• #Héroïnes

    Ali Baba : on s’est trompé de héros - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=JpyJVY3ynEY

    Ali Baba et les quarante voleurs n’est peut-être pas l’histoire que l’on croit.

    Dans cet épisode, on relit ce conte célèbre non comme l’aventure d’un héros triomphant, mais comme un récit de secret mal transmis, de violence, de cupidité et de mémoire déformée. Car si Ali Baba découvre la grotte, est-il vraiment celui qui fait basculer l’histoire ?

    Chapitres :
    00:00 — Introduction
    00:33 — Ali Baba n’est pas le héros
    03:09 — Le secret qui détruit tout
    05:29 — Morgiane voit juste avant tout le monde
    07:16 — Quand le danger entre dans la maison
    08:27 — Morgiane tranche, le conte approuve
    09:58 — La vraie héroïne… sans vraie place
    12:26 — Pourquoi on retient le mauvais personnage
    13:50 — Conclusion — On a retenu le mauvais héros

  • « On peut regretter » la minute de silence pour Quentin Deranque à l’Assemblée, estime sa présidente Yaël Braun-Pivet
    https://www.liberation.fr/politique/on-peut-regretter-la-minute-de-silence-pour-quentin-deranque-a-lassemblee

    Enfin l’extrême droite française a eu droit à son Schlageter et personne n’annulera la décision unanime des membres de l’assemblée nationale française de consacrer une minute de silence à une crapule.

    Mais alors pourquoi Schlageter ? Les nazis avaient deux martyres principaux dont ils cultivaient la mémoire par des journées nationales et parsemaient le paysage de statues et monuments en leur honneur.

    L’héro nazi le mieux connu est Horst Wessel, jeune étudiant doué et cultivé, auteur de l’hymne nationale nazie et mort dans une histoire de jalousie à la con à Friedrichshain, arrondissement berlinois rebâtisé Horst-Wessel-Stadt après 1933. C’était l’image sympatique du nazisme populaire.

    L’autre figure de proue nazie n’a strictement rien de sympatique. Albert Leo Schlageter était un terroriste qu’un tribunal militaire français a condamné à mort à l’age de 28 ans pour des attentats. L’autre néonazi français remplit toutes le conditions d’un Schlageter. Borné et violent il a succombé aux conséquences de ses actes et pulsions ignobles.

    Qu’on tire un trait, qu’on les oublie et qu’on fasse tout pour ne plus jamais tomber dans le piège d’accorder une dignité à ces conglomérations de cellules hideuses.

    Récemment on a nivelé les restes de la tombe de Horst Wessel et de son père pasteur pour y faire cesser les réunions néonazies.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Albert_Leo_Schlageter

    https://de.wikipedia.org/wiki/Horst_Wessel

    25.3.2025 par LIBERATION, AFP - Plus d’un mois après l’insigne hommage rendu dans l’enceinte de l’hémicycle au militant néonazi qui disait « vouloir le fascisme », la présidente de l’Assemblée a estimé ce mercredi 25 mars qu’il s’agissait d’une erreur.

    « Moi je soutiens Adolf mais chacun son truc », « noirs aux grosses narines et aux lèvres disproportionnées » ; « on ne veut pas vivre avec des Africains, qu’ils soient délinquants ou non ». Simone Veil : une « salope meurtrière ». Et en somme : « On veut le fascisme. » Voilà la logorrhée fasciste, raciste, antisémite et tutti quanti que Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale mort en février après avoir été frappé par plusieurs personnes cagoulées, publiait sur X par l’intermédiaire de trois comptes anonymes exhumés par Mediapart. Quentin Deranque, honoré cinq jours plus tard d’une minute de silence à l’Assemblée nationale.

    Plus d’un mois après, voilà la présidente de l’hémicycle, Yaël Braun-Pivet, estimer ce mercredi 25 mars qu’« on peut regretter » cet hommage très exceptionnel. « Lorsqu’on regarde le profil de Quentin Deranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là qu’il avait ce profil-là, je pense que probablement que la décision n’aurait pas été la même. Et que nous ne l’aurions pas faite », a déclaré Yaël Braun-Pivet sur Sud Radio, omettant que l’appartenance à la mouvance nationaliste du militant était pourtant fort bien documentée.
    Se dédouaner

    « Maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter, c’est la condamnation de la violence en politique », a ajouté la présidente de l’Assemblée nationale, rappelant comme pour se dédouaner qu’il s’agissait d’une décision collective après une demande formulée par le président du groupe UDR, Eric Ciotti, un allié du Rassemblement national. « Les onze présidents de groupe ont accepté de faire cette minute de silence », a-t-elle souligné. Début mars, Braun-Pivet s’était dite « choquée » après les révélations Mediapart.

    Le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, avait entraîné un déferlement de critiques sur le mouvement d’ultragauche de la Jeune Garde, fondé par le député LFI Raphaël Arnault et dont plusieurs membres sont mis en cause par la justice. Braun-Pivet a redit mercredi ne pas avoir « le pouvoir d’empêcher Raphaël Arnaud de revenir siéger dans l’hémicycle ». « En revanche, je trouve que, à titre personnel, moral, il est difficile de représenter la nation » dans son cas, a-t-elle jugé.

    Minute de silence pour un néofasciste : l’Assemblée nationale blanchit l’extrême droite
    https://www.revolutionpermanente.fr/Minute-de-silence-pour-un-neofasciste-l-Assemblee-nationale-bla

    18.2.2026 par Daniel Matisa - Les deux chambres parlementaires ont accordé une minute de silence à Quentin Deranque, militant néofasciste, proche des groupes réactionnaires les plus racistes et violents du pays. Une décision dangereuse, qui participe à cautionner la rhétorique victimaire de l’extrême-droite et son opération de blanchiment.

    Ce mardi, à 15h, l’ensemble des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, de la gauche à la droite, à l’exception du groupe LIOT, se sont levés pour accorder une minute de silence à Quentin Deranque, militant néofasciste, passé par bon nombre de groupuscules d’extrême droite, des royalistes aux dits « nationalistes révolutionnaires », ouvertement fascistes, antisémites et islamophobes. L’ensemble de la représentation parlementaire a donc rendu hommage à un militant de l’extrême droite la plus violente, qui participait l’année dernière à la manifestation du comité du 9 mai (C9M), ponctuée de saluts nazis, croix celtiques, militants masqués défilant au rythme de tambours inspirés de ceux de jeunesses hitlériennes.

    La minute de silence avait été proposée par Éric Ciotti et son groupe UDR, allié du Rassemblement national. Des sources parlementaires indiquaient hier matin que « personne ne s’est opposé » à l’hommage lors de la conférence des présidents des groupes parlementaires. Si le PS, LFI et le PCF ont tenté d’élargir l’hommage à « l’ensemble des personnes qui ont été victimes de violences politiques » lors de la réunion, la réticence du reste des groupes aura suffi à les faire s’aligner sur l’action symbolique réclamée par l’extrême droite.

    Pour cette dernière, cet hommage inédit à un des siens est une victoire importante, arrachée à la quasi-unanimité. L’année dernière, la même Assemblée nationale avait tout d’abord refusé de faire une minute de silence à Aboubakar Cissé, tué dans la mosquée où il priait, avant d’être contraint d’honorer la victime de ce terrible meurtre islamophobe. Seule voix discordante, celle du groupe LIOT, dont le député Paul Molac a expliqué en conférence de presse : « il y a bien un crime qui a été commis, pour l’instant j’aimerais en avoir les tenants et les aboutissants avant de savoir si véritablement il faut faire une minute de silence ou pas ».

    Une prudence qui ne s’est pas retrouvée à gauche, alors que La France insoumise est la cible d’une offensive initiée par l’extrême droite, reprise au plus haut sommet de l’Etat, visant à criminaliser l’antifascisme et ses soutiens. Dans ce contexte, le député insoumis Antoine Léaument a par exemple qualifier l’hommage de « moment de recueillement important », souhaitant que la minute de silence « soit un moment digne qui permette d’apporter ce soutien de l’Assemblée nationale ». Un alignement intégral avec une décision plus que problématique, prise par l’Assemblée sous la pression de l’extrême-droite.

    Alors même que les révélations du Canard Enchaîné ont largement remis en cause la version officielle, en publiant une vidéo inédite où l’on voit la bande néofasciste monter une embuscade à un groupe de militants antifascistes, l’hommage de l’Assemblée nationale vient offrir une victoire politique à l’extrême-droite. A l’heure où le gouvernement et l’extrême droite, main dans la main, construisent un récit autour de la mort de Quentin Deranque pour criminaliser la France insoumise et, plus généralement, la lutte contre l’extrême droite, il faut dénoncer cette politique.

    A rebours de tout gage à l’extrême-droite et au régime, l’heure doit être de s’opposer à la campagne en cours de façon claire, en construisant une réponse unifiée du mouvement ouvrier et de l’ensemble des organisations qui s’opposent aux idées réactionnaires. Face aux attaques à venir, celle-ci doit notamment permettre de s’organiser pour défendre le droit de se réunir, de s’organiser et de manifester.

    Liste des minutes de silence observées par l’Assemblée nationale française
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_minutes_de_silence_observ%C3%A9es_par_l%27Assembl%C3%A9e_nat

    #France #fascisme #propagande #héros

  • Greece a testing ground for smart surveillance technologies

    Europe is rapidly building an AI-ready smart-border regime — bankrolled by the EU, pushed by Germany and tested in Greece. Defense and security firms are among the biggest winners. Much of it is unfolding under the radar, with safeguards for people on the move lagging behind.

    Border guards patrolling Greece’s frontier with North Macedonia to prevent irregular crossings have long relied on an unusual early-warning system: the storks nesting on a bridge over the Axios River. When the birds suddenly scatter, officers know someone is likely moving in the bushes below – usually migrants trying to slip out of Greece and head toward Northern Europe. Soon, their role will be obsolete.

    Smart border technology, cameras and drones, will take their place – tireless, unblinking, and financed by Brussels. Greece plans to extend the high-tech surveillance model it built along the Evros land border with Turkey – designed to stop asylum seekers entering the European Union – to its northern frontier. The aim this time is to seal the exit routes used for secondary movement toward Western Europe.

    What is being planned here is part of a broader shift driven by Berlin, Brussels and Athens: Germany wants fewer arrivals, the EU is funding new technologies, and Greece has become the test bed for Europe’s AI-enabled border regime.

    This cross-border investigation by Solomon, Die Tageszeitung (Germany), SWI Swissinfo (Switzerland) and Inkstick Media (US) took us to eight countries – including on-the-ground reporting in seven – and involved interviews with more than two dozen officials, insiders and frontline officers. We also reviewed hundreds of pages of public and internal documents, freedom-of-information request responses, procurement records and technical documentation. Taken together, the findings show how Europe is rapidly building a smart border system, who profits from it, and what risks it creates. Among the key findings:

    - How Brussels’ efforts to seal the Balkan route, combined with Berlin’s demand to curb onward movement to Germany, are driving the expansion of Greece’s new border architecture;

    – Previously unpublished details about Greece’s plan to replicate the “Evros model” – the high-tech fence-and-sensor system along the Turkish land border – at its northern borders with North Macedonia and Albania;

    - How E-Surveillance, the EU-funded program backing Greece’s new automated border monitoring, reflects a wider European trend: powerful systems advancing with vague data rules and thin public oversight;

    - How defense giants, security firms, university labs and research institutions, backed by an influential Brussels lobby, profit from a new ecosystem of EU-funded border projects.

    Drones and AI at the border

    Last September, senior EU border officials attended an internal meeting to be briefed on innovation at the headquarters of Frontex, the EU border agency, in Warsaw. According to participants, a Frontex-tested drone surveillance network was presented. It featured vertical-take-off (V-BAT) drones hovering along the Bulgarian-Turkish border, transmitting real-time video to a command hub where the system alerted the police about migrant-crossing attempts and “criminal activities.”

    One of the contractors is Shield AI. The California-based company is run by a former Navy SEAL, Brandon Tseng. Tseng claimed that the 60-day pilot in Bulgaria – a country which, like Greece, is accused of systematically violating asylum seeker rights – significantly reduced irregular border crossings and crime, citing Bulgarian officials. Shield AI declined to answer questions about the system, its deployment, costs, or data use. Frontex confirmed in a written response that the pilot demonstrated a prevention effect “contributing to a visible reduction or temporary stop of criminal activities,” adding that the deployment had “comprehensive fundamental-rights safeguards” and that the preventive effect was “an indirect outcome.”

    Such pilots illustrate the agency’s strategy for deploying “next-generation European border surveillance capabilities” across the EU’s external frontiers – and how pilots can be hard to distinguish from operational deployments.

    Frontex has also created an internal AI Hub and an AI Roundtable to identify which of the agency’s AI systems could be classified as “high-risk” under the EU AI Act. According to the regulation, systems used in migration, asylum and border control management “affect persons who are often in particularly vulnerable positions” and should, “in no circumstances,” be used either to circumvent asylum seeker rights such as through surveillance-assisted pushbacks, in which people located with the help of drones and sensors are forced back across the border before they can apply for international protection.

    Frontex stated that it “does not operate or deploy high-risk AI systems.” Greece’s Hellenic Coast Guard also said it “does not operate artificial-intelligence systems” and that all procurements include data-protection clauses — even as it acknowledged using EU-provided “electronic platforms which have an AI mechanism.” The Coast Guard declined to specify which platforms it uses, citing the confidential nature of this information and the need to protect operations.

    The choice of words is not accidental, as authorities prefer to talk about “algorithms,” “automation” or “innovation,” says Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg. “They hide behind broader words to avoid scrutiny and to keep systems upgradeable without relabelling them as AI.”

    The European Commission has said that, contrary to deployed systems, research pilots remain outside the full legal framework — a distinction that Vavoula calls increasingly untenable. Pilots at live borders now closely resemble operations, yet are still shielded from full transparency, data protection impact assessments and public scrutiny. In her view, once such systems are tested on real people in uncontrolled, active operations (as in the Bulgaria pilot), “we are past the purely testing research phase” and any research exceptions “shouldn’t be applicable”.

    The Evros Model Goes North

    Such concerns are often dismissed at a time when migration has been reframed as a security threat across Europe. “Everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, transparency,” said Bram Vranken, a researcher at Corporate Europe Observatory, a Brussels-based watchdog tracking tech and defense lobbying.

    This new narrative is evident in the replication of the “Evros model” — the high-tech fence-and-sensor system Greece installed along its border with Turkey to spot and stop irregular migration, equipped with long-range cameras, thermal sensors, drones, and central command hubs.

    Under the EU’s €35.4 million“E-Surveillance” program, Greece is bringing the Evros system to its northern borders.

    Meeting minutes and technical and other documents reviewed for this investigation detail plans for Mobile Incident-Management Centers: 4×4 vehicles with thermal cameras, drones, and encrypted communications systems, operating alongside new fixed surveillance sites and feeding real-time alerts to regional and national command centers.

    Internal documents describe these units as “essential” for monitoring blind spots where “no other advanced electronic or automated surveillance systems” exist.

    Tender documents reviewed by our team include broad secrecy clauses and stiff penalties for disclosure – standard, officials say, for national security contracts. But the same documents are thin on key safeguards: for example, daytime footage has a 15-day deletion limit, but no such explicit rule exists for thermal images. Encryption and auditing requirements are exhaustive, while privacy and data protections for people caught in the system are not.

    Dr. Vavoula calls this a “second black box”: technical opacity layered with legal omissions.

    In Evros, the system has proven effective in deterring asylum seekers from reaching EU soil, according to Greek and EU officials, as shown in a previous Solomon investigation. Which is why Evros is now more of a blueprint than a test site: the same technology used to keep migrants out of Europe will be used to keep them inside Greece, limiting movement toward the Balkans and beyond.

    For years, Greece resisted EU pressure to bolster checks at its northern exits. After a scathing 2021 Schengen evaluation, the EU demanded upgrades. The new system is expected to be fully operational in 2027. Police sources briefed on the plans say the system will automate what once depended on human observation: a crossing detected on thermal camera, auto-tracked by drone, and relayed to a rapid-response unit.
    Ample funding and political pressure

    Greece’s northern frontier has long served as a quiet exit route for people trying to reach Western Europe via the Balkan corridor, and Greek policy was to tolerate the movement to a degree, seeing it as a way to ease pressure inside the country.

    Greece’s new rush to secure those exits is partly driven by German pressure, according to Greek migration and security officials involved in the deliberations. Berlin has taken one of Europe’s hardest lines on migration, tightening asylum rules and insisting on tougher border controls across the bloc.

    When Germany’s new chancellor, Friedrich Merz, met Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis in May 2025, the message was blunt: “Secondary migration from Greece to Germany must decrease. Returns must increase.” Germany received over 25,000 asylum applications in 2024 from people already recognized as refugees in Greece.

    Asked by this investigation whether the German Interior Ministry could confirm that it was putting pressure on Greece, the official line was: “The Federal Government supports measures that contribute to an effective protection of the EU’s external borders and the fight against inhumane smuggling.”

    A senior Greek official summed up the dynamics: “Brussels wants results. Berlin wants fewer arrivals. Athens delivers both – it is that simple.” The political pressure is palpable, driven by the fact that migration remains one of the top voter concerns across much of Europe.
    Smart border winners

    The EU money at stake is vast. For 2021-2027, Greece has over €1.5 billion in EU Home Affairs funding at its disposal. Greece’s border allocation (BMVI) is the largest in the EU. Its Home Affairs package is second only to Germany’s.

    Our investigation found that much of it is earmarked for surveillance and automation:

    – a unified maritime surveillance system using radars, cameras and patrol vessels;

    - new surveillance equipment;

    - encrypted police communications in border zones;

    - offshore patrol vessels with Vertical Take-Off and Landing (VTOL) drones;

    - €100 million to extend and equip the Evros fence.

    Greek officials say one of the goals is full coverage of the land border with Turkey through a mix of personnel and high-tech detection systems. Some 2,000 border guards are currently deployed there, assisted “by technology, equipment, the fence, which is an important means of deterrence,” said Michalis Chrisochoidis, Greece’s civil protection minister.

    Spending on high-tech deterrence dwarfs investment in search and rescue or services for asylum seekers. A Solomon investigation found that just €600,000 (or 0,07 percent) of total EU border management funding to Greece was earmarked for search and rescue. In October 2025 the Greek Migration Ministry decided to cut spending and benefits for asylum related services by a hefty 30 percent.

    Across the EU, member states plan to spend less than 0.04 percent of their border funds on assistance and protection for people on the move, funnelling nearly all resources into infrastructure and surveillance.
    A corporate windfall

    Defense and security companies are major beneficiaries of Europe’s border-security boom.

    Shield AI, the US company behind the Bulgaria pilot, sells its V-BAT drones not only to Greece but also to the Netherlands and the US Coast Guard and Navy.

    Israeli defense giants, long embedded in Europe’s border-security market, are also deeply involved. Israel’s Aerospace Industries (IAI) and Elbit Systems – the country’s biggest defense company – provide Heron and Hermes drones to Frontex and Greece, including for the monitoring of vessels departing Libya for Crete.

    In 2023, IAI acquired Greece’s Intracom Defense (IDE), embedding Israeli industry inside Greece’s defense ecosystem. Other Israeli companies — including Aeronautics and Rafael — supply UAVs, sensors and analytics to Greek and EU missions. Earlier investigations have documented the reach of Israeli-made surveillance tools in Europe’s border systems and in Greek refugee camps, with companies tied to Israel’s defense sector providing key software and hardware.

    Greek firms profit too. Construction giant GEK Terna helped extend the Evros fence; Space Hellas led a multi-million expansion of the Automated Border Surveillance System in Evros; And companies like ESA Security and Byte delivered the “smart” camp monitoring systems (Centaur and Hyperion).

    Behind the contracts is a powerful lobbying network in Brussels. A web of interlocking associations – including ASD (representing Europe’s aerospace, security and defense industries); EOS (the security-industry association); and ECSO (set up in 2016 as the European Commission’s cybersecurity public-private partner) – pushes for a tech-first agenda and more public money for security R&D. Industry figures often rotate across associations advising the Commission.
    The Great Tech Bazaar

    At a major defense expo in Athens last spring, the future of Europe’s border control was on full display: radar-fusion platforms, AI powered camera networks, “heat maps” predicting migration flows. Startups pitched tools that blur the line between civil and military tech – a trend encouraged by EU policy. Even the European Commission had a booth. Its Joint Research Centre is heavily involved in, among other things, migration-route forecasts.

    The line between civilian and military tech is increasingly blurred. Programs like the EU Defense Innovation Scheme bring start-ups, companies, research centers and universities into defense and policing supply chains, creating a pipeline where tools built for commercial use are quickly turned into surveillance products.

    One example is ROBORDER, an EU-funded project to build a “fully-functional autonomous border surveillance system.” Its consortium spanned major research institutions — including the center for Research and Technology Hellas, the University of Athens and a German R&D behemoth (the Fraunhofer Society) — as well as NATO and Greece’s Defense Ministry. The project’s results then fed into REACTION, the EU-funded AI border surveillance program coordinated by Greece’s Migration Ministry. Due by the end of 2025, it promises an “automated picture” of Greek land and sea borders for early warning and response.

    Beyond winning contracts, the real prize, according to experts, is data. Dr. Vavoula said migration has become “a primary testing ground” for harvesting mass amounts of personal data that can be used to train AI models predicting movements or “riskiness” — with huge potential for bias.
    EU “set on” AI

    The EU sets the technological direction, funds it, and expects member states to align. Greece has become one of the most enthusiastic adopters.

    The EU’s Integrated Border Management Strategy is backed by the €6.7 billion BMVI fund (2021–27), while Horizon Europe adds hundreds of millions for security and border-tech research.

    Greece is building its own AI-powered surveillance hub, THORAX – a nearly €49 million system fusing radar, drone, and sensor data from the army, police and coast guard, using machine learning to flag and deal with threats.

    In 2025, the Commission proposed tripling overall home-affairs funding to €81 billion for 2028–2034, including €15.4 billion for border management, €12 billion for migration and €11.9 billion for Frontex. One of the explicit goals is to “fully digitalise border control management” and modernise law-enforcement capacities.

    Lobbying has played a key role: Companies like Airbus, Thales, Leonardo and Indra lobbied for a unified security market and then won many of the resulting contracts.

    “The EU is set on the idea of imposing AI in border management,” said Theofanis Papadopoulos, head of Greece’s Managing Authority for Migration and Home Affairs Funds. “They make these calls, fully oriented toward AI and e-surveillance. They provide funding, launch calls with this very specific orientation and this gives reason for the Member States to move towards this direction.”

    Minutes from a meeting of the committee that oversees how Greece uses EU migration and home-affairs funds confirm it: a Hellenic Police official described an integrated surveillance system as “a requirement of the European Commission” for closing the northwest route and curbing secondary migration.

    Similar tools are already being tested outside the EU — including in Britain, where a Home Office pilot using facial-age estimation algorithms on asylum seekers, uncovered through freedom-of-information requests, has raised concerns about bias and reliability and the checkered track record of some of the companies involved.
    The Human Cost

    Hans Leijtens, the executive director of Frontex, has said cutting-edge technologies can “sav[e] lives that otherwise may have been lost.” The Commission has argued they will enhance efficiency while respecting fundamental rights.

    But on the ground, the record is troubling. In June 2023, an overcrowded fishing vessel carrying hundreds of migrants from Libya sank inside Greece’s search and rescue zone. The deadliest shipwreck in the Mediterranean in recent history unfolded in plain view of Europe’s surveillance systems — not for lack of sensors or aircraft, but amid what critics describe as a failure of political will. In a written response, the Hellenic Coast Guard insisted its primary mission is the protection of life at sea, noting that its crews have rescued more than 268,000 people in over 6,500 incidents.

    Rights groups warn that “technology contributes to the growing trend of human rights violations at borders,” and that drones and cameras frequently support pushbacks and abuse. “These tools are not trained to show compassion,” Dr. Vavoula cautions. At the border, she added, the rationale is deterrence, not protection.

    Safeguards remain minimal. Tender files for Greece’s E-surveillance program this investigation reviewed are detailed on technical requirements but vague on oversight, data retention, or remedies.

    Insiders described the paperwork involved in data protection impact assessments as box-ticking exercises.

    In 2024, Greece’s Data Protection Authority issued a record fine on the country’s Migration Ministry for deploying two EU-funded camp surveillance systems without proper safeguards – violations first exposed by Solomon journalists.

    Other EU projects show similar weaknesses. Nestor, a “next generation” pre-frontier surveillance system detecting movements well before people reach the EU’s borders, relied heavily on self-assessment, with an ethics board made up mostly of consortium members, according to documents reviewed for this investigation. The European Commission said that the project was evaluated by independent experts through the European Research Executive Agency.

    Stergios Aidinlis, associate professor of AI law at the University of Durham, argues that ethics and legal oversight in such programs can be “too formalistic” and warns about the potential conflicts of interest when governments or companies are the ones doing the oversight, as in the case of NESTOR, where the Athens-based, state-affiliated Center for Security Studies heads the ethics advisory board. The center declined to comment.

    From Warsaw’s conference rooms to the Evros riverbanks the same trend appears: systems are expanding faster than the safeguards meant to govern them. Across Europe, billions in public money are flowing into an increasingly automated border infrastructure. Oversight and projections, officials and experts acknowledge, have not kept pace.

    https://wearesolomon.com/mag/format/investigation/greece-a-testing-ground-for-smart-surveillance-technologies
    #Grèce #surveillance #technologie #test #smart_borders #frontières_intelligentes #AI #IA #intelligence_artificielle #complexe_militaro-industriel #Evros #frontières #migrations #réfugiés #business #drones #Axios #Macédoine_du_Nord #externalisation #modèle_Evros #e-surveillance #Frontex #V-BAT #Shield_AI #Brandon_Tseng #murs #barrières_frontalières #route_des_Balkans #mouvements_secondaires #Israel’s_Aerospace_Industries (#IAI) #Elbit_Systems #Heron #Hermes #Intracom_Defense (#IDE) #Aeronautics #Rafael #GEK_Terna #Space_Hellas #ESA_Security #Leonardo #Byte #Centaur #Hyperion #ASD #EOS #ECSO #vidéosurveillance #Defense_Innovation_Scheme #ROBORDER #Fraunhofer_Society #REACTION #Integrated_Border_Management_Strategy #Horizon_Europe #BMVI #THORAX #radar #Airbus #Thales #Indra #lobby

  • American AI Arrives on Fortress Europe’s Borders. At What Cost ?

    Critics say emerging age estimation and surveillance technologies are putting human rights at risk.

    #Shield_AI’s headquarters are situated in a tall glass building along a wide boulevard in San Diego, a world away from where its tech, dreamed up in the sun-washed streets of California, has been tested above the Bulgarian forests. For asylum seekers trying to cross from Turkey to Bulgaria — and into the European Union — there is a good chance that in the future they may encounter one of the company’s surveillance drones.

    Shield AI was founded as a startup in 2015 by Andrew Reiter and brothers Ryan and Brandon Tseng. The company is now valued at around $5 billion. It claims that during its participation in a 60-day pilot at the border in August — coordinated with Frontex, the EU border agency — “both irregular border crossings and criminal activity” saw a “significant reduction” thanks to the use of its vertical-take-off (or V-BAT) drones. How this was achieved remains unclear. The drones include an onboard AI pilot that enables a fully autonomous flight even without GPS. Frontex agreed there had been a reduction in crossings, although neither Frontex nor Shield AI would say what the precise percentage is. Shield AI is active across Europe and has sold these drones to other EU states, including Greece and the Netherlands. The company also has a lucrative $198 million contract with the US Coast Guard announced in 2024.

    A new joint investigation by Inkstick, Solomon, Taz, and SWI Swiss Info reveals how new technology is rolled out across Europe to deter irregular migration and handle asylum claims, often with little scrutiny and thin safeguards, that can affect even underage refugees. It also shows how the EU is increasingly moving towards “smart” border control solutions, which either use or have the potential to use artificial intelligence — despite officials downplaying or hiding this trend behind less ominous terms like “algorithms.”

    The Bulgarian trial, according to two officials present at a closed-door meeting in Warsaw in September 2025, was part of an “Innovation” presentation. Featured on the screen was a drone-based surveillance network piloted under a Frontex contract. Assets tested included V-BAT drones that hovered along Bulgaria’s border with Turkey, streaming real-time video to a command center and flagging movements to operators.

    Bulgaria is among a number of European countries accused of systematically violating the rights of asylum seekers. Shield AI did not respond to requests for comment on the system, its deployment, costs, or data use. Frontex, in a written response, said that the “preventative” effect of the Bulgarian pilot was an “indirect outcome” and was conducted under a “research and innovation pilot, which includes comprehensive fundamental-rights safeguards.”

    The European Commission has said that research pilots remain outside of the full legal framework. Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg, told the investigation that such exceptions are merely semantic once these systems are tested on real people, “we are past the purely testing research phase.” She added that any research exceptions “shouldn’t be applicable.”

    From the beginning of people’s attempts to reach Europe, often aboard overpacked, flimsy vessels leaving from Libya, aerial assets sold by defense companies and deployed on behalf of European states and agencies buzz above their heads.

    Along the voyage, an array of Israeli tech could be monitoring their movements, from Israel’s IAI’s Heron surveillance drones leased to Frontex for Mediterranean patrols to Elbit Systems’ Hermes 900 drones (used in the skies of Gaza since 2014) used on unarmed EU maritime patrol missions. In 2025, Frontex renewed the IAI-made Heron 1 drone for another four years.

    If people make it to European soil alive — thousands do not — they frequently try to leave countries of first-arrival like Greece and reach wealthier nations such as Germany, where living conditions and prospects of employment seem better. In the reeds of northern Greece, according to border officials who spoke to the investigation, the movement of storks often gives away the positions of migrants hoping to do just this; soon a series of sophisticated tech will take over from nature’s watchmen.

    Public announcements, internal minutes, and technical documents reviewed by this investigation detail plans for the deployment of Mobile Incident-Management Centers (MIMCs) in the country’s northern border, the main exit route for migrants trying to reach Northern Europe. All-terrain vehicles will be equipped with thermal cameras, drones, and encrypted comms, working alongside new fixed surveillance structures feeding live video and alerts into central control hubs and command posts.

    For those who make it from southern Europe all the way to its tip in northern France and the beaches around the city of Calais, refugees might come into contact with even more American technology invested in monitoring their movements.

    Anduril Industries (one of several American defense companies borrowing its name from the Lord of the Rings franchise) has a role to play in monitoring asylum seekers being crammed onto smugglers’ overcrowded boats to cross the English Channel, the stretch of water between France and the southern coast of England and one of the busiest shipping lanes in the world. Founded by Donald Trump supporter Palmer Luckey in 2017, Anduril is now valued at over $30.5 billion.

    In a recent investigation, The Bureau of Investigative Journalism laid bare the breadth of the company’s lobbying activities in the UK, including the hiring of at least 11 former defense ministry staff. Anduril has sold a number of “Sentry Towers” to the UK Home Office, similar to those along the US-Mexico border. The towers monitor migrant crossings and use the company’s “Lattice” AI system. They are shrouded in secrecy, with the British government often refusing to release precise details about their number, positions on the southeast coast, or contracts. Previous freedom of information requests filed by researchers have revealed the Home Office has paid over £16 million (around $21.2 million) for a three-year period for one of these contracts,

    Anduril’s expansion into Britain reflects a broader trend: US companies are increasingly supplying not only border hardware but also the AI tools that shape asylum decisions. This investigation has obtained the names of seven companies involved in a controversial trial run by the UK Home Office, which plans to use AI to estimate the age of newly arrived migrants. The Home Office claims that Facial Age Estimation AI, a process in which an individual’s age is determined by comparing their facial biometrics to a large dataset of faces with known ages, “offers a potentially rapid and simple means” to verify someone’s age.

    Molly Buckley from the Electronic Frontier Foundation said that the organization has concerns over the technology, including reports of its accuracy levels. “When used for age estimation, facial scanning is often inaccurate. It’s in the name: age estimation,” she said. Buckley explained that every form of face-scanning technology has an error rate, which means some adults will be deemed minors and vice versa, with limited options for recourse. “Age estimation is also discriminatory. Studies show face scans are more likely to err in estimating the age of people of color and women, which means that as a tool of age verification, these face scans will have an unfair disparate impact on the human rights of people seeking asylum.”

    Three of the seven companies involved in this trial are American, including Trust Stamp, a Georgia-based company that bills itself as an “AI-powered identity verification.” Trust Stamp had a controversial contract with ICE, which was terminated in 2022. Although no link was made public, the company had suffered a significant data breach of its migrant-tracking app used by ICE earlier in the year. Aware Inc and Paravision AI, both similarly headquartered in the US, have had their software used by multiple US government bodies, including the FBI and the US Air Force. None of those involved in the trial appear to have ever had their facial age estimation technology used on asylum seekers. Aware Inc, Paravision AI, and Trust Stamp did not respond to request for comment.

    The Home Office did not provide answers to a lengthy list of questions about whether a human-rights impact assessment had been completed, about which experts had been consulted, or about any further details of the implementation process. In a statement, it insisted that “robust age assessments are a vital tool in maintaining border security,” with a reported plan to integrate it into systems in 2026.

    Child protection advocates, meanwhile, say these assurances fall far short of addressing the lived consequences for young people misidentified by automated systems. Maddie Harris from the Humans for Rights Network said that “introducing facial age estimation does nothing to address this significant safeguarding issue of determining children to be adults and placing them in unsafe settings exposed to acute harm.” Harris added, “Our concerns include the ability for a child to consent to an AI age check, inherent racial bias and the data the tool will have access to reach its decision on a person’s age.”

    Harris questioned how such technology will adequately take into account “the complexities of human life, including long and traumatic journeys to the UK, and how our experiences manifest in our faces and bodies.”

    Age estimation is not the only area where American-made AI is being inserted into asylum decision-making. Foxglove, a nonprofit that litigates and advocates for “fairer tech,” shared its submission to the UK Parliament’s Joint Committee on Human Rights ​​and the Regulation of AI. The submission flags concerns about three AI tools used or tested by the Home Office, including the proposed facial age assessment as well as one to auto-summarize asylum interview transcript and another to condense and summarize country information for asylum decision-makers.

    The nonprofit says it has confirmed that the transcript-summarizing tool is based on San Francisco based OpenAI’s GPT-4. The tendency of such models to “hallucinate,” or to produce false but plausible results, is well documented, Foxglove said. In trials, from the Home Office’s own admission, 9% of summaries were reportedly so inaccurate or incomplete they were unusable.

    Foxglove’s Donald Campbell said it is “surprising” the Home Office calls that “a small proportion.” With tens of thousands of asylum claims a year, he explained, such an error rate could affect thousands of cases if scaled up.

    “It is hard to see how unleashing these dangerously unreliable tools on some of the most vulnerable people — including child refugees — is anything other than a recipe for disaster,” Campbell added. “At the very least, the Home Office should be providing a higher level of transparency and accountability, to ensure that errors and harms are rapidly identified. Instead it is refusing to release even minimal information on the risk assessments it has undertaken. This secrecy suggests the Home Office knows the tools come with significant, known risks, but is determined to push on regardless.”

    The EFF’s Buckley agreed. “By definition, asylum seekers have an increased need for privacy and protection. To force them to hand over their most sensitive data to UK authorities and AI companies as soon as they reach UK shores raises significant concerns. Where does that biometric data go, and who is it shared with? Can it be purchased, used by law enforcement, or stolen by bad actors — either in the UK or in the country they’re fleeing? Deploying this unreliable, discriminatory, and dangerous surveillance technology at the border just to save a few pounds creates massive risks to the human rights, safety, and well-being of asylum seekers.”

    The tendency to downplay or reframe AI use is mirrored in how authorities describe the role of the technology within decision-making processes. The UK Home Office, for example, has said that the trial of AI on age-contested children at the border will only be “assistive,” with the final decision making remaining in human hands.

    Estelle Pannatier from Algorithm Watch explained that “assistive” AI nonetheless comes with its own pitfalls. “We have observed that people who seek advice from algorithms can, over time, become more dependent on the system and less critical of it,” Pannatier explained. “Thus, a tool developed to assist in decision-making can, in practice, be used as an instrument for making decisions. In theory a human oversees the system … but that person relinquishes their supervisory responsibilities and decision-making authority to the algorithm. It is therefore essential that appropriate processes be put in place to reduce these ‘automation biases.’”

    Meanwhile, there is an apparent lack of transparency surrounding the AI technology being deployed at Europe’s borders. This investigation’s requests for precise details on the Bulgaria pilot were denied. Requests for UK performance reviews regarding Anduril’s Sentry Towers were denied, while the Home Office did not answer questions about whether a human rights impact assessment or a data protection impact assessment had been completed on the facial age estimation technology.

    These examples merely underpin a bigger problem, according to Bram Vranken, a researcher at the Brussels-based watchdog Corporate Europe Observatory. “Border management is being seen as crucial to national security and has become securitized. So, everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, [and] transparency.”

    As countries from Bulgaria to the United Kingdom increasingly rely on AI and other technology to conduct border enforcement, rights groups have become increasingly concerned. In a 2024 report, Amnesty International warned that “digitized interventions” on borders contribute to “weakening human rights protections for migrants and asylum seekers.” In 2023, the EuroMed Rights watchdog said the “use of new technologies is now firmly cemented in the EU’s border policies,” noting that they “underpin invasions of privacy, brutal violations of human rights” across Europe.

    Criticism or not, lucrative contracts for tech companies have continued to pile up. To Dr. Vavoula, the risks these multimillion dollar technologies pose are clear: “These tools are not trained to show compassion.”

    https://inkstickmedia.com/american-ai-arrives-on-fortress-europes-borders-at-what-cost

    #technologie #AI #intelligence_artificielle #IA #frontières #Europe #migrations #technologie #surveillance #Bulgarie #forêt #Andrew_Reiter #Brandon_Tseng #Ryan_Tseng #complexe_militaro-industriel #business #vertical-take-off #Frontex #V-BAT #drones #Grèce #Pays-Bas #smart_borders #frontières_intelligentes #Turquie #Heron #Israël #USA #Etats-Unis #Mobile_Incident-Management_Centers (#MIMCs) #Anduril_Industries #Manche #Palmer_Luckey #Sentry_Towers #Lattice #âge #biométrie #biométrie_faciale #Molly_Buckley #Electronic_Frontier_Foundation #Trust_Stamp #ICE #Aware_Inc #Paravision_AI

  • Héroïne, le temps des seringues : un podcast France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-heroine-le-temps-des-seringues

    LSD explore l’impact de l’#héroïne, fléau du XXe siècle en France, responsable de plus de 40 000 morts entre 1970 et 2004, dans les milieux populaires de Paris et sa banlieue. Réalisation Gilles Blanchard.

    À l’origine de ce documentaire, la découverte de l’ampleur d’un phénomène qui ne faisait alors écho qu’à de vagues souvenirs pour beaucoup de citadins, résumés en une phrase : « Fais attention aux seringues. », phrase banale dans les quartiers populaires de Paris des années 90. Plus tard, ces mots prendront tout leur sens à la lumière d’un chiffre terrible : une véritable « hécatombe » qui intervient à son pic durant les années sida.

    Selon les calculs des auteurs du livre « La Catastrophe invisible », environ 40 000 décès sont imputables à la consommation d’héroïne entre 1970 et 2004, chiffre qu’il jugent eux même largement en deçà de la réalité. Parmi ces morts, les chercheurs s’accordent à dire que les personnes d’origine maghrébine issues des #quartiers_populaires constituent l’un des groupes sociaux les plus touchés.

    Cette histoire, qui a durablement marqué l’histoire des #banlieues françaises, peinent à être connu du grand public. Comment l’héroïne, drogue la plus meurtrière, a-t-elle traversé les époques et touché toutes les classes sociales ? Comment s’est-elle diffusée plus particulièrement dans les milieux populaires et parmi les descendants de l’immigration postcoloniale ? Ce documentaire raconte une #histoire de l’héroïne dans les quartiers populaires de Paris et de sa banlieue sur plusieurs décennies.

    Un documentaire d’Hajer Ben Boubaker, réalisé par Gilles Blanchard.

    La série est pas mal du tout. Elle restitue des géographies oubliées, de Paris à la banlieue. On y entend pourtant qu’en filigrane (même si le titre l’indique par antiphrase) la défaite politique du refus de l’usine par les enfants des travailleurs immigrés, qui, dans le post-68, a suscité une demande expansive.
    La dépendance a cet opiacé et son coût ont été matriciels pour la diffusion d’un trafic de drogues désormais massifié, un commerce, illicite et ultra-concurrentiel, qui a permis de créer d’innombrables emplois subalternes, le plus souvent mal payés.

    Comme il a été dit autrefois, "les jeunes se droguent, l’État se renforce", et lycée de Versailles.

    #audio #drogues #deal #dealers

    • La Catastrophe invisible | éditions Amsterdam - 2018
      Histoire sociale de l’héroïne (France, années 1950-2000)
      Michel Kokoreff, Anne Coppel, Michel Peraldi

      https://www.editionsamsterdam.fr/la-catastrophe-invisible
      https://seenthis.net/messages/685682
      https://seenthis.net/messages/628596
      La série illustre à merveille en 4 podcast d’une heure le pavé La catastrophe invisible
      Je découvre Hajer Ben Boubaker, documentariste et historienne spécialisée sur les musiques du Maghreb et du Proche-Orient.
      https://www.radiofrance.fr/personnes/hajer-ben-boubaker

      Barbès Blues - Une histoire populaire de l’immigration maghrébine
      https://www.seuil.com/ouvrage/barbes-blues-hajer-ben-boubaker/9782021517859

      "L’histoire, si elle a été dure, n’a pas toujours été triste. Elle raconte des vies qui n’ont pas été cantonnées dans l’étroitesse d’une nation, ou pire encore d’une nationalité. Et alors que tant de choses étaient volontairement orientées vers la laideur, des hommes et des femmes les ont, plus d’une fois, dans un geste collectif, sublimées. J’en tiens toutes ces histoires pour preuve."

      En déambulant dans Barbès, Hajer Ben Boubaker raconte les petits détails et les grands événements qui ont fait du quartier la "maison-mère des luttes de l’immigration" et l’une des places fortes de la #musique_maghrébine.

      Dans les cartons d’archives sur le premier quartier algérien dans le 5e arrondissement, dans les voix de vieux messieurs qui racontent l’habitude d’une ville ou dans les souvenirs imprécis de luttes contre le racisme, Barbès Blues ressuscite des personnages, des épopées, des anecdotes et des tragédies. Autant de symboles d’une communauté de destin, l’immigration maghrébine, qui dans un dédale de rues minuscule, s’est construit un monde immense.

      Hajer Ben Boubaker est née à Paris et a grandi dans le 18e arrondissement. Chercheuse indépendante et documentariste franco-tunisienne, elle est créatrice du podcast Vintage Arab et a réalisé la série radio « Une histoire du Mouvement des Travailleurs arabes », consacrée à l’organisation militante des années 70 (France Culture ; Prix découverte sonore SCAM 2022). Elle est lauréate du prix Unesco-Sharjah 2023 pour la culture arabe.

    • Les jeunes bourgeois qui voulaient se marginaliser devenaient rapidement dealers, de l’argent facile et sans scrupule aucun. Si ils consommaient et étaient accros les parents avaient de toute façon de quoi payer la cure de désintox, où les années de taule. Le cadavre des autres étaient déposés devant la porte de leur appart si le courage de le ramener avait été au rendez-vous.
      #overdoses

    • Ces jeunes qui tombent
      https://festival-resistances.fr/2024/ces-jeunes-qui-tombent/.html

      Dans les banlieues parisiennes, c’est une véritable hécatombe comme le raconte Azzedine Zoghbi, ancien éducateur à Orly : « Toutes les semaines au cimetière. On allait enterrer quelqu’un, on revenait à peine, et on savait qu’il fallait revenir la semaine d’après. ». La catastrophe est totalement ignorée par les pouvoirs publics alors que le nombre de morts d’overdose et de personnes contaminées par le #VIH augmente. La répression, avec la guerre à la drogue, conduit les usagers issus des banlieues en #prison plutôt que vers un parcours de soin adapté.

  • L’immeuble en flammes et le sauveur : en #France, lorsqu’on est étranger, il faut accomplir l’extraordinaire pour être considéré

    La belle histoire de #Fousseynou_Cissé, homme courageux qui sera décoré après avoir sauvé une famille d’un immeuble en flammes vendredi 4 juillet, montre encore une fois la nécessité d’accomplir un acte héroïque pour devenir « un bon étranger ».

    https://www.liberation.fr/societe/limmeuble-en-flammes-et-le-sauveur-en-france-lorsquon-est-etranger-il-fau
    #sans-papiers #héros #héroïsation

    –—

    voir aussi :
    Après l’histoire de #Mamoudou_Gassama, un sans-papiers de 25 ans menacé d’expulsion questionne « la hiérarchie des actes de bravoure »
    https://seenthis.net/messages/699454

    et le cas de #Mohssen_Oukassi :
    https://seenthis.net/messages/699454#message699474

    et #Kader_Salmi, cet autre héros pas reconnu :
    https://seenthis.net/messages/699733

    signalés par @simplicissimus et @sinehebdo

  • Les #Héros du #Punk sont #Immortels | Au Poste, média indépendant 100% Live & Libre

    https://www.auposte.fr/les-heros-du-punk-sont-immortels

    #Les_Héros_du_Punk_sont_Immortels
    C’est une histoire sortie d’un roman noir, mais tout à fait authentique. #Gilles_Bertin, figure du #punk français, chanteur de #Camera_Silens (Bordeaux, début des années 1980, braqueur d’un dépôt de la Brink’s en 1988, puis fantôme sans visage trente ans durant. Disparu, réapparu, malade, repenti. Il revient de tout. Et meurt en 2019, à Barcelone, là où il s’était caché. C’est ce destin hors norme que retrace Stéphane Oiry, dessinateur au trait sec et fraternel. Ses Héros du peuple sont immortels, publié chez Dargaud, n’est pas une BD hommage, ni un plaidoyer. C’est un regard. Lucide, inquiet, parfois amusé. Oiry ne juge pas. Il redonne de la chair à un nom devenu mythe, ou mauvaise conscience de toute une génération. C’est sa première convocation #Au_Poste.

    #cavale

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-gilles-bertin-une-vie-en-sursis

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/gilles-bertin-le-braqueur-punk-5260847

  • #Camille_Chaize, la porte-parole du ministère de l’intérieur démissionne avant la parution de son livre, dans lequel elle critique le #RN et le syndicat #Alliance
    Dans un #ouvrage qui paraît ce jeudi, la commissaire de police s’en prend notamment aux #syndicats_de_policiers et au « pouvoir que l’administration a décidé de leur laisser ».
    #heroine

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/23/la-porte-parole-du-ministere-de-l-interieur-quitte-ses-fonctions-avant-la-pa

    Le #livre ne devait pas faire grand bruit, mais il bénéficie désormais d’une opération de lancement gratuite à l’échelle nationale. Lundi 20 janvier, Camille Chaize, #commissaire de police et porte-parole du ministère de l’intérieur, a annoncé qu’elle quittait ses fonctions dans un post sur le réseau social professionnel LinkedIn : « A l’heure où s’apprête à sortir ce livre qui me ressemble tant, je dois, vous le comprendrez aisément, mettre fin à la mission de porte-parole du ministère de l’intérieur qui m’a été confiée en décembre 2019. »

    Une péripétie anodine dans la vie de la haute administration #policière, rythmée par les mutations et les changements d’affectation. Mais, mardi, Le #Canard_enchaîné révèle que la jeune femme de 43 ans aurait été poussée à la démission, victime d’une double indignation : celle du Rassemblement national (RN), mais aussi du syndicat de policiers Alliance, tous deux malmenés dans son ouvrage (Porte-parole. Réflexions personnelles de la voix officielle du ministère de l’intérieur, Novice, 304 pages, 22,90 euros).

    Les passages les plus évocateurs avaient déjà fuité dans les colonnes de La Tribune Dimanche le 19 janvier, fuite qui a déclenché l’ire du syndicat de policiers et du parti d’extrême droite. Plusieurs citations tirées du livre y sont reproduites et visent Alliance, une organisation avec laquelle la porte-parole avait déjà eu maille à partir – sans recevoir le soutien espéré de sa hiérarchie – après un tract syndical qui l’avait visée pour avoir condamné publiquement les propos d’un policier ayant insulté une victime de violences sexuelles. « Ce qui doit nous questionner, écrit-elle au sujet des syndicats de policiers, c’est surtout le pouvoir que l’administration a décidé de leur laisser, et pas seulement sur le terrain de la communication. »

    « Le poison lent de l’#extrême_droite_identitaire »
    Quant au RN, la jeune femme fait part de ses inquiétudes en cas de victoire politique au soir des législatives anticipées de juin 2024, dénonçant « le poison lent de l’extrême droite identitaire et ses idées les plus radicales [qui] ont infusé les débats, irrigué la société ». « Je vais devoir démissionner, écrit-elle, si nous avons un gouvernement diamétralement opposé à mes valeurs et mes principes (…). L’extrême droite, ce sera sans moi. Je ne veux pas être là pour voir ça. » L’échec du RN à conquérir le pouvoir l’aura finalement délivrée de ce dilemme rétrospectif.

    Dès dimanche, comme l’a révélé Le Canard enchaîné, le Rassemblement national a écrit à Bruno #Retailleau pour se plaindre des termes employés dans Porte-parole. Et Alliance, après avoir envisagé une déclaration « après la parution du livre », prévue jeudi, a finalement décidé de « ne pas s’exprimer » sur le sujet. « La démission de Camille Chaize est une nouvelle démonstration des liens de dépendance du ministre de l’intérieur [vis-à-vis des] “syndicats” de police », a estimé quant à lui le député « insoumis » du Nord, Ugo Bernalicis, sur X, tout en relevant le caractère « tardif » des déclarations de la porte-parole, en poste pendant plus de quatre ans.

    Aux yeux du cabinet de Bruno Retailleau, au-delà du fond, les charges menées contre Alliance ou le Rassemblement national posent surtout des difficultés au regard du devoir de réserve auquel est assujettie Mme Chaize, fonctionnaire de police. « Elle savait que, avec de tels propos, elle pouvait difficilement rester à ce poste, elle en a elle-même convenu », fait savoir l’entourage du ministre, qui souligne le souhait manifesté par Mme Chaize depuis plusieurs semaines de quitter le porte-parolat du ministère de l’intérieur pour d’autres fonctions. Des retards dans l’ouverture d’un nouveau poste ont repoussé son départ, que le cabinet de Bruno Retailleau dit avoir acté, et Mme Chaize reste officiellement directrice adjointe de la délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur.

    « Comment soigner un minimum ma sortie, comme au théâtre ? », s’interroge-t-elle dans les dernières pages de son livre. La commissaire de police, désormais ex-porte-parole du ministère de l’intérieur, n’a pas souhaité répondre au Monde.

    #Antoine_Albertini

  • #Frontex spends half a billion on aerial surveillance, new research shows more involvement in pullbacks

    On the 20th anniversary of the founding of Frontex, new details about its complicity with the Libyan Coast Guard have come to light. Activists and lawyers are protesting and taking legal action.

    The European border agency Frontex has invested over €500 million in aerial surveillance in the Mediterranean region since 2017. This is reported by the Italian newspaper “Altreconomia” and complements new investigations by the Liminal research project. Its research shows that the surveillance equipment is not used to protect people at sea, but to force them back to Libya or Tunisia.

    Liminal was founded two years ago at the University of Bologna for the forensic investigation of border violence. In an exhibition currently on display in Paris, Liminal documents at least 240 new cases in which Frontex reconnaissance flights specifically reported boats in the central Mediterranean to the Libyan or Tunisian Coast Guards, who then took the refugees back to the North African countries against their will. Between 2019 and 2023 alone, over 27,000 people were affected by such pullbacks.

    Liminal’s research is based on 319,000 data records from the “Joint Operation Reporting Application” (JORA), Frontex’s internal database system. This is where the agency records all of its activities, including in the central Mediterranean. In a total of 473 cases, Frontex detected boats carrying refugees on their way to Europe before Libyan or Tunisian units intercepted them and forced them to return. The research shows that these routines are not random, but that the reconnaissance flights as part of the Frontex operation “Themis” are used strategically for migration defence.

    A significant part of Frontex’s surveillance work is carried out by drone missions. Among others, the border agency uses two “Heron” drones, produced by the Israeli defence company Israel Aerospace Industries, which are also used for military purposes in the Gaza Strip. One of these drones is stationed in Malta and another in Crete. Frontex tested another drone from Israel in 2019, but this “‘Hermes”’ suffered a total loss after a few months.

    Using JORA datasets from 2016 onwards, the Liminal researchers were able to reconstruct a significant number of cases in which the Frontex surveillance service recorded boats before they were turned back to Libya or Tunisia. These pullbacks are carried out in cooperation with the Libyan Coast Guard, which has received financial and organisational support from the EU since 2017.

    A new set of JORA data requested by Liminal via a Freedom of Information request shows that surveillance teams in Warsaw, where Frontex is based, analyse images in real time and make decisions on who to notify for pullbacks in North Africa. For Operation “Themis” alone, Liminal documented 473 previously unknown cases in which boats were discovered by Frontex and then pulled back to Libya or Tunisia.

    “The chain of responsibility in these operations is extremely complex”, Giovanna Reder from Liminal emphasises to “nd”. The information gathered by aircraft and drones passes through several instances, from Warsaw to the operations control centres in Italy, Malta and Greece.

    Liminal shows how Frontex conceals the pullbacks by systematically labelling the operations in the JORA datasets as “prevention of departures”. “Frontex is thus continuing a trend that we have been observing for a long time”, says Reder. Accordingly, the agency is also becoming increasingly non-transparent and is disclosing less and less data in response to requests under the Freedom of Information Act.

    The Libyan Coast Guard has long been suspected of severely mistreating intercepted persons and detaining and abusing them in prisons under conditions that violate human rights. Despite ample evidence of the catastrophic conditions in Libyan camps, Frontex has so far shown no inclination to end its cooperation with the Coast Guard. On the contrary: Frontex’s monitoring capacities have been massively expanded in recent years.

    However, Article 46 of the Frontex Regulation, which is relevant to human rights issues, requires the agency to stop such operations if they promote human rights violations, as in Libya or Tunisia, which encourages pogroms against refugees and abandons them in the desert.

    In response to this practice, which violates international law, the legal organisation Front-Lex, together with the group Refugees in Libya, has taken legal action against Frontex before the European Court of Justice. A plaintiff from Sudan, who has been living in Libyan detention under dangerous conditions since 2019, accuses Frontex of having facilitated his forced repatriation and subsequent torture in Libya by sharing location data.

    Front-Lex lawyer Ifatch Cohen demands on behalf of the plaintiff that Frontex take the protection of human rights seriously. In his argumentation, he refers to EU law, according to which the indirect promotion of human rights violations is not permitted. There is already sufficient evidence of Frontex’s co-responsibility for crimes against humanity in Libya, explains Cohen when asked by “nd”. What is needed is not more evidence, but a competent court that grants Frontex victims access to legal protection. “We hope that judge Maria José Costeira will finally allow our case to proceed”, said the lawyer.

    The 24 October 2024 was the 20th anniversary of the founding of Frontex. There were demonstrations, events and actions in several cities in Europe and Africa, including Brussels, Berlin, Bregenz, Innsbruck, Calais and Dakar.

    The Alarm Phone network, which consists of hundreds of volunteers and celebrated its tenth anniversary in October, also met in the Senegalese capital at the beginning of October. Refugees on the Mediterranean can use the emergency number to ask for help. The Alarm Phone forwards these messages to the relevant maritime rescue centres in the central Mediterranean.

    For 3,650 days and nights, they have been on duty, the network explains. During this time, the activists have been alerted to over 8,000 boats “from all corners of the Mediterranean Sea, the Atlantic region or the English Channel”.

    https://digit.site36.net/2024/10/31/frontex-spends-half-a-billion-on-aerial-surveillance-new-research-show
    #pull-backs #Libye #migrations #réfugiés #complexe_militaro-industriel #surveillance_aérienne #Méditerranée #mer_Méditerranée #drones #complexe_militaro-industriel #Joint_Operation_Reporting_Application (#JORA) #Themis #opération_Themis #Heron #Israel_Aerospace_Industries #chaine_de_responsabilité #prévention_des_départs #gardes-côtes_libyens

    • Oltre 27mila naufraghi respinti in Libia e Tunisia grazie a Frontex. La nuova ricerca di Liminal

      Il gruppo di ricerca del centro con sede a Bologna ha analizzato 319mila “stringhe” del database Jora, nel quale l’Agenzia europea registra le proprie attività. Incluse quelle di sorveglianza sul Mediterraneo: in almeno 473 casi le imbarcazioni sono state avvistate prima dell’intervento delle milizie libiche e dei guardiacoste tunisini. Anche grazie all’Heron drone prodotto dalla Israeli aerospace industries, lo stesso utilizzato per le operazioni militari sulla Striscia di Gaza

      L’Agenzia europea Frontex ha collaborato al respingimento verso Libia e Tunisia di almeno 27.288 naufraghi tra il 2019 e il 2023. Lo rivela uno studio inedito realizzato dal progetto Liminal, centro di ricerca con sede a Bologna, visionato in esclusiva da Altreconomia. “In 473 casi l’Agenzia ha individuato la barca tramite i suoi mezzi di sorveglianza prima che questa venisse bloccata dai guardiacoste libici e tunisini -spiega Lorenzo Pezzani, direttore di Liminal-. Non sono ipotesi o accuse rivolte da Ong ma la stessa Frontex che nei suoi database implicitamente ammette che è stata protagonista di queste operazioni”.

      È la prova che la sorveglianza aerea sul Mediterraneo, a cui l’Agenzia ha destinato oltre 500 milioni di euro di budget tra il 2017 e il 2023, non ha come obiettivo il salvataggio delle persone in mare ma quello di evitare che queste arrivino in Europa. Una “verità” che emerge dalle oltre 319mila “stringhe” ottenute e analizzate da Liminal del database in cui Frontex registra le informazioni relative a tutte le sue attività, comprese quelle dei droni. Tra cui anche l’Heron drone, fornito dall’Israel aerospace industries, che oggi viene utilizzato dall’esercito israeliano per le operazioni militari sulla Striscia di Gaza.

      Liminal si è concentrata sui dati contenuti nel Joint operation reporting application (Jora), un database in cui dal 2011 Frontex registra tutti gli eventi di attraversamento irregolare dei confini di cui viene a conoscenza. Le “stringhe” registrate dal settembre 2016 al settembre 2021 sono state ottenute dal giornalista Emmanuel Freudenthal e contenevano con esattezza i luoghi in cui si trovavano le barche nel momento in cui sono state individuate e in molti casi il porto finale di sbarco: in 197 casi le operazioni si concludono con un respingimento verso Libia e Tunisia. Sui dati dal 2021 al 25 gennaio 2023, Frontex ha fornito i dati con ancora meno dettagli, soprattutto con riferimento al porto finale di sbarco. Il motivo? “Comprometterebbe la protezione dell’interesse pubblico”. O forse il rischio di essere chiamati a rispondere delle proprie azioni.

      Infatti, nonostante l’assenza di quelle informazioni, il gruppo di ricerca ha ricostruito incrociando diverse informazioni contenute nel file almeno 218 casi in cui le barche sono state avvistate dagli assetti aerei dell’Agenzia prima che fossero respinte verso le coste libiche e tunisine. Questi eventi sarebbero però solo la punta dell’iceberg:. Dal 25 gennaio 2023 al 2024, infine, l’Agenzia ha negato a Liminal la possibilità di accedere alle informazioni a causa di “nuovi metodi operativi” per cui la divulgazione di questi dati “ostacolerebbe l’efficacia delle operazioni di Frontex”.

      Analizzando l’enorme database di Jora, poi, Liminal ha individuato un’altra criticità. Nel periodo fra gennaio 2021 and gennaio 2023 viene introdotta una nuova operazione, “Fsc aerial surveillance”, in cui sono presenti 1.580 casi per i quali come “reporting country” viene indicata la Polonia. L’Fsc è il Centro di sorveglianza che si trova a Varsavia, sede centrale di Frontex, in cui i membri dell’European monitoring team (Emt) analizzano le immagini trasmesse in tempo reale dai velivoli dell’Agenzia. Di questo team fanno parte anche membri delle forze dell’ordine dei Paesi membri, tra cui anche la Guardia di finanza e la Guardia costiera italiana. Fra tutti i casi categorizzati come “FSC aerial surveillance”, i ricercatori di Liminal sono riusciti a individuarne 240 che sono elencati anche come casi di avvistamento avvenuti nell’ambito dell’ operazione Themis che Frontex conduce nel Mediterraneo Centrale, e che si poi sono conclusi con un respingimento. “Anche se in assenza di altri dati non ci è ancora possibile dire molto di più su questi casi, sono tuttavia interessanti perchè rivelano la complessa catena decisionale che caratterizza queste operazioni -spiega la ricercatrice di Liminal Giovanna Reder-. Le informazioni trasmesse da un veivolo che vola a pochi chilometri dalla Libia vengono inviate tramite satellite ai piloti di Airbus che stanno a Malta, alla operation room di Varsavia e anche ai vari centri di sorveglianza degli stati membri coinvolti: tutta questa catena di informazioni è opaca e difficile da ricostruire. Quando avviene un avvistamento, chi è che decide che cosa fare e chi contattare, e in base a quali criteri? Rispondere a queste domande è decisivo sotto l’aspetto della responsabilità”, aggiunge Pezzani.

      In decine di casi, inoltre, Liminal ha incrociato i dati del database con quelli resi pubblici dalle Ong tra cui Alarmphone. “Questo ci aiuta a recuperare quelle informazioni che Frontex ha oscurato nel fornirci le stringhe di Jora -aggiunge Reder-. E anche a marcare le differenze tra come l’Agenzia registra le informazioni, penso al numero dei morti, da quella che poi è la realtà sul campo denunciata dai naufraghi alle Ong”. Tra i casi analizzati c’è quello di un’imbarcazione avvistata il 4 gennaio 2023 quando secondo la posizione inviata ad Alarmphone era già nella zona di ricerca e soccorso maltese: Frontex registra quell’evento nel database, quindi è a conoscenza di dove si trovi, ma i naufraghi vengono con molta probabilità intercettati e respinti dalla cosiddetta guardia costiera libica. “Viene registrata come attività di ‘prevention departure’ che in linguaggio burocratico è la maschera per classificare un respingimento”.

      Questa nuova ricerca di Liminal segue quella pubblicata nell’agosto 2022 in collaborazione con Human rights watch (Hrw) dal titolo “Airborne complicity” in cui grazie a documenti inediti si ricostruiva una “chiara correlazione” tra i voli di Frontex e il tasso di intercettazioni da parte della Guardia costiera libica. “Un andamento che suggerisce e rinforza il fatto che vi sia una collaborazione sistematica tra l’Agenzia e le ‘milizie libiche’, come tra l’altro è emerso anche in diverse inchieste giornalistiche”, sottolinea Reder. E come ha ammesso anche lo stesso direttore esecutivo di Frontex Hans Leijtens che nel febbraio 2024 ha ammesso che in almeno 2.200 casi la posizione delle imbarcazioni è stata inviata alla Guardia costiera libica tra il 2020 e il 2023.

      Anche a seguito di quelle dichiarazioni, le Ong Front-Lex e Refugees in Libya hanno deciso di portare Frontex di fronte alla Corte di giustizia dell’Unione europea per chiedere ai giudici di fermare la collaborazione con le autorità libiche. Il ricorrente è un 29enne di origini sudanesi, malato di diabete, bloccato in Libia dal 2019 e oggi in grave pericolo anche per la sua condizione di salute. “Il fatto che Frontex condivida la posizione con le milizie libiche riduce le possibilità che lui raggiunga l’Europa e lo espone a tortura e trattamenti degradanti -spiega Ifatch Cohen, avvocato che per Front-lex ha promosso la causa-. Diversi rapporti provano come tutti coloro che vengono respinti subiscono detenzione arbitraria e sono quindi sottoposti alla violazione dei loro diritti basilari”. In questo quadro, l’Agenzia dovrebbe fermare di condividere le informazioni ottenute attraverso i suoi velivoli. “Non è necessario che la sua attività provochi direttamente le lesioni subite dal ricorrente: l’articolo 46 del regolamento prevede infatti che le operazioni vengano fermate anche qualora favoriscano anche indirettamente la violazione dei diritti umani”, aggiunte l’avvocato Cohen.

      Gli avvocati hanno chiesto alla Corte di esprimersi con un giudizio d’urgenza perché il ricorrente rischia la vita. Ma Frontex si è opposta. “In altri casi presentati da potenziali vittime, la Corte ha rigettato i casi e non li ammessi perché non era ‘certo’ che i richiedenti, una volta al mare, sarebbero avvistati dall’Agenzia e poi respingi illegalmente -continua Cohen-. Ci aspettiamo forse che la persona bloccata in Libia produca un giudizio mostrando un biglietto di una nave con cui ha tentato di raggiungere l’Europa? Spero che i giudici cambino il loro approccio e adottino una decisione in conformità con la legge. Anche se c’è l’1% delle possibilità che qualcuno subisca un respingimento e di conseguenza sia vittima di tortura gli va riconosciuta la possibilità di ricorrere di fronte a un giudice”.

      A sorreggere tutta la “macchina dei respingimenti” ci sono poi le grandi multinazionali, spesso aziende legate all’industria militare, che garantiscono a Frontex i velivoli. Come raccontato su Altreconomia l’importo dei bandi pubblicati dall’agenzia con riferimento a servizi di sorveglianza aerea passa da 1,6 milioni di euro nel 2017 a 172 milioni di euro nel 2023. Con un numero sempre più ampio di soggetti interessati a queste tipologie di commesse. Tra gli apripista troviamo l’italiana Leonardo Spa (già Finmeccanica), la prima nel 2018 a fornire un drone per Frontex. Ma il progetto di ricerca Liminal si concentra soprattutto sui contratti siglati con le israeliana Elbit Systems (Hermes 900 drone) e l’Israeli aerospace industries (Iai) per l’Heron drone (in questo caso un subappalto da parte di Airbus).

      “Lo stesso che oggi sorvola il Mediterraneo viene utilizzato anche per le operazioni militari su Gaza -sottolinea Pezzani-. L’ennesima inquietante prova della compenetrazione dell’industria militare nel settore del controllo dei confini”. Il 24 ottobre Frontex ha festeggiato i primi vent’anni di vita, costellati da scandali e un ruolo centrale nell’esternalizzazione dei confini europei, nella totale impunità. C’è poco da festeggiare.

      https://altreconomia.it/oltre-27mila-naufraghi-respinti-in-libia-e-tunisia-grazie-a-frontex-la-

      #Fsc_aerial_surveillance #European_monitoring_team (#Emt)

  • 40 manteaux et un bouton

    Été 1942. Quarante enfants juifs débarquent à la gare de #Nonantola, dans la province de Modène. Ils ont fui l’Allemagne nazie grâce à une organisation d’#entraide. Accueillis dans une vaste propriété, la #villa_Emma, ces jeunes déracinés se lient d’amitié et se créent un monde moins menaçant que la réalité.

    Natan est l’un d’eux. Rongé par le souvenir de son père arrêté une nuit d’hiver, de sa mère et son jeune frère qu’il a dû abandonner à Berlin, ce garçon sauvage ne parvient pas à renoncer à sa méfiance. Pourtant, ici, il n’y a ni étoiles jaunes, ni ghetto, ni rafles. C’est un lieu où les paysans partagent leur nourriture, où un menuisier construit les lits qui manquent aux pensionnaires, où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Mais le 8 septembre 1943, les troupes nazies atteignent Nonantola, et les occupants de la villa Emma doivent fuir à nouveau. Cette fois, ils ne sont plus seuls : un village entier est prêt à se battre pour eux.

    Inspiré de faits réels, un magnifique récit d’#héroïsme_collectif et de #solidarité vu à travers les yeux d’un enfant.

    https://www.albin-michel.fr/40-manteaux-et-un-bouton-9782226473080

    #livre #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #réfugiés #sauvetage #histoire #résistance

    –-

    voir aussi:
    Maria Bacchi e Nella Roveri, L’età del transito e del conflitto. Bambini e adolescenti tra guerre e dopoguerra 1939-2015, Il Mulino


    https://seenthis.net/messages/566930

    • 40 cappotti e un bottone

      Estate 1942. A Nonantola, Modena, arrivano quaranta ragazzi e bambini ebrei. Sono scappati dalla Germania nazista e, grazie all’organizzazione di Recha Freier, stanno cercando di arrivare in Palestina. Ora, sistemati a Villa Emma, sembra che il peggio sia passato. Tra di loro c’è anche Natan, che inizialmente vede tutta questa attenzione con sospetto. Bruciano ancora il ricordo del padre trascinato via nella notte, l’addio della madre e del fratello più piccolo. Eppure, qui sembra di essere in un mondo completamente nuovo. Finché con l’otto settembre del 1943, a Nonantola iniziano ad accamparsi le truppe naziste e per i ragazzi di Villa Emma c’è una nuova fuga da organizzare. Questa volta, però, non sono soli, hanno un intero paese a lottare per loro. Ivan Sciapeconi è insegnante di scuola primaria a Modena. Ha pubblicato libri di narrativa per bambini (Zezè e Cocoricò, Raffaello Editore; Un dicembre rosso cuore, Einaudi Ragazzi; Come mettere il mondo a testa in giù, Giunti) e testi per la scuola (Erickson Edizioni, Rizzoli). 40 cappotti e un bottone è il suo primo romanzo.

      https://www.edizpiemme.it/libri/40-cappotti-e-un-bottone

    • « 40 manteaux et un bouton », des villageois italiens au secours d’#enfants_juifs allemands

      Pendant la guerre en Italie, les habitants de Nonantola ont permis l’exfiltration vers la Suisse d’enfants juifs venus d’Allemagne et d’Autriche. Ivan Sciapeconi consacre à cet épisode héroïque de l’Histoire un premier roman

      (#paywall)

      https://www.letemps.ch/culture/livres/40-manteaux-et-un-bouton-des-villageois-italiens-au-secours-d-enfants-juifs-

  • Patriotic Russian poetry praising Vladimir Putin and backing his war in Ukraine has turned out to be translations of Nazi verses penned in the 1930s and 1940s.
    https://www.theguardian.com/world/article/2024/jul/02/ukraine-war-briefing-thousands-of-ukrainian-convicts-join-fight-against


    Generalfeldmarschall Anton Ludwig Friedrich August von Mackensen (* 6. Dezember 1849 in Leipnitz ; † 8. November 1945)

    Le rire sardonique des soldats morts au combat accompage la remise d’un prix de poésie russe. Mackensen, Asov, Wagner, Waffen-SS, tous des romantiques incorrigibles.

    2.7.2024 - The 18 poems of Gennady Rakitin have attracted quite a following in Russia in the past year and been mentioned in poetry prizes, but pranksters have revealed they invented Rakitin and simply translated poems such as Führer and odes to Nazi stormtroopers, replacing references to Germany with Russia. “We read collections of Z poetry and saw straight-up nazism there. We suspected that they probably wrote exactly the same things in Nazi Germany, and we turned out to be right,” said the group behind the project, in written responses to questions from the Guardian.

    J’en ai encore une bonne à proposer pour le concours de poésie belliqueuse. Appuyez sur « traduire » et remplacez « Lützow » par le nom de votre général préféré. C’est de la poésie de qualité. Deux rues berlinoise portent toujours le nom du jeune poète tombé au champ d’honneur.

    Composition : Carl Maria von Weber
    https://www.youtube.com/watch?v=W24BkvClrfs

    Ne le prenez pas personnellement, dans le texte il est question de tuer des sbires français ( fränkische Schergen ). C’est vieux. Actuellement on se contente d’égorger du Russe.

    Lützows wilde verwegene Jagd
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/L%C3%BCtzows_wilde_Jagd

    1813 von Theodor Körner

    Was glänzt dort vom Walde im Sonnenschein,
    Hör’s näher und näher brausen;
    Es zieht sich herunter in düsteren Reih’n
    Und gellende Hörner, sie schmettern drein,
    Und erfüllen die Seele mit Graußen.
    Und wenn ihr die schwarzen Gesellen fragt:
    Es ist Lützows wilde verwegene Jagd

    Was streift dort rasch durch den finstern Wald,
    Was jaget von Bergen zu Bergen.
    Es legt sich in nächtlichen Hinterhalt,
    Das Hurrah jauchzet. Die Büchse knallt.
    Es stürzen die fränkischen Schergen.
    Und wenn ihr die schwarzen Jäger fragt:
    Es ist Lützows wilde verwegene Jagd.

    Wo die Reben dort glühen, dort braußt der Rhein,
    der … [Wütrich] geborgen sich meinte.
    Was naht aber dort im Gewitterschein,
    Und stürzt sich mit kräftigem Arm hinein,
    Und springet ans Ufer der Feinde?
    Und wenn ihr die schwarzen Schwimmer fragt
    Es ist Lützows wilde verwegene Jagd.

    Was tobt dort im Thale die laute Schlacht,
    Was schlagen die Schwerter zusammen!
    Die schwarzen Kämpen schlagen die Schlacht
    Und der Funke der Freiheit ist glühend erwacht,
    Und lodert in blutigen Flammen.
    Und wenn ihr die schwarzen Kämpen fragt:
    Es ist Lützows wilde verwegene Jagd.

    Was scheidet dort röchelnd vom Sonnenlicht,
    Unter tausend Feinde gebettet.
    Es zuckt der Tod auf dem Angesicht,
    Doch die muthigen Herzen erzittern nicht,
    Das Vaterland ist ja gerettet!
    Und wenn Ihr die schwarzen Gefallenen fragt:
    Es ist Lützows wilde verwegene Jagd.

    Die wilde Jagd und die deutsche Jagd
    auf … [Henkers]blut und Tyrannen.
    Drum die Ihr uns liebt, nicht geweint und geklagt!
    Das Land ist ja frei und der Morgen tagt,
    Wenn wir’s auch erst sterbend gewannen!
    Und von Enkeln zu Enkeln sey’s nachgesagt:
    Das war Lützows wilde verwegene Jagd.


    Generalmajor Ludwig Adolf Wilhelm von Lützow, commandant de l’unité de guérilla Lützowsches Freikorps

    #guerre #poésie #wtf #héros

  • Top IDF commander in aid strike wanted to block humanitarian supplies into Gaza
    https://www.telegraph.co.uk/global-health/terror-and-security/israel-hamas-war-gaza-idf-aid-strike-world-central-kitchen

    The most senior IDF commander dismissed for his role in the drone strike which killed seven aid workers in Gaza is a settler who signed an open letter in January calling for the territory to be deprived of aid, The Telegraph can reveal.

    A senior British lawyer said its contents – including a call for a “siege” of Gaza City – should be considered by the Israeli authorities investigating the killings.

    Col (Res) Nochi Mandel, the chief of staff of the Nahal Infantry Brigade, was one of two officers dismissed last week following the incident in which three vehicles belonging to the charity World Central Kitchen (WCK) were attacked by drones, killing all those inside, including three Britons.

    An investigation by the Israeli Defence Forces (IDF) characterised the strikes as a “grave mistake” but concluded there was no intentional harm. “Those who approved the strike were convinced that they were targeting armed Hamas operatives and not WCK employees,” it said.

    In the letter, Col Mandel, a religious nationalist who lives in a settlement in the occupied West Bank, called with more than 130 other reserve officers and commanders for the flow of aid into Gaza to be restricted.
    People inspect the site where World Central Kitchen workers were killed in Deir al-Balah, Gaza Strip
    The site where World Central Kitchen workers were killed in Deir al-Balah, Gaza Strip Credit: Abdel Kareem Hana/AP

    The letter was sent on January 20 to the Israeli War Cabinet and the IDF chief of staff and implored them to “do everything in your power” not to allow “humanitarian supplies and the operation of hospitals inside Gaza City” following its evacuation.

    The idea was to lay siege to the area until the estimated 130 Israeli hostages held by Hamas in Gaza were returned.

    “As far as we understand … it is permissible and legal according to the laws of armed conflict, to impose a siege on a certain area, on the condition that the citizens who are in it are allowed evacuation corridors,” the letter adds.

    Michael Mansfield KC, head of Nexus Chambers and one of Britain’s leading barristers, said the letter should “absolutely” be considered by those investigating the incident.

    “The document is plainly relevant to a particular state of mind,” Mr Mansfield said. “In other words it is not indicating that the target of the Israeli army is primarily Hamas but Gaza as a whole by weaponising aid under siege conditions.

    “Those who will inevitably suffer and run the risk of death as a result are bound to be non combatant civilians, medics, women, children, the injured and those who are responsible for bringing aid as with the seven killed.”
    An armed Hermes 450 unmanned aerial vehicle of the Israeli Air Force in flight

  • L’autre jour dans le bus, une jeune femme demande à s’asseoir à côté de moi. Une fois qu’elle est assise, je lui demande si elle souffre de la nuque parce que je remarque qu’elle ne peut pas tourner la tête.
    Elle se confie sur son cancer des os que les chirurgiens ont stoppé il y a 6 mois en lui installant une tige de métal le long de la colonne vertébrale, lui permettant de pouvoir encore marcher et s’occuper de sa fillette de 7 ans.
    #héroïne_du_quotidien

  • #Lina_Soualem et #Hiam_Abbass : « Faire exister l’humanité du peuple palestinien »

    Après Leur Algérie, explorant la branche familiale paternelle, la réalisatrice Lina Soualem poursuit l’introspection du double exil qu’elle porte : l’Algérie mais aussi la Palestine. Bye bye Tibériade, son second documentaire, sort en salles mercredi 21 février. Bouleversant de tristesse mais aussi de joie, il raconte comment la lignée de femmes de sa famille maternelle, dont sa mère l’actrice Hiam Abbass, a été percutée par les violences de l’histoire.

    À travers elles, c’est l’histoire du peuple palestinien qui se déploie sur plusieurs décennies, un peuple qui subit une injustice historique et qui est revenu au cœur de l’actualité de la plus sanglante des manières. La sortie de Bye Bye Tibériade survient en pleine guerre à Gaza, où Israël mène, depuis le 7 octobre 2023 et les massacres du Hamas qui ont fait 1 160 morts, une riposte militaire. Celle-ci a tué plus de 29 000 personnes, dont 70 % sont des femmes et des enfants, dans l’enclave palestinienne.

    En explorant les douleurs de la mémoire familiale et collective à travers le prisme des femmes, Lina Soualem questionne aussi admirablement l’universel qui nous percute et nous rassemble : l’amour, l’exil, la famille, la terre, les racines.

    https://www.youtube.com/watch?v=9vsnwCDc1Ww

    #film #Palestine #cinéma #documentaire #film_documentaire #dépossession #héroïsme #arrachement #exil #identité #droit_à_la_complexité #culture #nakba #intimité #négation #histoire_familiale #parcours_de_vie #silence #art #récits_de_vie #mémoire_collective #peur_de_la_perte #maison #douleurs_du_passé #transmission #force_féminine #vie #humour #liberté #rupture #exil_forcé #patriarcat #poésie

  • Held
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Held


    Pendant des siècles notre culture a été empreignée du culte des héros. Achille et Hector de Troies servaient d’exemple au jeunes hommes que les militaristes de Prusse élevaient comme chair à canon pour les guerres de « libération » et d’unifcation nationale.

    L’idéologie staliniste a transformé des millions d’hommes et de femmes en héros et traité avec dédain les survivants. Après la guerre le sacrifice de l’individu était récompensé avec des médailles « Held der Arbeit » et « Held der DDR ». Ces termes prenaient tout de suite une connotation ironique car tout le monde savait que le sacrifice pesait plus lour que la récompense.

    Une partie du peuple a toujours compris qu’il se faisait arnaquer par les défenseurs des grandes idées.

    Les moins cons parmi nos parents et grand parents qui ont connu la guerre savaient deux choses :

    1.

    Nur ein toter Held ist ein wahrer Held.

    Les vrais héros sont toujours morts.

    Alors il fallait chosir :

    Was willst du, das Ritterkreuz oder dein eigenes Kreuz?

    Il fallait se décider entre la croix de chevalier (une médaille militaire) et sa propre « croix » (synonyme pour ses épaules et la vie).

    2.

    Wenn es heißt „Freiwillige vortreten“, geh einen Schritt zur Seite, damit die Dummen durchkönnen.

    Quand on appelle les volontaires à avancer il faut s’écarter pour laisser passer les imbéciles.

    L’expression « Helden des Alltags » doit nous faire croire qu’il y a de bons héros. C’est faux parce que chaque héro sans exception agit contre sa propre raison d’être qui est de vvre.

    Par contre il est normal qu’on se « sacrifie » quand on est condamné. C’est un acte unique et raisonnable qui prouve notre qualité d’Homme.

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Franciszka_Mann
    Le SS tué par Franciszka Mann est mort en tant que héros des génocidaires tandis ce qu’elle a défendu sa dignité et la dignité humaine.

    Dans nos pays un tel destin nous est généralement épargné mais nous pouvons apprendre à nous protéger contre les pièges qu’on nos tend derrière l’écran de fumée idéologique. Les héros et les condamnés de notre histoire sont de bons repères pour tenir le cap.

    #héroïsme #guerre

  • Tai-Luc, le chanteur de La Souris déglinguée, est mort
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/12/04/mort-de-tai-luc-le-chanteur-de-la-souris-deglinguee_6203810_3382.html

    Je dois avoir tous les disques (studios) de LSD. J’étais vraiment fan. Je me rappelle avoir pogoté comme un malade à la MJC d’Hérouville...

    « On fera n’importe quoi, on fera comme les copains
    On fera n’importe quoi par solidarité »

    « Combien y a-t-il de faux espoirs/Au fond du cœur de la jeunesse ?/Combien y a-t-il de lundis matins/Pour la main-d’œuvre bon marché ?/Combien y a-t-il de lundis matins/Pour les rockeurs manutentionnaires ? » La chanson de Tai-Luc, le leader de La Souris déglinguée (LSD), groupe phare de la scène punk rock parisienne des années 1980, a pris des airs d’oraison funèbre. Avec la mort de son auteur, survenue vendredi 1er décembre, à l’âge de 65 ans, d’une infection pulmonaire, c’est un pan de l’histoire du rock français qui disparaît.

    La première fois qu’on l’a rencontré, c’était en 1983, dans la nuit de l’hiver. Aux « Frigos », ces anciens frigidaires du côté du pont de Tolbiac, à Paris, recyclés alors en lieux de répétition et en ateliers d’artistes. Il venait, avec ses comparses, de sortir son deuxième 33-tours – c’était encore l’âge du vinyle, autant dire la Préhistoire –, il jouait les durs à cuire et tirait avec allégresse le diable par la queue. « M. Assedic, c’est un ami à moi », racontait-il, crâneur, dans son blouson noir. Il avait 25 ans.

    On avait retrouvé, trente-cinq ans plus tard, son sourire narquois sous les platanes du quai de Gesvres, à Paris. Un krama cambodgien noué sur le crâne désormais chauve de l’ancien skinhead, une fesse posée sur un tabouret, devant ses quatre boîtes de bouquiniste : quelque huit mètres linéaires de livres d’occasion, denrées rares et d’autant plus recherchées. Il avait ce même air faussement absent, réellement attentif, la même parole diserte derrière la façade impavide.
    Lire le portrait (en 2020) : Article réservé à nos abonnés Regarder Paname avec les yeux d’un bouquiniste

    Côté maternel, des origines ch’tis et bretonnes, une famille communiste. Le père, lui, est un titi parisien débarqué de Cochinchine en 1939. Elle est sténodactylo, lui a été représentant en vins, vigile dans une usine d’armement, et tient une salle de sport dans le Quartier latin. Il a même été vedette de cinéma – dans un film vietnamien tourné en Camargue, que le fiston découvrira soixante ans plus tard : Vi dau nen noi, de Pham Van Nhan (La Justice des hommes, 1954). « Mon père ? Une sorte d’Alain Delon », confiait son fils unique, et tardif. A l’observer, lui, on se disait que c’était sans doute vrai.
    Quatorze albums studio

    Nguyen Tan Tai-Luc naît donc le 10 août 1958, à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il a 14 ans lorsque ses parents se séparent. Il va moult fois déménager, écumant les banlieues au fil des changements de domicile. « Suivant mes interlocuteurs, quand je veux rassurer, je parle du lycée Hoche, à Versailles, où j’ai passé mon bac, ou sinon, de Sarcelles [Val-d’Oise], dont je connais tous les codes », racontait-il sans vergogne.

    C’est au lycée Hoche qu’il crée La Souris déglinguée. Rue des Lombards, il a découvert l’effervescence et l’énergie du rock dans les bacs de la mythique boutique parisienne de disques de Marc Zermati (1945-2020). Avec ses potes, il fait le voyage initiatique de Londres, monte sur la scène du Golf Drouot, multiplie les concerts (qui tournent en baston) et enregistre quatorze albums studio sur trois décennies. Misère et grandeur du rock’n’roll. De ses années Souris déglinguée, il disait modestement : « On a eu des instantanés professionnels. » Le 9 mai 2015, ces vétérans de la scène punk française donnent leur dernier concert à l’Olympia, entourés des stars de cette vague rageuse aujourd’hui emportée par le vent : Parabellum, Warum Joe, Swingo Porkies, RAS, Les Olivensteins… Toute une époque.

    Mais déjà Tai-Luc a accroché une autre corde à son arc. L’enfant cherche ses racines. Perpétuellement en mouvement, il s’est mis à étudier le viet, le chinois, le lao, le thaï… Il lit beaucoup, entasse les livres et, dès 1996, commence à enseigner à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) où, dernièrement encore, il continuait de donner des cours de linguistique comparée et d’« écriture des pagodes » (un alphabet à part).

    A l’Inalco, il n’a d’ailleurs pas seulement écrit une demi-douzaine de thèses (Parlons lü : la langue taï des douze mille rivières du Yunnan ou Etude comparative du tai sipsong panna et du laotien…), il aura aussi rencontré sa « fiancée », avec qui il a eu une fille. Les punks ne sont jamais comme on les imagine.

    Grand collectionneur, ce petit-fils d’une pucière de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est donc finalement, en 2018, devenu bouquiniste (« Je ne suis rien d’autre qu’un biffin de luxe », confiait-il avec une touchante – fausse – modestie, expliquant : « La vérité des bouquinistes, c’est que la Mairie de Paris a besoin de figurants pour donner une image de Paris telle qu’elle était avant. »). Son dernier combat aura d’ailleurs été de lever haut l’étendard de la révolte face à la demande des autorités d’enlever des quais les boîtes chargées de livres, le temps des Jeux olympiques.
    Lire aussi le récit : Article réservé à nos abonnés JO 2024 : à Paris, le déplacement des bouquinistes prend une tournure politique

    On imagine la colère de ce calme nerveux (ou le contraire) et on revoit son ombre, cette nuit-là, il y a presque quarante ans, au pont de Tolbiac, s’effaçant dans un brouillard de riffs : « Est-ce une tendance négative/Que d’avoir confiance en moi ?/Est-ce une tendance négative/Que d’avoir confiance en toi ? »
    Tai-Luc en quelques dates

    10 août 1958 Naissance à Suresnes (Hauts-de-Seine).

    1976 Formation de La Souris déglinguée.

    1981 Premier album.

    2014 « Les Toits du palace », dernier album.

    2018 Obtention d’une concession de bouquiniste.

    1er décembre 2023 Décès.

    Laurent Carpentier

    #LSD #Tai_Luc #La_Souris_Déglinguée

  • La chute du Heron blanc, ou la fuite en avant de l’agence #Frontex

    Sale temps pour Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières : après le scandale des pushbacks dans les eaux grecques, qui a fait tomber son ex-directeur, l’un de ses drones longue portée de type Heron 1, au coût faramineux, s’est crashé fin août en mer ionienne. Un accident qui met en lumière la dérive militariste de l’Union européenne pour barricader ses frontières méridionales.

    Jeudi 24 août 2023, un grand oiseau blanc a fait un plongeon fatal dans la mer ionienne, à 70 miles nautiques au large de la Crète. On l’appelait « Heron 1 », et il était encore très jeune puisqu’il n’avait au compteur que 3 000 heures de vol. Son employeur ? Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes chargée depuis 2004 de réguler les frontières européennes, avec un budget sans cesse en hausse.

    Le Heron 1 est désigné dans la terminologie barbare du secteur de l’armement comme un drone MALE (Medium Altitude Long Endurance) de quatrième génération, c’est-à-dire un engin automatisé de grande taille capable de voler sur de longues distances. Frontex disposait jusqu’au crash de seulement deux drones Heron 1. Le premier a été commandé en octobre 2020, quand l’agence a signé un contrat de 50 millions d’euros par an avec Airbus pour faire voler cet appareil en « leasing » – Airbus passant ensuite des sous-contrats, notamment avec le constructeur israélien IAISystem
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    – pour un total de 2 400 heures de vol, et avec des dépassements qui ont fait monter la facture annuelle. En clair, le coût de fonctionnement de ce drôle d’oiseau est abyssal. Frontex rechigne d’ailleurs à entrer dans les détails, arguant de « données commerciales sensibles », ainsi que l’explique Matthias Monroy, journaliste allemand spécialisé dans l’aéronautique : « Ils ne veulent pas donner les éléments montrant que ces drones valent plus cher que des aéroplanes classiques, alors que cela semble évident. »
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    La nouvelle de la chute de l’onéreux volatile n’a pas suscité beaucoup de réactions publiques – il n’en est quasiment pas fait mention dans les médias autres que grecs, hormis sur des sites spécialisés. On en trouve cependant une trace sur le portail numérique du Parlement européen, en date du 29 août 2023. Ce jour-là, Özlem Demirel, députée allemande du parti de gauche Die Linke, pose la question « E-002469/2023 » (une interpellation enregistrée sous le titre : « Crash of a second long-range drone operated on Frontex’s behalf »), dans laquelle elle interroge la fiabilité de ces drones. Elle y rappelle que, déjà en 2020, un coûteux drone longue distance opéré par Frontex s’était crashé en mer – un modèle Hermes 900 cette fois-ci, tout aussi onéreux, bijou de l’israélien Elbit Systems. Et la députée de demander : « Qui est responsable ? »

    Une question complexe. « En charge des investigations, les autorités grecques détermineront qui sera jugé responsable, explique Matthias Monroy. S’il y a eu une défaillance technique, alors IAI System devra sans doute payer. Mais si c’est un problème de communication satellite, comme certains l’ont avancé, ou si c’est une erreur de pilotage, alors ce sera à Airbus, ou plutôt à son assureur, de payer la note. »
    VOL AU-DESSUS D’UN NID D’EMBROUILLES

    Le Heron 1 a la taille d’un grand avion de tourisme – presque un mini-jet. D’une envergure de 17 mètres, censé pouvoir voler en autonomie pendant 24 heures (contre 36 pour le Hermes 900), il est équipé de nombreuses caméras, de dispositifs de vision nocturne, de radars et, semble-t-il, de technologies capables de localiser des téléphones satellites
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    . Détail important : n’étant pas automatisé, il est manœuvré par un pilote d’Airbus à distance. S’il est aussi utilisé sur des théâtres de guerre, notamment par les armées allemande et israélienne, où il s’est également montré bien peu fiable
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    , sa mission dans le cadre de Frontex relève de la pure surveillance : il s’agit de fournir des informations sur les embarcations de personnes exilées en partance pour l’Europe.

    Frontex disposait de deux drones Heron 1 jusqu’au crash. Airbus était notamment chargé d’assurer le transfert des données recueillies vers le quartier général de Frontex, à Varsovie (Pologne). L’engin qui a fait un fatal plouf se concentrait sur la zone SAR(Search and Rescue
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    ) grecque et avait pour port d’attache la Crète. C’est dans cette même zone SAR que Frontex a supervisé plus ou moins directement de nombreux pushbacks (des refoulements maritimes), une pratique illégale pourtant maintes fois documentée, ce qui a provoqué un scandale qui a fini par contraindre le Français Fabrice Leggeri à démissionner de la tête de l’agence fin avril 2022. Il n’est pas interdit de penser que ce Heron 1 a joué en la matière un rôle crucial, fournissant des informations aux gardes-côtes grecs qui, ensuite, refoulaient les embarcations chargées d’exilés.

    Quant à son jumeau, le Heron positionné à Malte, son rôle est encore plus problématique. Il est pourtant similaire à celui qui s’est crashé. « C’est exactement le même type de drone », explique Tamino Bohm, « tactical coordinator » (coordinateur tactique) sur les avions de Sea-Watch, une ONG allemande de secours en mer opérant depuis l’île italienne de Lampedusa. Si ce Heron-là, numéro d’immatriculation AS2132, diffère de son jumeau, c’est au niveau du territoire qu’il couvre : lui survole les zones SAR libyennes, offrant les informations recueillies à ceux que la communauté du secours en mer s’accorde à désigner comme les « soi-disant gardes-côtes libyens »
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    – en réalité, des éléments des diverses milices prospérant sur le sol libyen qui se comportent en pirates des mers. Financés en partie par l’Union européenne, ils sont avant tout chargés d’empêcher les embarcations de continuer leur route et de ramener leurs passagers en Libye, où les attendent bien souvent des prisons plus ou moins clandestines, aux conditions de détention infernales
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    .

    C’est ainsi qu’au large de Lampedusa se joue une sorte de guerre aérienne informelle. Les drones et les avions de Frontex croisent régulièrement ceux d’ONG telles que Sea-Watch, dans un ballet surréaliste : les premiers cherchant à renseigner les Libyens pour qu’ils arraisonnent les personnes exilées repérées au large ; les seconds s’acharnant avec leurs maigres moyens à documenter et à dénoncer naufrages et refoulements en Libye. Et Tamino d’asséner avec malice : « J’aurais préféré que le drone crashé soit celui opérant depuis Malte. Mais c’est déjà mieux que rien. »
    BUDGET GONFLÉ, MANDAT ÉLARGI

    Tant que l’enquête sur le crash n’aura pas abouti, le vol de drones Heron 1 est suspendu sur le territoire terrestre et maritime relevant des autorités grecques, assure Matthias Monroy (qui ajoute que cette interdiction s’applique également aux deux drones du même modèle que possède l’armée grecque). Le crash de l’un de ses deux Heron 1 est donc une mauvaise nouvelle pour Frontex et les adeptes de la forteresse Europe, déjà bien éprouvés par les arrivées massives à Lampedusa à la mi-septembre et l’hospitalité affichée sur place par les habitants. À l’image de ces murs frontaliers bâtis aux frontières de l’Europe et dans l’espace Schengen – un rapport du Parlement européen, publié en octobre 2022 « Walls and fences at EU borders » (https://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document/EPRS_BRI(2022)733692), précise que l’on en est à 2 035 kilomètres de barrières frontalières, contre 315 en 2014 –, matérialisation d’un coûteux repli identitaire clamant une submersion fantasmée, il est évident que la démesure sécuritaire ne freine en rien les volontés de rejoindre l’Europe.

    Ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent. Lors de sa première année d’opérations, en 2005, Frontex disposait d’un budget de 6 millions d’euros. Depuis, celui-ci n’a cessé d’enfler, pour atteindre la somme de 845,4 millions d’euros en 2023, et un effectif de plus de 2 100 personnels – avec un budget prévisionnel 2021-2027 de 11 milliards d’euros et un objectif de 10 000 gardes d’ici à 2027 (dont 7 000 détachés par les États membres).

    Depuis 2019, Frontex dispose d’un mandat élargi qui autorise l’acquisition et la possession d’avions, de drones et d’armes à feu. L’agence s’est aussi géographiquement démultipliée au fil de temps. Ses effectifs peuvent aussi bien patrouiller dans les eaux de Lampedusa que participer à des missions de surveillance de la frontière serbo-hongroise, alors que son rôle initial était simplement d’assister les pays européens dans la gestion de leurs frontières. L’agence européenne joue aussi un rôle dans la démesure technologique qui se développe aux frontières. Rien que dans les airs, l’agence se veut novatrice : elle a déjà investi plusieurs millions d’euros dans un projet de #zeppelin automatisé relié à un câble de 1 000 mètres, ainsi que dans le développement de drones « #quadcopter » pesant une dizaine de kilos. Enfin, Frontex participe aussi à la collecte généralisée de #données migratoires dans le but d’anticiper les refoulements. Elle soutient même des projets visant à gérer les flux humains par #algorithmes.

    Traversée comme les armées par une culture du secret, l’agence s’est fait une spécialité des zones grises et des partenariats opaques, tout en prenant une place toujours plus importante dans la hausse de la létalité des frontières. « Frontex est devenue l’agent de la #militarisation_des_frontières européennes depuis sa création, résume un rapport de la Fondation Jean-Jaurès sorti en juillet 2023. Fondant son fonctionnement sur l’#analyse_des_risques, Frontex a contribué à la perception des frontières européennes comme d’une forteresse assiégée, liant le trafic de drogue et d’êtres humains à des mouvements migratoires plus larges. »

    « VOUS SURVEILLEZ LES FRONTIÈRES, NOUS VOUS SURVEILLONS »

    Dans sa volonté d’expansion tous azimuts, l’agence se tourne désormais vers l’Afrique, où elle œuvre de manière plus ou moins informelle à la mise en place de politiques d’#externalisation des frontières européennes. Elle pèse notamment de tout son poids pour s’implanter durablement au #Sénégal et en #Mauritanie. « Grâce à l’argent des contribuables européens, le Sénégal a construit depuis 2018 au moins neuf postes-frontières et quatre antennes régionales de la Direction nationale de lutte contre le trafic de migrants. Ces sites sont équipés d’un luxe de #technologies de #surveillance_intrusive : outre la petite mallette noire [contenant un outil d’extraction des données], ce sont des #logiciels d’#identification_biométrique des #empreintes_digitales et de #reconnaissance_faciale, des drones, des #serveurs_numériques, des lunettes de vision nocturne et bien d’autres choses encore », révèle une enquête du journal étatsunien In These Times. Très impopulaire sur le continent, ce type de #néocolonialisme obsidional se déploie de manière informelle. Mais il porte bien la marque de Frontex, agence agrippée à l’obsession de multiplier les murs physiques et virtuels.

    Au Sénégal, pour beaucoup, ça ne passe pas. En août 2022, l’association #Boza_Fii a organisé plusieurs journées de débat intitulées « #Pushback_Frontex », avec pour slogan : « Vous surveillez les frontières, nous vous surveillons ». Une manifestation reconduite en août 2023 avec la mobilisation « 72h Push Back Frontex ». Objectif : contrer les négociations en cours entre l’Union européenne et le Sénégal, tout en appelant « à la dissolution définitive de l’agence européenne de gardes-frontières ». Sur RFI, son porte-parole #Saliou_Diouf expliquait récemment son point de vue : « Nous, on lutte pour la #liberté_de_circulation de tout un chacun. […] Depuis longtemps, il y a beaucoup d’argent qui rentre et est-ce que ça a arrêté les départs ? »

    Cette politique « argent contre muraille » est déployée dans d’autres États africains, comme le #Niger ou le #Soudan. Frontex n’y est pas directement impliquée, mais l’Europe verse des centaines de millions d’euros à 26 pays africains pour que des politiques locales visant à bloquer les migrations soient mises en place.

    « Nous avons besoin d’aide humanitaire, pas d’outils sécuritaires », assure Mbaye Diop, travailleur humanitaire dans un camp de la Croix-Rouge situé à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, dans l’enquête de In These Times. Un constat qui vaut de l’autre côté de la Méditerranée : dans un tweet publié après le crash du Heron 1, l’ONG Sea-Watch observait qu’avec les 50 millions alloués à Airbus et à ses sous-traitants pour planter son Heron dans les flots, « on pourrait faire voler pendant 25 ans nos avions de secours Seabird 1 et Seabird 2 ».

    https://afriquexxi.info/La-chute-du-Heron-blanc-ou-la-fuite-en-avant-de-l-agence-Frontex

    #drones #Heron_1 #frontières #surveillances_des_frontières #contrôles_frontaliers #migrations #asile #réfugiés #drone_MALE (#Medium_Altitude_Long_Endurance) #crash #Airbus #complexe_militaro-industriel #IAI_System #coût #prix #budget #chute #fiabilité #Hermes_900 #Elbit_Systems #données #push-backs #refoulements #AS2132 #Libye #guerre_aérienne_informelle #biométrie

  • [Saturday Night Panik] 120 min chrono
    https://www.radiopanik.org/emissions/saturday-night-panik/120-min-chrono

    Direction à la Heroes Comic Con, au Heysel, Mini interview en compagnie de Tonton Rétro, alias Tiffen, de chez Super Gaby Games. Nous avons eu l’occasion de discuter jeux vidéo, et puis direction radio panik ! ça y’est ? tu as transformé ton salon en DANCEFLOOR ? DJ WLDBTCH, le DJ préféré des féministes, est prêt à prolonger l’été avec sa selection nu disco. Ensuite, DJ Angela prendra les commandes pour un set techno !

    ##dancefloor ##tontonretro ##supergabygames ##musiqueélectronique ##djangela ##djwldbtch ##heroescomiccon ##festivalgeek_#techno_#snpanik ##nudisco ##techno ##dancefloor,#tontonretro,#supergabygames,#musiqueélectronique,#djangela,#djwldbtch,#heroescomiccon,#festivalgeek_#techno_#snpanik,#nudisco,#techno
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/saturday-night-panik/120-min-chrono_16490__1.mp3

  • Montréal touchée de plein fouet par la consommation destructrice de fentanyl
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/07/26/montreal-touchee-de-plein-fouet-par-la-consommation-destructrice-de-fentanyl


    [à « Zombieland », et non pas à Montréal] Des personnes attendent à l’extérieur d’Insite, un site de consommation supervisée, dans le quartier Downtown Eastside (DTES) de Vancouver (Canada), le 3 mai 2022. GARY CORONADO / LOS ANGELES TIMES VIA GETTY IMAG

    D’autres facteurs sont plus inattendus, liés aux mesures publiques de lutte contre la drogue. « Les politiques nationales de prohibition ont rasé l’#héroïne de la carte des ventes », ouvrant la voie au fentanyl, rappelle M. Fallu, qui estime que l’héroïne avait, au fond, « prémuni Montréal de la vague des opioïdes de synthèse ». Depuis, le fentanyl est synthétisé dans des laboratoires clandestins locaux. Dans la rue, à dose équivalente, il est un tiers moins cher que l’héroïne. « Lorsqu’il n’y a plus que ça à portée de main, les consommateurs précaires s’en remettent » à cette substance, estime Jean-François Mary, directeur général de Cactus, l’un des plus vieux programmes communautaires accompagnant les usagers de drogues au Québec.

    « Drogue du zombie »

    S’ils concernaient 0,3 % des visites dans les salles de consommation supervisées en 2019, le fentanyl et les produits similaires en constituent, aujourd’hui, 33 %. En témoigne le nombre d’interventions d’urgence dans ces espaces – où la consommation peut s’effectuer à l’abri, avec une supervision destinée à sauver les personnes en overdose –, passé de 100 par an à plus de 500 en 2022.

    A la direction régionale de santé publique de Montréal, la docteure Carole Morissette met en cause « la circulation de mélanges complexes de fentanyl avec d’autres substances telles que la xylazine ». Les conséquences de l’usage de ce dernier produit, un analgésique normalement administré aux chevaux, également appelé « drogue du zombie », fait déjà des ravages aux Etats-Unis. Sa consommation entraîne des lésions cutanées, allant jusqu’à la nécrose des chairs. Le naloxone, principal antidote aux overdoses par opioïdes, est inefficace contre une surdose de #xylazine.

    #drogues #fentanyl

  • Violences liées au milieu de la drogue à Anvers : un blessé léger et 20 habitations endommagées par une grave explosion Belga - RTBF
    ¨Anvers plus que jamais en proie à la violence liée au milieu de la drogue _

    Une violente explosion a endommagé pas moins de vingt habitations et fait un blessé léger à Anvers dans la nuit de samedi à dimanche, communique la police locale.

    L’explosion a eu lieu vers 3h00 du matin dans le voisinage de la place Franklin Roosevelt. Une personne a été légèrement blessée, à cause d’éclats de verre.

    Les dégâts concernent au moins quinze habitations dans quatre rues, mais il s’agit avant tout de débris de verre. La résidence qui est suspectée d’avoir été la cible de l’explosion est par contre plus largement endommagée. Cinq véhicules ont aussi été abîmés.


    . . . . . .
    Compte tenu de la gravité de l’impact de cette attaque sur le quartier, j’ai demandé à la police locale de mener une vaste enquête de quartier avec des visites de maison en maison pour parler à tous les habitants et recueillir autant d’informations que possible", a commenté le bourgmestre Bart De Wever.

    « Cet incident violent montre une fois de plus à quel point le crime organisé lié à la drogue doit être combattu de toutes ses forces dans ce pays. Avec tout le respect pour les efforts et les engagements pris récemment par le gouvernement fédéral, la police judiciaire fédérale reste en sous-effectif », déplore celui qui est aussi président de la N-VA.

    Source : https://www.rtbf.be/article/violences-liees-au-milieu-de-la-drogue-a-anvers-un-blesse-leger-et-20-habitatio
    #drogue #drogues #cocaïne #crack #mafia #santé #addiction #société #cocaine #trafic #criminalité #héroïne #marché #Anvers #ue #union_européenne

  • Deux tonnes de cocaïne retrouvées sur le littoral français de la Manche afp/oang

    Deux tonnes de cocaïne retrouvées sur le littoral français de la Manche / Le Journal horaire / 13 sec. / aujourd’hui à 19:02

    Plus de deux tonnes de cocaïne emballées dans des sacs se sont échouées le week-end dernier et mercredi sur le littoral français de la Manche. La valeur marchande au détail est estimée à près de 150 millions de francs.

    Plusieurs sacs contenant environ 850 kg de cocaïne avaient déjà été découverts dimanche matin sur la plage de Réville (Manche). Et mercredi, de nouveaux sacs se sont échoués sur le littoral, a annoncé la préfecture de la Manche dans un communiqué.

    Cette fois, selon une source proche du dossier confirmant une information de Ouest France, il s’agit d’une 1,5 tonne de cocaïne, soit au total 2,3 tonnes, ce qui est « historique ».

    Mercredi, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a rappelé qu’une enquête avait été ouverte en début de semaine par le parquet de Cherbourg, le suivi de l’enquête étant confié à la section de recherche de Caen (Calvados), la gendarmerie maritime et l’Ofast, l’office dédié à la lutte contre les trafics de stupéfiants.

    L’origine de la drogue pas établie
    La provenance des ballots hermétiquement fermés qui se sont échoués sur le littoral du Cotentin n’est pas établie. Ils peuvent avoir été jetés volontairement à la mer pour éviter un contrôle ou sont tombés tout seuls d’un navire, a expliqué une source proche du dossier.

    Parfois, les ballots sont arrimés à la coque du bateau et non pas placés à l’intérieur et peuvent se décrocher en fonction de l’état de la mer, a complété une autre source proche du dossier.

    Surveillance aérienne du secteur
    Les enquêteurs doivent désormais essayer de retracer le parcours de ces sacs. La préfecture maritime a affirmé qu’une « surveillance particulière des approches maritimes du secteur du Nord Cotentin était maintenue et assurée par des moyens aériens ». « De nouveaux survols ainsi que des patrouilles maritimes sont réalisées », a-t-elle ajouté.

    En début d’après-midi, il « n’y avait pas eu de nouvelles découvertes de stupéfiants », a précisé jeudi la préfecture maritime dans un tweet.

    Ce n’est pas la première fois que de la cocaïne arrive sur le littoral français. Fin 2019, des ballots contenant au total 1,6 tonne de poudre blanche s’étaient échoués sur les plages d’une zone allant de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) à Camaret (Finistère).

    Plus récemment, fin mai 2022, des pains de cocaïne, pour un total d’environ 21 kg, avaient été trouvés sur une plage de Berck (Pas-de-Calais).

    * Paris veut éviter un « tsunami blanc » #
    Mercredi, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan 2022 de la lutte contre les trafics de stupéfiants, Gabriel Attal, ministre des Comptes publics en charge des douanes, avait annoncé une saisie « historique » de 1,9 tonne de cocaïne au port du Havre le 19 février par ses services.

    « Il faut éviter que ce tsunami blanc atteigne nos côtes », avait-il ajouté. En 2022, 27,7 tonnes de cette drogue ont été saisies, soit une hausse de 5% par rapport à l’année précédente.

    #Paris #bobos #bourgeoisie #paris #ue #union_européenne #France #drogue #drogues #cocaïne #crack #mafia #santé #addiction #société #cocaine #trafic #criminalité #héroïne #marché

    #Source : https://www.rts.ch/info/monde/13829297-deux-tonnes-de-cocaine-retrouvees-sur-le-littoral-francais-de-la-manche