• "Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France..."

    Crise de la pédiatrie : « Monsieur le président, votre silence est assourdissant », la lettre de 10 000 soignants à Emmanuel Macron

    Monsieur le président, le 21 octobre, après deux semaines seulement d’épidémies hivernales, habituelles et prévisibles, nous vous avions écrit pour vous alerter sur la situation précaire de la pédiatrie, les risques et les pertes de chance déjà encourus par les enfants, et le désespoir des soignants qui en résulte.

    Un mois plus tard, nous restons sans réponse de votre part : votre silence est assourdissant.

    Tout au long de ce mois, nous avons été confrontés à ce que nous n’osions imaginer : quotidiennement, des enfants hospitalisés sur des brancards ou sur les genoux de leurs parents aux urgences, dans un bureau réaménagé pour l’occasion, des enfants intubés et hospitalisés sans chambre dans le couloir de la réanimation, des prises en charge trop tardives et des soins précaires, des retours prématurés à domicile et des retours en catastrophe d’enfants renvoyés chez eux faute de place, des transferts hors secteurs par dizaines en réanimation, mais aussi en hospitalisation classique.

    Nous pensions que transférer des enfants à 300 kilomètres de chez eux était une dégradation majeure des soins, nous constatons désormais qu’il pouvait y avoir pire : ne plus pouvoir transférer car l’épidémie a déferlé partout, saturant l’ensemble des services de pédiatrie français. Nous culpabilisions d’envoyer des adolescents au sein de services adultes, ce sont désormais des enfants âgés de 3 ans que nous envoyons.

    Eternelle variable d’ajustement

    Et encore, toujours, les annulations de soins, les reports de chirurgie comme unique réponse de nos tutelles à l’urgence, au détriment des enfants porteurs de handicap, de maladie chronique et pédo-psychiatriques, soupape désormais permanente de l’hôpital, éternelle variable d’ajustement.

    En cette fin novembre, les rappels des soignants à peine sortis de l’hôpital pour venir aider la nuit suivante ne suffisant pas, ce sont les infirmiers des réanimations adultes qui viennent à la rescousse : ils n’ont jamais soigné un enfant, qu’à cela ne tienne, ils s’occuperont désormais de nourrissons en réanimation.

    L’épidémie annuelle de bronchiolite s’est transformée en un mauvais remake de la pandémie de Covid-19. Sauf que cette fois-ci, il n’y a pas d’alternative pour sauver l’hôpital, la pédiatrie libérale est noyée dans la vague, l’hospitalisation privée en pédiatrie est inexistante car non rentable. Et vous n’êtes pas apparu pour rassurer les parents, assurer les soignants de votre soutien et de la volonté de sauver l’hôpital public. A la place, votre gouvernement empile les enveloppes et les mesures d’urgence temporaires au fil de la catastrophe, et remet en cause les constats unanimes des soignants et des patients, les menaçant en « une » des journaux d’enquête publique.

    Mortalité infantile en hausse

    Comme vous le savez, la mortalité infantile est désormais en hausse en France, alors que sa diminution continue dans la seconde moitié du XXe siècle était notre fierté nationale. Vous n’ignorez pas les difficultés que connaît l’hôpital public en général, mais une société qui ne peut plus prendre soin des enfants est une société sur le déclin. Aucun parent, grand-parent, aucun citoyen ne peut accepter de sacrifier l’enfance et l’avenir.

    Monsieur le président de la République, il s’agit de la dernière chance de notre société pour arrêter l’hémorragie massive des soignants qui quittent l’hôpital public, désabusés, épuisés, culpabilisés. Nous demandons simplement de pouvoir faire notre travail, de soigner, sereinement. Pour cela, nous vous demandons :

    – d’être à nos côtés et de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la crise sanitaire majeure que nous vivons ;

    – de vous engager à prendre les mesures nécessaires pour sécuriser le travail des soignants à l’hôpital : plafond du nombre de patients par infirmier et infirmière, respect des temps de repos et des temps de formation. De mieux indemniser sur le long terme le travail de nuit et de week-end ;

    – de vous engager à prendre les mesures pour la reconnaissance de la spécificité et de l’expertise de la pédiatrie ;

    – de vous engager à remettre le service hospitalier au centre des décisions, afin que les soignants puissent orienter et décider des soins adaptés sans subir les strates administratives loin du terrain ;

    – de vous engager à augmenter le nombre de jeunes formés aux métiers du soin et à assurer la formation générale en pédiatrie de chacun, en réinstaurant notamment la pédiatrie dans les écoles d’infirmiers et d’infirmières et en restaurant les possibilités de financement des formations en puériculture.

    Nous osons espérer que les contours exacts et les applications de ces mesures seront discutés plus spécifiquement lors des Assises de la pédiatrie, au printemps 2023, mais il est indispensable que ces engagements forts sur des mesures structurelles et pérennes soient pris en amont et immédiatement.

    Monsieur le président, plus encore que jusqu’à présent, la crise actuelle pousse aux démissions toujours plus nombreuses. Dos au mur, la France saura-t-elle sauver ses enfants ?

    Premiers signataires : professeure Nadia Bahi-Buisson, présidente du conseil national des universités de pédiatrie ; docteur Emmanuel Cixous, président du syndicat national des pédiatres en établissement Hospitalier (SNPEH) ; professeur [merdeux] Robert Cohen, président du conseil national professionnel de pédiatrie ; professeure Isabelle Desguerre, co-animatrice du collectif de pédiatrie et du collectif Inter-Hôpitaux ; professeur Bruno Dohin, président du collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; Charles Eury, président du collège des infirmier(e)s puéricultrices(teurs) ; professeure Christèle Gras-Le Guen, présidente de la société française de pédiatrie (SFP) ; docteur Christophe Libert, président de l’association des psychiatres infanto-juvéniles de secteur sanitaire et médico-social (API) ; Mahmoud Rifai, Interne, président de l’association des juniors en Pédiatrie d’Ile de France (AJP) ; docteure Brigitte Virey, président du syndicat national des pédiatres français (SNPF) ; Pr Jean-Luc Jouve, président de la Commision médicale d’établissement (CME) de l’AP-HM (Marseille) et président du Conseil national des universités ; professeur Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP (Paris) et président de la conférence des présidents de CME de CHU ; professeure Sabine Sarnacki, présidente de la société française de chirurgie pédiatrique ; docteur Andreas Werner, président de l’association française de pédiatrie ambulatoire de chirurgie infantile ; et 36 associations de patients dont les associations Aide aux jeunes diabétiques, Vaincre la mucovicidose, Maladie foie enfant.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/30/crise-de-la-pediatrie-monsieur-le-president-votre-silence-est-assourdissant-

    Lire aussi :
    « Oui, par manque de moyens, la pédopsychiatrie doit depuis des années trier les enfants » https://seenthis.net/messages/980921
    « La dégradation de l’hôpital public risque d’aboutir à la disparition de pans entiers d’activités et de savoir-faire »
    « Les personnels soignants quittent l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas devenir des monstres »
    Dominique Méda : « Il pourrait être nécessaire de recruter jusqu’à 100 000 infirmiers pour un montant de 5 milliards d’euros »

    #santé_publique #pédiatrie #hôpital #enfants #malades

    • C’est encore pire que ça...

      Dans un pays du « tiers-monde » tu te bats pour améliorer les choses, tu t’organises, tu te formes, tu te renseignes, tu battis, tu construis des solidarités, des réseaux, des partenariats...

      Ici tu ne peux que faire chaque jour l’inventaire du nauffrage en cours...

    • @o.a Oui ! La destruction systématique se double d’une redoutable machine de guerre destinée à décourager toute forme de solidarité et d’auto-organisation. (L’impression que c’est justement le rôle de l’extrême-droite.)

    • Là je trouve que les médias ont un rôle décisif de décervelage permanent, on est sans cesse ramené à l’actualité, au présent mais l’avenir c’est çà dire la capacité à se projeter est totalement absente, en regardant la pyramide des âges on comprends mieux... la France est un pays de retraités ou de pré-retraités qui veulent être tranquille et après des décennies de lavage de cerveau libéral pensent plus à transférer du capital à leurs gosses que de construire un pays vivable socialement, sanitairement, politiquement...

      donc c’est après moi le déluge, le petit chéque pour noel et démerdez vous...

  • Face aux épidémies, la mollesse du gouvernement n’est pas sérieuse – l’édito de Ration double la gauche, les syndicats, les révolutionnaires
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/face-aux-epidemies-la-mollesse-du-gouvernement-nest-pas-serieuse-20221130
    https://www.liberation.fr/resizer/F5cbVx28JWPAOrRS7k_BQvokTZg=/1200x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(3565x2795:3575x2805)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/DEGQMU2H7FAMHJ467Y7WZI3BVY.jpg
    Les urgences de l’hôpital André-Grégoire à Montreuil (Seine-Saint-Denis), le 14 juin. (Marie Rouge/Libération)

    Confronté à une triple épidémie hivernale et fragilisé par les crises successives, le système hospitalier ne cesse d’envoyer des alertes. Les réponses que l’exécutif y apporte depuis des semaines sont d’une légèreté déconcertante.

    Cela fait plusieurs semaines qu’ici ou là, la sonnette d’alarme est tirée : le froid arrive, les fenêtres vont se refermer et les virus s’en donner à cœur joie. Une évidence comme le nez rougi au milieu de la figure. Nous sommes pour la plupart convaincus qu’il va falloir « vivre avec » le virus du #Covid, comme nous « vivons avec » celui de la grippe saisonnière depuis longtemps. Est-ce une raison pour rester les bras ballants et les sinus au vent ? Evidemment non, pour trois raisons. Nous savons aujourd’hui que certains gestes de base permettent de limiter la diffusion des virus, à commencer par le port du #masque et le lavage des mains [Pittet, sors de ce corps... ndc] . Cela ne coûte rien de les appliquer. Il existe désormais des vaccins dont le rappel diminue de 50 % le risque de transmission du virus (aux plus âgés et aux plus faibles notamment). Surtout, l’état des structures hospitalières est tel que l’on ne peut plus courir le risque d’engorger des hôpitaux déjà fragilisés par une épidémie de bronchiolite en plein boum.

    Dans ce contexte, la sagesse aurait été, de la part du gouvernement, d’imposer le port du masque dans les transports en commun [pour l’enlever au travail, à l’école, dans les salles d’attente de la Caf et d’ailleurs ? ndc ] dès la fin des beaux jours. Il suffit d’une ou deux personnes non masquées, malades du Covid ou de la grippe, dans une rame de métro ou de RER surchargée, pour contaminer plusieurs personnes alentour. C’est ce qui est en train de se passer avec ces deux épidémies qui progressent de concert. Il a fallu attendre cette semaine pour que le gouvernement appelle à porter le masque dans des zones de promiscuité et à se faire vacciner. Cette mollesse n’est pas sérieuse. De même, constater qu’aucun progrès réel n’a été fait sur la qualité de l’#air en intérieur dans les #écoles laisse songeur. Pendant ce temps-là, les structures hospitalières, où les conditions de travail se sont encore dégradées, peinent à surmonter une épidémie de bronchiolite. On n’ose imaginer l’impact sur les hôpitaux d’une flambée de la grippe combinée à l’arrivée d’une neuvième vague d’ampleur du Covid.

    edit avec pas mal de #confusion, ingrédient de base au pays des Lumières éteintes

    #hôpital #santé_publique #RDR #réduction_des_risques

    • A Londres et Paris, le même déni de l’effondrement du système de santé, Christian Lehmann
      https://www.liberation.fr/societe/sante/journal-depidemie-a-londres-et-paris-le-meme-deni-de-leffondrement-du-sys

      Le système de santé s’est effondré. Ces mots, qu’aucune autorité sanitaire ne veut entendre, ne devraient pas étonner ceux, dont je suis, qui depuis plus de vingt-cinq ans alertent en vain sur la situation, et bataillent au quotidien dans leurs cabinets et leurs services pour tenter de s’opposer aux décisions politiques et économiques qui nous ont collectivement amené à cette situation. Et pourtant, ces mots sont difficiles à intégrer, même pour nous, au cœur du système. (...) Même nous, qui tentions d’alerter sur les conséquences de directives prises par des tutelles à qui seule importait la maîtrise des dépenses d’un système social jugé trop dispendieux, même nous, qui observions l’eau monter dans les compartiments supposément étanches, qui assistions impuissants à l’absorption de la biologie médicale et des cliniques par les grands groupes privés, à la prise de pouvoir des assureurs à la Sécurité sociale et au ministère, n’arrivions à envisager pleinement ce qui se profilait, ni à quoi ressemblerait ce monde d’après.

      « Bon, faut pas déconner, ça coûte du pognon tout ça »

      Le Covid, dans ce contexte, fut la tempête parfaite. Les soignants, dans leur grande majorité, firent front, malgré le dénuement des débuts, malgré les mensonges. Dans ces premiers mois, face à des instances décisionnaires tétanisées qui pour la première fois depuis des décennies étaient confrontées au réel, les injonctions bureaucratiques, les vexations administratives, durent céder devant l’urgence. Cela eût un temps. Comme me l’avait dit Ohian, 34 ans, urgentiste à Toulouse, dès juillet 2020 : « On nous a filé des moyens temporaires pour passer la crise, qui en pratique correspondent aux moyens dont on aurait besoin pour bosser décemment en temps normal. Les trois quart de ces moyens ont été repris dès le bordel fini et on nous a gentiment expliqué que oui, mais bon, faut pas déconner non plus, hein, ça coûte du pognon tout ça. » Et au stade où nous en sommes, ce n’est même plus une question d’argent, c’est une question de survie. Le système de santé s’est effondré et nous évoluons, sans parfois en avoir bien conscience, dans des ruines.

      (...) les annonces ministérielles répétées selon lesquelles les médecins généralistes seront amenés à prendre en charge plus de patients chaque jour grâce aux réformes en cours, les injonctions à « soulager l’hôpital » en participant à la permanence des soins, alors que la durée moyenne de travail d’un généraliste est de 53 heures par semaine (DREES), sont d’autres symptômes de ce déni constant de l’effondrement du système.
      https://justpaste.it/caedr

  • Nouveau-Brunswick : Outrés et stupéfaits, des citoyens manifestent à Moncton après un nouveau décès à l’urgence Radio-Canada - D’après le reportage de Pascal Raiche-Nogue
    Beaucoup de morts durant l’attente aux urgences des hôpitaux canadiens

    Des citoyens se sont rassemblés samedi après-midi devant l’Hôpital de Moncton, bouleversés de la mort d’un homme dans la cinquantaine, qui est décédé dans la salle d’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935237/hopital-moncton-patient-mort-urgences dans la nuit de mardi à mercredi.

    Le défunt est décrit comme un “pilier de la communauté” par l’Association musulmane de Moncton, qui avait lancé l’idée de cette manifestation.

    Plusieurs des personnes rassemblées connaissaient bien le disparu. Installé à Moncton depuis plus de 20 ans, celui que plusieurs ont appelé “le Grand Mohammad” était “aimé par tout le monde” et “respecté par tout le monde”, a dit Mohammed Tom, rencontré devant l’hôpital.

    “Presque tous les nouveaux arrivés sur Moncton, qu’ils soient de l’Afrique, qu’ils soient de l’Asie, il était toujours là à nous aider”, dit-il. “Le défunt a laissé 5 enfants. Actuellement, leur maman est à l’extérieur du pays et les enfants, ils sont à la maison tout de suite.”


    Manifestation le 26 novembre 2022 devant l’Hôpital de Moncton. Les manifestants déplorent la mort d’un homme dans la salle d’urgence de cet hôpital, dans la nuit du 22 au 23 novembre. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    Le disparu avait subi une intervention chirurgicale moins de 48 heures avant sa mort. On lui avait dit de se rendre immédiatement à l’urgence s’il ressentait des douleurs sévères pendant sa convalescence. C’est ce qui s’est produit. Mais quelques heures après son arrivée à l’urgence, il s’est effondré dans la salle d’attente.

    “Personnellement si j’avais su qu’il serait ici jusqu’à ce qu’il tombe, je ne l’aurais même pas amené à l’hôpital, car c’est pas l’hôpital qui va sauver des vies”, se décourage Mohammed Tom.

    Au moins trois personnes sont mortes à l’urgence https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick en attendant des soins, ces derniers mois au Nouveau-Brunswick. “Est-ce qu’on doit patienter jusqu’à ce qu’on décède ?”, s’offusque Oussama Abbes, lui aussi rencontré devant l’Hôpital de Moncton. Il se demande combien de morts il faudra, encore, pour que les gouvernements soient aussi indignés qu’eux.

    « Ça s’appelle l’urgence. Sinon, il faut enlever l’enseigne et mettre un autre nom. »
     Une citation de Oussama Abbes

    Le défunt, qui avait survécu à une greffe de rein, était d’ailleurs inquiet de voir les autres décès aux urgences, Mohammed Tom se souvient d’avoir eu cette conversation avec lui. “Même pas deux mois, lui-même vient de subir la même conséquence”, se désole-t-il maintenant.

    “C’est trop. Une urgence, c’est quelque chose qu’on traite immédiatement”, poursuit M. Tom. “On ne peut pas te garder pendant 9 heures, 10 heures, 11 heures, et puis jusqu’à ce que tu vas mourir. Nous voulons un changement. Nous voulons que le système soit revu.”


    Younous Bichara (à l’avant) et d’autres manifestants, samedi près de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Ce que je souhaite, c’est que le système change. Il s’agit de vies”, déclare Younous Bichara.

    Plusieurs des manifestants rencontrés ont exprimé l’idée que la situation est dysfonctionnelle et que les gens ne savent plus où aller chercher de l’aide. “Il n’y a pas d’options. Même si tu évites l’urgence, tu pars à la clinique, on te renvoie à l’urgence. Tu viens à l’urgence, c’est 12 heures ”, relate M. Bichara. “Pour venir à l’urgence, il faut te [libérer], il faut prendre une journée.”

    « Il s’agit d’une vie. L’urgence, c’est un endroit où on vient pour être sauvé, pas un endroit où on vient pour s’assoir. »
     Une citation de Younous Bichara

    Pour ces Néo-Canadiens, les troubles du système de santé canadien, un “pays développé”, rappellent-ils, sont incompréhensibles.

    La santé, plus grande déception
    “Je suis venu étudiant international ici. J’ai aimé ce pays, et là je travaille. Tout est bon ! Sauf le système sanitaire. C’est là où on rencontre les plus grandes déceptions. Même chez nous, le système de santé, peut-être que c’est difficile. Mais au moins, on te prend en charge”, déplore Younous Bichara, qui est originaire du Tchad.

    “C’est comme vraiment décevant. Décevant pour un immigrant qui vient et qui voit des choses comme ça au Canada”, mentionne Mohammed Tom, citoyen canadien arrivé du Ghana il y a plus de 7 ans. “C’est très difficile d’expliquer ça en Afrique.”


    Oussama Abbes, samedi, entouré de manifestants à proximité de l’Hôpital de Moncton. Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

    “Je viens de la Tunisie”, dit Oussama Abbes. “À ma famille, je leur ai dit que j’ai attendu à l’urgence 7 heures. Ils ne me croient pas. Ils me disent : non, t’es pas au Canada, t’es peut-être dans un autre pays, ou bien tu blagues. Non ! Je leur dis : je suis au Canada et c’est ça la réalité. Je dis ça avec, vraiment… mal au coeur.”

    Visiblement bouleversé par ce décès à l’urgence, M. Tom souligne la mort d’un homme cette semaine dans une toilette devant l’hôtel de ville de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1935395/sans-abri-moncton-toilette-froid-plan-hiver

    Il se demande si les gouvernements se préoccupent de tous ces gens. “Apparemment, personne ne pense à personne. Surtout quand il s’agit du système de santé ou du développement social, les gens sont laissés à la merci de la nature”, dit-il. “C’est des êtres humains !”
    « Où sont-ils quand les personnes crèvent dans la salle d’attente ? »
    Une citation de Mohammed Tom

    Oussama Abbes ne connaissait pas personnellement le défunt. Il dit être venu “par solidarité”, car la situation l’a interpellé.

    Des solutions aux problèmes de main-d’oeuvre
    Il explique avoir lui-même avoir eu des mésaventures à l’urgence du CHU

     Dumont après y avoir amené son enfant, après que l’école lui eut téléphoné pour lui dire qu’il s’était blessé à la tête en faisant du sport. “By the way, c’est le même système. On est ici devant l’hôpital anglophone, mais c’est la même réalité à l’hôpital français”, lance M. Abbes.

    “Les médecins, ils sont là”, croit M. Abbes. “Il y a des médecins qui ont conduit des taxis pendant longtemps. Ils ont désespéré, ils ont quitté par la suite, ils sont allés à Montréal, ils sont allés dans d’autres provinces, même dans d’autres pays.”

    “Pourquoi ils ne les recrutent pas ? Pourquoi ils ne leur donnent pas la chance d’aider les personnes et les citoyens qui sont en train de mourir maintenant dans nos hôpitaux du Nouveau-Brunswick ?”, demande-t-il.

    M. Abbes dit que ces drames causent de l’inquiétude tant chez les Canadiens d’origine que chez ceux d’adoption. Les gens doutent de leur système de santé, déplore-t-il, et ne savent pas s’ils vont avoir de l’aide.

    Triage “ approprié ”, dit le réseau de santé
    Cette semaine, le réseau de santé Horizon avait confirmé un décès à l’urgence de l’Hôpital de Moncton.


    L’Hôpital de Moncton (archives) - Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc
    Selon le Dr Serge Melanson, chef des services cliniques des urgences du réseau de santé Horizon, le triage avait été effectué de façon “appropriée”, le patient avait été “surveillé par le personnel” et il avait passé des examens préliminaires. Toutefois, l’urgence débordait, précisait-on.

    En juillet, un homme âgé avait été retrouvé mort dans la salle d’attente de l’hôpital Chalmers, à Fredericton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1897838/deces-patient-mort-hopital-everett-chalmers-fredericton Un mois plus tard, un autre patient en attente de soins était mort à l’urgence de l’Hôpital de Moncton. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1906323/mort-hopital-moncton-urgence-horizon-nouveau-brunswick

    #urgence #santé #hôpital #santé_publique #canada

  • Hervérifie - Suppression des lits à l’hôpital : vrai ou faux ?
    https://www.facebook.com/herverifie2.0/posts/pfbid0XszaAYi3KkvcWsM5s8twVTshdFKuoVUVvwA3Voxef3gFj3taTZAg51MozTbkgoVdl

    Eh bé oui mais non, en fait même le discours « de gauche » sur « oui les méchants gouvernements ont supprimé plein de lits » n’est pas aussi vrai que ça. Ya aussi des raisons médicales très normales.

    (Et encore une fois c’est pas redit là mais il ne devrait PAS y avoir besoin de plus de lits pour des choses qu’on sait parfaitement prévenir ou guérir en amont, sans passer par la case réanimation proche de la mort à l’hôpital, personne ne devrait avoir à atteindre ce stade quand on a les cartes pour s’en sortir avant.)

    🧠 Comme promis, 1000 abonnés sur la nouvelle page, une publi… Avec un argument que l’on entend tous les jours depuis deux ans.
    ⚠️ Préambule :
    ❶ Je ne suis pas chirurgien, anesthésiste ou plombier. Donc les exemples que je donne sont ceux de ma pratique quotidienne, avec les limites que cela implique. Je ne doute pas qu’un spécialiste de tel ou tel domaine y trouvera à redire, et je me mettrai à jour avec lui avec plaisir 👍
    ➜ Au demeurant, l’idée générale reste là.
    ❷ Les chiffres sont ceux d’un article de la DREES. Comme je suis un psychopathe et que je voulais vérifier moi-même (et avoir le détail des lits ambu par secteur), j’ai téléchargé leur base de données. Et puis j’ai déchiffré le truc comme j’ai pu. C’est chaud. Et avant 2013, cela relève de l’exploit (enfin c’est un métier quoi). Bref, j’y ai passé la journée, et je n’ai pas appris grand chose d’intéressant à part les chiffres de réa, pour une prochaine infographie.
    ➜ On s’en fout, qu’on parle de +1000 ou -2000 lits par ci par là, les ordres de grandeur et surtout le raisonnement demeurent.
    ❸ J’ai écrit tout ça d’une traite comme toujours, donc voilu 🥸
    ________________________________________
    1️⃣ C’est vrai.
    ■ Ont été supprimés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 34 000 lits d’hospit. complète court séjour
    □ ∼ 49 000 lits d’hospit. complète long séjour
    ➜ La vache, c’est scandaleux, et ça continue malgré la COVID, alors qu’on a tellement besoin de lits !
    ________________________________________
    2️⃣ C’est faux.
    ■ Ont été créés, de 2003 à 2019 [1] :
    □ ∼ 30 000 lits d’hospit. partielle (ambulatoire)
    □ ∼ 13 000 lits d’hospit. complète moyen séjour
    □ ∼ 10 000 « lits » d’hospit. à domicile
    □ ∼ 100 000 places d’EHPAD (parfois médicalisées)
    ➜ Ah. D’un coup ça change un peu tout en fait. Comprends plus rien là.
    ________________________________________
    3️⃣ C’est normal, c’est plus compliqué que ça.
    📎 La demande de soins :
    ○ La population française augmente (nous sommes de vrais petis lapins n’est-ce pas).
    ○ La population française vieillit (OK boomer, ce n’est pas juste une expression : les enfants du baby-boom arrivent massivement à la retraite, et la pyramide des âges ressemble de moins en moins à une pyramide).
    ○ L’espérance de vie augmente constamment (bon, elle a pris un coup derrière la cafetière en 2020, mais globalement elle augmente) [2].
    ○ Les vieux, ça tombe malade. Et ça tombe tout court d’ailleurs. Bref, dans les deux cas, ça se finit à l’hôpital.
    ➜ Donc on a plus de malades, ok. Donc il faut plus de lits non ? Pas forcément.
    📎 La médecine :
    ◉ Les techniques chirurgicales évoluent :
    ○ Quand je suis arrivé à la fin des années 1990, la coelioscopie était relativement rare, on ouvrait tout ce qui bougeait, et on retirait tout ce qui passait. Je plaisante, mais par exemple en chir pédiatrique il était courant de faire une appendicectomie « de principe » quand on ouvrait l’abdomen d’un enfant pour une autre raison.
    ○ Aujourd’hui la coelioscopie est la première intention quand elle est possible, et elle l’est de plus en plus souvent. On pratique les hysterectomie par voie basse (on accouche l’utérus, littéralement), etc. Les suites opératoires sont beaucoup plus simples, il y a beaucoup moins de complications, le séjour est raccourci.
    Etc.
    ◉ Les techniques anesthésiques évoluent :
    ○ L’objectif est par exemple d’éviter les anesthésies générales, dans la mesure du possible, et de les remplacer par des procédures moins risquées, plus simples (rachianesthésie, bloc à la racine d’un membre, anesthésie locale), qui occasionnent moins de complications, des suites plus simples et surtout beaucoup plus courtes.
    Etc.
    ◉ Les recommandations évoluent :
    ○ Quand j’était petit, trouver un appendice en place dans une classe de 6e relevait de l’exploit, aujourd’hui la chirurgie est parfois évitée par une antibiothérapie [3].
    Etc.
    ◉ La vaccination progresse (germes, et couverture) :
    ○ En 2e année, on m’enseignait que l’épiglottite de l’enfant était une urgence absolue, que des gamins allaient me claquer dans les pattes aux urgences… 2 ans plus tard, je me pointe aux urgences ped… Et 25 ans plus tard, je n’ai toujours jamais vu d’épiglottite. Le vaccin contre Haemophilus influenzae B (celui que l’on fait à vos enfants) était passé par là et avait quasiment éradiqué cette saloperie en 2 ans. Vaccinez vos gosses, merci pour eux.
    ○ Je n’ai jamais vu de rougeole de ma vie. Je touche du bois. La génération qui m’a précédé ne peut pas en dire autant.
    ○ Quand tous les ados seront vaccinés contre le papillomavirus (filles ET garçons !), nous pourrons dire adieu au cancer du col de l’utérus, qui tue plus de 1000* femmes par an (une toutes les 8h en gros…) et en envoie trois fois plus en chirurgie et en oncologie…
    Etc.
    ◉ L’imagerie progresse :
    ○ Plus on repère une tumeur à un stade précoce, plus on a de chances de pouvoir la traiter ou l’extraire avant qu’elle n’ait pu envahir les tissus adjacents ou pire, métastaser. Exit dans ce cas les chirurgies délabrantes nécessitant des semaines d’hospitalisation et sources de complications lourdes, exit dans ce cas la chimiothérapie et/ou la radiothérapie et toutes les joyeusetés que cela implique…
    ○ IRM cardiaque, écho-dobutamine (…) permettent de dépister les coronaropathies de façon bien plus efficace, réduisant d’autant le risque de voir un infarctus bloquer un lit de réa pendant une semaine, puis un lit de moyen séjour pendant 4 semaines.
    ○ Idem pour les AVC avec les progrès de l’imagerie cérébrale.
    Etc.
    ◉ Le matériel évolue :
    ○ La bétadine a été peu à peu totalement supplantée par les solutions hydro-alcooliques dans les blocs, plus efficaces, plus pratiques (et finies les allergies cutanées des soignants). Un soignant peut se laver les mains n’importe où, sans point d’eau…
    ○ Ces évolutions ont favorisé l’essor de l’hospitalisation à domicile, par exemple… (fin de vies, maladies chroniques…) Et ça fait autant moins de monde à l’hôpital.
    Etc.
    ◉ Les traitements évoluent :
    ○ Aujourd’hui, beaucoup de femmes ayant été opérées d’un cancer du sein suivent une chimiothérapie pendant plusieurs mois ou années qui consiste à prendre quelques comprimés tous les jours. Chez elles. En vivant leur vie normalement.
    ○ Des patients autrefois traités par plusieurs injections d’insuline par jour n’ont aujourd’hui besoin que d’une injection de BIIIIP (pas de pub) par semaine, avec des résultats parfois spectaculaires.
    ○ Certaines molécules ont révolutionné la qualité de vie des patients atteints de spondylarthropathie, avec d’hospitalisations en rhumato et de dizaines d’heures de kiné en moins.
    ○ Les nouveaux traitements antiviraux permettent de contenir les hépatites B, évitant ou retardant autant de cancers du foie (qui requierent foultitude d’hospits, sans parler de la greffe et de ses suites…).
    Etc.
    ➜ En gros on soigne mieux les gens, plus vite, et plus tôt. Donc on a moins souvent besoin de les coller dans un lit pendant 1 mois.
    ________________________________________
    4️⃣ Bon, bref…
    ■ Vous l’aurez compris, la médecine de 2022 (2019 dans cette infographie) n’est plus celle de 2003, qui n’était plus celle de 1980, etc.
    □ On opère moins les appendocs, on ne reste plus 7 jours à la mater après un accouchement simple (ou même une césar), on ne retire plus un sein à toutes les femmes qui ont un diagnostic de cancer du sein, certaines chirurgies se font dans la journée, et vous rentrez chez vous à 17h (…)
    □ Moins un patient reste à l’hôpital, moins il court le risque de contracter une infection nosocomiale, qui rallongerait encore son séjour.
    ➜ De plus en plus de patients relèvent de l’hospitalisation ambulatoire (on ne dort pas à l’hôpital), de l’hospitalisation à domicile, voire de plus d’hospitalisation du tout. Cela porte même un nom, le « virage ambulatoire ».
    ■ Illustration avec la durée moyenne de séjour en hospitalisation courte :
    □ 1980 : supérieure à 10 jours
    □ 2019 : inférieure à 6 jours [4]
    ________________________________________
    4️⃣ Purée, c’est long ! Et les lits alors ? Ma lecture de ces chiffres est la suivante :
    ■ Les lits de court séjour ont diminué (↘︎ 34 000)
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin de dormir à l’hôpital : ils relèvent de lits ambulatoires (↗︎ 30 000 lits).
    □ Parce que certains patients n’ont plus besoin d’être hospitalisés : ils relèvent d’un traitement médical simple, ou d’une hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    ■ Les lits de long séjour ont diminué (↘︎ 49 000)
    □ Parce que certains patients relèvent désormais du moyen séjour, plus court (↗︎ 13 000 lits)
    □ Parce que certains peuvent désormais rester chez eux en hospitalisation à domicile (↗︎ 10 000 places).
    □ Et enfin parce que 100 000 places ont été crées en EHPAD (↗︎ 100 000 places) [5,6].
    ________________________________________
    5️⃣ Si vous voulez un VRAI scandale, Steph Curry est actuellement 10e (DIXIEME PUT1 !!!) dans la course au MVP, alors qu’il est à plus de 32PPG, 7APG, 6RPG et surtout à 90/53/45, le tout à 35 ans… MAIS NOM DE DIEU !!! [7]
    [1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/.../Vue%20d...
    [2] https://www.nature.com/articles/s41562-022-01450-3.pdf
    [3] https://www.fmcgastro.org/.../appendicite-aigue...
    [4] https://www.irdes.fr/.../nombre-de-lits-journees-et...
    [5] https://www.senat.fr/questions/base/2003/qSEQ030909077.html
    [6] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2021-01/Fiche%2017%20-%20Les%20établissements%20d’hébergement%2
    [7] https://www.statmuse.com/nba/player/stephen-curry-787

    #statistique #santé #hôpital #hospitalisation #lits

  • « Dette immunitaire » : Pourquoi les scientifiques disent que ce nouveau terme favorise la désinformation sur le COVID-19 | Teresa Wright
    https://cabrioles.substack.com/p/dette-immunitaire-pourquoi-les-scientifiques

    L’idée selon laquelle le système immunitaire d’une personne peut être affaibli par un manque d’exposition à une maladie « témoigne d’une incompréhension fondamentale du fonctionnement du système immunitaire. » En réalité, les enfants qui contractent des infections par le VRS à plusieurs reprises ou à un jeune âge sont plus exposé·es à des maladies comme l’asthme qui les suivront toute leur vie. Alors pourquoi tant d’enfants souffrent-ils de maladies graves causées par des virus saisonniers ? De nouvelles données suggèrent que le COVID-19 pourrait être en cause. Source : via Cabrioles

  • À votre santé ! C’est l’heure de l’mettre !

    _ Ce Mercredi 9 Novembre 2022, à 18h30 c’était L’Heure de l’mettre, et la Saint grégoire de fournas sur Radio Campus Lille, 106,6 Mhz, https://www.campuslille.com

    Le 17 octobre dernier, notre ami Gilles Balbastre, auteur d’un article dans le Monde Diplomatique sur la question, creusait dans la « mine d’or de l’e-santé ».


    C’était au café « les Sarrazins » à Wazemmes. Wazemmes c’est à Lille, c’est-à-dire à peu près n’importe où... Et si ça se trouve vous n’y étiez pas ! Alors on vous y emmène ce mercredi ! On paye la tournée ! A votre santé !

    Et oui c’est la magie de la radio ! Et c’est l’heure de l’mettre !

    Le lien afin d’écouter, de télécharger l’émission => https://bellaciao.org/A-votre-sante-C-est-l-heure-de-l-mettre?id_article=567

    (« Face à la fermeture des urgences à l’hôpital ou à la réduction de l’activité dans d’autres services, faute de personnels, le gouvernement de M. Emmanuel Macron a trouvé la solution : les cabines médicales connectées ! Téléconsultations, suivis de données à distance au bénéfice sanitaire incertain… Enquête sur le nouvel eldorado de l’e-santé, dans lequel le monde de la finance s’est engouffré. » )

    L’heure de l’mettre https://bellaciao.org/Podcasts

    #Gilles_Balbastre #santé #sante #France #surveillance #santé_publique #oligarques #hôpital #radio #inégalités

  • #Canada : Le refus de recevoir du sang d’une personne vaccinée, une tendance qui inquiète en Alberta Radio-Canada - Avec les informations de Jennifer Lee - 13 octobre 2022

    Des médecins albertains constatent qu’il y a de plus en plus de patients ou de parents de patients réfractaires à accepter un don de sang provenant d’une personne vaccinée, en raison de préoccupations non fondées alimentées par la désinformation concernant les vaccins contre la COVID-19, et particulièrement les vaccins à ARN messager.

    Ces médecins tirent la sonnette d’alarme à propos du danger que cela pourrait représenter pour la vie de patients nécessitant une transfusion sanguine.

    Obstétricienne spécialisée dans les naissances à haut risque au Centre médical Foothills, à Calgary, Stephanie Cooper affirme avoir eu récemment affaire à une patiente ayant refusé de consentir à une transfusion sanguine si elle provenait d’un donneur qui avait reçu le vaccin contre la COVID-19.


    Selon les médecins, les refus de recevoir du sang d’un donneur vacciné n’est fondé sur aucune base scientifique (archives).

    Choquée, la Dre Cooper a publié un gazouillis sur l’incident. Sa publication a engendré de nombreuses réactions de professionnels de la santé racontant avoir vu des cas similaires.

    “Je suis très inquiète à ce sujet”, dit la Dre Cooper, précisant que le Canada n’enregistre pas le statut vaccinal des donneurs.

    « Je vois régulièrement des personnes souffrant d’hémorragies graves dues à l’accouchement. Pour moi, l’idée que cela [le fait de refuser un don de sang à cause du statut vaccinal du donneur] puisse exister est ahurissante. »
    -- Une citation de Stephanie Cooper, obstétricienne

    Elle évoque le danger que représente cette résistance : “La personne n’a pas le choix de recevoir du sang négatif au vaccin contre la COVID. Donc, en refusant le sang, cela signifie qu’elle va mourir.”

    Des parents demandent du sang d’un donneur non vacciné
    Le responsable du sud de l’Alberta pour la médecine de la transfusion et de la transplantation, Dave Sidhu, affirme que le cas relevé par sa consoeur n’est pas un incident isolé dans la province.

    “Nous en voyons environ une ou deux fois par mois, à ce stade. Et l’inquiétude, c’est bien sûr que ces demandes pourraient augmenter”, déplore-t-il, en notant que des parents demandent du sang d’un donneur non vacciné pour leurs enfants, en particulier pour ceux nécessitant une greffe de moelle osseuse.

    “Vous devez vous rappeler que ces enfants sont immunodéprimés”, et donc assez fragiles, dit-il à l’intention des parents réfractaires.

    Le Dr Sidhu, qui est également professeur agrégé à la Cumming School of Medicine de l’Université de Calgary, relève que certains adultes ayant refusé les transfusions sanguines ont pu être traités par d’autres moyens. “Le vrai problème, ce sont les situations où la transfusion est vitale”, précise-il toutefois.

    « Il n’existe actuellement aucune preuve médicale ou scientifique permettant de croire qu’il y a des changements dans la composition génétique des personnes en raison des vaccins à ARN messager ou qu’il y a un quelconque problème de sécurité autour du sang provenant de donneurs vaccinés ou non vaccinés. »
    -- Une citation de Dave Sidhu, professeur agrégé, Cumming School of Medicine, Université de Calgary

    “Désinformation intériorisée”
    Timothy Caulfield, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le droit et la politique de la santé à l’Université de l’Alberta, estime qu’il s’agit là du “résultat direct de la propagation de fausses informations”.

    “Cela est basé sur l’idée que, soit le sang est contaminé, soit le sang va leur transmettre la COVID-19. [...] Donc, fondamentalement, ils ont adopté et intériorisé la désinformation associée aux vaccins contre la COVID-19”, explique-t-il.

    La Société canadienne du sang, qui dispose d’une section spéciale sur son site web consacrée à la COVID-19 (Nouvelle fenêtre), dit que la santé des patients est sa priorité absolue. “Santé Canada n’a recommandé ni imposé de restriction sur l’utilisation des vaccins COVID-19 approuvés et le don de sang”, rappelle-t-elle.

    Améliorer la culture scientifique du public
    Pour sa part, David Evans, professeur au département de microbiologie médicale et d’immunologie de l’Université de l’Alberta, croit que l’amélioration de la culture scientifique pourrait être le meilleur moyen, à long terme, de lutter contre la désinformation médicale.

    “Peut-être devrions-nous commencer à nous pencher sur notre programme de biologie et commencer à revoir ce que nous enseignons à nos enfants et à nous demander ce que nous voulons qu’ils sachent avant la fin de la 12e année sur la façon dont notre corps fonctionne.”

    “La réalité est que ces vaccins [à ARN messager] ont un dossier de sécurité incroyablement bon” , dit-il par ailleurs.

    #sang #arn #transfusion #covid-19 #vaccination #vaccins #vaccin #coronavirus #sars-cov-2 #pandémie #santé #covid #sante #santé_publique #sang_contaminé

    Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1924324/desinformation-vaccins-covid-19-transfusion-sang-alberta-canada

    • Plus de 30% de la population suisse n’est pas vaccinée contre le Covid RTS - ats/boi

      Plus de 30% de la population suisse n’a reçu à ce jour aucune injection contre le Covid-19, a indiqué l’Office fédéral de la santé publique mardi. Et de préciser que les Helvètes ne se bousculent plus vers les vaccins actuellement.

      Un mois après le début de la campagne de vaccination pour un deuxième rappel contre le Covid, environ 6% de la population a répondu à l’invitation. L’OFSP annonce que 376’000 personnes ont été vaccinées depuis le 10 octobre, dont 344’000 avec un « deuxième booster ».

      https://www.rts.ch/2022/11/08/14/13/13342274.image?w=1280&h=720

      Si l’on tient compte des deuxièmes rappels administrés précédemment, 535’000 personnes ont reçu ce « deuxième booster » à ce jour en Suisse et au Liechtenstein, a précisé l’OFSP, confirmant une information de la radio SRF.

      Le taux des personnes ayant reçu au moins une dose atteint désormais 69,7%.

      Demande « timide »
      Sur les six derniers mois, pas plus de 8% de la population a tendu le bras. Ce taux atteint 23,4% chez les plus de 65 ans. La part des « rappels » dans ce pourcentage n’est pas précisée. A noter que neuf seniors sur dix (plus de 65 ans) sont vaccinés.

      L’OFSP estime que la demande de vaccination a été « plutôt timide » ces dernières semaines, une réserve qu’il attribue notamment aux absences dues aux vacances d’automne.

      Changement dans la perception des dangers liés au Covid
      L’office reconnaît aussi une « certaine lassitude » à l’égard de la vaccination, ainsi qu’un changement dans la perception des dangers liés au Covid-19. Certaines personnes attendraient en outre de pouvoir profiter du vaccin de Pfizer contre le variant Omicron, actuellement disponible dans les cantons.

      L’OFSP insiste sur la nécessité de mettre l’accent sur les personnes à risques, les plus susceptibles de subir des complications.

      En attendant, vu la faible demande, le canton de Lucerne fermera trois centres de vaccination d’ici la fin du mois.

      Source : https://www.rts.ch/info/suisse/13528976-plus-de-30-de-la-population-suisse-nest-pas-vaccinee-contre-le-covid.ht

    • #Canada : Un médecin hygiéniste poursuit l’Université Queen’s pour libelle au sujet de la pandémie Jean-Philippe Nadeau - Radio Canada

      Le Dr Matthew Strauss, qui dirige la santé publique dans le comté de Haldimand-Norfolk, réclame 600 000 $ à l’université.

      Le médecin hygiéniste intérimaire du comté de Haldimand-Norfolk poursuit l’Université Queen’s et le directeur de la Faculté de médecine pour des déclarations « malveillantes, condescendantes et diffamatoires » formulées à son endroit. Le montant qu’il réclame s’élève à 600 000 $, selon des documents de cour dont Radio-Canada a obtenu copie.


      Le Dr Matthew Strauss est le médecin hygiéniste intérimaire du comté de Haldimand-Norfolk dans le Sud de l’Ontario. Photo : Haldimand-Norfolk Health Unit

      Le Dr Matthew Strauss explique que la façon dont l’Université Queen’s et le Dr Stephen Archer l’ont traité à la suite de ses commentaires sur la COVID-19 l’a obligé à démissionner du poste qu’il occupait au sein de l’établissement, après un congédiement qu’il qualifie d’“implicite”.

      À en croire l’avis de poursuite, le Dr Stephen Archer, qui était jusqu’à récemment le superviseur du Dr Strauss à la Faculté de médecine de Queen’s, l’aurait constamment réprimandé pour avoir critiqué en public les mesures de la santé publique au sujet de la COVID-19.

      Aucune des allégations du Dr Strauss n’a été prouvée devant un tribunal et aucune date d’audience n’a été fixée pour entendre la cause, puisque sa plainte a été déposée devant la Cour supérieure de l’Ontario le 20 octobre.

      Selon les documents de cour, les faits reprochés contre le Dr Archer et l’Université Queen’s se seraient déroulés d’août à octobre 2020, puis de décembre 2020 à février 2021, pour les propos du Dr Strauss sur les réseaux sociaux et dans la presse.

      Il y est notamment écrit que “le ton et la teneur des communications du Dr Archer ont bouleversé le Dr Strauss et l’ont rendu anxieux” au point de prendre congé de son programme de doctorat.

      Le Dr Strauss soutient qu’il a été congédié de manière implicite lorsqu’on lui a fait savoir que son contrat ne serait pas renouvelé comme prévu jusqu’au 30 juin 2022.

      Il affirme qu’il a été accusé d’agir de manière “dangereuse et trompeuse”, de “mettre en danger des patients” par sa conduite et de faire des “commentaires publics inexacts” et de la “désinformation”.

      Le Dr Strauss ajoute que le Dr Archer a fait fi de sa liberté d’expression et de sa liberté d’enseignement et qu’il l’a menacé de révoquer ses privilèges ou a insinué que son permis de pratique risquait d’être suspendu s’il continuait à exprimer ses opinions au sujet de la COVID-19.
      . . . . . . La suite : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1931802/poursuite-diffamation-liberte-expression-academique-covid-universit

      #censure #bâillon #santé #médecine #covid-19 #coronavirus #sante #travail #santé_publique #hôpital #médecins #pandémie

  • “Meurtres sans ordonnance”, sur Netflix : un thriller sombre et palpitant au cœur de l’hôpital américain
    https://www.telerama.fr/cinema/meurtres-sans-ordonnance-sur-netflix-un-thriller-sombre-et-palpitant-au-c-u

    Au départ, c’est à une sempiternelle histoire vraie autour d’un tueur en série que nous convie Netflix. Pourtant, ce portrait de Charles Cullen (Eddie Redmayne, brillant), infirmier taciturne peut-être bourreau de quatre-cents victimes aux États-Unis dans les années 1990, est surtout le prétexte à un examen clinique de l’hôpital, et ses fantômes.

    #hopital_privé #états-unis

  • Aux origines de l’effondrement du service public de santé
    https://lvsl.fr/leffondrement-du-service-public-de-sante

    Considéré jusqu’au début des années 2000 comme le meilleur du monde, le service public de santé français avec ses deux piliers, l’hôpital public et les professionnels de santé de premier recours, s’effondre peu à peu. Cet article porte sur l’analyse structurelle de cette destruction progressive et dresse le tableau alarmant de l’évolution de la démographie des soignants. Ce texte est une nouvelle version d’une série de trois articles de Frédérick Stambach et Julien Vernaudon initialement parus sur le site de la revue Respublica.

    Le système de santé français a longtemps fait office d’exemple à l’international, au début des années 2000 il était même considéré comme le meilleur au monde. A la suite d’une destruction incrémentale du fondement même de notre système de santé, quel que soit les majorités gouvernementales, celui-ci est dorénavant à l’agonie. Les déserts médicaux progressent et l’hôpital public est au bord de l’implosion du fait de la diminution du nombre de lits, l’introduction en force du Nouveau management public et la dégradation des conditions de travail entraînant le départ en masse de personnels soignants épuisés et écœurés.

    Nous considérons que le point d’entrée dans le système de santé pour l’immense majorité de la population est l’hôpital public par le biais des urgences et ce que nous nommerons les professionnels de santé de premier recours (PSPR), par définition conventionnés en secteur 1. Ces derniers sont représentés par les médecins généralistes principalement mais il existe également d’autres « portes d’entrée » subtiles et souvent méconnues. C’est le cas notamment des pharmacies d’officine et, dans une moindre mesure, des infirmier(e)s et kinésithérapeutes libéraux. Pour les jeunes enfants, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) lorsqu’elle existe encore sur le territoire peut également avoir ce rôle. Les chirurgiens-dentistes et les sage-femmes font également partie des PSPR.

    Mais d’une façon générale et majoritaire, lorsqu’un patient a un problème de santé (en dehors des grosses urgences) il va se rendre chez son médecin généraliste ou chez son pharmacien. C’est uniquement si ces deux voies sont fermées qu’il se rendra aux urgences directement.

    La pénurie médicale et la fermeture progressive des pharmacies d’officine, notamment en milieu rural, entraînent donc une suppression pure et simple de l’accès au système de santé, en particulier pour les classes populaires. Les services d’urgence, en grande souffrance, ne peuvent compenser la pénurie médicale de généralistes sur le territoire.

    La situation est complexe et assez catastrophique par bien des aspects, en particulier parce qu’elle relève de décisions gouvernementales qui, pour des raisons budgétaires mais pas uniquement, ont choisi délibérément de mettre en danger sanitaire la population française dans son ensemble. Cependant, les effets sont encore plus dramatiques pour les plus démunis, témoignant ainsi d’une politique de classe très violente : nous parlons ici de ceux qui ont la possibilité de se soigner ou pas.

    Nous allons revenir brièvement sur l’histoire de l’organisation puis de la désorganisation des médecins généralistes et de l’hôpital public, ensuite nous évalueront la situation actuelle (peu brillante) en termes d’effectifs soignants. Nous proposerons pour terminer une analyse politique et nos propositions pour changer de paradigme.

  • Plus de 500 personnes manifestent à Maubeuge pour dénoncer les « conditions dégradées » de l’hôpital de la ville Anas Daif et Roxane Sygula - France3

    Les soignants de l’hôpital de Maubeuge dénoncent des « conditions dégradées » de travail et les imputent notamment à de nombreuses coupes dans les effectifs. Plus de 500 personnes ont tiré la sonnette d’alarme ce samedi 15 octobre en manifestant dans les rues de la ville.

    « C’est dramatique »
    « Il y a des fermetures de lit, on est de moins en moins au niveau du personnel soignant pour s’occuper des patients et on arrive à bout de souffle » , lance une soignante. 

    Impossible selon eux de soigner correctement la patientèle dans ces conditions : « on est à flux tendu, on n’arrête pas, on court, on s’épuise, on enchaîne les heures et on pleure à la fin de la journée parce qu’on est claqué dans la bagnole, explique Guillaume Rosey, représentant CGT de l’hôpital. On a fait de la merde parce qu’on a pas les moyens pour travailler, parce qu’en plus on a réduit le personnel et le nombre de lits ».

    Egalement dans le viseur, l’hôpital flambant neuf que beaucoup jugent trop petit et totalement inadapté. « Je travaille au cabinet dentaire, je n’ai même pas déménagé, on devait aller sur le nouveau site, il n’y a pas de place » , déplore une manifestante qui ajoute que « rien que dans le parking, il manque 250 places, il n’y a pas de place pour le personnel, pas de place pour les patients qui viennent en consultation, c’est dramatique. »

    Démissions en série
    Au quotidien, ils font face à une perte de sens et d’intérêt jusqu’à envisager la démission. « Il y a énormément de monde qui a arrêté et honnêtement, j’y ai songé aussi parce que ça devient vraiment difficile. On connait tous un infirmier, un aide-soignant, un ASH, même des médecins qui sont partis de l’hôpital » , ajoute une autre soignante. 

    Seule porte de sortie selon la municipalité, le soutien financier de l’Etat. « L’hôpital public, notamment celui de Maubeuge, est dans une situation catastrophique et il nous faut des moyens supplémentaires. Donc nous demandons l’extinction de la dette de l’hôpital de Maubeuge, plus 20 millions d’euros supplémentaires pour pouvoir abonder et avoir les bâtiments nécessaires supplémentaires » , détaille Arnaud Decagny, maire DVD de Maubeuge. 

    De son côté, la direction de l’hôpital promet d’agrandir la surface totale du centre hospitalier à travers le rachat prochain d’un bâtiment juste à côté du nouveau site. 

    Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/video-plus-de-500-personnes-manifestent-a-maubeuge-pour

    #destruction organisée de l’#hôpital et de la #santé_publique #Santé #enMarche #Haut_de_France #France #Maubeuge

    • Et tout le monde s’en fout  : faut bien que Mémé trépasse, au lieu de relâcher l’héritage à 100 ans, quand les enfants sons déjà trop vieux pour en profiter.

      Sinon, toujours pas de vrai point canicule 2022, mais l’infirmier de mon père a perdu 7 patients sur 17, cet été, du jamais vu, selon lui.

      Mon père se retrouve ainsi doyen des patients du cabinet.

    • les admission hospitalières #covid-19 par année, via Maître Pandaï @Panda31808732

      https://twitter.com/Panda31808732/status/1578129633081524243

      on est flex ! les pics de 2020 montrent où le vase du soin a été plein. là, aucune goutte d’eau ne menace de le faire déborder, comme le dirait Édouard. tant que ça meurt à domicile et en ehpad, tant qu’il reste des lits, tant que les économaîtres bidouillent des moyens de pallier la pénurie de main d’œuvre sans que celle-ci n’apparaissent comme une contrainte objective malheureuse due à cette maladie provoquée par une fâcheuse empathie avec les covidés (si l’on en croit le Manifeste con., mais l’APHP défend une version « maladie de l’imaginaire » qui est pas mal aussi), que sont les covid longs, on est bons.

      #hôpital #moisson_tranquille

    • pour l’instant, petit décollage timide sur les dc hospi en métropole, cette semaine ; pour les admissions réa, c’est parti en sucette à x2 en 20 jours depuis bientôt un mois (le 12 sept.), voire x2 en 15 jours depuis 2 semaines ; il doit quand même y avoir un taux de transfert hospi > réa > dc largement moindre avec cette version du virus, ou alors les pratiques [de traitement p.ex.] ont changé ;

    • @monolecte

      Sinon, toujours pas de vrai point canicule 2022, mais l’infirmier de mon père a perdu 7 patients sur 17, cet été, du jamais vu, selon lui.

      pour cet été, on voit quand même bien la surmortalité globale à l’insee cf mon post https://seenthis.net/messages/972156 (que tu as vu, y a un mois) ; le problème, je crois, c’est que y a mélange des genres sur les morts, et vont ptet avoir du mal à trier les covidés des caniculés, vue d’avion insee ; ça fait une bonne occasion pour ne pas publier un rapport trop vite, c’est compliqué touça touça, voire même ne pas publier du tout :-) d’hab. ils sortent leurs rapports combien de temps après les événements ? 3-4 mois, le temps de faire le taf ?

      pour la perte des 7 clients de l’infirmier de ton reup, c’est intéressant ; la canicule [ou le virus] comme fossoyeur des professionels du care ; c’est de la perte sèche d’activité tout ça ! si c’est pas la faute à Manu, c’est la faute à LeMaire ! Il vont indemniser (les entreprises), bon plan à venir !

    • moins de réa, moins de décès, la première hypothèse qui vient à l’esprit c’est les effets protecteurs d’un #vaccin qui continue à diminuer la gravité des cas, mêmes hospitalisés.
      une des possibilités, c’est que l’on se prenne en pleine tronche la prolifération actuelle des variants en échappement immunitaire et que, par-delà les effets en cours du BA.5 originel, cela se voit dès novembre à l’hosto
      d’autant que la « campagne de vaccination » se fait avec des vaccins bi-variants (dont l’un avec le BA.1 et pas le BA.5, gros gaspillage il me semble) dont on ne connait pas l’efficacité sur les sous variants ; bref, laisser circuler le virus provoque les incertitudes et peut-être les résultats annoncés. lu je ne sais où chez des réputés sérieux qu’il reste 8 ans de pandémie (ne sais plus comment ils arrivent à conclure que cela s’arrêterait, il me semble que ce n’était pas par « immunité collective »)
      je ne vois plus de mention du vaccin universel qui viendrait et dont il était annoncé qu’il serait testé en décembre. le graal du vaccin nasal qui bloquerait la réplication a pas l’air en vue non plus.
      c’est peut-être comme la dictature en Iran, faudrait des décennies avant que la pandémie finisse par être politisée. si ce n’est qu’il y aura d’autres pandémie et des effets du réchauffement climatique pour relancer la fabrique massive du yaourt mental dans et par les populations.

      #hôpital

    • Oui, aucune information sur la vague qui vient. On entend XBB, BQ1, fort échappement immunitaire... mais sans information sur leur dangerosité moindre ou supérieure, on est dans le flou. Ces variants seront peut-être « une chance ». Ou pas. Vue la période, si les cadavres ne pourrissent pas devant ta porte, ils n’existent pas... On est dans le flou total. Faut-il être prudent ou faire comme tout le monde, ne pas s’inquiéter et ne rien anticiper ?

      A propos du vaccin nasal, ils en testent un en Chine en ce moment depuis septembre. Pas de nouvelles récentes.

      Ça n’a rien à voir, mais là, chez le CAC40, ça prend des décisions nettes. Ça généralise le flex office en urgence, c’est à dire que ça déménage tout le monde dans les nouveaux locaux tout petit en flex office, et ça ferme les anciens locaux qui permettaient encore vaguement de pouvoir bosser les uns avec les autres, dans des bureaux cloisonnés. Pour motif énergétique, vous l’aurez compris.

    • La donnée fondamentale, c’est qu’on sous-teste à tous les étages en France. Les gens ne se testent plus, les médecins sont en mode doigt mouillé «  Oh, l’angine du turfu  !  », même dans les hostos, on teste le moins possible et ensuite on stocke en chambre double et dans les couloirs.

      Dans ces conditions, à partir du moment où un malade ne chope pas d’étiquette covid à un moment de son parcours, ça ne me semble pas extravagant de penser qu’on ne va pas la faire apparaitre magiquement à la morgue.

      D’autant qu’avec les problèmes de place endémiques (eux) dans les hostos, ce serait vachement malencontreux qu’on se rende compte que le covid est aussi devenu une maladie nosocomiale…

  • #Suicides, management par la peur etc. : les hôpitaux s’effondrent
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/suicides-management-par-la-peur-etc-les-hopitaux-seffondrent-lEH54W_8QbGN

    Suicides au travail, cyberattaque, management brutal, dans le département de l’Essonne, à seulement 15 kilomètres de Paris, le diagnostic sur l’état de l’hôpital public est critique. Dans le nord du département, trois hôpitaux ferment et plus de 500 lits…

    #Hôpital #Santé
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-suicides-management-par-la-peur-etc-les-hopitaux-

  • #Agnès_Hartemann, chef de service à #La_Pitié_Salpêtrière, met sa démission en jeu face au manque de moyens de l’hôpital public, étranglé par le #néolibéralisme.

    « Pourquoi je vais donner ma démission ? Parce que je suis amenée à faire des choses non éthiques »

    –-> c’était 2020, mais je remets ici pour archivage...

    https://twitter.com/NicMatyjasik/status/1217152352391782401

    #hôpital #santé #France #éthique #conditions_de_travail #démission #hôpital_public #infirmiers #personnel_hospitalier #it_has_begun #lits

  • « Les personnels soignants quittent l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas devenir des monstres », Pascale Molinier

    Le Conseil national de la refondation (CNR), dont l’un des grands sujets de réflexion est la santé, s’ouvre dans un contexte de crise hospitalière profonde. On assiste à une hémorragie de personnel, des services d’urgence ont dû être réduits ou fermés… La pandémie a aggravé une situation déjà très détériorée.

    Dans tout débat sur la santé, ce qu’il s’agit d’abord d’éclairer sont les raisons de cette crise. Ceux et celles qui quittent l’hôpital public ou souhaitent le faire à brève échéance ne veulent pas, pour la plupart, changer de métier. S’ils se réorientent plutôt vers le libéral, le secteur privé, voire l’éducation, c’est parce que la crise hospitalière est avant tout morale. Elle provient d’une souffrance éthique liée à ce que soigner veut dire.

    Le soin ne peut pas se tayloriser et pourtant il tend à le faire. On ne peut pas soigner des gens en se contentant de changer leurs boulons. Bien sûr, la France s’enorgueillit du haut niveau de technicité de ses médecins et chirurgiens et nous ne voudrions pas les voir fuir vers l’étranger ou les secteurs privés. Mais exceller dans les domaines de pointe ne suffit pas. Les patients ont affaire à des secrétaires médicales, des brancardiers, des aides-soignantes, des agents de nettoyage, des infirmières, des manipulatrices en radiologie… Chaque métier a ses compétences propres, qui ne se confondent pas, mais toutes ces personnes soignent.

    Travail discret

    Elles ont pour mission d’humaniser l’hôpital. Accueil, attention, anticipation des besoins (de se reposer, d’être rassuré…), ces dimensions essentielles du soin ne recouvrent pas celles de la médecine scientifique ou de ce qui s’évalue en termes d’actes quantifiés. Il s’agit de la part inestimable du soin, au sens où elle ne se mesure pas avec les outils de la gestion, mais demeure ce qui compte le plus dans le vécu de la maladie ou de l’hospitalisation.

    Ce travail souvent discret, voire invisible, a connu un développement conceptuel sans précédent grâce aux recherches sur le care, un mot anglais qui désigne les dimensions non curatives du soin et prend pour perspective la vulnérabilité et l’interdépendance de tout un chacun. Mais, surtout, ce domaine d’études s’intéresse à celles qui s’occupent des autres, surmontant ainsi la dévalorisation sociale qui affecte des activités féminisées, de faible visibilité, en relation directe avec les tabous du corps et de la mort ; des activités dont beaucoup croient encore qu’elles ne demanderaient pas de compétences particulières et dépendraient avant tout d’un tempérament plus ou moins chaleureux.
    Or, tout au contraire, pour se déployer, ce travail, s’il est inestimable, nécessite des conditions matérielles qui peuvent être analysées. D’un côté, avant, pendant, après la pandémie, les soignants se sont exprimés sur leur sentiment de maltraiter les gens, de se robotiser, ou au contraire de s’épuiser physiquement et moralement à vouloir réaliser, dans des contextes d’intensification du travail, leur tâche d’une façon qui respecte la dignité et la fragilité des personnes. D’un autre côté, la recherche académique a des outils théoriques qui permettent non seulement de rendre visible l’ensemble des compétences requises pour prendre soin d’autrui, en les distinguant de qualités naturelles, mais aussi de mieux comprendre comment le care associe un travail discret avec une éthique qui lui est consubstantielle. Faire une toilette, par exemple, est un acte non technique, pourtant éminemment difficile à bien réaliser, notamment en respectant la pudeur de la personne, en surmontant son propre dégoût ou son appréhension du contact avec le corps de l’autre.

    Ecouter les infirmières

    Mais à quoi nous servent tous ces savoirs, s’il nous manque la volonté politique de faire appel à cette double expertise ? S’il s’agit de démocratiser l’approche de la santé, de prendre de la distance avec la technocratie, pourquoi tirer au sort des quidams – ce qui est l’une des propositions du CNR – et ne pas plutôt transformer les critères de l’expertise en acceptant enfin d’écouter les infirmières, d’apprendre des aides-soignantes ?

    Bien sûr, ce qu’elles ont à dire est angoissant. On peut faire l’hypothèse que le succès des approches gestionnaires repose en grande partie sur le fait qu’elles permettent au contraire de ne pas penser qu’elles sont sur l’indifférence, le défaut d’empathie qu’elles favorisent en éliminant de la réalité tout ce qui révèle la complexité de nos attachements et de nos souffrances. Une telle conception de l’efficacité ne mesure, par ailleurs, que le déjà connu et reste à la surface des soins. L’insondable des relations et de la psyché, ce qui participe d’un environnement favorable au rétablissement, lui échappe pour toujours.

    Crise de civilisation

    Pour changer de modèle, il importe collectivement de rompre avec le déni gestionnaire. Acceptons de ne pas refouler l’angoisse. Les personnels soignants quittent l’hôpital parce qu’ils ne veulent pas devenir des monstres sans affects, ou laisser leur peau au travail. Il conviendrait de s’interroger sur la rationalité économique d’une gestion qui prendrait mieux en compte toutes les dimensions du soin. Cela impliquerait de calculer aussi – pour l’intégrer dans les coûts de santé – le prix des départs d’un personnel médical et paramédical formé à l’hôpital, donc aux frais des contribuables. Et combien coûte l’absentéisme des personnels chroniquement exténués ?

    Tout n’est d’ailleurs pas qu’une question d’argent. Qui va consoler les proches des jeunes internes qui se sont suicidés ? Ceux des vieillards morts seuls en Ehpad durant le confinement ? La crise hospitalière est une crise de civilisation. Le résultat de maintes rebellions – grève des urgences, des services psychiatriques, des Ehpad, d’hôpitaux entiers – dont le message éthique n’a jamais été entendu.

    Il est temps de remettre le soin au cœur de notre système de santé, en tirant la leçon de cette crise qui signe l’échec de plus de vingt ans de gestion hospitalière aveugle au travail et à ses contraintes, et sourde à celles et ceux qui en sont les rouages.

    Pascale Molinier est professeure de psychologie sociale à l’université Sorbonne-Paris Nord. Elle a écrit Le Travail du care (La Dispute, 2020).

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/09/08/les-personnels-soignants-quittent-l-hopital-parce-qu-ils-ne-veulent-pas-deve

    #soin #soignants #infirmières #aides-soignantes #care #gestion #santé #hôpital_public #éthique

  • Un filtrage mis en place pour accéder aux urgences du CHU d’Amiens Yann Defacque - Le journal d’Abbeville
    https://actu.fr/hauts-de-france/amiens_80021/un-filtrage-mis-en-place-pour-acceder-aux-urgences-du-chu-d-amiens_53575564.htm

    A l’instar de nombreux autres services d’urgences en France, le service des urgences polyvalentes adultes du CHU Amiens-Picardie est confronté à des difficultés de ressources humaines.

    Depuis ce lundi 5 septembre 2022, l’accès aux urgences, hors urgences vitales, sera filtré. Des professionnels de santé assureront le filtrage d’accès au service d’urgence afin que les patients qui ne nécessitent pas une prise en charge en urgence puissent, selon l’analyse de leurs besoins, bénéficier de conseils médicaux et le cas échéant être orientés vers un médecin de garde.

    Tous les patients qui nécessitent une prise en charge en urgence au CHU continueront d’être pris en charge.

    Ces mesures sont prises afin de garantir une prise en charge adaptée, en toute sécurité, au sein du service des urgences adultes du CHU.

    A noter : les urgences gynécologiques et obstétricales, ophtalmologiques et pédiatriques restent assurées dans leur fonctionnement habituel.

    Tout est mis en place au CHU Amiens-Picardie pour garantir la meilleure continuité de prise en charge du patient en parfaite sécurité, 24h sur 24.

    Le Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé sera présent au CHU mardi 6 septembre 2022 afin d’évoquer les solutions déployables à l’échelle du territoire pour assurer la bonne continuité des prises en charge en soins non programmés et d’apporter son soutien aux professionnels mobilisés. . . . . bla . . bla . . .bla. .

    #hôpital #santé #france #santé_publique #travail #en_vedette La véritable #crise_sanitaire #médecine #soignants

  • A l’#hôpital de Laval, les syndicats déposent un signalement auprès de la justice pour « mise en danger des personnels hospitaliers »

    Le personnel de l’hôpital de Laval alerte depuis des années sur la dégradation des conditions de travail. Ici, une banderole affichée devant l’hôpital le 21 août 2020. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

    Fermées à de multiples reprises ces derniers mois, les urgences de l’hôpital de Laval se trouvaient déjà, faute de médecins, au bord de l’asphyxie en décembre.

    Ils dénoncent des conditions de travail dégradées, un manque de personnel médical et paramédical ainsi que l’augmentation de la charge de travail liée au Covid. La CGT 53 et Force ouvrière (FO) ont déposé, vendredi 12 août, un signalement auprès du procureur de la République de Mayenne, ont annoncé les syndicats dans un communiqué.

    « Aujourd’hui, nous réalisons un signalement auprès de vous, Madame, Monsieur le Procureur de la République, sur le fait que l’État français, de par ses décisions de #fermetures_de_lits depuis de nombreuses années, met en danger les personnels hospitaliers de Laval », précisent les syndicats.

    Ils ont également alerté sur la dégradation de l’offre de soins pour les patients. Une situation qui découle, selon Maxime Lebigot, infirmier et secrétaire adjoint FO au centre hospitalier de Laval, de la « souffrance psychologique et physique » des professionnels de santé.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/08/16/a-l-hopital-de-laval-les-syndicats-deposent-un-signalement-aupres-de-la-just

    #santé_public #soignants

  • De la #démocratie en #Pandémie. #Santé, #recherche, #éducation

    La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’omerta n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant.

    https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tracts/De-la-democratie-en-Pandemie

    –-

    Et une citation :

    « La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des #polémiques à la #confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le #savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’ _#omerta_ n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant. »

    #syndémie #désert_médical #zoonose #répression #prévention #confinement #covid-19 #coronavirus #inégalités #autonomie #état_d'urgence #état_d'urgence_sanitaire #exception #régime_d'exception #Etat_de_droit #débat_public #science #conflits #discussion_scientifique #résistance #droit #santé #grève #manifestation #déni #rationalité #peur #panique #colère #confinement #enfermement #défiance #infantilisation #indiscipline #essentiel #responsabilité #improvisation #nudge #attestation_dérogatoire_de_déplacement #libéralisme_autoritaire #autoritarisme #néolibéralisme #colloque_Lippmann (1938) #économie_comportementale #Richard_Thaler #Cass_Sunstein #neuroscience #économie #action_publique #dictature_sanitaire #consentement #acceptabilité_sociale #manufacture_du_consentement #médias #nudging #consulting #conseil_scientifique #comité_analyse_recherche_et_expertise (#CARE) #conseil_de_défense #hôpitaux #hôpital_public #système_sanitaire #éducation #destruction #continuité_pédagogique #e-santé #université #portefeuille_de_compétences #capital_formation #civisme #vie_sociale #déconfinement #austérité #distanciation_sociale #héroïsation #rhétorique_martiale #guerre #médaille_à_l'engagement #primes #management #formations_hybrides #France_Université_Numérique (#FUN) #blended_learning #hybride #Loi_de_programmation_de_la_recherche (#LPR ou #LPPR) #innovation #start-up_nation #couvre-feu #humiliation #vaccin #vaccination
    #livre #livret #Barbara_Stiegler

    • secret @jjalmad
      https://twitter.com/jjalmad/status/1557720167248908288

      Alors. Pour Stiegler je veux bien des ref si tu as ça, j’avais un peu écouté des conf en mode méfiance mais il y a un moment, sans creuser, et je me disais que je devais pousser parce qu’en effet grosse ref à gauche

      @tapyplus

      https://twitter.com/tapyplus/status/1557720905828253698

      Check son entretien avec Desbiolles chez les colibris par ex. T’as aussi ses interventions à ASI, son entretien avec Ruffin, etc. C’est une philosophe médiatique, on la voit bcp. Et elle dit bien de la merde depuis qq tps. Aussi un live de la méthode scientifique avec Delfraissy

      Je suis pas sur le PC mais je peux te lister pas mal de sources. D’autant plus pbtk parce que « réf » à gauche. Mais dans le détail elle dit de la merde en mode minimiser le virus + méconnaissance de l’antivaccinisme. Et du « moi je réfléchit » bien claqué élitiste et méprisant.

      Quelques interventions de B Stiegler (en vrac) :
      Alors la première m’avait interpellée vu qu’elle était partie en HS complet à interpeller Delfraissy sur les effets secondaires des vaccins : https://radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-methode-scientifique/et-maintenant-la-science-d-apres-8387446
      (le pauve N Martin se retrouvait sur un débat complètement HS)

      Il y a d’une part la critique politique (rapport à la démocratie en santé publique), mais pour Stiegler outre la position « le gvt en fait trop, c’est des mesures autoritaires inutiles » elle se positionne par ailleurs sur des choix

      Parler des EI des vaccins sans balancer avec les effets de la maladie. Utilisation de la santé mentale des enfants pour critiquer le port du masque à l’école, lecture de la situation où il n’y aurait que gvt vs libertay, et en omettant complètement toutes les positions développées par l’autodéfense sanitaire et les militants antivalidistes et de collectifs de patients (immunodéprimés, covid long, ...) quand ils ne vont pas dans son narratif.

      Elle met de côté toutes les lectures matérialistes de la situation et sort clairement de son champ de compétence sur certains points, tout en ne donnant que très peu de sources et de points de référence pour étayer ses propos.

      Genre elle critique la pharmacovigilance et les EI mais elle ne donne jamais aucune source ni aucune information sur les outils, méthodes et acteurs qui travaillent ces sujets. Pareil quand elle dit découvrir les critiques des vaccination. Il y a de quoi faire avec les travaux historique sur la #santé_publique et la vaccination. A t elle interrogé des spécialiste de ces sujets, notamment les spécialistes qui ne vont pas que dans le sens de son propos. Elle semble manquer cruellement de référence historique sur le sujet alors qu’elle s’en saisit et qu’elle a une aura d’#intellectuelle_de_gauche, donc plein de monde lui accorde une confiance et trouve qu’elle est très pertinente sur certains sujets. Mais sur le traitement des points techniques elle me semble plutôt à la ramasse et ce qui ne va pas dans son sens est renvoyé à la doxa gouvernementale ou technoscientiste liberale, sans apparemment regarder les contenus eux même. Et Desbiolles c’est pareil. Alla je connais moins et je l’ai entendu dire qq trucs pertinents (sur les profils des non vaccines par exemple) mais le fait qu’il cite Desbiolles devant l’opecst, alors que celle ci racontait des trucs bien limites sur les masques et les enfants, ça me met des warnings.

      Je rajouterai 2 points : 1) il y a des sujets super intéressants à traiter de trouver comment on construit une position collective sur des questions de santé publique, ni individualiste ni subissant l’autorité de l’état. Genre comment penser une réflexions sur les vaccinations (en général, pas spécifiquement covid) dans une perspective émancipatrice et libertaire, comment on fait collectif, comment on mutualise des risques, comment on se donne des contraintes individuelles pour soutenir celles et ceux qui en ont plus besoin.

      Stiegler ne fait que critiquer l’autoritarisme d’état, parle de démocratie, mais ne propose aucune piste concrète ni axe de réflexion pour développer cela. D’autres personnes le font et développent cela, et c’est des sujets non triviaux sur lesquels il est important de délibérer.

      2) Un autre point c’est son discours, comme ceux d’autres intellectuels, est surtout axé sur la partie « choix libre » de la phrase « choix libre et éclairé », et n’évoquent pas vraiment la manière dont on construit collectivement la partie « éclairé »

      Il y a des sujets super importants à traiter sur le rapport aux paroles d’expert, de la place des scientifiques dans un débat public, de la dialectique entre connaissance scientifique et choix politiques et éthiques, bref plein d’enjeux d’éducation populaire

      Ah et aussi dernier point que j’ai déjà évoqué par le passé : l’axe « liberté » sur les questions de vaccination, c’est un argument central des discours antivaccinaux, qui axent sur le fait que les individus peuvent choisir librement etc. C’est assez documenté et c’est par exemple un registre argumentaire historique de la Ligue Nationale Pour la Liberté de Vaccination (LNPLV), qui défend le rapport au choix, défendant les personnes qui ont refusé les vaccinations obligatoires. Mais sous couvert de nuance et de démocratie, ce sont des positions antivaccinales assez claires qui sont défendues. Ce truc de la nuance et de la liberté, tu la retrouves par exemple également chez les anthroposophes (j’en parlais récemment dans un thread).

      j’ai enfin compris pourquoi on dit intellectuel de gauche : c’est pour indiquer avec quel pied leur marcher dessus.

  • #canada : Des infirmières malades de la COVID-19 forcées de travailler Le Devoir - Nikoo Pajoom
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/740238/coronavirus-au-boulot-meme-malades

    L’accalmie estivale attendue n’est pas arrivée dans les hôpitaux. Des infirmières ayant des symptômes sévères de la COVID-19, dont des nausées, des vomissements, des maux de tête et des douleurs musculaires, sont forcées de travailler auprès de patients vulnérables pour éviter des ruptures de service dans le réseau de la santé.

    Selon ce que Le Devoir a appris, cette obligation de rester en poste malgré un test de dépistage positif et des symptômes incommodants crée un malaise chez des travailleurs de la santé. Des infirmières ont confié leurs craintes d’infecter des patients ou de commettre des erreurs médicales en raison de la fatigue et des symptômes de la COVID-19.


    Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Le ministère de la Santé et des Services sociaux confirme que des employés malades de la COVID-19 peuvent être appelés à travailler en cas de « compromission persistante » de l’accès aux services due au manque de personnel. _

    « C’est une situation dangereuse pour mes collègues, pour les patients et pour moi-même », raconte une infirmière qui travaille en gériatrie auprès d’une clientèle vulnérable. Elle a demandé à garder l’anonymat par crainte de représailles.

    Présentant des symptômes d’une infection à la COVID-19, cette travailleuse a effectué un test rapide de dépistage qui s’est révélé positif. Après un test PCR qui a confirmé l’infection, les gestionnaires responsables des employés avec un test positif à la COVID lui ont dit de s’isoler pendant cinq jours. Cependant, après avoir informé sa cheffe d’unité, cette infirmière a dû rester sur son quart de travail « avec l’accord de la haute direction ».

    Le lendemain, des gestionnaires lui ont ordonné de retourner au travail en raison du manque de personnel dans son unité. Mais, entre-temps, son état de santé s’était détérioré : « J’ai développé des symptômes de plus en plus intenses. Nausées, vomissements, céphalées, douleurs musculaires et douleurs abdominales. »

    Elle en a informé les personnes responsables. Pourtant, on lui a dit que tant qu’elle n’avait pas de fièvre, elle devait continuer à travailler. Cette décision a conduit l’infirmière à travailler « avec des étourdissements et des nausées ». « J’ai malheureusement vomi dans mon département. »

    Après cet épisode, on lui a intimé de rentrer chez elle immédiatement. Mais sans aucune relève, l’infirmière a été obligée de terminer son quart malgré ses symptômes.

    Le lendemain, à cause d’une forte fièvre, elle a été autorisée à s’isoler jusqu’au retour à une température sous les 38°C.

    Éviter les ruptures de service  
    Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) confirme que des employés malades de la COVID-19 peuvent être appelés à travailler en cas de « compromission persistante » de l’accès aux services due au manque de personnel.

    Quelque 6478 employés du réseau de la santé étaient absents en raison de la COVID-19 en date du 26 juillet, selon le MSSS. « Il est évident que ce taux d’absentéisme contribue à exercer davantage de pression sur les employés en poste et sur le réseau de la santé », affirme Robert Maranda, porte-parole du MSSS.

    « La réintégration précoce d’un employé infecté par la COVID se fait lorsque les autres options ont été épuisées et lorsque l’établissement risque la rupture de services en raison du manque de travailleurs », précise-t-il. L’établissement doit s’assurer que le retour se fait en zone « chaude », où sont des personnes déjà infectées par la COVID, ou auprès de clientèles moins vulnérables. Des mesures doivent être prises pour éviter que d’autres employés se contaminent, en réservant aux travailleurs infectés une salle de repas ou un vestiaire, par exemple. Ces derniers doivent aussi porter des équipements de protection adéquats, souligne le MSSS.

    Principe de précaution
    Une autre infirmière ayant 20 années d’expérience, qui souhaite aussi rester anonyme, a dû travailler malgré un test positif de COVID-19 et des symptômes d’une infection. Elle faisait de son mieux pour éviter ses collègues et elle allait dans un coin « où il n’y avait personne » quand elle avait besoin de se moucher.

    « Je ne l’ai pas dit à mes patients, parce que je ne voulais pas leur faire peur », explique l’infirmière.

    « Les gens étaient choqués de savoir qu’ils pouvaient être soignés par une infirmière non vaccinée, mais ils ne savent peut-être pas que les travailleurs de la santé sont susceptibles d’être contagieux », ajoute-t-elle.

    La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) soutient que les travailleuses de la santé infectées à la COVID-19 devraient s’isoler pendant 10 jours.

    « Nous prônons le principe de précaution au bénéfice des travailleuses, mais aussi pour les patients. On ne doit pas faire de compromis sur la santé et la sécurité des patients et des travailleuses », fait valoir Benoit Hamilton, attaché de presse de la FIQ.

    Le travail des infirmières atteintes de COVID-19 « ne semble pas une pratique généralisée pour l’instant », selon le syndicat.

    De son côté, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec rappelle que ses membres n’ont « aucune obligation déontologique d’informer leurs patients de leur condition de santé ».

    Une infirmière qui se rend au travail en se sachant malade « doit en aviser son employeur et respecter les règles de prévention des infections », dont le port d’équipements de protection pour protéger ses patients.

    « Par contre, si elle considère qu’elle n’est pas apte à se rendre au travail au point d’affecter la qualité des soins à prodiguer, elle doit se retirer et en aviser son employeur. »

    #covid-19 #coronavirus #santé #pandémie #sars-cov-2 #Hôpital #Santé #Santé_Publique #Soignants #Soignantes #Médecine #esclavage ? #Travail #crise_sanitaire #conditions_de_travail

  • #Découverte : Le manque de moyens consacrés aux infirmiers a un impact direct sur la mortalité des patients aux soins intensifs Sophie Mergen - RTBF
    https://www.rtbf.be/article/le-manque-de-moyens-consacres-aux-infirmiers-a-un-impact-direct-sur-la-mortalit

    C’est le constat interpellant que dressent plusieurs chercheurs belges, suite à une vaste étude menée dans dix-sept hôpitaux du pays.

    En filigrane, cette question : le montant investi par les hôpitaux dans leurs infirmiers a-t-il un impact sur la santé des patients ? 

    Durant un an, des chercheurs ont passé à la loupe pas moins de 18 000 séjours hospitaliers en soins intensifs, en comparant les hôpitaux qui investissent beaucoup dans leurs ressources infirmières à ceux qui investissent peu. 

    Les résultats sont sans appel : les hôpitaux qui dépensent le plus d’argent pour leurs infirmiers affichent un taux de mortalité significativement plus bas. Ce taux de mortalité chute même de 20% par rapport aux hôpitaux qui consacrent peu d’argent à leurs ressources infirmières.


    C’est un message fort adressé à nos hôpitaux et nos politiques

    A l’origine de l’étude, un collectif de chercheurs belges emmené par Arnaud Bruyneel, infirmier spécialisé en soins intensifs et doctorant en Santé publique à l’Université Libre de Bruxelles. "Plus le budget consacré aux infirmiers est important, plus l’hôpital peut engager, et plus le nombre d’équivalents temps plein par patient est donc élevé" explique-t-il. « On peut aussi supposer que là où le budget est le plus important, les infirmiers sont plus qualifiés, plus spécialisés et plus expérimentés, ce qui explique qu’ils coûtent plus cher à l’hôpital ». 

    Premier enseignement :  moins il y a d’infirmiers par patient, plus le taux de mortalité est important. Cette étude vient donc confirmer d’autres études internationales, publiées dans des revues prestigieuses comme The Lancet. Ces études démontraient déjà que chaque patient ajouté à une infirmière augmentait de 7% le risque de mortalité. 

    « Quand le suivi n’y est pas, aux soins intensifs, on le paye cash »
    Des résultats qui n’étonnent pas Thomas Persoons, infirmier SIAMU. Après avoir travaillé dix-huit ans aux soins intensifs, il a quitté le secteur des soins aigus suite à un burn-out. L’impact du manque de moyens sur la mortalité, il l’a vécu de près.  "On n’est clairement pas assez nombreux pour suivre correctement les patients, vu la lourdeur des cas et le temps que demandent les nouvelles techniques de soins (ECMO, dialyses en continu, etc)". 

    Il y a eu des accidents. Des patients sont décédés parce qu’on ne savait pas être à deux endroits en même temps

    « On a eu des cas où on ne savait plus où donner de la tête et clairement, il y a pu avoir des accidents, des patients qui sont décédés parce qu’on ne savait pas être à deux endroits en même temps ». 

    « Aux soins intensifs, quand le suivi n’est pas là, ça se paye cash » continue-t-il. « Si ça craque dans deux chambres en même temps et qu’on n’est pas assez, on ne sait pas être partout ». 

    « La Belgique est un très mauvais élève »
    Pour Jérôme Tack, président de la SIZ Nursing, association francophone des infirmiers de soins intensifs, les résultats de l’étude peuvent aussi être expliqués comme tel :  "Quand la charge de travail est trop importante, il y a toute une série de soins qu’on ne sait pas effectuer, et cela a un impact sur la mortalité. Par exemple, on n’a pas le temps de mobiliser les patients, ce qui entraîne des escarres".

    « C’est ce qu’on appelle les soins manquants » ajoute Arnaud Bruyneel. "Ce sont des soins essentiels que les infirmiers omettent de réaliser par manque de temps. Ce manque de soins augmente le nombre de complications et a, in fine, un impact sur la mortalité". 

    On a des normes complètement obsolètes

    Une récente étude du KCE, centre fédéral d’expertise des soins de santé, montrait que seuls 26% des infirmiers avaient pu réaliser l’ensemble des soins nécessaires durant leur dernière pause de travail. Autrement dit, trois infirmiers sur quatre avaient laissé des soins en suspens. 

    Pour Jérôme Tack, la Belgique est un très mauvais élève en ce qui concerne l’encadrement des patients en soins intensifs.  "On a des normes complètement obsolètes. On est à 1 infirmier pour 3 patients quand d’autres pays européens sont à 1 pour 2 voire 1 pour 1 pour certains types de patients"  dénonce-t-il. 
     

    Un mauvais calcul sur le long terme ? 
    L’étude qui vient d’être publiée montre encore que plus le budget alloué aux ressources infirmières est important, plus les durées d’hospitalisation diminuent. Pour Arnaud Bruyneel,  "il est urgent d’investir dans la profession infirmière, car cela permet d’améliorer la qualité des soins, mais aussi d’économiser de l’argent à moyen et à long terme en diminuant la durée de séjour, les complications et le nombre de réadmissions à l’hôpital". 

    Pour cet expert, les hôpitaux et la société en général auraient donc un retour sur investissement, car cela permettrait à terme de diminuer les coûts liés à des durées d’hospitalisation plus longues et de réduire les coûts pris en charge par la sécurité sociale. 

    L’épineuse question des salaires
    Par ailleurs, pour améliorer le ratio « patients par infirmier », l’une des clés est d’éviter que ces derniers ne quittent la profession prématurément. Or, la dernière étude du KCE montre qu’aux soins intensifs, un infirmier sur deux a l’intention d’abandonner le métier. "Plus on traîne, plus ce phénomène va s’amplifier" explique Arnaud Bruyneel. « Il est éminemment urgent de revaloriser la profession ». 

    Dans ce contexte, la question des salaires est centrale. Avec la réforme IFIC, de nombreux infirmiers spécialisés en soins intensifs perdent de l’argent par rapport à l’ancien système. "Si je prends mon cas, comme infirmier en soins intensifs avec quinze ans d’expérience, je perds 45 000 euros sur ma carrière en entrant dans le nouveau système, alors que je ne travaille qu’à mi-temps". 

    Je me suis dit ’stop, je vais à la catastrophe’

    Pour Thomas Persoons, ce manque de valorisation, de considération et l’intensité de la charge de travail sont des facteurs de burn-out. "Le problème, c’est que quand vous êtes en burn-out, vous faites moins bien votre boulot. Moi, j’avais des trous de mémoire sur des dosages de médicaments ! Je n’en pouvais plus et je me suis dit ’stop, je vais à la catastrophe si je continue à travailler dans cet état-là’ ". 

    Un véritable cercle vicieux difficile à briser. Pour Arnaud Bruyneel, « il faudra des années ». En attendant, l’impact du manque de moyens sur la mortalité des patients est, lui, bien réel. Et désormais avéré dans les hôpitaux belges. 

    #Hôpital #Santé #Santé_Publique #Soignants #Soignantes #Médecine #Travail #crise_sanitaire #conditions_de_travail

  • Urgences saturées à Montpellier : 7 ambulances de pompiers bloquées pendant 2 heures 30
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/urgences-saturees-a-montpellier-7-ambulances-de-pompier

    La saturation de l’accueil aux urgences du CHU de Montpellier se poursuit en ce début d’été et le temps d’attente pour décharger les patients s’allonge. En cause : le manque de moyens, malgré un plan d’attractivité lancé par l’hôpital public pour recruter du personnel. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, pas moins de 7 ambulances du Service Départemental d’Incendie et de Secours de l’Hérault (SDIS 34) ont ainsi été immobilisées pendant 2 heures 30, entre 22 heures et minuit trente, heure à laquelle la situation est revenue à la normale.

    Il y a quelques jours déjà, Gilles Viriglio, chef de groupement « opération » au SDIS 34 s’émouvait de cet état de fait qui se répète au micro de notre journaliste Caroline Agullo :

    « Le temps d’attente des pompiers pour décharger nos victimes et patients aux Urgences s’allonge. Cela immobilise nos ambulances, quelques fois 5, 6 ou 7 véhicules pendant plus d’une heure, voire 1 heure 30 en attente dans les différents services d’urgences du département. C’est une contrainte de temps et de personnels pour nous. »

    • Covid-19 : une France sans cap ni boussole face à la septième vague

      *Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie souffre de la lassitude des Français, mais aussi de la concurrence d’autres crises, alors que le nombre de cas quotidiens s’élève à 100 000 en moyenne au 1er juillet.

      Nul ne sait précisément jusqu’où elle montera. Depuis début juin, la septième vague se déploie en France et les variants d’Omicron BA.4 et BA.5 se diffusent rapidement dans la population. Les conséquences en matière de mortalité et sur le système de santé sont encore limitées, mais les chiffres flambent et l’hôpital est plus fragile que jamais. En fin de semaine dernière, le président du conseil scientifique, le professeur Jean-François Delfraissy, estimait, sur l’antenne de RTL, que des tensions pourraient se faire jour dans le système hospitalier vers la fin juillet. Selon les dernières données du gouvernement, en date du 1er juillet, 960 personnes atteintes du Covid-19 se trouvent en soins critiques, avec une reprise amorcée depuis le 20 juin. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees Plus de 16 000 personnes sont hospitalisées, avec désormais près d’un millier d’admissions quotidiennes. Soit une progression de 31 % au cours des sept derniers jours par rapport à la semaine précédente. Au 1er juillet, près de 100 000 nouveaux cas quotidiens étaient relevés en moyenne, en hausse de près de 60% par rapport à la semaine précédente. L’augmentation ne faiblit pas.

      L’évolution de l’épidémie

      Au seuil de l’été, cette nouvelle vague survient aussi dans une atmosphère de vacance scientifique et politique. Le conseil scientifique, qui devrait cesser ses activités le 31 juillet, a rendu, le 23 juin, un avis minimaliste de cinq pages au gouvernement, mis en ligne lundi 4 juillet. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_23_juin_2022.pdf?TSPD_101_R0=087dc2 Ce dernier, deux fois remanié en six semaines, n’a guère été proactif dans la gestion de la situation sanitaire. Celle-ci semble être tombée dans un puits de désintérêt, dévaluée par la lassitude, mais aussi par la concurrence d’autres crises : la guerre en Ukraine, l’inflation et le pouvoir d’achat, la sécheresse, la recomposition du paysage politique. Peu de messages de prévention, aucune mesure forte, le tout sur fond d’incertitude scientifique : la gestion de la pandémie a basculé dans un grand flou.

      Un brouillard épidémiologique

      Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, aucune équipe de chercheurs en épidémiologie n’a rendu publiques des projections pour la vague en cours, septième du nom. En cause, la difficulté de l’exercice. « Il y a maintenant beaucoup de profils d’immunité différents avec des effets différents qui rendent la modélisation de cette vague plus difficile que celle des vagues précédentes, explique-t-on du côté de l’Institut Pasteur. Si on cherche à modéliser tous les effets, étant donné l’incertitude sur certains paramètres, le système est instable. »

      Une nouvelle génération de modèles est en cours de développement, mais l’aboutissement n’est pas pour tout de suite, selon l’Institut. « Cela explique pourquoi l’Institut Pasteur n’a pas publié de projections pour BA.4/BA.5 pour le moyen terme. Nous espérons pouvoir de nouveau proposer prochainement des projections à court terme pour ce qui concerne la charge hospitalière. »

      L’équipe de l’épidémiologiste Mircea Sofonea (université de Montpellier) n’a pas, elle non plus, publié de projections. Le scientifique montpelliérain pointe, lui aussi, la difficulté de l’exercice, ainsi que le désengagement de l’Etat dans le financement de ses travaux. https://seenthis.net/messages/966203#message966207 « Au printemps 2021, les appels à projets sur le Covid-19 de l’Agence nationale de la recherche se sont arrêtés, et quatre des cinq projets que nous avons soumis auprès de différents organismes de financement ont été rejetés, parfois sans raison scientifique solide, explique M. Sofonea. Via notre seul projet retenu, nous n’aurons de quoi payer l’unique poste supplémentaire par rapport à notre composition prépandémique que jusqu’en octobre 2023. Finalement, nous ne sommes dans mon équipe que deux permanents à travailler sur le Covid. C’est absolument décourageant. »

      Le découragement le dispute à l’amertume. « J’ai travaillé près de six mois sur le rapport de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] sur la transmission du nouveau coronavirus par aérosols, raconte l’épidémiologiste. Aucune conséquence n’a été tirée de ce travail, qui m’a tout juste valu une indemnité de 242 euros. » Les chercheurs ne sont pas plus immunisés contre la frustration et la lassitude.

      Une vague sur un hôpital en crise

      « Il est difficile de dire quel sera, en France, le retentissement en décès et hospitalisations de la vague épidémique BA.4/BA.5 qui débute. » Dans son avis rendu public lundi, le conseil scientifique ne fait pas mystère des incertitudes de la nouvelle vague. Une chose est sûre : alors que les indicateurs épidémiques grimpent, les hospitalisations pour Covid-19 augmentent à leur tour dans les services de médecine et désormais en soins critiques. « Cela continue de remonter doucement », résume le professeur Rémi Salomon, à la tête de la Conférence des présidents de commissions médicales d’établissement (CME) de CHU.

      « Il est probable que les hospitalisations vont continuer à augmenter, puisque le nombre de cas progresse toujours, rappelle l’épidémiologiste Mahmoud Zureik. Au vu des tendances actuelles, on devrait arriver à 2 000 entrées par jour, c’est un peu supérieur à la sixième vague, ce serait moins que la cinquième… On voit qu’on bénéficie encore de l’immunité acquise grâce à la vaccination. » Par rapport à la dernière vague estivale – la quatrième –, qui a touché principalement les régions touristiques et du littoral, au premier rang Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette septième vague apparaît pour l’instant « plus diffuse », se déployant de manière relativement « homogène » dans l’ensemble des régions, l’Ile-de-France en tête.

      « Si le sujet se limitait au Covid-19 pour l’hôpital, l’impact serait important mais modéré, mais on craint surtout que cela précipite la rupture », reprend le professeur de santé publique à l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Car les chiffres ont beau être encore fort éloignés des rebonds épidémiques qui ont saturé les services hospitaliers, impossible d’être serein dans un hôpital en crise. L’été constitue toujours une période tendue en matière de ressources humaines, en raison des congés des soignants, mais encore plus cette année, avec un manque de personnels qui oblige de nombreux services à fermer plus de lits que d’habitude. Sans oublier les services d’urgence, qui fonctionnent déjà de manière dégradée dans plusieurs établissements, comme à Bordeaux ou à Grenoble.

      « Il faut tout faire pour limiter la diffusion épidémique, notamment avec le masque dans les lieux confinés, quand bien même ce n’est plus une question de “vie ou de mort” pour cause de Covid et que l’impact hospitalier demeure relativement faible, car c’est la santé de tout le monde qui est jeu », pointe le docteur Thierry Godeau, de la Conférence des présidents de CME de CHU, rappelant « les difficultés qui existent déjà pour soigner ceux qui en ont besoin ». « Nous voyons une remontée de l’absentéisme [autrement appelée arrêts maladie..., ndc] chez les personnels pour cause de Covid-19 depuis une quinzaine de jours, cela nous inquiète beaucoup, abonde Rémi Salomon, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Nous avons aussi de plus en plus de patients dont nous devons déprogrammer l’opération, car ils sont positifs au Covid-19. »

      La réponse minimaliste du gouvernement

      Face à la septième vague de Covid-19, le gouvernement entend n’agir que façon minimaliste. Sans contraintes ni répression [et surtout sans information ni prévention, ndc].A l’heure de prendre ses nouvelles fonctions de ministre de la santé, lundi 4 juillet, François Braun a beau avoir décrit « un système de santé à bout de souffle », celui-ci devra résister, bon an mal an, à la montée attendue des hospitalisations liées à la propagation du variant BA.5. Le premier texte de loi que doit examiner le Parlement cette semaine est lié à l’« urgence sanitaire ». Mais il ne comporte que deux articles. Le premier entend assurer la continuité du suivi de l’épidémie, notamment par l’intermédiaire des tests, et le second doit permettre d’instaurer un contrôle sanitaire aux frontières de l’Hexagone, y compris avec la Corse et les territoires d’outre-mer, si la situation l’exigeait. Un régime transitoire après la fin programmée de l’état d’urgence sanitaire, le 31 juillet.

      Après plus de deux ans de pandémie, le gouvernement a d’ores et déjà écarté l’idée d’imposer des mesures trop coercitives, difficilement acceptées par une population lasse. Sans majorité absolue au sein d’un Parlement qui compte désormais de nouveaux opposants au passe sanitaire, le gouvernement semble résigné à faire profil bas. Une attitude qui s’est d’ores et déjà traduite sur la question du port du masque dans les transports : une recommandation qui n’est, pour l’heure, assortie d’aucune obligation. « Le gouvernement répond modestement parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet », estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      Aucune campagne de communication ambitieuse n’a été lancée en direction des personnes les plus à risque, afin de promouvoir le deuxième rappel (quatrième dose), dont l’efficacité contre les formes graves est avérée. « La proportion des plus de 80 ans l’ayant effectué n’est que de 22,2 % au 20 juin, relève le conseil scientifique dans son avis du 23 juin. Il est important de pratiquer ce rappel au plus vite, ainsi que pour les personnes sévèrement immunodéprimées ou à très haut risque de formes sévères. »

      La ruée sur les tests

      Au minimalisme gouvernemental répond le retour à une forme de fébrilité dans la rue. Le nombre de tests antigéniques et PCR en est un bon indicateur. Il franchit désormais de nouveau la barre des 2 millions par semaine, pour friser avec les 2,5 millions la semaine du 27 juin. Très loin, certes, des records à plus d’un million de tests quotidiens de la fin d’année 2021, quand le variant Omicron du SARS-CoV-2 déferlait sur la France, mais similaire au niveau de juillet 2021, quand l’extension du passe sanitaire déclenchait une ruée vers les laboratoires et les pharmacies. Cette fois, avec une hausse de plus de 25 % des PCR ces deux dernières semaines, les laboratoires ne sont « pas encore sous tension », tempère Jean-Claude Azoulay, vice-président du Syndicat national des médecins biologistes.

      Avec une augmentation de plus de 50 % des tests antigéniques, ce sont les pharmacies qui sont encore en première ligne. « Certaines personnes vont jusqu’à se faire tester deux à trois fois dans la même journée, en changeant de pharmacies, pour être certaines de ne pas être des faux positifs » [eh oui, il ya de gens qui ont compris, ndc], témoigne le docteur Azoulay. Devant les officines ou les barnums installés sur les trottoirs, les files d’attente commencent à se reformer et à s’allonger. « Tous les quatre à cinq mois, nous nous retrouvons sous pression », explique-t-on à l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine. L’organisation syndicale attend une « impulsion » du nouveau ministre de la santé pour « relancer la vaccination » à un moment où la protection vaccinale arrive en fin de cycle.

      Les entreprises sans boussole

      Si les levées de restriction liées à la pandémie de Covid-19 permettent aux salariés de partir en vacances à l’étranger, ceux qui restent redécouvrent les joies du port du masque au bureau. Le nombre de nouveaux cas est reparti à la hausse en juin, avec la fin de l’obligation de travailler masqué. Et les entreprises le constatent chaque jour.

      Le 28 juin, la première ministre, Elisabeth Borne, a bien encouragé la population à respecter la distanciation physique et le port du masque dans « les lieux de promiscuité », « les espaces clos » et en particulier « les transports en commun ». Mais les employeurs n’ayant pas reçu de nouvelles consignes du ministère du travail, le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie n’a pas été réactivé.

      La réaction des salariés est plutôt modérée : la demande de télétravail n’a pas augmenté. « Ils ont appris à gérer. On en voit qui remettent le masque dans la journée par prudence. D’autres nous demandent si on peut organiser la vaccination. Sans nouvelles consignes des pouvoirs publics, on recommande juste de faire la troisième dose, si ce n’est pas déjà fait », explique Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH [ de merde, ndc], qui réunit quelque 5 000 entreprises issues de tous les secteurs.

      Mais les DRH communiquent du bout des lèvres : « On a juste rappelé les règles en cas de contamination et de cas contact, car les salariés ne savaient plus ce qu’il fallait faire, commente Benoît Serre. Les employeurs ne veulent pas être à l’origine d’un mouvement de panique. » Tenus responsables de la santé de leurs salariés, ils avaient intégré les règles de distanciation dans leur usage de « prévention des risques » [ben voyons, ndc]. Ils ne les ont pas supprimées avec la fin de l’application du protocole sanitaire, le 14 mars. https://travail-emploi.gouv.fr/le-ministere-en-action/coronavirus-covid-19/protocole-national-sante-securite-salaries#:~:text=À%20compter%2. *

      https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/07/05/covid-19-le-grand-flou-de-la-septieme-vague_6133348_3244.html

      #covid_long, #aération, #PCR, jamais cités, #masques, aucune précision

      #Covid-19 #BA.5 #santé_publique #aérosols #hôpital #salopards

    • on notera les propos parfaitement politicards de #LFI
      qui zappe lorsqu’on lui cause covid et s’empresse de blablater assemblée nationale.

      « Le gouvernement répond modestement [sic] parce que la nouvelle composition de l’Assemblée ne leur permet pas de passer en force, bien qu’ils aient encore beaucoup de moyens d’action au niveau réglementaire, sans avoir à passer par l’Assemblée jusqu’au 31 juillet » estime Ugo Bernalicis, député du Nord pour La France insoumise.

      faut vivre et mourir sans « contraintes » ni « restrictions », ni masques, ni bouclier (politique). À quoi sert la Nupes ?

    • Tout comme les troufions russes qui ne veulent pas mourir à la guerre en Ukraine, il nous faudra peut-être nous suicider pour échapper au virus. (ping @arno )

      Vendredi dernier, au bled, Madame la Maire convie ses administrés pour des « retrouvailles post covid » dans la « nouvelle salle des fêtes ». Sur une centaine de personnes présentes, trois portaient un masques (dont madame et moi). Après les discours, pour ne pas se faire contaminer autour du « verre de l’amitié » dans un « moment de convivialité », on s’est cassé fissa.
      C’t’aprèm, courses dans l’église du coin : aucune personne (sauf madame et moi) ne portait le masque. Même les caissières ont découvert leur museau alors qu’il y a une semaine encore, la plupart d’entre elles était masquée).
      Ça me fatigue, mais d’une force ...

    • ValK 💫 #InactionDirecte @ValKphotos
      https://twitter.com/ValKphotos/status/1544409242639155201

      #AN : première audition du nouveau ministre de la santé #Braun par la commission des lois.
      Sur les 7 questions posées par les député-es LFI, au moins 2 se font sans masque et flirtent avec les revendications antivax #Covid_19. Une cata.
      Merci @Deputee_Obono de relever le niveau.

      mais qu’est- ce qu’elle fait Obono ? elle se croit au NPA ? que quelqu’un la prévienne qu’elle est l’assemblée nationale !

    • @colporteur y a pas que LFI qui flirte avec l’antivax, selon comment on interprète ce qui est dit ; voilà ce que dit l’article de Slate :

      Notre emmental se réduit essentiellement au vaccin (dont on rappelle qu’il n’a pas grande efficacité sur la transmission) et donc à une seule couche non pharmacologique : le port du masque.

      et à la fin :

      Enfin, et c’est une des pistes avancées par le gouvernement, nous questionnons la pertinence de la mise en place d’un pass sanitaire aux frontières cet été, sachant l’inefficacité des vaccins à réduire la transmission des sous-variants d’Omicron, les seuls qui circulent désormais dans le monde.

      ok, c’est spécifiquement relatif à l’inefficacité sur la transmission mais c’est assez facilement interprétable comme du « ça sert à rien » glissant vers l’antivax non ? :-)

      et en même temps, ils recommandent clairement et fortement la 4eme dose pour les >60 ans et immunodéprimés, cf section "4eme dose et fissa" :

      Ces dernières nouvelles redoublent l’importance d’administrer fissa la quatrième dose aux plus de 60 ans et aux personnes les plus vulnérables. Mais pour tous les autres, s’ils veulent limiter les risques de Covid sévères, trois doses vaccinales les protègeront. Et s’ils veulent éviter les Covid longs, des mesures non pharmaceutiques complémentaires simples pourraient s’avérer être le meilleur rempart, même imparfait.

      et là aussi, on peut interpréter la partie "mais pour tous les autres" comme de la minimisation de l’utilité de la 4eme sur la « population générale », voire, de la non-incitation ;

      à ce sujet, vous avez des infos ou retour d’expérience sur la « durée de protection » de la 3ème dose ? Ptet une étude sur la pop portugaise, p.ex. les <70, vaxed cet hiver, qui a vu passer le BA.5 ces 3 derniers mois ?

    • le passage de l’article de Slate sur les « maigres » efforts de comm [du gouv - qui s’en lave les mains] :

      Ne dispersons pas nos maigres efforts en matière de communication : voir le gouvernement continuer à promouvoir le lavage des mains ne relève-t-il pas de la preuve d’un manque de classement des priorités dans les messages à diffuser pour prévenir le Covid ? Au mieux, ce sera peut-être efficace pour limiter la propagation des salmonelles dans les campings cet été…

      Pas d’avancée sur la qualité de l’air. La seule couche qui n’est quasiment pas abordée par la communication officielle –ou sinon de manière accessoire–, alors qu’elle est fondamentale dans la gestion de cette pandémie, c’est l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. L’aération, la ventilation, la filtration et la purification de l’air des lieux clos qui reçoivent du public ne sont pas des sujets qui intéressent et mobilisent un tant soit peu nos autorités. Il est pourtant plus que jamais nécessaire que les lieux collectifs soient sécurisés concernant la qualité de l’air qu’on y respire.

      MDR ? la suite, a propos des écoles, est encore plus marrante :-)

    • On espère au moins que les vacances d’été permettront aux établissements scolaires de se mettre aux normes.

      (ptdr)

      Pas de rentrée en septembre : ça vaudrait aussi (et surtout) pour les élèves car, comme le dit le proverbe, « Pas de rentrée en septembre, pas de covid en décembre » ...

    • A propos des retrouvailles post-covid organisée par la mairie du bled l’autre soir, une des conseillères municipales était en train d’incuber son petit variant. Elle a été déclarée positive trois jours plus tard. Étonnant, non ?

    • N’empêche sur Twitter, t’as un type un peu populaire pour autre chose que le covid et qui d’un coup dévoile qu’il est positif et que bon, « faisez gaffe les potos », il se prend l’avalanche de tordus qui lui répondent qu’il est complètement stupide, que le vaccin sert à rien, que eux, ils vont bien, ils l’ont eu, et rien ne s’est passé, et que eux, ils savent que le monde tourne et que le covid est une grippette. Cf. F. Malaussena cet après-midi.
      https://twitter.com/malopedia/status/1544944022740951040

  • Y a-t-il eu une hécatombe quelque part ? Décoder l’éco / Kairos
    https://www.youtube.com/watch?v=8Fn9gyr3Gkc

    6:00 Sources de données officielles Eurostat

    7:18 Arnaque H1N1 et évolution orwellienne de la définition de pandémie depuis 1999

    13:18 Mortalités brutes en France et en Belgique : aucun impact pour les moins de 65 ans

    16:18 De la nécessité de standardiser par âge les mortalités pour pouvoir les comparer

    21:37 Depuis 2020 l’OMS et Eurostat oublient la standardisation par âge de la mortalité

    22:28 OMS : calcul officiel de la mortalité standardisée

    23:19 Mortalités standardisées en France et en Belgique : aucune hécatombe en 2020-2021

    27:04 Comparaison des mortalités brutes et standardisées en Europe

    30:25 Une très forte corrélation entre les niveaux de pauvreté et de mortalité

    35:40 Conclusion

    #coronavirus #covid-19 #sars-cov-2 #pandémie #statistiques #information #économie #kairos

    • Y a-t-il eu un déferlement de malades ? Décoder l’éco / Kairos
      https://www.youtube.com/watch?v=wsaYFPZ1zDU

      Cette vidéo est le troisième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans ce troisième épisode nous verrons qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous reviendrions en détail sur le glissement de définition ou les « cas » ont été confondus avec les malades et nous reviendrons sur l’arnaque générale des fameux « tests » RT-PCR.

      #test #PCR

    • La bureaucratie sanitaire au centre de la fraude Décoder l’éco / Kairos

      https://www.youtube.com/watch?v=ceG8dd80JJU

      Cette vidéo est le quatrième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans le troisième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous vivons une épidémie de « cas » entretenue par les fameux « tests » qui n’ont pas de rapport avec la moindre maladie.

      Dans ce quatrième épisode nous découvrons le moteur même de la fraude : l’utilisation de codes spécifiques par les hôpitaux de façon à produire les « bonnes » statistiques.

      #OMS #ARS

  • #Santé. « Mission flash » : aucun moyen et une nouvelle insulte pour les soignants
    http://www.revolutionpermanente.fr/Sante-Mission-flash-aucun-moyen-et-une-nouvelle-insulte-pour-le

    Ce vendredi 1er juillet, Le Monde a révélé les recommandations du docteur Braun à l’issue de la « mission flash » commanditée par Emmanuel Macron. Au programme : un nouvel enfumage et un affront de plus en direction des #soignants.

    #hôpital

  • Reprendre possession de l’#hôpital - Albert Ogien, Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2022/06/19/reprendre-possession-de-lhopital

    Le directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, a remis ce vendredi sa démission au gouvernement, signifiant ainsi son désaccord avec la politique de santé, et notamment le manque de volonté en matière de lutte contre la « bureaucratisation ». Mais pour transformer sérieusement le fonctionnement de l’hôpital et le rendre à sa mission de service public, il faudra que les professionnels et les patients se décident à reprendre possession du système d’information qui l’organise en sous main.

    La situation de délabrement du système hospitalier français est admise de toutes parts et les professionnels qui la vivent au quotidien ne cessent de battre le pavé pour réclamer les dispositions d’urgence requises pour la corriger. Pour expliquer ce désastre, un argument est couramment avancé : ce serait la faute à la « bureaucratisation » du fonctionnement des établissements de soin. C’est d’ailleurs parce que le gouvernement lui a refusé les moyens de s’attaquer à ce mal que le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, vient de remettre sa démission. Toute la question est tout de même de savoir ce à quoi renvoie cette accusation.

    Depuis le début des années 1980, et en dépit des alternances politiques, les pouvoirs publics mènent en France une entreprise tenace : maîtriser le financement public du système de santé. Cette entreprise a souvent été présentée comme la substitution d’une vision purement comptable de l’activité de soins à une démarche qui respecte les exigences médicales de la prise en charge des pathologies. Une maxime a résumé le sens de cette entreprise : si la santé n’a pas de prix, elle a un coût. Cette maxime ne signale pas seulement une focalisation sur la dimension financière de la politique de santé. Elle reflète surtout un changement majeur dans la manière d’administrer l’Etat qui consiste à justifier la décision politique en s’adossant à l’objectivité supposée de données de quantification au nom desquelles on fixe des objectifs chiffrés dont la réalisation est mesurée à l’aide d’indicateurs...

    #paywall