• Cet historien de l’art a réfléchi sur toutes les images. Ses travaux nous aident à mieux comprendre le monde actuel où règnent les images
    #art #images #culture #savoirs #histoire

    https://sms.hypotheses.org/20650

    Horst Bredekamp est professeur émérite d’histoire de l’art à l’Université Humboldt de Berlin. Il appartient à une génération exceptionnelle d’historiens de l’art allemands qui ont su faire exploser les limites traditionnelles de leur champ de recherche au point qu’il n’est pas rare de les voir désigner comme anthropologues, sociologues ou bien philosophes.

    Avec Hans Belting et Gottfried Boehm, les trois « B’s » comme on les surnomme parfois, Horst Bredekamp a apporté une contribution majeure à la science de l’image (Bildwissenschaft) qu’il comprend comme une réflexion interdisciplinaire sur l’image, sur toutes les images. C’est dire l’immensité des recherches qui s’est offerte à lui. Il a écrit sur l’iconoclasme, la sculpture médiévale, le football, l’art des jardins, les cabinets d’art et de curiosité, mais aussi sur les artistes de la Renaissance (Botticelli, Michelangelo, etc), les plans de Saint-Pierre de Rome, l’iconographie politique ou encore les dessins des penseurs (Darwin, Galilée, Leibniz). (...)

  • #confinement
    #super bouquin
    #cérales ont #domestiqué l’#humain

    https://www.contretemps.eu/homo-domesticus-scott
    #homo_domesticus
    #james_c_scott
    #livre

    Ce livre à l’air super, ca fait longtemps que je me dis que j’ai envie
    de le lire,

    comme l’auteur est #anarchiste (et donc anti #copyright ?!) et que le
    premier ministre n’a pas mis en oeuvre sa promesse, un peu ambitieuse,
    d’ouverture des librairies
    (https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/coronavirus-librairies-sont-fermees-restent-fermes-1805),

    je me permet de partager le #fichier #epub :

    https://1fichier.com/?7185q5xlhckovhje1lzg

    et une interview de l’auteur :

    https://www.liberation.fr/debats/2019/06/21/james-c-scott-on-ne-se-debarrassera-pas-de-l-etat-notre-seul-espoir-c-est

    et pour ceux qui s’ennuient encore, un super #docu sur les #blobs, les
    plantes et l’#intelligence chez les #organismes ("Le blob, un génie sans
    cerveau (Documentaire complet) | Le Vortex & ARTE") :
    https://www.youtube.com/watch?v=B1DCzlWB1lM&t=663s

    • interview libé, james C schott

      Des petits pas insuffisants : n’atteint-on pas les limites de l’infrapolitique ?

      Je suis d’accord, et la question est donc de savoir comment mener des actions d’ampleur. L’hypothèse la plus probable est sans doute que quelque chose se produise, qui rendrait impossible de poursuivre avec nos modèles politiques habituels. Une catastrophe majeure, par exemple. On pourrait ainsi considérer qu’il suffit d’attendre cet événement, mais ce serait une faillite de notre sens du devoir. Ce n’est pas ce que ferait le médecin de la #Peste. (cf. post précédent)

    • Dans ce cas, faut-il revenir à #Marx plutôt qu’à #Lénine ?
      Dans la mesure où nos problèmes actuels ne relèvent pas uniquement de l’exploitation des classes, mais aussi de la destruction du monde naturel, ce n’est pas nécessaire. Je choisirais plutôt Karl Polanyi et son idée de grande transformation. Il a expliqué ce que recouvrent en réalité les trois facteurs de production que sont le capital, la terre et le travail : l’exploitation capitaliste de la « terre » et du « travail » est en fait, plus largement, une forme de prédation sur la « nature » et les « vies humaines » tout entières. Si vous saisissez cela, alors vous comprenez les logiques de la marchandisation, la déviation centrale du capitalisme moderne.

  • #LaToya_Ruby_Frazier

    LaToya Ruby Frazier est une des photographes les plus marquantes de sa génération. Depuis le début des années 2000, l’artiste afro-américaine, née à Pittsburgh, développe une pratique documentaire à la fois personnelle et militante, en prise avec les réalités sociales, politiques et économiques de la société américaine contemporaine.

    Réalisée entre 2001 et 2014 autour de trois générations de femmes – sa grand-mère, sa mère et elle-même –, l’ambitieuse série qui l’a fait connaître, #The_Notion_of_Family, témoigne du déclin de #Braddock, banlieue de #Pittsburgh en #Pennsylvanie et ancienne capitale de l’acier, devenue #ville_fantôme. À partir d’expériences individuelles, l’artiste fait émerger une #histoire_collective afro-américaine et des problématiques de portée universelle. « #Braddock_est_partout », dit-elle.

    Autour de The Notion Of Family, se déploieront deux séries récentes prolongeant l’attention qu’elle porte aux classes ouvrières et à l’articulation entre vie personnelle et enjeux sociaux et politiques. La première, On the Making of Steel Genesis : Sandra Gould Ford (2017), est le fruit d’une étroite collaboration avec #Sandra_Gould_Ford, photographe et écrivain afro-américain, qui fut employée dans l’#industrie_sidérurgique à Pittsburgh et documenta de multiples manières la vie dans les #usines et leur #fermeture. La seconde, Et des terrils un arbre s’élèvera (2016-2017), résulte quant à elle d’un ambitieux projet réalisé dans le #Borinage, près de #Mons, en #Belgique, avec d’anciens #mineurs et leurs familles.

    https://www.centrephotogeneve.ch/expo/latoya-ruby-frazier

    #photographie #USA #Etats-Unis #classe_ouvrière
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @isskein

  • #Denis_Salas : « La #justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit »

    Pour le magistrat et président de l’association française pour l’histoire de la justice, "l’#état_d'urgence_sanitaire" instauré pour deux mois doit nous inciter à réfléchir aux #libertés_individuelles et au maintien du #débat_démocratique.

    La France est officiellement en "état d’urgence sanitaire" pour une durée de deux mois. La loi publiée ce mardi au Journal Officiel encadre notamment le #confinement décidé par le gouvernement mais également un certain nombre de mesures de #restriction_des_libertés. Denis Salas, magistrat, essayiste et président de l’association française pour l’histoire de la justice se penche sur le rôle dévolu à l’institution judiciaire, son rapport au pouvoir politique et s’interroge également sur cette remise en question des libertés individuelles dictée par la nécessité sanitaire.

    Denis Salas, quel rôle particulier incombe à l’institution judiciaire dans ce contexte de pandémie ?

    L’institution judiciaire tourne actuellement au ralenti. Les tribunaux sont pratiquement à l’arrêt, même si subsistent des audiences en urgence, comme les comparutions immédiates ou certaines audiences en matière civile. En matière de politique pénale, on voit apparaître ce que l’on pourrait appeler une #justice_prophylactique qui cherche à prévenir les risques à travers des notions juridiques nouvelles comme la #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui, #infraction utilisée pour tous ceux qui sortent sans autorisation ou encore des sanctions relatives au marché noir, par exemple pour ceux qui revendent des masques ou des caducées. De nouveaux #délits apparaissent pour violation des règles de confinement avec des peines d’#amende aggravées, voire des peines d’#emprisonnement de six mois en cas de réitération des infractions.

    D’un point de vue philosophique, je dirais que c’est un usage de la #fonction_dissuasive_de_la_peine qui consiste à afficher une volonté répressive mais l’application avec des tribunaux à l’arrêt se situe au second plan.

    Autrement dit, des mesures difficiles à mettre en œuvre ?

    Oui. Les tribunaux étant à l’arrêt, même si certaines urgences sont maintenues, je ne vois pas comment obtenir une application réaliste de ces infractions. Je pense donc que la fonction d’annonce de ces nouvelles infractions est en soi un but recherché par le législateur. On espère que cet affichage va dissuader des personnes de se comporter de manière illicite face au confinement : un moyen pénal d’obtenir la docilité de la population. La dissuasion reste une fonction classique de la peine mais en l’occurrence elle est pleinement utilisée pour obtenir la docilité de la population.

    J’ignore ce que diront les historiens plus tard mais je pense que c’est une forme de criminalité nouvelle en période de pandémie qui apparaît sur fond d’urgence sanitaire.

    La justice a-t-elle déjà été confrontée dans le passé à une situation similaire ?

    Concernant une pandémie, il faut remonter au XIXe siècle, à la grippe espagnole durant la Première Guerre mondiale, mais en France, à des périodes beaucoup plus anciennes, voire au Moyen Âge. La justice se trouve confrontée à un phénomène totalement inédit, ce qui explique les hésitations, les types de réponses qui sont apportées et son fonctionnement même qui peut en être affecté.

    Une justice confrontée néanmoins à un certain nombre de situations d’urgence : comparutions immédiates ou encore situations de violences conjugales ou familiales pour lesquelles les associations ont tiré la sonnette d’alarme.

    Nous verrons quel contentieux va nourrir les comparutions immédiates, sans doute un contentieux lié aux infractions au confinement : attroupements, déplacements abusifs, usage du marché noir pour revendre des masques ou d’autres produits de ce type. C’est un contentieux qui rappelle celui de l’Occupation. En travaillant sur la justice des "années sombres", nous y avions trouvé nombre d’affaires issues de la répression de la Résistance mais beaucoup d’autres de la répression du marché noir, une analogie que l’on retrouve aujourd’hui.

    Concernant les violences conjugales et familiales, les procès en cours d’assises, que ce soient viols ou « féminicides », sont reportés. Ce qui constitue une non-réponse à la situation de fait. Mais certains tribunaux maintiennent des permanences au civil où des Juges aux Affaires familiales (JAF) peuvent décider d’éloigner par exemple un mari violent. Il appartient aux magistrats d’apprécier l’urgence des situations.

    Sur la question de la détention, vous avez co-signé une tribune publiée par le journal Le Monde la semaine dernière.

    Il s’agit d’une question très préoccupante. Des révoltes ont eu lieu dans plusieurs prisons françaises, des mutineries en Italie, notamment à Naples. Dans ce texte commun, nous demandons la réduction des courtes peines par le biais de circulaires de politique pénale prises par la Chancellerie, le juge restant libre de prendre la décision, ou encore l’examen de la sortie en libération conditionnelle des détenus malades ou âgés, afin de réduire la surpopulation carcérale. D’autant que nous avons été condamnés récemment par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La situation s’avère surtout préoccupante dans les maisons d’arrêt, avec le problème de la détention provisoire dont l’on pourrait dépasser exceptionnellement les délais légaux vu l’état d’urgence. Mais n’y a-t-il pas une violation des droits constitutionnels liés aux libertés individuelles si l’on prolonge les détentions provisoires au-delà du délai fixé par la loi ? L’état d’urgence autorise-t-il de telles dérogations qui pourraient porter atteinte gravement aux libertés individuelles ?

    Les dispositions prévues dans le texte sur l’état d’urgence sanitaire publié au Journal Officiel peuvent faire l’objet d’un recours devant le juge administratif.

    On se demandait s’il n’y allait pas y avoir des recours « liberté » pour protester contre le confinement. Or, c’est l’inverse qui s’est produit avec ce recours devant le Conseil d’Etat, formulé par un syndicat de jeunes médecins qui réclamait un durcissement des mesures actuelles et un confinement total. Le juge n’est donc pas sollicité comme un défenseur des libertés mais comme un agent de durcissement des atteintes aux libertés. Et en l’occurrence, le Conseil d’Etat décide de ne pas aller jusqu’à un confinement total mais enjoint le gouvernement à durcir certaines dispositions, relatives à la pratique des activités sportives ou les marchés ouverts. Le Conseil d’Etat considère que c’est l’atteinte à la vie qui est en jeu, atteinte grave et manifeste à la sécurité et à la vie des personnes, article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme.

    En fait, le juge ne se positionne pas par rapport aux libertés classiques d’aller et venir, actuellement très restreintes mais par rapport à une autre liberté fondamentale qui est l’atteinte à la vie. En cette période exceptionnelle, il se positionne non pas comme un agent de contrôle d’activités gouvernementales au nom des libertés en général mais comme un agent de défense de la société.

    La justice avait eu à traiter récemment d’un autre état d’urgence, celui lié à la menace terroriste en novembre 2015.

    Oui et on peut se poser cette question : allons-nous vers un état d’exception permanent ? Car les principales mesures de l’état d’urgence promulgué en 2015 sont depuis inscrites dans le droit commun. Questionnement soulevé par le philosophe italien Giorgio Agamben qui théorise l’état d’exception. Pour lui, nous vivons dans des sociétés confrontées au risque en permanence et la tentation des gouvernements peut être de s’installer dans un régime d’exception permanent afin de neutraliser ces risques. Le principe de précaution devient alors déterminant.

    Dans la vision d’un état d’exception permanent, il n’existe plus d’infractions, seulement des menaces, plus de délinquants mais des groupes-cibles, les personnes infectées par exemple et des territoires concernés. Il y a là quelque chose d’extrêmement périlleux pour les libertés.

    Il s’agit donc d’un risque important selon vous ?

    Le risque de pérenniser l’exception dans le droit existe parce que l’état d’exception s’étend considérablement pour des raisons légitimes évidemment. Il est limité par le fait que les institutions de contrôle subsistent et par la notion de proportionnalité. Toutes les mesures doivent être proportionnelles par rapport aux exigences sanitaires et des contre feux, des contre-pouvoirs peuvent être soulevés.

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

    La lecture de Michel Foucault vous inspire également une réflexion particulière.

    Je suis en train de relire les Anormaux, un cours au Collège de France de 1975. Dans sa première leçon, il oppose deux grands modèles de leçon à l’épidémie : celui de la lèpre, dès le Moyen Âge, où l’on exclut les personnes infectées aux marches de la cité, et celui de la peste, à la fin du Moyen Âge, qui est à l’inverse un modèle d’inclusion. On n’exclut pas les malades des villes, on les garde avec nous, afin d’accumuler un savoir biomédical sur cette population ciblée afin de lutter contre l’épidémie. Cette fresque de Foucault est lumineuse pour expliquer dans quelle mesure nous sommes aujourd’hui dans le modèle de la peste, un modèle presque mondialisé. "La peste, écrit Foucault, c’est le moment où le quadrillage d’une population se fait jusqu’à son point extrême. Où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits, ne peut se produire. Le moment de la peste est celui du quadrillage exhaustif d’une population par un pouvoir politique dont les ramifications atteignent sans arrêt le grain des individus eux-mêmes, leur temps, leur habitat, leur localisation, leur corps. La peste porte aussi le rêve politique d’un pouvoir exhaustif, d’un pouvoir sans obstacle, d’un pouvoir entièrement transparent à son objet, d’un pouvoir qui s’exerce à plein."

    Cette citation explique ce que Foucault appelle la biopolitique. Actuellement, nous assistons à une médicalisation du pouvoir politique et judiciaire, y compris pour la politique pénale avec des savoirs médicaux, statistiques, juridiques, des mesures qui sont prises au nom d’une logique prophylactique afin d’éliminer le danger. Et ce que craint Foucault, c’est que cette biopolitique, cette gestion massive d’une population, au nom de sa santé, crée un pouvoir exorbitant des politiques où le savoir scientifique et le pouvoir politique s’additionnent. Au nom du bien public, bien sûr, mais c’est un pouvoir énorme qui se crée, un pouvoir disciplinaire qui s’étend à l’ensemble de la population.

    La lecture de Foucault, en cette période de pandémie, nous invite à nous interroger, à rester vigilants du point de vue des libertés car ce pouvoir démesuré accordé aux politiques et aux scientifiques sur notre vie quotidienne peut susciter des inquiétudes, même si sur le moment il est nécessaire. Tenons compte des avertissements de Michel Foucault et de son analyse. Il faut absolument que cet état d’urgence sanitaire soit limité dans le temps, contrôlé par le Parlement et le juge et qu’au lieu d’une seule liberté fondamentale, l’atteinte à la vie, l’ensemble des libertés soit considéré comme devant être protégé, que l’on recherche davantage l’adhésion de la population que sa soumission passive. Dans ce contexte d’atteinte massive aux libertés, au nom de l’état de nécessité sanitaire, il faut que le débat démocratique reste vivant.

    https://www.franceculture.fr/droit-justice/denis-salas-la-justice-se-trouve-confrontee-a-un-phenomene-totalement-
    #coronavirus #état_d'urgence #urgence #répression #dissuasion #docilité #criminalité #pandémie #histoire #comparutions_immédiates #marché_noir #tribunaux #prisons #détention #maisons_d’arrêt #détention_provisoire #confinement_total #atteinte_à_la_vie #état_d’exception_permanent #état_d’exception #Agamben #Giorgio_Agamben #principe_de_précaution #menaces #exception #proportionnalité #Corée_du_Sud #traçage #dépistage_massif #cercles_de_proximité #géolocalisation #contrôle_sanitaire #Michel_Foucault #Foucault #lèpre #peste #quadrillage #biopolitique #médicalisation #santé #savoir_scientifique #pouvoir_politique #bien_public #pouvoir_disciplinaire #débat_démocratique

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    Citation pour @etraces :

    Je voudrais citer l’exemple de la Corée du Sud qui ne pratique pas le confinement mais le dépistage massif et le traçage de la population dépistée, en repérant les cercles de proximité où la personne a pu contaminer ses proches. Le contrôle sanitaire ne porte que sur cette population à risque avec une géolocalisation, une traçabilité, une visibilité de tous ses déplacements, via une plateforme numérique. Cela a représenté un travail très long car il y a 51 millions d’habitants en Corée du Sud. La population vit dans la sécurité, l’activité économique globale continue. Le suivi des personnes confinées est extrêmement pointu et offre en même temps une visibilité à l’ensemble de la population. Quand on va travailler, on sait qui est contaminé, qui ne l’est pas, à proximité. On a donc un modèle alternatif de gestion de l’épidémie, opposé au confinement mais au prix d’une atteinte grave aux libertés individuelles pour une durée indéterminée.

  • La peur ancestrale du loup est bien ancrée dans notre patrimoine culturel. Mais aujourd’hui, le souci de la biodiversité revalorise l’image du loup #histoire #biodiversité #loup #peur

    https://sms.hypotheses.org/24403

    Des siècles durant, le loup a cohabité avec l’homme. L’homme et loup se sont longtemps affrontés dans une lutte sans merci. Dans l’histoire de l’Europe, le loup est le premier ennemi de l’homme et la peur de l’animal est ancrée dans notre patrimoine culturel et notre imaginaire.

    Parmi les raisons de cette hostilité il faut mettre en premier les attaques du prédateur sur le bétail domestique jusqu’au XIXe siècle. Mais aussi les attaques du loup sur l’homme en personne, qui ne tiennent pas que de la légende. Des faits-divers tragiques semblent avoir été nombreux dans l’espace français. Il fallait donc limiter les risques et éradiquer un animal jugé insupportable. Depuis, notre représentation culturelle du loup est tributaire d’une histoire longue et complexe.

    Jean-Marc Moriceau, historien, est l’un des spécialistes français du loup. Il nous le prouve (...)

  • Le Paris du XVIIIe siècle comme si vous y étiez ! par CNRS | Écoute gratuite sur SoundCloud
    https://soundcloud.com/cnrs_officiel/le-paris-du-xviiie-siecle?in=cnrs_officiel/sets/immergez-vous-dans-la-recherche-scientifique


    Découvrez le Paris du XVIIIe siècle grâce à Mylène Pardoen, musicologue et archéologue du paysage sonore. Avec une équipe d’historiens, de sociologues et de spécialistes de la 3D, elle a reconstitué l’ambiance sonore du quartier du Grand Châtelet.

    #audio #son #histoire #gratuit le temps de l’épidémie

  • Débat : Peut-on « séparer la femme de l’artiste » ? (Aurore Turbiau, The Conversation, 05.03.2020)
    https://theconversation.com/debat-peut-on-separer-la-femme-de-lartiste-132926

    Cet article voudrait avancer un autre élément de réponse. Si l’on ne cherche pas particulièrement à « séparer la #femme de l’#artiste », c’est peut-être parce que c’est impossible : en tant que « femme » une écrivaine écrit dans des conditions matérielles précises, qui déterminent en partie l’œuvre qu’elle produit ; en tant que « femme » en plus, il y a des chances qu’elle soit lue et reçue de manière particulière, d’une façon différente des œuvres produites par des hommes. Dans ce sens, les femmes qui créent sont toujours autant « artistes » que « femmes », et de manière inséparable (comme leurs collègues masculins sont aussi à peu près inséparablement « artistes » et « #hommes »).
    […]
    Virginia Woolf a été l’une des premières écrivaines occidentales à le dire et à être vraiment entendue (quoique tardivement) : créer, quand on est une femme, en raison précisément des conditions de vie et tâches sociales liées au sort des femmes dans la #société, ça ne peut pas avoir le même sens que créer, quand on est un homme.
    […]
    Ce que Benoîte Groult dit en somme, c’est que quand l’artiste est une femme, non seulement elle a eu un accès plus difficile à la #création, mais qu’en plus l’on voit toujours la femme en elle avant l’artiste. Cela conditionne absolument la manière dont on juge à la fois la personne et l’œuvre, inséparablement.
    […]
    Et aujourd’hui ? Apparemment, les choses n’ont pas tellement changé : la #condition_sociale des « femmes » continue probablement de les empêcher de créer et d’être jugées comme de vraies « artistes » – sans quoi comment expliquer leur étrange absence des prix littéraires ou des manuels scolaires ? Le « #plafond_de_verre » persiste en littérature, les prescripteurs restent des hommes et les femmes restent moins lues, quoiqu’elles soient nombreuses à créer. Femmes avant tout : artistes minorées.
    […]
    […] l’autonomisation du champ littéraire. Elle a participé à déterminer toute une série de grands partages dans l’#histoire_de_l’art et de la littérature :
    – l’idée qu’on doit séparer l’homme de l’artiste,
    – l’idée que la création est l’œuvre d’un individu (d’un homme, généralement), comme jaillie de nulle part, diamant pur,
    – l’idée que toutes les formes d’art ne se valent pas – certaines étant plus « pures » et de plus grande valeur que d’autres –,
    – l’idée qu’il doit être possible de faire un « art pour l’art » qui soit à lui même son propre but et qui puisse se lire et s’apprécier comme langage parfaitement beau et détaché du réel,
    – l’idée au contraire que les écritures « engagées », aux prises avec le réel de la société qu’elle décrivent, interrogent ou dénoncent, sont en quelque sorte de l’art de moindre qualité – impur.
    […]
    Le slogan « il faut séparer l’homme de l’artiste » cache en fait un double standard et un mécanisme de #domination sociale : aux femmes on ne cède que difficilement la place d’artiste – on n’utilise pas cette phrase pour elles parce qu’elles sont matériellement dominées, même dans leur carrière d’artiste, tout au long de leur vie –, les artistes masculins quant à eux sont autorisés à oublier leur identité, rôle social et responsabilités d’« hommes », puisqu’ils sont « artistes ».

  • Sacré président
    http://www.laviedesidees.fr/Olivier-Beaud-Republique-injuriee-Histoire-offenses-chef-Etat-Republiq

    À propos de : Olivier Beaud, La République injuriée. #Histoire des offenses au #chef de l’État de la IIIe à la Ve République, Puf. Le délit d’offense au chef de l’État, instauré en 1880, n’a été supprimé qu’en 2013. Il n’a pas toujours été appliqué. O. Beaud revient sur son histoire et sur les pratiques du pouvoir qu’elle révèle.

    #Politique #droit_constitutionnel #droit #Etat
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200320_sacrepresident.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200320_sacrepresident.pdf

  • Bauern, Bonzen und Bomben, Kurt Tucholsky, 1931
    http://www.zeno.org/Literatur/M/Tucholsky,+Kurt/Werke/1931/Bauern,+Bonzen+und+Bomben

    Wer, um sich oder einem Dritten einen rechtswidrigen Vermögensvorteil zu verschaffen, einen andern durch Gewalt oder Drohung zu einer Handlung, Duldung oder Unterlassung nötigt . . .

    § 253 StGB

    Ein politisches Lehrbuch der Fauna Germanica, wie man es sich nicht besser wünschen kann:

    ›Bauern, Bonzen und Bomben‹ von Hans Fallada (erschienen bei Ernst Rowohlt in Berlin). Bevor wir ins Thema steigen: das Buch hat ein gotteslästerlich schlechtes Satzbild. Wie sieht denn nur die Seite aus? Ich habe immer gelernt, der weiße Rand müsse sich nach der Innenseite des Buches hin verbreitern – dies Satzbild ist aber gar nicht schön. Rowohlt, Sie sind doch sonst nicht so? Jetzt gehts los.

    Falladas Buch ist die beste Schilderung der deutschen Kleinstadt, die mir in den letzten Jahren bekannt geworden ist. Der Verfasser hat einen Bauernroman schreiben wollen – wohl anknüpfend an die Vorgänge in Neumünster in Holstein, wo Bauernführer im Sinne Klaus Heims und, unabhängig von ihm, die Nationalsozialisten die vorhandene Unzufriedenheit der Bauern benutzten, um gegen das, was sie die Republik nennen, vorzugehen. »Die Gestalten des Romans«, steht im Vorwort, »sind keine Fotografien, sie sind Versuche, Menschengesichter unter Verzicht auf billige Ähnlichkeit sichtbar zu machen. Bei der Wiedergabe der Atmosphäre, des Parteihaders, des Kampfes aller gegen alle ist höchste Naturtreue erstrebt. Meine kleine Stadt steht für tausend andere und für jede große auch.«

    Die Bauern nun sind in diesem Roman eine dunkle, anonyme Masse – die paar Typen, die herausgegriffen werden, sind viel blasser als die Bewohner der kleinen Stadt Altholm; und von den wirtschaftlichen Gründen bäurischer Notlage wird so gut wie nichts gesagt. Einmal ist das heikle Thema, daß die Bauern vielleicht intensiver wirtschaften sollten, um sich gegen die ausländische Konkurrenz anders als mit Schutzzöllen zu behaupten, leise angeschlagen; kein Wort davon, daß die Verdienste, die der Bauernschaft durch die Inflation in den Schoß gefallen sind, sie damals für lange Zeit hätten schuldenfrei[168] machen können, es war jene Zeit, wo die Ledersessel und die Klaviere in die Bauernhäuser transportiert wurden. Und wo stehn die Bauern heute . . . also davon ist in dem Buch wenig zu spüren. Den Bauern gehts eben schlecht – und nun revoltieren sie.

    Das tun sie auf eine recht merkwürdige Weise.

    Die dem Altdeutschen entlehnten romantischen Formen des armen Konrad wirken wie aufgeklebt. »Bauern Pommerns, habt ihr darüber hinaus schuldig gefunden die ganze Stadt Altholm mit allem, was darin lebt, so sprecht: sie ist schuldig! – Ankläger, welche Strafe beantragst du gegen die Stadt Altholm?« Das ist tragische Oper, Film und neuruppiner Bilderbogen. Sicherlich wird auf diesen Things so gesprochen; es ist die gehobene Sprache von Ackerbürgern, die das Feierliche solcher Handlungen durch einen Stil bekunden, der leise Erinnerungen an die Bibel und an alte verschollene Zeiten aufweist, da der Bauer einmal wirklich revolutionär gewesen ist. Aber warum, warum das alles so ist – davon bekommen wir in diesem Buch wenig zu hören. Gut gesehn und gut geschildert ist das Dumpfe am Bauern, seine Schlauheit, seine ungeheure Aktivität im passiven Erdulden, woran sich jeder Gegner mit der Zeit totläuft . . . aber der Bauer: der ist nicht in diesem Buch. Das hat kein Bauer geschrieben. Dieser Autor hat die Bauernbewegung schildern wollen, und unter der Hand ist ganz etwas andres herausgekommen: ein wundervoller Kleinstadtroman.

    George Grosz, der du das Titelbild hättest zeichnen sollen, das lies du! Es ist dein Buch.

    Die Technik ist simpel; es ist der brave, gute, alte Naturalismus, das Dichterische ist schwach, aber der Verfasser prätendiert auch gar nicht, ein großes Dichtwerk gegeben zu haben. Ein paar Stellen sind darin, an denen schlägt ein Herz. Nein, ein großes Kunstwerk ist das nicht. Aber es ist echt . . . es ist so unheimlich echt, daß es einem graut.

    Gezeigt wird das politische Leben einer kleinen Provinzstadt; ihre Intrigen und ihre Interessenten; ihre Stammtische und ihre Weiberkneipen; ihr Rathaus und ihre Polizeiwache . . . es ist schmerzhaft echt. Das hat einer geschrieben, der diese Umwelt wie seine Tasche kennt, einer, der sich aber doch so viel Distanz dazu bewahrt hat, sie schildern zu können. Er hat genau die richtige Entfernung, deren ein Schriftsteller bedarf: nah, aber nicht zu nah. Es scheint mir ungemein bezeichnend, daß wir keinen solchen Arztroman haben; keinen solchen Börsianerroman; keinen solchen Großstadtroman: es ist, als hätten die Angehörigen dieser gehobenen Bürgerschichten keine Augen im Kopf, um das zu sehen, was rings um sie vorgeht. Es ist ihnen wohl zu selbstverständlich. Fallada hat gesehn.

    Es ist eine Atmosphäre der ungewaschenen Füße. Es ist der Mief der Kleinstadt, jener Brodem aus Klatsch, Geldgier, Ehrgeiz und politischen Interessen; es ist jene Luft, wo die kleine Glocke an der Tür des Posamentierwarenladens[169] scheppert und eine alte Jungfer nach vorn gestolpert kommt . . . Augen tauchen hinter Fensterladen auf und sehen in den ›Spion‹ . . . und wenn das nun noch ein Dichter geschrieben hätte, der nicht nur theoretisch im Vorwort sagt, daß dieses Altholm für tausend andre Städte stehe, sondern wenn er uns das nun auch noch im Buch selbst gezeigt hätte –: dann wäre dies ein Meisterwerk.

    So ist es nur ein politisch hochinteressanter Roman geworden. Ich kann mir nicht denken, daß ich dieses Buch zu Ende gelesen hätte, wenn es etwa eine bretonische Kleinstadt schilderte; das kann für den Fremden nur ein Künstler wie Maupassant schmackhaft machen. Dieses Werk hier habe ich in zwei Nächten gefressen, weil es uns politisch angeht, nur deswegen. Beinah nur deswegen.

    Im Gegensatz zu diesen dummen Büchern gegen die ›Bonzen‹, wo der Sozialdemokrat nichts als dick, dumm und gefräßig ist und die andern rein und herrlich; wo die Arbeiter abwechselnd als verhetzt und unschuldig oder als blöde Masse geschildert werden, und wo sich die ganze Wut nicht zu Worte gekommener Zahlabendmitglieder entlädt – im Gegensatz dazu sind hier Menschen gezeichnet, wie sie wirklich sind: nicht besonders bösartig, aber doch ziemlich übel, mutig aus Feigheit, klein, geduckt alle zusammen – und niemand ist in diesem Betrieb eigentlich recht glücklich.

    Die Bauern demonstrieren in der Stadt mit der schwarzen Fahne gegen die zu hohen Steuern. Der Bürgermeister verbietet die Demonstration nicht, der Regierungspräsident will sie verboten haben; beides sind Sozialdemokraten. Der Regierungspräsident entsendet an die Grenze des städtischen Machtbereichs Schupo; sowie einen ›Vertrauensmann‹. Der Vertrauensmann bringt die städtische Polizei und die Bauern ein bißchen aufeinander; hier ist ausgezeichnet geschildert, wie so etwas verläuft: wie guter böser Wille, Tücke, Schlauheit und Gerissenheit des Beamten ineinander übergehn – Amtsmißbrauch? Das weisen Sie mal nach! Und wie sich dann vor allem die Ereignisse selbständig machen; wie es eben nicht mehr in der Macht der Menschen liegt, ihnen zu gebieten – das ›es‹ ist stärker als sie. Die Herren Führer stehen nachher als Opfer da – wie ist das gewesen? Ein Telefonanruf, die Ungeschicklichkeit eines Polizeiinspektors . . . du lieber Gott, es sind lauter Kleinigkeiten, und zum Schluß ist es ernste Politik. Fallada hat das gut aufgebröselt; er begnügt sich an keiner Stelle mit diesen schrecklichen Rednerphrasen, wie wir sie sonst in jedem politischen Roman finden: er trennt das Gewebe auf und zeigt uns das Futter. Riecht nicht gut, diese Einlage.

    Hießen alle diese Leute: Kowalski, Pruniczlawski, Krczynakowski und spielte dieser Roman in Polen –: die deutsche Rechtspresse würde ihn mit Freudengeheul begrüßen. Was? Diese Tücke! diese Falschheit – denn ein Grundzug geht durch das ganze Buch, und der ist wahr:

    Fast alles, was hier geschieht, beruht auf Nötigung oder Erpressung.

    Der Bürgermeister drückt auf die Zeitungsleute; die Zeitungsleute drücken auf das Rathaus; die Bauern auf die Kaufleute; jeder weiß etwas über wen, und jeder nutzt diese Kenntnis auf das raffinierteste aus. Nun wollen wir uns nicht vormachen, es käme solches nur in deutschen Kleinstädten vor; diese Leute sind immer noch Waisenknaben gegen die Franzosen, die aus Personalkenntnissen gradezu meisterhaft Kapital zu schlagen verstehn – die gute Hälfte ihrer Politik besteht aus solchen Dingen, und es ist sehr lustig, daß der Name ihrer einschlägigen Institution in wörtlicher Übersetzung »allgemeine Sicherheit« bedeutet. Also das ist überall so. Gestaltet ist es in diesem Buche meisterhaft.

    Was vor allem auffällt, ist die Echtheit des Jargons. Das kann man nicht erfinden, das ist gehört. Und bis auf das letzte Komma richtig wiedergegeben: es gibt eine Echtheit, die sich sofort überträgt: man fühlt, daß die Leute so gesprochen haben und nicht anders.

    Diese Aktschlüsse, wenn sie auseinandergehn, mit »Na, denn . . . « und »Also nicht wahr, Herr Bürgermeister . . . «; der schönste Gesprächsschluß ist auf der Seite 517 . . . die grammophongetreue Wiedergabe dessen, was so in einer Konferenz gesprochen wird: wie da die Bürger aller Schattierungen eine Nummer reden, halb Stammtisch und halb Volksversammlung; wie sie unter Freunden sprechen und wie sie sprechen, wenn jemand dabei ist, gegen den sie etwas haben; wie sie schweinigeln . . .

    Ja, da lesen wir nun so viel über die Sittenverderbnis am Kurfürstendamm. Aber auf keinem berliner Kostümfest der Inflationsjahre kann es böser zugegangen sein als es heute noch in jeder Kleinstadt in gewissen Ecken zuzugehen pflegt, wenn die Ehemänner, fern von Muttern, in das Reich der Aktfotografien und der Weiberkneipen hinuntertauchen. Jeder hat was auf dem Kerbholz. »Ich sage bloß: Stettin . . . « sagt einer zum Bürgermeister. Ich sage bloß: Altholm – und hierin steht dieses erfundene Altholm, das gar nicht erfunden sein kann, für jede Stadt. Dieses Laster ist unsagbar unappetitlich.

    Wenn sie aber festgestellt haben, daß Betty, die Sau, heute keine Hosen trägt, dann reißen sie sich am nächsten Vormittag zusammen und werden ›dienstlich‹. Und das ist nun allerdings ganz und gar deutsch. »Ich komme dienstlich«, sagt einer zu einem Duzfreund. Und dann spielen sie sich eine Komödie vor: jeder weiß, daß der andre weiß, daß er weiß – sie grinsen aber nicht, sondern sie wechseln vorschriftsmäßig Rede und Gegenrede, damit sie nachher in den Bericht setzen und beschwören können: »Herr Stuff sagte mir, daß er von dem Verbleib des Inseratenzettels nichts wüßte. So wahr mir Gott helfe.«

    O welsche Tücke, o polnische Niedertracht, o deutsche Dienstlichkeit.

    Und eine Gerichtsverhandlung: wie da die unbequemen Zeugen zu Angeklagten werden; wie es gedreht wird; wie dieses ganze Theater gar nichts mehr mit Rechtspflege, dagegen alles mit Politik zu tun hat –: das ist ein Meisterstück forensischer Schilderung. Nur zu lang.

    Und wenn man das alles gelesen hat, voller Spannung, Bewegung und ununterbrochen einander widerstreitender Gefühle: dann sieht man die immense Schuld jener Republik, die wir einmal gehabt haben und die heute zerbrochen ist an der Schlappheit, an der maßlosen Feigheit, an der Instinktlosigkeit ihres mittlern Bürgertums, zu dem in erster Linie die Panzerkreuzer bewilligenden Führer der Sozialdemokratie zu rechnen sind. Der Lebenswille der andern war stärker; und wer stärker ist, hat das Anrecht auf einen Sieg. Beklagt euch nicht.

    Hier, in diese kleinen Städte, ist der demokratische, der republikanische Gedanke niemals eingezogen. Man hat – großer Sieg! – auf manchen Regierungsgebäuden Schwarz-Rot-Gold geflaggt; die Denkungsart der breiten Masse hat die Republik nie erfaßt. Nicht nur, weil sie maßlos ungeschickt, ewig zögernd und energielos zu Werke gegangen ist; nicht nur, weil sie 1918 und nach dem Kapp-Putsch, nach den feigen Mordtaten gegen Erzberger und Rathenau alles, aber auch alles versäumt hat – nein, weil der wirkliche Gehalt dieses Volkes, seine anonyme Energie, seine Liebe und sein Herz nicht auf solcher Seite sein können. Die Sozialdemokratie ist geistig nie auf ihre Aufgabe vorbereitet gewesen; diese hochmütigen Marxisten-Spießer hatten es alles schriftlich, ihre Theorien hatten sich selbständig gemacht, und in der Praxis war es gar nichts. Das Volk versteht das meiste falsch; aber es fühlt das meiste richtig. Daß nun dieses richtige Grundgefühl heute von den Schreihälsen der Nazis mißbraucht wird, ist eine andre Sache.

    Hier ist eine Blutschuld der nicht mehr bestehenden Republik. Aus keinem Buch wird das deutlicher als aus diesem, der Verfasser hat es uns vielleicht gar nicht zeigen wollen – die These springt aber dem Leser in die Augen. Was war hier zu machen –! Und was hat man alles nicht gemacht –! Zu spät, zu spät.

    Ich empfehle diesen Roman jedem, der über Deutschland Bescheid wissen will. Wie weit ist das von dem Rapprochement-Geschwätz der braven Leute aus den großen Städten entfernt. Hier ist Deutschland – hier ist es.

    Es wäre anzumerken, daß der Künstler in Fallada nur an einigen wenigen Stellen triumphiert. Manchmal sagt er kluge Sachen; wie sich zwei bei einer Unterredung vorsichtig abtasten: »Ein Anfang ist gemacht, ein günstiger Anfang. Die beiden Herren haben sich in ihren Antipathien getroffen, was meistens wichtiger ist, als daß die Sympathien übereinstimmen.« Und einmal steht da einer dieser Sätze, an denen das frühere Werk Gerhart Hauptmanns so reich ist. Einem[172] Bauern geht alles, aber auch alles schief. »Welche sind, die haben kein Glück, sagt Banz und meint sich.«

    Ja, das ist ein Buch! So ist die Stadt; so ist das Land, vor allem das niederdeutsche, und so ist die Politik. Man sieht hier einmal deutlich, wie eben diese Politik nicht allein in wirtschaftliche Erklärungen aufzulösen ist; wie sich diese Menschen umeinanderdrehen, sich bekämpfen und sich verbünden, sich anziehen und abstoßen, sich befehden und verbrüdern . . . als seien sie von blinden und anonymen Leidenschaften getrieben, denen sie erst nachher, wenn alles vorbei ist, ein rationalistisches Etikett aufkleben; das Etikett zeigt den Flascheninhalt nicht richtig an. Sie drücken aufeinander und »lassen den andern hochgehn«; sie spielen einander die Komödie des Dienstlichen vor – und es sind arme Luder, alle miteinander. Und man bekommt einen kleinen Begriff davon, wie es wohl einem zumute sein mag, der in diesen mittlern und kleinen Städten auf republikanischem Posten steht. Fällt er wegen seiner Gesinnung? Natürlich. Fällt er durch seine Gesinnung? Nie. Sie »machen ihn kaputt«, wie der schöne Fachausdruck heißt, aber so: »Herr Schulrat P. hat gegen den § 18 der Bestimmung verstoßen, nach der er . . . « Immer ist da so ein § 18, und immer funktioniert dieser Paragraph prompt, wenn sie ihn grade brauchen. Und niemals hilft die Republik ihren Leuten; sie wird so gehaßt und hat dabei gar nich veel tau seggn. Sie sieht sich das alles mit an . . . sie läßt diese unsäglichen Richter machen, die die Hauptschuld an den blutigen Opfern der letzten Zeit tragen. Rechtsschutz gibt es nicht. Gleichheit vor dem Strafgesetz gibt es nicht. Kommunist sein bedeutet: Angeklagter sein, und wenn die Nazis ganze Kleinstädte terrorisieren, so bleibt der Landgerichtsrat milde und hackt auf den Belastungszeugen herum. Und wenn es gar nicht anders geht, wenn sonst nichts da ist, einen verhaßten Republikaner tot zu machen, dann hilft irgend ein § 18. Noch niemals aber ist ein Mitglied der herrschenden Rechtskaste über solch einen Paragraphen gestolpert, falls er sich nicht bei seiner Klasse mißliebig gemacht hat. Da gilt dann der Paragraph nicht. Man fällt nicht über seine Fehler. Man fällt immer über seine Feinde, die diese Fehler ausnutzen.

    So einen Arztroman möchten wir lesen. So einen Journalistenroman. So einen berliner Roman. Dazu wäre allerdings der besondere Glücksfall nötig, daß ein schriftstellerisch begabter Mann in diesem Milieu lebt und es so genau kennt, wie Fallada das seinige.

    Er hat es kaschiert. Seine Helden heißen nicht Knut, sondern Tunk. Wird diese Tarnkappe genügen? Begeistert wird die kleine Stadt von seiner Schilderung grade nicht sein – nicht davon, wie er sie entblößt; wie er aufzeigt, daß weit und breit keine Juden da sind, die man für alles verantwortlich machen könnte; weit und breit keine Kommunisten,[ die etwas bewirken. Fallada, sieh dich vor. Es gibt ein altes Grimmsches Märchen von der Gänsemagd, die eine Prinzessin war und die nun als Magd dienen muß. Den Kopf ihres treuen Rosses haben sie ans Stadttor genagelt, und jeden Morgen, wenn sie ihre Gänse da vorübertreiben muß, sieht sie es an und spricht:

    »O Fallada – daß du hangest!«

    Wenn sie dich kriegen, Hans Fallada, wenn sie dich kriegen: sieh dich vor, daß du nicht hangest! Es kann aber auch sein, daß sie in ihrer Dummheit glauben, du habest mit dem Buch den Sozis ordentlich eins auswischen wollen, und dann bekommst du einen Redakteurposten bei einem jener verängstigten Druckereibesitzer, die in Wahrheit die deutsche Presse repräsentieren.

    Obgleich und weil du den besten deutschen Kleinstadtroman geschrieben hast.

    · Ignaz Wrobel
    Die Weltbühne, 07.03.1931, Nr. 14, S. 496.

    #Allemagne #histoire #nazis #SPD #politique #province #fascisme

  • Impérialisme et #armes à feu
    http://www.laviedesidees.fr/Priya-Satia-Empire-Guns-Violent-Making-Industrial-Revolution.html

    À propos de : Priya Satia, #empire of Guns : The Violent Making of the Industrial Revolution, New York, Penguin Press. Après avoir analysé le projet impérial de surveillance mis au point par l’espionnage anglais, l’historienne Priya Satia revient sur les liens entre impérialisme, représentations sociales et #violence en #Grande-Bretagne aux XVIIe et XIXe siècles, à travers une étude consacrée aux armes à feu.

    #Histoire #guerre
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200318_armes_.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200318_armes_.pdf

  • Rapports quotidiens du commissaire spécial de police en service au #poste_frontière du #Montgenèvre en #1884 - #1885
    Une recherche de #Philippe_Hanus publiée sur FB :
    https://www.facebook.com/philippe.hanus.94/posts/666078854128574

    Ami.e.s des confins,

    Puisque nous sommes désormais compagnes et compagnons d’infortune de nos voisins transalpins, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ces rapports quotidiens du commissaire spécial de police en service au poste frontière du Montgenèvre en 1884-85 (d’après une documentation des Archives départementales des Hautes-Alpes).

    Il est question d’épidémie de #choléra, de mouvements migratoires, de #couvre-feu et de #nationalisme de frontière…

    Concordance des temps comme dirait J. - N. Jeanneney ?

    20/09/1884 : les familles piémontaises qui avaient quitté Marseille en raison de l’épidémie de choléra pour rentrer dans leur pays par le Montgenèvre reviennent en France.

    30/09 : trente italiens par jour retournent à Marseille et trente quittent la France pour l’Italie. Ce sont des individus des deux sexes appartenant à la « classe ouvrière ». Ils sont originaires de la province de #Turin. Il entre en France « beaucoup de jeunes volailles ».

    11/11 : divers officiers italiens « en bourgeois » (en civil) se rendent au #mont_Chaberton.

    24/11 : petit tremblement de terre sans conséquences.

    2/12 : le plus grand calme règne au Montgenèvre.

    22/12 : deux mètres de neige sont tombés au col : Montgenèvre est bloqué.

    5/01/1885 : temps glacial, route verglacée.

    21/01 : fréquentes avalanches, pays bloqué.

    30/01 : circulation enfin rétablie.

    24/04 : premiers mouvements de troupes italiennes à nos frontières.

    21/05 : deux compagnies d’infanterie prennent leurs quartiers au Montgenèvre.

    23/05 : différentes compagnies de chasseurs italiens montent au col.

    2/06 : des soldats français se sont rendus en Italie. Les douaniers italiens sont « surexcités » : rixe dans un bar à Cézanne où des hommes pris pour des sous-officiers français ont été invectivés par des Italiens.

    14/06 : frontière à nouveau calme.

    6/07 : on annonce de grandes manœuvres italiennes à la frontière, environ 10 000 h.

    Le 30/07 : les soldats Italiens prennent possession du Mont Chaberton avec huit pièces de canons « le Chaberton est toujours le point sur lequel se fixe l’attention des militaires… Il est l’objet de fréquentes visites d’officiers, en bourgeois, italiens et français ».

    Le 10/08/1885 : en raison du choléra on établit un #cordon_sanitaire à la frontière : « en arrivant aux Clavières, les voyageurs et les bagages venant de France sont soumis à une sorte de #désinfection en présence du médecin délégué… ».

    12/08 : les voyageurs en provenance de France sont « désinfectés avec de l’#eau_phénique, puis le médecin délivre un billet à ceux dont la santé est bonne.

    27/08 : l’entrée en Italie par les Clavières la nuit est interdite à tout le monde.

    20/10 : le poste de santé des Clavières, composé d’un médecin, un comptable et de deux sergents de ville a été supprimé dans la journée. Tout est tranquille.


    https://www.facebook.com/philippe.hanus.94/posts/666078854128574
    #histoire #épidémie #frontières #France #Italie #militarisation_des_frontières #armée #fermeture_des_frontières

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  • Une grippe à cent millions de morts
    http://www.laviedesidees.fr/Freddy-Vinet-grande-grippe-1918-pire-epidemie-siecle.html

    À propos de : Freddy Vinet, La grande grippe. 1918. La pire #épidémie du siècle, Vendémiaire. Prise entre les grandes épidémies du passé et l’horreur de la #guerre_mondiale, la grippe de 1918-1919 a longtemps peiné à être reconnue comme un désastre sanitaire et social majeur. Les réactions face à l’épidémie actuelle témoignent d’un déni récurrent face à une #maladie qui déconcerte.

    #Histoire
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_grippeespagnole.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200317_grippeespagnole.pdf

  • Une grippe à cent millions de morts
    http://www.laviedesidees.fr/Une-grippe-a-cent-millions-de-morts.html

    À propos de : Freddy Vinet, La grande grippe. 1918. La pire #épidémie du siècle, Vendémiaire. Prise entre les grandes épidémies du passé et l’horreur de la #guerre_mondiale, la grippe de 1918-1919 a longtemps peiné à être reconnue comme un désastre sanitaire et social majeur. Les réactions face à l’épidémie actuelle témoignent d’un déni récurrent face à une #maladie qui déconcerte.

    #Histoire
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202003_grippeespagnole.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200317_grippeespagnole.pdf

  • Infographic: The History of Pandemics, by Death Toll

    https://www.visualcapitalist.com/history-of-pandemics-deadliest

    #intéressant #visualisation #pandémies #coronavirus

    The History of Pandemics

    Pan·dem·ic /panˈdemik/ (of a disease) prevalent over a whole country or the world.

    As humans have spread across the world, so have infectious diseases. Even in this modern era, outbreaks are nearly constant, though not every outbreak reaches pandemic level as the Novel Coronavirus (COVID-19) has.

    Today’s visualization outlines some of history’s most deadly pandemics, from the Antonine Plague to the current COVID-19 event.

  • Durant la Seconde guerre mondiale, le Canada a refusé d’accueillir des juifs. Et ceux qui les soutenaient étaient très divisés sur l’attitude à adopter #histoire #migrations #juifs #frontières

    https://sms.hypotheses.org/24397

    Le Canada est aujourd’hui perçu comme un pays ouvert à l’immigration et très accueillant pour les réfugiés. Son Premier ministre, Justin Trudeau, a même fait de l’accueil de 25 000 réfugiés syriens l’une de ses promesses électorales. Pourtant, le pays n’a pas toujours été aussi favorable aux populations en fuite. Ce même Premier ministre présentait d’ailleurs ses excuses, au nom du gouvernement, pour l’attitude du Canada durant la Seconde Guerre mondiale : « En 1938, le monde était aux prises avec une crise de réfugiés de plus en plus grave. […] Parmi tous les pays alliés, le Canada sera celui qui admettra le moins de Juifs entre 1933 et 1945. Il a accueilli beaucoup moins de réfugiés que le Royaume-Uni et considérablement moins par personne que les États-Unis. […] En ce qui concernait les Juifs, aucun, c’était déjà trop. »

    Dans sa déclaration, Justin Trudeau présente donc le Canada comme le pire pays d’accueil possible pour les réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale. Alors même que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants — notamment de confession juive – fuient les persécutions nazies et la guerre, seules 5 000 personnes sont accueillies entre l’arrivée d’Hitler au pouvoir et la fin du second conflit mondial. Comment est-on alors passés « du pire pays d’accueil » à l’un des plus ouverts ? (...)

    • Si le Canada accueille aujourd’hui beaucoup d’immigrés choisis sur des critères financiers très stricts, il reste tout aussi raciste à l’égard des immigrés va-nu-pieds qui arrivent via les USA (beaucoup d’Amérique Latine, d’Haiti, mais aussi du monde arabe, d’Afrique etc.). Le Canada vit sur cette réputation de pays accueillant, mais il faut dénoncer ce mythe. Le Canada est un pays colonial raciste qui expulse à tour de bras et qui n’accorde aucun droit (moins même qu’aux USA) aux immigrés sans statut...

      #Canada #immigration

  • Le #Portugal au temps de Salazar
    http://www.laviedesidees.fr/Fernando-Rosas-art-durer-fascisme-Portugal.html

    À propos de : Fernando Rosas, L’art de durer. Le #fascisme au Portugal, Éditions sociales. De 1926 à 1974, le Portugal a vécu sous le joug de la dictature salazariste. L’historien portugais Fernando Rosas revient sur les piliers d’un régime fasciste qui demeure mal connu en dépit de sa longévité.

    #Histoire #régime_politique
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200316_salazar.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200316_salazar.docx

    • En se penchant sur l’histoire du Portugal au XXe siècle et tout particulièrement sur la période de la dictature, on tombe presque inévitablement sur le nom de l’historien Fernando Rosas. La condition était jusqu’à maintenant de lire le portugais pour pouvoir accéder à son œuvre très dense, qui s’est surtout concentrée sur cette période. La parution de cette traduction, dont l’original date de 2012, marque donc une salutaire étape pour le public français curieux d’en apprendre davantage sur ce moment crucial pour le Portugal et déterminant pour ses anciennes colonies. Elle permet, pour la première fois, de lire Fernando Rosas en français. La rigoureuse traduction réalisée par Clara Domingos, et l’ajout de notes de traduction ainsi que de repères et d’une chronologie facilitent la compréhension de cette période historique.

      Fernando Rosas, L’art de durer. Le fascisme au Portugal, traduit du portugais par Clara Domingues. Paris, Éditions sociales, 2020. 332 p., 22 €. [Salazar e o Poder. A Arte de Saber Durar, Lisbonne, chez Tinta-da-china, 2012].
      #dictature #livre

  • COVID-19 and the anti-lessons of history - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30468-2/abstract

    Meanwhile, the protests in Hong Kong from June, 2019, have been a reaction to a perceived erosion of the territory’s quasi-autonomy as a special administrative region. While ostensibly an anti-government protest against the introduction of an extradition bill, the Hong Kong protests could be viewed as an attempt to push back against Xi’s expansion of central power. Concurrently, a US–China trade war instigated by President Donald Trump’s imposition of tariffs on China in 2018 is hitting the Chinese economy. The COVID-19 outbreak is compounding this economic situation, holding out the potential for a global recession with major disruption to global supply chains.
    Taken together, these entangled circumstances have created a unique setting in which the COVID-19 outbreak is evolving.

    [...]

    Analogies of COVID-19 are rarely extended to encompass these intermeshing social and political environments. The lessons approach skates over this history, even as history’s expediency as a tool for instruction is flaunted.

    #leçons #histoire #analogies #contexte

  • Ritals en eaux mortes - I
    http://oletrouher.blog.free.fr/index.php?post/2020/03/13/Ritals-en-eaux-mortes

    Texte : MLT & Dessin : OLT

    Marius Caius créa Aigues-Mortes en 102 avant J-C selon Pagezy. Au Xe siècle, un document mentionnant la contrée Ayga Mortas (ou Eaux Mortes) sera découvert. En Méditerranée, Marseille dépend de l’empereur germanique, Montpellier est au roi d’Aragon. Pour reprendre Jérusalem, Louis IX se croise en 1240. Son port d’expédition viendra d’une lagune immense. Aigues-Mortes communique avec la mer par des graus. Les travaux de construction de la « Tour du Roi » (Tour Constance) débutent en 1241. Louis IX octroie moult avantages à Aigues-Mortes afin de peupler cette ville. Le bénéfice de l’accès à la cité se fera par une chaussée endiguée au travers des marais, défendue par la Porte de la Tour Carbonnière. D’Aigues-Mortes, la VIIe croisade embarque en... Lire Ritals en eaux mortes - (...)

    #Histoire #BD

  • Intéressante analyse, par un historien, de la représentation du Moyen-Âge dans le livre et surtout dans la série Game of Thrones. Est-ce que le Moyen-Âge était vraiment comme cela (à part les dragons, bien sûr), du point de vue religieux et politique ?

    (L’auteur note par exemple que la bourgeoisie urbaine est complètement absente, et semble n’avoir aucun pouvoir.)

    https://acoup.blog/2019/05/28/new-acquisitions-not-how-it-was-game-of-thrones-and-the-middle-ages-part-i

    #histoire #GoT