• Notes anthropologiques (LIX)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LIX

    La civilisation de l’argent opposée à la civilisation du don

    À la fin des notes anthropologiques précédentes, j’en étais arrivé en conclusion à la reconnaissance de deux modes de vie sociale, un mode reposant sur le don, l’autre reposant sur l’argent. Ces deux modes de vie en société sont, tous les deux, l’expression de la pensée, l’un est la réalisation de la pensée en tant que pensée non aliénée, l’autre, la réalisation de la pensée comme aliénation de la pensée. Je me montrais moins optimiste que Hegel ou que Marx en me disant que la non-aliénation de la pensée ne pouvait pas se présenter comme un aboutissement de l’aliénation. Nous retrouvons cette idée d’une fin glorieuse de l’aliénation dans la non-aliénation, comme un fleuve débouchant dans la mer, au centre des religions monothéistes, juive, chrétienne et musulmane, toutefois ces religions ont l’intelligence de présenter cette fin glorieuse de l’aliénation dans le giron de la pensée subjective comme un au-delà dont elles garderaient la nostalgie. Les mouvements millénaristes ont pris au mot ces religions de l’au-delà en cherchant à réaliser sur terre le paradis qu’elles ne pouvaient promettre que dans l’au-delà d’une nostalgie.

    La plus abjecte « nostalgie » dérobe la « nostalgie du paradis » a écrit Mircea Eliade en avant-propos de son livre Images et symboles, dans lequel l’auteur se livre à la fois à une critique du positivisme et de la psychanalyse selon Freud pour retrouver derrière l’homme d’aujourd’hui l’importance occulte des mythes dont celui du paradis (...)

    #civilisation #argent #don #religions #monothéisme #millénarisme #aliénation #Mircea_Eliade #Hegel #Marx #idéologie #zapatistes #Jean_de_Léry

  • Dialectique, approches et questionnements

    Louis de Colmar

    https://lavoiedujaguar.net/Dialectique-approches-et-questionnements

    Qu’est-ce que la dialectique ? Je ne dirais pas que c’est la capacité de penser deux choses opposées et de décider : ce serait, au contraire, décider que la façon particulière qui permet d’appréhender une problématique, une réalité, etc. à travers une opposition donnée et historiquement constituée est devenu une impasse. Précisément donc, la question dialectique se pose lorsque les termes d’une opposition qui permettaient jusqu’alors de comprendre une problématique, une réalité, etc. deviennent non significatifs, non opérationnels, non manipulables, et conduisent à des impasses, quelles que soient les manières de tricoter et détricoter les éléments contradictoires.

    La question dialectique intervient lorsque qu’une logique donnée, construite, établie, instituée, ne rend plus compte du réel (alors qu’elle a effectivement été en mesure de le faire jusque-là), et qu’il faille changer de logique pour rétablir un lien avec une réalité reconstruite sur des bases nouvelles (bases nouvelles qui ne sont pas visibles, pas perceptibles, pas rationalisables, etc., dans le contexte de cette première logique, rationalité, etc.). Cette question dialectique est ainsi relativement bien illustrée par le concept de changement de paradigme dans l’approche de Kuhn, ou encore à travers la problématique des structures dissipatives de Prigogine.

    Il ne peut pas y avoir de dialectique dans un processus si ce dernier ne comporte pas un imprévu, une non-linéarité, un non-nécessaire, un illogisme, une non-continuité, etc. (...)

    #dialectique #question #Hegel #Marx #langues #cosmogonies #modernité #civilisations

  • Notes anthropologiques (LVIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LVIII

    Digressions sur l’argent : la pensée comme aliénation de la pensée

    Arrivés au bout du chemin, nous sommes amenés à conclure que le marchand a mis la pensée entre toutes les mains et cette idée de l’échange mise entre toutes les mains agit, elle agit comme pensée, elle devient pensée agissante, pensée se déployant dans ses œuvres, créant un monde, créant un cosmos. L’Idée est partout, la moindre pièce de monnaie, comme jadis la graine de mil, l’incarne et la porte, et l’idée, la plus petite pièce de monnaie, comme jadis la graine de mil, la plus petite des graines, donne naissance à la pensée et la pensée surgit et se déploie, comme jadis le mil surgissait de terre et se déployait. Ainsi surgit et fleurit la vie des femmes et des hommes, la vie des humains minuscules, sur cette terre. Dans les borborygmes d’une naissance où les bulles se mélangent au sang, la source de vie coule et se répand. Les femmes et les hommes, et même les marchands, et même les banquiers ne pensent plus, ou si peu ! Ils sont devenus les instruments de l’Idée, c’est elle qui agit et commande, époque malheureuse où les femmes et les hommes n’ont plus besoin de penser, l’argent pense pour eux. L’argent a absorbé tout l’esprit du monde et même les chamanes doivent s’incliner face à cette concurrence déloyale. Les banquiers n’entrent plus en transe, autrefois il leur arrivait de se jeter du haut des tours dans une forme de suicide collectif afin de conjurer le mauvais sort. Ils ne s’y aventurent plus maintenant, ils en connaissent toute la vanité, sachant que l’État interviendra pour leur sauver la mise et la vie. (...)

    #aliénation #argent #transe #Hegel #pensée

  • 08.06.2020 - SRF Kultur Georg Wilhelm Friedrich Hegel – Was vom Phi...
    https://diasp.eu/p/11559316

    08.06.2020 - SRF Kultur

    Georg Wilhelm Friedrich Hegel – Was vom Philosophen bleibt | SRF Kultur

    https://youtu.be/SXidEQGvvsg

    Die Weltgeschichte ist ein von Widersprüchen vorangetriebener Fortschrittsprozess. Das Ziel: Die Verwirklichung von Vernunft und Freiheit. So sah es der deutsche Philosoph Georg Wilhelm Friedrich #Hegel . Fragt sich nur: Ist die Gesellschaft schon da? Was bleibt von Hegel, 250 Jahre nach seiner Geburt? Wie würde er die Gegenwart in Gedanken fassen? Konkret: Wie stünde er zum Lockdown während der Corona-Pandemie?

    Hegel war kein Freund von Einschränkungen, sagt die Philosophin und Hegel-Expertin Dina Emundts. Es gäbe aber noch einen zweiten Punkt bei Hegel, nämlich dass diese individuellen Freiheiten letztlich nur realisiert werden können, und auch letztlich nur (...)

    • (...) und auch letztlich nur Bestand haben, wenn sie eingebettet sind in ein System oder in einen Staat, der das Allgemeinwohl im Blick hat. Also der Zweck des Staates sei auch das Allgemeinwohl und dieses zu bewahren, weil das eine Bedingung für den Erhalt der individuellen Freiheit sei. Aus diesem Grund hätte Hegel die Einschränkungen während der Corona-Pandemie vermutlich gutgeheissen.

      250 Jahre nach der Geburt des deutschen Philosophen fragt Yves Bossart die Hegel-Expertin Dina Emundts zudem: Wer war dieser Hegel? Was wollte er? Und wozu braucht man ihn heute noch?

      Sternstunde Philosophie vom 8.6.2020

      #philosophie #idéalisme_allemand #auf_deutsch (1h)

  • Die #Philosophie Hegels war in der Geschichte der Entwicklung mensc...
    https://diasp.eu/p/11135873

    Die #Philosophie Hegels war in der Geschichte der Entwicklung menschlichen Denkens in der Tat ein bedeutendes #Ereignis. Sie war das letzte und abschließende Wort jener pantheistischen und abstrakt-humanitären Bewegung des deutschen Geistes, die mit den Werken Lessings begonnen und ihre allseitige Entfaltung in den Werken Goethes erreicht hatte; einer Bewegung, die eine unendlich weite, reiche, hohe und gleichsam völlig rationale #Welt geschaffen hat, welche dabei aber der Erde, dem Leben und der #Wirklichkeit ebenso fremd war wie dem christlich-theologischen Himmel. Folglich verwandelte diese Welt als Fata Morgana, die den #Himmel nicht erreichte und auch die Erde nicht berührte, sondern zwischen Himmel und Erde hing, das #Leben ihrer Anhänger, ihrer reflektierenden und poetisierenden (...)

    • (...) ihrer reflektierenden und poetisierenden Bewohner, in eine ununterbrochene Kette von somnambulen Vorstellungen und Erkenntnissen, machte sie überall für das Leben untauglich oder, was noch schlimmer ist, verdammte sie dazu, in der wirklichen Welt völlig dem zuwiderhandeln, was sie im poetischen oder metaphysischen Ideal vergötterten.
      So erklärt sich erstaunliche Umstand, der uns in #Deutschland immer wieder verblüfft hat, dass sich nämlich die glühenden Verehrer Lessings, Schillers, Goethes, Kants, Fichtes und Hegels noch heute so häufig zu ergebenen und sogar freiwilligen Vollstreckern von Maßnahmen machen lassen, die alles andere als human und liberal sind, die ihnen aber von der Regierung vorgeschrieben werden. Man kann sogar verallgemeinernd sagen, dass das Leben des Deutschen und Handeln in der lebendigen Wirklichen um so abstoßender und gemeiner ist, je erhabener seine ideale Welt ist.

      Letzte Vollendung dieser erhaben-idealen Welt war die Philosophie Hegels. Mit ihren metaphysischen Konstruktionen und Kategorien brachte sie sie voll zum Ausdruck und erklärte sie, zerstörte sie aber auch eben dadurch, indem sie (die Philosophie Hegels) mit eiserner #Logik zur endgültigen Erkenntnis dieser idealen Welt und ihres eigenen unendlichen Ungenügens, ihrer Wirkungslosigkeit und schlicht gesagt, ihrer Leere gelangte.
      Die #Schule Hegels teilte sich bekanntlich in zwei einander entgegengesetzte Richtungen, wobei sich natürlichen noch eine dritte, mittlere Partei dazwischen herausbildete, von der es hier übrigens nichts zu sagen gibt. Die eine, nämlich die konservative Richtung, fand in der neuen Philosophie Rechtfertigung und Legitimation alles Seienden, wobei sie sich an den bekannten Ausspruch Hegels hielt: „Alles Wirkliche ist vernünftig“. Sie schuf die sogenannte offizielle Philosophie der preußischen Monarchie, die schon von Hegel selbst als Ideal einer politischen #Ordnung hingestellt worden war.
      Aber die andere Partei der sogenannten revolutionären Hegelianer erwies sich als konsequenter und ungleich kühner als #Hegel selbst; sie riss seiner Lehre die konservative Maske ab und stellte sie damit in ihrer erbarmungslosen #Negation bloß, die ihr wahres Wesen ausmacht. An die Spitze dieser Richtung stellte sich der berühmte Feuerbach, der die logische Konsequenz nicht nur bis zur völligen Negation jeder göttlichen Welt, sondern sogar der Metaphysik selbst trieb. Weiter konnte er nicht gehen. Obwohl selbst Metaphysiker, musste er seinen rechtmäßigen Erben, den Vertretern der materialistischen oder realistischen Schule Platz machen, von denen sich übrigens ein großer Teil, wie z.B. Büchner, #Marx und andere, auch noch nicht vom Vorherrschen metaphysisch-abstrakten Denkens freimachen kann.
      In den dreißiger und vierziger Jahren herrschte die Meinung, dass eine #Revolution, die der Verbreitung des Hegelianismus folgt, der doch im Sinne völliger Negation entwickelt ist, ungleich radikaler, tiefer, unerbittlicher und weitrechender in ihren Zerstörungen sein wird als die Revolution von 1793. so dachte man deshalb, weil das von Hegel erarbeitete und von seinen Schülern ins Extrem weiter entwickelte philosophische #Denken wirklich abgerundeter, vielseitiger und tiefer war als das Denken Voltaires und Rousseaus, die bekanntlich einen sehr direkten und längst nicht immer nützlichen Einfluss auf die Entwicklung und vor allem den Ausgang der ersten französischen Revolution hatten. So besteht z.B. kein Zweifel, dass Staatsmänner vom Schlage eines Mirabeau Bewunderer Voltaires waren, der instinktiv die Volksmassen, die dumme Menge, verachtete, und dass der fanatische Anhänger Jean Jaques Rousseaus, Maximilien Robespierre, der Erneuerer der göttlichen und reaktionär-bürgerlichen Ordnung in #Frankreich war.
      In den dreißiger und vierziger Jahren nahm man an, dass, wenn wieder die Zeit für revolutionäres Handeln anbricht, die Doktoren der Philosophie aus der Schule Hegels die mutigsten Persönlichkeiten der neunziger Jahre weit hinter sich zurücklassen und die Welt durch ihren streng logischen, unerbittlichen Revolutionsgeist in Erstaunen versetzen werden. Zu diesem Thema schrieb der Dichter #Heine viele schöne Worte, so sagte er zu den Franzosen: „All Eure Revolutionen sind nichts vor unserer künftigen deutschen Revolution. Wir, die wir den Mut hatten, systematisch, wissenschaftlich die ganze göttliche Welt zu vernichten, wir werden auch auch nicht vor irgendwelchen Götzenbildern auf der Erde zurückschrecken, noch ruhen, ehe wir nicht auf den Trümmern von Privilegien und Macht vollkommene #Gleichheit und #Freiheit für die ganze Welt erobert haben“. Mit fast den gleichen Worten verhieß Heine den Franzosen die zukünftigen Wunder einer deutschen Revolution. Und viele glaubten ihm. Aber o weh! 1848 und 1849 konnte man genügend Erfahrungen sammeln, die diesen Glauben zunichte machten. Es war nicht nur so, dass die deutschen Revolutionäre keineswegs die Helden der ersten französischen Revolution übertrafen, sie konnten sich noch nicht einmal mit den französischen Revolutionären der dreißiger Jahre messen.
      Was ist wohl die Ursache für dieses bedauernswerte Ungenügen? Es erklärt sich natürlich vor allem aus dem besonderen geschichtlichen Charakter der Deutschen, der sie sehr viel eher zum treu-ergebenen Gehorsam bestimmt, als zur #Rebellion, erklärt sich aber auch aus der abstrakten Methode, mit der man die Revolution anging. Entsprechend also dieser Natur, ging man nicht vom Leben zum Denken, sondern vom Denken zum Leben. Wer aber vom abstrakten Denken ausgeht, der wird niemals das Leben einholen, denn von der #Metaphysik zum Leben führt kein Weg. Sie sind durch einen Abgrund getrennt. Und diesen Abgrund zu überwinden, muss man einen Salto mortale vollführen, oder das, was Hegel selbst einen qualitativen Sprung aus der Welt der Logik in die Welt der #Natur, der lebendigen Wirklichkeit nennt, und das ist bisher noch niemandem gelungen und wird wohl auch niemals gelingen. Wer mit Abstraktionen operiert, der wird in ihnen zugrunde gehen.

      Michail #Bakunin (30.5.1814 – 1.7.1976), „Staatlichkeit und #Anarchie“, 1873

      #Hegel #idéalisme_allemand

  • weil Friedrich #Engels bekanntlich am 28. November 1820 geboren wur...
    https://diasp.eu/p/10052120

    weil Friedrich #Engels bekanntlich am 28. November 1820 geboren wurde -

    Kein philosophischer Satz hat so sehr den Dank beschränkter Regierungen und den Zorn ebenso beschränkter Liberalen auf sich geladen wie der berühmte Satz Hegels: »Alles was wirklich ist, ist vernünftig, und alles was vernünftig ist, ist wirklich.« Das war doch handgreiflich die Heiligsprechung alles Bestehenden, die philosophische Einsegnung des #Despotismus, des Polizeistaats, der Kabinettsjustiz, der #Zensur. Und so nahm es Friedrich Wilhelm III., so seine Untertanen. Bei #Hegel aber ist keineswegs alles, was besteht, ohne weiteres auch wirklich. Das Attribut der #Wirklichkeit kommt bei ihm nur demjenigen zu, was zugleich notwendig ist; »die Wirklichkeit erweist sich in ihrer Entfaltung als die Notwendigkeit«; eine (...)

  • Considérations sur les temps qui courent (IIIa)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Considerations-sur-les-temps-qui-courent-IIIa

    Le mouvement de la pensée, qui part de l’idée pour arriver à sa réalisation, est toujours le même, depuis la nuit des temps, depuis que la femme et l’homme sont des êtres humains.

    Qu’est-ce que la pensée ? Concevoir la pensée sous un angle pratique et voir par exemple dans la société la réalisation de la pensée est le point de vue qui est le mien. La pensée n’est pas une faculté donnée par je ne sais qui, la nature ? Dieu ? À mon sens, elle est une donnée de l’expérience : c’est bien parce que nous sommes des êtres sociables que nous pensons. Ce point de vue théorique, cet axiome de principe est inspiré de Hegel avec une légère différence qui n’en est pas vraiment une. Pour Hegel, la pensée est celle de Dieu et elle nous vient de lui, c’est la pensée générique, générant l’être (humain). Nous pouvons bien garder cette notion d’un Dieu transcendant maître de l’activité générique, ce serait la pensée sous sa forme aliénée ; ou bien ne pas la garder et dire que l’activité générique, la vie sociale se suffit à elle-même, qu’elle génère l’être humain, celui qui pense, parce qu’elle est la pensée réalisée. Elle peut bien être la pensée réalisée sous une forme aliénée, c’est ce qui se produit quand une séparation se fait jour à l’intérieur de la société (ou, si l’on veut, de la pensée), c’est bien ce qui se passe avec les sociétés complexes et la formation de l’État ; comme elle peut être une pensée réalisée sous une forme non aliénée, ce qui a lieu avec les sociétés originelles (ou simples) et que n’apparaît pas une séparation dans la société (ou, si l’on veut, dans la pensée) entre une classe dominante qui s’est approprié le privilège de la pensée sous l’angle de son universalité et le reste de la population. (...)

    #Hegel #société #État #don #échange #alliance #Nouvelle-Guinée #Maurice_Godelier #potlatch #monnaie #Malinowski

  • Notes anthropologiques (LII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-LII

    Traité sur l’apparence (VII)
    Notes sur l’irréalité

    Notre époque se caractérise par un fait remarquable qui n’a pas encore attiré toute notre attention : la marchandise se dématérialise de plus en plus, elle perd de la lourdeur, qui était la sienne jusqu’à présent ; elle devient éthérée, ce qui est le propre de l’apparence. La marchandise qui nous attire et fascine désormais est la marchandise qui a trait à la communication. Il s’agit de communiquer, de communiquer toujours plus. La teneur de la communication n’a pas d’importance, elle peut consister dans la photo attendrissante de chatons sur la couette comme dans l’envoi de quelques lignes de réflexion concernant notre réalité.

    Ce qui compte et ce qui a de l’importance, ce n’est pas l’objet de la communication, c’est la communication elle-même. Le sujet de la communication ne fait pas sens ou il n’a le sens que du prétexte, c’est la communication qui fait sens. Cette communication n’est plus celle de l’échange cérémoniel de dons dans lequel des collectivités se trouvent impliquées et engagées, c’est une communication entre individus grâce à tout un attirail de marchandises perfectionnées la permettant. (...)

    #apparence #irréalité #communication #marchandise #représentation #disparition #Hegel #Marx #idéologie #monothéisme

  • Notes anthropologiques (XLVIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XLVIII

    Traité sur l’apparence (IV)
    Cosmovision et activité marchande

    Dans un livre consacré à la « naissance de la Grèce », les auteurs font état de la découverte de petits objets provenant de Tirynthe et d’autres sites égéens qui se sont révélés être des poids, « réglés par un système proche-oriental ». Voici donc la notion de mesure qui s’infiltre dans les échanges entre les humains au troisième millénaire avant J.-C. « Les poids les plus anciens du monde égéen datent du bronze ancien et indiquent des liens étroits avec l’aire levantine et le Proche-Orient en général. » Et Julien Zurbach de préciser : « Les poids et mesures, éléments fondamentaux de toute société, sont un indice extrêmement fin et précis des relations d’échange… » Considérer que les poids et mesures sont des éléments fondamentaux de toute société et qu’ils sont un indice précis des relations d’échange a de quoi nous surprendre. Une telle vue met à la trappe sans autre forme de procès tous les échanges qui reposent sur le don, et où il n’est question ni de poids ni de mesures. Une telle idée qui consiste à ne prendre en considération que les échanges marchands peut bien paraître saugrenue. Cependant je pourrais me trouver en accord avec les historiens qui s’intéressent par vocation à ce qu’ils nomment civilisation et il est fort possible que ce qu’ils conçoivent comme étant « la » civilisation commence par l’échange marchand. (...)

    #anthropologie #échanges #don #mesures #valeur #civilisation #société #marchandises #obligation #Jean-Paul_Demoule #cauris #État #nature #culture #Hegel #inégalité #Marx

    • @ktche pas la première fois mais dans ce texte Georges Lapierre s’inscrit en faux contre une des bases de Marx qu’utilise la critique de la valeur (c’est répété dans de nombreux textes) comme quoi celle-ci est calculée (par les capitalistes) sur le temps social nécessaire pour la fabriquer (modulo l’état technologique du moment).

      Un exemple dans une note là

      Les économistes, qui sont seulement les thuriféraires des marchands, entrent dans leur jeu pour présenter le monde de l’activité marchande comme un monde objectif pour ainsi dire naturel et qui ne peut en aucune manière être critiqué. Ils se sont cassé la tête pour déterminer objectivement la valeur d’échange d’une marchandise, faire en sorte qu’elle ne soit plus rattachée à la subjectivité des uns et des autres, en l’occurrence à celle des marchands ; Karl Marx, par exemple, la rattache au temps de travail social nécessaire pour produire une marchandise, ce qui ne voulait rien dire du temps de Karl Marx quand le prix d’une paire de godillots changeait d’un pays à l’autre et qui, de nos jours, ne veut toujours rien dire quand le prix d’une même paire de baskets varie, elle aussi, considérablement d’un pays à l’autre alors que cette paire est produite dans le même pays du tiers monde . En fait, c’est seulement le marchand, et lui seul, qui décide de la valeur d’une paire de godillots ou de baskets en fonction de critères qui lui sont propres et dont l’origine remonte aux spéculations boursières.

      Bon j’ai l’impression qu’il y a une confusion entre « comment Marx la définit » et « comment Marx dit que les capitalistes la définissent », mais reste cette critique sur la subjectivité, aussi bien avant que les capitalistes de maintenant, sur la valorisation d’une marchandise.

      Est-ce qu’il y a des textes expliquant les différentes approches ou critiquant cette approche subjective ?
      Sur certains points j’ai l’impression que les explications de Lapierre sont proches de la wertkritik et parfois je vois bien qu’il tient à se distinguer clairement des conceptions de Marx. Et je n’arrive pas à synthétiser clairement les convergences et divergences.

    • De l’extrait que tu cites ci-dessus, je mettrais rapidement en avant deux divergences avec l’approche de la critique de la valeur

      1) L’équivalence entre prix et valeur : le prix est l’expression phénoménale, dans la sphère de la circulation, de la valeur qui est entièrement déterminée dans la sphère de la production. La distinction opérée entre les deux par Marx est celle entre une catégorie substantielle et un phénomène, certes dérivé, mais dont les multiples autres déterminations contradictoires ne permettent pas de poser une équivalence valeur = prix. Cette équivalence est plutôt celle que font les économistes néo-classiques dits marginalistes, parce qu’ils réduisent la notion de survaleur à celle de profit, selon l’approche subjective qu’en a justement le marchand.

      2) L’analyse en terme de marchandise individuelle : si chaque marchandise « porte » les déterminations qui sont celles de la production marchande, il n’est pas possible d’en faire l’analyse à partir d’une simple partie. La production marchande est une totalité dans le sens où elle imprime sa marque (l’abstraction, l’indifférence au contenu) sur chaque marchandise, pas dans le sens où elle serait la somme des marchandises prises séparément. Encore une fois, c’est justement la vision subjective du marchand qui voit le tout comme la somme des parties qui médiatisent son rapport aux autres sujets de la production marchande, et non pas comme une propriété commune qui échappe à son appréhension.

  • Notes anthropologiques (XLII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XLII

    L’État, l’argent et le sacré (première partie)

    Le sacré marque la distance qui sépare l’être de la pensée qui l’engendre — qui l’engendre dans sa dimension sociale, qui l’engendre comme être humain. Le sacré apparaît avec cette distance qui sépare l’être de la pensée générique. Si cette distance est nulle, l’être et toute la réalité se confondent avec le spirituel, tout est sacré ou rien ne l’est en l’absence de la distance qui porterait le spirituel à la conscience, c’est bien ce que reproche Jean de Léry, cordonnier protestant, aux Tupinamba : cette absence d’écart qui leur aurait permis de penser et de concevoir le divin. Le spirituel est directement vécu ; c’est cette situation que découvrent les aventuriers de Villegagnon qui débarquent au XVIe siècle sur les côtes de ce qui sera le Brésil ; dans un premier temps, ils vont noter une absence des dieux, d’une représentation du spirituel, une absence d’effigie puis ils vont se rendre compte que, loin d’être absent, le spirituel se trouve partout.

    Dans l’autre extrême, quand la distance devient absolue, le spirituel n’est plus accessible et il disparaît de la conscience des uns et des autres. Je pense que c’est ce qui se passe aujourd’hui dans notre rapport avec l’argent (...)

    #anthropologie #sacré #argent #État #esprit #échange #don #Guarani #chasse #société #communauté #Hegel #Marx #Mauss #classe_dominante

  • Notes anthropologiques (XXVIII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXVIII

    Mexico 2018
    Deuxième partie
    Le mouvement de la pensée et sa critique (II)

    Finalement Hegel ne connaît qu’un seul monde : seul le monde occidental est valide à ses yeux ; la civilisation chrétienne se trouve à la pointe du progrès, elle est à la pointe du mouvement universel de la pensée : la pensée s’objectivant, devenue visible, étant à elle-même son propre objet, c’est le mouvement universel de l’aliénation de la pensée, l’idée se donnant à voir avant de se réaliser. Karl Marx aussi ne connaît qu’un seul monde, le monde capitaliste : le capital s’engendrant lui-même à travers l’activité marchande pour connaître sa propre limite avec le surgissement et l’existence du prolétariat. Hegel et Marx sont tous deux des philosophes chrétiens dans la mesure même où ils restent tous les deux attachés à une certaine idée de « l’homme en devenir », et, à mon sens, cette idée est chrétienne. Hegel et Marx ne connaissent qu’un seul monde, le monde occidental, chrétien et capitaliste. Nous pouvons toujours supposer que les zapatistes connaissent deux mondes, un monde qui n’est ni occidental, ni chrétien, ni capitaliste — c’est le monde indien originel et préhispanique —, et le monde occidental, chrétien et capitaliste. (...)

    #pensée #civilisation #Hegel #Marx #christianisme #capitalisme #zapatistes #État #Grèce_antique #Wittfogel

  • Notes anthropologiques (XXVII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXVII

    Mexico 2018
    Deuxième partie
    Le mouvement de la pensée et sa critique (I)

    S’intéresser au mouvement de la pensée, à la vie et à la mort des civilisations, c’est renouer avec une tradition et une curiosité philosophique très anciennes. Il y a toujours dans ce qui remue d’une manière intestine les civilisations des moments clés qui conduisent les idéologues à se poser la question du devenir de la société : la Révolution française et bourgeoise pour Hegel et, plus généralement, pour les romantiques allemands ; la domestication industrielle pour Marx et, plus généralement, pour les socialistes et les anarchistes européens. Aujourd’hui, nous avons le sentiment de nous confronter à un aboutissement, qui pourrait aussi bien signifier une fin, accompagnée, cette fin, d’un renouveau, d’une nouvelle naissance, de la naissance dans les profondeurs du réel d’un mouvement autre, se construisant et se développant selon les déterminations qui sont les siennes. Ou alors, autre supposition, que nous avons entrevue dans les notes précédentes et dont les zapatistes apportent témoignage : l’ancrage dans la réalité comme pensée non aliénée, le retour de la pluralité, chaque communauté de pensée portant en elle son propre devenir, se créant et se reproduisant sans cesse. (...)

    #Mexique #Hegel #Marx #christianisme #zapatistes #civilisations #aliénation

  • Notes anthropologiques (XXVI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXVI

    Mexico 2018
    Première partie
    De l’idéologie et de la réalité (II)

    Dans les notes anthropologiques précédentes, j’ai pu noter que la réalité se présentait comme le Léviathan, un monstre qui s’autocréait et s’inventait sans répit à partir de sa propre pensée. À ce sujet, il me semble assez justifié de parler d’autogenèse. Cette autogenèse du réel s’accompagne d’une réflexion de la part de ceux que l’on appelle les intellectuels ou les idéologues sur sa nature, soit pour la justifier, soit pour la critiquer. Cette réflexion est idéologique et elle n’a qu’un lointain rapport avec la réalité elle-même (qu’un lointain rapport avec la pensée proprement dite). L’idéologie accompagne la réalité et a le plus souvent une fonction de propagande, mais elle n’est pas la réalité et il ne faudrait pas confondre idéologie et réalité (idéologie et pensée). Seule la réalité est en mesure de critiquer la réalité. Seul le Léviathan a été en mesure de critiquer le dragon ailé de la société médiévale. Seule la pensée critique la pensée. D’ailleurs je me rends compte que l’idéologie loin de critiquer le monde que nous connaissons, dominé par l’activité marchande et ce qu’elle implique, l’accompagne dans son développement et son progrès. (...)

    #Mexique #réalité #idéologie #histoire #Léviathan #zapatistes #Notre-Dame-des-Landes #Amérique_latine #Hegel #Marx

  • #Hegel féministe ?
    http://www.laviedesidees.fr/Hegel-feministe.html

    En faisant de la différence sexuelle une donnée naturelle, Hegel légitime-t-il la #domination masculine ? Ses thèses sur la lutte pour la reconnaissance constituent au contraire un outil critique précieux pour le #féminisme contemporain, nous dit J.-B. Vuillerod.

    Essais & débats

    / Hegel, féminisme, #Cité_grecque, domination

    #Essais_&_débats

  • Un marxisme de la libération
    http://revueperiode.net/un-marxisme-de-la-liberation

    Marxisme et liberté de Raya Dunayevskaya représente l’une des grandes tentatives accomplies dans la seconde moitié du XX° siècle pour maintenir ouvert l’horizon de l’émancipation contre la sclérose stalinienne du mouvement ouvrier international. Dans cette préface rédigée à l’occasion de la réédition de l’ouvrage aux éditions Syllepse, Frédéric Monferrand revient sur le diagnostic historique ainsi que sur l’interprétation d’ensemble de l’œuvre de Marx proposés par Dunayevskaya. De la théorie du « capitalisme d’État » à la « philosophie de la libération » se dessine une exigence de « révolution en permanence » des mouvements sociaux, qui, à l’heure où la « convergence des luttes » est plus souvent souhaitée que réellement théorisée et réalisée, mérite sans doute d’être (...)

    #Uncategorized #C.L.R._James #hegel #Manuscrits_de_1844

  • #Lénine, lecteur de #hegel
    http://revueperiode.net/lenine-lecteur-de-hegel

    Comment expliquer que face au désastre de 14-18, Lénine se soit retiré pour étudier la Logique de Hegel ? Cette question n’a cessé de travailler le marxisme après-guerre. Pour Stathis Kouvélakis, percer l’énigme des Cahiers philosophiques de Lénine, manuscrit fragmentaire et hétérogène, consiste à penser ce texte comme une rectification de la pensée du mouvement ouvrier européen. Véritable préalable à sa réflexion stratégique qui allait amener à Octobre 1917, le travail de Lénine marque un rejet du positivisme, du mécanisme et du matérialisme vulgaire de la IIe Internationale. Ce retour à Hegel implique une insistance renouvelée sur la dimension pratique de la connaissance, sur la dialectique des bonds et des renversements, ou encore sur l’activité en tant que processus social. Face à l’effondrement de la (...)

    #Uncategorized

  • #Hegel et #Heidegger : connivences, divergences, insuffisances
    http://www.larevuedesressources.org/hegel-et-heidegger-connivences-divergences-insuffisances,2923.

    La chute du mur de Berlin a consacré dans la pierre la fin de la philosophie de l’histoire hégélienne et la consécration de l’historial sans contenu de l’être heideggerien. La question de l’Être a succédé à la philosophie de l’Absolu comme problématique centrale de la plupart des discours de la pensée contemporaine. La rupture avec l’épistémè hégélien n’a pu s’opérer sans s’expliquer avec celui-ci, de sorte que la nouvelle philosophie a du s’adosser à la précédente pour se déployer. On peut se demander s’il (...)

    #Grands_astreignants

    / Hegel, Heidegger, #Néant, #Philosophie_et_Sciences_de_l'homme

  • jungle-world.com - 15/2016 - Dan O’Hara über die Einführung automatisierter Rechtsprechung
    http://jungle-world.com/artikel/2016/15/53822.html

    Die Oxford-Professoren Carl Frey und Michael Osbourne haben 2013 eine Studie veröffentlicht, derzufolge 47 Prozent der Jobs in den kommenden 25 Jahren automatisiert werden. Die bisherigen Studien beziehen sich vor allem auf den US-amerikanischen Raum. Inwiefern lassen sich diese Prozesse auf andere Arbeitsmärkte übertragen?

    Die Oxford-Studie für den US-Markt lässt sich nicht eins zu eins auf Deutschland, Großbritannien, China, Indien oder Brasilien anwenden. Nicht alle Länder sind denselben Bedrohungen durch algorithmische Automatisierung ausgesetzt. Nehmen wir ein praktisches Beispiel: Das britische Justizsystem beruht vor allem auf bürgerlichem Recht, auf Urteilen und Fallbeispielen. Im Gegensatz zum deutschen Rechtssystem ist es nicht wirklich kodifiziertes Recht im Sinne des Gesetzbuchs. Daraus folgt, dass verschiedene Systeme nicht in gleichem Maße anfällig sind. Kodifiziertes Recht ist zwangsläufig anfälliger für algorithmische Automation als bürgerliches Recht.

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    Der Übersetzer des Interviews spricht vom „bürgerlichem Recht“, das „auf Urteilen und Fallbeispielen“ beruhe. Das ist natürlich Quatsch, denn das bürgerliche Recht, der „code civil“ beruht eben nicht auf der Entwicklung der Rechtsnormen aus Fallentscheidungen, sondern auf (mehr oder weniger) klaren Ansagen des Gesetzgebers, der Nationalversammlung.

    O’Hara meint, daß in die Rechtspraxis des civil law leichter automatisiert werden kann als die Rechtspraxis des common law .
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    Ich bin nicht einverstanden mit O’Haras Behauptung, das Richterrecht des common law wäre stärker immun gegen die Einführung einer automatisierten Rechtsprechung als das gesetzbasierte civil law . Ob das gemacht wird, wann und in welcher Form ist zunächst eine Frage der gesellschaftlichen Kräfteverhältnisse. Ob algorithmische Lösungen aus Begriffen des civil law oder des common law entwickelt werden, ist dann eine technische Frage, die im Rahmen des software engineering bearbeitet wird.

    Der Philosoph denkt ein bischen abgehoben. Kommen wir deshalb wieder runter auf die Straße und sprechen über Konkretes.

    Wir kennen automatisierte Abläufe in der Rechtspraxis aus dem Vereinigten Königreich ebenso wie aus Frankreich und Deutschland. Ich meine die Tickets wegen zu schnellen Fahrens und die für Rotlichtverstöße. Solange man sich nicht resolut gegen die Sanktionen wehrt, wird automatisch gemessen, sanktioniert, gemahnt und die Ausführung der Sanktion ebenso automatisch kontrolliert. Alles folgt einem algorithmisch beschriebenen Workflow.

    Uns interessiert hier, wie weit die Automatisierung greift, und unter welchen Voraussetzungen sie durchbrochen wird, also die Beurteilung und Interpretation von Tatsachen, Ereignissen und Gesetzen in Menschenhand liegt.

    Das hängt mehr oder weniger vom Geldbeutels der Betroffenen ab, davon was es kostet, die Angelegenheit vor Gericht zu bringen. In Großbritannien werden zunächst ca. 3200 Euro für den Anwalt fällig, denn vor Gericht darf man nicht selber vortragen, das geht nur über einen sollicitor . In Frankreich ändert sich der Wert kleiner Knöllchens für eine Geschwindigkeitsübertretung um 4 km/h von ca. 100 Euro auf ca. 300 Euro, sowie man Widerspruch einlegt. Das funktioniert wie beim Pokern, wer genug Geld hat und sich gute Chancen ausrechnet, der geht mit. In Deutschland ändert sich durch einen Widerspruch nichts an der Höhe des Bußgelds, aber es kommen Verwaltungs- und Gerichtsgebühren hinzu, wenn man im Verfahren unterliegt.

    Das Beispiel zeigt, wie die Praxis O’Haras Position widerlegt. Ich vermute, daß sogar das genaue Gegenteil seiner These zutrifft.

    Die extrem abstrakte Begründung der „Gleichheit vor dem Gesetz“, welche sich, entwickelt aus Vorstellungen des antiken Pandektenrechts und des Preußischen Landrechts, im heutigen BGB findet, führt dazu, dass wir deutschen Prinzipienreiter Einschränkungen unseres Anspruchs auf rechtliches Gehör wie in der französischen oder britischen Praxis nie akzeptieren würden. Eine Sanktion darf sich nicht dadurch ändern, daß sie infrage gestellt wird.

    Dieser Anspruch auf ungehinderten direkten, persönlichen Zugang zu rechtlichem Gehör auch für „Kleinigkeiten“ unterscheidet unser Rechtssystem wesentlich vom angelsächsischen und französischen. Dort schwächen Vorstellungen von Subsidiarität und Moralität die Position des Einzelnen gegenüber staatlichen Maßnahmen.

    In der Folge sind die Hürden für die Durchsetzung einer algorithmenbasierten Rechtspraxis in Deutschland höher als in den anderen mir bekannten Ländern der Welt.

    Wir wissen, wie stark die Hegel, Eichhorn, Grimm, Beseler, Carmer, Dernburg, Gierke, Savigny, Suarez, Windscheid und Kollegen die Berliner Viertel prägen, alles Juristen und Philosophen, die vom ausgehenden achtzehnten Jahrhundert bis hinein ins Kaiserreich Axiome, Definitionen, Rechtslogik und -bewußtsein für die bürgerliche Gesellschaft entwickelt und kodifiziert haben. Nur wer sie radikal in Frage stellt oder ihre Vorstellungen abschafft, wie es die Nazis mit dem Führerprinzip getan haben, wird die juristische Zunft auf angelsächsisches Niveau reduzieren und durch Algorithmn ersetzen können.

    Hier schließt sich der Kreis vom common law als Rechtstradition des britischen Imperialismus über die protofaschistischen Ideen der Ayn Rand zu ihren Jüngern, den Helden von Silicon Valley.

    Manchmal ist Deutschsein verhältnismäßig O.K. oder ?

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    Georg Wilhelm Friedrich Hegel
    https://de.wikipedia.org/wiki/Georg_Wilhelm_Friedrich_Hegel
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Hegelplatz-10117-Berlin

    Friedrich Eichhorn
    https://de.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Eichhorn
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Eichhornstrasse-10785-Berlin
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Eichhornstrasse-12621-Berlin

    Brüder Grimm
    https://de.wikipedia.org/wiki/Br%C3%BCder_Grimm
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Grimmstrasse-10967-Berlin
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Grimmstrasse-12305-Berlin

    Hans Hartwig von Beseler
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Beselerstrasse-12249-Berlin

    Er war der Sohn des Juristen und Führers des rechten Zentrums in der Frankfurter Nationalversammlung Georg Beseler. Sein Bruder Max Beseler war von 1905 bis 1917 preußischer Justizminister.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Georg_Beseler
    https://de.wikipedia.org/wiki/Max_von_Beseler

    Johann Heinrich von Carmer
    https://de.wikipedia.org/wiki/Johann_Heinrich_von_Carmer
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Carmerstrasse-10623-Berlin

    Heinrich Dernburg
    https://de.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Dernburg
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Dernburgstrasse-14057-Berlin

    Anna von Gierke
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Gierkezeile-10585-Berlin
    https://de.wikipedia.org/wiki/Anna_von_Gierke

    Sie war die Tochter des Rechtslehrers Otto von Gierke, der 1911 geadelt wurde und 1921 in Charlottenburg verstarb.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_von_Gierke

    Friedrich Carl von Savigny
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Savignyplatz-10623-Berlin
    https://de.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Carl_von_Savigny

    Carl Gottlieb Svarez
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Suarezstrasse-14057-Berlin
    https://de.wikipedia.org/wiki/Carl_Gottlieb_Svarez

    Bernhard Windscheid
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Windscheidstrasse-10627-Berlin
    https://de.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Windscheid

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    Allgemeines Landrecht für die Preußischen Staaten
    https://de.wikipedia.org/wiki/Allgemeines_Landrecht_f%C3%BCr_die_Preu%C3%9Fischen_Staaten

    Pandektenwissenschaft
    https://de.wikipedia.org/wiki/Pandektenwissenschaft

    Bürgerliches Gesetzbuch
    https://de.wikipedia.org/wiki/B%C3%BCrgerliches_Gesetzbuch

    Code civil
    https://de.wikipedia.org/wiki/Code_civil

    Common Law
    https://de.wikipedia.org/wiki/Common_Law

    Civil law / Römisch-germanischer Rechtskreis
    https://de.wikipedia.org/wiki/Rechtskreis#R.C3.B6misch-germanischer_Rechtskreis

    Challenging a Speeding Finehttp://www.nopenaltypoints.co.uk/challenging-speeding-fine.html

    Only 1% of motorists actually challenge their speeding tickets. The £2,500 cost to hire a solicitor to challenge a speeding fine may be one of the reasons why people do not usually challenge the tickets.

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    #disruption #Recht #Justiz #Hegelplatz #Eichhornstraße #Grimmstraße #Beselerstraße #Carmerstraße #Dernburgstraße #Gierkezeile #Savignyplatz, #Suarezstraße #Windscheidstraße

  • Online verfügbare Werke Friedrichs des Großen
    http://friedrich.uni-trier.de/de/static/biblio/bibliographie

    z.B. Der Anti-Machiavel oder Versuch einer Kritik über Nic. Machiavels Regierungskunst eines Fürsten
    http://ds.ub.uni-bielefeld.de/viewer/image/Haupt_001/1/LOG_0000

    Kann man für eine historische Stadtführung verwenden, denn der Text belegt das hohe Niveau der intellektuellen Auseinandersetzung Friedrichs mit den Ideen und Denkern seiner Zeit. Sind seine Überlegungen noch aktuell? In der Praxis wohl kaum, für die Beschäftigung mit den Grundlagen des heutigen Staats- und Rechtswesens durchaus. Entwicklung der Ideen zum preußischen Staats durch Hegel ( _#Hegelplatz_ ), aufgenommen und kritisiert durch Karl Marx ( _Eingang #Humboldt-Universität_ )

    #Geschichte #Literatur #Preußen #Friedrich_II #Hegel

  • http://www.regards.fr/web/article/emancipation-et-pensee-du-complexe

    La dialectique, vous connaissez ? Vous savez, ce vieux truc tiré de la philosophie d’#Hegel et remis à jour par Karl #Marx censé nous aider à comprendre le monde. Ringard ! Balayé par les certitudes des néolibéraux et de la seule politique possible, le fameux #TINA [1].

    Oui, mais voilà que depuis plus de quarante ans, de nombreuses disciplines scientifiques sont révolutionnées par des concepts qui rompent avec la logique déterministe qui caractérisait le #cartésianisme et les sciences dites exactes. Chaos, fractales, intelligence artificielle, structures dissipatives, systèmes dynamiques non linéaires, bifurcation, boucles de rétroaction, systémique, théorie des catastrophes, théorie des niveaux sont les nouveaux outils des scientifiques qui leur permettent désormais d’appréhender le monde non pas tel qu’il se doit d’être, mais tel qu’il est.

    La #révolution_du_complexe
    Ancienne élève de l’École normale supérieure, Janine #Guespin-Michel nous propose avec Émancipation et pensée du complexe un parcours audacieux, tout en étant très compréhensible, dans l’univers des nouveaux concepts scientifiques. Chaque système doit être appréhendé avec un grand nombre d’éléments, lesquels ont de nombreuses interactions entre eux, le tout inséré dans un environnement qui n’est pas lui-même sans incidence sur celui-ci. L’usage intensif de l’ordinateur n’est pas pour rien dans cette révolution que l’auteure a choisi d’appeler la révolution du complexe.

    « La #pensée_du_complexe à elle seule ne permettra pas d’accélérer la transformation sociale. La pensée du complexe étant une forme, une méthode de pensée, ce n’est ni une doctrine, ni une conception du monde, et elle peut servir, elle a servi, à soutenir de multiples positions politiques. Si son déni favorise l’idéologie dominante, son utilisation ne peut en aucun cas tenir à elle seule lieu d’objectif politique », rappelle fort justement l’auteure. En effet, cette pensée du complexe ne s’affranchit nullement du débat sur la contextualisation de la recherche qui, si elle se doit d’être impartiale, n’en est pas neutre pour autant. Au service de quels intérêts une recherche doit-elle être menée ?

    Voilà qui nous relie à l’interférence entre recherche et #démocratie. Après avoir pointé, au sein des sciences complexes, les impasses de l’auto-organisation – impuissante à elle seule pour penser la transformation – et de l’incertitude – qui favorise un pragmatisme qui mène tout droit au refus de tout changement –, elle pointe les effets pervers du dualisme qui oppose, sans aucun espoir de transcendance, deux contraires.

    Penser la #transformation_sociale
    L’auteure avance que « face à un phénomène politique donné, la pensée dominante analytique et linéaire nous pousse à l’isoler, puis à le découper en parties qu’on analysera séparément en les confrontant deux à deux. La pensée du complexe nous conduit au contraire à l’envisager comme constituant d’un – voire de plusieurs – système(s) et à rechercher les interactions entre les parties. » Voilà qui met à bas toute pensée réductionniste et linéaire en politique.

    L’auteure prend, entre autres, comme illustration l’approche politicienne des guerres américaines en Irak destinées à éradiquer le "mal". Une approche raisonnable et plus "scientifique" nous aurait au contraire laissé entrevoir les boucles de rétroaction qui ont succédé aux interventions armées. Mais l’impérialisme le souhaitait-t-il ? De même, ne sommes-nous pas, à gauche, souvent tributaires de cette pensée linéaire qui, au final, favorise l’idéologie dominante ? Voilà en quoi la dialectique serait, selon Janine Guespin-Michel, un indispensable complément de ce renouveau du complexe : « La pensée du complexe ne sait pas dépasser une contradiction antagonique. Elle est donc insuffisante pour penser le dépassement du capitalisme. Pour la pensée dialectique, ce qui aide à comprendre une situation dynamique, ce sont les contradictions, qu’elles soient antagoniques ou non. »

    Voilà un ouvrage stimulant qui nous amène à nous interroger sur nos pratiques, notre façon de penser la transformation sociale qui ne peut plus se concevoir d’une façon déterministe, mais doit prendre en compte les interactions multiples des classes et groupes sociaux ainsi que de leurs relations à l’environnement. Un appel vivant à un renouveau de la pensée dialectique.

  • La pensée critique face à l’hydre capitaliste
    ou la misère de la philosophie

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/La-pensee-critique-face-a-l-hydre-1234

    J’aurais pu tout aussi bien écrire « La pensée critique face à l’hydre capitaliste ou la misère en milieu intellectuel ». Toutes ces références à une pensée critique qui aura profondément marqué le XIXe et le XXe siècle de Marx aux situationnistes se résumerait à : « La pensée critique face à l’hydre capitaliste ou la misère du marxisme ». Je voudrais m’interroger ici sur la prétention des intellectuels marxistes et chrétiens, non à penser, la pensée étant pour le meilleur ou pour le pire notre lot commun, mais à s’arroger, à s’approprier, la pensée. Cette usurpation n’est pas si innocente que l’on veut bien le dire, elle est un réflexe du monde dominant et ce qui se voulait une critique devient une réaction de défense de la classe au pouvoir. Comme bien des religions, la religion juive, la religion chrétienne ou musulmane sont des religions de la « terre promise » : toute insatisfaction en ce monde, tout malheur, trouvera sa résolution dans un futur indéterminé. L’Histoire hante ces religions, le monde ne court pas à sa perte, il cherche seulement à s’unir à Dieu, à se fondre dans l’universel, à résoudre la contradiction qu’il porte en lui. C’est le mouvement qui emporte le monde, le mouvement de l’Un, le mouvement de l’universel. (...)

    #philosophie #critique #zapatistes #peuples-amérindiens

  • Un peu de Hegel : Abbildung der spekulativen Methode im Dreieck
    http://hegel-system.de/de/v0methode-dreieck.htm

    ’Das, um was es hier zu tun ist, ist die Wissenschaft,
    und in der Wissenschaft ist der Inhalt wesentlich an die Form gebunden.’ [RP]

    ’Es kann nur eine Methode in aller Wissenschaft sein’, [VR]
    ’und irgend etwas ist nur begriffen und in seiner Wahrheit gewußt,
    als es der Methode vollkommen unterworfen ist;
    sie ist die eigene Methode jeder Sache selbst, weil ihre Tätigkeit der Begriff ist.’ [L]

    ’Nach den Momenten des Begriffs
    wird daher die Darstellung und Entwicklung in drei Teilen geschehen.

    Wir werden den Begriff betrachten zuerst im allgemeinen [A],
    dann in seiner Besonderheit [B] als sich teilenden und unterscheidenden Begriff, welches die Seite des Urteils, der Beschränktheit, der Differenz und der Endlichkeit ist, und drittens den Begriff, der sich mit sich zusammenschließt, den Schluß oder die Rückkehr des Begriffs aus seiner Bestimmtheit [Einzelheit, E].’ [VR]

    #Hegel #dialectique #philosophie #auf_deutsch