• Une enquête pour « harcèlement moral » vise la porte-parole de LREM Laetitia Avia
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/une-enquete-pour-harcelement-moral-vise-la-porte-parole-de-lrem-laetitia-av

    Le parquet de Paris a confirmé cette information, précisant que l’enquête avait été ouverte le 9 juillet du chef de « harcèlement moral » et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). Une source proche du dossier a indiqué que certains des plaignants avaient été entendus par les policiers.

    Cinq ex-assistants parlementaires accusaient, dans un article de Mediapart de mai, la députée de Paris d’humiliations, harcèlements et abus de pouvoir sur ses collaborateurs et de tenir des moqueries sur le physique, la tenue vestimentaire de militantes ou d’une élue. Sont également cités des propos jugés sexistes, racistes ou homophobes dans ses échanges avec son équipe, comme lorsqu’elle écrit en 2018 après le vote d’un amendement LGBT : « on a voté l’amendement des PD », dans un échange copié par une capture d’écran reproduit par Mediapart.

    Apparemment, à LaRem, les haineux ne sont pas retirés en moins de 24 heures (ils seraient même plutôt promus).

  • Le gouvernement se félicite de l’allongement du congé paternité... qui exclut les papas gays - TÊTU
    https://tetu.com/2021/01/05/le-gouvernement-se-felicite-de-lallongement-du-conge-paternite-qui-exclut-les-

    L’exécutif a étendu le congé paternité à 25 jours contre 11 actuellement. Mais les #pères de familles homoparentales n’y auront pas droit.

    #discrimination #homophobie

  • #MeToo : dans la gastronomie, l’espoir d’un changement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/261220/metoo-dans-la-gastronomie-l-espoir-dun-changement?onglet=full

    Mediapart a recueilli pendant plusieurs mois des dizaines de témoignages de salarié·e·s de la restauration. Violences physiques, psychologiques, sexuelles, propos racistes et homophobes, conditions de travail éprouvantes : le tableau est atterrant. De plus en plus de voix s’élèvent pour que ça change.

    e me suis demandé si j’allais m’embarquer dans cette affaire. Je sais qu’il a une puissance financière et médiatique que je n’ai pas, mais j’ai réfléchi. J’ai peur, mais j’ai encore plus peur d’avoir des regrets. » Florence Chatelet, 41 ans, est la patronne de By DEHESA, qui fournit depuis 2011 des produits artisanaux d’exception à de nombreux chefs étoilés, au Canada, en Europe et en Asie.

    Le 27 novembre, comme Libération l’a révélé, elle a déposé plainte à Paris contre le chef Guy Martin, pour viol et agression sexuelle. Une enquête préliminaire a été ouverte le 2 décembre par le parquet de Paris.

    Entre 2014 et 2015, Florence Chatelet vend ses produits à deux restaurants dont la carte est supervisée par Guy Martin, également chef et propriétaire du très chic Grand Véfour, deux étoiles Michelin depuis 2008.

    En 2015, au terme d’un rendez-vous professionnel en face-à-face, Florence Chatelet raconte qu’il l’aurait « plaquée contre la porte ». « Il commence à m’embrasser dans le cou, sur la bouche, il touche mon corps, je sens sa main sur mes fesses et sur mon sexe. Je lui ai mis un coup de genou dans les couilles et je me suis barrée », affirme-t-elle. Depuis ce jour, dit-elle, « ma relation commerciale avec le groupe Guy Martin a cessé ».

    Florence Chatelet prétend n’avoir parlé à personne de ce qui s’est passé ce jour-là jusqu’en 2017 : « J’ai réalisé que j’ai été traversée d’abord par un sentiment de honte, puis une certaine forme de dissociation entre mon esprit et mon corps. Je ne pouvais pas l’accepter. »

    De son côté, Guy Martin, via son service presse, indique qu’il « n’a aucune information sur le dépôt d’une plainte et n’a pas de commentaire à faire. Il conteste formellement les accusations portées contre lui, comme il l’a déjà fait lorsqu’elles ont été avancées pour la première fois ». Il est présumé innocent.

    Un secteur en ébullition

    Depuis le printemps, le milieu de la restauration, durement éprouvé par le Covid-19, est en ébullition. Fin mars, un questionnaire est lancé sur les violences en cuisine, entre autres par Camille Aumont-Carnel, créatrice du compte Instagram « Je dis non chef ! », qui publie depuis 2019 les récits de victimes ou témoins de ces violences (voir notre Boîte noire).

    • Il y a un passage sur le Drouant, resto dans lequel se passe les prix Goncourt et Renaudot. Grandes cérémonies de l’invisibilisation des femmes. Renaudot qui a primé #matzneff en 2014

      Aujourd’hui, Stéphanie ne regrette pas sa démarche. « Mais c’est dur de trouver du taf avec un prud’hommes sur le dos, car les gens considèrent que tu es procédurier. »

      C’est le risque que prend Thomas*. À 28 ans, l’ancien sous-chef a saisi en juin dernier les prud’hommes de Paris pour travail dissimulé, rappels de salaire, non-respect des temps de repos, manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, harcèlement moral, contre son dernier employeur, la société Drouant.

      De mi-mai 2018 à décembre 2019, il a travaillé au sein du prestigieux restaurant parisien, le Drouant, à deux pas de l’opéra Garnier, et célèbre pour accueillir chaque année les jurys de deux prix littéraires, le Goncourt et le Renaudot. En cuisine, c’est le chef Émile Cotte qui règne depuis 2018.

      Dans sa saisine du conseil des prud’hommes, Thomas, que Mediapart a rencontré, décrit un rythme de travail dantesque, allant jusqu’à provoquer un « malaise dans la rue » et « une fracture de fatigue ». Selon le cuisinier, il était fréquent qu’il effectue des journées de 9 heures à 20 heures, voire minuit, « sans pause le midi pour déj et le soir pour dîner », et « pas de pause l’après-midi, à peine le temps pour aller aux toilettes ». Il accuse aussi le chef d’avoir tenu devant lui des propos « humiliants, vexatoires, à caractère homophobe ».

      Thomas, qui est homosexuel, n’en était pas à ses débuts quand il arrive chez Drouant. Il avait déjà travaillé pour Cotte, et cela faisait plusieurs années qu’il travaillait dans la restauration. C’est après la réouverture du restaurant, un temps fermé pour travaux, à l’automne 2019 que Thomas n’a plus supporté. Il évoque des violences physiques – des « pincements aux bras, aux pectoraux », confirmés par plusieurs témoins –, des cris, des insultes.

      « Des gens ont peur, moi je ne veux plus, dit Thomas. Cotte est un très bon cuisinier, mais en terme de management, c’est “marche ou crève” ».

      Pour corroborer son récit, Thomas produit plusieurs messages envoyés par Émile Cotte et consultés par Mediapart : ce dernier parle de lui à plusieurs reprises comme du « PD ». Dans un message, il dit : « PD et negros inclus. L’ensemble du personnel. » Un jour de février 2019, Thomas est malade, son chef lui écrit sur Messenger : « Ça va mieux aujourd’hui ? / Tu as du sucer une queue pas propre, gros dégueulasse. » Le 7 décembre 2019, Thomas est en arrêt : « Comment ça va le PD / Pas mort. » Le 9 janvier 2020 : « Alors alors pas mort encore / toujours des morilles sur le bout du gland. »

      « Le plus souvent, pour être tranquille, je laissais passer, explique Thomas. C’est un engrenage, surtout avec cette hiérarchie qu’on connaît en cuisine. » En défense, Drouant produit d’ailleurs plusieurs échanges entre Thomas et le chef, laissant apparaître une forme de camaraderie.

      Dans un autre message, le chef parle de « puputtes ». Un mot qu’une autre ancienne de chez Drouant, interrogée par Mediapart, se rappelle avoir entendu. Plusieurs ex-collègues de Thomas ont d’ailleurs accepté de témoigner dans le cadre de sa procédure.

      « Les femmes subissaient aussi des blagues grivoises », raconte Thomas. Deux ex-salariées du restaurant nous l’ont également raconté. Interrogé par Mediapart, Émile Cotte se défend de « toute accusation de violence ou de discrimination ». Il évoque une « amitié de sept ans » avec Thomas, qui s’est brutalement terminée l’hiver dernier ; il parle de lui comme d’un « très bon pro » et qu’il était, avec lui, « dans l’état d’esprit d’un grand frère ».

      Et quand on l’interroge sur les reproches faits par Thomas, et par certains de ses collègues, Émile Cotte indique qu’il est « conscient d’être parfois dur et exigeant », et que les horaires de travail ont pu être « importants ». « C’est un métier parfois difficile et stressant. Mais c’était ma troisième ouverture pour le groupe et jamais je n’ai reçu la moindre plainte », explique-t-il.

      Quant aux messages produits par Thomas, il s’agit, d’après lui, « d’échanges privés, grivois, de franche rigolade ». Il envisage simplement avoir pu « peut-être être maladroit ». « Je peux passer pour le rugbyman bourru, je ne sais pas… Mais je n’ai jamais eu de volonté de nuire à quiconque », affirme encore Émile Cotte.

      La société Drouant, elle, rapporte que Thomas n’a jamais remonté la moindre alerte avant le premier courrier envoyé par son avocate, et qu’« alors que Émile Cotte a travaillé dans plusieurs de nos établissements, personne n’a jamais rapporté de violences en cuisine ». Quant aux messages figurant au dossier, ils relèvent, selon Drouant, d’une relation d’ordre privé : « Nous, employeurs, ne pouvons nous ingérer dans une relation personnelle », explique la DRH Nathalie Lemoine.

      L’audience aux prud’hommes pour Thomas est prévue le 19 janvier prochain.

  • Médias
    « Des propos sexistes toutes les 11 minutes » à l’émission phare de RTL
    https://www.bastamag.net/Emission-Les-grosses-tetes-sur-RTL-Des-propos-sexistes-toutes-les-11-minut

    Sexisme, transphobie, racisme, âgisme, classisme, validisme, grossophobie… L’émission Les Grosses têtes sur RTL collectionne les propos discriminatoires selon une étude de l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes.

    36 heures d’écoutes et 24 émissions : pendant cinq semaines une vingtaine de membres de l’Association des journalistes lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes (AJL) ont écouté Les Grosses têtes sur RTL, animée par Laurent Ruquier. Le bilan est un amas de déclarations sexistes, homophobes ou racistes. Les femmes y sont régulièrement dévalorisées ou sexualisées, et on ne s’y gêne pas pour les réduire à leur condition de « mère », de « ménagère » ou à déballer leur vie privée et sentimentale. « Des remarques qu’il faut qualifier de systémiques, tellement elles sont récurrentes et appuyées, détaille l’AJL. Des propos sexistes toutes les 11 minutes et jusqu’à 16 dans la même émission. Ça fait beaucoup en une heure et demie. » La sexualité des chroniqueuses est également évoquée allègrement : 19 fois sur les 24 émissions. Par exemple, le 15 octobre, Laurent Baffie présume que Christine Ockrent « doit se taper tellement de mecs ». Cinq jours plus tard, on demande à Arielle Dombasle et Isabelle Mergault si elles aiment simuler.

    L’AJL comptabilise au total « 159 déclarations sexistes, 66 déclarations homophobes et transphobes, 51 déclarations racistes, 29 déclarations grossophobes, 25 déclarations âgistes, 17 déclarations banalisant des crimes sexuels et des violences », ainsi que des propos « classistes » (teintés de mépris social) ou validistes (discriminatoires envers un handicap). Concernant les déclarations racistes par exemple, elles sont présentes dans 80 % des émissions écoutées. Les noms sont tournés en dérision, les accents imités, la communauté asiatique y est fétichisée, les roms et roumains stigmatisés, avec des sorties telles que « Arrête de faire la manche, on dirait une Roumaine ! ». L’association a particulièrement été surprise du caractère répétitif des propos et de l’acharnement.
    « Elle gueule comme une goudou, comme un routier ! »

    Les minorités semblent presque être le fond de commerce du programme. L’AJL explique que « sur les 24 émissions que nous avons écoutées, 83 % comprennent des propos LGBTIphobes ». Le 21 septembre dernier, Christine Bravo déclare au micro ne pas aimer François Hollande : « Il n’en faut pas moins à Jeanfi Janssens [un humoriste, ndlr] pour lui lancer : “Lesbienne !” Et lorsque Laurent Ruquier lui demande de répéter, celui-ci confirme : “Lesbienne !” Puis ajoute : “Je savais que tu allais virer goudou ! Elle gueule comme une goudou, comme un routier !” ».

    Dès qu’elle sont évoquées, les orientations de genre ou orientations sexuelles deviennent des insultes, sans oublier les stéréotypes qui vont avec. D’autres fois, les chroniqueurs refusent de reconnaître que les femmes trans sont des femmes ou les réduisent à leur apparence physique. « La lesbophobie et la transphobie sont, certes, minoritaires parmi les propos problématiques relevés, ajoute l’AJL. Mais, lorsque les identités lesbiennes et trans sont évoquées, c’est systématiquement de manière dégradante. »

    #sexisme #misogynie #homophobie #lesbophobie #violophilie #transphobie

  • Polish academics protest ‘fundamentalist’ education minister

    Activists dressed as security guards climbed onto a balcony of a Polish Education Ministry building early Wednesday and hung a banner protesting the appointment of a new minister whom they consider to be a religious fundamentalist and a danger to the nation’s youth and universities.

    Many university academics in Poland are protesting the conservative government’s appointment of #Przemyslaw_Czarnek, who has said that LGBT people aren’t equal to “normal people,” women were created to produce children and who has voiced support for corporal punishment.

    The banner that two activists hung said “Boycott #Czarnek. Homophobe. Xenophobe. Fundamentalist.” Security guards removed it quickly, before the minister arrived at work, and a large contingent of police officers showed up to question the two activists.

    Wearing orange security vests and hardhats, they used a long ladder to climb up to a balcony and hang the banner.

    Rafal Suszek, an assistant professor of physics at Warsaw University who was one of the two, told a police officer who questioned him afterwards that he believed a man with Czarnek’s “backward views” shouldn’t be allowed to have such a position of authority.

    Wearing a mask, Suszek added that Czarnek represents a “virus of hate” more dangerous than the coronavirus.

    Suszek later told The Associated Press that he and his fellow activist were charged with the illegal hanging of banners and not adhering to social distancing rules.

    Suszek is one of 2,700 professors and other academics to sign a petition vowing to #boycott Czarnek, a member of the ruling conservative party, Law and Justice, who was sworn in this week by President Andrzej Duda.

    In his role, Czarnek will oversee the nation’s system of schools and universities. He was named in a recent government reshuffle, but was sworn in two weeks after the other ministers as he recovered from COVID-19.

    Duda said that appointing Czarnek would help restore some ideological balance to academia, which he said has been dominated by left-wing views.

    “In recent years, people trying to achieve higher ranks in scientific development ... have been brutally attacked for not having a worldview that is politically correct, that is, liberal-leftist,” Duda said. He said university life would be made richer by having people with opposing views confront each other.

    The protesting academics, however, view Czarnek, who has also taken part in demonstrations organized by a far-right organization, the National Radical Camp, as an extremist and religious fundamentalist who risks damaging Poland’s educational system. They fear his hostility towards gays and lesbians means he won’t act to protect young sexual minorities, who sometimes suffer from depression and bullying, and that he could seek to suppress academic research into areas like gender studies.

    “Before our eyes a symbolic rape of Polish education and science is taking place,” says the petition.

    The academics’ petition calls on members of the academic community to boycott events that Czarnek takes part in and to refuse to participate in the work of any collegial bodies that could subvert humanistic values. However, they say they won’t take any steps that would hurt their institutions, such as not teaching their students.

    During this year’s summer presidential campaign that culminated in Duda’s reelection to a second term, Czarnek, who worked on that campaign, drew controversy for language against LGBT people.

    He said at the time: “Let’s protect ourselves against LGBT ideology and stop listening to idiocy about some human rights or some equality. These people are not equal to normal people.”

    After those words, broadcast on TV, caused a huge uproar, he insisted they were taken out of context and he later clarified his view, saying: “LGBT people are people, and LGBT ideology is ideology.”

    A professor of law at the Catholic University of Lublin, Czarnek had also called LGBT “deviants” and faced disciplinary proceedings at his university for his statements.

    The 43-year-old father of two has argued that parents — under certain conditions — have the constitutional right to inflict corporal punishment on their children.

    He has suggested that women’s key role is to have children and that they should start early.

    In a lecture last year during a scholarly conference, he argued that modern society’s message that women can first pursue a career “and then maybe a child … leads to dire consequences.”

    “The first child is not born at the age of 20-25, but at the age of 30. When the first child is born at the age of 30, how many of these children can be born? These are the consequences of explaining to a woman that she does not have to do what God has called her to do,” said Czarnek, whose own wife has a Ph.D. in biology and also teaches at his university.

    https://apnews.com/article/andrzej-duda-poland-07763f38fc44826de54104eb1b4169c3

    #éducation #ESR #Pologne #anti-LGBT #homophobie #université #xénophobie #liberté_académique #libertés_académiques #résistance #National_Radical_Camp #fondamentalisme_religieux #femmes #maternité #patriarcat #conservatisme

  • Ils s’embrassent devant la Manif pour Tous, la police les exfiltre violemment pour “trouble à l’ordre public”
    https://www.revolutionpermanente.fr/Ils-s-embrassent-devant-la-Manif-pour-Tous-la-police-les-exfilt

    Ce samedi 10 octobre, des manifestations étaient organisées dans toute la France par La Manif Pour Tous (LMPT), organisation ultra-réactionnaire qui, après avoir tenté de faire pression contre l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, a décidé de faire de l’opposition à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires son nouveau cheval de bataille. Revendiquant « Pas de PMA sans père » et « Liberté, Egalité, Paternité », les manifestants de LMPT réaffirment leur discours homophobe et transphobe, qui oppose un prétendu bien-être des enfants aux droits des couples homosexuels et revendique la préservation de l’institution patriarcale de la famille.

    Des contres-manifestations ont été appelées nationalement pour contrer cette offensive des secteurs les plus conservateurs de la droite et de l’extrême-droite, mais également pour revendiquer les droits des personnes LBGTQI+ à exister et à vivre dans cette société, en insistant sur le caractère transphobe de cette loi puisque les hommes trans sont exclus du droit à la PMA.

    À Paris, comme dans le reste du pays, ces rassemblements et manifestations ont été accueillis par des contre-manifestants défendant les droits des personnes LGBT. Devant le ministère de la Justice, où quelques centaines de réactionnaires étaient réunis, des couples de même sexe participant à la contre-manifestation se sont embrassés en signe de protestation, ici capturés par Olivier Corsan, photo-journaliste au Parisien.

    Les couples sont pris à parti par les manifestants, comme il l’explique à Têtu : « Environ une heure après le début de la manifestation, j’ai pu voir un mouvement de mêlée, la foule s’en prenait violemment à deux hommes qui s’embrassaient ».

    La police est alors intervenue, non pas pour mettre un terme aux insultes, mais pour « exfiltrer » les deux couples ; comprenez, intervenir violemment pour les empêcher de s’embrasser et les sortir du rassemblement.

    Pire, jointe par le journal Têtu, la préfecture de police explique que « L’intervention des forces de l’ordre a eu lieu quand des troubles à l’ordre public ont été constatés du fait de la présence de contre-manifestants n’ayant pas déclaré leur manifestation ». « S’embrasser dans la rue, est-ce illégal ? L’espace public appartient-il à la Manif pour tous ? Pour la préfecture en tout cas, le baiser de deux personnes de même sexe est un "trouble à l’ordre public". Un baiser d’autant plus insupportable que les amoureux sont au milieu d’une manifestation contre les droits des personnes LGBT+ ? » s’insurge le journal. De son côté, la préfecture dément :

    Pourtant, la réponse de la préfecture était limpide : « des troubles à l’ordre public ont été constatés du fait de la présence de contre-manifestants n’ayant pas déclaré leur manifestation » Les couples seraient donc fautifs, selon la préfecture. Pourquoi ? Un baiser entre deux hommes ou deux femmes est-il une provocation en soi ? La Manif pour Tous et ses partisans ont-ils le droit d’insulter et de prendre à parti des couples de même sexe, avec l’appui de la police, sous prétexte que leurs baisers constitueraient une manifestation non-déclarée ?

    #homophobie #lesbophobie #misogynie #manif_pour_tous #acab #policepartoutjusticenullepart #inversion_patriarcale #extreme_droite #catholicisme #invisibilisation #femmes #PMA

  • Paroles étudiantes sur les #violences_sexuelles et sexistes

    Notre enquête a pour objectif de lever le voile sur les violences sexistes et sexuelles qui existent au sein des établissements d’#enseignement_supérieur. Nous souhaitons déclencher une prise de conscience pour inciter les différents acteurs de l’enseignement supérieur à agir.

    https://observatoire-vss.com/notre-rapport
    #sexisme #université #facs #France #violences_sexistes #VSS #ESR #étudiants #agressions_sexuelles #viol #homophobie #violences_verbales

    –---

    aussi signalé par @colporteur
    https://seenthis.net/messages/880629

    ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/863594

    ping @_kg_

  • Violences sexuelles : plongée dans l’enfer de salariées de McDo - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121020/violences-sexuelles-plongee-dans-l-enfer-de-salariees-de-mcdo

    Mediapart et StreetPress (ici et là) ont enquêté pendant plus de deux mois sur le management au sein de différents restaurants #McDo et, notamment, sur la gestion des récits de #violences_sexistes et sexuelles faits par leurs salariées. Au total, nous avons recueilli 38 témoignages de salarié·e·s qui se présentent comme victimes d’un #management violent et, très souvent, #sexiste. Des récits parfois très durs à entendre et à lire.

    Ils s’ajoutent aux 40 collectés par le collectif McDroits et l’association React. Ceux-ci estiment que 25 d’entre eux renvoient à des faits pouvant s’apparenter à des actes de #harcèlement_sexuel, 24 à des faits de #harcèlement_moral et 7 à des #agressions_sexuelles (voir notre Boîte noire).

    #sexisme #homophobie #transphobie

  • IKEA sued in Poland for firing employee who made anti-LGBT comments
    https://www.pinknews.co.uk/2020/07/23/ikea-poland-sued-lawsuit-gay-homophobic-employee-tomasz-k

    The former Ikea employee, identified as Tomasz K, was fired last year when he refused to take down a homophobic comment he posted on the company’s internal site.

    Sadus said the Ikea human resources director showed prejudice towards the worker who, in expressing his “opinions” on gay people, “referred to Catholic values”.

    “Employers, including multinational corporations, are obliged to respect the privacy of employees, including avoiding ideological actions not linked to their work,” Sadus said.

    He said the company must “respect the freedom of expression of views, conscience and religion” and must not “discriminate against employees on the basis of their world view”.

    #homophobie #Pologne #LGBT #catholicisme (je découvre que dans le dogme il y a l’homophobie)

  • Ixthys Restaurant
    https://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/berlin-aber-oho-ixthys-restaurant/7774262.html

    Die deprimierende Seite von Schöneberg. Don’t go there.

    https://www.openstreetmap.org/node/1509659321

    13.02.2013 von Ulrich Goll - Park Young Ai betreibt ein koreanisches Restaurant. Über das Essen will sie den Menschen Gott näherbringen, sagt sie.

    Weiße Stofftücher mit Bibelsprüchen bedecken die Wände des südkoreanischen Restaurants Ixthys in der Pallasstraße. „Ich betreibe mein Restaurant, damit die Menschen Gott kennenlernen. Das Essen ist ein Mittel dazu“, sagt Inhaberin Park Young Ai. Ihr Restaurant hat sie nach dem altgriechischen Begriff Ixthys benannt – dem Fisch, einem Erkennungszeichen der Christen.

    In Korea gibt es Millionen Christen, doch Park fand zu ihrem Glauben erst in Deutschland. Mit 26 wanderte sie aus, um in einem Krankenhaus zu arbeiten: „Ich kam allein nach Berlin, um die Schulden meiner Eltern abzuarbeiten.“ 1999 eröffnete sie ihr erstes Restaurant in Charlottenburg. Doch das Geschäft lief schlecht. Zwei Japaner wollten ihren Laden retten. Young Ai hätte im Gegenzug allerdings die Bibelsprüche abhängen müssen. „Das konnte ich aber nicht“, sagt sie. Die Berlinerin ging pleite und konnte bald nicht einmal mehr ihre Wohnungsmiete bezahlen. In ihrer Not erfuhr Park viel fremde Hilfe. Eine Frau gab ihr sogar das Geld für ein neues Restaurant. Das ist ein Erfolg geworden, meist müssen die Gäste warten, bis ein Tisch frei wird.

    Das koreanische Essen ist authentisch: „Alles ist frisch. Wer es weniger scharf mag, kann das sagen“, sagt die 65-Jährige. Das Restaurant hat die ganze Woche geöffnet, nur am Sonntag ist Ruhetag.

    Die BZ sieht das noch härter.

    Die Schande von Schöneberg! Wirtin will Schwule mit Bibelvers bekehren – B.Z. Berlin
    https://www.bz-berlin.de/berlin/tempelhof-schoeneberg/die-schande-von-schoeneberg-wirtin-will-schwule-mit-bibelvers-bekehren

    Wirtin sieht Homo-Ehe kritisch

    Die Köchin, deren asiatische Hausmannskost nicht nur Schöneberger schätzen, macht sich große Sorgen, dass immer mehr Menschen in Deutschland sich von der Religion abwenden. Auch die seit 2017 gestattete Homo-Ehe sieht sie kritisch. Dass keine Nachkommen gezeugt werden können, sei nicht der Wille Gottes.

    Bibel-Experten weisen allerdings auf den historischen Kontext hin. Es sei auch nicht mehr zeitgemäß, weibliche Prostituierte bei lebendigem Leib zu verbrennen oder Fluchende zu steinigen, auch wenn dies in der Bibel nahegelegt wird.

    #Berlin #Schöneberg #Pallasstraße #Gastronomie #Homophobie

  • Une victoire du droit contre les idéologies concurrentes de l’intolérance et de l’antiféminisme ("je suis une femme si je prétends en être une")


    The New York Times

    BREAKING NEWS
    In a landmark ruling, the Supreme Court found that a 1964 civil rights law protects L.G.B.T. workers from discrimination.

    Monday, June 15, 2020 10:22 AM EST

    The case concerned Title VII of the Civil Rights Act of 1964, which bars employment discrimination based on race, religion, national origin and sex.

    The vote was 6 to 3, with Justice Neil M. Gorsuch writing the majority opinion. He was joined by Chief Justice John G. Roberts Jr. (...) https://www.nytimes.com/?campaign_id=60&emc=edit_na_20200615&instance_id=0&nl=breaking-news&regi_id
    #homophobie #discrimination #trans #USA

  • Décidément (mais est-ce vraiment une surprise ?) LREM est plein de gens charmants.

    Laetitia Avia, la députée LREM qui horrifie ses assistants - Page 4 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120520/laetitia-avia-la-deputee-lrem-qui-horrifie-ses-assistants?page_article=4

    Alors que Laetitia Avia présente mercredi 13 mai en dernière lecture à l’Assemblée nationale sa proposition de loi de lutte contre la haine sur Internet, cinq ex-assistants parlementaires de la députée LREM dénoncent, preuves à l’appui, des humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste. L’élue « conteste ces allégations mensongères ».

    Laetitia Avia doit concrétiser mercredi à l’Assemblée un combat mené de longue date : le vote final de sa loi contre la haine en ligne. Avocate de formation et militante En marche de la première heure, elle a rapidement gravi les échelons, jusqu’à devenir députée de Paris en 2017, puis porte-parole du mouvement. Lors de son discours général, le premier ministre a même rendu un hommage appuyé à cette élue qui incarne le combat contre toutes les discriminations. Mais d’anciens assistants parlementaires de la députée livrent une version bien plus nuancée. Avec de nombreux documents à l’appui, ils ont accepté de parler, de raconter les coulisses et les méthodes de la porte-parole d’En marche. William, Sophie, Charlotte, Nicolas et Benoît (voir notre Boîte noire), la trentaine pour la plupart, reprochent à Laetitia Avia des humiliations au quotidien. Ils révèlent aussi d’importantes contradictions entre le discours public de l’élue et ses pratiques au travail.

    Aucun de ces assistants parlementaires n’a entrepris de démarche judiciaire. Au départ, d’ailleurs, Sophie ne voulait pas témoigner des pratiques de son ancienne cheffe, pour qui elle a travaillé plus d’un an en 2018. « J’ai tenté de passer à autre chose et il m’a fallu du temps pour me reconstruire, explique-t-elle. Mais de voir qu’elle va faire voter sa loi sur la cyberhaine, qu’elle se positionne sur tous les sujets anti-discrimination, j’ai dû mal à le supporter. » D’après elle, il y aurait « un fossé entre les valeurs qu’elle défend publiquement et ce [qu’elle a] constaté en travaillant à ses côtés ». Les cinq ex-collaborateurs rapportent tous avoir été témoins de propos à connotation sexiste, raciste et homophobe de la part de la députée. Leurs différentes alertes en interne étant restées lettre morte, ils se sont résolus à parler à Mediapart.

    Contactée, la députée nie d’emblée. « Il y a un élément sur lequel vraiment je suis sans appel, c’est le racisme, l’homophobie et le sexisme. Je ne les tolère pas. Je ne les tolère nulle part, y compris dans les cadres privés, y compris pour ce qui est considéré comme étant des blagues, qui ne participent en réalité qu’au racisme ordinaire » (voir notre Boîte noire). De nombreux documents obtenus par Mediapart montrent pourtant l’inverse.

    Selon ses anciens assistants, un ex-salarié d’origine asiatique, qui n’a pas souhaité livrer de commentaires, en faisait régulièrement les frais. « C’était son bouc émissaire, elle l’appelait parfois “le Chinois” ou reprenait des clichés racistes pour parler de lui », se souvient Sophie. Ainsi, en avril 2018, elle cherche à savoir qui a encaissé un chèque et l’accuse sur la messagerie cryptée Telegram, en confiant à un autre collaborateur : « Ça sent le Chinois. »

    Dans un autre message envoyé dans la boucle de toute l’équipe, elle écrit : « Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac », par référence au cliché raciste qui veut que les personnes asiatiques soient plus compétentes en informatique.

    Juste avant de partir en vacances, le 12 août 2017, elle envoie une note vocale à toute l’équipe dans laquelle elle reproche notamment à ce salarié de ne pas avoir créé son site internet ni nettoyé son image. Laetitia Avia met en effet beaucoup d’énergie à faire oublier un article du Canard enchaîné révélant qu’elle avait mordu un chauffeur de taxi. Dans ce document sonore que Mediapart a pu écouter, elle demande très sérieusement : « Alexandre* étant vraiment, malgré ses origines, pas le meilleur sur les sujets informatiques, je vais transférer ces sujets-là à Nathalie*. Donc Nathalie*, maintenant, c’est vraiment une de tes priorités de ta rentrée, c’est ma e-réputation. […] Le site internet, je veux qu’on avance. Et Wikipédia. Wikipédia, il y a plusieurs choses à faire. Il faut prendre le contrôle sur cette page. Il ne suffit pas juste de supprimer le paragraphe sur Le Canard enchaîné, il faut le réécrire de toute façon et le sourcer quand on le réécrit. »

    En public, la députée mène aussi un travail en faveur des droits LGBT et rencontre régulièrement de nombreuses associations pour évoquer ce sujet. « Très honorée de porter haut et fort notre combat contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie sur Internet : en mai, je déposerai une proposition de loi contre la cyberhaine », rappelait-elle sur Twitter. En privé, ce serait une autre histoire. « Régulièrement, elle se permet des sorties très déplacées sur l’orientation sexuelle d’un collègue homosexuel. »

    Parfois, la députée se lâche même à l’écrit, comme en avril 2018, juste après avoir voté un amendement en faveur des réfugiés LGBT. « On a voté l’amendement des PD », se félicite-t-elle, sans le moindre smiley pour nuancer son propos.

    Autre exemple resté dans la mémoire des assistants : le 6 juin 2018, devant son équipe, elle liste un à un, en commentant, les membres du gouvernement de l’époque. Et critique la communication d’une ex-ministre d’Édouard Philippe, d’après des documents que nous avons pu consulter : « C’est ma copine [mais] elle communique très mal sur ce qu’elle fait. C’est ce qu’il se passe quand tu mets un gay à la com’. »

    Aussi très active dans la lutte contre le sexisme – elle a notamment corédigé un rapport sur le harcèlement de rue –, Laetitia Avia publie de nombreuses interviews ou tweets sur le sujet. « Dans le monde politique aussi il faut combattre le sexisme du quotidien, les remarques déplacées ou le paternalisme », dit-elle en octobre 2018. Et d’ajouter : « Je suis fière d’être parmi ces dix femmes qui montent au front contre le sexisme… » Pourtant, devant son équipe, les propos sexistes fuseraient, selon ses ex-collaborateurs. « Elle insulte souvent les députées qu’elle n’aime pas de “pute”. Elle se moque aussi beaucoup de leur physique », révèle Nicolas, qui a gardé plusieurs messages pour le prouver. En janvier par exemple, elle envoie une photo de sa collègue et députée Aurore Berger pour la comparer au Pingouin dans Batman, le défi.

    En février, elle envoie une photo de la même députée pour commenter sa tenue.

    « Parfois, elle se moque du physique de certaines militantes de sa circonscription, mais aussi de membres de l’équipe quand ils ne sont pas là. L’un est trop gros, l’autre s’habille mal, se souvient Benoît. Avia, c’est une gamine de 4e B au collège qui n’a pas grandi et pour qui la vie est une cour de récré. Mais ça peut faire très mal quand c’est vous qui êtes ciblé. Et ce n’est pas digne, ni d’une supérieure hiérarchique, ni d’une représentante de la nation. »

    Trois anciens salariés évoquent aussi la fois où un conseiller de Paris et militant LREM a envoyé une photo de son sexe par erreur dans une boucle Telegram de députés. « Elle a fait une capture d’écran très rapidement et depuis montre cette photo à qui veut la voir, ainsi qu’à des députés. Même après l’affaire Griveaux, quand il apparaissait évident que cela participait à une forme de harcèlement, elle continuait d’exhiber cette photo pour se moquer de lui », raconte Sophie. Un témoignage corroboré par trois autres assistants parlementaires.

    « Parfois, on se demandait pourquoi elle avait voulu représenter LREM et faire de la politique », témoigne Benoît, qui estime que la députée « méprise ses électeurs ». Laetitia Avia délèguerait en effet la majorité de ces rendez-vous en circonscription. « Les rares fois où elle vient à sa permanence, elle fait tout pour ne pas répondre à ses administrés. »

    Les cinq anciens assistants parlementaires dénoncent également les méthodes de travail de la députée. « Avia, c’est un système qui vous broie », analyse aujourd’hui William, qui a travaillé avec la députée pendant plus d’un an. Selon lui, le turn-over de son cabinet donne déjà un indice : en à peine trois ans, six personnes ont déjà quitté son équipe et une autre s’apprête à le faire. Au sein de son bureau, Laetitia Avia s’entoure de trois collaborateurs, l’un qui gère sa circonscription du XIIe arrondissement de Paris, le deuxième qui s’occupe de sa communication et le dernier qui travaille les sujets législatifs.

    En 2017, comme les années suivantes, les reproches sont les mêmes : des conditions de travail intenables et une surveillance permanente de leur activité. Charlotte se souvient : « Travailler pour elle, c’était être sollicitée de 7 heures à 1 heure du matin. Même le week-end. » Tous disent avoir été « noyés » par le travail. « Si on lui disait que c’était trop ou qu’on n’avait pas dormi de la nuit, elle se fichait de notre état », dit Sophie.

    Progressivement, l’équipe accuse le coup et alerte quand elle le peut les nouveaux stagiaires qu’ils ont intérêt à « se blinder ». « Au début, j’essayais de me protéger mais, comme d’autres, j’ai été vite démunie. Il y avait un paradoxe insupportable : elle était capable de piquer de grosses colères ou de nous infantiliser en permanence, mais pouvait devenir tout à fait adorable ou s’excuser quand elle allait trop loin. Psychologiquement, c’est très dur à gérer et ça maintenait une emprise », explique William. « Je pensais constamment à vouloir démissionner sans y parvenir », ajoute Sophie.

    Parmi tous les assistants parlementaires que nous avons contactés, cinq ont donc accepté de raconter ce qu’ils avaient vécu. Les autres n’ont pas voulu répondre, à part une d’entre elles qui nous a expliqué : « Globalement, les députés sont exigeants. Pour ma part, j’ai travaillé avec elle pendant la campagne, avant qu’elle soit députée. Elle m’a donné ma chance et ça se passait globalement bien. Puis j’ai travaillé deux mois pour elle il y a deux ans lors d’un turn-over dans son équipe. Ça s’est bien passé. Elle ne m’a pas traumatisée. »

    Pour communiquer avec son équipe, Laetitia Avia passe principalement par un groupe sur l’application Telegram. C’est là qu’elle sollicite untel pour publier un tweet, un autre pour avoir une fiche de synthèse ou un compte rendu d’audition. « Elle avait l’habitude de critiquer notre travail ou de nous réprimander devant nos collègues, c’était très humiliant et cela maintenait une concurrence malsaine entre nous », relate Benoît. Dans un échange avec ses collaborateurs, elle-même reconnaît : « Je ne peux pas passer mon temps à vous taper dessus, à vous gueuler dessus. Ça m’épuise. »

    Le 31 janvier, elle va jusqu’à créer une conversation baptisée “Biiiiitch Talking” illustrée par une image d’un tableau à craie sur lequel est écrit « GOOD BYE ! » pour se moquer d’un de ses salariés dont elle venait se séparer. Elle y poste notamment un gif la représentant lui donner un violent coup de pied aux fesses.

    Le 26 février, et une fois la rupture conventionnelle signée, elle précise que ce salarié est maintenant son « ennemi » et se vante : « Bon, je viens de faire pleurer Alexandre*. Mais il m’a saoulée. Il a signé. » Le tout sans prendre en compte le fait qu’un collaborateur fasse preuve de compassion à l’égard d’Alexandre. « Moi, j’avais honte de participer à ces méchancetés mais je m’y sentais obligé pour avoir la paix », regrette William.

    « Je suis une députée exigeante envers mes collaborateurs, car ils sont bien payés mais je suis hyper souple sur les horaires. Je suis très peu présente au bureau, donc oui nous échangeons beaucoup par Telegram », concède seulement la députée qui dément avoir déjà humilié son équipe ou usé de « méthodes brutales » : « Dès qu’il me reste de l’argent sur mon enveloppe, je leur verse des primes. Je valorise leur travail. »

    Cependant, Laetitia Avia n’hésiterait pas non plus à exiger de son équipe qu’elle remplisse des tâches sans lien manifeste avec le travail parlementaire. « Elle nous demandait de gérer ses rendez-vous personnels comme de prendre rendez-vous chez le notaire ou de réserver une place pour son mari à Roland-Garros », raconte Nicolas. « Elle avait aussi prévenu l’équipe qu’elle ne supportait pas la chaleur et m’avait demandé d’avoir une bouteille d’eau et un brumisateur toujours sur moi pour elle lorsqu’il faisait chaud. En juin 2018 par exemple, j’ai dû brumiser ses jambes à plusieurs reprises », se souvient Sophie.

    D’après des échanges écrits consultés par Mediapart, la députée, qui donne parfois des cours à Sciences-Po, charge même l’un de ses collaborateurs de corriger ses copies de droit des sociétés. « J’ai accepté car à l’époque je voulais faire bonne figure et elle me l’avait demandé gentiment », se remémore William. « Mais j’ai rapidement déchanté car ce jour-là, je voulais l’accompagner au Congrès des maires. Elle savait que j’y tenais, mais elle a conditionné ma venue au fait que je termine ses corrections. Je les ai terminées trop tard et je n’ai donc pas pu y aller. »

    C’est aussi William qui s’occupe d’harmoniser les notes globales de ses étudiants « à la louche ». « Mets 1,5 en plus », demande la députée : « Avec 12,5 de moyenne on me laissera tranquille. » Manque de chance pour elle, un étudiant de la prestigieuse école se plaint quelques mois plus tard de sa note et cherche à « avoir des informations sur (sa) copie, notamment sur les points faibles ». « On lui dit la vérité ? », s’amuse Laetitia Avia incapable de justifier la note de l’étudiant.

    Auprès de Mediapart, Laetitia Avia insiste sur l’attention qu’elle porterait à ses collaborateurs : « Je leur offre des cadeaux, des soins, plein de trucs sur mes deniers personnels. Je les ai emmenés en week-end dans ma maison de campagne... » À propos de ce week-end justement, l’équipe ne semble pas en avoir le même souvenir qu’elle. En avril 2018, la députée décide d’organiser un team building pour renforcer les liens de l’équipe et améliorer l’efficacité de chacun.

    Le séjour a lieu dans sa maison de campagne dans le Morvan. Une fois sur place, les collaborateurs découvrent qu’ils vont devoir dormir dans des chambres avec une intimité tout à fait relative. « C’était encore en travaux, seul un rideau faisait office de porte. Avec des amis, pas de problème, mais avec sa boss... », raconte Sophie. Et rien ne se passe comme prévu. Un soir, l’équipe joue à un jeu de société, mais Laetitia Avia perd une partie. « Elle ne l’a pas supporté et a engueulé l’une de mes collègues en l’accusant d’avoir perdu à cause d’elle. Puis elle a fait le lien avec le boulot en lui disant qu’elle manquait de rigueur, au travail comme pour les jeux de société. »

    À l’issue de ce séjour, elle envoie un bilan à son équipe. « Il s’agissait d’un plan de carrière hypothétique avec des vrais objectifs et des choses plus fantaisistes », explique William. « Écrire une PPL, mener une réflexion Grand Paris, écouter de la musique actuelle et des séries », retient-elle dans la rubrique « Actions ». « Devenir ministre de la justice, entrer au gouvernement, publier une tribune dans Le Monde, que plus personne ne cite le nom de Sandrine Mazetier [l’ancienne députée de sa circonscription et sur la même liste que Laetitia Avia pour les municipales à Paris – ndlr] – jamais – que je devienne la référence », résume-t-elle dans la rubrique « Objectifs ».

    Après ce séjour, les salariés envoient tous un message de remerciement à la députée. Ils racontent d’ailleurs volontiers qu’à d’autres moments aussi, par peur de perdre leur emploi ou parce qu’ils ne voulaient pas fâcher leur employeur, ils ont pu envoyer des messages sympathiques souvent agrémentés de smileys.

    Il n’empêche : c’est après ce passage dans le Morvan que certains ex-salariés disent avoir pris conscience des conséquences psychologiques « dramatiques » selon leur récit, du comportement de la députée. Deux ont d’ailleurs été l’objet d’un arrêt maladie. « On a commencé à se protéger mutuellement, et prendre progressivement conscience de l’emprise qu’elle avait sur nous. » En juin 2018, la psychologue d’un des employés en question rapporte dans un certificat intitulé « Signes d’alerte d’une souffrance au travail » le récit qu’elle a recueilli. La psychologue y fait notamment part de son « inquiétude concernant des signes alarmants » : « “Boule au ventre” en se levant le matin à l’idée de se rendre sur le lieu de travail, persistante, maintenant, tout au long de la journée, vécu d’humiliations et de menace, doubles injonctions rendant impossible un travail évalué positivement… »

    Le comportement de la députée semble par ailleurs parfois éloigné du droit du travail. Sophie par exemple, a été officiellement embauchée en février 2018 mais assure avoir commencé à travailler un mois avant sans être rémunérée. En août de la même année, la députée a aussi, au moins dans un premier temps, refusé de payer des congés à une autre salariée qui avait travaillé pour elle quelques mois en CDD. L’employée en question s’en plaint à l’époque à sa collègue : « Elle est tellement méchante, elle ne veut pas me verser mes congés. Elle veut que je prenne trois jours de congé et que je vienne quand même travailler parce qu’elle n’a pas les moyens. »

    Le 23 janvier 2019, Laetitia Avia se dispute avec l’une de ses collaboratrices. La députée accepte une rupture conventionnelle mais ne respecte pas les formalités requises en demandant notamment à ce qu’elle quitte l’équipe immédiatement. Elle exige qu’elle pose ses congés pour ne pas avoir à les lui payer. Patrice Petriarte, représentant syndical chez Solidaires se déplace alors dans son bureau pour lui rappeler ses obligations légales. « Je fais très souvent ce genre de rendez-vous, mais c’est la première fois que cela se passe aussi mal. Elle était menaçante en répétant sans cesse qu’elle était avocate. Je suis resté impassible en lui rappelant que j’étais conseiller de la salariée. Mais j’ai vu une équipe terrorisée par leur cheffe », explique-t-il auprès de Mediapart.

    Après cet entretien, Laetitia Avia est très agacée : « Elle est malade là, je vais l’exploser. (Quand) elle revient au bureau, vous lui mettez une chaise et elle reste là jusqu’à la fin de la journée », dit-elle au reste de l’équipe. Elle réfléchit alors à annuler la rupture conventionnelle pour la licencier à la place. Pour cela, elle demande à une partie de l’équipe de témoigner pour faire comme si la dispute avec la salariée avait eu lieu bien plus tôt et ainsi avoir des raisons légales de la licencier : « Je vais avoir besoin de vous. J’ai besoin d’une attestation, parce que comme je ne lui ai pas notifié sa mise à pied à titre conservatoire, il faut que je puisse attester qu’au début, les choses… ce qu’il s’est passé la semaine dernière. » Elle n’ira finalement pas jusqu’au bout, la salariée en question ayant alerté la déontologue et une rupture conventionnelle sera signée en mars.

    Si la plupart de ces salariés passés par l’équipe d’Avia acceptent de témoigner aujourd’hui, c’est aussi parce qu’ils disent avoir frappé à toutes les portes. D’après nos informations, la déontologue de l’Assemblée nationale a été saisie au moins six fois sur le cas de la députée.

    Le cabinet du patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, et celui du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ont également été avisés d’importants « dysfonctionnements ». Richard Ferrand n’a pas plus répondu à Mediapart qu’aux assistants parlementaires. Quant à Gilles Le Gendre, son cabinet nous a expliqué que cela n’était pas de son ressort.

    Plus récemment, la cellule anti-harcèlement de l’Assemblée a également été saisie. Mais pour l’heure, aucune de ces instances n’est intervenue. Charlotte par exemple a saisi la déontologue à plusieurs reprises. Une fois notamment après un déjeuner où la députée « était allée très loin en lui disant qu’elle était sans doute borderline et qu’elle devrait se faire diagnostiquer par un psychiatre ». Contactée, Agnès Roblot-Troizier, déontologue de l’Assemblée, n’a pas souhaité réagir.

    Et rien ne semble s’arranger. En mars dernier, selon les éléments recueillis par Mediapart, la députée de Paris a demandé à sa collaboratrice atteinte d’une maladie grave, d’interrompre son confinement pour revenir télétravailler à Paris. Lorsque Mediapart s’apprêtait à publier un nouvel article pour évoquer le courrier de la salariée en question alertant la présidence de l’Assemblée, Laetitia Avia a fait pression sur elle pour qu’elle intervienne auprès de Mediapart. Elle voulait d’abord que la salariée publie un communiqué public pour démentir les informations, ce qu’elle a refusé. La députée a ensuite rédigé un SMS à sa place et lui a demandé de l’envoyer à Mediapart pour vider l’article de son contenu. « Si tu veux m’envoyer tes captures après », avait-elle demandé pour s’assurer que le message avait bien été envoyé.

    Seule la cellule anti-harcèlement a pour la première fois pris attache avec elle après les révélations dans la presse. Nicolas interprète gravement ce silence : « L’institution, le règlement et l’administration de l’Assemblée ont une grosse part de responsabilité voire de complicité ». Pour Nicolas, il y a donc « un problème de fond, car lorsqu’un collaborateur est victime de son député, il ne bénéficie d’aucune protection ». « À l’époque, on nous a seulement proposé un rendez-vous avec la déontologue et Laetitia Avia… À quoi bon, elle nous l’aurait fait payer derrière, pense William. On a aussi songé à saisir le procureur de la République, mais on n’a jamais eu le courage de le faire. » Ce qui explique qu’aucune procédure judiciaire ne soit aujourd’hui engagée.

    #LREM #sexisme #homophobie #vulgarité #bêtise_crasse #manipulation #harcèlement

    • Tu comprends à quel point il est nécessaire d’imposer une loi de contrôle de l’internet, quand tu as des considérations du genre :

      « Et Wikipédia. Wikipédia, il y a plusieurs choses à faire. Il faut prendre le contrôle sur cette page. Il ne suffit pas juste de supprimer le paragraphe sur Le Canard enchaîné, il faut le réécrire de toute façon et le sourcer quand on le réécrit. »

    • Merci pour le partage complet ! Super intéressant. Hier je n’avais vu passer « que » les discriminations sexistes, racistes et homophobes mais l’histoire complète est hallucinante : harcèlement moral, abus de biens sociaux (mais ça doit se dire autrement pour le public ?), abus de pouvoir, silence complice des instances de l’Assemblée (déontologue (sic), commission harcèlement), etc. Sans compter le rapport aux administré·es, à la vérité et à la liberté d’informer !

      Et c’est ça qui prétend policer les échanges en ligne, rendre responsables les gens pour des actes par ailleurs déjà interdits (harcèlement, insultes publiques, diffamation, appel à à la haine n’ont pas besoin d’une loi de plus mais d’être mise en œuvre sérieusement et sans deux poids, deux mesures) ?

      Le seul truc qui me fait marrer, c’est que les Baupin et autres se font toujours allumer pour avoir eu l’#indécence de trop, le besoin d’apparaître comme des gens bien.
      #hypocrisie #inflation_législative

    • Égocentriques, puériles, obsédés par leur image, sans structure philosophique ou politique, ce nouveau monde a été le tremplin des « Anges de l’Assemblée Nationale ». Être député, c’est penser aux autres, pas à sa petite entreprise.

      https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/comment-laetitia-avia-a-tente-de-caviarder-sa-fiche-wikipedia-n150287

      L’historique de la page laisse entrevoir, comme souvent, les guerres d’édition menées dans le monde de Wikipedia, mais certains commentaires dévoilent une situation assez tendue. Dans un résumé de modification datant du 13 septembre 2018, un certain Celette enrage : “Je remets le paragraphe tel qu’il était pendant plus d’un an et supprimé en loucedé par un CAOU (compte à usage unique, ndlr) le 5 septembre à 16h22 dans le cadre d’une modif de masse (donc pas vraiment visible). On peut en débattre […] mais hors de question que ça passe aussi facilement à la trappe, en particulier si on juge la façon dont ça a été retiré”, s’insurge-t-il.

      Enfouie dans le pas toujours très accessible onglet Historique de Wikipedia, se jouait donc une bataille politique qui fera parler d’elle des années plus tard. Depuis les révélations de Mediapart, et au moment de l’écriture de ces lignes, plus d’une quarantaine de modifications ont été apportées à la page de la députée, la plupart pour synthétiser les révélations faites par le site d’information. On ne caviarde pas Wikipedia si facilement.

    • Les Anges de l’Assemblée Nationale
      https://www.lemondemoderne.media/les-anges-de-lassemblee-nationale

      Les mésaventures de Laetitia Avia ne sont que le enième avatar d’un constat triste et sévère : le nouveau monde promis par le parti d’Emmanuel Macron est un naufrage démocratique.

      Mais bientôt, porter ce constat sera sans doute qualifiable de « discours de haine » grâce à la loi liberticide portée par Mme Avia. De même que critiquer à juste titre la gestion catastrophique de la crise sanitaire sera aussi marqué du sceau de l’infamie. On ne pourra sans doute plus dire « cette réforme des retraites est inutile », « cette gestion fut lamentable », « ce sont des menteurs ». Fini, la critique. Fini.

      Dorénavant, poussant encore un peu plus loin le moment orwellien, nous serons des citoyens dépossédés de la parole critique faute d’être dépossédés d’esprit critique. Pourtant Emmanuel Macron nous enjoignait dès sa prise de pouvoir, depuis Versailles, devant les députés et les sénateurs, à « faire taire le cynique en nous ». Encore raté.

      La loi Avia, faussement cachée sous des valeurs de respect, de tolérance et de bienveillance est une loi de censure politique

      Selon la Quadrature du Net, cette loi, devenue une loi antiterroriste en Janvier, fait tomber davantage la séparation des pouvoirs et donne des pouvoirs de justice à la police du net.

      Selon l’article 1, paragraphe 1, la loi exige que tous les sites Web censurent en 1h et non pas dans un délais de 24h les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme ». Sans censure de la part du site dans l’heure, la police peut exiger son blocage partout en France par les fournisseurs d’accès à Internet.

      Voilà donc une loi de censure politique portée par une députée inexpérimentée qui a rejeté avec force et caricature, toutes les critiques constructives qui ont été faites par les experts.

      Les Anges de LREM

      Les révélations de Médiapart sur le comportement de la députée face à ses collaborateurs confirment qu’une équipe de narcissiques puériles, obsédés par leur image et leur petite entreprise a pris le pouvoir.

      Ainsi, Madame Avia a eu pour priorité de modifier sa fiche biographique sur Wikipedia, depuis l’Assemblée Nationale.

      Mais rappelons aussi l’épisode ou Mme Schiappa, Secrétaire d’État, a fait la promotion de son dernier livre via une mailing-list du ministère : “une maladresse qui ne se reproduira plus” selon son cabinet.

      Pour comprendre comment cela a été possible, il faut se rappeler que ce fut le très regretté Jean-Paul Delevoye qui fit le casting, « façon the Voice » selon ses propres dires.

      Le niveau des accusations dans l’article de Médiapart montre une assemblée de jeunes inexpérimentés, intriguant, à l’humour douteux, jouer entre eux, plutôt que de travailler pour le bien commun.
      C’est là toute l’ampleur du désastre.

      En choisissant à la façon d’un casting de téléréalité ceux qui allaient représenter son parti surgit du néant, Emmanuel Macron a fait entrer un génération d’amateurs fiers, communicants narcissiques et carriéristes, incapables de faire passer le bien commun avant leur intérêt personnel.

      Que de conflits d’intérêt, que de profils excentriques, que de « je m’en foutisme » des valeurs de la République ! Mais plutôt que de gagner en sagesse et en indépendance, plutôt que d’habiter cet habit imposant, les dilettantes de la Républiques se sont vus félicités par leur chef, confortés dans leur amateurisme catastrophique.

      Peu importe la personnalité de la députée qui porte la loi de censure des réseaux sociaux. Ce qui doit inquiéter, c’est l’obsession liberticide de toute la majorité.

      L’épisode En Marche aura fait plus de mal à l’image des politiques que l’ancien monde. La société civile portée par les profils sélectionnés par Emmanuel Macron et Jean-Paul Delevoye a dévoyé la représentation nationale en un fan club du banquier candidat, enfermant les institutions dans une caricature startupienne où l’image et la communication des lobbies remplacent le travail effectif au service de la communauté.

      Si cette loi venait à passer aujourd’hui, notre pays fera un pas de plus vers la société du contrôle total, dans le rire et sous les applaudissements des Anges de l’Assemblée Nationale.

      https://twitter.com/AllanBARTE/status/1260515878669516800

    • Comme je ne regarde pas la télé et que je traîne peu sur les sites d’info, je viens de découvrir un petit truc sur Lætitia Avia, c’est qu’elle est jeune, noire et de milieu populaire, avec des parents togolais dans le 93. Elle a pu entrer à Sciences po dans le cadre de la politique de discrimination positive.

      Laetitia Avia — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Laetitia_Avia

      Avocate spécialisée en droit des marchés, elle rejoint dès sa création en avril 2016 le mouvement politique lancé par Emmanuel Macron, « En marche ! », devenu par la suite « La République en marche » (LREM) et y exerce plusieurs fonctions, dont celles de porte-parole et de membre du bureau exécutif depuis novembre 2017.

      Je vous avoue que ça a été un petit choc, de se retrouver à hurler avec les loups contre une jeune femme noire par ailleurs plus grosse que ce que les standards de beauté considèrent acceptable. Même chose avec Sibeth Ndiaye... Bon, Sibeth Ndiaye on peut se dire qu’elle a été choisie pour faire le fusible, diriger la haine des gens de droite vers le personnage (horreur, elle est noire !) et empêcher les gens de gauche comme moi de la critiquer trop fort (ben oui, on se sent comme une merde à critiquer une femme dans l’espace public, a fortiori jeune, noire et grosse), on peut se dire que ses différences ont été bien instrumentalisées. Mais Avia n’est pas recrutée et salariée, elle est un petit soldat de LREM mais avec un peu d’indépendance. N’empêche, j’avais envie de partager ici mon malaise sur le fait que LREM brouille les cartes en faisant accéder au mérite des meufs et des minorités de droite à des positions plus ou moins larbinesques mais prestigieuses.

    • je suis assez de l’avis d’@antonin1

      • je sens toujours le côté, c’est une parvenue (pas comme #nous), elle ne sait pas se comporter avec son personnel

      • par ailleurs, la droite sait employer les #petits_choses (cf. Rachida Dati), alors que la « gauche » sait fort bien les laisser à leur place

      et l’important est aussi celles (et ceux !?) que l’on désigne à la vindicte populaire ; il n’y a pas toujours de hasard et c’est aussi un #signe_des_temps
      (il y a une vingtaine d’année, les mots-dièse n’existaient pas, ce syntagme abondait dans les pages du Monde, avec des copains, on s’en était fait un jeu de les relever et de payer l’apéro du jour)

    • « La preuve de la stupidité de la plupart des dévots du Roy c’est de n’avoir toujours pas compris qu’un journaliste dévoilant un scandale garde toujours des munitions pour répondre au démenti. Des amateurs ! »
      https://twitter.com/davidperrotin/status/1260823609368592384

      Mediapart révèle de nouveaux documents qui contredisent la défense de la députée LREM Laetitia Avia.
      Un enregistrement sonore par exemple, qui montre que certains de ses propos à connotation raciste ne sont ni des blagues, ni proférés dans un cadre privé. De nombreuses alertes avaient par ailleurs été lancées par ses assistants parlementaires.

      Nier en bloc. C’est la défense adoptée par la députée LREM Laetitia Avia après les révélations de Mediapart sur les conditions de travail de cinq de ses anciens assistants parlementaires. Documents à l’appui, ils dénonçaient des humiliations à répétition au travail, ainsi que des propos à connotation sexiste, homophobe et raciste.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/140520/la-defense-de-laetitia-avia-fait-pschitt

    • @marclaime, oui, dans une société idéale. Mais dans la nôtre, les femmes, les personnes racisées et grosses en prennent beaucoup plus dans la gueule à faits égaux.

      Un gouvernement qui met une El Khomri (une femme issue de l’immigration maghrébine) au pilotage de SA réforme du quinquennat ne propose-t-il pas une cible facile à la vindicte populaire ?

      Un gouvernement qui prend comme porte-parole une Ndiaye le fait par refus du racisme et des préjugés sexistes et sur les personnes grosses (incapables de se re-tenir) et par sens aigu du mérite républicain ou exploite-t-il dans les deux sens l’image qu’elle donne, lui permettant d’être un fusible parfait ? Parce qu’en plus de faire ce qu’elle fait, elle est par essence illégitime donc la virer permet de retourner à la normale.

      Après, comme je disais, Avia n’est porte-parole de personne, elle a plus de responsabilités, elle est comptable de tous ses actes. Perso quand je l’ai incendiée sur Twitter je pensais que c’était une quadra blanche bourgeoise, Lyons Club et compagnie, avec une ascendance italienne ou espagnole lointaine (peut-être pas elle mais son mari). Je me trompais !

      Je pense qu’aucune des personnes qui savaient que c’était une jeune Noire grosse n’a réagi comme elle l’aurait fait si elle avait été blanche d’ascendance bourgeoise. Et que les réactions sont majoritairement plus hostiles pour les personnes minorisées, qu’il s’agisse de race, classe ou genre.

      On paye tou·tes nos actes mais pas pas le même prix.
      (Et quelle horreur, cette personne...)

    • Là dessus je suis affreusement basique-réac : un salopard est un salopard, et je me contrefous que ce soit un esquimeau juif, borgne et malentendant. A vous suivre on va lui trouver toutes les excuses du monde, et là vous tombez exactement où l’ennemi veut vous conduire, et ça marche...

    • « Je n’aime ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges »
      Emmanuel #Macron, 2017
      Trois ans plus tard, sa belle-fille ouvre un lycée privé, sa femme vend le mobilier national et tout #LREM défend une harceleuse raciste.
      La République exemplaire...
      #Avia

    • @antonin1 on a tout·es une culture raciste et c’est bien d’en avoir conscience pour en éviter les pièges. Je suis aussi d’accord que l’addition actuelle de LREM est horrible car ça retourne systématiquement /femme/noire/grosse = pas finaude et que ces personnes se trouvent placées dans des rôles d’incompétentes mises en avant pour servir de fusibles.

    • @marclaime, je ne trouve aucune excuse à Avia, je l’ai assez allumée comme ça : deux threads sur Twitter, le premier sur ce reportage et le second sur la tribune de Laurent Chemla qui rappelle qu’une des raisons pour lesquelles elle est si attachée à censurer Internet, c’est qu’elle s’en prend plein la gueule sur les réseaux sociaux, notamment parce qu’elle mord les gens, ce qui est un peu inhabituel pour une personne qui n’est pas déficiente mentale. Comme toi, j’essaie de la traiter en mettant mes préjugés (moindres qu’une bonne partie de la population mais je suis un être intégré dans sa société et qui en partage en partie les représentations, lesquelles sont comme dit @touti racistes et sexistes), qu’ils soient positifs (c’est sympa, une femme comme ça à l’Assemblée) ou négatifs (on imagine bien).

      Cela dit, je m’interroge sur la présence de femmes racisées dans l’espace public à des postes souvent non-élus (mais parfois oui... ceci dit, une endive aurait été élue en 2017 dans la moitié des circonscriptions de ce pays à condition de porter le badge EM). D’abord ces femmes cachent les hommes racisés, sur qui pèse le soupçon d’être violents, incontrôlables, inassimilables et qui sont eux gardés en-dehors des circuits de reconnaissance du pouvoir, tandis que les femmes racisées sont louées (encore une fois, c’est un préjugé) pour leur caractère docile, au point que « beurette » est une recherche courante sur les sites porno.

      Mettre une jeune femme noire grosse (l’une apparemment cool et l’autre qui pue la fac de droit) dans ces situations est tout bénef pour le gouvernement : à gauche il a l’air ouvert, ascenseur social, etc. et à droite ça focalise la haine sur elles plutôt que Macron et Philippe, il la lâche comme une merde dès qu’il n’en a plus besoin et ça va calmer ce peuple de droite (qu’il drague éhontément pour finir de mettre à bas les partis qui se sont partagé le pouvoir depuis 1958 (?) pour devenir le parti unique).

      Et non, je ne ferai pas partie des quelques perdu·es qui vont dire que c’est injuste, elles sont formidables, elles n’ont jamais menti ou fait d’abus de pouvoir... Elles auront ce qu’ont les personnes des classes dominées quand on n’a plus besoin d’elles, au revoir, prime de 58 euros et médaille au mieux. Mais je trouve dégueulasse ce jeu avec l’image de ces jeunes femmes (qui sont par ailleurs des sous-merdes, autant que les mecs blancs bourgeois de LREM) parce que c’est aussi un jeu avec le racisme (et le sexisme) très présent dans l’espace public français. Et ce n’est incohérent avec le fait que LREM drague très loin à droite aussi avec ses politiques proto-fascistes.

  • #Homothérapies, #conversion_forcée

    Électrochocs, lobotomies frontales, « thérapies » hormonales… : dans les années 1970, aux États-Unis, la #dépsychiatrisation de l’homosexualité met progressivement fin à ces pratiques médicales inhumaines, tout en donnant naissance à des mouvements religieux qui prétendent « guérir » ce qu’elles considèrent comme un péché, une déviance inacceptable. Depuis, les plus actives de ces associations – les évangéliques d’Exodus ou les catholiques de Courage – ont essaimé sur tous les continents, à travers une logique de franchises. Bénéficiant d’une confortable notoriété aux États-Unis ou dans l’ultracatholique Pologne, ces réseaux œuvrent en toute discrétion en France et en Allemagne. Mais si les méthodes diffèrent, l’objectif reste identique : convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité ou, à défaut, les pousser à la continence. Comme Deb, fille d’évangélistes de l’Arkansas ouvertement homophobes, Jean-Michel Dunand, aujourd’hui animateur d’une communauté œcuménique homosensible et transgenre, a subi de traumatisantes séances d’exorcisme. De son côté, la Polonaise Ewa a été ballottée de messes de guérison en consultations chez un sexologue adepte des décharges électriques. Rongés par la honte et la culpabilité, tous ont souffert de séquelles psychiques graves : haine de soi, alcoolisme, dépression, tentation du suicide…

    Étayée par le travail de deux jeunes journalistes, dont l’un s’est infiltré dans des mouvements français – des rencontres façon Alcooliques anonymes de Courage aux séminaires estivaux de Torrents de vie, avec transes collectives au menu –, cette enquête sur les « thérapies de conversion » donne la parole à des victimes de cinq pays. Leurs témoignages, à la fois rares et bouleversants, mettent en lumière les conséquences dévastatrices de pratiques qui s’apparentent à des dérives sectaires. « Nous avons affaire à une espèce de psychothérapie sauvage qui peut amener à la destruction de la personnalité », affirme ainsi Serge Blisko, ancien président de la #Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). En mars 2018, le Parlement européen a voté une résolution appelant les États membres à interdire ces prétendues thérapies. Jusqu’à maintenant, seul Malte a légiféré sur le sujet.


    https://boutique.arte.tv/detail/homotherapies_conversion_forcee
    #film #film_documentaire #documentaire
    #homophobie #LGBT #thérapie #église #Eglise #douleur #souffrance #rejet #choix #déviance #guérison #sexualité #genre #Exodus #thérapies_de_conversion #fondamentalisme_chrétien #maladie #Eglise_catholique #Eglise_évangélique #catholicisme #Les_Béatitudes #douleur #confession #communion_Béthanie #lobotomie #déviance #éradication #foi #Alan_Chambers #Desert_Streams #Living_Waters #Richard_Cohen #Alfie's_home #Journey_into_manhood #virilité #Brothers_Road #courage #Wüstenstrom #Günter_Baum #Torrents_de_vie #Andrew_Comiskey #masculinité #communauté_de_l'Emmanuel #David_et_Jonathan #homosexualité_transitionnelle #homosexualité_structurelle #homosexualité_accoutumance #pornographie #méthode_aversive #médecine #Bible #pêché #Père_Marek_Dziewiecki #compassion #culpabilité #haine #culpabilité_douce #violence #mépris #continence #résistance_à_la_tentation #tentation #responsabilité #vulnérabilité #instrumentalisation #exorcisme #démon #Gero_Winkelmann #violence_familiale #manipulation #secte #dérive_sectaire #dépression #business #honte #peur #suicide #justice #Darlen_Bogle

  • Dozens of Gay Men Are Outed in Morocco as Photos Are Spread Online - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/04/26/world/middleeast/gay-morocco-outing.html

    At least 50 to 100 gay men were outed in Morocco over the last two weeks, rights activists say, after the men were identified on location-based meeting apps while sheltering at home amid a coronavirus lockdown.

    In at least three cases, men were kicked out of their houses, L.G.B.T.Q. activists said. In interviews, many others in the country said they had been blackmailed and threatened, and thousands fear that their photos will be spread on social media.

    “Here I am just waiting for my death sentence,” said a young man whose photos were leaked online and who spoke anonymously for fear of being attacked. “I’m frustrated and scared.”

    In Morocco, a North African kingdom where homosexuality and sex outside marriage are crimes, gay people are painfully accustomed to the feelings of peril and rejection, and many keep their sexual identities under wraps.

    What makes this episode particularly painful, gay leaders say, is that it was ignited by someone who had also been singled out.

    On April 13, a Moroccan transgender Instagram personality based in Istanbul, Naoufal Moussa or Sofia Talouni, was insulted about her sexual orientation. In a rage, she released a profanity-laced video encouraging women to download the location-based meeting apps, like Grindr and Planet Romeo, which are usually used by gay men.

    In subsequent videos, she said her aim was to reveal the hypocrisy of Moroccan society by showing her attackers how many gay men were living in their vicinity, perhaps even in their own homes.

    Many people followed Ms. Moussa’s lead and created fake accounts on the apps to gather photos of gay men, which they then posted on private and public Facebook pages, setting off the homophobic attacks.

    #Homophobie #Géolocalisation #Maroc #Instagram

  • « Ecoute-moi bien, sale arabe. Tu prends ta voiture et tu vas te faire enculer ailleurs » | Coline Béguet
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/ecoute-moi-bien-sale-arabe-tu-prends-ta-voiture-et-tu-vas-te-faire-enculer

    Informaticien à Santé Publique France, Houssam est pleinement mobilisé dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Sauf qu’avec sa tête d’arabe et son adresse à Aulnay-sous-Bois, ce n’est pas du goût de tout le monde. En tout cas pas des policiers qui l’ont contrôlé, un soir en rentrant du travail… Témoignage. Source : Bondy Blog

  • Third of Poland now declared ‘LGBT-free zone’, making intolerance official

    https://www.pinknews.co.uk/2020/02/25/third-of-poland-lgbt-free-zone-atlas-of-hate-homophobia

    A third of Poland has declared itself to be an official “LGBT-free” zone as local municipalities sign a pledge adopting resolutions against “#LGBT propaganda”.

    #violence #haine #homophobie #pologne #populisme #ultra-nationalisme #cartographie #cartoexperiment

  • Les Boy Scouts of America déposent le bilan, accusés d’avoir couvert des milliers d’abus sexuels
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/18/plombes-par-des-scandales-d-abus-sexuels-les-boy-scouts-of-america-deposent-

    Les actions en justice se sont multipliées contre les scouts américains ces dernières années. Le scandale a poussé l’organisation à préparer un fonds d’indemnisation des victimes.

    L’une des plus anciennes et des plus importantes organisations de jeunesse des Etats-Unis, Boy Scouts of America (BSA), a annoncé déposer le bilan mardi 18 février, alors que des plaintes d’anciens scouts pour abus sexuels continuaient de s’accumuler.
    L’organisation, qui compte 2,2 millions d’adhérents âgés de 5 à 21 ans, a choisi la procédure de sauvegarde afin de poursuivre son activité et créer un fonds d’indemnisation des victimes d’abus sexuels, selon un communiqué publié mardi. Le Los Angeles Times rapporte que le document déposé auprès du tribunal fédéral des défaillances d’entreprises de l’Etat du Delaware estime le passif de l’organisation entre 100 et 500 millions de dollars. Les BSA n’ont pas indiqué quel montant ils entendaient consacrer au fonds d’indemnisation des victimes, qui prendra la forme juridique d’un trust.

    « Il fut une époque où des individus ont profité des programmes des BSA pour porter atteinte à des enfants », écrit l’organisation dans le communiqué. Les dirigeants du mouvement considèrent que le fonds d’indemnisation, dont la création devra être validée par un juge, « est le meilleur moyen d’indemniser les victimes de façon équitable et en préservant leur identité ».

    7 819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016
    Les révélations sur des abus sexuels chez les Boy Scouts of America (BSA) ont éclaté au grand jour en 2012. Des milliers de pages de documents avaient été publiées par le Los Angeles Times montrant que l’organisation des scouts américains avait couvert pendant des décennies de nombreux abus sexuels commis par des milliers d’encadrants bénévoles. Il était alors question de quelque 5 000 « dossiers de la perversion », correspondant à autant d’agresseurs sexuels présumés parmi les chefs scouts.

    Ces informations avaient jusqu’alors été tenues secrètes par la direction des BSA, qui n’avait souvent pas fait de signalements aux autorités, se bornant régulièrement à écarter les coupables supposés. Fin janvier 2019, lors d’un procès dans le Minnesota, une experte engagée par les BSA pour compiler ces « dossiers de la perversion » a indiqué qu’elle avait identifié 7 819 agresseurs présumés et 12 254 victimes entre 1944 et 2016, soit plus que les estimations antérieures.

    Les actions en justice se sont multipliées contre les BSA ces dernières années, notamment à la faveur de modifications législatives dans plusieurs Etats qui ont allongé les délais de prescription pour les agressions sexuelles sur mineurs.

  • Sexisme dans le « Masque et la plume » : les réponses de France Inter - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020220/sexisme-dans-le-masque-et-la-plume-les-reponses-de-france-inter?onglet=ful

    L’émission culturelle phare de France Inter, « Le Masque et la Plume », est accusée de sexisme et de misogynie par une partie de ses auditeurs. Mediapart a écouté 96 émissions et recensé une longue liste de propos sexistes et misogynes – et, dans une moindre mesure, des stéréotypes racistes et homophobes –, un traitement différencié des hommes et femmes, et des remarques minorant la gravité des violences sexuelles et de la pédocriminalité .

    –-----suite à-----
    Sexisme et misogynie : plongée dans le « Masque et la Plume », l’émission phare de France Inter
    2 février 2020 Par Marine Turchi
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020220/sexisme-et-misogynie-plongee-dans-le-masque-et-la-plume-l-emission-phare-d

    C’est l’inamovible émission culturelle de France Inter. Créé en 1955, « Le Masque et la Plume » est devenu, pour beaucoup d’auditeurs, le rituel du dimanche soir, à l’heure du dîner. Véritable institution de la chaîne (il s’agit de la plus ancienne émission de la grille), locomotive d’audience (près de 700 000 auditeurs et 610 000 « podcasteurs »), il est animé et produit depuis 1989 par le journaliste de L’Obs Jérôme Garcin. Chaque semaine, il réunit quatre des vingt-trois chroniqueurs, issus de différents médias, pour décortiquer films, livres et pièces de théâtre.

    #paywall
    #1979
    #Jérôme_Garcin

    Le Masque et la Plume, créée le 13 novembre 1955 par Michel Polac et François-Régis Bastide
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Polac#cite_note-38

  • LGBT Free zones Poland signs - Strefy Wolne od LGBT znaki
    https://lgbtfreezones.pl

    Recently Poland has witnessed an unprecedented wave of institutionalized homophobia. A sizeable number of local governments have declared their regions LGBT-free zones by means of passing legal acts (see below for example of such act) which serve to stigmatize and exclude members of the LGBT community. As of August 2019, Poland has seen around 30 copy-paste-like LGBT-free zone declarations passed, including four voivodeships in the south-east of the country: Lesser Poland, Podkarpackie, Świetokrzyskie, and Lublin. As of now the LGBT-free zone landscape has risen to around 90 regions.
    My photographic project is an attempt at showing real-life effects of these symbolic legal acts.
    Although Zones are real, the road sign is prepared by Bart Staszewski to put a human face to cruel homophobic legislation. The LGBT-free zone project is meant to be read as a visualisation of the new law introduced in Poland and to raise awareness about the violation of LGBT rights in those areas both locally and internationally.

    #art #photographie #LGBTphobie #homophobie #Pologne

    Petit détail linguistique : les territoires sont « wolny od LGBT » (libres de) plutôt que « bez LGBT » (sans LGBT), histoire de produire une com plus attrayante.

  • Sexisme et misogynie : plongée dans le « Masque et la Plume », l’émission phare de France Inter - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020220/sexisme-et-misogynie-plongee-dans-le-masque-et-la-plume-l-emission-phare-d

    Ces derniers mois, les critiques d’auditeurs se sont multipliées à l’égard du « Masque et la Plume », émission phare du service public consacrée au cinéma, au théâtre et à la littérature. Mediapart a écouté 96 émissions et recensé un flot de propos sexistes et, dans une moindre mesure, des stéréotypes racistes ou homophobes.

    #misogynie #homophobie #racisme #radio

  • Municipales : ces candidats soutenus par LREM rattrapés par leurs engagements pro-Manif pour tous - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/elections/municipales/municipales-ces-candidats-soutenus-par-lrem-rattrapes-par-leurs-engagemen

    Peut-on « s’engager à mettre en place des politiques ambitieuses en matière d’inclusion, de lutte contre les discriminations et d’égalité entre les femmes et les hommes », comme indiqué dans la charte des « 10 engagements de l’élu progressiste », tout en s’étant, par le passé, prononcé contre le mariage pour tous ou contre la PMA ? De nombreux candidats aux élections municipales, soutenus ou investis par La République en marche (LREM), se voient reprocher leurs anciennes prises de position, qui peuvent sembler contraires avec la position officielle du parti.

    S’ils se justifient ou regrettent le plus souvent, un compte Twitter spécialement lancé continue à les pointer du doigt, à deux mois du scrutin. Mais le parti assume, et assure qu’il restera vigilant pour la suite.

    Comme il n’est plus nécessaire de casser la gauche, les efforts de Macron depuis deux ans et demie sont concentrés vers l’explosion des Républicains par récupération de ses éléments. D’où le caractère asymétrique du #en_même_temps qui promettait un président féministe et qui finit à draguer la #Manif_pour_tous.

    #homophobie #élections #veste (retournement de)

  • Indonesian city orders LGBT+ raids after UK convicts serial rapist | New Straits Times | Malaysia General Business Sports and Lifestyle News
    https://www.nst.com.my/world/world/2020/01/556232/indonesian-city-orders-lgbt-raids-after-uk-convicts-serial-rapist

    KUALA LUMPUR:The home city of an Indonesian man identified as Britain’s “most prolific rapist” has ordered raids targeting LGBT+ people, prompting fears of a wider backlash.

    The conviction of Reynhard Sinaga, 36, for sexually assaulting dozens of young men in Manchester, the British city where he was studying, has dominated headlines in Indonesia, where homosexuality is taboo.

    The city Depok on Java island, where his family lives, has ordered officials to step up raids in housing areas to “prevent the spread of (LGBT+) behaviour.”

    #Indonésie #homophobie

  • Le CLAQ dénonce l’instrumentalisation de l’homophobie contre la grève ~ Friction Magazine
    https://friction-magazine.fr/le-claq-apporte-son-soutien-aux-trois-grevistes-de-la-ratp-de-vitr

    Suite à des injures homophobes envers un chauffeur de bus non-gréviste, 3 grévistes RATP ont été convoqués par leur direction puis poursuivis par des associations LGBT. Choqué par la décision des assos, le CLAQ publie une tribune de soutien.

    « Macron, on t’encule ! » : quand l’homophobie ordinaire s’invite en manif - TÊTU
    https://tetu.com/2019/12/17/macron-on-tencule-quand-lhomophobie-ordinaire-sinvite-en-manif

    La semaine dernière, une vidéo montrait des grévistes lancer des insultes homophobes à un chauffeur de bus. Mais malheureusement, l’homophobie ordinaire n’est pas nouvelle dans les mouvements sociaux… Pourtant, les choses commencent à changer.

    derrière #paywall

    • Le système pénal, la criminalisation ne sont pas seulement inefficaces pour protéger, donner des ressources et rendre justice aux victimes, ils sont également délétères quand ils frappent nos alliéEs dans les luttes d’émancipation. C’est ce dont il s’agit ici : désigner et punir des individus et les mettre hors d’état de nuire au système, celui-là même qui produit l’homophobie structurelle de notre société, autrement plus ravageuse. (...)

      Nous, suceurs de bites et enculés – et même bouffeuses de chattes – exigeons donc des associations SOS Homophobie, Stop Homophobie et Mousse, qu’elles retirent leur plainte injustifiée et disproportionnée. Si elles veulent vraiment lutter contre l’homophobie dans les mouvements sociaux, comme partout ailleurs dans notre société, nous les invitons à s’investir dans ces mouvements, à descendre dans la rue et à soutenir activement les grèves et les grévistes.

      #Claq Comité de Libération et d’Autonomie Queer, contre la prise de position (et/ou les dépôts de plainte) de Association Mousse, Familles LGBT, le FLAG, FranceTV pour tou.te.s, Le Refuge, Rouge Direct, SOS Homophobie, Stop Homophobie et Urgence Homophobie

      Je signale, au cas où cela n’ai été fait ici, le slogan « Macron, on t’encule pas, la sodomie c’est entre amis » qui réponde régulièrement, et ce samedi 18 janvier encore, au « Macron, on t’encule » entendu dans les manif #GiletsJaunes et d’autres.

      #luttes_collectives #sexisme #homophobie #code_pénal

  • Humiliations sexuelles, homophobie, sexisme : voyage au sein des grandes écoles de commerce françaises (Mediapart)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060120/humiliations-sexuelles-homophobie-sexisme-voyage-au-sein-des-grandes-ecole

    Les plus grandes écoles de commerce françaises (HEC, Essec, Edhec), qui forment les élites et se disent à la pointe de la modernité, laissent prospérer les comportements indignes et dégradants, comme le montrent les films, photos et documents que nous avons récupérés.

    Extrait :

    Nous avons par exemple retrouvé le « recensement » de filles de la promotion 2016. La description de ces 29 filles, sous forme de diaporama PowerPoint, est accompagnée des noms, photos (visage coupé) et de descriptions : « De longues jambes qui ne demandent qu’à être écartées, un corps sensuel qui ne demande qu’à être déshabillé », pour décrire l’une. « Une très faible résistance aux valeurs de l’éthyle en fait une proie toute désignée même si sobre elle n’est déjà point farouche », est-il dit d’une autre.

    #éducation_supérieure #sexisme #misogynie #culture_du_viol