• [Info « Splann ! »] Le projet de nouvel #hôpital de Saint-Malo remis en question par un important #déficit et 12 millions d’euros de dettes
    https://splann.org/hopital-saint-malo-dettes

    Le projet de #nouvel_hôpital du Groupement hospitalier Rance Émeraude, regroupant Saint-Malo et #dinan, bat de l’aile. Selon des documents obtenus par « Splann ! », l’établissement se trouve face à un important déficit et à 12 millions d’euros de dettes envers ses fournisseurs. Une situation financière catastrophique qui rend tout emprunt, visant à financer les travaux, impossible. L’article [Info « Splann ! »] Le projet de nouvel hôpital de Saint-Malo remis en question par un important déficit et 12 millions d’euros de dettes est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Santé_publique #GHRE #saint_malo

  • À l’hôpital, la chasse aux couvre-chefs des femmes perçues comme musulmanes s’intensifie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081225/l-hopital-la-chasse-aux-couvre-chefs-des-femmes-percues-comme-musulmanes-s

    Majdouline va déposer dans les prochains jours un recours devant le tribunal administratif. Et c’est sur cette jurisprudence du Conseil d’État que son avocat, Lionel Crusoé, va s’appuyer.

    Quelle perte de temps et d’énergie ! Perdre du personnel là-dessus, c’est complètement délirant.

    Georges, médecin à la Pitié-Salpêtrière

    « Cette chasse aux couvre-chefs des femmes ressemble à une chasse aux sorcières : parce qu’elles ont tel trait physique, on veut donner un sens à cet accessoire, dénonce-t-il. La logique de neutralité du service public interdit à l’agent de faire du prosélytisme ou d’accorder un traitement différent en se fondant sur ses convictions religieuses. Le fait qu’un soignant porte un couvre-chef discret ne renvoie pas forcément, aux yeux des patients, à des convictions religieuses. »

    #racisme #hopital_public #discrimination #fachos_partout

  • À l’hôpital, la chasse aux couvre-chefs des femmes perçues comme musulmanes s’intensifie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081225/l-hopital-la-chasse-aux-couvre-chefs-des-femmes-percues-comme-musulmanes-s

    Une infirmière vient d’être licenciée des Hôpitaux de Paris après un an de réprimandes sur son refus de retirer le bonnet qu’elle porte sur la tête. Une injonction qui se généralise, au nom de la laïcité ou de l’hygiène, provoquant la détresse de nombreuses soignantes musulmanes ou perçues comme telles.

    Sept années après avoir débuté son métier d’infirmière à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Majdouline B. a été renvoyée et radiée de la fonction publique. Celle qui, à plusieurs reprises, a été décrite par sa hiérarchie comme « très appréciée de ses collègues, des médecins, mais aussi de l’encadrement », « à l’écoute » et « soucieuse de la prise en charge des patients » n’est donc plus fonctionnaire depuis le 10 novembre 2025.

    L’arrêté a été signé de la main de la directrice du groupe hospitalier Sorbonne-Université de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe trente-huit établissements publics de santé.

    La raison du renvoi tient à un bout de tissu : le calot, ce petit bonnet d’ordinaire porté au bloc chirurgical ou en réanimation, qui s’achète sur des sites spécialisés dans les tenues hospitalières, dans une multitude de couleurs et de motifs. Majdouline le porte au quotidien depuis son embauche en 2018 sans avoir reçu ni remarque ni critique. Jusqu’à ce que tout bascule en décembre 2024.

    [...]

    Toujours dans un hôpital de l’AP-HP, une jeune chirurgienne, Myriam*, est elle aussi rappelée à l’ordre par sa hiérarchie. [...] Ce strict respect des règles, tout à coup, lui paraît à géométrie variable. « J’ai toujours travaillé beaucoup plus que le temps réglementaire. Ça n’a jamais posé de problèmes à personne. » Elle raconte aussi que certaines fêtes religieuses chrétiennes font partie de la vie des services : « À Noël, il y a des sapins, on mange une bûche, des chocolats. La galette des rois est systématique. »

    « En réalité, poursuit-elle, on me soupçonne en raison de mon nom, de ma tête. C’est de la discrimination. » Une de ses collègues médecins témoigne en soutien de Myriam : « Cela fait des années que j’exerce à l’hôpital, et jamais personne ne m’a reprise sur mon port de la charlotte en dehors du bloc, ce qui m’arrive souvent. On ne me dit rien parce que je ne suis pas perçue comme une femme musulmane. » Comme Majdouline, Myriam ira jusqu’au bout : « S’ils m’excluent, ils auront perdu une chirurgienne. Je trouverai du travail ailleurs. Avant, je voulais travailler pour l’hôpital public. »

    [...]

    « Les conseils de discipline, c’est quand on fait de vraies erreurs, c’est très grave !, se désole Majdouline. Je leur ai dit que j’avais l’impression d’être devant un tribunal, qu’ils me mettaient au même niveau que des gens qui tuent des patients. Alors que je suis une très bonne infirmière, je le sais. » Contactée, l’AP-HP confirme que le conseil de discipline, « qui ne se prononce que sur les manquements les plus graves », n’a, à part pour Majdouline, « été saisi qu’une seule fois depuis juin 2023 » sur le sujet de la laïcité.

    #discrimination #islamophobie

  • [Émission en direct] #hôpital : destruction programmée, retour sur l’enquête avec Caroline Trouillet et Raphaël da Silva, ce mardi 28 octobre, à 20 h
    https://splann.org/emission-direct-enquete-hopital

    Caroline Trouillet et Raphaël da Silva seront en direct, ce mardi 28 octobre, à 20 h, pour présenter l’enquête au long cours qu’ils cosignent avec Isabelle Jarjaille au sujet de la destruction de l’hôpital public en Bretagne. Une émission à suivre via notre chaîne YouTube. L’article [Émission en direct] Hôpital : destruction programmée, retour sur l’enquête avec Caroline Trouillet et Raphaël da Silva, ce mardi 28 octobre, à 20 h est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #santé #service_public

  • Au #Maroc, deux personnes abattues près d’Agadir au cours des #manifestations de la Gen Z
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/02/maroc-manifestations-autorisees-pour-la-premiere-fois-dans-plusieurs-villes-

    Le royaume fait face à une vague inédite de mobilisation d’une partie de la jeunesse, depuis le 27 septembre, à l’appel du collectif Gen Z 212. D’après les autorités, les deux personnes tuées tentaient de « prendre d’assaut » une brigade de gendarmerie.

    Il s’agit de l’incident le plus grave depuis le début des protestations impulsées, samedi 27 septembre, par un collectif de jeunes baptisé Gen Z 212, pour réclamer de meilleurs systèmes éducatif et de santé. Pour la première fois, les manifestations avaient été autorisées . Elles ont rassemblé des centaines de personnes à Casablanca, Tanger ou Tétouan, avec les slogans : « Le peuple veut la chute de la corruption » et « Liberté, dignité et justice sociale ». Les protestataires à Casablanca ont également demandé le « départ » du chef du gouvernement Aziz Akhannouch.

    Mardi soir, des manifestations non autorisées avaient déjà donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre dans des villes comme Oujda et Inezgane, en banlieue d’Agadir. A la suite de ces violences, qui ont fait près de 300 blessés, en majorité dans les rangs des forces de l’ordre, plus de 400 personnes ont été interpellées, a indiqué Rachid El Khalfi, porte-parole du ministère de l’intérieur.
    Il a précisé que plus de 140 véhicules de la police et 20 voitures de particuliers avaient été incendiés et que les manifestants ont également pris d’assaut des administrations, des agences bancaires et des commerces, notamment à Inezgane et Oujda.

    (interdire systématiquement les manifs ne permet pas de s’entrainer au MDO, le résultat est cuisant)
    https://seenthis.net/messages/1137921#message1137940

    • Au Maroc, les manifestants appellent à la démission du premier ministre
      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/10/02/au-maroc-les-manifestants-appellent-a-la-demission-du-premier-ministre_66440

      Cette version [selon laquelle ces deux morts résulteraient de tirs policiers en état de légitime défense] est en partie démentie par un représentant local du collectif Gen Z 212, à l’origine de la mobilisation. Il affirme que des manifestants, échaudés par la répression des forces de l’ordre, se seraient effectivement rendus devant la brigade, cible de nombreux jets de projectiles, mais sans chercher à y pénétrer par la force.

      Jeudi, peu après minuit, le collectif #Gen_Z_212 s’est exprimé, sur le réseau social Discord, parlant d’une « génération entière, épuisée par des années d’attente et rongée par la frustration ». « Nous avons presque [wtf] totalement perdu confiance dans les gouvernements successifs. Cette perte n’est pas passagère, mais plutôt le résultat d’une longue accumulation de promesses non tenues, qui ont affaibli dangereusement la confiance dans les institutions officielles », ajoutait le mouvement, qui dit maintenir ses revendications : « Le droit à la liberté d’expression et une réforme radicale des secteurs de la santé et de l’éducation. »

      La pression s’accentue sur le gouvernement, qui se dit ouvert au dialogue avec les manifestants, mais qui n’a pas apporté de réponses urgentes à leurs doléances. A Casablanca, principale ville du Maroc, des centaines de protestataires marchaient, mercredi, dans le quartier de Sidi Bernoussi, aux cris de « Akhannouch dégage ! . Aziz Akhannouch, le chef de l’exécutif [un milliardaire qui a fait fortune dans les hydrocarbures], concentre toutes les critiques en raison de son bilan jugé « insuffisant » par les protestataires et les partis d’opposition, au terme de quatre ans de mandature.

      Le ras-le-bol culmine face au #chômage, en baisse mais qui frôle toujours les 13 %, et à la corruption persistante, alors que le gouvernement, composé de nombreux hommes d’affaires, dont Aziz Akhannouch lui-même, est associé par une large part de la population à la rente et à la prédation. Une source sécuritaire, citée par Jeune Afrique, affirmait mercredi que « ce gouvernement ne prend pas ses responsabilités et nous laisse seuls en première ligne face à la rue. Le strict minimum serait que les ministres de la santé et de l’éducation soient limogés »_
      .
      Un limogeage, « le seul levier »

      Parmi les ministres en poste, une seule voix a fait acte de contrition, un exercice avec lequel le gouvernement n’est pas familier. « Nous n’avons pas réussi. Si nous avions réussi, nous n’entendrions pas ces voix aujourd’hui dans la rue et sur les réseaux sociaux, et cette colère ne perdurerait pas », a déclaré la ministre de l’habitat, Fatima Zahra Mansouri, également maire de Marrakech, lors d’une réunion de sa formation, le Parti authenticité et modernité, mardi.

      L’hypothèse d’une démission du patron de l’exécutif est à présent sur toutes les lèvres. « Réformer la santé et l’éducation prendra des années, un limogeage d’[Aziz] Akhannouch est le seul levier dont dispose le Palais pour répondre dans l’immédiat aux demandes des manifestants », assure, sous couvert d’anonymat, un homme d’affaires de Casablanca. Le collectif Gen Z 212 se voulant apolitique, partis et syndicats n’ont guère de prise sur lui, ce qui rend plus étroite la marge de manœuvre pour parvenir à apaiser un mouvement dont la mobilisation ne faiblit pas.
      Un signe du plus haut sommet de l’Etat se fait donc attendre, alors que les activités officielles de la famille royale se poursuivaient ces derniers jours. (...)

      Au Maroc, la pression s’accentue sur le gouvernement alors que les manifestations ont connu leurs premières violences
      https://www.jeuneafrique.com/1726525/politique/au-maroc-la-pression-saccentue-sur-le-gouvernement-alors-que-les-manif

      La police marocaine indique que beaucoup des jeunes interpelés ont entre 15 et 20 ans et n’appartiennent pas à la fameuse « Génération Z » qui donne son nom au mouvement mais à la suivante, baptisée Génération Alpha.

      [...]
      Le mouvement gagne aussi en popularité auprès des Marocains de la diaspora, qui s’expriment de plus en plus massivement sur le sujet. Plusieurs footballeurs évoluant ou ayant évolué en équipe nationale – Sofyan Amrabat, Bilal El Khannouss, Nayef Aguerd, Yassine Bounou, Mohamed Chib, Azeddine Ounahi, Abdelhamid Sabir, Hakim Ziyech – ont affiché publiquement, ces dernières heures, leur solidarité avec le mouvement.

      https://justpaste.it/c52pg

      Un gouvernement d’hommes d’affaires, c’est rétro, ils ont pas appris les allers-et-retours du pantouflage et les renvois d’ascenseur. Une authentique modernisation se répare (un gouvernement de technocrates ?).

      [Publié le 23 septembre] Au Maroc, des morts suspectes à l’hôpital public d’Agadir symbolisent un pays à deux vitesses
      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/09/23/au-maroc-des-morts-suspectes-a-l-hopital-public-d-agadir-symbolisent-un-pays

      Des #manifestations ont secoué la ville d’un demi-million d’habitants pour dénoncer la situation catastrophique du système de santé public, tandis que des milliards sont dépensés pour le développement économique.


      Une capture d’écran d’une vidéo sur le réseau social TikTok montre des manifestants devant l’hôpital Hassan-II, à Agadir (Maroc), en septembre 2025. ABDE.RA7M/TIKTOK

      Jeudi 18 septembre, le roi Mohammed VI inaugurait de nouvelles installations dans le port de Casablanca. Les images télévisées ce jour-là montrent le souverain traversant la ville en Mercedes sous escorte policière, puis foulant un tapis rouge au son d’une fanfare militaire. Réunis pour l’occasion, des employés du complexe portuaire l’applaudissent, tandis que des ministres et de hauts responsables se courbent l’un après l’autre à son passage pour lui embrasser la main, l’épaule ou le bras, avant que le monarque n’entame l’objet de sa visite : inspecter pour 5 milliards de dirhams (environ 470 millions d’euros) de chantiers « visant à conforter le rayonnement économique et touristique de la métropole », selon la première chaîne, Al-Aoula.

      Le contraste est saisissant entre cette séquence, officiellement un symbole de « la dynamique de développement du Maroc », et l’ambiance qui dominait la veille à Agadir [dont maire n’est autre, depuis 2021, que le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch], à cinq heures de route au sud. Dépêché à l’#hôpital public Hassan-II après la mort suspecte de huit femmes, le ministre de la santé, Amine Tahraoui, y annonçait le limogeage de son directeur et de plusieurs cadres régionaux. Ce qui s’apparente à un scandale sanitaire – les patientes sont mortes en l’espace d’une semaine après avoir accouché par césarienne – a provoqué un tollé au niveau local, où des manifestations se sont tenues devant l’hôpital, l’onde de choc s’étant propagée dans tout le royaume.

      [...]

      Cette réalité – un pays émergent engagé dans une course à la modernité, mais dont le système hospitalier est digne d’une nation « sous-développée », aux dires d’une médecin de Casablanca – est connue de tous les Marocains. C’est la principale raison avancée par nombre de ceux résidant à l’étranger pour justifier leur refus de (re)venir s’installer au Maroc. L’hôpital en question, pourtant la principale structure de soins d’Agadir, est décrit de longue date comme une « morgue » et les témoignages à son sujet font froid dans le dos. Des patients se plaignent d’avoir été traités « comme du bétail », d’autres affirment avoir été contraints de fournir draps et oreillers, parfois même les flacons destinés aux prises de sang. Le sous-effectif et le sous-équipement y sont patents, l’insalubrité chronique. Durant les six premiers mois de l’année, son seul service des urgences a reçu 63 000 personnes, à peine deux fois moins que le CHU Ibn Sina de Rabat, le plus grand du Maroc, qui dispose de quatre fois plus de lits. Pour l’établissement d’Agadir, à la capacité d’accueil presque inchangée depuis son ouverture dans les années 1960, la pression est insoutenable.

      L’inquiétude des Marocains n’est pas nouvelle – l’accès aux soins était une revendication des manifestants du Rif lors du mouvement de protestation qui traversa la région entre 2016 et 2017 (...)

      https://justpaste.it/8xodk

  • « Splann ! » confronté au manque de #transparence et à la rétention d’information de certains hôpitaux
    https://splann.org/enquete-hopital-transparence-documents-administratifs

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    #La_vie_de_« Splann !_ » #Libertés_et_droits_humains #Santé_publique #droit_d'informer #hôpital

  • Splann ! confronté au manque de #transparence et à la rétention d’information de certains hôpitaux
    https://splann.org/splann-confronte-au-manque-de-transparence-et-a-la-retention-dinformation-de

    Alors que les derniers volets de notre enquête sur le système de santé breton n’étaient pas encore publiés, trois centres hospitaliers nous réclamaient 5.500 euros. La raison invoquée : avoir demandé l’accès à des documents d’intérêt général, concernant la gouvernance des hôpitaux public. Une entrave au droit d’informer qui mérite quelques explications. C’est une bataille […] L’article Splann ! confronté au manque de transparence et à la rétention d’information de certains hôpitaux est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #Libertés_et_droits_humains #Santé_publique #droit_d'informer #hôpital

  • L’hôpital s’effondre et les pouvoirs publics regardent ailleurs, suite de notre grande enquête en Bretagne
    https://splann.org/enquete-hopital-bretagne-effondrement

    En Bretagne aussi, le « droit à la santé pour tous » est en soins palliatifs. C’est le constat amer des trois nouveaux volets de notre grande enquête sur la lente agonie hospitalière. Où les tableurs Excel, les consultants privés, la tarification à l’acte et les médecins « intérimaires » ont pris le pas sur une démarche de soins, à la fois respectueuse des patients et des personnels de santé. L’article L’hôpital s’effondre et les pouvoirs publics regardent ailleurs, suite de notre grande enquête en Bretagne est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Santé_publique #hôpital #santé #service_public

  • Visualised : Europe’s population crisis

    Anti-immigration politics is on the rise across Europe. France’s National Rally and Germany’s Alternative für Deutschland (AfD) each have significant representation in their country’s legislatures, meanwhile the UK’s Reform party is topping the polls.

    But the rise of the far-right could speed up the population decline of Europe, projections show, creating economic shocks including slower growth and soaring costs from pensions and elderly care.

    Those wanting to shut Europe’s borders must contend with a stark demographic reality: the continent’s native population is expected to fall sharply over the next century in an era of low birth rates.

    Experts warn that European societies will age more quickly without immigration, bringing forward a host of economic challenges as workforces shrink and care burdens grow.

    “Most politicians on the centre-left and centre-right recognise that immigration is needed to ease demographic pressures,” said John Springford, an associate fellow at the Centre for European Reform thinktank. “They have sought to focus on tougher – and often inhumane – asylum rules in the hope that stricter border enforcement will provide political cover for higher regular immigration.

    “But radical right parties are increasingly challenging the mainstream consensus. Those countries that manage to hold the line against demands to cut working-age immigration will be in a stronger position economically in the long run.”

    The latest projections produced by Eurostat, the EU’s official statistics agency, suggest that the bloc’s population will be 6% smaller by 2100 based on current trends – falling to 419 million, from 447 million today.

    But that decline pales in comparison with Eurostat’s scenario without immigration. The agency projects a population decline of more than a third, to 295 million by 2100, when it excludes immigration from its modelling.

    Eurostat’s baseline projections assume countries will maintain their average net migration levels from the past 20 years, but the Guardian has examined figures also published by the agency with this assumption left out.

    Likewise, the UK’s Office for National Statistics publishes population projections that include a zero net migration scenario.

    Italy, France and Germany, where anti-immigration politicians have recently made inroads, would face big population declines in a zero-immigration scenario.

    Italy’s prime minister, Giorgia Meloni, has made cracking down on migration a priority in her first term, but her country has one of the lowest fertility rates in Europe and its population would more than halve by the end of the century under zero immigration.

    In Germany, where the anti-immigration AfD came second in this year’s federal election, the population could shrink from 83 million to 53 million over the next 80 years if its borders were completely closed.

    And in France, where the National Rally won the first round of legislative elections last summer after campaigning for restrictions on incoming people, a zero-immigration scenario would mean a population fall from 68 million to 59 million.

    Only a handful of EU states would notice little difference from closed borders: Romania, Latvia and Lithuania, all countries that have experienced a net outflow of people.

    Instead, in most of Europe, populations would not only shrink in the absence of current immigration levels, but also become older as the number of working-age people fall relative to elderly people.

    Today, 21% of the EU population is aged 65 or over. In Eurostat’s baseline scenario, this proportion will rise to 32% by 2100, but in the agency’s zero-immigration scenario, it will increase further, to 36%.

    Those studying Europe’s changing age pyramid say this will put countries under increasing economic pressure.

    “The main consequences will be slower growth because the labour force will shrink, and higher tax burdens, because pension spending and the demand for health and elderly care will rise,” said Springford.

    Indeed, much of the EU is already seeing this, with tax burdens – as expressed through tax revenue as a percentage of GDP – climbing in counties such as France, Italy, Germany and Spain in recent decades.

    The health and social care industries will become increasingly important for managing an ageing Europe, and many health systems in the EU are already dependent on immigrant doctors or nurses.

    “More people are going to require care, though that does depend on how healthy people are in old age, and how much care they need,” said Alan Manning, a professor of economics at the London School of Economics.

    “You also have the other side of the equation that because of fewer children, because of low fertility rates, you need fewer people in education and childcare. So what we need to be doing, in some sense, is redistributing people who were caring for children to caring for old people.”

    At the same time, experts stress that immigration is not a silver bullet for Europe’s demographic challenges, instead suggesting it is one of many solutions, or at least a way to ease the transition to an older society.

    “Increasing immigration levels will not solve these demographic problems on their own – the levels required to do so would be very large, and there are only so many migrants who are willing to move,” said Springford.

    “But they would help, as would raising employment rates of working-age people, pushing back the age of retirement, reforming pensions and shifting the burden of taxation from labour income to wealth, especially property.”

    Manning added: “For immigration to help, it’s got to be that immigrants are actually in work, and many European countries have quite low employment rates among a lot of immigrants. So you can’t take that as a given. If you had an immigrant who came in and didn’t work and then needed support, for welfare, that wouldn’t make things better, that would make things worse. So it’s really important that they’re going to be in work, and that has been problematic in some cases.”

    Within national borders, rural areas will bear the brunt of the EU’s coming population decline. Over the next 80 years, more villages could suffer the same fate as Camini in southern Italy.

    The village is one of many in the Calabria region where the population declined sharply later in the 20th century as younger residents moved elsewhere for opportunities.

    Camini has recently become the site of a project that is resettling refugees, in an attempt to bring the community back from extinction. It was cited in a recent Council of Europe report written by the Labour MP Kate Osamor that examined the potential of immigration to alleviate the challenges of an ageing population.

    “I was watching the place slowly dying. The houses were just falling down because no one was living in them,” said Rosario Zurzolo, who was born in Camini and is now the president of the cooperative running the resettlement project, Eurocoop Servizi.

    So far, 50 refugees have settled permanently in Camini under the scheme, bringing the village population to 350, while a further 118 refugees are being temporarily hosted. A symbolic achievement for the scheme was the recent re-opening of the local school.

    Zurzolo says Camini can act as a model to help revitalise other European regions experiencing population decline.

    Serena Franco, who is also part of the Camini project and presented evidence to the Council of Europe for its report, added: “They’re bringing knowledge, and now we are starting to grow with them and to make new things, new processes, new jobs as well that would be impossible without them.”

    https://www.theguardian.com/world/ng-interactive/2025/feb/18/europes-population-crisis-see-how-your-country-compares-visualised

    #cartographie #démographie #visualisation #Europe #crise_démographique #migrations #déclin_démographique #ressources_pédagogiques #hôpitaux #santé #travail #main-d'oeuvre #retraites

    ping @reka @karine4

  • #Eyal_Weizman : Israël déploie à #Gaza une « #architecture_de_la_mort »

    Comment établir la #matérialité du #génocide ? Depuis le 7 octobre 2023, Forensic Architecture travaille à dévoiler par la #cartographie la #destruction_systématique, par #Israël, des #infrastructures de la société palestinienne, qui s’en trouve « déracinée ». Entretien avec son fondateur.

    Regroupant des architectes, des journalistes, des universitaires comme des artistes, le laboratoire pluridisciplinaire #Forensic_Architecture s’est illustré ces dernières années en enquêtant sur différents crimes de guerre, en Syrie ou en Ukraine, ou encore sur des violences policières. En septembre 2022, Forensic Architecture avait notamment montré comment l’armée israélienne a sciemment exécuté la journaliste Shireen Abu Akleh (Al Jazeera) au cours d’un reportage à Jénine (Cisjordanie).

    Au lendemain du 7-Octobre, l’équipe a commencé à travailler sur l’offensive israélienne contre Gaza, convaincue que s’y déroulait une entreprise de #destruction d’une ampleur inédite.

    Ce travail a abouti à la publication de plusieurs rapports visant à mener une « #cartographie_du_génocide ». L’un de ces rapports a montré en juillet l’organisation de la #famine par Israël, notamment à travers les attaques contre l’#agriculture.

    Le fondateur de Forensic Architecture, l’architecte israélien Eyal Weizman, explique à Mediapart pourquoi son organisation, basée à l’université Goldsmiths à Londres (Royaume-Uni), et qui compte désormais une douzaine de bureaux dans le monde, a choisi d’accompagner la plainte pour génocide déposée contre Israël devant la Cour internationale de justice à La Haye (Pays-Bas). Il revient sur la notion de « #génocide_colonial » au cœur de son prochain livre. Entretien.

    Mediapart : Forensic Architecture a commencé à documenter le génocide perpétré à Gaza juste après le 7-Octobre. De quelle manière travaillez-vous sur ce terrain ? Est-ce un travail de même nature que les enquêtes que vous avez menées jusque-là ?

    Eyal Weizman : Non, c’est complètement différent. Normalement, Forensic Architecture peut passer un an à travailler sur une séquence d’une seconde. Dans un cas de violence policière, par exemple, comme on l’a fait en France avec notre partenaire #Index, c’est dans cette temporalité que nous travaillons.

    Concernant le génocide en cours à Gaza, on ne peut évidemment pas fonctionner comme ça. Nous avons donc commencé par collecter des informations sur des dizaines de milliers d’événements, puis nous avons essayé de comprendre quels liens existaient entre toutes ces situations.

    Face à des #crimes_de_guerre, nous essayons d’établir si ce sont des civils ou des combattants qui ont été tués, si c’était proportionné, etc. Dans le cas d’un génocide, c’est la relation entre une énorme multiplicité de cas qui est déterminante. Est-ce qu’il y a un #système, un #dessein, un #plan ?

    L’#intentionnalité est au cœur de la notion de génocide, selon la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle peut être établie par des #schémas_d’action qui donnent un sens à des cas a priori isolés. Au-delà de toutes les déclarations génocidaires du gouvernement israélien depuis le 7-Octobre, notre travail a consisté à faire apparaître ces schémas sur nos cartes.

    De quelle manière ? Quels sont vos outils ?

    Concrètement, dans chaque cas que nous investiguons, le bombardement de tel centre alimentaire, la destruction de tel terrain agricole, nous sauvegardons les vidéos, les images que nous recevons, nous les authentifions et nous analysons « l’#incident » : cela s’est passé là à telle heure, tel jour, etc.

    Ensuite, nous avons différents #modèles_mathématiques pour regarder les relations entre ces différents événements. Quel est le système derrière ? Pouvons-nous établir qu’il y a un plan visant à détruire le peuple palestinien en tout ou en partie, ce qui est la définition du génocide ?

    Si nous voyons qu’Israël détruit systématiquement les #terres_agricoles, qu’ensuite il empêche l’#aide_alimentaire d’entrer dans Gaza et cible les centres de #distribution_alimentaire, le #dessein qui apparaît alors est celui d’affamer la population. La famine à Gaza est créée par cette multiplicité d’actions.

    L’article II, c) de la convention des Nations unies mentionne la « #soumission_intentionnelle » de la population à « à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ». Vous ne tuez pas les gens directement, mais vous les tuez en détruisant l’#infrastructure qui rend leur vie possible.

    Si vous détruisez l’accès à la #nourriture, si vous détruisez les #hôpitaux, si vous détruisez les #écoles, si vous détruisez les #maisons, ce que j’appelle une « #violence_architecturale », alors les conditions de vie sont anéanties et la mort arrive lentement, parfois indirectement.

    La famine ravage aujourd’hui Gaza. Or vous montrez, notamment dans le dernier rapport de Forensic Architecture, qui couvre la période du 18 mars au 1er août, comment cela correspond à un objectif d’#anéantissement méthodiquement poursuivi.

    Gaza est une bande de terre longue et fine qui a deux types de sols. Des #sols sablonneux, du côté ouest, et des sols argileux à l’est. Quasiment toute l’agriculture à Gaza se situe à l’est de la route Salah al-Din, artère principale de la bande de Gaza. Et c’est cette partie qui a justement été la plus ciblée pour pousser la population vers les terres les plus difficiles à cultiver.

    Ce que nous avons vu depuis le début du génocide, c’est une campagne systématique pour détruire la #souveraineté_alimentaire palestinienne, par la destruction des #champs, des #vergers, la destruction des moyens de pêcher – tous les bateaux ont été détruits…

    Les Palestiniens n’ont plus les moyens de se nourrir. Ils dépendent entièrement de l’#aide_humanitaire qui passe par les checkpoints contrôlés par Israël. Israël a un contrôle total, peut ouvrir ou fermer le robinet. Parfois, il a dû l’ouvrir un peu sous la pression internationale, mais jamais assez.

    Toute la matrice de la société palestinienne, tous les lieux de distribution de la nourriture, les familles, les associations caritatives, les mosquées, les boulangeries, tout ce qui permet la #résilience de la population, a été systématiquement ciblé. C’est une tentative de détruire la société palestinienne, en attaquant les #liens_invisibles qui la constitue.

    À la place, Israël a construit des espaces nouveaux pour la distribution de nourriture qui sont en réalité des trappes de la mort.

    C’est-à-dire ?

    Vous devez penser Gaza à la fois comme une zone de #démolition et comme une zone de #construction. Parce que les #bulldozers israéliens détruisent les bâtiments palestiniens, mais avec les décombres, ils construisent une #architecture complètement nouvelle.

    Par exemple, ils ont construit des centres de distribution alimentaire à partir des gravats des maisons détruites, selon ce que j’appelle une architecture de la mort. Ils le font dans une petite enceinte qui devient un genre de « #trappe_de_mort » où les gens peuvent se faire facilement tirer dessus par les forces israéliennes. Tout est fait pour qu’il soit très compliqué et très dangereux d’essayer d’y obtenir de la nourriture.

    Les #gravats des maisons servent aussi à construire des jetées dans la mer, des petites #collines qui permettent à l’armée de surveiller Gaza, un territoire globalement plat.

    L’architecture, en tant qu’#organisation_de_l’espace, est un très bon cadre pour analyser le génocide car elle est basée, elle aussi, sur une intention.

    C’est ce qui forme la base de votre contribution à la plainte de l’Afrique du Sud contre Israël, devant la Cour internationale de justice, pour génocide.

    Oui, c’est tout ce travail qui a permis de produire un rapport de 825 pages pour l’équipe juridique de l’Afrique du Sud, qui sert de base factuelle dans cette procédure.

    Nous amenons des éléments de #preuve concernant la destruction des hôpitaux, de l’agriculture, de l’#éducation, l’organisation de la famine, et nous montrons comment tout cela marche ensemble.

    Nous considérons le procès intenté par l’Afrique du Sud contre Israël comme une chance pour les droits humains et le droit international. Ce qui s’y joue est, selon nous, très important. Qu’un pays qui a souffert de l’apartheid, qui a expérimenté le colonialisme de peuplement, un pays du Sud, attaque Israël, défendu par les pays occidentaux dans leur ensemble…, c’est un événement historique. C’est pourquoi nous sommes très engagés dans cette plainte.

    Nous n’avons pas l’illusion que la Cour puisse avoir un impact sur les événements en cours, mais il existe une puissance historique, symbolique dans cette affaire.

    Dans l’enquête que vous avez menée sur l’assassinat de la photojournaliste #Fatma_Hassona, vous dites que les forces israéliennes ont pixelisé l’image satellitaire de la toiture de sa maison pour brouiller les preuves. Est-ce de plus en plus compliqué pour vous de travailler avec les #images ? Les témoins qui vous envoient des photos, des vidéos, prennent aussi des risques énormes.

    Oui, c’est un enjeu. C’est très difficile de télécharger des vidéos à Gaza. Les connexions sont systématiquement coupées, trouver du réseau est difficile. Mais malgré les difficultés, malgré le fait que les personnes risquent leur vie pour tourner des images, les gens continuent à nous envoyer des #vidéos de Gaza comme des bouteilles à la mer.

    Vous ouvrez la bouteille, vous lisez ce message avec un soin infini pour honorer le risque qu’ils ont pris. Nous avons donc des protocoles très précis pour ne pas exposer nos sources sur le terrain. Nous faisons très attention à retirer toutes les indications qui pourraient permettre d’identifier ou de localiser nos sources.

    Nous ne sollicitons jamais de vidéos, de photos. Les gens nous les envoient parce qu’ils nous connaissent et qu’ils nous font confiance. Mais nous préférons encore les prendre lorsqu’elles sont déjà en ligne, parce que cela assure mieux la sécurité des personnes.

    Le climat dans lequel vous travaillez sur Gaza est particulièrement difficile. Votre bureau allemand a dû récemment fermer.

    L’État allemand a retiré les financements et, effectivement, cela a conduit à fermer ce bureau en janvier. De façon générale, après le 7-Octobre, j’ai été accusé d’être antisémite dans plusieurs pays où nous travaillons, en Israël bien sûr mais particulièrement en Allemagne. Pour moi qui viens d’une famille juive rescapée d’Auschwitz, entendre cela dans ce pays est particulièrement douloureux.

    Cela dit, nous avons encore une très petite équipe dans ce pays, qui vient juste de dévoiler un très important cas de violence policière lié aux manifestations de soutien à Gaza. La police avait accusé des manifestants d’avoir violemment molesté un policier à Berlin. Le gouvernement en avait profité pour interdire les manifestations de soutien à la Palestine. Nous avons pu établir que les faits étaient à l’opposé de la version officielle. En réalité, le policier a frappé un manifestant tellement fort qu’il s’est cassé la main. Donc, ils pensaient se débarrasser de nous mais ils n’ont pas complètement réussi…

    Concernant le climat, mon université à Londres est actuellement sous enquête pour antisémitisme et je sais que c’est en partie à cause de l’activité de Forensic Architecture.

    Je veux être très sérieux sur ce sujet, parce qu’il y a vraiment de l’antisémitisme, notamment en France, et il est meurtrier. La sécurité des juifs là où ils vivent doit être garantie.

    Mais Israël, à force de faire passer la défense des droits humains, le droit international pour de l’antisémitisme, crée encore plus d’#antisémitisme. Ce qui me donne de l’espoir, ce sont ces jeunes juifs dans différents pays qui rejettent l’État génocidaire. Ils sont le futur.

    Vous travaillez à un livre qui sortira dans quelques mois. Vous y parlez de ce que vous appelez « le génocide colonial ». Pouvez-vous nous en dire plus sur ce concept ?

    Quand on pense au génocide, nous avons en tête l’Holocauste. Un crime perpétré sur un temps et un espace resserré. Mais un génocide peut prendre différentes formes.

    Le génocide des Palestiniens n’a pas commencé le 7-Octobre. Pour le comprendre, il faut regarder l’#histoire_longue et la transformation de l’environnement, des lieux de vie palestiniens.

    Je voudrais, à travers un travail sur les cartes, sur les sols, revenir sur l’histoire de la création de la bande de Gaza, de l’expulsion des Palestiniens du sud de la Palestine et la façon dont les villages palestiniens ont été littéralement rayés de la carte. Il faut comprendre comment les #colonies_israéliennes ont été localisées sur ce territoire, en particulier les #kibboutz, construits sur les ruines des #villages_palestiniens.

    Ce sera, à travers l’#histoire_de_l’environnement et l’histoire des sols, une longue histoire de Gaza. Une grande partie des habitants de Gaza étaient auparavant des #bédouins. Pas des nomades, mais des #agriculteurs qui habitaient autour du fleuve #Waadi_Gaza. Ils y avaient élaboré des #techniques_agricoles très sophistiquées. Je travaille en particulier sur le village d’#Al-Ma’in, d’où viennent l’historien Salman Abu Sitta et le célèbre médecin palestinien Ghassan Abu Sitta.

    Nous essayons de reconstruire précisément la manière dont la colonisation a transformé le #paysage, l’#environnement. C’est ce qui permet d’inscrire le génocide post 7-Octobre dans un bien plus long processus de #colonialisme_de_peuplement, qui est une forme de génocide.

    Après le 7-Octobre, Israël a transformé Gaza en #désert. Mais là encore, c’est une histoire bien plus longue. On connaît le slogan revendiqué en Israël d’avoir fait « #fleurir_le_désert ». Mais Gaza n’a jamais été un désert. La région a toujours été habitée par des bédouins palestiniens qui cultivaient notamment de l’#orge à destination des Britanniques, qui s’en servaient pour la #bière. Jusqu’en 1948, c’était un territoire luxuriant.

    Vous travaillez sur l’#effacement de ces #traces. Voire, sur l’#effacement_des_traces_de_l’effacement, qui est aussi une caractéristique des entreprises génocidaires.

    Quand les Israéliens détruisaient un village palestinien, ils ne détruisaient pas seulement les bâtiments. Ils labouraient la terre, et même les #cimetières et les #routes.

    Et, s’il y avait un champ qui était labouré dans un sens, ils le labouraient dans l’autre sens. Pour effacer toute trace, effectivement, des formes de vie qui existaient jusque-là. Aujourd’hui, j’observe les mêmes phénomènes, à la différence que le labour est fait par des bulldozers.

    La destruction, c’est une chose. Par mon activité au sein de Forensic Architecture, j’ai vu beaucoup de destructions de bâtiments. Mais ce que je vois à Gaza, ce n’est pas simplement des bâtiments détruits, je vois la destruction des sols eux-mêmes, de la terre, ce que j’appelle « déraciner » Gaza.

    À l’époque de la création d’Israël, une forme de #torture vis-à-vis des Palestiniens était de les amener sur les lieux où leur village avait été rasé et dont il ne restait rien. Pas même une trace.

    C’est pour cela que vous avez voulu vous focaliser sur les sols, la #terre ?

    Oui, parce que organiser la #désertification à Gaza est politique. Construire des #barrages pour détourner l’#eau au profit d’Israël, c’est utiliser l’environnement pour expulser les Palestiniens de leurs #terres.

    #Créer_le_désert est une caractéristique continuelle du génocide. C’est la destruction des formes d’#habitabilité. D’abord Israël crée un désert, puis y envoie les Palestiniens. Si l’on pense au génocide arménien et au génocide en #Namibie par les Allemands, dans ces deux cas le désert a été un « outil » de destruction.

    Je travaille aussi sur les dommages causés en profondeur aux sols. Depuis le 7-Octobre, Israël a lancé des bombes qui explosent à 30 mètres sous terre, officiellement pour détruire les tunnels du Hamas.

    Ces bombes contiennent énormément de #produits_chimiques qui contaminent en profondeur les sols, et ce, pour des décennies. De l’eau salée a aussi été injectée dans la terre, ce qui a endommagé l’aquifère. La poussière de tous les bâtiments détruits à Gaza s’est infiltrée en profondeur et, là encore, va créer une pollution pour de très nombreuses années. C’est aussi politique. Contaminer les #sous-sols, c’est aussi détruire les capacités d’habiter des générations à venir.

    Je pense que le colonialisme de peuplement, comme l’a dit l’anthropologue Patrick Wolfe, a une logique d’#élimination. La plupart des gens qui meurent dans le génocide colonial ne meurent pas de façon violente. Bien sûr, il y a des #massacres. Mais les gens meurent de #causes_secondaires. C’est comme un génocide sur la durée.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010925/eyal-weizman-israel-deploie-gaza-une-architecture-de-la-mort

    #architecture_Forensique #ressources_pédagogiques #contamination #pollution #bombes #verticalité

    voir aussi :
    DIAGRAMMES - INTENTION GÉNOCIDAIRE
    https://seenthis.net/messages/1118337
    signalé par @reka

    ping @isskein

  • « Le livre de Nicolas Demorand sur sa bipolarité est un plaidoyer pour la psychiatrie publique », Laure Westphal (Psychologue)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/06/24/le-livre-de-nicolas-demorand-sur-sa-bipolarite-est-un-plaidoyer-pour-la-psyc

    (...) Environ 20 % des patients bipolaires non traités décéderaient par suicide. L’espérance de vie de personnes souffrant d’affections psychiques serait réduite de 15 ans par rapport aux autres. Ainsi « soigner les patients sans soigner l’hôpital [reste] de la folie », pour paraphraser [le psychiatre et psychanalyste] Jean Oury (1924-2014).

    Pour établir un diagnostic et prescrire, il faut être formé. Des internes apprennent désormais leur métier « sur le tas », dans des services en sous-effectif, accablés de charges administratives. Découragés de s’y épanouir, les médecins et les infirmiers se détournent du secteur psychiatrique.

    (...) En France, des durées d’hospitalisation écourtées et des déserts psychiatriques laissent des malades en état d’incurie seuls chez eux, dans la rue, ou dans des familles démunies.

    En 40 ans, 60 % des lits ont été fermés. Le virage ambulatoire s’est fait avec des moyens réduits. Les listes d’attente y sont au mieux de plusieurs mois, les entretiens écourtés et espacés. En libéral, les généralistes sont trop consultés pour des pathologies psychiatriques. De manière similaire, le dispositif Mon soutien psy est inapte à traiter des patients aux affections graves, nécessitant mieux que des prises en charge multiples chez des professionnels sursollicités et peu concertés.

    https://archive.ph/wZ0u5

    #psychiatrie #secteur #hôpital #ambulatoire

  • Le secteur privé, modernisateur ou fossoyeur du service public hospitalier en milieu rural ?
    https://metropolitiques.eu/Le-secteur-prive-modernisateur-ou-fossoyeur-du-service-public-hospit

    Retraçant les transformations d’un #hôpital_public en milieu rural depuis le milieu du XXe siècle, Fanny Vincent éclaire les risques que les partenariats avec le privé font courir au service public hospitalier. Depuis les années 2000, les « déserts médicaux » sont désignés dans les espaces politiques et médiatiques comme un problème public interrogeant l’égalité d’accès aux soins sur le territoire (Hassenteufeul et al. 2020). La présente étude de cas porte sur un hôpital public du sud-est de la France situé en #Terrains

    / hôpital public, santé, #privatisation, #espaces_ruraux, #mobilisation

    #santé
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_fvincent.pdf

  • #Syrie : enquête sur les #fosses_communes du régime de #Bachar_Al-Assad
    https://www.youtube.com/watch?v=3If9Tg8M_B4

    Après la chute du dictateur Bachar Al-Assad, des centaines de Syriens ont ouvert les portes des infrastructures répressives de l’État. Dans les #prisons et #hôpitaux de l’appareil militaire, ils ont découvert ce que de nombreux témoins avaient déjà décrit : une machine à emprisonner, torturer et tuer rebelles et opposants par milliers.

    Pour le régime, c’est autant de #corps qu’il a fallu enterrer. Plusieurs fosses communes ont été creusées à travers le pays. C’est ce que montrent des dizaines de vidéos authentifiées et géolocalisées par « Le Monde ». Filmées par témoins et journalistes, elles montrent des restes humains exhumés de longues tranchées ou de plus petits #charniers à travers le pays, le plus souvent à proximité de bases militaires de l’armée syrienne.

    Ces découvertes alimentent l’espoir des familles de retrouver leurs proches disparus, mais génèrent aussi des complications : les sites sont fouillés par les personnes qui les trouvent, et les ossements sont parfois manipulés, déplacés voire mélangés, ce qui compromet leur intégrité en tant que preuves.

    #vidéo

  • « C’est plus possible » : 300 médecins étrangers en grève de la faim contre la précarité
    https://www.revolutionpermanente.fr/C-est-plus-possible-300-medecins-etrangers-en-greve-de-la-faim-
    https://www.revolutionpermanente.fr/IMG/logo/mede.jpg?1741386002

    Ce mardi 5 mars, les Praticiens à diplôme Hors Union Européenne (PADHUE) ont entamé une grève de la faim contre la précarité imposée par le gouvernement qui les empêche d’accéder à leur régularisation et à de meilleures conditions de vie, en continuant à toujours plus les exploiter.

    À l’appel du collectif Ipadecc (Intégration praticiens à diplôme étranger engagés contre la crise), ce sont 300 #médecins_étrangers, qui sont entrés en grève de la faim ce mercredi pour dénoncer la précarité de leur statut. « J’ai déjà réalisé 2 000 consultations d’urologie et 267 interventions chirurgicales, je suis sur Doctolib, je porte le téléphone d’urgence, je fais des gardes et je travaille près de 70 heures par semaine…Le tout pour 1 600 euros par mois », témoigne un urologue au journal Le Dauphiné libéré.
    Ce sont près de 5 000 praticiens à diplôme Hors Union Européenne (PADHUE) qui sont soumis à la même situation : à compétences égales, ils gagnent près de 3 fois moins que les praticiens titulaires et sont contraints à multiplier les contrats précaires. Pour être régularisés, ils doivent passer un contrôle de connaissances (EVC) ayant lieu chaque année et permettant, selon le résultat, l’accès à des postes stables par spécialités. Cette année, c’est 20% des postes à pourvoir par ce biais qui ont été supprimés, laissant des milliers de praticiens sur le carreau.

    #medecine #santé #hôpital

  • La maltraitance, un enjeu sanitaire : les enfants victimes de violences perdent vingt ans d’espérance de vie par rapport à la population générale
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/02/20/l-enfance-maltraitee-un-enjeu-sanitaire-on-doit-pouvoir-la-traiter-comme-une

    L’évaluation médico-sociale de tout jeune intégrant un dispositif de #protection_de_l’enfance (ils sont un peu moins de 400 000 mineurs ou majeurs de moins de 21 ans) est entrée dans la loi en 2016. Pourtant, dans les faits, seuls 28 % des conseils départementaux auraient rendu ce bilan systématique, selon des statistiques reprises par la Haute Autorité de santé. Moins du tiers des #enfants « à protéger » bénéficieraient des bilans adéquats dès leur admission et, parmi eux, seul 1 sur 10 bénéficie du suivi adapté par la suite.

    Un autre chiffre, emprunté à une étude européenne, et relayé par le Conseil économique, social et environnemental dans un avis diffusé à l’automne 2024, symbolise ce que les soignants résument sous la formule « pertes de chances » : les victimes de #maltraitances dans l’enfance ont, en moyenne, une espérance de vie inférieure de vingt ans à celle de la population générale.

    La prise en charge de la santé des enfants de l’#ASE s’est imposée parmi les principales « défaillances » relevées dans les politiques publiques, passées au crible d’une commission d’enquête parlementaire qui a conclu ses auditions mercredi 19 février. [...]

    A l’appui de sa démonstration, Céline Greco énumère les résultats de différents travaux de recherche : un enfant maltraité présente, à l’âge adulte, deux fois plus de risques de développer des maladies cardio-vasculaires, deux à trois fois plus de risques de maladies respiratoires, deux fois plus de risques de cancers, près de cinq fois plus de risques de dépression, trente-deux fois plus de risques de #troubles_des_apprentissages

    Rien que ne sache pas l’unité spécialisée de Robert-Debré. « Pour ces enfants, dès les premières années de la vie, parfois même dès les premières heures de la vie, le risque appelle le risque, insiste Monika Menant, l’infirmière puéricultrice. Plus tard, à l’adolescence, il faut aussi compter avec des conduites à risque… C’est un cercle vicieux que l’on doit réussir à briser en apportant des soins. » A condition d’être en mesure de repérer les maltraitances.

    Face à l’enjeu, les acteurs de terrain s’accordent sur un point : il faut un « regard pluridisciplinaire ». Pouvoir « croiser les expertises », ce qui manque souvent dans les espaces fréquentés par les enfants, qu’il s’agisse de l’école ou du cabinet du médecin traitant. Une structure comme l’unité d’accueil pédiatrique pour l’enfance en danger, elle, le permet : c’est ce qui fait la spécificité de ces dispositifs aujourd’hui implantés dans une centaine de départements et dans près de 140 #hôpitaux, dont trois à Paris (Robert-Debré, Necker, Armand-Trousseau), pour organiser le repérage et la prise en charge des mineurs victimes.

    Avec un volet médical, donc, mais aussi un volet judiciaire : leurs membres sont amenés à faire des signalements auprès du procureur de la République.

    #santé #pédiatrie

  • Canaries : le Parlement régional approuve la création d’un hôpital d’urgence à El Hierro - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/62824/canaries--le-parlement-regional-approuve-la-creation-dun-hopital-durge

    Canaries : le Parlement régional approuve la création d’un hôpital d’urgence à El Hierro
    Par La rédaction Publié le : 13/02/2025
    Le Parlement des Canaries a accepté une proposition des députés portant sur la création d’un hôpital d’urgence à El Hierro, destiné à la prise en charge des migrants. Cette petite île accueille la grande majorité des exilés débarqués dans l’archipel espagnole.
    Bientôt un hôpital d’urgence à El Hierro. La proposition a été acceptée mercredi 12 février par le Parlement des Canaries, à 22 voix pour, et 3 abstentions. Le projet doit encore être avalisé par le gouvernement régional. Cet hôpital garantira une prise en charge « immédiate et adaptée à la population migrante qui arrive sur l’île », explique l’agence de presse EFE. Sa gestion se fera en coordination avec la direction des services de santé déjà présents à El Hierro.
    Le député du Groupe Indépendant de Herreña (AHI) Raúl Acosta a rappelé que l’hôpital actuel de l’île, le plus petit d’Espagne, dispose de 32 lits et de 10 médecins pour soigner à la fois la population locale - environ 11 000 personnes - et les exilés.
    Dans un entretien accordé en octobre dernier au média Con Salud, sa directrice Jéssica Acosta regrettait « le manque de professionnels de santé » et de moyens mis à disposition dans la structure.
    Durant la séance au Parlement, la députée Yone Caraballo a exigé « des ressources financières à l’Espagne et au reste de l’Europe pour faire face à un problème structurel ».Ce même-jour, le Congrès espagnol a justement voté en faveur d’un accord entre le gouvernement central et les îles Canaries pour le financement des soins de santé des migrants tout juste arrivés. Celui-ci exige que Madrid assume « ses compétences en matière d’immigration ». « Les Îles Canaries ne doivent pas assumer [...] un coût auquel l’État a l’obligation de répondre », a déclaré la députée de la Coalition canarienne, Cristina Valido.
    L’île d’El Hierro, située à l’ouest des Canaries, est devenue ces deux dernières années le point d’arrivée principal des migrants qui débarquent par l’Atlantique. Sur les 47 000 personnes arrivées dans l’archipel en 2024, 24 000 l’ont fait via El Hierro. Les infrastructures étant régulièrement saturées, les exilés restent souvent peu de temps sur cette île, et sont rapidement transférés ailleurs, à Lanzarote, Grande Canarie ou Tenerife.Mais là aussi, le système d’accueil peine parfois à héberger la totalité des arrivants. Dans la nuit de mardi 11 au mercredi 12 février, 94 personnes ont dormi sous une tente à même le quai d’Arrecife, la capitale de Lanzarote.
    À leur arrivée aux Canaries, de nombreux migrants, dont des mineurs, nécessitent pourtant une prise en charge médicale, tant la traversée de l’Atlantique est éprouvante. Le trajet jusqu’à l’archipel dure plusieurs jours, dans une embarcation à la merci des intempéries et des forts courants. La soif, la faim, les brûlures du carburant rendent la traversée cauchemardesque, pour ceux qui y survivent."Il est triste de voir qu’un pays avec un niveau de développement comme le nôtre n’est pas capable de soigner […] ces jeunes", avait déploré à la presse espagnole le pédiatre Abián Montesdeoca.Après plus d’une semaine sans intervention, les sauvetages se multiplient ces derniers jours aux Canaries. Depuis lundi, les équipes de secours maritimes des îles Canaries ont secouru 1 232 migrants au cours de 20 opérations de sauvetage.
    Lors de l’une d’entre elles, un homme a été retrouvé mort près d’une pirogue qui s’était renversée au sud d’El Hierro, avec à son bord 79 passagers. D’après une porte-parole du numéro d’urgence 112, au moins deux personnes sont également portées disparues. Six autres, dont une se trouvant dans un état grave, ont nécessité une prise en charge médicale.En 2024, près de 9 700 migrants sont morts dans l’Atlantique en 2024 alors qu’ils tentaient de rejoindre les Canaries selon l’ONG Caminando Fronteras. Un record.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#canaries#elhierro#migrationirrreguliere#mineur#hopital#sante

  • L’Institut mutualiste Montsouris, un hôpital parisien à but non lucratif, placé en redressement judiciaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/02/04/l-institut-mutualiste-montsouris-un-hopital-parisien-a-but-non-lucratif-plac

    La décision du tribunal des activités économiques de #Paris (ex-tribunal de commerce) est tombée, lundi 3 février : en grande difficulté financière, l’Institut mutualiste Montsouris (IMM), #hôpital parisien privé du 14e arrondissement, a été placé en redressement judiciaire, a annoncé l’établissement de santé. Une procédure qui touche un hôpital d’importance dans l’offre de soins du sud de la capitale, avec ses 485 lits en médecine, chirurgie, obstétrique et psychiatrie. Un établissement dont la forme est hybride, puisque l’IMM appartient au secteur privé, mais à but non lucratif, avec le statut d’#établissement_de_santé_privé_d’intérêt_collectif, qui le rapproche fortement des hôpitaux publics. Des mutuelles (réunies au sein de la Mutualité fonction publique action santé social) sont à la tête de la structure propriétaire de l’hôpital, mais aucun dépassement d’honoraire n’y est pratiqué , ses médecins sont salariés (1 470 personnels soignants et administratifs, dont 270 médecins), et il dispose du statut hospitalo-universitaire.

    https://justpaste.it/j483b

    Les établissements de santé publics et privés, entre concurrence et complémentarité
    https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-etablissements-de-sante-publics-et-prives-entre-concurrence-et-compleme

    En 2020, sur 2 989 établissements de santé, on dénombrait 1 347 établissements publics de santé, 972 établissements de santé privés à but lucratif et 670 établissements privés à but non lucratif, dont les établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic) constituent la majeure partie.

    #santé #à_but_non_lucratif

  • #Suisse : Les infirmiers philippins à l’hôpital de Bâle ça ne fonctionne pas Catherine Thommen (SRF)/ain

    Pour lutter contre la pénurie de travailleurs qualifiés, des infirmiers philippins ont renforcé le personnel hospitalier à l’hôpital cantonal de Bâle. Mais les résultats intermédiaires du projet sont mitigés : un seul infirmier philippin a réussi son intégration.

    En 2023, le Kantonsspital Baselland (KSBL) nourrissait de grands espoirs : sept infirmiers et infirmières philippins arrivaient en Suisse pour y travailler. L’aide venue d’Asie devait permettre de soulager le personnel en place et de pallier la pénurie de travailleurs qualifiés. Le personnel infirmier est venu dans le cadre d’un programme d’échange. Après 18 mois, ils devront retourner aux Philippines.


    Cependant, après un an, les résultats intermédiaires de ce projet pilote ne répondent pas complètement aux attentes. Il était prévu qu’ils travaillent en Suisse au niveau d’un infirmier diplômé. Cela devait leur permettre non seulement de soulager le personnel dans son travail quotidien, mais aussi d’assumer des responsabilités. Or, seule une des sept personnes a réussi à le faire.

    Edmund Montejo est ravi de sa réussite. « Je suis fier de moi », déclare au micro de SRF celui qui a préparé son séjour en Suisse presque un an à l’avance. Il a appris l’allemand en ligne dans un parc public tous les soirs. « Ce n’était pas facile », dit-il en riant. « Je devais toujours trouver une connexion internet pour apprendre l’allemand. » Plus tard, en Suisse, sa connaissance de l’allemand s’est avérée importante pour occuper un poste plus élevé à l’hôpital.

    Trois infirmiers n’ont pas passé la période d’essai
    Les premiers signes indiquant que le projet pilote ne se déroulait pas aussi bien que prévu sont apparus au bout de quelques mois seulement : l’hôpital a licencié trois des sept infirmiers après la période d’essai. Ils travaillent désormais dans une maison de retraite et de soins. Cornelius-Monroe Huber, chef des soins infirmiers, a souligné qu’il s’agissait de bons professionnels. « Mais il est important qu’ils comprennent aussi bien le dialecte que le bon allemand. Or, ce n’était pas le cas du personnel renvoyé, bien qu’il soit arrivé avec un certificat de langue indiquant qu’il avait suivi des cours d’allemand. »

    Edmund Montejo, lui, aimerait rester en Suisse, même après l’achèvement du projet pilote au bout de 18 mois, mais cela n’est guère possible. Les trois autres personnes qui ont été autorisées à rester à l’hôpital aimeraient également continuer à travailler au KSBL. « J’ai beaucoup appris en Suisse », confie Sarah Abubakar, « mais je ne pense pas pouvoir rester ici ».

    Et ce bien que les spécialistes philippins aient beaucoup investi, tout comme l’hôpital. La question est donc de savoir si le projet pilote en valait la peine. L’hôpital n’a pas de réponse claire à cette question. « Il est encore trop tôt pour répondre à cette question », déclare Matthäus Sommer, chef des soins infirmiers au KSBL.

    Une longue période de familiarisation
    Daniel Simon, de l’Association professionnelle suisse des infirmières et infirmiers (APSI) de la région de Bâle, s’est toutefois déjà forgé une opinion. « Il faut six à douze mois pour former du personnel venant de l’étranger », déclare-t-il. Il faut donc se demander si l’équilibre entre le coût et le rendement est atteint.

    Pour les premiers Philippins, le projet prendra fin dans quelques mois et ils devront quitter la Suisse. On ne sait pas encore si d’autres suivront. Le KSBL n’a pas encore décidé s’il poursuivra le projet.

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/2025/article/infirmiers-philippins-a-bale-un-seul-reussit-trois-licencies-28770164.html
    #Santé #Sante #santé_publique #soignants #médecins #hôpital #infirmiers #infirmieres #médecine les #phantasmes du #néolibéralisme en #échec

  • Soutien d’Handi-Social à Karine Brailly, poussée à la mort parce que privée d’une vie digne - Handi-Social
    https://www.youtube.com/watch?v=oN7h7f01jPM

    Le 13 janvier 2025, Karine Brailly a confirmé à Jérôme Pélissier, un de ses amis militant d’Handi-Social, sa demande qu’Handi-Social médiatise et organise un rassemblement devant l’hôpital Purpan de Toulouse le 14 janvier à 14h afin de dénoncer les refus du CHU de Toulouse de lui permettre de continuer à vivre chez elle avec l’accompagnement qu’elle avait choisi et de lui refuser l’accès à des traitements thérapeutiques expérimentaux. Refus qui l’ont conduit à au moins accélérer le recours à la mort.

    [...]

    #Hospitalisée_de_force par la HAD Relais Santé en raison d’un manque d’#auxiliaires_de_vie, résultat de politiques nationales et départementales qui organisent la #maltraitance à domicile, Karine a été privée de ses outils de communication adaptés. Alors qu’elle souhaitait légitimement retourner vivre chez elle, accompagnée par un mandataire de son choix qui pouvait lui garantir des assistants-es de vie et une vie autonome, l’hôpital a refusé cette option. Au lieu de cela, l’#hôpital a tenté de l’envoyer dans une institution puis d’imposer à Karine le prestataire Vitalliance, connu pour ses pratiques maltraitantes et son incapacité à respecter les besoins fondamentaux des personnes qu’il accompagne. Une telle décision, contre l’avis de Karine, constitue une violence et violation flagrante de son droit à l’autodétermination et à la dignité.

    Face à cette situation insupportable, et faute de choix, Karine a finalement pris la décision de demander une #sédation_profonde, acceptée par ses médecins, qui lui ont refusé en même temps des conditions de vie digne.

    La sédation profonde fait durer la mise à mort, un alibi pour les médecins.

    #handicap #ségrégation #médecine #fin_de_vie #aide_à_mourir #loi_fin_de_vie

  • Limeil-Brévannes : grève du plus grand hôpital gériatrique d’Île-de-France
    https://www.bfmtv.com/paris/replay-emissions/bonjour-paris/limeil-brevannes-greve-du-plus-grand-hopital-geriatrique-d-ile-de-france_VN-2

    Le personnel de l’#hôpital Émile Roux à Limeil-Brévannes (APHP) observe une #grève depuis plusieurs jours pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et les difficultés à prodiguer des #soins convenables aux patients gériatriques.

    Grève aux urgences du centre hospitalier d’Auch : la CGT lance un appel au rassemblement ce mercredi
    https://www.ladepeche.fr/2025/01/13/greve-aux-urgences-du-centre-hospitalier-dauch-la-cgt-lance-un-appel-au-ra

    Un appel au rassemblement a été lancé par le syndicat CGT ce mercredi 15 janvier à 9 h 30. Il s’inscrit dans le cadre de la grève illimitée portée par l’équipe paramédicale des #urgences du centre hospitalier d’Auch depuis le vendredi 27 décembre.

    « Même hors période de crise, l’hôpital n’y arrive plus ! » : manifestation des personnels du #CHU pour sauver les urgences de Montpellier
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/meme-hors-periode-de-crise-l-hopital-n-y-arrive-plus-ma

    Urgences de Villeneuve-Saint-Georges : 100 % de grévistes, 100 % de satisfaction
    https://www.cgt.fr/actualites/ile-de-france/sante-action-sociale/conditions-de-travail/urgences-de-villeneuve-saint-georges-100-de-grevistes-100-de-satisfaction

    Après onze jours de grève, les agent·es des urgences de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (94) ont obtenu un renfort de 14 postes pour permettre au service de fonctionner correctement.

  • « Il y en a combien qui souffrent comme cela depuis des années ? » : enquête sur les patients attachés dans les hôpitaux psychiatriques

    C’est la loterie du malheur dans le malheur. Celle qui conduit un #patient à une chambre d’#isolement puis à cet instant où des infirmiers et des aides-soignants d’un service psychiatrique l’immobilisent, lui administrent un sédatif puissant et l’attachent sur un lit avec des sangles de #contention en tissu, fixées avec des aimants, pour bloquer les quatre membres. Pour quelques heures, le plus souvent. Pour quelques jours, quelques semaines. Parfois plusieurs mois. La loterie du malheur parce que la probabilité de finir attaché dans une chambre d’isolement varie considérablement d’un hôpital psychiatrique à l’autre, et même d’une unité à une autre.

    Certains #hôpitaux ne pratiquent plus la contention mécanique, jugée dégradante, inefficace, dangereuse, tandis que d’autres continuent d’y recourir de façon régulière, presque banale, pour les mêmes maladies, les mêmes symptômes. La loterie du malheur parce que les contrôles effectués par la justice sont tout aussi disparates et aléatoires, parfois jamais suivis d’effets. Certains tribunaux ont organisé un suivi régulier de ces mesures extrêmes de privation de liberté, tandis que d’autres les expédient à la va-vite, validant à la chaîne les certificats médicaux.

    Pratiques légales, mais [et !] dissimulées

    Ces pratiques sont légales, mais dissimulées, couvertes à la fois par le secret médical et le secret judiciaire, protégées derrière les portes des unités fermées des hôpitaux, débattues sous le sceau de la confidentialité. Elles ne sont pas si rares : plus de 8 000 personnes hospitalisées sans leur consentement au sein de services psychiatriques ont été soumises à des contentions mécaniques en 2022, selon le dernier bilan de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), piloté par la démographe Magali Coldefy.
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/12/il-y-en-a-combien-qui-souffrent-comme-cela-depuis-des-annees-enquete-sur-les

    https://justpaste.it/etfe9

    #psychiatrie #folie #fous

    • Bronner, spécialisé police, se refait une beauté humano mais nous la joue à l’envers :

      L’étude de l’Irdes montre qu’une trentaine d’hôpitaux, sur les 220 qui accueillent des patients sans consentement en France, ne pratiquent plus la contention.

      La pratique de la contention s’est à nouveau développée depuis les années 90, précédant de peu la publication du « Livre noir de la psychanalyse » qui est venu lui aussi marquer une déshumanisation des réponses à la souffrance psychique (c’est la notion basale de relation thérapeutique qui tombe à la trappe, sous couvert de sécurité, de « critique » de la psychanalyse, ou de « neurologie »). Que 15% des hostos avec hospit sous contrainte ne la pratiquent pas, ce serait au mieux une baisse de la hausse.

      #barbarie

    • https://www.youtube.com/watch?v=UC8QwFFUtxE


      Bérurier Noir| Pavillon 36
      Des infirmiers-charcutiers
      Viennent pour te casser la tête
      Tu te masturbes d’vant la télé
      Ils te camisolent comme une bête
      Des psychiatres-policiers
      Viennent pour t’électrocuter
      Tu peux crier, tu peux pleurer
      Il n’y a que les murs pour t’écouter

      Pavillon 36, j’veux pas être oublié
      Pavillon 36, ma pensée rectifiée
      Pavillon 36, ma tête a explosée
      Pavillon 36, tout électrocuté

      Au pavillon des oubliés
      Ça sent la merde et le vomi
      Un pauv’gars lobotomisé
      Tape dans ses mains et dans sa pisse
      Un autre juste déconnecté
      Prostré, sans mots, reste accroupi
      Ici, vous êtes bien à Villejuif
      Quartier des crimes thérapeutiques

      Pavillon 36, top-secret médical
      Pavillon 36, je suis un animal
      Pavillon 36, électrocannibale
      Pavillon 36, la mort ultrabrutale

      Non ce n’est pas la Thaïlande
      Il y a des quoi avoir les glandes
      Au pavillon des oubliés
      Les malades ont des chaînes aux pieds
      Alors messieurs les pisse-copies
      Qu’attendez-vous pour dénoncer
      Vous qui voulez de l’éxotisme
      L’enfer est là sous notre nez

      Pavillon 36, j’veux pas être oublié
      Pavillon 36, ma pensée rectifiée
      Pavillon 36, ma tête a explosé
      Pavillon 36, tout électrocuté !

      Sous les coups de bottes ferrées
      Des piqûres à l’eau dans les fesses
      Plus pouvoir s’asseoir ni bouger
      Les électrochocs font le reste
      Si pour vous c’est pas d’la torture
      Alors Pinochet est une fée
      C’est vrai qu’ici il y a des ordures
      Qui finissent par d’venir députés

      Pavillon 36, top-secret médical
      Pavillon 36, je suis un animal
      Pavillon 36, électrocannibale
      Pavillon 36, la mort ultrabrutale

      Non ce n’est pas en Sibérie
      C’est dans la banlieue de Paris
      Qu’on applique la démocratie
      A grands coups de lobotomie
      Non ce n’est pas en Thaïlande
      Excusez-moi j’ai envie d’rendre
      Pour te guérir on te détruit
      Quelle pourriture la psychiatrie...

    • Psychiatrie : il faut abolir la contention des malades
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/13/psychiatrie-il-faut-abolir-la-contention-des-malades_6495660_3232.html

      Alors que plus personne ne lui prête la moindre vertu thérapeutique, la contention continue d’être utilisée avec des justifications qui vont du manque de personnel à la sécurité des patients ou des soignants.

      (...) l’hospitalisation contrainte, à la demande d’un tiers ou d’un représentant de l’Etat (...) ne concerne pas moins de 75 000 adultes par an (...)

  • Essonne : une patiente de 20 ans meurt aux urgences après des heures d’attente
    https://www.liberation.fr/societe/sante/essonne-une-patiente-de-20-ans-decede-aux-urgences-apres-des-heures-datte

    L’édition locale du quotidien explique qu’à son arrivée, la jeune femme est en hyperthermie et qu’elle « est bien debout sur ses deux jambes, accompagnée par sa famille ». Sa maladie s’attaquerait aux globules rouges, « pouvant entraîner une anémie ». Si elle a bien été vue par un infirmier, avant d’être installée sur un brancard, « son état se serait progressivement dégradé, tout au long de la journée ».

    [...]

    Une enquête interne est en cours mais certaines sources évoquent au Parisien de « possibles dysfonctionnements » et l’absence de « lits d’aval » - des places pour des hospitalisations « de quelques jours » – dans le service. Ainsi, plusieurs patients qui requièrent d’être alités le sont dans des couloirs ou dans des box. Les lieux étant alors surchargés de patients. « Année après année, on a fermé les lits, réduit les effectifs. Ce genre de drame devait arriver », souligne une source syndicale auprès de nos confrères.

    #santé

  • #Gaza : le directeur de l’hôpital #Kamal_Adwan en détention dans le « #Guantanamo israélien »
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20241231-gaza-directeur-h%C3%B4pital-kamal-adwan-en-d%C3%A9tention-guantanamo-is

    […]

    [Un] document de 23 pages [du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme], intitulé « Attaques contre des #hôpitaux lors de l’escalade des hostilités à Gaza », s’intéresse à la période du 7 octobre 2023 au 30 juin 2024.

    Au cours de cette période, il y a eu au moins 136 frappes contre 27 hôpitaux et 12 autres établissements médicaux, faisant d’importantes victimes parmi les médecins, infirmières et autres civils et causant des dommages importants, voire la destruction complète, des infrastructures civiles.

    Certaines de ces attaques sont des #crimes de guerre selon le porte-parole de l’organisation.

    Les hôpitaux de Gaza sont devenus des « pièges mortels », a pour sa part souligné le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. « Comme si les bombardements incessants et la situation humanitaire désastreuse à Gaza ne suffisaient pas, le seul sanctuaire où les Palestiniens auraient dû se sentir en sécurité est en fait devenu un piège mortel », a-t-il déclaré. « La protection des hôpitaux en temps de guerre est primordiale et doit être respectée par toutes les parties, à tout moment », a-t-il ajouté.

    En fait, il ne reste plus qu’un seul hôpital partiellement opérationnel dans cette région. Il s’agit de l’hôpital indonésien, rapporte notre correspondant à Jérusalem. Mais une équipe de l’OMS et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies qui s’est rendue sur place a constaté que l’établissement n’avait ni électricité, ni eau courante et que son système d’évacuation des eaux usées était endommagé. Après le raid de l’armée israélienne, les 15 patients et 70 soignants de l’hôpital Kamal Adwan se sont réfugiés dans l’hôpital indonésien. Mais la situation y est tout autant alarmante : « Ce n’est plus qu’un bâtiment avec quelques soignants et très peu de fournitures », explique à RFI une porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé dont une équipe a pu s’y rendre dimanche. Les patients les plus critiques ont d’ailleurs été transférés vers un hôpital du centre de Gaza.

  • Au Royaume-Uni, la « loi de Martha » pour éviter les #erreurs_de_diagnostic à l’#hôpital
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/12/31/au-royaume-uni-la-loi-de-martha-pour-eviter-les-erreurs-de-diagnostic-a-l-ho

    En réaction à la mort d’une adolescente qui aurait pu être facilement évitée, elle accorde le droit aux patients ou à leur famille de demander un #second_avis_médical, indépendant du premier.

    (...) En avril 2024, [la « Martha’s rule » ] a été appliquée dans 143 hôpitaux : chacun d’eux se dote d’un numéro d’urgence permettant aux familles qui doutent d’un #diagnostic, alors que l’état de leur proche s’aggrave, de joindre une équipe externe de praticiens. Les premiers résultats de l’expérimentation s’avèrent très encourageants. Selon des premiers retours chiffrés, rendus publics le 17 décembre, près d’un appel sur huit, sur les lignes réservées à la « loi de Martha », a conduit à un changement de traitement « ayant potentiellement sauvé des vies », selon le NHS England.

    Sur les 573 appels effectués en septembre et en octobre 2024, 286 (soit 50 %) ont permis un réexamen des soins, entraînant un changement de #traitement, comme des antibiotiques, de l’oxygène ou d’autres médicaments, dans 57 cas. Et 14 autres patients ont été transférés en soins intensifs. Pour réduire le nombre de 150 morts en moyenne advenant par semaine au sein du NHS et considérées comme évitables, Merope Mills réclame que la loi de Martha soit étendue à tous les hôpitaux en Angleterre mais aussi en Irlande du Nord et au Pays de Galles − un dispositif similaire existe déjà en Ecosse.