• VIH & #Banque_mondiale

    Les exigences du #FMI, imposant la restriction des dépenses publiques dans le but de relancer les économies, ont des conséquences graves sur la propagation des épidémies et l’accès aux traitements, tandis que le monopole des firmes pharmaceutiques est rarement remis en question, occasionnant des dépenses absurdes et parfaitement évitables. Malgré les échecs répétés des mesures d’austérité néolibérales et le succès du Portugal, qui a pris la voie opposée, les institutions internationales continuent d’imposer leur carcan, au mépris de la vie des personnes.


    https://vacarme.org/article3193.html

    #VIH #HIV #sida #santé #ViiV_Healthcare #big-pharma #industrie_pharmaceutique #licences_volontaires #médicaments #ajustements_structurels #Argentine #austérité #Roche #La_Roche #Grèce #Portugal #Pfizer #système_de_santé #brevets #médicaments_génériques #sofsbuvir #licence_d'office #évasion_fiscale #pandémie

    • Les effets des politiques d’austérité sur les dépenses et services publics de santé en Europe

      Cet article analyse l’évolution des politiques et des dépenses de santé depuis la grande récession (2008-2009) dans les pays européens. Dans un premier temps, l’article analyse les modalités des réformes et des mesures prises dans le secteur de la santé, en particulier depuis le tournant de l’austérité débuté en 2010, qu’il s’agisse de mesures visant à diminuer directement le volume et le prix des soins au moyen d’une limitation des emplois et des rémunérations dans le secteur de la santé ou à travers des réformes plus « structurelles ». La compression des dépenses publiques de santé a été d’autant plus forte que les mesures ont porté sur le facteur travail. Dans un second temps, l’article documente et analyse l’évolution des dépenses de santé. Si la croissance des dépenses (totales et publiques) de santé a été très peu altérée durant la récession de 2008-2009, une rupture est intervenue dans tous les pays après 2009 (l’Allemagne faisant exception). Certains pays « périphériques » ont connu une baisse des dépenses de santé sans équivalent dans l’histoire contemporaine. L’article conclut sur les limites des politiques d’austérité appliquées au champ de la santé, non pas tant au regard de leurs effets sur le soin ou la situation sanitaire, mais au regard même de leur objectif de réduction des déficits publics. Les travaux montrent que les restrictions opérées dans les dépenses publiques de santé, mais aussi celles en matière d’éducation et de protection sociale, ont des effets récessifs désastreux et s’avèrent inefficaces, ou moins efficaces que des réductions d’autres dépenses publiques.

      https://www.cairn.info/revue-de-l-ires-2017-1-page-17.htm

  • Contextualizing Coronavirus Geographically

    Contextualizing Coronavirus Geographically

    Knowing Birds and Viruses – from Biopolitics to Cosmopolitics (Pages: 192-213)

    Mapping microbial stories: Creative microbial aesthetic and cross‐disciplinary intervention in understanding nurses’ infection prevention practices

    Biosecurity and the topologies of infected life: from borderlines to borderlands

    Mapping careful epidemiology: Spatialities, materialities, and subjectivities in the management of animal disease

    The tactile topologies of Contagion

    The spatial anatomy of an epidemic: #influenza in London and the county boroughs of England and Wales, 1918–1919

    The tyranny of empty shelves: Scarcity and the political manufacture of antiretroviral stock‐outs in South Kivu, the Democratic Republic of the Congo

    The strange geography of health inequalities

    Maintaining the sanitary border: air transport liberalisation and health security practices at UK regional airports

    For the sake of the child: The economization of reproduction in the #Zika public health emergency

    The avian flu: some lessons learned from the 2003 #SARS outbreak in Toronto

    Airline networks and the international diffusion of severe acute respiratory syndrome (SARS)

    Indeterminacy in‐decisions – science, policy and politics in the BSE (#Bovine_Spongiform_Encephalopathy) crisis

    Biosecure citizenship: politicising symbiotic associations and the construction of biological threat

    The Spatial Dynamics of Epidemic Diseases in War and Peace: #Cuba and the Insurrection against Spain, 1895–98

    Pandemic cities: biopolitical effects of changing infection control in post‐SARS #Hong_Kong

    Biosecurity and the international response to HIV/AIDS: governmentality, globalisation and security

    Portable sequencing, genomic data, and scale in global emerging infectious disease #surveillance

    Disease, Social Identity, and Risk: Rethinking the Geography of AIDS

    Who lives, who dies, who cares? Valuing life through the disability‐adjusted life year measurement

    (Global) health geography and the post‐2015 development agenda

    When places come first: suffering, archetypal space and the problematic production of global health

    After neoliberalisation? Monetary indiscipline, crisis and the state

    Humanitarianism as liberal diagnostic: humanitarian reason and the political rationalities of the liberal will‐to‐care

    In the wake: Interpreting care and global health through #Black_geographies

    Avian influenza and events in political biogeography

    ‘We are managing our own lives . . . ’: Life transitions and care in sibling‐headed households affected by AIDS in Tanzania and Uganda

    https://rgs-ibg.onlinelibrary.wiley.com/doi/toc/10.1111/(ISSN)1475-4959.contextualizing-coronavirus-geographica

    #géographie #coronavirus #covid-19 #pandémie #épidémie #biopolitique #cosmopolitique #contagion #histoire #inégalités #frontières #aéroports #aviaire #Hong-Kong #HIV #AIDS #SIDA #Tanzanie #Ouganda #revue

    ping @reka @simplicissimus

  • Juste Avant

    Dans « Juste Avant », un documentaire en 7 épisodes, sortie le 1er décembre 2019, Ovidie questionne la façon dont on éduque une adolescente quand on est mère et féministe, à travers une série de conversations avec sa fille de 14 ans. Les échanges mère-fille s’entrecroisent avec les témoignages des proches et les réflexions sur sa propre construction.

    Juste Avant (7/7) - Epilogue

    Juste Avant (6/7) - Sois belle et bats-toi !

    Juste Avant (5/7) - Toi, moi, et notre petit matriarcat

    Juste Avant (4/7) - Le temps de la capote à 1 franc

    Juste Avant (3/7) - « Tu sais ce que c’est le consentement ? »

    Juste Avant (2/7) - La maman ou la putain

    Juste Avant (1/7) - Moi à ton âge

    http://www.nouvellesecoutes.fr/podcasts/intime-politique

    #maculinity #paternalistic #nightmare #digital_penetration #consent #college #high_school #social_network #Instagram #Snapchat #pressure #toxic_relationship #rape #post_MeToo #safe_place #sexuality #equality #contraception #STI #AIDS #HIV #school #abortion #condom #morning-after_pill #practical_knowledge #theoretical_knowledge #political_reflexion #distance #third_party #vaccination #pregnant #youth #traumatism #mariage #couple #tradition #divorce #matriarchy #co_parent #food #internet #beauty #weight_watchers #epilation #awareness #body

  • Zentrum für Infektiologie und HIV | Vivantes
    https://www.vivantes.de/fuer-sie-vor-ort/auguste-viktoria-klinikum/zentren/zentrum-fuer-infektiologie-und-hiv

    Pour conclure j’ajoute la présentation de l’unité de soins HIV qui ne sera plus en service après trente ans de fontionnement à cause du départ du personnel soignant.

    Das größte deutsche Behandlungszentrum für Menschen mit HIV und Aids

    Im Lauf weniger Jahre entwickelte sich die Klinik für Innere Medizin - Infektiologie zu einem infektiologischen Schwerpunkt in Berlin und erreichte mit ihrer Arbeit im AIDS-Bereich nationale und internationale Bedeutung. Dies ist gelungen, weil Berührungsängste überwunden wurden und Organisationen der Selbsthilfe, wie vor allem die Berliner AIDS-Hilfe, eingeladen wurden, die Klinik im Sinne ihrer Klientel mitzugestalten. Die Infektiologie unserer Klinik ist das größte deutsche Behandlungszentrum für Menschen mit HIV und Aids, aber auch Tuberkulose und Tropenkrankheiten. Hier legen wir größten Wert auf die interdisziplinäre Zusammenarbeit mit weiteren Fachbereichen, um schnelle Diagnostik und bestmögliche Therapie zu gewährleisten.
    Ganzheitliches Behandlungskonzept

    Alle Patienten haben die Möglichkeit, uneingeschränkten Kontakt mit ihren Angehörigen und Freunden zu pflegen sowie die Leistungen der Berliner AIDS-Hilfe im Krankenhaus jederzeit in Anspruch zu nehmen. Besonderen Wert legen wir auf ein ganzheitliches Konzept, das die sozialen und psychologischen Belange einer HIV-Erkrankung einschließt. Hierzu stehen durch lange Erfahrungen spezialisierte Diplompsychologen und Sozialarbeiter zur Verfügung.
    Infektionserkrankungen über HIV hinaus

    Im Zentrum für Infektiologie und HIV am Vivantes Auguste-Viktoria-Klinikum betreuen wir neben HIV auch sämtliche anderen Infektionserkrankungen; hierfür sind die uns zur Verfügung stehenden invasiven Techniken wie beispielsweise Biopsie oder Endoskopie eine wertvolle Unterstützung der diagnostischen Palette. Zur Beratung und Betreuung bei Fragen, die sich hinsichtlich Reisen in tropische und nicht-tropische Länder ergeben, stehen wir Ihnen jederzeit zur Verfügung.

    #Berlin #Vivantes-AVK #Sankt_Joseph_Krankenhaus #HIV #politique_de_santé #privatisation #travail

  • Vivantes : Darum wechseln Ärzte und Pfleger zu St. Joseph - Berliner Morgenpost
    https://www.morgenpost.de/bezirke/tempelhof-schoeneberg/article228455257/Auguste-Viktoria-Krankenhaus-Infektiologie-Protest-Arbeitsbedingungen-St-

    Quelques jous plus tard la presse de droite commence à spéculer sur le raisons du départ de l’équipe et met en question le bien fondé de sa décision. Pour faire preuve d’honnèteté on y publie le lien vers le billet de bog qui à déclenché la série de reportages.

    Quatrième partie de l’histoire d’une équipe médicale qui refuse de continuer son travail sous de conditions insupportables et change de l’hôpital municipal vers un hôpital de l’église qui propose de meilleures conditions d’acceuil aux patients et soignants.

    19.02.2020 - Protest - Ganze Abteilung wechselt von Vivantes zu St. Joseph

    Elf Ärzte und 27 Pflegekräfte verlassen aus Protest gegen schlechte Arbeitsbedingungen das Auguste-Viktoria-Krankenhaus.

    Beim Auguste-Viktoria-Krankenhaus des Vivantes-Konzerns wechselt fast eine ganze Abteilung zu St. Joseph.
    Betroffen ist die Infektiologie, Grund sollen die Arbeitsbedingungen sein.
    Das AVK will Infektiologie wieder aufbauen.

    Berlin. Das hat es in der Berliner Krankenhauslandschaft wohl selten gegeben: Fast eine komplette Abteilung wechselt von einem Klinikkonzern zu einem anderen. Das geschieht gerade beim städtischen Unternehmen Vivantes. Der Großteil der Abteilung Infektiologie wechselt vom Auguste-Viktoria-Krankenhaus (AVK) in Schöneberg zum katholischen Träger von St. Joseph in Tempelhof. Elf Ärzte und 27 Pflegekräfte verlassen Vivantes. Wie es heißt, sollen sie am Joseph-Krankenhaus eine neue Abteilung für Infektiologie aufbauen.

    Zuerst hatte das RBB-Inforadio von dem Fall berichtet. Für Vivantes ist das ein herber Verlust, denn gerade im Schöneberger Kiez galt die im AVK geleistete Behandlung von HIV-Patienten als wichtig und prestigeträchtig. Vivantes versicherte in einer Stellungnahme, man werde die Infektiologie wieder aufbauen und die Versorgung der Patienten sicherstellen. Freie Stellen würden wieder besetzt. Gerade bei den Pflegekräften könnte das schwierig werden, warnen Kenner der Gesundheitswesens.

    St. Joseph soll offensiv Abwerbeversuche bei Vivantes unternommen haben

    Die Gründe für den massenhaften Wechsel sind vielfältig. Vor allem die Pflegekräfte klagten schon länger über die Arbeitsverdichtung, berichtete der gesundheitspolitische Sprecher der Linken, Wolfgang Albers. 19 Vollzeitkräfte kümmerten sich dort um 34 Betten. Neben den Infektiologie-Beschäftigten haben also auch acht weitere Pflegekräfte Vivantes verlassen. Zudem soll es unter den Ärzten Unzufriedenheit gegeben haben wegen der Umstrukturierungen, die mit dem Ruhestand des bisherigen Chefarztes im AVK anstehen. Auch die Karrierepläne einzelner Mediziner spielten eine Rolle.

    Wie zu hören ist, soll es von Seiten des Joseph-Krankenhauses offensive Abwerbeversuche an dem Vivantes-Haus gegeben haben. Das wäre unüblich unter Berlins Kliniken. Unklar ist, ob es in St. Joseph mit seinem kirchlichen Träger tatsächlich mehr Personal und bessere Bezahlung geben kann als bei Vivantes. Zudem wird St. Joseph Betten in anderen Bereichen schließen müssen, um die Infektiologie aufbauen zu können. Denn der Krankenhausplan weist diese Betten Vivantes zu.

    Im Blog „Mypflegephilosophie.com“ beschreibt eine Leasingkraft in einem Gastbeitrag den ungewöhnlichen Vorgang unter dem Titel „Die Selbstermächtigung einer Station“. Danach soll der Personalschlüssel für die Betreuung der Patienten ein Grund für den Exodus bei Vivantes gewesen sein. In Tempelhof solle nun mit zehn Betten weniger bei gleicher personeller und ärztlicher Besetzung gearbeitet werden, heißt es.

    #Berlin #Vivantes-AVK #Sankt_Joseph_Krankenhaus #HIV #politique_de_santé #privatisation #travail

  • Was die Politik meint, wenn sie bei Vivantes von „schlechten Arbeitsbedingungen“ spricht : ein Blick unter den Teppich – Pflegephilosophie
    https://mypflegephilosophie.com/2020/02/19/was-die-politik-meint-wenn-sie-bei-vivantes-von-schlechten-arbe

    Une soignante décrit dans le détail les abus et lacunes qui ont provoqué l’action concertée des médecins et infirmiers du service HIV de l’hôpital municipal Auguste-Viktoria-Krankenhaus .

    Troisième partie de l’histoire d’une équipe médicale qui refuse de continuer son travail sous de conditions insupportables et change de l’hôpital municipal vers un hôpital de l’église qui propose de meilleures conditions d’acceuil aux patients et soignants.

    19.2.2020 von von Monja Schünemann - Nachdem Sin_azucar vor ein paar Tagen in ihrem Blogbeitrag vom Exodus der gesamten Station 12c aus dem Auguste-Victoria-Krankenhaus Vivantes berichtete, ist eine Menge geschehen. Durch Eure Aufmerksamkeit, für die ich Euch herzlich danke, ist die Presse aufmerksam geworden und in jeder Zeitung war zu lesen, dass die Station geschlossen den Konzern verlässt.

    Am Dienstag wurde politisch getagt. Statt sich nun mit der Frage auseinanderzusetzen, was zum Exodus der Station geführt habe, mahnte Gesundheitssenatorin Kalayci an, die Krankenhäuser müssten die Pflegesituation verbessern. Man sprach von „Kanibalismus unter den Kliniken“.

    Ich finde den Vergleich unsäglich und befremdlich, denn das St. Joseph hat nichts weiter getan, als bessere Bedingungen geboten. Auch die Politik spricht von Bedingungen. Diese seien, so vermutet der FDP Politiker Thomas Seering, in städtischen Kliniken besonders schlecht.

    Wenn die Politik von Arbeitsbedingungen spricht, dann meint sie nicht wirklich Bedingungen. Arbeitsbedingungen sind etwas Messbares. Sie meint tatsächlich mit diesem Terminus, das Aushalten von struktureller Gewalt.

    Ach ja, ein Funfact. Vor ein paar Tagen veröffentlichte Frau Kalayci ein liebliches Foto aus dem Dominikus Krankenhaus Berlin. Dort, so schrieb sie, gäbe es nur glückliche Pflegekräfte. Dass auf dem Bild nicht eine einzige Pflegekraft zu sehen war, ist nur ein Aspekt. die Mitarbeiter des Dominikus haben bis zu 1200 Plusstunden. EINTAUSENDZWEIHUNDERT! So also sehen für die Politik glückliche Pflegekräfte aus: unsichtbar und überarbeitet. Mehr muss man eigentlich zu Frau Kalayci und ihrer Haltung gegenüber Pflege nicht wissen.

    Liebe Politik, wenn eine Klinik verspricht, keine Gewalt anzuwenden, ist das das Gegenteil von Kanibalismus. Es ist Humanität.

    Nach dem Blog haben sich mehrere Mitarbeiter gemeldet und ich möchte einen Teil davon hier veröffentlichen. Damit jeder weiß, was Vivantes durch ihre sogenannten „Arbeitsbedingungen“ Pflegenden zumutet. Und warum die Leute gehen.

    Natürlich gehen die Leute, weil die Nurse-Patienten-Ratio unter diesen Bedingungen nicht zu schaffen ist. Aber es gibt auch andere Probleme:

    Vivantes hat ein Problem mit sexualisierter Gewalt!

    –eine Hebammenschülerin des AVK wurde durch einen Oberarzt sexuell belästigt. Als sie sich beschwerte zeigte sich, dass sie keinesfalls der erste Fall war. Es ist unbekannt, wie lange der OA so handeln konnte, am Ende war er fort. Das hört sich gut an, aber er ist nicht der einzige Fall.

    — ein externer Lehrer und Arzt belästigte die Auszubildenden der Pflege. Er wurde nicht gekündigt, denn er „wisse doch so viel“. Lediglich in zwei Kursen durfte er nicht mehr unterrichten.

    Unter diesem Aspekt klingt es besonders zynisch, wenn Vivantes in eine Ausbildungsoffensive gehen möchte. Da lernen schon ganz junge Menschen, dass ihre körperliche Unversehrtheit nicht gewährleistet wird und sich unter dem uralten Paradigma von „Pflege ist Liebe“ keinesfalls Schutz für alle verbirgt.

    Ausbilder drohen mit körperlicher Gewalt

    — eine festangestellte Lehrerin unterrichtete sehr veraltetes Wissen, dieses widersprach auch der von ihr verwendeten Literatur. Mit Widerspruch konnte sie jedoch nicht umgehen und drohte dann auch schon mal mit 1L Glasinfusionsflaschen zu werfen. Die Fachbereichsleitung „handelte“ in dem sie ihr nicht mehr „so“ wichtige Themen zukommenließen, denn man könnte sie ja nicht kündigen oder so, sie sei kurz vor der Rente.

    Im KFH (Kaiser Friedrich Krkhs) spricht man von „Terrorregime“

    So berichtet eine Quelle:

    – „die PDL Lemke (hieß sie glaube ich, ist mittlerweile in die Zentrale gewechselt) hat wohl von der aktuellen und damaligen PDL des KFH geheime Informationen zu Personalakten erhalten. Die KFH Leitung wurde darauf gekündigt. Seit diesem Sommer ist sie wieder PDL im KFH, der aktuelle Geschäftsführer des KFH ist wohl mit ihrem Mann bekannt und hat sie wieder eingestellt. Über die Hälfte der Stationsleitungen war am Überlegen zu kündigen, da die Dame wohl eine Art Terrorregieme führt.„

    Schwangeren wird der Arbeitsschutz verweigert

    – „Eine Kommilitonin die als studentische Kraft im Pool arbeitete, wurde schwanger und benötigte für das Arbeitsamt eine Bescheinung, dass sie nicht arbeiten könne. Der Betriebsarzt meinte, er benötigt eine Meldung dazu vom Fachbereichsvorgesetzten. Dieser fühlte sich nicht zuständig, da sie keinen festen Vertrag hätte, die Veträge ja pro Schicht abgeschlossen werden, der Rahmenvertrag dazu wurde ignoriert. Sie solle sich an die kommissarische PDL wenden (der Kandidat), dieser entgegnete ihr, was sie denn von ihm wolle. Er habe sich im System gelöscht, er kann da jetzt nichts machen. Außerdem hat sie ja keinen Vertrag. (Der Betriebsarzt füllte ihr den Schein dann aus, um ihr helfen zu können)“

    Kompetenz spielt keine Rolle und Arbeitsrecht auch nicht

    – „Beim Aufbau der Komfortstation im AVK wurde lange Zeit nach einer Leitung gesucht. Der einzige hausinterne Kandidat wurde wegen mangelnder Eignung (BA oder MA Pflegemanagement und bereits stv. Leitung soweit ich mich erinnere) abgelehnt. Es wurde die Leitung der Komfort aus dem KSP (Spandau) genommen. Diese wurde von der PDL jedoch geschasst, da sie massiv Überstunden angesammelt hatte und er sie nicht für tragbar hielt. Sie nahm ein Viertel oder die Hälfte des Teams mit. Vorort zeigte sich, dass das KSP recht hatte. Die Anforderung an das Personal war, dass es mindestens eine Fremdsprache könne. Die Leitung konnte nur Deutsch und obwohl in Sachsen „studiert“ (DDR-Fachhochschule; ja thepretisch Studium aber ich habe mir sagen lassen, dass war eigentlich auch nur ne Ausbildung. Kollegin auf meiner Station war mit ihr zusammen in einem Kurs, die sagte das so) konnte sie noch nichtmal fließend sächsisch. Sie sammelte jedenfalls massiv Überstunden und forderte bei ihrem Personal ein jede Minute zu begründen, lehnte eine Begründung ihrer Überstunden aber ab. Sie führte spontan Personalgespräche ohne die Möglichkeit den Betriebsrat zu informieren, da es unteranderem auch am Wochenende war. Diese gingen teilweise Stunden, dass nur eine PFk auf Station war. In den ersten 10 Monaten der Station ging jede PFK, die fachlich etwas drauf hatte. Kolleginnen, die einen Illeus zum bsp. nicht erkannten, sollten Praxisanleiter werden. Aussage der Chefärztin der Inneren Chirurgie zu mir: „Wenn sie jetzt auch noch gehen, kann ich hier ja keinen Patienten mehr herlegen“. Ich war der letzte von 6 PFKs der ging.“

    Die Leute kippen einfach um wegen der „Arbeitsbedingungen“

    – „als ich von der Ortho gehen sollte, sollte ich auf die 12C wechseln. Ich hatte einige Wochen vor dieser Ankündung auf der 12B (Partnerstation der C) gearbeitet und war heillos überfordert. Die Kolleg*innen war super hilfsbereit, die Patienten auch. Aber für einen Anfänger war es bereits 2012 kein Arbeitsplatz. Die Belastung auf der Infektologie war so hoch, dass der langjährige Praxisanleiter, der 20 Jahre nie krank war, einen Herzinfakrt erlitt und einen dreifachen Baypass brauchte. Er fiel 6 Monate aus“

    Der billigste Anbieter gewinnt

    Die Politik spricht sich gerade in Berlin für das Verbot von Leiharbeit aus. Dadurch könne keine Stabilität der Versorgung gewährleistet werden. Der eigentliche Grund, weshalb die Laasingkräfte nicht mehrere Tage mit den gleichen Patienten arbeiten können, scheint aber dieser zu sein:

    – „Seit ca 4-5 Jahren gibt es das Programm Insitu. Es organisiert für Häuser die Leasingkollegen. Problem: das günstigste Angebot bekommt den Zuschlag. somit können an 5 Tagen 5 unterschiedliche Kolleg*innen kommen. Ein Opfer dieser Umstellung unteranderem die 12C im AVK. Längst eingearbeitete Leasingkolleg*innen konnten nicht mehr gebucht werden, da sie zu teuer waren, oder nur an einem Tag das günstigste Angebot darstellten.“

    Und da sind wir nur bei den „Bedingungen“. Von dem, was Pflege eigentlich ist, kann und will, hat keine der Quellen bislang gesprochen. Es ist kein Kanibalismus anderer Kliniken, diese sonderbare Behandlung von Pflegenden NICHT auszuüben. sondern normal. Es ist kein Verrat oder feiges Wegrennen. Es ist einfach der Selbstschutz, der die Menschen aus dem Konzern treibt. Und bei o.g. Mitarbeitern handelt es sich nur um zwei Mitarbeiter. Kümmern Sie sich endlich um die echten Missstände.

    Die Frage bleibt: wie kann so etwas jahrelang unbemerkt von Presse und Gesellschaft bleiben? Und da sind wir beim eigentlichen Punkt: Pflege wird behandelt wie eine Verfügungsmasse, der man alles antun darf, weil sie ja „berufen“ ist. Die ist immer da. Die kann und darf so behandelt werden. Pflege ist der Fußabtreter der Gesellschaft und die Gesellschaft wundert sich, dass kein junger Mensch mehr Fußabtreter sein möchte. Passen Sie endlich die Gegebenheiten des Berufs an die der restlichen Welt an.

    #Berlin #Vivantes-AVK #Sankt_Joseph_Krankenhaus #HIV #politique_de_santé #privatisation #travail

  • Die Selbstermächtigung einer Station, oder : was wir können, wenn wir an einem Strang ziehen – Pflegephilosophie
    https://mypflegephilosophie.com/2020/02/13/die-selbstermachtigung-einer-station-oder-was-wir-konnen-wenn-w


    L’hôpital Sankt Joseph

    Le 13 février une soignante anonyme publie un billet de blog qui raconte que l’équique de soins HIV va changer d’hôpital.

    Première partie de l’histoire d’une équipe médicale qui refuse de continuer son travail sous de conditions insupportables et change de l’hôpital municipal vers un hôpital de l’église qui propose de meilleures conditions d’acceuil aux patients et soignants.

    Deuxième partie https://seenthis.net/messages/827457
    Troisième partie https://seenthis.net/messages/827458
    Quatrième partie https://seenthis.net/messages/827459
    L’hôpital aux conditions de m... à côté de chez moi https://seenthis.net/messages/827460

    13.2.2020 von @sin_azucar - Ich hatte neulich einen Einsatz als Leasingkraft in einem Haus des Berlin-eigenen Vivantes Konzerns, dem Auguste-Viktoria-Krankenhaus in Friedenau. Ich kannte das Haus nicht, musste mich erst zurecht finden, bis ich auf der 12 C, einer Station für Infektiologie und Onkologie ankam. Beide Bereiche sind mir recht fremd, so dass ich darauf angewiesen war, häufig bei den fest angestellten Kollegen nachzufragen. So kam ich ins Gespräch mit Rainer.

    Rainer ist um die 50, trägt einen hochgestellten blauen Iro und ein echsenartiges Tattoo auf der linken Kopfhälfte. Er ist außerdem unfassbar fit im Bereich der Infektiologie, und ein wirklich freundlicher, souveräner Mensch. Überhaupt fiel mir bereits zu Beginn des Dienstes auf, dass diese Station anders ist: die Kollegen waren nicht die (Verzeihung) häufig anzutreffende Brathähnchenfraktion mit eher überschaubarem Horizont, sondern: professionell. Sie traten souverän auf, sie verfielen nicht in eine kindlich-süßliche Art des Umgangs miteinander, sie agierten (auch körpersprachlich) auf Augenhöhe und unter Wahrung gegenseitigen Respekts untereinander und den ärztlichen Kollegen gegenüber.

    Zurück zu Rainer, mit dem ich irgendwann darüber sprach, dass die Privatisierung des Gesundheitswesens der Sündenfall…wir brauchten gar nicht weiter zu sprechen, sondern waren uns da sehr schnell einig. Und dann erzählte Rainer mir das Folgende: „Wir sind ja dann bald weg. Mal sehen wie‘s weitergeht, dann…“ – „Ach, haben viele gekündigt, oder wird die Station geschlossen?“ – „WIR haben gekündigt.“. Und auf meinen verwirrten Gesichtsausdruck: „Wir haben alle gekündigt. Die gesamte Stationsmannschaft. Inklusive der Ärzte.“

    Das musste dann erstmal bei mir sacken. Kolleginnen, stellt Euch das vor! Und wie geht es dann weiter mit der Station? Nun, Rainer holte dann etwas aus: die Station, die ich gerade kennen gelernt hatte, war eine der ersten, die 1987 damit begonnen hatte, HIV-positive Menschen zu behandeln, und in den 90er Jahren die erste HIV-Schwerpunktstation bildete. Über die Jahre hatte sich ein Team zusammen gefunden, das offenbar enorm gut zusammen passte und aus sehr vielen sehr reflektierten Kolleginnen, auch ärztlichen, bestand. Dieses Team besteht in seiner Kern-Zusammensetzung seit rund 30 Jahren. Mit dem Aufgehen des Auguste Viktoria in den landeseigenen Vivantes-Konzern und der damit beginnenden Ökonomisierung des Krankenhausbetriebs wurde die Situation allerdings unschön: Mehr Patienten, weniger Pflegende, allgemein schlechtere Arbeitsbedingungen, wirtschaftlicher Druck. Missachtung der pflegerischen Leistung durch die euphemistisch „Arbeitsverdichtung“ genannte überbordende entmenschlichende Abfertigung von Kranken.

    Die Kolleginnen taten alles, was man so tut, wenn man sich gegen die derzeit vorherrschende Situation wehren will: Beschwerden, Gefährdungsanzeigen, Gespräche, pipapo. Der Erfolg: gleich null. Und schließlich tat sich eine neue Möglichkeit auf.Über mir nicht bekannte Wege signalisierte ein anderes Krankenhaus Interesse daran, die „Station“ zu übernehmen. Ganz richtig, nicht nur hier einen, da einen, und vielleicht noch einen Arzt, sondern: alle.Es gab Gespräche, Treffen, man tauschte Vorstellungen aus und stellte Forderungen, und schließlichwar es soweit: die Kolleginnen kündigten geschlossen und werden im Laufe dieses Jahres gemeinsam ihre Station in Tempelhof neu eröffnen. Mit 10 Betten weniger bei gleicher personeller und ärztlicher Besetzung. Mit zusammen 500 Jahren an infektiologischer Expertise. Mit dem unbedingten Willen, ihre pflegerische Qualität aufrecht zu erhalten, WEIL ES DAS IST, WAS SIE VERDIENEN. Weil es das ist, was Patienten verdienen. Weil eine gute pflegerisch-medizinische Versorgung ein Menschenrecht ist.

    Die Reaktion von Vivantes übrigens?Verwirrung, Schock, dann: ein bockiges „Na und? Dann geht doch. Wir können das auch ohne Euch.“ Und die Ansicht, dass diese Geschichte nicht unbedingt an die Öffentlichkeit gehört.Tja. Hiermit misslungen.Und die Moral von der Geschicht: Kolleginnen, nehmt Euch ein Beispiel! Wir haben derzeit alle Karten und alle Macht in der Hand, WENN WIR SIE ANNEHMEN und an einem Strang ziehen. Lasst Euch nicht von den Luftpumpen aus der Wirtschaft belabern, die uns weis machen wollen, dass nur Zahlen und Bilanzen zählen – das stimmt nicht. Lasst Euch nicht von Hierarchiejunkies erzählen, dass wir keine Entscheidungsbefugnis haben – dasstimmt nicht.Lasst Euch nicht von Nonnenabkömmlingen erzählen, dass unsere Pflicht den Patienten gegenüber liegt – das stimmt am allerwenigsten. Unsere Pflicht besteht UNSEREM Leben, UNSERER Gesundheit, UNSEREM Wohlergehen gegenüber, niemand anderem!In diesem Sinne: bildet Banden.

    #Berlin #Vivantes-AVK #Sankt_Joseph_Krankenhaus #HIV #politique_de_santé #privatisation #travail

  • Syrian refugees face their ninth winter in the mountains of Lebanon

    #Paddy_Dowling, photojournalist for The Independent, returned from the mountains of Arsal and discovered how the humanitarian relief effort to help Syrian refugees in Lebanon is being exacerbated by the country’s economic context

    The Syrian civil war has displaced 6.2 million people and created more than 5.6 million refugees, spilling across borders into neighbouring countries. Lebanon is shouldering the burden with 914,648 registered refugees, according to the UN Refugee Agency (UNHCR). Efforts of aid agencies delivering supplies to the most vulnerable in Lebanon have been made more difficult by the financial crisis facing the country.

    Syrian refugee Hanan, 36, explains: “I pray to God I can return home from this nightmare. The situation is now hopeless. Syria is broken. Lebanon is broken too. If people from outside still visit, then perhaps there is a chance, otherwise all we feel is abandonment.”

    Hanan fled her home in Reef Dimashq in 2013 after intensive shelling. Many did, with only the clothes they wore, leaving behind all their possessions. With her husband imprisoned, she arrived alone to her new home, a tent perched up high among the snow-capped mountains of Arsal in Lebanon.

    This region hosts 39,000 refugees across 133 informal tented settlements and other shelters. The UNHCR reports 85,022 households in Lebanon are headed by females, and 8,163 of those are single women, their husbands killed in conflict, imprisoned for not joining the regime, or their husbands were too ill to travel. Around 40 per cent of refugees like Hanan receive food assistance from the World Food Programme. Usually, this amounts to 40,000 Lebanese Pounds (LBP) for herself and her two daughters, historically worth $80 (£61) pegged at US dollar rate of LBP1,500.

    Lebanon’s economy has been dependent on a strong flow of dollars into Beirut’s banking sector. That supply has diminished, and economic activity has slowed, fuelled by what economists estimate is a 30 per cent rise in inflation and as banks struggle with the liquidity crisis. Black market rates have pushed the unofficial exchange on the US dollar as high as LBP2,300, which means aid organisations are facing enormous challenges transferring donations to banks and accessing those funds. Banks are restricting withdrawals to $200 per week.

    A statement released by former labour minister, Mohammad Kabbara, reports unemployment in Lebanon stands at 25 per cent. With unemployment now at crisis levels, refugees are unable to find work to support the shortfall.

    This provides little consolation for refugees like Nayef, 35, a former law student, now unemployed and sat by his unlit stove as his family huddle together. He explains: “When the paraffin runs out and we cannot afford to buy more, we are forced to burn what he can find to keep the tent warm, this includes; plastic sheeting, tarpaulin and even old shoes.” In the depths of winter, temperatures in Arsal typically plunge as low as -8C by night. His family, including his two daughters aged two and five, have not eaten for two days.

    The economic crisis in Lebanon has not only affected the most vulnerable Syrian and Palestinian refugees but also middle-income Lebanese nationals, according to the UNHCR. The enormous burden shouldered by countries in the region such as Iraq, Jordan, Egypt, Turkey and Lebanon has placed huge pressure on resources. Lebanon under its political and economic context may see as many as 2 million Lebanese nationals fall below the poverty line by the end of 2020, according to Richard Kouyoumjian, the minister of social affairs.

    Mireille Girard, the UNHCR country representative in Lebanon, speaking exclusively to The Independent, explains: “The immediate future and medium-term looks very grim. With 73 per cent of Syrian refugees in Lebanon living below the poverty line and 55 per cent living in extreme poverty, young children are forced into work or perhaps begging on the streets. The UNHCR is working miracles to address the humanitarian relief in Lebanon, here and now. The future is another question.”

    Established in 1992, Qatar Charity operates in more than 50 countries, helping 10 million beneficiaries across the globe each year. Ahmed Al Rumaihi, the head of relief and international partnerships for the non-governmental organisation, says: “We responded to the refugee crisis in its early stages, and through our partnerships, we have delivered in excess of $30m in aid to Syrian refugees in Lebanon over the past five years. This included the construction and rehabilitation of tents, distribution of food and heating oil, provision of health services and educational support for students among others. However, there is still so much work to do.”

    He continues: “We must show solidarity not just to those who have been displaced from their country of origin but also those host nations who shoulder the enormous burden. With donor fatigue dominant in this crisis, we urge the international community to comply with their pledges for those Syrians seeking refuge in neighbouring countries and to bring burden-sharing to the foreground.”

    Girard commends NGOs such as Qatar Charity for the important role they have played and their commitment to the crisis: “We need to mobilise everyone, not one agency can respond to this crisis alone.”

    Girard, with perhaps one of the most challenging roles in the sector, leaves us with her final thoughts: “With fewer people talking about the Syrian refugee crisis, now in its ninth year in Lebanon, it does not mean the problem has disappeared. We need to re-engage everyone to act and do something about it. Civil society, academics and the private sector can all help.”

    With the media spotlight now firmly elsewhere, perhaps the easiest solution is to look the other way in hope that the crisis will miraculously resolve itself. The truth remains, Syrian refugees barely surviving in countries like Lebanon require assistance from the international community now more than ever before.

    https://www.independent.co.uk/news/world/syrian-refugees-winter-lebanon-mountains-a9347066.html

    #montagne #Liban #réfugiés_syriens #hiver #réfugiés #asile #migrations #neige #camps_de_réfugiés #camps
    #photographie #photojournalisme
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere @karine4 @isskein

  • « On nous demande de soigner le patient le plus rentable »
    https://usbeketrica.com/article/on-nous-demande-de-soigner-le-patient-le-plus-rentable

    Quelques fois ça nous arrache, c’est difficile. Alors on fait de notre mieux, on opère la nuit, parce qu’on n’a pas assez de salles d’opération, on allonge nos temps de travail, on fait jusqu’à 14/15 heures en salle d’opération pour opérer les patients qui attendent, et après pour le lit, on verra. Donc la rentabilité, on en fait fi, mais c’est l’abnégation qui fait qu’on en fait fi. Là je crains que ce système n’ait raison un jour de l’abnégation du corps soignant, c’est ça qu’on peut craindre. Quand vous mettez les êtres humains dans un état de tension tel, bien évidemment vous prenez ce risque.

    Bien sûr je me fais beaucoup d’ennemis en disant ça, tout comme je me fais des ennemis quand je dis qu’il faut reverser un peu du privé au public, mais quand même, ça en vaut la peine… Parce que le système public actuel, c’est quoi ? Vous gagnez 1 200 euros par mois, vous avez un problème cardiaque grave et vous pouvez être opéré par le plus grand chirurgien cardiaque d’Europe, du pays, croyez-moi, ce sont les meilleurs du monde, et vous ne paierez pas un centime. Ce système-là, est-ce qu’il y a plus précieux que ça ? Si on va vers ce néolibéralisme qui est en train de poindre, ça veut dire que ce ne sera plus possible, ça veut dire que si vous n’avez pas un salaire de 4 ou 6 000 euros par mois, vous ne pourrez pas payer une mutuelle à grands frais, et vous ne pourrez pas vous offrir les meilleurs.

    Et si les meilleurs quittent le service public dans l’avenir pour aller dans le secteur privé, qui va former les jeunes ? La mort du service public hospitalier universitaire, ce n’est pas possible. Car qui va apprendre ? Les instituts privés, les professeurs qui vont être salariés par Google ou Medtronic ou Axa ? Ou Bayer ? Non, c’est impossible. Le CHU doit rester universitaire, c’est un creuset de formations, c’est un creuset artisanal, c’est un atelier.

    • ... je suis pessimiste. J’ai l’impression que la machine est très puissante et qu’on va finalement arriver vers les systèmes qui vont ressembler à ceux des Etats-Unis. La France est encore très attachée à un système où chacun contribue à la santé de l’autre... Peut-être qu’il y aura un réveil. Mais je n’en suis pas certain, parce que face à des billets de banque, qui ne plie pas ?

      #gâchis #criminel #France #santé #médecine

    • En Allemagne on a déjà exactement ce résultat de la privatisation des soins et hôpitaux.

      Et si les meilleurs quittent le service public dans l’avenir pour aller dans le secteur privé, qui va former les jeunes ? La mort du service public hospitalier universitaire, ce n’est pas possible. Car qui va apprendre ? Les instituts privés, les professeurs qui vont être salariés par Google ou Medtronic ou Axa ? Ou Bayer ? Non, c’est impossible. Le CHU doit rester universitaire, c’est un creuset de formations, c’est un creuset artisanal, c’est un atelier.

      A Berlin la quasi totalité des employés médecins et infirniers d’une unité de soins HIV et d’autres infections graves vient de quitter l’hôpital public à côté de chez moi pour ouvrir un nouveau service dans un hôpital privé.

      Voici le premier billet sur cette histoire : https://seenthis.net/messages/827456

      Cet hôpital privé acceuille aussi bien les patients du régime d’assurance général comme les patients privés qui ne constituent sans doute qu’une petite partie des personnes dépendantes de drogues et victimes d’une infection HIV. Dans le cas présent la situation pour les patients va vraisembleblement plutôt de s’améliorer. Les hôpitaux se trouvent à une distance d’à peine trois kilomètres et sont accessibles par les moyens de transport en commun.

      En même temps les employés des services auxiliaires du plus ancien et plus célèbre hôpital public de Berlin « Charité » font grève pour la énième fois afin de se faire ré-intégrer dans la structure commerciale de l’hôpital même afin de toucher enfin le salaire du tarif des institutions publiques. Dans le même hôpital « Charité » les infirmières et infirmiers ont fait grève récemment non pour des salaires plus élevés mais pour une réduction du nombre de patients par infirnmier.

      Entretemps pour les assurés du régime général gesetzliche Krankenversicherung la durée d’attente pour voir un spécialiste peut atteindre plusieurs mois.

      Nous ne sommes pas encore dans une situation comme aux USA mais les petits gens paient déjà les frais de ce sytème de cleptocrates en blouse blanche.

      #Berlin #Vivantes-AVK #Sankt_Joseph_Krankenhaus #HIV #politique_de_santé #privatisation #travail

  • Sur les #îles grecques... un nouvel #hiver...

    Winter warnings for Europe’s largest refugee camp

    ‘This year it’s worse than ever because so many people came.’

    With winter approaching, aid workers and refugee advocates on Lesvos are worried: there doesn’t appear to be a plan in place to prepare Moria – Europe’s largest refugee camp – for the rain, cold weather, and potential snow that winter will bring.

    The road leading to Moria runs along the shoreline on the Greek island of Lesvos, passing fish restaurants and a rocky beach. On sunny days, the water sparkles and dances in the 20-kilometer stretch of the Aegean Sea separating the island from the Turkish coast. But in the winter, the weather is often grey, a strong wind blows off the water, and the temperature in bitingly cold.

    Moria was built to house around 3,000 people and was already over capacity in May this year, holding around 4,500. Then, starting in July, the number of people crossing the Aegean from Turkey to Greece spiked, compared to the past three years, and the population of asylum seekers and migrants on the Greek islands exploded. Following a recent visit, the Council of Europe’s Commissioner for Human Rights, Dunja Mijatovic, called the situation on the islands “explosive”.

    By the beginning of October, when TNH visited, around 13,500 people were living in Moria – the highest number ever, up to that point – and conditions were like “hell on Earth”, according to Salam Aldeen, an aid worker who has been on Lesvos since 2015 and runs an NGO called Team Humanity.

    Every year, when summer comes, the weather gets better and the number of people crossing the Aegean increases. But this year, more people have crossed than at any time since the EU and Turkey signed an agreement, known as the EU-Turkey deal, in March 2016 to curb migration from Turkey to Greece.

    So far this year, more than 47,000 people have landed on the Greek islands compared to around 32,500 all of last year – led by Afghans, accounting for nearly 40 percent of arrivals, and Syrians, around 25 percent. Even though numbers are up, they are still a far cry from the more than one million people who crossed the Aegean between the beginning of 2015 and early 2016.

    “People are going to die. It’s going to happen. You have 10,000 people in tents.”

    In Moria, the first home in Europe for many of the people who arrive to Greece, there’s a chronic shortage of toilets and showers; the quality of the food is terrible; people sleep rough outside or in cramped, flimsy tents; bed bugs, lice, scabies, and other vermin thrive in the unsanitary environment; raw sewage flows into tents; people’s mental health suffers; fights break out; there are suicide attempts, including among children; domestic violence increases; small sparks lead to fires; people have died.

    “Every year it’s like this,” Aldeen said. “[But] this year it’s worse than ever because so many people came.”

    The lack of preparation for winter is unfortunately nothing new, according to Sophie McCann an advocacy manager for medical charity Médecins Sans Frontières. “It is incredible how the Greek authorities have... completely failed to put in place any kind of system [to] manage it properly,” McCann said. “Winter is not a surprise to anyone.”

    The severe overcrowding this year will likely only make the situation in Moria even more miserable and dangerous than it has been in the past. “People are going to die,” Aldeen said. “It’s going to happen. You have 10,000 people in tents.”
    ‘A policy-made humanitarian crisis’

    Moria has been overcrowded and plagued by problems since the signing of the EU-Turkey, which requires Greece to hold people on the islands until their asylum claims can be processed – something that can take as long as two years.

    Read more → Briefing: How will Greece new asylum law affect refugees?

    “It’s very predictable what is happening,” said Efi Latsoudi, from the NGO Refugee Support Aegean, referring to the overcrowding and terrible conditions this year.

    RSA released a report in June calling the situation on the islands “a policy-made humanitarian crisis” stemming from “the status quo put in place by the EU-Turkey [deal]”. The report predicted that Greece’s migration reception system “would not manage to absorb a sudden and significant increase in refugee arrivals”, which is exactly what happened this summer.

    “It’s very predictable what is happening.”

    According to the report, Greek authorities have failed to adopt a comprehensive and proactive strategy for dealing with the reality of ongoing migration across the Aegean. Bureaucratic deficiencies, political expediency, a lack of financial transparency and the broader EU priority of reducing migration have also contributed to the “structural failure” of Greece’s migration reception system, it says.

    As a result, Moria today looks more like a chaotic settlement on the edge of a war zone than an organised reception centre in a European country that has received almost $2.5 billion in funding from the EU since 2015 to support its response to migration.
    Tents a luxury for new arrivals

    Inside the barbed wire fences of the official camp, people are housed in trailer-like containers, each one holding four or five families. Outside, there is a sea of tents filling up the olive groves surrounding the camp. The more permanent tents are basic wooden structures covered in tarps bearing the logos of various organisations – the UN’s refugee agency, European Humanitarian Aid, the Greek Red Cross.

    Newer arrivals have been given small, brightly coloured camping tents as temporary shelters that aren’t waterproof or winterised. These are scattered, seemingly at random, between the olive trees, and even these appear to be a luxury for the newly arrived.

    Most of the asylum seekers TNH spoke to said they spent days or weeks sleeping outside before they were given a tent.

    Large mounds of blue and black garbage bags are piled up along the main arteries of Moria. The air stinks of the garbage and is thickened by cooking smoke laced with plastic. Portable toilets with thin streams of liquid trickling out from under them line the edge of one road.

    Hundreds of children wander around in small clusters. A mother hunches over her small daughter, picking lice from her hair. Other women squat on their heels and plunge their arms into basins of soapy water, washing clothes. Hundreds of clothes lines criss-cross between trees and blankets, and clothing is draped over fences and tree branches to dry. A tangle of electrical wires from a makeshift grid runs haywire between the tents. A faulty connection or errant spark could lead to a blaze.

    Drainage ditches and small berms have been dug in preparation for rain.

    There are people everywhere: carrying fishing poles that they take to the sea to catch extra food; bending to pray between the trees; resting in their tents; collecting dry tree branches to build cooking fires; baking bread in homemade clay ovens dug into the dirt; jostling and whittling away time in the hours-long food line; wandering off on their own for a moment’s respite.
    ‘Little by little, I’ll die’

    “Staying in this place is making us crazy,” said Hussain, a 15-year-old Afghan asylum seeker. An amateur guitarist in Afghanistan, he was threatened by the Taliban for his music playing and fled with his family, but was separated from them while crossing the border from Iran to Turkey. “The situation [in Moria] is not good,” he said. “Every[body has] stress here. They want to leave… because it is not a good place for a child, for anyone.”

    “The situation here is hard,” said Mohammad, an Iraqi asylum seeker who has been in the camp with his pregnant wife since the end of July. “It’s harder than it is in Iraq.”

    “[My wife] is going to have a baby. Is she going to have it here?” Mohammad continued. “Where will [the baby] live? When they child comes, it’s one day old and we’re going to keep it in a tent? This isn’t possible. But if you return to Iraq, what will happen?”

    “If I go back to Iraq, I’ll die.” Mohammad said, answering his own question. “[But] if I stay here I’ll die… Right now, I won’t die. But little by little, I’ll die.”
    More arrivals than relocations

    People have been dying in Moria almost since the camp began operating. In November 2016, a 66-year-old woman and her six-year-old granddaughter were killed when a cooking gas container exploded, setting a section of the camp ablaze. In January 2017, three people died in one week due to cold weather. And in January this year, another man died during a cold snap.

    At the end of September, shortly before TNH’s visit, a toddler playing in a cardboard box was run over by a garbage truck outside of Moria. A few days later a fire broke out killing a woman and sparking angry protests over the dismal living conditions.

    Greece’s centre-right government, which took office in July, responded to the deaths and protests in Moria by overhauling the country’s asylum system to accelerate the processing of applications, cutting out a number of protections along the way, promising to return more people to Turkey under the terms of the EU-Turkey deal and pledging to rapidly decongest the islands by moving 20,000 people to the mainland by the end of the year.

    As of 12 November, just over 8,000 people have been transported from the islands to the mainland by the Greek government since the fire. Over the same period of time, nearly 11,000 people arrived by sea, and the population of Moria has continued to grow, reaching around 15,000.

    With winter rapidly approaching, the situation on the islands is only growing more desperate, and there’s no end in sight.

    Transfers to the mainland won’t be able to solve the problem, according to Latsoudi from RSA. There simply aren’t enough reception spaces to accommodate all of the people who need to be moved, and the ones that do exist are often in remote areas, lack facilities, and will also be hit by harsh winter weather.

    “[The] mainland is totally unprepared to receive people,” Latsoudi said. “It’s not a real solution… The problems are still there [in Moria] and other problems are created all over Greece.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/11/14/Greece-Moria-winter-refugees
    #migrations #camps_de_réfugiés #réfugiés #asile #Grèce #île #Lesbos #Moria #froid

  • Immunology wars: The battle with HIV - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=BADDj82oces

    #HIV pushes the immune system to its limits. Our body’s usual antiviral arsenal is coordinated, in part, by immune cells called Helper T cells. But HIV attacks Helper T cells directly, eventually leading to AIDS. In this animation we show the cellular and molecular mechanisms employed on both sides of the fight, and how antiretroviral drugs can help swing the balance in our favour.

    #santé

  • Norvegia, la prima free time zone del mondo - Corriere.it
    https://www.corriere.it/cronache/19_giugno_20/norvegia-l-isola-che-ha-abolito-tempo-saremo-prima-free-time-zone-mondo-8f5


    Les quelque trois cents habitants de l’île de Sommarøy, au nord de la Norvège, ont décidé d’"abolir" le #temps. En raison de son emplacement au-delà du #cercle_polaire_arctique, le soleil ne se couche jamais pendant 69 jours consécutifs, du 18 mai au 26 juillet, alors qu’en #hiver, une seule longue nuit quitte l’île dans le noir de novembre à janvier. C’est pourquoi, depuis des générations, les résidents ont appris à profiter le plus possible de l’#été, sans trop se soucier du décompte traditionnel des #heures. Maintenant, ils veulent officialiser cela en déclarant #Sommarøy, littéralement « #île_d'été », la première « #zone_de_temps_libre » au monde.

    Al tempo non si comanda, ma alle lancette sì. E se è sempre estate allora meglio approfittarne e sbarazzarsi degli orologi. È esattamente quello che pensano i circa trecento abitanti dell’isola di Sommarøy, nel nord della Norvegia, che hanno deciso di «abolire» il tempo. Vista la sua posizione oltre il circolo polare artico, qui il sole non tramonta mai per 69 giorni consecutivi, dal 18 maggio al 26 luglio, mentre d’inverno un’unica lunga notte lascia l’isola al buio da novembre a gennaio. Per questo motivo, da generazioni, i residenti hanno imparato a godersi il più possibile l’estate, senza prestare troppa attenzione al tradizionale conteggio delle ore. Adesso vogliono rendere tutto ufficiale, dichiarando Sommarøy, letteralmente «isola dell’estate», la prima «free-time zone» del mondo.

  • A Paris, le fric-frac des trottinettes
    https://www.alternatives-economiques.fr/a-paris-fric-frac-trottinettes/00088765

    Les trottinettes électriques – et leurs opérateurs privés – s’accaparent l’espace public en toute anarchie. La réglementation à venir de la mairie de Paris arrive-t-elle trop tard ? On connaissait le coup du démarcheur à domicile : tirer la sonnette, puis mettre le pied dans la porte pour ensuite parvenir à vendre sa camelote à force de tchatche. A Paris, on peut faire encore mieux : pénétrer par effraction sur le domaine public, occuper le terrain et, de guerre lasse, obtenir le droit de s’y maintenir (...)

    #Google #BMW #Uber #lobbying #marketing #domination #Mercedes #trottinette #Lime #Hive (...)

    ##urbanisme

  • Comment la #neige révèle que les trottoirs sont trop petits
    http://carfree.fr/index.php/2019/01/28/comment-la-neige-revele-que-les-trottoirs-sont-trop-petits

    Un sneckdown (parfois traduit par le néologisme « améneigement ») est une étendue révélée par l’enneigement qui permet de distinguer la surface réellement occupée par les usagers d’un espace donné. Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Marche_à_pied #aménagement #hiver #piétonnisation #piétons #trottoir

  • Tous mes voeux pour 2019
    http://otir.net/dotclear/index.php/post/2019/01/01/Tous-mes-voeux-pour-2019

    Que 2019 vous apporte chaque jour une nouvelle occasion de vous réaliser.

    Puisse le soleil briller aussi souvent que possible sur vos rêves et leur donner corps et énergie.

    Je vous souhaite de passer du temps avec ceux que vous aimez par tous les moyens.

    Tous mes voeux de bonheur, santé et équilibre pour 2019 !

     

    #Divers #hiver

  • En Bosnie, l’#OIM se félicite d’avoir suffisamment de places d’hébergement pour tous les migrants

    L’organisation internationale des migrations (OIM) a déclaré fournir suffisamment de places d’accueil pour les migrants présents en Bosnie. La Croix-Rouge, pourtant, affirme qu’elle a besoin de davantage de moyens pour faire face aux besoins des migrants restés dans les camps de fortune, et exposés au froid glacial de l’hiver.

    Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), les milliers de migrants actuellement présents en Bosnie peuvent avoir accès à une place d’hébergement, et ainsi passer l’hiver au chaud. « Nous avons mis en place suffisamment de structures pour accueillir les personnes à la rue », a déclaré à InfoMigrants Peter Van der Auweraert, le responsable de l’OIM, en Bosnie, avec exemple à l’appui. « Les migrants de Velika Kledusha ont tous été relogés, ils ont été placés dans un centre humanitaire de 600 places », précise-t-il. Pendant des mois, la ville de #Velika_Kledusha, à quelques kilomètres seulement de la frontière croate, a abrité un campement sauvage de centaines de migrants. Les conditions de vie y étaient très précaires, exposant les migrants aux intempéries, à la boue, et au froid.

    À #Bihac, non loin de Velika Kledusha, le centre de #Borici, qui a abrité des centaines de migrants durant plusieurs mois, fait peau neuve et devrait être en capacité d’accueillir très prochainement des centaines de migrants. L’immeuble jusque là abandonné était particulièrement insalubre. « Le nouveau Borici devrait accueillir 500 personnes, principalement des familles de migrants. Et il devrait ouvrir d’ici les fêtes de fin d’année », précise Peter Van Auweraert.

    À #Sarajevo, aussi, près de 800 places supplémentaires ont été créées, précise l’OIM.

    « Nous avons en tout 5 000 places d’hébergement disponibles en Bosnie », affirme Peter Van der Auweraert. Le nombre de migrants présents en Bosnie oscille autour de 3 500 personnes. « Normalement, cet hiver, personne ne devrait mourir de froid », continue le responsable de l’OIM. "Il faut continuer à communiquer pour expliquer aux migrants que des structures existent".

    « La nuit, les températures descendent jusqu’à -15 degrés »

    En dépit du constat positif de l’OIM, la Croix-Rouge est inquiète. « La récente réinstallation des migrants dans des structures plus sûres et loin des camps sauvages est une évolution positive, mais nous pensons que la situation reste imprévisible », explique à InfoMigrants Elkhan Rahimov, un responsable de la Fédération internationale de Croix-Rouge (FICR). « La dynamique des arrivées peut varier. Nous restons vigilants quant au fait que des migrants peuvent quitter les centres d’hébergement et choisir de retourner à la rue. »

    Certaines personnes préfèrent en effet rester non loin de la frontière croate pour tenter de passer la nuit. « Mais le soir et la nuit, les températures descendent jusqu’à -15 degrés Celsius », rappelle Elkhan Rahimov. "Ces personnes ont besoin de couvertures, de vêtements chauds. Face à ce constat, la FICR de Bosnie a lancé lundi un appel de 3,3 millions de francs suisses (2,9 millions d’euros).

    « Par le biais de l’appel d’urgence, nous souhaitons attirer l’attention sur un problème humanitaire crucial qui ne disparaîtra pas dans les mois à venir », conclut-il.

    Auparavant évitée par les migrants, la Bosnie est confrontée depuis cette année à un afflux qu’elle peine à gérer. Depuis janvier, plus de 23 000 sont entrés dans ce pays.

    http://www.infomigrants.net/fr/post/13870/en-bosnie-l-oim-se-felicite-d-avoir-suffisamment-de-places-d-hebergeme

    #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #IOM #Croix-Rouge #hébergement #logement #asile #migrations #réfugiés #externalisation

    • En février 2019...
      Violence et désespoir s’emparent des migrants oubliés en Bosnie-Herzégovine

      Vendredi soir, de très violents affrontements ont éclaté dans le camp de réfugiés de #Bira, à #Bihać, au nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. Entre les squats de Sarajevo et les camps surpeuplés, des milliers de réfugiés sont toujours bloqués dans ce pays. Sans grand espoir de pouvoir passer dans l’Union européenne.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/040219/violence-et-desespoir-s-emparent-des-migrants-oublies-en-bosnie-herzegovin

    • #Bihać : Dove i corpi non si sfiorano

      Pubblichiamo il primo di due articoli dal confine tra Bosnia e Croazia, dove memorie di guerre e migrazioni del passato e del presente si incrociano. Il secondo articolo sarà di Gabriele Proglio, compagno di viaggio di Benedetta.

      Sono le 8 di mattina, e dopo una lunga giornata di viaggio e poche ore di sonno, Bihać ci sorprende nel tepore di una giornata inaspettatamente calda e soleggiata. La città bosniaca si circonda di montagne e colline, che ne tracciano fiere ed imponenti il confine che la separa dalla Croazia. Negli anni 90, queste cime sono state luogo di un assedio da parte dell’esercito serbo, fungendo da vera e propria prigione naturale. Oggi, invece, rappresentano, per migliaia di migranti in fuga da guerre, persecuzioni e povertà, l’unica speranza di giungere in Unione Europea.

      Il fascino delle terre di confine sta proprio nel loro essere allo stesso tempo luoghi di limite e superamento, di prigionia e di libertà, di antagonismo e di incontro. Inevitabilmente, questa eterna contraddizione li rende condanna e benedizione per i popoli che li abitano, e per quelli che vi passano.

      Io e Gabriele siamo arrivati fin qui con lo scopo di esplorare la sovrapposizione storica delle memorie di un popolo che ha visto la guerra, e che ora si ritrova ad essere luogo di passaggio di persone che dalla guerra stanno ancora scappando. Lo stimolo intellettuale di smascherare il confine, una conoscenza superficiale della storia del paese, ed un interesse accademico per la questione della crisi migratoria, sono i bagagli che ho con me. Sono ancora ignara dei fantasmi di questo posto, e degli scheletri che si porta dentro. In poco tempo il confine mi entrerà nella pelle, lo sentirò scorrere e spostarsi alterando le sicurezze che mi ero costruita attraverso lo studio minuzioso ma distaccato di questa realtà. Ma per ora, Bihać deve ancora svegliarsi e con lei, mi sveglierò anche io.

      Ad un primo sguardo, la città mi appare come un non luogo, dove l’apatia generale ha lentamente rimosso le ferite di una guerra fin troppo recente. Ma i resti sono evidenti. Monumenti ai caduti, cimiteri e colpi di mortaio che appaiono come cicatrici sui palazzi della città. Nella sua calma opprimente, Bihać ricorda molto la Seahaven di Truman Show. Una cittadina tranquilla dove non succede niente. Un posto come un altro dove mettere su famiglia e vivere una vita semplice. Come Seahaven, questa mattina Bihać si apre ai miei occhi come un palcoscenico pronto a mettere in scena uno spettacolo dell’inganno, che va avanti giorno dopo giorno da decenni, nel tentativo di legittimare la finzione di una serenità tanto desiderata quanto superficiale.

      Le strade sono pulite e silenziose e le comparse del grande spettacolo dell’inganno devono ancora apparire. Tutto è fermo. Tra poco si sparpaglieranno nei caffè del centro impersonando perfettamente il loro ruolo di cittadini annoiati e disillusi. Lo sguardo stanco dei cani randagi che si assopiscono all’ombra di alberi spogli, l’immagine stereotipata di ragazzi e anziani seduti ad un bar per riempire la giornata. Eccola Bihać nella sua stasi permanente e volontaria, nella sua apparente tranquillità che da due decenni tenta invano di smacchiarle l’anima dalle cicatrici di una guerra di cui non si parla e non si vuole parlare.

      È mezzogiorno. Improvvisamente noto che l’equilibrio che si è tanto faticato a costruire durante la mattinata si rompe. Appaiono degli estranei che spezzano l’atmosfera. Sono nuove comparse, che stonano con la scenografia e non conoscono il copione. La maggior parte sono uomini sui trenta, alcuni portano con loro zaini e sacchi a pelo. Sono le persone migranti giunte dopo mesi di viaggio per la rotta balcanica, arrivate fin qui per oltrepassare il confine e raggiungere la Croazia, l’Unione Europea. Alcuni vivono nei campi di Borici, Bira e Cedra. Ma da qualche settimana i campi sono pieni, e chi non può permettersi di pagare altissime somme di denaro per un affitto in città in nero, dorme per strada.

      Da circa un anno, a Bihać non si parla d’altro. Dall’estate scorsa, quando i flussi migratori si sono intensificati, i cittadini si sono trovati a dover gestire una situazione d’emergenza umanitaria, dove le uniche presenze di supporto sono la Croce Rossa, lo #IOM e poche ONG internazionali, come #IPSIA. Intanto gli abitanti della città cominciano ad innervosirsi.

      Ci hanno abbandonato’ mi dice Amir, riferendosi al governo centrale di Sarajevo, ‘non gli è mai importato di noi, nemmeno durante la guerra’. Amir vive a Bihać da tutta la vita, e come ogni bosniaco della sua generazione, ha visto la guerra e se la porta dentro e addosso, nella sua gestualità al limite del compulsivo e nell’azzurro glaciale del suo sguardo, che non si azzarda mai ad incrociare il mio, ma si focalizza sempre su zone limitrofe. ‘Non odio, ma sono arrabbiato’ mi confessa Amir mentre avvicina ripetutamente alle labbra la tazzina ormai vuota di caffè, come per rimarcare con quella pausa la scelta coraggiosa ed insolita di abbandonarsi al ricordo della guerra. Amir non se lo permette mai. ‘Non parliamo della guerra, non sono bei ricordi. Cerco di non stare solo. Quando sono solo, suono il piano. Questo è un altro modo per scappare. Lo faccio solo per me’. Amir ha combattuto sul fronte a Bihac e ‘probabilmente’, come tiene a sottolineare, ha ucciso qualcuno.

      Ma non lo vuole sapere, non ci vuole pensare. Un’altra pausa, un sospiro e di nuovo un finto sorso ad una tazzina ormai vuota da venti minuti. Mi trovo di fronte a questo signore di cinquant’anni a cui la guerra ne ha aggiunti almeno quindici in volto. Lo ascolto ed improvvisamente mi ritrovo a comprenderne la violenza, subita ed esercitata. D’un tratto, il confine tra bene e male che ho tracciato nella mia coscienza va a sgretolarsi nel dramma di un popolo che non comprende la ragione del proprio trauma, ma ne subisce ogni conseguenza.

      Nella costante rimozione di un passato scomodo e violento, la materializzazione della crisi migratoria risveglia la rabbia ed il senso di abbandono dei cittadini di Bihać. ‘Noi siamo un popolo aperto e tollerante, sappiamo cosa vuol dire dover scappare dalle proprie case. Ma io non so chi sono queste persone, e non mi sento al sicuro. Ho paura per mia figlia’ mi confessa Harun. ‘Queste persone non vogliono rimanere qui. Fosse per me, le condurrei io al confine. Questa situazione non va bene nemmeno per loro e sono le istituzioni che dovrebbero darci supporto.’

      ‘Il pisciatoio d’Europa’, cosi lo definisce Alessandra, italiana migrata a Bihać negli anni 90. Anche lei arrivata al limite della sopportazione nei confronti del fenomeno che ha sconvolto la realtà quotidiana di questa città. Dalle prime interviste agli abitanti di Bihać, mi appare chiara una cosa. Nessuno si azzarda a dire che il migrante è un problema in quanto tale. Tutti parlano di sicurezza, di identità. Il problema non è che so chi sei e per questo ti odio, il problema è che non so chi sei, e per questo ho paura. Ancora una volta, ‘non odio, ma sono arrabbiato’.

      Incontro gli abitanti di Bihać nei patii dell’Hotel Opal e Paviljon che si affacciano sulle due rive opposte del fiume Una. In mezzo, l’isolotto di verde che spezza il ceruleo del corso d’acqua si copre di ragazzi con zaini e sacchi a peli. Alcuni sono soli, altri in gruppo. Tutti hanno solo un obiettivo al momento: arrivare al confine. Invadono il paesaggio ma non le coscienze. Sono osservati costantemente, ma non vengono mai guardati. Tra di loro c’è Abdul, arrivato dall’Iraq dopo 9 mesi di viaggio attraverso la Turchia, la Grecia l’Albania e la Serbia. Domani tenterà di nuovo il game, nonostante non cammini ancora bene, dopo gli ultimi pestaggi della polizia croata. Il game, così lo chiamano, è il tentativo di valicare il confine, cercando di sfuggire alle violente deportazioni della polizia croata. Cosi nel grande spettacolo dell’inganno, la trama si infittisce di adrenalina e suspense. Migranti e forze dell’ordine croate si rincorrono e si combattono in un moderno guardia e ladri che avviene lassù, sulle montagne che separano il confine bosniaco da quello croato, lontano dagli occhi del mondo. Abdul mi dice che questo è il suo ottavo tentativo, ma che ha deciso che in caso venga respinto ancora, si sposterà a Velika Kladuša, altra città di confine, a pochi chilometri da Bihać. Abdul non mi parla di casa, non mi parla del futuro. Nei suoi occhi vedo solo il game. Eppure Abdul ha visto morire suo padre, ed è scappato lasciando una madre ed una sorella. Come Amir, ha la guerra negli occhi. Come Amir, non odia ma è arrabbiato. È arrabbiato con lo IOM che non lo ha fatto entrare nel campo di Bira. E’ arrabbiato con l’uomo della polizia croata che lo ha picchiato e gli ha rubato il cellulare. Ma Amir non odia, non ne vede il motivo. Vuole solo oltrepassare il confine, vuole solo una possibilità.

      In questa danza imbarazzata e goffa tra due storie di vite spezzate, presenti e passati di guerre e miseria, i corpi non si sfiorano. Accarezzano il lento scorrere del tempo tra la pesante presenza dei monumenti di guerra e lo sforzo collettivo di ignorali. Proprio come quei monumenti, i migranti sono altamente visibili, e sistematicamente ignorati. Proprio come quei monumenti, i cittadini portano addosso i marchi indelebili di una memoria sanguinolenta, che scorre attraverso le loro menti e le loro fisicità, ma viene anch’essa rimossa dalla coscienza.A Bihac oggi, coesistono due tragedie: quella di un passato macchiato di sangue e quella di un futuro incerto ed opprimente. Due linee parallele che non si toccano mai nella temporalità e nella geografia complesse di questo eterno enigma che è la Bosnia. Eppure, in qualche modo, queste due linee hanno entrambe attraversato i confini della mia soggettività, prima scontrandosi violentemente in uno scarabocchio emotivo che non riesce a dare senso a quello che prova e poi ridefinendo il perimetro curvo e fluido della mia certezza. Il confine si è spostato. Non ci sono più buoni o cattivi.

      A Bihać, per quanto lo si tenti di negare, si è tutti parte della stessa rabbia. E come in una tragedia greca, io, da spettatrice di questo spettacolo dell’inganno, ho vissuto la catarsi nel riscoprire che queste comparse stonate, nel loro essere fuori luogo, ignorate e non volute, sono in realtà parte integrante della trama. Lo sbaglio sta nel cercare il torto dove non c’è ragione, e nel cercare la ragione dove non c’è il torto. Quando si smette di farlo, Bihać non fa altro che rivelare le pieghe drammatiche della tragedia dell’essere umano nella sua costante ed insensata ricerca di un nemico a cui dare la colpa della propria sofferenza.

      http://www.lavoroculturale.org/bihac-dove-i-corpi-non-si-sfiorano
      #Croix-Rouge #OIM #frontières #Bosnie #Croatie #Balkans #route_des_Balkans

    • The City Council of Bihać unanimously made a decision (https://www.nezavisne.com/novosti/gradovi/Vucijak-nova-lokacija-za-izmjestanje-migranata/537203) to open a new accommodation facility for refugees - in #Vučijak, a suburb near #Plješevica, near the border with Croatia. There they found an object that meets the necessary conditions for refugee accommodation, and authorities have announced that this move will move refugees from the temporary center of Bira or the center of Bihać to the EU border. Although the new facility could provide better reception conditions for refugees in Bosnia, this move is an indication of how countries in the region share an ignorant integration policy.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 15.05.2019

    • New migrant reception center to be built in Bosnia

      Bosnian authorities have announced that a new migrant reception center will be built near Bihac. This center will replace two temporary reception centers.

      In Bosnia-Herzegovina, the Operating Unit for Migrants has decided to build a migrant and refugee center near Bihac, in the country’s northwest. The center will be built in Vucjak, eight kilometers from the Bihac city center, according to media sources.

      The new structure will take the place of two temporary reception centers: #Bira in Bihac and #Miral in #Velika_Kladusa, both near the Croatia border. In 2018, 25,000 migrants entered Bosnia illegally from Serbia and Montenegro. Since the start of this year, police have registered 8,930 arrivals.

      Bosnia is a transit country for many migrants who are trying to make it to Western Europe from Turkey or Greece. Bosnia is not a member of the European Union. But its neighbor Croatia is.


      Volunteers banned from providing aid

      Meanwhile, Bosnian authorities have banned the international aid group “#Aid_Brigade” from providing food to migrants and refugees at the main train station in Bosnia’s capital Sarajevo, according to the website Klix.ba.

      The volunteers reportedly also had to close the place where they were providing medical assistance to migrants. Since March 2018, Aid Brigade volunteers have prepared and distributed 120,000 meals to migrants and 600 jackets and sleeping bags.

      The volunteers are accused of violating public order and aiding migrants and refugees in violation of the law, as well as volunteering with a tourist visa.

      https://www.infomigrants.net/en/post/17270/new-migrant-reception-center-to-be-built-in-bosnia
      #accueil

    • Bosnie-Herzégovine : à Bihać, on transfère les réfugiés sur une ancienne #décharge

      16 juin -14h30 : Depuis samedi matin, quelque 500 migrants ont été déplacés de Bihać vers une ancienne décharge située sur localité de #Vučjak, tout près de la frontière croate. Les migrants s’opposent à ce transfert et en appellent à la communauté internationale. Des heurts ont éclaté lors des premières opérations de transfert, et quatre policiers ont été blessés selon les sources officielles.

      Des habitants de Bihać annoncent une grande manifestation ce dimanche pour dénoncer la dégradation de la situation en ville, due, selon eux, à la présence des migrants. Ils accusent les autorités locales, cantonales, fédérales et centrales de ne prendre aucune mesure.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/fil-info-refugies

      #Vucjak

    • A particularly worrying situation in the northwest of Bosnia and Herzegovina, in the Una-Sana Canton, is escalating. After the fire in the Miral camp and numerous conflicts between the refugees and the police, the situation seems to be unsustainable. Poor hygienic and living conditions led the refugees to despair. After the escalation of various forms of violence, local authorities decided to move all refugees outside the camps to an isolated area in Vučjak, at the same place where a waste landfill was once housed. The authorities de facto closed the camps, refusing refugees to enter or leave the building. Ironically, the UN and IOM, who have run camps in BiH, oppose this solution (http://ba.one.un.org/content/unct/bosnia_and_herzegovina/en/home/presscenter/un-country-team-in-bih--joint-statement-on-relocation-of-migrant.html. By using force, more than 600 people were transferred to that area, including searches and incursions into several private homes where nearly 300 people were accommodated. "Local police and local Red Cross teams are only present because international organizations do not support the idea and accommodation in Vučjak in the current circumstances. The Red Cross is allegedly only allowed to provide first aid, so there is no medical care for the people who are staying there. Also, food that is distributed is very basic and is not enough to feed people, "AYS reported.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 24.06.2019

    • The jungle camp #Vučjak in BIH exists in the last two weeks. There is no presence of medical staff in the camp which makes unacceptable hygienic and sanitary conditions even worse - especially due to reported skin infections among the people who are there. The only organization currently active in the camp is the Red Cross that provides food. The EU responded with additional approval of 14.8 million Euros (http://europa.ba/?p=64423 - of which 13 million are intended to support border management (June 21, signed by IOM), and 1.8 million for humanitarian aid. Thus, the EU has so far financially supported BiH with 24 million euros around the refugee situation. It is extremely worrying that the EU allocates 90% of its intended funds to migration management and a very small part to humanitarian support for people living in very poor conditions. This is a direct indication that the Commission is more concerned with border conservation than human life.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 03.07.2019

    • EU provides €14.8 million to assist refugees and migrants in BiH

      The European Union announced today €14.8 million to address the needs of migrants and refugees who remain present in Bosnia and Herzegovina. This includes €13 million of support to migration management – for which an implementation agreement was signed on 21 June with the International Organisation for Migration – and €1.8 million for humanitarian aid.

      This brings EU overall assistance to Bosnia and Herzegovina to cope with the increased migratory flow since 2018 to €24 million (€20.2 million from the Instrument for Pre-accession Assistance and €3.8 million of humanitarian aid). This is in addition to €24.6 million assistance the European Union has provided to Bosnia and Herzegovina in the area of asylum, migration and border management since 2007.

      Johannes Hahn, EU Commissioner for Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, said: ‘As stated in the recent Commission Opinion, Bosnia and Herzegovina authorities need to ensure effective coordination, at all levels, of border management and migration management capacity, as well as the functioning of the asylum system. This is necessary for the country to take full advantage of the EU substantial assistance – in the interest of refugees and migrants and of the local communities.’

      Christos Stylianides, EU Commissioner for Humanitarian Aid and Crisis Management, said: ‘The EU is committed to help those most in need and cover the basic needs of refugees and migrants in Bosnia and Herzegovina, complementing national efforts. It is important that the well-being of the refugees and migrants is at the heart of decisions for the location and quality of accommodation centres.’

      Building on the results of the previous assistance, this funding will ensure accommodation for around 5,000 refugees, asylum seekers and migrants. It will provide access to health and protection assistance and outreach to people living outside of the reception facilities. Also, some items such as jackets, shoes and sleeping bags will be made available for people in need. The unhindered access of humanitarian partners to those in need is crucial in addressing these humanitarian needs.

      The EU funding will also strengthen the capacity of Bosnia and Herzegovina’s authorities in border management, as well as for identification, registration and referral to services for refugees, asylum-seekers and migrants. It will also support assisted voluntary returns.

      Background

      Since the beginning of the refugee crisis in Western Balkans the European Union has allocated more than €25 million in humanitarian aid to assist refugees and migrants in Serbia, and over €4 million to North Macedonia. EU humanitarian aid helps the most vulnerable refugees and migrants to meet basic needs and preserve their dignity. In addition to humanitarian assistance, the European Union has provided Western Balkans partners with significant financial support amounting to €98.2 million for activities related to migration and refugee crisis. This is done primarily through the Instrument for Pre-accession Assistance.

      Since 2007, the European Union has been providing assistance to Bosnia and Herzegovina worth amounting to € 44.8 million in the area of migration and border management through the Instrument for pre-accession assistance. The country has also benefited from the IPA regional programme ‘Support to Protection-Sensitive Migration Management’ worth up to €14.5 million. The emergency humanitarian assistance provided so far amounts to € 3.8 million.

      Over 33,300 refugees and migrants entered Bosnia and Herzegovina since January 2018, according to government estimates. Approximately 8,000 refugees and migrants in need of assistance are currently present in the country, mostly in the Una-Sana Canton. Approximately, 4,500 are accommodated in EU-funded temporary reception centres.

      As of Friday 14 June, local authorities proceeded with a forced relocation of 900-1000 refugees and migrants to a new location called Vučijak that has been deemed unsuitable by the European Union and UN. The above-mentioned venue, without the necessary infrastructure in terms of water, sanitation or electricity, surrounded by minefields, creates a clear danger for the life and health of migrants. Furthermore, the land is a former landfill and may still be toxic. The European Union is concerned about the well-being of the people moved there and has, together with its humanitarian partners, requested the authorities to stop forced relocations and provide dignified and secure shelter solutions. The European Union is also concerned about the authorities’ intention to take measures against humanitarian partners.

      The € 13 million is based on the Commission Decision C (2019) 3189 on supporting Bosnia and Herzegovina in managing the migration flows for 2019

      The €1.8 million announced today is based on the Commission Implementing Decision C(2019) 17 on the financing of humanitarian aid operational priorities from the 2019 general budget of the European Union ECHO/WWD/BUD/2019/01000.


      http://europa.ba/?p=64423

    • Rotta balcanica. Caritas: “Situazione a Bihac inaccettabile, Europa intervenga”

      “Mentre in Serbia la situazione è abbastanza buona, in Bosnia le condizioni dei migranti sono del tutto inaccettabili: hanno bisogno di tutto, alcuni si trovano in un centro informale, dove prima c’era una discarica. E’ inaccettabile che, a 4 ore di macchina dall’Italia, ci siano persone costrette a vivere così. Le istituzioni italiane ed europee devono iniziare a seguire in maniera seria la situazione”. A sottolinearlo è Oliviero Forti di Caritas italiana e Caritas Europa, di ritorno da una missione nei Balcani, nelle zone di confine con la Croazia. “Siamo stati prima in alcuni centri in Serbia: uno di questi era un ex ospedale psichiatrico e affaccia in territorio croato - . aggiunge Forti -. Ma devo dire che qui ci sono standard buoni, di qualità e non ci sono tantissime persone. Diversa è la situazione in Bosnia, lo stress psicologico delle persone è altissimo, i migranti provano costantemente a passare la frontiera ma vengono rimandati indietro. La violenza della polizia croata nei loro confronti sta diventando una vera emergenza”. Al confine, infatti, per i migranti (per lo più afgani, pakistani, iracheni e siriani) che provano il “game” (passaggio delle frontiere) a Bihac il trattamento è durissimo: secondo quanto testimoniato dagli stessi migranti gli abusi sono sistematici: vengono picchiati, i vestiti gli vengono tolti, così come i telefonini spesso distrutti. “A questa situazione va data una risposta diversa - aggiunge -. tra due mesi qui ci saranno due metri di neve, il gioco diventa molto rischioso. Inoltre c’è una difficoltà di integrazione evidente, le persone del luogo sono sempre più intolleranti e razziste nei loro confronti”. La Bosnia sta diventando così un buco nero, dove i migranti restano bloccati senza poter andare avanti né tornare indietro. “A breve la Serbia chiuderà l’accordo con Frontex per monitorare i confini - conclude Forti - anche questo rientra nella strategia di esternalizzazione delle frontiere, che ormai non vediamo più solo in mare ma anche via terra”.

      https://www.redattoresociale.it/article/notiziario/rotta_balcanica_caritas_situazione_a_bihac_inaccettabile_europa_int

    • Il campo tossico dove l’Europa scorda i migranti

      Muri e migrazioni. A #Vucjak, in Bosnia, si sopravvive senza assistenza, tra rifiuti e mine anti-uomo: il campo si trova sopra una vecchia discarica, l’acqua non è potabile e la terra, mai bonificata, è intrisa di veleni. E chi tenta la fuga in Croazia trova la polizia e il suo «gioco»: cibo confiscato e zaini dati alle fiamme

      Nascosto tra le cime boscose del monte Plješevica e circondato da zone ancora minate delle guerre jugoslave, il campo rifugiati di Vucjak, nella Bosnia nord-occidentale, è una prova scioccante della crisi che si è abbattuta contro la porta di servizio dell’Unione europea. Le Nazioni unite hanno recentemente descritto questo campo, a pochi chilometri dal confine spinato croato, come del tutto inadeguato ad accogliere civili.

      UNICO CAMPO in cui non sono presenti le grandi organizzazioni non-governative internazionali, è ufficialmente gestito dalla municipalità della cittadina di Bihac. E sotto-affidata, non ufficialmente, ai volontari della Croce Rossa locale di Bihac.

      È sorto dopo che le autorità della Bosnia e i governi municipali del Cantone di Una-Sana, hanno deciso che i migranti non potevano più rimanere negli spazi pubblici o negli edifici abbandonati, entro i limiti della città.
      Plastica, vetro, vecchi vestiti ormai diventati stracci, copertoni di gomme usate giacciono sul terreno contaminato.

      Si tratta di resti tossici del passato. Il campo si trova sul sito di una vecchia discarica, in attività solo fino a qualche anno fa. Le condizioni sono terribilmente preoccupanti. La sopravvivenza è legata all’acqua non potabile, alla terra intrisa di anni di veleni, al solo lavoro dei volontari.

      ALMENO UN MIGLIAIO di migranti sono ammassati in questo inferno. Provengono da Afghanistan, Iraq, Iran, Siria, Pakistan. L’accesso all’acqua è ridotto a dieci ore al giorno, non esiste un approvvigionamento idrico permanente.

      Vucjak fa eco all’inumanità del campo profughi di Calais in Francia del nord e all’abietta inazione dei governi europei. La mancanza di infrastrutture di base e servizi igienico-sanitari a Vucjak viola profondamente le norme minime stabilite dai canoni delle Nazioni unite.

      Nel bel mezzo del campo, un’enorme mappa mostra la posizione dei campi minati locali. Ogni giorno, più volte al giorno, camionette della polizia bosniaca riversano su Vucjak migranti che sono fuori dai circuiti dei centri di accoglienza temporanei, quelli dell’Organizzazione internazionale per le Migrazioni.

      Come cani randagi, vengono scaricati in mezzo al campo, dopo aver aperto il portellone posteriore del furgone, sigillato da uno sfolgorante lucchetto. È strettamente proibito riprendere queste scene, non ci sono fotografie, video o materiali propagandistici, ma è una pratica che va avanti indisturbatamente.

      Nonostante l’ingiustizia umanitaria, non sono le mine antiuomo, le condizioni precarie di salute o la mancanza di servizi igienico-sanitari che i migranti raccontano. Raccontano le violenze «passive» della polizia di confine. Nelle ultime settimane c’è un nuovo gioco che usa la polizia croata: rastrellare e bruciare cibo, vestiti, scarpe, zaini, telefoni dei ragazzi che tentano il game.

      Nella programmazione dell’attraversamento del confine croato-bosniaco, si spendono circa 100 marchi (poco più di 50 euro) in generi alimentari, per lo più pane e derivati. Spesso quei 100 marchi rappresentano i risparmi di mesi, così bruciare il cibo diventa un segnale di terribile spietatezza.

      Emad è fuggito dalla Siria, con la moglie e il figlioletto di appena due anni. Ha tentato il game ma l’hanno rispedito nel Borici temporary reception center della città di Bihac, derubandolo di tutto. Mentre lo staff medico dell’associazione italiana One Life Onlus visita il figlio, Emad ci porge una busta di plastica con un telefono all’interno. Ci chiede se lo vogliamo comprare, così con quei soldi può provare di nuovo ad attraversare il confine con la Croazia. È straziante. Non ci sono parole.

      DAL GENNAIO 2018, quasi 36mila migranti sono entrati in Bosnia, rimanendo intrappolati tra le politiche europee, progettate per ridurre gli attraversamenti irregolari, e la situazione di stallo politico in Bosnia, che di fatto impedisce alle autorità locali di fornire protezione.

      Dalla Turchia e dalla Grecia, sono due le principali vie di passaggio per la Bosnia: una attraversa la Macedonia del nord e la Serbia, l’altra attraversa l’Albania e il Montenegro.

      In piedi nel campo di Vucjak, tra una folla di corpi maltrattati e ossa rotte, ci si trova di fronte alle feroci conseguenze della geopolitica europea. Nel cinico sforzo del governo croato di dimostrare di avere le carte in regola per aderire all’area Schengen di libera circolazione, il Paese respinge i migranti senza seguire le adeguate procedure di asilo.

      IL VIAGGIO DI GULRAIZ inizia a Kunduz, in Afghanistan. Facciamo fatica a guadagnare la sua fiducia. La solitudine che accompagna i migranti è invalicabile. Sorridono, ma gli occhi sono vuoti. Mese dopo mese camminano senza alcun riposo e senza alcun appoggio. Si viaggia insieme ad amici di circostanza, a meri compagni di percorso.

      Per un marco ha ricaricato il suo prezioso e vecchio telefono a Vucjak. Dopo qualche racconto, ci mostra sul telefono la mappa che userà per tentare il game partendo dal monte Plješevica, addentrandosi nel fitto bosco bosniaco, passando per la cittadina bosniaca di Šturlic, fino ad arrivare agli anelati cartelli del granicni prelaz, il valico di frontiera. Un firmamento di punti rossi, di luoghi, di coordinate, di passi compaiono sulla funzione ‘satellite’ di Google Maps.

      Ci ferma un biondo poliziotto bosniaco. Camicia chiusa fino all’ultimo bottone, aria spavalda e bieche gambe di piombo. Ci prende i documenti. Cerca di intimorirci segnando i nostri nomi su un taccuino spiegazzato, senza darci alcuna spiegazione.

      Il favoreggiamento all’immigrazione clandestina ha un confine sottile. Siamo costretti ad allontanarci. Lo facciamo con l’immagine negli occhi della mappa satellitare di Gulraiz, con le mani segnate da un viaggio inumano di Abdurahman che con ago e filo riparava il suo zaino, con gli occhi sgranati dall’incertezza dei ragazzi che non hanno un badge per il ’5 stelle’ dei centri di accoglienza temporanei.

      Lasciamo la Bosnia con l’immagine di Ibrahim, poco più di tre anni, che segue camminando il suo papà, imitandolo con le braccia piegate all’indietro.

      https://ilmanifesto.it/il-campo-tossico-dove-leuropa-scorda-i-migranti

    • ‘Absurdistan’ : Migrants face dangerous winter in Bosnia

      Political inaction leaves hundreds living on former dump amid snake-infested minefields

      “This is jungle life,” says Wasim, a Pakistani who is among hundreds of migrants staying in a makeshift camp in northwestern Bosnia, from where they strike out at night in small groups for nearby Croatia and the European Union.

      “We are all like animals here just trying to survive. It’s the worst sentence I could say, but unfortunately it’s true.”

      The political science graduate from near Lahore speaks eloquently about how a famous son of the city, Pakistani prime minister Imran Khan, could transform life for his nation of 208 million and the quarter of its people who live in poverty.

      Wasim (34) plans to return when times are better, but now he must hike again through the thickly wooded hills above the camp, try to slip past Croatian border guards who are accused of beating and robbing migrants, and find the hoped-for job somewhere in the EU that was his reason for leaving home last year.

      Danger is all around: the squalid Vucjak camp is built on a former rubbish dump that may hold high levels of methane gas – prompting the UN’s International Organisation for Migration (IOM) to declare it unfit for human habitation – while the hills are infested with snakes and dotted with landmines from Bosnia’s 1992-1995 war.

      There are no toilets for the more than 500 men who live here and washing facilities are rudimentary, increasing the risk of disease; fights are common, particularly after dark when police and local aid workers go home. A man was stabbed to death here last week during a fight between Pakistanis and Syrians.

      “No one feels safe,” Wasim explains, as men who have fled conflict and poverty from North Africa to Afghanistan line up in the dust to receive food from the Bosnian Red Cross.

      “Might is right here. Everyone pushes each other, everyone is desperate and wants to move on,” he says of this remote corner of Europe where he has been stuck for three months, having failed “four or five times” to enter the EU undetected.

      “Everyone knows where to go. Even if they are illiterate, even if they didn’t go to school at all, they know Croatian and Slovenian and Italian cities by name. Everyone talks about this. Maybe they can’t even tell the time, but they know how to find locations with a mobile phone.”

      The so-called Balkan route did not cross Bosnia in 2015, when more than one million refugees and migrants followed it from Turkey towards Germany and other EU states, where their arrival sent immigration to the top of the political agenda.
      Derelict buildings

      Even in 2017, Bosnia registered only 755 migrants but, as the route shifted to bypass tighter border controls elsewhere in the Balkans, that number soared to 25,000 in 2018 – and 20,000 migrants have entered the country so far this year.

      They keep coming this way because it works – only about 6,500 of those people are still in Bosnia – but as months of cold, wet and snowy weather approach, up to 2,000 people are living rough at Vucjak and in parks, woods and derelict buildings in the border towns of Bihac and Velika Kladusa.

      “We’ve been warning since January of the need to increase the number of official migrant centres or their capacity . . . but there was no political decision to expand accommodation, even though international funding is available,” says Peter Van der Auweraert, the IOM representative in Bosnia.

      “Winter is just around the corner and any new location takes time to establish. We now have about 4,200 beds for migrants around the country, but we need about 2,000 more,” he told The Irish Times.


      “Vucjak is a disaster and it would be a bigger disaster if it’s still open in winter . . . If we don’t act now we will have people sleeping outside in Vucjak and other totally unacceptable places and we will be facing a threat to human life.”

      Yet Bosnian political leaders at all levels are unwilling to take any steps that rivals could portray as an “invitation” to migrants, or which would acknowledge the fact that they are likely to keep coming to the country for the foreseeable future.

      The local authorities in Bihac transported people to Vucjak despite objections from international aid groups, moving them from the city’s streets and parks to the edge of the forest – “the jungle” to migrants – which leads to Croatia.

      National politics is meanwhile paralysed, not for the first time under Bosnia’s fiendishly complex post-war system, as parties representing its Bosniak Muslim, Serb and Croat communities have yet to form a government nearly a year after elections.

      “This is ‘Absurdistan’,” declares Ale Siljdedic, police spokesman for Una-Sana canton, in his office in Bihac.

      “The problem is that no one cares in this country. They don’t care for local people, never mind the migrants. What is 5,000 migrants for a whole country if everyone shares them around? It’s nothing. But for a city of 50,000 like Bihac it’s too much.”
      Mass brawls

      The Pakistani stabbed at Vucjak last week was the second man to die in fights between migrants in Bihac. There have been a couple of mass brawls, but most of the cases he sees relate to minor thefts, particularly of phones and clothes, and break-ins at empty houses near the border where migrants sleep and then move on.

      “If you don’t have something to eat and you’re hungry you will go inside somewhere and get it. If it’s freezing cold and you could be dead the next morning then you’ll go into a house or abandoned building to sleep,” Mr Siljdedic says.

      “Maybe we’ll find you dead with two friends as happened last year, when they made a fire and it spread everywhere and they were killed. We’ve had 20 dead migrants in the last two years: two murdered, six drowned, three burned, some car accidents and a train hit one guy. This is the life we have here – people are coming and going and some die.

      “Camp Vucjak is not good and it will be much worse in winter. When the rain and snow come – and it can be minus 20 with two metres of snow up there – what will happen to those guys? They’ll come to Bihac and come into contact with locals and make some shit. And then we’ll have to deal with them.”


      Many migrants see the next few weeks as their last chance to reach the EU this year, creating a likely increase in movement towards Croatia, where officials deny claims that border guards beat and rob people that they push back into Bosnia.

      “With winter coming [migrants] are increasingly on edge and they feel like it’s ‘now or never’ to get across the border. At the same, the border guards in Croatia seem to be pushing people back more aggressively than before,” says Nihal Osman, deputy field co-ordinator in Bosnia and Serbia for Médecins Sans Frontières.

      “There’s been a noticeable increase of alleged push-back injuries in the last week or so, including people with broken bones and dog bites.”

      Sitting in a wheelchair in an IOM-run camp near Bihac, Amir Ali Mohammad Labaf accuses Croatian border guards of dumping him in the forest near the frontier just days after he suffered back injuries when he fell down a roadside embankment.

      Labaf says he was persecuted in Iran as an activist from the Gonabadi dervish order, a major Sufi sect that is denounced by country’s Shia theocracy; news reports from 2008 say a court in Qom sentenced a member of the sect with the same name to five years in jail, 74 lashes and internal exile for “spreading lies”.

      “I was in hospital for a day in Croatia and asked for asylum. They said no and deported me to the jungle,” says Labaf (40), referring to the forest that spans the border. “I want to go to France, but I can only walk a little and with great pain.”

      At Vucjak, meanwhile, Wasim is ready for another round of what migrants call “the game”.

      “I don’t have money to pay smugglers so I will try by myself to cross the border. I have some knowledge of the stars so I can travel by night,” he says. “You just have to try and try and try. And when you succeed, then you know it was the right time.”

      https://www.irishtimes.com/news/world/europe/absurdistan-migrants-face-dangerous-winter-in-bosnia-1.4027923

    • Water cut to crowded migrant camp as Bosnian authorities feud, seek to downsize its population

      Local authorities in the Bosnian town of Bihac on Monday cut off a nearby migrant camp’s water supply, to pressure the government into reducing the population of the overcrowded site that international organizations have criticized as unsuitable.

      But aid workers said the move will just cause additional suffering for the #Vucjak tent camp’s 1,000 residents, many of whom walked out of the site with empty plastic bottles to beg water from Bosnians living in the vicinity.

      Officials in the northwestern town also announced a crisis meeting to discuss what to do with the camp, which hosts migrants stopped in the impoverished Balkan country while trying to reach Western Europe.

      “It is obvious that the situation must be brought to the verge of absurdity in order to be solved,” complained Bihac Mayor Suhret Fazlic.

      Both the United Nations and the European Union missions in Bosnia have urged authorities to relocate the migrants from Vucjak — which is situated on a former landfill and near minefields left over from the 1992-95 war.

      Camp resident Osman Ali, from Pakistan, described conditions as “bad, very bad.”

      “I think all people here are seeking a better situation, situation is very dirty here,” he told The Associated Press.

      Ali and other migrants were lining up Monday for a meal from the local Red Cross. Police last week rounded up hundreds of migrants from Bihac and brought them all to Vucjak, nearly doubling the camp population.

      Fazlic has warned that the city will also cut waste collection services to draw attention to the camp’s failings and force the government to share the burden and move some of the migrants to other parts of the country.

      Thousands of migrants are stuck in northwestern Bosnia, unable to continue their trek north through neighboring Croatia whose police have been accused of violently repulsing migrants caught trying to illegally cross the border.

      Selam Midzic, a Red Cross representative at Vucjak, said cutting the water supply would just raise tensions among the migrants, and consequently with aid workers and locals.

      “In the camp itself, migrants will put pressure on the Red Cross representatives, who work here and who have no protection at all, demanding to be provided with drinking water,” he warned.

      The U.N. last week warned of a possible “humanitarian emergency” if aid is cut for the camp, urging Bosnia’s government to urgently find a new location.

      In the dusty camp, some migrants used puddle water to wash. Lounging outdoors during a spell of unusually warm weather, others said they fear conditions will deteriorate once winter cold sets in.

      Ahmed, from Pakistan, said many migrants have been sick: “(We don’t) have water, (or) food, (they) only give one person two (slices of) bread,” he said and added, pointing to his feet and clothing: “No have shoes and no jacket!”

      Tens of thousands of people from Asia, the Middle East and Africa emigrate illegally to Europe every year, braving perilous sea journeys and closed borders in the hope of securing a better life in the continent’s more affluent countries.

      On Monday, Libya’s coast guard said it intercepted 126 Europe-bound migrants in a rubber boat off the country’s Mediterranean coast.

      In Malta, authorities said police arrested 107 people following overnight riots in the Hal Fa migrant detention center.

      The interior ministry said the trouble, involving about 300 migrants, started late Sunday when a migrant tried to enter the center while allegedly drunk. A police vehicle was damaged and three police officers slightly injured in the violence.

      The U.N. refugee agency expressed concern.


      https://www.japantimes.co.jp/news/2019/10/22/world/social-issues-world/water-cut-crowded-migrant-camp-bosnian-authorities-feud-seek-downsize-
      #eau #coupure #dissuasion

    • Inside Bosnia’s ’nightmare’ camp for migrants trying to enter the EU

      Aid agencies are warning of a humanitarian disaster in Bosnia, with people facing a winter without proper accommodation.

      Bosnia is now a major route into the EU – 45,000 migrants have arrived in the country since the start of 2018.

      The country’s official refugee camps are full and the government has not allocated new sites, despite being given £10m by the EU this summer to do so.

      https://www.bbc.com/news/av/world-europe-50132250/inside-bosnia-s-nightmare-camp-for-migrants-trying-to-enter-the-eu
      #vidéo #gale #hiver #campement

      On dit dans le reportage que la zone autour du camp est entourée de #mines_anti-personnel

    • Réponse de Simon Missiri à ma question sur l’argent récolté par la #Croix-Rouge pour faire face à la situation humanitaire en Bosnie, via twitter 25.10.2109 :


      « We were able to raise only CHF 1.3 mln despite all efforts. This financed food non-food support to 41,000 migrants this year. Much more is needed in this desperate situation. »
      https://twitter.com/SimonMissiri/status/1187679349685645312

      Le lien vers le rapport « Emergency Plan of Action Operations Update No .3, Bosnia and Herzegovina : Population Movement » du 25.10.2109


      https://t.co/WBFbWSf3c2?amp=1

    • Bosnian authorities have announced the closure of the ad-hoc “camp” in Vučjak, where terrible conditions prevail and refugees have no access to water, toilets, or medical assistance (https://apps.derstandard.at/privacywall/story/2000110464615/bosnisches-aufnahmezentrum-fuer-fluechtlinge-wird-geschlossen). The camp, which was built on a former garbage dump, has been repeatedly criticised by a number of international and regional organisations for its range of health threats and non-compliance or minimum standards for refugee reception. With the previously announced closure of the temporary reception centres Bira in Bihać and Miral in Velika Kladuša, the question of accommodating thousands of refugees in Bosnia and Herzegovina arises, especially given that the weather is rapidly getting worse and winter is coming soon.

      Reçu via Inicijativa dobrodosli, mail du 06.11.2019.

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      Bosnisches Aufnahmezentrum für Flüchtlinge wird geschlossen

      Ein neuer Standort soll gefunden werden, da das Lager nahe einer Mülldeponie und eines Minenfelds errichtet worden war.

      Bosniens Sicherheitsminister Dragan Mektić hat am Dienstag die Schließung des Flüchtlingszentrums Vučjak etwa zehn Kilometer von Bihać entfernt angekündigt. Dort halten sich laut dem Minister derzeit zwischen 800 und 1.000 Flüchtlinge und Migranten auf.

      Das Aufnahmezentrum war im Juni unweit einer Mülldeponie und eines Minenfelds errichtet worden. Mehrere internationale Organisationen hatten sogleich gewarnt, dass das Zentrum ein ernstes Gesundheits- und Sicherheitsrisiko darstelle und nicht den internationalen Normen entsprechend für die Unterbringung von Flüchtlingen ausgestattet sei.
      Keine ehemaligen Kasernen

      Föderationspremier Fadil Novalić hat Mektić zufolge dieser Tage einige Standorte für ein neues Aufnahmezentrum vorgeschlagen. Es würde sich um eine Investition von 1,5 bis zwei Millionen Euro handeln, berichtete der Minister. Die Kommunalbehörden sind weiterhin nicht bereit, den gesamtstaatlichen Behörden ehemalige Militärkasernen zur Aufnahme von Flüchtlingen zur Verfügung zu stellen.

      Die Behörden des Kantons Una-Sana hatten in der Vorwoche die Schließung von weiteren zwei Aufnahmezentren, Bira in Bihać und Miral in Velika Kladuša, angekündigt. In den beiden Zentren halten sich derzeit rund 2.000 Personen auf.

      Im Kanton Una-Sana befinden sich laut früheren Angaben der Regionalregierung etwa 5.000 Migranten und Flüchtlinge, heuer wurden bereits 36.000 registriert. (APA, 29.10.2019)

      https://apps.derstandard.at/privacywall/story/2000110464615/bosnisches-aufnahmezentrum-fuer-fluechtlinge-wird-geschlossen

    • Cold weather comes, no relief in sight for Bosnia’s migrants

      Despite the approach of harsh weather, hundreds of refugees and migrants are still stuck in northwest Bosnia in a makeshift camp described by international organizations as dangerous and inhumane.

      Desperate men, including many who have made several unsuccessful attempts to cross into neighboring European Union member Croatia, sleep in the ill-equipped Vucjak tent camp. It is located on a former landfill, not far from a minefield left over from Bosnia’s 1992-95 war.

      The men spend their days collecting wood from nearby forest to use for the small fires that are their only source of warmth during Bosnia’s chilly fall nights. They get only one meal per day, distributed by local Red Cross volunteers, and are forced to shower outside, with no privacy or even a semblance of comfort.

      The Vucjak camp, where they might end up spending the entire harsh Bosnian winter, was set up by local authorities to increase the pressure on the central government, which they have accused of not doing enough to distribute the migrant burden around the country.

      Bosnia has been overwhelmed by the arrival of migrants heading toward Europe along the Balkan route. Most migrants flock to its northwest region, which borders Croatia.

      This has led to tensions in the border area where most of the over 6,000 migrants now in the country are staying.

      https://apnews.com/c0c9dd7dcab444b791ce099feff6cb65

    • Bosnie : le projet d’ouverture de deux centres pour migrants stagne malgré l’urgence de l’hiver

      Entre travaux interminables et lenteurs administratives, l’ouverture de deux nouveaux centres d’hébergement pour faire face à l’afflux de migrants en Bosnie prend du retard. L’ONU appelle le gouvernement à débloquer la situation qui, en l’état, pourrait conduire à des décès de migrants sans abri au cours de l’hiver.

      À l’approche de l’hiver, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) s’est lancée dans une véritable course contre la montre pour mettre à l’abri les milliers de migrants qui survivent dans les bois ou dans le camp de Vucjak, dans le nord de la Bosnie, à la frontière avec la Croatie, membre de l’Union européenne (UE).

      Selon Peter Van Der Auweraert, représentant de l’OIM en Bosnie, quelque 2 500 migrants sont actuellement sans abri dans cette région : un millier d’entre eux vivent dans le camp de Vucjak, installés sur une ancienne décharge. Et 1 500 autres sont éparpillés dans les bois alentours, occupant souvent de vieilles bâtisses abandonnées et vétustes.

      Les deux centres d’hébergement de Bira à Bihać et Miral à Velika Kladuša tournent, eux, à pleine capacité avec 1 500 personnes dans le premier (principalement des hommes seuls) et 600 à 700 personnes dans le second (principalement des familles et des mineurs non-accompagnés).

      Chaque jour, de nombreux migrants continuent d’affluer dans le canton d’Una Sana avec l’espoir de réussir à franchir la frontière croate et ainsi entrer dans l’UE. Le ministère de la Sécurité évalue à au moins 50 000 le nombre de migrants ayant traversé le pays l’année dernière à destination de l’Europe.

      Les autorités locales du canton d’Una Sana peinent de plus en plus à faire face à l’afflux de migrants et se heurtent à la grogne des citoyens. Plusieurs centaines d’habitants de Bihac ont ainsi manifesté mi-novembre pour demander la fermeture des centres d’hébergement et du camp de Vucjak.

      Le gouvernement bosnien, de son côté, a approuvé début novembre deux nouveaux sites d’hébergement des migrants en dehors de la région d’Una Sana, l’un dans le canton de Tuzla et l’autre dans celui de Sarajevo. Après plusieurs jours d’attente, les équipes de l’OIM ont eu accès la semaine dernière aux bâtiments afin d’évaluer leur capacité et les travaux à faire.

      “Mauvaise nouvelle, le site de Tuzla est, pour l’instant, inutilisable. La protection civile nous a informés qu’il restait des mines anti-personnelles autour des anciens baraquements militaires qui devaient être convertis en centre d’hébergement”, indique Peter Van Der Auweraert de l’OIM Bosnie, joint par InfoMigrants. Selon lui, l’opération de déminage prendra plusieurs semaines. Le site ne devrait pas être disponible avant le printemps.
      "Le gouvernement n’a pas le sens de l’urgence"

      Le site du canton de Sarajevo, lui, est “utilisable”, poursuit Peter Van Der Auweraert. “Mais quatre semaines de travaux sont à prévoir car l’eau courante ne fonctionne pas, l’électricité n’est pas aux normes et il n’y a pas de raccordement aux égouts”, explique-t-il, estimant que ce site serait en mesure d’accueillir la quasi-totalité des migrants qui se trouvent dans les bois et dans le camp de Vucjak. Il vise une ouverture, au mieux, début 2020, à condition que le ministère de la Sécurité donne son feu vert rapidement. “Le problème c’est que le gouvernement central n’a absolument pas le sens de l’urgence, il n’y a pas de véritable volonté politique”, regrette-t-il.

      En attendant, l’OIM souhaiterait augmenter la capacité d’accueil du centre de Bira afin d’y transférer un maximum de migrants sans abri, mais les autorités cantonales font barrage. Elles ont même récemment menacé de mettre en place un blocus dans les centres de Bira et Miral empêchant la libre circulation des migrants.

      “La neige doit commencer à arriver la semaine prochaine, j’ai très peur que nous ayons rapidement des pertes de vies humaines à cause de l’inaction politique”, prévient Peter Van Der Auweraert, rappelant que que les conditions sanitaires dans lesquelles les migrants de Vucjak survivent sont, en outre, extrêmement précaires. “Ces personnes ont besoin d’une évaluation médicale avant même de pouvoir être transférés dans des centres. On estime, par exemple, que 70% des migrants de Vucjak ont la gale. Malgré l’urgence, on ne peut pas travailler car on dépend des décisions du gouvernement qui n’arrivent pas”, termine-t-il, appelant une nouvelle fois les autorités à réagir.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21119/bosnie-le-projet-d-ouverture-de-deux-centres-pour-migrants-stagne-malg

    • Bosnie-Herzégovine : le Conseil de l’Europe demande la fermeture du camp de Vučjak

      « Ce camp devrait être fermé sans délai », a déclaré mardi la Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, lors de sa visite à Vučjak. Sur le terrain, les ONG dénoncent un « cauchemar », alors que les migrants et réfugiés se sont lancés dans une grève de la faim pour protester contre les conditions de vie catastrophiques.

      « Des gens vont mourir », a déclaré mardi à la presse Dunja Mijatović, la Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, lors de sa visite au camp de Vučjak. « Ce n’est pas un lieu pour des êtres humains. » Depuis trois jours, des migrants de ce campement informel situé à 8 km de la frontière croate et qui « accueille » environ 600 personnes, sont en grève de la faim, refusant la nourriture et les boissons chaudes que des bénévoles de la Croix-Rouge leur apportent une fois par jour. Ce qu’ils veulent, disent-ils, c’est poursuivre leur route vers l’Europe.

      Les photos dans la presse montrent des hommes blottis sous des couvertures, certains sans chaussures ni chaussettes, alors que la température a chuté en-dessous de zéro degré. « Nous ne sommes pas des criminels ni des terroristes », proteste un Pakistanais, cité par Radio Slobodna Evropa. « Pourquoi sommes-nous condamnés à vivre ainsi ? J’ai donné de nombreuses interviews pour alerter l’opinion, mais ça n’a rien changé. » Les ONG présentes sur le terrain dénoncent également une situation catastrophique. « Un cauchemar », selon Médecins sans frontières (MSF).

      « Les réfugiés et les migrants doivent être transférés dans un endroit chaud, où ils recevront un repas et où il sera possible de traiter leurs demandes de la façon la plus appropriée », a insisté Dunja Mijatović. Elle-même d’origine bosnienne, elle a reconnu qu’elle avait « honte qu’une chose pareille existe dans [son] pays ». « La solution est de fermer ce camp et de faire en sorte que ces gens survivent à l’hiver », a-t-elle plaidé. Dunja Mijatović a prévu de rencontrer vendredi des représentants des différents niveaux institutionnels en Bosnie-Herzégovine.

      Le ministre bosnien de la Sécurité, Dragan Mektić, a affirmé que les réfugiés et migrants seraient prochainement transférés dans un nouveau centre d’accueil temporaire à Blažuje, près de Sarajevo. « Les travaux de construction et de rénovation ont commencé et nous prévoyons que les premiers migrants y soient hébergés d’ici deux à trois semaines », a-t-il assuré. Selon le ministère de la Sécurité, la Bosnie-Herzégovine compte sept centres d’accueil officiels où se trouvent actuellement environ 4500 réfugiés et migrants.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-le-Conseil-de-l-Europe-demande-la-fermeture-du

    • Bosnie-Herzégovine : les migrants du camp de Vučjak en #grève_de_la_faim

      Alors que la neige s’est mise à tomber en Bosnie-Herzégovine, les conditions dans le camp de Vučjak, déjà misérables, ont empiré. Depuis mardi, plusieurs migrants qui tentent de survivre dans le camp refusent de boire et de s’alimenter pour protester contre la situation. Un membre de l’équipe mobile de la Croix-Rouge de Bihac a déclaré à Klix.ba qu’ils avaient refusé d’avaler le repas chaud préparé mardi matin et de boire du thé.

      « Nous avons faim, nous mourons, mais nous n’irons nulle part ailleurs en Bosnie-Herzégovine. Nous exhortons l’UE à ouvrir ses frontières », a déclaré l’un des migrants. Outre la nourriture, ils refusent également de nouvelles tentes – sous le poids de la neige, plusieurs se sont déjà écroulées – et des couvertures.

      La Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, a demandé mardi la fermeture immédiate du camp.
      Bosnie-Herzégovine : la neige est tombée sur le camp de Vučjak

      4 décembre - 8h30 : Les premières neiges sont tombées sur le camp de Vučjak, où survivent 800 à 1000 réfugiés, très mal vêtus, souvent sans chaussures. Plusieurs tentes fournies par le Croissant-Rouge turc se sont effondrées sous le poids de la neige.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/courrierdesbalkans-fr-fil-info-refugies-2019-novembre

    • Le camp de Vucjak évacué, mais le sort de ces migrants n’est en rien réglé

      Après des semaines de demandes d’ONG humanitaires et de pression de l’Union européenne sur les autorités de Bosnie-Herzégovine, le campement de Vucjak est en cours d’évacuation.


      https://fr.euronews.com/2019/12/09/le-camp-de-vucjak-evacue-mais-le-sort-de-ces-migrants-n-est-en-rien-reg
      #évacuation

    • Bosnia Puts Off Closing Makeshift Migrant Camp ’Until Further Notice’

      Bosnian authorities have indefinitely postponed the scheduled closing of a makeshift migrant tent camp in the northwest of the country.

      The closing of the Vucjak camp had been scheduled for December 9, following harsh international criticism of the improper conditions hundreds of people are being housed in. The camp is hosting some 600 migrants, according to the Red Cross.

      Rade Kovac, the director of the Bosnian Service for Foreigners’ Affairs, visited the camp on December 9 and said that the authorities had postponed closing the camp until further notice.

      Aid groups have repeatedly warned that the Vucjak camp is located on a former landfill and close to a mine field from Bosnia’s 1992-95 war, and has no running water or toilets. Living conditions worsened further after snow started falling last week.

      Kovac said the migrants will eventually be moved to one of the reception centers in the Sarajevo Canton. He gave no reason for the postponement, but media reports said the decision was prompted by a lack of proper accommodation at the reception centers.

      Bosnia-Herzegovina’s security minister, Dragan Mektic, last week announced that the occupants of the camp on the border with Croatia would be relocated to other camps outside the region.

      “It was agreed that migrants would be moved early next week from this locality to other reception centers...and that this makeshift camp would be closed,” Mektic said in a statement on December 6.

      The decision to close the camp came after Dunja Mijatovic, the Council of Europe commissioner for human rights, visited Vucjak last week and warned that deaths would be imminent if the camp were not closed at once. “If we don’t close the camp today, tomorrow people will start dying here,” she told reporters while visiting the snow-covered camp.

      On December 6, Mijatovic told a news conference in the Bosnian capital, Sarajevo, that it was now urgent to relocate the migrants and provide them with “decent accommodation.”

      "Many people lack adequate clothing and footwear,’’ she said. "It is inhumane and unacceptable to keep people in such conditions.’’

      However, some migrants said that despite snow and freezing weather, they will refuse to be moved farther away from the border. Most of the migrants flocked to the northwestern part of Bosnia because they want to continue their journey to Western Europe’s more prosperous countries by crossing the border into European Union member Croatia.

      On December 7, migrants at Vucjak resumed accepting food distributed by the Bihac branch of the Red Cross, after refusing it for several days in protest at the announced relocation of the camp.

      Bosnian authorities have struggled to accommodate thousands of people fleeing war and poverty in the Middle East, Africa, and Asia. Migrants enter Bosnia from neighboring Serbia or Montenegro.

      https://reliefweb.int/report/bosnia-and-herzegovina/bosnia-puts-closing-makeshift-migrant-camp-until-further-notice

    • Bosnia, “situazione insostenibile nel campo di Vucjak. Migranti al freddo senza acqua corrente e luce”. Ma la chiusura è rinviata

      Una situazione intollerabile, con tende coperte dalla neve e mancanza delle più elementari condizioni igieniche. È questo lo stato del campo profughi di Vucjak, nel Nord-Ovest della Bosnia-Erzegovina, vicino alla frontiera con la Croazia. Lunedì 9 dicembre le autorità ne hanno rinviato la chiusura, dopo averla annunciata nei giorni precedenti sotto la crescente pressione della comunità internazionale. I media locali, nel dare notizia del rinvio, non ne hanno chiarito i motivi. È possibile che le strutture indicate per l’accoglienza dei seicento profughi non siano ancora del tutto pronte.

      Il campo, aperto a giugno scorso vicino a Bihac, si trova su una ex discarica e vicino a terreni minati nella guerra degli anni novanta e non dispone delle infrastrutture più elementari, di acqua corrente o elettricità. I profughi, principalmente giovani uomini, vivono in tende non riscaldate, nonostante le temperature siano scese in questi giorni sotto lo zero.

      Era stata in particolare Dunja Mijatovic, commissaria dei diritti umani del Consiglio d’Europa, a chiedere lo smantellamento del campo di Vucjak. La commissaria martedì 3 dicembre si era recata sul posto e aveva denunciato la passività delle autorità bosniache: “Se non si chiude questo campo oggi, domani le persone cominceranno a morire. Di chi sarà la responsabilità?”. Venerdì, davanti alla stampa, aveva di nuovo parlato di condizioni “molto difficili e vergognose”, dicendosi “scioccata” da ciò che aveva visto a Vucjak. Anche Medici senza Frontiere aveva segnalato la difficile situazione dei profughi, molti dei quali sprovvisti di vestiti adeguati ad affrontare il freddo. Le reazioni della comunità internazionale avevano spinto le autorità bosniache a decidere la chiusura immediata del campo all’inizio della settimana successiva, salvo poi tornare sui loro passi.

      L’obiettivo, dopo un passaggio temporaneo in vari centri di accoglienza, è accogliere i circa seicento profughi di Vucjak in una ex caserma nei pressi di Sarajevo. Non tutti i migranti sembrano però disposti ad accettare il trasferimento, che significa allontanarsi dalla frontiera con la Croazia, Paese membro dell’Unione europea nel quale intendono entrare per poi proseguire il viaggio verso l’Europa occidentale. Nei precedenti tentativi di trasferire i migranti nella capitale, infatti, i profughi avevano chiesto di tornare a Bihac per essere più vicini al confine.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/12/09/bosnia-situazione-insostenibile-nel-campo-di-vucjak-migranti-al-freddo-senza-acqua-corrente-e-luce-ma-chiusura-e-rinviata/5604973

    • En Bosnie-Herzégovine, l’un des pires camps de réfugiés d’Europe évacué

      L’évacuation du camp de migrants de Vucjak, en Bosnie-Herzégovine, a démarré mardi 10 décembre, après que la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a demandé aux autorités de « fermer sans délai ». Il y a quelques semaines, Mediapart y avait constaté les conditions de vie honteuses. Reportage.

      Début décembre, en visite sur place dans la neige, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe avait demandé aux autorités bosniennes de « fermer Vucjak sans délai ». Dans ce camp informel apparu en juin dernier à l’extrémité nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine, des réfugiés s’entassent dans des conditions honteuses, cherchant à rallier à pied la frontière croate, puis la Slovénie et l’Italie derrière. Elle-même bosnienne, Dunja Mijatovic avait formulé cette requête à la mi-octobre déjà, sans succès.

      Cette fois, l’évacuation a commencé, mardi 10 décembre, en début d’après-midi. « Pour des raisons de sécurité », les journalistes n’ont pas eu le droit d’accéder au site, contraints de suivre le déroulé des opérations loin de cette ancienne décharge, sur laquelle les autorités du canton d’Una-Sana avaient établi un camp, à quelques kilomètres seulement de la Croatie (membre de l’UE). Le week-end dernier, des migrants résidant là s’étaient mis en grève de la faim à l’annonce de leur relogement loin de la frontière.

      En 2019, en Bosnie-Herzégovine, davantage d’arrivées de migrants ont été enregistrées qu’en Espagne ou en Italie.

      Bosnie-Herzégovine, envoyés spéciaux. – Chacun s’est emmitouflé du mieux qu’il a pu. Certains ont des couvertures roulées sur les épaules, un homme brandit un étonnant parapluie vert, tous portent un gros sac sur le dos et un duvet en bandoulière. Les adieux sont brefs avec les compagnons qui restent au camp de Vu#jak, en Bosnie-Herzégovine. Cet après-midi brumeux, ils sont vingt-cinq à prendre la route de la frontière avec la Croatie, membre de l’Union européenne, située à moins d’une heure de marche. Vingt-cinq à s’engager dans le game, le « jeu » très risqué du passage de la frontière.

      « J’ai déjà essayé six fois de passer », raconte Muhammad, un jeune Pakistanais. « À chaque fois qu’ils nous arrêtent, les policiers croates nous ordonnent de poser devant nous nos téléphones portables et ils les cassent. On doit aussi donner tout notre argent. Ensuite ils brûlent nos sacs, nos vêtements chauds et nos chaussures. Puis ils nous reconduisent jusqu’à la frontière de la Bosnie- Herzégovine. » Malgré ces mauvais traitements répétés, le jeune homme recommencera le gamedès qu’il aura réussi à réunir un peu d’argent pour s’équiper à nouveau. Selon lui, il faut compter 300 euros pour avoir de quoi refaire les dix jours de route à pied, caché, jusqu’en Slovénie. Pas pour les passeurs, mais pour se payer un téléphone, de nouveaux vêtements chauds et de la nourriture.

      Le camp de Vucjak a été établi le 16 juin dernier sur le site très pollué (au méthane, notamment) d’une ancienne décharge, à une dizaine de kilomètres de Biha#, dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine. La frontière croate se franchit dans la montagne. Durant la guerre des années 1990, la zone a été âprement disputée et les abords du camp restent truffés de mines.

      Tout l’été, le terrain était infesté de serpents. Cet automne, ce sont les sangliers qui, chaque nuit, viennent chercher de la nourriture jusque dans les tentes fournies par la Croix-Rouge turque. Ils sont 800 à 1 000 à dormir dans ce cloaque, au milieu des immondices. Des hommes seuls, à qui l’on refuse l’entrée dans les camps, surpeuplés, de Biha# et de Velika Kladuša, gérés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui n’acceptent plus que les mineurs et les familles.

      Selon Nihal Osman, coordinatrice locale de Médecins sans frontières (MSF), 7 à 8 000 migrants se trouvent aujourd’hui présents dans le canton de Biha# : 3 200 dans les camps de Bira, Miral, Sedra et Borici, plus de 4 000 dans les squats établis dans des maisons vides ou des usines abandonnées, ou bien sous les tentes de Vucjak. À l’intérieur du camp, le tableau sanitaire est affolant.

      De nombreux réfugiés reviennent blessés du game, à cause des sévices infligés par la police croate. Presque tous souffrent de diarrhée et de maladies de peau, dont de nombreux cas de gale. La mairie de Biha# livre chaque jour 20 000 litres d’eau, mais les douches en plein air sont jonchées d’immondices. Les résidents doivent faire leurs besoins dehors : les sanitaires sont depuis longtemps hors d’usage. Avec les brumes humides de l’automne, la température tombe déjà en dessous de zéro certains soirs, beaucoup souffrent de la grippe, tandis que MSF recense de nombreux cas de tuberculose et de sida.

      « Si ces personnes restent à l’extérieur, comme c’est le cas aujourd’hui, il y en a qui vont mourir cet hiver, prévient Nihal Osman. Ici, les températures peuvent descendre sous les – 20 °C et les feux de branchage ne suffiront pas. » L’ONG n’intervient pas à l’intérieur du camp de Vu#jak, refusant de cautionner son existence. Pour assurer malgré tout sa mission humanitaire, son personnel opère dans une petite clinique établie dans le village voisin, malgré l’hostilité des riverains. « On est obligé de se faire discrets. On ferme à 15 heures, avant que les gens reviennent du travail », explique Nihal Osman.

      Seule la Croix-Rouge locale délivre un repas par jour – ce lundi, c’était une louche de riz, un peu de sauce à la viande, quelques fines tranches de pain et un litre de soda. Depuis l’été, les organisations internationales pressent les autorités bosniennes de trouver un autre emplacement, mais celles-ci font la sourde oreille. « Tout le monde se focalise sur le scandale humanitaire de Vu#jak, nuance Nihal Osman, mais le problème est européen. De plus en plus de gens s’engagent sur la route des Balkans, et le canton de Biha# en est le débouché naturel. »

      De fait, Bihac, à l’extrémité nord-ouest de la Bosnie- Herzégovine, constitue le point le plus proche de la Slovénie et de l’Italie, l’objectif que veulent gagner tous ceux qui se massent ici. Pour y demander l’asile et poursuivre leur route plus sereinement vers les pays de l’ouest et du nord de l’Union européenne. Pour la Bosnie-Herzégovine, en 2019, 28 327 arrivées ont été officiellement enregistrées, en hausse de presque 5 000 par rapport à 2018 et presque 30 fois plus qu’en 2017. En Europe, seule la Grèce a enregistré plus d’arrivées. La Bosnie-Herzégovine dépasse désormais l’Espagne et l’Italie.

      Se souvenant de leur expérience personnelle pendant la guerre de 1992-1995, les habitants du canton d’Una Sana ont longtemps regardé avec bienveillance et solidarité les exilés bloqués dans cette impasse de la route des Balkans. Mais aujourd’hui, c’est un sentiment de lassitude et d’exaspération qui domine. Plusieurs manifestations anti-migrants ont eu lieu à Biha# ces dernières semaines, et les autorités locales mettent des bâtons dans les roues des rares humanitaires présents sur le terrain, comme Médecins sans frontières. En fait, les réfugiés paient au prix fort les sombres calculs politiques qui opposent les autorités locales à celles de la capitale, Sarajevo.

      Une longue odyssée balkanique

      Le contrôle des frontières et la gestion des migrations relèvent théoriquement de l’État central de Bosnie- Herzégovine et de son ministère de la sécurité, mais le canton d’Una Sana, qui possède son propre ministère de l’intérieur, relève de la Fédération de Bosnie- Herzégovine, l’une des deux « entités » de ce pays toujours divisé. Or, les autorités du canton estiment qu’elles sont abandonnées par les autorités fédérales et qu’elles doivent faire face seules à la crise. Leur politique vise à donc à rendre les conditions de vie des migrants les plus difficiles possibles afin de les dissuader de rester sur leur territoire. Depuis deux semaines, elles interdisent même la circulation des réfugiés. Ceux qui sont raflés dans la rue par la police sont immédiatement envoyés à Vucjak.

      Pour sa part, l’OIM, qui gère l’ensemble des camps de Bosnie-Herzégovine, par délégation des compétences normalement dévolues à l’État, cherche aussi à délocaliser les migrants en insistant pour l’ouverture d’autres camps officiels à l’intérieur du pays, vers Tuzla ou Sarajevo. Une politique qui a peu de chances d’être suivie d’effet, Biha# restant la « porte d’accès » à la Croatie. De surcroît, bien peu de migrants osent s’aventurer dans le nord de la Bosnie, qui dépend de la Republika Srpska, l’autre « entité » du pays, dont les autorités prônent une fermeté absolue et refusent l’ouverture de centres d’accueil.

      Dans les camps officiels, l’OIM multiplie les campagnes en faveur du retour volontaire. Beaucoup de travailleurs humanitaires estiment que l’organisation se préoccupe moins d’apporter une réponse humanitaire que de contribuer à la « gestion des migrations » – c’est-à-dire aux politiques visant à dissuader les exilés de tenter de gagner l’Union européenne. Et ils s’étonnent de l’absence quasi totale du Haut-Commissariat aux réfugiés (UNHCR), qui semble avoir délégué ses compétences à l’OIM. Même le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’est pas présent. Seules quelques sections nationales de la Croix-Rouge ont envoyé des équipes.

      « Les autorités locales voudraient que ces gens aillent ailleurs, considérant qu’elles ont trop de migrants à gérer sur leur territoire, souligne Hannu Pekka Laiho, en mission d’observation pour la Croix-Rouge finlandaise. Le problème, c’est que chacun des acteurs impliqués dans cette crise se renvoie la balle : les Bosniens, mais aussi l’OIM et l’Union européenne. » Appuyé sur sa canne, le vieil homme s’émeut du sort réservé aux malheureux qui échouent ici. « Tout le monde veut se débarrasser de Vu#jak. En attendant, ces gens sont tout bonnement livrés à eux-mêmes. La tension est palpable, mais je m’étonne que ce ne soit pas pire encore vu les conditions dans lesquelles doivent vivre ces hommes. Tous les jours, ils m’interrogent pour savoir si de nouveaux camps vont ouvrir, en Bosnie, ou en Croatie. Je n’ai rien à leur répondre de concret. »

      ______________________________________________________________________________

      Deux nationalités dominent à Vucjak, les Afghans et les Pakistanais, qui se regardent en chiens de faïence, chacun occupant sa zone. Les Maghrébins, mal vus, n’osent pas y rester et se réfugient dans les squats. Cet été, un Palestinien a été tué d’un coup de couteau. On trouve pourtant aussi quelques Indiens, et même trois Sénégalais, qui ont trouvé refuge dans le secteur afghan. Djallo, 33 ans, est originaire de Kédougou, à la frontière de la Guinée et du Mali. Il a d’abord rejoint la Turquie, puis il est passé en Grèce, où il a travaillé deux ans dans des fermes. Il s’est ensuite engagé sur la route des Balkans, après avoir économisé suffisamment d’argent, pensait-il, pour rejoindre un pays riche de l’UE.

      Djallo détaille les étapes de sa longue odyssée balkanique. Il a franchi clandestinement les frontières de la Macédoine du Nord puis de la Serbie, versant à chaque fois plusieurs centaines d’euros aux passeurs. À Preševo, dans le sud de la Serbie, des Pakistanais lui ont vendu dix euros un faux récépissé de demande d’asile en Serbie, un document pourtant accessible gratuitement. Il a ensuite payé 150 euros le passage

      en barque de la Drina, la rivière qui sépare la Serbie et la Bosnie-Herzégovine, puis il a gagné la région de Biha# en bus et se trouve depuis un mois à Vu#jak.

      « Dans le nord de la Macédoine, je suis resté bloqué dans un village où ils gardent les gens, tant que les familles n’envoient pas l’argent », raconte-t-il, grelottant dans son manteau élimé, des claquettes en plastique dépareillées aux pieds. Deux jours plus tôt, Djallo a été rapatrié dans le camp, après avoir été violemment renvoyé de Croatie. « Cela faisait dix jours que nous marchions avec un groupe de Pakistanais et d’Afghans. On nous a arrêtés près de la Slovénie et on nous a ramenés jusqu’ici... Je n’ai opposé aucune résistance, mais les policiers m’ont tout pris. » Désespéré, sans un sou, Djallo envisage désormais de repartir en arrière. A minima jusqu’en Grèce, « parce que là-bas, au moins, on peut travailler et gagner un peu d’argent ». Les violences de la police croate visent à dissuader les gens de tenter le voyage. Zagreb a d’ailleurs été félicitée par ses partenaires européens pour sa « bonne gestion » des frontières et pourrait même être appelée prochainement à rejoindre l’espace Schengen.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/101219/en-bosnie-herzegovine-l-un-des-pires-camps-de-refugies-d-europe-evacue

    • After 179 days (5 months and 26 days) the Vucjak jungle was evacuated and its structures and tents destroyed with the excavator. 7 buses transported migrants to the Usivak camp in Hadzici, outside Sarajevo, managed by IOM. On 10 December, the eviction of the Vučjak area started. Volunteers from the region report that the authorities in Una Sana Canton and IOM announced that from this day on, Vucjak jungle will not exist. During the press conference on Monday, Bihac authorities announced that no media can be present at Vucjak during the eviction which is a serious issue restricting the work of the media, but also the right of the public to know what is happening.

      Volunteers and activists on the field denounce that “media freedoms are at serious risk at the moment in Bosnia and Herzegovina in many ways. The authorities and international organizations are doing everything they can in order to restrict the media from accessing the places where refugees are, being camps run by the IOM or places like Vucjak during the eviction. Additionally, all parties involved are investing a lot of effort in spearing propaganda of different types, including hate propaganda. Local volunteers strictly condemn that international organizations are still not doing enough: “volunteers in Sarajevo are noticing more and more people in the streets, sleeping rough, among them many minors, with no care at all. The only help provided comes from the citizens, while DRC, Red Cross, cantonal authorities, IOM, UN agencies are staying aside and ignoring this fact.” Updates come also from another city of Bosnia and Herzegovina: In Tuzla, over 100 people are staying outside. People are still arriving from Serbia, daily, even though much less than during previous months. As well as in Sarajevo, many people are hosted by the locals.

      If you want to keep updated on some border points like Lesbos, Patras, Athens, Šid and Velika Kladuša, you can listen the podcast that independent volunteers and volunteers working for small organizations in Greece and some of the EU’s external borders report weekly on their daily work and the dire conditions in which refugees and migrants are living. The audios are in Spanish and, time permitting, subtitles are also provided in Serbo-Croatian and English. Here the youtube channel (https://www.youtube.com/watch?v=2HjVrr5IF3Q

      ) where you can follow the weekly updates. Overall, they report a worsening situation at all these points. And not only because of the arrival of cold days, but above all because of the deliberate, and more and more systematic, violation of the rights of people on the move. Constant harassment and police violence, horrific and degrading living conditions, racist and inhumane treatment and much more, along with anti-immigration laws that are becoming more restrictive in all countries every day, all of this makes the lives of thousands of people destroyed on daily bases.

      Reçu via Inicijativa dobrodosli, mail du 17.12.2019.

  • Viral hepatitis: A silent epidemic killing more people than HIV, ma...
    https://diasp.eu/p/8157219

    Viral hepatitis: A silent epidemic killing more people than HIV, malaria or TB

    Viral hepatitis is on the rise. Tackling hepatitis B in Africa is key to fighting back. Article word count: 2534

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=18627683 Posted by pseudolus (karma: 2692) Post stats: Points: 153 - Comments: 63 - 2018-12-07T14:03:41Z

    #HackerNews #epidemic #hepatitis #hiv #killing #malaria #more #people #silent #than #viral

    Article content:

    Nuru was prepared for the worst when she went to get screened for HIV eight years ago. After caring for her mother in Uganda, who died as a result of the virus, Nuru moved to the United Kingdom to study, and decided to take her health into her own hands. “I was ready to be told I had HIV,” she says. “I felt, ‘That’s okay. I’ve (...)

  • #Sida, un héritage de l’époque coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’#Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.


    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale
    #aids #HIV #colonialisme #colonisation #histoire #santé #maladie #film #documentaire #Congo #Congo_belge #épidémie #pandémie #singes #chimpanzé #VIS #Afrique_équatoriale_française #Cameroun #Congo_français #maladie_du_sommeil #vaccination #syphilis #déforestation #globalisation #prostitution #mondialisation #santé_publique #chasse #contamination_entre_espèces #virus

  • The Ghost of King Leopold II Still Haunts Us – Media Diversified

    https://mediadiversified.org/2015/04/20/the-ghost-of-king-leopold-ii-still-haunts-us-belgium-colonization-

    Merci Meta pour le signalement !

    In an article entitled “The Early Spread and Epidemic Ignition of HIV-1 in Human Populations” in the magazine Science in October 2014, Nuno Faria and his fellow researchers revealed the location of Ground Zero for one of the world’s most deadly infectious diseases—HIV. They discovered that HIV-1 originated in Kinshasa, the capital city of the Democratic Republic of Congo (DRC) and explain that the deadly virus spread throughout the Congo via the railroad network. HIV-1 was subsequently transmitted by Haitian professionals back to Haiti and then to the United States (1).

    Faria and colleagues presented their research findings as follows:

    Our estimated location of pandemic origin explains the observation that Kinshasa exhibits more contemporary HIV-1 genetic diversity than anywhere else. It clarifies why the oldest known HIV-1 sequences were sourced from this city and why several early cases indicative of AIDS are linked to Kinshasa (p. 57).

    #congo #léopold #massacre #génocide #colonialisme

    • ça me rappelle le livre « Les fantômes du roi Léopold » que j’avais lu il y a 20 ans...
      Les Fantômes du Roi Léopold, un #holocauste oublié

      « Le remarquable document d’Hochschild dépasse toutes les autres études sur le Congo. Il montre comment l’Europe entière - et les États-Unis - s’est rendue complice de l’holocauste perpétré par le roi Léopold sur le peuple congolais. », Nadine Gordimer.
      « Un ouvrage exceptionnel, profondément stimulant, qui m’a bouleversé comme l’avait fait en son temps Au cœur des ténèbres, et pour la même raison : parce qu’il révèle les horreurs cachées commises au Congo. Passé obscur, sur lequel Hochschild fait la lumière, c’est notre passé à tous. », Paul Theroux.
      Dans les années 1880, alors que l’Europe se lance dans la colonisation de l’Afrique, le roi #Léopold_II de #Belgique s’empare, à titre personnel, des immenses territoires traversés par le fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population subit travail forcé, tortures et mutilations, au point qu’on estime à 10 millions le nombre d’Africains qui périrent. Tandis que Léopold II continue de cultiver sa réputation d’humaniste, des voix commencent à dénoncer ce crime de masse, donnant naissance au premier mouvement international de défense des droits de l’homme du XXe siècle…
      Avec une force d’évocation exceptionnelle, Adam Hochschild peint le portrait d’un roi mégalomane et décrit les combats de ses opposants, la vie des témoins - explorateurs, missionnaires - et celle des victimes. S’il révèle un épisode tragique de l’histoire contemporaine, il dissèque aussi l’ensemble du système colonial, offrant des clés indispensables à la compréhension d’une actualité dramatique.


      https://www.librairiedialogues.fr/livre/852912-les-fantomes-du-roi-leopold-un-holocauste-oublie-adam-hoch

      Ce livre m’avait profondément marquée...
      #livre

    • Et ce reportage passé sur arte sur la question #sida et #HIV, en lien avec le #colonialisme et la #colonisation :
      Sida, un héritage de l’époque coloniale

      Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

      Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

      Catastrophe en germe
      Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
      Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

      https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

      #film_documentaire #documentaire #film #épidémies #santé #maladie

    • Je viens de voir qu’il y a une « Avenue Léopold II » dans le 16e arrondissement et je me demande « quelle est la date limite » : on aurait pas idée de nommer une rue Pol Pot, Pétain, Staline ou Hitler, mais Léopold II ne pose pas de problème. Date limite, vers 1900 ?

      

      Il y a des exceptions comme Robespierre qui a ses rus en province ou en banlieue mais pas à Paris parce que c’était un personnage « assoiffé de sang » :

      Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-rue-robespierre-dans-la-capitale_1541487_3232.html

      ❝Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      Robespierre n’était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu’un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite.

      Publié le 27 juin 2011 à 13h35 - Mis à jour le 27 juin 2011

    • @cdb_77 c’est peut-être un autre pétin ? si c’est la bonne orthographe sinon c’est Pétain

      https://www.france24.com/fr/20130409-france-derniere-rue-marechal-petain-debaptisee-belrain

      Le petit village de Belrain, dans la Meuse (Est), possédait la dernière rue en France dénommée en hommage au Maréchal-Pétain. Sur décision de ses élus, le lieu a été débaptisé et attend son nouveau nom. La dernière « rue du Maréchal-Pétain », en France, a été débaptisée.

      Seulement en 2013 !

    • • il y a une rue de Petin à Baileux, juste à côté des bières de Chimay dans le Hainaut belge,

      • il y a une rue du Petin à Verchin, sur les bords de la Lys dans le Pas-de-Calais

      • il y a un Henri Pétin (et quelques autres cf. les homonymes en haut de page)

      Henri Pétin — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_P%C3%A9tin

      Henri Pétin est un homme politique français né le 16 avril 1870 à Paris et décédé le 20 janvier 1911 à La Seyne-sur-Mer (Var).

      Biographie
      Auteur de théâtre et de chansons sous le pseudonyme d’Henri de Mamers, il est aussi à la tête d’une maison de commerce en métaux à La Seyne-sur-Mer et se lance dans la construction navale. Maire de La Seyne-sur-Mer de 1904 à 1911, conseiller général, il est député du Var de 1909 à 1910, siégeant au groupe radical-socialiste.

  • Tubercolosi, aids, scabbia: ecco cosa dicono i dati sui migranti “untori”

    L’Inmp pubblica un monitoraggio sulle tre patologie, indicate come legate a un afflusso sempre maggiore di persone straniere nel nostro Paese, confutando l’ipotesi contagio.

    Dopo l’ultima inchiesta della procura di Catania su Medici senza frontiere incentrata sullo smaltimento dei rifiuti provenienti dalle navi che fanno soccorso in mare, si torna a parlare di migranti e malattie. Un legame spesso indagato e smentito da medici e ricercatori. Questa volta a smontare la bufala sui migranti “untori” ci pensa l’Inmp, l’Istituto nazionale per la promozione della salute delle popolazioni Migranti e per il contrasto delle malattie della Povertà. In particolare, l’ente pubblica sul suo sito un monitoraggio sulle tre patologie tubercolosi, Aids/Hiv e scabbia, indicate sempre più come malattie il cui contagio sarebbe causato da un afflusso sempre maggiore di persone straniere nel nostro paese.

    Per quanto riguarda la tubercolosi, spiega l’Inmp i dati del Ministero della Salute indicano come negli ultimi 15 anni il numero di casi è rimasto pressoché costante (circa 4.500 segnalazioni l’anno), a fronte di una lenta e progressiva diminuzione dell’incidenza nella popolazione generale: da 9,5 casi/100.000 abitanti nel 1995 a 7 casi/100.000 nel 2012 e 6,6 casi/100.000 nel 2016. In particolare, il tasso di incidenza (dati 2016) è inferiore a quello della media dei Paesi dell’Unione Europea (11,4) e tra i più bassi tra quelli osservati nell’Europa occidentale (superiore solo a Danimarca, Finlandia e Norvegia), secondo i dati del rapporto “Tuberculosis surveillance and monitoring in Europe 2018 – 2016 data” pubblicato dallo European Centre for Disease Prevention and Control/WHO – Regional Office for Europe.

    L’Istituto analizza separatamente i dati relativi alla popolazione straniera, rilevando un andamento altalenante: un aumento del numero assoluto da 1.652 nel 2003 a 2.310 nel 2012, una diminuzione fino al 2015 e un nuovo incremento nel 2016 (2.419 casi), in prima ipotesi da correlare al picco di arrivi nel nostro Paese osservato in quell’anno (181.436). “Tuttavia, – spiega l’Inmp – quando l’aumento dei casi viene posto in relazione con l’aumento della popolazione straniera in Italia (più che raddoppiata negli ultimi 10 anni), si nota che il tasso diminuisce anche tra gli immigrati, con valori più che dimezzati: da 99,5 per 100.000 nel 2003 a 55,3 per 100.000 nel 2012 e 48,1 per 100.000 nel 2016”. I casi sono aumentati, dunque, solo in numero assoluto e non in proporzione all’aumento del numero degli immigrati (+243% nel 2016). L’Inmp esclude, dunque un allarme per la popolazione italiana. “A tale evidenza si aggiunge la maggiore consapevolezza verso la malattia da parte del servizio sanitario nazionale – spiega l’Istituto, – che si è recentemente dotato di apposite linee guida per il controllo delle malattie alle frontiere e per il controllo della tubercolosi”

    Lo stesso vale per il virus dell’Hiv e per l’Aids. Secondo il rapporto Osservasalute 2017, tra il 2006 e il 2016 sono stati segnalati circa 35.000 nuovi casi di infezione di HIV tra gli adulti, di cui 9.705 a carico di stranieri. Tra questi ultimi, il numero assoluto delle diagnosi è andato aumentando (tra gli uomini da 322 casi nel 2006 a 676 nel 2016 e tra le donne da 251 a 461 casi), fenomeno questo correlabile sia ad una maggiore copertura del Sistema di sorveglianza sia all’incremento della popolazione straniera in Italia. “Tuttavia, va segnalato che i tassi di incidenza per l’Hiv mostrano una diminuzione tra gli stranieri inizialmente più accentuata, da 51,3 per mille nel 2006 a 27,7 per mille nel 2011. Poi più graduale, fino a un lieve incremento nel 2016 (28,5 per 100.000). Tale ultimo dato potrà essere meglio interpretato solo con un’osservazione dei trend nei prossimi anni – spiega l’Istituto, ipotizzando anche che questo possa essere legato all’emersione del fenomeno dovuta a un maggior ricorso allo screening per Hiv da parte degli operatori sanitari, più che di una ripresa dell’infezione tra i migranti. A ciò si aggiunge un decremento, negli stessi anni e tra gli stranieri, dei tassi di incidenza di Aids (malattia conclamata), probabilmente grazie all’aumentata disponibilità della terapia antiretrovirale così come alla maggiore opportunità di accesso ai servizi specialistici.

    Infine, per la scabbia l’Istituto sottolinea che si tratta di una patologia “effettivamente diffusa tra i migranti allo sbarco, come conseguenza delle condizioni di scarsa igiene e promiscuità subite nei centri di raccolta nei Paesi di partenza e transito e durante la traversata”. Dai dati raccolti dal team specialistico dell’INMP negli hotspot di Lampedusa e Trapani-Milo nel 2015-2016, su 6.188 persone visitate, il 58 per cento ha ricevuto una diagnosi di scabbia. “Tuttavia, nonostante l’elevato riscontro della diagnosi, non sono stati registrati casi di contagio tra gli operatori sanitari e, più in generale, a seguito di tutti gli sbarchi in Italia, non sono mai state segnalate epidemie tra gli italiani, a conferma” conclude l’Istituto.

    Sul tema si è espresso anche Roberto Burioni, medico ,accademico, attivo come ricercatore nel campo relativo allo sviluppo di anticorpi monoclonali umani contro agenti infettivi. Sul suo nuovo sito di divulgazione scientifica “Medical facts” parla di una ricerca inglese e danese secondo cui i migranti arrivano sani e si ammalano nei Paesi di arrivo. “I batteri resistenti agli antibiotici non li acquisiscono nei loro Paesi poveri e martoriati, dove soldi per gli antibiotici scarseggiano e le medicine vengono usate con il contagocce – spiega l’articolo a firma Roberto Burioni e Nicasio Mancini. – I batteri resistenti, tenetevi forte, i migranti li contraggono quando sono costretti a vivere, pigiati con altre centinaia di persone, in condizioni inumane in Paesi in cui i batteri resistenti agli antibiotici sono presenti in maniera molto abbondante. Indovinate qual è uno di questi Paesi? Avete indovinato: l’Italia, che non solo è un luogo di primo approdo per i migranti, ma anche un Paese (insieme alla Grecia), che primeggia in Europa per la presenza di questi pericolosissimi batteri resistenti ai farmaci. Dunque, non siamo noi che prendiamo questi pericolosi batteri dagli immigrati (le evidenze di trasmissione alle popolazioni locali sono ancora molto scarse). Ma sono i migranti che li prendono da noi”. Il paradosso – spiega il medico – è che in altri Paesi in Europa, dove il numero di batteri resistenti è molto inferiore al nostro, “sono preoccupati da chi proviene dall’Italia, perché potrebbe diffondere questi batteri – aggiunge il medico. – A proposito, a conferma di quanto emerge dallo studio, questo non vale solo per gli immigrati, vale anche per noi italiani. Ci sono nazioni in cui, se un italiano è ricoverato in ospedale, è tenuto in isolamento (potremmo quasi dire in quarantena), durante il periodo di ricovero, per il timore che possa diffondere i batteri resistenti dove non ci sono”.

    L’articolo di Burioni è stato criticato oggi dal quotidiano La Verità. Nel pezzo di apertura del giornale, dal titolo “Le balle del medico prediletto del Pd: gli italiano infettano gli immigrati”, il direttore Maurizio Belpietro accusa il medico di mistificare i contenuti della ricerca di The Lancet. “A leggere ciò che spiega il sito di Burioni, la ricerca sarebbe definitiva, – scrive Belpietro. – Peccato che già sul sito della rivista si capisca che definitiva non è, ma si tratta di una “scoperta” tutta da valutare, innanzitutto perché, come ammettono gli stessi ricercatori, basata su dati un po’ scarsi e poi perché a influire sulla diffusione dei batteri resistenti agli antibiotici non sono gli italiani, ma le “condizioni di viaggio” dei migranti per arrivare da noi”. Non si è fatta attendere la replica di Burioni che su Twitter ha scritto: “Confermo che il contenuto del nostro articolo su http://www.medicalfacts.it rappresenta una corretta e rigorosissima lettura dell’articolo citato, pubblicato su Lancet Infectious Diseases. La Verità gli fa male lo so; ma i fatti sono fatti e bisogna accettarli anche se sgraditi.

    https://www.cartadiroma.org/news/in-evidenza/tubercolosi-aids-scabbia-ecco-cosa-dicono-i-dati-sui-migranti-untori/amp/?__twitter_impression=true
    #maladies #réfugiés #préjugés #contamination #HIV #sida #scabies #tuberculeuse #asile #migrations #fact-checking

    • #Salvini: «Gli immigrati hanno il record di Tbc e scabbia»

      Il vicepremier e ministro dell’Interno leghista replica alle parole del direttore della Pediatria d’urgenza del policlinico S.Orsola di Bologna che aveva detto: "Le malattie che si pensavano debellate ma che stanno tornando non sono causate dai migranti, come qualcuno vuol far credere, ma dall’aumento della povertà”

      http://www.rainews.it/dl/rainews/articoli/Migranti-Salvini-Hanno-record-di-Tbc-e-scabbia-piu-poveri-della-media-4d674e

    • The myth that migrants spread diseases

      ‘Very low risk’ of infectious diseases being transferred from migrant population to host population in WHO European region.

      Myths that migrants spread diseases or that migration is bad for public health were dismissed recently at a special seminar at the graduate entry medical school in the University of Limerick.

      Migration and the health of refugees and migrants in particular is one of a number of issues in health where the truth is in danger of being eroded by myths and falsehoods.

      In an effort to address this the World Health Organisation (WHO) has published a new report on the health of refugees and migrants in the WHO European Region, which was launched at the special in Limerick.

      With the strapline No Public Health Without Refugee and Migrant Health, this is the first WHO report of its kind which sets out to establish the evidence and counter the many damaging myths around migrant health.

      Writing in the foreword to the report, Zsuzsanna Jakab, WHO regional director for Europe, said, refugees and migrants enjoyed the same human right to health as everyone else.

      “One key priority is enhancing social protection for refugees and migrants, including developing sustainable financial mechanisms, both nationally and internationally, to provide for universal health coverage and social protection.

      “Another key priority is reducing the xenophobia, discrimination and stigma often experienced by refugees and migrants through actions such as advocacy and evidence-informed communication with both refugee and migrant communities and host populations.”

      Misinformation surrounding migrant health can fuel stigma, allow dangerous myths to circulate unchallenged and make migrants fearful of accessing vital healthcare services.

      According to the WHO, “almost one in 10 people in the WHO European region is currently an international migrant”.

      “Finding work is a major reason why people migrate internationally, although violence, conflict, natural disasters and human rights abuses are also contributors. Migration and displacement are social determinants of health affecting the health of refugees and migrants.”
      Universal approach

      The WHO seminar in UL on refugee and migrant health was part of a series of events that took place in cities across Europe, including, Athens, Rome, Moscow, Ankara and London, and it was attended by Dr Santino Severoni of the division of policy and governance for health and wellbeing, WHO regional office for Europe.

      Speaking to the Irish Times, Dr Severoni, who oversaw the report, underlined the importance of a universal approach to public health, which he said meant ensuring access to healthcare for all regardless of ethnicity or nationality.

      Dr Severoni said there was a need to strengthen and accelerate investment in research into the public health aspect of migration, and that migration health must be discussed and considered in all aspects of population health.

      Commenting on myths surrounding migrant health, Dr Severoni said there was a lot of confusion and misinformation even among healthcare workers and policy-makers in the healthcare sector which needed to be addressed.

      “There are a number of misinformation or gaps in terms of evidence which are extremely dangerous because they can produce a stigma,” he said.

      One of the biggest myths that has been busted by the WHO report is around fears that migrants bring infectious diseases to host populations. According to the WHO report, the evidence suggests that there is “very low risk” of infectious diseases being transferred from the refugee and migrant population to the host population in the WHO European region.

      In relation to specific diseases, the WHO report found that for HIV, for example, “there is growing evidence to suggest that a significant proportion of refugees and migrants who are HIV positive, including those who originate from countries of high HIV prevalence, acquire infection after they have arrived in the region”.

      The report also points out that in Europe refugees and migrants are more likely to be diagnosed at a later stage of their HIV infection. The reasons for this include “stigma and discrimination; migrant status and fear of administrative consequences; gaps in HIV testing services among refugees and migrants; and barriers to uptake and lack of understanding of service availability”.

      Furthermore, the report highlights that the process of migration itself can “create additional vulnerable situations where infections can occur, such as exposure to sexual violence (with potential for transmission of sexually transmitted infections), substance abuse and secondary risk-taking behaviours linked to poverty, isolation and marginalisation”.
      Perilous journeys

      Commenting, Dr Severoni said one of the biggest myths around refugee and migrant health was the direct link made by too many between migrants and the spread of infectious disease. “The spreading of infectious diseases is related to certain exposure to risk and behaviour which is exactly the same for any person in our society.”

      Dr Severoni added that while the perilous journeys migrants were forced to make may increase their risk of contracting disease, for example, if they don’t have access to clean water, there was also a myth that once they arrive they are at risk of infecting the host population, and this, he said, was also untrue.

      A further myth busted by the WHO report was that the spread of disease only moves from south to north. Dr Severoni said the reality was that anyone travelling to a tropical country was at risk of contracting a tropical disease.

      In relation to non-communicable or chronic disease, the WHO found that on arrival refugees and migrants appear to be healthier and have lower prevalence rates for many non-communicable diseases compared with the host population.

      However, “prevalence rates, especially for obesity, begin to converge with longer duration of stay”, says the report.

      Dr Severoni explained that once they arrive in the host country migrants are two to three times more likely to contract a non-communicable disease compared to the resident population.

      Therefore, Dr Severoni said it was vital to ensure that the entire population including migrants and refugees had access to preventative medicine, and that a universal healthcare system was in place.

      However, he said it was important not to generalise for all non-communicable diseases as, for example, the evidence shows that while there is a reduced incidence of most cancers among migrants, this was not true for cervical cancer which is higher in migrant women, mainly due to a lack of access to screening and vaccination.
      Difficulties

      Participants at the Limerick conference on refugee and migrant health included Alphonse Basogomba. Originally from Burundi, Mr Basogomba arrived in Ireland in 2004, and spent 11 years in direct provision in Limerick. While he said he did not have personal experience of difficulties accessing healthcare, he was aware of those that did.

      Mr Basogomba said some refugees and migrants were afraid of accessing healthcare when they became unwell in the host country due to the real fear that being sick would affect their application or legal status. Unfortunately, he said that for some, the fear was so great that they did not access healthcare until it is was too late.

      “Some people fear that if they find I have this disease I won’t get my status so they hold on until it is too late.”

      Mr Basogomba also said that language difficulties and culture differences added a further layer of complexity, and acted as additional barriers for refugees accessing healthcare.

      Prof Anne McFarlane, chair of primary care healthcare research at the graduate entry medical school in the University of Limerick (UL) , is one of Ireland’s foremost experts in migrant and refugee health.

      It is testament to Prof McFarlane’s pioneering work involving migrants in health research and policy that the public and patient involvement research unit at the graduate entry medical school in the UL which she established has been designated by the WHO as one of just five collaborating centres for migrants’ involvement in health research.

      Prof McFarlane’s particular area of expertise is around the language barriers that migrants face in their host countries.

      “At the moment people are relying on family members or friends or just broken English. Language differences are cited as a barrier to healthcare across countries, healthcare systems and over time. This is a persistent problem, but it can be addressed.
      Consultations

      “We need to advocate for migrants’ basic right to have access to healthcare – the right to a communication flow in their healthcare consultations. We need to disrupt the status quo and implement trained and accredited interpreters in our healthcare system.

      “This status quo compromises healthcare in all consultations, creates clinical risks and will certainly undermine management of infectious disease and non-communicable diseases which refugees and migrants are at risk of.”

      Prof McFarlane said migration was “a global phenomenon” that was not going to go away.

      “Irish people will be familiar with migration for many of their family histories. What changes are the patterns of migration. So we do need to understand who is migrating, why are they migrating, where are they migrating from, where they are migrating to, and then it is about understanding the public health implications of that and responding to it because migrants and refugees have a right to health just like anybody else.”

      https://www.irishtimes.com/life-and-style/health-family/the-myth-that-migrants-spread-diseases-1.3913342