• #halloween : Elle frappe des enfants venus sonner à sa porte
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/europe/story/elle-frappe-des-enfants-venus-sonner-a-sa-porte-21814348

    Ayant eu « très peur » en ouvrant sa porte à des enfants déguisés le soir d’Halloween, une femme de 33 ans a battu des garçons de 7 et 9 ans, en Suisse. Le plus âgé a été blessé.


    Après les faits, le plus âgé des garçons a dû être conduit à hôpital. Il n’a été que superficiellement blessé. (photo : Marco Zangger)

    Dimanche, peu après 18 h 30, trois enfants de 9 et deux fois 7 ans faisaient leur tournée d’Halloween à Saint-Gall, en Suisse. Lorsqu’ils ont sonné à la porte d’un appartement, la résidente de 33 ans qui leur a ouvert a eu, selon ses propres termes, « très peur ». En conséquence, elle est devenue violente avec un des garçons de 7 ans et celui de 9 ans.

    Dans un communiqué, la police saint-galloise a expliqué que les enfants ont réussi à s’enfuir. Une fois prévenus, leurs parents ont alors appelé la police. Après les faits, le plus âgé des garçons a dû être conduit à hôpital. Il n’a été que superficiellement blessé.

    La police cantonale de Saint-Gall a ouvert une enquête et a entrepris dans la soirée un travail de recherche de preuves. Les investigations se poursuivent sous la direction du ministère public du canton. La femme de 33 ans sera inculpée pour les faits.

    #halloween #horreur #résistance #publicité #pub #sorcières 

  • MADAME LA MORT « L’HORREUR DANS L’ADN »
    https://laspirale.org/video-692-madame-la-mort-l-horreur-dans-l-adn.html

    L’Entre-Sort, Librairie d’Enfer, Mismerizer, ces noms ne vous disent encore rien ? La Spirale vous envie, car vous êtes sur le point de découvrir l’univers horrifique de Madame La Mort. Un grand voyage en train fantôme, au travers de médias aussi variés que les livres rares, la vidéo et la musique.

    De l’enfance de Madame La Mort, nous ne connaissons pas grand-chose si ce n’est qu’elle a grandi dans un vidéo-club, celui de ses parents. Précurseurs en la matière, à la fin des années 1970, les Parisiens boudaient leur boutique, car à vrai dire, peu avaient de magnétoscopes chez eux. Une mine d’or pour une enfant émulée par la VHS de Thriller, réalisée par John Landis. Chaque jour, elle ramène chez elle un sac plein de films d’horreur. Le virus prend, le goût de l’horreur intègre son ADN, Madame La Mort est née. Et elle vendra du cauchemar.

    Son truc à elle, ce ne sont pas les films, mais les #livres. Fière propriétaire d’une « librairie hantée » créée aux États-Unis en 2018, L’Entre-Sort, Madame LaMort propose aux internautes une vaste sélection de romans horrifiques, fantastiques et gothiques, mais aussi d’ouvrages occultes, du True-Crime et un peu de science-fiction. En français, comme en anglais. Spécialisée dans les ouvrages de poche aux couvertures hallucinantes, appelés aux États-Unis « Paperbacks From Hell », ces romans à deux balles ou #pulps_horrifiques des années 1970 et 1980, sa boutique en ligne constitue une capsule temporelle oubliée du monde de l’édition. Où l’on peut se plonger dans les récits des auteurs et les couvertures d’illustrateurs renommés qui ont catapulté ce genre dans la conscience collective.

    Mais aucun portrait de Madame La Mort ne serait complet sans parler de Mismerizer, son alter ego musical. Mismerizer, ce sont deux albums : Eggs sorti en 2009 (avec Thomas Suire, Jacques DeCande d’Infecticide et Emilie Bera), et en « One Witch Band », Chasm, sorti sur Bandcamp le soir d’Halloween de 2018. Mais aussi trois EP : Herself, Ghost Train et 6 Tales of Terror, un bijoux horrorcore en collaboration avec Creep Lo. Mismerizer est ma première réponse à ceux qui déplorent la nullité de la production musicale française contemporaine. Horrible et géniale, elle a hanté les rues et les scènes pas loin de chez vous.

    Musicienne, crieuse, collectionneuse, libraire, conteuse et désormais passeuse de savoir sur Youtube, voici notre interview de la cauchemardesque, mais fascinante, créature polymorphe.

    Propos recueillis par Ira Benfatto. Photographie de frise de Volga Wagner. Portrait de Mismerizer, alias Madame LaMort, par Kael T. Block.


    #gore #horreur #Ankou #laspirale

  • Echos du futur #5 : H.P. Lovecraft hier et aujourd’hui, analyse d’une certaine vision de l’Autre.

    Dans le podcast de @iselp_brussels, je parle des fondements racistes de la peur chez H.P. Lovecraft et des vertiges de la lecture selective...

    https://bit.ly/3wC78GZ

    J’évoque aussi des films et séries horrifiques ou fantastiques d’auteurs de la diaspora africaine anglo saxonne, de leurs biais créatifs, des ressorts de leurs histoires de peur. #martyrporn, #hishouse, #them, #getout #lovecraft

  • Migrants à #Paris : l’#ultimatum aux autorités

    Invité d’« À l’air libre », #Yann_Manzi, cofondateur de l’ONG #Utopia_56 qui vient en aide aux migrants, annonce une nouvelle action, « type place de la République, ou bien différente mais d’ampleur », si les demandes de logement d’urgence ne sont pas acceptées.

    « Tous les soirs, des dizaines de familles, d’enfants, de bébés, de femmes enceintes dorment dehors. » Sur le plateau d’« À l’air libre », mercredi soir, Yann Manzi, cofondateur de l’ONG Utopia 56, qui vient en aide aux migrants à Paris comme à Calais, ne décolère pas. Deux mois après l’évacuation violente de la place de la République, des centaines de migrants sont toujours condamnés à l’errance dans les rues de la capitale et de sa banlieue proche. Et ce malgré les promesses de la ministre du logement, Emmanuelle Wargon. Utopia 56 a donc écrit aux autorités pour leur demander une action concrète. En l’absence de réponse et pour dénoncer cette politique de « non-accueil », Yann Manzi lance donc un ultimatum et promet une nouvelle action d’ampleur en cas de non-réponse.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140121/migrants-paris-l-ultimatum-aux-autorites

    #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #France

    –—

    En lien avec la destruction du campement à la #Place_de_la_République (23.11.2020) :

    https://seenthis.net/messages/889796

    ping @karine4 @isskein

    • Des extraits de l’interview à Yann Manzi :
      https://www.youtube.com/watch?v=y3ypJdInLZM&feature=emb_logo

      Extrait de la lettre envoyée par Utopia 56 aux autorités :

      « Nous ne pouvons plus tolérer que le passage à la rue soit une étape obligatoire d’un demandeur d’asile qui arrive à Paris »

      Yann Manzi :

      « On a dit au gouvernement qu’on visibiliserai systématiquement toutes les mises à la rue. (...) On va rendre visibles ces invisibles »

      –----

      Collectif citoyens solidaires du 93 a ouvert un lieu pour les personnes qui, après destruction du campement de Saint-Denis ("refuge" pour 3000 personnes), n’a pas été mises à l’abri.

      Denis, membre du collectif :

      « Il y a une espèce de frustration face à des mots qui peuvent être dits par des politiques institutionnelles et traditionnelles qui se disent de gauche et qui ont en leur possession énormément de locaux vides et qui n’en font rien. Le but c’est de leur forcer un peu la main et de faire ce qu’ils devraient faire : d’investir des locaux vides et qui sont appelés à rester vides pendant un certain temps. ça me parait une décision saine, sage et de bon sens. »

      Réaction de la mairie écologiste de Saint-Denis —> elle a lancé une procédure d’#expulsion.
      Communiqué du 6 janvier 2021 :


      Elle précise aussi que

      « dans cette période hivernale, l’Etat doit demander la réquisition de nombreux logements et bureaux vides qui sont d’ailleurs souvent situés dans des villes bien plus riches que la nôtre »

      –-> Réaction de Yann Manzi :

      « C’est le ping-pong, tout le monde se renvoie la patate chaude, comme on dit, et c’est dans toutes les régions de France : ’C’est pas moi, c’est l’Etat, c’est pas aux élus’, alors qu’en fait on peut imaginer... des locaux vides, il y en a partout. Je crois que c’est une politique et une volonté de #non-accueil, et de passer un message à toutes ces populations qui veulent venir : ’Regardez, on ne vous accueille plus’. C’est un vrai #projet_politique et c’est ça qu’on essaie de démontrer et de dire, c’est que tout cela est bien organisé et voulu. On n’est pas envahis, loin de là ! Cette volonté politique de laisser les gens à la rue c’est une réelle volonté politique. Et c’est ça qui est dramatique, ce rendre compte de ça, ça fait peur... c’est des femmes, des bébés, c’est des enfants et c’est aussi, demain, à cause du covid, beaucoup de nos compatriotes qu’on croise dans les rues. Est-ce que la #rue, en France, dans un pays si riche, est une alternative aujourd’hui pour les gens qui n’ont pas de solution, avec tous ces lieux qui existent ? Nous on dit, tout simplement : ça suffit ! Et les citoyens resteront engagés et resteront là pour être vigilants et pour informer le public. »

      Question du journaliste : « Qu’est-ce qui bloque ? »
      Yann Manzi :

      « Il y a une réelle volonté de non-accueil. C’est une politique de non-accueil. ça fait des décennies qu’on dit qu’il manque des places dans les dispositifs d’accueil d’exilés. Des dispositifs ne sont pas mis en place, et c’est pour faire passer un message, pour tous ceux qui veulent venir : ’Regardez, on n’accueille plus !’. C’est le fameux #appel_d'air, une honte. On imagine que si on accueille bien ils vont venir en masse nous envahir, ce qui est totalement faux et fou. Et puis derrière, plus de #points_de_fixation, donc plus de campements dans Paris et on chasse les gens sous les ponts, donc ça devient totalement inhumain. »

      Journaliste : « Il y a beaucoup d’élus de gauche en Île-de-France, comment vous regardez ce qu’ils font par rapport à ça ? »

      « Je ne fais pas de généralité, mais ce qu’on voit et qu’on constate nous sur le terrain... il y a un moment où les élus ils peuvent faire ce qu’ils peuvent, et après il y a des élus qui ont la volonté de faire croire qu’ils font et la réalité est toute autre. C’est toujours le même jeu : ’C’est pas moi, c’est à l’Etat’. Nous, ce qu’on dit, c’est qu’à un moment donné, pendant cette crise humanitaire et pendant cette crise de covid, on dit que les élus ont des responsabilités et ils peuvent prendre des dispositions qu’aujourd’hui ils ne prennent pas. Et c’est ça qui est alarmant, parce qu’à jouer au ping-pong à dire ’Non, c’est pas moi, c’est l’Etat’, on peut imaginer que les élus ont leur part de responsabilité, ils peuvent faire des choses... après c’est des #choix_politiques : on peut mettre 50 millions pour la rénovation de la cathédrale et on met très peu d’argent pour les exilés. C’est des choix politiques, c’est encore de la politique et bien sûr... les exilés ça n’a pas forcément le vent en poupe, donc c’est évident que électoralement ce n’est pas porteur d’en faire trop pour eux. »

      Journaliste : « Et à #Calais, c’est les mêmes blocages ? »

      Yann Manzi : "Non, c’est pire. Paris c’est très violent et compliqué, mais Calais c’est le #laboratoire sur les politiques migratoires en France et de tout ce qu’on peut faire d’inhumain. On teste des politiques de non-accueil là-bas qui sont extrêmement poussées, sur le fait de laisser des gens à l’abandon dans le froid, sur les empêcher de manger, sur l’empêchement des associatifs de pouvoir les aider. Donc, tout est mis en place pour harceler ces populations, les rendre fous. On a beaucoup d’alertes sur le côté psychologique de ces populations qui vivent à la rue pendant des mois avant de pouvoir avoir un hébergement. Donc la situation est assez alarmante, et Calais et Grande-Synthe c’est une #horreur. Ils vivent dans la #boue, saccagés tous les jours. Il y a eu plus de 1000 démantèlements à Calais. Ce qu’on a vu à la Place de la République ça se passe tous les jours à Calais et à Grande-Synthe, avec des femmes et des enfants, et toujours ces politiques qui se renvoient la balle et ces élus qui disent ’c’est intolérable’, mais par contre qui ne font pas grande chose.

      « C’est une #violence_policière à Calais et Grande-Synthe depuis le démantèlement de la jungle de Calais... c’est incroyable ce qui se passe là-bas »

      #in/visibilité #visibilisation #invisibilité #visibilité #inhumanité #responsabilité #violence #harcèlement #santé_mentale

  • Je suis prof. Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en #hommage à #Samuel_Paty

    Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un #enseignant qui croyait en l’#éducation, en la #raison_humaine et en la #liberté_d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages.

    1. Il y a d’abord eu, en apprenant la nouvelle, l’#horreur, la #tristesse, la #peur, devant le #crime commis, et des pensées pour les proches de Samuel Paty, ses collègues, ses élèves, toutes les communautés scolaires de France et, au-delà, toute la communauté des humains bouleversés par ce crime. Puis s’y est mêlée une #rage causée par tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, et avant même d’en savoir plus sur les tenants et aboutissants qui avaient mené au pire, se sont empressés de dégainer des kits théoriques tendant à minimiser l’#atrocité du crime ou à dissoudre toute la #responsabilité de l’assassin (ou possiblement des assassins) dans des entités excessivement extensibles (que ce soit « l’#islamisation » ou « l’#islamophobie ») – sans compter ceux qui instrumentalisent l’horreur pour des agendas qu’on connait trop bien : rétablissement de la peine de mort, chasse aux immigré.e.s, chasse aux musulman.e.s.

    2. Il y a ensuite eu une peur, ou des peurs, en voyant repartir tellement vite, et à la puissance dix, une forme de réaction gouvernementale qui a de longue date fait les preuves de son #inefficacité (contre la #violence_terroriste) et de sa #nocivité (pour l’état du vivre-ensemble et des droits humains) : au lieu d’augmenter comme il faut les moyens policiers pour enquêter plus et mieux qu’on ne le fait déjà, pour surveiller, remonter des filières bien ciblées et les démanteler, mais aussi assurer en temps réel la protection des personnes qui la demandent, au moment où elles la demandent, on fait du spectacle avec des boucs émissaires.

    Une sourde appréhension s’est donc mêlée à la peine, face au déferlement d’injures, de menaces et d’attaques islamophobes, anti-immigrés et anti-tchétchènes qui a tout de suite commencé, mais aussi face à l’éventualité d’autres attentats qui pourraient advenir dans le futur, sur la prévention desquels, c’est le moins que je puisse dire, toutes les énergies gouvernementales ne me semblent pas concentrées.

    3. Puis, au fil des lectures, une #gêne s’est installée, concernant ce que, sur les #réseaux_sociaux, je pouvais lire, « dans mon camp » cette fois-ci – c’est-à-dire principalement chez des gens dont je partage plus ou moins une certaine conception du combat antiraciste. Ce qui tout d’abord m’a gêné fut le fait d’énoncer tout de suite des analyses explicatives alors qu’au fond on ne savait à peu près rien sur le détail des faits : quel comportement avait eu précisément Samuel Paty, en montrant quels dessins, quelles interactions avaient eu lieu après-coup avec les élèves, avec les parents, qui avait protesté et en quels termes, sous quelles forme, qui avait envenimé le contentieux et comment s’était produit l’embrasement des réseaux sociaux, et enfin quel était le profil de l’assassin, quel était son vécu russe, tchétchène, français – son vécu dans toutes ses dimensions (familiale, socio-économique, scolaire, médicale), sa sociabilité et ses accointances (ou absences d’accointances) religieuses, politiques, délinquantes, terroristes ?

    J’étais gêné par exemple par le fait que soit souvent validée a priori, dès les premières heures qui suivirent le crime, l’hypothèse que Samuel Paty avait « déconné », alors qu’on n’était même pas certain par exemple que c’était le dessin dégoutant du prophète cul nu (j’y reviendrai) qui avait été montré en classe (puisqu’on lisait aussi que le professeur avait déposé plainte « pour diffamation » suite aux accusations proférées contre lui), et qu’on ne savait rien des conditions et de la manière dont il avait agencé son cours.

    4. Par ailleurs, dans l’hypothèse (qui a fini par se confirmer) que c’était bien ce dessin, effectivement problématique (j’y reviendrai), qui avait servi de déclencheur ou de prétexte pour la campagne contre Samuel Paty, autre chose me gênait. D’abord cet oubli : montrer un #dessin, aussi problématique soit-il, obscène, grossier, de mauvais goût, ou même raciste, peut très bien s’intégrer dans une #démarche_pédagogique, particulièrement en cours d’histoire – après tout, nous montrons bien des #caricatures anti-juives ignobles quand nous étudions la montée de l’antisémitisme, me confiait un collègue historien, et cela ne constitue évidemment pas en soi une pure et simple perpétuation de l’#offense_raciste. Les deux cas sont différents par bien des aspects, mais dans tous les cas tout se joue dans la manière dont les documents sont présentés et ensuite collectivement commentés, analysés, critiqués. Or, sur ladite manière, en l’occurrence, nous sommes restés longtemps sans savoir ce qui exactement s’était passé, et ce que nous avons fini par appendre est que Samuel Paty n’avait pas eu d’intention maligne : il s’agissait vraiment de discuter de la liberté d’expression, autour d’un cas particulièrement litigieux.

    5. En outre, s’il s’est avéré ensuite, dans les récits qui ont pu être reconstitués (notamment dans Libération), que Samuel Paty n’avait fait aucun usage malveillant de ces caricatures, et que les parents d’élèves qui s’étaient au départ inquiétés l’avaient assez rapidement et facilement compris après discussion, s’il s’est avéré aussi qu’au-delà de cet épisode particulier, Samuel Paty était un professeur très impliqué et apprécié, chaleureux, blagueur, il est dommageable que d’emblée, il n’ait pas été martelé ceci, aussi bien par les inconditionnels de l’ « esprit Charlie » que par les personnes légitimement choquées par certaines des caricatures : que même dans le cas contraire, même si le professeur avait « déconné », que ce soit un peu ou beaucoup, que même s’il avait manqué de précautions pédagogiques, que même s’il avait intentionnellement cherché à blesser, bref : que même s’il avait été un « mauvais prof », hautain, fumiste, ou même raciste, rien, absolument rien ne justifiait ce qui a été commis.

    Je me doute bien que, dans la plupart des réactions à chaud, cela allait sans dire, mais je pense que, dans le monde où l’on vit, et où se passent ces horreurs, tout désormais en la matière (je veux dire : en matière de mise à distance de l’hyper-violence) doit être dit, partout, même ce qui va sans dire.

    En d’autres termes, même si l’on juge nécessaire de rappeler, à l’occasion de ce crime et des discussions qu’il relance, qu’il est bon que tout ne soit pas permis en matière de liberté d’expression, cela n’est selon moi tenable que si l’on y adjoint un autre rappel : qu’il est bon aussi que tout ne soit pas permis dans la manière de limiter la liberté d’expression, dans la manière de réagir aux discours offensants, et plus précisément que doit être absolument proscrit le recours à la #violence_physique, a fortiori au #meurtre. Nous sommes malheureusement en un temps, je le répète, où cela ne va plus sans dire.

    6. La remarque qui précède est, me semble-t-il, le grand non-dit qui manque le plus dans tout le débat public tel qu’il se polarise depuis des années entre les « Charlie », inconditionnels de « la liberté d’expression », et les « pas Charlie », soucieux de poser des « #limites » à la « #liberté_d’offenser » : ni la liberté d’expression ni sa nécessaire #limitation ne doivent en fait être posées comme l’impératif catégorique et fondamental. Les deux sont plaidables, mais dans un #espace_de_parole soumis à une autre loi fondamentale, sur laquelle tout le monde pourrait et devrait se mettre d’accord au préalable, et qui est le refus absolu de la violence physique.

    Moyennant quoi, dès lors que cette loi fondamentale est respectée, et expressément rappelée, la liberté d’expression, à laquelle Samuel Paty était si attaché, peut et doit impliquer aussi le droit de dire qu’on juge certaines caricatures de Charlie Hebdo odieuses :

    – celles par exemple qui amalgament le prophète des musulmans (et donc – par une inévitable association d’idées – l’ensemble des fidèles qui le vénèrent) à un terroriste, en le figurant par exemple surarmé, le nez crochu, le regard exorbité, la mine patibulaire, ou coiffé d’un turban en forme de bombe ;

    – celle également qui blesse gratuitement les croyants (et les croyants lambda, tolérants, non-violents, tout autant voire davantage que des « djihadistes » avides de prétextes à faire couler le sang), en représentant leur prophète cul nul, testicules à l’air, une étoile musulmane à la place de l’anus ;

    – celle qui animalise une syndicaliste musulmane voilée en l’affublant d’un faciès de singe ;

    – celle qui annonce « une roumaine » (la joueuse Simona Halep), gagnante de Roland-Garros, et la représente en rom au physique disgracieux, brandissant la coupe et criant « ferraille ! ferraille ! » ;

    – celle qui nous demande d’imaginer « le petit Aylan », enfant de migrants kurdes retrouvé mort en méditerranée, « s’il avait survécu », et nous le montre devenu « tripoteur de fesses en Allemagne » (suite à une série de viols commis à Francfort) ;

    – celle qui représente les esclaves sexuelles de Boko Haram, voilées et enceintes, en train de gueuler après leurs « allocs » ;

    – celle qui fantasme une invasion ou une « islamisation » en forme de « grand remplacement », par exemple en nous montrant un musulman barbu dont la barbe démesurée envahit toute la page de Une, malgré un minuscule Macron luttant « contre le séparatisme », armé de ciseaux, mais ne parvenant qu’à en couper que quelques poils ;

    – celle qui alimente le même fantasme d’invasion en figurant un Macron, déclarant que le port du foulard par des femmes musulmanes « ne le regarde pas » en tant que président, tandis que le reste de la page n’est occupé que par des femmes voilées, avec une légende digne d’un tract d’extrême droite : « La République islamique en marche ».

    Sur chacun de ces dessins, publiés en Une pour la plupart, je pourrais argumenter en détail, pour expliquer en quoi je les juge odieux, et souvent racistes. Bien d’autres exemples pourraient d’ailleurs être évoqués, comme une couverture publiée à l’occasion d’un attentat meurtrier commis à Bruxelles en mars 2016 et revendiqué par Daesh (ayant entraîné la mort de 32 personnes et fait 340 blessés), et figurant de manière pour le moins choquante le chanteur Stromae, orphelin du génocide rwandais, en train de chanter « Papaoutai » tandis que voltigent autour de lui des morceaux de jambes et de bras déchiquetés ou d’oeil exorbité. La liste n’est pas exhaustive, d’autres unes pourraient être évoquées – celles notamment qui nous invitent à rigoler (on est tenté de dire ricaner) sur le sort des femmes violées, des enfants abusés, ou des peuples qui meurent de faim.

    On a le droit de détester cet #humour, on a le droit de considérer que certaines de ces caricatures incitent au #mépris ou à la #haine_raciste ou sexiste, entre autres griefs possibles, et on a le droit de le dire. On a le droit de l’écrire, on a le droit d’aller le dire en justice, et même en manifestation. Mais – cela allait sans dire, l’attentat de janvier 2015 oblige désormais à l’énoncer expressément – quel que soit tout le mal qu’on peut penser de ces dessins, de leur #brutalité, de leur #indélicatesse, de leur méchanceté gratuite envers des gens souvent démunis, de leur #racisme parfois, la #violence_symbolique qu’il exercent est sans commune mesure avec la violence physique extrême que constitue l’#homicide, et elle ne saurait donc lui apporter le moindre commencement de #justification.

    On a en somme le droit de dénoncer avec la plus grande vigueur la violence symbolique des caricatures quand on la juge illégitime et nocive, car elle peut l’être, à condition toutefois de dire désormais ce qui, je le répète, aurait dû continuer d’aller sans dire mais va beaucoup mieux, désormais, en le disant : qu’aucune violence symbolique ne justifie l’hyper-violence physique. Cela vaut pour les pires dessins de Charlie comme pour les pires répliques d’un Zemmour ou d’un Dieudonné, comme pour tout ce qui nous offense – du plutôt #douteux au parfaitement #abject.

    Que reste-t-il en effet de la liberté d’expression si l’on défend le #droit_à_la_caricature mais pas le droit à la #critique des caricatures ? Que devient le #débat_démocratique si toute critique radicale de #Charlie aujourd’hui, et qui sait de de Zemmour demain, de Macron après-demain, est d’office assimilée à une #incitation_à_la_violence, donc à de la complicité de terrorisme, donc proscrite ?

    Mais inversement, que devient cet espace démocratique si la dénonciation de l’intolérable et l’appel à le faire cesser ne sont pas précédés et tempérés par le rappel clair et explicite de l’interdit fondamental du meurtre ?

    7. Autre chose m’a gêné dans certaines analyses : l’interrogation sur les « #vrais_responsables », formulation qui laisse entendre que « derrière » un responsable « apparent » (l’assassin) il y aurait « les vrais responsables », qui seraient d’autres que lui. Or s’il me parait bien sûr nécessaire d’envisager dans toute sa force et toute sa complexité l’impact des #déterminismes_sociaux, il est problématique de dissoudre dans ces déterminismes toute la #responsabilité_individuelle de ce jeune de 18 ans – ce que la sociologie ne fait pas, contrairement à ce que prétendent certains polémistes, mais que certains discours peuvent parfois faire.

    Que chacun s’interroge toujours sur sa possible responsabilité est plutôt une bonne chose à mes yeux, si toutefois on ne pousse pas le zèle jusqu’à un « on est tous coupables » qui dissout toute #culpabilité réelle et arrange les affaires des principaux coupables. Ce qui m’a gêné est l’enchaînement de questions qui, en réponse à la question « qui a tué ? », met comme en concurrence, à égalité, d’une part celui qui a effectivement commis le crime, et d’autre part d’autres personnes ou groupes sociaux (la direction de l’école, la police, le père d’élève ayant lancé la campagne publique contre Samuel Paty sur Youtube, sa fille qui semble l’avoir induit en erreur sur le déroulement de ses cours) qui, quel que soit leur niveau de responsabilité, n’ont en aucun cas « tué » – la distinction peut paraitre simple, voire simpliste, mais me parait, pour ma part, cruciale à maintenir.

    8. Ce qui m’a gêné, aussi, et même écoeuré lorsque l’oubli était assumé, et que « le système » néolibéral et islamophobe devenait « le principal responsable », voire « l’ennemi qu’il nous faut combattre », au singulier, ce fut une absence, dans la liste des personnes ou des groupes sociaux pouvant, au-delà de l’individu #Abdoullakh_Abouyezidovitch, se partager une part de responsabilité. Ce qui me gêna fut l’oubli ou la minoration du rôle de l’entourage plus ou moins immédiat du tueur – qu’il s’agisse d’un groupe terroriste organisé ou d’un groupe plus informel de proches ou de moins proches (via les réseaux sociaux), sans oublier, bien entendu, l’acolyte de l’irresponsable « père en colère » : un certain #Abdelhakim_Sefrioui, entrepreneur de haine pourtant bien connu, démasqué et ostracisé de longue date dans les milieux militants, à commencer par les milieux pro-palestiniens et la militance anti-islamophobie.

    Je connais les travaux sociologiques qui critiquent à juste titre l’approche mainstream, focalisée exclusivement les techniques de propagande des organisations terroristes, et qui déplacent la focale sur l’étude des conditions sociales rendant audible et « efficace » lesdites techniques de #propagande. Mais justement, on ne peut prendre en compte ces conditions sociales sans observer aussi comment elles pèsent d’une façon singulière sur les individus, dont la responsabilité n’est pas évacuée. Et l’on ne peut pas écarter, notamment, la responsabilité des individus ou des groupes d’ « engraineurs », surtout si l’on pose la question en ces termes : « qui a tué ? ».

    9. Le temps du #choc, du #deuil et de l’#amertume « contre mon propre camp » fut cela dit parasité assez vite par un vacarme médiatique assourdissant, charriant son lot d’#infamie dans des proportions autrement plus terrifiantes. #Samuel_Gontier, fidèle « au poste », en a donné un aperçu glaçant :

    – des panels politiques dans lesquels « l’équilibre » invoqué par le présentateur (Pascal Praud) consiste en un trio droite, droite extrême et extrême droite (LREM, Les Républicains, Rassemblement national), et où les différentes familles de la gauche (Verts, PS, PCF, France insoumise, sans même parler de l’extrême gauche) sont tout simplement exclues ;

    – des « débats » où sont mis sérieusement à l’agenda l’interdiction du #voile dans tout l’espace public, l’expulsion de toutes les femmes portant le #foulard, la #déchéance_de_nationalité pour celles qui seraient françaises, la réouverture des « #bagnes » « dans îles Kerguelen », le rétablissement de la #peine_de_mort, et enfin la « #criminalisation » de toutes les idéologies musulmanes conservatrices, « pas seulement le #djihadisme mais aussi l’#islamisme » (un peu comme si, à la suite des attentats des Brigades Rouges, de la Fraction Armée Rouge ou d’Action Directe, on avait voulu criminaliser, donc interdire et dissoudre toute la gauche socialiste, communiste, écologiste ou radicale, sous prétexte qu’elle partageait avec les groupes terroristes « l’opposition au capitalisme ») ;

    – des « plateaux » sur lesquels un #Manuel_Valls peut appeler en toute conscience et en toute tranquillité, sans causer de scandale, à piétiner la Convention Européenne des Droits Humains : « S’il nous faut, dans un moment exceptionnel, s’éloigner du #droit_européen, faire évoluer notre #Constitution, il faut le faire. », « Je l’ai dit en 2015, nous sommes en #guerre. Si nous sommes en guerre, donc il faut agir, frapper. ».

    10. Puis, très vite, il y a eu cette offensive du ministre de l’Intérieur #Gérald_Darmanin contre le #CCIF (#Collectif_Contre_l’Islamophobie_en_France), dénuée de tout fondement du point de vue de la #lutte_anti-terroriste – puisque l’association n’a évidemment pris aucune part dans le crime du 17 octobre 2020, ni même dans la campagne publique (sur Youtube et Twitter) qui y a conduit.

    Cette dénonciation – proprement calomnieuse, donc – s’est autorisée en fait d’une montée en généralité, en abstraction et même en « nébulosité », et d’un grossier sophisme : le meurtre de Samuel Paty est une atteinte aux « #valeurs » et aux « institutions » de « la #République », que justement le CCIF « combat » aussi – moyennant quoi le CCIF a « quelque chose à voir » avec ce crime et il doit donc être dissous, CQFD. L’accusation n’en demeure pas moins fantaisiste autant qu’infamante, puisque le « combat » de l’association, loin de viser les principes et les institutions républicaines en tant que telles, vise tout au contraire leur manque d’effectivité : toute l’activité du CCIF (c’est vérifiable, sur le site de l’association aussi bien que dans les rapports des journalistes, au fil de l’actualité, depuis des années) consiste à combattre la #discrimination en raison de l’appartenance ou de la pratique réelle ou supposée d’une religion, donc à faire appliquer une loi de la république. Le CCIF réalise ce travail par les moyens les plus républicains qui soient, en rappelant l’état du Droit, en proposant des médiations ou en portant devant la #Justice, institution républicaine s’il en est, des cas d’atteinte au principe d’#égalité, principe républicain s’il en est.

    Ce travail fait donc du CCIF une institution précieuse (en tout cas dans une république démocratique) qu’on appelle un « #contre-pouvoir » : en d’autres termes, un ennemi de l’arbitraire d’État et non de la « République ». Son travail d’#alerte contribue même à sauver ladite République, d’elle-même pourrait-on dire, ou plutôt de ses serviteurs défaillants et de ses démons que sont le racisme et la discrimination.

    Il s’est rapidement avéré, du coup, que cette offensive sans rapport réel avec la lutte anti-terroriste s’inscrivait en fait dans un tout autre agenda, dont on avait connu les prémisses dès le début de mandat d’Emmanuel Macron, dans les injures violentes et les tentatives d’interdiction de Jean-Michel #Blanquer contre le syndicat #Sud_éducation_93, ou plus récemment dans l’acharnement haineux du député #Robin_Réda, censé diriger une audition parlementaire antiraciste, contre les associations de soutien aux immigrés, et notamment le #GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés). Cet agenda est ni plus ni moins que la mise hors-jeu des « corps intermédiaires » de la société civile, et en premier lieu des #contre-pouvoirs que sont les associations antiracistes et de défense des droits humains, ainsi que les #syndicats, en attendant le tour des partis politiques – confère, déjà, la brutalisation du débat politique, et notamment les attaques tout à fait inouïes, contraires pour le coup à la tradition républicaine, de #Gérald_Darmanin contre les écologistes (#Julien_Bayou, #Sandra_Regol et #Esther_Benbassa) puis contre la #France_insoumise et son supposé « #islamo-gauchisme qui a détruit la république », ces dernières semaines, avant donc le meurtre de Samuel Paty.

    Un agenda dans lequel figure aussi, on vient de l’apprendre, un combat judiciaire contre le site d’information #Mediapart.

    11. Il y a eu ensuite l’annonce de ces « actions coup de poing » contre des associations et des lieux de culte musulmans, dont le ministre de l’Intérieur lui-même a admis qu’elles n’avaient aucun lien avec l’enquête sur le meurtre de Samuel Paty, mais qu’elles servaient avant tout à « #adresser_un_message », afin que « la #sidération change de camp ». L’aveu est terrible : l’heure n’est pas à la défense d’un modèle (démocratique, libéral, fondé sur l’État de Droit et ouvert à la pluralité des opinions) contre un autre (obscurantiste, fascisant, fondé sur la terreur), mais à une #rivalité_mimétique. À la #terreur on répond par la terreur, sans même prétendre, comme le fit naguère un Charles Pasqua, qu’on va « terroriser les terroristes » : ceux que l’on va terroriser ne sont pas les terroristes, on le sait, on le dit, on s’en contrefout et on répond au meurtre par la #bêtise et la #brutalité, à l’#obscurantisme « religieux » par l’obscurantisme « civil », au #chaos de l’#hyper-violence par le chaos de l’#arbitraire d’État.

    12. On cible donc des #mosquées alors même qu’on apprend (notamment dans la remarquable enquête de Jean-Baptiste Naudet, dans L’Obs) que le tueur ne fréquentait aucune mosquée – ce qui était le cas, déjà, de bien d’autres tueurs lors des précédents attentats.

    On s’attaque au « #séparatisme » et au « #repli_communautaire » alors même qu’on apprend (dans la même enquête) que le tueur n’avait aucune attache ou sociabilité dans sa communauté – ce qui là encore a souvent été le cas dans le passé.

    On préconise des cours intensifs de #catéchisme_laïque dans les #écoles, des formations intensives sur la liberté d’expression, avec distribution de « caricatures » dans tous les lycées, alors que le tueur était déscolarisé depuis un moment et n’avait commencé à se « radicaliser » qu’en dehors de l’#école (et là encore se rejoue un schéma déjà connu : il se trouve qu’un des tueurs du Bataclan fut élève dans l’établissement où j’exerce, un élève dont tous les professeurs se souviennent comme d’un élève sans histoires, et dont la famille n’a pu observer des manifestations de « #radicalisation » qu’après son bac et son passage à l’université, une fois qu’il était entré dans la vie professionnelle).

    Et enfin, ultime protection : Gérald Darmanin songe à réorganiser les rayons des #supermarchés ! Il y aurait matière à rire s’il n’y avait pas péril en la demeure. On pourrait s’amuser d’une telle #absurdité, d’une telle incompétence, d’une telle disjonction entre la fin et les moyens, si l’enjeu n’était pas si grave. On pourrait sourire devant les gesticulations martiales d’un ministre qui avoue lui-même tirer « à côté » des véritables coupables et complices, lorsque par exemple il ordonne des opérations contre des #institutions_musulmanes « sans lien avec l’enquête ». On pourrait sourire s’il ne venait pas de se produire une attaque meurtrière atroce, qui advient après plusieurs autres, et s’il n’y avait pas lieu d’être sérieux, raisonnable, concentré sur quelques objectifs bien définis : mieux surveiller, repérer, voir venir, mieux prévenir, mieux intervenir dans l’urgence, mieux protéger. On pourrait se payer le luxe de se disperser et de discuter des #tenues_vestimentaires ou des #rayons_de_supermarché s’il n’y avait pas des vies humaines en jeu – certes pas la vie de nos dirigeants, surprotégés par une garde rapprochée, mais celles, notamment, des professeurs et des élèves.

    13. Cette #futilité, cette #frivolité, cette bêtise serait moins coupable s’il n’y avait pas aussi un gros soubassement de #violence_islamophobe. Cette bêtise serait innocente, elle ne porterait pas à conséquence si les mises en débat du #vêtement ou de l’#alimentation des diverses « communautés religieuses » n’étaient pas surdéterminées, depuis de longues années, par de très lourds et violents #stéréotypes racistes. On pourrait causer lingerie et régime alimentaire si les us et coutumes religieux n’étaient pas des #stigmates sur-exploités par les racistes de tout poil, si le refus du #porc ou de l’#alcool par exemple, ou bien le port d’un foulard, n’étaient pas depuis des années des motifs récurrents d’#injure, d’#agression, de discrimination dans les études ou dans l’emploi.

    Il y a donc une bêtise insondable dans cette mise en cause absolument hors-sujet des commerces ou des rayons d’ « #alimentation_communautaire » qui, dixit Darmanin, « flatteraient » les « plus bas instincts », alors que (confère toujours l’excellente enquête de Jean-Baptiste Naudet dans L’Obs) l’homme qui a tué Samuel Paty (comme l’ensemble des précédents auteurs d’attentats meurtriers) n’avait précisément pas d’ancrage dans une « communauté » – ni dans l’immigration tchétchène, ni dans une communauté religieuse localisée, puisqu’il ne fréquentait aucune mosquée.

    Et il y a dans cette bêtise une #méchanceté tout aussi insondable : un racisme sordide, à l’encontre des #musulmans bien sûr, mais pas seulement. Il y a aussi un mépris, une injure, un piétinement de la mémoire des morts #juifs – puisque parmi les victimes récentes des tueries terroristes, il y a précisément des clients d’un commerce communautaire, l’#Hyper_Cacher, choisis pour cible et tués précisément en tant que tels.

    Telle est la vérité, cruelle, qui vient d’emblée s’opposer aux élucubrations de Gérald Darmanin : en incriminant les modes de vie « communautaires », et plus précisément la fréquentation de lieux de culte ou de commerces « communautaires », le ministre stigmatise non pas les coupables de la violence terroriste (qui se caractérisent au contraire par la #solitude, l’#isolement, le surf sur #internet, l’absence d’#attaches_communautaires et de pratique religieuse assidue, l’absence en tout cas de fréquentation de #lieux_de_cultes) mais bien certaines de ses victimes (des fidèles attaqués sur leur lieu de culte, ou de courses).

    14. Puis, quelques jours à peine après l’effroyable attentat, sans aucune concertation sur le terrain, auprès de la profession concernée, est tombée par voie de presse (comme d’habitude) une stupéfiante nouvelle : l’ensemble des Conseils régionaux de France a décidé de faire distribuer un « #recueil_de_caricatures » (on ne sait pas lesquelles) dans tous les lycées. S’il faut donner son sang, allez donner le vôtre, disait la chanson. Qu’ils aillent donc, ces élus, distribuer eux-mêmes leurs petites bibles républicaines, sur les marchés. Mais non : c’est notre sang à nous, petits profs de merde, méprisés, sous-payés, insultés depuis des années, qui doit couler, a-t-il été décidé en haut lieu. Et possiblement aussi celui de nos élèves.

    Car il faut se rendre à l’évidence : si cette information est confirmée, et si nous acceptons ce rôle de héros et martyrs d’un pouvoir qui joue aux petits soldats de plomb avec des profs et des élèves de chair et d’os, nous devenons officiellement la cible privilégiée des groupes terroristes. À un ennemi qui ne fonctionne, dans ses choix de cibles et dans sa communication politique, qu’au défi, au symbole et à l’invocation de l’honneur du Prophète, nos dirigeants répondent en toute #irresponsabilité par le #défi, le #symbole, et la remise en jeu de l’image du Prophète. À quoi doit-on s’attendre ? Y sommes-nous prêts ? Moi non.

    15. Comme si tout cela ne suffisait pas, voici enfin que le leader de l’opposition de gauche, celui dont on pouvait espérer, au vu de ses engagements récents, quelques mises en garde élémentaires mais salutaires contre les #amalgames et la #stigmatisation haineuse des musulmans, n’en finit pas de nous surprendre ou plutôt de nous consterner, de nous horrifier, puisqu’il s’oppose effectivement à la chasse aux musulmans, mais pour nous inviter aussitôt à une autre chasse : la #chasse_aux_Tchétchènes :

    « Moi, je pense qu’il y a un problème avec la #communauté_tchétchène en France ».

    Il suffit donc de deux crimes, commis tous les deux par une personne d’origine tchétchène, ces dernières années (l’attentat de l’Opéra en 2018, et celui de Conflans en 2020), plus une méga-rixe à Dijon cet été impliquant quelques dizaines de #Tchétchènes, pour que notre homme de gauche infère tranquillement un « #problème_tchétchène », impliquant toute une « communauté » de plusieurs dizaines de milliers de personnes vivant en France.

    « Ils sont arrivés en France car le gouvernement français, qui était très hostile à Vladimir Poutine, les accueillait à bras ouverts », nous explique Jean-Luc #Mélenchon. « À bras ouverts », donc, comme dans un discours de Le Pen – le père ou la fille. Et l’on a bien entendu : le motif de l’#asile est une inexplicable « hostilité » de la France contre le pauvre Poutine – et certainement pas une persécution sanglante commise par ledit Poutine, se déclarant prêt à aller « buter » lesdits Tchétchènes « jusque dans les chiottes ».

    « Il y a sans doute de très bonnes personnes dans cette communauté » finit-il par concéder à son intervieweur interloqué. On a bien lu, là encore : « sans doute ». Ce n’est donc même pas sûr. Et « de très bonnes personnes », ce qui veut dire en bon français : quelques-unes, pas des masses.

    « Mais c’est notre #devoir_national de s’en assurer », s’empresse-t-il d’ajouter – donc même le « sans doute » n’aura pas fait long feu. Et pour finir en apothéose :

    « Il faut reprendre un par un tous les dossiers des Tchétchènes présents en France et tous ceux qui ont une activité sur les réseaux sociaux, comme c’était le cas de l’assassin ou d’autres qui ont des activités dans l’#islamisme_politique (...), doivent être capturés et expulsés ».

    Là encore, on a bien lu : « tous les dossiers des Tchétchènes présents en France », « un par un » ! Quant aux suspects, ils ne seront pas « interpellés », ni « arrêtés », mais « capturés » : le vocabulaire est celui de la #chasse, du #safari. Voici donc où nous emmène le chef du principal parti d’opposition de gauche.

    16. Enfin, quand on écrira l’histoire de ces temps obscurs, il faudra aussi raconter cela : comment, à l’heure où la nation était invitée à s’unir dans le deuil, dans la défense d’un modèle démocratique, dans le refus de la violence, une violente campagne de presse et de tweet fut menée pour que soient purement et simplement virés et remplacés les responsables de l’#Observatoire_de_la_laïcité, #Nicolas_Cadène et #Jean-Louis_Bianco, pourtant restés toujours fidèles à l’esprit et à la lettre des lois laïques, et que les deux hommes furent à cette fin accusés d’avoir « désarmé » la République et de s’être « mis au service » des « ennemis » de ladite #laïcité et de ladite république – en somme d’être les complices d’un tueur de prof, puisque c’est de cet ennemi-là qu’il était question.

    Il faudra raconter que des universitaires absolument irréprochables sur ces questions, comme #Mame_Fatou_Niang et #Éric_Fassin, furent mis en cause violemment par des tweeters, l’une en recevant d’abjectes vidéos de décapitation, l’autre en recevant des #menaces de subir la même chose, avec dans les deux cas l’accusation d’être responsables de la mort de Samuel Paty.

    Il faudra se souvenir qu’un intellectuel renommé, invité sur tous les plateaux, proféra tranquillement, là encore sans être recadré par les animateurs, le même type d’accusations à l’encontre de la journaliste et chroniqueuse #Rokhaya_Diallo : en critiquant #Charlie_Hebdo, elle aurait « poussé à armer les bras des tueurs », et « entrainé » la mort des douze de Charlie hebdo.

    Il faudra se souvenir qu’au sommet de l’État, enfin, en ces temps de deuil, de concorde nationale et de combat contre l’obscurantisme, le ministre de l’Éducation nationale lui-même attisa ce genre de mauvaise querelle et de #mauvais_procès – c’est un euphémisme – en déclarant notamment ceci :

    « Ce qu’on appelle l’#islamo-gauchisme fait des ravages, il fait des ravages à l’#université. Il fait des ravages quand l’#UNEF cède à ce type de chose, il fait des ravages quand dans les rangs de la France Insoumise, vous avez des gens qui sont de ce courant-là et s’affichent comme tels. Ces gens-là favorisent une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène au pire. »

    Il faudra raconter ce que ces sophismes et ces purs et simples mensonges ont construit ou tenté de construire : un « #consensus_national » fondé sur une rage aveugle plutôt que sur un deuil partagé et un « plus jamais ça » sincère et réfléchi. Un « consensus » singulièrement diviseur en vérité, excluant de manière radicale et brutale tous les contre-pouvoirs humanistes et progressistes qui pourraient tempérer la violence de l’arbitraire d’État, et apporter leur contribution à l’élaboration d’une riposte anti-terroriste pertinente et efficace : le mouvement antiraciste, l’opposition de gauche, la #sociologie_critique... Et incluant en revanche, sans le moindre état d’âme, une droite républicaine radicalisée comme jamais, ainsi que l’#extrême_droite lepéniste.

    Je ne sais comment conclure, sinon en redisant mon accablement, ma tristesse, mon désarroi, ma peur – pourquoi le cacher ? – et mon sentiment d’#impuissance face à une #brutalisation en marche. La brutalisation de la #vie_politique s’était certes enclenchée bien avant ce crime atroce – l’évolution du #maintien_de l’ordre pendant tous les derniers mouvements sociaux en témoigne, et les noms de Lallement et de Benalla en sont deux bons emblèmes. Mais cet attentat, comme les précédents, nous fait évidemment franchir un cap dans l’#horreur. Quant à la réponse à cette horreur, elle s’annonce désastreuse et, loin d’opposer efficacement la force à la force (ce qui peut se faire mais suppose le discernement), elle rajoute de la violence aveugle à de la violence aveugle – tout en nous exposant et en nous fragilisant comme jamais. Naïvement, avec sans doute un peu de cet idéalisme qui animait Samuel Paty, j’en appelle au #sursaut_collectif, et à la #raison.

    Pour reprendre un mot d’ordre apparu suite à ce crime atroce, #je_suis_prof. Je suis prof au sens où je me sens solidaire de Samuel Paty, où sa mort me bouleverse et me terrifie, mais je suis prof aussi parce que c’est tout simplement le métier que j’exerce. Je suis prof et je crois donc en la raison, en l’#éducation, en la #discussion. Depuis vingt-cinq ans, j’enseigne avec passion la philosophie et je m’efforce de transmettre le goût de la pensée, de la liberté de penser, de l’échange d’arguments, du débat contradictoire. Je suis prof et je m’efforce de transmettre ces belles valeurs complémentaires que sont la #tolérance, la #capacité_d’indignation face à l’intolérable, et la #non-violence dans l’#indignation et le combat pour ses idées.

    Je suis prof et depuis vingt-cinq ans je m’efforce de promouvoir le #respect et l’#égalité_de_traitement, contre tous les racismes, tous les sexismes, toutes les homophobies, tous les systèmes inégalitaires. Et je refuse d’aller mourir au front pour une croisade faussement « républicaine », menée par un ministre de l’Intérieur qui a commencé sa carrière politique, entre 2004 et 2008, dans le girons de l’extrême droite monarchiste (auprès de #Christian_Vanneste et de #Politique_magazine, l’organe de l’#Action_française). Je suis prof et je refuse de sacrifier tout ce en quoi je crois pour la carrière d’un ministre qui en 2012, encore, militait avec acharnement, aux côtés de « La manif pour tous », pour que les homosexuels n’aient pas les mêmes droits que les autres – sans parler de son rapport aux femmes, pour le moins problématique, et de ce que notre grand républicain appelle, en un délicat euphémisme, sa « vie de jeune homme ».

    Je suis prof et j’enseigne la laïcité, la vraie, celle qui s’est incarnée dans de belles lois en 1881, 1882, 1886 et 1905, et qui n’est rien d’autre qu’une machine à produire plus de #liberté, d’#égalité et de #fraternité. Mais ce n’est pas cette laïcité, loin s’en faut, qui se donne à voir ces jours-ci, moins que jamais, quand bien même le mot est répété à l’infini. C’est au contraire une politique liberticide, discriminatoire donc inégalitaire, suspicieuse ou haineuse plutôt que fraternelle, que je vois se mettre en place, sans même l’excuse de l’efficacité face au terrorisme.

    Je suis prof, et cette #vraie_laïcité, ce goût de la pensée et de la #parole_libre, je souhaite continuer de les promouvoir. Et je souhaite pour cela rester en vie. Et je souhaite pour cela rester libre, maître de mes #choix_pédagogiques, dans des conditions matérielles qui permettent de travailler. Et je refuse donc de devenir l’otage d’un costume de héros ou de martyr taillé pour moi par des aventuriers sans jugeote, sans cœur et sans principes – ces faux amis qui ne savent qu’encenser des profs morts et mépriser les profs vivants.

    https://lmsi.net/Je-suis-prof

    #Pierre_Tevanian

    –—

    –-> déjà signalé sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/882390
    https://seenthis.net/messages/882583
    ... mais je voulais mettre le texte complet.

  • Deux articles du #WSWS sur la situation en #Grèce par rapport à la #pandémie de #Covid-19 : chez les élèves et leurs parents, l’#horreur_économique a du mal à passer...

    La contestation étudiante face à la politique d’immunité collective s’étend à toute la Grèce - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/09/26/grec-s26.html

    Dans un contexte de silence total des médias internationaux, des étudiants de centaines de lycées et de larges couches de travailleurs se joignent à la lutte contre la campagne de rentrée scolaire de l’UE, menée par le gouvernement de droite de la Nouvelle démocratie (ND) du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. La rentrée scolaire s’est déroulée sans opposition de la part des syndicats ni du principal parti d’opposition bourgeois Syriza (« Coalition de la gauche radicale »), qui est favorable à l’austérité.

    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/10/01/grec-o01.html

    Les élèves en Grèce ont intensifié leurs protestations contre la réouverture peu sûre des écoles, avec 700 écoles dans 35 villes sous occupation mardi.

    Après les manifestations et rassemblements de la semaine dernière, les actions de protestations reprendront demain à Athènes et dans la deuxième plus grande ville de Grèce, Thessalonique, ainsi que d’autres villes. Des manifestations ont lieu aussi sur des îles grecques, notamment en Crète et à Rhodes.

    Les occupations d’écoles sont en cours depuis plus d’une semaine. Vendredi dernier, leur nombre a atteint plus de 200, puis a grimpé au chiffre actuel – avec 250 dans la région la plus peuplée de Grèce, l’Attique. Étant donné que l’enseignement secondaire est principalement touché, plus d’un sur cinq des 3 168 lycées du pays a été occupé.

  • » Slain Palestinian’s Home, Mourning Tents Invaded by Israeli Police in Jerusalem
    June 6, 2020 6:35 AM Ali Salam – IMEMC News
    https://imemc.org/article/slain-palestinians-home-mourning-tents-invaded-by-israeli-police-in-jerusalem

    Israeli police, on Thursday evening, invaded the home and mourning tent of Palestinian martyr, Eyad al-Hallaq, in Wad al-Jouz neighborhood in Occupied Jerusalem, the Palestinian Information Center reported.

    Local sources said that the Israeli police searched the family home and mourning tent, showing grave disrespect, and provoking confrontations with locals, which resulted in the arrest of two Palestinian civilians.

    Eyad al-Hallaq, a 32-year-old Palestinian with autism, was shot and killed by Israeli police forces, in Jerusalem’s Old City, while he was on his way to his special education school.

    https://seenthis.net/messages/857321
    #sans_vergogne

  • Israeli police executes intellectually disabled man for holding toy - QudsN May 30, 2020 - Quds News Network
    https://qudsnen.co/israeli-police-executes-intellectually-disabled-man-for-holding-toy

    Occupied Jerusalem (QNN)- Israeli police on Saturday shot dead a Palestinian intellectually disabled man near Al Asbat gate in occupied Jerusalem only because he was holding a toy.

    Israeli media confirmed the victim is Iyad Khairi Hallaq (32 years old), an intellectually disabled student, who was on his way to school.

    The Israeli police claimed in a statement that police officers who were stationed near Jerusalem’s Al Asbat Gate noticed a young man holding a “suspicious object,” that they claim looked like a gun, and told him to stop in his tracks, after which the man began to flee, so they executed him immediately.

    UltraPal quoted a member of his family, who said that Hallaq’s disability makes him with the capacity of a 7-year-old. He also has hearing and speech troubles, which is probably why he didn’t stop when he was ordered to.

    Hallaq used to study in a school, specialized for people with intellectual disabilities, near Al Asbat gate. He was executed while on his way to school.

    Israeli Police chased the man on foot, during which they fired at him, resulting in his death, admitted Israeli police.

    Following the crime, the gates to the old city have been closed by police, fearing of protests.

    #Palestine_assassinée

    • Un jeune homme souffrant de handicap mental a été tué par la police israélienne ce samedi 30 mai engendrant l’émoi et la colère des palestiniens à Jérusalem-Est. Sa mort a provoqué un regain de tension à la veille de la réouverture de l’esplanade des Mosquées
      Publié le : 30/05/2020 -
      De notre correspondant à Jérusalem, Texte par : Michel Paul
      http://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20200530-jeune-palestinien-tu%C3%A9-la-police-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-j%C3%A9rus

      À proximité de la Porte des Lions, une des sept portes de la vieille ville de Jérusalem et à deux pas seulement de l’esplanade des Mosquées, un jeune homme a été tué par la police israélienne.

      Ce samedi 30 mai, Iyad Elhalak, un palestinien de 32 ans a été interpellé par des policiers qui pensaient qu’il portait un pistolet. Le jeune homme a pris la fuite donc les policiers ont tiré. Il est mort sur le coup.

      Finalement, aucune arme n’a été découverte sur le corps du jeune homme qui s’avérait souffrir d’autisme. Selon sa famille, Iyad Elhalak n’a probablement pas compris ce que les policiers lui demandaient. Il a été tout simplement exécuté, affirme-t-on dans son entourage. De son côté, le Hamas affirme que sa mort démontre l’aspect sadique des forces israéliennes. (...)

    •  » Israeli Forces Kill Autistic Palestinian Man in Jerusalem– IMEMC News
      https://imemc.org/article/israeli-forces-kill-autistic-palestinian-man-in-jerusalem

      On Saturday, Israeli police in Jerusalem shot and killed an unarmed, autistic Palestinian man, then left him lying on the ground with multiple gunshot wounds for over an hour until he bled to death.

      Eyad Khairi al-Hallaq, 32, was on his way to an institution for people with special needs, where he would go each day, in Wad al-Jouz neighborhood in occupied East Jerusalem.

      The police who killed Hallak claimed that they thought he had a suspicious object in his hand. But Israeli police spokesman Mickey Rosenfeld confirmed to reporters that no weapon was found. (...)

    • In Under 15 Hours IOF Kills Two Palestinians, Including a Person with Disability, in Ramallah and East Jerusalem
      Posted by PCHR - Date: 30 May 2020
      https://www.pchrgaza.org/en/?p=14613

      (...) According to information obtained by the Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), at approximately 06:15 on Saturday, 30 May 2020, Israeli police at al-Mujahideen Street, near Bab al-Asbat area, fired live bullets at disabled man, Iyad Khairy al-Hallaq (32), killing him immediately. Al-Hallaq was en route to a special education school for persons over the age of 18, near the King Faisal Gate, one of al-Aqsa Mosque’s gates in the occupied East Jerusalem’s Old City.

      Israeli police claimed that they noticed “a Palestinian carrying a suspicious object that they thought was a gun and ordered him to stop. After the man refused and started fleeing the scene, the officers started chasing him on foot and opened fire, ultimately killing him.” In a subsequent statement, the Israeli Police announced that the victim was unarmed, and that he had been shot with 8 bullets.

      According to al-Hallaq family, the victim was slim-built, suffered a mental disability; as well as hearing and sight deficiencies. Al-Hallaq resided in Wadi al-Jooz neighborhood, close to al-Asbat Gate, and had been attending “Bacrieh B Occupational School for Special Education” every morning for several years. (...)

    • Israel apologies after police kill unarmed Palestinian in Jerusalem’s Old City
      Jun 1, 2020
      https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/06/idf-chief-israel-police-shooting-autistic-jerusalem.html

      Israeli Defense Minister Benny Gantz apologized for the shooting death of an unarmed autistic Palestinian man by Israeli police in Jerusalem’s Old City on Saturday.

      Thirty-two-year-old Iyad Halak was shot by Israeli police near a school for people with special needs where he studied and worked. Israeli police said they suspected Halak may have had a pistol and ran when he was ordered to stop near the Lion’s Gate. He was later found to have been unarmed.

      “We are really sorry about the incident in which Iyad Halak was shot to death and we share in the family’s grief,” Gantz said, according to the Associated Press. “I am sure this subject will be investigated swiftly and conclusions will be reached.”

      Hundreds of mourners called for revenge during processions in East Jerusalem on Sunday. At least one Israeli police officer was placed on house arrest over the weekend during an investigation into the shooting, The Times of Israel reported.

      A lawyer for Halak’s family called the incident “murder,” saying that that eight rounds had been fired at him, according to the Jerusalem Post. (...)

    • WAFA: UN High Commissioner “Israel Must Investigate” Killing of Eyad al-Hallaq
      June 3, 2020 7:57 AM
      https://imemc.org/article/wafa-un-high-commissioner-israeli-must-investigate-killing-of-eyad-al-hallaq

      The Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights (OHCHR), on Tuesday, stressed that Israel must swiftly develop to a full, independent, impartial, competent and transparent investigation into Israeli forces’ killing of a Palestinian man with a mental disability in Jerusalem, stating that: “those responsible must be held to account.”

      A press statement issued by OHCHR said that the United Nations has for years documented and publicly reported on the routine use of lethal force by Israeli Security Forces against Palestinians, in Gaza and in the West Bank.

    • Eyad al-Halak: Another cruel killing of a Palestinian whitewashed by Israel
      Gideon Levy
      5 June 2020
      https://www.middleeasteye.net/opinion/iyad-al-halak-case-how-israeli-state-and-media-conspire-dehumanise-pa

      The fatal police shooting of an autistic Palestinian man highlights - yet again - the grotesque inequalities that have come to define the Israeli state
      (...)
      Halak never reached his destination last Saturday. Israeli border police began chasing him, shouting: “Terrorist! terrorist!” The reason is unclear. They fired on him, evidently hitting him in the leg. Panicked, he ran into a garbage room alongside the road in an attempt to hide.

      His counsellor from the Elwyn center, Warda Abu Hadid, likewise on her way to the centre, also tried to hide in the garbage room from the police and their gunfire.

      Three border police officers quickly arrived at the doorway to the garbage room. Halak was lying on his back on the filthy floor. His counsellor saw that his leg was bleeding. The three policemen stood there, guns drawn, and screamed at Halak: “Where’s the rifle? Where’s the rifle?”

      Abu Hadid, his counsellor, was yelling back at them, in both Arabic and Hebrew: “He is disabled! He is disabled!” Halak was yelling: “I am with her! I am with her!” This went on for about five minutes, until one of the police officers fired his M-16 towards Halak at close range. A bullet hit him near the waist and struck his spine, damaging various internal organs on the way - killing him on the spot.

      Thus ended the short life of Iyad al-Halak, a Palestinian young man with autism whose face was that of an angel. He was 32 and the apple of his parents’ eye. They cared for him with utmost devotion all those years, and now their entire world is in ruins. (...)

    • ’He’s disabled,’ the caregiver screamed. ’I’m with her,’ Eyad cried. The cop opened fire anyway
      Gideon Levy, Alex Levac | Jun. 5, 2020 | 5:42 PM
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.MAGAZINE-he-s-disabled-the-aide-yelled-i-m-with-her-eyad-cried-the

      Eyad Hallaq was shot to death in a roofless garbage room. According to the testimony of his caregiver, who was by his side and tried to protect him, he was executed. For long minutes she stood next to him and pleaded for his life, trying to explain to the police officers, in Hebrew and in Arabic, that he suffered from a disability. They shot him three times from close range with a rifle, directly into the center of his body, as he lay on his back, wounded and terrified, on the floor of the room.

      The garbage room is located in a narrow courtyard in Jerusalem’s Old City, inside Lions Gate, exactly at the start of the Via Dolorosa, where Jesus walked from the site of his trial to the place of his crucifixion, on what’s now called King Faisal Street. It’s just a few dozen meters from the entrance to the Al-Aqsa Mosque compound. The sanctity of the area did not help Hallaq. Nor did the fact that he was someone with special needs, a 32-year-old autistic person, the apple of the eye of his parents, who devoted their lives to looking after him.

      Hallaq was afraid of blood: His mother shaved him in the morning, for fear he would cut himself. Every scratch threw him into a panic, she says. He was also afraid of the armed police officers who stood along the route to the special needs center he went to, where participated in a vocational training program. His instructor taught him how to make his way there alone on foot – it took a month before he dared walk the route by himself – a little more than a kilometer from his home in the Wadi Joz neighborhood into the Old City.

      On his first days at the center the teacher stopped with Hallaq next to the police guard post at Lions Gate. She tried to explain to him that he had nothing to fear; they wouldn’t do him any harm, she promised. She also explained to the police officers that he was disabled and was attending the therapeutic institution where she worked – the El Quds center run by the Elwyn Israel organization, as part of its network of facilities for special-needs children and adults.

      Hallaq passed the police post every day for six years, apparently without any problems. In his pocket he carried a certificate issued by the center, stating in Hebrew and in Arabic that he was a person with special needs, as well as a National Insurance Institute card confirming that he had a 100-percent disability. But nothing saved the young man from the hands of Border Policemen, quick on the draw, unrestrained, bloodthirsty.

      Last Saturday, Hallaq left home a little after 6 A.M. The day at Elwyn El Quds, located at the entrance to the Al-Aqsa compound, begins at 7:30, but he always arrived early in order to prepare the kitchen for the cooking classes. Last week, for the first time in his life, he made a vegetable salad for his parents, slicing tomatoes and an onion, and dressing the result with olive oil. His father, Khairy, says it was the tastiest salad he’d ever eaten.

      Eyad liked going to the special needs center. When the institution shut down for a month and a half during the coronavirus lockdown, his mother had to take him there a few times to prove to him that it was closed. Last Saturday, on the last day of his life, he set out tranquilly and in good spirits. He had a cup of tea, ate a sandwich his mother made for him, showered, dressed and left. Security camera footage shows him walking along the street, a garbage bag in his hands. Every morning on the way to school he threw out the garbage from home.

      A little before 6 A.M., Warda Abu Hadid, Eyad’s caregiver, also set out from her home in the Jabal Mukkaber neighborhood, headed for the Elwyn center. At about 6:10, Abu Hadid, 47, passed by the Border Policemen who were manning the security post at Lions Gate and entered the Old City. She had not walked much more than 100 meters before she heard shouts behind her: “Terrorist! Terrorist!” Immediately afterward she heard three shots. She rushed to the garbage room nearby, taking shelter behind the iron closet on its right side. Just then her ward, Hallaq, ran into the room in a panic and collapsed on the floor. A sanitation worker was sitting there, drinking tea.

      The garbage room is an open space, not very big, with a few chairs for sanitation workers and a large container that reeked unmercifully this week when we visited the site. On the iron closet is a metal plaque with verses from the Koran, which has been here a long time. There were three bullet holes in the tin wall.

      Abu Hadid noticed that Hallaq, lying on the floor, was bleeding, apparently from being shot in the leg by the Border Policemen as he fled. She later told Amer Aruri, of the Israeli human rights organization B’Tselem, that Hallaq lay there for between three and five minutes, wounded, before he was shot and killed.

      The whole time she shouted, “He is disabled, he is disabled!” in Hebrew, and Hallaq shouted, “Ana ma’aha!” – Arabic for “I am with her” – as he attempted to cling to his caregiver for protection. It’s not hard to imagine what went through his mind in those last terrified minutes, as three officers ran into the room screaming, “Where is the rifle? Where is the rifle?”

      The officers aimed their weapons at Hallaq. They were at point-blank range, standing over him at the entrance to the garbage room. Abu Hadid kept trying to explain that Hallaq didn’t have any sort of gun – he was only holding the surgical face mask that is required these days at the center, and rubber gloves – when one of the officers fired three shots with his M-16 into the center of the young man’s body, killing him instantly.

      Suddenly the area was filled with Border Police, among them an officer who aimed her weapon at Abu Hadid’s head, ordering her to stand still while she subjected her to a body search. The caregiver, whose ward had just been killed before her eyes, was utterly distraught. She was then taken to the police position next to Lions Gate, stripped almost naked in a search for the nonexistent firearm, and then interrogated for three hours.

      The officers wanted to know about Hallaq and the institution he attended. They then informed Abu Hadid that she would be taken for questioning to the notorious room No. 4 in the police station in the Russian Compound, in downtown Jerusalem. She balked, telling the police that she first had to call her director, which they allowed her to do.

      The director of the center joined her, and Abu Hadid was interrogated for an additional three hours in the Russian Compound, until her family arrived. They took her to a clinic in her neighborhood, to calm her down and tend to her mental state. Later on this week she was summoned to the offices of the Justice Ministry unit that investigates police actions to give testimony.

      In the meantime, the Elwyn center had called Hallaq’s father and told him his son had been shot in the leg. Khairy says now that he had a bad feeling: He knows that the regular police and the Border Police don’t injure people – they shoot to kill. He and his wife Rana rushed to Elwyn El Quds. A large group of officers blocked their way and told them that they were going to search their home. No one told the couple what had happened to their son. It was only when the officers raided their house and carried out a short search that one of them asked Khairy, “When do you intend to hold the funeral?”

      That is how Eyad’s father learned that his beloved son was dead. That’s the way of police officers when it comes to Palestinians. Khairy says that the commander of the force acted humanely, but that one officer was vulgar and violent, telling Eyad’s bereaved sister, “If you were a man I would have already smashed you,” after she tried to grab his arm during the search.

      Khairy Hallaq is a thin, gentle man of 64 who this week was living on tranquilizer injections, not eating or sleeping. His eyes, red from crying and exhaustion alike, said everything. He is disabled as a result of a work accident about 15 years ago in a marble factory he owned in Anata, near the Old City. He has been unemployed ever since. When Eyad was a boy he sometimes took him to work with him.

      The couple has two daughters, Diana, 35, and Joanna, 34. When we visit, the latter, a special-education teacher, is sitting next to her weeping mother and looks no less tormented. Eyad’s parents devoted their lives to his care. This week Khairy and Rana, who is 58 and in poor health, mourned separately, as is the custom – he in the mourning tent that was erected at the end of their road; she in their home on Yakut al-Hamawi Street.

      Eyad Hallaq’s small room is tidy and spotless. A wide bed covered with a brown velvet blanket, a television mounted on the wall, and a row of the cheap bottles of aftershave and other grooming products that he loved are on the chest of drawers, along with the de rigueur bottle of hand sanitizer. He was meticulous about his appearance.

      “I don’t wear fine clothes like my son and I don’t have the kind of cellphone he does,” his father says. The mourning poster hanging at the top of the street shows a handsome young man. His mother tells us that she is convinced he will return.

      “They took Eyad. I want Eyad. When will Eyad come back? When? When? When? All day long I am at the door – maybe he will come back,” she says. “Thirty-two years I raised him, step by step. I put so much into him. My health suffered. Everyone who took care of him said there was no Palestinian who was looked after like him. But your people think he was garbage. That’s why he was murdered.”

      Both parents speak Hebrew. Their initial fears about their son first arose when he was 2. For two more years they made the rounds of doctors and clinics, until he was diagnosed as autistic. At first he was sent to a regular private school, but couldn’t integrate there; up until about six years ago he was home, not enrolled in any educational framework. The years at Elwyn El Quds were apparently the best years of his life. His parents are sorry that they only heard about the center when he was in his 20s. On Fridays, when it was closed, he would go out in the morning to buy his parents Jerusalem-style sesame-seed pretzels.

      Hallaq never spoke to strangers, only to people he knew well. Once he got used to people, he liked to laugh with them. Walking on the street, his head was usually hung low. If he passed someone he knew he might wave hello but wouldn’t stop to speak. He spoke only with his close family and his friends, and with the caregivers at Elwyn.

      “If you sat next to him, he would move away. He needed a lot of time to get used to you,” his father says. When he was not in the center he didn’t hang out with friends. In his room he liked to watch cartoons – Mickey Mouse, and Tom and Jerry on MBC3, the Arabic children’s channel. Rana says he didn’t always focus on the cartoons, only stared at them. “He was a baby,” she says, “a 2-year-old baby.”

      Her husband adds later, “He was 32 but had the intelligence of an 8-year-old.”

      Hallaq’s dream was to work as an assistant cook. In the meantime, he and others at the center would prepare food and go to the Beit Hanina neighborhood to give it to children with special needs there.

      Sitting in the mourning tent is one of Eyad’s friends from Elwyn, wrapped in a black winter coat and a thick sweater. Pointing the friend out, the bereaved father says to us: “You asked me a lot of questions and now I want to ask you a question. Look at that person. Could you wear what he is wearing in this heat? What do you see in this person who dressed like that in the summer? What can you see? I will bring you a little boy, what will you see? A boy. A sick boy. That is what the officer who killed Eyad saw.”

      Back at home, Rana says, “He was an angel while he was on the earth, and now he is an angel when he is under the earth” – and again bursts into tears.

      The day before her son was killed, she says, she asked him not to go to the center the next day, but he insisted. As often happens with bereaved parents, Rana says she had a feeling that something bad was liable to happen to her son. “We saw in the United States the policeman who killed. He is under arrest. And in Israel? He should get at least 25 years. They killed him like he was a fly. My son was a fly.”

      A sign at the entrance to the Hallaqs’ house requests people not to kiss or shake hands, because of the coronavirus, but no one pays any heed to it here. A delegation from the Hadash party, led by MKs Aida Touma-Sliman and Yousef Jabareen, arrives to pay condolences. The police haven’t yet returned Eyad’s disability card and his clothes. A cousin, Tareq Akash, an electrical engineer who was in high-tech and is now a doctoral student at the Hebrew University of Jerusalem, asks, “Can we go and demonstrate now? Burn police stations like in the United States? We don’t want to burn anything. But are we allowed to express anger? You know, they’ll open fire at us.”

      We follow Hallaq’s route on his last day. Leaving the house, we turn right and walk up the street to Jericho Road. At the traffic lights we cross the busy street, above which is a poster: “Look drivers in the eye.” Behind us is the university’s Mount Scopus campus, in front of us is the Old City. After the young man crossed the street, he walked along the renovated stone path that follows the Old City wall to Lions Gate, next to the Yeusefiya Cemetery. Three cute puppies are hiding next to the wall. Here Hallaq walked down the slope, between the graves and the wall, moments before his death. Steps lead up to Lions Gate. Four Border Policemen armed and armored from head to foot, truncheons and rifles in their slings, stand at the entrance in a threatening posture as we pass by.

      Here is where Warda Abu Hadid heard the shots, here is the garbage room, near the sign to the Via Dolorosa. Here she tried to take shelter from the shooting and here lay Eyad, her ward, until his death.

      Elwyn El Quds is only a few dozen meters from here. An electric glass door protects the wards at the facility; there’s no entry to strangers during the coronavirus crisis. Young people emerge from the stone courtyard, it’s midday and the school day will soon be over. The director, Manar Zamamiri, says that about 100 people get training and therapy at this center, all of them 21 and above, but this is just one branch of the Elwyn network – there are several other centers with schools and other programs in the city, serving hundreds of disabled children and adults. The main effort here is invested in vocational training.

      The Dome of the Rock glitters golden behind the entrance, where armed Israeli police officers are poised. The director breaks into a broad smile, visible even through her face mask, when we ask about Eyad. “He was so sweet. We loved him so much. And his mother is such a strong woman – mekudeshet” – holy – she says in Hebrew. This week she tried to explain to her wards what happened to Eyad.

    • Un témoin aurait confirmé qu’Iyad Halak a été abattu au sol
      Le témoignage corrobore celui de l’aide-soignante, qui avait averti les policiers que l’homme était handicapé, en hébreu et en arabe, avant sa mort
      Par Times of Israel Staff 8 juin 2020,
      https://fr.timesofisrael.com/un-temoin-aurait-confirme-quiyad-halak-a-ete-abattu-au-sol

      « J’ai vu un type, un jeune, qui courait de manière bizarre, comme s’il ne savait pas comment courir ou comme s’il était handicapé », a déclaré le témoin. « Il est arrivé dans ma direction et il est tombé sur le dos, à quelques mètres de moi ».

      « Des agents de la police des frontières couraient après lui et ils se sont arrêtés à quelques mètres du jeune, qui portait un pantalon noir et une chemise blanche et qui ne tenait rien à la main », a continué le témoin.

      « J’ai entendu l’agent de la police des frontières demander au jeune, en arabe : ‘Où est l’arme ?’ Mais il était évident que le jeune ne pouvait pas parler parce qu’il était incapable de répondre », a-t-il ajouté.

      Toujours selon le témoin, c’est à ce moment-là qu’est arrivée l’aide-soignante de Halak, Warda Abu Hadid. Cette dernière avait dit qu’elle était arrivée sur les lieux après avoir entendu les tirs initiaux et avant Halak, qui avait couru et qui s’était effondré dans un coin.

      Le témoin a raconté qu’Abu Hadid avait crié à l’attention des agents de police, s’exprimant en hébreu : « Il est handicapé », des propos qu’elle avait ensuite répétés en arabe.

      « Je suis resté immobile et glacé, je ne pouvais pas bouger tellement j’avais peur. C’était la première fois que j’assistais à une telle poursuite. J’ai regardé le jeune, qui était couché par terre et qui tremblait, et j’ai entendu d’autres tirs. L’un des agents m’a dit de partir et je suis parti en vitesse », a continué le témoin.

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      Eyewitness: Caretaker shouted ’he’s disabled’ before soldier shot autistic Palestinian
      The testimony matches that of Eyad Hallaq’s caregiver. Meanwhile, the version of events recounted by two officers involved in the incident is inconsistent
      Nir Hasson | Jun. 8, 2020 | 2:46 AM | 3
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-eyewitness-teacher-yelled-he-s-disabled-before-soldier-shot-autist

      New eyewitness testimony in the shooting and killing of Eyad Hallaq, a 32-year-old autistic Palestinian man, in Jerusalem’s Old City last Saturday, strengthens the suspicion that police shot him while he was lying on the ground, and after his counselor yelled that he was disabled.

      The witness, A.R., a laborer, was in the garbage-bin space where Hallaq fled to get away from the police. According to his testimony, which was taken by B’Tselem investigator Amer Aruri on the day Hallaq was shot, A.R. was sitting in the garbage room ‒ a small, roofless structure used by sanitation workers on Sha’ar Ha’arayot Street.

      “I saw a young man running strangely, as if he didn’t know how to walk normally or was disabled. He came in my direction and fell on his back, only a few meters from me,” A.R. said. “A few border policemen ran after him and stopped a few meters from the young man, who was wearing a white shirt and black pants, and didn’t have anything in his hand. I heard the police officer ask the young man in Arabic, ’where’s the pistol?’ But it was clear the young man didn’t know how to speak, because he wasn’t able to respond.”

      At this point Warda Abu Hadid, a counselor from the Elwyn El Quds center for people with special needs that Hallaq attended, also ran into the garbage room. She said she had rushed there to hide after she heard the first shots.

      “Meanwhile a woman wearing a kerchief came in and yelled at the policeman in Hebrew, ‘he’s disabled, he’s disabled,’ and then repeated the word ‘disabled’ in Arabic’” said A.R. “I froze on the spot and didn’t move I was so terrified. That’s the first time I’ve seen a chase like that. I was mainly looking at the young man, who was on the ground, trembling, and then I heard a few more shots. One of the policemen told me to get out of there and I fled.”

      His testimony dovetails with that of Abu Hadid, who said she fled to the garbage room to hide after she heard the first shots. In her testimony to Aruri, she said that Hallaq was already wounded when he collapsed in a corner of the room. She said she yelled at the policemen, “He’s disabled, he’s disabled,” and Hallaq shouted, "I’m with her.’” She added that the policeman continued to yell at him, asking “where’s the rifle? Where’s the rifle?” before shooting him several times.

      The version of events the police gave to the Justice Ministry’s department for the investigation of police officers, known by its Hebrew acronym Mahash, was that they were summoned to the site after another police unit saw Hallaq carrying what looked to them like a gun (according to family members it was a telephone). Two policemen said they heard on the radio, “a terrorist armed with a live weapon is en-route to the Lion’s Gate.”

      When he ran into the garbage room the younger of the two border policemen, a recent recruit, fired at Hallaq because “he made a movement that looked like his was preparing to draw [a weapon].”

      Mahash has yet to reconcile the two policemen’s versions of events, even though they differ. While the older border policemen who was in command during the incident claims that he called “hold fire,” after Hallaq ran into the garbage room, the younger policeman claims he never heard such an order and shot after he saw the Palestinian man making a suspicious move.

      Attorneys for the senior policeman, Oron Schwartz and Yogev Narkis, said in a joint statement, “The completion of the investigation, including a confrontation between the two and a reenactment of the events, is required because our client insists that he ordered a halt to the shooting before the fatal shots.”

      Attorneys Efrat Nahmani Bar and Alon Porat, who represent the recruit, who is the main suspect, said, “Our client fired because he felt his life was in danger, based on information that had been given to him by the competent authorities, the behavior of his commander, suspicious indications in the field and a movement that looked like preparation for drawing a weapon.”

      On Sunday night, Mahash investigators planned to conduct a reenactment of the incident with the suspected policemen, but the reenactment was canceled because journalists were present.

      Results of the forensic autopsy on Hallaq’s body revealed that he died from two bullet wounds to his torso, a source involved in the investigation said.

      Earlier Sunday, Prime Minister Benjamin Netanyahu addressed the killing of Hallaq for the first time, calling it “a tragedy.”

      “This is a person with disabilities, autism, who was suspected – as we know, mistakenly – of being a terrorist in a very sensitive place. We all share in the grief of the family,” Netanyahu told the ministers. “I expect your complete examinations into this matter.”

      Noa Landau and Josh Breiner contributed to this report.

    • Al-Haq Sends Urgent Appeal to UN Special Procedures on the Extrajudicial Execution and Wilful Killing of Palestinian Person with Disability Iyad Al-Hallaq
      09 Jun 2020
      http://www.alhaq.org/advocacy/16963.html

      On 8 June 2020, Al-Haq sent a detailed 17-page urgent appeal to several United Nations (UN) Special Procedures mandates on the extrajudicial execution and wilful killing of Palestinian person with disability, Iyad Khayri Al-Hallaq, a 31-year-old Palestinian resident of East Jerusalem. Iyad was shot and killed on his way to Elwyn Centre, a day centre for youth and adults with disabilities in the Old City of Jerusalem on Saturday, 30 May 2020, in violation of international human rights law, international humanitarian law, and in what amounts to the commission of a war crime. (...)

      Between 30 March 2018 and the end of 2019, the Israeli occupying forces killed seven persons with disabilities during the Great Return March demonstrations in the Gaza Strip. In February 2019, the UN Commission of Inquiry on the 2018 protests in the occupied Palestinian territory found, that of the 189 Palestinians killed by the Israeli occupying forces during the Great Return March in 2018, only two incidents may have justified the use of lethal force. Notably, the Commission of Inquiry “found reasonable grounds to believe that Israeli snipers shot at journalists, health workers, children and persons with disabilities, knowing they were clearly recognizable as such.” The Commission also found that Israel’s rules of engagement for the use of live fire were in violation of international human rights law and recommended that the Israeli government ensure these rules of engagement permit lethal force “only as a last resort, where the person targeted poses an imminent threat to life or directly participates in hostilities.”

      On 22 March 2019, the UN Human Rights Council adopted the recommendations of the Commission of Inquiry in accountability resolution 40/13 and called on all duty bearers and UN bodies to pursue their implementation. Over a year since, the Commission’s recommendations remain unimplemented, while Israel’s institutionalised impunity for widespread and systematic human rights violations committed against the Palestinian people has prevailed.

    • https://www.chroniquepalestine.com/pour-israel-tuer-palestinien-handicape-est-pas-exception-mais-no

      via rezo.net
      Pour Israël, tuer un Palestinien handicapé n’est pas l’exception mais la norme
      Par Ramzy Baroud - Chronique de Palestine, 17 juin 2020

      Un homme de 32 ans ayant l’âge mental d’un enfant de 8 ans a été tué par les soldats israéliens le 30 mai, alors qu’il était accroupi derrière son professeur près de son école spécialisée dans la vieille ville de Jérusalem.

      Le meurtre de sang-froid d’Iyad Hallaq n’aurait peut-être pas reçu beaucoup d’attention s’il n’avait pas eu lieu cinq jours après le meurtre tout aussi déchirant d’un homme noir de 46 ans, George Floyd, à Minneapolis, aux mains de la police américaine.

      Les deux crimes convergent, non seulement par leur ignominie et la décadence morale de leurs auteurs, mais aussi parce que d’innombrables policiers américains ont été formés en Israël, par les mêmes « forces de sécurité » israéliennes qui ont tué M. Hallaq. La pratique consistant à tuer des civils, avec efficacité et cruauté, est aujourd’hui un marché en plein essor. Israël est le plus gros contributeur de ce marché ; les États-Unis en sont le plus gros client au monde.

      Lorsque des milliers de personnes se sont précipitées dans les rues de Palestine, dont des centaines de militants palestiniens et israéliens juifs à Jérusalem, scandant « justice pour Iyad, justice pour George », leur appel à la justice était une réaction spontanée et sincère à une si grande et si flagrante injustice.

    • Israeli investigators: No footage of shooting of Palestinian
      https://apnews.com/7c3c742a874e7aadc8bf97940e357244

      Parents of Eyah Hallaq, an autistic Palestinian man who was fatally shot by Israeli police, Khiri and mother Rana, talk during an interview In Jerusalem, Wednesday, June 3, 2020. The family says it is hopeful the officers will be prosecuted after finally confirming the existence of security-camera footage of the incident.(AP Photo/Mahmoud Illean)

      JERUSALEM (AP) — Israel’s Justice Ministry on Tuesday announced there is no footage of the shooting of an autistic Palestinian man who was killed by Israeli police, saying that security cameras in the closely monitored area were not operating properly at the time.

      The admission drew deep skepticism from the family and human rights workers. It raised concerns about the credibility of the investigation due to the large number of security cameras in Jerusalem’s volatile Old City.

      Eyad Hallaq, who was 32, was fatally shot just inside the Old City’s Lion’s Gate on May 30 as he was on his way to the special-needs institution that he attended. The area is a frequent site of clashes between local Palestinians and Israeli security forces, and the Old City’s narrow streets are lined with hundreds of security cameras that are monitored by police.

    • Israeli cop who shot dead autistic Palestinian faces trial: ’He posed no danger’
      Josh Breiner | Oct. 21, 2020 | 1:48 PM - Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/israeli-cop-who-shot-dead-autistic-palestinian-faces-trial-1.9251419

      Eyad al-Hallaq, 32, was shot in Jerusalem by Border Police who mistook him for a terrorist near his special needs school in May ■ Case against commanding officer was closed out of lack of guilt

      A border policeman who killed an autistic Palestinian in May could stand trial for reckless homicide pending a hearing, the Justice Ministry announced Wednesday.

      Eyad al-Hallaq, a 32-year-old resident of the East Jerusalem neighborhood of Wadi Joz, was shot dead on his way to the special needs school that he attended and worked at.

      A case against the border policeman’s commanding officer was closed out of lack of guilt.

      >> ’He’s disabled,’ the caregiver screamed. ’I’m with her,’ Eyad cried. The cop opened fire anyway

      A statement from the Justice Ministry unit that investigated the affair said that “The deceased posed no danger to police and civilians in the area,” and that the officer who shot him did so against orders.

      A description of the incident written by the Justice Ministry unit said that the officers suspected Hallaq was a terrorist “in light of certain characteristics of his behavior.” Following a chase, the Border Police officer who may be charged shot Hallaq, despite the fact that his commanding officer told him to stop. According to the statement, he shot Hallaq again after speaking with him. Hallaq’s counselor was also at the scene.

      The statement said that “one of the policemen asked Iyad in Arabic, ’where is the gun?’ and Iyad, who was wounded from the first shot, got up and pointed towards the woman he knew and mumbled something. In response to that, the policeman turned to the woman and asked her in Arabic, ’where is the gun?’ and she responded, ’what gun?’ At this stage, the suspected policeman fired another shot at Iyad.”

      Eyewitnesses said after the killing that Hallaq’s counselor from the school ran into garbage room where he was shot and yelled “he’s disabled, he’s disabled,” at the police in Hebrew and Arabic.

      Hallaq’s parents have petitioned the High Court of Justice to conclude the investigation of the case and put the two police officers involved on trial.

      The suspect’s lawyers said on Wednesday that they were certain he would not stand trial after the hearing, arguing that the case was “a tragedy, but not a criminal offense.”

      Following news of the suspect’s possible trial, Justice Minister Avi Nissenkorn said the killing was “a terrible tragedy,” and that alongside support for law enforcement, “we must ensure that there is no deviation from basic moral standards.”

      Lawmaker Youself Jabareen, a member of the Joint List alliance of predominately Arab parties, meanwhile said that “shooting a person in cold blood in a garbage room is not ’reckless homicide.’ It’s murder. Justice for Eyad al-Hallaq.”

      In July, the Justice Ministry unit investigating the case said there was no security camera footage from the shooting as the cameras in the garbage room where Hallaq was shot were not working.

  • » Israeli Hospital Guards Kill Epileptic Palestinian Man
    May 16, 2020 11:49 AM Ali Salam – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-hospital-guards-kill-epileptic-palestinian-man

    Security guards at a Tel Aviv hospital on Wednesday killed an epileptic Palestinian man in front of his mother. He was killed at the entrance to the hospital where he frequently received treatment for his epilepsy.

    Mustafa Younis , from Aara town, was killed by the guards after an argument at the entrance to the hospital. A video shows three security guards shooting Younis, who has his hands up and is standing near the driver’s side of his car.

    The attack took place at Sheba hospital in Tel Aviv, where Younis had gone with his mother to seek treatment.

    The three security guards all shot at him, with seven bullets hitting him at close range, killing him while his mother looked on, horrified but unable to stop the killing of her son.

    Israeli sources claimed that the Mustafa tried to stab the guards, but that claim contradicts the video evidence — and there was no evidence presented to back the absurd claim. (...)

    #Palestine_assassinée

  • [Les Promesses de l’Aube] Enigme Musicale du 10 mars - Offscreen 2020
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/offscreen-2020

    Ce matin, en compagnie de Micha, on parle de l’édition 2020 du festival Offscreen : offscreenings, films de voyage dans le temps, Honk Kong catégorie III, beach horror et autres étrangetés cinématographiques. Toutes nos rubriques habituelles aussi : énigme, calendrier princier, revue de presse, journal de ce qu’il reste du vélo (...), voyage musical en Italie (sans risques ni restrictions), etc.

    Tous les mardis matins, c’est l’Enigme Musicale des Promesses de l’Aube !

    Un petit montage sonore qui illustre un évènement, politique, social ou culturel, qui s’est déroulé à la date du jour...

    Vous l’avez retrouvé ? Téléphonez entre 7 et 9h au 02/732.04.50 ou envoyez un courriel avant 9h à concours@radiopanik.org (Objet : Enigme du jour). Laissez votre adresse et si votre réponse est bonne, vous recevrez (...)

    #genre #plage #Cinéma #horreur #Z #série_B #exploitation #genre,plage,Cinéma,horreur,Z,série_B,exploitation
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/offscreen-2020_08353__0.mp3

  • [PBG] #2019, un dernier coup d’œil dans le rétro
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/2019-un-dernier-coup-dil-dans-le-retro

    L’année 2019 est morte, vive l’année 2019 !

    Et parce qu’on n’aime pas forcément les années, mais beaucoup les enterrements, cette émission sera pour nous l’occasion d’effectuer un retour sur cette année 2019 et ses événements, ses productions, ses #livres, films, musiques, etc....

    La Police du Bon Goût sort ses calepins, vous déniche la crême de la crême, donc soyez un peu attentifs, prenez des notes au moins.......

    Bonne écoute !

    Tracklist :

    Constance Chlore - Torero Squarepusher - Vortrack Kim Gordon - Sketch Artist Grossstadtsgeflüster - Feierabend Your Old Droog - World’s About To End Plaid - Dancers

    #horreur #tout #sagesse #gloire #best #pellicules #tendresse #horreur,tout,livres,2019,sagesse,gloire,best,pellicules,tendresse
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/2019-un-dernier-coup-dil-dans-le-retro_07958__1.mp3

  • A Romorantin, dans le Loir-et-Cher, quinze lycéens ont fait un malaise pendant la projection du film « Les Yeux sans visage » de Georges Franju.

    Par Léa Bodin — 2 déc. 2019 à 11:20

    Vendredi 29 novembre, quinze lycéens ont fait un malaise au cinéma de Romorantin. Les pompiers, qui ont d’abord suspecté une intoxication au monoxyde de carbonne, ont fait évacuer le cinéma, mais les malaises à la chaîne auraient en fait simplement été provoqués par le film que les lycéens étaient venus découvrir : Les Yeux sans visage, de Georges Franju.

    Au bout d’une heure de projection, un premier lycéen a été pris de convulsions, rapidement deux autres élèves ont eu un malaise. A l’arrivée des secours, d’autres étudiants se sont écroulés. Une cinquantaine de pompiers du Loir-et-Cher, ainsi qu’une dizaine de gendarmes et le Smur de Romorantin ont été mobilisés pour prendre en charge les victimes et déterminer l’origine de leurs malaises. Le médecin du Samu a finalement conclu à des crises d’angoisse, le cinéma a rouvert ses portes le jour-même vers midi et les victimes ont pu rejoindre leur domicile sans encombre.

    Dans ce classique du cinéma d’horreur, sorti en 1960 et présenté dans le cadre du programme Lycéens et apprentis au cinéma, un chirurgien joué par Pierre Brasseur souhaite remodeler le visage de sa fille rendue méconnaissable suite à un accident de voiture. Pour cela, il doit effectuer des greffes de peau prélevée sur des jeunes filles. C’est après une scène choc du film, où le docteur Génessier effectue un prélèvement de visage, et dans une salle où il faisait apparemment très chaud, que les malaises ont débuté. Les syncopes qui ont suivi le premier malaise peuvent s’expliquer par un simple phénomène d’entraînement.

    http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18686142.html

    #cinéma #horreur

  • #Déogratias

    Derrière ce dessin, il y a plus d’un million de morts. Qui peut imaginer un million de morts ? C’est un chiffre qui ment, proie des comptables de l’horreur chicanant sur les dizaines, les unités. Un million, notre esprit se montre incapable de nous en transmettre une image précise. Un million de #morts, c’est le résultat de l’#indifférence devant le premier homme assassiné parce qu’il est Tutsi. Au deuxième, il est déjà trop tard pour arrêter l’#abomination. Alors, des êtres comme le jeune Hutu Déogratias célèbrent comme un trophée la corde à linge où pendouillent les dessous de femmes violées et, sans doute, trucidées. Corde qui signale « ici commence l’#horreur ». Avril #1994, Rwanda : le fleuve de sang emporte l’amour de Déogratias pour une jeune Tutsi. Et ce flot se nourrit du sang des Tutsi que Déogratias a tués de ses mains


    https://www.dupuis.com/seriebd/deogratias/284
    #Hutus #Tutsis #viol #guerre_civile #massacre
    #génocide #Rwanda #histoire #BD #livre

  • Témoignages : le #travail_forcé, l’autre facette de l’enfer que vivent les migrants détenus en #Libye

    Agriculture, travaux ménagers, construction de bâtiments… En Libye, les migrants enfermés dans les centres de rétention officiels sont forcés de travailler pour des employeurs libyens, sans rémunération et avec la complicité des autorités.

    « Régulièrement, des Libyens viennent nous chercher en prison et nous forcent à travailler pour eux », affirme à InfoMigrants John*, un migrant érythréen enfermé dans le centre de détention officiel de #Zintan, au sud de Tripoli.

    « Lorsque j’étais au centre de Tarek-el-Matar [à Tripoli, ndlr], des hommes en armes choisissaient parmi nous des personnes pour les forcer à travailler », explique à son tour Landry, un migrant camerounais qui vit aujourd’hui en Tunisie, joint par InfoMigrants.

    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit »

    La rédaction d’InfoMigrants a récolté nombre de témoignages qui racontent la même histoire : des employeurs libyens qui entrent dans les centres officiels, avec la complicité des gardes, pour choisir plusieurs migrants et les obliger à travailler toute la journée. Le soir, ils sont re-déposés au centre, sans avoir perçu la moindre rémunération.

    Il existe en Libye 16 centres de détention officiels où s’entassent environ 6 000 migrants, selon les estimations d’Amnesty International données fin 2018. C’est là que les migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens sont envoyés.


    « On travaille de 8h du matin à la tombée de la nuit. Si la tâche donnée n’est pas terminée, ils peuvent nous forcer à travailler toute la nuit », précise encore Landry.

    Cette main-d’oeuvre gratuite est ainsi réquisitionnée pour travailler dans la construction de bâtiments, dans les champs d’oliviers ou la récolte de tomates, dans l’agriculture mais aussi effectuer des travaux ménagers. Les femmes, sont, elles, forcées de se prostituer ou d’effectuer des tâches domestiques chez des particuliers.

    « Nous en avons entendu parler sur les réseaux sociaux mais nous n’avons pas la confirmation que cela existe », déclare à InfoMigrants Sasfa Msehli de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Libye.

    Ce phénomène n’est pourtant pas nouveau. Il est documenté depuis plus de deux ans. Un rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) et de la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) publié fin 2016 faisait déjà état de travaux forcés dans les centres de détention gérés par les autorités libyennes.

    « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent et nous tuent »

    Des migrants « ont été forcés de travailler afin d’économiser suffisamment de fonds pour pouvoir sortir de détention. Après avoir travaillé toute la journée, certains sont ramenés dans les centres de détention le soir. D’autres sont détenus sur le lieu de travail pendant des semaines ou des mois », écrivent les auteurs du rapport.

    En décembre 2018, un rapport produit par les mêmes institutions réitère les observations de 2016. « Les hommes migrants et réfugiés sont régulièrement retirés de leur captivité pour effectuer des travaux manuels forcés […] », peut-on lire dans le document.

    Ces travaux forcés se font, par définition, sous la menace. « Si on refuse de les suivre, ils nous torturent, parfois nous tuent », signale Moussa, un Camerounais qui est passé par le centre de détention de Zouara, à l’ouest de Tripoli.

    « Lorsque je travaillais dans les champs, des hommes en armes contrôlaient ce que nous faisions. Si ça ne leur convenait pas ou si on s’arrêtaient quelques minutes, ils nous frappaient », assure de son côté Landry.

    Tous racontent aussi les privations de nourriture lors de leur journée de travail, sous le soleil brûlant de Libye. « Ils nous donnent seulement un morceau de pain et de l’eau », déplore John, toujours enfermé au centre de Zintan. « Le travail est très éprouvant, certains s’évanouissent ».

    « Les autorités légitiment cette pratique »

    Comment les migrants sont-ils choisis par les exploitants ? Souvent, ce sont les personnes les plus fortes physiquement qui sont désignées. « Si tu es costaud en Libye, tu es mort. Tu es réquisitionné pour toutes les tâches », se souvient Moussa.

    Le Camerounais explique aussi que les « anciens » ont plus de risques d’être exploités. « Les gardes ont espoir que les nouveaux arrivants puissent récupérer de l’argent de leur famille pour payer leur libération. Alors ils préfèrent envoyer les plus anciens pour les travaux forcés car ils savent qu’ils n’ont plus aucune chance de se faire de l’argent avec eux ». En d’autres mots, les plus anciens ne représentent plus aucun intérêt financier pour les gérants des centres de détention et sont donc à la merci des trafiquants.

    « Les autorités légitiment cette pratique », estime Hassiba Hadj-Sahraoui, conseillère aux affaires humanitaires de Médecins sans frontières (MSF), contactée par InfoMigrants. « Les employeurs passent des arrangements avec les gardes des centres de détention. Souvent, ils reçoivent de l’argent des trafiquants en échange de main d’œuvre gratuite ».

    Selon elle, les centres de détention sont une source de revenus pour de nombreux Libyens. « Tout le monde se fait de l’argent sur le dos des migrants, à tous les niveaux. Cela explique en partie que ces centres existent encore ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation »

    Les travaux forcés ne se limitent pas à l’extérieur des prisons. Au sein même des centres de détention, certains migrants sont exploités par le personnel.

    « J’ai dû déboucher des toilettes du centre à mains nues, mais j’ai aussi été forcé de décharger des armes dans un entrepôt situé à quelques mètres de la prison », glisse Landry.

    Une pratique confirmée dans le rapport de 2018 du HCDC et de la Manul. Selon les auteurs, les migrants sont forcés de travailler « à l’intérieur des installations, notamment le nettoyage, la cuisine, le déchargement d’objets lourds et le lavage des véhicules des fonctionnaires de la DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, chargé des centres de détention, ndlr] ».

    « Le système de détention libyen est en fait un système d’exploitation », déplore Hassiba Hadj-Sahraoui.
    Depuis 2016, l’Union européenne (UE) a signé un accord avec la Libye, permettant de fournir un appui logistique et matériel aux garde-côtes libyens. Pour les ONG, cet accord rend les États européens complices des exactions commises sur les migrants en Libye. En début de semaine, un collectif d’avocats a déposé plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’Union européenne pour « crimes contre l’humanité ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/17333/temoignages-le-travail-force-l-autre-facette-de-l-enfer-que-vivent-les
    #centres_de_détention #asile #migrations #réfugiés #esclavage_moderne
    ping @reka

    • Libye, loin des yeux, loin du cœur : reportage dans les centres de détention

      5 000 à 6 000 réfugiés et migrants sont détenus de façon arbitraire dans les centres de détention libyens qui dépendent du ministère de l’Intérieur basé à Tripoli.

      Ces derniers mois, leur situation s’est encore aggravée à cause du conflit qui a éclaté début avril entre le gouvernement libyen reconnu par les Nations unies et basé à Tripoli (GNA) et les forces de l’Armée Nationale Libyenne (ANL). Toutefois, malgré des appels répétés à la protection et à l’évacuation des réfugiés et des migrants détenus, ceux-ci ont peu de chances de parvenir en lieu sûr dans un avenir proche. Par ailleurs, nombre d’entre eux sont renvoyés de force dans ce même cycle de violences et de détention en Libye par les garde-côtes libyens soutenus par l’Union européenne.

      Loin de la zone de combat, des centaines de personnes restent enfermées pour une durée indéterminée, dans des conditions néfastes, dans des centres de détention où elles sont exposées aux maltraitances et à la mort, et poussées au désespoir.

      Dans le djebel Nafousa, une région montagneuse au sud de Tripoli, des personnes nécessitant une protection internationale et enregistrées auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en tant que réfugiés ou demandeurs d’asile, ont été abandonnées dans des centres de détention depuis des mois, voire des années, sans aucune assistance.

      De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 personnes sont décédées dans les centres de détention de Zintan et de Gharyan, principalement de la tuberculose. Parmi les morts se trouvaient des jeunes hommes, des femmes et un enfant de huit ans.

      Dans le centre de détention de Zintan, quelque 700 personnes étaient enfermées dans un entrepôt agricole surpeuplé, tandis que 200 autres étaient confinées dans un ensemble de petits bâtiments.

      https://www.msf.fr/actualites/libye-loin-des-yeux-loin-du-coeur-reportage-dans-les-centres-de-detention

    • Libye : incendie dans un centre de détention de migrants à Zintan

      Un feu s’est déclaré dimanche dans le centre de détention de Zintan, en Libye. Provoqué par des infrastructures électriques vétustes, l’incendie a provoqué des dégâts matériels et alerte une fois de plus sur les conditions de détention des migrants en Libye.

      Un nuage de fumée noire sort d’un bâtiment délabré. À l’extérieur, plusieurs jeunes hommes tentent d’évacuer les affaires qu’ils peuvent atteindre. Certains portent un tissu sur la bouche, maigre protection face à une fumée toxique.

      Dimanche 1er décembre, le centre de détention de Zintan, en Libye, a connu un incendie dont l’origine serait électrique. L’incident n’a pas fait de blessés même si certains migrants ont respiré des fumées. Une vingtaine d’entre eux ont perdu leurs affaires personnelles et le bâtiment où s’est déclaré l’incendie est désormais inutilisable.

      Selon Besay*, un jeune Érythréen détenu dans le centre et contacté par InfoMigrants, les gardiens ont mis plus d’une heure et demie à appeler les pompiers. Cet incendie rappelle que les conditions de vie des migrants en Libye sont extrêmement difficiles. Les ONG dénoncent régulièrement la situation des migrants dans les centres de détention gérés par le département libyen de lutte contre la migration illégale (DCIM, selon l’acronyme anglais).

      Près de 500 hommes – majoritairement érythréens et somaliens – sont détenus à Zintan. Parmi eux, plus d’une centaine sont atteints de tuberculose. Les équipes de Médecins sans frontières (MSF) n’ont accès aux détenus que depuis le mois de mai.

      Aujourd’hui, les malades de la tuberculose sont séparés des autres détenus pendant deux semaines. Mais cela n’a pas toujours été le cas. « Après ils reviennent avec nous », explique Besay. Le jeune Érythréen est lui-même malade. « Depuis quatre mois, je prends un traitement donné par MSF. »

      À Zintan, les migrants souffrent également du manque de nourriture. En mars 2019, plusieurs migrants étaient morts de faim dans le centre. InfoMigrants avait reçu des photos de jeunes hommes d’une maigreur extrême.

      Plus de 40 000 migrants ont été enregistrés en Libye par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Mais plusieurs centaines vivraient en tout dans le pays dans des centres de détentions officiels et clandestins ainsi que dans des squats et des logements individuels.

      https://www.youtube.com/watch?v=t7GmSTYgAK4&feature=emb_logo

      https://www.infomigrants.net/fr/post/21270/libye-incendie-dans-un-centre-de-detention-de-migrants-a-zintan?ref=tw

      #feu #incendie

    • La machine à broyer. Réfugiés et migrants piégés en Libye

      Fin 2017, des images effroyables de migrants vendus comme des marchandises en Libye faisaient le tour du monde et suscitaient une réaction en chaîne de nombreux dirigeants, en Libye, en Europe, en Afrique, promettant de prendre des mesures destinées à protéger les réfugiés et migrants d’un système d’exploitation organisée.

      Deux ans après, rien n’a pourtant changé. Présentes depuis 2017 auprès des migrants et réfugiés détenus en Libye, les équipes MSF témoignent de l’#horreur de la situation pour des milliers de personnes condamnées à croupir dans des centres de détention ou prises au piège d’un cycle sans fin de #violence et d’#abus.

      https://msf2016.atavist.com/libye-la-machine-a-broyer

      #MSF #rapport
      –----------
      v. des documents archivés sur seenthis en 2017 :
      https://seenthis.net/messages/605873

    • Migrant in Libya relives brutal detention through sketches

      A guard withholds water from a barefoot migrant kneeling in front of him. An emaciated man lies on the ground while a thermostat reads a broiling 43 degrees Celsius. Refugees cower to the ground as bullets whiz by.

      These rough pencil sketches by an Eritrean refugee offer a glimpse of the brutal reality of Libya’s migrant detention centers, where thousands have been locked away for months or even years. Most are there after failing to make the perilous crossing to Europe through the Mediterranean Sea.

      The artist asked to only be identified by his nickname, Aser, because he fears reprisals from militias for speaking out about what he says are “nightmare conditions” inside the centers. In a country with no functioning government, it is often competing militias who run the detention centers and make money off migrants.

      The drawings are based on what Aser, 28, witnessed inside several migrant facilities in Tripoli between September 2017 and October this year. At night, he recalls, he awoke to the sounds of militiamen dragging migrants from their sleep and beating them to get ransoms from their families, mostly in sub-Saharan Africa. Guards withheld food, water and medicine for the same reason.

      Libya’s migrant detention centers are rife with abuse, and many have gotten caught in the crossfire of the country’s civil war. One drawing depicts refugees in the crossfire between forces of military commander Khalifa Hifter and militias allied with the United Nations-supported government in Tripoli.

      Libya became a major crossing point for migrants to Europe after the death of longtime dictator Moammar Gadhafi in 2011, but Europe now sends money for Libya to prevent migrants from reaching its shores. With increased reports of torture and abuse inside detention centers, Europe’s policy of supporting the Libyan coast guard as it intercepts fleeing migrants has come under growing criticism.

      Aser says that often, the only drinking water available inside the hangars where he was kept was a few buckets of water for hundreds of people. He and others went weeks without seeing sunlight, and the crowded centers became breeding grounds for disease. At the last facility where he was held, Abu Salim, he and another migrant, who also spoke on condition of anonymity, said two Eritreans died from what they believed to be tuberculosis.

      Aser’s journey began more than four years ago, when he escaped forced military conscription in Eritrea, considered among the world’s most repressive governments. He made his way through Ethiopia and Sudan, and paid $6,000 to traffickers in Libya to secure a place on a boat to Europe. But the vessel was intercepted by the Libyan coast guard.

      He ended up in Tripoli in September 2017 and was placed in the first of three centers. Visiting workers from Doctors Without Borders, or MSF, provided him with pencils and paper, and he worked out of the sight of guards. He sometimes hid the drawings with other migrants, and took photos of some sketches before destroying them.

      In late October, Aser fled to an already overcrowded United Nations-run facility with hundreds of other detainees. Now his hope is that he can be one of the few to qualify for asylum, who are put on flights via Niger and Rwanda to Europe.

      In the meantime, he says, his only escape is art.

      “I dream that one day I can move out of Libya to develop my skill by gaining additional education,” he said.

      source : https://apnews.com/b55a574819e26a45c819fe843c946379

      #eau #guerre_civile #jeu_de_l'oie (une sorte de jeu de l’oie bien dramatique, car la dernière étape est le #cimetière dans ce dessin) #centre_de_détention #centres_de_détention #décès #mort

      Et pour le dessin du « tour des centres de détention » :
      https://twitter.com/mokhbersahafi/status/1211981910219657218?s=03

  • US Army Tweet Inadvertently Triggers Responses Revealing ’Real, Painful, and Horrifying Human Costs of War’ | Common Dreams News
    https://www.commondreams.org/news/2019/05/26/us-army-tweet-inadvertently-triggers-responses-revealing-real-painful-

    “How has serving impacted you?” the Army asked. The responses poured in.

    #guerres #horreurs

  • What would happen if Facebook were turned off? - Free exchange
    https://www.economist.com/finance-and-economics/2019/02/14/what-would-happen-if-facebook-were-turned-off

    THERE HAS never been such an agglomeration of humanity as Facebook. Some 2.3bn people, 30% of the world’s population, engage with the network each month. Economists reckon it may yield trillions of dollars’ worth of value for its users. But Facebook is also blamed for all sorts of social horrors: from addiction and bullying to the erosion of fact-based political discourse and the enabling of genocide. New research—and there is more all the time—suggests such accusations are not entirely without merit. It may be time to consider what life without Facebook would be like.

    #horreurs_sociales #réseaux_sociaux #fb

    • « the erosion of fact-based political discourse », j’en encore entendu discuter du même thème sur France Culture hier. Je me demande vraiment qui a eu cette idée géniale qu’avant Facebook, on vivait dans un monde de « fact-based political discourse ». Ça fait quoi, 20 ans ?, qu’on bouffe du Murdoch, Fox News aux États-Unis, The Sun en Angleterre… comme symboles extrêmes de droites décomplexées, racistes, cherchant systématiquement les pires sujets à la con. Et ce ne sont que les aspects les plus délirants de l’ère pré-post-facts ; par exemple :
      Sur la Télévision, de Bourdieu, c’est 1996.
      Manufacturing Consent, de Chomksy et Herman, c’est 1988.

  • Girl, 11, gives birth to rapist’s child after Argentina refuses abortion | Global development | The Guardian

    #catholicisme #pays_catholique #impact

    https://www.theguardian.com/global-development/2019/feb/28/girl-11-gives-birth-to-rapists-child-after-argentina-refuses-abortion

    An 11-year old girl who became pregnant after being raped was forced to give birth after Argentine authorities refused to allow her the abortion to which she was entitled.

    The authorities ignored repeated requests for an abortion from the child, called “Lucía” to protect her identity, as well as her mother and a number of Argentine women’s right activists. After 23 weeks of pregnancy, she had to undergo a caesarean section on Tuesday. The baby is unlikely to survive.

    The move has been described as the “worst kind of cruelty for this child” and has been blamed on an anti-choice strategy in the country to force girls to carry their pregnancies to term.

  • #Art, #vérité et #politique, par #Harold_Pinter
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2005/12/08/art-verite-et-politique-par-harold-pinter_718764_3382.html

    Discours lu par Harold Pinter à Stockholm, mercredi 7 décembre 2005, au nom du Prix Nobel de #littérature 2005

    L’invasion directe d’un état souverain n’a jamais été, de fait, la méthode privilégiée de l’Amérique. Dans l’ensemble, elle préférait ce qu’elle a qualifié de « conflit de faible intensité ». « Conflit de faible intensité », cela veut dire que des milliers de gens meurent, mais plus lentement que si vous lâchiez une bombe sur eux d’un seul coup. Cela veut dire que vous contaminez le cœur du pays, que vous y implantez une tumeur maligne et que vous observez s’étendre la gangrène. Une fois que le peuple a été soumis - ou battu à mort - ça revient au même - et que vos amis, les militaires et les grandes sociétés commerciales, sont confortablement installés au pouvoir, vous allez devant les caméras et vous déclarez que la #démocratie l’a emporté.

    #Etats-unis

    • Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les #dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l’issue de la seconde guerre mondiale. Je veux parler de l’Indonésie, de la Grèce, de l’Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d’Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L’#horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée.

      Des centaines de milliers de morts ont eu lieu dans tous ces pays. Ont-elles eu lieu ? Et sont-elles dans tous les cas imputables à la politique étrangère des États-Unis ? La réponse est oui, elles ont eu lieu et elles sont imputables à la politique étrangère américaine. Mais vous n’en savez rien.

      Ça ne s’est jamais passé. Rien ne s est jamais passé. Même pendant que cela se passait, ça ne se passait pas. Ça n’avait aucune importance. Ça n’avait aucun intérêt. Les #crimes commis par les États-Unis ont été systématiques, constants, violents, impitoyables, mais très peu de gens en ont réellement parlé.

      Rendons cette justice à l’Amérique : elle s’est livrée, partout dans le monde, à une #manipulation tout à fait clinique du #pouvoir tout en se faisant passer pour une force qui agissait dans l’intérêt du #bien universel. Un cas d’#hypnose génial, pour ne pas dire spirituel, et terriblement efficace.

  • Elle accuse les pompiers de viols, la justice la dit victime d’« atteinte sexuelle » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/elle-denonce-des-viols-la-justice-la-dit-victime-d-atteinte-sexuelle-05-1

    Elle parle de « #honte », de « #mépris ». Huit ans après sa plainte contre des pompiers pour d’innombrables #viols survenus quand elle avait entre 13 et 15 ans, Julie* a appris avec colère que le parquet de Versailles avait demandé en septembre une requalification des faits : « Le #défaut_de_consentement […] apparaît insuffisamment caractérisé », écrit le magistrat, qui préconise de poursuivre les trois pompiers mis en examen non plus pour #viol mais pour #atteinte_sexuelle, un délit passible de sept ans de prison… loin des vingt ans prévus pour un viol aggravé.

    #impunité #colère #culture_du_viol #prédateur #pédocriminalité #abus_de_faiblesse

  • La sindaca di #Lodi non torna indietro: «Il regolamento resta in vigore». Nuovo caso in Veneto

    Per ottenere il contributo regionale sull’acquisto di testi scolastici in Veneto, i cittadini non comunitari devono presentare, oltre alla certificazione Isee, un certificato sul possesso di immobili o percezione di redditi all’estero rilasciato dalle autorità del Paese di provenienza.

    È quanto si legge nelle «istruzioni per il richiedente» rilasciate a settembre sul sito internet della Regione. Nei giorni scorsi, era scoppiata la polemica su un caso simile a Lodi, dove il Comune ha chiesto un documento aggiuntivo a chi non è italiano per ottenere le agevolazioni sulla mensa scolastica.

    La norma non è però presente né nella delibera di Giunta né nel bando per la concessione di contributi, ma soltanto nelle «istruzioni per il richiedente» rilasciate a settembre sul sito internet per la compilazione della richiesta. A renderlo noto, in un’interrogazione alla Giunta regionale, è il Gruppo del Partito democratico, che chiede una proroga per il termine di presentazione delle domande, che è stata fissata a mezzogiorno di oggi. «La Giunta - afferma l’interrogazione che ha come primi firmatari i consiglieri Francesca Zottis e Claudio Sinigaglia - faccia chiarezza sui contributi per il buono libri: la documentazione richiesta ai cittadini non comunitari sta provocando ritardi e disagi».

    La certificazione richiesta ai cittadini extra Ue è «un passaggio obbligatorio - spiegano Zottis e Sinigaglia - che compare solo nelle istruzioni delle procedure web per la validazione delle domande alla Regione. Tuttavia la documentazione non serve in presenza di un’apposita convenzione tra l’Italia e lo stato di provenienza: bastano delle semplici dichiarazioni sostitutive. Ma le amministrazioni locali neanche sanno quali sono i Paesi con cui sono stati firmati questi accordi, oltre ad aver scoperto in ritardo la necessità di un ulteriore passaggio in quanto non c’era alcuna traccia nel bando. Non si può scaricare ulteriori incombenze e responsabilità sui Comuni. Senza considerare che si rischia di tagliar fuori dai contributi una buona fetta di cittadini non comunitari che invece avrebbe bisogno di un sostegno».

    La replica della Regione Veneto rispetto alla vicenda, sottolinea che la necessità di un certificato ai cittadini non comunitari per usufruire dei buoni per l’acquisto di libri ricalca quanto stabilito dalla normativa statale. Si sarebbe trattato, quindi, dell’applicazione in ambito regionale del Decreto del Presidente della Repubblica 31 agosto 1999, n. 394 tutt’ora vigente.

    La norma regola l’utilizzo degli istituti della autocertificazione di fatti, stati e qualità personali relativamente ai soli cittadini non comunitari, appartenenti a Paesi che non hanno sottoscritto con lo Stato Italiano convenzioni internazionali. In ambito regionale la materia è regolata dalla legge 7 febbraio 2018 n. 2 «Disposizioni in materia di documentazione amministrativa» ai sensi dell’articolo 3 del Decreto del Presidente della Repubblica 28 dicembre 2000, n. 445 «Testo unico delle disposizioni legislative e regolamentari in materia di documentazione amministrativa» e dell’articolo 2 del Decreto del Presidente della Repubblica 31 agosto 1999, n. 394 «Regolamento recante norme di attuazione del testo unico delle disposizioni concernenti la disciplina dell’immigrazione e norme sulla condizione dello straniero».

    Intanto, sul «caso Lodi», è intervenuto Matteo Salvini, attraverso una dichiarazione postata sul suo profilo Facebook: «Basta coi furbetti, se c’è gente che al suo Paese ha case, terreni e soldi, perché dovremmo dare loro dei servizi gratis, mentre gli Italiani pagano tutto?».

    E, dopo le polemiche, arriva la replica della sindaca di Lodi, che non arretra. «Certamente il Regolamento rimane in vigore, la Legge deve sempre valere per tutti - si legge in una nota - dispiace che non tutti condividano il principio di equità che sta alla base di questa delibera, che vuole mettere italiani e stranieri nella stessa condizione di partenza per dimostrare redditi e beni posseduti, né il successivo impegno preso dall’Amministrazione nei confronti dei cittadini che sono nell’oggettiva impossibilità di presentare la documentazione richiesta».

    https://www.huffingtonpost.it/2018/10/15/bimbi-stranieri-esclusi-da-buoni-libro-senza-certificato-ad-hoc-nuovo

    #enfants #enfance #école #discriminations #migrations #Italie #mensa #manuels_scolaires #xénophobie #racisme #cantine_scolaire

    • Lodi, l’affondo di Fico: «Chiedere scusa ai bimbi e riammetterli a #mensa»

      Dopo la rivolta contro l’esclusione dei bimbi stranieri l’inversione di rotta del governo. Salvini: «Se i genitori non possono portare i documenti, varrà la buona fede». E Di Maio: «I bambini non si toccano, Bussetti troverà soluzione». Ma la sindaca resiste: «Il regolamento resta in vigore»

      https://www.repubblica.it/cronaca/2018/10/15/news/lodi_dietrofront_del_governo_ai_bimbi_stranieri_bastera_l_autocertificazi

    • Lodi: sospendere la delibera comunale sulle modalità di accesso alle prestazioni sociali agevolate

      Lodi: Amnesty International Lombardia chiede la sospensione della delibera comunale sulle modalità di accesso alle prestazioni sociali agevolate

      Amnesty International Lombardia ha espresso preoccupazione per la delibera approvata dal comune di Lodi, che prevede che ai fini dell’accoglimento della domanda per ottenere le agevolazioni vengano considerati – per i cittadini stranieri – anche i redditi e i beni posseduti all’estero e non dichiarati in Italia.

      Ai fini di tale certificazione, anche in assenza di beni o redditi, è necessario produrre una certificazione rilasciata dalla competente autorità dello stato estero (ambasciata o consolato), corredata da traduzione legalizzata dall’autorità consolare italiana che ne attesti la conformità.

      In una lettera inviata alla sindaca di Lodi, Sara Casanova, il responsabile di Amnesty International Lombardia, Simone Rizza, ha dichiarato che “in conseguenza di tale disposizione, in molti casi si ha l’impossibilità di attestare una situazione patrimoniale di difficoltà, a carico di una considerevole fascia di popolazione debole e sulla base di un criterio inequivocabilmente discriminatorio (…). Gli effetti sono di particolare rilevanza se visti in relazione al servizio di mensa e di trasporto pubblico per i bambini delle famiglie colpite dal provvedimento, il cui diritto allo studio e ad una positiva integrazione con i compagni pari-età rischiano di essere seriamente compromessi“.

      Amnesty International Lombardia ha dunque chiesto alla sindaca di sospendere questa misura al più presto, individuando in via alternativa criteri diversi e comunque non discriminatori.

      https://www.amnesty.it/lodi-amnesty-international-lombardia-chiede-la-sospensione-della-delibera-co

    • Veneto, bimbi stranieri non hanno sconti sui libri senza certificati dei Paesi d’origine

      Nuovo ‘caso Lodi’: i bimbi stranieri vengono discriminati in Veneto: senza certificazioni dei Paesi d’origine che attestino la condizione economica della famiglia non possono ottenere agevolazioni sui libri scolastici. Assessore del comune di Padova: “Lo faccia la Regione la verifica visto che si tratta di una disposizione regionale anche perché ad oggi non c’è un elenco dei Paesi che aderiscono alle convenzioni quindi tecnicamente è una norma inapplicabile e per questo discriminatoria”

      https://www.fanpage.it/veneto-bimbi-stranieri-non-hanno-sconti-sui-libri-senza-certificati-dei-paes

    • Mensa ai bimbi migranti, il dem Guerini: «Non cancellate l’umanità della mia Lodi»

      Sindaco per otto anni, ora a capo del Copasir. Il deputato dem parla del caso-mense scolastiche: «L’immagine che si sta dando non ha nulla a che fare con la nostra comunità che si è sempre caratterizzata per l’impegno verso gli altri»


      https://www.repubblica.it/politica/2018/10/17/news/lodi_l_ex_sindaco_guerini_ora_capo_del_copasir_nostra_citta_sempre_stata_accogliente_-209132976/?ref=twhs&timestamp=1539771237000&refresh_ce

    • Italy’s Salvini forced into U-turn over school lunches for immigrant children

      Far-right minister forced to drop support for edict that effectively excluded children from school canteens

      Italy’s far-right interior minister, Matteo Salvini, has been forced to drop his support for a controversial policy in a northern city that led to the children of immigrants paying more for school lunches than their Italian counterparts.

      The minister came under pressure after a crowdfunding appeal raised €60,000 (£46,000) within a few days to fund school lunches for the children of mainly African migrants in protest against a resolution passed by Sara Casanova, the mayor from Salvini’s League party in the Lombardy city of Lodi, that in effect forced them to eat separately.
      The edict had obliged parents to declare their assets, in Italy and their countries of origin – a difficult if not impossible request for those coming from African countries – in order to qualify for the standard cost of meals.

      Failing to provide the asset details meant they had to pay the highest rate of €5 per child, and with migrants constituting the poorest people in the city, many could not afford to do so. Families were also required to pay €210 per child each quarter for the school bus.

      The resolution, first reported by the Piazza Pulita television programme, meant that for two weeks, more than 300 children were in effect excluded from school canteens across the city and forced to dine at home.

      Activists and leftwing politicians attacked the resolution, with a senator from the centre-left Democratic party, Simona Malpezzi, describing it as “apartheid”.

      Italy’s children’s commissioner, Filomena Albano, urged the city’s council to rethink the policy, telling La Repubblica: “It’s unthinkable to force young children to eat alone, cut off from their classmates, because their parents cannot pay.”

      The aid group Coordination of Equal Duties launched a crowdfunding campaign across Italy that raised €60,000 to ensure school lunches and bus rides for children affected by the resolution.

      Amid the outcry, Salvini relinquished his support for the move, writing on Facebook that “a self-certification of assets” would be enough to guarantee school meals for the children of foreigners.

      He also came under pressure from his government coalition partner, Luigi Di Maio, the leader of the populist Five Star Movement, who praised Italians’ generosity and said “no child should be harmed”.

      In spite of the pressures from the government and the protesters, Casanova has insisted she will not go back on her decision. Although she is likely to accept the self-certification, the resolution will not be dismissed, she told reporters.

      The former prime minister Matteo Renzi described the resolution as a “national disgrace”.

      ‘‘Seeing children discriminated against in the school canteen for economic reasons hurts the heart,” he wrote on Twitter. “Politics based on hate and fear generates monsters.”


      https://amp.theguardian.com/world/2018/oct/15/italys-salvini-forced-into-u-turn-over-school-lunches-for-immigrant

    • Italy’s Tough Line on Immigrants Reaches a School Cafeteria

      At the beginning of the school year, as most of the elementary students chatted over warm plates of pasta in the cafeteria, about a dozen immigrant children unwrapped sandwiches around three tables in a spare classroom with slanted purple blinds, drab office furniture and a form reading, “Students who bring lunch from home.”

      “I wanted to go back to the cafeteria,” said Khadiga Gomaa, a 10-year-old Egyptian girl.

      Khadiga and the others did not belong to an Italian breakfast club of poorly behaved students. They were segregated from the rest of the pupils at Lodi’s Archinti school because they had lost their daily lunch subsidy.

      And that was because they failed to meet a new, and critics say punitive, requirement introduced by the town’s mayor, a member of the governing and anti-immigrant League party.

      In addition to the usual documentation needed for lunch and bus subsidies, the mayor now requires foreigners to prove that they do not possess property, bank accounts or other revenue streams in their countries of origin.

      Without that proof, children cannot get subsidized lunch and instead have to pay five euros a day, which many parents say they cannot afford. But in Lodi’s schools, as in much of Italy, children cannot bring outside food into the cafeteria.

      That meant students who hadn’t paid or received subsidies had to go home for lunch. To avoid burdening parents, the school’s principal allowed the children to bring sandwiches from home and eat them in a separate room.

      Reports of segregation in Lodi — and the violation of the sacred Italian ritual of lunching together — struck an Italian heartstring.

      After a national outcry, Italians raised 80,000 euros to pay for the lunches and school buses of about 200 immigrant children, many of them born and raised in Italy, through December. And many hailed the haul as a first sign of resistance to the League, and to Matteo Salvini, its national leader and Italy’s powerful vice premier, who has cracked down on immigration, hardened opposition to birthright citizenship and spoken harshly about migrants.

      But here in Lodi, a town in the fertile Po River Valley, with a handsome piazza paved with cobbled gray river stones and adorned with a medieval cathedral and neoclassical facades, many locals took another view.

      On Tuesday morning, as the committee that had raised money for the children held a rally in a small piazza directly under the mayor’s offices, Adriana Bonvicini, 60, bought gladioli in the piazza’s flower shop.

      “They are exploiting their children and people’s feelings to get what they want,” she said, gesturing at the square, filled with women in hijabs and flowing African dresses.

      “They are trying to cast us as heartless,” she continued. “They are the cruel ones. It’s a question of justice. They all have five kids each and want a free ride. Remember what Erdogan said.”

      This was a reference to President Recep Tayyip Erdogan of Turkey, who has urged Turkish people living in Europe to “have not just three but five children.” She quoted him, loosely: “We will take over Europe through our women’s bellies.”

      The women around Ms. Bonvicini agreed.

      They argued that it wasn’t so hard for foreigners to get proof from their embassies and that foreigners took advantage of the town’s largess and then complained about it.

      They sounded, in short, like the people who voted for the League in the town and all over the country.

      “Let them govern,” Ms. Bonvicini said, referring to the government.

      But Lodi mothers from Tunisia and Egypt said that they returned home to get the documents and that none existed. A mother from Nigeria said her husband went to the embassy in Rome and submitted the requisite documentation to the city, but had yet to hear back and was struggling to pay the full freight for her child.

      The mayor, Sara Casanova, had the backing of Mr. Salvini (“SHE’S RIGHT!!!” he wrote on Twitter). On Tuesday she was nowhere to be seen.

      She declined an interview request, but told La Verità, a newspaper preferred by the government, that she didn’t require the documentation from people from war-torn nations, and that “we’re not racist and there’s no apartheid here.”

      On Tuesday, the committee’s organizers hung signs showing children with their noses pressed up against a cafeteria window.

      Another sign showed a boy with his hands in the air saying: “Fascism is back. History didn’t teach you anything!!”

      That sign was directed to Lodi’s mayor, whose door they knocked on every two hours with chants of “Open up.” But it could have been a message to the national government.

      Tuesday was also the 75th anniversary of the deportation of Roman Jews to Nazi death camps, but the prime minister’s office wrote that it was the 80th anniversary, and the president of the country’s national broadcaster, who was chosen by Mr. Salvini, wrote of “the celebration of the 65th anniversary.”

      Northern regions controlled by the League have also required immigrants to prove their financial status through the same bureaucratic requirement used in Lodi when trying to get low-cost public housing and subsidies to buy school textbooks. For the demonstrators in Lodi, the town, a famous battlefield for Napoleon, was now a front against the government’s creeping racism and resurgent fascism.

      “I’m sorry for Italy if they think this is equality,” said Imen Mbarek, 30, who said she returned to Tunisia to get the right papers but that they simply didn’t exist. She is now paying full price for school lunch; last year, she said, she paid 1.65 euros a day.

      Hayat Laoulaoi, 35, a Moroccan housewife with a blue headdress and pink cellphone cover, had four children, all but one born in Italy. She said she was unable to secure the required documentation or afford the full freight.

      o she made her son Soufiane, 9, tuna sandwiches that he ate in the separate room.

      She said that after losing the bus subsidy, she walked with him six kilometers to school and that when they saw a bus drive by on the street he asked, “‘There’s a school bus, why can’t we go on it?’”

      As she spoke, her son played quietly with a Transformer toy and said he missed his friend Rayen, a Tunisian boy who still eats in the cafeteria.

      The majority of the students in his school, as high as 80 percent according to school officials, are considered foreigners, even though many of them were born and raised in Italy.

      Eugenio Merli, the principal of the Archinti school — which is named for Ettore Archinti, a former Lodi mayor sent by fascists to die in a Nazi concentration camp — defended his decision to put the children in a separate classroom to eat.

      “Eating in the classroom created a type of separation, but it was a way to help the parents,” he said, adding that he worried that if the children were forced home for lunch, they might not come back.

      This month, he strong-armed the cafeteria’s caterers into letting the students back into the cafeteria, where they ate their sandwiches at separate tables.

      “The kids have a right to be with their friends, not to be segregated,” he said. “They aren’t just going to school to learn. They are also learning how to live together.”

      Outside the school, he greeted Khadiga Gomaa, who was in high spirits. She said she had eaten her first hot lunch with her friends since school started.

      “I had penne pasta, cod and salad,” she said. “It was good.”


      https://www.nytimes.com/2018/10/22/world/europe/italy-schools-league.html

    • Il giudice blocca un sindaco della Lega: delibera discriminatoria contro gli immigrati

      Come a Lodi anche a #Vigevano il comune chiedeva agli stranieri documentazione introvabile per poter avere agevolazioni.

      La delibera del 2017 emessa dal sindaco #Andrea_Sala Comune di Vigevano (Pavia) in cui si disponeva che l’accesso agli stranieri a «prestazioni sociali agevolate» non era subordinato al solo modello Isee (come accade per i cittadini italiani), ma anche all’esibizione di «certificati o attestazioni rilasciati dalla competente autorità dello Stato estero, legalizzati dalle autorità consolari italiane e corredati di traduzione in lingua italiana» è stata giudicata discriminatoria dal Tribunale di Milano, che ha accolto le richieste delle associazioni Asgi (Associazione studi giuridici sull’immigrazione), Naga e Anolf-Cisl, assistite dagli avvocati Alberto Guariso, Giulia Vicini e Silvia Balestro. Le associazioni, dopo aver ricordato che la decisione del giudice Francesca Capelli è in linea con quella sul noto caso delle mense di Lodi, spiegano che il Tribunale col provvedimento «conferma che le amministrazioni comunali non possono richiedere agli stranieri documenti aggiuntivi rispetto all’Isee».
      Lo scorso dicembre, infatti, il Tribunale di Milano aveva accertato la «condotta discriminatoria del Comune di Lodi» sul caso del servizio mensa dal quale sono stati esclusi di fatto i bambini stranieri e aveva ordinato di «modificare il ’Regolamento per l’accesso alle prestazioni sociali agevolate’ in modo da consentire ai cittadini non appartenenti all’Unione Europea di presentare la domanda di accesso» alle stesse condizioni degli italiani.
      Anche nel caso di Vigevano, ora, il giudice della Sezione lavoro del Tribunale milanese ha ordinato al Comune «di cessare il comportamento discriminatorio e pertanto di revocare o modificare la delibera di Giunta comunale» in modo «da consentire ai cittadini di paesi extra Ue di accedere a prestazioni sociali agevolate, mediante presentazione dell’Isee alle medesime condizioni previste per i cittadini italiani».
      Per il giudice, infatti, «non esistano principi ricavabili da norme di rango primario che consentano al Comune di introdurre, diverse modalità di accesso alle prestazioni sociali agevolate, con particolare riferimento alla previsione di specifiche e più gravose procedure poste a carico dei cittadini di Stati non appartenenti all’Unione Europea».
      Purtroppo, spiegano i legali delle associazioni, «nei ben tre anni di vigenza della delibera di Vigevano, molti cittadini stranieri che non potevano procurarsi i documenti illegittimamente richiesti dal Comune, sono stati obbligati a pagare importi molto superiori a quello che avrebbero dovuto versare sulla base dell’Isee presentato per accedere a servizi comunali come mensa o trasporto scolastico».
      Molti di loro, chiariscono gli avvocati, «si sono visti negare addirittura le prestazioni statali che passano attraverso il vaglio del Comune. Tra le altre l’assegno di maternità di base»

      https://www.globalist.it/news/2019/04/01/il-giudice-blocca-un-sindaco-della-lega-delibera-discriminatoria-contro-gl
      #justice #assistance_sociale

  • Cher Zak, chère Zackie, hier nous sommes allé.e.s à ton enterrement

    — L’AUTRE QUOTIDIEN
    https://www.lautrequotidien.fr/articles/2018/9/29/0514ges4b1leust52qw9dugwo35m1k?rq=zak+kostopoulos

    [Le vendredi 21 septembre 2018, Zak Kostopoulos, activiste LGBTQI+, séropositif et drag queen (Zackie Oh), a été assassiné dans des circonstances atroces et à la vue de tous dans le centre d’Athènes (voir vidéo, mais attention, images choquantes !). Ce lynchage est le fait de « bons citoyens » qui ont agi sous la protection et avec le concours de la police grecque. Ces faits ont été suivis d’une entreprise sans précédent de désinformation de l’opinion publique et de culpabilisation de la victime, notamment accusée par les assassins puis une grande partie de la presse d’avoir essayé de commettre un cambriolage, avant que cette version ne s’effondre à l’épreuve des témoignages et des vidéos recueillis depuis lors. Ce texte, écrit par FIltIG, est une lettre ouverte à Zak et a été publié en ligne le 26.9.2018.]

    #grèce #homophobie #horreur #bons_citoyens #Mais_vous_pouvez_vous_le_garder_votre_pays_de_merde_ordures.