• Naissance et mort au Paléolithique récent européen (par Ana Minski) – Le Partage
    http://partage-le.com/2019/02/naissance-et-mort-au-paleolithique-recent-europeen-par-ana-minski

    L’#obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonctions décisionnelles, et où leur parole n’avait pas la moindre importance. Les médecins ont donc décrit l’accouchement à travers le prisme des #stéréotypes de genre et à une époque où la #médecine était obsédée par l’hystérie. Il était attendu des femmes qu’elles soient posées, fragiles, discrètes, silencieuses et sujettes aux évanouissements délicats. Ainsi les femmes ont-elles été dépossédées par les hommes de leur capacité naturelle à mettre au monde, et ainsi la position allongée, l’immobilité et le silence furent-ils imposés aux parturientes sous peine de risquer leur vie et celle du bébé. D’où cette peur très répandue de l’accouchement. D’ailleurs, certains croient encore au dilemme obstétrical qui a pourtant été sérieusement remis en question en 2006[5]. Des textes ethnologiques témoignent également de la capacité des femmes à mettre au monde leur enfant seule, dans la jungle, derrière un buisson, dans la rivière, sans l’aide de personne et sans difficulté apparente. Les femmes, libérées des mythes patriarcaux, savent mieux que n’importe quel spécialiste diplômé comment se positionner pour l’expulsion du bébé : accroupie, dans l’eau ou à quatre pattes[6].

    L’environnement et le milieu socio-culturel ont également un impact considérable sur la grossesse et au moment de l’accouchement. Des études épigénétiques ont permis de démontrer l’importance de l’accouchement par voie naturelle pour l’immunité du jeune enfant, mais aussi le rôle de l’intervention sur la parturiente. Avec le développement de l’agriculture, une simplification alimentaire a entraîné des risques importants de malnutrition et a rendu le sevrage difficile[7]. Quoi qu’en disent les obstétriciens, la femme n’est pas condamnée à mourir en couches ou à souffrir atrocement sans l’aide de la médecine moderne.


  • Qu’est-ce que l’Occident ? (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Qu-est-ce-que-l-Occident

    Recension de Qu’est-ce que l’Occident ? de Philippe Nemo [2004] Puf 2016 La question de la définition de l’Occident, de sa nature, de son #Histoire, de ses valeurs, de sa singularité, bref de sa quiddité, s’est imposée – ou plutôt rappelée à nous – depuis deux ou trois décennies par plusieurs voies. La question de l’Occident La première est ce que l’on appelle la « mondialisation », c’est-à-dire d’abord la fin de la rivalité Est-Ouest puis le regain des identités non-occidentales et l’émergence d’un monde (...)

    #Notes_de_lecture

    / #Lieux_Communs, Histoire, #Géopolitique, #Politique, #Religion, #Relativisme, #Article, #Grèce, (...)

    #Revolution


  • Jussens helter 2 : Hitlers ulydige byråkrat - Juridika

    https://juridika.no/innsikt/jussens-helter-hitlers-ulydige-byr%C3%A5krat

    Voici une remarquable série, en norvégien hélas, qui rreprend douze histoire de Une série de juriste qui, pour des raisons éthiques, ont réfusé de répondre aux injonctions du système.

    Ici, un texte sur les fonctionnaires, la bureaucratie qui a désobéit à Hitler.

    Hans Petter Graver reparle de Schindler, mais aussi d’un autre juste : l’avocat allemand Hans Calmeyer - complètement oublié aujoud’hui - dirigeait le bureau aux affairs juives installé par les nazis aux Pays-Bas. Il a secrètement utilisé les dispositions des lois d’exception pour empêcher au moins 3 500 personnes d’être envoyées dans des camps de concentration.

    Jussens helter
    av Hans Petter Graver

    En serie i tolv deler om jurister som valgte å følge sin samvittighet fremfor å leve opp til systemets krav.

    #histoire #justice #sgm #shoah #hitler #nazisme #résistance #résister #seconde_guerre_mondiale #droit


  • Les recherches du #sous-marin « #La_Minerve » démarrent, 50 ans après sa disparition
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/13/les-recherches-du-sous-marin-la-minerve-disparu-en-1968-demarrent_5423130_32

    « La Minerve » avait implosé, le 27 janvier 1968 au large de Toulon. Si les recherches concentrent beaucoup de moyens, retrouver l’#épave entière d’emblée relèverait du miracle.

    #histoire_navale #hydrographie #Ifremer #Shom



  • « CE QU’ON S’EST DIT » : L’#ACTIVISME | École Urbaine de Lyon
    https://www.sondekla.com/user/event/9479

    #Marina_Garces (en Français <3) avec #Michel_Lussault

    MG : l’activisme ce qui considère la vie comme un problème commun. En ce sens, ce n’est pas tellement une action, mais plutôt une continuité, un engagement
    ML : l’activisme c’est une continuation de l’existence dans laquelle les individus sont des acteurs au service d’intérêts collectif. Cela devrait être une finalité de la politique

    [...]

    MG : Dans l’#anthropocène il n’y a plus de structure sociale qui ne soit pas environnementale. On ne peut plus séparer, parler dans le dualisme. Le #corps est l’exemple de cela. Il y a une politisation du corps qui n’est pas seulement le corps de l’action. C’est aussi le corps traversé par des phénomènes de toxicité, de santé. Cela nous fait être en commun. Le corps traversé par la vie. La vie digne est limité. Les #limites sont partout, il ne s’agit pas de les traduire par des lois, des murs, des protections aseptisées, comme s’y essayent les politiques. Il s’agit de partager ces blessures, l’expulsion d’un pays en guerre et la migration, l’expulsion d’un quartier gentrifié. Comment partager ces limites, les accueillir, les transformer ensemble. C’est la nouveauté de l’activisme.
    [...]
    ML : Pour cela l’Anthropocène, le corps et sa politisation remettent en évidence la #fragilité et par conséquent l’inter-dépendance. Nous sommes vulnérables, nous sommes dans le besoin d’autrui.

    (pas de guillemets, ce sont des extrait de mes notes/ce n’est pas une retranscription fidèle)

    #politisation_des_corps #art


  • Intersectionnalité
    http://mouvements.info/intersectionnalite

    À l’automne 2018, l’historien Gérard Noiriel a publié sur son blog personnel1 un long texte particulièrement relayé et discuté parmi les chercheur.e.s en #sciences_sociales sur les réseaux sociaux. Il y commente la controverse entre Mark Lilla et Eric Fassin au sujet du concept de « #gauche_identitaire » et élargit son propos à l’écriture de l’histoire des #classes_populaires. Il reprend notamment une idée développée dans l’introduction de son nouveau livre, Une histoire populaire de la France : « la crise du mouvement ouvrier a considérablement affaibli les #luttes_sociales au profit des conflits identitaires. Le projet d’écrire une #histoire_populaire du point de vue des vaincus a été accaparé par les porte-parole des #minorités (religieuses, raciales, sexuelles) pour alimenter des histoires féministes, multiculturalistes ou postcoloniales, qui ont contribué à marginaliser l’histoire des classes populaires. Il suffit de consulter la bibliographie des articles et ouvrages publiés en histoire ces dernières années ou de regarder les recrutements sur des postes universitaires pour être convaincu de cette remarque »2. L’accueil enthousiaste de ce texte auprès de certain.e.s chercheur.e.s en sciences sociales nous a étonné.e.s et interpellé.e.s. En tant que chercheur.e.s travaillant sur ces questions, il nous était difficile de rester silencieux/euses, pour au moins deux raisons.

    Dossier #intersectionnalité (lu que l’intro) #genre #minorités


  • Si on veut s’inspirer des rabbins
    https://nantes.indymedia.org/articles/44516

    À propos de Réflexions sur la question antisémite de Delphine Horvilleur A la fin de son dernier livre, Réflexions sur la question antisémite (Grasset 2019), Delphine Horvilleur appelle les Juifs qui la lisent – « de rappeler constamment la faille constitutive, celle qu’ils ont su incarner à travers l’Histoire et qui, seule, peut assurer un barrage contre le totalitarisme mais aussi garantir la persévérance juive ». La réception médiatique du livre, élogieuse et sans la moindre critique sérieuse, a pourtant renforcé l’effet totalisant de la vision qu’il propose de l’histoire juive et de la réalité contemporaine. Cela devrait intriguer son (...)

    #histoire


    • En réalité, ce n’est pas l’historien mais le citoyen Patrick Boucheron, qui s’est exprimé ce matin-là à propos des gilets jaunes. Son point de vue est celui que partage aujourd’hui une grande partie des élites intellectuelles. Pas un mot de compassion pour la misère sociale que ce mouvement a révélée ; pas un mot pour condamner les violences policières qui ont profondément choqué l’opinion (et qui ont été dénoncées par Amnesty International). En revanche, Patrick Boucheron – qui a voté en 2017, au premier et au deuxième tour pour l’actuel président de la République – déplore l’obsession des gilets jaunes qui haïssent Macron. Il relativise leur révolte en disant que « la France n’est pas le pays le plus malheureux du monde », que les inégalités y sont moins fortes qu’ailleurs, etc. Dans le même élan, il apporte tout son soutien au « grand débat » qu’a lancé Emmanuel Macron.

    • Depuis hier, je lis ou j’entends des critiques acides sur des « gens en vue » : juste ces quatre là de tête, mais il y en a d’autres : Branco (voir la bio signalée par @monolecte), Badiou, Foucher, Boucheron...

      Difficile de se fier à des penseurs fréquentable ces temps-ci... Alors, amies et amis, qui est - dans le débat public - absolument irréprochable, généreux, progressistes ? :)

    • Les gens en vue, on leur renifle le calbut, on trouve que ça sent pas bon. Peu importe lesquels.
      C’est d’ailleurs pour ça qu’il faut se méfier des gens qui reniflent les calbuts...

      C’est bien de ne pas avoir de gens en vue chez les GJ... On n’a plus que la masse des gens qui veulent la démission de la Vème...

    • #Kill_Your_Idols, @reka, tu verras, ça ira beaucoup mieux ensuite !
      Et, @biggrizzly, je suis désolée, mais il y a des gens en vues chez les GJ, c’est juste pas les mêmes lunettes !
      En vrai le problème n’est pas qui n’a jamais fauté, mais bien, plutôt, comment chacun-e évolue avec ses nombreuses erreurs et comment chacun-e fait avec les critiques. Et, aussi, comment on évite de faire passer du harcèlement pour des critiques et, concernant des cas comme Branco, inversement...


  • Forschungsprojekt bei Justizverwaltung in Berlin: Suche nach Nazis in 150 alten Personalakten | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/forschungsprojekt--tauchten-nazi-juristen-nach-kriegsende-in-berlin

    Berlin - Tauchten Nazi-Juristen nach dem Ende des Zweiten Weltkriegs in der Berliner Justizverwaltung unter? Nutzten sie dort noch vorhandene Netzwerke, beeinflussten sie sogar die Arbeit der Justiz?

    Diese Fragen sollen nun in einem Forschungsprojekt der Freien Universität (FU) und der Humboldt Universität (HU) beantwortet werden. Justizsenator Dirk Behrendt (Grüne) stellte dafür am Montag je 50.000 Euro für dieses und das kommende Jahr zur Verfügung.

    „Die Leute, die nach der NS-Zeit in der Berliner Justizverwaltung gearbeitet haben, sind 1945 schließlich nicht vom Himmel gefallen. Sie hatten eine Vergangenheit. Uns interessiert: welche“, sagte Behrendt bei der Vorstellung des Projekts. Vermutlich sei in Berlin eine hohe Anzahl von NSDAP-Mitgliedern in Amt und Würden geblieben. „Es ist wichtig für die Berliner Justiz, sich diesem vielleicht auch schmerzhaften Prozess zu stellen. Womöglich werden wir feststellen, dass es erhebliche NS-Seilschaften und inhaltliche Einflussnahmen gegeben hat“, sagte er.

    #Allemagne #Berlin #justice #nazis #histoire


  • Sie waren immer unter uns | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Sie-waren-immer-unter-uns-4268857.html?seite=all
    De la continuité du régime nazi après 1945

    Alte und neue Nazis nach 1945 in Westdeutschland

    Dass es über den 8. Mai 1945 hinaus eine faschistische Kontinuität in Westdeutschland gab, ist hinreichend bekannt. Spätestens seit der Ohrfeige, die Beate Klarsfeld 1968 dem damals amtierenden Bundeskanzler Kurt Georg Kiesinger (CDU) verpasste, wurde öffentlich, dass eine NSDAP-Mitgliedschaft und auch Funktionen im NS-Staat kein Hindernis für eine politische Karriere und das Bekleiden hoher politischer Ämter in der Bundesrepublik waren.

    Die Publizistin Peggy Parnass hat mit ihren Kolumnen in der Zeitschrift Konkret und in ihrem Buch ‚Prozesse 1970 bis 1978‘ diese Kontinuität in der Justiz sichtbar gemacht und auch die 68er mit ihrem Slogan ‚Unter den Talaren - Muff von 1000 Jahren‘ (Aufschrift auf einem Transparent, das am 9. November 1967 in der Universität Hamburg aufgehängt wurde) brachten das Wirken von Altnazis in Justiz und Politik sowie in der Wissenschaft an die Öffentlichkeit.

    Aber wer weiß schon, dass es diese faschistische Kontinuität auch in der DDR gegeben hat? Wenn auch nicht so ausgeprägt wie im Westen, aber auch in der DDR konnten Altnazis politische Karrieren machen, erhielten z. B. für medizinische Leistungen hohe Auszeichnungen und auch dort konnte eine Ideologie am Leben erhalten werden und rechtsextreme Gruppierungen nahezu unbehelligt agieren. Beides begünstigte nach der Wende, dass sich alte und neue Nazis in den ostdeutschen Bundesländern dauerhaft niederlassen konnten.

    Wer weiß schon, dass es Franz-Josef Strauß war, der den türkischen Faschisten, den Grauen Wölfen, die Tür öffnete und den Grundstein legte für die mittlerweile zahlenmäßig stärkste rechtsextreme Gruppierung in Deutschland?

    Wer weiß schon, dass die Ansiedlung fundamental-islamischer Gruppierungen auf eine Waffenbruderschaft antikommunistischer Muslime mit Nazis zurückgeht? Deren Kenntnisse über die Sowjetunion sich die Politik, sowohl von deutscher als auch von US-amerikanischer Seite, in den 1960er Jahren gern zunutze machen wollte?

    Völkisch-rassistisch basierter Totalitarismus hat unterdessen hierzulande vielfältige Gesichter, von den klassischen Neonazis über türkische Faschisten bis hin zu fundamental-islamischen Gruppierungen, die in Hitler einen großen Politiker sehen und deren ‚Volkskörper‘ die ‚Umma‘, die Weltgemeinschaft der Muslime, ist.

    Einzelne Gruppierungen kommen und gehen, die jeweiligen Feindbilder werden mitunter modifiziert, seit einigen Jahrzehnten sind es in der deutschen Neonazis-Szene vornehmlich ‚Fremde‘, der Antiziganismus wurde quasi nahtlos nach 1945 fortgesetzt, hat sich - wenn auch in abgeschwächter Form - bis heute gehalten und reicht bis in alle Schichten der Gesellschaft, unabhängig von sozialem Status oder Weltanschauung.

    Türkische Rechtsextreme nehmen primär Minderheiten, u.a. Kurden, Alevitinnen, Ezidinnen oder türkische Linke ins Visier und fundamental-islamische Gruppierungen die ‚Kuffar‘, Ungläubigen, Frauen, Homosexuelle, Anders- oder Nichtgläubige oder ethnische Minderheiten und somit auch die Mehrheitsgesellschaft zum Feindbild stilisieren. Antisemitismus ist allen drei Szenen immanent. Der reicht allerdings bis in alle Schichten und in alle politischen Lager, egal, ob rechts, links oder liberal, er ist urdeutsch und hat gleichermaßen einen Migrationshintergrund.
    Die Tausend Jahre sind nicht um

    1000 Jahre ‚Drittes Reich‘ sind es nicht geworden, aber knapp 100 Jahre NS-Ideologie sind fast schon rum: Der erste Band von Adolf Hitlers ‚Mein Kampf‘ erschien am 18. Juli 1925. Wenn auch nicht das ‚Dritte Reich‘ und auch nicht die NSDAP, so hat dennoch die völkisch-rassistische Ideologie bis heute überlebt. Sie tritt mal mehr, mal weniger offen und mal mehr und mal weniger gewalttätig zutage.

    Die Kernideologie des deutschen Faschismus existiert seit knapp 100 Jahren und hat wiederum Vorläufer: ‚In den letzten Jahrzehnten des 19. Jahrhunderts war es in Europa nun verbreitete Ansicht, dass man es mit höher- oder minderwertigen menschlichen Rassen zu tun habe, aber die Krone der Schöpfung eben die weiße, die kaukasische Rasse sei‘, schreibt Peter Meier-Hüsing in dem Buch Nazis in Tibet - Das Rätsel um die SS-Expedition Ernst Schäfer.

    Es erschienen diverse Publikationen und Pamphlete zu diesem anthropologischen Rassismus, von Naturwissenschaftlern oder Philosophen, und das gleichermaßen in Frankreich wie in England oder Deutschland. Der nächste logische Schritt war nun, aus der biologisch gegebenen Ungleichheit der Menschen auch politische Konzepte abzuleiten, sei es das Verbot der ‚Vermischung des Blutes‘, um rassische Degeneration zu verhindern, bis hin zur radikalsten Form des Rassismus im NS-Staat: der physischen Vernichtung ‚minderwertiger Rassenelemente‘.

    Einer der wichtigen ideologischen Stichwortgeber war der französische Adlige Arthur de Gobineau (1816-1882), der seinen ‚Versuch über die Ungleichheit der Menschenrassen‘ veröffentlichte, … Seine Warnungen vor der Vermischung der Rassen bzw. des Blutes beeinflussten direkt die Rassenlehre der Nationalsozialisten.

    Allerdings war Gobineau noch ein expliziter Antisemitismus völlig fremd. Das ergänzte dann der gebürtige Engländer, aber in Deutsch schreibende Houston Stewart Chamberlain, den Gobineau sehr inspiriert hatte. Dessen Werk ‚Grundlagen des neunzehnten Jahrhunderts‘ (1899) wurde zum Klassiker des radikalen antisemitischen Rassismus, vor allem in Deutschland. Der spätere Schwiegersohn Richard Wagners wurde zum direkten ideologischen Wegbereiter des nationalsozialistischen völkischen Rassismus und lernte den von ihm bewunderten NSDAP-Chef Adolf Hitler noch persönlich kennen, bevor er 1927 starb.
    Peter Meier-Hüsing, Nazis in Tibet - Das Rätsel um die SS-Expedition Ernst Schäfer

    In diesen Reigen reiht sich auch Hans Friedrich Karl Günther ein, der neben dem Wagner-Schwiegersohn Houston Stewart Chamberlain als Urheber der nationalsozialistischen Rassenideologie gilt. Obwohl Hans Friedrich Karl Günther eigentlich Schriftsteller war, erhielt er 1930 einen eigens für ihn eingerichteten Lehrstuhl für Sozialanthropologie an der Universität Jena. Diese sollte zur SS-Elite-Uni werden.

    Seine Antrittsvorlesung adelten Adolf Hitler und Hermann Göring durch ihre Anwesenheit. Er machte durch zahlreiche Schriften, die das Wort ‚Rasse‘ im Titel trugen, auf sich aufmerksam. Sein Denken war beeinflusst von den völkisch-rassistischen Vorstellungen Houston Stewart Chamberlains.

    Er ‚erhielt in der Zeit des Nationalsozialismus zahlreiche Ehrungen. So war er 1935 der erste Preisträger des Preises der NSDAP für Wissenschaften, 1937 erhielt er die Rudolf-Virchow-Plakette der Deutschen Philosophischen Gesellschaft. 1941 erhielt er von Hitler die Goethe-Medaille für Kunst und Wissenschaft‘.

    Wikipedia zufolge wurde Günther ‚1932 Mitglied der NSDAP (Mitgliedsnummer 1185391).‘ 1935 wurde er Professor an der Universität in Berlin, von ‚1940 bis 1945 war er Professor und Institutsdirektor an der Universität Freiburg‘.

    Laut Wikipedia verbrachte Hans Friedrich Karl Günther ‚nach Kriegsende … drei Jahre in Internierungslagern. Sein Entnazifizierungsverfahren endete damit, dass er als ’Mitläufer’ eingestuft wurde. Vertreter der Universität Freiburg hatten in diesem Verfahren vorgetragen, Günther habe sich in seiner Rassenkunde an Grenzen gehalten, die auch von Gelehrten dieses Zweiges moderner Wissenschaft in anderen Staaten eingehalten würden‘.

    Wenig später veröffentlichte er wieder, u.a. 1969 ein Buch mit dem Titel ‚Mein Eindruck von Adolf Hitler‘, in dem er beklagte, dass über das Konzentrationslager Buchenwald so viele ‚Gräuel zusammengelogen‘ worden seien. Bereits 1951 publizierte er sein erstes Nachkriegswerk ‚Gattenwahl‘, in dem er vor der Heirat mit ‚Zuckerkranken, Frauenrechtlerinnen und Gewohnheitstrinkern‘ warnte.

    Der Begriff ‚Neonazi‘ impliziert, diese seien irgendwie neu. Die Wahrheit jedoch ist: Die Nazis waren nie weg - vor allem nicht die faschistische Ideologie. Die Akteure, die Ende der 1970er/Anfang der 1980er Jahre als Neonazis berühmt-berüchtigt wurden, haben den NS-Faschismus nicht selbst erlebt. Aber sie knüpften (und knüpfen) an dessen Ideologie an.

    Im Umgang mit diesen Neonazis wurden damals seitens Politik und Justiz und Geheimdiensten in Westdeutschland - und auch von der Stasi - entscheidende Fehler gemacht, die uns bis heute auf die Füße fallen. Es ist bekannt, dass Organe des Staatsschutzes bereits Kontakte zur Wehrsportgruppe Hoffmann hatten. Ferner, dass es solche Kontakte zu Michael Kühnen gab.

    Inwiefern schon damals Neonazi-Kader im Auftrag des Staates und von ihm finanziert die Szene aufbauten, strukturierten und radikalisierten, ist nicht bekannt. Fest steht aber, dass der Staat z. B. beim Kühnen-Gruß, einem leicht abgewandelten Hitler-Gruß, nicht eingriff. Weil es eben nicht der Hitler-Gruß und somit nicht verboten war. Die Folge davon sind diverse Verbote, die nicht ausgesprochen wurden, weil es immer ein bisschen irgendwie anders war als das Original, so dass Neonazis heute z. B. unbehelligt mit T-Shirts mit der Aufschrift ‚HKNKRZ‘ provokant lustwandeln können - auch vor den Augen der Polizei.
    Von wegen neue Zeit

    Am 2. Oktober 1949 wurde die ‚Sozialistische Reichspartei‘ (SRP) gegründet. Der Krieg war gerade mal 3 Jahre vorbei, die Tinte auf dem Gründungsdokument der Bundesrepublik Deutschland noch nicht ganz trocken, da gründeten Hitler-Getreue eine Partei, die sich in der Tradition der NSDAP sah. Gründer waren u.a. von Otto Ernst Remer, ein ehemaliger Major der Wehrmacht, und der Bundestagsabgeordnete Fritz Dorls.

    Remer leitete "als Kommandeur die nach dem Aufstand vom 20. Juli 1944 neu aufgestellte Führer-Begleit-Brigade (später zur Division erweitert), die er in die Ardennenoffensive führte. Im Januar 1945 erhielt er im Alter von 32 Jahren seine Beförderung zum Generalmajor. Remer war damit einer der jüngsten Generäle der Wehrmacht. Anfang März war die Führer-Begleit-Division an der Rückeroberung Laubans beteiligt, ‚einem der letzten Gegenstöße, die das Deutsche Reich im Zweiten Weltkrieg zu führen im Stande war‘.

    Dorls war Mitglied der NSDAP wie der SA. Trotzdessen gelang es ihm, nach dem Krieg in die CDU einzutreten und ‚1947 Schriftleiter des Parteiblattes Niedersächsische Rundschau‘ zu werden. Die beiden stehen stellvertretend für viele, denen nach ’45 der nahtlose Übergang in die ‚neue‘ Republik gelang. Dorls zog für ein konservativ-monarchistisches Bündnis in den Bundestag als Abgeordneter ein, und war dann Mitbegründer der SRP.

    Laut Wikipedia rekrutierte ‚die SRP ihre Mitglieder und Wähler vor allem unter ehemaligen NSDAP-Angehörigen. Sie zählte zeitweise annähernd 40.000 Mitglieder, etwa halb so viele wie die FDP zu dieser Zeit, von denen jeder zweite die nationalsozialistische Diktatur als Jugendlicher erlebt hatte. Das Parteiprogramm der SRP basierte in wesentlichen Teilen auf dem der NSDAP. Die SRP lehnte eine Rechtsidentität des Deutschen Reiches mit der Bundesrepublik Deutschland ab und beanspruchte ein Widerstandsrecht zum Schutz des Reiches.
    Forderungen waren unter anderem:
    ’Treue zum Reich’, ’Schutz und Ehre des deutschen Soldaten’ und ’Anspruch auf die Gesamtheit des Reichsraumes’, sowie unter anderem die ’Notwendigkeit’ einer ’Lösung der Judenfrage’, allerdings mit anderen Mitteln als zur Zeit des Nationalsozialismus, kritisiert wurde nicht die ’Notwendigkeit’ einer ’Lösung der Judenfrage’, sondern nur die Methoden. Durch eine offene Glorifizierung der nationalsozialistischen Ideologie isolierte sich die SRP schnell vom übrigen Parteienspektrum‘.

    1950, also gerade mal 5 Jahre nach Kriegsende und 2 Jahre nach Gründung der Bundesrepublik Deutschland, wurde die Jugendorganisation der SRP, ‚Reichsjugend‘, gegründet. SRP und ‚Reichsjugend‘ wurden am 23. Oktober 1952 verboten. Aus der ‚Reichsjugend‘ ging am 2. Dezember 1952 die ‚Wiking-Jugend‘ hervor, die ‚zur mitgliederstärksten und hegemonialen Jugendorganisation des Neonazismus‘ avancierte. Sie näherte sich im Laufe der Zeit immer mehr der ‚Freiheitlichen Arbeiterpartei‘ (FAP) an. Auch der heute noch aktive Neonazi Christian Worch war dort zwischenzeitig Mitglied.

    Obwohl Wikipedia schreibt, sie habe dem Kreis um Michael Kühnen ablehnend gegenübergestanden, konnten dieser und die ‚Kameraden‘ um ihn herum z. B. auf den Fahrdienst der ‚Wiking-Jugend‘ zurückgreifen. Die Organisation wurde am 13. April 1999 auf höchst richterlicher Ebene verboten. Laut Wikipedia war sie da ‚mit 400 bis 500 Mitgliedern die größte neonazistische Jugendorganisation‘.

    Nach dem Verbot folgte die ‚Heimattreue Deutsche Jugend‘, die 2009 verboten wurde. Ehemalige Mitglieder der ‚Wiking-Jugend‘ gründeten 1997 die Neonazi-Kameradschaft ‚Skins Sächsische Schweiz‘ (SSS).

    Am 28. November 1964 wurde die Nationaldemokratische Partei Deutschlands (NPD) gegründet, die bereits 1966 in die Landesparlamente in Hessen und Bayern einziehen konnte, 1967 folgten Bremen, Rheinland-Pfalz, Niedersachsen und Schleswig-Holstein. In den 1990er Jahren, nachdem die ‚Freien Kameradschaften‘ (dazu später mehr) gegründet wurden, war u.a. Christian Worch das Bindeglied zwischen der NPD und den Kameradschaften.

    Hier kommt auch Thomas Wulff ins Spiel, der 2004 in die NPD eingetreten war, der es bis zum stellvertretenden Landesvorsitzenden der NPD in Hamburg und ab 2014 zum Landesvorsitzenden brachte. Aufgrund seines offenen Bekenntnisses zum Nationalsozialismus kam es zum Zerwürfnis, die Partei versuchte, ihn auszuschließen, unterlag aber vor Gericht. Thomas Wulff ließ daraufhin jedoch alle Ämter ruhen, wurde auf Veranstaltungen der Friedensbewegung 2.0 im Friedenswinter 2014/15 gesehen und outete sich als Fan der Rap-Formation ‚die Bandbreite‘.

    1973 gründete Karl-Heinz Hoffmann die ‚Wehrsportgruppe Hoffmann‘ (WSG Hoffmann), eine paramilitärische Organisation, die 1980 verboten wurde. Ein Teil der Aktiven setzten sich in den Libanon ab, Karl-Heinz Hoffmann unterhielt gute Kontakte zur PLO. Dem Internetportal HaGalil.com zufolge sollen ‚um die 500 Männer und auch einige Frauen … der ’konspirativ’ agierenden WSG angehört haben. In Hoffmanns ’Stützpunkten’, Schloss Almoshof bei Nürnberg, ab 1978 das Schloss Ermreuth bei Erlangen und auf seinem Privatgrundstück in Heroldsberg sammelte sich allerlei Kriegsgerät einschließlich eines Panzerspähwagens an‘.

    Bereits Ende der 1960er Jahre sei Karl-Heinz Hoffmann öffentlich in Erscheinung getreten: ‚1968 veranstaltete der Patriot sein erstes öffentlich bekannt gewordenes Spektakel. Zu Fasching tummelten sich in einem Nürnberger Café Männer in SS-Uniformen und Frauen in BDM-Kleidern vor einer Tonband-Geräuschkulisse aus Granatengeheul und MG-Geknatter‘.
    Die Neuen Alten

    Nach 1945 war die Bevölkerung keine andere als vor 1945, nur um eine einschneidende Erfahrung reicher, die den Menschen Leid, Not und Entbehrung einbrachte. Verantwortlich für die Situation fühlten sich die wenigsten, im Gegenteil, ‚der 8. Mai 1945, die Befreiung der Menschheit von der Geißel des deutschen Faschismus‘, wie es der Frankfurter jüdische Widerstandskämpfer Peter Gingold nannte, galt der Mehrheit der Bevölkerung als bittere Niederlage. Es sollten vier Jahrzehnte vergehen, bis der damalige Bundespräsident Richard von Weizsäcker in seiner Ansprache zum 8. Mai 1985 nicht mehr von ‚Kapitulation‘, sondern von ‚Befreiung‘ sprach.

    Eine ganze Generation war in den von den Nazis und ihrer Herrenmenschen-Ideologie geprägten Schulen und Universitäten ge- und ausgebildet worden, diese waren die Lehrerinnen, Professoren und Juristen, die nicht nur die Jugend, sondern die Gesellschaft nach 1945 prägten. Es dauerte 20 Jahre, bis die 68er sich gegen diese faschistische Kontinuität, gegen das Herrenmenschen-Denken und die bürgerliche Spießigkeit wehrten.

    Auch auf der politischen Bühne tummelte sich so mancher, der einst ein NSDAP-Parteibuch in der Tasche oder gar Funktionen in den Strukturen des NS-Regimes innehatte. Zu nennen wären hier stellvertretend Hans Globke, Kanzleramtschef unter Bundeskanzler Konrad Adenauer (CDU), der ehemalige Bundespräsident Heinrich Lübke (CDU), der bereits erwähnte ehemalige Bundeskanzler Kurt Georg Kiesinger (CDU) sowie der CDU-Politiker Hans Karl Filbinger (CDU), ehemaliger Ministerpräsident von Baden-Württemberg.

    Hans Globke war ab Oktober 1953 Staatssekretär im Bundeskanzleramt, zuständig u.a. für Personalpolitik sowie die Einrichtung und Kontrolle des Bundesnachrichtendienstes (BND) und der Bundesamtes für Verfassungsschutz (BfV). 1963 schied er altersbedingt aus der Politik aus. Der Verwaltungsjurist war seit 1933, direkt nach der Machtübertragung an Hitler, an der Ausarbeitung von Gesetzen und Verordnungen beteiligt oder erarbeitete Vorlagen und Entwürfe dafür.

    Er befasste sich u.a. mit gesetzlichen Grundlagen der ‚Erbgesundheit des deutschen Volkes‘, 1936 gab er gemeinsam mit seinem Vorgesetzen Wilhelm Stuckart den ersten Kommentar zu den Nürnberger Gesetzen heraus. Von Stuckart stammt allerdings nur das Vorwort, er erkrankte dann, so dass Hans Globke den Rest allein verfassen musste.

    Schon vor 1933 war er mit Personen- und Namensfragen befasst. Er erstellte 1938 eine Liste mit jüdischen Vornamen. Alle jüdischen Frauen, die keinen dort verzeichneten Namen trugen, mussten als zweiten Vornamen ‚Sara‘ führen, alle jüdischen Männer ‚Israel‘. Das ‚J‘, das Jüdinnen und Juden in den Pass eingetragen wurde, war u.a. seine Idee.

    Laut CIA-Dokumenten war Hans Globke unter Umständen für die Deportation von 20.000 Jüdinnen und Juden aus Nordgriechenland in vom NS-Regime in Polen errichteten Vernichtungslager mit verantwortlich. Der von ihm eingerichtete BND wurde folgerichtig von dem ehemaligen Generalmajor der Wehrmacht, Reinhard Gehlen, geleitet.

    Ebenfalls 1953 wurde Heinrich Lübke Bundesminister für Ernährung, Landwirtschaft und Forsten, von 1959 - 1969 war er der zweite Bundespräsident der Bundesrepublik Deutschland. 1914 hatte er sich freiwillig zum Kriegsdienst gemeldet, zu Kriegsende war er Leutnant der Reserve. Später, von 1939 bis 1945, arbeitete er als Vermessungsingenieur und Bauleiter beim Architektur- und Ingenieurbüro Walter Schlempp, ‚das der Verfügung des ’Generalbauinspektors für die Reichshauptstadt’, Albert Speer, unterstand‘ (Die Welt).

    Aus dieser Zeit stammen Bauzeichnungen, die unbestritten seine Unterschrift tragen. Diese Zeichnungen sollen die Baupläne für KZ-Baracken gewesen sein. Laut Welt ist unterdessen bekannt, dass ‚die entsprechenden Pausen für jede Art von Baracke geeignet gewesen wären, sie also nicht eindeutig einem KZ zuzuordnen sind‘ Was allerdings nicht heißt, dass es keine Baupläne für KZ-Baracken waren. Sondern lediglich, dass es etwas anderes gewesen sein könnte.

    Hans Filbinger begann 1933 sein Jura-Studium. Laut Wikipedia war er ‚von 1933 bis 1936 Mitglied des Nationalsozialistischen Deutschen Studentenbundes (NSDStB) und des Wehrsportverbands der Freiburger Universität, der 1934 in die SA überführt wurde. Dort zahlte er bis 1937 seine Beiträge, ließ sich aber von aktiven Diensten freistellen. Mit der allmählichen Lockerung der Aufnahmesperre für Neumitglieder wurde er im Mai 1937 in die NSDAP aufgenommen (Mitgliedsnummer 4.026.789) und bis 1945 als Mitglied geführt. 1937 bis 1945 war er zudem im NS-Rechtswahrerbund. In allen Mitgliedschaften blieb er ohne Rang und Funktion‘.

    Als Marinerichter war er war ‚nach den erhaltenen Strafverfahrenslisten an mindestens 234 Marinestrafverfahren beteiligt, 169-mal als Vorsitzender Richter, 63-mal als Ankläger. In vier Fällen ging es um Todesstrafen, die Filbinger je zweimal beantragt oder gefällt hatte. Diese Fälle wurden erst 1978 aufgedeckt und im Zuge der Filbinger-Affäre öffentlich diskutiert‘.

    ‚Kein Richter hat je in der BRD auch nur eine Stunde in Strafhaft sitzen müssen, weil er für Hitler Deutsche umgebracht hat‘, schrieb Rolf Hochhuth damals im Spiegel. Und über Hans Filbinger:

    Nur wenn der Soldat Schwejk auch noch ein Schwabe gewesen wäre, hätte er so listig-lustig mit einem Stuttgarter Gericht Blindekuh spielen können wie 1972 der Ministerpräsident Filbinger. Der hatte dem SPIEGEL verbieten lassen, die Aussage eines Obergefreiten zu verbreiten, Filbinger habe noch drei Wochen nach der Kapitulation, als er in britischer Gefangenschaft diesen Obergefreiten zu sechs Monaten Gefängnis verurteilte, hitlerfreundlich herumgeschrien.
    Rolf Hochhuth

    Vor Hans Filbinger war Kurt Georg Kiesinger Ministerpräsident von Baden-Württemberg. Ersterer konnte ihn beerben, weil er dann der 3. Bundeskanzler der Bundesrepublik Deutschland wurde. Schon 1933 war er NSDAP-Mitglied geworden, Mitgliedsnummer 2.663.930. 1940 nahm er eine Stellung im Reichsaußenministerium unter Joachim von Ribbentrop an. Vermutlich, um sich dem Dienst in der Wehrmacht zu entziehen. Laut Wikipedia stieg er ‚dort bis zum stellvertretenden Leiter der Rundfunkpolitischen Abteilung auf, die für die Überwachung und Beeinflussung des ausländischen Rundfunks zuständig war. Unter anderem war er für die Verbindung zum Reichspropagandaministerium von Joseph Goebbels zuständig, mit dem seine Abteilung Kompetenzstreitigkeiten hatte‘.

    Allerdings verlief dessen Laufbahn nicht ganz so glatt, wie es jetzt den Anschein hat. Es gibt zwei dokumentierte Fälle, in denen er als Anwalt Personen half, die von der Gestapo verfolgt wurden. Der Eintritt in die NSDAP sei nicht aus Überzeugung erfolgt, sondern ‚sondern weil ihm die wichtigsten Ziele der braunen ’Revolutionäre’ damals nicht verwerflich schienen: eine sozial gerechte ’Volksgemeinschaft’, das Ende wirtschaftlicher Not. ’Judenhass’ war Kiesinger fremd, aber er habe ihn 1933 ’nicht als ernsthafte Gefahr’ betrachten können‘, schreibt die Zeit unter Bezugnahme auf den Kiesinger-Biographen Philipp Gassert.

    Kiesinger habe ‚ein deutliches Maß an Illoyalität und Resistenz gegenüber dem NS-Staat an den Tag‘ gelegt. Nach dem 20. Juli 1944 referiert er in seinem Juristenkreis über Widerstandsrecht und Thomas von Aquin. Hörer wie Axel von dem Bussche verstanden die Botschaft, für sie war Kiesinger ‚eindeutig Anti-Nazi‘. Im Amt wird er von Mitarbeitern als ‚Defaitist‘ denunziert, der die antijüdische Auslandspropaganda behindere. Den Beleg für diese Denunziation wird Conrad Ahlers, sehr zum Ärger von Rudolf Augstein, Kiesinger 1966 zuspielen, nachdem ihn Heinz Höhne bei seinen Recherchen über die SS entdeckte. Er wird allen CDU/CSU-Abgeordneten am Tag der Fraktionsabstimmung über die Kanzlernominierung in Kopie vorgelegt werden und den Weg ins Kanzleramt ebnen helfen.
    Die Zeit

    Für einen ‚Anti-Nazi‘ hat Kurt Georg Kiesinger es indes weit gebracht. Er übte nicht nur Tätigkeiten im NS-Staatsapparat aus, er übte sie an verantwortlicher Stelle aus. Das brachte ihm wie eingangs geschildert am 7. November 1968 besagte Ohrfeige von Beate Klarsfeld ein. Buchstäblich mit einem Schlag wurde die Nazi-Vergangenheit führender Persönlichkeiten in Politik, der Justiz und der Wissenschaft zum öffentlichen Thema.
    Die Neonazi-Szene formiert sich

    Das war die politische Situation in Deutschland, als sich 10. November 1974 im Hamburger Haus des Sports alte und neue Faschisten trafen, um die ‚NSDAP/AO‘ zu gründen. AO steht für Aufbauorganisation. Darunter u.a. der US-Amerikaner Gary Lauck, der später im Zusammenhang mit dem Bückeburger Prozess gegen Michael Kühnen und andere eine Rolle spielte. Er soll auch ein Gebäude in Nürnberg finanziert haben, das als ‚Glatzentreff‘ bekannt war und in dem sich später auch das NSU-Trio aufhielt.

    Bei dem damaligen Treffen im Hamburg Haus war auch Thies Christophersen zugegen, der ‚Erfinder‘ der Holocaust-Leugnung. Dessen Schrift ‚Die Auschwitz-Lüge‘ wurde von Manfred Roeder herausgebracht. Dieser avancierte später zum Chef der ‚Deutschen Aktionsgruppe‘ (DA), die für den Anschlag auf eine Asylunterkunft in Hamburg am 22. September 1980 verantwortlich ist, bei der die beiden Vietnamesen, der 22-jährige Ngoc Nguyen und der 18-jährige Anh Lan Do, ums Leben kamen.

    Bereits zuvor wurde ein Anschlag auf eine Asylunterkunft in Lörrach verübt, bei dem 3 Asylsuchende verletzt wurden. Hamburg war das erste rassistische Attentat mit Todesfolge in der alten Bundesrepublik, in der DDR gab es schon früher sowohl Pogrome gegen die Vertragsarbeiter als auch mindestens einen Übergriff mit Todesfolge.

    Auch im Falle von Manfred Roeder gibt es Verbindungen zum NSU: Als er wegen eines Farbanschlags auf die Wehrmachts-Ausstellung in Jena angeklagt war, waren die drei als NSU-Trio bekannt gewordenen Uwe Böhnhardt, Uwe Mundlos und Beate Zschäpe unter den Prozessbeobachtenden im Gerichtssaal. Dem Historiker Harry Waibel zufolge waren die drei auch an der Protestaktion beteiligt, bei dem Manfred Roeder die Ausstellung mit dem Farbbeutel attackierte. Zum 80. Geburtstag von Rudolf Hess organisierte er die erste öffentliche Solidaritätsaktion. Auch er hatte Kontakte zur PLO und versuchte sogar im Iran sein Glück, nachdem er sich durch Flucht einer Haftstrafe entzog. Als Referenz gab er Antisemitismus an.
    Michael Kühnen tritt auf den Plan

    Im September 1977 nahm die Polizei in der Hamburger Innenstadt 3 Personen wegen Nazi-Schmierereien fest, darunter den Leutnant der Bundeswehr, Michael Kühnen. Dieser gründete die ‚Hansa Bande‘, die erste öffentlich agierende Neonazi-Gruppe. Deren ‚Merkmal war nicht Terror, sondern der provokativ in die Öffentlichkeit getragene NS-Faschismus‘.

    Das erinnert an die frühen Auftritte von Karl-Heinz Hoffmann, wenngleich diese weitaus martialischer waren. Ab September 1977 traten Michael Kühnen und seine Kumpane als ‚Aktionsfront Nationale Sozialisten‘ (ANS) auf. Chefideologe der Truppe war Christian Worch, der nach Michael Kühnens Tod u.a. das Konzept Anti-Antifa entwickelte und Todeslisten mit Namen von Antifaschisten, Gewerkschafterinnen, Jüdinnen und Juden erstellte.

    Christian Worch war durch eine Erbschaft zu Geld gekommen und konnte die Aktivitäten finanzieren - und bis zu dessen Tod 1991 auch Michael Kühnen. Worch arbeitete intensiv mit dem Neonazi-Anwalt Jürgen Rieger zusammen. Dieser war ursprünglich der Cheforganisator des ‚Rudolf-Hess-Gedenkmarsches‘ in Wunsiedel. Er gehörte zu den Unterstützern der ‚Wiking-Jugend‘, war Funktionär der NPD.

    Wie wir inzwischen wissen, wurde der Rudolf-Hess-Gedenkmarsch später von Tino Brandt vom Thüringer Heimatschutz (THS) organisiert - finanziert vom Verfassungsschutz, auf dessen Gehaltsliste Brandt stand. In der Dokumentation ‚Der NSU-Komplex‘ von Stefan Aust gab er freimütig zu, dass die jährliche Wallfahrt der Nazis aus Ost und West im bayrischen Passau nicht durchführbar gewesen wäre, hätte der Verfassungsschutz ihm nicht finanziell unter die Arme gegriffen.

    Im Mai 1978 zogen u.a. Michael Kühnen und Christian Worch verkleidet mit Eselsmasken und mit Pappschildern, auf denen stand ‚Ich Esel glaube noch, daß in Auschwitz Juden vergast wurden‘ durch Hamburg. Noch vor seinem Tod entwickelte Michael Kühnen das Konzept des ‚Aufbauplan Ost‘. Dieses wurde später von Christan Worch umgesetzt. So zogen am 20. Oktober 1990 etwa 500 Neonazis durch Dresden. Dafür war auch Gary Lauck eingeflogen worden.

    Michael Kühnen wurde 1979 im Bückeburger Prozess zu einer Haftstrafe verurteilt. Das war das erste Mal, dass Neonazis als Terroristen eingestuft und verurteilt wurden. Zu dem Prozess wurde Gary Lauck als Zeuge aus den USA eingeflogen. Obwohl ein Haftbefehl gegen ihn existierte, wurde ihm sicheres Geleit garantiert.

    Er wurde von einer Polizei-Eskorte vom Flughafen Hannover abgeholt und nach seiner Aussage wieder zurückgefahren und konnte unbehelligt ausreisen. Der Gerichtssaal war an diesem Tag überfüllt: Alte und neue Nazis aus fern und nah hatten sich die Reise ins beschauliche Schaumburgische nicht nehmen lassen, um gleich zwei ihrer Idole, Michael Kühnen und Gary Lauck, leibhaftig sehen zu können.

    Als Michael Kühnen 1982 aus der Haft entlassen wurde, soll er von einem Fahrzeug des niedersächsischen Landesamtes für Verfassungsschutz abgeholt worden sein. Das geht aus Berichten der Stasi hervor. Anfang der 1980er Jahre gesellte sich dann auch Thomas Wulff zu dem Kreis um Michael Kühnen.

    Kurz vor Weihnachten 1985 wurde in Hamburg der türkisch-stämmige Ramazan Avci von Neonazis ermordet. Unter den Tätern war René Wulff, Bruder von Thomas. Christian Worch und Thomas Wulff entwickelten gemeinsam mit anderen das Konzept ‚Freie Nationalisten‘, das als "Freie Kameradschaften, nach dem Vorbild der autonomen Strukturen Furore machte.

    Bei dem Pogrom in Rostock-Lichtenhagen wurde Christian Worchs Auto gesehen, mit Gary Lauck ging er 1990 auf Ostdeutschland-Tour, 1991 reist er zur Maifeier nach Cottbus, am 31.8.1991 nahm er an der Gründung der ‚Sächsischen Nationalen Liste‘ teil, am 9. November organisierte er einen Neonazi-Aufmarsch in Halle an der Saale.
    Auch die sozialen Bewegungen hatten ein Nazi-Problem

    Wie Andreas Lichte auf dem Internetportal Ruhrbarone schreibt, strebte ‚das ’Dritte Reich’ … völlige Unabhängigkeit vom Ausland an, sowohl auf ideologischer, als auch auf wirtschaftlicher Ebene. Begründet auch durch die Erfahrung der britischen Seeblockade während des Ersten Weltkrieges, war die wirtschaftliche Unabhängigkeit - ’Autarkie’ - Deutschlands ein übergeordnetes Ziel der Politik Adolf Hitlers: Produkte, die aufgrund der in Deutschland knappen Rohstoffe nicht, oder nur unter großen Kosten hergestellt werden konnten, sollten ersetzt werden, eine Unabhängigkeit von Importen erreicht werden. Die Autarkie sollte einen hohen Lebensstandard, den sozialen Ausgleich, aber auch die militärische Schlagkraft sichern‘.

    Hier bot die anthroposophische, ‚biologisch-dynamische‘ Landwirtschaft eine Lösung an: sie verzichtet auf industriell hergestellten Kunstdünger und Pestizide und setzt stattdessen verstärkt auf menschliche Arbeitskraft. ‚Demeter‘, die ‚Monatsschrift für biologisch-dynamische Wirtschaftsweise‘, stellte die NS-Bemühungen um Autarkie in der Landwirtschaft heraus, Artikel hießen beispielsweise: ‚Zurück zum Agrarstaat‘, September 1933, ‚Beitrag zum Autarkieproblem‘, August 1933. Ein Bericht der ‚Demeter‘-Ausgabe vom Februar 1939 schloss: „So scheint mir denn die biologisch-dynamische Wirtschaftsweise dafür vorbestimmt zu sein, die Forderung unserer Regierung zu erfüllen: ‚Ernährungsfreiheit des Deutschen Volkes auf Deutscher Scholle!‘

    Die biologisch-dynamische Landwirtschaft hatte für ihre Bejahung des deutschen Angriffskrieges neben der weit verbreiteten, anthroposophischen Kriegsbegeisterung … wohl auch pragmatische Gründe: Mit dem Wachsen des unter deutschem Einfluss stehenden Gebiets wuchs auch die potentielle Anbaufläche für die biologisch-dynamische Landwirtschaft: ‚Seit Anfang des Krieges waren Anthroposophen an der Gestaltung und Durchführung von Siedlungsplänen im besetzten Osten unter Leitung der SS beteiligt. Schon im Oktober 1939 kooperierten Anthroposophen und SS an der Errichtung eines biologisch-dynamisch geführten Lehrguts auf einem enteigneten Hof in Posen, und auch nach 1941 wurde die Mitarbeit an verschiedenen Projekten weitergeführt, mit der Genehmigung Himmlers und unter Förderung von zwei hohen SS-Führern, Günther Pancke und Oswald Pohl. Pancke, Chef des Rasse- und Siedlungshauptamts, hielt den biologisch-dynamischen Landbau für die einzig geeignete Wirtschaftsweise »für die zukünftigen Wehrbauern und Bauern im Osten.‘ … Die SS-eigenen biologisch-dynamischen Betriebe bestanden bis zum Kriegsende.“ Der SS-Offizier und ehemalige Obergärtner der Firma Weleda, Franz Lippert, ließ in Dachau Menschenversuche durchführen.
    Andreas Lichte, Ruhrbarone

    Neben der Utopie von ‚Autarkie‘ kamen in Bezug auf den biologisch-dynamischen Anbau auch die zu erhaltende ‚Volksgesundheit‘ und der Erhalt der ‚heimischen Scholle‘ ins Spiel. Diese Begeisterung der Anhänger völkisch-rassistischer Ideologien für den bio-dynamischen Anbau, bzw. Konzepten, die heute als ‚Öko‘ bezeichnet würden, hielt auch nach 1945 an.

    Am 24. September 1958 gründete das ehemalige NSDAP- und SA-Mitglied Günther Schwab in Österreich den ‚Weltbund zur Rettung des Lebens‘ (WRL), der 1963 in ‚Weltbund zum Schutze des Lebens‘ (WSL) umbenannt wurde. In seinen Publikationen beschäftigte sich Günther Schwab mit Natur- und Umweltverschmutzung und warnte vor der zivilen Nutzung der Atomenergie.

    1960 wurde eine deutsche Sektion gegründet, dieser saß der ehemalige NS-Arzt Walter Gmelin vor. Zu den Mitgliedern des deutschen WSL gehörte u.a. auch Werner Georg Haverbeck, ebenfalls ehemaliges Mitglied der NSDAP und der SS.

    Im Juni 1933 wurde er von Rudolf Heß mit der Volkstumsarbeit der nationalsozialistischen Bewegung für das ganze Reichsgebiet beauftragt. Bevollmächtigt durch Heß, gründete er im August 1933 den Reichsbund Volkstum und Heimat (RVH) als Unterorganisation von Robert Leys Deutscher Arbeitsfront und fungierte fortan als Leiter der Reichsmittelstelle für Volkstumsarbeit der NSDAP, dem auch das Reichsamt Volkstum und Heimat in der NS-Gemeinschaft Kraft durch Freude untergeordnet war.
    (…)
    Von Heinrich Himmler erhielt er ab Oktober 1935 ein Promotionsstipendium. Himmler nahm ihn am 20. November 1936 auch in die SS auf und beförderte ihn zum SS-Untersturmführer.
    (…)
    Ab dem 10. Dezember 1942 nahm Haverbeck aktiv am Zweiten Weltkrieg teil. Laut Peter Bierl kämpfte er als Leutnant in der Panzergrenadier-Division Feldherrenhalle, unter anderem an der Ostfront.
    Wikipedia

    Werner Georg Haverbeck war christlich orientiert, sah im Gegensatz zu anderen Nazis in den slawischen Völkern nicht ‚Untermenschen‘, sondern im schwebte eine Synthese des christlichen Abendlandes mit dem sozialistischen Osten vor. So ist es wenig verwunderlich, dass er sich für die sich neu formierende Friedensbewegung interessierte.

    Verwunderlich ist allerdings, dass diese ein ehemaliges NSDAP- und SA-Mitglied in ihren Reihen duldete. Verbindungsglied zwischen ihm und der Friedensbewegung war Renate Riemeck, die Lebensgefährtin von Ingeborg Meinhof, Mutter von Ulrike Meinhof. Renate Riemeck kam aus einem bürgerlichen Elternhaus in Jena und war wie Werner Georg Haverbeck mit der anthroposophisch orientierten ‚Christengemeinschaft‘ verbunden.

    In München und Jena studierte und promovierte sie: ‚Sie studierte sieben Semester Geschichte, Germanistik und Kunstgeschichte in München und vor allem in Jena; im März 1943 promovierte sie zum Dr. phil. über Spätmittelalterliche Ketzerbewegungen. Darin stellte sie, wie später Kritiker befanden, die Pogrome gegen Juden im 14. Jahrhundert als ’gerechtfertigten Protest’ dar. Trotz dieses Studienabschlusses soll sie danach Mitte 1943 noch der Arbeitsgemeinschaft Nationalsozialistischer Studentinnen beigetreten sein.‘

    Demnach gehörten ‚zu ihren akademischen Lehrern‘ neben dem NS-Rassepropagandisten Karl Astel auch der bereits erwähnte Hans F. K. Günther. In ihrem Buch ‚Ulrike Meinhof. Die Biographie‘ deckte die Publizistin Jutta Ditfurth auf, dass Renate Riemeck NSDAP-Mitglied war, Mitgliedsnummer 8915151. Das war bis dahin nicht bekannt.

    Dabei war Renate Riemeck nach 1945 SPD-Mitglied, sie gab die ersten Schulbücher nach dem Krieg heraus, engagierte sich in der ‚Kampf dem Atomtod‘-Bewegung und gehörte zu den Gründungsmitgliedern der ‚Deutschen Friedensunion‘ (DFU). Renate Riemeck und Ingeborg Meinhof waren "Assistentinnen bei Johann von Leers, Inhaber des Lehrstuhls für ‚Deutsche Rechts-, Wirtschafts- und politische Geschichte auf rassischer Grundlage‘ der Universität Jena, einem SS-Obersturmbannführer, der den Antisemitismus ‚wissenschaftlich‘ zu begründen versuchte (Wikipedia).

    Renate Riemeck mit ihren guten Kontakten zur Friedensbewegung brachte vermutlich auch Werner Georg Haverbeck in diese politischen Zirkel. Der gründete 1963 mit seiner späteren Ehefrau Ursula - der unermüdlichen, derzeit inhaftierten Holocaustleugnerin - das ‚Collegium Humanum‘, ‚Heimvolkshochschule für Umwelt und Lebensschutz‘, im ostwestfälischen Vlotho.

    In dem Haus mit 50 Betten und Seminarräumen für 150 Personen gaben sich zunächst Aktive aus der Friedens- und Umweltbewegung ein Stelldichein, später neben esoterischen Feministinnen, die sich dort u.a. als Märchenerzählerinnen ausbilden ließen, mehr und mehr Neonazis und Holocaustleugner, die dann zur Sommersonnenwendfeier beim Hexentanz bei den Externsteinen gemeinsam mit den Märchentanten die Mondin anbeteten.

    Ab 1972 war das Collegium Mitglied der deutschen Sektion des Weltbundes zum Schutz des Lebens (WSL-D). Im Vorfeld der Europawahlen 1979 fanden im Collegium Humanum vorbereitende Gespräche zur Gründung der Sonstigen Politischen Vereinigung Die Grünen (SPV) statt, in der konservative und bürgerliche Umweltinitiativen organisiert waren. Zur selben Zeit wurde dort das ‚Ökologische Manifest‘ der Nationaldemokratischen Partei Deutschlands erarbeitet. Daneben stellte Haverbeck sein Bildungswerk folgenden Organisationen zur Verfügung: der Deutschen Hochschulgilde, der Freisozialen Union, der Deutschen Unitarier Religionsgemeinschaft sowie später auch zahlreichen rechtsextremen Gruppen wie etwa dem Bund Heimattreuer Jugend, dem neuheidnischen ‚Bund der Goden‘, der Wiking-Jugend und der Freiheitlichen Deutschen Arbeiterpartei. Ab 1981 bzw. Haverbecks Unterzeichnung des Heidelberger Manifests entwickelte sich der Verein zu einem Zentrum für völkischen Nationalismus, Antisemitismus und Holocaustleugnung. Er diente als Anlaufpunkt für Rechtsextremisten von der Neuen Rechten bis hin zu Freien Kameradschaften. So tagte 1984 das ‚Komitee zur Vorbereitung der Feierlichkeiten zum 100. Geburtstag Adolf Hitlers‘ dort. Musikveranstaltungen mit folkloristischen Gruppen, nationalistischen Liedermachern bis hin zur schottischen Blood-and-Honour-Band Nemesis fanden ebenfalls statt. Ab Mitte der 1990er Jahre waren Holocaustleugner wie der Schweizer Bernhard Schaub und der NPD-Anwalt und ehemalige APO-Aktivist Horst Mahler zu Gast.
    Wikipedia, Collegium Humanum

    Nach dem Tod von Werner Georg Haverbeck nahm seine ihm unterdessen angetraute Ursula das Zepter, die bis heute unverdrossen sein, bzw. das gemeinsame Werk fortsetzt. Sie wird nicht müde, den Holocaust zu relativieren, in Frage zu stellen oder zu leugnen, was ihr diverse Gerichtsverfahren und eine Haftstrafe einbrachte, die sie aktuell in der Justizvollzugsanstalt Bielefeld verbüßt.

    Nicht nur die Friedensbewegung zog Leute wie Renate Riemeck und Werner Georg Haverbeck an, auch die Grünen hatten ein Nazi-Problem, bekanntestes Beispiel ist der Öko-Bauer Baldur Springmann, der sowohl zu den Gründungsmitgliedern der Grünen gehörte als auch Mitglied im WSL war. Sowohl bei der Öko- als auch der Anti-AKW- als auch der Friedensbewegung spielte der Schutz der ‚heimischen Scholle‘ bisweilen eine Rolle.
    Es gab wieder offen sichtbar Jüdinnen und Juden

    Laut einer Volkszählung vom Juni 1933 gab es in Deutschland etwa eine halbe Million Jüdinnen und Juden, von etwa 65 Mio. Menschen insgesamt, also nicht einmal 1% der Bevölkerung.

    Nach dem Krieg waren es etwa noch 5 Prozent dieser halben Million:

    In den 1950er- und 60er-Jahren lebten etwa 20.000 bis 30.000 Menschen jüdischen Glaubens in der Bundesrepublik Deutschland, zum großen Teil waren das Ältere und Kranke, die nicht in die USA oder nach Palästina emigrieren konnten. Vor diesem Hintergrund konstituierte sich aber langsam ein neues jüdisches Gemeindeleben, wobei die Juden osteuropäischer Herkunft in der Mehrzahl waren und die Repräsentanz überwiegend von Juden deutscher Herkunft besetzt war.
    Archiv Kinofenster

    Zu diesem neu erwachenden jüdischen Leben gehörte auch, dass in den 1970/80ern Künstlerinnen und Künstler auftauchten, die aus ihrer jüdischen Identität keinen Hehl machten, z. B. Esther und Abi Ofarim, der Showmaster Hans Rosenthal, Ilja Richter, der Bluessänger Abi Wallenstein und der Schauspieler Michael Degen, der bis in die 1970er Jahre hinein vor allem an Theatern auftrat.

    Daliah Lavi, eine jüdisch-israelische Künstlerin mit deutschen Wurzeln, machte in Deutschland Karriere. Die einer Sinti-Familie entstammende Sängerin Marianne Rosenberg hat erst sehr spät dieses ‚Geheimnis‘ gelüftet.

    Während sowohl Öko- als auch Friedensbewegung ein Problem mit rechten Weggenossen hatten, tauchten auf den Demos Teilnehmer auf, die KZ-Häftlingskleidung trugen. Holocaust-Überlebende begannen, öffentlich ihre Geschichte zu erzählen und auch in Schulen als Zeitzeuginnen und Mahner aufzutreten. Einer davon war der bereits erwähnte Peter Gingold, eine andere die Künstlerin Esther Bejarano. Deren Tochter Edna hatte Anfang der 1970er mit ‚The Which‘ von den ‚Rattles‘ Weltkarriere gemacht.

    In den 1980er Jahren wurde der Grundstein gelegt für das, was wir heute als ‚Erinnerungskultur‘ kennen: Die Geschichte von Jüdinnen und Juden, lokalem jüdischen Leben und Einrichtungen wurde erforscht, die Grundlagen zur Errichtung von Gedenkstätten wurden geschaffen, die ersten waren schon eingerichtet, z. B. in Dachau. Das ganze Ausmaß der Gräueltaten kam nach und nach ans Licht, die Namen der Verantwortlichen wurden publik.

    Die Grundlage dafür wiederum hatten bereits die Nürnberger Prozesse von 1946-49 sowie Persönlichkeiten wie der Frankfurter Staatsanwalt Fritz Bauer und die von ihm angestrengte Auschwitz-Prozesse, die im Zeitraum von 1963-81 geführt wurden, gelegt.

    Das jüdische Leben hat sich indes bis heute nicht normalisiert. Im Gegenteil, antisemitische Übergriffe und Anschläge erreichen aktuell ein bislang in der Zeit nach 1945 hierzulande nicht gekanntes Ausmaß.

    Aber Jüdinnen und Juden sind wieder da, sie nehmen wahrnehmbar einen Platz ein in unserer Gesellschaft. In Hamburg z. B. entwickelte sich im Grindelviertel wieder jüdisches Leben, vor 1933 lebten in der Umgebung etwa 70% aller Jüdinnen und Juden Hamburgs. Die dort beheimatete Talmud Tora Schule, heute Joseph-Carlebbach-Schule, wird von einem Polizeiposten bewacht, schon lange, nicht erst, seitdem die Übergriffe wieder zunehmen.

    Alle jüdischen Einrichtungen in Deutschland, alle jüdischen Schulen, Kindergärten, Museen, etc. stehen in Deutschland unter Polizeischutz. Jüdische Cafés und Restaurants, für die dieser Schutz nicht gilt, wie z. B. das ‚Feinbein‘ in Berlin oder das ‚Shalom‘ in Chemnitz, werden immer wieder zur Zielscheibe antisemitischer Übergriffe. Dabei ist häufig nicht klar, von welcher Seite diese Angriffe kommen: Neonazis, türkische Faschisten, religiöse Extremisten oder Linksradikale.
    Das Oktoberfest-Attentat

    Abschließen möchte ich dieses erste Kapitel mit der Erinnerung an das Oktoberfest-Attentat 1980, dem ‚blutigste(n) Terroranschlag in der Geschichte der Bundesrepublik‘, wie Wolfgang Schorlau, auf dem Cover des Buches ‚Oktoberfest - Das Attentat - Wie die Verdrängung des Rechtsterrors begann‘ des Journalisten Ulrich Chaussy schreibt.

    Am 26. September 1980 wurden bei einem Attentat auf das Münchner Oktoberfest 13 Menschen getötet und 211 Personen zum Teil schwer verletzt. Als Alleintäter galt - und gilt bis heute - Gundolf Köhler, ein ehemaliges Mitglied der Wehrsportgruppe Hoffmann.

    Dieser ‚dürfte als Alleintäter gehandelt haben. Für eine Mittäterschaft oder auch nur Mitwisserschaft anderer an dem Sprengstoffanschlag auf das Münchner Oktoberfest ließen sich keine konkreten Anhaltspunkte erkennen. Zu diesem abschließenden Ergebnis kam jetzt die ’Sonderkommission Theresienwiese’, acht Monate nach dem Bombenattentat, (…)‘, so stand es laut Ulrich Chaussy ‚am 2. Juni 1981 im Münchner Merkur und ähnlich in anderen Zeitungen‘.

    Gegen diese Darstellung regte sich bald Protest, von Opfern, aber auch von Menschen, die sich meldeten, weil sie Beobachtungen gemacht hatten, die der Einzeltäter-These wiedersprachen. Ulrich Chaussy sprach darüber mit einem Anwalt, der zwei der Opfer vertrat. Ein kleiner Beitrag darüber wurde im Bayerischen Rundfunk ausgestrahlt. Daraufhin schickte ihm jemand per Post anonym das Gerichtsmaterial zu. Und der Journalist begann zu ermitteln.

    Er fand ‚Hinweise auf Komplizen‘, ‚Spuren nach rechts‘, stieß auf ‚Hauptzeugen‘, die unerwartet aus dem Leben geschieden waren, und spürte ‚Köhlers Kontakte(n) ins rechtsextreme Netz‘ nach. Er fand heraus, dass er an Veranstaltungen des rechtsextremen ‚Hochschulrings Tübinger Studenten‘ teilnahm. Auch diese Recherchen widersprachen der offiziellen Darstellung. Aber Beweise hatte er keine.

    ‚Eine schlüssige Gegentheorie zum Ermittlungsergebnis der Behörden hätte ich nur mit den Methoden anbieten können, die ich an Polizei und Justiz in meiner Reportage kritisiere: mit Spekulationen erwünschte Zusammenhänge herzustellen, mit Auslassungen unerwünschte Zusammenhänge zu ignorieren. Festmachen ließen sich für mich nur sehr ernste Zweifel. Sie gelten auf Seiten der Ermittler der fahrlässigen Behandlung zahlreicher Spuren, die auf einen weiteren Täterkreis hinweisen, der halbherzig und plump-naiven Überprüfung des rechtsradikalen Umfeldes, in dem sich der mutmaßliche Täter Gundolf Köhler zeitweise bewegt hatte,, und dem dilettantischen Charakterentwurf des gemutmaßten Alleintäters‘, resümierte Ulrich Chaussy schließlich.

    Im Februar 2015 fragte die Bundestagsfraktion der Partei Die Linke in einer Schriftlichen Kleinen Anfrage, ob die Bundesregierung ausschließen könne, dass Mitglieder der Wehrsportgruppe Hoffmann vor oder nach dem Anschlag als verdeckte Ermittler für deutsche Geheimdienste tätig gewesen seien.

    Die Bundesregierung verweigerte zwar die Antwort auf diese Fragen, aus der Antwort auf andere Fragen wurde jedoch deutlich, dass sowohl im Bundesnachrichtendienst als auch im Bundesamt für Verfassungsschutz sogenannte Quellenmeldungen, also Berichte von verdeckt ermittelnden Personen, mit Bezug zum Oktoberfestattentat vorliegen:

    Der Informationsanspruch des Parlaments findet eine Grenze bei geheimhaltungsbedürftigen Informationen, deren Bekanntwerden das Wohl des Bundes oder eines Landes gefährden kann. Die Nachrichtendienste sammeln im Rahmen ihres gesetzlichen Auftrags die erforderlichen Informationen und werten diese aus. Die Führung von Quellen gehört zu den wichtigsten nachrichtendienstlichen Mitteln, die den Nachrichtendiensten bei der Informationsbeschaffung zur Verfügung stehen. Würden Einzelheiten hierzu, auch welche die quellenführende Stelle betreffend oder Namen einzelner Quellen bekannt, könnten dadurch Rückschlüsse auf den Einsatz von Quellen und die Arbeitsweise der Nachrichtendienste gezogen werden. Es entstünde die Gefahr, dass Fähigkeiten, Methoden und Informationsquellen der Nachrichtendienste bekannt würden und damit ihre Funktionsfähigkeit nachhaltig beeinträchtigt wäre.

    Zudem ist zu beachten, dass sich Quellen hier in einem extremistischen und gewaltbereiten Umfeld bewegen. Die Aufdeckung ihrer Identität könnte dazu führen, dass das Grundrecht auf Leben und körperliche Unversehrtheit der jeweiligen betroffenen Personen gefährdet wäre. Aufgrund der Hochrangigkeit dieser Rechtsgüter, der möglichen Irreversibilität und der erhöhten Wahrscheinlichkeit ihrer Beeinträchtigung muss jede noch so geringe Möglichkeit des Bekanntwerdens zu Fragen des Einsatzes von Quellen ausgeschlossen werden. Die Auskunft muss auch dann verweigert werden, wenn kein Mitglied der Wehrsportgruppe Hoffmann eine Quelle ist oder war oder der Vorgang zeitlich weit zurückliegt, da ansonsten in allen übrigen Fällen aus der Antwortverweigerung auf das Vorliegen eines Einsatzes von Quellen geschlossen werden könnte.
    Antwort der Bundesregierung

    Allerdings konnte nicht verneint werden, dass es ‚Quellen‘ gab:

    Der Bundesregierung liegen insgesamt fünf Quellenmeldungen für den Zeitraum von 1980 bis 1985 vor. Eine nähere Aufgliederung scheidet aus den in Nummer 1 der Vorbemerkung der Bundesregierung genannten Gründen aus.
    Antwort der Bundesregierung

    Hier gibt es eine Parallele zur Gegenwart: Wie auch im Zusammenhang mit dem NSU bastelte die Staatsanwaltschaft sich eine Theorie, von der sie bis heute nicht abzubringen ist. Im Falle Gundolf Köhler ist es die Theorie des Einzeltäter, beim NSU soll es immerhin ein Trio gewesen sein. Legenden, an denen Politik und Justiz strickten, und die allen Widersprüchen zum Trotz aufrecht erhalten werden - u.a., weil Quellenschutz über Ausklärung gestellt wird.

    Im Dezember 1980 wurden in Nürnberg der Vorsitzende der Verleger und ehemaliger Vorsitzender der dortigen israelitischen Kultusgemeinde Shlomo Lewin und seine Lebensgefährtin Frieda Poeschke erschossen. Als Täter gilt Uwe Behrendt, Mitglied des ‚Hochschulrings Tübinger Studenten‘, der ebenfalls an den Übungen der Wehrsportgruppe Hoffmann teilnahm.

    Spuren, die zu Hoffmann, bzw. seinem direkten Umfeld, führten, wurden nicht intensiv verfolgt: Am Tatort wurde eine Brille gefunden, die Hoffmanns Freundin Franziska Birkmann gehörte. Zwar wurde Hoffmann am 30. Juni 1986 zu 9 ½ Jahren Haft verurteilt, wegen Freiheitsberaubung, gefährlicher Körperverletzung, unerlaubtem Waffen- und Sprengstoffbesitzes sowie der Herstellung und Verbreitung von Falschgeld, vom Vorwurf den Mord an Shlomo Lewin und Franziska Poerschke in Auftrag gegeben zu haben, wurde er freigesprochen.

    Uwe Behrendt kam unter ungeklärten Umständen im Libanon zu Tode. Dahin hatte es Karl-Heinz Hoffmann und seine Getreuen gezogen, nachdem die Wehrsportgruppe 1980 verboten worden war. So konnte Hoffmann unwidersprochen behaupten, Behrendt habe die Sonnenbrille und auch eine Perücke, die der Täter getragen haben soll und die bei einer Durchsuchung im Hause Hoffmanns gefunden wurde, sowie die Tatwaffe entwendet und aus eigenem Antrieb den Doppelmord ausgeführt.

    Behrendt sei von ‚Aktionsgeilheit‘ getrieben gewesen, schilderte Karl-Heinz Hoffmann laut Ulrich Chaussy seinen Eindruck. Allerdings, so schreibt der Autor: ‚Behrendt, der tote und von seinem Chef posthum als durchgeknallter Einzeltäter verhöhnte Mordschütze, tat aber nichts anderes, als auf die von Karl-Heinz Hoffmann sofort nach dem Anschlag von München beständig unter seiner Anhängerschaft verbreitete Verschwörungstheorie zu reagieren. Hoffmann hat diese Theorie schriftlich mehrfach fixiert (über Shlomo Lewin war schon zu dessen Lebzeiten von Medien das Gerücht verbreitet worden, im Dienst des Mossads gestanden zu haben, Anm. d. Verf.). Ohne irgendwelchen konkreten Nachweise aufzuführen, beschuldigte er wahlweise ’die Israeliten’, ’die Juden’, beziehungsweise den israelischen Geheimdienst Mossad, das Attentat von München so inszeniert zu haben, dass es ihm, Hoffmann, in die Schuhe geschoben werden könnte. In dieser Logik, die sich Behrendt zu eigen gemacht habe, ohne sich darüber mit seinem Chef Hoffmann je auszusprechen, ist der Mord an dem Juden Shlomo Lewin also eine Rache für München.‘

    Literatur:

    Chaussy, Ulrich, Oktoberfest Das Attentat - Wie die Verdrängung des Rechtsterrors begann, Ch. Links Verlag, Berlin, 2014

    Ditfurth, Jutta, Ulrike Meinhof - Die Biographie, Ullstein Verlag, Berlin, 2007

    Meier-Hüsing, Peter, Nazis in Tibet - Das Rätsel um die SS-Expedition Ernst Schäfer, THEISS Verlag, Stuttgart, 2017

    Parnass, Peggy, Prozesse 1970-78, Rowohlt, Reinbeck bei Hamburg, 1992

    #Allemagne #nazis #histoire #BRD


  • Leben und Sterben der Monika Ertl
    http://www.spiegel.de/einestages/leben-und-sterben-der-monika-ertl-a-948245.html


    La dernière victime de Klaus Barbie

    19.04.2009 - von Christoph Gunkel - Wer tötete Che Guevaras Mörder? Eine Münchnerin war es vermutlich, die 1971 in Hamburg blutige Rache für den „Commandante“ nahm. Zwei Jahre später endete Monika Ertl wie ihr Idol - von Kugeln durchsiebt in Boliviens Dschungel. Verraten hatte sie wohl ein untergetauchter Nazi-Massenmörder.

    Er hatte immer damit gerechnet, war stets misstrauisch geblieben. Er hatte gespürt, dass er sogar in Deutschland nicht in Sicherheit sein würde - noch nicht einmal als Diplomat. Doch an diesem 1. April 1971 versagte sein Frühwarnsystem komplett.

    Völlig arglos empfing Roberto Quintanilla Pereira, Boliviens Generalkonsul in Hamburg, an diesem Tag eine attraktive Blondine, die um eine Visa-Auskunft gebeten hatte. Er begrüßte die nervöse Besucherin in einem Warteraum. Was dann geschah, ähnelte einer Hinrichtung: Plötzlich zog die junge Frau eine Pistole aus der Handtasche, feuerte dem Konsul aus kurzer Distanz dreimal in die Brust. Die Einschusslöcher markierten ein regelmäßiges Dreieck. Zufall? Oder stand es für „V“ wie „Victory“? Die Polizei fand jedenfalls am Tatort einen Zettel, der schnell klar machte, dass Quintanilla aus politischen Motiven erschossen wurde: „Sieg oder Tod!“ stand auf dem Papier - die Parole einer bolivianischen Guerilla-Gruppe.

    Als die ersten Details durchsickerten, waren die Medien wie elektrisiert. Ein weltumspannendes Drama aus Hass, Liebe, Unterdrückung und Rache deutete sich an, das den Mord bis heute zum Mythos werden ließ. Denn die hübsche Täterin hatte angeblich niemand anderen als denlegendären Revolutionär Che Guevara rächen wollen, einst selbst Opfer einer Hinrichtung. Für die deutschen Gazetten noch aufregender: Che Guevaras Racheengel sollte angeblich aus dem beschaulichen Oberbayern kommen.

    Castros Fluch

    Allein die ersten Sekunden nach der Tat warfen genügend Rätsel auf. Wie konnte die Mörderin entwischen? Obwohl sie mit Quintanillas Frau kämpfen musste, die sich ihr resolut entgegenstellte, obwohl sie dabei nicht nur wertvolle Zeit, sondern auch Pistole, Handtasche, Brille und Perücke verlor, obwohl Minuten später die Polizei alles abriegelte? Und was hatte der tote Konsul in Hamburg mit dem Revoluzzer Che Guevara zu tun?

    Die Verbindung lag in der Vergangenheit, im fernen Bolivien. Denn Roberto Quintanilla war einst brutaler Geheimdienstchef in seinem Heimatland, verantwortlich für Folter und Hinrichtung etlicher linksextremer Untergrundkämpfer - darunter auch von Che Guevara. Seitdem lastete ein Fluch auf ihm: Guevaras Mitstreiter, der kubanische Revolutionsführer Fidel Castro, wollte alle getötet sehen, die seinen Genossen auf dem Gewissen hatten. Quintanilla war dabei Anschlagsziel Nummer eins: Denn er hatte befohlen, dem toten Che Guevara noch die Hände abzuhacken - als grausigen Beweis für dessen Tod. Im fernen Hamburg hatte Quintanilla danach Zuflucht hinter der Fassade des ehrenwerten Diplomaten gesucht. Doch Castros Fluch war ihm bis an die Elbe gefolgt. Und zwar offenbar in Person der Deutschen Monika Ertl, aufgewachsen im biederen München-Harlaching.

    Es klang zunächst zu abstrus, um wahr zu sein: Monika Ertl war die Tochter von Hans Ertl, eines begnadeten Bergsteigers und genialen Kameramanns, der einst mit Leni Riefenstahl für Hitler „Olympia“-Filme drehte - und mit ihr eine leidenschaftliche Affäre hatte. Im Zweiten Weltkrieg hatte er der NS-Wochenschau von allen Fronten Bilder für ihre Durchhaltepropaganda geliefert. Selbst wenn man Hans Ertl glaubt, dass er nur ein Filmbesessener und naiver Mitläufer gewesen sei - eines war er auf keinen Fall: ein radikaler Linker. Und seine Tochter sollte eine linke Guerilla-Aktivistin sein?

    „Sie schoss wie ein Kerl“

    Monika Ertl wuchs zunächst in der bürgerlichen Behaglichkeit des Nachkriegsdeutschlands auf - bis ihr impulsiver Vater Hans 1954 aus Zorn über einen verpassten Bundesfilmpreis für eine Dokumentation am Nanga-Parbat der Bundesrepublik den Rücken kehrte und nach Bolivien auswanderte. Hunderte Kilometer von der Hauptstadt La Paz entfernt züchtete er nun im schwülen Tiefland Rinder und erwarb eine Farm. Besucher wurden von deutschen Schäferhunden begrüßt und von dem Schild „Freistaat Bayern“.

    Monika war Hans Ertls Lieblingstochter. Ihr traute er von seinen Töchtern am ehesten zu, in seine professionellen Fußstapfen zu treten. „Mockel“, nannte er sie zärtlich - obwohl sie hart im Nehmen war: „Für mich war Monika das Menschenkind, das mir den Jungen ersetzte“, sagte Ertl einmal. „Sie war ein halber Junge.“ Für zwei Filmdokumentationen stürmte „Mockel“ mit ihrem Vater auf eisige Gipfel, kroch durch den Urwald, fing Giftschlangen, sammelte sie in Glasbehältern oder brutzelte frisch gefangene Piranhas in der Pfanne. Sie schoss „wie in Kerl“, prahlte der Vater stolz. Er konnte nicht wissen, wofür sie ihr Können einmal einsetzen würde.

    Irgendwann kam der Bruch mit dem Vater. Über die Gründe lässt sich bis heute trefflich spekulieren. Der Journalist Jürgen Schreiber hat in seinem Buch („Sie starb wie Che Guevara“) den Fall Monika Ertl akribisch recherchiert, Akten gewälzt und vergessene Zeitzeugen aufgetrieben. Doch die plötzliche Kluft zum Vater kann auch er nur als Psychologe deuten. Er glaubt, dass Monika Mut und Radikalität von ihrem Vater erbte - dass sie sich aber gleichzeitig von dessen NS-Vergangenheit emanzipieren wollte: „Hitler war der bedrohliche Schatten, der zwischen ihnen stand und ihr Verhältnis zunehmend verdunkelte“, meint ihr Biograf Schreiber. Hin- und hergerissen „zwischen autoritärer Erziehung und antiautoritärem Zeitgeist“ habe sie sich von ihrer Familie entfremdet. Sie störte, was dem Vater gleichgültig war: soziale Gegensätze, geschundene Bergarbeiter, verarmte Bauern, unterdrückte Indios.

    „Christus mit Gewehr - gekreuzigt durch Kugeln“

    1969 entschied sich Hans Ertls katholisch erzogenes Lieblingskind für den denkbar radikalsten Bruch: Sie ließ sich scheiden, kappte alle Verbindungen zur bolivianischen Oberschicht, in die sie eingeheiratet hatte - und schloss sich der Guerilla-Organisation ELN an. Für die hatte einst ihr Idol Che Guevara gekämpft. Jetzt verliebte sich Monika ausgerechnet in seinen Nachfolger, Inti Peredo. Als Zeichen ihrer neuen Identität nannte sie sich fortan Imilla, das Indianermädchen. Wenn sie ihrem Vater auf seiner urdeutschen Farm begegnete, kam es meist zum Streit. Hans Ertl fand die sozialen Probleme nicht so schlimm, als „dass man Guerillero-Rabatz machen“ müsse. „Was wollt ihr denn im Urwald, wollt ihr Brüllaffen bekehren zum Maoismus oder sonst zu einem Ismus?“, fragte er zynisch. „Ihr müsst in die Slums gehen, wenn ihr was machen wollt.“

    Doch so sehr der Vater auch bangte, bebte, bettelte - sein „Mockel“ hatte er für immer verloren. Sie war nun Imilla, eine Revolutionärin, von der es hieß, dass sie „nie Angst“ habe. Von nun an würde sie den autoritären Staat mit Gewalt bekämpfen, zu dem ihr Vater eine gewisse Nähe pflegte. Sie würde sich vor dem Staatspräsidenten verstecken müssen, dem ihr Vater einmal seine teure Seiko-Uhr vermachte. Sie verübte Anschläge, wurde zur Gejagten - spätestens, nachdem sie für einen Banküberfall stümperhaft ausgerechnet ihren eigenen, auffälligen Chevrolet benutzte.

    Von Beginn an stand Monika Ertl alias Imilla auf verlorenem Posten: Immer mehr drückte das Militär die ELN 1969 in die Defensive, ein Guerillero nach dem anderen fiel den Gegenschlägen der Staatsmacht zum Opfer. Auch Guevaras Nachfolger Inti Peredo wurde ermordet - in einer der wenigen Nächte, die er nicht bei seiner geliebten Monika verbrachte. Einen „Christus mit Gewehr, gekreuzigt durch Kugeln“, nannte die trauernde Monika ihren erschossenen Liebhaber. Und sie musste auch noch dieses Foto ertragen: Neben Peredos Leiche posierte triumphierend und mit Zigarette ein Mann, den Monika Ertl hassen lernte: Roberto Quintanilla.

    Mörderische Poesie

    In ihren Phantasien malte sie sich dessen Tod aus, brachte die Rachegelüste im Sommer 1970 gar in Prosaform zu Papier.

    „Quintanilla, Quintanilla....,
    Du wirst in Deinen Nächten keinen Frieden mehr finden...
    Du raubtest Inti das Leben
    Und du meintest das ganze Volk.“

    Nur wenige Monate danach wurde Quintanilla mit drei Schüssen exekutiert: Ein Bolivianer in Deutschland von einer Deutschen aus Bolivien. Damit gelang der schon am Boden darbenden ELN ein unerwarteter Coup, der ihren fast schon vergessenen Kampf aus dem Dschungel ins Herz von Europa und auf die Titelseiten der Zeitungen katapultierte.

    Alleine kann Monika Ertl das Attentat nicht geplant haben, obwohl sie zuvor mehrmals nach Deutschland reiste. Bekam sie Hilfe von deutschen Linken? Versteckte sie sich gar in der Höhle des Löwen, nur ein Stockwerk oberhalb des Tatorts - in einer Kommune, die die Polizei seltsamerweise nicht überprüfte? Fest steht nur, dass sie die Tatwaffe von dem italienischen Millionär und linken Verleger Giangiacomo Feltrinelli bekam - einem Genossen im Geiste, der sich 1972 versehentlich mit Dynamit selbst in die Luft sprengte. Fest steht auch, dass Monika Ertl über verschlungene Wege wieder nach Bolivien zurückkehrte - als „Staatsfeind Nr. 1“ schon auf allen Fahndungslisten gesucht.

    Tödlicher Verrat eines Familienfreundes

    Ihr gebrochener Vater starrte im Sommer 1971 fassungslos auf das grob gerasterte Bild seiner Tochter, für die ein Kopfgeld von 20.000 Dollar ausgeschrieben war. Sogar für Che Guevara waren nur 4200 Dollar ausgesetzt worden. Nur zu gut wusste Hans Ertl, dass dies in einem bettelarmen Land wie Bolivien ein sicheres Todesurteil für seine Tochter sein würde.

    Nicht wissen konnte er allerdings, dass Monika wohl von einem alten Freund der Familie ans Messer geliefert werden würde: Klaus Altmann. Er konnte nicht wissen, dass dieser Klaus Altmann in Wirklichkeit Klaus Barbie hieß und im Zweiten Weltkrieg Gestapo-Chef im besetzten Frankreich gewesen war, berüchtigt und gefürchtet als sadistischer „Schlächter von Lyon“. Und er konnte nicht wissen, dass Monika dem in Bolivien untergetauchten NS-Kriegsverbrecher auf die Schliche gekommen war und ihn entführen wollte - dabei aber scheiterte und so selbst ins Visier Barbies geriet, dessen Erfahrung bei der Partisanenbekämpfung ihn zum geschätzten Berater und Ehren-Oberst der bolivianischen Sicherheitsdienste in Bolivien gemacht hatten.

    Im Mai 1973 wurde Monika Ertl in Bolivien in einen Hinterhalt gelockt und erschossen. Ihr Leichnam wurde fotografiert und dann irgendwo verscharrt. In Deutschland wurden die Polizeiakten geschlossen, Monika Ertl bleibt trotz aller Indizien bis heute nur eine mutmaßliche Mörderin. Und eine Ermordete ohne Grab - die Angehörigen erfuhren nie, wo Che Guevaras Racheengel vergraben wurde.

    #Allemagne #Bolovie #histoire #nazis #Klaus_Barbie



  • Abécédaire des prépositions : #Quotidien
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-quotidien

    https://youtu.be/PwfEVH0vsT0

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste / Quotidien, #Écriture, #Histoire, #Récit, #Portrait, #Musique, #Lecture, Vidéo, #Voix, #Sons, #Inventaire, #Politique, Société, #Georges_Perec, #Cinéma, Abécédaire des prépositions (le film des (...)

    #Société #Abécédaire_des_prépositions_le_film_des_films_
    « http://bit.ly/filmdesfilms »


  • Infographic: 4,000 Years Of Human History Captured In One Retro Chart
    https://www.fastcompany.com/1673266/infographic-4000-years-of-human-history-captured-in-one-retro-chart

    If time is a river, the Histomap, created by John B. Sparks and first published by Rand McNally back in 1931, is a raging Mississippi. In that massive river of time, each of humanity’s great civilizations becomes a confluence that ebbs, wanes, and sometimes ebbs again, each a separate current in a river that inexorably rages down to the mouth of the present day.


  • #Masculins, est-ce ainsi que les #hommes se vivent

    Interroger le genre : « C’est quoi un garçon ? »

    C’est quoi, être un homme ? Ici, nous nous interrogeons sur ce qu’est un #garçon, « l’Autre », dont on perçoit la différence biologique et l’étrange ressemblance.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/masculins-est-ce-ainsi-que-les-hommes-se-vivent-14-interroger-le-genre
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    Combattre les #héros, construction-déconstruction de la #virilité

    Du vir latin à l’andrea grec, comment les #valeurs_masculines demandées (la #force_physique, le #courage guerrier, la #puissance sexuelle) ont-elles traversé l’#histoire viriliste, de l’Antiquité à nos jours ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/masculins-est-ce-ainsi-que-les-hommes-se-vivent-24-combattre-les-heros

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    Eduquer les fils, l’#apprentissage du masculin

    Dans la famille, à l’école, dans la société, comment s’opère la transmission autour de la masculinité ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/masculins-est-ce-ainsi-que-les-hommes-se-vivent-34-lenigme-du-masculin
    #éducation

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    Etre un homme, masculinités plurielles

    Après la révolution féministe, des hommes « ordinaires » dévoilent avec générosité une parole intime sur leur #condition_masculine.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/masculins-est-ce-ainsi-que-les-hommes-se-vivent-44-etre-un-homme-mascu
    #pluralité

    #masculinité #masculin


  • Une histoire des #micro-états

    #Paradis_fiscaux : une longue histoire ?

    Indissociables du fonctionnement de l’économie mondiale, les paradis fiscaux, du #Luxembourg aux #îles_Caïman, de l’état américain du #Delaware au #Panama en passant par la #Suisse n’ont pas toujours bénéficié de leur récente surexposition médiatique. Retour sur une histoire qui remonte au XIXe siècle.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-14-paradis-fiscaux-une-longue-histoire

    Le #Vatican, un Etat à part ?

    Créé le 11 février 1929 par les #accords_du_Latran, le Vatican est avec moins de 900 habitants le plus petit état souverain du monde. Mais le Saint-Siège, état théocratique où le pape dispose d’un pouvoir absolu, se considère-t-il comme un micro-état ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-24-le-vatican-un-etat-a-part

    L’Etat libre de #Fiume (1919-1924)

    A la suite du #Traité_de_Versailles et de la paix de 1919, l’Italie a récupéré le #Trentin et #Trieste, mais malgré l’ampleur de ses protestations, d’autres territoires convoités n’ont pas été obtenus. Fiume, en #Dalmatie, symbolise cette frustration devant une « victoire mutilée ».

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-34-letat-libre-de-fiume-1919-1924
    #histoire

    Et le 4ème épisode, sur la #république_des_Escartons :
    https://seenthis.net/messages/758082

    #micro-nations


  • Les communistes et l’Algérie
    Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962
    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_communistes_et_l_Alg__rie-9782348036484.html

    À Paris, on ne sait pas grand-chose, la censure veille et l’opinion française est très mal informée, la presse néglige l’évènement et la thèse officielle s’impose presque « naturellement ». Le 11 mai, L’Humanité, le quotidien national du PCF, publie sans commentaire le communiqué du gouvernement sous le titre « À Sétif, attentat fasciste le jour de la victoire ». Au fil des jours, la version se précise, l’affaire est une provocation des « faux » nationalistes et la répression est la seule réponse à opposer aux émeutiers… Cette condamnation sans nuances pèsera lourd dans les années suivantes. Toute une génération marquée au rouge par le traumatisme de Sétif se prépare activement à la guerre, le congrès du PPA en 1947 décide la création de l’Organisation spéciale (OS) dont les cadres seront à l’origine du 1er novembre 1954.

    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/guerre-d-algerie-communistes-et-nationalistes-le-grand-malentendu,2903

    source : @orientxxi

    De Sotteville à Sétif - Jean-Luc Debry

    C’est l’aventure d’un jeune homme qui étouffe sous les bombes de Rouen en 1944, et qui croyant devenir enfin un acteur de l’histoire, se retrouve à faire de la figuration dans le Sétif en 1945, en plein massacre colonial.
    C’est un récit reconstruit à partir de lectures et de recherches. Il permet de décrire ce que beaucoup de civils vivaient sous les bombes américaines et de dresser le tableau du climat de répression coloniale qui prévalait en Algérie à l’époque.

    http://www.insomniaqueediteur.com/publications/le-soldat-francaoui

    #Algérie #Sétif #FLN #communisme #nationalisme #histoire


  • #Coupures_irlandaises

    À l’occasion d’un voyage linguistique à #Belfast, deux jeunes bretons, Nicolas et Chris, découvrent la dure réalité du #conflit Nord Irlandais.
    Le #voyage est long pour les apprentis polyglottes et l’arrivée en #Ulster les surprend. Pluie, grisaille, douaniers nerveux, pluie, militaires, barrages, pluie…
    Autre déconvenue : nos deux amis n’habiteront pas sous le même toit, Nicolas restera dans une famille ouvrière catholique alors que Chris doit se rendre chez une famille protestante nettement plus aisée.
    Chris se sent peu d’affinités avec eux. Trop gentils pour être honnêtes.
    Mais pour les deux jeunes gens, la découverte de l’#Irlande passera également par la découverte des filles…


    http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=717040
    #BD #livre #bande_dessinée #Irlande_du_Nord #histoire


  • Quand la terre brûle dans la zone
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?366-Quand-la-terre-brule-dans-la-zone

    Chapitre 10 du #Livre d’Alexandre Soljenitsyne « L’archipel du Goulag » (Tome III, 1973), que Claude Lefort considérait comme aussi édifiant que les récits de l’insurrection de la Commune de Paris de 1871. Non, si l’on doit s’étonner de quelque chose, ce n’est pas de l’absence de révoltes et de soulèvements dans les camps, c’est qu’il y en ait tout de même eu. Comme tout ce qui est indésirable dans notre #Histoire, autrement dit les trois quarts de ce qui s’est vraiment passé, ces révoltes ont été à leur tour (...)

    Expériences pratiques : Les leçons du passé

    / #Paléo-marxismes, Histoire, #Totalitarisme, Livre, Soljenitsyne A., #Émeutes, (...)

    #Expériences_pratiques_:_Les_leçons_du_passé #Soljenitsyne_A. #Revolution


  • Cambodge, La révolution meurtrière – CR de lecture par Damien Corneloup | Mémoires d’Indochine
    https://indomemoires.hypotheses.org/33737

    The Murderous Revolution : Life and Death in Pol Pot’s Kampuchea est un ouvrage publié en 1985 aux éditions Orchid Press1. Il est écrit par le professeur et journaliste australien Martin Stuart-Fox, spécialiste de l’Asie du Sud-Est qui a couvert les conflits en Indochine dans les années 1960 et 1970. Martin Stuart-Fox raconte dans cet ouvrage la vie de Bunheang Ung, illustrateur et caricaturiste cambodgien, survivant du régime des Khmers Rouges (1975-1979). Le livre est agrémenté de nombreuses caricatures dessinées par Bunheang Ung lui-même, qui illustrent plusieurs épisodes de sa vie sous la dictature de Pol Pot. L’intérêt de cet ouvrage réside donc à la fois dans le témoignage écrit qui nous est compté par Martin Stuart-Fox ainsi que dans le témoignage visuel, illustré par Bunheang Ung.

    Il convient également d’ajouter que ce livre revêt une importance particulière pour deux raisons supplémentaires : publié en 1985, c’est l’un des premiers texte à décrire et analyser avec tant de précision les horreurs du régime Khmer Rouge et c’est également l’un des premiers à posséder un tel support visuel de première main. En effet, les témoignages photographiques ou cinématographiques sont extrêmement rares pour cette période, et l’inclusion d’illustrations permet de mettre des images sur les épreuves vécues non seulement par Bunheang Ung, mais également des millions de Cambodgiens.


  • #Briançon, capitale des #escartons (1343-1789)

    Signée en 1343, la « #Grande_Charte_des_Libertés » entérinait l’#autonomie du territoire des Escartons, entre #Piémont et #Briançonnais. 675 ans avant que des militants n’y accueillent des migrants, ces vallées transalpines défendaient déjà une organisation basée sur l’#entraide et la #solidarité.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-histoire-des-micro-etats-44-briancon-capitale-des-escartons-1343-1
    #Les_Escartons #histoire #Hautes-Alpes #république_des_Escartons #élevage #commerce #passage #alphabétisme #alpage #biens_communs #communaux #communauté #forêt #propriété_collective #corvées #entretien_du_territoire #solidarité #escarton #répartition_des_impôts #Italie #France #périphérie #Dauphiné #Royaume_de_France #liberté #impôts #monnaie #justice #Traité_d'Utrecht #frontières #ligne_de_partage_des_eaux #frontières_nationales #frontières_nationales #rencontre #nostalgie

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 30’35 :

    « 1713 est une date capitale pour le fonctionnement de l’Escarton, parce que c’est une décision liée à un traité qui est prise très loin, à Utrecht, et qui va décider de ce qui apparaît comme une zone de périphérie, une zone des marges, et donc, dans les négociations, la France ce qui lui paraît important, c’est la #vallée_de_Barcelonnette, et laisse au Duc de Savoie, ce qu’on va appelé les #vallées_cédées, c’est-à-dire l’escarton de Valcluse, Pragelato, l’#escarton_de_Château-Dauphin, et l’#escarton_de_Oulx. C’est le début de ce qui va être une évolution qui démarre au 18ème, mais qui va s’accentuer au 19ème, où la frontière va se marquer. ça va casser ce qui faisait la force d’un territoire qui fonctionnait de façon presque autonome, en tout cas qui fonctionnait dans une organisation, ce qui ne veut pas dire qu’ils s’aimaient tous, mais en tout cas ils s’entendaient tous pour défendre leurs intérêts. C’est aussi le moment où les militaires arrivent et vont redessiner la frontière : on partage, on dessine, on installe des fortifications en un temps où la frontière va se marquer. »

    Colette Colomban :

    "Puisqu’on va pour la première fois, en Europe, penser les frontières à partir de limites géographiques. Donc on va placer la frontière sur la ligne de partage des eaux, ce qui correspond à la volonté du #Pré_Carré_de_Vauban, c’est-à-dire, délimiter le territoire, les frontières de la France, de façon la plus régulière possible afin qu’elle soit plus facile à défendre et éviter ainsi des bouts de territoires qui s’enfoncent trop en territoire ennemi et beaucoup plus difficiles à défendre. On va du coup border des frontières à des cours d’eau, à des limites de partage des eaux. Les cols qui jusqu’alors étaient vraiment des passages, là deviennent des portes, des fermetures, des frontières. Mongenèvre se ferme à ce moment-là. Il faut imaginer que ça a été vraiment vécu comme un traumatisme, ce traité d’Utrecht, avec vraiment une #coupure de #liens familiaux, de liens amicaux, de liens commerciaux.

    Anne-Marie Granet-Abisset, minute 39’35 :

    Il y a une redécouverte des Escartons, parce que la charte est revenue dans la mairie de Briançon en 1985. Et dans ce cadre-là, les Escartons ont servi de légitimité pour refonder à la fois une #mémoire et une histoire qui a commencé d’abord du point de vue patrimonial, on a mis une association sur les anciens escartons, et puis maintenant, d’or en avant, les escartons sont même les noms de la recréation du Grand briançonnais qui reprend le Queyra, le Briançonnais, mais qui adhèrent des territoires qui ne faisaient pas partie de des anciens escartons. On est en train de reconstituer, en utilisant ce qui a été une avance sur l’histoire... on re-fabrique, on re-bricole une histoire en mettant en avant ce qui était la tradition, c’est-à-dire l’habitude d’#autonomie, la façon de s’auto-administrer, la volonté de garder la maîtrise du territoire, en même temps avec véritablement l’idée de fonctionner avec les vallées qui étaient les anciennes Vallées cédées. Donc les Escartons vont devenir un élément qui caractérise et qui redonne une #fierté à ces territoires considérés, pendant longtemps et notamment au 19ème, comme des territoires enclavés, comme des territoires arcaïques. Ces territoires ont souffert de cette vision qu’ils ont d’ailleurs totalement intégrée et qui fait que, les Escartons étaient un moyen de réaffirmer leur avance sur l’histoire. Leur avance sur l’histoire c’est le fait de constituer un territoire transfrontalier, qui fonctionne comme une région des Alpes à l’intérieur d’une Europe qui serait une Europe des régions"

    Gérard Fromm, 46’20 :

    "Ici on a été une zone de passage, beaucoup d’Italiens sont venus, ont passé le col de Mongenèvre et sont venus s’installer en France à une période où la vie était difficile en Italie. Donc il y a beaucoup de familles qui sont d’origine italienne. On est ici une zone de passage depuis longtemps. On est une zone de migration, donc, naturellement, on a retrouvé un certain nombre de choses. Les Italiens de l’autre côté, beaucoup parlent français, et puis il y a une culture qui est identique : regardez les églises, les clochers ont la même forme, les peintures murales dans les églises ont les mêmes origines. On a vraiment une continuité. Ces éléments-là font qu’aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens. On ne se rend pas compte, on est un peu au bout du monde pour les Français, sauf que leur bout du monde il est beaucoup plus loin... les Italiens c’est la porte à côté. Des Briançonnais vont à Turin, Turin c’est à une heure et quart d’ici. Aujourd’hui on a d’ailleurs une proximité avec nos amis italiens dans le cadre des programmes européens, mais aujourd’hui aussi par exemple avec les problèmes des migrants, ce sont des problèmes qu’on partage avec les communes de l’autre côté. On travaille en permanence avec les Italiens.

    Elsa Giraud, guide conférencière et historienne, 49’13 :

    « C’est le milieu dans lequel on vit, qui peut être un milieu hostile, qui est un milieu qui nécessite des connaissances, une habitude. Et si les Escartons sont nés et ont perduré pendant des siècles, c’est parce que nous sommes dans un territoire de passage, parce que nous sommes dans un territoire où on a des populations et des ressources différentes d’un côté et de l’autre. Donc il fallait des passages, des migrations saisonnières pour vivre dans ces montagnes qui ne vous nourrissent pas l’hiver, pour aller en plaine, pour échanger les produits d’un versant et de l’autre de la montagne. Et le point commun c’est ce besoin de se déplacer, de migrer. La géographie et le climat font qu’on est obligé de s’entraider et venir au secours de celui qui est en pleine montagne. Ici, si on ne connaît pas la montagne, en plein hiver on ne passe pas, on y reste. »

    #hostile_environment #environnement_hostile #entraide

    #tur_tur

    #ressources_pédagogiques


  • ASKANIA AG – Filmkunst und ASKANIA verbunden im ASKANIA-Award
    https://askania.berlin/askania-award


    Ce soir le producteur de montres de luxe berlinois est fier de décerner des prix à des acteurs connus. Le logo du prix représente la célèbre caméra AskaniaZ de 1931. Cette caméra était utilisés pour les grandes productions de cinémà allemandes. Pourtant on gagnait encore mieux avec des appareils destinés à des fin moins sympathiques.

    Ein Highlight unter den vielen herausragenden Veranstaltungen in Berlin ist seit nun schon 12 Jahren die Verleihung des ASKANIA AWARD. 2019 findet die Verleihung des AWARD zum ersten Mal im Wintergarten Varieté statt. Am 5. Februar, kurz vor der Berlinale, kommen wieder zahlreiche prominente Vertreter aus Film, Fernsehen, Wirtschaft und Politik zusammen, um die Preisträger 2019 zu küren.


    Ceci est la vue par un viseur de cinéthéodolite Askania.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9th%C3%A9odolite

    Cet instrument a été mis au point peu avant la Seconde Guerre mondiale pour répondre aux besoins apparus avec la mise au point des premières fusées comme le V2.

    L’instrument qui servait à régler les fusées lancées contre Londres par les nazis a été introduit aux Etats-Unis par leur constructeur nazi Wernher von Braun .

    Dans la chanson Wernher von Braun Tom Lehrer se moque de l’ex nazi qui prétend avoir toujours été quelqu’un d’apolitique : where they come down is not my department, says Wernher von Braun .

    https://www.youtube.com/watch?v=QEJ9HrZq7Ro

    Voici l’appareil original ...

    Kinotheodolit auf Fußgestell Fa. Askania, um 1940, Peenmünde HTI

    ... et sa version suisse à Cape Kennedy .

    Bien entendu Askania fournissait toute sorte d’appareil optique et électronique à la Luftwaffe et aux autres armes allemandes.

    Askania Werke – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Askania_Werke

    Flugzeuginstrumente

    Askania-Kompass
    Askania-Fernkompass Aero
    Askania-Flugzeug-Kompass Emil
    Askania-Flugzeug-Kompass Franz
    Askania-Wendezeiger
    Askania Fern- und Nahdrehzahlmesser
    Selbsttätiger Stichzähler
    Askania-Längsneigungsmesser
    Askania-Horizont Bauart Sperry
    Askania-Kurskreisel Bauart Sperry
    Askania-Höhenschreiber
    Askania-Fahrtschreiber
    Askania-Statoskop
    Askania-Variometer
    Askania-Statoskopvariometer
    Askania-Sondenkompass
    Askania-Wendehorizont
    Askania-Kurssteuerungen
    Tastschwingungsschreiber
    Beschleunigungsmesser
    Askania-Autopilot

    Ce passé ne risque guère d’intéresser l’assemblée de vaniteux qui se réunit de soir au variété Wintergarten à Potsdamer Straße / Berlin-Tiergarten. On ne leur montrera que les images des stars du régime capitaliste allemand qui a précédé celui en place.

    Paul Junius – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Paul_Junius

    Nach der „Machtergreifung“ der Nationalsozialisten leitete er ab 1933 eine kommunistische Betriebszelle in den Askania Werken in Berlin, wo er als Dreher arbeitete, und hielt Kontakt zu weiteren Betriebsgruppen verschiedener Rüstungsbetriebe in Berlin. 1933 gewährte er dem gesuchten kommunistischen Funktionär Werner Prochnow Unterschlupf und hatte später auch Kontakte zur Neuköllner Widerstandsgruppe um John Sieg, Herbert Grasse und Otto Grabowski. Als Mitglied der Saefkow-Gruppe war Junius für die illegale Arbeit in den Betrieben in Berlin-Marienfelde und Berlin-Mariendorf verantwortlich. Am 13. Juli 1944 wurde Junius in Helmstedt verhaftet. Hierhin war die Produktion des kriegswichtigen Askania-Betriebes verlagert worden, die er zusammen mit seinen Genossen zu stören versuchte. Am 26. Oktober 1944 verurteilte ihn der Volksgerichtshof zum Tode. Das Urteil wurde am 4. Dezember 1944 in Zuchthaus Brandenburg-Görden vollstreckt.

    Voici le mode d’emploi de la caméra cinématographique Askania.

    Fernsehmuseum - Die 35mm Askania Universal
    http://www.fernsehmuseum.info/die-35mm-askania-universal.html

    Die Bedienung der Kamera war komplizierter als Autofahren
    Und weil man sich nach dem Jahr 2000 „soetwas“ nicht mehr vorstellen kann, - also wie aufwendig das professionelle Aufnehmen von Kino-Film damals war - habe ich hier diese Anleitung von 1926 komplett mit den uralten Bildern - mit einigen Text-Korrekturen abgebildet.

    #Allemagne #Berlin #Tiergarten #Potsdamer_Straße #Mariendorf #Großbeeren­straße #Friedenau #Bundesallee #aviation #luxe #histoire #cinéma #guerre #nazis #technologie #résistance


  • Führer hört mit | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Fuehrer-hoert-mit-3399287.html

    14. Juni 2013 - von Markus Kompa

    Die NSA des Dritten Reichs

    Hitler verdankte seinen Machterhalt nicht zuletzt seinem Abhörgeheimdienst „Forschungsamt“, der Freund und Feind gleichermaßen belauschte

    Zu den größten Staatsgeheimnissen des Dritten Reichs gehörte Hitlers Abhörgeheimdienst. Unter der Tarnung als „Forschungsamt (FA) des Reichsluftfahrtministeriums“ waren bis zu 6.000 Personen damit beschäftigt, vor allem das eigene Volk abzuhören. Die gigantische Organisation verfügte in jeder deutschen Großstadt über eine Niederlassung und war in der Lage, jedes deutsche Telefon abzuhören. Die damals für das Fernmeldewesen zuständige Post war ohnehin in Staatshand.

    Ersonnen hatte das Unternehmen der Funkaufklärer Gottfried Schapper, NSDAP-Mitglied seit 1920. Bereits 1927 hatte er versucht, die verstreuten Abhör- und Entschlüsselungsabteilungen des Reichswehrministeriums zu zentralisieren. Schappers Vision vom Überwachungsstaat stieß jedoch bei Hitler im März 1933 auf Interesse. Zuvor waren Post-, Telegrafen- und Fernsprechgeheimnis aufgehoben worden. Die Realisierung oblag Hermann Göring, der die Geheime Staatspolizei (Gestapo) aufzog und für das Reichsluftfahrtministerium zuständig war.
    Gottfried Schapper

    Die Behörde, die selbst in keinem Telefonbuch stand, wurde in der Schillerstraße in Berlin-Charlottenburg untergebracht und brachte es auf sagenhafte 1.900 Büros, übertraf damit also die anderen Geheimdienste Abwehr und Gestapo. An diese durften Informationen nur mit Görings Einwilligung weitergegeben werden.

    In Berlin lasen die Abhörer täglich bis zu 34.000 inländische und 9.000 Auslands-Telegramme und Fernschreiben mit, was dadurch erleichtert wurde, dass das europäische Kabelnetz durch Berlin und Wien verlief. Als ertragreich erwies sich das Abhören von Diplomaten, was nicht nur Hitler taktische Vorteile verschaffte, sondern auch ermöglichte, belauschte despektierliche Äußerungen zu streuen und dadurch Zwietracht zu sähen.

    Hitlers Lauschgeheimdienst erklärt nicht nur dessen Gabe zur „Vorsehung“, sondern spielte auch eine wesentliche Rolle für seinen innerparteilichen Machterhalt. So war der argwöhnische Diktator nicht nur über Kritiker informiert, sondern kontrollierte auch seine eigenen Leute. Propagandaminister Joseph Goebbels befahl er etwa, sich von seiner Geliebten Lida Baarova zu trennen. Ab dem Zweiten Weltkrieg wurden abgehörte NS-Kritiker von der Gestapo in Konzentrationslager gesteckt.

    Die Lauscher begnügten sich nicht nur mit dem Anzapfen von Telefonen, sondern verwanzten auch Gebäude mit versteckten Mikrofonen. Legendär ist der „Salon Kitty“, ein Berliner Bordell, in dem 1939 bis 1942 die deutschen Geheimdienste die mitunter illustren Gäste abhörten und Kompromat sammelten.

    Neben der Überwachung des eigenen Landes spielte das militärische Abhören eine wesentliche Rolle. Bereits die „Schlacht bei Tannenberg“ (1914) war deshalb gegen eine Übermacht gewonnen worden, weil die Funkaufklärung die Pläne des russischen Generalstabs abgehört hatte.

    Auch Rommels strategische Erfolge und seine sprichwörtliche Hellsichtigkeit (etwa in Nordafrika) hatte dieser seiner fähigen Horchkompanie und ihren Codeknackern zu verdanken. Funktäuschungen wurden ein fester Bestandteil der Kriegsführung. Die US-Strategen maßen dem Aufbau ihres 1944 gegründeten Abhörgeheimdienstes „Target Intelligence Committee (TICOM)“ höchste Priorität bei, während umgekehrt die deutschen Generäle vor Angriffen gesteigerten Wert auf die strikte Wahrung von Funkstille legten.

    Nach den Bombenangriffen Ende 1943 war die Berliner Lauschzentrale kaum noch einsatzfähig. Ab Januar 1945 vernichteten die Abhörer fast alle ihre Akten, damit diese nicht dem Feind in die Hände fielen. Ende April 1945 versenkten Soldaten die letzten Kisten mit wichtigem geheimen Material in einem See an der tiefsten Stelle. Die Alliierten suchten bis in die 50er Jahre vergeblich nach den Geheimnissen der Deutschen, einige FA-Dokumente fand man in einer Außenstelle in Flensburg. Die GRU verhörte in Moskau ca. 50 FA-Leute, um Hitlers Geheimwissen zu rekonstruieren.

    Der gigantische Abhördienst der Nazis geriet zum Vorbild für die Geheimdienste des Kalten Kriegs. So hat die aus dem TICOM hervorgegangene „National Security Agency (NSA)“ an die 40.000 Mitarbeiter, also etwa doppelt so viele wie der Auslandsgeheimdienst „Central Intelligence Agency (CIA)“, der zudem ebenfalls über eine hauseigene Abhörabteilung verfügte. In der Geheimdienstwelt gelten die Abhörer stets als die wertvollsten Abteilungen, weil die beschafften Informationen meistens zuverlässig sind. Während angeworbene Agenten zum Aufschneiden und Lügen neigen, pflegen belauschte Personen ihr Wissen zuverlässig und ohne taktische Auswahl preisgeben.

    Ausgerechnet Überwachungseiferer Schapper wurde selbst ein Sicherheitsrisiko. So schüttete der immer mehr dem Alkohol zusprechende Schapper häufig sein Herz einem Freund aus, dessen Bruder für den sowjetischen Geheimdienst GRU spionierte, wo man Schappers Informationen zu schätzen wusste.

    (Der Autor bedankt sich beim Geheimdiensthistoriker Peter-Ferdinand Koch für die freundliche Überlassung eines Manuskripts über die Geschichte geheimdienstlichen Abhörens.)

    #histoire #nazis #télécommunication #surveillance #Forschungsamt


  • Hermann Göring: So funktionierte sein Geheimdienst im Reichsluftfahrtministerium - FOCUS Online
    https://m.focus.de/wissen/mensch/geschichte/nationalsozialismus/forschungsamt-des-reichsluftfahrtministeriums-goerings-braune-voegel_id_1009

    Armin Fuhrer: Görings NSA - Das »Forschungsamt« im Dritten Reich. Die unbekannte Geschichte des größten Geheimdienstes der Nazis ; ISBN: 9783957681942
    –—
    Der Name klingt harmlos, doch tatsächlich verbarg sich hinter dem „Forschungsamt des Reichsluftfahrtministeriums“ der größte und bis heute weitgehend unbekannte Geheimdienst der Nazis. Niemand war vor der Telefonüberwachung des Amtes sicher – nicht einmal Propagandaminister Joseph Goebbels.

    Der Anrufer schmolz dahin vor Sehnsucht nach seiner Geliebten. „Ich wäre jetzt viel lieber bei dir als auf der langweiligen Parteiveranstaltung“, säuselte er ins Telefon und gab im weiteren Verlauf des Gesprächs intimste Liebesbeweise von sich. Der Mann war niemand anderes als einer der ranghöchsten Vertreter des Dritten Reiches: Propagandaminister Joseph Goebbels, ein enger Vertrauter des Führers Adolf Hitler.

    Normalerweise peitschte er mit seinen Reden die Massen auf, doch in dieser Nacht umgarnte er mit sanften Worten seine Geliebte: die tschechische Schauspielerin Lida Baarova. Klar, dass seine Gattin Magda Goebbels , die inoffizielle First Lady des Dritten Reiches, von solchen Anrufen nichts mitbekommen durfte.

    Dass sich aber ein Mann heimlich in das Telefongespräch eingestöpselt hatte, das verbale Liebesspiel mithörte und sogar mitschrieb, ahnte Goebbels nicht. Doch tatsächlich saß in einem riesigen Gebäudekomplex in der Schillerstraße im Berliner Bezirk Charlottenburg in ganz offizieller Mission ein Mitarbeiter des „Forschungsamtes des Reichsluftfahrtministeriums“ mit einem Kopfhörer an seinem Arbeitsplatz und hörte und schrieb alles mit, was Goebbels und die Baarova von sich gaben. Den Auftrag hatte sein oberster Chef erteilt: Hermann Göring. Die Berichte landeten direkt bei Göring und dann bei Hitler auf dem Schreibtisch.

    Der Name der Einrichtung war lediglich eine Tarnung. Tatsächlich handelte es sich um einen bis heute weitgehend unbekannten Geheimdienst der Nazis, der zu seinen besten Zeiten bis zu 6000 Mitarbeiter gehabt haben soll. Nichts und niemand war vor ihm sicher, nicht einmal Vertreter der NS-Spitze wie Joseph Goebbels. Er war ins Visier des Forschungsamtes gekommen, weil seine Geliebte unter dem Verdacht stand, eine tschechische Spionin zu sein.
    „Görings NSA. Das ‚Forschungsamt’ im Dritten Reich. Die unbekannte Geschichte des größten Geheimdienstes der Nazis“ bei Amazon kaufen.

    Gründung schon kurz nach der „Machtergreifung“

    Gegründet worden war das Forschungsamt schon im April 1933 von Göring, der damals unter anderem preußischer Ministerpräsident und Reichsluftfahrtminister war. Als einige Offiziere der Reichswehr ihm vorschlugen, einen neuen Geheimdienst zu gründen, schlug der machtbewusste Göring sofort zu. Denn Hitler billigte dem Forschungsamt, das unter seinem Tarnnamen im Reichsluftfahrtministerium angesiedelt wurde, eine Kompetenz zu, die sonst keine andere Stelle im Reich bekam: das Abhören von Telefonen.

    Auf anderen Gebieten geheimdienstlicher Arbeit konkurrierte das Forschungsamt mit anderen Dienststellen – nicht aber bei der Telefonüberwachung. Niemand war davor sicher, dass sein Telefon ins Visier der Lauscher vom Amt kam: Regimegegner, Kirchenvertreter, ausländische Botschafter und Diplomaten, Wirtschaftsunternehmen, Minister. Sogar Wehrmachtsgeneräle wurden belauscht, obwohl das offiziell untersagt war.

    Doch den Mann ganz oben an der Spitze interessierten solche Beschränkungen überhaupt nicht: Hermann Göring. Er hatte sofort erkannt, welche Machtfülle ihm das Amt bringen würde, und zwar sowohl gegen äußere wie auch gegen innere Feinde. Und nicht zuletzt gegen die Widersacher im Nazi-System, das aus zahllosen rivalisierenden Stellen bestand. Göring, der unter sich einen offiziellen Amtschef installierte, musste jeden Auftrag zur Telefonüberwachung persönlich genehmigen, und er bekam als erster die Ergebnisse auf den Tisch – noch vor den Auftraggebern der Maßnahme und auch vor Hitler.

    Aufgeschrieben wurden die Erkenntnisse aus den abgehörten Gesprächen nach strengen Regeln in Berichten, den sogenannten Braunen Vögeln. Sie hießen so, weil sie auf braunem Papier getippt waren. Sie boten Göring ein fantastisches Herrschaftswissen, und so ist es kein Wunder, dass sie einige Zeit, nachdem sie an den Auftraggeber geliefert wurden, auch wieder eingesammelt werden sollten.

    Eine halbe Million Telefonate wurden abgehört

    Abgehört wurden nach einer Angabe aus den frühen fünfziger Jahren zwischen Frühjahr 1933 und Februar 1945 etwa 498.000 Telefonate. Eine Zahl, die heute, in Zeiten hemmungsloser Telefonüberwachung, gering erscheinen mag. Man darf aber nicht vergessen, dass damals jede Überwachungsmaßnahme einzeln beschlossen werden musste und die Zahl der Telefonanschlüsse natürlich erheblich kleiner war als heute.

    Das Amt, das seit 1935 in einem großen Gebäude in der Schillerstraße untergebracht war, tat seinem Herrn hervorragende Dienste. Es spielte, soweit das heute noch nachvollziehbar ist, auch beim sogenannten Röhm-Putsch vom 30. Juni 1934 eine wichtige, heute völlig unterschätzte Rolle.

    Ebenso leistete es wichtige Hilfe, als Hitler Ende September 1938 in Bad Godesberg den britischen Premierminister Nevil Chamberlain empfing. Es ging bei diesem Gespräch um Krieg und Frieden und die Lauscher vom Amt überwachten den Telefonverkehr zwischen Chamberlain und seiner Londoner Zentrale. Hitler verzögerte die Gespräche sogar eigens solange, bis ihm die abgetippten Berichte vorlagen, denn das verschaffte ihm Vorteile gegenüber seinem Kontrahenten.

    Die Berichte widersprachen Hitlers Intuition

    Gleichwohl stand der „Führer“ den „Braunen Vögeln“ zumindest teilweise skeptisch bis ablehnend gegenüber. Vor allem stets dann, wenn sie seiner „Intuition“ widersprachen, auf die er so viel Wert legte. So stellten die Berichte des Forschungsamtes im Sommer 1939 klar fest, dass Briten und Franzosen Deutschland den Krieg erklären würden, wenn die Wehrmacht in Polen einmarschieren würde. Hitler glaubte das nicht – als am 3. September 1939 London und Paris infolge des deutschen Überfalls auf Polen zwei Tage zuvor tatsächlich Kriegserklärungen übermittelten, war er ebenso erstaunt wie ratlos.

    Ebenso wenig glaubte er den recht präzisen Angaben des Amtes über die militärische und wirtschaftliche Stärke der Sowjetunion. Als er am 22. Juni 1941 die Wehrmacht losschlagen ließ, gingen Hitler und seine Generäle von einem Spaziergang nach Moskau aus, weil sie die Stärke des Erzfeindes radikal unterschätzten und nicht auf das Forschungsamt hörten. Ebenso gibt es unter anderem einen Hinweis darauf, dass das Amt einem Spion im direkten Umfeld Hitlers, der für die Alliierten arbeitete, auf die Spur kam.
    Der größte Coup gelang der Reichspost

    Erst 1941 wurde einer anderen Stelle eingeschränkt genehmigt, ebenfalls Telefonüberwachung durchzuführen: der Reichspost. Auf sie war Göring angewiesen, weil sie für die technische Durchführung sorgen musste und wohl deshalb willigte er ein. Die Reichspost gründete eine „Forschungsstelle“. Ihr gelang der wohl größte Abhörcoup bis dahin überhaupt: Ende Juli 1943 schafften es ihre Experten, ein Telefongespräch zwischen US-Präsident Franklin D. Roosevelt und dem britischen Premierminister Winston Churchill aufzuzeichnen und abzuschreiben.

    Das Forschungsamt hatte in mehreren deutschen Städten Außenstellen, die später auch auf die besetzten Länder ausgeweitet wurden. Im November 1943 ereilte die Zentrale ein schwerer Schlag: sie wurde fast vollkommen ausgebombt. Sie wurde daraufhin nach Breslau verlegt, das bis dahin weitgehend von feindlichen Fliegerangriffen verschont geblieben war. Die Arbeit wurde unter erschwerten Bedingungen wieder aufgenommen. In den letzten Monaten des Krieges teilten sich die Mitarbeiter – eine Gruppe begab sich nach Schleswig-Holstein, die andere nach Bayern. Hier verstreuten sich die letzten Mitarbeiter des Forschungsamtes in den letzten Kriegstagen in alle Himmelsrichtungen und tauchten unter.

    Vorher verbrannten sie jedoch viele Akten, die nicht schon beim Angriff auf die Zentrale vom November 1943 verbrannt waren. Daher blieben von den Aktivitäten des Forschungsamtes fast keine Spuren übrig – wahrscheinlich der Grund dafür, dass sich Historiker bis auf ganz wenige Ausnahmen nicht mit der Geschichte dieser Einrichtung befasst haben. Das führt dazu, dass selbst renommierte Forscher in Standardwerken zum Dritten Reich regelmäßig fälschlicherweise von der Gestapo schreiben, wenn es um das Abhören von Telefonen geht. Die Gestapo war aber nur einer der Auftraggeber für solche Aktivitäten.
    Die Alliierten waren ahnungslos

    Auch die Alliierten waren offenbar ahnungslos was die Existenz des Forschungsamtes betraf. Erst in Verhören unmittelbar nach der deutschen Kapitulation 1945 stießen sie auf dessen Spuren. Hermann Göring war nach dem Ende des Krieges sichtlich stolz auf die Arbeit seines Forschungsamtes, wie aus Aussagen während der Vorbereitung auf den Nürnberger Hauptkriegsverbrecherprozess und im Prozess selbst hervorgeht.

    Das Amt wurde jedoch nicht zu einer verbrecherischen Organisation erklärt. Die allermeisten ehemaligen Mitarbeiter blieben unbekannt – es ist anzunehmen, dass eine ganze Reihe von ihnen als echte Abhörspezialisten bald in der „Organisation Gehlen“, der Vorläuferorganisation des Bundesnachrichtendienstes, oder später im BND selbst einen neuen Job fanden. Tatsächlich nachzuweisen ist das derzeit nur für ganz wenige von ihnen.

    Joseph Goebbels musste übrigens, nachdem Hitler die Berichte über seine Telefonate gelesen hatte, auf dessen Geheiß seine Affäre mit der Baarova beenden. Er verfiel in tiefen Liebeskummer. Als bevorzugten Tröster suchte er sich ausgerechnet den Mann, der ihn hatte ausspionieren lassen: Hermann Göring.

    Focus Online-Autor Armin Fuhrer hat die unbekannte Geschichte des Forschungsamtes recherchiert und aus seinen Ergebnissen ein Buch verfasst, das gerade erschienen ist: „Görings NSA. Das ‚Forschungsamt’ im Dritten Reich. Die unbekannte Geschichte des größten Geheimdienstes der Nazis.“

    #histoire #nazis #télécommunication #surveillance #Forschungsamt