• Travail des enfants en Côte d’Ivoire : des plantations Fairtrade concernées
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_travail-des-enfants-en-cote-d-ivoire-des-plantations-fairtrade-concernee

    Une enquête de la télévision danoise l’affirme. Le travail des enfants dans les plantations de cacao certifiées Fairtrade en Côte d’Ivoire est bien réel.

    Ce label sur les bananes, le café ou encore le chocolat oblige les producteurs à répondre à certaines règles et notamment à ne pas recourir au travail des enfants.
    La chaîne TV 2 et le média d’investigation Danwatch ont tourné en caméra cachée dans plusieurs exploitations.
    Dans 4 des 6 plantations qu’ils ont visitées, ils ont trouvé des enfants travaillant entre les palmiers.
    Leur interview fait froid dans le dos. Marcelin, 14 ans, explique qu’il bosse 11 heures par jour.

    Diffusées au Danemark, les images ont choqué plus d’une personne et notamment les commerçants dont les boutiques vendent du chocolat ivoirien étiqueté Fairtrade.
    Dorthe Pedersen en est encore bouleversée. « C’est horrible. Je suis tellement émue de savoir que les enfants travaillent dans ces conditions » a-t-elle témoigné au micro des journalistes de TV2.

    Interrogée sur cette pratique, Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : « Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. »

    Rappel des règles
    Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

    Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

    – Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.

    - Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.

    – L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.
    Rien de neuf sous le soleil

    Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

    En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

    Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

    Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

    Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

    Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur le point d’atteindre son objectif de 2020.

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin.

    #Afrique #Enfants #travail_des_enfants #exploitation #esclavage #chocolat #cacao #certification #commerce_équitable #Fairtrade #multinationales #label #déforestation #industrie_agro-alimentaire #agriculture #multinationales #pauvreté #bananes #café #Mars #Hershey #Nestlé #Cargill #World_Cocoa_Foundation #WCF

    • Le dernier des Ouïghours et les derniers des journalistes Maxime VIVAS
      https://www.legrandsoir.info/le-dernier-des-ouighours-et-les-derniers-des-journalistes.html

      Voulez-vous soulever une vague mondiale d’indignation contre un pays ? Vous affirmez que les hommes y sont massivement emprisonnés et torturés, voire exécutés en catimini, que les femmes y sont stérilisées de force et qu’on y supplicie les enfants. C’est ce que vient de faire, ce que fait, ce que va continuer de faire la presse mondiale, agissant en porte-voix de quelques journaux états-uniens inspirés en sous-main par des officines de la Maison Blanche.

      Qu’il n’y ait pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours importe peu. Il suffit de prétendre, d’affirmer. L’information circule, les journaux se lisent entre eux, les politiques s’en mêlent. C’est faux mais plausible : Chine insondable, Chinois impénétrables derrière la fente de leurs yeux. Vous me suivez bien, vous qui êtes pour la plupart normaux, pardon : #blancs ?

      #Bruno_Le_Maire et #Clémentine_Autain sont #indignés et le font vertueusement savoir.
      C’est tout mensonge, mais le mal est fait. Ce n’est qu’après la destruction de l’#Irak et après des centaines de milliers de morts innocents que toute la presse concède que les informations sur les couveuses débranchées au #Koweit par les soudards de Saddam Hussein étaient inventées, que la fiole brandie par #Colin_Powell à l’#ONU contenait du pipi de son chat ou du sable de sa litière ou de la poudre de perlimpinpin et non des Armes de Destruction Massives qui risquaient d’avoir raison des USA, de la Grande-Bretagne et (horreur !) de la France.

      J’ai écrit plus haut qu’il n’y a « pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours ». La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Bien des choses sont inexactes dans la campagne antichinoise sur les Ouïgours ». Ou : « Certes, les Chinois ne sont pas des enfants de chœur, mais doit-on prendre au pied de la lettre les articles de Libération ? », ou encore : « Le problème que le régime chinois appelle « les trois fléaux » (terrorisme, séparatisme, fondamentalisme) est une réalité qu’on ne saurait nier, mais cela justifie-t-il une répression d’une telle ampleur ? ».

      Mais, tenez-vous bien, je persiste : « Il n’y a pas un mot de vrai dans la campagne antichinoise sur les Ouïghours » . Non, trois fois non, un ou deux millions de Ouïghours mâles (trois d’après Radio Free Asia) ne sont pas internés(1), les femmes ne sont pas stérilisées de force pour éteindre l’ethnie, les enfants ne sont pas tués pour prélèvement d’organes vendus à l’Arabie saoudite, Beijing n’est pas en guerre contre cette région autonome qui fait au contraire l’objet de toutes ses attentions, de toutes ses faveurs.

      J’ai écrit que « cette région autonome fait au contraire l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. » ? La prudence ne voudrait-elle pas que je nuance : « Beijing gère ses régions avec l’autorité naturelle des communistes et le Xinjiang ne fait pas exception », ou : « Même si Beijing a mis le Xinjiang sous surveillance, des efforts financiers indéniables ont été consentis pour développer cette région, point de départ de « La nouvelle route de la soie ».

      Mais, continuez à bien vous tenir, j’insiste : « Cette région autonome fait l’objet de toutes les attentions, de toutes les faveurs de Beijing. »

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même assurance (inconscience ?) qui me fit écrire un livre en 2007 sur une idole alors aussi intouchable que #Nelson_Mandela. Je parle d’un type qui est aujourd’hui maire de #Béziers, élu avec le renfort du Front National.

      Je le dis aujourd’hui, en juillet 2020, avec la même certitude que celle qui me fit écrire un livre en 2011 sur une idole alors aussi intouchable que #Ghandi. Je parle de l’ancien bourreau du Tibet : le #dalaï_lama.

      Ça, c’est pour le passé. Je peux aussi performer sur le futur. Par exemple, j’ai une petite idée sur le passage de #Yannick_Jadot et #julien_Bayou dans le rang des ennemis de l’écologie, lesquels ont toujours un plat de lentille à offrir aux ambitieux peints en vert. Mais là n’est pas le sujet (j’en parle juste pour prendre date, pour triompher dans quelque temps : « Qui sait-y qui l’avait dit ? »).

      Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre (Marx), un journaliste qui ne relit pas les #infaux de ses confrères est condamné à toujours utiliser les mêmes versions, ignorant que le truc a déjà été fait, à l’identique.

      Les journalistes se lisent entre eux (« La circulation circulaire de l’information ». Bourdieu). Mais parfois le psittacisme ne marche pas, des journalistes qui ont d’eux-mêmes une opinion qui les oblige à échapper aux caquetage des perroquets, se démarquent.

      Tenez, en 2010, j’étais au Tibet avec deux grands reporters des deux plus grands (par le tirage) quotidiens français : le Monde et le Figaro. J’en ai souvent parlé dans ces colonnes parce qu’il s’est passé un phénomène surprenant. Nous savions tous les trois (car nous lisons la presse et nous avons un autoradio et la télé) que le gouvernement de Beijing se livrait à un génocide au Tibet, que la culture était éradiquée et la religion férocement combattue. 
Ne me dites pas que vous ne le saviez pas vous aussi. « Free Tibet », vous ne découvrez pas en me lisant, là.

      Robert Ménard (aujourd’hui maire de la ville où naquit Jean Moulin) nous avait expliqué le drame tibétain en perturbant à Paris le passage de la flamme olympique pour les JO 2008 de Pékin. Le type qu’on voit avec lui dans les vidéos de l’époque, en t-shirt noir portant en sérigraphie 5 menottes symbolisant les 5 anneaux olympiques, c’est Jean-François Julliard qui a succédé à Ménard à la tête de RSF avant de devenir directeur général de Greenpeace France, fonction qui fait de lui un invité régulier des amphis d’été de LFI. Comprenne qui pourra (2).

      Donc on est au Tibet, mes deux comparses s’envoient des vannes rigolardes, l’un demandant à l’autre quel effet ça fait d’appartenir à des banquiers, l’autre répondant que le ressenti est sans doute le même que celui des journalistes qui sont la propriété d’un marchand d’armes. Ils sont allés voir sur Internet qui je suis. Ils m’épargnent. Je suis là, auréolé du prestige guerrier du Grand Soir, média rigoureux, fiable et qui frappe fort. Et sur qui le mérite. Message reçu jusque dans les montagnes tibétaines.

      Bref, tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons le Tibet avec sa religion omniprésente, les temples pleins, les monastères grouillant de moinillons, les prières de rues, les montagnes souillées par des grossières peintures bouddhistes, des chapelets de drapeaux de prière claquant au vent. Un envahissement bigot jusqu’à la nausée pour l’athée que je suis.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons les écoles où l’enseignement est fait en tibétain (jusqu’à l’université), nous voyons les panneaux indicateurs, les enseignes, les noms des rues rédigés en tibétain, ainsi que les journaux. La télé et la radio parlent le tibétain. Le doyen de l’université de LLassa nous montre une salle contenant des dizaines de milliers de livres en tibétain. Nous assistons aussi à des spectacles (danses, chants) tibétains.

      Tous les trois, ensemble, chacun sous le regard des autres, nous voyons des couples de tibétains accompagnés d’enfants (pas d’UN enfant). La politique de l’enfant unique n’a jamais été imposée au Tibet. D’où une explosion démographique favorisée par le quasi doublement de l’espérance de vie après la fuite du dalaï lama.

      De retour en France, tous les trois, chacun sachant que les autres vont le lire, nous écrivons ce que nous avons vu. Le croirez-vous, aucun n’a écrit que « le régime de Pékin » se livrait à un génocide, éradiquait la culture tibétaine et réprimait les bouddhistes ? Et puisque j’en suis aux confidences, je vous dirai que le journaliste du Figaro m’a envoyé son article et m’a demandé ce que j’en pensais (du bien, d’ailleurs). Le croirez-vous, les gens avec qui j’ai aujourd’hui l’occasion de parler de la Chine doivent surement tous lire Libération parce qu’ils m’expliquent tranquillement que les bouddhistes sont pourchassés dans un malheureux Tibet génocidé où parler le tibétain et prier c’est s’exposer à la prison ?

      Et maintenant, continuez à bien vous tenir, je prétends que si je partais au Xinjiang avec les deux grands reporters du Monde et du Figaro, chacun marquant l’autre « à la culotte », aucun n’écrirait au retour que Beijing se livre à un génocide contre les Ouïghours, brime leur religion, éradique leur culture, charcute les enfants.
Parce que ce n’est pas vrai.
Un peu quand même ? 
Non, pas du tout.
Les charniers de #Timisoara n’étaient pas vrais « un peu » . Les Gilets jaunes n’ont pas envahi « un peu » l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, Nicolas Maduro n’a pas été « un peu » élu contre Juan Guaido (qui n’était pas candidat, je le rappelle aux distraits), etc. (3).

      Si je partais au #Xinjiang (j’y suis allé deux fois) avec Renaud Girard et Rémy Ourdan, ils s’affranchiraient des informateurs yankees et autres menteurs professionnels, ils se distingueraient de leurs confères qui écrivent des articles d’une telle débilité qu’ils sont des insultes aux lecteurs, des crachats sur la charte des journalistes. Ils feraient leur job en se respectant.

      #Beijing hait les enfants #ouïghours jusqu’à les tuer pour prélèvement d’organes ? C’est #Goebbels qui vous le dit. Il peut même faire témoigner (de dos) un chirurgien masqué dont le nom a été changé et la voix modifiée. Goebbels peut pondre un article terrifiant à coups de conditionnels, de « selon des témoins… », de « certaines sources affirment… », de « il semblerait que…. », de « un diplomate aurait constaté », « des Ouïghours auraient disparu… » de « des organisation de défense des droits de l’homme… ». Un conditionnel dix fois répété devient un indicatif certifié.

      La caisse dans laquelle le félin #Goebbels se soulage volontiers s’appelle #Libération.

      Il y a quelques années, Le Grand Soir avait démontré qu’un article traficoté de Libération avait fait de Hugo Chavez un antisémite (« Le Credo antisémite de Hugo Chavez » https://www.legrandsoir.info/chavez-antisemitisme-et-campagne-de-desinformation-a-propos-d-un-artic ).

      Un échange vigoureux et public avait alors eu lieu entre Le Grand Soir et Libération. Nous avions les preuves, nous les avons fournies. Irréfutables. Nous avons mis en regard la phrase de Chavez et la même, après troncature par Libération. Libération ergota (4). Pour ses lecteurs, Chavez est donc resté un antisémite. Pour les lecteurs des autres médias aussi, qui choisirent de se taire pour ne pas désavouer Libération. Le clan, la #mafia

      Le journaliste coupable de cette crapulerie est #Jean-Hébert_Armengaud, promu depuis rédacteur en chef de #Courrier_International et son N+1 à Libé, qui l’a couvert jusqu’au bout, est #Pierre_Haski, aujourd’hui chroniqueur tous les matins sur #France_Inter . Promotions au mérite.

      Alors, je le redis ici en invitant mes lecteurs à vérifier : les Ouïghours et les #Tibétains sont de plus en plus (et spectaculairement) nombreux, leur culture est préservée et promue comme jamais dans leur Histoire, leur religion est (trop) libre, l’instruction fait des progrès considérables, les deux républiques autonomes du Xinjiang et du #Tibet votent des lois dont aucune ne permet d’encager les citoyens au simple motif de leur croyance, de stériliser de force les femmes ou d’amputer les enfants.

      Pour répondre plus avant à la déferlante de mensonges sur le Xinjiang, il me faudrait citer des pages entières de mon livre « Le dalaï lama pas si zen » . On pourrait croire que les instigateurs des campagnes mondiales de mensonges ont un logiciel unique avec des cases sur lesquelles cliquer pour que ça démarre.

      La #stérilisation ? « Des villages entiers » (Voir les Mémoires du dalaï lama, longuement citées dans « Le dalaï lama, pas si zen »). 
Le #génocide ? « Observateur critique de la politique chinoise, le Britannique Patrick French, directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) a pu consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il a découvert que les preuves du génocide étaient des faux et il a démissionné de son poste » (« Le dalaï lama, pas si zen »).

      Cependant, la publicité faite en Occident à cette affaire d’extermination (par la stérilisation et des massacres) de la population tibétaine, a largement contribué hier à un élan de compassion pour le Tibet et le bouddhisme. Aujourd’hui les mensonges « hénaurmes » sur le Xinjiang font pleurnicher les gogos, soudain épris de cette région dont ils seraient bien en peine de citer la Capitale (5).
Ce n’est pas Laurent Joffrin, Pierre Haski, Jean-Hébert Armengaud qui le déploreront.

      Je ne sais pas à qui pense l’excellente humoriste #Blanche_Gardin quand elle affirme (un peu trop crument pour être citée par un site de bonne tenue comme Le Grand Soir) que « Nous vivons dans un pays où les journalistes sucent plus de bites que les prostituées ».

      Maxime VIVAS

      Notes. 
(1) Si l’on rapporte le chiffre de #Radio_Free_Asia au nombre de Ouïghours mâles adultes, il n’en reste pas un dans les rues. Or, continuez à vous tenir bien : j’en ai vus !
      
(2) Il serait injuste de ne pas mentionner les positions exemplaires( et dignes d’un chef d’Etat) de Jean-Luc Mélenchon sur la Chine. Au demeurant, je lui sais gré de me citer et d’inviter ses contradicteurs à me lire ici et ici sur ce sujet où nous sommes synchrones, même si j’ai une liberté d’expression qu’il ne peut avoir. 

      (3) Anecdote personnelle. Me trouvant avec mon fils aîné au commissariat de police de Toulouse le samedi 4 mai 2020 pour nous enquérir du sort de mon fils cadet, Gilet jaune arrêté pour rien dans la manif (Il fut jugé en « comparution immédiate » et acquitté après 42 heures de #GAV) nous apprîmes qu’il s’était tailladé les mains pour écrire avec son sang sur les murs de sa cellule. Nous avons vécu avec cette information terrifiante (que nous cachâmes à sa mère) jusqu’au lundi 6 mai où, devant le tribunal, il apparut, les mains intactes. Il ne se les était même pas « un peu » tailladées. L’automutilation des mains était aussi vraie que l’amputation des enfants ouïghours. Nombre de #journaleux ont un flic dans leur tête.
      
(4) J’aime à raconter cette histoire du Figaro écrivant qu’un film de #Jean_Yanne était « un monument de bêtise ». Jean Yanne s’en servit ainsi dans ses pubs : « Le Figaro : « un monument ! ».
      
(5) #Urumqi, 2 millions d’habitants.
      #merdias #journullistes #médias #propagande #us #usa #Jamestown_Foundation #libération

  • Hersh’s New Syria Revelations Buried From View
    https://www.counterpunch.org/2017/06/27/hershs-new-syria-revelations-buried-from-view

    Hersh’s new investigation was paid for by the London Review of Books, which declined to publish it. This is almost disturbing as the events in question.

    What is emerging is a media blackout so strong that even the London Review of Books is running scared. Instead, Hersh’s story appeared yesterday in a German publication, Welt am Sonntag. Welt is an award-winning newspaper, no less serious than the New Yorker or the LRB. But significantly Hersh is being forced to publish ever further from the centres of power whose misinformation his investigations are challenging.

    #Hersh #Syrie #médias

    • Seymour Hersh: The Saudis bribed the Pakistanis not to tell us [that the Pakistani government had Bin Laden] because they didn’t want us interrogating Bin Laden (that’s my best guess), because he would’ve talked to us, probably. My guess is, we don’t know anything really about 9/11. We just don’t know. We don’t know what role was played by whom.

      KK: So you don’t know if the hush money was from the Saudi government or private individuals?

      SH: The money was from the government … what the Saudis were doing, so I’ve been told, by reasonable people (I haven’t written this) is that they were also passing along tankers of oil for the Pakistanis to resell. That’s really a lot of money.

  • Letter from Vietnam MARCH 30, 2015 ISSUE
    The Scene of the Crime
    A reporter’s journey to My Lai and the secrets of the past.
    BY SEYMOUR M. #HERSH
    http://www.newyorker.com/magazine/2015/03/30/the-scene-of-the-crime

    Guerre du #Vietnam : l’auteur du scoop de #My_Lai en 68 sur les lieux du #massacre
    http://geopolis.francetvinfo.fr/guerre-du-vietnam-lauteur-du-scoop-de-my-lai-en-68-sur-les-lie

    Dans l’article fleuve (comme toujours dans cette revue), le journaliste n’en reste pas qu’au massacre de My Lai. Il décrit à travers des personnes rencontrées les rapports complexes qui perdurent entre Américains et Vietnamiens, comme ce réfugié vietnamien retourné au pays ou ce combattant américain venu tenter d’expier les fautes américaines en s’installant chez l’ancien ennemi.

    Si l’Amérique n’a jamais payé de réparations au Vietnam pour ses bombardements ou l’épandage d’agent orange, le gouvernement US, et des associations de vétérans ont commencer à financer des programmes de déminage (mines, qui selon Hersh, ont tué ou blessé quelque 100.000 personnes).

    Aujourd’hui, note l’auteur de l’article, 70% de la population vietnamienne a moins de 40 ans et « les touristes américains sont une aubaine pour l’économie ». Sans compter que « diplomatiquement les Etats-Unis sont considérés comme un ami, un allié potentiel contre la Chine » avec qui le Vietnam a des relations tendues.

    Comme pour symboliser le temps passé, un homme lui donne la philosophie qui semble régner au Vietnam, quelque 40 ans après la fin de la guerre. « Nous Vietnamiens, nous avons une attitude pratique : mieux vaut oublier un mauvais ennemi, si vous pouvez gagnez un ami nécessaire ».

  • Seymour Hersh gets it wrong on Turkey - Al-Monitor: the Pulse of the Middle East
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/04/turkey-not-supporting-jabhat-al-nusra.html#

    True, Hersh is a journalist who has done formidable work in the past. But, as Kenar writes, to have Pulitzers doesn’t guarantee that you will write reliable and accurate reports all your life. For example, The New York Times writer Thomas Friedman has three Pulitzers, but they did not stop him from getting it wrong on the Iraq invasion.

    Is this Hersh’s first dubious reporting? Wasn’t it Hersh who said that the US operation to kill Osama bin Laden was a big lie? Wasn’t it Hersh who said that the Fatah al-Islam outfit in Lebanon was financed by Saad Hariri and the United States? Didn’t it later come out that Fatah al-Islam was supported by the Syrian intelligence?

    #Hersh_bashing

    • Au sujet du « big lie », noter que l’article du Guardian a été corrigé quelques jours après sa publication, avec notamment cette mention :

      Hersh has pointed out that he was in no way suggesting that Osama bin Laden was not killed in Pakistan, as reported, upon the president’s authority: he was saying that it was in the aftermath that the lying began.

    • US Produced Sarin Gas Used in Syria | Veterans Today
      http://www.veteranstoday.com/2014/04/08/296525

      - How did you find out that chemical weapons were being transported into Syria from Georgia and what further information do you have about this?
      Gordon Duff provided me with this information. It was also confirmed by my own sources. He stated, based on reliable sources, that chemical weapons were being transferred by sea from Georgia to Syria. They have human intelligence sources who find and track such materials. I have provided the government with those secret recordings, which I have obtained, including materials concerning illegal weapons deals in Georgia, including information about deals with Israel and of other types of material assistance. Gordon and his investigation team confirmed the accuracy of my information.
      This is a team of American veterans who found out that the supply of chemical weapons in Syria was performed from outside, via Turkey. They have proof that heavy materials, which can be used to build underground bunkers, as well as special underground chemical, biological or even nuclear research facilities, were imported into Georgia back in 2010.

    • Syria Special: Identifying the Sources for Hersh’s “Insurgents’ Chemical Weapons Attacks”
      http://eaworldview.com/2014/04/syria-special-source-hershs-insurgents-carried-chemical-weapons-attacks

      Of course, Hersh may have a source or sources who are not listed above. However, without information beyond his general labels, we have no way of establishing this.

      Instead, we are left with the language of Hersh’s summary and the one document that he cites. Both the language and the document are remarkably similar to assertions — which put forth no evidence, apart from one claimed Department of Defense document — put out by the following, all of whom cite each other in the recycling of claims:

      1. Yossef Bodansky, a former staffer for the US House of Representatives who is now senior editor of the Global Research website, notable for its criticism of US foreign policy and claims of conspiratorial US interventions, and who is linked to President Assad’s uncle;

      2. The retired officers of the Veteran Intelligence Professonals for Sanity;

      3. F. Michael Maloof, a former staffer of the Department of Defense.

    • Nouvel exposé de Seymour Hersh : la Turquie a organisée des attaques au gaz pour provoquer une guerre des États-Unis contre la Syrie
      Par Patrick Martin
      8 avril 2014
      https://www.wsws.org/fr/articles/2014/avr2014/hers-a08.shtml

      Ce rapport de Hersh est son second exposé long en quatre mois sur l’attaque au gaz à Damas qui a été faussement présentée. Les deux articles ont été publiés dans ce journal britannique parce qu’aucun grand journal ou magazine américain ne veut publier d’articles de ce journaliste qui a obtenu le prix Pulitzer.

      Depuis son reportage sur le massacre de My Lai au Vietnam pour le New York Times, Hersh s’est spécialisé dans le développement de sources dans l’appareil militaire et des services de renseignements américains, fréquemment celles qui ont des divergences politiques avec le gouvernement en place à Washington. Hersh a quitté le Times pour Newsday et a ensuite écrit pour le New Yorker pendant de nombreuses années.

      Le New Yorker et le Washington Post ont tout deux refusé de publier son premier article sur l’attaque au gaz à Ghouta, qui imputait l’attaque aux rebelles syriens du Front Al-Nusra, forçant Hersh à trouver un éditeur britannique pour son rapport. La presse américaine a été largement silencieuse sur celui-ci et a pour le moment tait cette dernière révélation.

      (Article original paru le 7 avril 2014)

  • Vous vous souvenez des attaques au gaz de combat en Syrie le 21 août dernier ? Et les accusations : le régime syrien avait franchi la ligne rouge, etc. Il faut lire de près l’enquête de Seymour Hersh parue dans la London Review of Books

    Whose sarin ?

    http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin
    En peu de mots : les services de renseignements savaient que Al-Nusrah disposait (dispose toujours) de capacités de production du gaz sarin ; les capteurs qui avaient averti avec succès, en décembre 2012, que l’armée syrienne avait manœuvré du gaz (on sut plus tard que ce fut pour un exercice) n’avaient rien capté de ce côté dans les trois jours qui ont précédé l’attaque (3 jours = durée de vie maximale d’une munition prête car le gaz érode le contenant) ; le gouvernement US a évité de faire reposer ses accusations du régime syrien sur les rapports des services de renseignement, ne prenant dans ces rapports que ce qui l’arrangeait et l’accusation formulée le 30 août ne reposait pas sur des faits mais essentiellement sur des arguments politiques ; les accusations formulées à nouveau le 10 septembre présentaient comme effectives les procédures qu’aurait (aurait) employé l’armée syrienne si (si) elle avait préparé une attaque (procédures connues depuis décembre 2012) ; les preuves brandies par la presse à la suite du rapport de l’ONU, photos des munitions employées, munitions soit-disant typiques de l’armée syrienne, ont été évaluées par Theodor Postol (MIT) comme des munitions artisanales produites localement ; de même, encore, l’analyse produite par le New York Times, selon laquelle le trajet des projectiles porteurs avait été de 9 km, en provenance directe d’un camp de l’armée syrienne, cette analyse est qualifiée par Postol et un de ses collègues, Richard M. Loyd, de ‘totally nuts’ (pure foutaise) car ces projectiles ne pouvaient avoir parcouru plus de 2 km - et tout cela alors que les USA (services de renseignement, ministères) étaient attentifs à l’utilisation de gaz sarin par al-Nusrah depuis des attaques au gaz de cette armée en mars et en avriL
    J’ajoute que les investigations menées sur place par les inspecteurs de l’ONU avaient pour but d’identifier la nature de l’attaque (quel gaz, où, etc.) mais pas d’identifier qui avait employé cette arme.
    Seymour hersh n’affirme pas que al-Nusrah est l’auteur de l’attaque (il n’existe aucune preuve positive de cela), il se contente de démontrer qu’Obama et ses administrations ont raconté ce qui les arrangeait, qu’ils ont soigneusement écarté tout ce qui pouvait les contredire, que la presse officielle, fidèle serve, a fait de même.
    Pour l’instant, je n’ai encore rien lu ni entendu de nos organes de presse au sujet de l’enquête de Seymoyur Hersh.
    Accessoirement, un article du Huffington Post http://www.huffingtonpost.com/2013/12/08/seymour-hersh-syria-report_n_4409674.html sur les refus de publication essuyés par Seymour Hersh - et comment son article a fini dans une revue intellectuelle londonienne :
    #sarin #syrie #hersh #contre-enquête