• Bolsonarismo já se converte em nazismo nas ruas do País

    Explode o número de crimes por motivações políticas cometidos por eleitores do candidato da extrema-direita, Jair Bolsonaro; nos últimos dez dias, houve pelo menos 70 ataques de eleitores de #Bolsonaro, segundo levantamento realizado pela agência Pública; agressões envolvem principalmente mulheres e negros, como o mestre Moa do Katende, assassinado com 12 facadas nas costas após declarar voto em Fernando Haddad; dos casos contabilizados, 14 aconteceram na região Sul, 32 na região Sudeste, 18 na região Nordeste, 3 na região Centro-Oeste e 3 na região Norte; sob o olhar condescendente de grande parte da mídia, o bolsonarismo é cada vez mais semelhante ao nazismo e pode chegar ao poder


    https://www.brasil247.com/pt/247/brasil/371808/Bolsonarismo-j%C3%A1-se-converte-em-nazismo-nas-ruas.htm
    #attaques_racistes #xénophobie #homophobie #Brésil #violence #extrême_droite #agressions_racistes


  • Brésil : vague d’agressions homophobes et contre les électeurs de gauche
    https://www.bastamag.net/Bresil-vague-d-agressions-contre-les-electeurs-de-gauche-et-les-personnes

    Tué de douze coups de couteau dans un café pour avoir déclaré qu’il avait voté pour le candidat de gauche. C’est le soir du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 7 octobre, que Romoaldo Rosário da Costa, 63 ans, activiste culturel de Salvador, dans le nord-est du pays, a perdu la vie. L’auteur du crime, de 36 ans, confesse à la police avoir une motivation #Politique : il est partisan du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. Après que le sexagénaire ait déclaré avoir voté pour le (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, Politique, #Amériques


  • Comme une prière : à la mémoire de Zak Kostopoulos
    https://vacarme.org/article3181.html

    Zac Kostopoulos est mort assassiné le 21 Septembre à Athènes. Au début, le jeune homme sur les images n’a pas de nom. Nous le regardons mourir avant de savoir qui il est. C’est n’importe qui. Ce n’est personne. La scène a été capturée par une caméra ou un portable en surplomb, à quelques mètres de la scène, et les images sont de mauvaise qualité.

    Actualités

    / #Fronts, #Grèce


  • Cher Zak, chère Zackie, hier nous sommes allé.e.s à ton enterrement

    — L’AUTRE QUOTIDIEN
    https://www.lautrequotidien.fr/articles/2018/9/29/0514ges4b1leust52qw9dugwo35m1k?rq=zak+kostopoulos

    [Le vendredi 21 septembre 2018, Zak Kostopoulos, activiste LGBTQI+, séropositif et drag queen (Zackie Oh), a été assassiné dans des circonstances atroces et à la vue de tous dans le centre d’Athènes (voir vidéo, mais attention, images choquantes !). Ce lynchage est le fait de « bons citoyens » qui ont agi sous la protection et avec le concours de la police grecque. Ces faits ont été suivis d’une entreprise sans précédent de désinformation de l’opinion publique et de culpabilisation de la victime, notamment accusée par les assassins puis une grande partie de la presse d’avoir essayé de commettre un cambriolage, avant que cette version ne s’effondre à l’épreuve des témoignages et des vidéos recueillis depuis lors. Ce texte, écrit par FIltIG, est une lettre ouverte à Zak et a été publié en ligne le 26.9.2018.]

    #grèce #homophobie #horreur #bons_citoyens #Mais_vous_pouvez_vous_le_garder_votre_pays_de_merde_ordures.


  • Hannah Gadsby présente Nanette sur Netflix : il faut le voir
    http://www.madmoizelle.com/hannah-gadsby-nanette-netflix-941685

    Dans Nanette, Hannah Gadsby parle d’#homosexualité. D’#homophobie. De #coming-out.

    D’être une #femme. De la #violence masculine. De la #culture_du_viol. D’être confondue avec un homme.

    D’art. De Van Gogh. De santé mentale. Du prix de la créativité.

    D’#humour. De ce que veut dire l’humour quand on fait partie d’une #minorité. De ce que veut dire le fait qu’elle a choisi de se moquer d’elle-même et d’en faire une carrière.

    Comme si le reste du monde ne se moquait pas déjà assez d’elle.

    • OK, je me suis mal exprimé, j’aurais du dire « le sujet a aussi été abordé là », pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, et qui se demandent si Hannah Gadsby a déjà été évoquée sur Seenthis ! Quand on n’a pas Netflix, je ne sais pas, on demande à un.e ami.e qui a Netflix de te prêter son mot de passe ?

    • Si je peux me permettre d’être un poil moins enthousiaste : oui le spectacle est réussi, elle est touchante. Mais tout le discours sur les limites de l’« humour », je suis moins convaincu.

      L’aspect qui bloque, pour moi, c’est qu’on est dans le genre particulièrement convenu du stand-up à l’américaine. Alors le stand-up, c’est souvent très drôle, mais ça ne dépasse jamais le niveau de la blague. Politiquement c’est vraiment ultra-ultra limité. Une fois que tu en as vu une bonne collection sur Netflix, tu te retrouves à regarder ça en repassant le linge, et ça te laisse pas plus de souvenir qu’un épisode divertissant de Friends.

      Du coup, les théories sur les limites de l’humour en se basant sur le standup, j’adhère pas trop. Même si le spectacle de Gadsky, justement, tente de dépasser les limites du genre. Et encore, juste un peu : j’ai trouvé que ses remarques sur le genre étaient à la fois très bienvenues mais en même temps assez convenues.

      Un peu comme les stand-ups blacks : il y a deux-trois blagues sur le racisme de la société, la peur de se faire flinguer lors d’un contrôle routier, et évidemment le fascisme de Trump, m’enfin c’est toujours très convenu. Et à la fin, Dave Chappelle fait comme exactement tous les comédiens hommes sur Netflix : une blague sur la masturbation. Côté comédiennes-femmes, c’est pas tellement mieux : après de belles tirades sur meeto et le sexisme, il faut une blague sur le sexe anal (c’est tellement systématique que je me demande si c’est dans le cahier des charges de Netflix).

      Bref c’est de l’humour américain. C’est certes souvent très divertissant avec des performers qui ont vraiment bossé leur présence sur scène ; mais au final, c’est comme dans 90% des comédies américaines : le truc le plus audacieux qu’ils trouveront, c’est des blagues à base de pets.


  • Malaisie : l’homosexualité au cœur du débat public - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/09/10/malaisie-homosexualite-au-coeur-debat-public

    Se fondant sur une loi coloniale de 1826 interdisant tout acte « contre-nature », le gouvernement malaisien, appuyé par les franges conservatrices de nombreux partis politiques, rejette et stigmatise toute avancée sur le droit des LGBT.

    Contre à toute attente, la victoire historique du Pakatan Harapan en mai 2018 n’a rien arrangé, bien au contraire. Le sujet s’invite désormais sur la place publique, dans un climat d’homophobie extrême déclenché par deux événements récents. Au début du mois de juillet de cette année, Numan Afifi Saadan a été contraint de démissionner après plusieurs jours de polémique. En cause, l’activisme du porte-parole du ministre de la Jeunesse et des Sports, en faveur de l’égalité des droits. Une cause qui l’a conduit à organiser un « jour des fiertés » (Pride Day) en 2017. Colère entre ministères. En représailles, le ministre des Affaires religieuses, fait retirer deux portraits de militants LGBT, dont l’un arborant le drapeau arc-en-ciel, lors d’une exposition photo. Très critiqué tant par l’opposition conservatrice de la United Malay National Organisation (UMNO) et du Parti islamique pan-malaisien (PAS), que par les défenseurs des droit de l’homme, le gouvernement essaye de limiter la polémique en multipliant les déclarations maladroites et stigmatisantes. La vice-première ministre Wan Azizah Ismail allant jusqu’à marteler qu’il est « haram » (« interdit ») pour un musulman de soutenir la cause LGBT.

    Cette surenchère homophobe répond à une stratégie politique. En se faisant les gardiens de la moralité, l’UMNO et le PAS cherchent à se positionner comme les garants de l’Islam, et donc de l’identité malaise. De même, le débat sur les droits LGBT permet au PAS de détourner l’opinion publique d’un autre débat, celui du mariage infantile. En effet, au début de l’été, une polémique a éclaté autour de l’union d’une fillette de 11 ans avec un agriculteur de 41 ans. Le mariage ayant eu lieu dans le Kelantan, un État dirigé par le PAS, son vice-président a réagi en pointant que contrairement à l’homosexualité, se marier avec une enfant n’était pas contraire à l’Islam.

    #Malaisie #homophobie


  • Deux lesbiennes ont été battues en public dans le Terengganu, le deuxième État malaisien à appliquer la syariah (plus précisément, une partie du droit qui suppose des châtiments corporels, j’ai oublié le nom mais c’était le gros débat en 2014 quand c’est arrivé dans le pays). Quelques coups de canne symboliques, l’essentiel étant d’humilier. Ça marche, et pas que pour les deux femmes en question. Hier j’étais en compagnie de lesbiennes malaisiennes (le groupe le plus mixte que j’aie vu ici, Malaises, Chinoises, Chindians et même trois mat salle comme moi) et elles étaient au fond du trou. Déjà au printemps un collab gay (et militant) de ministre a perdu son job dans une campagne de dénigrement. Et cet été deux portraits ont été « auto »-censurés dans une expo sur les Malaisien.nes au motif qu’une trans et un gay (sur des dizaines de portraits), c’est pas très malaisien. Et fin août, ce truc d’Arabes (pardon pour l’expression mais vu d’ici, l’idée de frapper des gens en public ressemble vraiment à l’importation de traditions allochtones et on en parle dans ces termes). Peut-être que dans la nouvelle Malaisie, un peu plus ouverte qu’avant l’alternance, les choses vont changer. L’espoir de ces femmes, c’est que tout ça occasionne une prise de conscience. Et déjà, le Premier ministre condamne au moins l’affaire du Terengganu.

    Women caned in Malaysia for attempting to have lesbian sex | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/sep/03/women-caned-in-malaysia-for-attempting-to-have-lesbian-sex

    Two women found guilty of attempting to have sex have been caned in Malaysia’s conservative north-eastern state of Terengganu, in the first punishment of its kind.

    The two women, aged 22 and 32, were caned six times each in the Terengganu sharia high court just after 10am, after the sentence was read out.

    The caning was carried out in the courtroom and was witnessed by up to 100 people, including the public.

    While women in Malaysia have been caned for sexual offences in the past, such as adultery, rights activists say this is the first time two women have been caned for attempting to have sex.

    Malaysian PM says caning of lesbians counter to ’compassion of Islam’ | Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-malaysia-lgbt/malaysian-pm-says-caning-of-lesbians-counter-to-compassion-of-islam-idUSKCN
    https://s2.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20180906&t=2&i=1301353464&w=1200&r=LYNXNPEE850FD

    Mahathir’s government has appeared divided about the LGBT community, while the premier himself had been silent on the caning and recent attacks on transgender people and marginalized groups in the Muslim-majority country.

    In a video posted on his Twitter account, Mahathir said the caning “did not reflect the justice or compassion of Islam”.

    It was the women’s first offence, he said, which warranted a lighter sentence, such as counseling.

    “This gives a bad impression of Islam,” the 93-year-old leader said. “It is important that we show Islam is not a cruel religion that likes to impose harsh sentences to humiliate others.”

    Traduction : ça fait mauvais genre, on aurait pu se contenter de les envoyer en thérapie. Plus courageux, les député·es de sa coalition.

    ’We need to grow up’ : Malaysian MPs condemn caning over lesbian sex | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/sep/04/malaysian-mps-condemn-caning-lesbian-sex

    A Malaysian MP has called for laws that criminalise homosexuality to be immediately abolished amid outcry over the caning of two women convicted by a sharia court of attempting to have lesbian sex.

    Charles Santiago, a parliamentary member from the Malaysian state of Selangor, expressed his outrage in a series of tweets after the punishment was carried out in the Terengganu court on Monday morning.

    That two women were caned while “100 people gawked at them” in the public gallery of the court was shocking and humiliating, he wrote on Twitter.
    Women caned in Malaysia for attempting to have lesbian sex
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    “We need to stop targeting the LGBT community. We need to stop invading their privacy. We need to stop abusing them. We need to grow up as a society and learn to embrace diversity,” he wrote.

    Santiago said the government was “voted in on the premise of inclusion” and must therefore repeal all laws criminalising homosexuality without delay.

    His anger was echoed by other politicians. Khairy Jamaluddin, the MP for Rembau, criticised the punishment on his Twitter account, saying: “Islam teaches us to look after the dignity of every human being.”

    “Mercy is preferable to punishment.”

    Hannah Yeoh, a member of parliament for Segambut, reacted to the punishment with the statement: “Education doesn’t work this way.”

    Homosexuality is illegal in Malaysia and punishable under a colonial-era sodomy law that carries a 20-year prison sentence, while strict Islamic laws that apply to Malaysian Muslims, but not people from other religious backgrounds, prohibit sexual relations between women.

    How public caning is performed in Terengganu
    https://www.malaysiakini.com/news/441727

    The cane is to be made of rattan or a small branch twig that does not have segments or joints.

    It should not exceed 1.22 metres in length and 1.25 centimetres in diameter.

    What are the rules for performing the caning?

    The convict must be dressed in accordance with religious rules (hukum syarak). If the convict is male, he receives the caning while standing. If the convict is female, she will be seated.

    The official who carries out the caning is to lash the convict with “moderate” strength and without raising the cane above his head to avoid injuring the convict’s skin. The cane must also be raised upward after each lash instead of being pulled away.

    The official may hit any part of the convict except the face, head, abdomen, chest, and genitals.


  • SOS Education : vous ne pourrez plus dire plus que vous ne saviez pas (Blog)
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/168376-sos-education-un-sous-marin-frontiste-a-l-ecole.html

    SOS Éducation. Créée en décembre 2001, sous la houlette de Sylvain Marbach et Domitille Létondo, elle n’en finit plus de s’inviter partout, dans vos boîtes au lettres, dans les manifestations, sur les plateaux de télévision, et même dans le bureau du Ministre de l’Education.
    […]
    L’on comprendra qu’avec des méthodes si proches d’Avenir de la Culture, et des thématiques si « modernes » que ses combats contre l’homosexualité, l’IVG ou encore le déclin de la culture française, l’association ravit des spectateurs des milieux traditionalistes, crypto-frontistes, voire franchement xénophobes.

    #éducation #lobby #SOS_Éducation #extrême_droite

    • Le final me laisse un peu perplexe :

      Pourtant une question reste en suspens : pourquoi faut-il que ce soit ce type d’association qui défende des thèmes que les syndicats traditionnels ont déserté ?

      L’article explique que cette asso s’occupe de faux problèmes ou de problèmes qui n’en sont que pour des catholiques ou des fascistes alors je comprend pas pourquoi les syndicats traditionnels devraient s’occupé de contesté le droit à l’IVG, le droit de défilé à la gay pride quant on est prof ou les fait qu’il y ai de l’éducation sexuelle auprès des enfants....
      #catholicisme #homophobie #IVG #culture_du_viol

    • Il me semble que cette phrase fait référence à la question de la violence évoquée en début de billet. Néanmoins cette phrase est étrange en effet car les thématiques sous lesquelles l’association avance « masquée » au plus proche des craintes d’une partie des « usagers de l’école » sont largement reprises par la presse et les politiques donc semblent loin d’être désertées…


  • L’Eglise catholique veut faire entendre sa foi
    https://www.lemonde.fr/religions/article/2018/08/14/l-eglise-catholique-veut-faire-entendre-sa-foi_5342199_1653130.html

    L’Eglise catholique veut faire entendre sa foi

    Un service pastoral va être créé pour contrer une méconnaissance grandissante des fondamentaux religieux et promouvoir les viols d’enfants, de religieuses, d’épouses ainsi que la haine pour les homosexuel·les.

    #catholicisme #culture_du_viol #homophobie


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

    • Comparer juste le nombre d’hommes et de femmes incarcérées pour des faits de #violence.
      Le suicide reste un meurtre commis sur soi-même.
      Le plus souvent l’objectif de se libérer des contraintes de la condition humaine par sa propre mort est une violence qui se répercute sur la famille et les proches. J’ai une amie dont le père est allé se suicider le jour de ses 40 ans, en quittant le repas d’anniversaire, un mois après son neveu a suivi l’exemple, laissant deux orphelins, deux ans après mon amie est décédée d’un cancer généralisé puis sa mère s’est tuée en se jetant par la fenêtre. Je reste dans une grande colère vis à vis des lâches salopards qui jouent les hommes forts en infligeant le spectacle de leur mort. C’est le fantasme de l’indispensable, le héros mort à la guerre de sa volonté qui entraine la désolation autour de lui, sauf qu’il n’y a pas de guerre, sauf qu’il n’y a plus de tragédies grecques, que des excès de pouvoir dégueulasses.


  • Pourquoi les hommes pleurent-ils pour la Coupe du monde ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164777/sport-coupe-du-monde-2018-football-hommes-pleurer-larmes-emotion

    Article assortie de son sous-titre misogyne et homophobe :

    Et pourquoi cela n’en fait pas moins des hommes.

    Les sanglots ne seraient pas les mêmes entre les hommes et les femmes, selon notre expert. « Ce ne sont pas les mêmes déclencheurs. Et les larmes ont été pendant longtemps –selon moi de Napoléon au 11-Septembre– un signe de féminité, voire d’enfantillages. Du coup, elles ont été complètement censurées. »

    Il tente de différencier deux façons de pleurer : « Chez les femmes, les larmes sont déclenchées pour les maladies, les morts, les enfants. Pour les hommes, ce sont en principe les cérémonies officielles : le 14-Juillet, des victoires dans le sport, un enterrement officiel, où les hommes ont le droit de pleurer en chœur et en public ». « Nous jouons avec nos émotions, nous faisons comme si le sort de la patrie était en jeu », rappelle l’historien du sport Paul Dietschy dans Libération.

    #sexisme #misogynie #larmes #homophobie #virilité #mâle-alphisme

    • non je l’ai pas oublié, je l’utilise pas car c’est une posture dépolitisante et individualiste. C’est pas une question de « crétinerie » ou de « bêtise » de tel ou tel homme ou femme. C’est l’expression d’un systheme d’oppression avec sa méchanique de dévalorisation de ce qui est associé aux femmes et de valorisation de ce qui est masculin. Ici on explique que les hommes pleurs comme des hommes pas comme des femmes. Et on rassure les hommes qui pleurent en leur disant qu’ils n’ont rien de feminin en eux, même si ils pleurent, ils pleurent avec virilité pour l’honneur de la patrie. Ca montre a quel point la domination masculine sait s’adapté pour que les hommes conservent leurs privileges.

    • D’autant que l’article indique que les femmes qui pleurent font des enfantillages (avec le mépris toujours actuel pour les émotions des enfants). Il ne suffit donc pas que les femmes soit un peu plus responsables quand elles souffrent et qu’elles cessent de pleurer pour un rien, il faudrait aussi qu’elles aient le statut de personne adulte (donc de mâle non pleureur), pas gagné.
      #injonctions_paradoxales

    • C’est en cela que je trouves le tag #crétins_abyssaux (oui, je complète) pertinent. Mais je comprends tes préventions @mad_meg, on est bien sur la même longueur d’onde, ce texte recycle tous les poncifs sexistes insupportables.

      Je précise : les argumentaires de cet « historien » sont d’un simplisme consternant. On est au XXIème siècle, et le monsieur te dit que les femmes sont fragiles et qu’elles pleurent pour cela et que les hommes sont patriotes et qu’ils pleurent pour cela. Et lui, il est historien à la façon de Lorànt Deutsch c’est à dire qu’il faut que ça lui donne l’impression d’émettre des choses super intelligentes mais qui ne sont que des sophismes éculés et... crétins. Quand il ne s’agit pas juste de propagande grotesque.

    • Hier soir ils rediffusaient le match de finale... j’étais éberlué en constatant que c’était bien vrai, qu’ils rediffusaient en effet le match... Il n’y aura pas eu un seul soir depuis dimanche dernier sans qu’on crétinise/monopolise le paysage audiovisuel avec ce non-sujet de la coupe du monde de foot. Et forcément, comme à chaque fois qu’on brode à l’infini sur un non-sujet, on tombe sur le pire, ... et sur le pire. Libération n’y échappe pas. Un historien à la « Redeker » peut déblatérer sans limite... Redeker, d’ailleurs, qui lui aussi, en tant que (professeur de) philosoph(i)e, bon client des journalistes milliardaires, a pu déblatérer à la télé à cette occasion, j’ai eu la malchance de zapper et de voir sa sinistre tronche et entendre ses borborygmes ineptes mais si recherchés et consensuels (parmi les patriotes qui pleurent mais n’écoutent pas forcément, à quoi bon tant qu’on est dans le même camp ?).


  • Des néofascistes italiens et polonais unis pour une « #opération_européenne_de_sécurité »

    Le parti italien d’extrême droite #Forza_Nuova (FN) et les militants du #Obóz_Narodowo-Radykalny (#ONR), formation ultra-nationaliste polonaise, ont uni leurs forces pour mener « la première opération de sécurité européenne » sur les plages italiennes de la Riviera Romagnole, sur la mer adriatique.

    Réunis à #Rimini du 5 au 9 juillet dernier à l’occasion d’une conférence, les militants ont multiplié les manifestations et les « #patrouilles », de jour comme de nuit, dans la région où s’est déroulé l’an dernier le double #viol d’un transgenre péruvien et d’une touriste polonaise, pour lequel le Congolais Guerlin Butungu a été condamné à 16 ans de prison.

    Ceux qui se qualifient comme « #patriotes polonais et italiens » les appellaient des « #promenades ». Le maire de Rimini, Andrea Gnassi, y a plutôt vu « des rigolos en T-shirts noirs alignés pour un selfie fasciste ». Il a envoyé un rapport à la police.


    http://fr.euronews.com/2018/07/13/des-neofascistes-italiens-et-polonais-unis-pour-une-operation-europeenn
    #néo-nazis #néo-fascisme #Italie #Pologne #extrême_droite #sécurité #2039-2045 #milices #transphobie #homophobie
    cc @marty @albertocampiphoto


  • Yuna | aubesuspendue
    https://aubesuspendue.wordpress.com/2018/07/16/yuna

    Accompagner Joey au cimetière en étant là vaillamment, mais protégée par cette bulle rien qu’à elle, peut-être qu’elle trouve enfin sa façon de ne pas complètement subir ce moment.

    Mais voilà que sa bulle implose sous des éructations et des vociférations. Un groupe de réacs homophobes se tient sur le trottoir d’en face, et lâchent leurs relents agressifs tout en brandissant des pancartes :

    Dieu hait les pédales Le péché engendre la violence Dieu hait les pécheurs fiers Pleurer pour vos péchés Dieu déteste les complices des PD Les PD commettent le péché Dieu a envoyé le tireur

    #Orlando #homophobie #fiction #LGBT
    par Aude Vincent


  • Jean-Marc Bustamante quitterait les Beaux-Arts de Paris
    http://next.liberation.fr/arts/2018/07/04/jean-marc-bustamante-quitterait-les-beaux-arts-de-paris_1664051

    Le directeur très chahuté de l’Académie des Beaux-Arts, Jean-Marc Bustamante, enfariné par ses étudiants lors d’une cérémonie à l’école la semaine dernière, serait sur le départ, rapporte le journal le Monde. Pris à partie par les étudiants lors de la remise des prix des Amis des Beaux-Arts pour son « absence totale de considération pour les signalements répétés de cas de harcèlement de professeurs envers les étudiant-e-s […] », dénoncés dans une pétition datant de mars, le plasticien a envoyé un mail à son entourage le 3 juillet au soir qui laisse penser qu’il ferait ses valises. Reçu par le ministère de la Culture le matin-même, Jean-Marc Bustamante a estimé qu’il n’y aurait pas reçu le soutien attendu durant la crise. « J’allais chercher du réconfort au ministère, toujours un peu traumatisé par cette violence qui m’a frappé, commence le message, auquel Libération a eu accès. La ministre ne m’a pas reçu, sinon une cheffe de cabinet froide et cassante. Dans les heures qui ont suivi, je me suis senti très fatigué et lâché. L’artiste reprend le dessus. Je vous souhaite de vous y retrouver et vous revoir ailleurs. Et vive l’art que nous faisons et non la culture qui nous ait faite (sic). »

    Le plasticien dirigeait l’école depuis octobre 2015. Son mandat avait été entaché ces derniers mois par les témoignages de harcèlement (gestes et propos déplacés, violence morale) recueilli par un collectif d’étudiants, et qui avaient nécessité l’intervention du ministère de la Culture, ainsi que par des plaintes pour racisme déposées par le personnel de nettoyage, salariés d’une entreprise externe, qui faisaient état d’humiliations d’une rare violence. Tout cela aurait « agacé » au ministère. Mais le Monde rapporte aussi que des publications en soutien à Jean-Marc Bustamante déposées sur Facebook, notamment par l’artiste Alberto Sorbelli, qui avait participé à un colloque à l’école en juin 2016, n’auraient pas aidé. Sorbelli y accuserait les étudiants à l’origine de la pétition de « médiocre petit soldat nazi-catto [sic] », recommandant par ailleurs « l’enculage quotidien des disciples qui trouveront ainsi les connaissances nécessaires ».

    #sexisme #racisme #homophobie #classisme & bon débarras.


  • Research warns Indonesia gay bashing is fueling HIV epidemic
    https://apnews.com/amp/f74af51b10a74d20b533e2054af99776?

    According to the United Nations, human immunodeficiency virus, or HIV, affects more than a quarter of Indonesian men who have sex with men, a dramatic increase from 5 percent in 2007. In Jakarta and the capital of Bali province, Denpasar, the rate is 1 in 3.

    In common with the wider population of HIV-positive people in Indonesia, the majority are not tested for HIV until developing symptoms of illness indicating their immune system has been compromised. Only a small minority receive anti-viral medications that can give people with HIV near-normal life expectancy.

    Condom use and testing individuals from high-risk groups for the virus — before it weakens the immune system causing Acquired Immune Deficiency Syndrome, or AIDS — are both crucial to curbing its spread, according to communicable disease experts.

    But Indonesia is failing at both and is now making it even more difficult for health workers to reach gay and bisexual men.

    Highly publicized police raids targeting gay men and a vicious outpouring of anti-LGBT rhetoric from officials and other influential figures since early 2016 have caused significant disruption to HIV awareness and testing programs, according to a Human Rights Watch report released Monday.

    Indonesia: Anti-LGBT Crackdown Fuels Health Crisis | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/news/2018/07/01/indonesia-anti-lgbt-crackdown-fuels-health-crisis

    The 70-page report, “‘Scared in Public and Now No Privacy’: Human Rights and Public Health Impacts of Indonesia’s Anti-LGBT Moral Panic,” documents how hateful rhetoric has translated into unlawful action by Indonesian authorities – sometimes in collaboration with militant Islamist groups – against people presumed to be LGBT. Based on in-depth interviews with victims and witnesses, health workers, and activists, this report updates a Human Rights Watch August 2016 report that documented the sharp rise in anti-LGBT attacks and rhetoric in Indonesia that began that year. It examines major incidents between November 2016 and June 2018, and the far-reaching impact of this anti-LGBT “moral panic” on the lives of sexual and gender minorities and the serious consequences for public health in the country.

    Taboo prevents Indonesians from buying condoms - National - The Jakarta Post
    http://www.thejakartapost.com/news/2018/06/28/taboo-prevents-indonesians-from-buying-condoms.html

    The moral burden of buying condoms is heavier for those engaging in pre-marital sex. Too embarrassed to be seen buying condoms, a lot of couples choose to have sex without protection.

    Sasha, 25, not her real name, and her boyfriend of three years, who live in Yogyakarta, have decided to no longer use condoms in the past two years. They decided to just go with their feeling; “now we know when to pull it out,” she said.

    “We used condoms in the first months of our relationship, but nowadays, we don’t use them anymore. My boyfriend said he was too embarrassed to buy them at the store. He was afraid people would judge him or someone he knew would see him,” she said on Sunday.

    Sasha said they had tried to buy them online, because that was less embarrassing. However, recently they had decided it was easier to just stop using them.

    In Indonesia, the proportion of contraception users among about 48 million fertile-age couples stood at about 60 percent in 2017, data from National Population and Family Planning Board (BKKBN) show.

    Birth control shots are the most popular form of contraception, while condoms, used by only 3.23 percent, stand in third place from the bottom after tubal ligation and vasectomy.

    #Indonésie #sexualité #homophobie #LGBT #contraception


  • Être belle : un choix ou un devoir ?

    https://www.franceculture.fr/conferences/reunion-des-musees-nationaux-grand-palais/etre-belle-un-choix-ou-un-devoir

    Réunion des musées nationaux-Grand Palais
    Conférences
    Être belle : un choix ou un devoir ?
    01.09.2017 (mis à jour le 13/06/2018 à 12:09)

    Jusqu’où allons-nous pour avoir un corps attractif et désirable ? Quels stratagèmes utilisons-nous pour le transformer selon les diktats d’une société qui n’aime que la beauté et la jeunesse ? Les femmes ne semblent pas vraiment libres dans cette quête de perfection.

    #beauté #standard #tu_es_belle


  • PMA : « Si Dieu me permet d’avoir un enfant, peu importe le moyen » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/01/pma-si-dieu-me-permet-d-avoir-un-enfant-peu-importe-le-moyen_1656031

    Alors que le Comité d’éthique rend son premier rapport mardi, « Libération » a rencontré des croyantes bisexuelles ou lesbiennes en faveur de la procréation médicalement assistée. Parfois soutenues au sein de l’Eglise, malgré le discours du Vatican.

    Dimanche, 11 h 30. Face à l’assemblée de croyants, le prêtre déclame son homélie, commentaire d’extraits de l’Evangile : « Ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise. » C’est la phrase préférée d’Elise, 22 ans, qui assiste chaque dimanche à la messe de Notre-Dame-de-Clignancourt, dans le nord de Paris. « Pour moi, ça résume tout », s’amuse-t-elle. Les interventions du prêtre sont entrecoupées de chants chrétiens qui résonnent dans la nef. Une forte odeur d’encens a investi le lieu de culte.

    Chignon au-dessus de la tête, lunettes à monture pourpre et robe bleu nuit, Elise, « très croyante », connaît par cœur les chants, qu’elle entonne sans fausse note. Dans sa sphère catholique, elle reste discrète sur sa bisexualité, par « peur du regard des autres ». « L’autre jour, on fêtait les cinq ans du mariage pour tous. Dans la même journée, j’ai parlé à la fois à une pote catho qui m’a dit : "OK, tu peux être bi et catho mais tu devrais viser l’abstinence" et à une militante LGBT [lesbiennes, gays, bisexuels et trans, ndlr] qui m’a lancé :"Non mais je ne comprends pas comment tu peux rester catho alors que t’es bi." Ma foi n’est pas acceptée par les #LGBT et ma sexualité n’est pas tolérée par mes coreligionnaires. Je ne me sens à ma place nulle part. » Sur les pages du livret de chants distribué aux paroissiens, en bas à droite, il est écrit « Bonne fête des mères ! » Plus tard, Elise veut des enfants. Si elle ne se voit pas faire sa vie avec une femme, elle se dit farouchement « pro-PMA [procréation médicalement assistée] pour les couples de même sexe ». « Si j’étais amoureuse d’une femme, c’est évident que je ferais une PMA. »

    « Distance »

    Mardi 5 juin, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) rend son premier rapport aux parlementaires à l’issue des états généraux de la bioéthique, qui se sont clos fin avril. Ces discussions qui ont eu lieu un peu partout en France ont beaucoup tourné autour de la PMA. Avec un noyautage certains des militants de la Manif pour tous - un collectif d’associations notamment opposées au mariage homosexuel et à l’homoparentalité - revenue pour l’occasion dans l’arène médiatique. Engagement de campagne d’Emmanuel Macron, l’ouverture de la PMA à toutes devrait faire l’objet d’un projet de loi au Parlement à l’automne. Comme au moment du mariage pour tous, en 2013, les états généraux de la bioéthique ont donné à voir une opposition binaire entre deux camps : militants LGBT sécularisés d’un côté, catholiques conservateurs de l’autre. La réalité est plus nuancée.

    Stéphanie, 30 ans, lesbienne, était « très pratiquante, enfant de messe et très assidue au catéchisme » jusqu’à son coming out. Si elle a « pris des distances avec l’Eglise », elle continue de se définir comme catholique. Entre son homosexualité et sa foi, elle n’a « aucun cas de conscience ». La « version du catholicisme » que lui a inculquée sa famille, celle d’une « religion d’amour et d’accueil du prochain », est à mille lieues du discours de la Manif pour tous. Sur Twitter, l’architecte lyonnaise, brune aux cheveux courts, a créé avec son épouse une page, Demande à tes mères, pour raconter leur vie de mères et celle d’Alix, 2 mois et demi, défendre la PMA pour toutes et « emmerder la Manif pour tous ». Dans l’entourage de Stéphanie, y compris dans sa famille, très croyante, on « accepte complètement la situation et la venue au monde » de sa fille. Elle se souvient avec émotion de la réaction de sa grand-mère le jour de son retour d’Espagne, où elle s’est fait inséminer : « Elle m’a aspergé d’eau bénite qu’elle reçoit de sa paroisse chaque année. »

    Le 25 janvier, dans l’Emission politique de France 2, la Toulousaine Amélie Georgin a défendu face au président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Elle a évoqué sa fille Garance, aujourd’hui âgée de 19 mois, portée par sa femme, Annick, après une #PMA à Barcelone. « Cet enfant, on l’éduque avec une volonté de l’ancrer dans des repères. Garance a été baptisée il y a quelques mois de ça au sein de l’Eglise. » « Sachant que Laurent Wauquiez est lui aussi catholique, c’était un clin d’œil, explique la femme de 39 ans. Une façon de lui dire qu’au sein même de ces familles qui seraient à l’origine d’une "perte de repères", il y a des personnes avec des engagements de foi. » Quand elle a voulu faire baptiser Garance, il y a plus d’un an, le prêtre de son église locale s’est montré réticent, cherchant à « écarter » Amélie et posant des « questions venues d’un autre monde sur notre orientation sexuelle ».

    En se rendant dans une autre paroisse en banlieue toulousaine, elle et son épouse ont rencontré le père François, qu’Amélie continue de porter dans son cœur. « On était vraiment en confiance, il n’y avait pas de jugement. » Amélie a un seul regret, qu’elle exprime en riant : « On aurait aimé se marier à l’église. » Elle en a même fait la demande, en vain. Sociologue au Centre national de recherche scientifique (CNRS), Martine Gross a étudié en 2003 les baptêmes religieux au sein des familles homoparentales. Etonnamment, les prêtres qu’elle a interrogés étaient globalement ouverts à l’idée de baptiser l’enfant d’un couple de même sexe. « Dans la religion catholique, il y a deux volets : la doctrine du Vatican, qui considère que l’homosexualité est un désordre moral et que la PMA devrait être interdite, et la tradition de l’accueil pastoral, qui donne aux prêtres une certaine liberté, détaille la sociologue. A partir du moment où les couples ont une volonté sincère d’intégrer leur enfant dans l’Eglise, les prêtres sont prêts à s’adapter et réduire les aspects réprouvés par la doctrine pour mettre en avant d’autres valeurs, comme l’amour ou la fidélité. »

    « Don »

    Nicaise, étudiante rennaise de 24 ans, va à la messe tous les dimanches et observe le jeûne du carême. Depuis six mois, elle est en couple avec une femme musulmane. Elles savent déjà qu’elles veulent avoir des enfants ensemble. « Toutes les deux, on a toujours eu le désir de porter nos enfants. Donc on penche plutôt pour une PMA. En la faisant, je me sentirais accomplie en tant que femme. » Elle n’y voit aucune contradiction avec sa foi : « Si Dieu me permet d’avoir et d’élever un enfant, peu importe le moyen, c’est que c’est un don de sa part. » « Les homosexuels croyants gèrent de différentes manières la tension intérieure liée à leurs deux dimensions identitaires, analyse Martine Gross. Beaucoup s’aménagent une approche personnelle de la religion, en prenant leurs distances avec l’autorité de l’Eglise tout en construisant une relation plus directe avec Dieu. » Parmi les amis chrétiens de Nicaise, aucun ne l’a jamais jugée sur sa sexualité ni ses projets de vie. « Ils laissent à Dieu le pouvoir de juger », selon elle. C’est pourquoi elle ne se reconnaît ni dans le discours de la Manif pour tous ni dans celui de la Conférence des évêques. Le 7 mai au micro de France Inter, Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, a fustigé la PMA pour toutes qui selon lui « créera une situation dont les enfants seront victimes », assumant, au passage, être « descendu dans la rue pendant la Manif pour tous ». « Je ne crois pas une seconde que ça reflète ce que pensent l’ensemble des catholiques », commente Amélie. Elle perçoit un profond décalage entre ce discours officiel et l’accueil qu’elle a reçu de sa famille, du curé qui a baptisé sa fille ou encore de la marraine de Garance, fervente pratiquante. Des études récentes démontrent que la conception de la famille des catholiques a évolué. En décembre 2017, un sondage Ifop montrait que 60 % des Français étaient favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes. Chez les catholiques, c’était à peine moins : 56 % approuvaient la mesure, dont un petit 35 % des pratiquants mais 59 % des non-pratiquants.

    « Très mignonne »

    Dans les locaux de l’association LGBT David & Jonathan, dans le XIIe arrondissement de Paris, un immense drapeau arc-en-ciel est accroché au mur. Sur la table basse, le dernier rapport de SOS homophobie côtoie un ouvrage sur les liens entre foi et homosexualité. Depuis 1972, l’association défend une autre vision du christianisme et se bat pour faire accepter les personnes LGBT au sein de la religion. Marianne Berthet-Goichot en est membre depuis 2010. « On essaie de défendre l’idée que l’Eglise est plurielle. Je fais aussi partie de cette Eglise et pourtant je suis lesbienne et maman. »

    En 2013, lors des débats sur le mariage pour tous, elle a eu avec Catherine, sa compagne, une fille par PMA. Dans leur petite paroisse rurale de l’Yonne, elles l’ont très vite fait baptiser. « On avait contacté le prêtre, qu’on connaissait bien. Ça s’est bien passé, comme ça aurait été le cas pour n’importe quelle autre personne de la paroisse. Le prêtre m’a dit : "Moi, j’applique la loi." J’étais en procédure d’adoption de ma fille, puisque dans le cadre d’une PMA on est obligé de passer par l’adoption de son propre enfant. Sur le registre de baptême, il n’a écrit que le nom de ma femme mais a laissé de la place pour rajouter mon nom. Deux mois plus tard, quand je lui ai envoyé l’attestation de mariage, il a ajouté mon nom. J’ai trouvé la démarche très mignonne. »

    Dès 2013, David & Jonathan s’est positionné en faveur de la PMA pour toutes. Fin mai, l’association a publié un communiqué pour contrer les arguments des opposants et « montrer, avec notre regard de chrétien, que ce n’est pas incompatible » avec la religion. « Dans l’Eglise, beaucoup de gens ne comprennent pas que l’homophobie, ce n’est pas uniquement des coups, des insultes, mais aussi la différence de traitement entre un couple homo et un couple hétéro. » Marianne le reconnaît volontiers : « La lutte contre l’#homophobie religieuse, c’est un vaste champ de bataille. »
    Timothée de Rauglaudre

    #homosexualité #lesbiennes #église_catholique #religion


  • Archives.
    Pierre Rabhi « Le féminin est au cœur du changement »
    https://www.kaizen-magazine.com/article/pierre-rabhi-feminin-coeur-changement

    Depuis 1968, un mouvement féministe se développe en France et dans le monde. Quel regard portez-vous sur ce mouvement ?

    Il ne faudrait pas que le mouvement féministe soit une réaction inspirée par le masculin : il faudrait qu’il soit simplement une conscience qui s’éveille à ce rôle magnifique qui est dévolu par la vie à la femme et qui est de donner la vie. Il ne faudrait pas que ce mouvement prenne comme canevas du changement ce que le masculin a établi. C’est intéressant que les femmes imaginent quelque chose d’original qui s’adapterait à la donne actuelle qui est radicalement masculine.

    Une vraie égalité femmes-hommes pourrait changer la société ?

    Je crois qu’il ne faudrait pas exalter l’égalité. Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse dans cette complémentarité. La complémentarité, est un appui de l’un sur l’autre et vice-versa, non une addition. Ce rapprochement donne une dynamique collective. L’égalité est fragile car affirmée par des lois. Il est souhaitable qu’on comprenne que féminin et masculin sont les deux moyens par lesquels on peut construire un avenir viable, si le féminin accepte son masculin et le masculin accepte son féminin.


  • Une journée d’étude sur l’asile #LGBT censurée à l’#université de Vérone

    Prononcée par le président de la faculté italienne sous la pression de l’#extrême_droite, l’interdiction de ce colloque universitaire est une attaque contre les études de genre et les recherches sur l’immigration.


    http://www.liberation.fr/debats/2018/05/23/une-journee-d-etude-sur-l-asile-lgbt-censuree-a-l-universite-de-verone_16
    #censure #Vérone #Italie #homophobie #homosexualité #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_LGBT #it_has_begun


  • Pédophilie : tous les évêques chiliens remettent leur démission au pape
    http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/18/pedophilie-dans-un-document-incendiaire-le-pape-reconnait-une-faillite-colle

    Tous les évêques chiliens ont remis, vendredi 18 mai, leur démission au pape. Mardi 15 mai, convoqués à Rome, ils s’étaient vu remettre par le pontife argentin un texte de dix pages dans lequel celui-ci avait écrit noir sur blanc : depuis des années, l’Eglise catholique chilienne abrite « de nombreuses situations d’abus de pouvoir, d’autorité et d’abus sexuels ».

    « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous », indique une déclaration lue devant la presse par deux porte-paroles de la Conférence épiscopale chilienne. Le pape doit à présent décider de sanctions nominatives après cette démission collective sans précédent depuis deux siècles.

    Le texte glaçant, dont le contenu a été révélé jeudi par la télévision chilienne T13, s’appuie sur des faits rassemblés dans un rapport (non publié) de 2 300 pages rédigé par les deux enquêteurs que le pape a dépêchés auprès des victimes d’agressions sexuelles et d’abus de pouvoir commis au sein de l’Eglise chilienne.

    Le document dénonce ainsi « l’existence de gravissimes négligences dans la protection des enfants vulnérables de la part d’évêques et de supérieurs religieux ». On peut aussi lire dans ce document que des religieux expulsés de leur ordre pour des « comportements immoraux » ont été accueillis dans d’autres diocèses avec des charges comportant « un contact quotidien et direct avec des mineurs ».
    Des plaintes ont par ailleurs été hâtivement jugées « invraisemblables » alors qu’elles étaient « de graves indices d’un délit effectif ». D’autres ont même été classées sans la moindre enquête. Des pressions ont été exercées sur des enquêteurs et des « documents compromettants » ont été détruits.

    Par ailleurs, révèle le document, des évêques ou des supérieurs d’ordre religieux auraient confié la direction de séminaires ou de noviciats à « des prêtres soupçonnés d’homosexualité active », en violation des règles ecclésiastiques.

    Pendant trois jours, de mardi à jeudi, le pape a rencontré à huis clos ces 34 évêques pour quatre séances de prise de conscience de la réalité des faits.

    « Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous, indique une déclaration lue devant la presse. Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises ».

    « Nous remercions les victimes pour leur persévérance et leur courage, malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales qu’elles ont dû affronter, auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale, ajoutent-ils. Nous implorons leur pardon et leur aide pour continuer à avancer sur le chemin de la guérison des blessures, pour qu’elles puissent se cicatriser ».

    Lire aussi : Pédophilie : le pape reconnaît des dérives au sein de l’épiscopat chilien
    Cas d’abus dans des écoles catholiques

    A ce stade, on ignore si le pape va accepter ces démissions, ou certaines d’entre elles. Il apparaît en tout cas aujourd’hui clairement que le problème dépasse de loin le seul cas, pourtant déjà gravissime, de Fernando Karadima, ce charismatique prêtre de Santiago qui a formé de nombreux prêtres et plusieurs évêques et a été condamné par l’Eglise elle-même pour des agressions sexuelles commises pendant des années, par lui et autour de lui.

    Ces dernières années, plusieurs cas d’abus dans des écoles catholiques sont apparus au grand jour. Dans ce texte, le pape qualifie de « nombreux » ces abus. Il décrit en réalité une véritable faillite collective de cette Eglise. « Nous sommes tous impliqués, moi le premier », affirme François.

    Pendant plusieurs années, le pape a en effet refusé d’entendre certaines anciennes victimes de Fernando Karadima, qui accusaient notamment l’évêque Juan Barros, l’un de ses proches, d’avoir couvert les agissements de l’ecclésiastique. François avait même accusé de « calomnie » ceux qui lui demandaient de revenir sur la nomination de Mgr Barros dans le diocèse d’Osorno. Il a ensuite affirmé n’avoir pas été informé exactement par les victimes, alors même qu’une lettre de l’une d’entre elles lui a été remise dès 2015.

    Lire aussi : La visite du pape au Chili entachée par les affaires de pédophilie

    Dans le texte transmis à l’épiscopat chilien, le pontife rappelle que par le passé, l’Eglise chilienne a eu le « courage » de s’engager et de prendre des risques pour défendre ses ouailles. Il oppose cette attitude à celle de l’Eglise d’aujourd’hui, qui a entre-temps été « transformée en son centre » : « La douloureuse et honteuse constatation des abus sexuels sur mineurs, des abus de pouvoir et de conscience de la part de ministres de l’Eglise ainsi que la manière dont ces situations ont été abordées met en évidence ce changement de centre ecclésial. »
    « Quelque chose, dans le corps ecclésial, est malade »

    Il décrit une Eglise passée du service des autres à une institution gangrenée par des individus et des groupes qui ont prétendu « s’ériger comme unique interprète de la volonté de Dieu ». Cette « psychologie d’élite », affirme le pape François, a fini par constituer des « cercles fermés qui débouchent sur des spiritualités narcissiques et autoritaires » pour lesquelles « l’important, c’est de se sentir spécial, différent des autres ». « Quelque chose, dans le corps ecclésial, est malade », résume François, qui parle aussi de « perversion » ecclésiale.
    « Promouvoir une culture anti-abus »

    Pour sortir de cette dérive collective, il préconise d’ouvrir l’institution et de travailler avec « différentes instances de la société civile pour promouvoir une culture anti-abus ». Il insiste sur le fait qu’à ses yeux, de simples changements de personnes (c’est-à-dire d’évêques) ne suffiront pas à résoudre des problèmes aussi profondément ancrés et structurels. « Cela, il faut le faire, écrit le pape, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aller plus loin. Il serait irresponsable de notre part de ne pas creuser pour trouver les racines et les structures qui ont permis que ces événements se produisent et se perpétuent. »

    Se contenter de changer des hommes, explique-t-il, donnerait l’illusion d’avoir réglé les problèmes alors que ceux-ci perdureraient. Pour que « plus jamais ils ne viennent à se répéter », conclut François, il faut considérer le problème comme « celui de tous et pas seulement comme celui de certains ».

    Autrement dit, les évêques chiliens auraient une responsabilité collective dans ces dérives et aucun ne saurait s’en exonérer. Reste maintenant au pape à dévoiler les réformes « de court, de moyen et de long terme » promises aux victimes de ces nombreuses dérives.

    Lire aussi : La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie

    Jeudi, deux représentants de l’épiscopat chilien ont lu une déclaration et refusé de répondre aux questions. « Nous voulons demander pardon pour la douleur causée aux victimes, au pape, au peuple de Dieu et à notre pays pour les graves erreurs et omissions que nous avons commises », ont néanmoins déclaré les évêques.

    « Nous remercions les victimes pour leur persévérance et leur courage, malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales qu’ils ont dû affronter, auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale », ont-ils ajouté.

    La veille, l’un d’eux, le cardinal Javier Errazuriz, membre d’une puissante commission de neuf cardinaux (C9) chargée de conseiller le pape sur les réformes de la Curie, avait encore accusé les victimes de « calomnies », dans un entretien à la chaîne de télévision T13.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2018/05/18/pedophilie-dans-un-document-incendiaire-le-pape-reconnait-une-faillite-colle

    #catholicisme #criminalité_organisée #pedoviol #mafia #homophobie #violophilie

    • C’est la faux-culsserie habituelle. Ces misogynes utilisent encore l’homophobie pour justifier leur pedoviols. Que vien faire la mention de "Par ailleurs, révèle le document, des évêques ou des supérieurs d’ordre religieux auraient confié la direction de séminaires ou de noviciats à « des prêtres soupçonnés d’homosexualité active », en violation des règles ecclésiastiques."
      Honte aux cathos qui ne demissionnent pas.


  • Un blogueur arrêté en Egypte pour « apologie de l’athéisme »

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/un-blogueur-arrete-en-egypte-pour-apologie-de-latheisme_mg_5aeed1d3

    Sherif Gaber, un blogueur égyptien de 25 ans a été arrêté, samedi, par les autorités égyptiennes pour “apologie de l’athéisme”. Déjà arrêté en 2013 pour avoir “prôné l’athéisme”, le jeune homme, actuellement placé en garde à vue, devrait comparaitre ce dimanche devant le parquet, selon des informations de l’activiste et avocat Gamal Eid, à la tête du Réseau arabe d’information sur les droits de l’Homme (ANHRI), données à l’AFP. 

    Le blogueur est cette fois-ci poursuivi pour propos blasphématoire allant à l’encontre de l’article 98 du Code pénal égyptien qui condamne toute personne qui dissémine “par écrit ou par tout autre moyen, des idées extrêmes afin d’inciter au combat, se moquer et insulter une religion ou nuire à l’unité nationale”.

    Le jeune homme, depuis quelques années, édite et publie des vidéos satiriques critiquant la religion. Des vidéos aux titres comme ″Dieu existe-t-il ?”, “L’évolution et la religion sont incompatibles” ou encore “Critiquer la religion est un droit humain”, lui ont valu une série de poursuites judiciaires.

    Par ailleurs, il milite ouvertement pour les droits des homosexuels et des “libres penseurs”. En octobre 2013, il avait été arrêté lors d’un raid de nuit sur sa maison, par les membres de la sécurité de l’Etat et de l’armée.


  • Un autre homme est possible | Un podcast à soi
    https://www.arteradio.com/son/61659963/un_podcast_soi_ndeg8_un_autre_homme_est_possible

    Comment réfléchir à sa masculinité ? A l’heure des combats féministes et du mouvement #MeToo, comment se construisent les identités masculines ? Quels stéréotypes de genre pèsent sur les hommes ? Quels rapports de domination existent entre eux ? À l’inverse des masculinistes qui cherchent à retrouver une virilité perdue, comment déconstruire ses pratiques de domination, ses injonctions intériorisées à la virilité ? C’est ce que j’ai cherché à comprendre dans ce podcast. Parce qu’interroger les masculinités est un enjeu féministe, une pratique nécessaire pour faire changer les rapports de domination. Durée : 47 min. Source : Arte (...)

    https://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/02unautrehommeestpossible_hq_fr.mp3


  • PMA : les réacs cornaquent l’éthique

    http://www.liberation.fr/france/2018/04/29/pma-les-reacs-cornaquent-l-ethique_1646747

    Les mouvements conservateurs ont profité des Etats généraux de la bioéthique, qui se terminent ce lundi, pour se mobiliser sur la question de la procréation, l’un des neuf thèmes proposés à la consultation. Et ont encouragé leurs troupes à profiter d’une participation moindre de leurs adversaires pour monopoliser le débat.

    Agacée, dépitée, mais pas abattue : le 18 avril, Laurine, 23 ans, étudiante, est venue clamer sa colère devant la fausse boutique éphémère ouverte par Alliance Vita en plein cœur de Paris. « Le fait qu’ils aient les moyens de se payer un espace pareil démontre à quel point on ne lutte pas à armes égales », déplorait la jeune Strasbourgeoise, lesbienne et partisane de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Poupons en plastique flanqués de code-barres, fausses mères porteuses… Avec ses 60 m² de « showroom privé », le mouvement ultraconservateur entendait fustiger PMA et gestation pour autrui (GPA) dans une sorte de coup marketing final, à quelques jours de la clôture, ce lundi, des consultations et débats citoyens organisés dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique.

    Pour Laurine, ces Etats généraux ont tout d’un rendez-vous manqué : « Nos voix pèsent très peu face à toute cette propagande réac. » Ils sont de fait nombreux à nourrir un sentiment de frustration à l’égard de ce grand raout qui va servir de base à d’éventuelles évolutions législatives sur des questions telles que la fin de vie ou la procréation. Certes, le site participatif ouvert mi-janvier par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) est ouvert à tous. Quelques jours avant de fermer boutique, plus de 60 000 contributions avaient été déposées. Une performance que Virginie Rio, cofondatrice du collectif de patients Bamp, engagé sur les questions liées à la fertilité, préfère nuancer : « Le site est assez fouillis, c’est compliqué de s’y retrouver. »A moins d’avoir été briefé sur le sujet. C’est, selon elle, le cas de beaucoup de militants anti-PMA, sujet qui a suscité le plus de crispation au cours des derniers mois.
    « Débats noyautés »

    Ce sont d’ailleurs les thématiques relatives à la procréation qui ont attiré le plus de contributions sur le site du CCNE : près de 27 000, déposées par environ 14 000 participants. Hasard ? C’est ce thème que « la Manif pour tous » a choisi de mettre en avant sur son site internet. Pour encourager ses ouailles à s’exprimer, le mouvement né en 2012 pour protester contre la loi Taubira clame toujours : « Vous pensez que l’enfant a besoin d’un père et d’une mère ? […] Vous êtes inquiets à l’idée que l’Etat institue et organise la conception volontaire d’enfants orphelins de père ? Vous souhaitez empêcher cela ? C’est le moment d’agir ! » Cette vision caricaturale et alarmiste, on la retrouve chez Alliance Vita, mouvement contre l’IVG et l’euthanasie fondé par Christine Boutin il y a vingt-cinq ans, et qui alerte (entre autres) sur un risque de « marché de la procréation », voire d’« eugénisme d’Etat ». « Ce sont des termes que l’on a beaucoup retrouvés lors des débats organisés en région », observe Virginie Rio. Et de poursuivre : « Ces discours radicaux, dogmatiques, ont rendu les débats de fond impossibles. » Le collectif Bamp aurait par exemple souhaité pouvoir débattre de la possibilité de « vérifier la viabilité d’un embryon avant de l’implanter », ou encore de l’autoconservation des ovocytes, moyen de libérer les femmes de l’impératif de l’horloge biologique pour ses défenseurs, machine à faire des bébés sur commande pour ses détracteurs…

    Les mouvements conservateurs se sont montrés particulièrement soudés, mobilisés, organisés, battant le rappel régulièrement sur les réseaux sociaux, jusqu’à être soupçonnés de réserver un maximum de sièges lors des débats locaux pour être sûrs d’occuper l’espace. « Comme en 2012, les débats ont été noyautés par la Manif pour tous et consorts, qui cherchent à faire infuser leur vision clairement religieuse de la société », estime Catherine Michaud, présidente de GayLib, mouvement associé à l’UDI et regroupant les LGBT de droite et de centre droit, pour qui le récent discours d’Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques de France a pu « encourager ce type de prises de position ».
    « Sectaire »

    La communauté catholique s’est elle aussi beaucoup impliquée dans les débats. Un site internet, Un jour, un argument, a même été lancé pour familiariser ceux qui le souhaitent avec les différentes positions de l’Eglise sur les sujets au programme, le tout sur la base des fiches bioéthiques publiées par la Conférence des évêques de France. Pas étonnant, dès lors, de retrouver certains éléments de langage dans les quelque 180 débats régionaux, qui ont parfois pris une tournure mouvementée. Stéphanie, architecte de 30 ans et mère d’une petite fille née d’une PMA réalisée en Espagne avec sa compagne, garde un souvenir aigre d’un événement organisé en février à Lyon sur ce thème : « Une centaine d’opposants étaient présents, contre une petite dizaine de pro. J’aurais voulu des débats équilibrés, mais les anti ont très vite agité des chaises et fait du bruit pour couvrir nos propos. » Résultat : comme beaucoup, la jeune femme a renoncé à se rendre à ces soirées thématiques. « Je me suis déjà beaucoup trop fait chahuter il y a cinq ans, dit-elle. A quoi bon continuer de me faire insulter dans mes convictions ? »

    « C’est inquiétant cette volonté d’empêcher la prise de parole de ceux qui ne partagent pas leurs points de vue extrêmes, c’est propre à tout mouvement sectaire ou intégriste », observe l’immunologue lyonnais Jean-Louis Touraine (par ailleurs député LREM), lui aussi invité à prendre la parole et pour qui on est face à des « combats d’arrière-garde, un fanatisme qui n’est pas raisonnable, qui entretient le désordre, les peurs ». Mais pour la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, tout va bien dans le meilleur des mondes. Dans une vidéo mise en ligne le 17 avril, elle se félicite de l’expression de tant « d’arguments divers, fondés, réfléchis » signifiés de « manière calme, sereine, paisible ». Œillères pour tous ?
    Virginie Ballet Photo Stéphane Remael pour Libération

    #manif_pour_tous #PMA #catholicisme #homophobie #misogynie


  • Musée du #harcèlement_De_rue

    Cette invitation à visiter un musée fictif du harcèlement de rue, le MdHR, illustre la volonté de la Ville de Lausanne et de ses partenaires de voir le harcèlement de rue appartenir un jour au passé. Une vidéo dans laquelle l’humoriste Yann Marguet nous sert de guide, a également été réalisée pour nous projeter dans cet avenir que l’on espère proche.

    La campagne 2018 contre le harcèlement de rue  : «  MdHR  : ouverture au plus vite.  » a été lancée par la Ville de Lausanne, avec l’appui d’organisations actives dans les domaines de la prévention, de la mobilité et des milieux festifs, afin que l’espace public reste un lieu accessible et accueillant pour toutes et tous.

    https://www.mdhr.ch

    https://www.youtube.com/watch?v=RKpKURPLB24


    #campagne #Lausanne #Suisse #consentement #femmes #espace_public #homophobie #expo
    cc @reka @mad_meg