• #Cécile_Canut : « La #langue n’est pas un outil neutre, mais un espace de #pouvoir, de #contrôle, et de #hiérarchies_sociales »

    Dans Provincialiser la langue : Langage et colonialisme, la sociolinguiste, Cécile Canut, explore les usages et les #imaginaires_linguistiques en #Afrique_de_l’Ouest. Elle nous invite à penser autrement notre rapport au langage. Interview.

    « Ce que parler veut dire », écrivait Pierre Bourdieu. Sur les pas du père de la sociologie, la sociolinguiste, Cécile Canut, propose dans “Provincialiser la langue : Langage et colonialisme” (Editions Amsterdam, 2021), de renouveler le concept même de « langue » et d’en décortiquer les #rapports_de_pouvoir qui en façonnent la valeur.

    En retraçant les #discours_coloniaux qui ont participé à hiérarchiser les #langues_africaines, qualifiées péjorativement de « #dialectes » pour imposer la #langue_coloniale, c’est en réalité un processus de #standardisation de la langue qu’elle dévoile. Le fameux « #ordre_de_la_langue ».

    Une immersion au cœur de la #sociolinguistique, discipline exigeante mais au rôle clé à la révélation des logiques de #distinctions_sociales. Interview.
    Qu’entendez -vous par “provincialiser” la langue ?

    Il y a une distinction fondamentale entre la langue telle qu’elle a été construite et la manière dont elle a été façonnée par des #politiques_linguistiques précises, mises en place dans chaque pays. Mon idée est donc de changer de perspective sur les #pratiques_langagières, en les abordant non pas à travers la langue, mais directement par leur #usage.

    Provincialiser la langue, c’est la mettre de côté pour observer ce qui se passe ailleurs, notamment en Afrique, où j’ai beaucoup travaillé, car le rapport au langage est différent : il ne passe pas nécessairement par la langue, bien que la #colonisation ait imposé ce modèle.
    Vous décrivez comment en #France s’est imposé un #imaginaire_linguistique basé sur une conception rigide et figé de la langue que vous nommez “l’ordre de la langue”. À quoi correspond exactement cet imaginaire ?

    Avant 1539 et l’ordonnance de #Villers-Cotterêts, il n’existait aucune #homogénéité_linguistique : les populations parlaient une grande #diversité de langues et de dialectes. L’affirmation et la #normalisation du #français s’est faite sous l’influence des politiques linguistiques du XVIIe siècle. En effet, à partir de là, s’est mis en place un processus de construction de la langue, porté par différentes instances : grammairiens, écrivains, politiques… Leur objectif était d’homogénéiser et de standardiser la langue pour en faire un objet cohérent et unificateur.

    Le processus s’est ensuite prolongé avec la construction de la #nation, et l’idée d’une langue pour une nation s’impose, associée à celle d’une #culture_nationale supposée homogène. L’ordre de la langue est donc une #norme supposée être acquise par tous les citoyens pour devenir « français ». En d’autres termes, pour être Français, il faudrait parler un français codifié selon certaines règles.

    Toutefois, l’ordre de la langue s’est déplacé et transformé de manière complexe. Par exemple, même le français en Afrique, bien qu’imposé lors de la colonisation, a été approprié de manière très variable, et a donc évolué, comme c’est le cas partout ailleurs, au Québec et dans d’autres régions.
    Vous retracez l’histoire de la #doxa_coloniale qui a opposé une “véritable #langue_civilisée” aux “dialectes” africains. Comment cette #hiérarchisation s’est-elle construite ?

    Lorsqu’on parle des langues, on ne parle jamais réellement des langues elles-mêmes. Ce dont on parle, ce sont des gens qui les parlent. Les différentes manières d’appréhender les populations, transparaissent dans la manière de catégoriser les langues et les pratiques langagières.

    Cela a donc donné lieu à des tentatives de calquer un parler sur un groupe prétendument ethnique, avec des inventions souvent absurdes de la part des premiers linguistes, administrateurs coloniaux et ethnologues. Ces derniers, tout en prétendant faire preuve de patience et d’objectivité, ne faisaient en réalité que reproduire leurs propres #idéologies.

    Par exemple, certaines langues africaines sont souvent dévalorisées, considérées comme non véritables langues, simplement parce qu’elles ne sont pas écrites. Cela a conduit à des processus de #nomination et de catégorisation. On a ainsi distingué la langue, puis les dialectes, les #sous-dialectes
    Dans votre #livre, vous analysez la politique linguistique de l’#école_coloniale en #Afrique_Occidentale_Française, en insistant sur la #violence physique et symbolique qu’elle impliquait. Vous évoquez l’usage du “#symbole” comme outil disciplinaire. Pouvez-vous nous en parler ?

    Cette pratique consiste à imposer à un enfant un objet, de nature variable, pour l’empêcher de parler une langue spécifique. Le #breton, pendant longtemps, a été un exemple de cette pratique en France, mais ensuite, cela a été importé dans certaines régions d’Afrique par le biais de la #colonisation. Cela pouvait être un os, un crâne de singe, des objets assez répugnants qu’on mettait autour du cou.

    Cette première forme de #punition est déjà assez violente, car elle consiste à dénoncer un enfant, non seulement par l’enseignant, mais aussi par les autres élèves. Le but était de se débarrasser de ce petit objet en le donnant à un camarade dès qu’on entendait quelqu’un parler une langue autre que le français.

    Ces #punitions étaient donc extrêmement violentes, non seulement parce qu’elles étaient physiques, mais aussi parce qu’elles constituaient une #humiliation profonde. Ce sont des pratiques qui sont très importantes à aborder, car on ne se rend pas compte à quel point elles instaurent une politique linguistique profondément humiliante. Cela est d’autant plus grave que ces mesures touchent des #enfants, en pleine construction de leur #identité et de leur #rapport_au_monde.

    Quel rôle peut jouer la sociolinguistique pour déconstruire cet “ordre de la langue” ?

    La sociolinguistique joue un rôle clé : elle permet de décrire et de montrer qu’il existe d’autres façons de voir la langue, de comprendre son fonctionnement et d’expliquer qu’elle est un terrain en perpétuelle évolution. Il y a une dimension de #plaisir dans l’utilisation du langage qui est souvent ignorée, parce que la norme est devenue comme une sorte d’institution rigide.

    En France, la maîtrise de la langue permet d’établir une hiérarchie et de renforcer les distinctions sociales. Quand on regarde l’#immigration, on voit bien comment la langue a été utilisée comme un nouveau moyen de #discrimination, un prétexte pour empêcher le renouvellement des cartes de séjour.

    Le but de notre travail, en tant que sociolinguistes, c’est justement de mettre en lumière toutes ces structures qui entourent la langue, pour montrer que ce n’est pas juste un outil neutre, mais un espace de pouvoir, de contrôle, et de hiérarchies sociales. L’idée, c’est aussi d’essayer de faire évoluer les mentalités, de faire comprendre que la langue n’est pas juste un code à respecter, mais qu’elle est façonnée par des rapports de force. Ce genre de prise de conscience pourrait, à terme, amener un changement.

    Aujourd’hui, je suis contente d’avoir pu toucher des publics un peu moins académiques, et je vais continuer dans cette direction, tout en s’appuyant sur les relais médiatiques qui jouent un rôle clé dans cette dynamique. C’est grâce à ça qu’on peut faire évoluer les choses, c’est-à-dire traduire les idées en termes simples, les partager autour de soi. Et je constate que ça fonctionne vraiment bien, surtout auprès des jeunes, il y a une vraie réceptivité et je suis convaincue que ça va faire son chemin.

    https://www.bondyblog.fr/opinions/interview/cecile-canut-la-langue-nest-pas-un-outil-neutre-mais-un-espace-de-pouvoir-
    #hiérarchisation

    • Provincialiser la langue. #Langage et colonialisme

      Lorsqu’ils ont colonisé l’Afrique, les Européens y ont imposé leur conception idéologique du langage. Pour eux, les pratiques langagières ne pouvaient être appréhendées qu’au prisme d’un ordre de la langue instituant l’essor d’une culture nécessairement nationale. Cette idéologie s’est traduite par la mise en œuvre d’un véritable impérialisme linguistique : outre l’imposition des langues européennes, les missionnaires, puis les administrateurs coloniaux ont façonné des « dialectes africains », catégorisés comme tels afin de mieux les reléguer au bas d’une fantasmatique hiérarchie des langues.
      Si une telle vision, relayée par une partie des élites africaines et confortée, aujourd’hui encore, par les institutions de la Francophonie, a largement survécu aux indépendances, elle n’a jamais cessé d’être contestée – avec succès. C’est précisément de ce succès que Cécile Canut tire toutes les conséquences théoriques et politiques : en mettant au jour les biais inhérents aux approches prétendument scientifiques qui ont dominé l’étude du langage tout au long du xxe siècle, elle nous invite à provincialiser la notion même de langue, ce modèle décharné d’une supposée modernité.

      https://www.editionsamsterdam.fr/provincialiser-la-langue

      #livre

  • Pourquoi acceptons-nous de nous déchausser à l’#aéroport ?

    Des files d’aéroport aux bacs de contrôle, un rituel discret façonne nos comportements et nous fait accepter sans y penser la #logique_sécuritaire.

    7 h 30, terminal 2E de Roissy. Dans la file qui mène au contrôle, un cadre détache sa ceinture d’un geste mécanique, une mère sort les biberons de son sac, un touriste soupire en délaçant ses chaussures. Tous avancent dans un silence ponctué de bips, à peine troublé par le bruit des casiers sur des tapis roulants.

    Cette scène se répète inlassablement : selon l’Association internationale du transport aérien, 4,89 milliards de passagers ont pris l’avion en 2024, soit plus de 13 millions de personnes chaque jour qui traversent ces dispositifs de contrôle.

    On pourrait n’y voir qu’une procédure technique nécessaire. Pourtant, observé avec un œil anthropologique, ce moment banal révèle une transformation d’identité aussi efficace que discrète. Car il se passe quelque chose d’étrange dans ces files d’attente. Nous entrons citoyens, consommateurs, professionnels – nous en sortons « #passagers_en_transit ». Cette métamorphose, que nous vivons comme une évidence, mérite qu’on s’y arrête.

    La mécanique d’une transformation rituelle

    Ce qui frappe d’abord, c’est la #dépossession progressive et systématique. Objets personnels, vêtements, symboles de statut disparaissent dans des bacs plastiques standardisés. Cette logique semble #arbitraire : pourquoi les chaussures et pas les sous-vêtements ? Pourquoi 100 ml et pas 110 ml ? Cette apparente incohérence révèle en réalité une #fonction_symbolique : créer un #dépouillement qui touche aux attributs de l’#identité_sociale.

    L’ethnographe Arnold van Gennep avait identifié dès 1909 cette première phase des #rites_de_passage : la #séparation. L’individu doit abandonner son état antérieur, se délester de ce qui le définissait dans le monde profane. Ici, le cadre cravaté devient un corps anonyme, dépouillé provisoirement de son costume, soumis au même regard technologique que tous les autres. Cette #égalisation_forcée n’est pas un effet de bord mais le cœur du processus : elle prépare la transformation d’#identité en neutralisant temporairement les #hiérarchies_sociales habituelles.

    Puis vient l’examen : #scanners, #détecteurs, questions sur nos intentions. « Pourquoi voyagez-vous ? Qui allez-vous voir ? Avez-vous fait vos bagages vous-même ? » Chaque voyageur devient temporairement #suspect, devant prouver son #innocence. Cette inversion de la #charge_de_la_preuve – renversement du principe fondamental « innocent jusqu’à preuve du contraire » – passe inaperçue tant elle semble « logique » dans ce contexte.

    Cette phase correspond à ce que Van Gennep appelait la marge ou période liminale, que l’anthropologue Victor Turner a ensuite développée : un moment où le sujet, privé de ses attributs sociaux habituels, se trouve dans un état de #vulnérabilité qui le rend malléable, prêt à être transformé. Dans cet entre-deux technologique, nous ne sommes plus tout à fait des citoyens, pas encore des voyageurs.

    Enfin, la réintégration, selon l’ethnographe Arnold van Gennep : nous voilà admis dans l’espace post-contrôle. Nous sommes officiellement devenus des « #passagers » – un statut qui suppose #docilité, #patience, #acceptation des contraintes « pour notre sécurité ». L’espace post-contrôle, avec ses #duty_free et ses cafés hors de prix, marque cette #transformation : nous ne sommes plus des citoyens exerçant un droit de circuler, mais des #consommateurs globaux en transit, doublement dépossédés de notre ancrage politique et territorial.

    Un #théâtre_sécuritaire paradoxalement efficace

    Ces dispositifs présentent un #paradoxe troublant. D’un côté, ils détectent effectivement des objets interdits (couteaux oubliés, liquides suspects) et exercent un effet dissuasif réel. De l’autre, ils peinent face aux menaces les plus sophistiquées : en 2015, des équipes de test états-uniennes ont réussi à faire passer des armes factices dans 95 % de leurs tentatives.

    En six ans (de 2007 à 2013), le programme de détection comportementale états-unien #SPOT a coûté 900 millions de dollars et n’a détecté aucun terroriste. Il a raté les seuls vrais terroristes qui sont passés dans les aéroports, mais il n’y a eu aucun détournement aux États-Unis. Le programme semble donc à la fois inutile (pas de menace réelle) et inefficace (échec sur les vraies menaces).

    Cette #inefficacité opérationnelle se double d’un déséquilibre économique majeur : selon l’ingénieur Mark Stewart et le politologue John Mueller, les dizaines de millions investis annuellement par aéroport génèrent si peu de réduction effective du risque terroriste que les #coûts dépassent largement les bénéfices escomptés.

    L’expert en sécurité Bruce Schneier parle de « théâtre sécuritaire » pour désigner cette logique : des mesures dont l’efficacité principale est de #rassurer le public plutôt que de neutraliser les #menaces les plus graves. Ce n’est pas un dysfonctionnement mais une réponse rationnelle aux attentes sociales.

    Après un attentat, l’opinion publique attend des mesures visibles qui, bien que d’une efficacité discutable, apaisent les peurs collectives. Le « théâtre sécuritaire » répond à cette demande en produisant un #sentiment_de_protection qui permet de maintenir la #confiance dans le système. Les chercheurs Razaq Raj et Steve Wood (Leeds Beckett University) décrivent sa mise en scène aéroportuaire, rassurante mais parfois discriminatoire.

    Dans cette logique, on comprend pourquoi ces mesures persistent et se généralisent malgré leurs résultats limités. En outre, elles contribuent à renforcer une adhésion tacite à l’#autorité. Ce phénomène s’appuie notamment sur le biais du statu quo, qui nous enferme dans des dispositifs déjà établis et sur une dynamique sociétale de demande toujours croissante de sécurité, sans retour en arrière semblant possible.

    L’apprentissage invisible de la #docilité

    Car ces contrôles nous apprennent quelque chose de plus profond qu’il n’y paraît. Ils nous habituent d’abord à accepter la #surveillance comme normale, nécessaire, bienveillante même. Cette #habituation ne reste pas cantonnée à l’aéroport : elle se transfère vers d’autres contextes sociaux. Nous apprenons à « montrer nos papiers », à justifier nos déplacements, à accepter que notre corps soit scruté « pour notre bien ».

    Le système fonctionne aussi par inversion des résistances. Résister devient suspect : celui qui questionne les procédures, qui refuse une fouille supplémentaire, qui s’agace d’un retard, se transforme automatiquement en « problème ». Cette classification morale binaire – bons passagers dociles versus passagers difficiles – transforme la critique en indice de #culpabilité_potentielle.

    À force de #répétition, ces gestes s’inscrivent dans nos #habitudes_corporelles. Nous anticipons les #contraintes : chaussures sans lacets, liquides prédosés, ordinateurs accessibles. Nous développons ce que le philosophe Michel Foucault appelait des « #corps_dociles » : des corps dressés par la discipline qui intériorisent les contraintes et facilitent leur propre contrôle.

    Au-delà de l’aéroport

    Cette transformation ne se limite pas aux aéroports. La pandémie a introduit des pratiques comparables : attestations, passes, gestes devenus presque rituels.

    Nous avons pris l’habitude de « présenter nos papiers » pour accéder à des espaces publics. À chaque choc collectif, de nouvelles règles s’installent, affectant durablement nos repères.

    Dans la même veine, l’obligation de se déchausser à l’aéroport remonte à une seule tentative d’attentat : en décembre 2001, Richard Reid avait dissimulé des explosifs dans ses chaussures. Un homme, un échec… et vingt-trois ans plus tard, des milliards de voyageurs répètent ce geste, désormais inscrit dans la #normalité. Ces événements agissent comme des « mythes fondateurs » qui naturalisent certaines contraintes.

    Le sociologue Didier Fassin observe ainsi l’émergence d’un « #gouvernement_moral » où #obéir devient une preuve d’#éthique. Questionner un contrôle devient un marqueur d’#irresponsabilité_civique. Ce qui rend cette évolution remarquable, c’est son caractère largement invisible. Nous ne voyons pas le #rituel à l’œuvre, nous vivons juste des « #mesures_nécessaires ». Cette #naturalisation explique sans doute pourquoi ces transformations rencontrent si peu de #résistance.

    L’anthropologie nous apprend que les rituels les plus efficaces sont ceux qu’on ne perçoit plus comme tels. Ils deviennent évidents, nécessaires, indiscutables. Le système utilise ce que le politologue américain Cass Sunstein appelle le « #sludge » : contrairement au « nudge » qui incite subtilement aux bons comportements, le sludge fonctionne par friction, rendant la résistance plus coûteuse que la coopération. Les travaux de psychologie sociale sur la #soumission_librement_consentie montrent que nous acceptons d’autant plus facilement les contraintes que nous avons l’impression de les choisir. En croyant décider librement de prendre l’avion, nous acceptons librement toutes les contraintes qui s’y rattachent.

    Questionner l’évidence

    Identifier ces mécanismes ne signifie pas qu’il faut les dénoncer ou s’y opposer systématiquement. La #sécurité_collective a ses exigences légitimes. Mais prendre conscience de ces transformations permet de les questionner, de les délibérer, plutôt que de les subir.

    Car comme le rappelait la philosophe Hannah Arendt, comprendre le pouvoir, c’est déjà retrouver une capacité d’action. Peut-être est-ce là l’enjeu : non pas refuser toute contrainte, mais garder la possibilité de les penser.

    https://theconversation.com/pourquoi-acceptons-nous-de-nous-dechausser-a-laeroport-261487

    #aéroports #sécurité

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  • La #caste dans l’#Inde contemporaine

    La caste constitue sans doute l’un des exemples les plus surprenants de l’institutionalisation des #inégalités et des #hiérarchies_sociales et, à ce titre, elle fascine les sociologues, les anthropologues, les historiens et les politologues. Loin de disparaître avec l’avènement de la démocratie, la caste est parvenue à s’adapter aux mutations de la société indienne. Dans ce dossier, La Vie des Idées offre un aperçu des travaux sur cette institution sociale complexe.


    http://www.laviedesidees.fr/La-caste-dans-l-Inde-contemporaine.html