• Feeling rapey hearing the lyrics...

    "We used to play the song ’Baby It’s Cold Outside,’ but you’re the Christmas Executive Officer at Star 102 and you told us it’s no longer appropriate," Anderson wrote Tuesday. “I gotta be honest, I didn’t understand why the lyrics were so bad ... Until I read them.”

    “Baby It’s Cold Outside” lyrics raise concerns: Cleveland radio station Star 102 stops playing popular Christmas song after listeners voice concerns about meaning in the “Me Too” era - CBS News

    Intéressante... prise de conscience (...)

    https://www.cbsnews.com/news/cleveland-radio-station-stops-playing-baby-its-cold-outside-after-listeners

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=268&v=7MFJ7ie_yGU

    Radio station stops playing “Baby It’s Cold Outside” after listeners voice concerns about lyrics in #MeToo era

    Criticism of the lyrics in “Baby It’s Cold Outside” actually has been building for several years. Some Twitter users called out the “date-rapey” undertones of the song in 2013, and a number of publications have run articles questioning the song’s meaning.

    I know “Baby it’s cold outside” is from another era but hearing it in 2013, the lyrics feel really date-rapey. Uncomfortable stuff.
    — Emily (@elusiveemily) January 1, 2013

    2013: The Year We All Independently Realized How Creepy And Rapey The Lyrics To “Baby, It’s Cold Outside” Are
    — len damico (@lendamico) December 11, 2013

    #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #cinéma


  • Le CHUV s’engage contre le sexisme visant les étudiantes en médecine ptur - 26 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/vaud/10023603-le-chuv-s-engage-contre-le-sexisme-visant-les-etudiantes-en-medecine.ht

    Une enquête menée par un collectif d’étudiantes en médecine montre qu’elles sont nombreuses à subir diverses formes de harcèlement sexuel. Le CHUV lance lundi une campagne d’affichage contre le sexisme et une ligne d’écoute.

    Se faire appeler « Chouchou » par son chef, s’entendre dire qu’"il faut deux femmes pour faire le travail d’un homme" ou recevoir des propositions chargées de sous-entendus graveleux...

    C’est encore en 2018 le lot de nombreuses jeunes femmes médecins dans les hôpitaux romands, notamment au CHUV, dénonce le collectif d’étudiantes en médecine Clash (Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier) dans un communiqué diffusé lundi.

    Soixantaine de témoignages
    Le groupe d’étudiantes a adressé 800 questionnaires aux étudiants en médecine et aux médecins en formation.
    Il a reçu près de 200 réponses, dont une soixantaine de témoignages forts de personnes vivant des situations assimilables à du harcèlement sexuel.

    La palette des comportements décrits va de la main sur l’épaule tout au long de la journée à des propos très crus tels que « si vous n’êtes pas déjà enceinte, je peux y remédier ».

    Le collectif Clash a interpellé la direction du centre hospitalier vaudois avec ses conclusions. Le directeur général du CHUV Pierre-François Leyvrat a déclaré à la RTS avoir été « sidéré » à la découverte des résultats : « je ne pensais pas que des (...) futures collègues puissent être aussi maltraitées dans les services », a-t-il déploré.

    Souvent des supérieurs hiérarchiques
    « Il apparaît que les comportements incriminés sont essentiellement le fait d’hommes envers des femmes, et que ces hommes ont souvent une fonction d’encadrement ou d’accompagnement », a pour sa part relevé le Directeur des ressources humaines du CHUV Antonio Racciatti dans le 12h30 de la Première.

    En raison de leur statut de personnes en formation, les personnes qui en font l’objet manquent souvent de ressources pour faire face. « Il y a encore dans la profession une tendance à dénigrer les femmes et il faut changer cela », a affirmé Antonio Racciatti.

    Stratégies d’évitement
    D’autant que cette situation peut réorienter voire détruire des carrières, estime la direction du CHUV. L’ambiance sexiste régnant dans certains services conduirait des étudiantes en médecine à éviter certaines spécialités.

    Face à ces conclusions, le centre hospitalier vaudois a décidé de lancer une campagne de sensibilisation contre le sexisme et le harcèlement sexuel.

    Des affiches relatant certains propos inappropriés récoltés par les étudiantes vont être placardées dans tous les services. Une nouvelle antenne d’écoute téléphonique est également mise en service dès lundi afin de libérer la parole des étudiants. Toute une série de sanctions, allant de l’avertissement au licenciement, sont prévues en cas d’abus.

    #sexisme #harcèlement #CHUV #Suisse #médecine #mandarins #femmes


  • Saudi Arabia: Reports of torture and sexual harassment of detained activists | Amnesty International
    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2018/11/saudi-arabia-reports-of-torture-and-sexual-harassment-of-detained-activists

    Several Saudi Arabian activists, including a number of women, who have been arbitrarily detained without charge since May 2018 in Saudi Arabia’s Dhahban Prison, have reportedly faced sexual harassment, torture and other forms of ill-treatment during interrogation, Amnesty International said today.

    According to three separate testimonies obtained by the organization, the activists were repeatedly tortured by electrocution and flogging, leaving some unable to walk or stand properly. In one reported instance, one of the activists was made to hang from the ceiling, and according to another testimony, one of the detained women was reportedly subjected to sexual harassment, by interrogators wearing face masks.

    #torture #agression_sexuelle #Arabie_saoudite #femmes #activisme #les_copains_de_macron


  • L’Université de Montréal se déchire au sujet des violences sexuelles | ICI.Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1133595/udem-professeurs-etudiants-faecum-negociations-comite-discipline-di

    Deux groupes s’opposent. D’un côté, les professeurs, et de l’autre, la direction de l’Université, alliée aux étudiants. En pleine négociation de convention collective, chacun s’accuse de faire de la politique sur le dos des victimes de violences sexuelles. Selon ce que Radio-Canada a appris, le syndicat des professeurs s’apprête à poursuivre en justice l’Université pour avoir soutenu une campagne des étudiants, jugée diffamatoire.

    Un texte de Thomas Gerbet

    Des professeurs en pleurs, certains n’osant plus se présenter en classe… Le président du Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal (SGPUM) Jean Portugais décrit une atmosphère « d’intimidation » dans la troisième université en importance du Canada.

    #viol #culture_du_viol #harcèlement_sexuel #droit_des femmes #université


  • #MeToo : peu de moyens de lutte contre le harcèlement sexuel à l’#université

    http://www.madmoizelle.com/harcelement-sexuel-universite-cellule-ecoute-965195

    Le #harcèlement_sexuel n’est pas l’apanage du milieu feutré d’Hollywood. Dans les salles de cours aussi, il sévit parfois – mais les moyens pour lutter demeurent souvent insuffisants.

    #viol #machisme #culture_du_viol #sexisme

    • Et parfois ça commence malheureusement bien plus tôt, sans que personne n’ose le dire ni ne fasse rien pour que ça change.

      La petite fille de cinq ans d’une amie a été agressée par 3 garçons un peu plus âgés qu’elle en cour de maternelle à Clichy (92). Après l’avoir entrainé derrière un cabanon l’un a tenté de lui retirer sa culotte tandis que les autres la tenaient. Elle a réussi à se dégager avec l’aide d’un ami venu à la rescousse, elle a expliqué qu’heureusement elle avait un collant sous sa jupe. Oui, 5 ans, avec des agresseurs de 7 ans tout au plus.
      Mais les services de cette maternelle ont tout fait pour étouffer l’affaire, en ne prévenant pas les parents de la victime alors que ceux des agresseurs ont été convoqués puis en renommant cette agression sexuelle en « #touche-pipi ». Ils ont ensuite accusé la mère d’avoir manipulé sa fillette et l’ont prévenu qu’ils feraient suivre le dossier toute la scolarité de la gamine. Sans soutien de la #FCPE, qui s’est rangé du côté des agresseurs, arguant de leur milieu modeste, la copine et sa fille ont décidé de déménager.

      #france_machiste #patriarcat

    • Et quand l’enfant sexuellement agressé est handicapé mental (âgé de 7 ans, les assaillants, eux, âges de dix ans), la directrice de l’établissement tente d’expliquer aux parents qu’elle les avait bien prévenu(e)s que l’école aurait du mal à accueillir l’enfant handicapé. Cet entretien ne s’est pas très bien passé (de mémoire).

      Un jour, peut-être, j’arriverais à écrire ce livre auquel je pense depuis des années, les Salauds. L’épisode que je mentionne en commentaire ici n’étant pas, tant s’en faut, le pire.

    • Oui @aude_v, d’autant que je viens de faire une recherche sur duckduck, et le peu de résultats semblent montrer que soit c’est un sujet sans intérêt soit c’est un sujet de dérision. Parler de harcèlement sexuel en Maternelle semble faire ricaner tout le monde, et pire, la plupart des articles que je vois défendent les agresseurs.
      Le figaro titre par exemple

      Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre attouchement dans la cour de récréation.

      La violence des enfants est sous estimée, (un enfant c’est si innocent, si mignon) comme celle des femmes (une femmes c’est si beau, si frêle), mais c’est pourtant toujours la même violence sexuelle qui est véhiculée par la société patriarcale et la #culture_du_viol et du #porno. Je ne vois pas comment elle ne s’infiltrerait pas aussi à l’école.

      –--- et comme dans les universités les cellules d’écoute sont au compte-gouttes, alors, tu peux imaginer que pour les maternelles ou l’école primaire, on peut attendre longtemps avant qu’un programme soit mis en place ne serait-ce que pour réfléchir à comment éviter ces rapports de merde à l’autre …

      Harcèlement sexuel : 
dans l’enseignement supérieur, des cellules d’écoute au compte-gouttes
      https://www.liberation.fr/france/2018/11/04/harcelement-sexuel-dans-l-enseignement-superieur-des-cellules-d-ecoute-au

      @philippe_de_jonckheere je compatis et te souhaites de trouver la force de dénoncer ces #Salauds.

    • Ça me fait penser à mes parents rigolant d’un type du village qui était allé montrer sa bite à une dame âgée isolée. Comment passer l’agression au prisme de son regard sur la sexualité des autres, dont tu ne sais rien du tout (« ah ah, la vieille en a vu d’autres, au pire elle s’en fout et au mieux elle en profite », « ah ah, c’est gentil, c’est entre gosses »), et ne pas voir qu’il y a avant tout agression, un déni du droit de l’autre à son intégrité, qu’il s’agisse de sa jupe ou de son champ visuel. Et s’habituer à cette violence. J’ai dû vous raconter que quand l’exhibi a par la suite manqué de violer une petite fille parce qu’il en a serré deux d’un coup et que l’une a réussi à s’enfuir, mes parents trouvaient ça moins drôle et moi je me disais peu surprise qu’un type identifié comme un agresseur, devant l’impunité dont il bénéficiait, continue... ben, d’agresser. Avec tout le village en complices. Après, y’en a qui disent ne pas comprendre qu’il s’agit d’une culture, de représentations communes qui organisent l’impunité et légitiment les passages à l’acte. Soutien aux personnes qui vivent ça et à leurs proches...


  • #Harcèlement_sexuel : des manifestations de grande ampleur chez #Google

    “Les accusations de harcèlement chez Google déclenchent des manifestations”, écrit à sa une le Wall Street Journal ce vendredi 2 novembre. De Singapour à New York, en passant par Dublin et San Francisco, des milliers d’employés de la société californienne sont descendus dans la rue jeudi 1er novembre pour “protester contre une #culture_de_travail qui, d’après eux, permet la #promotion et le succès de personnes coupables de harcèlement sexuel”, explique le quotidien économique américain.


    https://www.courrierinternational.com/une/harcelement-sexuel-des-manifestations-de-grande-ampleur-chez-
    #violences_sexuelles #MeToo #manifestation #résistance #genre #travail


  • Clouez le bec à l’#anti-féminisme !

    Que ce soit l’affreux Tonton Jacques au repas de famille, un.e collègue de travail ou un.e « ami.e » sur les réseaux sociaux, les personnes qui véhiculent un discours anti-féministe sont malheureusement nombreuses et partout. Cette résistance contre les idées féministes peut finir par réduire les féministes au silence et par empêcher des personnes intéressées de se joindre à notre mouvement. Autant de raisons de réunir nos forces avec l’Université des femmes, qui a mené un groupe de pilotage pour recueillir des expériences, témoignages et besoins de féministes, pour rédiger Clouez le bec à l’anti-féminisme ! Guide de défense verbale pour féministes.

    Trois principes étaient au centre de notre démarche : le self-care activiste ou comment prendre soin de soi pendant l’engagement dans un mouvement social, la déculpabilisation pour des situations anti-féministes vécues, le choix stratégique de notre réponse et le renforcement de nos capacités individuelles et collectives d’agir contre l’anti-féminisme. Vous y apprendrez plusieurs manières de clouer le bec aux PAF (personnes anti-féministes), de différentes formes d’argumentation, par la défense sémantique, la confrontation ou encore la fuite - en étant forte !

    Parsemé de témoignages, ce guide ne se veut ni une liste complète de toutes les situations qui pourraient arriver, ni un répertoire exhaustif de toutes les répliques possibles. C’est un point de départ, une mise en bouche, et nous espérons que vous vous en emparerez, que vous construirez des réponses qui vous conviennent... et que vous partagerez vos meilleurs réussites, par exemple via notre collection d’histoires de succès des Echappées belles.


    http://www.garance.be/spip.php?article1101
    #féminisme #guide #manuel #féminisme #défense_verbale #résistance

    • Vade-mecum à l’usage des établissements sur le #harcèlement_sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche

      Ce guide, rédigé par l’ANEF, la C.P.E.D. et le CLASCHES, a pour ambition d’accompagner les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la mise en place d’actions contre le harcèlement sexuel. En complément du guide du CLASCHES paru en 2014, rédigé principalement à l’attention des victimes, ce vade-mecum s’adresse aux établissements, qui sont souvent en attente de conseils et de partage d’expériences. Il décrit des exemples de prise en charge institutionnelle des situations de harcèlement sexuel, de formations destinées à sensibiliser les différents acteurs et actrices des établissements, pour les aider à mettre en place leur propre politique, en fonction du contexte qui est le leur. Ce guide a été publié avec le soutien du M.E.N.E.S.R., de la C.D.E.F.I., la C.G.E. et la C.P.U.

      http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid113981/vade-mecum-a-l-usage-des-etablissements-sur-le-harcel

    • Votre antiféminisme, nos répliques !
      De l’humour à l’affrontement physique

      « Lors d’un dîner, d’une fête familiale ou d’une sortie amicale, des proches vous taquinent pour vous faire enrager, justifient devant vous les inégalités entre les sexes, lancent des blagues sexistes, lesbophobes ou transphobes, affirment que les féministes exagèrent et que les hommes souffrent d’une crise d’identité masculine. En somme, vous venez d’être la cible d’une attaque antiféministe dans votre vie privée. » L’antiféminisme se matérialise sous toute forme de gestes, de paroles et de comportements visant à freiner voire faire reculer les féministes dans leur lutte pour l’émancipation des femmes.

      L’R des centres de femmes du Québec et des chercheur.es de l’UQAM (Francis Dupuis-Déri, professeur au département de science politique, #Mélissa_Blais, docteure en sociologie, et Marie-Soleil Chrétien, étudiante à la maîtrise en science politique), dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM, ont produit une étude visant à documenter les impacts de l’antiféminisme dans la vie des femmes, mais surtout, les stratégies qu’elles mettent en oeuvre afin d’y riposter. Les fruits de cette recherche ont été synthétisés et mis en page sous forme de guide pratique, de sorte que ces connaissances soient accessibles à toutes et puissent servir tant au niveau théorique que pratique.

      Ce projet a également été soutenu par l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF) ainsi que par le Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

      Le guide est vendu au coût de 10$ + frais postaux.

      http://rcentres.qc.ca/2018/10/11/guide-autodefense
      (Seul le tout début du livre est disponible en libre accès)

      500 féministes au lancement du livre Votre antiféminisme, nos répliques ! (23 octobre 2018)
      http://rcentres.qc.ca/2018/10/23/300-feministes-lancement-livre-campagne

      Montréal, mercredi 24 octobre 2018 – Le lancement de l’ouvrage Votre antiféminisme, nos répliques : de l’humour à l’affrontement physique, a réuni hier, sur place (200) et en ligne (369), plus de 500 féministes, militantes et chercheuses, dans le foyer de la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, donnant le coup d’envoi de la Campagne Donne-toi de l’air !, destinée à faire connaître les centres de femmes du Québec.

      Voir la captation en Facebook Live (Début vers 7 min).
      https://www.facebook.com/LRdesCentresDeFemmesQc/videos/181349066109018

      #antiféminisme #Québec

    • J’ai la chance d’avoir une copie de la brochure de Garance, c’est pas mal. J’avais aussi participé à une brochure plus roots autour de l’auto-défense verbale. Plus que l’auto-défense physique, c’est l’auto-défense verbale qui est le plus souvent sollicitée. D’ailleurs souvent les formations en auto-défense articulent les deux (avec l’art de la fuite). Les mots font mal et on a du mal à réagir de manière à la fois satisfaisante ET safe, c’est un vrai travail que de se former aux agressions verbales, de la saleté anti-féministe à l’insulte ou à la menace...

    • J’ai vu hier ce court métrage colombien sur le harcèlement de rue. L’équipe du film est proche d’assos anti-harcèlement et considèrent que c’est toute forme de réification et sexualisation du corps des gens et montrent que cette violence peut aussi être pratiquée par des femmes (moqueries sur le corps ou l’apparence physique), au milieu d’un tas de remarques masculines désobligeantes. Le personnage, de couleur orange, est marqué par les taches de la couleur des personnages qui l’agressent tout au long de la journée. Le soir, elle crie sa colère et le lendemain les agressions ne la touchent plus, elle y est devenue imperméable. Se protéger, ce serait déjà devenir moins perméable.

      J’ai été traitée de « sale pute, va » mercredi par un monsieur bien mis sans accent dans une grosse voiture immatriculée dans les Pyrénées orientales, ça m’a aussi touchée que de me faire traiter de « caca boudin » par un gosse et je pense qu’il a plus honte que moi aujourd’hui mais quand même, ça contribue à une fatigue de la vie sociale...

      Naranja – Cortometrajes Colombianos
      http://www.cinecorto.co/naranja

      Naranja es una mujer que vive diariamente el acoso; la sexualización, calificación y objetualización de su cuerpo se ve reflejado en las manchas que estas violencias van dejando en ella. Naranja tendrá que reaccionar antes de que estas manchas la consuman.


  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


  • Des employés américains de McDonald’s en grève pour dénoncer le harcèlement sexuel AFP - 19 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-employes-americains-de-mcdonald-s-en-greve-pour-denoncer-le-harcelem

    Des employés de McDonald’s dans dix villes américaines se sont mis en grève mardi pour protester, dans la lignée du mouvement #MeToo, contre le manque d’efforts faits par l’entreprise pour défendre ses employés contre le harcèlement sexuel.

    Ces salariés, qui occupent des emplois très souvent précaires, reprochent au géant de la restauration rapide de ne pas faire assez pour les protéger contre les attouchements ou les commentaires déplacés. 

    « Je suis en grève et je suis ici aujourd’hui pour demander un changement », a expliqué Theresa Cervantes, qui dénonce le harcèlement des managers sur les employés. 

    Cette jeune femme de 20 ans manifestait avec des dizaines d’autres employés, pour la plupart des femmes, devant le siège social de l’entreprise, à Chicago. 

    « Le harcèlement sexuel est un problème universel. C’est une maladie », a-t-elle appuyé.


    Des manifestants sont également descendus dans la rue dans des villes comme Kansas City ou Saint-Louis.

    Ce mouvement social intervient quatre mois après que plusieurs employées ont porté plainte contre l’entreprise devant l’EEOC, l’agence fédérale chargée de promouvoir l’égalité dans le monde du travail.

    « Nous ne pouvons plus accepter qu’un travailleur sur deux subisse de la violence sous la supervision » de McDonald’s, a déclaré Karla Altmayer, organisatrice de la manifestation à Chicago. 

    La chaîne de restauration rapide a affirmé dans un communiqué disposer de « politiques, procédures et formations strictes » pour prévenir le harcèlement sexuel.

    Elle a souligné avoir également embauché des experts en matière de prévention et de réaction « pour faire évoluer nos politiques afin que quiconque travaillant pour McDonald’s le fasse dans un environnement sûr chaque jour ».

     #mcdonald’s #harcèlement #sexisme #femmes #harcèlement_sexuel #culture_du_viol #travail #violence #metoo #violences_sexuelles #discrimination #mcdonald's #multinationale #USA


  • Sexual Harassment Training Doesn’t Work. But Some Things Do. - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/12/11/upshot/sexual-harassment-workplace-prevention-effective.html

    Many people are familiar with typical corporate training to prevent sexual harassment: clicking through a PowerPoint, checking a box that you read the employee handbook or attending a mandatory seminar at which someone lectures about harassment while attendees glance at their phones.

    At best, research has found, that type of training succeeds in teaching people basic information, like the definition of harassment and how to report violations. At worst, it can make them uncomfortable, prompting defensive jokes, or reinforce gender stereotypes, potentially making harassment worse. Either way, it usually fails to address the root problem: preventing sexual harassment from happening in the first place.

    Other research found that training that described people in a legal context, as harassers or victims, led those being trained to reject it as a waste of time because they didn’t think the labels applied to them, known as an “identity threat reaction,” said Shannon Rawski, a professor of business at the University of Wisconsin, Oshkosh. Training was least effective with people who equated masculinity with power. “In other words, the men who were probably more likely to be harassers were the ones who were least likely to benefit,” said Eden King, a psychologist at Rice University.

    Training is essential but not enough, researchers say. To actually prevent harassment, companies need to create a culture in which women are treated as equals and employees treat one another with respect.

    #travail #femmes #harcèlement


  • « Ma femme a été emprisonnée pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel en Egypte » - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2018/09/05/ma-femme-a-ete-emprisonnee-pour-avoir-denonce-le-harcelement-sexuel-en-eg

    Amal Fathy, arrêtée le 11 mai pour avoir posté sur Facebook une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel et critiquant le gouvernement égyptien pour son inaction, a été maintenue en détention pendant quinze jours. D’abord libérée sous caution, elle est aujourd’hui inquiétée dans le cadre d’une autre affaire portant sur ses liens présumés avec un mouvement de jeunes militants et placée en détention provisoire. Cette deuxième affaire est portée en jugement, mais l’on ignore ce qui lui est concrètement reproché. Son mari, Mohamed Lotfy, chercheur dans le domaine des droits humains, témoigne.

    #Egypte #harcèlement_sexuel


  • #Lettre_ouverte du 28 août 2018 – #Université_Grenoble_Alpes
    LETTRE OUVERTE DU 28 AOÛT 2018

    Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation,

    Monsieur le Président de l’université Grenoble Alpes,

    Comme vous le savez, le CNESER statuant en matière disciplinaire a prononcé une relaxe en faveur de M. #Serge_Dufoulon, professeur des universités à l’Université Grenoble Alpes (UGA), lors de sa session du 10 juillet dernier. Pour rappel, M. Serge Dufoulon avait été sanctionné par la section disciplinaire du conseil académique de l’UGA le 26 janvier 2017 pour « des comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » et s’apparentant à du harcèlement sexuel.

    Depuis 2016, nous accompagnons une partie des 12 étudiant.e.s qui avaient témoigné lors de la #procédure_disciplinaire au sein de l’#UGA. L’annonce de la décision du CNESER en juillet 2018 nous est alors apparue totalement incompréhensible. Aujourd’hui, nous comprenons que cette décision n’a été possible qu’au prix du non-respect d’un certain nombre de règles de droit :

    D’abord, la commission d’instruction n’a jamais cherché à entendre les étudiant.e.s ayant témoigné lors de la procédure à l’UGA. Certes, le Code de l’éducation prévoit que cette commission d’instruction « instruit l’affaire par tous les moyens qu’elle juge propres à l’éclairer » (art. R232-37). Il ne fait cependant pas de doute que de ne pas convoquer les témoins à charge est un manquement évident à sa mission d’établissement de la vérité. En conséquence, le travail conduit par la commission d’instruction nous semble partial et de nature à être contesté juridiquement.

    Ensuite, le deuxième considérant de la décision du CNESER disciplinaire méconnaît le droit, et en particulier le délit de harcèlement sexuel tel que défini à l’article 222-33 du Code pénal. En effet, pour motiver sa décision de relaxe, le CNESER disciplinaire ne conteste pas l’existence de propos et comportements à connotation sexuelle ayant créé une situation intimidante et hostile pour les étudiant.e.s (ce qui définit juridiquement le harcèlement sexuel). Le CNESER disciplinaire considère en revanche qu’il n’y pas lieu de sanctionner Serge Dufoulon en raison du contexte (des enseignements « de la sociologie en lien avec le domaine sexuel ») de ces propos et comportements. En procédant ainsi, le CNESER disciplinaire ignore donc le droit pénal qui ne prévoit aucune exception à la qualification juridique du harcèlement sexuel.

    De même, le deuxième considérant de la décision du CNESER disciplinaire affirme que « la liberté académique » justifie les propos et comportements. Cette motivation méconnaît là encore le droit : si le Code de l’éducation prévoit, dans son article L.952-2, que les enseignant.e.s-chercheur.e.s « jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignement et de leurs activités de recherche », rien dans les textes ne les autorise à outre-passer la loi ou les obligations auxquelles ils/elles sont soumis.es. Mobiliser la « liberté académique » pour rejeter le caractère dégradant et hostile de propos et comportements à caractère sexuel n’a donc aucun fondement juridique.

    Enfin, le troisième considérant fait apparaître un problème juridique de cohérence dans les décisions du CNESER disciplinaire. En effet, Serge Dufoulon avait demandé en 2017 un sursis à exécution de la sanction infligée par la section disciplinaire de l’UGA au motif, notamment, que la procédure avait été partiale en raison des conflits dans lesquels Serge Dufoulon serait pris. Le CNESER disciplinaire avait cependant considéré, dans sa décision du 4 juillet 2017, « qu’au vu des pièces du dossier et des explications fournies » rien ne permettait de mettre en cause l’impartialité de la section disciplinaire de l’UGA et avait donc rejeté la demande de sursis à exécution. Pourtant, dans le troisième considérant de sa décision du 10 juillet 2018, le CNESER disciplinaire fonde sa décision de relaxe sur… des doutes quant à l’impartialité de la section disciplinaire en raison des conflits qui existeraient dans l’université ! Ce considérant est donc là aussi contraire au droit : le droit ne confère aucune compétence au CNESER disciplinaire pour rejuger des faits qu’il a déjà jugés !

    Au regard de ces différents éléments, la décision du CNESER disciplinaire du 10 juillet 2018 ne nous semble donc pas conforme au droit et nécessite d’être contestée devant le Conseil d’Etat. Or, comme vous le savez, Madame la ministre de l’ESRI, Monsieur le président de l’UGA, le Code de l’éducation (art. R232-43) prévoit que vous seul.e pouvez former un recours en cassation devant le Conseil d’Etat.

    Par ce courrier, nous souhaitons donc connaître vos intentions et vous appeler, si nécessaire, à formuler ce recours dans le délai prévu (c’est-à-dire au plus tard 2 mois après que vous avez reçu la notification de la décision, donc peu de temps après le 10 septembre, puisque la décision date du 10 juillet).

    Madame la ministre, vous avez déclaré à plusieurs reprises être attachée à la lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche. Vous avez ici une occasion de montrer qu’il ne s’agissait pas de vains mots et attendons donc que vous formuliez ce recours.

    Monsieur le président, la lutte contre les violences sexuelles est un défi majeur pour les responsables d’établissements dans l’enseignement supérieur. Dans un contexte où les victimes sont encore trop peu souvent entendues, ce qui alimente la méfiance envers les établissements, effectuer ce #recours enverrait un signal fort à vos personnels et étudiant.e.s.

    CLASCHES, Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur
    AFS, Association française de sociologie
    ASES, Association des sociologues enseignant.e.s du supérieur

    https://clasches.fr/lettre-ouverte-du-28-aout-2018-universite-grenoble-alpes
    #sexisme #harcèlement_sexuel #Grenoble #justice

    • J’ai ajouté ce texte au profil wiki du prof en question :

      Le 26 janvier 2017, Serge Dufoulon a été sanctionné par la section disciplinaire du conseil académique de l’Université Grenoble Alpes [archive] pour « comportements et propos (…) incompatibles avec les fonctions d’enseignement » et s’apparentant à du harcèlement sexuel1.

      Le 28 août 2018, le collectif CLASCHES (Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur), l’AFS (Association française de sociologie) et l’ASES (Association des sociologues enseignant.e.s du supérieur) dénoncent, dans une lettre ouverte [archive], la relaxe prononcée par le CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche), prononcé le 10 juillet 2018. Dans la lettre, les signataires demandent à Patrick Lévy, Président de l’Université Grenoble Alpes, et à Frédérique Vidal, ministre du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ESRI), de déposer un recours contre la relaxe.


      Il a été enlevé quelques dizaines de minutes après, je l’ai remis, je ne sais pas combien de temps cela va rester...

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Dufoulon

      Pour la petite histoire, c’est cet utilisateur qui a enlevé mon paragraphe :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Antoniex

      #Wikipédia

    • Voici le commentaire d’une ex-collègue sur FB :

      A Grenoble, tout le monde le sait et se tait. Anne-Laure lui avait adressé une lettre en demandant des excuses et rien ne c’était passé... c’est plutôt pour les étudiantes et pour que les collègues changent leur comportement et ne le laisse plus faire.
      Les faits se sont déroulés en réunion personne ne l’a remis à sa place et ou ne lui a demandé de revenir sur ses propos. ll m’a littéralement recommandé de me prostituer pour financer mes terrains de thèse. En disant « tu n’es pas mal, tu n’as qu’a sortir et relever ta jupe le soir ! », point d’orgue d’une journée où une autre collègue et moi avons supporté ses allusions graveleuses... je l’ai plus jamais revu au Labex...


  • Dans la forêt obscure du monde académique
    https://vacarme.org/article3176.html

    Sans doute, il n’existe pas, en France, une jeune femme en passe de mettre le petit doigt de pied dans le champ académique qui n’a pas entendu d’histoires racontées à la bibliothèque, au café, dans le métro, en chuchotant ou pas, de la part d’une amie ou d’une amie qui a une amie ou d’une amie qui a une amie qui a une amie, qui commencent et finissent toujours de la même manière. Parfois, plus rare, et là, l’amitié doit être très serrée, tout sauf une parole publique, mais exactement ce qui caractérise (...)

    #Autour_d'Avital_Ronell

    / #Avital_Ronell

    • Parfois, aussi, et c’est triste aussi, les femmes qui ont atteint les mêmes statuts que ces derniers, qui sont donc dotées, anomaliquement, des mêmes pouvoirs – on sait qu’elles ont dû se battre férocement pour cela, férocement = comme des hommes – ne se comportent pas très bien non plus vis-à-vis des jeunes héroïnes, quand c’est une héroïne justement, car elles préfèrent favoriser les jeunes hommes académiques, on ne sait pas pourquoi, c’est comme ça, c’est, là encore, sans doute, aussi, un rattrapage de queue de comète néandertalienne qui les dépasse et auquel il semble qu’il leur est impossible d’échapper.

      La même qui s’indigne d’une énième histoire grotesque de micro prédation sexuelle au petit pied soutiendra que l’héroïne a été maladroite de réagir comme cela, qu’elle aurait dû faire attention, … etc. Misère. Misère. Jeunes femmes, ne portez pas de jupes trop courtes quand vous commencez à faire campagne pour obtenir un poste. Ou alors, portez ces jupes trop courtes en connaissance de cause… Et merde. Voilà que l’histoire dérape à nouveau, car, dans le régime néandertalien d’existence académique sus-décrit, les stratégies de défense ne sont pas très nombreuses qui sont mises à la disposition de ces pauvres héroïnes. L’hypocrisie (partagée aussi par les jeunes candidats, pas d’inquiétude), le double-jeu, la flatterie, la flagornerie, la servilité, … toutes les occupations du monde qui restent aux sans-pouvoir, toute la courtisanerie en puissance qui fait masque, paravent, bouclier, est à l’œuvre, forcément à l’œuvre. Un habitus académique, donc ?

      #harcèlement_sexuel #Academia #université #ESR


  • Agderposten — Rosita (20) opplever trakassering på jobb hver eneste dag

    Ça se passe chez moi, dans ma ville de 40 000 habitants, dans la Norvège si parfaite et si policée : Rosita explique au journaliste d’Agderposten qu’elle subit pratiquement tout les jours du harcèlement sexuel, un exemple parmi tant d’autres :

    « Eh toi ! Je vais te ramener chez moi et te punir » [NdT : expresion d’ici pour dire "te prendre"].

    L’établissement "Madame reiersen" est le bar restaurant le plus en vue et le plus connu de la région. Il est très rare que la presse locale s’empare de cette question au niveau local, et nous notons que depuis quelques jours elle commence à le faire régulièrement. Il se trouve que malheureusement, ce harcèlement est très présent dans l’espace public même s’il ne se voit pas, et les femmes qui en sont victimes sont maintenant plus nombreuses à le dénoncer publiquement. Il y a un an, Ce même journal avait aussi commencé à écrire sur les cas de racisme, ce qu’il ne faisait jamais auparavant (ça a commencé avec l’histoire des taxis, lorsque les clients commençaient à demander à la personne du central téléphonique de leur « envoyer un taxi, mais seulement avec un chauffeur blanc ».

    http://www.agderposten.no/Nyheter/1.2470259

    Rosita (20) opplever trakassering på jobb hver eneste dag « Jeg må ta deg med hjem og straffe deg. » Det får Rosita Bordignon (20) høre når hun er på jobb

    #sexisme #harcèlement_sexuel #racisme

    • Litéralement « å straffe » veut dire punir dans le sens punition après une bétise, mais c’est aussi une expression très obscène pour dire « je vais te baiser, je vais te prendre ». C’est très macho, et on est assez éloigné du consentement. C’est une des expressions « à ne pas dire devant sa belle mère » (ikke si det foran stemoren), une autre expression norvégienne sexiste à souhait. On à encore du boulot pour progresser. Bienvenue en Norvège :) le prochain post sera sur le racisme.

    • Prochain post sur le racisme ? Là, déjà, c’est très intersectionnel parce que ce sont les femmes racisées qui sont perçues comme a priori disponibles sexuellement.
      C’est aussi un peu pédophile, de mélanger sexe et punition comme on punit un enfant...

      Mes quelques séjours en Norvège m’ont bien refroidie sur cette Scandinavie prétendument à l’abri du sexisme...

      Mais tu sais ce qui m’a le plus fait bizarre ? Les Norvégien·nes serrent la main avec plus d’énergie que nous en France. Je n’ai pas réussi à m’habituer à faire des poignées de main plus franches, même en sachant que c’est le truc à faire. Difficile de changer des habitudes de comportement corporel.

      J’y repensais parce qu’hier soir je suis restée dans la rue pour un spectacle dans le cadre de la fête nat indonésienne et il y avait des policiers de proximité, la moitié avec leur mitrailleuse sur la poitrine, sympa, convivial. Quand ils sont partis, le chef, visiblement, a serré plein de pognes dont la mienne. Ouille, il a serré fort. Alors qu’ici d’habitude les mains sont molles, mais molles...


  • Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/08/11/le-patron-du-groupe-de-coiffure-dessange-mis-en-cause-pour-harcelement-sexue

    Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.

    Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.

    #paywall #domination_masculine #violence_masculine #travail #harcelement_sexuel #culture_du_viol #omerta #victim_blaming

    Une plainte déposé en 2014, et rien ne bouge avant juillet 2018. La vicitime à par contre été pénalisé, perte d’emploi, complicité du milieu de la coiffure pour l’empeicher d’avoir à nouveau un emploi dans la coiffure. Le prévenu n’est même pas mis en examens, il est seulement « placé sous statut de témoin assisté ».


  • Légalisation du harcelement sexuel des femmes dans l’espace publique.
    http://www.liberation.fr/politiques/2018/08/03/les-amendes-contre-le-harcelement-de-rue-sont-elles-vraiment-efficaces_16

    Puisque c’est plus un délit mais une simple contravention, comme un petit excès de vitesse.

    « Il faut que le policier assiste à l’événement pour qu’une contravention puisse être établie. Personne ne pourra saisir un policier pour lui dire "j’ai subi des regards appuyés, j’ai reçu des insultes…", l’agent doit le constater par lui-même et malheureusement la police nationale a déjà énormément de difficulté à faire face à la criminalité globale », se justifiait-il dans une interview accordée à Sud Radio.

    Didier Martinez estime qu’il aurait été plus efficace de qualifier le harcèlement de délit et non de contravention (l’infraction la moins grave dans le droit pénal français). « Un délit peut donner lieu à une interpellation, un dépôt de plainte, une enquête… C’est tout un processus, alors qu’une contravention, c’est simplement la constatation d’un agent », a-t-il poursuivi. En ce sens, le comté du Nottinghamshire, au Royaume-Uni, enregistre depuis juillet 2016 le harcèlement sexuel sous la mention de « crime haineux ». Ainsi, le dépôt de plainte d’une victime permet l’ouverture d’une enquête par les policiers. Selon les données du Nottinghamspost, sur les 153 plaintes déposées entre avril 2016 et décembre 2017, 61 ont été jugées comme crime haineux après investigation.

    #harcelement #sexisme #femmes #lrem #haine

    • Contravention, est-ce que cela veut aussi dire qu’il n’y a plus de victime, de personne lésée, mais seulement un comportement déviant à l’égard de l’État, que lui seul observe, que lui seul sanctionne et qui n’exige plus de réparation pour la personne qui serait au passage dissuadée de se déplacer à sa guide dans l’espace public ?

      Est-ce que ça veut dire que c’est des flics racistes et habitués au quadrillage des quartiers qu’ils jugent « sensibles » qui vont juger de l’effet délétère sur les femmes (premières concernées) de ce qui est admissible à leur égard et de ce qui ne l’est pas ?

      Est-ce que ça veut dire que nous ne sommes plus, nous femmes qui ne pouvons plus demander réparation, qui ne pouvons plus juger seules des torts que nous subissons, qu’un nouveau prétexte aux #politiques_sécuritaires ?

      C’est pire qu’un féminisme libéral, c’est un féminisme-prétexte pour que les mâles blancs puissent oppresser les mâles racisés à nos dépens puisque nous perdons toute latitude dans l’opération. Le pire de ce qu’on pouvait imaginer quand la réponse au #harcèlement_de_rue est apparu et que nous avons voulu éviter ce genre d’usage classiste et raciste en montrant tous les visages du harcèlement.

      Question subsidiaire : Et la main au cul de Macron à la présidente croate, elle vaut combien ?

    • J’ai raté cet épisode avec la présidente croate.
      Sinon bien d’accord avec ce que tu dit @aude_v et pour les flics tu as remarqué aussi qu’il est pas question des les formés à quoique ce soit. Il y a quelques mois une asso (paye ta police je croi) faisait une étude sur la réception des femmes par la police qui était encore pire qu’on aurais pu imaginé. Les femmes ont été nationalisée en somme, quant on les traite mal, ca rapporte des euros à l’État.

    • Je ne sais plus qui avait posté une photo des débordements de Manu qui kiffe le foot... @biggrizzly ? @sombre ?

      Mes questions ne sont pas que rhétoriques, j’ai une pauvre culture juridique et je me demande si c’est vraiment toutes les implications de cette loi, auquel cas ce serait effarant ! Comme tu dis :

      Les femmes ont été nationalisée en somme, quant on les traite mal, ca rapporte des euros à l’État.

    • Je peu pas répondre à tes questions non rhétoriques, je m’y connais encor moins en droit que toi.
      En fait le gouvernement pense exactement comme les harceleurs ; dans l’espace publique les femmes deviennent des femmes publique.

    • Le patriarcat n’a jamais cessé d’être là, ok, je plussoie @mad_meg. Il me semble néanmoins avoir été élevé dans un milieu où celui-ci était en régression. En tout les cas, dans ma famille, il y a mes grand-parents, où le patriarcat était une réalité bien là, caricaturalement... puis il y a eu autre chose ensuite. Il me semble qu’il y a eu un ensemble de progrès qui a de fait remis en cause au moins en partie le patriarcat. Raison pour laquelle je parle de restauration. Mais ce n’est pas satisfaisant non plus, je t’entends. Et je n’ai de toute façon pas la capacité de mettre en forme tout cela afin de présenter un argumentaire digne d’être discuté.

      Cependant, je vais partager une autre idée sous-jacente à cet ensemble de choses que le gouvernement Macron et les deux autres précédents mettent en œuvre.

      Là, on a Mme Schiappa qui s’affiche en féministe. On lui donne l’objectif d’occuper le terrain. Ce qu’elle fait. Comme auparavant on a occupé le terrain avec le Mariage pour tous, mais... n’est pas Taubira qui veut, le Mariage pour tous fut mené d’une façon déplorable, mais en définitive, le résultat fut acquis, contrairement à maintenant, où le résultat ressemble à une régression abominable. Cependant, l’unique objectif de tous ces moulins à vent, c’est de faire oublier qu’il faut réduire les effectifs... de la Justice, de la Police, de tous les services publics, y compris régaliens... Idéologiquement, il faut que ça se réduise. Les budgets, ça doit aussi se réduire, mais c’est moins essentiel. L’important, c’est que la place soit laissée à d’autres choses. On ne sait pas encore lesquelles, mais s’il y a une place, il y a des liquidités à disposition pour la prendre, c’est certain (cf. les cliniques privées, les écoles privées, les polices privées...).

      Dommage collatéral de tout cela : on doit tous se débrouiller seuls... dans une société qui vire à la jungle... On veut donner l’impression de s’intéresser aux violences sexuelles... mais on ne veut pas que les tribunaux aient plus de travail... alors on transforme les crimes en délits, les délits en contraventions... et on supprime les personnes supposées les mettre, ces contraventions... On crée de nouveaux délits, de nouvelles contraventions, histoire de donner le change. Mais mécaniquement, on restaure la loi du plus fort, du plus violent, du plus sans gêne... on conforte ce qui était. On conforte les anomalies, on conforte le patriarcat. En particulier. Et on tombe sur le dernier texte de @monolecte, le patriarcat comme matrice du capitalisme. Le capitalisme accumule sur l’exploitation des « externalités »... ces trucs gratos qu’on s’approprie et qu’on revend aux autres... le travail des femmes dans la société toute entière, les exploitations minières qu’on privatise (y compris l’eau par Nestlé ou Coca...), la pollution qu’on rejette dans les rivières et dans l’air, sans ne devoir jamais rendre de comptes...


  • Agressions sexuelles le soir de la finale du Mondial : la police appelle les victimes à porter plainte
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/07/18/agressions-sexuelles-le-soir-de-la-finale-la-police-appelle-les-victimes-a-p
    Allez y c’est important pour la comm’ à Macron. Et ne manquez pas l’occasion de vous faire humilié publiquement par les flics, les juges, les médias et les politiques tout en vous faisant siphonner vos revenus par des avocats pour au final obtenir, dans le meilleur des cas, un non-lieu.

    « Personne n’est intervenu », observe la Nantaise, qui se dirige alors vers les forces de l’ordre pour leur demander d’intervenir. « Ils m’ont dit : “Nous, on est là pour le terrorisme ! Il faut que vous alliez porter plainte.” »

    Depuis #metoo il n’y a pas eu de programme de formation des flics et juges sur les violences sexuelles, donc c’est exactement comme d’habitude. Ils le disent eux même : “Nous, on est là pour le terrorisme !"

    #violences_sexuelles #harcèlement_sexuel #violences_masculine #fraternité #police

    • C’est juste que les flics ont recu des ordres correspondant à la place des femmes dans la république. je croi pas que le fait de s’envelopper des insignes du FN suffise à immunisé les francais racialisés contre le stigmate du « terroriste » ou celui du « garçon arabe ». En cas de plainte, les flics et juges se bougerons seulement si les mise en cause sont bazanés.

    • https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/07/17/violences-sexuelles-une-volonte-de-ne-pas-condamner

      D’autant qu’il y a peu de victimes qui ont donné des noms, la plupart se sont bornées à raconter ce qu’elles avaient subi, et chez celles qui ont donné des noms, il y avait la volonté de protéger d’autres victimes, comme toujours.Et parler de délation dans ce contexte, à propos de crimes graves que théoriquement tout citoyen doit dénoncer, c’est quand même assez indécent. Et en plus, poser que ces crimes ne pouvaient être dénoncés qu’en portant plainte, c’est quand même se moquer du monde : ce n’est pas pour rien qu’il n’y a que 9% de plaintes déposées, qu’au final 70% de ces affaires sont classées et qu’il n’y a que 1% de condamnations. Et on sait que les procédures judiciaires sont maltraitantes : notre enquête a montré que 80% des victimes disent avoir très mal vécu les procédures judiciaires. Et que dans l’état actuel, porter plainte, ce n’est pas du tout une garantie d’être jugée, d’être entendue, en fait, les femmes se retrouvent forcément mises en cause, traitées comme des coupables – on ne peut donc pas leur renvoyer cette injonction de porter plainte. Certaines y arrivent parce qu’elles ont du soutien, où qu’elles croient que la justice va répondre à leurs demandes –mais ça se révèle un piège affreux pour elles. Mais pour l’instant, avec la justice actuelle, faire cette injonction aux victimes, c’est un déni total de réalité.

      ...

      Dissociation traumatique qui est à l’origine de la vulnérabilité à d’autres violences, parce que les agresseurs repèrent immédiatement que les victimes sont dissociées donc qu’elles n’ont pas la capacité de pouvoir leur échapper et de se défendre. Et cette dissociation fait aussi que personne n’en a rien à faire, parce que de toute façon, elles ont l’air complètement à l’ouest, on ne va pas du tout les protéger, parce que personne n’a peur pour elles. C’est effarant de constater, quand on discute avec les magistrats qui s’opposent à l’allongement de la prescription, voire à l’imprescriptibilité que nous demandons, que jamais ils n’évoquent le fait que permettre à des victimes de porter plainte, ça permet de protéger d’autres victimes et, en ayant une justice qui agit, de mettre hors d’état de nuire les violeurs : le fait que ça protège d’autres victimes, ça ne les intéresse jamais. J’ai vu ça dans les commissions auxquelles j’ai participé, et à l’échelon du syndicat de la magistrature ; à l’échelon individuel, il y a des magistrats qui sont bien, avec qui on peut travailler. Mais la majorité des magistrats sont contre nous, la majorité des médecins aussi, donc on doit « travailler contre ». On sent que la majorité de ces hommes dominants ne veulent absolument pas renoncer à leurs privilèges, continuer à se servir comme ils veulent quand ils veulent et pouvoir exercer les pires violences tranquilles dans leur coin.

    • C’est juste que les flics ont recu des ordres correspondant à la place des femmes dans la république.

      Et peut-être même pas de façon explicite. C’est leur fonctionnement profond et basique renforcé par une formation délétère qui fait que la police met en doute la parole des victimes ou tourne en dérision leurs plaintes, renforçant ainsi les humiliations qu’elles ont subies.

      #sexisme #hypocrisie (des pouvoirs publics) #communication_politique


  • J’archive cette bouse de l’e-monde

    Depuis que le hashtag ­#metoo est apparu sur le devant de la scène, suivi par #balancetonporc, les lourdingues font profil bas au bureau. Pourtant, ne doit-on pas reconnaître à la grosse blague quelques vertus ?

    En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/05/28/mon-collegue-ce-relou_5305565_4497916.html#aEU1RfFjQWpj7SEt.99

    Je voie pas le rapport entre #metoo et les grosses blagues lourdes des collègues.
    #harcèlement_sexuel #déni

    • L’auteur se spécialise dans le point de vue « décalé » sur l’actualité… Parmi ses articles à Slate

      Mélenchon est emblématique d’un nouveau socio-type émergent : le « franchouillard augmenté »
      24/01/2017
      De Jean-Luc Mélenchon au Consumer Electronic Show de Las Vegas, la France rattrape son retard dans le secteur des nouvelles technologies. Mais à quoi ressemble le Français qui innove ?
      […]
      Faut-il vraiment remettre sa tournée pour sauver la liberté ?
      9/12/2015
      Se mettre la tête à l’envers n’a jamais été aussi bien vu. Depuis les attentats du 13 novembre et l’apparition des hashtags #jesuisenterrasse ou #tousaubistrot, le fêtard anonyme a soudain accédé au rang d’alcoolo-résistant, une sorte de Jean Moulin armé de son verre de rouge et de son bol de cacahuètes. Reportage imbibé sur la ligne de front.

      http://www.slate.fr/source/105149/nicolas-santolaria



  • Condamnée pour avoir protégé des salariées victimes de harcèlement sexuel
    http://www.ugict.cgt.fr/ugict/presse/condamnee-pour-avoir-protege-des-salariees-victimes-de-harcelement-sexuel

    Par une décision en date du 4 mai 2018, la médecin du travail Karine Djemil vient d’être condamnée par l’ordre des médecins à 6 mois d’interdiction d’exercice dont trois fermes, pour avoir donné des soins médicaux à plusieurs femmes harcelées sexuellement dans le cadre de leur travail. Source : UGICT CGT



  • Sexisme à l’école, silence dans les rangs - L’Express
    https://www.lexpress.fr/education/sexisme-a-l-ecole-le-grand-tabou_2005156.html

    Partout, dans les établissements scolaires, les filles sont victimes de violences sexistes. Dans un mutisme assourdissant.

    Une ado de 15 ans plaquée contre le mur des toilettes du lycée professionnel Gallieni de Toulouse et victime d’attouchements de la part de trois agresseurs. Des élèves de terminale du lycée Camille Pissarro de Pontoise (Val d’Oise) qui, parce qu’elles seraient trop court-vêtues, doivent affronter des camarades masculins hilares, mimant des actes pornos et les injuriant sans retenue - « sale pute », « gros cul », « t’es bonne »...

    La vidéo d’une toute jeune fille ayant des rapports sexuels avec deux garçons qui circule de téléphone en téléphone, sans le consentement bien sûr de l’intéressée, auprès de ses pairs du lycée d’Alembert, dans le XIXe arrondissement parisien. Ce « tu suces ? » jeté au visage d’une élève du lycée Jacques-Prévert, à Savenay, près de Nantes, pour avoir eu l’"audace", encore une fois, de porter une jupe avec des chaussettes hautes et des souliers à talons. Mais aussi, parce que désormais le sexisme prend de nouvelles formes, des garçons qui refusent de s’asseoir à côté de leurs homologues féminines au collège Versailles de Marseille...

    LIRE AUSSI >> N’abandonnons pas les filles

    Ces anecdotes, glanées à travers toute la France, sont très loin d’être des cas isolés. Et les établissements cités ci-dessus ne sont pas forcément les plus « difficiles » ou les plus laxistes en matière de lutte contre les violences faites aux femmes.
    « Si les parents savaient... »

    Parmi eux, beaucoup, comme le lycée d’Alembert par exemple, ont même le mérite de dénoncer haut et fort ce qui se cache ailleurs. Mais voilà, entre l’accès à la pornographie - facilité par Internet, les smartphones et les tablettes -, la violence et le harcèlement pratiqués à grande échelle sur les réseaux sociaux, les stéréotypes de genre intégrés dès le plus jeune âge et, enfin, le développement de la radicalité religieuse dans certains établissements, c’est bien toute l’Education nationale qui doit faire face à une très inquiétante situation.

    #discrimination #misogynie #sexisme #viol #culture_du_viol #violence_masculine #sexisme_d'etat #violences_sexuelles #mixité #harcelement_sexuel #école #éducation #deni #backlash #pornographie #prostitution #enfance #harcelement #facebook #snapchat #slut_shaming #grossophobie

    • Article nauséabond qui sous couvert de dénoncer la violence sexuelle désigne l’adversaire à abattre ...

      Les « grands frères »

      A la lecture de ce récit d’une très grande force, il est possible de discerner trois « types de filles » : les « ultraféminines » au maquillage et aux tenues très sexuées ; celles qui, au contraire, reprennent les codes vestimentaires et verbaux des garçons, qui parlent dru et cru et s’habillent en jeans ou en joggings ; et celles qui portent le voile... Bon nombre de ces dernières mettent en avant leur libre choix.

      Mais Bernard Ravet, cet ancien proviseur de Marseille, qui a dénoncé dans un récent livre l’influence de l’extrémisme (Principal de collège ou imam de la République ?, éd. Kero), n’est pas si certain de cette liberté revendiquée et évoque même une forme de pression exercée par les grands frères qui se battent pour que les jeunes filles n’enlèvent leur voile qu’une fois à l’intérieur de l’école et pas devant la grille. Il y a aussi ces certificats médicaux qui fleurissent quand, en sport, vient le temps de la natation. Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de certificats de complaisance pour échapper à la piscine et aux maillots de bain. « Il m’est arrivé de contacter plusieurs fois les médecins en question pour obtenir des explications, mais je me suis heurté à chaque fois au secret médical », explique Bernard Ravet.

      En 2005, alors qu’il était à la tête du collège Versailles de la cité phocéenne, il demande aux enseignants de remplir un questionnaire destiné à préparer la venue d’inspecteurs généraux, envoyés par le ministère de l’Intérieur. Thème de leur visite : « l’incidence de la montée des communautarismes sur les relations garçons-filles et les problèmes de mixité ». Les réponses que L’Express a pu se procurer sont édifiantes : « insultes particulièrement crues », « jugements péremptoires de la part des garçons sur les habitudes vestimentaires des filles », « propos injurieux dès qu’une fille se met en jupe », « très rares relations amoureuses voire même amicales », « certains estiment que le traitement cruel des femmes dans certains pays est normal si c’est leur religion », « certains élèves peuvent avoir du mal à accepter les remarques d’un professeur femme »...

      C’était il y a treize ans, mais Bernard Ravet doute que la situation ait évolué favorablement. « Récemment, une maman d’élève évoquait le cas de ce gamin de maternelle qui refusait de prendre la main d’une maîtresse parce que c’était une femme... », soupire l’ancien proviseur. Des faits difficiles à évoquer par les enseignants qui craignent d’être taxés de « racistes » par les uns ou de faire, malgré eux, le jeu des extrêmes. Faut-il pour autant s’interdire de parler et abandonner certaines de ces élèves à leur sort ?


  • En #Corée_du_Sud, les #femmes à l’avant garde de #MeToo - Le Topo | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/075837-018-A/en-coree-du-sud-les-femmes-a-l-avant-garde-de-metoo-le-topo

    #Harcèlement_sexuel au travail, voyeurisme obsessionnel, #pornographie en ligne : pas facile tous les jours d’être une femme en Corée du Sud. Et c’est ce qui confirme le Gender Gap Report 2017 : la Corée du Sud occupe la 118e place en terme d’#égalité hommes-femmes ! L’onde de choc #MeToo est venue percuter de plein fouet le combat des Sud-Coréennes contre la #misogynie. Et les choses commencent à bouger.


  • Norbert Elias, Catherine Deneuve et l’égalité des sexes
    http://www.laviedesidees.fr/Norbert-Elias-Catherine-Deneuve-et-l-egalite-des-sexes.html

    Avec l’affaire Weinstein, on a beaucoup débattu des pulsions sexuelles masculines. La sociologie de Norbert Elias s’avère une ressource précieuse pour comprendre ce moment déjà historique, par-delà l’opposition médiatique entre liberté d’importuner et devoir moral de balancer les porcs.

    #Essais

    / #femmes, #progrès, #harcèlement_sexuel

    • Autant qu’un progrès (vers plus d’égalité) et plutôt qu’une régression (vers un ordre moral répressif), le mouvement #MeToo et ses suites attesteraient la fragilité de codes normatifs qui ont encore besoin d’être réaffirmés.

      Désigné la lutte contre les viols, les violences sexuelles et le harcelement sexiste et sexuel comme un regression vers un ordre moral répressif c’est particulier. Pour moi c’est les viols et violences sexuelles qui sont des manfestation de morale répressive et d’un code normatif. Quelle drole d’idée de prendre un vieux mec qui parle de civilisation en 1930 pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Il n’y a pas de femmes qui ont réfléchit la dessus pour avoir besoin de mettre encore un homme en avant sur ces questions ?

      Par exemple Elias voit la galanterie et la courtoisie comme la manifestation d’une égalité femmes-hommes. Il sous-entend que les hommes de la haute socité seraient moins suceptibles de violer et brutaliser les femmes (weinshtein et DSK montrent pourtant bien le contraire), Elias fait comme si c’etait un problème de manque de courtoisie alors que le courtoisie n’existe qu’au masculin (la femme courtoise est une insulte putophobe en français). L’amour courtois est un des fondement de la culture du viol, car dans la courtoisie, une femme respectable doit se refusé et l’homme doit insister-la forcer et si elle résiste pas, elle n’est pas respectable et les hommes peuvent la forcer aussi.

      Prétendre aussi que la révolution française à favorisé une amélioration de la condition féminine (et de manière irrémédiable ajout-il) est très discutable aussi (le droit au divorce seul droit obtenu par les femmes à l’époque à été supprimé sous napoléon).

      Parler « d’inégalité harmonieuse » pour le fait de tuer les épouses en Indes et de les faire marché en arrière, c’est un choix de vocabulaire qui témoigne d’une vision très androcentrique... Je voie pas trop l’harmonie dans le féminicide, mais pour Elias ca le fait vu son choix de vocabulaire.

      #violences_sexuelles #dicrimination #domination_masculine #phallosophie


  • Harcèlement : le ballet de l’Opéra secoué par un sondage
    http://next.liberation.fr/theatre/2018/04/17/harcelement-le-ballet-de-l-opera-secoue-par-un-sondage_1644074
    Une étude interne fait état d’abus parmi les danseurs et met en cause leur directrice, Aurélie Dupont. L’établissement et les intéressés voient dans sa publication une manipulation.

    Lundi, le Figaro a publié le résultat d’un sondage interne, réalisé par la Commission d’expression artistique de l’institution et adressé aux 154 danseurs de la compagnie. Le quotidien met en avant trois chiffres préoccupants : 76,8 % des 108 membres du ballet qui ont répondu ont été victimes ou témoins de harcèlement moral, 25,9 % de harcèlement sexuel et 89,8 % marquaient leur défiance vis-à-vis des méthodes de management de la directrice de la danse, Aurélie Dupont. Un plébiscite inversé contre celle qui, en poste depuis février 2016 après le passage éclair du tournoyant Benjamin Millepied, avait pour mission de rétablir le calme dans une maison qui venait d’être secouée.

    ...

    « Dans ce métier de la danse, il y a parfois des réflexions difficiles, sur l’aspect physique d’une danseuse, sur le fait qu’elle ait mal dansé. […] Quand on parle de relations tendues, de harcèlement moral, on touche à des choses où les frontières sont proches », analyse Stéphane Lissner auprès de l’AFP. La direction veut maintenant une ouverture totale de la boîte de Pandore et cherche à se rendre irréprochable : « Ces allégations sont trop graves, fait-on savoir en interne. Si des gens savent quelque chose, qu’ils parlent. » Sur la question du harcèlement sexuel, le directeur a fait savoir qu’il avait eu à connaître trois cas depuis sa prise de fonctions en 2015. Deux des personnes ont été licenciées et une procédure est en cours pour la troisième.

    ....

    C’est peu dire que la stupeur est grande au sein de la direction de l’institution. Qui se rassure en expliquant qu’il faut voir ce sondage comme un exutoire interne où les protagonistes se sont lâchés. Et dont les résultats auraient été différents si les danseurs avaient su qu’ils allaient être portés sur la place publique. Bizarrement, c’est un des points de convergence dans cette affaire : tant la direction que les membres du ballet estiment s’être fait piéger par la fuite.

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    #harcelement #harcelement_sexuel #sexisme #invisibilisation (par l’emploi du masculin tout le long de l’article) #danse #travail