• Petit résumé de l’#entubage

      La réforme des retraites.

      Âge légal de la retraite actuellement : 62 ans.

      Le mode de calcul prévu par la réforme, soit le rapport Delevoye qui a paru au mois de juillet, rend nécessaire de travailler au-delà de l’#âge_légal. La retraite minimum envisagée à 1 000 euros par mois dans ce même rapport ne sera garantie qu’à celles et ceux qui partiront au-delà d’un « #âge_pivot » ou « âge d’équilibre », qui sera au départ fixé à 64 ans et pourra reculer par la suite. Ce nouvel ’âge pivot’ incite les travailleur.se.s à nettement différer leur départ à la retraite. Sous l’âge pivot, des tranches de moins 5% sont appliquées, au-dessus de l’âge pivot des tranches de +5%. Pour les #fonctionnaires, aujourd’hui, les retraites du public sont
      calculées sur les six derniers mois de salaire. Il est envisagé de
      prendre en compte l’intégralité de la carrière dans le nouveau #régime_universel, ce qui aboutit à un montant nécessairement fortement réduit.
      Actuellement en moyenne, la pension des #femmes (1 123 euros) est inférieure de 42 % à celle des #hommes (1 933 euros). La réforme va accentuer cet écart. Les #infirmières, les #aides-soignants et les #enseignants sont les salarié.e.s du public qui vont le plus être touché.e.s : les pensions ne seront plus calculées sur les six derniers mois, mais sur l’ensemble de la carrière, et sans bénéficier de l’intégration de #primes dans le calcul. Par ailleurs, en créant un régime dit universel de retraite par points (en fonction du nombre d’années travaillées, avec un âge pivot tardif, et amené encore à être repoussé), et la disparition des 42 caisses actuelles de retraite « Les gouvernements seraient seuls décideurs (…) pour gérer les retraites en fonction de ce que les gouvernement appelleront "contraintes budgétaires et financières" ».

      Reçu par email, le 05.12.2019

      #genre

    • Pour se conformer aux règles de l’Isotype, il faudrait, bien sûr, utiliser un pictogramme pour représenter l’argent, c’est à dire des pastilles. Pardonnez-moi cet abus.

  • Ces décisions catastrophiques qui nous menacent - Le Point
    https://www.lepoint.fr/societe/ces-decisions-catastrophiques-qui-nous-menacent-10-04-2012-1450076_23.php

    Comment des randonneurs expérimentés ont-ils pris cette décision absurde de s’engager dans une situation de danger mortel ? Alors qu’ils savaient que ce jour-là le risque d’avalanche était élevé au-dessus de 2 200 mètres, que la combe présentait un angle propice aux avalanches et qu’une corniche au-dessus de celle-ci comportait un dépôt de neige apportée par le vent, autre facteur déclenchant ? « C’est la dynamique du groupe qui les y a conduits. » Christian Morel, docteur en sociologie et ancien cadre dans les ressources humaines, a enquêté pendant dix ans sur les processus qui poussent à commettre d’énormes erreurs et les moyens de les neutraliser (1). « La taille du groupe a inhibé la parole et les silences ont été interprétés comme une approbation du choix dangereux. » Sur les quatre experts, un seul avait opté pour cette descente périlleuse, un deuxième n’avait rien dit, le troisième avait repéré les signes alarmants mais ne s’était pas exprimé clairement. Le chef de course, qui avait également vu le dépôt neigeux, analysa le manque d’opposition de ses compagnons comme l’indication que pour eux il n’y avait pas de danger, quand ceux-ci interprétèrent son silence comme un feu vert, un chef sachant par définition ce qu’il fait. « Une équipe de deux skieurs aurait discuté davantage. » La présence de femmes eut sa part dans la prise de décision : « Reculer ne fait pas viril. »

    Le virilisme tue…

    • Ça me fait penser à l’histoire d’un leader de randonnée dans l’Atlas marocain qui avait emmené au casse-pipe son groupe de bourgeois·es du troisième âge (raconté par le beau-fils d’un des participants) : conditions météo dangereuses, fatigue des randonneurs... Le guide marocain était contre la poursuite de la rando et voulait arrêter le groupe à couvert mais le chef avait continué. Une personne était morte, d’autres avaient eu les doigts gelés (amputation). Le guide avait été condamné mais pas le chef, qui était bien le responsable (solitaire, cette fois) de la décision. C’était un ancien directeur de centrale nucléaire. #culture_du_risque

    • C’est curieux parce que c’est un #phénomène_de_groupe dont la psychologie est très connue, c’est LE générateur de prise de risques inconsidérée et d’accidents.
      Quand des alpinistes partent seul·e ou à deux, ils sont nettement plus sur le qui-vive des signaux de danger, mais au-delà de trois personnes, chaque participant suppose que les autres préviendront si il y existe un risque, ce qui annule toute raison de faire attention et rend le groupe crétin.
      Le ou la #Cassandre qui ose prévenir est considérée alors comme une trouble fête et il lui faudra dépenser une bonne dose d’énergie/foi/autorité pour être entendu. Tu vois ça aussi dans les groupes de gauche révolutionnaires qui font bloc quand une femme dénonce un comportement sexiste, le groupe reste muet voire va défendre l’agresseur pour refuser de voir le danger et conserver sa cohésion. C’est l’origine des scissions qui forment les groupes féministes aux USA à la fin des années 60.
      Vive les #dissidentes !

      #intelligence_collective #démocratie #tour_de_table #collégialité #consensus
      et pour l’aspect scientifique 1+1 pour l’#anarchie dont les termes sont ici masqués par la démonstration de la #hiérarchie_restreinte

      Certaines organisations vont plus loin encore en appliquant ce que Christian Morel appelle la « hiérarchie restreinte impliquée ». « Il s’agit d’un transfert marqué du pouvoir de décision vers des acteurs sans position hiérarchique, mais détenteurs d’un savoir et en prise directe avec les opérations. » Sur des bases aériennes de l’armée, un subalterne peut annuler un vol sans en référer à sa hiérarchie. Dans les sous-marins nucléaires d’attaque, les officiers enlèvent leurs galons à bord, marquant ainsi symboliquement leur effacement. Lors des lancements de fusées Ariane, trois techniciens ont pour mission d’annuler toute la procédure en cas de problème. Afin qu’il n’y ait pas d’interférence avec leurs supérieurs, ils sont placés dans un local isolé et privés de tout moyen de télécommunication. L’application du principe de la hiérarchie restreinte aurait certainement évité le crash de l’avion présidentiel polonais le 10 avril 2010, qui résulte, selon toute vraisemblance, d’une pression psychologique exercée par le président et son directeur de protocole sur l’équipage pour atterrir en dépit d’une visibilité insuffisante.

    • Il y a deux choses dans ton propos, @touti.
      La dilution des responsabilités, selon moi, s’applique déjà à deux ! Combien de fois tu te retrouves à marcher avec un·e ami·e vers une destination qu’il ou elle a choisie... alors qu’en fait elle ou il pensait te suivre ! Morel raconte dans son bouquin comment quatre personnes vont faire une excursion pénible alors qu’ils sont bien sous la terrasse parce que les plus âgé·es pensent que les plus jeunes vont s’emmerder et que les plus jeunes se disent que les plus âgé·es voudront profiter de leur présence pour aller faire un tour en ville. En fait personne ne voulait y aller mais le #silence (parlons-nous ! même si ce n’est pas toujours agréable) fait que chacun·e postule que l’autre veut ça et choisit de lui faire plaisir.
      Et puis cette hiérarchie formelle (le Blanc dans mon histoire, celui qui est l’entrepreneur en randonnée) qui empêche à l’expertise technique (le guide qui connaît l’environnement local et sait à quoi s’attendre) d’être prise en considération puisque c’est elle qui a le pouvoir. La dynamique des groupes restreints montre bien qu’on a le meilleur résultat (les décisions les plus adaptées au milieu) quand on a le moins d’autoritarisme dans un groupe. Le virilisme étant une lutte entre hommes pour le pouvoir sur les femmes et les autres hommes (patriarcat), il annihile par essence l’intelligence (collective et parfois individuelle).

      J’ai lu le premier bouquin de Christian Morel (il a fait un tome 2, son propos est très bien illustré et un peu drôle, c’est limite de la pop sociologie) mais je lui préfère largement ce classique de la psychologie sociale (Morel est d’ailleurs sociologue).
      https://www.cairn.info/dissensions-et-consensus--9782130442714.htm

      Troisième aspect, pardon : silence complice des hommes qui savent d’abord que ça pourrait leur coûter quelque chose, d’ouvrir leur gueule, sans bénéfice, comme toujours dans la vie. Mais en plus laisser une femme se faire casser sert objectivement leurs relations de pouvoir avec toutes les autres femmes, l’air de rien, parce que le spectacle d’une qui se fait casser apprend la laisse aux autres.

  • #Robert_Jensen : La masculinité : est-elle toxique, saine ou humaine ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/04/la-masculinite-est-elle-toxique-saine-ou-humaine%e2%80%89

    Certains peuvent penser que le patriarcat est un terme dépassé, mais c’est une description avérée des sociétés fondées sur la domination masculine institutionnalisée — un phénomène répandu dans le monde entier, y compris aux États-Unis.

    Les sociétés patriarcales évoluent avec le temps et varient selon les cultures, mais quand nous reconnaissons que « c’est encore un monde d’hommes », c’est la preuve que le patriarcat demeure bien ancré.

    Les schémas que reflètent les attitudes et comportements toxiques des hommes ne sont pas aléatoires : ils sont le produit de ce système social. Nous ferons plus de progrès si nous nommons le système et si nous reconnaissons les disparités qui en résultent en termes de richesse et de pouvoir.

    Parler de « masculinité toxique » attire notre attention sur les pires comportements, et ces formes de violence doivent certainement cesser. Mais nos chances de succès augmentent si nous pouvons parler honnêtement de la formation « normale » à la masculinité que reçoivent les hommes dans le patriarcat : être compétitif, poursuivre les conquêtes, ne pas reculer devant l’affrontement et toujours conserver le contrôle de soi et des autres.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://goodmenproject.com/ethics-values/masculinity-toxic-healthy-or-human-mkdn
    #masculinité_toxique #patriarcat #violences_masculines

    • Mais si nous commençons à énumérer les qualités d’une masculinité saine — comme la bienveillance, la compassion et la connexion — ou si nous utilisons notre force et notre détermination pour protéger et nourrir plutôt que pour contrôler, nous constatons vite que tous ces traits positifs ne sont pas propres aux hommes. Les femmes sont tout aussi capables des mêmes comportements. Il s’avère donc embrasser une masculinité saine signifie simplement être une personne décente, d’une manière que les hommes comme les femmes doivent, et peuvent, s’efforcer d’atteindre. En dernière analyse, une masculinité saine s’avère être une humanité saine.

      –—

      J’imagine une réponse pragmatique : D’accord, mais une nouvelle conception de la masculinité n’est-elle pas nécessaire à une contestation féministe du patriarcat ?

      Non. Au cours de mes trois décennies de participation à un mouvement féministe, je n’ai jamais entendu des femmes parler de façons de créer une « saine féminité ». Dans le patriarcat, la féminité est un marqueur de statut de seconde classe, un moyen de rappeler aux femmes qu’elles sont subordonnées aux hommes. Les féministes avec lesquelles je travaille veulent se libérer du contrôle patriarcal sur les femmes plutôt que de racheter la féminité.

      Encore une fois, rien dans mon argument ne nous oblige à ignorer les différences physiques entre les hommes et les femmes. Mais la masculinité dans le patriarcat est le marqueur de la domination masculine, tout comme la féminité est le marqueur de la subordination féminine.

      #masculinité #hommerie

  • Le complexe d’universalisation : révélateur du déni de l’oppression patriarcale
    https://blogs.mediapart.fr/aurex/blog/291119/le-complexe-d-universalisation-revelateur-du-deni-de-l-oppression-pa

    Une professeure de sociologie nous apprends en cours que lorsqu’elle fait des interventions sur les violences masculines, elle se trouve presque obligée de commencer par une phrase en introduction « Oui, les hommes aussi sont victimes de violence », sinon, quelqu’un dans la salle le lui fera remarquer. Plusieurs amies et collègues se mettant en couple avec un homme séparé m’ont fait part de la « perversité narcissique » de l’ex femme du compagnon, particulièrement folle et calculatrice, décidée à pourrir la vie de leur compagnon, et la leur, donc, indirectement. Quand bien même ce compagnon a un casier judiciaire pour violence sur cette ex-compagne. « Elle a menti, il lui a juste tenu les poignets parce qu’elle l’a poussé à bout ». Je retrouve ce discours chez des amies dont c’est le frère ou le beau frère qui est victime de cette « hystérisation » de l’ex-compagne. Enfin, lorsque l’affaire de l’assassinat d’Alexia Daval a fait surface, une amie m’a dit avoir calculé le temps que l’on met pour étrangler quelqu’un : 7 minutes, à ses yeux, la mari d’Alexia Daval mentait, cela ne pouvait pas être une réaction spontanée de violence sans prise de conscience de l’acte. Ouf, je me dis. Mais quelques minutes plus tard, l’argument de la femme castratrice revient timidement, comme circonstance atténuante, même si elle n’y croit pas vraiment.

    Dernier exemple : une actrice explique qu’elle a été victime de violence de la part d’un ex conjoint : il l’a strangulé et lui a frappé le visage pendant qu’elle était inconsciente : la mâchoire et le menton ont été fracturés, elle a perdu 8 dents. Mais dans son discours, elle a quand même placé « ce n’est pas contre les hommes, c’est contre quelques hommes, et je connais un homme qui a été battu par sa femme, c’est une question sur l’humain en général ».

    #masculinité #féminicide #hétérosexualité #couple #amour #assassinat #humanisme #hommerie #backlash

  • Yale Psychiatrist Bandy X. Lee on Donald #Trump : « His disorder is on display for the world to see »

    Attendre 2020 est « imprudent dans son manque de compréhension du danger actuel que pose le président », soutient Lee

    _Article en anglais datant d’il y a un an mais à relire vu les dernières frasque de celui qui, à « raison », se prend pour le roi de #Twitter vu le nombre de retweets et commentaires-moqueries impressionnées par son manque de retenue (et qui, ce faisant, lui font de la pub)
    https://www.salon.com/2018/12/04/trump-fans-have-trait-toddlers-grow-out-of-doctor-says_partner


    (image : un des derniers tweets de Trump « himself » qui, en quelques heures, dépasse les 400k de like... :/ )_

    « De plus en plus de personnes de ce type occupent des postes de direction, y compris au sein d’entreprises, alors qu’il y a 20 ans, on les retrouvait surtout dans les prisons. »

    /.../

    « Les personnalités de type #homme_fort sont très attrayantes en période de crise socio-économique ou politique, car la population est moins en mesure de penser rationnellement mais est plutôt envahie par la peur ou le désir de puiser ses forces dans des idées fantasques. »

    /.../

    « Le pouvoir émotionnel peut être utile lorsqu’il est sain, mais lorsqu’il est malsain, il peut vaincre toutes les approches saines. »

    /.../

    « Son accès illimité à la population via Twitter est aussi dangereux que son accès illimité aux codes nucléaires, car il jette les bases d’une culture de la violence pouvant déclencher des épidémies de violence. »

    #présidence_et_décadence

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris : « C’est une situation ahurissante » C. Hick, L. Henrard - 21 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    Michel* était à Paris, ce samedi 16 novembre, dans le cadre "d’une exposition artistique et d’une visite touristique", explique-t-il. C’est en voulant retourner à la gare du Nord pour rentrer en Belgique, qu’il est tombé, sans le vouloir, dit-il, sur un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes, dans le centre-ville.

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

     » On n’allait pas là pour manifester", se justifie-t-il. "On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais parterre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité."

    Jessica, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.

    Relâchés… puis arrêtés à nouveau *
    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit "très stressé et très choqué" , car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. "C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille."

    (*prénom d’emprunt, ndlr)

    #répression #police #france #violences_policières #gilets_jaunes #manifestations #brutalité_policière #violence #homme #femme #paris #comparution_immédiate

  • Extrait de Sapiens de Yuval Noah Harari sur la #domestication des #porcs

    Dans beaucoup de société néo-guinéennes, la richesse d’une personne est traditionnellement déterminée par le nombre de porcs qu’elle possède. Pour éviter qu’ils ne s’enfuient, les cultivateurs du nord de la nouvelle-guinée leur tranchent un bout du groin. Chaque fois que le cochon veut renifler, la douleur est vive. Un cochon ne pouvant trouvé de la nourriture ni meme son chemin sans renifler, cette mutilation le met totalement à la mercie de ses propriétaires humains. Dans une autre région de Nouvelle-guinée, la coutume s’est imposée d’énucléer les cochons, qu’ils ne puissent voir où ils vont*.

    * Charles Patterson, Eternal Treblinka : Our treatment of animals and the holocaust, New York, Lantern Books, 2002, p9-10 ; en français « Eternel Treblinka » trad. D. Letellier, Paris, Calmann-Lévy, 2008 ; Peter J.Ucko et G.W.Dimbleby (ed), The domestication and exploitation of plants and animals, Londres, Duckworth, 1969, p259.

    #hommerie #nos_ennemis_les_betes #domestication #elevage #virilo-carnisme

    • https://www.papuaerfgoed.org/en/Pigs_and_Pig_Ceremonies_in_New_Guinea

      Pigs are the personal property of men. However, according to Peters, “It does seem possible for women and children to own some pigs. In Anelekak village I was often shown pigs and given their owners’ name , including those of women and children”. Yet a couple of Peters’ informants denied that women and children could own pigs. Peters explains that “ According to them, the men gave their pigs to women and children to care for, who then regarded the pigs in their care, as their own”.

      ...

      The big pieces of meat are divided up and everyone gets their particular portion. Hylkema indicates that among the Ngalum, the organs always go to the women and that pieces from the belly always go to the men. He states that the life force concentrates itself in the belly of the pig(kang-asum). “By eating a belly piece, mankind can taste and experience the essence of that which has been provided to him during his existence. His commonly threatened state of being is momentarily part of this life force and for an instant he experiences a state of absolute bliss”. The bataten and the vegetables are also distributed and the meat that is being dried on sticks, is eaten within the next few days. Normally, the Bataten are roasted in the ashes. When dividing the food, they make sure that everyone gets something to eat. Especially during big feasts, men walk around to ensure that every one is provided for”.

    • Dans Caliban et la sorcière S.Federicci avance que les violences faites aux cochons sont une forme de violence faite aux femmes. Elle dit que les cochons sont élevés contre la maison et ce sont les femmes qui s’en occupent et s’y attachent (en papouasie elles les allaitent comme leurs enfants). Elles leur donnent les restes des repas qu’elles ont préparés et servis. Tuer les porcs est un violence psychologique et symbolique contre elles. Elle fait un jeu de mot « si les hommes murmurent à l’oreille des chevaux, les femmes murmurent à l’oreille des cochons ». (faut que je retrouve ce passage)
      Cette pratique de mutilation des groins et des yeux pour que les cochons n’aillent pas voire ailleurs me semble participé de la même idée pour les mutilation sexuelles féminines. Ces mutilations sont le signe d’une domestication.

      Un nouveau rapport des Nations Unies publié lundi indique qu’en dépit de leur interdiction par le droit national et international, les mutilations génitales féminines et l’excision ne montrent aucun signe d’essoufflement en Guinée, où 97 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont subi mutilations génitales féminines et/ou une excision.

      https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/Hiddenwounds.aspx

  • #Conseils aux #hommes...

    10 ways men can help close the gender gap for female coworkers

    1. Note “the narrow band”
    2. Deliver honest feedback
    3. Encourage female coworkers to apply for promotions
    4. Take your parental leave
    5. Stop interrupting
    6. Mentor or sponsor women
    7. Don’t be a silent bystander
    8. Make sure women get the credit they deserve
    9. Share the office “housekeeping”
    10. Share social capital

    https://www.fastcompany.com/90421848/10-ways-men-can-help-close-the-gender-gap-for-female-coworkers
    #genre #travail #liste mini-#manuel

  • LES MÂLES DU SIÈCLE - Ulule
    https://fr.ulule.com/les-males-du-siecle
    https://img.ulule.com/display/24e6d8f48ba418c00f2c5910cdfb7dc1c78c4363/thumbnail/640x320/presales/8/6/7/92768/capture-decran-2019-10-19-a-180440.gDNe06N04hy1.png?upscale=1

    En tendant le miroir à 5 générations d’hommes, on veut prendre la mesure des transformations produites sous l’effet du féminisme. On peut espérer qu’une majorité d’entre eux les acceptent, on observe que certains y contribuent même et sont des alliés, mais on sait aussi que d’autres les refusent et considèrent toujours les femmes comme des corps « à disposition ».

    Avec Les mâles du siècle, nous espérons contribuer à ce que les hommes prennent leur part dans la lutte contre les inégalités, discriminations et violences faites aux femmes.

    #hommes #masculinité #féminisme #crowdfunding
    Si tu es le mec cool déconstruit qui jamais ne dit de la merde, tu vas soutenir ce film, hein ?

  • Pourquoi sommes-nous dirigés par tant d’hommes incompétents ? - HBR
    https://www-hbrfrance-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2019/08/27444-pourquoi-sommes-nous-diriges-par-tant-dhommes-incompetents/?amp=1
    Je prends les caractérisations genrées pour de la pure construction sociale : il est absolument vrai qu’on éduque les garçons pour prendre toute la place, s’affirmer et avoir confiance en eux (on les poussent) et que les filles sont plutôt brimées et régulièrement renvoyées à leur (prétendues) limites et donc poussées à non seulement toujours douter d’elles-mêmes, mais aussi à se sentir illégitimes quand elles parviennent à dépasser (partiellement) cette programmation sociale.

    Je dirais même que l’une des « qualités » les + recherchées chez les dirigeants, c’est la #brutalité. Et pas besoin de vous faire un gros dessin au Stabilo pour comprendre tout ce que cela implique à tous les niveaux.

    L’implication paradoxale de ces résultats est que ce sont les mêmes caractéristiques psychologiques qui expliquent l’ascension professionnelle des #hommes et leur chute. Autrement dit, les caractéristiques dont il faut faire montre pour obtenir un poste de direction sont non seulement différentes, mais aussi à l’opposé de celles requises pour réussir. Résultat, pléthore d’incompétents sont promus à de tels postes au détriment d’individus mieux qualifiés. Sans surprise, on notera également que bon nombre des caractéristiques attribuées aux « leaders » se retrouvent couramment chez les individus qui souffrent de troubles de la personnalité tels que le narcissisme (Steve Jobs et Valdimir Poutine), la #psychopathie (je vous laisse ici choisir le nom de votre despote préféré), la théâtralité (Richard Branson et Steve Balmer) ou le machiavélisme (quasiment tous les politiciens au niveau national). Ce qui est triste, ce n’est pas tant que ces personnalités ne soient pas représentatives du manager moyen, mais que le manager moyen échouera précisément à cause de ces traits de caractère qui lui auront permis de se hisser au sommet.

  • Arbeit ohne Ende, Drohungen, soziale Isolation und das alles für einen Hungerlohn – moderne Sklaven gibt es auch in der Schweiz

    Opfer von Menschenhandel werden in der Schweiz nicht nur als Prostituierte ausgebeutet. Sie arbeiten auch als Gipser, Küchenhilfen oder Pflegende. Doch ihr Leid wird kaum entdeckt.

    Er hauste in der Vorratskammer, kochte und putzte bis zu 14 Stunden am Tag – ein Jahr lang. Dann wurde die Berner Fremdenpolizei per Zufall auf den jungen Chinesen aufmerksam. Er war in die Schweiz gekommen, um an einer Hotelfachschule zu studieren. Dort fing er aber nie an. Stattdessen musste er in einem asiatischen Restaurant arbeiten. Er war völlig isoliert und bekam einen Hungerlohn.

    Moderne Sklaverei nimmt viele Formen an. Bekannt sind vor allem Fälle, bei denen Frauen unter Drohungen in die Schweiz gebracht und zur Prostitution gezwungen werden. Die wenigsten wissen, dass Menschenhandel auch auf dem Bau, in Haushalten oder in Restaurants existiert. «Was, das passiert hier bei uns? Das kann doch nicht sein!» Sätze wie diese bekommt Alexander Ott, der Chef der Berner Fremdenpolizei oft zu hören. Das habe auch damit zu tun, dass falsche Vorstellungen kursierten, wie ein Opfer von Menschenhandel aussehe, sagt er. «Die meisten Leute erwarten eine ausgemergelte Frau mit lauter blauen Flecken.» In Wirklichkeit sieht man den Opfern oft nicht an, was sie durchmachen müssen.
    Kaum Opferberatungen für Männer

    Der Bundesrat bezeichnet den Menschenhandel zwecks Arbeitsausbeutung als «wenig bekanntes und vermutlich unterschätztes Phänomen». Wie viele Opfer es in der Schweiz gibt, ist nicht bekannt. Das Gleiche gilt auch für die Opfer sexueller Ausbeutung, obwohl sie häufiger entdeckt werden. Die kantonalen Opferberatungsstellen und die Fachstelle für Frauenhandel und Frauenmigration (FIZ) haben letztes Jahr zusammen rund 360 Personen im Zusammenhang mit Menschenhandel beraten. Die Dunkelziffer dürfte deutlich höher sein.

    Opfer von Menschenhandel suchen selten selbst Hilfe. Ohne gezielte Kontrollen durch Polizei und andere Behörden kommen die Fälle daher kaum ans Licht. Während die Polizei im Milieu seit Jahren gezielt nach Opfern sexueller Ausbeutung sucht, hat sie die Arbeitsausbeutung noch zu wenig auf dem Radar. «Wir haben erst vor kurzem angefangen, Schwarzarbeiter auch als potenzielle Opfer von Menschenhandel zu sehen», erklärt Ott.

    Bisher waren die meisten Opfer, die entdeckt wurden, Frauen. Doch nun zeigt sich, dass auch viele Männer ausgebeutet werden. Während es für Frauen die Opferfachstelle FIZ gibt, fehlen Beratungsangebote und Unterbringungsmöglichkeiten für Männer. «Das ist ein Riesenproblem», sagt Ott. Beratungsstellen sind zentral, weil die Opfer ihre Situation zu Beginn oft schlecht einordnen können. Sie brauchen Bedenkzeit, bis sie sich entscheiden, vor Gericht auszusagen. Viele vertrauen den Behörden nicht, manche schämen sich für ihre Situation. Ohne ihre Aussage kommt es jedoch oft zu keinem Urteil gegen die Täter, denn Sachbeweise reichen meist nicht. «Ohne Opferschutz kein Prozess gegen die Täter», fasst Ott zusammen.
    Schläge, kein Lohn und 24 Stunden Bereitschaft

    Die FIZ nimmt vereinzelt auch Männer auf. Doch eigentlich ist ihr Angebot spezifisch auf Frauen ausgerichtet. Die meisten sind Opfer von Menschenhandel zwecks sexueller Ausbeutung. Mittlerweile kommen laut Eva Andonie von der FIZ aber auch immer mehr Fälle von Arbeitsausbeutung ans Licht. Meist handle es sich um Frauen, die in Privathaushalten ausgebeutet werden: «Sie müssen rund um die Uhr verfügbar sein, um sich um Kinder oder ältere Leute zu kümmern oder zu putzen.»

    Das hat auch Elena* erlebt. Die 20-Jährige lebte mit ihrer Tochter in armen Verhältnissen in einem Land in Osteuropa. Ihre Mutter stellte den Kontakt zu einer Familie in der Schweiz her, wo Elena im Haushalt arbeiten und sich um die Kinder kümmern sollte. Ihr wurden nicht nur Kost und Logis, sondern auch viel Geld versprochen. Als sie in der Schweiz ankam, nahm ihr die Familie den Pass ab und zwang sie, fast rund um die Uhr zu arbeiten. Lohn erhielt sie keinen, sie wurde regelmässig geschlagen. Als einem Nachbarn auffiel, dass Elena Spuren von Misshandlungen aufwies, brachte er sie zur Polizei. Diese ermittelte anfangs nur wegen Körperverletzung, verwies Elena aber an die FIZ. In den Gesprächen mit der Fachstelle erzählte die junge Frau, was sie durchmachen musste. Es kam zu einer Gerichtsverhandlung, und das Täterpaar wurde wegen Menschenhandels verurteilt.
    Nicht überall wird Opfern gleich gut geholfen

    Anfang Oktober hat eine Expertengruppe des Europarats die Schweiz in einem Bericht kritisiert. Sie hatte untersucht, wie Menschenhandel hierzulande geahndet wird und welche Möglichkeiten den Opfern geboten werden. Die Experten stellen zwar fest, dass es in den letzten Jahren Fortschritte gab. Trotzdem bemängeln sie, die Schweiz tue noch immer nicht genug, um Opfer zu identifizieren, insbesondere bei der Arbeitsausbeutung. Und es gebe grosse kantonale Unterschiede: Nicht überall werde gleich viel getan, um Betroffenen zu helfen.

    Der Bund setzt derzeit den zweiten Aktionsplan gegen Menschenhandel um. Die Zusammenarbeit verschiedener Stellen wurde intensiviert, medizinisches Personal und Arbeitsinspektoren wurden geschult. Ott und seine Kollegen bei der Fremdenpolizei ziehen mittlerweile immer andere Stellen mit ein, wenn sie einen Betrieb kontrollieren – beispielsweise Arbeitsinspektoren oder die Kantonspolizei. «Jede Behörde achtet auf andere Faktoren. Die müssen wir kombinieren, damit wir Opfer von Menschenhandel identifizieren können.»

    Es kann sein, dass Papiere und Lohn eines Betroffenen auf den ersten Blick stimmen, er aber alles Geld an seinen Arbeitgeber abtreten muss. Das sei nicht leicht zu entdecken. Die Zusammenarbeit sei auch deshalb wichtig, weil das föderale System der Schweiz von den Tätern leicht ausgenutzt werden könne: «Sie gehen einfach in einen anderen Kanton oder wechseln die Branche – so verschwinden sie leicht vom Radar.»
    Opfer aus Osteuropa, Asien oder Südamerika

    2016 hat die Universität Neuenburg in einer ersten Studie untersucht, in welchen Branchen Arbeitsausbeutung häufig vorkommt und woher die Opfer stammen. Dabei stellten die Forscher klare Muster fest: Im Baugewerbe sind fast nur Männer aus Osteuropa oder dem Balkan betroffen. Ähnlich ist es in der Landwirtschaft. In der Gastronomie sind es Frauen und Männer, viele stammen aus Asien. Frauen, die im Haushalt ausgebeutet werden, stammen derweil oft aus Südamerika oder Afrika.

    Gerade im Pflegebereich müsse in Zukunft stärker kontrolliert werden, findet Polizeichef Ott. Das sei jedoch schwierig, weil illegal in Haushalten Arbeitende schwer zu entdecken seien. Wichtig sei es auch, sich nicht nur auf die bekannten Problembranchen zu fokussieren. So gebe es beispielsweise zunehmend Hinweise auf Ausbeutung bei Paketzustellern.

    Hinter Menschenhandel müssen keine internationalen Verbrechernetzwerke stehen. Es gibt auch Einzelpersonen, die Menschen mit Inseraten in die Schweiz locken, um sie auszubeuten. Oft kommen die Täter aus demselben Land wie ihre Opfer. Ott weiss aber auch von einem Fall, in dem ein Schweizer Bauer seinen Saisonarbeitern nur einen Hungerlohn bezahlte. Sie schliefen im Auto neben dem Feld. Die Polizei wurde auf sie aufmerksam, doch ein Prozess kam nicht zustande.
    Manche willigen zuerst ein, für einen Hungerlohn zu schuften

    Viele Opfer haben einen ungesicherten Aufenthaltsstatus und sind in einer prekären finanziellen Situation. Dadurch werden sie vom Ausbeuter abhängig. Andonie und Ott sagen beide, es gebe einen grossen Graubereich. Nicht immer ist klar, ob die Täter oder Täterinnen ihre Opfer gezwungen haben. «Manche Opfer willigen zu Beginn auch ein, für einen schlechten Lohn zu arbeiten, weil sie keine Alternative sehen.» Erst später werde dann psychischer Druck auf sie ausgeübt, womit die Ausbeutung offensichtlich werde. Ott ergänzt, oft hätten die Betroffenen in ihrer Heimat kaum Perspektiven. Da nähmen sie jede noch so schlechte Arbeit an. Gleichzeitig sähen sich gerade Männer oft selbst nicht als Opfer. «Das macht es für die Täter einfacher und für uns umso schwieriger».

    In der Schweiz gibt es nur wenige Verurteilungen wegen Menschenhandels. Oft ist die Beweislage schwierig – gerade, wenn keine sexuelle Ausbeutung vorliegt. Laut einer Studie des Kompetenzzentrums für Menschenrechte, die im Mai erschienen ist, kam es in der Schweiz bisher nur in sechs Fällen zu einer Verurteilung wegen Menschenhandels zwecks Arbeitsausbeutung. Die Autoren kamen zum Schluss, dass die mangelnde juristische Definition des Begriffs «Arbeitsausbeutung» problematisch ist. Dies führe dazu, dass ähnliche Fälle unterschiedlich beurteilt würden.
    Fehlt ein Straftatbestand?

    Runa Meier ist Staatsanwältin in Zürich und spezialisiert auf Menschenhandel. Sie sagt: «Weil es in diesem Bereich bis heute so wenige Urteile gibt, fehlt es an der Rechtsprechung, an der sich die Strafverfolgungsbehörden orientieren könnten.» Derzeit sind bei der Staatsanwaltschaft Zürich mehrere Fälle hängig, in denen einem Verdacht auf Arbeitsausbeutung nachgegangen wird.

    Für ein Urteil wegen Menschenhandels muss man beweisen können, dass der Täter einen Menschen angeworben hat, um dessen Arbeitskraft auszubeuten. «Das ist extrem schwierig», erklärt Meier. Bei der sexuellen Ausbeutung gibt es zusätzlich den Straftatbestand der Förderung der Prostitution. «So kann ein Täter trotzdem bestraft werden, wenn für Menschenhandel die Beweise fehlen», sagt Meier. Bei der Arbeitsausbeutung fehlt eine vergleichbare gesetzliche Regelung. Es kann höchstens auf Wucher plädiert werden. Darum wird derzeit diskutiert, ob ein neuer Tatbestand geschaffen werden soll. Doch selbst damit wären nicht alle Probleme gelöst: «Am Ende sind wir auf die Aussagen des Opfers angewiesen, um eine Verurteilung zu erreichen.» Diese zu bekommen, bleibt die zentrale Herausforderung.

    https://www.nzz.ch/schweiz/menschenhandel-moderne-sklaven-sind-zum-schuften-in-der-schweiz-ld.1516008?mktci

    #esclavage #esclavage_moderne #travail #exploitation #Suisse #impuntié #justice #chiffres #statistiques #migrations #femmes #hommes #traite_d'êtres_humains

    ping @reka

  • « Toutes les femmes sont discriminées sauf la mienne » | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/indispensable

    Je choisis cette phrase emblématique, extraite de travaux dirigés par Patricia Roux, comme introduction, résonance, à ma lecture de l’ouvrage de Léo Thiers Vidal : De « L’Ennemi principal » aux principaux ennemis. Position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination. Autant le dire tout de suite, il s’agit, pour moi, de l’ouvrage lu, le plus important depuis le début du nouveau siècle.

    Je découvre que Didier Epsztajn a mis en exergue l’ouvrage de Léo Thiers-Vidal comme jamais blogueur ne le fit.
    #femmes #féminisme #hommes #masculinisme #proféministe

  • Le Syndicat des immenses | I.M.M.E.N.S.E.S : Individus dans une Merde Materielle Enorme mais Non Sans ExigenceS

    http://syndicatdesimmenses.be


    Dans le cadre des "24h du droit a un toit" lancé les 10-11 mai 2019 par le mouvement DROIT À UN TOIT (https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels) pour une fin du sans-abrisme à Bruxelles, le "Syndicat des immenses" a été officiellement lancé. "Immense" est l’acronyme de "Individu dans une Merde Matérielle Enorme mais Non Sans Exigences" (http://syndicatdesimmenses.be). Contact : syndicatdesimmenses@gmail.com.
    Merci à Karine pour la vidéo.

    https://www.youtube.com/watch?v=fSMn_jhU0dY

    Exemples :
    Une petite centaine d’immenses poussent quotidiennement la porte de cette association. En devenant immense, du jour au lendemain, j’ai perdu beaucoup d’amis. S’il n’y a pas assez de sandwiches, priorité aux immenses ! OK, je suis immense, mais de là à me manquer de respect ! Comment faire entendre la voix des immenses ? Si l’activité n’intéresse plus aucun immense, on y met fin. Votre public est constitué exclusivement d’immenses ? On compte quelques immenses parmi nos bénévoles. Les immenses seraient plus forts s’ils se regroupaient. Les immenses sont de plus en plus visibles dans la ville. Encore une immense qui a retrouvé un logement ! La seule différence entre vous et nous, les immenses, c’est qu’on est dans une sacrée merde matérielle ! Le Syndicat des immenses a été officiellement lancé le 10 mai 2019 en face du Parlement européen, square Léopold, à la faveur des « 24 heures du droit à un toit »organisé par le mouvement bruxellois DROIT ÀUN TOIT (www.droitauntoit-rechtopeendak.brussels).

    Avantages :
    • Fin de l’hypocrite euphémisme qui ne trompe personne (« usagers », « bénéficiaires », « gens », « public » voire « clients ») : on spécifie le problème matériel de la personne.
    • Fin de la stigmatisation(« SDF », « sans-abri », « sans-papiers », « précaires »...) : on ne réduit pas les personnes à leur problème matériel, et, partant, on a moins la détestable tentation de les mettre toutes dans le même sac.
    • Fin de la pirouette faussement non-négative (« habitants de la rue ») : qui veut d’un trottoir en guise de salon ?
    • Le nom immense est clairement positif, valorisant, enviable.Une proposition du Syndicat des immenses − #Bruxelles, 31mars 2019

    Fondé en mars 2019 dans la foulée de la première Assemblée ouverte du mouvement Droit à un toit / Recht op een dak https://droitauntoit-rechtopeendak.brussels , le Syndicat des immenses (SDI) s’est d’abord appelé « Les précaires en colère », mais précaire, comme SDF, sans-abri ou sans-papiers, est stigmatisant. A surgi alors l’appellation immense , acronyme de Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. Le SDI est un groupe de pression et d’action, non un groupe de parole. Il porte des revendications http://syndicatdesimmenses.be/wp-content/uploads/2019/09/Revendications-SDI.pdf , défend les droits des immenses et intervient chaque mois dans l’espace public. Il a un logo, une bannière, un site http://syndicatdesimmenses.be , un compte bancaire, un groupe Facebook https://www.facebook.com/login/?next=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fgroups%2Fsyndicatdesimmenses.be%2F , une adresse mail, des cartes de membre, des cartes de visite, et bientôt des statuts.

    Le 20 mars 2020 aura lieu la première « Université d’été des immenses ».

    #pauvreté #SDF #inégalités #femmes #hommes #enfants #précarité #chômage #logement #pauvres #logement #sans-abri #pauvreté 
    #sans-abris #hébergement #guerre_aux_pauvres #espace_public #stigmatisation #sans-papiers #précaires

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • Hausse des salaires des cadres… surtout pour les hommes – Les Nouvelles NEWS
    https://www.lesnouvellesnews.fr/hausse-des-salaires-des-cadres-surtout-pour-les-hommes

    Mais dans les trois études, ces hausses de salaire profitent avant tout aux hommes. Et la situation a même tendance à s’aggraver ces dernières années selon l’Apec : pour les femmes, le salaire médian est resté à 45 k€ en 2016, 2017, 2018 quand celui des hommes était de 50 en 2016 puis 52 en 2017 et 2018. Soit des écarts de 12 % puis 16 %…

  • How friendship makes cities

    Male migrants’ caring friendships (dostis) make cities, Delhi, run. One of capitalism’s “hidden abodes”, these friendships cradle the urban poor through its insecurities and violences. Friendships create wiggle room: the space-times for making meaningful lives. The fluidity of friendships, the multiple forms of relatedness and betrayal they encompass, are particularly well suited to subtending informal economy work. Based on interviews with working class men, I argue: friendships are ontologies through which male migrants experience a city as a particular city. The city figures in the imaginations of men as a space of possibility for friendships not defined by caste, kinship, and gender relations. Translated into everyday practices of “caring karna”, the city is where the “doing of caring” across difference materializes. But friendship is agonistic, fraught and fragile; always vulnerable to unfriending, based on those very plays of difference, which may re-orient people away from it. In ephemeral and infinite friendships, men care by standing witness to violence, to fight against indifference, to stake citizens’ claims to a just city. Friendship offers social scientists and working-class migrants wiggle room, a space of hopeful, dynamic, and relational sociality, integral to a vision of the city as a space of possibility.

    Priti Ramamurthy is a Professor in the Department of Gender, Women and Sexuality Studies at the University of Washington. An ethnographer, she has returned to the same villages in the Telangana region of southern India for three decades, to understand the relationship between the social reproduction of families, lives and livelihoods and processes of agrarian transformation. Prof. Ramamurthy’s articulation of feminist commodity chain analysis, as a way to track the creation of value and gendered identities, is a methodological contribution to studies of gender and globalization.

    – Antipode Online
    https://antipodeonline.org/2019/09/16/antipode-at-rc21

    #peace #ville #urban studies

  • Tourisme - Prison de #Bruges : « Les détenus sont traités comme des animaux » - Belga - 10 Septembre 2019 - Rtbf
    https://www.rtbf.be/info/regions/flandre/detail_bruges-les-detenus-traites-comme-des-animaux?id=10284304

    Le Conseil central de surveillance pénitentiaire estime que la situation dans le département de haute sécurité de la prison de Bruges est « inacceptable ». Voici une semaine, trois gardiens ont été hospitalisés après avoir été attaqués par un détenu. Depuis lors, le personnel de ce département fonctionne en service minimum.

    Le Conseil central estime que le régime normal devrait être appliqué immédiatement, rapportent vendredi les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad. Une délégation du Conseil central de surveillance pénitentiaire a effectué une visite de contrôle mercredi dans le département de haute sécurité. Cette visite a été choquante, selon le président Marc Nève. « Les détenus sont enfermés 24h/24 dans leur cellule depuis l’incident. Il n’y a plus de contact entre le personnel et les détenus qui sont laissés à leur sort et se sentent en insécurité », explique-t-il. Le Conseil central dénonce aussi le fait que huit détenus qui n’ont rien à voir avec l’incident ne peuvent pas quitter leur cellule depuis six jours, ne peuvent pas prendre l’air, prendre une douche ou recevoir de la visite. « Naturellement, nous comprenons ce qui s’est passé pour les gardiens. Mais ce qui arrive maintenant est inacceptable. Je pense que des animaux sont mieux traités », dit M. Nève. 

    #prison #prisons#répression #justice #rétention #femmes #hommes #enfants #répression_-_prisons

  • États-Unis : face aux rats, New York tente le bain d’alcool
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/face-aux-rats-new-york-tente-le-bain-d-alcool-20190906

    l’engin présenté jeudi par la municipalité, consiste à faire grimper le rat dans un récipient de quelque 60 cm de haut, avec un appât. Un capteur déclenche alors un levier qui le précipite sur un plateau pouvant contenir 80 carcasses de rats, qui baigne dans un liquide alcoolisé, où il se retrouve prisonnier. « Ça les met K.O. et ils finissent par se noyer », a expliqué aux journalistes Anthony Giaquinto, président de la société Rat Trap Inc., qui importe les engins d’Italie.

    « Humain et écologique »

    Quelque 107 rats ont ainsi été tués durant un mois de tests menés aux abords de la mairie de Brooklyn, ont expliqué les responsables aux journalistes, invités à observer un conteneur rempli de rats morts flottant dans un liquide vert. Le procédé est « humain et écologique », s’est félicité le président de Brooklyn, Eric Adams, en annonçant que la technique allait être utilisée dans plusieurs quartiers de son district, particulièrement infestés.

    New York est confrontée à une « crise » des rats, traumatisante pour certaines familles, a expliqué Eric Adams. En 2017, le maire de New York, Bill de Blasio, avait présenté un plan anti-rats de grande ampleur, doté de 32 millions de dollars. On en aperçoit souvent dans la rue ou dans le métro. Une vidéo célèbre publiée sur YouTube en 2015 en montrait un traînant une tranche de pizza dans les escaliers du métro, et une autre en 2016 montrait un rat en plein milieu d’un wagon de métro, escaladant une barre métallique.

    coupable d’être aperçu
    #human_gaze
    #nos_ennemis_les_bêtes #humanisme #hommerie #publireportage

  • Dénaturer la #nature sur Instagram | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/193/instagram-tourisme-photo-nature-effets-influenceur

    Plus que jamais, des sites naturels sont assaillis par des touristes en quête de la photo parfaite. Les conséquences sont loin d’être banales : faune et flore fragilisées, personnel dépassé, expérience en plein air gâchée. Quand notre appel à la nature sonne faux.

  • Male rape survivors go uncounted in #Rohingya camps

    ‘I don’t hear people talk about sexual violence against men. But this is also not specific to this response.’
    Nurul Islam feels the pain every time he sits: it’s a reminder of the sexual violence the Rohingya man endured when he fled Myanmar two years ago.

    Nurul, a refugee, says he was raped and tortured by Myanmar soldiers during the military purge that ousted more than 700,000 Rohingya from Rakhine State starting in August 2017.

    “They put me like a dog,” Nurul said, acting out the attack by bowing toward the ground, black tarp sheets lining the bamboo tent around him.

    Nurul, 40, is one of the uncounted male survivors of sexual violence now living in Bangladesh’s cramped refugee camps.

    Rights groups and aid agencies have documented widespread sexual violence against women and girls as part of the Rohingya purge. UN investigators say the scale of Myanmar military sexual violence was so severe that it amounts to evidence of “genocidal intent to destroy the Rohingya population” in and of itself.

    But boys and men like Nurul were also victims. Researchers who study sexual violence in crises say the needs of male survivors have largely been overlooked and neglected by humanitarian programmes in Bangladesh’s refugee camps.

    “There’s a striking division between aid workers and the refugees,” said Sarah Chynoweth, a researcher who has studied male survivors of sexual violence in emergencies around the world, including the Rohingya camps. “Many aid workers say we haven’t heard about it, but the refugees are well aware of it.”

    A report she authored for the Women’s Refugee Commission, a research organisation that advocates for improvements on gender issues in humanitarian responses, calls for aid groups in Bangladesh to boost services for all survivors of sexual violence – recognising that men and boys need help, in addition to women and girls.

    Rights groups say services for all survivors of gender-based violence are “grossly inadequate” and underfunded across the camps – including care for people attacked in the exodus from Myanmar, as well as abuse that happens in Bangladesh’s city-sized refugee camps.

    Stigma often prevents Rohingya men and boys from speaking up, while many aid groups aren’t asking the right questions to find out.

    But there are even fewer services offering male victims like Nurul specialised counselling and healthcare.

    Chynoweth and others who work on the issue say stigma often prevents Rohingya men and boys from speaking up, while many aid groups aren’t asking the right questions to find out – leaving humanitarian groups with scarce data to plan a better response, and male survivors of sexual violence with little help.

    In interviews with organisations working on gender-based violence, health, and mental health in the camps, aid staff told The New Humanitarian that the needs of male rape survivors have rarely been discussed, or that specialised services were unnecessary.

    Mercy Lwambi, women protection and empowerment coordinator at the International Rescue Committee, said focusing on female survivors of gender-based violence is not intended to exclude men.

    “What we do is just evidence-informed,” she said. “We have evidence to show it’s for the most part women and girls who are affected by sexual violence. The numbers of male survivors are usually low.”

    But according to gender-based violence case management guidelines compiled by organisations including the IRC, services should be in place for all survivors of sexual violence, with or without incident data.

    And in the camps, Rohingya refugees know that male survivors exist.

    TNH spoke with dozens of Rohingya refugees, asking about the issue of ”torture against private parts of men”. Over the course of a week, TNH met 21 Rohingya who said they were affected, knew other people who were, or said they witnessed it themselves.

    When fellow refugees reached out to Nurul on behalf of TNH, he decided to share his experiences as a survivor of sexual violence: “Because it happened to men too,” he said.
    Asking the right questions

    After his attack in Myanmar, Nurul said other Rohingya men dragged him across the border to Bangladesh’s camps. When he went to a health clinic, the doctors handed him painkillers. There were no questions about his injury, and he didn’t offer an explanation.

    “I was too ashamed to tell them what had happened,” he said.

    When TNH met him in June, Nurul said he hadn’t received any counselling or care for his abuse.

    But Chynoweth says the problem is more complicated than men being reluctant to out themselves as rape victims, or aid workers simply not acknowledging the severity of sexual violence against men and boys.

    She believes it’s also a question of language.

    When Chynoweth last year started asking refugees if they knew of men who had been raped or sexually abused, most at first said no. When she left out the words “sexual” and “rape” and instead asked if “torture” was done against their “private parts”, people opened up.

    “Many men have no idea that what happened to them is sexual violence,” she said.

    Similarly, when she asked NGO workers in Bangladesh if they had encountered sexual violence against Rohingya men, many would shake their heads. “As soon as I asked if they had treated men with genital trauma, the answer was: ‘Yes, of course,’” she said.

    This suggests that health workers must be better trained to ask the right questions and to spot signs of abuse, Chynoweth said.
    Challenging taboos

    The undercounting of sexual violence against men has long been a problem in humanitarian responses.

    A December 2013 report by the Office of the Special Representative of the UN Secretary-General on Sexual Violence in Conflict notes that sexual and gender-based violence is often seen as a women’s issue, yet “the disparity between levels of conflict-related sexual violence against women and levels against men is rarely as dramatic as one might expect”.

    A Security Council resolution this year formally recognised that sexual violence in conflict also targets men and boys; Human Rights Watch called it “an important step in challenging the taboos that keep men from reporting their experiences and deny the survivors the assistance they need”.

    But in the Rohingya refugee camps, the issue still flies under the radar.

    Mwajuma Msangi from the UN Population Fund, which chairs the gender-based violence subsector for aid groups in the camps, said sexual violence against men and boys is usually only raised, if at all, during the “any other business” section that ends bimonthly coordination meetings.

    “It hasn’t really come up,” Msangi said in an interview. “It’s good you are bringing this up, we should definitely look into it.”

    TNH asked staff from other major aid groups about the issue, including the UN’s refugee agency UNHCR, which co-manages UN and NGO efforts in the camps, and the World Health Organisation, which leads the health sector. There were few programmes training staff on how to work with male survivors of sexual violence, or offering specialised healthcare or counselling.

    “The [gender-based violence] sector has not been very proactive in training health workers to be honest,” said Donald Sonne Kazungu, Médecins Sans Frontières’ medical coordinator in Cox’s Bazar. “I don’t hear people talk about sexual violence against men. But this is also not specific to this response.”

    "The NGO world doesn’t acknowledge that it happened because there is no data, and there is no data because nobody is asking for it.”

    No data, no response

    For the few organisations that work with male survivors of sexual violence in the camps, the failure to assess the extent of the problem is part of a cycle that prevents solutions.

    "The NGO world doesn’t acknowledge that it happened because there is no data, and there is no data because nobody is asking for it,” said Eva Buzo, country director for Legal Action Worldwide, a European NGO that offers legal support to people in crises, including a women’s organisation in the camps, Shanti Mohila.

    LAW trains NGO medical staff and outreach workers, teaching them to be aware of signs of abuse among male survivors. It’s also trying to solidify a system through which men and boys can be referred for help. Through the first half of the year, the organisation has interacted with 25 men.

    "It’s really hardly a groundbreaking project, but unfortunately it is,” Buzo said, shrugging her shoulders. “Nobody else is paying attention.”

    But she’s reluctant to advertise her programme in the camps: there aren’t enough services where male victims of sexual violence can access specialised health and psychological care. Buzo said she trusts two doctors that work specifically with male survivors; both were trained by her organisation.

    “It’s shocking how ill-equipped the sector is,” she said, frustrated about her dilemma. “If we identify new survivors, I don’t even know where to refer them to.”

    The issue also underscores a larger debate in the humanitarian sector about whether gender-based violence programmes should focus primarily on women and girls, who face added risks in crises, or also better include men, boys, and the LGBTI community.

    “If we identify new survivors, I don’t even know where to refer them to.”

    Buzo says the lack of services for male survivors in the Rohingya camps points to a reluctance to recognise the need for action out of fear it might come at the expense of services for women – which already suffer from funding shortfalls.

    The Rohingya response could have been a precedent for the humanitarian sector as a whole to better respond to male survivors of sexual violence, according to an aid worker who worked on protection issues in the camps in 2017 as the massive refugee outflow was unfolding.

    When she questioned incoming refugees about sexual violence against women, numerous Rohingya asked what could be done for men who had also been raped, said the aid worker, who asked not to be named as she didn’t have permission to speak on behalf of her organisation.

    “We missed yet another chance to open this issue up,” she said.

    Chynoweth believes health, protection, and counselling programmes for all survivors – female and male – must improve.

    “There aren’t many services for women and girls. The response to all survivors is really poor,” she said. “But we should, and we can do both.”

    http://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/09/04/Rohingya-men-raped-Myanmar-Bangladesh-refugee-camps-GBV
    #viol #viols #violences_sexuelles #conflits #abus_sexuels #hommes_violés #réfugiés #asile #migrations #camps_de_réfugiés #Myanmar #Birmanie

  • Comment réinventer le masculin après #Metoo ?

    Pour que les hommes se saisissent du combat pour l’#égalité des sexes... #Ivan_Jablonka, historien et écrivain, nous parle de son dernier essai, « Des hommes justes. Du patriarcat aux nouvelles masculinités » (Seuil, août 2019).

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/comment-reinventer-le-masculin-apres-metoo
    #masculinité #hommes #livre


    http://www.seuil.com/ouvrage/des-hommes-justes-ivan-jablonka/9782021401561

  • Diocèse de Montauban : exégèse de neuf licenciements - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/08/27/diocese-de-montauban-exegese-de-neuf-licenciements_1747642

    Pour se justifier, l’évêque, Mgr Ginoux, a mis en avant une décision purement économique : à cause d’une baisse des dons et legs, le diocèse aurait accumulé un déficit de 400 000 euros. L’église n’a donc plus assez d’argent pour payer les salaires. Circulez. « Qu’il y ait des problèmes financiers, on peut le comprendre », admet Krystine Fayolle, également animatrice paroissiale et limogée après vingt-quatre ans de salariat à La Ville-Dieu-du-Temple. « Mais ce que l’on regrette, c’est le manque d’humanité. Le traitement qu’on nous a réservé, c’est pire que dans une grande entreprise. Même chez Bolloré, ils n’auraient pas fait ça comme ça », poursuit-elle. « Ça a été extrêmement brutal, personne au sein de l’Eglise ne nous a parlé », confirme Bernard. Il se souvient d’ailleurs que le jour de son départ, au milieu du mois de juillet, lorsqu’il a fermé la porte de sa paroisse pour la dernière fois, « personne n’était là pour [lui] dire au revoir ». « Je suis parti sans me retourner, et je n’ai plus jamais remis les pieds à la paroisse depuis. Ça a abîmé ma foi en quelque sorte. D’habitude, sur mon lieu de vacances l’été, je cherche une église pour aller à la messe le dimanche. Cette année je ne l’ai pas fait », raconte ce quinquagénaire.

    #catholicisme #hommerie