• C’est pas souvent que je poste une offre d’emploi, mais je me suis dit que ça pouvait intéresser des BDistes ici :

    Appel d’offres - Bédéiste
    Regroupement québécois de la danse, le 9 janvier 2019
    https://www.quebecdanse.org/babillard-detail/appel-doffres-bedeiste

    Réalisation d’une bande dessinée sur les spécificités du harcèlement psychologique et sexuel dans le milieu de la danse professionnelle

    #BD #femmes #harcèlement_sexuel #Danse #MeToo #offre_d'emploi


  • Bibliothérapie, pouvoir réparateur de la fiction : entretien avec Armelle Cendo et Nora Nagi-Amelin, professeures documentalistes en collège | Cyberviolence & Cyberharcèlement
    https://eviolence.hypotheses.org/2214

    j’ai le plaisir de les interviewer au sujet du projet de bibliothérapie « Lire délivre » qu’elles ont développé au sein de leur établissement. Je leur ai également demandé de formuler quelques recommandations de lecture en lien avec la problématique du harcèlement scolaire

    #bibliothérapie #lecture #harcélement #bienêtre


  • #Meghan_Murphy : L’hypocrisie sexiste du réseau Twitter est devenue intolérable
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/10/lhypocrisie-sexiste-du-reseau-twitter-est-devenue-intolerable


    La semaine dernière, l’organisme Amnesty International a publié les conclusions de son « Troll Patrol Project » — décrit comme un « effort réunissant des chercheurs et chercheurs en droits de la personne, des spécialistes des techniques d’information et des milliers de bénévoles en ligne en vue d’assembler la plus grande base de données collectives au monde sur le cyber-harcèlement infligé aux femmes ».

    Cette recherche a conclu que le réseau social Twitter était un milieu « toxique » pour les femmes ; L’étude de « tweets » reçus en 2017 par 778 femmes journalistes et politiciennes du Royaume-Uni et des États-Unis a relevé 1,1 million de tweets « agressants ou problématiques » au cours de cette année, soit un à toutes les 30 secondes en moyenne.

    L’équipe de recherche a défini les « tweets agressants » comme ceux qui violaient les propres règles de Twitter, y compris ceux qui « promeuvent la violence contre des personnes ou les menacent sur la base de la race, l’ethnie, l’origine nationale, l’orientation sexuelle, le genre, l’identité de genre, l’affiliation religieuse, l’âge, le handicap ou une maladie grave

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/12/27/twitters-sexist-hypocrisy-can-no-longer-ignored

    #twitter #harcèlement #amnesty_international #intimidations #violences_masculines #agression #censure


  • Parution en février du livre de Stéphanie de Vanssay, « Manuel d’auto-défense contre le harcèlement en ligne ». L’auteure, malheureusement, sait de quoi elle parle, ayant été fréquemment victime de #harcèlement sur Twitter et ailleurs. Sans surprise, les trolls s’attaquaient à son physique, la menaçaient de viol…

    http://www.2vanssay.fr/situationsmotivantes/?p=6266

    #misogynie #DompterLesTrolls


  • Jewish Leaders Harass College Kids — To ‘Help’ Israel – The Forward
    https://forward.com/news/israel/416569/why-did-jewish-leaders-think-they-should-target-college-kids-to-help

    “Fabienne Roth lives someplace,” Gordis said in front of the crowd, referring to a blonde-haired college junior at UCLA who had asked, and then apologized for asking, an allegedly anti-Semitic question at a student government meeting months earlier. “We can find out where that place is, and she should not be able to come in or out of her house, in or out of her apartment, without being reminded, peacefully, morally, legally, that we know who you are.”

    Gordis said that Roth’s future employers should be protested and boycotted. Days later, he used his Jerusalem Post column to make the suggestion that the Roth’s future children should also be punished for what she had done.

    #harcèlement #agression #Israël


  • Comment une artiste féministe s’est invitée dans les communautés en ligne hostiles
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/30/comment-une-artiste-feministe-s-est-invitee-dans-les-communautes-en-ligne-mi

    Depuis 2012, l’Américaine Angela Washko s’est confrontée à la communauté des joueurs de « World of Warcraft » mais aussi à certains groupes masculinistes sur la question du sexisme et du harcèlement. C’est vendredi et vous tentez de rejoindre des amis dans votre bar préféré. Le lieu est populaire et la salle bondée. Vous cherchez votre meilleure amie mais ne l’apercevez pas. Peut-être a-t-elle du retard, alors vous commandez au bar. Tandis que vous tournez dans la foule pour tenter de la trouver, vous (...)

    #game #jeu #viol #discrimination #harcèlement #art


  • Quand Big Pharma s’invite dans nos cliniques de gynécologie Ariane Blais-Lacombe - 29 Décembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/544516/quand-big-pharma-s-invite-dans-nos-cliniques

    Enceinte de mon deuxième enfant, je me rends dans une clinique de gynécologie et d’obstétrique publique. Tout de suite, en entrant, trois boîtes d’échantillons de préparation commerciale pour nourrisson attirent mon regard. « Similac, Bon Départ et Enfamil dans une clinique publique, c’est pas illégal, ça ? » que je me demande. Une fois assise dans la salle d’attente, je feuillette les dépliants distribués : cliniques de fertilité, de dépistage, etc. Bref, que des cliniques privées, que de la pub. Choix intéressant de la part d’un établissement qu’on m’a dit être public.


    Photo : Jean Ayissi Agence France-Presse Même dans les cliniques publiques, la future mère est déjà ciblée comme une consommatrice, affirme l’auteure

    Ma surprise et mon indignation montent d’un cran lorsque je suis appelée au second bureau d’accueil, plus loin dans la clinique. Derrière le comptoir, ce sont des boîtes entières de formules qui sont empilées, avec à côté d’elles des échantillons de vitamines prénatales, de vitamine D et d’Advil. La secrétaire me propose un carnet de grossesse, un document produit par le CIUSSS de la capitale, qu’elle me remet dans un petit sac griffé Similac. À l’intérieur, je retrouve, en plus du carnet, un dépliant sur le Régime québécois d’assurance parentale, un autre sur le Programme de dépistage de la trisomie 21 et trois petits cahiers « informatifs » produits par Similac et Enfamil.

    Il y aurait pourtant eu de la place pour des brochures d’information sur l’accouchement, sur l’allaitement et même pour le volumineux Mieux vivre avec son enfant produit par le ministère de la Santé. Il faut croire que cela ne faisait pas partie des priorités de la clinique, ou alors qu’il fallait laisser de la place dans le sac pour les échantillons réclamés par la future mère, déjà ciblée comme une consommatrice.

    Dans la salle d’examen, je vois une affiche montrant l’appareil reproducteur féminin… produite par Nuva Ring, une compagnie qui fabrique des anneaux contraceptifs. Rendue là, je n’étais plus surprise. Il semble que chaque mètre carré de cette clinique accueille une publicité, plus ou moins bien déguisée, visant les femmes qui la visitent. Je n’ai pas eu à aller aux toilettes, mais je me demande honnêtement ce que j’y aurais trouvé.

    Comment un établissement de santé qu’on m’a présenté comme public, affilié à un hôpital, peut-il être à ce point criblé de publicités ? Cela soulève un doute quant à savoir si on y accueille les femmes en tant que patientes ou comme clientes, si on a réellement à coeur leur santé ou les intérêts des compagnies dont les relations avec ladite clinique sont pour le moins obscures. D’autant plus que les compagnies de préparations commerciales pour nourrissons sont toutes rattachées aux plus grands laboratoires pharmaceutiques de la planète : Nestlé, Abbott et Mead Johnson. Une telle publicité est non seulement douteuse, elle est aussi carrément illégale.

    En 1981, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dotée du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Ce code a pour but de favoriser et de promouvoir l’allaitement maternel en contrôlant la manière dont les préparations commerciales pour nourrissons sont publicisées et distribuées. Le Code interdit explicitement la distribution d’échantillons gratuits aux femmes enceintes et aux parents, notamment en passant par les systèmes de santé (cliniques et hôpitaux). Les pays signataires du Code sont tenus de le faire respecter sur leur territoire. Le Canada en fait partie. Des mesures pour implanter et appliquer le Code sont inscrites dans certaines lois du Québec, comme son Programme national de santé publique 2015-2025 et sa Politique de périnatalité 2008-2018.

    L’environnement publicitaire de cette clinique contraste grandement avec celui de la maison de naissance où je me trouvais la veille pour rencontrer ma sage-femme. Dans la salle d’attente, il y avait des jeux pour les enfants, une bibliothèque pleine de livres sur la périnatalité, des dépliants d’organismes locaux venant en aide aux familles. Aux murs, d’authentiques photos de familles ayant donné naissance dans ce lieu. Les documents qu’on m’a remis sont tous de nature informative et de source publique. En deux heures, je n’ai vu aucune publicité (et j’ai visité les toilettes). Je me suis sentie comme une femme enceinte dont le bien-être était au coeur des préoccupations. Un être humain entier qui porte un projet de vie. Pas comme un numéro, une consommatrice, une génératrice de revenus pour des compagnies.

    Sages-femmes comme médecins sont pourtant astreints aux lois du Québec. Ils oeuvrent dans des établissements publics de santé qui doivent respecter le Code de l’OMS. Alors, pourquoi le corps médical a-t-il autant de difficulté à respecter les normes éthiques qui encadrent son domaine ? Est-ce trop demander que de placer les intérêts des patients et non ceux des grandes compagnies pharmaceutiques au coeur de nos cliniques publiques ?

    #harcèlement publicitaire #Femmes #OMS #Santé #cliniques #Quebec #nestlé abbott #mead_johnson #allaitement_maternel #pharma #big_pharma


  • Un député LaREM accusé de sexisme 25 Décembre 2018 - Le figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/25/97001-20181225FILWWW00101-un-depute-larem-accuse-de-sexisme.php

    Le député LaREM de la sixième circonscription des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget, s’est trouvé obligé de se justifier, mardi, après des propos de sa part tenus sur Twitter contre la sénatrice EELV Esther Benbassa qui lui ont valu de nombreuses accusations de sexisme.

    Samedi 22 décembre au matin, la sénatrice écologiste a réagi à des propos de Brigitte Macron rapportés par Le Monde . La femme du président de la République a évoqué « la violence et la vulgarité » des gilets jaunes, selon le journal.

    « Ce n’est donc pas violent, la pauvreté ? Et elle n’est pas vulgaire, l’arrogance aux dents blanches des riches et des puissants ? », a interrogé Esther Benbassa, en réponse, dans un tweet.

    Le député Joachim Son-Forget a dénoncé ce message dans un tweet publié le lendemain après-midi. « Avec le pot de maquillage Esther Benbassa que vous vous mettez sur la tête, vous incarnez plus que jamais ce que vous tentez maladroitement de caricaturer » , a écrit le député, dans un message toujours en ligne sur son compte mardi soir. Et de conclure avec une question : « Vous le sentez l’amalgame violent maintenant ? »

    Son message a suscité de vives réactions dans les jours qui ont suivi, notamment de la part de responsables politiques. Esther Benbassa a elle-même réagi, mardi 25 décembre, dénonçant l’attitude d’un « député LREM obscur et inactif » qui l’insulte pour « tomper son oisiveté » un soir de réveillon. La sénatrice a interpellé à cette occasion le chef de file des députés de la majorité, Gilles Le Gendre.
     
    « L’idée, c’était de faire le buzz »
    Après avoir adressé de nombreuses réponses sur Twitter aux personnes qui l’interpellaient, justifiant son attaque contre la sénatrice, Joachim Son-Forget a donc tenté de s’expliquer, ce mardi midi, dans un nouveau tweet.
    « La référence au maquillage n’est sexiste que dans la tête des sexistes », a-t-il fait valoir, soulignant que « la quasi-totalité des hommes politiques » portent du maquillage sur les plateaux de télévision. Le député distingue également « une référence au maquillage » d’une « attaque sur le physique ».

    Interrogé par Franceinfo, https://www.francetvinfo.fr/politique/la-republique-en-marche/le-pot-de-maquillage-que-vous-vous-mettez-sur-la-tete-un-depute-lrem-ta le député a également estimé que ces références au sexisme sont « une parade ». "Il est expliqué dans mon tweet que c’est une démonstration d’amalgame violent et que ce n’est en aucun cas quelque chose que je pense", ajoute-t-il. À Libération , il a également confié que « l’idée c’était de faire le buzz, en utilisant les principes de la psychologie cognitive ».

    Au-delà de cette attaque précise, le très grand nombre de messages postés ces derniers jours par le député et contenant une photo de la sénatrice Esther Benbassa a interpellé plusieurs internautes. Selon BFMTV, le député a ainsi publié pas moins de 50 tweets en un peu plus d’une heure et demie au sujet d’Esther Benbassa.

    Un internaute a publié une vidéo montrant les dizaines de réponses de ce type issues du compre Twitter de Joachim Son-Forget. Mardi soir, moins de 24 heures après sa mise en ligne, elle avait été vue plus de 86.000 fois et partagée plus de 400 fois.

    Il y a quelques semaines, Joachim Son-Forget avait déjà suscité indignation et incompréhension en défendant les propos homophobes tenus par Marcel Campion. Déjà, à l’époque, il avait justifié : « Mon but, je l’ai atteint, c’était de faire un buzz sur le lynchage public. »

    #sexisme #mépris #en_marche #LREM #Joachim_Son-Forge #EELV #Esther_Benbassa #psychologie_cognitive #harcèlement #insulte #violence #vulgarité


  • Harcèlement des femmes sur Twitter : Amnesty enfonce le clou
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/18/harcelement-des-femmes-sur-twitter-amnesty-enfonce-le-clou_5399413_4408996.h

    Une « patrouille des trolls » : c’est ce qu’Amnesty International a mis en place pour analyser le harcèlement des femmes sur Twitter. L’ONG a rassemblé plus de 6 500 bénévoles, issus de 150 pays, chargés d’analyser 288 000 tweets envoyés en 2017 à 778 femmes, journalistes et politiciennes américaines et britanniques, de tous bords politiques – en tout, elles ont reçu 14,5 millions de mini-messages sur l’ensemble de l’année.

    Le résultat de leur travail vient d’être publié mardi 18 décembre. Avec un constat accablant selon Amnesty : « Nous avons les données permettant de corroborer ce que les femmes nous disent depuis longtemps – Twitter est un espace où le racisme, la misogynie et l’homophobie prospèrent sans entrave. »

    « Des violences en ligne contre les femmes d’une telle ampleur ne devraient pas exister sur les réseaux sociaux », écrit Amnesty.

    « Des entreprises comme Twitter ont la responsabilité de respecter les droits de l’homme, ce qui implique de s’assurer que les femmes qui utilisent la plate-forme sont en mesure de s’exprimer librement et sans crainte. »

    Ce n’est pas la première fois que l’ONG demande des comptes à Twitter sur ce sujet. Elle lui avait déjà réclamé de rendre publiques ses données sur le harcèlement, ce à quoi le réseau social s’était refusé. « De telles données sont précieuses pour quiconque essaie de comprendre et de combattre cet obstacle aux droits des femmes sur Internet. Puisque Twitter refuse, nous espérons que ce projet permettra de donner un aperçu de l’ampleur du problème. »

    #Twitter #Harcèlement #Sexisme #Cyberharcèlement


  • Ryanair réclame le licenciement de son personnel basé à Eindhoven Belga - 18 Décembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ryanair-reclame-le-licenciement-de-son-personnel-base-a-eindhoven?id=101

    La compagnie aérienne Ryanair a sollicité le licenciement collectif de tout son personnel basé aux Pays-Bas. Elle a introduit sa demande auprès de l’Uitvoeringsinstituut Werknemersverzekeringen (UWV), l’institut néerlandais chargé de fixer le droit du travailleur à diverses allocations, et la justifie par les mauvaises prestations économiques.

    Il y a quelques temps, Ryanair avait déjà fermé sa base d’Eindhoven (sud-est des Pays-Bas) et avait indiqué qu’il entendait progressivement venir à bout du personnel qui faisait opposition.

    Les syndicats néerlandais VNV et FNV ont annoncé faire appel de la demande introduite auprès de l’UWV. Le président du VNV, Joost van Doesburg, est d’ailleurs surpris que l’institut ait traité cette requête de manière ordinaire. Si celle-ci a été justifiée pour des raisons économiques, elle doit être étayée de chiffres, ce que, selon lui, Ryanair n’a pas fait. La justice avait encore constaté en octobre, lors d’une action en référé introduite par seize pilotes, que la compagnie irlandaise n’avait pas avancé de motifs économiques concernant la fermeture de la base d’Eindhoven. Le tribunal avait estimé que cette fermeture constituait plutôt une forme de sanction pour les grèves menées par le personnel.

    #dettes #subvention #pognon_de_dingue #guerre_aux_pauvres
    #conditions-de-travail #protection-sociale #esclavage #management #harcèlement #cadences #discrimination #low-cost #entreprise #monde_du_travail #transport_aérien #compagnies_aériennes


  • Taylor Swift tracked stalkers with facial recognition tech at her concert
    https://www.theverge.com/2018/12/12/18137984/taylor-swift-facial-recognition-tech-concert-attendees-stalkers

    Taylor Swift held a concert at California’s Rose Bowl this past May that was monitored by a facial recognition system. The system’s target ? Hundreds of Swift’s stalkers. Swift’s facial recognition system was built into a kiosk that displayed highlights of her rehearsals, which would secretly record onlookers’ faces. According to Rolling Stone, which spoke with a concert security expert who observed the kiosk, attendees who looked at the kiosk were immediately scanned. Afterward, the data was (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #harcèlement #facial #surveillance #vidéo-surveillance


  • Taylor Swift a scanné la foule grâce à la reconnaissance faciale à un de ses concerts
    https://www.numerama.com/pop-culture/447542-taylor-swift-scanne-la-foule-grace-a-la-reconnaissance-faciale-pend

    La chanteuse a utilisé lors d’un concert des technologies de reconnaissance faciale. Elles permettent de repérer les personnes normalement interdites dans ce type d’événements. Pour se protéger de ses harceleurs, la chanteuse Taylor Swift a mis les bouchées doubles. Lors d’un concert qui s’est déroulé le 18 mai à Los Angeles, a révélé le Rolling Stones lundi 10 décembre, une technologie de reconnaissance faciale est utilisée. Elle permet de repérer les individus problématiques. Un membre du service de (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #facial #surveillance #vidéo-surveillance #harcèlement

    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/07/taylor-swift.jpg


  • Publicités ciblées : une femme qui a perdu son enfant interpelle les plates-formes du Web
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/12/publicites-ciblees-une-femme-qui-a-perdu-son-enfant-interpelle-les-plates-fo

    Après avoir perdu son bébé, mort-né, l’Américaine Gillian Brockell a continué à recevoir des publicités destinées aux femmes enceintes, puis aux mères de nouveau-nés. Le message, publié mardi 11 décembre sur Twitter, est poignant. Gillian Brockell, chroniqueuse au Washington Post, y interpelle les grandes plates-formes du numérique, tout particulièrement Facebook, Instagram, Twitter et Experian (spécialiste du marketing fondé sur les données). An open letter to @Facebook, @Twitter, @Instagram and (...)

    #Google #Amazon #GoogleSearch #algorithme #données #publicité #BigData #profiling #harcèlement

    ##publicité


  • Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Isabelle Rey-Lefebvre et Denis Cosnard, Le Monde (qui lâche son canasson)

    Ce proche d’Emmanuel #Macron préside aux destinées du groupe SOS d’économie solidaire dont le chiffre d’affaires frôle le milliard d’euros.


    Jean Marc Borello à son arrivée pour une réunion avec les candidats du mouvement « En marche ! », à Paris, le 13 mai 2017.

    Et un #hôpital de plus ! Le neuvième à tomber dans l’escarcelle de SOS. Le groupe français d’économie sociale a annoncé, début novembre, la reprise du centre médical La Source, à Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes). Au même moment, à Marseille, il a été choisi par la ville pour restaurer et exploiter durant quarante ans le fort d’Entrecasteaux, un site militaire du XVIIe siècle fermé depuis des années. Dans un ou deux ans, il devrait être transformé en lieu d’innovation culturelle. A la clé, 300 emplois, notamment pour des jeunes en difficulté.

    C’est encore le Groupe SOS qui a été désigné, en septembre, par le gouvernement pour prendre en charge des personnes radicalisées, notamment celles de retour de Syrie. Objectif : les sortir de leur parcours extrémiste et les réinsérer. Un centre a ouvert à Paris fin septembre, un deuxième est prévu à Marseille.

    Plus discrètement, SOS a été retenu par le groupe parlementaire La République en marche (#LRM) pour apprendre à une partie de ses députés à s’exprimer dans les médias. Et dans quelques jours, il devrait reprendre Les Brigades vertes, une grosse association de Dardilly (Rhône) chargée d’aider des personnes au revenu de solidarité active (RSA) à trouver un avenir, elle-même en grand péril.

    Un hôpital à redresser, un monument historique à restaurer, des islamistes radicalisés à remettre dans le droit chemin, des élus à former, des réfugiés à héberger… De mois en mois, SOS n’en finit pas de remporter les appels d’offres les plus divers, et de grandir, grandir.

    Au total, le groupe associatif affirme employer à présent près de 18 000 salariés dans 500 établissements, et table, pour 2018, sur un chiffre d’affaires de 948 millions d’euros. Le cap du milliard est en vue. « Cela fera une croissance de 10 % à 15 %, comme les années précédentes », évalue Jean-Marc Borello, installé dans son bureau du 11e arrondissement de Paris. En France, jamais une entreprise de l’économie sociale et solidaire n’avait atteint pareille taille.

    Association milliardaire

    Soudain, le patron de 60 ans se lève et ouvre la fenêtre, histoire de fumer une cigarette en mesurant le chemin accompli depuis la création des premières associations fondatrices de SOS, en #1984. « La valeur liquidative du groupe est désormais voisine de 1 milliard d’euros, notamment parce que notre “truc associatif” est propriétaire de ses murs, glisse-t-il avec satisfaction. Cela veut dire que, si demain on arrêtait tout, on se retrouverait avec 1 milliard. Mais qu’est-ce qu’on en ferait ? »

    Une association milliardaire ! Joli succès pour cet ancien éducateur spécialisé, devenu gestionnaire de boîtes de nuit aux côtés de Régine, puis figure de proue de l’économie sociale, et désormais l’un des #patrons les plus proches d’Emmanuel Macron. Après l’avoir eu comme élève à Sciences Po, le dirigeant de SOS s’est mis à son service durant la campagne présidentielle. Dans la foulée, deux anciens du groupe, Pacôme Rupin et Aurélien Taché, ont été élus à l’Assemblée.

    Quatre mois après l’élection, le président-fondateur lui-même s’est vu confier par le gouvernement une mission sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion ». Membre du bureau exécutif de LRM, l’homme fort de SOS préside aujourd’hui la commission chargée de choisir les candidats pour les élections européennes, un poste de confiance. Dans certaines réunions, « il arrive que M. Borello surplombe les ministres, leur coupe la parole », constate Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

    Mais ce succès ne va pas sans susciter des critiques. M. Borello s’est vu qualifier de « Bernard Tapie », d’« industriel du social ». Certains l’accusent de reproduire dans le monde associatif les logiques prédatrices du capitalisme classique. Et d’avoir constitué, avec SOS, un petit empire géré de façon clanique.

    Pouvoir concentré

    De fait, l’association est verrouillée. Pas de bénévoles, pas d’adhérents hormis une centaine de membres triés sur le volet : magistrats, hauts fonctionnaires, professeurs de médecine qui doivent être parrainés par les trente membres du conseil d’administration… qu’ils ont élus. Le circuit est ainsi bouclé, ce qu’admet le patron. « Bien sûr, il ne suffit pas de payer sa cotisation pour entrer : il faut avoir rendu des services éminents ou être ancien responsable des associations passées dans le groupe. » Le conseil, réuni trois ou quatre fois l’an, a d’ailleurs un rôle mineur, affirme un administrateur des premiers jours.

    « Cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale », juge Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux. M. Borello se défend : « C’est une association de gestion, elle reste fermée et à l’abri d’une OPA associative. »

    En pratique, le pouvoir paraît concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. « Oui, il y a autour de Jean-Marc une forme de cour, dont j’ai fait partie, et qui bénéficie parfois de privilèges, notamment d’appartements rachetés au groupe », reconnaît, un peu gêné, un ancien responsable.

    Un château avec piscine et kangourous dans le parc

    Le patron se déplace en voiture avec chauffeur. Il passe des week-ends dans une propriété du groupe, Les Tournelles, à Hautefeuille (Seine-et-Marne), un château avec piscine, jacuzzi, salle de projection, et même des kangourous dans le parc.
    Des signes qui passent mal dans le milieu de l’action sociale et qui contrastent avec le sort des salariés de base. « En fin d’année 2017, j’ai voulu remercier mon équipe qui s’est démenée pour remettre sur pied notre accueil, témoigne une directrice. La hiérarchie a royalement proposé une prime humiliante de 50 euros... »

    Et puis, il y a la façon dont Jean-Marc Borello se comporte avec certains hommes. La scène s’est répétée à de nombreuses reprises. « C’est une sorte de tradition », racontent des habitués. Lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie du groupe, M. Borello ouvre le bal sur Gigi L’Amoroso, de Dalida. Lorsque résonnent les premières notes de piano et de mandoline, le patron de SOS choisit dans l’assemblée un des membres du personnel, un beau jeune homme en général, l’entraîne sur la piste et danse avec lui. Quand la chanson s’arrête, il embrasse son partenaire. Parfois sur la bouche.
    « Moi, il m’a même roulé une pelle en public, par surprise, alors que je n’avais rien demandé », témoigne un de ceux passés entre ses bras, encore sidéré. « Il a essayé, mais j’ai tourné la tête à temps pour éviter son baiser », confie un autre. « Comme ses habitudes sont connues dans le groupe, les garçons qui ne veulent pas être pris pour cible sortent de la salle à ce moment-là, ajoutent trois anciens cadres. Mais tous ne sont pas avertis. »

    « Je ne force personne »
    Des baisers ? Jean-Marc Borello assume. « Cela peut choquer, mais nous savons d’où nous venons, c’est-à-dire d’Arcat, du Kiosque, des premières associations de lutte contre le sida. » Du baiser sur la bouche conçu comme un acte militant, et de la fête antidote à la mort. En revanche, il dément tout harcèlement. « Je ne force personne, se défend-il. Cette maison a été fondée sur la protection des plus faibles, et nous avons des procédures très rigoureuses contre ce genre de choses. » Aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée.

    « Tous les garçons ne sont pas consentants, corrige un de ceux qui ont assisté à ce type de scène. Mais comment voulez-vous qu’ils se rebellent ? Ils ont face à eux le patron du groupe, un homme imposant, charismatique, qui pourrait être leur père. Le pape de l’économie sociale et solidaire ! S’ils veulent faire carrière dans le secteur, ils n’ont aucun intérêt à ruer dans les brancards. »
    « Je me suis senti agressé, mais je ne voulais pas être à l’origine d’une crise dans notre petit milieu », confirme un des hommes concernés, qui souhaite rester anonyme, comme les neuf témoins qui nous ont décrit ces situations. Et puis, autour d’eux, personne ne semble choqué. « Tu connais Jean-Marc, il est comme ça, avec ses excès… »

    Quant à la stratégie tous azimuts du groupe, elle peut dérouter, elle aussi. Le patron assume. « Certains groupes veulent se concentrer sur leur “core business”. Nous, on en a soixante, de corps, et quand on en a marre, on en change ! », s’exclame-t-il en riant.

    « Dans le domaine social au sens large »

    Aux centres de soin pour les drogués ou les personnes handicapées, aux maisons pour les enfants de la Ddass, se sont ajoutés au fil des ans des hôpitaux, des crèches, des maisons de retraite, des chantiers d’insertion, des boutiques de produits équitables, deux journaux (Respect Mag, Up le mag), une radio (Raje), une agence de média training, un restaurant à Saint-Denis, ou encore le Pavillon Elysée, un lieu de réception ultrachic qui vient de rouvrir après un an de travaux, en bas des Champs-Elysées.

    Derrière cet empilement, il y a une logique, plaide M. Borello : « inventer la société de demain » en multipliant les initiatives « dans le domaine social au sens large ».
    De même, l’ex-patron du Palace revendique l’efficacité économique. « Dans de nombreux secteurs, nous sommes en concurrence directe avec le privé, par exemple dans les maisons de retraite, et on ne peut pas se louper », souligne-t-il. A ses yeux, gagner de l’argent est la clé pour continuer à assurer ses missions au profit d’un public toujours plus large.

    Pour y parvenir, le groupe emploie une méthode bien rodée. D’abord, il dépense moins que d’autres pour payer son personnel, même si les écarts de salaires, initialement limités de 1 à 4, vont désormais de 1 à 15, en comptant certains chirurgiens. « Comme on donne du sens à leur job, on attire les meilleurs élèves des meilleures écoles, sourit le président du directoire. Ils viennent ici travailler plus et gagner moins ! »
    Ensuite, parmi toutes les structures mal en point qui frappent à la porte, il ne reprend que celles qui bénéficient de #subventions sûres ou, surtout, disposent d’un #patrimoine_immobilier. « C’est le critère numéro un », assurent des anciens. Une fois dans le giron du groupe, les structures font l’objet d’une reprise en main vigoureuse. Les dirigeants sont remplacés par de jeunes diplômés des meilleures écoles.

    Gestion par courriel
    Pour Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, association qui prône une agriculture biologique, cela s’est bien passé, même s’il a dû lâcher la direction : « Nous avons longuement réfléchi avant d’adhérer à SOS, nous avons eu toutes les réponses à nos questions et, surtout, des moyens financiers pour un tour de France qui a permis de développer le concept », raconte-t-il.
    Une autre association de producteurs, Bio Normandie, a, elle, renoncé au mariage malgré une mauvaise passe financière : « Nous avons tout de suite senti que la seule chose qui intéressait les émissaires de SOS était notre réseau de producteurs et transformateurs, bâti en vingt ans d’activité, mais pas notre fonctionnement ni nos valeurs, et que nous y perdrions notre identité », confie Grégory Tierce, responsable du pôle production.
    Pour l’association bordelaise Mana, spécialisée dans les soins aux réfugiés les plus traumatisés, l’intégration, depuis juillet 2017, se révèle douloureuse. Les traducteurs du bulgare, du roumain, de l’albanais, de l’afghan, qui viennent à l’appui des médecins lors de consultations, ont été priés, pour certains, de devenir #auto-entrepreneurs, d’accepter des #missions facturées à la minute, sans prise en charge de leurs déplacements, sans rétribution si le rendez-vous est annulé, sans protection s’ils doivent se rendre dans des squats où peuvent sévir tuberculose, gale et rougeole… La gestion se passe désormais par courriel et plate-forme informatique, sans contacts humains, ce qui heurte ces travailleurs sociaux très impliqués dans leur tâche.

    Economies d’échelle
    Face aux tensions, Guy Sebbah, le directeur de SOS Solidarités est venu de Paris fin octobre en réunion de crise pour « écouter les salariés », constitués en collectif. Quatre jours plus tard, celle qui avait pris la parole au nom des autres, la psychologue Zineb Mantrach, était remerciée et son contrat non renouvelé à quatre jours de son échéance : « J’ai dû interrompre toutes mes séances et ateliers qui s’adressent à des réfugiés en grande souffrance, traumatisés par des viols, des tortures. »

    Durant notre entretien, elle reçoit un texto : « J’ai besoin de vous. Quand revenez-vous ? », demande une ancienne patiente, enceinte à la suite d’un viol. « Je reçois plein de messages de ce type », explique en pleurant la psychologue.
    Autre levier, le groupe joue la carte des économies d’échelle, en particulier au niveau des achats. A Douai (Nord), où SOS a repris en 2015 un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « on a pu économiser 70 000 euros par an grâce aux tarifs négociés par le groupe », relate ainsi M. Borello. La même mécanique devrait permettre d’améliorer les comptes des quatre #Ehpad que la SNCF doit transférer à SOS au 1er janvier.

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros , Isabelle Rey-Lefebvre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/groupe-sos-un-tresor-immobilier-evalue-a-500-millions-d-euros_5392949_3224.h

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros
    Certains dirigeants de SOS ont pu racheter au groupe des appartements à des prix très avantageux.

    Depuis une trentaine d’années, le Groupe SOS s’est constitué un petit empire #immobilier évalué à 500 millions d’euros. Il repose sur un portefeuille hétéroclite de 455 #logements_sociaux et très sociaux principalement situés à Paris, 26 commerces, deux garages, des châteaux, des bureaux à Metz, Marseille et Casablanca, et 48 structures du type résidences sociales, crèches, maisons-relais, foyers de jeunes travailleurs… Tout est logé dans Alterna, filiale à statut coopératif de SOS, dirigée par Frédéric Bailly. « Centraliser l’immobilier permet de mutualiser des compétences pour réaliser des travaux, et de mieux convaincre les banques de nous accorder des prêts », explique Jean-Marc Borello, président du directoire du groupe.

    Un trésor dont les dirigeants de SOS ont parfois su profiter. C’est ainsi qu’un bel immeuble en pierre de taille, au cœur de Paris, destiné initialement à du logement très social, s’est ainsi retrouvé pour moitié la propriété d’Eric Teboul, alors gérant d’Alterna. En juin 2004 et juin 2006, en pleine flambée des prix, il y a acquis cinq appartements pour 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, bien en dessous des prix de marché. Guy Sebbah, directeur de SOS Solidarités, y a, lui, acheté, en 2004, un appartement de 74 mètres carrés au prix de 157 000 euros, qu’il a revendu 710 000 euros en 2015. Frédéric Bailly, l’actuel gérant d’Alterna, a pu bénéficier en 2004, dans le même immeuble, d’un appartement de 47 mètres carrés achetés 2 143 euros le mètre carré. A l’époque, le prix moyen dans l’arrondissement s’établissait à 4 910 euros. Une opération similaire a porté sur un appartement d’un immeuble du 18e arrondissement, vendu au directeur de la communication de SOS, Nicolas Froissard.

    « Risque de conflit d’intérêts »

    L’Agence nationale de contrôle du logement social, qui a étudié l’affaire, relève : « En décidant de vendre à des personnes travaillant au sein du Groupe SOS, Alliance Immobilière [ancien nom d’Alterna] a écarté des acheteurs offrant un meilleur prix. Ceci illustre le risque de conflit d’intérêts d’autant que deux de ces ventes se sont traduites par une moins-value pour Alliance Immobilière. » Le groupe se défend en affirmant avoir respecté la valeur donnée par l’administration des Domaines.

    D’où vient le patrimoine d’Alterna ? Il a grandi au fil des acquisitions réalisées pour mener à bien les projets sociaux et financées par d’abondantes subventions (36,1 millions d’euros en 2017), mais aussi de l’intégration d’associations. En rejoignant SOS, elles lui transfèrent leurs actifs, terrains, bâtiments, etc. C’est le cas, par exemple, des Œuvres sociales d’Ormesson et de Villiers, vieille fondation datant du XIXe siècle destinée à l’origine au soin des tuberculeux, à la tête de deux établissements dans le Val-de-Marne, dont une maison d’accueil de 50 places pour personnes lourdement handicapées à Ormesson-sur-Marne.

    La fondation a rejoint SOS en 2010 et son patrimoine immobilier, évalué à 6,5 millions d’euros, a été transféré à Alterna en juillet 2015 : « Très vite, nous avons senti l’intérêt du Groupe SOS pour ce terrain, en plein centre-ville, raconte Jean-Luc Lefeuvre, président du conseil de la vie sociale de l’établissement. Depuis qu’il a mis la main sur cette propriété sans débourser un sou, le président de SOS qui nous avait promis de la maintenir et la réhabiliter veut transférer l’établissement à Villiers, dans un nouveau bâtiment, et vendre le terrain de d’Ormesson, un parc de trois hectares, mitoyen de la mairie ». M. Borello se défend : « Nous discutons avec la maire de l’utilisation future de ce terrain, dont la vente financerait tout juste la construction d’un nouveau bâtiment à Villiers. »

    Mélange des genres

    Alterna vend aussi beaucoup de biens dont elle n’a plus l’usage. Elle a ainsi, entre 2015 et 2017, cédé dix immeubles à la régie immobilière de la ville de Paris, dégageant de belles plus-values, par exemple de 5,4 millions d’euros rien qu’avec les deux immeubles et trois appartements vendus en 2017. Grâce à ces gains et malgré une exploitation déficitaire, les comptes d’Alterna sont bénéficiaires, d’environ 2 millions d’euros en 2017, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

    Cela permet à la société de transférer, chaque année, entre 1 et 2 millions d’euros à des entités du groupe à statut commercial, telles que le Comptoir de l’innovation, la société d’événementiel Event It, des incubateurs d’entreprises, la société de BTP Exigences ou encore la société holding SOS Participations.
    Ce mélange des genres a le don d’irriter les contrôleurs de l’Ancols qui, dans leurs rapports de 2003, 2011 et 2016, critiquent ces mouvements de fonds et l’absence de comptabilités séparées sans, toutefois, les sanctionner : « L’activité de logement social, qui bénéficie d’aides publiques sous forme de subventions et d’exemptions fiscales, ne doit pas permettre le soutien d’autres activités même s’il s’agit de l’intérêt général », jugeaient-ils en 2011. « Il faut bien aider au démarrage de ces entreprises d’insertion », justifie M. Borello.

    Isabelle Rey-Lefebvre

    Jean-Marc Borello, l’atout social d’Emmanuel Macron , Patrick Roger, le 17 janvier 2017

    Le président de SOS, numéro un de l’économie sociale et solidaire, est l’un des neuf délégués nationaux du candidat d’En marche !

    Le siège du groupe SOS ne paye pas de mine. Niché au fond d’un passage du quartier de la République, à Paris (11e), à deux pas du Cirque d’hiver, le lieu n’a rien à voir avec ces luxueux bureaux d’affaires dont le clinquant et le tape-à-l’œil font office de carte de visite. Le hall d’accueil a des allures de ruche affairée. C’est le cœur névralgique d’un géant de l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 400 établissements, emploie 15 000 salariés et devrait franchir en 2017 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

    A peine son visiteur lui a-t-il été annoncé que le président fondateur, Jean-Marc Borello, surgit, la main tendue, la poignée de main ferme. Il revient tout juste d’un déplacement à Mayotte, où le groupe gère trois établissements, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance. En jean et chemise, ce « grand patron » à la carrure de rugbyman et à l’accent méridional, né en 1957 à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne colle pas aux canons du genre.

    Depuis la fin octobre 2016, Emmanuel Macron en a fait un des neuf délégués nationaux de son mouvement, En marche !, de même que Catherine Barbaroux, la présidente de l’Adie, première association de microcrédit en France. Ce sont ainsi deux des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, connus pour leurs engagements de longue date aux côtés des exclus et leur enracinement à gauche, qui figurent dans le cercle rapproché des « ambassadeurs » du mouvement.

    « Je suis irréductiblement de gauche »

    Voilà qui ne cadre guère avec le cliché abondamment reproduit de l’ex-banquier d’affaires de chez Rothschild, estampillé libéral et voué aux gémonies par une partie de la gauche. C’est pourtant une des facettes méconnues du personnage, qui en nourrissent la complexité. « Bien avant En marche !, j’ai amené Emmanuel voir ce qui se passait dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, il y a quinze ans déjà », raconte Jean-Marc Borello, qui l’a eu comme élève à Sciences Po, où l’ancien éducateur spécialisé prodiguait des enseignements.
    Les deux hommes se sont revus lorsque Emmanuel Macron est devenu ministre de l’économie, en août 2014. Le président du groupe SOS avait préalablement pas mal travaillé sur l’élaboration de la loi de juillet 2014 avec Benoît Hamon, lorsque celui-ci était ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Ils ont alors recommencé à travailler ensemble. Et le voilà à présent intégré dans l’équipe d’En marche !
    « Macron, c’est un vrai bénéfice pour amener les jeunes à réinvestir le débat politique. C’est franchement une belle histoire, s’enthousiasme Jean-Marc Borello. C’est formidable de repartir sur une aventure comme ça. »

    Il avoue avoir toujours à affronter le scepticisme d’une partie de son entourage, notamment parmi ceux qui ont suivi sa trajectoire depuis qu’il intervenait à la fin des années 1970 auprès de jeunes délinquants en région parisienne, aux Ulis (Essonne), avant d’intégrer, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en #1981, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies.

    « Je suis irréductiblement de gauche et je suis trop vieux pour changer, se défend-il. Mais on ne pourra pas faire face aux besoins de solidarité, qui sont immenses, si on ne crée pas au préalable de la richesse. » Cette vision, il la développe dans un ouvrage à paraître le 19 janvier, au titre en forme d’oxymore, Pour un capitalisme d’intérêt général (Débats publics, 193 p., 18 euros).

    « Aller voir tout ce qui fonctionne très bien »

    Quel peut être le rôle de ces délégués nationaux issus de l’économie sociale et solidaire dans l’élaboration du projet d’Emmanuel Macron, outre le fait qu’ils disposent d’un important réseau ? « Notre domaine d’intervention, c’est la #lutte_contre_les_exclusions, comment gérer les politiques publiques autour de l’exclusion, du logement, etc., explique Jean-Marc Borello. Je fais remonter les propositions et les demandes du secteur. Il y a des groupes qui travaillent sur le logement, la grande exclusion, l’immigration, le droit d’asile… » Il n’ira pas, toutefois, jusqu’à lever le voile sur ce qui pourrait irriguer les engagements du candidat Macron, que ce dernier devrait présenter le 4 février à Lyon.
    « Nous sommes dans l’idée d’aller voir tout ce qui fonctionne très bien et qu’on n’a jamais été foutu de développer à l’échelle nationale, comment, avec toutes ces initiatives qui ont fait leurs preuves sur le terrain, monter des dispositifs ambitieux, comment faire pour desserrer l’étau administratif et réglementaire pour permettre aux gens d’innover », reprend le patron de SOS.

    Il cite en exemple l’expérience de Cuisine mode d’emploi(s), créée par le chef Thierry Marx pour permettre à des jeunes sans qualification ou à des chômeurs de longue durée d’intégrer les métiers de la restauration. Ou encore celle de Mozaïk RH, fondée par Saïd Hammouche pour aider les jeunes diplômés des quartiers défavorisés à intégrer le monde de l’entreprise.

    Mauvaise polémique
    Et, quand Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais, rencontre des acteurs locaux intervenant dans le domaine de l’habitat social ou de la précarité, décrit les conséquences sanitaires de la paupérisation de certains territoires, il parle en connaissance de cause, nourri précisément par ces expériences de terrain. Il décrit une réalité qui perdure et, même, va en s’aggravant. Cela lui a valu un tombereau de critiques. Une bien mauvaise polémique, en fait : cette réalité, les acteurs de l’économie sociale et de la prévention ne la connaissent que trop bien.

    « Il y a un vrai mouvement mondial autour de l’entrepreneuriat social, 40 % des sortants de grandes écoles veulent travailler dans l’économie sociale , assure Jean-Marc Borello. Là-dessus, Emmanuel Macron est absolument convaincu. » Ses propositions dans ce domaine pourraient contribuer à rééquilibrer l’image et le corpus programmatique du candidat d’En marche ! Et aussi exercer un réel pouvoir de séduction auprès d’une partie de l’électorat jeune – et moins jeune – à la recherche de nouveaux modes d’engagement.

    #histoire #socialisme

    • Jean-Marc Borello : itinéraire d’un patron, du milieu de la nuit à la macronie, Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja

      Le fondateur du groupe SOS assiste à une réunion à l’ELysée, le 12 décembre. Photo Bruno Lévy. Divergence

      Avant de construire son empire, Jean-Marc Borello s’est engagé contre le sida. Celui qui a toujours flirté avec la politique est décrit comme un personnage fascinant.

      Colosse culminant à près de deux mètres, voix rocailleuse et accent marseillais, Jean-Marc Borello, 61 ans, est un #patron déroutant. En trente ans, l’ancien éducateur de rue est devenu le pape - laïc - de l’économie sociale et solidaire (#ESS), un secteur passé à la postérité depuis que François Hollande lui a dédié un ministère, niché au cœur de la forteresse de Bercy. Depuis, toutes les formules superlatives ont été tentées pour décrire Jean-Marc Borello, sorti de l’ombre associative pour devenir un acteur politico-économique majeur. « Bill Gates de l’ESS » quand on veut être gentil. « Bernard Tapie du #social », quand on a quelques doutes sur le bonhomme quand même. Chez Borello, les cheveux mi-longs ont cédé la place à une coupe en brosse grisonnante avec raie sur le côté, le blouson en cuir a été remplacé par un costard. Comme un dernier îlot de résistance au conformisme bourgeois, la cravate se fait rare. Parti d’un engagement militant et personnel - lutter contre les toxicomanies et le sida - il a construit un petit empire comptant aujourd’hui plus de 17 000 personnes . Homme d’affaires accompli, le patron du groupe SOS tranche par une familiarité devenue marque de fabrique. « Jean-Marc », lance-t-il simplement en tendant la main quand on le rencontre.

      A l’origine, rien ne prédestine Jean-Marc Borello à être un homme de pouvoir. Né en 1957 d’un père militaire et d’une mère ouvrière à Aix-en-Provence, il grandit à Gardanne. Pensionnaire et délégué de classe, il se fait renvoyer. Meneur d’hommes mais pas dans les clous. En 1982, sa vision de l’éducation de jeunes en détresse le fait remarquer : il entre à la Mission interministérielle de lutte contre les toxicomanies (Mildeca), nommé par le gouvernement #Mauroy. Le compagnonnage socialiste ne fait que commencer. Deux ans plus tard, il fonde sa propre association, SOS drogue international. [...]

      Depuis trente ans, Jean-Marc Borello a toujours flirté avec la politique. D’abord à Marseille en 1981. Mitterandiste, il entre au cabinet de Gaston Defferre, maireemblématique. Entre 1984 et 1986, il est chef de cabinet de Gilles Trigano, alors délégué aux nouvelles formations auprès du Premier ministre Laurent Fabius. Gravitant dans la galaxie #socialiste parisienne, Jean-Marc Borello rencontre #Bertrand_Delanoë puis #Anne_Hidalgo. SOS coche toutes les cases pour la gauche : le groupe s’occupe de publics défavorisés, s’investit dans l’insertion professionnelle.

      #Harcèlement_sexuel : « Je ne voulais pas de ce baiser mais Borello a le bras long » , Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja —
      https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/harcelement-sexuel-je-ne-voulais-pas-de-ce-baiser-mais-borello-a-le-bras-

      Pilier de la #macronie, figure du milieu de l’économie sociale et solidaire ne cachant pas son homosexualité, le président du groupe SOS est accusé de harcèlement et d’#agressions_sexuelles dans son #entreprise. Il se défend en invoquant la « culture du groupe ». « Libération » a recueilli le témoignage d’anciens employés décrivant les comportements déplacés de leur patron, au vu et au su de tous.

      L’idée venait d’en haut, le timing était parfait. Juste avant la journée de lutte contre les violences sexistes et sexuelles du 25 novembre, les milliers de collaborateurs du groupe SOS, géant français de l’économie sociale et solidaire, ont reçu une invitation de leur direction. L’idée ? S’engager personnellement contre le harcèlement et les agressions, notamment homophobes. Depuis trente ans, la lutte contre les inégalités et la solidarité font l’ADN du groupe SOS. Le défi ? Poster sur les réseaux sociaux des photos d’un baiser entre salariés - homme-homme, femme-femme, femme-homme - accompagnées du hashtag #FraternitéChallenge. « Chaque agression est une agression de trop. Il n’est pas question ni de capituler ni de nous y habituer », souligne la newsletter envoyée par le service communication. La direction montre l’exemple, joignant deux clichés d’hommes s’embrassant sur la bouche. Sur l’une des images, le porte-parole LGBT du groupe dépose un baiser sur les lèvres du président du directoire, Jean-Marc Borello. « La liberté c’est le droit. L’égalité, c’est le fait. La fraternité c’est le devoir », souligne le grand patron dans un tweet lançant l’opération. [...]

      Ce qui fait tiquer dans ce #FraternitéChallenge apparu fin novembre, c’est qu’il coïncide avec les avancées d’une enquête que Libération a entamée au début de l’été : plusieurs anciens #salariés accusent Jean-Marc Borello de faits relevant, selon le code pénal, de harcèlement, d’atteintes ou d’agressions sexuelles. Si elle correspond à la raison d’être du groupe SOS, cette campagne de communication virale ressemble aussi à un début de contre-attaque médiatique : fournir des images d’embrassades volontaires pour noyer d’autres gestes non consentis.

      [... ]La scène est devenue un classique des soirées SOS. Du genre que l’on ressasse à la machine à café le lendemain.

      Ce soir de septembre il y a quatre ans, le choix de Borello se porte sur Antoine (1), 22 ans, qui termine un #stage à SOS : « Il m’a invité à danser, en insistant. Il ne voulait pas me lâcher. Je savais ce qui pouvait arriver. On était près du bar, il y avait plein de monde autour. J’ai essayé de résister. Il savait très bien ce qu’il faisait puisque quand il m’a lâché, il a dit à la cantonade : "T’as mis la langue en plus, coquine". » Sauf qu’Antoine ne voulait pas de ce baiser et que personne n’a bronché autour de lui, même si certains des convives ont pu faire des photos de la scène, que Libération s’est procurées. « J’ai assisté au baiser d’Antoine ce soir-là. Nous savions tous que ce n’était pas consenti. Ce genre de comportements était régulier de la part de Jean-Marc Borello », souligne un invité de la soirée baptisée « I love 1984 ».


  • Feeling rapey hearing the lyrics...

    "We used to play the song ’Baby It’s Cold Outside,’ but you’re the Christmas Executive Officer at Star 102 and you told us it’s no longer appropriate," Anderson wrote Tuesday. “I gotta be honest, I didn’t understand why the lyrics were so bad ... Until I read them.”

    “Baby It’s Cold Outside” lyrics raise concerns: Cleveland radio station Star 102 stops playing popular Christmas song after listeners voice concerns about meaning in the “Me Too” era - CBS News

    Intéressante... prise de conscience (...)

    https://www.cbsnews.com/news/cleveland-radio-station-stops-playing-baby-its-cold-outside-after-listeners

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=268&v=7MFJ7ie_yGU

    Radio station stops playing “Baby It’s Cold Outside” after listeners voice concerns about lyrics in #MeToo era

    Criticism of the lyrics in “Baby It’s Cold Outside” actually has been building for several years. Some Twitter users called out the “date-rapey” undertones of the song in 2013, and a number of publications have run articles questioning the song’s meaning.

    I know “Baby it’s cold outside” is from another era but hearing it in 2013, the lyrics feel really date-rapey. Uncomfortable stuff.
    — Emily (@elusiveemily) January 1, 2013

    2013: The Year We All Independently Realized How Creepy And Rapey The Lyrics To “Baby, It’s Cold Outside” Are
    — len damico (@lendamico) December 11, 2013

    #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #cinéma


  • Gilets jaunes : ne croyez pas la télé !
    André Gunthert 2 décembre 2018 - 9 h 06 min

    Les préoccupations de décompte du nombre de manifestants sont totalement obsolètes. Car l’occupation spatiale des gilets n’a rien à voir avec le regroupement en bataillon d’une foule sur une avenue. Si la métaphore guerrière pouvait venir à l’esprit, c’était plutôt dans sa dimension tactique. Malgré ou plutôt à cause des blocages policiers, la signature visuelle des gilets jaunes se déplaçait sans cesse, en petits groupes mobiles, inscrivant sa souveraineté sur le territoire parisien, franchissant la Seine sans souci des itinéraires balisés, et venant interrompre la circulation à la vitesse de l’éclair, malaisément suivie par le cordon policier.

    Qu’on était loin de l’obéissance syndicale, incarnée par le respect du tracé préfectoral Bastille-Répu, et par la pression des rangées de CRS venues intimider les manifestants. Grâce à cette mobilité tactique, hier, ce qui sautait aux yeux, c’est que les gilets jaunes avaient pris Paris.

    #giletsjaunes #médias #police #tactiques #répression #syndicats #gilets_jaunes #harcèlement #cortègedetête #province #campagne #nasse #techniques_policières #répression #précariat #salariat

    http://imagesociale.fr/6807?subscribe=error#blog_subscription-3

    • Comme mes amis photographes sur Facebook, aimantés par le pittoresque des situations d’affrontement et par la rassurante identification d’une figure connue – l’apocalypse sur fond d’incendie –, l’information privilégiait le schéma des violences émeutières, aplatissant l’intelligence et la nouveauté du mouvement par l’imposition du filtre de la casse. Pas étonnant qu’une mobilisation qui refuse toute médiation soit si mal traitée par les médiateurs professionnels, qui sont en réalité aussi dépassés que la police par les caractères inédits de l’action.


  • QUAND ON VIENDRA DE NOS CAMPAGNES POUR DESCENDRE SUR LA CAPITALE...
    Un rapide point de vue (libertaire) de province pour répondre à l’appel à témoignage pour saisir le mouvement des gilets jaunes

    Pour ce qui est du comportement des flics, nous avons fait un point à chaud après la manifestation avec des militants libertaires parisiens que nous avons rejoint. C’était drôle et à la fois agaçant d’entendre les réactions aigries et incrédules de beaucoup vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes et surtout de la manif parisienne sur les Champs.
    Après les pleurnichages sur le fait que les gilets jaunes n’étaient pas là quand il fallait descendre dans la rue pour la Loi travail, les retraites, les services publics,... nous avons eu le droit au « de toute façon, les flics ont laissé faire ».

    C’est sur que les flics ne pouvaient pas charcuter au corps à corps monsieur tout le monde comme dans les manifs gauchistes, le risque de radicalisation de cette foule lambda est trop grand. Mais, surtout, c’est encore moins possible quand ce n’est pas un cortège de tête classique, collé à l’avant de manifestations qui sont désormais d’immenses nasses dès le point de départ et qui suivent un itinéraire convenu et sécurisé à l’avance.
    Là on ne marchait pas dans les clous et beaucoup de forces policières étaient immobilisées pour défendre les périmètres de sécurité autour des lieux de pouvoir. Le reste des troupes était insuffisant pour couvrir les grandes zones où des manifestants occupaient les rues et faisaient preuve de beaucoup de mobilité et d’audace. Je pense que les effectifs policiers dans ces zones ont été complètement débordés, dépassés et même parfois nassés.
    Le matériel lourd était de sortie pourtant, trois camions à eau, hélicoptère, énormément de lacrymogène et beaucoup de grenades diverses et flashball. Mais les manifestants n’étaient pas dans un cortège couloir/cul-de-sac où les flics n’ont qu’à rentrer brutalement dans une masse tassée et bloquée. Les gens résistaient et répliquaient jusqu’à la dernière extrémité mais se dérobaient au maximum face aux charges et préféraient, au moment du contact physique, partir vers d’autres rues et contourner sans cesse les flics pour arriver dans leur dos ou sur leur flancs. Cette technique de harcèlement a été payante, c’est bien plus efficace, on use réellement les policiers qui courent partout pour rien et on laisse beaucoup moins de monde sur le carreau.

    https://paris-luttes.info/quand-on-viendra-de-nos-campagnes-11153

    #giletsjaunes #gilets_jaunes #harcèlement #cortègedetête #province #campagne #nasse #techniques_policières #répression #précariat #salariat


  • Accidentés du travail sous pression
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/accidentes-du-travail-sous-pression


    Ça te manquait, hein, un petit épisodes des Pieds sur terre, ici un documentaire de Pascale Pascariello

    Plusieurs salariés d’#ArcelorMittal et de ses sous-traitants racontent les menaces et les pressions qu’ils ont subies après leur #accident_du_travail pour qu’ils retournent au plus vite à l’#usine.

    #harcèlement #santé
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-27.11.2018-ITEMA_21903773-0.mp3?track=false

    • Le retour à l’usine ce n’est pas un retour au travail, c’est juste pour faire baisser les statistiques d’accidents du travail et par là faire diminuer les cotisations Urssaf que paye le groupe Arcelor sur les accidents graves.
      Si le salarié cède à la pression (si jamais il ne réponds pas aux trois appels téléphoniques quotidiens de sa hierarchie il doit affronter parfois 2 visites...par jour (!), à son domicile pendant sa convalescence ) et qu’il retourne à l’usine alors l’accident n’est pas « grave » puisque la convalescence est courte, CQFD !


  • Le CHUV s’engage contre le sexisme visant les étudiantes en médecine ptur - 26 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/10023603-le-chuv-s-engage-contre-le-sexisme-visant-les-etudiantes-en-medecine.ht

    Une enquête menée par un collectif d’étudiantes en médecine montre qu’elles sont nombreuses à subir diverses formes de harcèlement sexuel. Le CHUV lance lundi une campagne d’affichage contre le sexisme et une ligne d’écoute.

    Se faire appeler « Chouchou » par son chef, s’entendre dire qu’"il faut deux femmes pour faire le travail d’un homme" ou recevoir des propositions chargées de sous-entendus graveleux...

    C’est encore en 2018 le lot de nombreuses jeunes femmes médecins dans les hôpitaux romands, notamment au CHUV, dénonce le collectif d’étudiantes en médecine Clash (Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier) dans un communiqué diffusé lundi.

    Soixantaine de témoignages
    Le groupe d’étudiantes a adressé 800 questionnaires aux étudiants en médecine et aux médecins en formation.
    Il a reçu près de 200 réponses, dont une soixantaine de témoignages forts de personnes vivant des situations assimilables à du harcèlement sexuel.

    La palette des comportements décrits va de la main sur l’épaule tout au long de la journée à des propos très crus tels que « si vous n’êtes pas déjà enceinte, je peux y remédier ».

    Le collectif Clash a interpellé la direction du centre hospitalier vaudois avec ses conclusions. Le directeur général du CHUV Pierre-François Leyvrat a déclaré à la RTS avoir été « sidéré » à la découverte des résultats : « je ne pensais pas que des (...) futures collègues puissent être aussi maltraitées dans les services », a-t-il déploré.

    Souvent des supérieurs hiérarchiques
    « Il apparaît que les comportements incriminés sont essentiellement le fait d’hommes envers des femmes, et que ces hommes ont souvent une fonction d’encadrement ou d’accompagnement », a pour sa part relevé le Directeur des ressources humaines du CHUV Antonio Racciatti dans le 12h30 de la Première.

    En raison de leur statut de personnes en formation, les personnes qui en font l’objet manquent souvent de ressources pour faire face. « Il y a encore dans la profession une tendance à dénigrer les femmes et il faut changer cela », a affirmé Antonio Racciatti.

    Stratégies d’évitement
    D’autant que cette situation peut réorienter voire détruire des carrières, estime la direction du CHUV. L’ambiance sexiste régnant dans certains services conduirait des étudiantes en médecine à éviter certaines spécialités.

    Face à ces conclusions, le centre hospitalier vaudois a décidé de lancer une campagne de sensibilisation contre le sexisme et le harcèlement sexuel.

    Des affiches relatant certains propos inappropriés récoltés par les étudiantes vont être placardées dans tous les services. Une nouvelle antenne d’écoute téléphonique est également mise en service dès lundi afin de libérer la parole des étudiants. Toute une série de sanctions, allant de l’avertissement au licenciement, sont prévues en cas d’abus.

    #sexisme #harcèlement #CHUV #Suisse #médecine #mandarins #femmes


  • 64 % des femmes journalistes ont déjà été cyberharcelées
    https://www.numerama.com/politique/442418-64-des-femmes-journalistes-ont-deja-ete-cyberharcelees.html

    Un rapport de la fédération internationale des journalistes dévoile l’ampleur du cyberharcèlement sexiste que subissent les femmes journalistes. À deux jours de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles, qui aura lieu le 25 novembre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) publie un rapport. Y sont dévoilé les premiers résultats d’une enquête menée à propos du cyberharcèlement des femmes journalistes dans le monde. 64 % de celles qui ont (...)

    #harcèlement #journalisme

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/11/femme-ordinateur.jpg


  • Google and Facebook Ended Mandatory Arbitration for Sexual Harassment Claims. Will Workers Outside the Tech Industry Benefit ?
    https://theintercept.com/2018/11/21/google-sexual-harassment-arbitration

    Employment activists have railed against mandatory arbitration for decades, to little avail. But the #MeToo movement put a spotlight on the downsides of mandatory arbitration of sexual harassment and assault claims, and technology companies have begun responding. Seven days after the November 1 walkout of 20,000 Google workers across the globe, outraged over a New York Times investigation of the company’s lenient treatment of sexual harassers, Google issued a stunning response. CEO Sundar (...)

    #Google #Facebook #Uber #harcèlement #procès #viol


  • Cyberviolences Conjugales - PDF
    https://www.centre-hubertine-auclert.fr/sites/default/files/documents/rapport_cyberviolences_conjugales_web.pdf

    Le numérique et ses usages sont au cœur d’un mouvement de transformation profonde de la société. Il offre un formidable espace et outil d’émancipation pour les femmes comme pour les hommes : il sert de support à de nouveaux modes de mobilisation et d’expression et il est source d’une extraordinaire créativité.

    Il constitue aussi un espace de travail, et un puissant outil pour défendre les droits des femmes et dénoncer les violences sexistes – comme on l’a vu avec l’ampleur du mouvement #MeToo.

    Cependant, (...)

    #smartphone #harcèlement #viol


  • Comment les outils numériques aggravent les violences conjugales
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/20/comment-les-outils-numeriques-aggravent-les-violences-conjugales_5385826_440

    Une étude rappelle que les violences conjugales s’accompagnent quasi systématiquement de « cyberviolences ». Recevoir une avalanche de messages menaçants sur WhatsApp. Etre pistée par un logiciel espion installé sur son téléphone. Devoir fournir le mot de passe de sa boîte e-mail… Voilà quelques-unes des épreuves que doivent régulièrement traverser les victimes de violences conjugales et qu’a identifiées le centre Hubertine-Auclert, (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes), dans un rapport publié (...)

    #WhatsApp #harcèlement #viol


  • Our new column from inside Amazon : ’They treat us as disposable’
    https://www.theguardian.com/us-news/2018/nov/21/our-new-column-from-inside-amazon-they-treat-us-as-disposable

    In The Amazon Diaries, our anonymous insider takes us behind the scenes at an Amazon fulfillment center where workers are ‘an extension of the machine’ Welcome Amazonians. It is always Day 1. Are you ready to make a difference ? It was my first day as a seasonal Amazon worker, hired just prior to peak season. Our site operations manager was like many Amazon managers : an ex-military white male, in his late 40s and wearing straight-fit jeans and a T-shirt with “Amazon Military” emblazoned on (...)

    #Amazon #algorithme #capteur #travail #travailleurs #harcèlement #discrimination


  • Saudi Arabia: Reports of torture and sexual harassment of detained activists | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2018/11/saudi-arabia-reports-of-torture-and-sexual-harassment-of-detained-activists

    Several Saudi Arabian activists, including a number of women, who have been arbitrarily detained without charge since May 2018 in Saudi Arabia’s Dhahban Prison, have reportedly faced sexual harassment, torture and other forms of ill-treatment during interrogation, Amnesty International said today.

    According to three separate testimonies obtained by the organization, the activists were repeatedly tortured by electrocution and flogging, leaving some unable to walk or stand properly. In one reported instance, one of the activists was made to hang from the ceiling, and according to another testimony, one of the detained women was reportedly subjected to sexual harassment, by interrogators wearing face masks.

    #torture #agression_sexuelle #Arabie_saoudite #femmes #activisme #les_copains_de_macron