• Le gouvernement grec s’apprête à expulser 10 000 réfugiés des appartements et autres structures d’accueil où ils sont logés.

    –-> source en grec : https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244153_shedio-exosis-10000-prosfygon

    Traduction reçue par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 21.05.2020 :

    Comment les réfugiés expulsés du #squat occupé de la rue Thémistokleous (centre-ville d’#Athènes) se sont retrouvés dans la rue, toujours dans le quartier d’#Exarchia, mais cette fois comme #SDF ?

    Des sources policières pointe le ministère de l’Immigration et de l’Asile comme responsable de fait que sept familles de réfugiés reconnus comme tels, n’ont pas été transférés vers des structures d’hébergement appropriées, mais se sont retrouvées jetées dans la rue, étant obligés de passer la soirée du lundi sur la place d’Exarcheia.

    Il s’agit d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des bébés et de très jeunes enfants, dont un avec un grave problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. On craint même que l’incident ne soit en fait une sorte de répétition générale, le prélude à échelle réduite de ce qui va suivre bientôt et notamment dans deux semaines. Notis Mitarakis, ministre de la politique migratoire, a décidé d’expulser fin mai plus de 10 000 réfugiés des logements et des appartements de la Grèce continentale, ce qui fait craindre le pire : nous allons revoir très probablement les places et les parcs d’Athènes et d’autres grandes villes de nouveau se remplir de réfugiés désespérés sans abri.

    Commençons par le commencement. Jusqu’à lundi matin, les sept familles vivaient dans le squat pour réfugiés du 58 Thémistokleous à Exarchia. La police en tenue anti-émeute a pris d’assaut lundi matin l’immeuble, en forçant les portes des chambres ils ont menacé les réfugiés en pointant leur arme contre leur tête. Ceux-ci n’ont eu que dix minutes pour faire leurs valises et ont été emmenés à #Petrou_Ralli (La section ‘étrangers’ de la Préfecture d’Athènes) pour vérification d’identité. Douze d’entre eux n’avaient pas de papiers et sont actuellement détenus en vue d’une expulsion, par ailleurs fort improbable, du pays.

    Décision prise

    Les sept familles des réfugiés reconnus comme tels avaient des papiers en règle et ont été "libérées", selon des sources policières. La vérité est, bien sûr, qu’elles ont été « laisséss sans abri ». À la question de "Ef.Syn." pour quelles raisons ce qui se faisait dans le passé à savoir le relogement des réfugiés expulsés d’un squat à une structure d’accueil, n’a pas été fait dans ce cas, où les familles n’avaient nulle part où se loger ni les moyens de subvenir à leurs besoins, les sources policières ont répondu que cela "était une question de politique d’immigration" et ont pointé le Ministère comme responsable.

    Les familles sont revenues à Exarchia, le quartier qu’elles connaissaient un peu. Elles ont été repérées tard lundi soir par des passants assis sur la place, à côté des valises avec leurs affaires, affamées et désespérées. Un réseau de solidarité a été rapidement mis en place et des solutions d’hébergement temporaire ont été trouvées chez des familles athéniennes et sur le terrain de jeu d’un autre immeuble occupé, toujours à Exarchia.

    Mais une question urgente s’impose : quelle est cette politique qui, après avoir jeté dans la rue les personnes dans le besoin, les abandonne à leur sort à la recherche des places et des parcs pour y passer la nuit ? Est-ce une politique juste ? Est-ce une politique conforme à la législation ? Et surtout, quels résultats crée-t-elle ?

    Ces questions nous concernent tous, et non seulement les réfugiés laissés sans toit. Fin mai, la menace de l’’expulsion de structures et d’appartements plane au-dessus de la tête de plus de 10 000 réfugiés, reconnus comme tels un mois auparavant, car, selon une décision récente du Ministère, les réfugiés après la fin de la procédure d’asile ne peuvent continuer à vivre à des structures et des appartements alloués à eux que pendant un mois, au lieu de six auparavant. Cette décision a été prise par le Ministère il y a quelques mois, mais a été reportée à fin mai en raison de la pandémie.

    Selon les ONG, l’expulsion locative concerne 300 réfugiés d’#Eleonas (un camp en #Attique), 2 200 d’autres camps, 600 des hôtels et 7 400 des appartements du programme #ESTIA et d’autres programmes d’hébergement comme #HELIOS. Étant donné que l’aide financière –les allocations aux réfugiés- devrait également être coupée, étant donné aussi que les programmes de préparation à l’accès au marché du travail, à l’inclusion sociale et à l’inscription aux programmes de protection sociale n’ont pas été mis en application, le résultat de telles expulsions devrait être vraiment désastreux. Et non seulement pour les réfugiés eux-mêmes. La mise en œuvre de cette décision d’expulsion va faire réapparaître en plein centre-ville les images de la période d’avant la création des structures d’hébergement, pendant laquelle les réfugiés laissés sans abri étaient obligés de dormir sur les places publiques et les parcs.

    Frénésie xénophobe

    Bien entendu, personne ne s’attendrait à ce qu’un gouvernement qui s’enorgueillit de la généralisation des opérations de détention, de dissuasion et de refoulement et qui dégrade le processus d’asile puisse se soucier du sort des réfugiés. Cependant, on s’attendrait à ce que sa frénésie xénophobe ne la conduise pas à un point tel qu’elle mette en danger la cohésion sociale, l’image et la paix civile des villes. Parce qu’on n’arrive pas à croire que ce gouvernement mettrait en œuvre une stratégie de tensions et viserait précisément à créer des tensions sociales en alimentant le sentiment d’insécurité afin de les exploiter politiquement.

    Peu importe à quel point M. Mitarakis essaie de présenter sa décision comme preuve d’une politique audacieuse, en réalité c’est tout le contraire. C’est un mouvement de panique face à l’impasse dans laquelle il est arrivé. D’une part, s’impose en toute urgence la nécessité des décongestionner des îles où se situe sa circonscription. D’autre part, la mansuétude du gouvernement face à des groupes xénophobes d’extrême-droite les laisse faire et notamment leur donne libre cours à empêcher par des actions violentes la création de nouvelles places d’hospitalité dans la Grèce continentale. Le ministre choisit donc de libérer des places vacantes à tout prix. Il semble que M. Mitarakis ait décidé de tout sacrifier pour assurer sa réélection dans sa circonscription à Chios.

    Mobilisation solidaire

    Face à cette politique désastreuse, la municipalité d’Athènes, les collectifs et organisations antiracistes actifs en faveur des réfugiés se mobilisent. Lundi, lors d’une réunion entre KEERFA (Mouvement Unissons contre le Racisme et la Menace Fasciste) et Melina Daskalaki, présidente du Conseil municipal pour l’intégration des immigrants et des réfugiés. Mme Daskalaki a informé les organisations que la municipalité discutait avec les organismes impliqués dans les programmes de logement ESTIA et HELIOS et notamment UNHCR et IOM. Elle a également déclaré qu’elle transmettrait au maire la demande de KEERFA d’utiliser les immeubles vides de la municipalité et les bâtiments repris par l’Etat à cause d’impayés d’impôts.

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #expulsions #logement #hébergement #camps_de_réfugiés #hôtels

    • On refugees to be soon evicted from offered housing

      In an interview to Sto Kokkino, young Afghan boy Soai, whose 7-member family will be asked to leave their offered accommodation on May 31, spoke in perfect Greek – as a result of his school attendance - about their ordeal as nobody is willing to rent them a house as his father cannot work due to a health problem, also inherited to one of Soai’s siblings. Also present in the interview, Vasiliki Katrivanou, coordinator of social policy at the Greek Council for Refugees, raised the alarm over a lack of planning and alternative solutions adding that this decision will affect some 8,000 refugees.

      In an op-ed at Efimerida ton Syntakton, Katrivanou noted that 8,000 recognized refugees will be on the streets by end of May, explaining that the number of affected refugees could reach 16,000 by the end of June. She stressed that things will be tragic for them without any support, knowledge of Greek, integration policies, access to public services, health system, and UNHCR’s cash assistance that helped them for six months to find a house and work, while noting that Helios, the only available program that could be of some help to some 5,000 to learn Greek and be assisted in finding a job and a house, has encountered many challenges with less than 2,000 refugees being able to use its services since June 2019. She stressed the climate of violence, xenophobia, and racism that could be raised in such a situation. Islands should be decongested, she claimed, but at what cost, adding that this should not be achieved by letting refugees on the streets. At the same time, EU funding could be used for integration programs rather than the construction of closed centers.

      Avgi argued that the said eviction was postponed by two months’ time due to coronavirus with the Migration Minister having announced back in March that 10,000 recognized refugees will be affected, but no progress has been made since as concerns integration issues faced by refugees. Many issues arise (such as where these people will go amidst the coronavirus pandemic, how will they manage to rent a house which depends on the bank, on AFM, on bureaucratic obstacles, when will they have access to welfare as part of their integration, what will happen with refugees suffering from incurable illnesses or disabilities), for which solutions must be found in just a week when exits will start. The ministry’s plan to have exits of recognized refugees each month to help with the decongestion of the islands will lead to thousands of homeless recognized refugees filling the mainland. It is noted that in order to avoid that, municipalities and organizations are asking for a transitional plan. Speaking to Avgi, Nikoletta Kyrana, ESTIA program coordinator in ARSIS NGO on the islands, stressed that Helios integration program has not succeeded in solving integration issues, such as issuing AFM to recognized refugees in order to be able to find a house and a legal job. UNHCR running ESTIA program with the assistance of NGOs reportedly estimates that in the first phase, this month, exits will affect 7,500 recognized refugees, stressing that it is not clear yet which vulnerable cases will be exempted, an issue that is still under discussion between organizations and the Ministry.

      According to sources, Avgi noted that a meeting is expected between UNHCR and the Labor Ministry to solve some bureaucracy issues relating to access of recognized refugees to benefits that are foreseen by law and could help refugees with serious disabilities to make ends meet. Kyrana noted that there is no extension provided any more for families with children at school until the end of the school year, with 45% of refugees staying in apartments managed by ARSIS being children going to school. According to UNHCR sources, exits will affect disproportionately some municipalities, for example in Tripoli the 40% of hosted refugees. The situation will also be difficult in Attica, as 300 need to leave Elaionas until Sunday. In Athens, 139 refugees will need to leave from apartments managed by ARSIS.

      stokokkino.gr: https://www.stokokkino.gr/article/3383/B.-Katribanoy:-H-kybernhsh-tha-petaksei-ston-dromo-8.000-prosfyges.html, Avgi, Efimerida ton Syntakton, 25 May: https://www.efsyn.gr/stiles/apopseis/244936_ston-dromo-hiliades-anagnorismenoi-prosfyges)

      Migration Minister meets with Athens Mayor Bakoyannis in view of exit of thousands of refugees

      Migration and Asylum Minister Notis Mitarakis met on Tuesday (26/6) with Athens Mayor Kostas Bakoyannis. According to Mitaraki’s post on the social media, the meeting focused on ways to limit the repercussions of the migration crisis in Athens as well as issues related with asylum seekers hosting issues and integration of those granted asylum. The related press release notes that they met to discuss “ways to mitigate the impact of the migration crisis in the capital, as well as issues around accommodation of asylum-seekers and integration of those who have received international protection.”

      As Efimerida ton Syntakton reports the meeting was held in light of the programmed exit in the coming week of 300 recognized refugees from Elaionas site and some 2,500 from ESTIA apartments in the capital, and of 10,000 in total in the mainland. The daily comments on the vagueness of the press release, adding that no more information on what was discussed has been made public. According to the daily, following the latest evacuation of a squat in Exarchia that left seven refugee families in the streets, Elaionas site offered in the aftermath to provide them with accommodation.

      (amna.gr, amna.gr/en, ekathimerini.com, efsyn.gr, gr.euronews.com, newsbeast.gr, mitarakis.gr, 26 May:
      https://www.amna.gr/ota/article/460719/Sunantisi-tou-NMitaraki--me-ton-K-Mpakogianni
      https://www.amna.gr/en/article/460678/Migration-Min-Mitarachi-meets-with-Athens-mayor-Bakoyannis
      https://www.ekathimerini.com/253057/article/ekathimerini/news/mitarakis-bakoyannis-discuss-migration
      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/245130_synantisi-mitaraki-mpakogianni-enopsei-tis-exosis-hiliadon-prosfygon
      https://gr.euronews.com/2020/05/26/synanthsi-mitaraki-mekosta-mpakogianni
      https://www.newsbeast.gr/politiki/arthro/6321539/tet-a-tet-mitaraki-mpakogianni-gia-ton-periorismo-ton-synepeion-tis-metana
      https://www.mitarakis.gr/gov/migration/6145-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%AC%CE%BD%CF%84%CE%B7%CF%83%CE%B7-%CF%85%CF%80%C

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 27.05.2020

  • #Incendies dans les #camps_de_réfugiés (ou autres lieux d’hébergement de demandeurs d’asile et réfugiés) en #Grèce. Tentative de #métaliste, non exhaustive...

    Les incendies sont rassemblés ici en ordre chronologique, mais attention à faire la distinction entre ceux qui ont lieu :
    – par accident
    – comme geste de #protestation de la part des réfugiés entassés dans ces camps surpeuplés et insalubres
    – par main de l’#extrême_droite

    #réfugiés #asile #migrations #feu #incendie #anti-réfugiés #racisme #xénophobie #révolte #résistance
    ping @isskein

  • #Grèce : le 31 mai 4000 réfugiés vont être expulsés de logements d’#Estia et #Helios

    #Grèce : Des milliers de réfugiés bénéficiaires de programmes d’#hébergement vont être expulsés de leur logements fin mai.

    "Que les #expulsions de réfugiés des appartements où ils vivent maintenant soient bloquées maintenant. Le gouvernement grec et l’UE doivent prendre une position claire immédiatement et ne pas épuiser leur rigueur sur le maillon le plus faible ". La coordinatrice du programme d’hébergement #ESTIA de l’ONG pour le soutien social à la jeunesse "#ARSIS " Nikoleta Kyrana, s’est entretenu avec la journaliste Julie Tsiga sur la radio sto Kokkino, où elle a dénoncé les "messages schizophréniques que le gouvernement renvoie aux réfugiés".

    Le 31 mai, les familles de réfugiés devront quitter les #appartements où elles vivent, a déclaré Mme Kyrana, expliquant qu’il y a au total 3 500 à 4 000 personnes, qui bénéficient actuellement du #programme_Helios, un programme d’#intégration et d’hébergement de l’#Organisation_Internationale_pour_les_Migrations (#IOM) et du #programme_ESTIA, parmi lesquels plusieurs enfants dont beaucoup vont également à l’école. Le représentant de l’ONG "ARSIS" s’est demandé où iraient ces personnes.

    Ils sont tous des #réfugiés reconnus, a-t-elle souligné, et le gouvernement essaie de justifier toute cette campagne sur un discours anti-réfugiés, faisant tout son possible pour leur rendre la vie un enfer. Si le gouvernement n’en veut pas, il faudrait qu’il n’accepte pas non plus la convention qui permet de les maintenir ici. Le gouvernement et l’UE doivent prendre immédiatement une position claire, a souligné Mme Kyrana.

    Tout cela se passe sous silence par les médias, probablement parce que cette question ne rentre pas dans le cadre du soi-disant « success story » du gouvernement, a-t-elle dit.

    Source en grec https://www.stokokkino.gr/article/3149/ARSIS:-H-ellhnikh-koinwnia-de-mporei-na-anteksei-alles-Manw

    Reçu par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 04.05.2020
    #ESTIA #asile #migrations #OIM

  • #Grèce : On se tourne vers les réfugiés pour faire face à la #crise_agricole

    Στροφή στους πρόσφυγες για την κρίση στη γεωργία

    Η πρώτη πράξη ένταξης στον παραγωγικό ιστό χιλιάδων προσφύγων που βρίσκονται στη χώρα μας πρόκειται να επιβεβαιωθεί σήμερα στη Βέροια σε μεγάλη σύσκεψη, στη διάρκεια της οποίας θα καθοριστούν οι λεπτομέρειες με τις οποίες οι πρόσφυγες θα πάρουν μέρος στη συλλογή φρούτων κυρίως στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας.

    Με δεδομένο ότι η πανδημία έχει καθυστερήσει όλες τις άλλες λύσεις, δηλαδή τη μεταφορά εργατών γης κυρίως από την Αλβανία, οι πρόσφυγες που διαμένουν σε διάφορες δομές της Κεντρικής Μακεδονίας -και όχι μόνο- φαντάζουν αυτή την ώρα η μοναδική λύση καθώς στα χωράφια έχουν ξεκινήσει ήδη τα αραιώματα, ενώ ανελαστικές είναι οι ημερομηνίες εκκίνησης στη συλλογή των πρώιμων ποικιλιών. Ανελαστικός και ο αριθμός των εργατών που χρειάζονται και υπολογίζονται σε 7.000 άτομα.

    Οι άνθρωποι αυτοί είναι απαραίτητοι για να συλλεχθούν οι καρποί των φρούτων σε 193 χιλιάδες στρέμματα με συμπύρηνα ροδάκινα, 210 χιλιάδες στρέμματα με επιτραπέζια ροδάκινα και νεκταρίνια, 100 χιλιάδες στρέμματα με κεράσια και σε μερικές δεκάδες χιλιάδες στρέμματα με βερίκοκα και δαμάσκηνα.

    Ο μεγάλος όγκος της παραγωγής είναι φυσικά στους νομούς Πέλλας και Ημαθίας, χωρίς να παραγνωρίζεται η παραγωγή σε Πιερία και Λάρισα, ενώ στην Πιερία εργάτες γης θα χρειαστούν λίαν συντόμως και για τη σπορά του καπνού.

    « Αν τυχόν κάτι πάει στραβά, τότε », όπως λέει στην « Εφ.Συν. » ο πρόεδρος τις Διεπαγγελματικής Οργάνωσης Πυρηνοκάρπων και Αχλαδιών, Χρήστος Γιαννακάκης, « θα έχουμε μεγάλο πρόβλημα ».

    Σήμερα (Πέμπτη) θα γίνει σύσκεψη στη Βέροια στην οποία θα συμμετάσχουν οι μεγάλοι συνεταιρισμοί, δήμοι και ο Διεθνής Οργανισμός Μετανάστευσης (ΔΟΜ) για να λυθούν διαδικαστικά προβλήματα και καθυστερήσεις που προέκυψαν από την πανδημία.

    « Το σίγουρο είναι πως υπάρχει μεγάλο ενδιαφέρον από τον προσφυγικό κόσμο που βρίσκεται στις δομές της Βέροιας και της Αλεξάνδρειας, ωστόσο, επειδή αυτοί δεν επαρκούν, θα γίνουν κλήσεις για εργάτες στις δομές των Διαβατών, στη Μηλιά Πιερίας, σε δομές της Λάρισας κι αν χρειαστεί, ακόμη και της Αθήνας » μας λέει ο κ. Γιαννακάκης.

    Το σχέδιο αυτό ξεκίνησε από τις 11 Μαρτίου, όταν είχε πραγματοποιηθεί ευρεία σύσκεψη με τη συμμετοχή της Εθνικής Διεπαγγελματικής, του γ.γ. Μεταναστευτικής Πολιτικής, Υποδοχής και Ασύλου Πάτροκλου Γεωργιάδη, στελεχών του ΟΑΕΔ και του ΔΟΜ, αλλά και εκπροσώπων ΜΚΟ που δραστηριοποιούνται στις δομές προσφύγων.

    Τώρα, όπως λέει ο κ. Γιαννακάκης, ήδη υπάρχουν επιπλέον σκέψεις « να γίνει αξιοποίηση κάποιων από τους 12.000 πρόσφυγες που έχουν υποβάλει αίτηση στο πρόγραμμα “Ηλιος” (προβλέπει επιδότηση ενοικίου και αγορά οικοσκευής) ».

    « Σκεφτήκαμε να κάνουμε ό,τι έχουν κάνει και οι Γερμανοί, οι οποίοι μετέφεραν με πτήσεις τσάρτερ 40.000 εργάτες από τη Ρουμανία. Εμείς θα τους φέρουμε βέβαια με λεωφορεία. Τα μέτρα προστασίας μάς προβληματίζουν, διότι όσοι εργάτες έρθουν από την Αλβανία πρέπει πρώτα να κάνουν το τεστ για τον ιό. Εχουμε κάνει ήδη διερευνητικές επαφές με εργαστήρια στη Θεσσαλονίκη τα οποία μας είπαν ότι μπορούν να μας δώσουν αποτελέσματα μέσα σε 8 ώρες ».

    Με δεδομένο όμως ότι για το κόστος του τεστ η μικρότερη προσφορά που έχει δημοσιοποιηθεί μέχρι τώρα είναι γύρω στα 75 ευρώ έκαστο και με δεδομένο επίσης ότι το κόστος θα το επωμιστούν οι αγρότες, εύκολα γίνεται αντιληπτό ότι πρόκειται για ένα πολύ μεγάλο έξοδο.

    Φαίνεται επίσης ότι μέχρι στιγμής οι ντόπιοι δεν δείχνουν ενδιαφέρον για την εργασία αυτή, αφού στην εκδήλωση ενδιαφέροντος που οργάνωσε ο Δήμος Βέροιας ανταποκρίθηκαν μόλις 40 άτομα από την περιοχή. Το μεροκάματο είναι 30 ευρώ (μαζί με το εργόσημο), άρα καθαρά μένουν περί τα 25 ευρώ.

    Οπως σχολιάζει όμως ο Κρίτωνας Τσικλιάς, γεωπόνος και μέλος του αγροτικού τμήματος του ΣΥΡΙΖΑ, « πρέπει να γίνει με σοβαρότητα και πρόγραμμα η πρόσκληση σε ανέργους των περιοχών που αντιμετωπίζουν πρόβλημα, δίνοντάς τους τη δυνατότητα να διατηρούν όλα τα επιδόματα και προνόμια που έχουν την περίοδο της ανεργίας, διότι ουσιαστικά δεν είναι διόλου ελκυστικό να μιλάμε για διακοπή ανεργίας και απασχόληση ολίγων ημερών ή 2-3 μηνών ».

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/241335_strofi-stoys-prosfyges-gia-tin-krisi-sti-georgia
    #agriculture #coronavirus #covid-19 #réfugiés #asile #migrations

    Traduction :

    Le premier pas pour que de milliers de réfugiés réintègrent le tissu productif de la Grèce, va être fait aujourd’hui à #Veria (au sud et à l’ouest de Salonique) lors d’une grande réunion, au cours de laquelle seront fixés les détails de la façon dont les réfugiés participeront à la récolte des fruits principalement dans les préfectures de #Pella et Imathia (à l’ouest de Salonique).

    Étant donné que la pandémie a retardé toutes les autres solutions, à savoir le transfert des travailleurs agricoles saisonniers principalement de l’Albanie, les réfugiés vivant dans diverses structures en Macédoine centrale - et pas seulement – semble être actuellement la seule réserve de mains d’œuvre car les dates de début de récolte des variétés précoces de #fruits ne sauraient être reportés. Le nombre de travailleurs nécessaires, estimé à 7 00 personnes, ne saurait être non plus réduit.

    Ces personnes sont nécessaires pour récolter les fruits dans 193 000 acres de #pêches concentrées, 210 000 acres de pêches de table et #nectarines, 100 000 acres de #cerises et dans quelques dizaines de milliers d’acres d’#abricots et de #prunes.

    Le grand volume de production se situe bien sûr dans les préfectures de #Pella et #Imathia, sans ignorer la production de #Pieria et #Larissa, tandis qu’à Pieria des travailleurs de terre seront nécessaires très prochainement pour semer le #tabac.

    « Si quelque chose ne va pas, alors », a-t-il déclaré à Ef.Syn. Christos Giannakakis, président de l’Organisation interprofessionnelle de cultivateurs de fruits à noyau et des #poires, « nous aurons un gros problème ».

    Aujourd’hui (jeudi), il y aura une réunion à Veria à laquelle participeront les principales coopératives, les municipalités concernées et l’Organisation internationale pour les migrantions (#OIM) afin de résoudre les problèmes de procédure et les retards dus à la pandémie.

    « Ce qui est certain, c’est qu’il y a un grand intérêt du monde des réfugiés dans les structures de Veria et d’Alexandrie, cependant, parce que ces réfugiés ne suffisent pas, il y aura des appels à des travailleurs dans les structures de Diavata, de Milia à Pieria, dans les structures de Larissa et si nécessaire , même à Athènes », explique M. Giannakakis.

    Ce plan a débuté le 11 mars, lors d’une réunion de grande envergure avec la participation de l’Interprofessionnel National, le secrétaire général. Politique d’immigration, accueil et asile Patroclus Georgiadis, cadres de l’OAED et de l’OIM, ainsi que des représentants d’ONG actives dans les structures de réfugiés.

    Maintenant, selon M. Giannakakis, il y a déjà des réflexions supplémentaires "pour profiter de certains parmi les 12 000 réfugiés qui ont fait une demande au programme « #Helios » (un programme d’OIM de soutien à l’intégration et qui offre entre autres une subvention pour le loyer et l’équipement en électroménagers : https://greece.iom.int/en/hellenic-integration-support-beneficiaries-international-protection-heli)."

    « Nous avons pensé faire ce que les Allemands ont fait, qui ont transporté 40 000 travailleurs de Roumanie sur des vols charters [à vrai dire 80.000 saisonniers ont été appelés à la rescousse pour sauver les mangeurs des asperges allemands, voir ici : https://www.liberation.fr/planete/2020/04/21/en-allemagne-pas-d-asperges-sans-roumains_1785811]. Bien entendu, nous, nous les amènerons en bus. Les mesures de protection nous préoccupent, car les travailleurs originaires d’#Albanie doivent d’abord passer le test du virus. Nous avons déjà établi des contacts qui permettent de sonder le terrain avec des laboratoires de Thessalonique qui nous ont dit qu’ils pouvaient nous donner des résultats dans les 8 heures ».

    Cependant, étant donné que le coût du test dans l’offre la plus basse, est d’environ 75 euros chacun, et étant donné que le coût sera supporté par les agriculteurs, il est facile de voir qu’il s’agirait d’une très grosse dépense pour les cultivateurs intéressés.

    Il semble également que jusqu’à présent, les habitants ne manifestent pas d’intérêt pour ce travail, puisque seulement 40 personnes de la région ont répondu à l’appel à des offres d’intérêt organisé par la municipalité de Veria. Le salaire journalier est de 30 euros et il ne reste qu’environ 25 euros net si on enlève les charges qui reviennent au salarié.

    –---

    Ajouté à cette métaliste :
    https://seenthis.net/messages/849493

    ping @luciebacon

  • #Renseignement_militaire : le ciel a des yeux, la mer des oreilles - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/06/22/renseignement-militaire-le-ciel-a-des-yeux-la-mer-des-oreilles_1461053

    Après les nombreuses révélations sur la surveillance massive des mails, échanges sur Facebook ou communications sur Skype (liste non exhaustive), on avait presque oublié que le renseignement venait aussi d’en haut, des avions, drones ou satellites qui filment au-dessus de nos têtes. En France, la Direction du renseignement militaire (#DRM) s’est spécialisée dans le recueil et l’analyse de ces images aériennes. Elle organise mardi et mercredi sa première « convention nationale du renseignement d’origine image et géospatial » sur la base de Creil (Oise), à une soixantaine de kilomètres au nord de Paris.

    #ROIM #ROEM #SIG #hélios #Musis #drone

  • While the dishonest and the stupid are attempting to railroad everyone into military endeavours devoid of public benefit, let us remember that France stood out of the Iraq war because it had independent orbital imaging capabilities showing that the WMD claims were nonsense... Meanwhile, the USA took for a ride all the blind ones who had decided that US imagery was cheaper and good enough.

    Military sovereignty is also about being able to remain peaceful - let us remember that next time the time for budget cuts come: http://fistfulofeuros.net/afoe/spies-for-europe

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    The original statement is in this Ken Silverstein piece (http://harpers.org/sb-creating-th-1149534425.html):

    They say everyone else was wrong,” said this former official, “but we conditioned them to be wrong. We spend [tens of billions of dollars per year] on signals intelligence and when we reach a conclusion, the people who spend less than that tend to believe us. They weren’t wrong, they chose to believe us. The British, Germans, and Italians don’t have all those overhead assets, so they rely on us. Historically they have been well-served, so they believe us when we tell them the earth is round. The French have their own assets—and guess what? They didn’t go with us

    Guilhem Penent, of France’s IFRI and IRSEM thinktanks, writes in the Space Review (http://www.thespacereview.com/article/2340/1) as follows:

    Regarding outer space, France’s main objective is to perpetuate its autonomy and national sovereignty. As sovereignty is the state of determining itself based on its own will without depending on other nations, satellites are, first and foremost, the guarantee of France’s autonomy in assessment and thereby in decision-making

    The decision not to follow the US in 2003 was thus taken by then President Jacques Chirac in accordance with intelligence based for the most part on Earth-imaging satellite HELIOS 1, whose findings were in contradiction which was being said at the UN Security Council. When the war in South Ossetia broke out in 2008 between Russia and Georgia, then President Nicolas Sarkozy, as chair of the Presidency of the Council of the European Union (EU), used images provided by HELIOS 1 and HELIOS 2 to deny Russia’s allegations about the withdrawal of its troops when those troops were actually progressing southward.

    This is the first public confirmation, I believe, that the French did in fact stand out of the Iraq war because HELIOS imagery showed that the WMD claims were nonsense

    #WMD #Iraq #Helios #France #war #USA #intelligence #Chirac