• Raoul Vaneigem – « Nous sommes là où tout commence »
    https://lemediapresse.fr/idees/raoul-vaneigem-nous-sommes-la-ou-tout-commence

    « Je parle de la réalité de toutes les régions de la terre où une insurrection de la vie quotidienne a entrepris de démanteler la dictature du profit ». Dans un texte inédit publié par Le Média Presse, le philosophe Raoul Vaneigem revient sur les enjeux du « processus révolutionnaire » en cours aux quatre coins du globe.

    #Idées #Amérique_Latine #Catalogne #En_lutte_ ! #Gilets_Jaunes #Hong_Kong #Violence_non-violence

  • #Hong_Kong, cinq ans après : parapluies, indigènes et balles réelles
    https://lemediapresse.fr/international/hong-kong-cinq-ans-apres-parapluies-indigenes-et-balles-reelles

    Cinq ans après le mouvement des parapluies, notre journaliste Filippo Ortona retourne à Hong Kong. Le récit d’une lutte de rue, d’un mouvement sans tête et d’un bouleversement militant.

    #International #Chine #En_lutte_ ! #Violence_non-violence

  • Hong Kong Protests: Inside the Chaos - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/international/archive/2019/11/escalating-violence-hong-kong-protests/601804

    Par Zeynep Tufekci

    I chatted with two young women, of the many thousands of people who had shown up, right before the police teargassed the park and arrested many of the candidates, beating them up in the process.

    One of the women who chatted with me had baby-blue drawings of stars and the moon on her fingernails. The other had a fashionable hat that matched the color of her surgical mask, her animated eyes shining in the small opening between them. They didn’t have helmets or goggles, and weren’t carrying backpacks with such gear.

    Aren’t you afraid? I asked, gingerly. “We are afraid,” they quickly admitted. They even giggled, but it got serious quickly. This is our last chance, they said very matter-of-factly. If we stand down, nothing will stand between us and mainland China, they said. They talked about Xinjiang, and what China had done to the Uighur minority. I’ve heard about the fate of the Uighurs from so many protesters over the months. China may have wanted to make an example out of the region, but the lesson Hong Kongers took was in the other direction—resist with all your might, because if you lose once, there will be a catastrophe for your people, and the world will ignore it.

    The two women weren’t sure whether they would win. That’s also something I’ve heard often—these protesters aren’t the most optimistic group. No rose-colored glasses here. “But we cannot give up,” one insisted, “because if we do, there will be no future for us anyway. We might as well go down fighting.”

    One of the young women gave me an umbrella: a tool protesters use to shield themselves from the sun, from CCTV cameras, from overhead helicopters, from the blue water laced with pepper spray and fired from water cannons, from tear-gas canisters. They had noticed I didn’t have one, and were worried for me. They had brought extras to share. “You might need this,” one of them said as she handed it to me, and wished me good luck. And then the clouds of tear gas drifted in our direction, as they so often do in Hong Kong these days, and we scattered.

    #Hong_Kong #Zeynep_Tufekci

  • Hong Kong : « Nous sommes tous au front » - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/11/09/hong-kong-nous-sommes-tous-au-front-frontliner

    La police de #Hong_Kong a annoncé ce samedi avoir arrêté trois parlementaires pro-démocratie et a demandé à quatre autres de se présenter au commissariat pour être placés en état d’arrestation. Tous sont accusés de violences lors d’échauffourées au Conseil législatif en mai dernier, au moment où la dirigeante tentait de faire adopter en urgence une loi autorisant les extraditions vers la #Chine populaire. Depuis, la cheffe de l’exécutif hongkongais a retiré son texte, mais les #manifestations ont continué. La confrontation avec la #police s’est installée dans une violence systématique. David Bartel s’est entretenu avec un « frontliner », parmi ceux qui montent en première ligne au contact direct des forces de l’ordre.

  • #Crises sociales, crises démocratiques, crise du #néolibéralisme
    21 OCTOBRE 2019
    PAR #ROMARIC #GODIN

    Les tensions sociales dans le monde ont un point commun : le rejet des #inégalités et de la perte de contrôle démocratique. Le moteur de la #contestation pourrait bien être la perte de pertinence face aux défis actuels du néolibéralisme, qui aggrave sa propre #crise et ouvre la porte à l’affrontement.

    Les militaires dans les rues de Santiago du #Chili, la place Urquinaona de #Barcelone en flammes, des barricades qui hérissent les rues de #Beyrouth… Pendant que la France politique et médiatique se passionne pour un voile, le monde semble s’embraser. Car ces scènes d’#émeutes violentes qui ont marqué les derniers jours ne sont pas isolées. Elles viennent après des scènes similaires en #Équateur, en #Haïti (où le soulèvement populaire se poursuit), en #Irak, en #Égypte, en #Indonésie, à #Hong_Kong, en #Colombie… Sans compter les mouvements moins récents au Zimbabwe, au Nicaragua, en Roumanie et en Serbie durant l’hiver dernier ou, bien sûr, le mouvement des #gilets_jaunes en France.

    Évidemment, il est possible de ne voir dans tous ces événements que des mouvements locaux répondant à des cas précis : la pauvreté endémique en Haïti, la persistance du militarisme de la droite chilienne, la dollarisation partielle ou totale des économies équatorienne et libanaise, le refus de l’#Espagne de reconnaître l’existence d’une « question catalane » ou encore l’aspiration démocratique de Hong Kong. Toutes ces explications sont justes. Mais sont-elles suffisantes ? Les mouvements sociaux ou démocratiques locaux ont toujours existé, mais qu’on le veuille ou non, la particularité du moment est bien qu’ils surgissent au même moment. Immanquablement, cet aspect contemporain des #révoltes sur les cinq continents amène à penser qu’il existe bien un lien entre elles.

    Le néolibéralisme veut vivre et aggrave sa propre crise

    Ce lien pourrait bien se trouver dans la grande crise dans laquelle le monde est entré en 2007-2008. Au-delà de ce qu’en retiennent la plupart des observateurs, le « grand krach » qui a suivi la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008, cette crise est bien plus profonde et elle s’est poursuivie jusqu’à nos jours. Car ce n’est pas une simple crise financière ou économique, c’est la crise d’un mode de gestion du capitalisme, le néolibéralisme, qui se fonde sur la mise au service du capital de l’État, la financiarisation de l’économie et la marchandisation de la société.

    Comme celle des années 1930 ou 1970, la crise actuelle remet en cause profondément le fonctionnement contemporain du capitalisme. Ces crises sont souvent longues et accompagnées de périodes de troubles. Comme l’a montré l’historien Adam Tooze dans Le Déluge (Les Belles Lettres, 2015), la crise de 1929 n’est pas le début d’une perturbation du capitalisme, laquelle a commencé pendant la Première Guerre mondiale et n’a réellement trouvé son issue qu’après cette Grande Guerre. Quant au néolibéralisme, il ne s’est imposé que dans les années 1990, vingt ans après le début de la crise de l’ancien paradigme.

    Aujourd’hui encore, la crise est longue et s’approfondit à mesure que le néolibéralisme se débat pour ne pas mourir. Or en voulant survivre, il pousse le monde dans l’abîme. Car, certes, le néolibéralisme a survécu au choc de 2008 et il a même pu revenir après 2010 pour proposer comme solutions au monde l’austérité budgétaire et les « réformes structurelles » visant à détruire les protections des travailleurs et des plus fragiles. Mais en cherchant à rester dominant, le néolibéralisme a encore approfondi sa propre crise.

    Le premier salut de ce système économique mondial a été en effet une fuite en avant dans la croissance menée principalement par un régime chinois soucieux de continuer à alimenter la demande occidentale, dont vit son système économique. Et cette fuite en avant s’est traduite par une surproduction industrielle inouïe qui n’est pas pour rien dans la dégradation brutale de la situation climatique actuelle. Quelques chiffres le prouveront aisément. La Chine produit en deux ans plus d’acier que le Royaume-Uni, qui fut longtemps le premier producteur mondial, en 150 ans et plus de ciment que les États-Unis au cours de tout le XXe siècle. Cette stratégie a échoué. Elle a conduit à un ajustement de l’économie chinoise qui a frappé directement ses fournisseurs émergents, du Brésil à l’Argentine en passant par l’Équateur et le Venezuela. Tous ont vu disparaître la manne des matières premières et ont dû ajuster leurs politiques.

    L’autre moteur de la sauvegarde du néolibéralisme a été la politique monétaire conçue comme un moyen d’éviter toute relance budgétaire dans les pays occidentaux, mais qui, en réalité, n’est parvenue à sauver que le secteur financier et les grands groupes multinationaux. Ce plan de sauvetage du néolibéralisme a profondément échoué. La croissance mondiale n’a pas redécollé et la productivité est au plus bas malgré la « révolution technologique ». Le secteur privé investit trop peu et souvent mal. Depuis quelques mois, l’économie mondiale est entrée dans une phase de nouveau ralentissement.

    Dans ces conditions, l’application continuelle des réformes néolibérales pour sauvegarder les marges des entreprises et les revenus des plus riches a eu également un effet aggravant. On l’a vu : les profits sont mal ou peu investis, la productivité ne cesse de ralentir et la richesse à partager est donc moins abondante. Mais puisque, pour réagir à ce ralentissement, on donne encore la priorité aux riches et aux entreprises, donc à ceux qui investissent mal ou peu, alors les inégalités se creusent encore plus. Dans cette logique, dès qu’un ajustement doit avoir lieu, on réclame aux plus modestes une part d’effort plus importante : par une taxe proportionnelle comme celle sur les appels Whatsapp au Liban, par la fin des subventions pour les carburants en Équateur ou en Haïti ou encore par la hausse du prix des transports publics au Chili. Toutes ces mesures touchent de plein fouet les besoins des populations pour travailler et générer des revenus.

    Quand bien même le différentiel de croissance rapprocherait les économies émergentes de celles de pays dits plus avancés et ainsi réduirait les inégalités au niveau mondial, dans tous les pays, les inégalités nationales se creusent plus que jamais. C’était le constat que faisait l’économiste Branko Milanović dans Inégalités Mondiales (2016, traduit par La Découverte en 2018) qui y voyait un retour de la question des classes sociales. C’est donc bien à un retour de la lutte de classes que l’on assiste au niveau mondial.

    Longtemps, on a pensé que la critique du néolibéralisme était un « privilège de riches », réservée aux pays les plus avancés qui ne connaissaient pas les bienfaits de ce système. D’une certaine façon, la hausse des inégalités était le prix à payer pour le développement. Et il fallait l’accepter au nom de ces populations que l’on sortait de la misère. Mais ce discours ne peut plus fonctionner désormais et c’est la nouveauté de la situation actuelle. La contestation atteint les pays émergents. Le coup d’envoi avait été donné dès 2013 au Brésil, juste après le retournement du marché des matières premières, avec un mouvement social inédit contre les mesures de Dilma Rousseff prévoyant une hausse du prix des transports publics. Désormais, la vague s’intensifie et touche des pays qui, comme le Chili, ont longtemps été présentés par les institutions internationales comme des exemples de réussite et de stabilité.

    Dans ces pays émergents, le ressort du néolibéralisme s’est aussi brisé. Son besoin de croissance et de concurrence le mène dans l’impasse : alors que la croissance est moins forte, la réalité des inégalités apparaît tandis que les hausses passées du niveau de vie font perdre de la compétitivité dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Le mirage d’un rattrapage des niveaux de vie avec les pays les plus avancés, la grande promesse néolibérale, disparaît avec les mesures déjà citées. Aucune solution n’est proposée à ces populations autre qu’une nouvelle paupérisation.

    Le retour de la question sociale

    Mais le néolibéralisme n’en a que faire. Enfermé dans sa logique de croissance extractiviste et comptable, il s’accroche à ses fantômes : la « théorie du ruissellement », la courbe de Laffer ou encore le « théorème de Coase » voulant que les questions de justice distributive doivent être séparées de la réalité économique. Il le fait grâce à un autre de ses traits saillants : « l’encadrement » de la démocratie. « L’économique » ne saurait relever du choix démocratique, il doit donc être préservé des « affects » de la foule ou, pour reprendre le mot devenu célèbre d’Emmanuel Macron, de ses « passions tristes ». Mais cet enfermement est de moins en moins possible alors que les inégalités se creusent et que la crise climatique s’exacerbe. Après cinq décennies de démocratie encadrée, les populations réclament que l’on prenne en compte leurs urgences et non plus celles des « marchés » ou des « investisseurs ».

    La crise actuelle du néolibéralisme a donc trois faces : une crise écologique, une crise sociale et une crise démocratique. Le système économique actuel est incapable de répondre à ce qui devient trois exigences profondes. Face à l’urgence écologique, il propose de répondre par les marchés et la répression fiscale de la consommation des plus faibles. Face à l’urgence sociale et démocratique, la réponse est l’indifférence. Car en réalité, répondre à ces demandes supposerait un changement profond de paradigme économique.

    Investir pour le climat supposerait ainsi de réorienter entièrement les investissements et de ne plus fonder l’économie uniquement sur une croissance tirée par les bulles immobilières et financières. Cela supposerait donc une remise à plat complète du système de création monétaire, ce qui est en germe dans le Green New Deal proposé aux États-Unis et qui effraie tant les économistes néolibéraux. Car, dès lors, la transition climatique ne se fera plus contre les classes sociales fragilisées mais avec elles. En assurant une redistribution massive des ressources au détriment des plus riches, on donnera ainsi aux classes les plus modestes les moyens de vivre mieux sans détruire la planète. Enfin, une association plus étroite des populations aux décisions permettrait de contrôler que ces dernières ne se font pas pour l’avantage des plus riches et du capital, mais bien de l’intérêt commun. Or, c’est précisément ce que le néolibéralisme a toujours rejeté : cette capacité de la démocratie à « changer la donne » économique. Précisément ce dont le monde a besoin aujourd’hui.

    Autrement dit : ces trois urgences et ces trois exigences sont profondément liées. Reposer la question sociale, c’est nécessairement aujourd’hui poser une question démocratique et écologique. Mais comme ce changement est profondément rejeté par le néolibéralisme et les États qui sont acquis à sa logique, il ne reste alors que la rue pour exprimer son besoin. C’est ce qui est sur le point de se cristalliser aujourd’hui. Selon les régions, les priorités peuvent être différentes, mais c’est bien un même système qui est remis en cause, ce néolibéralisme global. Au reste, tous les mouvements connaissent une évolution où la question démocratique et sociale se retrouve, parfois avec des préoccupations écologiques conscientes. Partout, donc, la contestation est profonde et touche au système économique, social et politique.

    Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux samedi 19 octobre, on voit des policiers espagnols frappant les manifestants indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone. Sur le mur, un graffiti en catalan se détache : « aço és llutta de classe », « ceci est une lutte de classe ». Derrière la question nationale catalane s’est toujours placée la revendication d’une société plus juste et redistributive. Lorsque frappe la répression, cette réalité reprend le dessus. La volonté de reprendre le contrôle démocratique en Catalogne traduit aussi des priorités sociales et écologiques (un des condamnés par la justice espagnol, Raül Romeva, a été un élu écologiste avant de rejoindre le mouvement indépendantiste).

    En France, le mouvement des gilets jaunes ne s’est pas arrêté à une simple « jacquerie fiscale » et la fin de la hausse de la taxe carbone n’a pas mis fin au mouvement. Ce dernier a remis en cause la pratique démocratique du pays et la politique anti-redistributive du gouvernement et le mouvement a même rejoint les mouvements écologistes, comme l’a montré l’occupation d’Italie 2 début octobre. Les angoisses de « fin du mois » et de « fin du monde » commencent à converger. En Équateur, la situation est assez comparable : la lutte contre la fin des subventions à l’essence a permis de mettre en avant l’ampleur des inégalités touchant les populations autochtones, lesquelles sont depuis des années en révolte contre la logique extractiviste de gouvernements à la recherche de dollars.

    Au Liban, où sept personnes détiennent l’équivalent d’un quart du PIB, le rejet du plan de « réformes » prévoyant taxes pour les plus pauvres et privatisations s’est aussi accompagné d’un rejet du gouvernement qui, pourtant, regroupe l’essentiel des partis du pays. Ce lien entre mouvement social et démocratisation est également évident au Chili. À Hong Kong, la contestation démocratique contre un régime chinois qui cherche à tout prix à cacher la crise de son modèle économique a pris un tournant social évident.

    Cette crise n’est qu’un début. Rien ne permet d’espérer que cette crise néolibérale se règle rapidement, bien au contraire. Aux pressions sociales vont s’ajouter les catastrophes climatiques à répétition, comme celles qu’ont connues les Caraïbes depuis quelques années, qui ne feront que dégrader les conditions sociales. Surtout, les États semblent incapables de trouver d’autres solutions que celles issues du bréviaire néolibéral. Certes, en Équateur ou au Liban, les manifestants ont obtenu satisfaction avec le retrait des projets contestés. Au Liban, une mesure redistributive, une taxe sur les bénéfices bancaires a même été accordée. Mais ces victoires sont fragiles et, comme on l’a vu, elles n’épuisent ni les problèmes sous-jacents, ni les revendications démocratiques.

    Confronté à ce conflit permanent et à la contestation de son efficacité, le néolibéralisme pourrait alors se durcir et se réfugier derrière la « violence légitime » de l’État pour survivre. Comme Emmanuel Macron en France qui justifie toutes les violences policières, Pedro Sánchez en Espagne, qui n’a visité que des policiers blessés à Barcelone ce 21 octobre ou Sebastián Piñera, le président chilien invité du G7 de Biarritz en septembre, qui a fait ses annonces sous le regard de militaires comme jadis Augusto Pinochet… Ce dernier a ouvertement déclaré : « Nous sommes en guerre », à propos des manifestants. La guerre sociale devient donc mondiale et elle implique le néolibéralisme et ses défenseurs contre ses opposants.

    Devant la violence de cette guerre et l’incapacité des gouvernants à dépasser le néolibéralisme, on assisterait alors à une convergence du néolibéralisme, autrement dit de la défense étatique des intérêts du capital, avec les mouvements néofascistes et nationalistes, comme cela est le cas depuis longtemps déjà dans les anciens pays de l’Est ou, plus récemment, dans les pays anglophones, mais aussi désormais en Inde et en Chine. Le besoin de stabilité dont le capital a si impérieusement besoin ne pourrait alors être acquis que par une « militarisation » de la société qui accompagnerait sa marchandisation. Le néolibéralisme a prouvé qu’il n’était pas incompatible avec cette évolution : son laboratoire a été… le Chili de Pinochet, un pays alors verrouillé pour les libertés, mais fort ouvert aux capitaux étrangers. Ce retour de l’histoire pourrait être un présage sinistre qui appelle désormais à une réflexion urgente sur la construction d’une alternative sociale, écologique et démocratique.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/211019/crises-sociales-crises-democratiques-crise-du-neoliberalisme?onglet=full

  • Mei stand with Hong Kong — aris
    https://aris.papatheodorou.net/mei-stand-with-hong-kong

    Par une sorte d’alchimie étrange dont l’époque et l’économie de marché ont le secret, Mei, une « jeune et jolie » héroïne d’un jeu vidéo se transforme en égérie symbolique de la révolte à Hong Kong. Nous sommes dans le virtuel, mais l’histoire et ses enjeux sont bien réels.

    Le gamer hongkongais Chung « Blitzchung » Ng Wai avait appelé dimanche à la libération de Hong Kong au cours d’une retransmission vidéo post-compétition à Taiwan. La société Blizzard a immédiatement suspendu le champion de Hearthstone pour 12 mois et a retenu l’intégralité de ses gains, considérant qu’il avait porté atteinte à la réputation et à l’image de l’entreprise, contrevenant ainsi au règlement de la compétition. Au passage, les deux salariés qui animaient le show vidéo sont licenciés.

    Cette décision brutale de l’un des géants du jeu vidéo, éditeur de très nombreux titres, qui sont autant de gros succès commerciaux (Overwatch, World of Warcraft, Diablo, Heroes of the Storm, Starcraft, Call of Duty), a en fait été plutôt mal prise, et largement critiquée, dans la communauté des gamers. Cela d’autant plus que dans sa communication le studio affirme défendre des valeurs d’ouverture et de liberté.

    #Hong_Kong #StandWithHK #graphisme #jeux_vidéos #game #détournement

  • Une image par jour pour Hong Kong — aris
    https://aris.papatheodorou.net/une-image-par-jour-pour-hong-kong

    J’ai commencé à publié sur mon profil Mastodon une série quotidienne « Une image par jour pour HK ». Le principe est simple : un photo, une illustration, un graphisme (affiche, flyer, mème), et peut-être même une vidéo, sur et autour du mouvement de contestation en cours à Hong Kong. Le choix est subjectif, l’image est tout accompagnée d’un très bref commentaire. Le choix est lui impulsif.

    La première livraison de la série, publié le 5 octobre, a été l’image qui illustre ce billet de blog. Je n’ai pas vraiment réfléchit pour faire ce choix. Cette photo venait d’être diffusée sur un canal sur le service Telegram. J’ai tout de suite trouvé qu’elle racontait beaucoup de cette révolte des antipodes. Elle c’est imposée d’elle même.

    #Hong_Kong #StandWithHK #graphisme #photographie

  • Obstacles to Excellence: Academic Freedom & China’s Quest for World Class Universities

    Obstacles to Excellence is a new report from Scholars at Risk mapping threats to academic freedom that jeopardize China’s higher education ambitions.

    “For decades now, the Chinese government has invested heavily in academic institutions and programs designed to compete with the world’s finest,” says SAR executive director Robert Quinn. “This positive ambition is undermined, however, by state policies and practices that fail to protect academic freedom. This poses grave personal and professional risks for Chinese scholars and students,” as documented in the report, “and serious academic, reputational, and financial risks for foreign academic institutions with partnerships with Chinese counterparts, in China or abroad.”

    Drawing on academic literature, legislative and regulatory texts, media, human rights reports, interviews with Chinese and foreign experts, and data from SAR’s Academic Freedom Monitoring Project, Obstacles to Excellence identifies pressures and threats to academic freedom in China and where China has extraterritorial academic connections, including:

    Systematic and targeted tactics employed by state and university authorities in mainland China to constrict academic activity and to intimidate, silence, and punish outspoken academics and students;
    Heightened pressures on scholars and students in the Tibet, Inner Mongolia, and Xinjiang Uyghur Autonomous Regions including language policies that limit equitable access to higher education, heightened surveillance, and the imprisonment of a growing number of minority scholars and students at so-called “re-education camps;”
    Erosion of university autonomy in Hong Kong and Macau under Beijing’s growing influence over China’s Special Administrative Regions;
    Academic freedom and autonomy challenges facing foreign higher education institutions operating joint ventures with Chinese universities on the mainland;
    Extra-territorial pressures by the Chinese Party-state and supporters, through Confucius Institutes and other activities, to restrict academic inquiry and expression at universities outside China; and
    Vague, unsubstantiated, and overbroad foreign government rhetoric and policies that impede academic inquiry and risk stigmatizing innocent overseas Chinese academics and students.

    As noted in the report, a small but growing number of international universities have responded to academic freedom concerns by scaling back or terminating partnerships with institutions in mainland China and with China-supported institutes on their own campuses. Others have stayed out of the public dialogue. Obstacles to Excellence urges nuanced, public discussion of the issues, with the goal of identifying practices which recognize China’s legitimate higher education ambitions while fully protecting academic freedom.

    “Pressures on academic freedom in China mirror those we see around the world, as documented in our annual Free to Think reports,” says SAR’s advocacy director Clare Robinson. “But given the size of its higher education sector, and China’s important and growing position on the global academic stage, it is more important than ever to discuss the issues raised publicly and to work together to institutionalize policies and practices that safeguard academic freedom and recognize its central role in world-class universities and scholarship.”

    Obstacles to Excellence, available in English and simplified Chinese versions, invites readers to consider these important issues and to discuss them publicly, including at conferences, annual association meetings, and in international partnerships. It includes recommendations for Chinese state authorities, university leadership, and civil society in China aimed at strengthening understanding of and respect for academic freedom. It also urges state authorities, higher education leaders, and civil society outside of China to demonstrate their commitment to academic freedom by supporting at-risk Chinese scholars and students, wherever they may be, and by ensuring that their international partnerships—with Chinese and non-Chinese partners alike—respect academic freedom and other core university values.

    https://www.scholarsatrisk.org/resources/obstacles-to-excellence-academic-freedom-chinas-quest-for-world-clas
    #liberté_académique #Chine #université #rapport #scholars_at_risk #éducation #Tibet #Mongolie #Xinjiang_Uyghur #Macau #Hong_Kong #Confucius_Institutes

    Ce mot d’#excellence qui me dérange beaucoup...

  • Les « suicidés » de Hong Kong sont érigés en martyrs de la cause démocratique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210919/les-suicides-de-hong-kong-sont-eriges-en-martyrs-de-la-cause-democratique

    Le 15 juin dernier à Hong Kong, Marco L., 35 ans, se jetait de l’échafaudage d’un immeuble après avoir déployé une banderole contre le projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine continentale. Depuis, huit autres personnes se sont donné la mort. Elles sont célébrées comme des « héros » par les militants pro-démocratie.

    #Asie #Hong_Kong,_Chine

  • Hong Kong Protesters, Without an Anthem to Sing, Create One Online - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/09/12/world/asia/glory-to-hong-kong-anthem.html

    Written and composed anonymously, then modified in online forums popular with protesters, “Glory to Hong Kong” features the kind of brass-heavy backing and soaring lyricism common to anthems, including the line “May people reign, proud and free, now and ever more.” In a slickly produced video version, an orchestra and choir dressed in protester garb — black shirts, helmets and gas masks — perform through a fog machine, meant to evoke images of tear gas.

    The song’s creation mirrors the broader movement: Largely crowdsourced, but reliant on the expertise of professionals in many fields.

    A composer named Thomas, who has not shared his last name, first posted an instrumental version and lyrics on Aug. 26 to LIHKG, a forum used by protesters, and asked others to record themselves singing it. He collected audio versions via Google Drive, and assembled them together to make it sound as though a choir were singing. He adjusted the lyrics based on suggestions in the forum.

    The song was then uploaded on YouTube on Aug. 31 with English subtitles and rousing scenes from demonstrations, such as crowds parting for an ambulance, a child leading chants and a banner hung on a mountain. The composer recruited video editors and musicians to create new versions.

    #Hong_Kong #Hymne_populaire #Creation_collective

  • En Chine, la fabrique de l’opinion
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060919/en-chine-la-fabrique-de-l-opinion

    Le régime communiste chinois mène une guerre de l’information visant à discréditer le mouvement de protestation à Hong Kong. Cherchant à imposer l’image d’un consensus régnant en Chine sur cette crise, Pékin adopte un discours musclé vis-à-vis des médias étrangers.

    #Asie #Hong_Kong,_médias,_réseaux_sociaux,_Chine

  • #Macron, #Neymar : Carton Rouge
    https://lemediapresse.fr/politique/macron-neymar-carton-rouge

    « Le foot, comme la #Politique, c’est d’abord de la com’. Et tous ceux qui gravitent autour et en tirent bénéfices ont pour ennemis communs les journalistes. Macron, Neymar, même enfumage ». De l’Elysée au Parc des Princes, Denis Robert tente le grand pont.

    #Social #Sport #ADP #BFM #chômage #démocratie #Etat #Football #Gilets_Jaunes #Hong_Kong #Journalisme #Presse #Reworld #sport

  • A Hong Kong, un quart de la population manifeste. Qui sont ces manifestants ?
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220819/hong-kong-un-quart-de-la-population-manifeste-qui-sont-ces-manifestants

    Dimanche dernier, plus de 1,7 million de personnes ont contesté l’autorité de Pékin à Hong Kong. Ils s’apprêtent à récidiver en fin de semaine à l’appel du Front civil des droits de l’homme. La moitié des manifestants se considèrent issus de la classe moyenne et 41% sont issus des classes populaires. « Ils sont loin d’avoir tous 20 ans », constate un retraité manifestant"."

    #Asie #Hong_Kong,_constestation

  • Gens de #Hong_Kong
    http://www.weck.fr/2019/08/20/gens-de-hong-kong

    La foule est tellement importante pour un Occidental, qu’il est un peu difficile de sentir les gens comme des personnes, de ressentir leur individualité en dehors de certains codes vestimentaires que l’on croit pouvoir interpréter. L’image cherche alors à isoler quelques individus pour tenter d’en capter la personnalité. Mais à part la bouffe et le […]

    #Villes_&_Pays

  • Hong Kong protesters challenge surveillance with apps and umbrellas
    https://www.pri.org/stories/2019-08-14/hong-kong-protesters-challenge-surveillance-apps-and-umbrellas

    Interview de Zeynep Tufekci depuis Hong Kong

    China said on Wednesday Hong Kong’s protest movement had reached “near terrorism,” as more street clashes followed ugly scenes a day earlier at the airport where demonstrators set upon two men they suspected of being government sympathizers.

    By nightfall, police and protesters were again clashing on the streets, with riot officers shooting tear gas almost immediately as their response to demonstrators toughened.

    Related: Hong Kong pushes bill allowing extraditions to China despite biggest protest since handover

    Flights resumed at Hong Kong airport, which is one of the world’s busiest, after two days of disruptions. Thousands of protesters have occupied the airport for days, forcing the cancellation of hundreds of departures on Monday and Tuesday.

    Ten weeks of increasingly violent confrontation between police and protesters have plunged the city into its worst crisis since it reverted from British to Chinese rule in 1997.

    Related: I am from Hong Kong, not China

    “We’re deeply sorry about what happened yesterday,” read a banner held up by a group of a few dozen demonstrators in the airport arrivals hall in the morning. “We were desperate and we made imperfect decisions. Please accept our apologies,” the banner said.

    They also showed little sign of relenting in their protests, which began in opposition to a now-suspended bill that would have allowed the extradition of suspects for trial in mainland China, but have swelled into wider calls for democracy.

    Zeynep Tufekci, a professor who researches the intersection of technology and society at the University of North Carolina at Chapel Hill, witnessed some of the violence in Hong Kong and spoke with The World’s Marco Werman about the future of the protest movement, its pitfalls, and role of social media in their quest for democracy.

    Marco Werman: Is what you saw suggesting emerging divisions in the ranks of the protesters?

    Zeynep Tufekci: I don’t think so — if anything, today they’ve issued an apology. They had a lot of discussions in their forums ... This is a bunch of very young people. Most of them haven’t slept [for five days] — they’re at the airport trying to get heard. It feels like a hopeless thing; it was a very high stress situation, and today, there’s a lot of soul searching. As in, how did we get to this point?

    Is there also fear?

    There is a lot of fear because they feel a lot of the ones I talk to, feel like the world doesn’t care about them — China’s too important. And a bunch of young people trying to keep democratic rights or demands feel like they’re being treated like a nuisance by the world. So they feel — from what I can see — that it’s quite futile, but they’re just going to go down the best they can and try.

    You study how social media is used politically, even in revolutionary movements. Now the Chinese mainland is hailing the two men who were beat up at the airport as heroes. China is talking about acts of terror in Hong Kong. How does this face-off look on social media?

    Obviously what happened was terrible, but what I’m seeing is a lot of efforts that are out to discredit the whole demand — the demands being quite reasonable.

    The demands of the Hong Kong protesters?

    There’s universal suffrage, independent inquiry, and releasing arrested protesters — you know, super basic demands, and now there’s a huge social media campaign to use that incident to portray the whole movement as just “terrorists” and violent. So ... the information sphere is where the battle is. Because if you’re just turning on TV and you’re in mainland China and you just see this — it’s [just] a couple of clips from an hourlong incident, and you don’t really get the rest of the context ... because that’s censored — you might feel justified by the harsh steps that China mainland might decide to take. And also the world might feel like, ’Oh, look, this is just another violent movement,’ which isn’t a correct characterization.

    How were the Hong Kong protesters using social media themselves in these demonstrations? Do you think it’s unique? Or does it pick up threads from other movements that you followed?

    It’s pretty amazing what’s going on in Hong Kong in terms of the use of the internet. Unlike the Arab Spring countries that I’ve also studied, where there was some very efficient use of digital technologies, Hong Kong is a super high-tech place. The internet works very well and very fast, everybody’s digitally literate and otherwise literate, [there is a] very high education [level]. They have lots of phones and they’re using forums. They have their own forums and they’re using Telegram as a place where they hold a lot of these discussions. In fact, apologies for yesterday’s incident came out of these forums there — the soul searching, and ’we shouldn’t ever let this happen again’ came out of these forums. So I don’t really know how it will play out, but everybody’s so digitally adept. The way they swarm and make decisions online and the way they swarm offline and go from place to place is a very 21st-century movement. Ironically, they’re making demands for things a lot of people [wanted] in the 19th century — just universal suffrage. So there is a very stark contrast with the high-tech high functioning society, which doesn’t even have some of the basic rights that are almost universal in many countries.

    Well, mainland China is also digitally adept: it’s at the forefront of surveillance technology. I’m curious just how protesters in Hong Kong are dealing with that?

    There are a couple of things that they’re dealing with in terms of surveillance technology: Obviously, the phones are tracked and they’re aware of it. Some of them have multiple phones and some of them turn off their phones. They wear a lot of masks and [they use] umbrellas to block CCTV when they get off at a subway station: The first one jumps out and opens umbrellas covering all the visibly closed circuit CCTVs. And then when they want to make decisions, they open their umbrellas and huddle under it. It’s not fully protective against surveillance, but just like many other ... surveilled [people], when I asked them if they were worried about surveillance, they usually say, “There’s so many of us. There’s hundreds of thousands of us in the streets.” And that’s probably their only real protection. I don’t think they can [remain undetected] even with their umbrellas and cool tactics. I don’t think they can avoid the surveillance, so they’re just counting on the fact that they probably cannot jail that many of them all at once.

    Do you think that’s a fair piece of insurance?

    As long as they’re protected by the society, probably. But if there’s some sort of compromise in which the Hongkongers — the well-off middle classes and the financial centers — decide that they’re just going to give in to authoritarianism in return for just having business as usual ... it might not be. And a lot of the ones I talked to, they don’t have, of course, any memory of Tiananmen, they’re just way too young for that. But they heard from their elders about how people fled to Hong Kong after that. And elsewhere too. And a lot of them are like, ’Is there a place in this country for us? Is there a place in the world for us?’ Because, as I said, they’re highly educated — they’re literate, and some are wondering if they should even try to save their own country if it’s going to be futile, and [if they] should just try to emigrate. So I think that’s sort of the reality — they cannot truly escape the surveillance that mainland China can bring to this city. And they also probably cannot escape the consequences. So here we are.

    #Zeynep_Tufekci #Hong_Kong

  • #Hong_Kong #4
    http://www.weck.fr/2019/08/15/hong-kong-4

    Nouveau écrasant tout ou vieux monde encore présent ? Disparition prochaine des restes du passé ou futilité de la modernité promise, elle aussi, à vieillir et sans doute même plus vite que l’ancien ? C’est dans tous les interstices que vient se loger la vie grouillante. Petit hôtel religieux dans l’entrée des plus grandes banques, […]

    #Villes_&_Pays

  • #Hong_Kong #3
    http://www.weck.fr/2019/08/14/hong-kong-3

    Ici, tout est commerce. C’est même une religion. Mais si on veut manger, dormir, garder les enfants… on le fait dans la boutique, le stand, l’échoppe… Dedans, dehors, les boutiques sont ouvertes sur la rue. Les cuisines sont à la place des vitrines et l’on reste sur le trottoir pour commander ou déguster. C’est un […]

    #Villes_&_Pays

  • #Hong_Kong #2
    http://www.weck.fr/2019/08/14/hong-kong-2

    La ville ne s’arrête jamais. De jour comme de nuit les gens circulent à pieds ou en transport en commun ou en taxis. Et forcément, comme nous ne comprenons pas la langue, il ne nous reste que les besoins fondamentaux humains pour nous rapprocher : commercer et manger. À toutes heures, il est possible de […]

    #Villes_&_Pays

  • A Hong Kong, l’opposition au gouvernement pro-Pékin remporte une première victoire
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150619/hong-kong-l-opposition-au-gouvernement-pro-pekin-remporte-une-premiere-vic

    Alors que les manifestations massives ne cessaient de croître, et que les violences policières laissaient craindre une radicalisation du mouvement, la cheffe de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a finalement choisi samedi de retirer le texte de loi autorisant les extraditions vers la Chine. Mais la renaissance du mouvement civique hongkongais pourrait se prolonger.

    #Reportage #Hong_Kong,_Chine,_Pékin,_Carrie_Lam

  • Why Hong Kong cannot copy Singapore’s approach to public housing | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/society/article/3008807/why-hong-kong-cannot-copy-singapores-approach-public-housing


    Le peinurie de logements sociaux à Hong Kong est le fruit de la version néolibérale du colonialisme. L’état de Singapour a resolu le problème en imposant l’achat d’appartements sociaux et en confisquant contre dédommagement des territoires privés.

    The technocratic, highly autonomous and competent Singaporean state took on the role of providing affordable housing on a near universal basis, subsidising home ownership for the vast majority. The development of public housing was effectively land reform and wealth redistribution on a scale unimaginable today in neoliberal Hong Kong, despite the superficial similarities in this sphere between the two cities.

    The state’s autonomy meant it was not subordinate to, or captured by, the interests of social groups, from big business and labour to landowners, property developers or finance. This is not to say the government rode roughshod over these groups, but it did mean it could plan and make decisions for the long-term good of the country, without having to cater too much to well-organised interests. Most citizens accepted this setup as they could see improvements all around, not least in their housing conditions.

    But to tackle the problem comprehensively, the HDB took on responsibility for all aspects of housing, including planning, development, design, building and maintenance. The initial priority was to create properly planned population centres outside the city centre but within easy reach. Between 1960 and 1965, the HDB surpassed its target by building more than 50,000 flats. HDB estates were later also developed with other considerations in mind, such as state industrialisation objectives, the avoidance of ethnic enclaves, and asset inflation.

    On the issue of land, ensuring there was enough for public housing meant repealing the 1920 Land Acquisition Ordinance and enacting the Land Acquisition Act (LAA) in 1966. This allowed the state to acquire land for any public purpose or work of public benefit, or for any residential, commercial, or industrial purpose. A subsequent amendment to the LAA in 1973 allowed officials to acquire private land in exchange for compensation below market value. The acquisitions were seldom challenged in the courts.

    Such draconian rules greatly facilitated housing and industrialisation programmes. State ownership of land rose from 31 per cent in 1949 to 44 per cent in 1960, and 76 per cent by 1985. Land reclamation did play a part in this change, along with the transfer of British military space. But to ensure a perpetual supply, Lee’s government also passed legislation to ensure the leases on state-owned land would not exceed 99 years.

    These methods are unthinkable in contemporary Hong Kong. While legally possible, the compulsory acquisition of private land for public housing is rare and generally eschewed. Although Hong Kong law allows the Land Development Corporation (LDC) to take space away from private owners at market prices, the efficacy of this law is limited. The LDC has to demonstrate there is no “undue detriment” to the interests of landowners, which is often difficult.

    Land reform almost always requires landowners’ interests be subordinate to those of the state, and especially those of the landless. This is not the case in Hong Kong.

    Lastly, to ensure the affordability of public housing, the Singapore government designed its policies to explicitly favour home ownership. The units set aside for this purpose were initially priced such that buying was a more attractive option than renting HDB homes.

    In 1968 the Singapore government went further. It increased the amount of money Singaporeans had to contribute to the Central Provident Fund (CPF) so that citizens could then use these savings to finance home purchases. The CPF was established in 1955 as a pension plan, with employees putting in 5 per cent of their monthly salary.

    The revamped CPF required monthly contributions of 6 per cent from the employee, and 6 per cent from employers. By 1990 the rates had risen to 16 per cent and 24 per cent, respectively. This demanded sacrifice on the part of citizens since it ate into their daily spending.

    Such stringent mandatory savings plans would be unlikely to garner much support in Hong Kong. Many would perceive them as paternalistic and would not accept the lower take-home pay they entail.

    In 2017, two decades after Hong Kong’s return to Chinese sovereignty, only about 36 per cent of households were in public housing and 49 per cent owned their homes.

    Unlike Singapore, where financing is facilitated by affordable public housing prices and CPF savings, ownership of public flats in Hong Kong is not supported by government policy to the same degree. A successful applicant for a flat in Hong Kong under the Home Ownership Scheme does not own the property until he or she pays a land premium determined by the market value. On acquiring the flat, the applicant pays to the government only the cost of its construction.

    Neither Singapore’s past experience nor its present circumstances suggest it should be a model for Hong Kong. While the public housing programme was hugely successful in its first 50 years, some Singaporeans now raise questions about the long-term viability of a policy based (implicitly at least) on perpetually rising flat values. Having put much of their CPF savings into securing a home, many Singaporeans today are worried about the prospect of declining values on their ageing HDB properties.

    Given how unique and context-specific Singapore’s success in public housing was, it is questionable whether it can be grafted onto contemporary Hong Kong’s context – unless its society and politics were to mimic Singapore’s, and how likely or desirable is that for Hong Kong? ■

    Lee Hsin is a PhD student at the Lee Kuan Yew School of Public Policy at the National University of Singapore. Donald Low is a senior lecturer and professor of practice in public policy at the Hong Kong University of Science and Technology, and is director of its Leadership and Public Policy Programme

    #Hong_Kong #Chine #Singapour #logement #immobilier #capitalisme