• Douleurs de l’#exil : les #huguenots sous Louis XIV

    L’affreux exil auquel sont contraints en foule les Syriens du fait des malheurs de leur patrie, les drames qui marquent leur chemin, la grande diversité des accueils qui leur sont faits parmi les nations où ils cherchent un asile, cet exil contemporain incite à rechercher des précédents...

    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/03/00f14e56-2f7f-4f27-9e52-6f9bbea7cbfe/738_emmigration-des-salzbourgeois.jpg
    https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/douleurs-de-lexil-les-huguenots-sous-louis-xiv
    #histoire #réfugiés #asile #migrations


  • BALLAST | Vive la Première Internationale !
    http://www.revue-ballast.fr/vive-la-premiere-internationale
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/05/piait.jpg

    Pour les gens qui connaissent mal ce sujet, pouvez-vous déjà resituer les principales tendances qui cohabitent au sein de la Première Internationale ?

    Il y a, au départ, l’impulsion des trade-unionistes anglais — le plus important mouvement syndical du XIXe siècle, qui préconise une forme de synchronisation à l’échelle européenne pour contrer la mise en concurrence des ouvriers dans un moment d’accélération de la mondialisation capitaliste. Ils ne sont pas les plus révolutionnaires, mais les plus organisés : leurs dirigeants se nourrissent souvent d’une pensée positiviste. Il y a les ouvriers français, qualifiés souvent de proudhoniens — mais qui ne sont pas seulement réductibles à cette seule influence : ils puisent également chez les utopistes (pensons à Fourier) —, qui cherchent à ce moment de libéralisation du Second Empire des nouvelles voies d’organisation de la classe ouvrière, tant par les élections (Manifeste des soixante) que par la constitution de corporations syndicales. Il y a la présence des « communistes » allemands, notamment parmi les exilés à Londres, dont Marx, bien sûr. En périphérie, on constate l’intérêt de tout un tas de proscrits démocrates qui grenouillent à Londres, et participent aux débats initiaux dans l’espoir d’y défendre leur cause particulière. Schématiquement, on peut distinguer deux axes principaux dans le projet initial de l’Internationale : la solidarité entre les travailleurs ; la fraternité entre les peuples.

    « Nombreux sont ceux qui en viennent à penser qu’il faut passer par d’autres formes d’actions et d’organisations politiques. »
    En 1868, Bakounine se rapproche de l’AIT en rompant avec la Ligue pour la paix, qu’il juge trop bourgeoise. Il va constituer un réseau parallèle et aura rapidement une grande influence sur certaines sections de l’Internationale, notamment parmi les internationaux suisses, italiens ou espagnols. Le programme particulier de l’Alliance se caractérise par la mise en avant de l’athéisme, le rejet de l’État ou encore l’égalité entre les sexes — ce qui explique qu’on pourra parler d’une tendance anarchiste, ou plutôt anti-autoritaire, même si ceux-là se disent alors « socialistes révolutionnaires » ou « collectivistes anti-autoritaires ».

    Nous parlions tout à l’heure des différents courants présents en son sein. De quelle façon les retrouvent-on dans la Commune ?

    « Le massacre des communards glace le mouvement ouvrier français pendant une décennie, mais aussi, plus largement, l’ensemble des mouvements européens. »
    Comme le note Jacques Rougerie, l’AIT est une force potentielle dans la Commune — plusieurs dizaines de milliers d’affiliés —, mais une faiblesse organisatrice… L’AIT n’a aucun rôle dans le 18 mars : c’est la foule parisienne qui déclenche l’insurrection. Les grands organisateurs de la fédération parisienne de l’Internationale, comme Varlin ou Theisz, sont des participants acharnés à la Commune, mais ils vont agir à titre individuel : ils sont à la garde nationale, aux comités d’arrondissements, dans les clubs… Un tiers des communards répertoriés sont membres de l’AIT, mais ils n’agissent pas spécialement en tant que tels.

    Parmi les courants, on distingue les blanquistes, qui ont afflué dans l’Internationale après septembre 1870, pensant qu’elle pourrait être un outil pour précipiter les choses, puis les collectivistes, et quelques proudhoniens — il y a aussi des « proudhoniens obtus », comme Tolain et Fribourg, qui se déclarent contre la Commune et se séparent de l’AIT. Grosso modo, les premiers préconisent la constitution d’un Comité de salut public, durant la Commune, tandis que les socialistes refusent l’aventure et la dictature — on leur reprochera d’ailleurs parfois la faiblesse de leur légalisme. On retrouve les internationaux aux postes économiques et sociaux de la Commune, on leur doit la principale influence sur le caractère social de cette dernière. Parallèlement, le Conseil général de Londres et les correspondants de Marx à Paris, Seraillier, Frankel, déplorent le manque de structure et de discipline de l’AIT parisienne, qui s’éparpille à la moindre commotion politique. Ce défaut d’organisation apparaît pour eux comme une des leçons de l’échec de la Commune.

    #histoire #mouvement_ouvrier #socialisme #Internationale



  • 18 . März 1871 - DaybyDay ISSN 1860-2967
    http://daybyday.press/spip.php?article5798

    Ein histrorischer Tag. Vor 146 Jahren: Der Tag des Beginns des Aufstands der Kommunarden in Paris. An dem sich auch in diesem Jahr wieder die Freundinnen und Freunde der Pariser Commune von 1871 im 10. Bezirk in Paris versammeln

    Peter Watkins : La Commune Paris, 1871

    1.
    https://www.youtube.com/watch?v=ibRX95ers28

    2.
    https://www.youtube.com/watch?v=xlOd5Ndh1vA

    3.
    https://www.youtube.com/watch?v=GLClU1iFTic

    4.
    https://www.youtube.com/watch?v=pKGXpxUKQuw

    ...

    Enfin l’incontournable Jean Ferrat
    https://www.youtube.com/watch?v=ZDPk3_l42gE

    #histoire #révolte #communisme


  • Pour celles et ceux intéressé-e-s par l’histoire coloniale et donc notre #histoire et qui sont dans la région lilloise :
    Conférence débat le 1er avril à 15h avec Thomas Deltombe et Georges Agbodjan
    Le sujet : Guerres de libération et relations de dépendance : l’invention de la #Françafrique. Regards croisés sur le #Cameroun et le #Togo
    Lieu : Maison de quartier de Moulins Métro Porte de Douai.
    Entrée gratuite
    http://regardsdetravers.free.fr/sons/affiche.jpg


  • J’ai donc donné mon deuxième cours hier soir à l’UPop Montréal, Une histoire populaire en chansons, consacré aux Chansons Historiques et à des héro.ine.s comme Abdel Kader, Rosa Parks, Che Guevara, Angela Davis, Steven Biko, Thomas Sankara, Fares Odeh, Um Nyobe, Amilcar Cabral, Norbert Zongo, Toussaint Louverture, Alexandra Kollontaï ou Cheikh Anta Diop.
    http://www.upopmontreal.com/hiver-2017/une-histoire-populaire-en-chansons

    Moins de discussions qu’au premier cours, mais un public attentif et une bonne ambiance.
    http://entrelesoreilles.blogspot.ca/2017/03/elo270-chansons-historiques.html

    Dans deux demaines, le troisième cours sera consacré aux Chansons révolutionnaires. Pour vous consoler de l’avoir raté, ou pour raviver vos souvenirs, voici donc la playlist d’hier soir :
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLkeA_mTMOkTv0pa55INvgpGV0Q4c28azb

    #Musique #Musique_et_politique #Histoire
    #Shameless_autopromo



  • #Entretien avec #Sylvain_Bertot autour du rap indépendant
    http://www.swampdiggers.com/Entretien-avec-Sylvain-Bertot-autour-du-rap-independant

    Un long entretien en deux parties où Sylvain Bertot décortique la scène foisonnante du rap indépendant des années 2000 pour l’émission #Black_Mirror. L’excellent éditeur Le mot et le reste fournit régulièrement les fondus de bon son en guides d’exploration fouillés, dans tous les styles, par les plus reconnus passionnés du genre. Le camarade Sylvain Bertot, de l’incontournable blog Fake For Real, s’apprête à y sortir le très attendu Mixtapes - Un format musical au cœur du rap. Vous pouvez trouver un (...)

    #Focus

    / #Focus, Entretien, #boom_bap, #Independant_Rap, #Analyse, #Histoire, #hip-hop, #livres, Black Mirror, Sylvain (...)

    « http://blackmir.blogspot.be »
    « http://www.ihh-magazine.com »
    « http://hiphopsection.fakeforreal.net »
    « http://www.fakeforreal.net »


  • Le #genre en #images
    https://www.canal-u.tv/producteurs/universite_toulouse_ii_le_mirail/journees_d_etudes_seminaires_rencontres_debat/le_genre_en_images

    11 min
    Le genre en images : approches historiques et lectures critiques des sources iconographiques. Ouverture de la journée / Sophie Cassagnes-Brouquet, Adeline Grand-Clément

    58 min
    De l’iconographie des #femmes à celle du genre : quelques problèmes actuels pour les scènes peintes sur les vases grecs / Pauline Schmitt Pantel

    50 min
    Monographie, approche sérielle et généalogie des images : l’iconographie de la reine de Saba au Moyen-Âge / Sophie Cassagnes-Brouquet

    60 min
    Les #statues antiques ont-elles un sexe ? La construction du féminin et du masculin dans la plastique grecque / Adeline Grand-Clément

    49 min
    Mode et #Histoire : sur les têtes des femmes / Maria-Giuseppina Muzzarelli

    50 min
    Pour l’histoire des femmes et du Genre / Florence Rochefort


  • Children’s Book Recounts Khmer Rouge’s Theft of Childhood

    Hok Sothik was 7 years old when the Khmer Rouge seized control of the country in April 1975, he writes in his recently released children’s book, “#Sothik.”

    Sent to a children’s camp, he longed to return to his parents’ house. So one day, he pretended to be sick and the minute the other children and their guards left for the rice field, he ran home. But he found the house empty, and was soon caught by the Khmer Rouge camp chief.

    https://www.cambodiadaily.com/cdfiles/wp-content/uploads/2017/03/cam-photo-book-1.jpg
    https://www.cambodiadaily.com/cdfiles/wp-content/uploads/2017/03/Khmer-Rouge-soldiers-herd-people-at-gunpoint.-Illustration-by-Tian-1.jpg
    https://www.cambodiadaily.com/cdfiles/wp-content/uploads/2017/03/Villagers-take-cover-in-a-trench-during-a-bombardment-in-the-early-1970s.-Illustration-by-Tian.jpg
    https://www.cambodiadaily.com/news/childrens-book-recounts-khmer-rouges-theft-of-childhood-126484
    #livre #livre_pour_enfants #khmers_rouges #cambodge #histoire #dessins
    via @albertocampiphoto


  • Quetzalcóatl ou l’apôtre incrédule

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Quetzalcoatl-ou-l-apotre-incredule

    L’essai de Georges Lapierre Vierge indienne et Christ noir,
    une « petite archéologie de la pensée mexicaine », paraît en feuilleton, deux fois par mois, sur « la voie du jaguar ».

    Dès la fin du XVIIe siècle et tout au long du XVIIIe, nous assistons à un phénomène intéressant mais, comme tout phénomène de psychologie sociale, infiniment complexe : le lent processus de formation d’une société, qui se détache peu à peu de la société métropolitaine pour apparaître en tant que collectivité à part entière, différente de la société mère, dont elle est issue et dont elle a hérité certains traits, et se présentant désormais comme une entité nouvelle. Ce long travail de maturation, de parturition, a été décrit et analysé avec acuité par Jacques Lafaye dans son livre désormais classique, du moins au Mexique, intitulé Quetzalcóatl et Guadalupe, la formation de la conscience nationale au Mexique. (...)

    #Mexique #histoire #religion #mythologie #Église #peuples_originaires #Quetzalcóatl


  • The 2,500-year-old roots of gender inequality - The Boston Globe
    https://www.bostonglobe.com/ideas/2017/03/04/the-year-old-roots-gender-inequality/7zE60rjYuOAHjFB8hEBq1N/story.html

    WOMEN STILL STRUGGLE for equal rights around the world — and considering patriarchy’s deep-seated roots in human history, it’s no wonder. In China, gender inequality may have its seeds in the Bronze Age more than 2,500 years ago, according to a recent study from Queens College in New York City.

    Scientists examined Neolithic Age graves from the Chinese Central Plains about 5,000 years ago, plus graves from the more recent Bronze Age. They documented the riches accompanying male and female skeletons and examined their bones for signs of stress. Then, they tested the chemical differences between sexes — a process that involves grinding human bones into a fine powder, dropping that powder into an acid to extract its protein, and running that protein through a mass spectrometer.

    These are really tough data sets to get, and they’ve done really difficult work by pulling all of these together,” said Tristram Kidder, an anthropology professor at Washington University in St. Louis. “What they found is a very significant change in China’s history — this shift towards patrilineal, male-dominated society.

    By examining carbon and nitrogen isotopes in the bones, scientists could see the types of plants and the amount of animal products people ate in roughly the last decade of their lives. Diets were about the same between sexes during the Neolithic Age, but that changed in the Bronze Age when new crops and domesticated animals were introduced. Men continued to live on traditional millet and animal products, while women were anemic and relied on wheat — a newer crop described as a “poor man’s food” in later historical records.

    Wheat isn’t significantly less nutritious than millet, but it’s a sign that males and females started eating and socializing separately.

    During the Neolithic [Period], females were probably contributing more to the farming community, and male and females were dependent on each other for survival,” said Kate Pechenkina, an anthropology professor at Queens College and the study’s lead author. “As soon as that relaxes, the balance tips toward gender inequality.

    The Neolithic burial site showed no clear sign of gender inequality — which is quite unusual, Pechenkina says. But in the Bronze Age, inequalities became obvious: Males were buried with more riches, and female skeletons became significantly shorter, likely because of childhood malnourishment.

    vu dans les brèves des Cahiers de Sciences et Avenir, n°168, avril 2017 sur Les Hérésies
    (mais pas trouvé sur leur site)

    • le résumé de l’étude, l’accès à l’article est sous #paywall

      Shifting diets and the rise of male-biased inequality on the Central Plains of China during Eastern Zhou
      http://www.pnas.org/content/114/5/932

      Farming domesticated millets, tending pigs, and hunting constituted the core of human subsistence strategies during Neolithic Yangshao (5000–2900 BC). Introduction of wheat and barley as well as the addition of domesticated herbivores during the Late Neolithic (∼2600–1900 BC) led to restructuring of ancient Chinese subsistence strategies. This study documents a dietary shift from indigenous millets to the newly introduced cereals in northcentral China during the Bronze Age Eastern Zhou Dynasty (771–221 BC) based on stable isotope analysis of human and animal bone samples. Our results show that this change affected females to a greater degree than males. We find that consumption of the newly introduced cereals was associated with less consumption of animal products and a higher rate of skeletal stress markers among females. We hypothesized that the observed separation of dietary signatures between males and females marks the rise of male-biased inequality in early China. We test this hypothesis by comparing Eastern Zhou human skeletal data with those from Neolithic Yangshao archaeological contexts. We find no evidence of male–female inequality in early farming communities. The presence of male-biased inequality in Eastern Zhou society is supported by increased body height difference between the sexes as well as the greater wealth of male burials.

    • Fin de l’article :

      “If their family or their community were short on food, girls were the first to be deprived,” Pechenkina said. “When your body doesn’t get enough food, it has to sacrifice something.”

      Scientists aren’t exactly sure how the inequality rose or whether this evidence can speak for the rest of the world. But finding a historical turning point inevitably gets us closer to understanding ourselves as people — and where our social issues were born.

      “Last I heard, women make up 50 percent of the population in this world,” Kidder said. “Their stories in human history are very important because they shape who we are today.”

      Résumé : d’après des études sur les squelettes de femmes et d’hommes préhistoriques en Chine, il y a 5000 ans, dans le Néolithique, les femmes et les hommes mangeaient la même chose, et en particulier de la viande et du millet, et leurs squelettes ont des tailles comparables. C’est aussi une période où les deux sexes partageaient probablement équitablement les responsabilités, les activités, et une certaine interdépendance.

      Il y a 2500 ans, à l’Age de Bronze, lorsque l’agriculture s’est développée et la domestication animale a débuté, une inégalité s’est installée, en faveur des hommes. Les hommes ont continué de manger la même nourriture, alors que les femmes se sont mises à manger moins de viande, et d’autres céréales, en particulier du blé. S’il y avait moins de nourriture, elles en étaient les premières privées, et on observe des squelettes de femmes plus petits et comportant des signes de malnutrition infantile...

      La raison exacte qui a poussé cette inégalité à s’installer n’est pas connue, mais elle est datée et on peut imaginer que ça a du être peu ou prou pareil partout à un moment ou à un autre...

      Précédents articles sur le sujet :
      https://seenthis.net/messages/371071
      https://seenthis.net/messages/372186
      https://seenthis.net/messages/562728

      #domination #alimentation #dimorphisme_sexuel #stature #taille #inégalités #histoire #Préhistoire #Femmes #Femmes_Hommes #Sexisme #Petites #Evolution #Chine #Science

    • J’ai l’impression que ce n’est pas le défaut de nourriture mais son abondance qui a créé l’inégalité... Comme si des conditions de vie difficiles obligeaient à se serrer les coudes mais que l’apparition de surplus donnait lieu à l’établissement de castes privilégiées qui se permettent de se couper un bras en refusant désormais le partage.
      cc @koldobika et @nicolasm que ça pourrait intéresser.

    • Je pencherais plutôt pour la répartition genrée des rôles à partir de l’adoption de l’agriculture : les hommes aux champs et les femmes à la maison. Les travaux dans les champs étant considéré comme un travail plus physique que les travaux domestiques, les hommes auraient été mieux nourris. Maintenant c’est peut-être plus complexe avec plusieurs facteurs qui peuvent entrer en jeu.

    • Ce que je soulignais @nicolasm c’est qu’avec la sédentarisation des communautés, les femmes ont été reléguées aux travaux domestiques contrairement aux hommes qui ont continué à vaquer à leurs occupations à l’extérieur. C’est une rupture importante d’avec les sociétés basées sur la chasse et la cueillette où tout le monde est dehors, et, semble-t-il, des inégalités moins pesantes.

    • Pas sûr que le côté dedans/dehors était si différent ? entre les hommes partis chasser des fois pendant des jours, et les femmes qui s’occupent du campement.
      Peut être que la distinction est plus sur le côté communauté vs foyer ?

    • Ca ne me choque pas d’imaginer un partage du travail, lié entre autre à la grossesse et à l’allaitement : puisque les femmes enfantent, on leur « épargne » les travaux difficiles ou dangereux, mais alors pourquoi, en même temps, on les affamerait ? C’est mettre en péril la génération suivante, y compris de futurs hommes.

      C’est complètement con, mais en même temps ce ne serait pas la seule fois dans leur histoire que les humains, et en particulier les hommes, font des choix complètement cons pour leur survie...

    • Les femmes cueilleuses faisaient des kilomètres, elles n’attendaient pas M. Pierrafeu sagement dans la cave. En revanche, c’est ce que j’ai appris de ma monographie sur les Batek, elles étaient tenues à des excursions et ne pouvaient pas faire de parties de plusieurs jours pour aller chercher de la nourriture.

    • On a pas déjà eu des articles comme quoi avant l’agri le découpage n’était finalement peut-être pas aussi simple que ça, et qu’il y avait aussi des hommes à la cueillette et peut-être des femmes à la chasse ? Notamment parce qu’en fait c’était une présupposition sexiste des archéologues (les grands sont des hommes etc), alors qu’en fait les squelettes retrouvés sont très difficilement « sexuables ».

      En revanche, dès avant l’agriculture, les anthropologues nous disent généralement qu’il y avait déjà une grosse séparation par rapport au tabou du sang.

    • @aude_v plus que l’abondance c’est la répartition qui pose souci, le point critique est plutôt le fait que la nourriture soit stockable ou pas. Pour plusieurs auteurs à partir du jour où on a eu des surplus stockables on était foutus.
      Après, concernant les inégalités de genre, je dirais qu’elles sont plus probablement apparues en même temps que l’agriculture (à travers la maîtrise par les hommes de la reproduction humaine, animale et végétale) plutôt que comme conséquence de la gestion des surplus.
      #travail_reproductif

    • Peut être une piste avec Ibn Khaldoun (Islam des « lumiéres »)
      Sur le passage du nomadisme à la sédentarisation.
      Le groupe, le rapport à la nature, structure de civilisation, complexité des techniques (technologie) et gouvernement.

    • Suite de cette discussion et de celle sur le lien entre patriarcat et agriculture, cet article :

      L’homme est-il responsable de la désertification du Sahara il y a 8.000 ans ?
      Jean-Paul Fritz, L’Obs, le 16 mars 2017
      https://seenthis.net/messages/580597

      En comparant les données archéologiques sur l’apparition de l’élevage dans la région saharienne avec l’évolution sur la durée de certains types de végétation associés à une région désertique, l’archéologue a pu bâtir sa théorie.

      Voici environ 8.000 ans, les premières communautés pastorales se seraient installées dans la région du Nil, et auraient commencé à se répandre vers l’ouest. Et cette progression serait synchrone avec l’augmentation de la végétation désertique.

      Comment cela a-t-il pu se produire ? L’arrivée de tribus dont la ressource principale est l’élevage a eu des conséquences sur l’environnement. Ces civilisations ont aménagé l’espace, incendié des zones qu’ils souhaitaient dédier à leurs animaux, et plus globalement procédé à une déforestation. Le changement dans la végétation, et notamment la disparition de zones de forêts et de savanes, a pu changer la quantité de lumière solaire reflétée par le sol, qui a son tour aurait influencé la circulation atmosphérique. Les moussons, qui irriguaient le Sahara, auraient alors faibli, poussant la région sur le chemin de la désertification.

      #Sahara #désert #changement_climatique #anthropique #archéologie

      Et du coup :
      https://seenthis.net/messages/499739
      https://seenthis.net/messages/524060

      #inégalités #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocene #Anthropocène #capitalocène


  • JUSTIZ : Wende zur Pickelhaube - DER SPIEGEL 33/1983
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-14020478.html
    http://www.tolmein.de/images/video_radikal.jpg
    A travers l’arrestation de Benny Härlin en 1983 on nous a signalé que la liberté de l’expression est quelque chose d’aléatoire dont la définition incertaine est entre les mains des procureurs d’état.

    Westdeutschlands Staatsanwälte, vorneweg Generalbundesanwalt Rebmann, verfolgen Zeitungsmacher als Terroristenhelfer. *
    Wenn der Rechtsanwalt Christian Ströbele in der Untersuchungshaftanstalt in Berlin-Moabit mit seinem Mandanten Benedikt Härlin, 26, sprechen will, muß er besonders laut reden. Schußfestes Panzerglas verhindert direkten Kontakt zwischen dem Verteidiger und seinem Klienten. „Es ist unerträglich“, beklagt Ströbele den Zustand, „man fühlt sich wie im Aquarium.“
    Auch der Schriftwechsel zwischen den beiden ist behindert. Briefe und Dokumente, die der Anwalt an Härlin schickt, landen bei Dieter Palhoff, einem Vorsitzenden Richter am Berliner Kammergericht - erst liest der Richter, dann der Angeklagte.
    Palhoff entscheidet auch darüber, ob andere Zusendungen den Adressaten erreichen. Kaffeesamen, den eine Hamburgerin
    zur Begrünung der Härlin-Zelle geschickt hatte, ließ er nicht durchgehen: „Der Haftraum ist kein Gewächshaus.“
    Eine private Solidaritätsadresse, die der Berliner Baustadtrat Werner Orlowsky mit Dienstpost des Bezirksamts Kreuzberg hatte befördern lassen, beschlagnahmte Palhoff. Weil der Baustadtrat Privates und Dienstliches nicht streng genug getrennt habe, schaltete der Richter die Staatsanwaltschaft ein - „wegen des Verdachts einer Untreue oder eines Betrugs“.
    Als schließlich der Berliner SPD-Sprecher Wilhelm Wiegreffe dem „lieben Benny Härlin“ wünschte, daß sich baldmöglichst „in Ihrem Fall das Recht gegen die Justiz“ durchsetzen möge, beschlagnahmte Palhoff erneut. Senatspolitiker ereiferten sich, Wiegreffes Zuspruch sei ein „unglaublicher Angriff auf die demokratische Rechtsordnung“.
    Vorletzte Woche beschloß der 6. Strafsenat des Kammergerichts unter Palhoffs Vorsitz, die 81 Seiten starke Anklage gegen Härlin und den Mitbeschuldigten Michael Klöckner, 28, zur Hauptverhandlung zuzulassen.
    Den beiden Journalisten, die schon seit Mitte Juni in Haft sitzen (SPIEGEL 26/1983), wirft die Staatsanwaltschaft vor, im Berliner Szene-Blatt „Radikal“ für eine „terroristische Vereinigung geworben“ zu haben; die Verteidiger halten dagegen, „Radikal“ habe lediglich „die grundgesetzlich garantierte Pressefreiheit in Anspruch genommen“.
    Die Zeitschrift der Anarcho-, Sponti- und Alternativ-Szene (Untertitel: „Zeitung für Freiheit und Abenteuer“) war ins Visier der Berliner Justiz geraten, nachdem sie in sieben Ausgaben Strategiepapiere und Bekennerschreiben der terroristischen „Revolutionären Zellen“ (RZ) abgedruckt hatte, ohne im Impressum einen dafür verantwortlichen Redakteur zu benennen. Klöckner und Härlin mußten in Haft, weil sie laut Anklage als Mitglieder einer „Zeitungskooperative e. V.“, die als Mitherausgeber von „Radikal“ fungierte, für die RZ-Veröffentlichungen presserechtlich verantwortlich gewesen seien.
    Mit der Publikation von RZ-Papieren, so der Vorwurf der Ankläger, sollten in der Öffentlichkeit „bestehende Hemmungen“ gegen die RZ abgebaut, „Sympathien für deren strafbare Aktionen“ geweckt und Nachfolge-Taten „gegen die bestehende Rechts- und Gesellschaftsordnung“ vorbereitet werden.
    Daß Journalisten wegen der Veröffentlichung von Texten wie Terroristen eingesperrt werden, ist ein Novum in der westdeutschen Justizgeschichte. Wie ein Schlaglicht beleuchtet der Vorgang, wie sehr sich seit der Bonner Wende das Verhältnis zwischen der Staatsgewalt auf der einen, Medien und Randgruppen auf der anderen Seite gewandelt hat.
    Zeitungen aller Art, von der alternativen „Tageszeitung“ („taz“) bis zur „Frankfurter Allgemeinen“ („FAZ“), hatten mehrfach Schriftliches aus dem terroristischen Untergrund dokumentiert, ohne dafür belangt worden zu sein. Linkslastige Szene-Blätter, kritische Magazine und oppositionelle Bürger jedoch sind nun zunehmend Ziel einschüchternder Polizei- und Justiz-Aktionen.
    Kaum war die Kohl-Regierung im Amt, wurde die „Konkret“-Redaktion wegen angeblichen Verrats von Staatsgeheimnissen durchsucht. Noch bevor die Parteispenden-Affäre Flick rechtlich aufgehellt ist, werden Journalisten von SPIEGEL und „Stern“ wegen der Veröffentlichung von Skandal-Details angeklagt.
    Auch friedliche Demonstranten müssen in einigen unionsregierten Bundesländern neuerdings für Polizeieinsätze zahlen. Und das Demonstrationsrecht soll demnächst derart verschärft werden, daß viele Bürger sich womöglich gar nicht mehr an Protestaktionen beteiligen. „Stell dir vor, es ist Herbst“, ahnen grüne Raketengegner, „und keiner traut sich hin.“
    Weil die Staatsaktion gegen Klöckner und Härlin von vielen als Einschränkung der Pressefreiheit empfunden wurde, formierte sich breiter Protest. Redakteure der „taz“ demonstrierten, die Münder mit Heftpflaster verklebt, vor der Moabiter Haftanstalt gegen die Verhaftung ihrer Kollegen. Die Deutsche Journalisten-Union, der Deutsche Journalisten-Verband, das PEN-Zentrum der Bundesrepublik und der Verband deutscher Schriftsteller warnten unisono „vor der schrittweisen Einführung von Pressezensur“. Die Auffassung des Generalstaatsanwalts beim Kammergericht („Werbung für eine terroristische Vereinigung ist es, wenn etwas gebracht wird, ohne daß man sich davon distanziert hat“) widerspreche „dem verfassungsrechtlichen Zensurverbot“. Es gelte, „solchen Anfängen zu wehren“.
    Der stellvertretende Vorsitzende der SPD-Bundestagsfraktion, Alfred Emmerlich, hielt die Verhaftung für „rechtspolitisch bedenklich“. Wenn die Presse Erklärungen von Terroristen drucke, nehme sie „ihre Pflicht zur Unterrichtung der Öffentlichkeit“ wahr. Emmerlichs Genosse Walter Momper, Fraktionsvize im Berliner Abgeordnetenhaus, sah die „verbrieften Grundrechte der Meinungs- und Informationsfreiheit in Gefahr“ und warnte vor einer „Wende zum Pickelhaubenstaat“. Die Berliner ÖTV-Fachgruppe der Richter und Staatsanwälte beanstandete die Art und
    Weise, wie im Klöckner/Härlin-Verfahren „mit der im deutschen Strafprozeßrecht immanenten Unschuldsvermutung“ umgegangen werde.
    Das Recht, so massiv gegen eine Zeitung und ihre Macher vorzugehen, nimmt sich die Berliner Justiz aus dem erst 1976 ins Strafgesetzbuch eingeführten Paragraphen 129a („Bildung terroristischer Vereinigungen“), den sie besonders weit auslegt.
    Zwar richtet sich der Paragraph eigentlich gegen Terroristen, vor allem gegen Gründer und Mitglieder von Vereinigungen, die „Mord, Totschlag oder Völkermord“, „Straftaten gegen die persönliche Freiheit“ und „gemeingefährliche“ Verbrechen begehen wollen. Mit Haftstrafen zwischen sechs Monaten und fünf Jahren muß aber auch rechnen, wer für eine Terror-Bande „wirbt oder sie unterstützt“.
    Was allerdings, genau, unter „Werben“ zu verstehen ist, steht nicht im Gesetz. Wie es von Staats wegen ausgelegt werden müßte, verklarte Generalbundesanwalt Kurt Rebmann Richtern und Staatsanwälten in einem richtungweisenden Aufsatz in der „Neuen Zeitschrift für Strafrecht“: Es bestehe „weitgehende Einigkeit“, schrieb Rebmann, daß die Anwerbung von Mitgliedern und Anhängern für Terror-Vereinigungen wie die „Rote Armee Fraktion (RAF)“ strafbar sei. Umstritten sei lediglich, ob auch schon „die Werbung um Sympathie“ für solche Gruppen ebenso geahndet werden müsse.
    Doch auch darüber, belehrte Rebmann seine Kollegen, dürfe es „keine Zweifel“ geben: „Sympathiewerbung“ könne „zu einer Stärkung des Gefährdungspotentials terroristischer Vereinigungen führen“ und sei „deshalb als ebenso gefährlich wie andere Formen der Werbung zu beurteilen“. Verfolgt und bestraft werden müsse schon, wer „etwa nur das Symbol einer terroristischen Vereinigung ... z. B. durch Farbsprühen“ an Hauswände schreibe.
    Strafbar sei es auch, so Rebmann, wenn „im Bereich der Presse“ etwa Bekennerbriefe von Straftätern oder Hungerstreikerklärungen inhaftierter Terroristen veröffentlicht würden. Die Publizierung solcher Originaltöne könne sogar dann „strafbares Werben“ sein, „wenn sie als ’Dokumentation’ gekennzeichnet ist“.
    Ein vom westdeutschen Chefankläger definiertes Tatbestandsmerkmal halten Justizkritiker für besonders bedenklich: Laut Rebmann hängt die Bestrafung von Journalisten davon ab, was die Leser von veröffentlichten Texten denken könnten. Strafbar soll die Veröffentlichung eines Artikels nämlich schon dann sein, wenn er „geeignet“ ist, vom normalen Leser („Durchschnittsadressat“) als „Propaganda für eine bestimmte Vereinigung im Sinne des Paragraphen 129 a StGB aufgefaßt zu werden“.
    Weil mithin die Gesinnung des Lesers ausschlaggebend für eine mögliche Verfolgung des Publizisten durch den Staat ist, könnten, wie die „taz“ witzelte, „Zeitungen in Zukunft von den Regierenden gleich selbst geschrieben werden“. Der Berliner Rechtsprofessor Uwe Wesel beklagte, daß bei dieser Gesetzesinterpretation „der Staatsschutz ganz weit vorverlagert“ und „die Entwicklung eines Gesinnungsstrafrechts“ gefördert werde.
    In der Berliner Justiz, die nun erstmals nach Rebmanns Rezept Journalisten als Terroristen-Werber hinter Gitter steckte, hatte die Wende schon früher begonnen. Das Kammergericht verurteilte 1979 vier Mitarbeiter der „Agit“-Druckerei zu neun bis zwölf Monaten Haft. Sie hatten in einer Randgruppen-Zeitung („Info Bug“) angeblich zuviel Verständnis für Terroristen erkennen lassen, obwohl sie nur die Drucker waren. Überdies hatte das Blatt neben RAF-Erklärungen auch Kritik an der RAF veröffentlicht.
    Anderswo führten wohl erst die Rebmann-Gedanken zu strafrechtlicher Verfolgung. In Oldenburg ermittelte die Staatsanwaltschaft gegen die Redakteure der Alternativ-Zeitung „Nordwind“, weil das Blatt eine Hungerstreikerklärung von inhaftierten RAF-Mitgliedern abgedruckt hatte. Dabei war erkennbar, daß sich die „Nordwind“-Macher nicht mit den Terroristen-Parolen identifiziert hatten: „Eine Front mit der Guerilla? - Nee danke.“
    Als das Stuttgarter „Blättle“ die „Nordwind“-Affäre dokumentierte, griffen auch baden-württembergische Staatsanwälte zu. Wegen „Werbung für eine terroristische Vereinigung“ wurden Büros, Druckerei und Wohnungen der „Blättle“-Herausgeber durchsucht. In Göttingen filzten Kripo-Beamte und Staatsanwälte die Redaktionsräume des Göttinger „Atom-Express“, weil die Zeitung eine RZ-Erklärung zum Protest gegen den Schnellen Brüter in Kalkar gedruckt hatte.
    In Hamburg ermitteln Fahnder gegen „Verfasser, Hersteller und Verbreiter“ der „Großen Freiheit“ (Untertitel: „Zeitung aus Hamburg für die Subversion durch Wissen“) wegen eines Artikels über die Verhaftung von RAF-Mitgliedern. Und in Hannover läuft ein Verfahren gegen den Leiter eines Jugendzentrums, in dem ein RZ-Bekennerbrief ans Schwarze Brett gehängt worden war.
    Rebmann, der nach dem Gerichtsverfassungsgesetz für die Einleitung aller 129a-Verfahren zuständig ist, beruft sich bei seiner Rechtsauslegung vor allem auf zwei Autoritäten: Zum einen entspreche die Strafverfolgung von Sympathie-Werbung der Rechtsprechung des Bundesgerichtshofs (BGH); zum anderen habe das Parlament bei der Verabschiedung der Anti-Terror-Gesetze genau dies im Sinn gehabt. Doch da argumentiert der Generalbundesanwalt, daß sich die Balken biegen.
    Zwar entschied der BGH, daß nicht nur das Anwerben neuer Mitglieder zu bestrafen sei, sondern auch das Werben um Sympathie für eine kriminelle Vereinigung. Aber das Urteil, gesprochen im Jahr nach der Ermordung von Rebmann-Vorgänger Siegfried Buback, Bankchef Jürgen Ponto und Arbeitgeberpräsident Hans-Martin Schleyer, ist umstritten.
    Der renommierte Strafrechtskommentar von Schönke/Schröder etwa hält - trotz der BGH-Entscheidung - „eine
    bloße Sympathiewerbung“ für „nicht ausreichend“, um einen Beschuldigten zu verurteilen. Die „Überdehnung“ des Werbebegriffs durch den BGH, kritisierte der ehemalige Vorsitzende des Staatsschutzsenats beim Hamburger Oberlandesgericht, Helmut Plambeck, habe „zu rechtspolitisch ganz unangemessenen Ergebnissen geführt“.
    Mit seinem zweiten Argument liegt Rebmann völlig daneben. Zwar weiß er, daß ein Vertreter des Justizministeriums bei der Beratung der Anti-Terror-Gesetze erklärt hatte: „Die Werbung bedeutet - diese Einschränkung ist wichtig - eine auf Gewinnung von Anhängern gerichtete Tätigkeit, also nicht sonstige Werbungsakte.“ Der Gesetzgeber, behauptet Rebmann, habe sich „diese Auffassung“ nicht „zu eigen gemacht“.
    Das Gegenteil ist richtig. Die damaligen sozialliberalen Bundesminister Gerhart Baum (Inneres) und Jürgen Schmude (Justiz) erklärten nach der BGH-Entscheidung übereinstimmend, eine solche Ausdehnung des Werbebegriffs sei „vom Gesetzgeber nicht gewollt gewesen“. Sollten Staatsanwälte und Richter auf BGH-Kurs bleiben, müsse das Gesetz eben geändert werden. Auch Sozialdemokrat Emmerlich erinnert sich: „Das war keineswegs im Sinne des Gesetzgebers.“
    Ein ehemaliger Bundestagsabgeordneter, der Rebmann politisch näher steht, hat das sogar zu Protokoll gegeben. Während der Parlamentsdebatte zur Einführung der Anti-Terror-Gesetze 1976 erklärte der Christdemokrat Gerhard Kunz für die CDU/CSU-Fraktion, daß „unter Werben für eine kriminelle Vereinigung nichts anderes als das Werben von Mitgliedern“ zu verstehen sei. Kunz ist heute Finanzsenator in Berlin und mag sich dazu nicht mehr äußern.
    Ganz unabhängig von der Debatte um den Werbebegriff haben die Beschuldigten Klöckner und Härlin noch einen anderen Einwand parat: In jener Zeit, in der die beanstandeten „Radikal“-Ausgaben erschienen waren, hätten sie nichts mehr mit der Zeitungskooperative und mit dem Blatt zu tun gehabt. Anwalt Ströbele hat auch deshalb bereits Haftbeschwerde beim Bundesgerichtshof eingelegt.
    Weitere Hilfsaktionen sind im Gange. Per Aufruf in der „taz“ werden „mindestens 200 juristisch verantwortliche Personen und/oder Gruppen“ gesucht, die bereit sind, sich als presserechtlich verantwortliche Herausgeber von „Radikal“ zu bekennen. Ein „Autonomes Plenum“ der Grünen-Ortsgruppe Hanau hat dies gegenüber der Berliner Justiz bereits per Brief getan.
    Der Vorsitzende Richter Palhoff beschlagnahmte das Bekennerschreiben „wegen des Verdachts eines Vergehens nach 129 a StGB“. Er wertete auch den Brief aus Hessen als Werbung für eine terroristische Vereinigung.

    DER SPIEGEL 33/1983

    Happy Birthday, Haftbefehl !
    http://www.tolmein.de/vid02.html

    Ein Videofilm von Oliver Tolmein und Bertram Rotermund
    BRD 1995, 36 Min.

    #Allemagne #presse #censure #histoire #chilling_effect


  • Das kurze Leben von Radio Utopia | Berlin Street
    http://www.berlinstreet.de/9532
    L’histoire de la première radio libre de Berlin

    Heute ist es kaum noch vorstellbar, aber vor 35 Jahren war es kriminell, wenn man selber Radio machte. Fünf Jahre Haft gab es für das Betreiben eines illegalen Senders. Damals war RTL tatsächlich nur in Luxemburg, der Rundfunk in Deutschland war ARD und sonst nichts. Die Sender wurden von den jeweiligen Landesregierungen und Parteien kontrolliert, unabhängige Stimmen kamen kaum vor. Deshalb entstand bereits 1977 in Freiburg das Radio Dreyeckland, der erste deutschsprachige Piratensender, der vor allem über den Kampf gegen die Atomkraftwerke in Baden, Frankeich und der Schweiz informierte.

    Die aufblühende autonome Szene in der Mauerstadt West-Berlin war von diesem Medium angetan. Für die breitere Kommunikation gab es damals nur Druckwerke, vor allem Flugblätter und die Zeitschrift Radikal. Der Verfassungsschutz hatte natürlich mehr als nur ein Auge drauf, immer wieder fanden Razzien in linken Druckereien statt, Verhaftungen, teilweise über Monate hinweg.
    Vor genau 35 Jahren tauchten dann die ersten Plakate auf: Radio UTOPIA: „Jeden Mittwoch ab 18 Uhr, irgendwo zwischen 100 und 104 MHz“. Gespannt saßen Hunderte von Linken, Hausbesetzern, Alternativen am Radio und drehten vorsichtig am Senderknopf. Ganz verrauscht hörten sie dann die Musik und die Ansage: „Hier ist Radio Utopia“. Es war ein Glücksgefühl, endlich hatte man den ersten Schritt getan zu einem eigenen Sender, der nichts von der Behäbigkeit der Öffentlich-Rechtlichen hatte, der zur Diskussion linker Politik dienen sollte. Die Ansprüche, die Erwartungen waren hoch. Utopisch hoch, insofern passte der Name genau.

    Zwar gab es eine Redaktion, die aktuelle Diskussionen behandelte, aber es wurden auch Beiträge von Basisgruppen, Frauen, Schwulen, Knastgruppen usw. gesendet. Im Prinzip durfte jede unabhängige Initiative ihre Beiträge veröffentlichen.
    Kaum jemand konnte jedoch eine Sendung komplett hören, denn der Sender war erstens sehr klein und er war in einem Auto untergebracht. Natürlich war die Polizei und mit ihr die Deutsche Bundespost bemüht, ihn möglichst schnell zu finden und außer Gefecht zu setzen. Also wurde der Sender in einen Lieferwagen, auch mal in einen Bus gepackt und man fuhr damit quer durch Kreuzberg und ein bisschen durch Neukölln. Die Gegenseite rüstete auf, schlich ab der zweiten Sendung mit mehreren Peilwagen durch die Gegend und versuchte, das Sendesignal zu erfassen. Also wurde ein zweiter und dritter Sender angeschafft, die dann in drei Fahrzeugen herumfuhren. Alle fünf Minuten wurde ein Sender abgeschaltet, dann war der andere dran. Gleichzeitig gab es Unterstützer, die mit Nagelbrettern bzw. Krähenfüßen die Reifen der Peilwagen zerstörten. Die Polizei hielt währenddessen wahllos Autos an, in denen sie einen der Sender vermutete, aber immer erfolglos.

    Unter solch konspirativen Umständen waren tatsächliche Diskussionen natürlich nicht möglich. Es blieb letztendlich beim Abspielen vorgefertiger Beiträge. Die Radiogruppe konnte nicht offen auftreten, auch wenn sie natürlich als Personen an den wenigen öffentlichen Diskussionsveranstaltungen teilnahmen. Dort wurde versucht, die Bildung von Unterstützerkreisen zu organisieren, für inhaltliche Diskussionen, aber auch zur Finanzierung des illegalen Sendebetriebs. Doch auch wenn Radio Utopia in der Szene hoch angesehen war und von vielen gehört wurde, blieb die praktische Unterstützung ziemlich mau.

    Schon nach einem Jahr wurde der Sender 1981 wieder eingestellt. Die mangelnde Unterstützung war einer der Gründe. Ein zweiter war, dass der Sprung von einer Informations- zur Diskussionsplattform nicht geschafft wurde. Auch andere Ansprüche wurden nicht erfüllt, wie der, von Demonstrationen oder Veranstaltungen zu berichten. Der Hauptgrund für die Einstellung war jedoch, dass es innerhalb der Szene immer mehr Gerüchte gab, wer wohl am Projekt Radio Utopia beteiligt sei. In mancher Kneipe wurde zu offen darüber spekuliert, manche der Radiomacher wären dabei enttarnt worden, hätte in diesem Moment ein Spitzel dabeigesessen. Doch auch innerhalb des Radiokollektivs gab es Leute, die es mit der Konspiration nicht so genau nahmen.

    Trotz des massiven Verfolgungsdruck hat die Gruppe es letztendlich geschafft, über ein Jahr hinweg einen regelmäßigen, unkontrollierten Piratender zu organisieren. Sie hat bewiesen, dass es funktioniert und war Vorbild für eine Reihe weiterer Piratensender, die nach ihnen kamen. Zwischen 1981 und 1989 folgten Radio Durchbruch, Einbruch, Metropolis, Gaga, Donald Duck, Solidarität, SO36, Kebap, Wahnwitz, Schwarze Ratten, die Welle Wahnsinn. Es waren nicht alles unterschiedliche Gruppen, manchmal nur verschiedene Namen, aber wer weiß das schon so genau. Sie hatten unterschiedliche Konzepte, manche sendeten nur Musik, andere radikale Parolen, wieder andere berichteten aus Gruppen, aus ihrer Szene, von Demonstrationen, von Bewegungen aus anderen Städten und Ländern. Allen gemein war, dass sie illegal sendeten, aus Autos, von Dachböden und auch einmal vom Wasserturm auf dem Gleisdreieckgelände, das unter der Verwaltung der DDR-Reichsbahn stand und wo die West-Polizei keinen Zugang hatte.

    1986 existierte sogar ein Sender namens „Schwarzer Kanal“, der sich direkt an die Ost-Berliner Bevölkerung richtete. Er sendete unterdrückte Informationen aus dem Umweltbereich, über Verfolgung oder die DDR-Atompolitik. Hier kamen die Beiträge von der Ostseite der Mauer, die Radiowellen aus dem Westen.
    Es ist den Verfolgungsbehörden nicht gelungen, die Piratensender „auf frischer Tat“ zu ertappen und jemanden der Teilnahme zu überführen. 1987 ging dann der erste legale, alternative Privatrundfunk in Berlin auf Sendung, Radio 100.

    #Allemagne #Berlin #médias #radio #résistance #histoire


  • John Swinton - Wikiquote
    https://en.m.wikiquote.org/wiki/John_Swinton
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/3/30/Swinton-John.jpg

    There is no such a thing in America as an independent press, unless it is out in country towns. You are all slaves. You know it, and I know it. There is not one of you who dares to express an honest opinion. If you expressed it, you would know beforehand that it would never appear in print. I am paid $150 for keeping honest opinions out of the paper I am connected with. Others of you are paid similar salaries for doing similar things. If I should allow honest opinions to be printed in one issue of my paper, I would be like Othello before twenty-four hours: my occupation would be gone. The man who would be so foolish as to write honest opinions would be out on the street hunting for another job. The business of a New York journalist is to distort the truth, to lie outright, to pervert, to villify, to fawn at the feet of Mammon, and to sell his country and his race for his daily bread, or for what is about the same — his salary. You know this, and I know it; and what foolery to be toasting an “Independent Press”! We are the tools and vassals of rich men behind the scenes. We are jumping-jacks. They pull the string and we dance. Our time, our talents, our lives, our possibilities, are all the property of other men. We are intellectual prostitutes.

    E. J. Schellhouse: The New Republic. Founded on the Natural and Inalienable Rights of Man (1883) pp. 122-123 archive.org, quoting - “copied from an Eastern paper” - what “was uttered by a prominent New York journalist at a press dinner a short time since”, when “the hackneyed and ridiculous toast, ’The Independent Press,’ was proposed”.

    The journalist’s name is disclosed as John Swinton in [Edward Hewes] Gordon Clark’s Shylock: as Banker, Bondholder, Corruptionist, Conspirator, Author’s Publisher, c/o the American Bimetallic League, Washington D.C. 1894, p. 111

    #médias #presse #USA #histoire


  • Connected Scatterplot
    http://steveharoz.com/research/connected_scatterplot
    http://steveharoz.com/research/connected_scatterplot/landingpage/driving.png

    As far back as the 1790s, the connected scatterplot was used to visualize the cycle of a steam piston. Economists have since used it to depict data about unemployment and job openings over time.

    Recently, journalists have begun using the technique to convey information to readers. But how well do those readers understand this unfamiliar format?

    #graphique #visualisation #histoire


  • Ce jour où l’on a failli enseigner (pour de bon) l’histoire de l’immigration | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/edition/aggiornamento-histoire-geo/article/120317/ce-jour-ou-l-failli-enseigner-pour-de-bon-l-histoire-de-l-immigratio

    C’est peu dire que l’écriture d’un programme d’histoire est une opération sensible sous haute surveillance. Le déplacement de la moindre virgule est susceptible de provoquer un tollé médiatique, un urticaire géant dans l’Académie française, voire une alerte à la chute de civilisation conjointement orchestrée par Marianne et le Figaro. L’histoire de l’immigration est souvent au coeur des débats

    #Histoire #enseignement #immigration


  • Louis-Auguste Blanqui, L’Éternité par les astres
    http://classiques.uqac.ca/classiques/blanqui_louis_auguste/eternite_par_les_astres/eternite_.html

    “L’éternité par les astres écrit par Blanqui du fond de son cachot : (“Ce que j’écris en ce moment dans un cachot du fort du Taureau, je l’ai écrit et je l’écrirai pendant l’éternité, sur une table, avec une plume, sous des habits, dans des circonstances toutes semblables. Ainsi de chacun.”)

    Quelques propos de Walter Benjamin sur Blanqui et L’Éternité par les astres :

    « Blanqui qui, au seuil de la mort, sait que le Fort du Taureau est sa dernière prison, et qui écrit ce livre pour se donner de nouvelles portes de cachot » (in Paris, capitale du XIXe siècle, Paris, Cerf, 1989, p. 136).

    « Le dernier texte que Blanqui ait écrit dans sa dernière prison est resté, autant que je puis le voir, totalement négligé jusqu’à aujourd’hui. C’est une spéculation cosmologique qui, il est vrai, s’annonce à la première lecture banale et inepte. Les réflexions maladroites d’un autodidacte ne sont toutefois que le prélude à une spéculation qu’on ne pensait pas trouver chez ce révolutionnaire. On peut dire en fait, dans la mesure où l’enfer est un thème théologique, que cette spéculation est de nature théologique. La vision cosmique du monde que Blanqui expose en empruntant ses données à la physique mécaniste de la société bourgeoise, est une vision d’enfer. C’est en même temps un complément à la société dont Blanqui au soir de sa vie avait dû reconnaître la victoire. L’aspect bouleversant de cette ébauche est qu’elle est totalement dépourvue d’ironie. C’est une soumission sans réserve et, en même temps, c’est le réquisitoire le plus terrible qui puisse être prononcé à l’encontre d’une société qui projette dans le ciel cette image cosmique d’elle-même. Le texte, qui est, quant à la langue, d’un relief très marqué, entretient les relations les plus remarquables autant avec Baudelaire qu’avec Nietzsche (Ibid., p. 137). »
    ...
    Une édition électronique réalisée à partir du texte de Louis-Auguste Blanqui, L’Éternité par les astres (1872), Paris, Librairie Germer Baillière, 1872, 76 pages. Une édition numérique réalisée par Daniel Banda, bénévole, à partir du fichier image disponible sur le site web de la Bibliothèque nationale de France, http://gallica.bnf.fr (le fichier image a été imprimé, puis numérisé, enfin “reconnu”).

    Texte intégral en PDF
    http://classiques.uqac.ca/classiques/blanqui_louis_auguste/eternite_par_les_astres/Blanqui_eternite_astres.pdf

    Instructions pour une prise d’armes, par Auguste Blanqui, 1866
    http://classiques.uqac.ca/classiques/blanqui_louis_auguste/eternite_par_les_astres/Blanqui_eternite_astres.pdf

    #histoire #révolte #blanquisme


  • #Histoire des immigrations en #France : un bel outil pédagogique

    Dans le cadre toujours émouvant de la Cité de l’immigration à Paris, a été présentée le 1er mars dernier une production dont Canopé peut être fier : Histoire des immigrations en France, un double DVD qui sera utile aux enseignants pour travailler sur cette histoire longue qui, à bien des égards, a construit notre pays.

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/local/cache-vignettes/L120xH169/arton10958-077a6.jpg
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Histoire-des-immigrations-en-France-un-bel-outil-pedagogique
    #migrations #immigration #ressources_pédagogiques #livre


  • Belgica - Bibliothèque numérique de la Bibliothèque royale de #belgique - Cartes et plans : Carte de Ferraris (Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens)
    http://belgica.kbr.be/fr/coll/cp/cpFerrarisCarte_fr.html

    La carte de Ferraris ou carte des Pays-Bas autrichiens est une carte historique établie entre 1770 et 1778 par le comte Joseph de Ferraris, directeur de l’école de mathématique du corps d’artillerie des Pays-Bas, sur commande du gouverneur Charles de Lorraine. Consultez la carte numérisée. — Permalink

    #géographie #histoire


  • The Hamilton Hustle | Matt Stoller
    https://thebaffler.com/salvos/hamilton-hustle-stoller
    https://thebaffler.com/wp-content/uploads/2017/03/B34_Stoller_opener.jpg

    most of Hamilton’s legacy is astonishingly counter-democratic. His central role in founding both the financial infrastructure of Wall Street and a nascent military establishment (which supplanted the colonial system of locally controlled democratic militias) was rooted in his self-appointed crusade to undermine the ability of ordinary Americans to govern themselves. We should be grateful not that Hamilton structured the essential institutions of America to fit his vision, but that he failed to do so. Had he succeeded, we would probably be living in a military dictatorship.

    (…) Within this context, it’s useful to recognize that Hamilton the play is not the real story of Alexander Hamilton; rather, as historian Nancy Isenberg has noted, it’s a revealing parable about the politics of the finance-friendly Obama era.

    #États-Unis #démocratie #histoire #comédie_musicale