura Foka et deux autres salariés couchent à nouveau par écrit leurs vives inquiétudes : « Qu’attendez-vous donc pour réagir ? » Là encore, aucune réponse des tutelles ou des membres du conseil d’administration de Campus France, pourtant en copie.

    Abdelhafid Ramdani, l’un des signataires, a lui cessé d’attendre. Il entend porter plainte au pénal, notamment pour #harcèlement_moral_systémique_et_institutionnel, notion entrée dans la jurisprudence à la suite du procès France Télécom. Plusieurs autres salariés devraient, si la plainte est instruite, se constituer parties civiles.

    « J’adorais mon métier, explique Abdelhafid Ramdani, responsable informatique, en poste depuis 1997. Pendant vingt ans, et auprès de quatre chefs différents, pas toujours simples, je n’ai eu que des bons retours. Puis un nouveau manager, proche de la nouvelle direction, est arrivé et à partir de là, la situation s’est dégradée. »

    Il est en arrêt de travail depuis 2017, sa dépression a également été reconnue comme #maladie_professionnelle et sa situation a fait l’objet d’un rappel à l’ordre de l’#inspection_du_travail : « Le #risque_suicidaire qu’il avance et repris par le médecin du travail est avéré […]. Une fois de plus la direction relativise et écarte même d’un revers de main ce risque. » Avant de conclure : « Je n’omets pas que le dossier de M. Ramdani est à replacer dans un contexte plus large et qui concerne l’ensemble de l’organisation du travail de votre entreprise notamment sur les relations tendues et pathogènes existant entre la direction et un certain nombre de salariés. » Abdelhafid Ramdani a depuis porté #plainte devant les prud’hommes pour harcèlement et pour contester une #sanction_disciplinaire à son encontre et déposé une première plainte au pénal, classée sans suite en mai 2020.

    Au total, sur un effectif de 220 salariés, Campus France a dû faire face, ces dernières années, à au moins une douzaine de procédures prud’homales. Pour la direction de Campus France, interrogée par Mediapart sur ces alertes, « ces litiges isolés ne reflètent en rien une détérioration générale du climat social » au sein de l’établissement. Elle vante de son côté le faible nombre de démissions depuis la création de l’établissement en 2012 (8 sur les 190 salariés présents à l’époque), ainsi que son « souci de préserver le bien-être au travail des salariés », y compris dans la période récente liée au Covid-19. Selon nos informations, plusieurs dizaines de salariés en CDD ont néanmoins vu leur contrat s’achever brutalement à l’issue de la crise sanitaire, ce qui a fragilisé les équipes.

    Campus France rappelle également que « seules deux situations conflictuelles ont été tranchées par la juridiction prud’homale. Dans les deux cas, les salariés ont été déboutés de l’intégralité de leurs demandes, y compris celles qui portaient sur l’éventualité d’un harcèlement moral ». Contactés par Mediapart, les deux représentants des salariés au conseil d’administration ainsi que la nouvelle secrétaire du comité économique et social (CSE), qui a pris ses fonctions au printemps, abondent dans une réponse identique par courriel, estimant avoir « fait le vœu d’une construction collective plutôt que d’une opposition portant constamment sur les mêmes cas isolés et non représentatifs de l’ambiance actuelle positive de Campus France et du traitement des salariés, que ce soit pour les conditions de travail ou salariales ».

    Nombre de dossiers sont cependant en procédure. L’agence a été condamnée en mars 2019 pour #discrimination_syndicale, puis en appel, en décembre de la même année, pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Par ailleurs, elle fait face à plusieurs contentieux devant le tribunal administratif, soit pour contester des reconnaissances de maladie professionnelle ou d’accident du travail, portant tous sur la #santé_mentale, soit pour contester un refus de licenciement de salarié protégé. Enfin, à Montpellier, où Campus France possède une délégation, une main courante a été déposée par un salarié contre un collègue, résultat de tensions laissées en jachère pendant plusieurs années.

    Lors de l’avant-dernier conseil d’administration (CA) de l’agence le 25 novembre 2019, le représentant du ministère des finances a d’ailleurs pointé, à l’occasion d’une « cartographie des risques », le recours à au moins cinq avocats – un nombre significatif pour une structure de cette taille –, le coût financier des procédures juridiques engagées et la multiplication de ces procédures. « Ce qui veut dire que même les tutelles, alors même qu’il n’y a pas plus mauvais employeur que l’État, ont remarqué cette dérive », ironise l’un des participants, qui souhaite rester anonyme.

    « Au cours de ce CA de novembre, on m’a présenté un accord d’entreprise, signé par la direction comme les syndicats, c’est un signe clair d’apaisement, tempère Frédéric Petit, député MoDem des Français de l’étranger et membre depuis 2017 du conseil d’administration de Campus France. Que dans un effort de restructuration administrative il y ait des tensions, c’est plutôt normal. Je sais qu’il y avait des salariés isolément qui n’étaient pas bien, j’en étais conscient et cela a été exprimé au cours des conseils d’administration, surtout entre 2017 et 2018. »

    « C’est comme si le petit avait mangé le gros »

    Le collectif de salariés n’est cependant pas le seul à avoir sonné l’alarme sur le #climat_social. D’après plusieurs documents et témoignages recueillis par Mediapart, de nombreux élus du personnel, membres du comité hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), puis le CSE se sont inquiétés des tensions existantes, presque sans relâche depuis la création de Campus France, tout comme les deux inspecteurs du travail successivement en poste jusqu’en 2018.

    L’un de ces élus, bien au fait des dossiers, résume la situation ainsi : « Campus France, c’est un bateau ivre. Le management y est devenu agressif, sans imagination, et il se contente d’enterrer les dossiers ou de pousser à la faute. »

    L’histoire de Campus France explique en partie ces problèmes. L’établissement a fusionné en 2012 plusieurs organismes en une seule et unique agence : l’association #Egide, opérateur à l’époque pour la gestion des bourses et des séjours des étudiants étrangers ; le groupement d’intérêt public #EduFrance, renommé Campus France, chargé de la promotion de l’enseignement du français à l’étranger, et les activités internationales du #Centre_national_des œuvres_universitaires_et_scolaires (#Cnous). Au sein de la toute nouvelle agence Campus France, les cultures professionnelles s’entrechoquent presque immédiatement.

    Pensée pour gagner en #efficacité, l’agence agglomère différents statuts, salaires, fonctions, et des personnes issues d’organismes ayant déjà subi des réorganisations, parfois douloureuses. Dans un rapport commandé par le CHSCT de Campus France en 2016, les experts tentent de résumer la situation : celle d’une petite structure, Campus France, comparée à une start-up d’intellos faiblement hiérarchisée, d’une quarantaine de salariés, jeunes et presque tous cadres, qui a avalé une grosse association, Egide, et une partie du Cnous, où travaillaient majoritairement des employés, parfois vieillissants.

    « On a de manière intelligente et novatrice réorganisé l’administration d’État sur des objectifs, se félicite Fréderic Petit, membre, en tant que député, du conseil d’administration de plusieurs structures de ce type. On a enfin une gestion des deniers de l’État par projet, et non plus par structure, ce qui était quand même hallucinant. »

    « C’est comme si le petit avait mangé le gros », souligne pourtant, rétrospectivement, Laura Foka, dans une structure où va régner des années durant un « #mépris_réciproque » raconte également un ancien cadre dirigeant, entre « manants » et « jeunes flambeurs ».

    À l’époque, c’est donc en partie à ces #réorganisations successives que la plupart des salariés attribuent, selon ce même rapport, leurs difficultés, qui confinent aux risques psychosociaux. L’arrivée d’une nouvelle directrice à la tête de Campus France, en juillet 2015, semble avoir jeté de l’huile sur le feu.

    #Béatrice_Khaiat a passé une bonne partie de sa carrière dans les cabinets ministériels, notamment celui de l’éducation et de la culture. Proche des milieux socialistes, elle entre en 2012 dans celui du premier ministre Jean-Marc Ayrault, après avoir été directrice déléguée de Campus France, avant la fusion. En 2015, elle devient directrice générale de l’établissement, par décret du président de la République, un mandat renouvelé pour trois ans le 7 mars 2019, malgré les différentes alertes.

    Plusieurs membres de la direction quittent d’ailleurs le navire peu de temps avant sa nomination, à coup de transactions financières. D’après des courriels que nous avons pu consulter, on s’y inquiète déjà de « #harcèlement_caractérisé », d’une volonté de « faire la peau » à d’anciens membres d’Egide, de la persistance de « clans et de factions ». L’un d’entre eux a même, selon nos informations, porté #plainte contre sa directrice auprès de la police, après des propos tenus en réunion. Une plainte classée sans suite.

    Dès le départ, ses manières très directes étonnent : « Lors de la première réunion avec le personnel, Béatrice Khaiat nous a dit qu’à Campus France, on ne vendait pas “des putes ou de la coke”, une manière de souligner que notre matière était noble, se souvient un salarié, qui souhaite rester anonyme. Nous étions dirigés jusque-là par un ambassadeur, tout en retenue… Disons que c’était rafraîchissant. Mais ce mode d’expression a donné le ton sur la suite. J’ai des dizaines de témoignages d’#humiliation de salariés, de feuilles jetées à la figure… »

    Laura Foka en a fait l’expérience. À son retour de congé maternité en 2016, après avoir donné naissance à un deuxième enfant, elle participe à une réunion de service où Béatrice Khaiat plaisante sur son cas. « Au troisième enfant, je licencie », lâche la directrice. Lors d’un point d’actualité, rebelote : « Après deux enfants, il faut se remettre au travail », déclare Béatrice Khaiat devant le personnel réuni. Laura Foka se recroqueville au fond de la salle, et fond en larmes.

    « Mère de famille elle aussi, madame Khaiat a plaisanté avec l’une de ses collègues sur une expérience vécue par toutes les deux, celle d’une jeune mère devant assumer tout à la fois ses obligations professionnelles et familiales, explique aujourd’hui la direction, qui rappelle une #féminisation à 62 % de l’encadrement de Campus France ainsi qu’un score « presque parfait » à l’index de l’égalité homme-femme. Ces propos ont été repris de manière déformée. » Ils ont pourtant été confirmés par plusieurs témoignages et jugés suffisamment sérieux pour avoir fait l’objet d’un courrier de l’inspecteur du travail, qui rappelait à Campus France le risque de « #harcèlement_discriminatoire ».

    Très fragilisée par ces propos, Laura Foka se sent depuis un moment déjà sur la sellette. Dans son service communication, presse et études, c’est l’hécatombe depuis l’arrivée d’un nouveau manager. Les salariés serrent les dents, préviennent en vain les ressources humaines, attendent près d’un an et demi avant d’alerter les syndicats en 2017. Nombre d’entre eux ont des #pensées_suicidaires. Une enquête du CHSCT est déclenchée pour danger grave et imminent.

    Dans l’intervalle, cinq salariés du service, soit presque la totalité du département, quittent Campus France, « à l’américaine, leurs cartons sous le bras », raconte Laura Foka. Cette dernière pour inaptitude, qu’elle finit par accepter, de guerre lasse, face à l’inquiétude de son médecin, et deux pour faute grave ; les derniers dans le cadre de #rupture_conventionnelle, plus ou moins contrainte.

    L’une d’entre eux écrit ainsi ceci, un an plus tard, dans un courrier officiel à la DIRECCTE : « J’en suis arrivée au point de demander une rupture conventionnelle en septembre 2017 pour fuir des conditions de travail intenables et une situation devenue insupportable. » Contredisant les déclarations de la direction qui affirme que « l’intégralité des ruptures conventionnelles depuis la création de l’établissement en 2012 ont été faites à la demande des salariés qui souhaitaient partir et ont été approuvées par les administrateurs salariés ».

    Pour Zoubir Messaoudi, salarié du service informatique, la descente aux enfers professionnelle coïncide également avec l’arrivée de Béatrice Khaiat aux manettes et d’un nouveau manager au service informatique : « Mon ancien chef avait jeté l’éponge, mon N+1 était mis sur la touche. J’arrivais le premier au bureau et repartait le dernier, et pourtant, je recevais des mails où l’on me reprochait tout et n’importe quoi, comme si la direction essayait de constituer un dossier… Je viens du domaine de la prestation de service, où nous sommes clairement de la chair à canon, mais même là-bas, j’étais traité avec plus de respect. »

    Après un premier avertissement pour avoir quitté les locaux à 16 heures un jour de grève des transports (avertissement contesté aux prud’hommes, qui a tranché en sa faveur en 2018), Zoubir Messaoudi est convoqué pour licenciement en juin 2019. Sous le choc, il s’évanouit, ce qui nécessite l’intervention des pompiers et son hospitalisation en psychiatrie. Placé en arrêt de travail, il sera licencié quelques mois après pour faute grave, alors que l’arrêt court toujours, accusé de mauvaise foi vis-à-vis de son supérieur, de dénigrement de sa hiérarchie et de négligence professionnelle.

    « Durant un arrêt de travail et sous certaines conditions, l’employeur peut licencier un salarié, argumente Campus France. En l’occurrence, nous avons estimé, au vu de la gravité des faits commis par le salarié, que ces conditions étaient réunies. » Zoubir Messaoudi se souvient, lui, d’avoir passé « un sale été » l’an passé : « J’avais envie de me jeter par la fenêtre tellement j’avais mal. J’ai négligé ma femme, ma fille. » Il conteste aujourd’hui son licenciement aux prud’hommes.

    Se développer tous azimuts, trouver des recettes propres, répondre à l’ambition politique

    À quand remontent les alertes collectives ? Campus France les a-t-il ignorées ? Le premier rapport sur les risques psychosociaux, rédigé par le cabinet Orseu, agréé par le ministère du travail, est immédiatement contesté par la direction, qui remet en cause le professionnalisme des experts mandatés. Il concluait néanmoins en avril 2016 à un « risque psychosocial majeur ».

    Le deuxième rapport sur la qualité de vie au travail, rédigé par le cabinet (non agréé) Empreinte humaine un an plus tard est bien moins sévère, mais ne dément pas que l’organisation du travail puisse être améliorée. Il s’est ensuivi de séances menées par des psychologues du travail, pour que les salariés aient le moyen de s’exprimer. « Ces séances ont été l’occasion de larmes, de colère, d’insultes, rapporte un élu. Et il a fallu attendre un an et demi pour avoir un retour. Malgré nos demandes, la direction n’en a strictement rien fait. »

    Le 27 mars 2018, le CHSCT se félicite qu’une formation en droit social, de plusieurs dizaines de milliers d’euros, ait finalement été organisée à destination des managers, avant de regretter qu’elle ait été essentiellement « dédiée au processus de licenciement, à l’éventail des sanctions disciplinaires, au recueil des preuves, etc. » avant de s’interroger benoîtement pour savoir si ces formations « ne visent pas à étayer une politique de réduction de l‘effectif ». Une formation, s’insurgeaient les élus, qui abordait aussi la question « du licenciement des salariés protégés ».

    Deux autres enquêtes, à la suite d’alertes pour danger grave et imminent, ont donné lieu à des passes d’armes. La première, lancée par le CHSCT (où sont représentés direction et élus du personnel) au sujet de Ronel Tossa, aboutit à deux rapports divergents, l’un de la direction et l’autre des élus. C’est pourtant le premier que transmettra Campus France au juge en charge de trancher sur la légalité de son licenciement, le présentant comme le rapport du CHSCT, ce que ne manqueront pas de contester les élus de l’époque ainsi que le salarié concerné.

    Le ministère du travail lui-même, sollicité sur le licenciement de Ronel Tossa, mandaté par la CFDT comme délégué du personnel, a débouté l’établissement public en février 2019, reprenant les mots de l’inspecteur pour justifier sa position. Dans un mémoire auquel nous avons eu accès, il parle d’une « organisation pathogène volontaire » où le cas de ce salarié est à « replacer dans le contexte global de cette société, une hiérarchie qui dénie tout droit à ses salariés et qui a organisé un système de #souffrance_au_travail ».

    Campus France a fait appel de cette décision et assure avoir « contesté ces propos dans le cadre d’un recours hiérarchique mettant en cause l’impartialité de l’inspecteur du travail ». L’agence a manifestement eu gain de cause, car cet inspecteur a depuis été remplacé, au grand dam de plusieurs salariés. La direction enfonce d’ailleurs le clou : « Aucune situation correspondant à du harcèlement moral n’a été retenue et aucune mesure en conséquence n’a été prise par l’inspection du travail. »

    Elle se félicite également qu’aucune alerte pour danger grave et imminent n’ait été déclenchée depuis 2018. Même son de cloche auprès des salariés du conseil d’administration et de la secrétaire du CSE : « Le personnel Campus France a tourné la page depuis longtemps – sachant que la grande majorité ignorait ces #conflits_sociaux – afin de poursuivre la construction d’une véritable #culture_d’entreprise qui a pu être en défaut lors de la création de l’EPIC par la fusion en 2012 de deux entités distinctes et avec des fonctionnement différents. »

    Or pour cet ancien élu, très au fait de tous ces dossiers, la direction n’a pas cessé de vouloir au fil des ans « casser le thermomètre ». Lors d’une réunion du CHSCT, où sont évoquées la situation d’Abdelhafid Ramdani et la nécessité de déclencher une nouvelle #alerte pour #danger_grave_et_imminent (la médecin du travail évoquant le risque suicidaire), le directeur des ressources humaines explique ainsi à l’assemblée sidérée que « tout le monde meurt un jour ». « Après plusieurs tergiversations, on a quand même obtenu une enquête, élargie à toute la direction informatique », poursuit l’élu présent ce jour-là, sans trop y croire. « Les gens savaient que ceux qui étaient en conflit avec la direction étaient virés ou au placard, et donc ils se sont tus. » De fait, ce deuxième rapport ne conclut pas à un quelconque harcèlement.

    La médecin du travail elle-même, ont raconté à plusieurs reprises les salariés, se contente souvent de renvoyer la souffrance dos à dos, et évoque le décès, en 2015, d’Elsa Khaiat (parfois orthographié Cayat), la sœur de Béatrice Khaiat, lors de l’attentat de Charlie Hebdo, pour expliquer une forme d’emportement de la directrice générale. Le service de presse de Campus France fera d’ailleurs de même, en préambule de ses réponses à nos questions, pour nous décrire une « femme entière », issue d’une « famille engagée ».

    Plus profondément, ce que redoutent certains élus et salariés, c’est une forme de dégraissage déguisé des #effectifs, alors qu’une première vague de départs a déjà eu lieu lors de la fusion, en 2012. Cinq ans plus tard, en 2017, l’expert du comité d’entreprise s’inquiète d’une hausse des ruptures conventionnelles et d’une enveloppe dédiée à ces départs de 150 000 euros.

    « Un #abus_de_droit », soutien ce même expert, qui rappelle la mise sur pied par le gouvernement d’un « nouveau dispositif de rupture conventionnelle collective pour éviter des dérives ». Ce même expert, en septembre 2019, revient à la charge : « La première cause des départs sont les ruptures conventionnelles, qui représenteraient 30 % des départs sur les quatre dernières années », soit 31 postes en CDI. Tous ont été « homologués par l’inspection du travail », se défend Campus France, qui parle de « faits erronés », sans plus de précisions et assure que son équipe a maintenu les effectifs à flot, depuis la fusion.

    Mais à plusieurs reprises, le message envoyé aux salariés est clair : « La porte est grande ouverte », dira même un représentant de la direction lors d’une réunion avec les délégués du personnel, en mars 2017. Lors d’un pot de départ d’une salariée à l’occasion d’une rupture conventionnelle, à l’extérieur des locaux de Campus France, Béatrice Khaiat prend la parole, et incite, selon des témoins de la scène, les salariés à faire de même : « Faites comme elle, d’ailleurs, c’est magnifique ! », s’enthousiasme la responsable.

    « La direction, en CHSCT, devant l’inspecteur du travail et au cours de points d’information, a fait savoir, à de multiples reprises, que la porte était “grande ouverte”. Cela n’a jamais été un incident isolé, mais des propos récurrents », témoigne Ambroise Dieterle, secrétaire du CSE jusqu’en mai 2020, aujourd’hui en reconversion professionnelle.

    La question financière n’est pas étrangère à cette tendance. Un an après son arrivée, la directrice générale l’annonce aux élus : la #masse_salariale est trop importante au vu du #budget dont elle dispose, et devra être amputée d’un million d’euros. Les départs auront lieu, au fil de l’eau, alors même que l’agence doit se développer tous azimuts, trouver des recettes propres, et répondre à l’ambition politique. Derniers en date, le « #Make_our_planet_great_again », d’Emmanuel Macron, initiative qui a fortement mobilisé Campus France, ou encore le récent programme #Al-Ula, accord de coopération entre la France et l’Arabie saoudite.

    « C’est une question de dosage dans sa mission d’intérêt public, rappelle un ancien haut dirigeant de Campus France. Un Epic comme Campus France doit faire des recettes mais reste soumis à un agent comptable public. On a toutes les contraintes du droit privé, très contraignant, et celles de la comptabilité publique, extraordinairement lourdes. »

    Pour un ancien salarié œuvrant dans la gestion des bourses étudiantes, qui vient de quitter Campus France avec pas mal d’amertume, le problème réside plutôt dans ce que tout le monde « vienne prendre commande » chez Campus France, ministères, université, grandes écoles. Or l’arbitre à la toute fin, « c’est Bercy [le ministère des finances – ndlr] ». Quitte à une perte de sens dans les missions, poursuit-il : « Nous étions des fluidificateurs pour les étudiants, nous sommes devenus des auxiliaires de police, des collectionneurs de pièces. Notre image auprès d’eux, et des ambassades, se dégrade considérablement. »

    La critique n’est pas neuve. En 2012, un article du Monde racontait les débuts chaotiques de l’agence Campus France, ses tarifs devenus élevés, et ces étudiants étrangers, livrés à eux-mêmes à leur descente de l’avion. Quelques jours plus tard, le président du conseil d’administration Christian Demuynck (membre des Républicains) présentait même sa démission, critiquant une « gestion sans stratégie ni ambition de l’établissement par quelques fonctionnaires des tutelles nuisant gravement tant à son indépendance qu’à la qualité de son travail ».

    Dans la même lettre, que nous avons pu consulter, il rajoutait ceci : « J’espère que ma démission sera l’occasion pour l’État de mener un examen nécessaire des établissements publics qui sont nombreux, comme Campus France, à subir un tel mode de gestion. » Tout comme leurs salariés, sommés de suivre, parfois dans la douleur.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/080720/souffrance-au-travail-campus-france-le-cout-social-du-soft-power?onglet=fu
    #travail #conditions_de_travail

  • Harcèlement sexuel à Ubisoft : « On savait »
    https://www.liberation.fr/futurs/2020/07/10/harcelement-sexuel-a-ubisoft-on-savait_1793985?xtor=EREC-26&actId=ebwp0YM

    La mise en place d’une cellule de crise après les accusations publiées dans « Libération » n’a pas empêché la multiplication des témoignages décrivant la culture toxique à l’œuvre dans l’entreprise de jeux vidéo. Beaucoup pointent le numéro 2, Serge Hascoët. Dix jours après la publication de l’enquête sur le fleuron du jeu vidéo Ubisoft, Libération a tenté de percer ce qui se cache derrière ce « mur des RH ». Un mur ­contre lequel venaient se fracasser les signalements de victimes de harcèlement moral et sexuel (...)

    #Ubisoft #jeu #violence #discrimination #femmes #harcèlement #travail #viol

  • #Tunis : Suspension du professeur de l’ENS, accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes - Kapitalis

    A. H., le professeur de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Tunis, accusé de harcèlement sexuel par des étudiantes et faisant l’objet d’une enquête par l’Inspection générale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été suspendu des ses fonctions.

    C’est ce qu’indique le collectif « Le harceleur n’enseigne pas », qui se réjouit de cette décision et espère que cela ne s’arrêtera pas là et que la justice entrera aussi en ligne.

    « Pour le moment, il a été décidé de le suspendre jusqu’à la fin de l’enquête et, de son côté, il a menacé de porter plainte contre les étudiantes pour diffamation », précise le collectif.

    Les étudiantes, qui se sont présentées comme victimes, disent avoir des preuves de leurs accusations et souhaitent que cette affaire ne soit pas étouffée et que A. H. ne soit pas muté dans une autre université.

    « S’il est muté, il recommencera, et on ne fera que déplacer le problème. C’est dans sa nature et il n’a jamais été puni par la loi. A Lyon où il a étudié, il y a également eu plusieurs témoignages remontant à plus de 10 ans et il n’a donc jamais cessé son manège », déplore Y. D., une des victime présumée.

    « Bravo aux normaliennes qui ne renoncent pas et qui ne cessent de lutter pour que justice soit faite », a commenté pour sa part, le collectif #EnaZeda, luttant contre le harcèlement sexuel, le viol et les violences faites aux femmes et qui a, dès le début de l’affaire, soutenu les étudiantes.

    Y. N.

    #Tunisie #Ecole_normale_supérieure #ENS #étudiantes #harcèlement_sexualisée #ministère #Enseignement_supérieur #professeur #suspension

    http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/tunis-suspension-du-professeur-de-lens-accuse-de-harcelement-sexuel-par-d

  • Jeux vidéo : Ubisoft emporté par la vague #MeToo
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/060720/jeux-video-ubisoft-emporte-par-la-vague-metoo

    Depuis fin juin, des dizaines de témoignages décrivent la culture toxique envers les femmes du milieu des jeux vidéo. Le groupe français, géant du secteur, est particulièrement mis en cause. Mediapart a eu accès à des témoignages internes révélateurs. Tout à coup, la chape de plomb a commencé à se lever dans le milieu du jeu vidéo. Depuis fin juin, des centaines de témoignages de femmes, qui ont d’abord circulé sur Twitter ou sur les boîtes mail de journalistes spécialisés, viennent attester de la culture (...)

    #Ubisoft #jeu #violence #discrimination #femmes #harcèlement #MeToo #viol

  • « Toi, je sais que tu veux ma bite » : à Ubisoft Monde, qui protège les femmes ?
    https://www.numerama.com/politique/635193-toi-je-sais-que-tu-veux-ma-bite-a-ubisoft-monde-qui-protege-les-fem

    Les problèmes de sexisme et de harcèlement ne se retrouvent pas seulement au département éditorial, « fierté d’Ubisoft » et porte étendard de la firme. Pendant plusieurs semaines, Numerama a parlé à plusieurs dizaines de témoins, employés ou anciens de la boîte, qui rapportent tous le même discours : à tous les étages, de Paris aux États-Unis, qu’importe la qualification, le harcèlement et les agressions ne sont pas assez pris au sérieux, même quand des témoins se risquent à aller en parler aux RH. Une mise à (...)

    #Ubisoft #manipulation #sexisme #violence #femmes #harcèlement #viol #travail (...)

    ##jeu
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  • Harcèlement sexiste et sexuel à Ubisoft : « Il a tenté de m’embrasser, tout le monde rigolait »
    https://www.numerama.com/politique/635049-harcelement-sexiste-et-sexuel-a-ubisoft-il-a-tente-de-membrasser-to

    Dans une enquête en deux parties, Numerama met au jour des agissements intolérables au sein d’Ubisoft, que dénoncent une trentaine d’employés et anciens salariés. Harcèlement sexuel, tentatives d’agression sexuelle, protection d’hommes haut placés : nos témoins parlent d’une ambiance non seulement toxique pour les femmes, mais aussi largement tolérée par un pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux. Le service édito du siège parisien, la « fierté d’Ubisoft », sur lequel ce premier (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #jeu #travail

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  • Facebook is out of control. If it were a country it would be North Korea
    https://www.theguardian.com/technology/2020/jul/05/facebook-is-out-of-control-if-it-were-a-country-it-would-be-north-korea

    If the combined might of brands like Unilever and Coca-Cola don’t scare Mark Zuckerberg, who can hold the social media platform to account ? There is no power on this earth that is capable of holding Facebook to account. No legislature, no law enforcement agency, no regulator. Congress has failed. The EU has failed. When the Federal Trade Commission fined it a record $5bn for its role in the Cambridge Analytica scandal, its stock price actually went up. Which is what makes this moment so (...)

    #Coca-Cola #Starbucks #Unilever #Facebook #Instagram #WhatsApp #manipulation #domination #violence #BlackLivesMatter #extrême-droite (...)

    ##harcèlement
    https://i.guim.co.uk/img/media/02481d062e4dbda082ba9f44e6f9d7cb254b72e4/0_154_5872_3524/master/5872.jpg

  • Harcèlement : Ubisoft réagit, nos témoins répondent
    https://next.liberation.fr/culture/2020/07/03/harcelement-ubisoft-reagit-nos-temoins-repondent_1793241?xtor=EREC-2

    Dans une lettre, le PDG Yves Guillemot dessine les premières mesures pour assainir la culture interne du géant des jeux vidéo. Les témoins de notre enquête réagissent. « Nous ne visons pas des ajustements à la marge. Ce que nous voulons mettre en œuvre est un changement structurel au sein d’Ubisoft, en totale adéquation avec nos valeurs qui ne tolèrent aucun comportement toxique et veillent à ce que chacun se sente en sécurité pour s’exprimer. » Vingt-quatre heures après la publication de l’enquête de (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #jeu #GigEconomy (...)

    ##travail

  • #MeToo gagne enfin le jeu vidéo
    https://next.liberation.fr/culture/2020/06/25/metoo-dans-le-jeu-video-game-over-pour-les-agresseurs_1792384

    Depuis trois jours, les témoignages affluent sur Twitter à l’encontre d’acteurs majeurs du secteur accusés de viol, agression ou harcèlement sexuels. Jusqu’à présent, et après le mouvement #MeToo, le jeu vidéo et son industrie à 150 milliards de dollars s’était épargné l’examen de conscience. Mais, depuis quelques jours et les accusations formulées contre l’un de ses scénaristes de renom, les langues se délient. Figure majeure de la société américaine Obsidian, travaillant maintenant en freelance, Chris (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol #travail

  • Ubisoft : « Un jour, il me dit "c’est un appel au viol, ce rouge" »
    https://www.liberation.fr/france/2020/07/02/ubisoft-un-jour-il-me-dit-c-est-un-appel-au-viol-ce-rouge_1793177?xtor=ER

    Après notre enquête nourrie de récits de harcèlement et d’agressions sexuels au sein de l’entreprise de jeux vidéo, une ex-employée témoigne à visage découvert auprès de « Libération ». « J’ai vingt ans de carrière à Ubi. je suis une femme et je voulais vous remercier pour votre article. Vous ne venez que de découvrir le sommet d’un iceberg. » Quelques heures après la publication de l’enquête de Libération sur le management de l’équipe éditoriale au siège d’Ubisoft à Montreuil, beaucoup de messages nous (...)

    #Ubisoft #jeu #violence #discrimination #femmes #harcèlement #viol

  • MeToo in Gaming : Two Ubisoft Executives Placed on Leave
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-06-26/metoo-in-gaming-two-ubisoft-executives-placed-on-leave?cmpid=socialflow-t

    The two men are among several employees under scrutiny by the video game publisher. Ubisoft Entertainment SA, one of the world’s largest video-game publishers, placed two executives and several other employees on administrative leave as part of a corporate investigation into misconduct allegations made public over the last week, according to people familiar with the situation. The two high-ranking employees under scrutiny are Tommy François and Maxime Béland, both vice presidents in the (...)

    #Ubisoft #sexisme #violence #harcèlement #travail #viol #femmes #discrimination

  • Récits de harcèlement et d’agressions sexuelles à Ubisoft : « Les jeux vidéo c’est fun, on peut tout faire, rien n’est grave »
    https://next.liberation.fr/images/2020/07/01/recits-de-harcelement-et-d-agressions-sexuelles-a-ubisoft-les-jeux-v

    « Libération » a recueilli une vingtaine de témoignages qui décrivent, au siège du numéro 3 mondial du secteur, un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait « un mur des RH ». « Il y a des hommes de pouvoir qui se permettent tout et qui doivent être écartés de l’entreprise parce qu’ils font du mal aux femmes. Et il y a autour d’eux un système global qui cautionne ces comportements et les protège en empêchant tout recours. Un système qui rend impuissant parce que de toute façon, les (...)

    #Ubisoft #jeu #sexisme #violence #discrimination #harcèlement #viol #travail

  • Allégations d’inconduites sexuelles : Ubisoft dans la tourmente
    Jean-François Codère, Isabelle Massé, Isabelle Dubé, La Presse, le 27 juin 2020
    https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-06-27/allegations-d-inconduites-sexuelles-ubisoft-dans-la-tourmente.php

    « J’ai essayé plusieurs fois, dans différentes entreprises. Les services des ressources humaines protègent les gens qui ont le pouvoir. Plusieurs personnes m’ont dit la même chose. Une fois la situation dénoncée, il faut souvent choisir entre le fait d’accepter l’abus et continuer de travailler sur un beau projet ou s’éloigner de la source du problème, mais se faire muter.

    « Ce n’est pas Ubisoft, le problème, mais l’industrie, qui est contrôlée par des personnes qui ne respectent pas les gens qui sont dans la marge. On voit peu de femmes dans des rôles de pouvoir, rarement des gens noirs dans des positions de leaders. »

    #Ubisoft #Montréal #Toronto #Paris #harcèlement_sexuel #sexisme #femmes #MeToo