• David Harvey : la revanche de l’espace by Cecile Gintrac

    Le géographe marxiste David Harvey développe depuis plusieurs années un « matérialisme historico-géographique » permettant notamment de penser les conflits entre les territoires comme un enjeu central de la domination capitaliste. Reprenant à Henri Lefebvre le concept de « droit à la ville », il réfléchit également aux manières d’en sortir

    « Le capitalisme est accro à l’expansion géographique autant qu’au changement technologique et qu’à la croissance économique » David Harvey

    Lire la suite dans : https://www.causecommune-larevue.fr/david_harvey_la_revanche_de_l_espace

    #periurbain #harvey #geopolitique #capitalisme #blanc_des_cartes


  • #Harvey_Jeni : « Tu n’es pas féministe, mec… (À propos de l’enjeu du féminisme) »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/08/harvey-jeni-tu-nes-pas-feministe-mec-a-propos-de-lenjeu-du-femini

    Pour commencer cet article, il est nécessaire de revenir aux bases. Qu’est-ce que le féminisme et quels droits défend-il ?

    La lutte féministe, présente depuis des siècles, est un mouvement politique dédié à l’émancipation des femmes de la suprématie masculine. Elle porte, en son cœur, une analyse politique : une manière de comprendre le monde et son fonctionnement. Elle étudie nos structures de pouvoir traditionnelles et demande comment nous pourrions nous organiser différemment en tant qu’êtres humains de manière à libérer les femmes de leur exploitation et oppression systémiques par les hommes. C’est un mouvement politique – le seul mouvement politique – créé exclusivement par et pour les femmes, par nécessité. Après tout, qu’un groupe subalterne essaye de faire changer les choses en s’appuyant sur ceux dont le pouvoir et les privilèges sont garantis par la subordination de ce groupe peut s’avérer pour le moins contreproductif.

    Pourtant, je n’ai jamais vu les objectifs et les principes aussi clairs d’un mouvement être aussi dévoyés par des malentendus et par un embrouillement délibéré. Les lignes sont redéfinies et les frontières modifiées constamment parce que le féminisme, dans son état brut et non-altéré, est profondément menaçant, non seulement pour notre système patriarcal, mais aussi pour tous les aspects d’une société mue par le profit. Notre monde repose sur le travail exploité et non rémunéré des femmes. Ce sont les femmes qui produisent les nouveaux travailleurs, qui effectuent la grande majorité du travail à domicile afin que les travailleurs existants soient aussi productifs que possible, et qui s’occupent de ceux et celles qui sont âgées et ne peuvent plus travailler. C’est pourquoi le mouvement qui lutte pour notre libération est attaqué, récupéré et renversé à chaque occasion, car la perspective de son succès est trop terrifiante.

    C’est dans ce contexte que nous voyons des hommes comme #Hugh_Hefner, le récemment décédé patron du magazine Playboy, être encensés comme « féministes » et que nombre de ses soutiens ont déclaré, le plus sérieusement du monde, que leur féminisme à eux consistait à ce que des femmes déguisées en lapins soient enfermées dans des manoirs, au nom de leur conviction envers le libre choix.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@GappyTales/you-aint-no-feminist-bruv-the-battle-for-feminism-6a6df0fb2461
    #féminisme #Playboy #Transgenrisme



  • Lutte des classes, lutte des places
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mardi-08-mai-2018

    Le géographe Michel Lussault développe une analyse des "places", considérées non seulement dans leur dimension spatiale, mais aussi sociale et qui permettent de comprendre les nouvelles luttes politiques et économiques à l’oeuvre dans la mondialisation.


    Illustration du Capital par Hugo Gellert• Crédits : VITALIY KARPOV / RIA NOVOSTI / SPUTNIK - AFP - AFP

    Le géographe Michel #Lussault développe une analyse des "places", qui renvoie à une conception de l’#espace, non comme un simple contenant, un cadre extérieur dans lequel se déroulerait la vie économique, mais bien un objet particulier à considérer en soi. Par “place”, il ne faut donc pas entendre de simples localisations géographiques, ni même une situation dans un espace social, mais une tentative de conciliation entre les deux.

    Cette analyse originale est intéressante, car elle permet d’avoir un regard neuf sur les relations de pouvoir et de cohabitation entre les populations populaires et ce que Lussault appelle l’élite “#cinétique” ou circulante, du fait de son usage et de sa voracité de lieux. Au paroxysme de la #mondialisation, qui achève de réduire les distances, cette élite internationale jouit d’une puissance et d’une liberté spatiale sans précédent.

    Dans un article du journal l’Humanité, le philosophe Grégoire Chamayou explique que le système capitaliste, pétri de contradiction, parvient à retarder ses crises grâce à des “ruses géographiques”.

    Reprenant l’analyse du géographe David #Harvey, il explique que c’est grâce à son incroyable plasticité, sa capacité de transformation et d’adaptation, que le capitalisme parvient à se perdurer. Pour David Harvey, il faut également considérer l’#espace comme un objet d’étude à part entière et non pas un simple environnement où se déploient des réalités économiques.


  • Accusé de viols, #tariq_ramadan est placé en garde à vue
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310118/accuse-de-viols-tariq-ramadan-est-place-en-garde-vue

    Tariq Ramadan à l’Assemblée nationale, à Paris, le 2 décembre 2009. © Reuters L’islamologue Tariq Ramadan a été placé en garde à vue à Paris, mercredi 31 janvier, dans le cadre de l’enquête préliminaire pour viols et violences volontaires. Deux #plaintes pour viol ont été déposées contre lui devant le parquet de Paris, en octobre. L’islamologue dénonce une « campagne de calomnie ». Notre enquête sur « le système Ramadan ».

    #France #Denis_Baupin #Harvey_Weinstein #violences_sexuelles


  • #Harvey_Jeni : Chers hommes de gauche
    https://tradfem.wordpress.com/2017/12/18/harvey-jeni-chers-hommes-de-gauche

    Je me souviens avoir regardé à la télé, en 2006, le politicien de gauche britannique George Galloway mimer être un chat. Aussi fascinante et troublante que pût être cette scène (qui a terrifié le mien), ce n’est pas ce qui m’a frappé à propos de cet homme. Je me rappelle beaucoup plus clairement ses commentaires à propos de sa colocataire, la mannequin Jodie Marsh : il a dit qu’au risque de paraître sexiste, il croyait profondément qu’elle n’aspirait à sans doute rien de plus qu’une vie tranquille de femme mariée et de mère. Je me souviens m’être exclamée d’incrédulité. Avait-il vraiment dit ça  ? L’homme de gauche assis à côté de moi ne broncha même pas.

    Je voudrais pouvoir dire que ce fut la première fois où je me rendis compte que certains hommes que je croyais être dans mon camp ne l’étaient pas vraiment, mais ces anecdotes furent trop nombreuses pour en faire la liste aujourd’hui. Un fait haut en couleur de mon enfance est le souvenir d’un visiteur intempestif chargé sommairement dans un caddie et expulsé de force du camp pacifiste Greenham Common par des femmes exaspérées. Plus tard, en tant que jeune activiste, j’ai absorbé les messages subtils conçus pour m’orienter vers la fonction de gardienne du foyer et de boute-en-train – un rôle que je détestais et n’ai jamais réclamé. Plus tard encore, j’allais entendre avec horreur l’histoire d’une femme ostracisée par sa communauté soi-disant radicale pour avoir fait appel à la police en désespoir de cause face à un conjoint agresseur. Pendant une grande partie de ma vie de femme de gauche, j’ai été entourée d’hommes de gauche. Des hommes débordant de machisme et de grands idéaux, défenseurs des pauvres, de la Terre, des droits de l’homme et des libertés, et que j’admirais souvent. Mais un fil très ténu, quasi invisible, traversait ce milieu, constitué de récits discrets des femmes, narrés avec culpabilité  ; des témoignages qui faisaient pourtant sens, quelle que soit notre orientation politique. Car qu’une femme soit de gauche, de droite ou du centre, ou même si elle préfère gâcher son bulletin de vote, certains récits de femmes demeurent les mêmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@GappyTales/dear-men-on-the-left-f20fbf6272cf

    Harvey Jeni est féministe, écrivaine et critique du genre. Elle écrit actuellement un roman sur un groupe d’alcooliques et de toxicomanes en réhabilitation  ; ce qui, dit-elle, alimente des conversations passionnantes dans les partys  !
    #trans #homme_de_gauche #misogynie


  • #harcèlement_sexuel : victoire des nettoyeuses de la gare du Nord
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101117/harcelement-sexuel-victoire-des-nettoyeuses-de-la-gare-du-nord

    Dans les trains de la gare du Nord, à Paris, elles nettoient les toilettes. Pendant qu’elles travaillaient, leurs chefs d’équipe frottaient leurs sexes contre elles, leur mettaient des mains aux fesses, les insultaient. Elles n’ont jamais été entendues, soutenues. L’une d’entre elles et un lanceur d’alerte ont même été licenciés pour avoir osé parler. Le conseil des prud’hommes vient de leur donner raison.

    #France #Fil_d'actualités #Denis_Baupin #DSK #H_Reinier #Harvey_Weinstein #Justice #prud'hommes #violences_sexuelles


  • #Robert_Jensen : Au-delà des gentils et des méchants.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/07/au-dela-des-gentils-et-des-mechants

    Je ne suis pas aussi violent que le producteur ciné Harvey Weinstein, ni aussi narcissique que l’animateur télé Bill O’Reilly. Je suis plus respectueux envers les femmes que le président Donald Trump, et pas aussi tordu que le politicien Anthony Weiner.

    S’il faut en juger par les normes établies par ces hommes qui encourent aujourd’hui la réprobation générale, la plupart d’entre nous les hommes semblons presque être des saints, et là se situe un danger. La divulgation publique du comportement de ces hommes – qu’il s’agisse d’offenses routinières ou de crimes occasionnels – est une excellente chose, et toutes les personnes à avoir été harcelées ou violées devraient continuer à le dire haut et fort.

    Mais nous ne devrions pas laisser les cas les plus flagrants faire déraper l’analyse de la façon dont un large éventail de comportements sexuels masculins intrusifs et violents envers les femmes (ainsi qu’envers les filles, les garçons et les hommes vulnérables) sont à ce point imbriqués dans le tissu quotidien de la vie dans une société patriarcale que ces intrusions et ces violences sont souvent invisible pour les hommes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/11/06/good-guys-bad-guys
    #proféministe #violences_masculines #Donald_Trump #Harvey_Weinstein #feminist_current


  • « L’armée d’espions » de Weinstein pour étouffer les accusations d’abus sexuels

    http://www.liberation.fr/planete/2017/11/07/l-armee-d-espions-de-weinstein-pour-etouffer-les-accusations-d-abus-sexue

    Harvey #Weinstein a employé des moyens colossaux pour tenter d’étouffer les révélations sur ses #abus_sexuels présumés, utilisant par l’intermédiaire de ses avocats les services d’ex-agents secrets enquêtant sous de fausses identités ou des journalistes de la presse à scandale, affirme le New Yorker lundi.

    Selon l’article, le producteur en disgrâce a déployé cette « armée d’espions » depuis au moins l’automne 2016. Le New Yorker cite des dizaines de documents et sept personnes directement impliquées dans les efforts du producteur déchu pour empêcher en vain la publication d’accusations à son encontre. D’après l’hebdomadaire, une ex-agent israélienne, employée de la société #Black_Cube, dont le contrat prévoyait au moins 200 000 dollars d’honoraires, a notamment contacté l’actrice #Rose_McGowan, l’une des principales accusatrices de #Harvey_Weinstein, en prétendant être une militante pour les droits des femmes. Elle a enregistré en secret des heures de conversations avec McGowan, qui s’apprête à publier ses mémoires, « The Brave », un livre qui inquiétait Weinstein.

    L’agent de #BlackCube qui avait établi des contacts avec Rose McGowan a par ailleurs, sous une différente identité, contacté des journalistes enquêtant sur les agressions sexuelles présumées de Weinstein, notamment un reporter du magazine New York, Ben Wallace, pour savoir de quelles informations ils disposaient.

    Weinstein et son équipe ont aussi enquêté sur les reporters eux-mêmes, y compris leur vie personnelle et sexuelle et leurs précédentes enquêtes et potentiels litiges, pour tenter de les contredire, les discréditer ou les intimider. Son équipe a notamment rassemblé des éléments sur l’ex-femme de M. Wallace.

    Weinstein, aujourd’hui visé par des enquêtes policières à Londres, New York et Los Angeles, « surveillait personnellement les progrès de ces enquêtes ». Certaines étaient orchestrées par les avocats de Weinstein y compris #David_Boies, célèbre notamment pour avoir défendu #Al_Gore lors du litige sur le scrutin présidentiel de 2000 et pour avoir plaidé en faveur du mariage gay devant la Cour suprême, bien que son cabinet défende par ailleurs le New York Times dans un procès pour diffamation.

    Selon le New Yorker, Harvey Weinstein a également obtenu des informations de #Dylan_Howard, directeur des contenus d’ #American_Media_Inc. qui publie le magazine de ragots #National_Enquirer. L’un des journalistes de National Enquirer a notamment appelé l’ex-femme d’un réalisateur ayant eu une relation amoureuse avec Rose McGowan, Roberto Rodriguez, pour lui faire dire des commentaires négatifs sur la comédienne.

    La porte-parole de Weinstein #Sallie_Hofmeister et #Boies n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de l’AFP Hofmeister a déclaré au New Yorker : « C’est une fiction de suggérer que des personnes aient pu être visées (ou aient fait l’objet d’efforts d’intimidation) » évoquant une « conspiration ».

    La société Kroll a par ailleurs envoyé à Weinstein 11 photos où Rose McGowan et Weinstein apparaissaient ensemble à différents événements des années après son agression présumée, pour discréditer ses accusations.

    La célèbre avocate de célébrités Blair Berk, qui fait partie de l’équipe légale de Weinstein, a décrit ces méthodes comme ordinaires. « Tout avocat de défense au pénal qui se respecte enquêterait sur des allégations non prouvées pour savoir si elles sont crédibles ».

    Ronan Farrow, l’auteur de l’article du New Yorker - le fils de Mia Farrow et Woody Allen - précise que Weinstein utilisait des #détectives pour enquêter sur les j#ournalistes qui écrivaient des articles négatifs sur lui depuis des années.

    Le New Yorker écrit également que des ex-employés de Weinstein ont été recrutés sous le faux prétexte de faire des recherches pour un livre sur « les belles années de Miramax », la maison de production co-fondée par Harvey Weinstein et son frère Bob. Au lieu de cela, ils ont été utilisés pour rassembler des listes d’anciens employés et d’actrices, les contacter… et les intimider.

    #viol

    • Harvey Weinstein’s Army of Spies By Ronan Farrow, November 6, 2017
      https://www.newyorker.com/news/news-desk/harvey-weinsteins-army-of-spies

      he film executive hired private investigators, including ex-Mossad agents, to track actresses and journalists.

      [...]

      On October 28, 2016, Boies’s law firm, Boies Schiller Flexner, wired to Black Cube the first hundred thousand dollars, toward what would ultimately be a six-hundred-thousand-dollar invoice. (The documents do not make clear how much of the invoice was paid.) The law firm and Black Cube signed a contract that month and several others later. One, dated July 11, 2017, and bearing Boies’s signature, states that the project’s “primary objectives” are to “provide intelligence which will help the Client’s efforts to completely stop the publication of a new negative article in a leading NY newspaper” and to “obtain additional content of a book which currently being written and includes harmful negative information on and about the Client,” who is identified as Weinstein in multiple documents. (In one e-mail, a Black Cube executive asks lawyers retained by the agency to refer to Weinstein as “the end client” or “Mr. X,” noting that referring to him by name “will make him extremely angry.”) The article mentioned in the contract was, according to three sources, the story that ultimately ran in the Times on October 5th. The book was “Brave,” a memoir by McGowan, scheduled for publication by HarperCollins in January. The documents show that, in the end, the agency delivered to Weinstein more than a hundred pages of transcripts and descriptions of the book, based on tens of hours of recorded conversations between McGowan and the female private investigator.


  • #violences_sexuelles : l’embryon de prise du conscience du cinéma français
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291017/violences-sexuelles-l-embryon-de-prise-du-conscience-du-cinema-francais

    Juliette Binoche Les accusations contre le producteur américain #Harvey_Weinstein secouent l’univers du 7e art français. Des #comédiennes s’expriment enfin sur des pratiques répandues. Mais le chemin est encore long avant que les professionnels ne s’emparent réellement du problème.

    #France #affaire_Weinstein #Denis_Baupin #harcèlement


  • https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/violences-faites-aux-femmes-christine-angot-mots-a-maux

    Violences faites aux femmes : Christine Angot, mots à maux

    On vit une période de séparation des hommes et des femmes, dans tous les domaines, et je ne pense pas qu’il faille l’accentuer en disant que les hommes sont des porcs et les femmes des victimes. Je pense que ces nouvelles assignations ne sont pas justes. Les hommes et les femmes sont humains. En revanche ces humains hommes et femmes vivent tous sous un régime de pouvoir, et ceux qui en jouissent, homme ou femme, ont une sérieuse tendance à en abuser. Donc là, on est dans l’abus de pouvoir, et c’est ça ce qui se passe. Et pourquoi la parole contre l’abus de pouvoir est difficile ? Ce n’est pas de parler, mais c’est de se dégager d’un pouvoir.


  • Le scandale Weinstein bouscule #Hollywood et… Washington
    https://www.mediapart.fr/journal/international/111017/le-scandale-weinstein-bouscule-hollywood-et-washington

    Harvey Weinstein reçu à la Maison Blanche par Michelle Obama, en novembre 2013. La révélation des agressions sexuelles du producteur américain pourrait avoir des conséquences politiques fâcheuses pour les milieux démocrates, tellement gâtés par Weinstein dans les circuits de levées de fonds.

    #International #harcèlement_sexuel #Harvey_Weinstein #Miramax #viol #violences_sexuelles


  • #Houston paye un siècle de déni des forces de la nature
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030917/houston-paye-un-siecle-de-deni-des-forces-de-la-nature

    Houston, le 2 septembre 2017. Des habitants déblayent leur maison © Rick Wilking / Reuters Avec le passage de l’ouragan #Harvey, la ville de Houston, construite grâce à des dérogations systématiques aux normes de l’urbanisme, s’est révélée d’une effrayante vulnérabilité. Et seuls 20 % des sinistrés sont assurés contre les inondations.

    #International #Ouragan #urbanisme



  • A #Houston, « Donald Trump barbote dans la fiction »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290817/houston-donald-trump-barbote-dans-la-fiction

    Professeur d’histoire à l’université de Houston, #Robert_Zaretsky tire les premières leçons de l’ouragan #Harvey : la saison cyclonique croise le calendrier politique, sapant davantage les digues autour d’un président Trump bientôt submergé…

    #International #Donald_Trump


  • Subvertir la question des #communs
    http://revueperiode.net/subvertir-la-question-des-communs

    Face à la toute puissance du paradigme orthodoxe en économie, pour lequel les arrangements contractuels privés sont les plus efficients, une réponse théorique hétérodoxe s’est saisie des communs pour contester les fondements du tout-marché. Dans ce texte, David #Harvey montre les limites de ces nouvelles approches. Centrées sur la question des arrangements institutionnels et du droit, elles évacuent le lien indissoluble entre droit de propriété et accumulation du capital. Harvey montre avec brio que le capital reproduit sans cesse un commun bien précis, le travail collectif, pour le reprivatiser. Cette lecture est précieuse, elle permet de mettre les riches observations institutionnalistes sur les communs (problèmes d’échelles, horizontalité, verticalité) au service d’un agenda (...)

    #Uncategorized


  • Loi travail : Hollande veut « plus d’embauches, d’emplois, de jeunes qui rentrent en CDI »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/03/10/francois-hollande-dit-vouloir-plus-d-embauche-plus-d-emploi-plus-de-jeunes-q

    « La vie, ce n’est pas de se retirer, ni de retirer. La vie, c’est d’avancer toujours. Mais avancer en faisant en sorte de donner des garanties aux uns et aux autres », a expliqué François Hollande, philosophe,…

    … et, très accessoirement, propagandiste.

    #EC_Comics !


  • Harvey: Gezi Park Resistance Still Continues Despite Leaving Park - Elif Akgül
    http://bianet.org/english/people/164850-harvey-gezi-park-resistance-still-continues-despite-leaving-park

    On the 2nd anniversary of Gezi Park Resistance, social scientist Prof. Dr. David Harvey attended the press conference, located in the building of Union of Chambers of Turkish Engineers and Architects in İstanbul.

    David Harvey said he was glad with being in İstanbul on the 2nd anniversary of Gezi Park Resistance.

    About Gezi Park Resistance and the city life in İstanbul, Professor Harvey said:

    "It’s very interesting about Gezi Park Resistance that the protests once started locally but then it turned a rebellion all around the country. It was not limited to İstanbul. As a traveler and an urbanologist I think Gezi is unique globally. I suppose these kinds of protests are contagious. There was a protest in Brazil, Sao Paulo and then it spread other cities.

    “Even though these two protests had different factors, they had a mutual point: a demand for democracy. The second mutual point was police violence and the intensity of it. We understand that for people living in the cities life gets harder and harder day by day with deficiency of democracy and police violence.

    “In the U.S.A. we faced police violence again in Ferguson protests.

    “There is a question in our minds: Why don’t political parties want democratic protests and why do they use police violence against the protesters? If we are looking for the answer, we should look at the reflection of the capital on the cities. The capital functions in cities for dispossession. Cities are places for rich men to invest not for common folks to live in anymore.

    "The capital loves mega projects. For instance, urban protests in Brazil started before the world cup against the mega projects and it kept going against the Olympic Games.

    "These mega projects have social effects such as ecological, urban, displacement and evacuation. On demand of the capital, cities become an instrument for investment. Ecology and sustainability are ignored and cities become unlivable.

    “In the last decade, protests against the low life quality in cities increased and even against the alienation among the society. As a result of that, people use violence against each other with this intolerant environment. This is a great mistake.

    “Within this context, we should provide living space for humans to live side by side and without feeling alienated. In my opinion, Gezi was a struggle to create an objective unalienated alternative in an alienated environment. Instead of defending ourselves, we need to create a new life style.

    “We should create new public places to make ourselves understood and we should protect them. Gezi Park Resistance still continues despite leaving the park. It’s only the beginning, keep struggling.” (EA/NV/BD)

    #Gezi #Harvey #Protestation


  • David Harvey: Looking Toward a Moneyless Economy and Sleeping Well at Night

    http://www.truth-out.org/news/item/28879-looking-toward-a-moneyless-economy-and-sleeping-well-at-night

    The ones that to me are the most significant are the growth issue and the environmental issue and what I call “universal alienation.” The way in which we relate to each other, the way in which we relate to our jobs, the way in which relate to the natural world around us - is being constructed in a certain way through the dynamics of technological change and through the growth process to the point where it’s almost impossible to be really human in our relationships to people and in our relationships to life. I think that there’s a kind of sense of frustration, a tremendous sense of frustration. You see this in the younger generation that looks at the future and says, “Where are all the meaningful jobs?”

    It’s not only jobs. I get very tired when politicians go around saying: jobs, jobs, jobs. Yeah, but meaningful jobs. Back in the 1960s, when I first came to the United States, the biggest employers were US Steel, the auto industry and so on, and if you talked to a steel worker, they were kind of political and saw they were being exploited, but they had a certain kind of dignity in terms of the work they did and a certain pride in it.

    The biggest employers now are no longer of that sort; they’re Walmart, McDonald’s and the rest . . . And if you talk to the people who are employed in that and say, “Do you feel this is dignified work?” They look at you and laugh. About 70 percent of the population of the United States is either totally upset at the nature of the work it has to do or totally indifferent to it. This is a kind of situation where you get a kind of visceral anger.

    What we’ve seen over the last 20 or 30 years are sudden outbreaks of visceral anger. In London, for example, suddenly the whole thing is burning. We saw it last year in Stockholm; we saw it in Gezi Park in Istanbul; we’ve seen these events in North Africa. In Brazil, millions of people were out on the street complaining about the World Cup, about soccer. They’re angry and alienated that somehow or another they cannot have a meaningful life and a decent living environment with decent employment opportunities. And this sense of alienation is producing, at this point, not an alternative political movement, but outbreaks of fury and anger, which are actually very difficult to predict and very difficult to control.

    What did we have before we had commercialization and capitalization, and the alienation of ourselves from our labor and each other?

    Well, I think there was this period during the 1930s, the 1940s, and I don’t think we should romanticize it, but there was this period where labor felt it was able to have a piece of the pie and could influence things. And there was a social safety net, which was being constructed - a welfare state of sorts - which had a class character and had all kinds of things wrong with it. Its relationship to gender and race was absolutely awful. But, nevertheless, there was a kind of sense that there was a possibility of a better future, and people felt that. And then in the 1970s, all of that began to get eroded and was gradually washed away.

    There was a time when people felt that being entrepreneurial was a good idea. “We can all go out and be entrepreneurs,” and so on. Of course some people did, and they made it. But a lot of people didn’t. Increasingly, we got the production of higher levels of poverty. The income inequalities start to sort of spiral out of hand, and so we get this transformation. And then it produces, through the technological changes, the artificial intelligence, the robotization and all the rest of it, this kind of meaningless labor where people don’t really understand what it is they’re doing. Society, by the way, is dedicated to be anti-government, but is more bureaucratic than ever before. I mean, I work in a university and the level of bureaucratic stuff we have to fill out to do anything is just enormous. We’ve got this system where I think it’s not working at any level.

    et aussi

    I like Karl Polanyi precisely because he doesn’t come out of the Marxist camp. I think so much of what Marx talks about and what Polanyi talks about is common sense. Land is not a commodity that we’ve made. We’ve turned it into a commodity by establishing private property rights and we’re doing things of that sort with knowledge now. Knowledge, which should be a commons for everybody, is now being enclosed. I was stuck somewhere and needed my own articles, and I couldn’t find a copy of it, and I was traveling. I had to pay $25 to get it off the web. And I thought, here I am paying $25 for one of my own articles. This is ridiculous.

    #Harvey #Marx #capitalisme #Copyright #Cloud


  • #Villes contestées - Les Prairies ordinaires
    http://www.lesprairiesordinaires.com/villes-contesteacutees.html

    VILLES CONTESTÉES
    Pour une géographie critique de l’urbain
    Cécile Gintrac et Matthieu Giroud
    416 pages, 24 €
    ISBN 978-2-35096-083-8

    Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente… Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C’est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d’auteurs dont la réflexion n’épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent.
    Par la #radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l’œil que représentent le développement durable, la #mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions #spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l’urbain et, indirectement, une #critique en profondeur des sociétés contemporaines.

    Avec des textes de : Jennifer Robinson ; Melissa R. Gilbert ; David #Harvey ; Erik Swyngedouw, Frank Moulaert et Arantxa Rodriguez ; Roger Keil et Julie-Anne Boudreau ; Bernd Belina ; Kanishka Goonewardena et Stefan Kipfer ; Neil Smith ; Don Mitchell ; Marcelo Lopes de Souza ; Edward W. Soja.


  • Cities belong to those who create urban life, expert says
    http://todayszaman.com/news-343278-cities-belong-to-those-who-create-urban-life-expert-says.ht

    Renowned geographer and political economist David Harvey spoke in a crowded lecture hall at İstanbul’s Boğaziçi University on Thursday, giving a talk on “The Contradictions of Capitalist Urbanization,” which largely drew on the well-known author and professor’s forthcoming book, “Seventeen Contradictions and the End of Capitalism.”

    #Harvey
    #Capitalisme
    #Urbanisation


  • Is This Really the End of Neoliberalism? (2009)
    by DAVID HARVEY

    http://www.counterpunch.org/2009/03/13/is-this-really-the-end-of-neoliberalism

    Does this crisis signal the end of neo-liberalism? My answer is that it depends what you mean by neo-liberalism. My interpretation is that it’s a class project, masked by a lot of neo-liberal rhetoric about individual freedom, liberty, personal responsibility, privatisation and the free market. These were means, however, towards the restoration and consolidation of class power, and that neo-liberal project has been fairly successful.

    One of the basic principles that was set up in the 1970s was that state power should protect financial institutions at all costs. This is the principle that was worked out in New York City crisis in the mid-1970s, and was first defined internationally when Mexico threatened to go bankrupt in 1982. This would have destroyed the New York investment banks, so the US Treasury and the IMF combined to bail Mexico out. But in so doing they mandated austerity for the Mexican population. In other words they protected the banks and destroyed the people, and this has been the standard practice in the IMF ever since. The current bailout is the same old story, one more time, except bigger.

    What happened in the US was that 8 men gave us a 3 page document which pointed a gun at everybody and said ‘give us $700 billion or else’. This to me was like a financial coup, against the government and the population of the US. Which means you’re not going to come out of this crisis with a crisis of the capitalist class; you’re going to come out of this with a far greater consolidation of the capitalist class than there has been in the past. We’re going to end up with four or five major banking institutions in the United States and nothing else. Many on Wall Street are thriving right now. Lazard’s, because it specialises in mergers and acquisitions, is making megabucks. Some people are going to be burned, but overall it’s a massive consolidation of financial power. There’s a great line from Andrew Mellon (US banker, Secretary of the Treasury 1921-32), who said that in a crisis, assets return to their rightful owners. A financial crisis is a way of rationalising what is irrational – for example the immense crash in Asia in 1997-8 resulted in a new model of capitalist development. Disruptions lead to a reconfiguration, a new form of class power. It could go wrong, politically. The bank bailout has been fought over in the US Senate and elsewhere, so the political class may not easily go along – they can put up roadblocks but so far they have caved in and not nationalised the banks.

    But this can lead to a deeper political struggle: there is a strong sense of questioning why are we empowering all the people who got us into this mess. Questions are being asked about Obama’s choice of economic advisers – for example Larry Summers who was Secretary of the Treasury at the key moment when a lot of things started to go really wrong, at the end of the Clinton administration. Why would you now bring in so many of the characters who are pro-Wall Street, pro-finance capital, who did the bidding of finance capital back then? Which is not to say that they aren’t going to redesign the financial architecture because I think they know it’s got to be redesigned, but who are they going to redesign it for? People are really discontented about Obama’s economic team, even in the mainstream press.

    A new state financial architecture is required. I don’t think that all existing institutions like the Bank of International Settlements and even the IMF should be abolished; I think we will need them but they have to be revolutionarily transformed. The big question is who will control them and what their architecture will be. We will need people, experts with some sort of understanding of how those institutions do work and can work. And this is very dangerous because, as we can see right now, when the state looks to see who can understand what is going on in Wall Street, they think only insiders can.

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