• Lettre aux professeurs d’histoire-géographie
    https://laviedesidees.fr/Lettre-aux-professeurs-d-histoire-geographie.html

    Comment enseigner la #liberté_d'expression ? Par son #Histoire, propose François Héran, moins républicaine qu’on ne croit et plus respectueuse des croyances. Au lieu d’en faire un absolu, il est temps d’observer que ses conditions d’exercice se déploient dans un temps et un espace déterminés.

    #Société #religion #éducation #laïcité
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201030_heran__caricatures-3.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201030_heran__caricatures-3.docx

  • La #philanthropie entre réforme et contrôle social
    https://laviedesidees.fr/La-philanthropie-entre-reforme-et-controle-social.html

    À propos de : Thomas David et Alix Heiniger, Faire Société. La philanthropie à Genève et ses réseaux transnationaux autour de 1900, Éditions de la Sorbonne. L’engagement charitable à Genève au tournant des XIXe et XXe siècles révèle l’ambiguïté de la philanthropie, entre science, réforme des comportements et contrôle social.

    #Histoire #surveillance
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201029_philanthropie_truffinet.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201029_philanthropie_truffinet.pdf

  • 1347 : la peste noire - Quand l’histoire fait dates - Patrick Boucheron | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/069117-004-A/quand-l-histoire-fait-dates

    Alors qu’en l’espace de cinq ans la grande peste a décimé un tiers de la population européenne, il reste finalement peu de traces de la pire catastrophe que le Moyen Âge ait connue. Que s’est-il réellement passé entre 1347 et 1352 sur notre continent ? Il apparaît que cette épidémie a été le marqueur d’une première mise en relation massive de l’Eurasie et du monde méditerranéen.

    #épidémie #histoire #vidéo

  • Gambie : la trahison d’Hippocrate
    https://www.justiceinfo.net/fr/commissions-verite/45777-gambie-la-trahison-d-hippocrate.html

    Le docteur Tamsir Mbowe, ancien ministre de la Santé, était un témoin très attendu devant la Commission vérité, réconciliation et réparations, en Gambie. Il a été directeur du programme de traitement du VIH/sida de l’ancien président Yahya Jammeh. Un traitement considéré comme un canular meurtrier par tous les autres témoins. Mbowe a maintenu que le traitement était efficace, sans assumer aucune responsabilité. A-t-il enfreint l’éthique médicale ?

    « Le traitement est vrai », déclare le docteur Tamsir Mbowe, gynécologue et obstétricien formé en Union soviétique, lors de son témoignage devant la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), en Gambie, le 21 octobre. "Pourquoi une personne a-t-elle une charge virale de 200 millions de copies [sic] et qu’après deux mois de traitement, cela est indétectable (...)

    #Commissions_Vérité

  • #Maria_Uva
    Je découvre Maria Uva en lisant le #livre « #Sangue_giusto » de #Francesca_Melandri (en italien) :

    https://bur.rizzolilibri.it/libri/sangue-giusto-2

    –—

    Era nota col nomignolo di «l’#animatrice_di_Said». Maria era nata in Francia a Villeneuve, presso Lourdes, nella famiglia De Luca, d’origine piemontese. Suo marito, Pasquale Uva, era nato invece in Egitto da genitori pugliesi.

    Avendo intrapreso corsi da soprano, Maria Uva accompagnava le navi dei coloni italiani che passavano nel Canale di Suez per la guerra d’Etiopia del 1935-36 con inni patriottici.

    Ben presto la sua divenne una vera e propria organizzazione con la collaborazione del marito e del resto della comunità italiana in Egitto. La Uva e i «suoi» fornirono ai soldati italiani ogni genere di conforto sia economico che morale.

    Per questo la donna ebbe molto spesso problemi con la comunità inglese presente sul suolo e fu costretta a trasferirsi in Italia nel 1937.

    Finita la guerra, Maria Uva si trovò in una profonda crisi finanziaria che però ebbe termine grazie all’aiuto di un diplomatico francese che aiutò il marito a trovare un nuovo lavoro.

    Umberto II dall’esilio conferì a Maria Uva l’onorificenza di «Dama della Corona d’Italia».

    Maria Uva è morta all’età di 97 anni.

    https://it.m.wikipedia.org/wiki/Maria_Uva

    #musique #chansons #musique_et_politique #fascisme #colonialisme #histoire #patriotisme #guerre_d'Ethiopie #Italie #musique_et_fascisme #Canal_de_Suez #Port_Said #colonialisme_italien

    ping @sinehebdo

  • L’école, républicaine ou utilitariste ?
    https://laviedesidees.fr/Alain-Fernex-Creer-l-ecole.html

    À propos de : Alain Fernex, Créer l’école - Les institutions scolaires selon Bentham et Condorcet, Hermann. Quel est le but de l’école ? Former des citoyens, comme le pensait Condorcet, ou des individus aptes à trouver leur place dans la division du travail, comme l’estimait Bentham ? La comparaison entre ces deux conceptions divergentes éclaire les problèmes contemporains.

    #Philosophie #Histoire #école #enfance #utilitarisme #républicanisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20201026_condorcetbentham-2.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20201026_condorcetbentham-2.docx

  • Du libéralisme autoritaire - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Du-liberalisme-autoritaire

    Friedrich Hayek, figure de proue du néolibéralisme, propose de nouveau après guerre le libéralisme autoritaire loué par Schmitt, mais cette fois comme antidote au nazisme. « Il reconduit la position qui a mené au pire. » Chamayou y voit un « retournement extravagant » mais il faudrait peut-être se garder de voir dans Schmitt le représentant du nazisme, comme il semble le faire. Johann Chapoutot dresse justement dans Libres d’obéir. Le Management, du nazisme à aujourd’hui (Gallimard, 2020) le portrait de Reinhardt Höhn, l’homme qui a réussi à « éliminer politiquement et académiquement » Carl Schmitt au milieu des années 1930. Bien qu’antisémite, Schmitt était un homme du passé, trop attaché à l’État pour être véritablement nazi d’après Chapoutot. L’État étant pour les nazis une notion latine et la loi une notion juive, les nazis ont gouverné sans le faire, libérant les pouvoirs dans une sorte de loi de la jungle soumise à des autorités « naturelles » et plus arbitraire et chaotique que véritablement administrée. On rêve, suite à la lecture de ces deux ouvrages courts et passionnants, d’un face à face entre Chamayou et Chapoutot qui sans trancher cette question pourrait nous aider à comprendre les temps que nous vivons.

    #libéralisme #libéralisme_autoritaire #autoritarisme #Histoire #nazisme #Carl_Schmitt #Hermann_Heller #Grégoire_Chamayou #Johann_Chapoutot #livre #recension #Aude_Vidal

  • Arrêt sur image et points de vue variés sur la ville : Atelier d’écriture sur la ville

    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/arret-sur-image-et-points-de-vue-varies-sur-la-ville

    Pour la thématique de cet atelier je vous propose de travailler à partir de deux livres pour une séance en deux temps : 220 satoris mortels de François Matton (P.O.L.) et Le jour du chien, de Caroline Lamarche (Minuit).(...) #Atelier/ #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Voix, #Ville, #Mémoire, #Enfance, #Poésie, (...)

    #Biographie

  • Lecture d’un extrait du livre « Histoire du fils » de Marie-Hélène Lafon

    http://liminaire.fr/radio-marelle/article/histoire-du-fils-de-marie-helene-lafon

    Histoire du fils est la chronique d’une famille dans le Cantal à travers quelques dates clés du siècle (de 1908 à 2008) qui servent de fil conducteur à une filiation, récit d’une généalogie bouleversée. Rencontre, deuil, accident, mariage, naissance, à chaque fois la famille se retrouve. Les liens se renouent, poids des secrets et des silences..(...) #Radio_Marelle / #Écriture, #Histoire, #Langage, #Livre, #Lecture, #Récit, #Vidéo, #Voix, #En_lisant_en_écrivant, #Mémoire, #Enfance, #Politique, (...)

    #Biographie
    http://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_histoire_du_fils_lafon.mp4


    http://www.buchetchastel.fr/histoire-du-fils-marie-helene-lafon-9782283032800

  • Contre la bureaucratie et le « caudillisme naturel »

    Abel Paz

    https://lavoiedujaguar.net/Contre-la-bureaucratie-et-le-caudillisme-naturel

    À propos des mémoires de García Oliver
    (Historia Libertaria n° 4 mars-avril 1979)

    Pour commencer, disons qu’un livre de mémoires est une œuvre de témoignage et par là même subjective. Un livre historique, c’est autre chose. Lorsqu’il y a plusieurs témoignages, il faut rechercher la part de vérité de chacun. Un historien admet difficilement comme valide un fait rapporté dans un ouvrage de mémoires si ce même fait n’est pas confirmé par d’autres fonds. Néanmoins, il peut arriver que ce qui est relaté dans des mémoires ait été réellement et personnellement vécu, c’est-à-dire dans le domaine des « conversations privées ». Mais même dans ce cas, au vu des prolongements historiques, on peut mesurer leur portée…

    Dans le cas des « mémoires » de García Oliver, de la première à la dernière page, on ne peut les lire en faisant abstraction de l’histoire. Les témoins principaux, Indalecio Prieto, Largo Caballero, Marcel Rosenberg, Antonov-Ovseïenko, Durruti, etc., sont morts. Face à ce fait l’unique chose importante des mémoires de G.O. est sa trajectoire militante et son jugement critique sur la guerre et la révolution espagnoles, particulièrement sur tout ce qui touche au rôle que la CNT et la FAI ont joué dans l’une et l’autre.

    Ça va bientôt faire quarante ans que se sont déroulés ces événements. Depuis et pour des raisons incompréhensibles, ni la CNT ni la FAI n’ont été capables de formuler un jugement critique sur leur action entre 1936 et 1939. (...)

    #Abel_Paz #García_Oliver #révolution #Espagne #anarchisme #histoire #mémoires #pouvoir #bureaucratie #CNT #critique #José_Peirats #Vernon_Richards #Lluís_Companys

  • Anselm Jappe : Béton. Arme de construction massive du capitalisme (parution prochaine aux éditions L’Echappée)
    http://www.palim-psao.fr/2020/10/nouveau-titre-d-anselm-jappe-beton.arme-de-construction-massive-du-capita

    Le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l’abstraction marchande. Comme elle, il annule toutes les différences et est à peu près toujours le même. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, il a étendu son emprise au monde entier en assassinant les architectures traditionnelles et en homogénéisant par sa présence tous les lieux. Monotonie du matériau, monotonie des constru­ctions que l’on bâtit en série selon quelques modèles de base, à la durée de vie fortement limitée, conformément au règne de l’obsolescence programmée. En transformant définitivement le bâtiment en marchandise, ce matériau contribue à créer un monde où nous ne nous retrouvons plus nous-mêmes.

    Raison pour laquelle il fallait en retracer l’histoire ; rappeler les desseins de ses nombreux zélateurs – de toutes tendances idéologiques – et les réserves de ses quelques détracteurs ; dénoncer les catastrophes qu’il engendre sur bien des plans ; révéler le rôle qu’il a joué dans la perte des savoir-faire et dans le déclin de l’artisanat ; enfin démontrer comment ce matériau s’inscrit dans la logique de la valeur et du travail abstrait. Cette critique implacable du béton, illustrée par de nombreux exemples, est aussi – et peut-être avant tout – celle de l’architecture moderne et de l’urbanisme contemporain.

    #Anselm_Jappe #béton #capitalisme #urbanisme #architecture #critique_techno #Histoire @topophile (même si c’est un compte feed)

  • Éducation : « La situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement n’est pas vraiment neuve » (Claude Lelièvre, LeMonde.fr)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/22/education-la-situation-dans-laquelle-nous-nous-trouvons-actuellement-n-est-p

    En matière d’« anticlérialisme » contre le « catholicisme politique » – l’Eglise catholique est alors foncièrement antirépublicaine –, Jules Ferry se montre tout particulièrement intransigeant (et c’est une leçon) pour ce qui concerne le cœur même de l’école, à savoir ce qui doit et peut y être enseigné. […]
    En revanche, il se montre très soucieux que l’école laïque et ses acteurs ne basculent pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit.

    #éducation #histoire #laïcité

    • L’historien Claude Lelièvre, spécialiste de l’éducation, rappelle dans une tribune au « Monde » que si Jules Ferry était inflexible sur les enseignements, le cœur même de l’école laïque, il veillait aussi à ce qu’elle ne tombe pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit

      Il ne faudrait pas que les sentiments tout à fait légitimes d’horreur et de colère face à l’ignoble assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty l’emportent sur toutes les autres considérations, qualifiées parfois par certains d’« islamo-gauchisme ».

      La situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement n’est pas vraiment neuve, car elle a été, à certains égards, constitutive de l’institution de l’école laïque et républicaine en France. Ainsi Jules Ferry (1832-1893), président du Conseil, s’exprimait de la manière suivante au Sénat, le 10 juin 1881 : « Nous sommes institués pour défendre les droits de l’Etat contre un certain catholicisme, bien différent du catholicisme religieux, et que j’appellerai le catholicisme politique. Quant au catholicisme religieux, il a droit à notre protection (…). Oui, nous avons voulu la lutte anticléricale, mais la lutte antireligieuse, jamais, jamais. »

      Des « devoirs envers Dieu »

      En matière d’« anticlérialisme » contre le « catholicisme politique » – l’Eglise catholique est alors foncièrement antirépublicaine –, Jules Ferry se montre tout particulièrement intransigeant (et c’est une leçon) pour ce qui concerne le cœur même de l’école, à savoir ce qui doit et peut y être enseigné. Par exemple, il place les manuels d’histoire et d’instruction civique qui ont été mis à l’index par l’Eglise de France parmi les manuels recommandés en annexe de sa célèbre lettre-circulaire aux instituteurs du 17 novembre 1883.

      En revanche, il se montre très soucieux que l’école laïque et ses acteurs ne basculent pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit. D’abord dans cette même lettre-circulaire : « Parlez avec force et autorité toutes les fois qu’il s’agit d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge . »

      Plus significatif et plus étonnant encore, c’est sous le ministère de Jules Ferry que des « devoirs envers Dieu » sont inscrits dans le texte réglementaire, publié le 27 juillet 1882, du programme de morale au cours moyen : « L’instituteur apprend aux élèves à ne pas prononcer légèrement le nom de Dieu (…) ; et il habitue chacun d’eux à environner du même respect cette notion de Dieu, alors même qu’elle se présenterait à lui sous des formes différentes de celles de sa propre religion. »

      Et pour l’islam ? En 1891, Jules Ferry critique le manque d’une réelle « politique musulmane » et invite le Sénat à constituer une « grande commission » (Journal officiel du Sénat, débats parlementaires, séance du 26 février 1891, page 117). Une commission d’étude sur l’Algérie de dix-huit membres est instituée, et elle est présidée par Jules Ferry lui-même.

      « Profond respect »

      Sept rapports publiés en 1892 vont en découler, dont le rapport confié par Jules Ferry à Emile Combes (1835-1921) sur « l’instruction primaire des indigènes ». On ne manquera sans doute pas d’être quelque peu surpris, en prenant connaissance de ce rapport, si l’on a à l’esprit à quel point Emile Combes s’est distingué dans la lutte anticléricale. Il a été, entre autres, le principal responsable de l’interdiction des congrégations enseignantes en 1904.

      « Ce peuple aime sa religion et il entend qu’on la respecte (…). Ce qu’on a regardé comme une opposition religieuse n’était que le désir bien naturel à un peuple croyant de s’assurer que sa religion nationale ne courait aucun danger dans les écoles ouvertes à la jeunesse (…). Le sentiment religieux et le sentiment patriotique s’unissent pour recommander le Coran, qui est à la fois le symbole de la doctrine religieuse et le monument par excellence d’une littérature. Le Coran tenant au cœur de l’arabe par ce double lien, il est naturel que l’arabe s’irrite d’une attaque dirigée contre le Coran comme d’une offense faite à sa croyance et à sa race. De là, pour nos instituteurs, l’obligation étroite de témoigner le plus profond respect à la religion indigène, c’est-à-dire au livre qui en est l’expression » (Rapport Combes, documents parlementaires, Sénat, annexe n° 50, 18 mars 1892, page 244).

      Tout cela n’a pas empêché les grands dirigeants républicains de mener une lutte « anticléricale » résolue, là où elle est au cœur des enjeux, à savoir : quelle culture et quels enseignements ?

      Amendes

      En septembre 1909, les cardinaux, archevêques et évêques de France préconisent l’organisation d’associations des pères de famille : « Vous avez le devoir et le droit de surveiller l’école publique. Il faut que vous connaissiez les maîtres qui la dirigent et l’enseignement qu’ils y donnent. Rien de ce qui est mis entre les mains et sous les yeux de vos enfants ne doit échapper à votre sollicitude : livres, cahiers, images, tout doit être contrôlé par vous (…). Nous interdisons l’usage de certains livres dans les écoles, et nous défendons à tous les fidèles de les posséder, de les lire et de les laisser entre les mains de leurs enfants, quelle que soit l’autorité qui prétend les leur imposer. » Suit une liste d’une quinzaine de manuels d’histoire, de morale ou d’instruction civique condamnés.

      En janvier 1914, la Chambre des députés ira jusqu’à voter une série de dispositions afin d’assurer « la défense de l’école laïque » . Les parents qui empêcheront leurs enfants de participer aux exercices réglementaires de l’école ou de se servir des livres qui y sont régulièrement mis en usage seront frappés de peines d’amende.

      D’autre part, quiconque, exerçant sur les parents une pression, les aura déterminés à empêcher leurs enfants de participer aux exercices réglementaires de l’école, sera puni d’un emprisonnement de six jours à un mois ou d’une amende de seize francs à deux cents francs or. Ces peines seront sensiblement aggravées s’il y a eu violence, injures ou menaces.

      Les grands républicains d’avant la première guerre mondiale savaient et proclamaient que ce n’est pas ce qu’on a sur la tête qui importe, mais ce que l’on a dans la tête. Mais c’étaient des grands.

      Loin du laïcisme actuel, donc.

      #islamo-gauchisme
      https://seenthis.net/messages/702616

    • J’aime beaucoup cette discjockey #Anz. Les échos du son nigerian en france, c’est cette chanson qui passe dans tous les bons supermarchés :

      https://www.youtube.com/watch?v=fCZVL_8D048

      sur ce SARS que je ne connaissais pas , wp dit :

      End Special Anti-Robbery Squad ( End SARS ) ou #EndSARS est un mouvement social au Nigeria qui a commencé sur Twitter pour appeler à l’interdiction de la Special Anti-Robbery Squad, une unité de la police nigériane1. C’est un appel à mettre fin à l’oppression et à la brutalité policières au Nigéria. Les manifestations ont commencé comme une campagne sur les réseaux sociaux utilisant le hashtag #ENDSARS pour demander au gouvernement nigérian d’abandonner et de mettre fin au déploiement de la brigade spéciale anti-vol de la police nigériane, connue sous le nom de SRAS.2,3,4 En un week-end (du 9 au 11 octobre 2020), le hashtag #ENDSARS a enregistré jusqu’à 28 millions de tweets.5 Les Nigérians ont partagé à la fois des histoires et des preuves vidéo de la façon dont des membres du SRAS se sont livrés à des enlèvements, des meurtres, des vols, des viols, des tortures, des arrestations illégales, des actes autoritaires, des humiliations, des détentions illégales, des exécutions extrajudiciaires et des extorsions.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/End_SARS

      #violences_policières #nigeria #highlife #disco #fela #zombies

  • Les parapluies du Perthus. La #Retirada et les paradoxes de la #visibilité

    Malgré sa force évocatrice, le caractère iconique de l’image documentaire fait parfois ombrage à une partie de la mémoire des événements. Les photographies de l’#exil espagnol en #France à la fin des années 1930 en témoignent, il faut savoir épuiser le visible pour saisir une réalité plus enfouie de cet épisode. L’historienne Marianne Amar se confronte à cet exercice et propose une relecture de quatre images de la Retirada.

    Il pleuvait ce jour-là au #col_du_Perthus, mais la #mémoire n’en a rien gardé. Les photographies de l’exil espagnol en France — près de cinq cent mille réfugiés au début de 1939, à la fin de la guerre civile — construisent, par leur abondance, un continent visuel au croisement des #iconographies de la #guerre et de l’exil. Ce territoire sans cesse redessiné par des #images retrouvées, constitue un corpus labile, patiemment édifié par des photographes aux trajectoires multiples. Les uns, comme #Robert_Capa ou #David_Seymour, ont affûté leur vision en Espagne, pendant la guerre. Ils arrivent à la #frontière dans le sillage des #réfugiés, ne restent que quelques jours mais produisent des #icônes. D’autres, comme #Auguste_Chauvin, travaillent à #Perpignan. Ils assistent à l’événement depuis la France et en rendent compte dans la diversité de ses lieux et de ses acteurs. Les derniers, enfin, comme #Augusti_Centelles, photographe de l’armée républicaine espagnole interné à son arrivée, en sont à la fois les protagonistes et les témoins.

    Pourtant, en dépit de cette abondance, ce corpus demeure travaillé par l’#invisibilité. Manquent les images « absentes », perdues ou détruites dans la tourmente qui va suivre. Mais l’invisibilité se cache aussi dans les replis de la photographie, qu’il faut questionner et « inquiéter » pour en révéler toute la puissance documentaire. Les images les plus connues de la Retirada fonctionnent comme des icônes, qui construisent un répertoire visuel désormais bien balisé : la « #vague » des réfugiés saisie frontalement au col du Perthus ; l’empilement des armes confisquées aux soldats ; les femmes et les enfants harassés ; les réfugiés encadrés par des gendarmes ; les #camps d’internement improvisés, puis structurés autour des marques de l’ordre — #barbelés, #baraques, #miradors. Autant d’archétypes qui assurent durablement la #mise_en_spectacle du réfugié, mais qu’il faut mettre en doute pour dévoiler ce qui reste invisible. On proposera, pour esquisser une méthode, quatre exercices de relecture.

    Le premier constitue une mise en abyme de l’image et de son auteur. Robert Capa arrive à #Argelès, en mars 1939, passablement abattu. Il avait quitté les exilés juste avant l’ouverture de la frontière ; il revient pour un reportage sur les #camps_d’internement. Sa position a changé. Il n’est plus le témoin engagé aux côtés des combattants, mais un visiteur qui doit solliciter autorisations et accréditations. Distance accrue par sa position personnelle : apatride, bientôt « indésirable » pour l’administration française, il pense rejoindre sa famille déjà installée à New York. « Ici, le moral est mauvais et je ne sais pas ce qui va se passer. », a-t-il confié à sa mère début février. Entre Argelès et #Le_Barcarès, Capa prend, à sa manière, congé de l’Espagne et son portrait d’un réfugié, violon à la main, ressemble fort à un autoportrait du photographe, qu’il faut relire au travers de sa biographie, inquiet et d’une infinie mélancolie.

    Retour à la frontière. Une photographie publiée par L’Illustration en février 1939 montre un groupe sur la route du #col_d’Arès. Deux enfants et un adulte cheminent difficilement, tous trois mutilés, entourés d’un autre homme et d’un adolescent. Rien ne permet alors de les identifier, mais quelle importance ? Cadrés d’assez près, privés de détails contextuels, ils incarnent les « désastres de la guerre » et l’image prend ainsi une portée universelle. Or, deux enquêtes menées dans les années 2000 permettent de la relire autrement. Avancent côte à côte, et sur deux rangs, Mariano Gracia et ses trois enfants. À leurs côtés, marche Thomas Coll, un Français ancien combattant de 14-18, lui aussi mutilé, venu en voisin soutenir et accompagner les réfugiés. S’incarne donc ici, dans le silence de l’image, des gestes ordinaires de solidarité, qui viennent nuancer les représentations d’une France hostile et xénophobe.

    Le camp de #Bram, saisi par Augusti Centelles à hauteur d’interné, brouille également les évidences. Autorisé à conserver son matériel et à photographier à l’intérieur des barbelés, il tient boutique dans une baraque, vend ses tirages aux gendarmes et bénéficie de l’aide logistique du commandant. Tous les internés ne furent pas, bien sûr, logés à pareille enseigne. Mais les images de Centelles, leurs conditions de production et les comptes minutieusement tenus dans son journal révèlent que la photographie fut, pour lui, un instrument de survie et contribuent à mettre en lumière, dans une chronologie fine, les sociabilités complexes dans les camps de la République.

    À Perpignan, Auguste Chauvin fournit la presse, surtout locale, et, pour des événements d’importance, il tire et vend des séries de cartes postales. Il fera ainsi un « Album souvenir de l’exode espagnole » (sic) légendé en deux langues. Dans sa chronique quotidienne de la Retirada, Chauvin révèle des présences et des moments ignorés : les #soldats_coloniaux, mobilisés pour surveiller les réfugiés, caracolant sur la plage d’Argelès à côté de leur campement ; les forces franquistes arrivées au #Perthus et fêtant leur victoire ; les réfugiés passant la frontière de nuit ; la visite d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur.

    Les photographies de Chauvin n’ont pas la puissance des icônes, mais elles en sont l’indispensable contrepoint. Nulle dimension héroïque dans ses cadrages et ses compositions : Chauvin reste à bonne distance des réfugiés sans jamais faire corps avec l’exil. Mais avec ces images banales, parfois maladroites, il les dépouille, par instants, d’une identité de réfugié et les réintègre dans une vie ordinaire. Attendre devant le bureau de change ou ceux de la douane ; faire halte pour manger, en uniforme, sur le bord de la route ; aller aux nouvelles à l’entrée d’une baraque ; regarder la mer. Et sortir un parapluie pour s’abriter d’une averse au Perthus.

    http://icmigrations.fr/2020/10/08/defacto-022-04

    #photographie #histoire #guerre_d'Espagne

    ping @albertocampiphoto

  • De:Bug Magazin » digitale stadt ist tot
    https://de-bug.de/mag/digitale-stadt-ist-tot

    2.3.2001 Text: konrad lischka aus De:Bug 45 - Mit der digitalen Revolution wurde ein Zusammenwachsen von Politik und Internet herbei geträumt. 1994 wurde die Vision mit der Digitalen Stadt Amsterdam (DDS) konkret. Das Projekt wurde damals als wegweisend gefeiert - heute steht es vor dem aus.

    Die Straßen leer, die Geschäfte geschlossen
    Das Projekt Digitale Stadt Amsterdam

    Ein Forum wie seinerzeit in der Polis sollte im Netz entstehen. Damals, im Januar 1994 wurde in Amsterdam “De Digitale Stad” (DDS) gegründet. Von der Stadtregierung gefördert, von Graswurzel-Aktivisten organisiert, sollte das Projekt in den zehn Wochen vor der Stadtratswahl Politiker und Bürger in virtuellen Diskussionsräumen zusammenbringen und durch öffentliche Terminals einen demokratischen Zugang zu neuen Kommunikationsmitteln schaffen. Die Digitale Stadt hatte nach den ersten Wochen 10 000 aktive Bürger – das Projekt wurde fortgesetzt. Die Visionen wuchsen mit den Nutzerzahlen. “Die Welt kann von den Holländern lernen, geographische und virtuelle Gemeinschaften eng zu verknüpfen”, jubelte der Publizist Howard Rheingold. Marleen Stikker, die erste Bürgermeisterin der Digitalen Stadt glaubte gar: “Jeder ist gleich im Netz. Man trifft Menschen, die man sonst nie gesehen hätte.”
    Heute steht die Digitale Stadt vor dem Aus. Am 15. Februar werden die Bürger in einer Generalversammlung über die Zukunft des inzwischen privatwirtschaftlich organisierten, jedoch nach ökonomischen Kriterien erfolglosen Projekts entscheiden. Die Entwicklung der Digitalen Stadt ist eine pointierte Geschichte des Internets, der Ignoranz und des Ringens um Definitionsmacht von Politik, Wirtschaft und Nutzern.

    Am Anfang waren die Hacker
    Die niederländische Gruppe Hacktic Netwerk und das soziokulturelle Zentrum De Balie in Amsterdam gründeten Anfang 1994 die Digitale Stadt als ein textbasiertes Mailboxsystem. Die Menschen sollten diskutieren, untereinander und mit ihren zu wählenden Vertretern. Man konnte online Dokumente der Stadtverwaltung abrufen und Anfragen nach spezifischen Informationen abschicken. Das wesentliche Ziel der Initiative war aber ein Zugang zum Internet für die breite Bevölkerung. Modems für Computer waren 1994 noch so wenig verbreitet, dass man vor allem auf öffentliche Terminals in Bibliotheken und Kulturzentren setzte. Als sich das wenig später änderte, waren die hohen Kosten für private Internetzugänge eine neue Hürde. Internetzugang und Email-Adresse waren und sind bei der Digitalen Stadt kostenlos. Hacktic Netwerk gründete noch 1994 einen reinen Internetprovider mit dem programmatischen Namen XS4ALL. Die anfängliche staatliche Unterstützung von Stadt und Wirtschaftsministerium für die Digitale Stadt war bei den Initiatoren dabei durchaus willkommen. Der Journalist Geert Lovink und der Aktivist Patrice Riemens sprachen von einem “Nachfolger des öffentlichen Sendesystems” als Antwort auf die Frage, wem letztlich der neue mediale Raum gehört und wer nicht-kommerzielle Kultur garantiere.

    Dann kamen die User
    Die Digitale Stadt profitierte vom ersten Internet-Hype, den sie in Holland sicher auch stimulierte. Die Anzahl registrierter Nutzer wuchs auf 48 000 im Mai 1996, dann auf 80 000 im Mai 1998. Die schließlich wegfallende staatliche Unterstützung wurde nicht allzu schmerzlich vermisst, da die geldbringenden Aktivitäten, wie die Unterstützung kleiner Unternehmen beim Internetauftritt, das kostenlose Angebot quersubventionierten. Die Digitale Stadt war also ein Erfolg, den Nutzerzahlen zufolge. Aber Metapher der Stadt blieb letztlich auf die Wiedererrichtung bekannter Strukturen beschränkt. In der Digitalen Stadt können Besucher auf thematischen Boulevards spazieren und bei entsprechenden Läden oder Informationsangeboten vorbeischauen.

    Preaching to the Converted
    Auch die politischen Strukturen stagnierten. Schon 1995 beklagte die damalige Bürgermeisterin Marleen Stikker: “Die Aktivität der Politiker ist nicht überwältigend. Es fehlt nicht an gutem Willen von uns, sie sind einfach etwas schüchtern, was das neue Medium angeht.” Hier irrte Stikker. Die allmonatliche Teilnahme an einer Diskussion wie dem Format “Question Time” in der Digitalen Stadt entspricht nicht der Idee eines Forums, sondern vielmehr den seit Jahrzehnten bekannten Abenden im Ortverein. Und ein alternativer Gestus in Politik und Kultur hingegen war insgesamt der Stil der Digitalen Stadt. In den elektronischen Foren diskutierten allein Gleichgesinnte über lokale Themen wie die Initiative “autofreies Amsterdam”, die Vergrößerung des Flughafens Schipol und ähnliches. Auch wenn Rop Gonggrijp, der Gründer von Hacktic darauf beharrt: “DDS war ein politischer Ort. Die Debatte um das Verhältnis von Internet zu Wirtschaft, Politik und Gesellschaft wurde hier und in den Foren von XS4ALL geführt.” Sicher. Die Frage ist nur, von wem?
    Reinder Rustema, der Sprecher der heutigen Bewegung zur Rettung der Digitalen Stadt räumt ein: “In DDS haben sich Leute gefunden und organisiert. Politik im Sinne eines Dialoges mit Politikern gab es aber nicht. Die Leute wollten nicht und die Politiker nahmen es nicht ernst und waren nicht präsent.”

    Auf dem Markt
    Dass der ursprüngliche Zustand einer Gesellschaft nicht die Demokratie, sondern der Markt ist, zeigt sich natürlich in politisch nicht definierten Räumen. Die Digitale Stadt existierte im politischen und wirtschaftlichen Raum als Stiftung. Der öffentliche Raum wurde mit auf dem Markt verdientem Geld geschützt. 1997 erwirtschaftete die Digitale Stadt einen Umsatz von einer halben Million Dollar und beschäftigte 25 Angestellte. Dass im März 2000 die Organisationsform in eine privatwirtschaftliche umgewandelt wurde, war letztlich eine Formalität. Direktor Joost Flint und sein Partner Chris Göbel waren schon zuvor Unternehmensführer gewesen. Sie verpflichteten sich im Vertrag zu einer Fortführung der bisherigen kosten- und gewinnlosen Angebote und verteilten die Geschäftsbereiche der Digitalen Stadt auf vier Tochterfirmen: DDS City für die eigentliche, verlustbringende Digitale Stadt, DDS Ventures für Bildungsangebote, DDS Services für die Technik und DDS Projects für das Gestalten von kommerziellen Seiten im Internet. DDS Ventures haben Flint und Göbel im Oktober an den niederländischen Verlag Malmberg verkauft, im November wurde das britische Unternehmen Energis Eigentümer von DDS Services.
    Mit den Gewinnen von DDS Projects ist die Digitale Stadt offenbar nicht zu finanzieren. Patrice Riemens: “Die Idee, die Digitale Stadt durch den dotcom-Wahn querzusubventionieren war nicht schlecht, aber sie hat nicht funktioniert.”
    Ende vergangenen Jahres wurde die Nachrichtenredaktion der Digitalen Stadt aufgelöst. Dann folgten Gerüchte und Anfang Januar sagte DDS-Eigentümer Joost Flint schließlich einem niederländischen Computermagazin: “Die Digitale Stadt zu schließen, ist eine realistische Option.”

    Neue Hoffnung
    Seit einem Beitrag von Reinder Rustemas in einem Internet- Newsforum am 19. Dezember gibt es neue Hoffnung für die Digitale Stadt. Rustemas fragte, warum nicht die Bewohner ihre Stadt übernehmen. Inzwischen hat die “viodds” – Vereniging in oprichting de Digitale Stad – 400 Mitglieder. 125 diskutieren regelmäßig, 30 haben konkrete Aufgaben übernommen. Am 15. Februar sollen bei einer Generalversammlung der Mitglieder in Amsterdam neue Organisationsstrukturen beschlossen und Verantwortliche gewählt werden. Wahrscheinlich in Form eines Vereins wird die “viodds” dann offizielle Verhandlungen mit den jetzigen Eigentümern der Digitalen Stadt aufnehmen können. Die haben über ihre Absichten nicht viel verlauten lassen, außer dass sie mit der Digitalen Stadt nicht tolerierbare Verluste machen. Patrice Riemens schlussfolgert aus der Entwicklung: “Es gibt heute genügend kostenlose Anbieter von Internet-Dienstleistungen, und doch muss man sie bezahlen: Mit seiner Privatsphäre etwa. Man wird mit Werbung überschüttet, die Nutzung des Internets wird protokolliert und persönliche Daten möglicherweise weiterverkauft. Wenige, aber bewusste und aktive Mitglieder täten der Digitalen Stadt gut.”

    De Digitale Stad
    https://nl.wikipedia.org/wiki/De_Digitale_Stad

    De Digitale Stad (DDS) was een Nederlands Freenet, dat op 15 januari 1994 van start ging in de gemeente Amsterdam.

    #internet #histoire #urbanisme

  • #Sociologie des révolutions ? (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1034-Sociologie-des-revolutions-2-2

    Voir la première partie (.../...) Pourtant, c’est comme système d’explication global que le marxisme doit faire ses preuves. Dans la théorie de Marx, la lutte des classes est l’expression d’une téléologie historique selon laquelle, en vertu de leur oppression, les classes infé­rieures exploitées sont l’avant-garde d’un réagencement ration­nel du monde en société sans classes. Arrachée à ce contexte, l’analyse de classe devient simplement une autre forme de structuralisme, sans grande utilité. Cela ne suffit (...) Expériences pratiques : Les leçons du passé

    / Malia M., #Histoire, #Politique, Sociologie, #Paléo-marxismes, #Gauchisme, #Revolution, #Avant-gardisme, #Totalitarisme, Type (...)

    #Expériences_pratiques_:_Les_leçons_du_passé #Malia_M. #Type_anthropologique

  • Ouvrir les #archives de l’#Ofpra, replacer l’#asile dans l’#histoire de l’immigration

    L’Office français de protection des réfugiés et apatrides a décidé d’ouvrir ses archives aux chercheurs en 2010 pour la première fois depuis sa création, 58 ans auparavant. #Aline_Angoustures, aujourd’hui cheffe de la Mission histoire et exploitation des archives de l’Ofpra, a joué un rôle important dans cette ouverture. Dix ans après, elle en fait le bilan.

    Créé par la loi du 25 juillet 1952, l’Ofpra est un établissement public administratif en charge de l’application des textes relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d’apatride et à l’admission à la protection subsidiaire. Important pays d’accueil, la France a mis du temps à ouvrir ces archives de l’asile aux historiens.

    La difficulté d’accès à ces documents a été soulignée par les chercheurs. Pour la contourner, certains ont obtenu des autorisations exceptionnelles auprès de l’Ofpra comme Catherine Gousseff pour étudier les Russes des années 1920-1940, ou auprès de la Commission des recours des réfugiés (CRR) comme Gérard Noiriel, qui a pu travailler sur les recours de ceux dont la demande auprès de l’Ofpra n’avait pas abouti.

    D’autres, telle Karen Akoka, ont mené des entretiens ou consulté les archives d’un ancien Secrétaire général depuis restituées à l’Ofpra. D’autres fonds d’archives se rapportant à l’asile étaient accessibles, comme ceux de l’Organisation internationale des réfugiés (OIR) aux Archives Nationales, ou les fonds du ministère des Affaires étrangères, tutelle de l’Ofpra depuis sa création à 2010. Mais les premiers sont assez difficiles à utiliser car triés sans logique scientifique et les seconds sont peu commodes à identifier parce que les questions d’asile sont restées en arrière-plan de l’activité diplomatique et ont relevé de directions différentes du ministère.

    L’accès aux archives de l’Ofpra

    Les dossiers nominatifs des demandeurs d’asile et réfugiés constituent l’essentiel des fonds (plus d’un million de dossiers). Sur support papier jusqu’en 2010, date de la mise en place de la dématérialisation de la procédure, ils ne sont communicables que 50 ans après la date d’enregistrement du dernier document au dossier (article 213-2 du Code du Patrimoine). Les archives concernant les réfugiés Nansen (1924 -1952) sont donc accessibles. Elles ont été partiellement mises en ligne dans une salle de lecture virtuelle. Pour les dossiers non communicables, une dérogation peut être accordée après délibération entre l’intérêt de la recherche et la protection de la sécurité des personnes ou de leur vie privée. Les fichiers et bases de données ne sont donc pas accessibles aux chercheurs. C’est la Mission histoire et exploitation des archives qui se charge des recherches, sur demande et souvent après un premier rendez-vous scientifique.

    Les archives administratives sont accessibles directement ou au terme de délais compris entre 25 et 50 ans après la date du document. Elles sont en cours de classement et description mais d’ores et déjà les inventaires sont disponibles en salle de lecture. Elles ont malheureusement subi beaucoup de pertes, compensées par une collecte d’archives orales filmées : https://francearchives.fr/findingaid/871f23c03adff7bad10ef3253415c26f59dc2365.

    Je suis fonctionnaire à la CRR dans les années 1990 lorsque la question des archives de l’immigration fait l’objet d’une attention nouvelle en France. Dans ce corpus, les archives des migrations forcées ou des réfugiés et des politiques d’asile ne sont pas toujours visibles, ni prioritaires. L’historiographie du moment s’inscrivait dans la continuité des engagements contre la guerre d’Algérie, donc sur les archives concernant les migrants d’Afrique du Nord et, par voie de conséquence, les migrations économiques — plutôt que politiques. Les précurseurs de l’histoire de l’asile, telle Dzovinar Kévonian, sont rares.

    Je suis également historienne. J’ai soutenu ma thèse sur l’histoire de l’Espagne sous la direction de Pierre Milza, l’un des pionniers de l’histoire de l’immigration. Grâce à cette double casquette de praticienne et de chercheuse, je décide de travailler sur les réfugiés de la guerre civile espagnole dans les archives de l’Ofpra et j’obtiens l’un de ces accès très dérogatoires — et privilégiés — aux archives de l’organisation. Je sors de cette expérience convaincue qu’il faut ouvrir ces archives à la recherche du fait de leur richesse et de leur apport à l’étude de l’asile en France. Je présente donc une proposition à la direction de l’établissement.

    La première étape a été de s’assurer de la communicabilité de ces fonds très protégés, puisque la loi créant l’Ofpra dispose que ses archives sont inviolables et que le Conseil constitutionnel a donné à la confidentialité des dossiers nominatifs une valeur de « garantie essentielle du droit d’asile, principe de valeur constitutionnelle »1. Cette communicabilité, au terme d’un délai de 50 ans, s’accompagne de mesures de protection : les instruments de recherche nominatifs ne sont pas directement accessibles et l’Ofpra assure la conservation et la gestion de la communication de ses propres fonds (c’est le rôle de la Mission histoire et exploitation des archives que je dirige), en dérogation à la règle commune de versement aux Archives nationales.

    La deuxième étape a été de convaincre cette institution de l’intérêt de valoriser ses archives, alors que ce n’est pas sa mission. Je me suis beaucoup appuyée sur la valorisation, le prêt d’archives pour des expositions, la publication de plaquettes, la mise en avant de réfugiés célèbres, comme le peintre Marc Chagall ou l’actrice Maria Casarès. Puis, nous avons mis en place un Comité d’histoire qui, depuis 2010, accompagne et conseille les chercheurs et les étudiants, et organise des travaux scientifiques, ouvrant ainsi le champ de ce que nous appelons « l’administration de l’asile ».
    Plus d’un million de personnes protégées au titre de l’asile depuis les années 1920

    Mon expérience de praticienne à la CRR m’a été précieuse autant que le fait d’être historienne car, avant d’ouvrir les archives de l’institution, il a fallu les explorer dans leur ensemble et surtout les contextualiser.

    Les archives de l’Ofpra représentent environ 10 kilomètres linéaires de documents et remontent — pour les plus anciennes — à l’administration de la protection des bénéficiaires du premier statut de réfugié international créé en 1922 avec le passeport Nansen.

    Les dossiers nominatifs des demandeurs d’asile et des réfugiés, principales archives de nos fonds, illustrent les deux grandes missions de l’Ofpra. La première est l’instruction des demandes d’asile qui commence par un document appelé « formulaire de demande d’enregistrement (ou de protection) ». Les premiers datent des années 1930 et ne font qu’une seule page jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il n’en fallait pas plus pour décliner l’identité, la provenance et l’état civil du réfugié : nous sommes encore à la période du statut Nansen et les réfugiés sont définis par groupes nationaux ayant perdu la protection de leur État d’origine. Les Russes exilés sont les premiers à en bénéficier, déchus de leur citoyenneté par le régime bolchévique.

    Après 1945, le formulaire s’étoffe de nouvelles questions sur les causes et dates du départ du pays, mais surtout sur la raison de la demande de protection. Cette motivation prend de plus en plus d’importance avec la convention de Genève adoptée en 1951, dont l’article 1er A2 définit le réfugié comme une personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels évènements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ». Les formulaires sont parfois bilingues ou rédigés entièrement dans une langue étrangère car, jusqu’aux années 1970, les agents sont eux-mêmes des réfugiés. Le nombre de pages s’accroit au fil du temps et, aujourd’hui, le formulaire compte 16 pages et est uniformisé.

    Il s’y ajoute parfois des récits sur papier libre et des pièces justificatives. L’entretien oral est un élément essentiel de cette instruction mais les traces écrites de cet échange sont rares, voire inexistantes, jusque dans les années 1970. Depuis les années 2000, un compte-rendu d’entretien est présent ainsi qu’un enregistrement audio depuis 2015. En cas de rejet de la demande, on trouve les éléments sur le recours déposé auprès de la CRR (devenue Cour nationale du droit d’asile en 2000).

    Le dossier est beaucoup plus conséquent si le demandeur est déclaré réfugié car il contient des documents relatifs à la deuxième grande mission de l’Office : l’exercice de la protection, manifestée notamment par la délivrance de documents nécessaires à la vie civile, sociale et professionnelle du réfugié.

    Il y a d’abord le « certificat de réfugié », régulièrement renouvelé et porteur d’une photographie, mais qui sera supprimé en 2004. Le dossier comprend aussi toutes les pièces d’état civil ayant valeur d’actes authentiques établies pour le réfugié pendant la durée de son statut. Un certain nombre d’attestations produites par l’Ofpra peuvent enfin être présentes, comme les attestations destinées aux autorités allemandes pour l’indemnisation des victimes du nazisme. Le dossier est clos quand la personne perd ou renonce à son statut.

    Les archives administratives attestent du fonctionnement de l’institution. On y trouve notamment des rapports d’activité et des outils de travail essentiels pour l’analyse des dossiers. Les fonctionnaires de l’Ofpra recueillent ainsi des informations sur les pays d’origine et sur le droit, comme par exemple le refus de la délivrance du statut de réfugié aux auteurs et complices de crimes contre l’humanité, exclus de la Convention de Genève.

    Ces archives administratives permettent aussi d’écrire l’histoire de l’institution et de répondre à de nombreuses questions. Quelle a été l’insertion dans l’administration française d’une institution héritière d’anciens consulats et d’une mission de droit international ? Quelle est sa place dans les instances européennes et les organisations internationales ? Comment s’est constitué un réseau des acteurs de l’asile ?
    La réponse apportée aux demandeurs par l’institution : un sujet au cœur de la recherche sur la catégorie de réfugié

    Il est important de retenir que ce ne sont pas des archives sur la politique d’immigration ou sur les étrangers en France, mais sur l’exercice du droit d’asile et les personnes qui s’en sont réclamées. À ce premier niveau — qui demande l’asile ? —, elles permettent des travaux sur la nature des demandes d’asile (provenance, origines sociales ou régionales, argumentaires déployés). Au deuxième niveau, les archives permettent d’affiner l’étude de la réponse apportée aux demandeurs — une étude qui est au cœur des questionnements de la recherche sur la catégorie de réfugié. Au troisième niveau, les archives permettent un travail important sur le parcours d’intégration des réfugiés.

    Grâce aux travaux de recherche engagés depuis l’ouverture des archives de l’Ofpra en 2010, la connaissance du fonctionnement de l’asile en France a beaucoup progressé et de nouveaux chantiers sont ouverts sur la place de l’asile dans l’immigration, les interactions entre les groupes de réfugiés et les institutions de l’asile ou les relations de la pratique de l’asile avec les évolutions des droits de l’Homme, de la géopolitique, des questions de souveraineté et d’intégration. Les archives nous montrent que cette complexité et cette mise en tension a eu des répercussions importantes sur une institution qui a su s’adapter à ces évolutions depuis son origine.

    http://icmigrations.fr/2020/10/08/defacto-022-01
    #réfugiés #migrations #France

  • The Socialit Sausage That Changed The World (and Schnitzel...)
    https://youtube.com/watch?v=AcxQBkdughc

    Apart quelques imprécisions historiques c’est une excellente déscription des modifications apportées à un produit quand il est adopté dans des cultures différentes.

    La manière de servir un Jägerschnitzel en RDA était différente de la manière présentée dans la vidéo. Les consignes officielles rendaient obligatoires quelques légumes en accompagnement, les pâtes n’étaient pas forcément retournées dans une sauce tomate et on servait souvent des pommes de terres en purée ou frites à la poele à la place des nouilles.

    J’aime sa démonstration de la fabrication de la saucisse du docteur.

    Homemade Doctor Sausage Recipe
    250g lean pork
    50g beef
    90g milk
    8g salt
    3g sugar
    0,5g ground cardamom
    0,1g ground nutmeg
    3 eggs (3x60g)
    10 drops (1g) of red food coloring

    Communist Tomato Sauce (for about 2 servings of pasta)
    100g butter
    1 onion, minced
    1 Tbsp flour
    1 Tbsp tomato paste
    1/4 tsp salt
    1/2 tsp sugar
    1/2 cup ketchup

    #cuisine #saucisse #alimentation #histoire #capitalisme #socialisme #DDR #URSS #USA

  • 17 octobre 2020, on commémore aussi le couvre feu du 17 octobre... 1961

    A ce sujet, #Georges_Azenstarck (1934-2020) vient de mourir. Photographe pour l’Huma, il avait documenté la vie des pauvres et des ouvriers, mais aussi la nuit du #17_octobre_1961, manifestation d’Algériens contre le couvre feu !!!

    Sous les ordres de #Maurice_Papon, la police parisienne a tué des dizaines d’Algériens, dont beaucoup furent jetés à la Seine. C’était il y a 59 ans, dans Paris, le massacre de civils le plus sanglant depuis la Commune. Pendant 30 ans les rares témoins ont essayé de rompre l’omerta organisée par les États français et algériens, par les partis de droite et d’extrême droite et certains partis de gauche.

    Azenstarck, le photographe qui a témoigné contre Maurice Papon
    Chloé Leprince, France Culture, le 8 septembre 2020
    https://histoirecoloniale.net/Le-photographe-George-Azenstarck-temoin-majeur-du-17-octobre-1961

    Dans ce documentaire de Faiza Guène et Bernard Richard, produit en 2002, il décrit sa soirée passée avec son collègue photographe à « L’Huma », les cadavres qu’il voit depuis le balcon du journal, qui s’entassent en contrebas dans la rue, du côté du Rex, “comme des sacs à patates”. Il décrit aussi les Algériens que la police traîne par le col, vifs ou morts, et ce camion qu’on appelait encore “panier à salade”, qui stationne une grosse dizaine de minutes sous sa fenêtre et lui masque la vue. Lorsque le camion remettra le moteur, les cadavres entassés auront disparu. Les tirs se sont tus, Azenstarck descend en trombe, il tente de photographier ce policier qui, seau d’eau à la main, tente en vain de nettoyer le sang sur le trottoir. On l’empêche assez vite de mitrailler. Mais ses pellicules de la soirée du 17 octobre 1961 serviront a posteriori à étayer la réalité : on a bien massacré des Algériens dans les rues de Paris ce soir-là.

    Mémoire du 17 Octobre 1961 (Bernard Richard et Faïza Guène, 2002, 17 minutes)
    https://www.youtube.com/watch?v=xVGT19qOUBA

    Le témoignage du photographe, ainsi que ses tirages, sont d’autant plus précieux qu’il s’est d’abord agi de planches contact : ni le 18 octobre 1961 ni les jours qui suivront, l’Humanité ne publiera les images de Georges Azenstarck. En 2011, il montre ses photos et parle de leur disparition mystérieuse du siège de l’Humanité, au début du film de la plasticienne Ariane Tillenon :

    17 octobre 1961 : "50 ans après, je suis là" (Ariane Tillenon, 2011, 15 minutes)
    https://www.youtube.com/watch?v=8pzuDOmELdY

    #France #Paris #racisme #Algériens #FLN #guerre_d'Algérie #manifestation #violence_policière #L'Huma #17octobre1961 #immigration #bidonvilles #colonialisme #police #pogrom_policier #massacre #histoire #violences_policières #impunité #torture

  • Free As In Beer: Cybernetic Science Fictions on Vimeo
    https://vimeo.com/8000921


    A paper delivered at the 2009 Pacific Ancient and Modern Languages Association Conference by Jeremiah Axelrod and Greg Borenstein that describes how British cyberneticist Stafford Beer’s writing, infographics, and industrial design for his ambitious #Cybersyn Project worked together to create a science fictional narrative of omniscience and ominpotence for Salvador Allende’s socialist government in Chile.

    Follow us on twitter for news about the Computer Science Fiction project: twitter.com/computerscifi

    #Chili #internet #cybernétique #histoire

  • Vérité historique et conflit d’intérêt. À quoi servent les commissions ?

    Bien sûr qu’il faut se féliciter qu’après cinq ans de procédure pour obtenir l’accès aux archives concernant le rôle de la France dans le génocide au Rwanda en 1994, un chercheur ait obtenu récemment gain de cause ! Mais puisque dès lors qu’un fonds a été communiqué à une personne, il doit l’être à d’autres, à quoi sert désormais la tant controversée commission Rwanda ?

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/10/15/verite-historique-et-conflit-dinteret-a-quoi-servent-le

    #histoire #archive

  • Zweiter Weltkrieg : Frauen im Schatten: Ein Denkmal für die asiatischen „Trostfrauen“
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/frauen-im-schatten-ein-denkmal-fuer-die-asiatischen-trostfrauen-li.

    Die mit dem NS-Staat verbündete Regierung in Tokio zwang zwischen 1937 und 1945 junge Mädchen und Frauen dazu, den japanischen Soldaten als Sexobjekte zur Verfügung zu stehen. Der zynische Name „Trostfrauen“ sollte andeuten, dass die Soldaten durch den Sex mit den teilweise erst 11 Jahre alten Kindern getröstet werden sollten. Die meisten dieser Mädchen und Frauen waren Verschleppte aus China und Korea, aber auch aus anderen besetzten Ländern wie Indonesien, Malaysia oder den Philippinen.

    Seriöse Schätzungen gehen von 200.000 Opfern aus, chinesische Quellen sprechen sogar von bis zu 400.000. Der Korea-Verband erinnert nun erstmals mit einem Denkmal an diese Gräuel der sexualisierten Gewalt. Am Montag vergangener Woche wurde die Friedensstatue an der Ecke Birken- und Bremer Straße eingeweiht. Jeden Mittwoch hatten überlebende „Trostfrauen“ seit 1992 in der südkoreanischen Hauptstadt Seoul vor der Botschaft von Japan demonstriert.

    #Corée #Japon #Allemagne #prostitution #esclavage #guerre #femmes #politique #histoire #Berlin #Moabit #Birkenstraße