• Tout est-il permis contre Edouard Louis?
    https://blogs.mediapart.fr/geoffroy-de-lagasnerie/blog/110220/tout-est-il-permis-contre-edouard-louis

    11 février 2020

    Une émission particulièrement choquante contre Edouard Louis a été diffusée dimanche sur France Culture à propos du viol qu’il a subi. Cette émission n’a qu’un but : décrédibiliser la parole d’Edouard en renvoyant celui-ci au mensonge. Libé et l’Obs ont publié des articles animés par la même intention. Quelle autre victime d’agression sexuelle ayant témoigné publiquement subit un tel acharnement ?

    #backlash
    #homosexualité
    #classisme

  • Quatre Malaisiens condamnés à des coups de bâton pour des « relations homosexuelles » - Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes
    https://www.stophomophobie.com/quatre-malaisiens-condamnes-a-des-coups-de-baton-pour-des-relations-
    https://www.stophomophobie.com/wp-content/uploads/2019/11/Quatre-Malaisiens-condamnés-à-des-coups-de-bâton-pour-des-«-relat

    Âgés de 26 à 37 ans, ils ont reçu, lundi 18 novembre, six coups de bâton chacun dans une prison proche de la capitale Kuala Lumpur pour avoir voulu se livrer à « des relations contre nature », rapporte l’AFP. Les quatre hommes ont reconnu les faits et ont également été condamnés par un tribunal islamique (TGI de Selangor Syariah) à une amende et à 6 mois de prison pour trois d’entre-eux et à 7 mois pour le quatrième.

    Ils avaient été arrêtés l’année dernière dans un appartement au cours d’un raid d’une cinquantaine de policiers, alertés en surveillant des messages privés échangés par les participants à un événement privé, selon Amnesty.

    #Malaisie #LGBT #homosexualité

  • How Earnest Research Into Gay Genetics Went Wrong | WIRED
    https://www.wired.com/story/how-earnest-research-into-gay-genetics-went-wrong

    Un excellent article sur les danger éthiques et sociaux de l’usage sans précaution des données génétiques, notamment les données massives obtenues soit par des actes volontaires (recherche d’ancêtres, et autres) soit au fil d’actes médicaux.

    Anonymiser les données ne suffit pas à garantir qu’il n’y aura pas de conséquences fâcheuses pour l’ensemble de la société.

    Un très bon papier.

    In late spring 2017, Andrea Ganna approached his boss, Ben Neale, with a pitch: He wanted to investigate the genetics of sexuality. Neale hesitated. One of the top geneticists in the country, Neale and his colleagues at the Broad Institute, a pioneering biotech hub in Boston, had a decade earlier developed software that made it much easier for scientists to study the vast amounts of genetic data that were beginning to flood in. It was the kind of tool that helped illuminate a person’s risk of developing, say, heart disease or diabetes. And now, as Ganna was proposing, the approach could be applied to the foundations of behavior, personality, and other social traits that in the past had been difficult to study.

    Ganna wanted to pounce on a new opportunity. A giant collection of carefully cataloged genomes, called the UK Biobank, was about to become available to researchers. A scientist could apply and then gain access to data from 500,000 British citizens—the largest public repository of DNA on the planet. To Ganna, the genetic origins of being gay or straight seemed like the kind of blockbuster question that might finally get an answer from a data set of this size.

    Neale wasn’t so sure. As a gay man himself, he worried that such research could be misconstrued or wielded to advance hateful agendas. On the other hand, a better understanding of how genetics influences same-sex attraction could also help destigmatize it.

    Then Ganna mentioned that another group was already pursuing the question using the UK Biobank: a geneticist named Brendan Zietsch, at the University of Queensland, and his colleagues. In 2008, Zietsch published a study suggesting that the genes straight people shared with their gay twins made them more successful at bedding heterosexual partners. Now he was going to further test this “fecundity hypothesis” with a much more powerful data set. He’d also proposed investigating the genetic associations between sexual orientation and mental health. Thinking his lab could add expertise coupled with caution to such a project, Neale agreed they should try to team up with Zietsch.

    “Armed with the knowledge that this research was going to be done, I thought it was important that we try and do it in a way that was responsible and represented a variety of different perspectives,” he says, noting that, because there is so much genetic data to work with these days, collaborations in his field are commonplace “But it was also important to me personally, as a gay man, to get involved.”

    From the outset, Neale expected some pushback and misunderstandings. That’s why he involved LGBTQ+ groups along the way, something not technically required for the kind of research he was doing. But he wasn’t prepared for scientists within his home institution to rise up and challenge the value and ethics of his work. And he was even less prepared for a company to exploit the results of the study—just a few weeks after it was published in the journal Science—to sell an app purporting to predict how attracted someone is to the same sex.

    #Données_génétiques #Big_data #Ethique #Recherche #Hubris #Génomique #Homosexualité #Fausse_science

  • En 2018, 266 000 personnes vivent en #couple avec un conjoint de même #sexe - Insee Première - 1774
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/4215399?pk_campaign=avis-parution

    En 2018, 0,9 % des couples cohabitants sont des couples de même sexe. Ainsi, 266 000 personnes vivent avec un partenaire de même sexe. La part de ces couples a augmenté : elle était de 0,6 % en 2011.

    C’est entre les âges de 25 et 29 ans qu’il est le plus fréquent de vivre avec un partenaire de même sexe pour les femmes (0,9 %), et entre 30 et 34 ans pour les hommes (1,1 %).

    Les couples de même sexe sont plus présents dans les territoires les plus peuplés. La proportion de couples de même sexe est plus élevée en Île-de-France (1,4 %), particulièrement à Paris intra-muros (3,7 %). Ainsi, 15 % des couples d’hommes en France vivent à Paris intra-muros, 7 % des couples de femmes, contre 3 % de l’ensemble des couples.

    Les personnes vivant en couple avec un partenaire de même sexe sont plus diplômées que celles vivant avec un partenaire de sexe différent. Elles appartiennent également à des catégories sociales plus favorisées.

    60 % des couples de même sexe cohabitants ont contractualisé leur union et 14 % vivent avec des enfants, pour l’essentiel des couples de femmes.

    #démographie #homosexualité #pacs #mariage

  • Une histoire des relations amoureuses en Nouvelle-France Jean-François Nadeau - 13 septembre 2019 - Le devoir

    #Séduction, #bigamie, #adultère, #homosexualité, #amour passionné, #déception, #prostitution, #déraison, #divorce et séparation ne sont pas des réalités nouvelles. L’histoire du Québec, plaide à cet égard un livre qui vient de paraître, est moins linéaire qu’on n’a bien voulu le croire. Du moins en ce qui concerne la période qui va jusqu’à 1760 et que le journaliste Jean-Sébastien Marsan parcourt, à grandes enjambées, dans un premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec.

    « Les Canadiens n’étaient pas tous des monogames à vie, d’une exclusivité amoureuse et sexuelle à toute épreuve », explique Marsan. En d’autres termes, Lionel Groulx avait tort d’affirmer avec autant de fermeté que « tout un ensemble de motifs ou de raisons fermait la porte de la colonie aux vicieux ou aux avariés moralement » et que ce pays, fondamentalement austère, placé sous la garde d’un clergé aux allures de chien de berger, barre la route « aux chercheurs de fortune rapide, aux libertins ».

    Marsan rappelle que l’ #histoire est plus méandreuse que ne le veut le récit officiel, citant pour preuve abondamment les travaux pionniers de l’historien Robert-Lionel Séguin.
     

    La #Nouvelle-France n’était certainement pas très olé olé, selon les canons du temps présent. Mais l’histoire doit bien se donner la peine de faire respirer tous les faits afin de se rendre plus intelligible. Il n’est pas sans intérêt de rappeler ainsi qu’Iberville, le héros magnifié de la Nouvelle-France, avait bel et bien été condamné pour viol ou encore que Mme Bégon se livrait à l’écriture d’une magnifique correspondance passionnée avec son gendre. C’était en ces temps où une #esclave #autochtone pouvait, sous prétexte d’une cure au lait maternel, être obligée de donner le sein à un malade qui n’était autre que son maître.

    Il faut rappeler encore, après l’excellent livre Charivari et justice populaire au Québec (2015) qu’avait publié René Hardy, la puissance qu’eurent en ce pays ces tapages publics qui remettaient en cause certains mariages jugés inconvenants.

    Amours autochtones
    Marsan consacre une portion de son travail à faire la recension des écrits qui concernent les pratiques amoureuses des Amérindiens. Méfiance d’abord, dit-il, méfiance ! Car il ne faut pas croire tout ce que disent les textes anciens à leur sujet.

    Il n’en recense pas moins ce qu’en disent les sources habituelles : Pierre Boucher, Lafitau, Paul Lejeune, Samuel de Champlain, Roberval, Bacqueville de la Potherie. En parlant des rapports amoureux des autochtones, les mémorialistes et les voyageurs mettaient très souvent davantage en lumière leurs propres conceptions du monde que celles des sociétés en principe observées. « Au contact des Amérindiens, des Français ont vu de l’adultère partout. Et de l’adultère à l’orgie permanente, il n’y avait qu’un pas à franchir… »

    Gabriel Sagard, un missionnaire, témoigne d’un repas de noces en pays autochtone. À table, le festin se compose de chien, d’ours, de poissons et d’autres viandes. On croit s’y trouver. Pierre Boucher constate pour sa part des modalités de séparation des couples qui apparaissent beaucoup moins compliquées que dans les pratiques européennes : « Aucune jalousie ne se mêle entre eux pour cela et ils n’en reçoivent aucune honte, infamie ou déshonneur. » Faut-il prendre cela néanmoins pour une règle absolue ?

    Marsan cite Denys Delâge, qui rappelle que la sexualité des Autochtones, en tout cas, n’était pas « sublimée ni canalisée dans des institutions monogamiques ». La polygamie supposée des Autochtones apparaît en vérité à nuancer. Marsan cite l’ethnologue Roland Viau : « En Iroquoisie ancienne, la monogamie, pour un individu, signifie être plus fidèle à un partenaire à la fois qu’à plusieurs. » Dans un contexte américain, où la sexualité apparaît autrement plus libre que les pratiques officielles attestées en Europe, il n’en demeure pas moins que, chez les premiers habitants du Nouveau Monde, hommes et femmes ont un partenaire de prédilection.

    Jean-Sébastien Marsan, un journaliste de formation, avance que les événements de l’intimité dont il parle dans ce livre continuent d’influencer, trois siècles plus tard, nos rapports sociaux, sans pour autant très bien nous dire comment et pourquoi.

    Deux autres tomes
    Les deux autres tomes qui doivent faire suite à celui-ci n’ont pas encore de date de parution connue. Ils doivent respectivement s’intéresser au Régime anglais et au XXe siècle, du moins celui qui court jusqu’aux années 1960.

    Ouvrage de vulgarisation, ce premier tome d’une Histoire populaire de l’amour au Québec constitue un résumé intelligent de documents connus et d’ouvrages de spécialistes. Le livre n’évite pas pour autant quelques pièges tendus par celui des fausses évidences enseignées par l’histoire populaire, par exemple celle qui consiste à répéter, encore et toujours, qu’on ne se lavait guère, en ces temps de pionniers, par peur des maladies charriées par l’eau souillée. L’histoire doit aussi apprendre à se déprendre de pareilles idées reçues. Comme les travaux de Georges Vigarello l’ont montré, il vaudrait mieux s’interroger sur la notion même de propreté et la contextualiser.

    Touche-à-tout, Jean-Sébastien Marsan est l’auteur d’une introduction à l’oeuvre de Frank Zappa et d’un manuel aux accents psycho-pop consacré à expliquer pourquoi, apparemment, « les Québécois n’osent plus draguer, et encore moins séduire ». Son Histoire populaire de l’amour au Québec n’est pas le fruit du travail d’un chercheur, mais bien celui d’un compilateur patient et habile, qui sait présenter sous un jour agréable un récit éclairé çà et là par des encadrés qui piquent la curiosité du lecteur qui peut toujours se référer, à la fin du livre, à des suggestions de lecture s’il souhaite en apprendre davantage.

    Histoire populaire de l’amour au Québec. Tome 1. De la Nouvelle-France à la Révolution tranquille
    Jean-Sébastien Marsan, Fides, Montréal, 2019, 224 pages

    Source : https://www.ledevoir.com/lire/562524/une-histoire-des-relations-amoureuses-en-nouvelle-france

  • La #Suisse face au défi de protéger les réfugiés #LGBTI

    La Suisse a encore beaucoup d’efforts à faire afin d’agir conformément au droit en matière d’asile pour les personnes discriminées en raison de leur identité sexuelle, écrit Ihsan Kurt, spécialiste en migration.

    Comme ailleurs, le nombre de demandes d’asile des nouvelles minorités persécutées augmente en Suisse. Dans la plupart des pays d’accueil, les demandeurs d’asile pour des raisons d’orientation sexuelle ou d’identité de genre (LGBTI) sont discriminés et les lois en la matière ne tiennent pas compte de ces vulnérabilités spécifiques à un groupe déterminé. La Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés nécessite des réformes.

    Après la Seconde Guerre mondiale, des millions d’exilés arrivent en Europe pour y trouver refuge. Les Etats signent à Genève, sous l’égide des Nations unies, une convention internationale pour garantir le respect des droits de l’homme et gérer des mouvements de ces populations. C’est ainsi qu’ils ont défini la notion juridique du « réfugié ».

    Dans le contexte politique où cette convention a été rédigée, à part la Suède, aucun Etat n’a envisagé l’orientation sexuelle comme motif d’exil suite à des persécutions ou des craintes y relatives. Les persécutions en raison de l’homosexualité n’ont été considérées qu’après les grandes transformations dans la perception de l’homosexualité, notamment aux Etats-Unis et en Europe, avec le développement des théories féministes, dans les années 1970, les mouvements homosexuels et la mobilisation de la lutte contre le sida, dans les années 1980. C’est ainsi qu’à partir des années 1990 les personnes homosexuelles ont commencé à oser sortir de l’ombre et que les demandes d’asile liées à l’orientation sexuelle deviennent visibles aux Etats-Unis puis en Europe occidentale.
    Le problème de la preuve

    Ces vingt dernières années, plusieurs demandes invoquant des persécutions en raison de l’orientation sexuelle ont abouti à l’octroi du statut de réfugié en Suisse. Les demandeurs d’asile sont alors reconnus, en tant qu’homosexuels ou transsexuels, d’un pays déterminé, comme appartenant à un « groupe social particulier ». Ils se retrouvent ainsi dans les motifs stipulés dans la convention de 1951, à l’instar des femmes victimes de mariage forcé ou de mutilations génitales.

    Il est difficile pour un Iranien, une Afghane ou une Tanzanienne de prouver leur homosexualité, puisque dans ces pays un simple soupçon suffit pour être persécuté

    Considérée comme une déviance, l’homosexualité est illégale dans plusieurs pays figurant sur la liste « des pays sûrs » pour le renvoi des requérants, établie par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Le critère de groupe social déterminé est difficilement appliqué dans la procédure d’asile. Le principe de devoir prouver la crainte et la persécution lors de la demande d’asile tient peu compte de la vulnérabilité de cette population. Or les organisations de défense des droits de l’homme et des réfugiés, comme l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) ou Amnesty International, rappellent souvent ces principes de groupe social déterminé et de vulnérabilité des LGBTI. A cette vulnérabilité particulière en raison des traumatismes liés aux persécutions, j’ajoute aussi des sentiments de honte, de non-acceptation de soi. Ces personnes sont davantage exposées aux préjugés et aux discriminations à caractère homophobe. Sur le chemin de l’exode, elles peuvent subir des agressions spécifiques à leur orientation sexuelle.

    Dans la procédure d’asile, elles doivent surtout prouver leur homosexualité. Or prouver qu’on a subi des persécutions dans son pays d’origine en raison de son orientation sexuelle est très compliqué étant donné que le pays d’origine ne reconnaît pas l’homosexualité. Il est ainsi extrêmement difficile pour un Iranien, une Afghane ou une Tanzanienne de prouver leur homosexualité, puisque dans ces pays un simple soupçon suffit pour être persécuté.
    La Suisse trop stricte

    La pratique suisse est extrêmement stricte concernant les allégations tardives : la plupart du temps, la déclaration tardive d’orientation sexuelle ou de son identité de genre est rejetée et considérée comme non crédible par les autorités, contrairement aux directives du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Mais il est aussi compliqué pour les enquêteurs et les juges fédéraux d’établir effectivement l’homosexualité du requérant car il est très difficile de poser des questions intimes portant, par exemple, sur les pratiques sexuelles.

    Il y a une prise de conscience de cette réalité des personnes LGBTI et de leur besoin de protection. Néanmoins, la vérification de l’homosexualité demeure problématique. Et la Suisse a encore beaucoup d’efforts à faire afin d’agir conformément au droit international et à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    https://www.letemps.ch/opinions/suisse-face-defi-proteger-refugies-lgbti
    #réfugiés #asile #migrations #homosexualité #genre

  • Trop d’hétéros dans les bars gais ? Sophie Chartier - 17 Aout 2019 - Le devoir

    Dans les métropoles comme Montréal, les bars gais ne sont plus (que) des antres glauques aux planchers collants et à la luminosité inadéquate qui permettent à une population marginalisée de trouver refuge le temps d’une nuit. Évolution des moeurs aidant, ils accueillent de plus en plus d’hétérosexuels en quête de bonne musique, de spectacles de drag queens ou simplement d’un endroit chouette où tous se sentent bien. Mais ces lieux sont-ils faits pour eux ? C’est une question d’attitude plus que de strict accès, répondent des membres de la communauté.

    Scène de samedi soir entre amis dans la jeune trentaine. Daniel (le prénom a été modifié) est un peu éméché et a une confession à faire : il en a marre de voir des jeunes femmes présentant tous les attributs de l’hétérosexualité faire des égoportraits pour alimenter leurs réseaux sociaux à la terrasse d’un de ses débits de boisson favoris du Village.

    « Est-ce qu’on peut encore avoir des places réservées pour nous autres ? » demande Daniel. C’est-à-dire des lieux où la norme demeure l’homosexualité. » Les amis présents entrent en débat. À cause de la présence trop fréquente d’hétéros, le bon vieux bar gai serait-il effectivement en danger d’extinction ? Derrière la discrimination apparente de sa remarque, Daniel aurait-il mis le doigt sur un enjeu important qui doit préoccuper sa communauté ? Y a-t-il trop d’hétéros dans les bars gais ?

    « Pour les hétéros, c’est peut-être difficile de concevoir pourquoi c’est important, des lieux pour les LGBTQ, explique la militante. Quand tu arrives à prendre conscience du fait que tu es — dans mon cas — lesbienne, tu te sens seule. Un sentiment d’appartenance, c’est hyperimportant. En l’occurrence, pour moi, ce sentiment s’est créé grâce aux bars gais, aux bars et clubs de province [en France]. »

    Mme Jourdain préconise donc un éveil des consciences pour les personnes hétéros qui voudraient clubber avec les minorités sexuelles : « J’ai juste envie de sensibiliser les hétéros à notre histoire. C’est une histoire de lutte politique intense, pas seulement une histoire de fête et de paillettes. »

    À qui le royaume ?
    Est-ce une raison suffisante pour faire un tri à l’entrée des bars qui départagerait les créatures colorées (c’est-à-dire gaies) et les banals mecs en shorts cargo ou les instagrammeuses avides de like ?

    Pour le chroniqueur David Cloutier, il ne faut pas nécessairement voir la présence hétérosexuelle dans les bars du Village, par exemple, comme une mauvaise chose. « Je ne pense pas que ce serait une bonne idée de dire aux hétéros de ne plus venir. Ce n’est pas ça, la solution, dit-il au téléphone. Comme les gais plus jeunes ne viennent même plus dans le Village, il n’y aurait plus grand monde », lance à la blague celui qui a écrit l’an dernier pour Urbania une chronique intitulée Petit guide d’étiquette pour straights dans le Village gai.

    Dans son papier, qu’il décrit comme intentionnellement provocateur, Cloutier rit autant des hommes qui, déstabilisés, empoignent la main de leur douce à la vitesse grand V dès qu’ils ont franchi la frontière de la rue Saint-Hubert que des bandes de filles intoxiquées qui prendraient un peu trop de libertés en touchant le corps d’inconnus sur la piste de danse.

    Ainsi, tout est une question d’attitude et de respect. « Moi, ça ne me dérange pas quand ils prennent leur trou, dit David Cloutier. Mon petit malaise, il vient du fait qu’un hétéro, il est roi partout. En général, un hétéro, c’est plus accepté qu’un gai dans le monde. [Le bar gai], c’est la seule place où le gai est roi. L’hétéro est déjà dans son petit royaume à peu près partout. Pourrait-il ne pas venir nous rendre mal à l’aise chez nous ? »

    . . . . . .
    La suite : https://www.ledevoir.com/societe/560752/societe-trop-d-heteros-dans-les-bars-gais
    #quebec #marché #mode #lgbt #homosexualité #hétérophobie #gay #discrimination #genre #sexisme

  • Opinion | ‘This Is Quite Gay!’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/07/06/opinion/sunday/social-media-homophobia.html

    On the quiet, promising first morning of June, I received a text message from my brother in Abuja, Nigeria. “Please, refrain from all these shameful acts,” he wrote. “Everyone is tired of you. Mummy is crying, Daddy is crying. If you don’t value relationships, we do!”

    My brother had written after I had posted a picture on Facebook that showed me hugging a male friend. A mixture of anger, sadness and fatigue erupted in my body. “Block me if you are tired of my shameful acts,” I replied. “I won’t be the first or last person to be rejected by his family.”

    I had the audacity to start a queer publication in Nigeria and was disowned by my country as a gay man, writer and activist. After a vicious homophobic attack in Akwanga, my hometown in central Nigeria, I moved to the United States and sought asylum here in the summer of 2018.

    In a certain public rendering I could come across as a brave activist. But I have lived with intense private pain and discomfort after homophobic shaming from people like my own brother.

    Social media can be a delightful way to connect with loved ones far away, but for me it has also become a space where my own family and friends have turned into censors, distorting my life, denigrating my being gay from thousands of miles away.

    Yet when I am about to post my pictures on social media, I examine them through the searching eyes of my staunchly evangelical Christian parents, through the prying eyes of my childhood friends who still remember me as the boy who would recite chapters of the Bible. I swipe through my pictures. “This is very gay!” “This is super gay!” “This is quite gay!” I judge my own images and delete the pictures. I am my own censor.

    #Médias_sociaux #Homosexualité #Afrique #Cyberharcèlement

  • Paris streets, squares named in honour of LGBT+ figures

    Fifty years after New York City’s Stonewall riots laid the foundation for modern gay rights, Paris is carrying on that legacy by naming an array of streets and squares after historically important LGBT+ figures.

    New to the city map are Stonewall Riot and Harvey Milk squares – the first in recognition of the famous rebellion against Manhattan police in 1969; the latter in honour of the American civil rights leader and first openly gay politician to be elected in California.

    Other squares, gardens and passageways pay tribute to the likes of Irish gay rights activist Mark Ashton, French transsexual politician and poet Ovida-Delect and bisexual American writer and filmmaker Susan Sontag.

    There’s also a commemorative plaque in honour of Gilbert Baker, the man who invented the rainbow flag. Add to that Pierre Seel Street, named for the openly gay Holocaust survivor, and Place Renée Vivien, in honour of the British poet known for her Sapphic verse and party days during the Belle Epoque.

    Increasing LGBT+ visibility

    The new unveilings bring to more than 40 the number of people immortalised through plaques erected around the city – with most of them smattered about the vibrant 4th arrondissement, home to Paris’s unofficial gay district.

    These sorts of gestures are an important way of increasingly the visibility of the gay community and cementing its place in history, says Fabien Jannic-Cherbonnel, a journalist with the French LGBT+ news site Komitid.

    “France is very keen on talking about its history and the great men who shaped the country – and these plaques show people that women and LGBT+ figures are a part of that history, and they also helped to make this country what it is today,” he says.

    Paris playing catch-up

    While other European cities such as Amsterdam and Berlin are perhaps a little further ahead in celebrating the LGBT+ legacy, with their so-called “homomonuments” drawing in tourists, Paris is steadily playing catch-up – so much so the Town Hall has dared to label it the “flagship city of inclusion and diversity”.

    The street-naming gesture comes just ahead of this weekend’s pride march. Like many cities across the world, Paris cranks up the colour in June to celebrate gay pride – and this Saturday the capital will look like the rainbow city that mayor Anne Hidalgo has been striving to deliver.

    Tempering the pride party, however, is last month’s report by the French not-for-profit organisation SOS Homophobie, which noted a 15 percent rise in the number of homophobic attacks reported in 2018, compared with the previous year.

    While the NGO described 2018 as a “black year”, Jannic-Cherbonnel says the numbers aren’t necessarily evidence that homophobic assaults are on the rise.

    “This is a reflection of the number of calls that SOS received – which means that people are talking about it,” he says. “They know when something is wrong and when something happens they will report it.

    “I’m not convinced there’s a huge increase in homophobia in French society, especially in Paris, but we are talking more about it – which is good because this is all about visibility, which in turn helps to fight homophobia.”


    http://en.rfi.fr/france/20190626-paris-streets-squares-named-honour-lgbt-figures?ref=tw
    #LGBT #homosexualité #Paris #France #toponymie #noms_de_rue #Harvey_Milk

  • Léonard de Vinci, superstar et figure gay méconnue | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/178893/leonard-de-vinci-florence-vie-intime-orientation-sexuelle-gay

    Le visage d’un vieillard grandiose, une longue chevelure se confondant avec son abondante barbe, le regard mélancolique. Sage antique ou prophète biblique, telle est la représentation que l’on se fait de Léonard de Vinci. Une image véhiculée par son autoportrait tracé à la sanguine au crépuscule de sa vie.

    Sous cette figure de sage patriarche, il a passé ses derniers jours dans la France angevine sur l’invitation du roi François Ier. Cette image d’Épinal qui s’est inscrite dans nos imaginaires masque la nature profonde de Léonard : celle d’un homme qui dévorait la vie avec avidité et d’un séducteur libre qui aimait les hommes.

  • Des #milices armées se constituent en #Géorgie contre les #LGBT

    La semaine s’annonce difficile pour les personnes LGBT dans cette république ex-soviétique du Caucase. À l’appel d’un homme d’affaires célèbre, et avec le soutien tacite de l’Église orthodoxe de Géorgie, un “Conseil des vrais hommes” a été mis sur pied (et armé) pour tâcher d’“éradiquer le péché et l’hérésie”.


    https://www.courrierinternational.com/article/societe-des-milices-armees-se-constituent-en-georgie-contre-l
    #homophobie #homosexualité

  • Cinq beaux livres pour enfants qui parlent d’#homoparentalité

    Expliquer l’homoparentalité aux enfants, qu’il s’agisse d’#adoption, de #GPA ou de #PMA, peut parfois sembler compliqué. C’est pourtant le défi que se sont donnés ces cinq petits #livres_illustrés, sélectionnés par TÊTU !


    https://tetu.com/2019/04/12/cinq-beaux-livres-pour-enfants-qui-parlent-dhomoparentalite/amp
    #livres #livres_pour_enfants #homosexualité #parentalité

  • Le Botswana décriminalise l’homosexualité - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190611-le-botswana-decriminalise-homosexualite

    C’était une décision très attendue : la Haute Cour du #Botswana a ordonné l’abrogation des lois criminalisant l’#homosexualité ce mardi 11 juin. Après l’Afrique du Sud, les Seychelles, l’Angola et le Mozambique, un nouveau pays d’Afrique lève donc l’interdiction pénale en la matière.[...]

    Dans son arrêt, elle affirme que les lois en question sont « des reliques de l’ère victorienne », qu’elles « oppriment une #minorité » et « ne passent pas l’épreuve de la constitutionnalité ». Comme dans la plupart des pays, la #Constitution botswanaise affirme en effet la stricte #égalité entre les citoyens.

  • « Sortir du placard » quand on est gay en Russie - Russia Beyond FR
    https://fr.rbth.com/lifestyle/82905-etre-gay-russie

    Partout dans le monde, il est difficile pour des personnes nées différentes de parler de leur sexualité - en particulier en Russie, pays ayant des valeurs patriarcales très fortes. Néanmoins, les gens bravent la peur et sortent du placard.

    Selon un rapport publié en 2017 par le Centre Levada, 35% des Russes décrivent leur attitude à l’égard des homosexuels comme « très mauvaise » et 20% comme « suspicieuse ». Cela ne veut pas dire que l’homophobie est enracinée chez tous les Russes - une multitude de Russes traitent la communauté LGBT avec respect. Cependant, l’homophobie existe et pose encore de nombreux problèmes en Russie.

    #homosexualité #russie #discrimination #droits_humains

  • Droits LGBT+ : de l’intime au politique (2/4) : De Dakar à Pretoria : sortir de l’homophobie d’État
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/droits-lgbt-de-lintime-au-politique-24-de-dakar-a-pretoria-une-crise-h

    Juste entendu quelques bribes, notamment celles évoquant la #colonisation comme source de #discrimination systématique envers les homosexuel·es (et peut-être les femmes)

    Selon l’association ILGA, 33 des 59 pays africains criminalisent toujours l’#homosexualité en 2019. Si les peines varient de la mort à quelques années de prison, c’est l’encouragement de la violence populaire qui inquiète. Comment la violence d’État et la violence populaire s’articulent-elles ?

    #homophobie
    http://rf.proxycast.org/1569731934077067264/11701-14.05.2019-ITEMA_22061333-0.mp3

  • Oh quel généreux sultan...
    Le sultan de #Brunei dit ne pas vouloir imposer la #peine_de_mort pour les homosexuels

    Fortement critiqué ces dernières semaines, le sultan de Brunei a affirmé dimanche qu’il étendra le #moratoire sur la peine capitale aux condamnations à mort en cas d’homosexualité et d’#adultère instaurées dans le cadre de la #charia.


    https://www.france24.com/fr/20190505-brunei-peine-mort-homosexualite-charia?ref=tw_i
    #homosexualité #homophobie #LGBT

  • Instauration de la #charia à Brunei : l’indignation de l’Occident traduit ses peurs

    Le Parlement européen a voté jeudi 18 avril en faveur de #sanctions contre Brunei où, depuis le début du mois, les relations homosexuelles ou adultères peuvent être punies de mort par #lapidation. Curieusement, cet universitaire irakien estime que ces peines sont d’ordre dissuasif et que les condamnations de l’Occident traduisent une crainte d’un “éveil des nations” musulmanes.


    https://www.courrierinternational.com/article/opinion-instauration-de-la-charia-brunei-lindignation-de-locc
    #Brunei #homosexualité #homophobie #LGBT

  • #Goliarda_Sapienza ou l’art de la #joie

    Anarchiste, résistante, féministe, bisexuelle, elle a écrit un chef d’œuvre du XXe siècle : « L’Art de la joie ». Voici son portrait, alors que ses « Carnets » récemment publiés aux éditions Tripode éclairent son existence d’une lumière nouvelle.

    https://www.franceculture.fr/litterature/goliarda-sapienza-ou-lart-de-la-joie
    #joie #histoire #historicisation #femmes #LGBT #homosexualité #livre #anarchisme

    • L’Art de la joie

      « Le vent de ses yeux m’emporte vers lui, et même si mon corps immobile résiste, ma main se retourne pour rencontrer sa paume. Dans le cercle de lumière la vie de ma main se perd dans la sienne et je ferme les yeux. Il me soulève de terre, et dans des gestes connus l’enchantement de mes sens ressuscite, réveillant à la joie mes nerfs et mes veines. Je ne m’étais pas trompée, la Mort me surveille à distance, mais juste pour me mettre à l’épreuve. Il faut que j’accepte le danger, si seul ce danger a le pouvoir de rendre vie à mes sens, mais avec calme, sans tremblements d’enfance. »

      L’Art de la joie est principalement le roman d’une vie, celle de Modesta, personnage magnifique né le 1er janvier 1900 sur les pentes de l’Etna, en Sicile. Du chaos misérable de son enfance aux hasards de la vie qui feront d’elle l’héritière insoumise d’une famille dégénérée de nobles siciliens, c’est en fait à un apprentissage de la liberté que cette oeuvre nous invite.


      https://le-tripode.net/livre/goliarda-sapienza/meteore/lart-de-la-joie

    • Sublime ; je l’ai découverte grâce à @mona et maintenant j’essaie de tout lire. Rendez-vous à Positano est une merveille.

  • Benoît XVI estime que la pédophilie dans l’Eglise est liée à la révolution sexuelle et aux « clubs homosexuels »
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190411.OBS11447/benoit-xvi-estime-que-la-pedophilie-dans-l-eglise-est-a-la-revolution-sex

    Benoît XVI estime que la pédophilie dans l’Eglise est liée à la révolution sexuelle et aux « clubs homosexuels »

    #chrétien_abyssal #homophobie #sexophobie #pédoprédation

  • “The love that dare not speak its name”

    A strong global movement has improved respect for the rights of lesbian, gay, bisexual and transgender (LGBT) people around the world. However, at least 69 countries still have national laws criminalizing same-sex relations between consenting adults. In addition, at least six countries have national laws criminalizing forms of gender expression that target transgender and gender nonconforming people. This series of maps provides a global overview of those laws.

    Legal sanctions against same-sex conduct vary in scope and application. In some countries, only specific sexual acts are punished, while in others the laws are more general, often vague and open to varying interpretation. Sentences range from fines to life imprisonment and even the death penalty. In some countries, law enforcement agencies aggressively pursue and prosecute people suspected of being lesbian, gay, bisexual or transgender. In others, the laws are rarely enforced but nonetheless have severe consequences for LGBT people, serving to justify discriminatory treatment and impeding LGBT people’s access to employment, health services, and police protection.

    The maps addressing criminalization of same-sex conduct includes the 69 countries with national laws forbidding same-sex conduct. But others bear mention.


    http://internap.hrw.org/features/features/lgbt_laws
    #cartographie #visualisation #anti-lgbt #monde #lgbt #homophobie #lois #homosexualité

  • Queer Muslim Asylum in Germany

    Queer Muslim Asylum Spaces is a European Commission funded research project under the #H2020 programme. Queer, trans, gay, and intersex asylum seekers belong to the least visible and most vulnerable group within Germany’s asylum system. Based on the experiences of LGBTQI+ Muslim asylum seekers in Germany, this study examines how access to asylum can be influenced by Westernized ideas about sexual orientation and gender identity as well as anti-Muslim sentiments and politics. The findings will be useful to different groups, including community organisations and policymakers. They will be used to support the development of policies and politics that are based on a better understanding of the many different experiences of Muslim LGBTQI+ asylum seekers. The study will also challenge social attitudes about “the Muslim” and “the refugee” through working with artists and photographers and the launch of a podcast series.

    https://www.queerasylum.org
    #LGBT #queer #homosexualité #asile #migrations #réfugiés #Allemagne

  • Les lesbiennes, grandes oubliées de la prévention sexuelle | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1519904677-la-sexualite-lesbienne-snobee-par-les-soignants

    Au-delà du manque de formation, beaucoup de soignants n’envisagent pas forcément que leur patiente puisse avoir une vie sexuelle avec une autre femme. Lors de la première consultation, le rituel du soignant est d’adresser une série de questions à la patiente sur sa santé sexuelle et ses pratiques. Mais bien souvent, les questions se concentrent sur la contraception. « Il y a peu de situations où ces femmes peuvent parler de leurs relations sexuelles. Les soignants ont une approche hétérocentrée. Ils ont des normes qui excluent des femmes, et contribuent à les laisser dans l’ombre », regrette Cécilia Giles, étudiante sage-femme, qui prépare un mémoire sur les consultations gynécologiques des lesbiennes.

    #lesbiennes #gynécologie #femmes #sexisme_médical

  • Kenya: LGBTI Refugees Detained after Delay of Ruling on Decriminalising Homosexuality

    20 refugees who arrived to Kenya on February 22, the day of an expected land-mark ruling on decriminalising homosexual conduct by the High Court, have been detained and are suffering severe abuse.

    The ruling by the High Court was postponed last minute and the group of refugees who had arrived to escape repression and abuse in other African countries were instead arrested on charges of “creating a public nuisance, trespassing, and defecating in public,” near United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) headquarters in Nairobi.

    Six detainees in the men-only prison identify as trans women. The Washington Post was allowed interviews with five of the detainees who revealed that they were facing sexual abuse and violence from prison guards and other inmates. According to UNHCR spokeswoman Yvonne Ndege, the agency is looking into the allegations and plans to visit the detainees.

    Following attacks on LGBT refugees in December 2018 in the Kakuma camp injuring 20 people UNHCR relocated victims to safe-houses in Nairobi. According to a UNHCR spokeswoman quoted at the time: “the Kakuma context does not provide a safe environment for LGBTI refugees and asylum-seekers.”

    The annual report (https://ilga.org/downloads/ILGA_State_Sponsored_Homophobia_2019_light.pdf) on State Sponsored Homophobia from the International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (ILGA) states on the situation in East Africa: “continued criminalization of private consensual sexual acts between adults of the same sex, as well as the outlawing of diverse gender expressions are indicators of States’ interest to entrench discrimination and violence based on real or perceived sexual orientation and gender identity/expression.”

    https://www.ecre.org/kenya-lgbti-refugees-detained-after-delay-of-ruling-on-decriminalising-homosex
    #Kenya #réfugiés #homosexualité #LGBT

  • TRIBUNE. Non au massacre des LGBTI en Tchétchénie
    https://www.nouvelobs.com/monde/20190320.OBS2152/tribune-non-au-massacre-des-lgbti-en-tchetchenie.html

    C’est en toute impunité que la Tchétchénie perpétue un génocide contre les personnes LGBTI+ avec la complicité de Vladimir Poutine. L’Union européenne doit réagir. Un appel à l’initiative de Place publique.

    Or, depuis 2017, un mécanisme génocidaire à l’encontre des LGBTI+, persécutés pour ce qu’ils sont, est en cours en Tchétchénie. Stigmatisations, délations, persécutions, viols, tortures, exécutions, emprisonnement dans des « camps ». Les nombreux témoignages concordent, c’est bien de façon planifiée et systémique que le pouvoir tchétchène organise ce crime contre l’humanité sous l’œil complice de Moscou et dans une quasi omerta internationale. Ces exactions s’ancrent dans la logique d’un pouvoir pour lequel la violation générale des droits humains est la règle.

    L’ensemble de ces faits a, par ailleurs, donné lieu à une "Plainte pour génocide contre Ramzan Kadyrov" déposée par les associations Mousse, Stop Homophobie, Asso Comité Idaho France, auprès de la Cour Pénale Internationale. Nous reprenons ce mot génocide à escient car il correspond à ce qui est défini à l’article 211-1 du code pénal français en l’étendant à tout “groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire”. Nous regrettons que cela ne soit pas le cas dans la convention de l’ONU de 1948 et estimons que le terme génocide devrait être appliqué également lorsqu’il s’applique aux personnes LGBTI+.