• Restaurateurs cherchent saisonniers : sur la côte bretonne, « on commence la saison la trouille au ventre »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/06/19/restaurateurs-cherchent-saisonniers-sur-la-cote-bretonne-on-commence-la-sais

    Où sont-ils passés ? Alors que les vacances scolaires approchent, marquant le début de « la grosse saison », la question inquiète les restaurateurs et les hôteliers des zones touristiques, nombreux à déplorer une pénurie de travailleurs #saisonniers. De La Trinité-sur-Mer à Quiberon en passant par Belle-Ile-en-Mer, des écriteaux fleurissent sur les devantures des établissements : « Recherchons serveur(euse) pour la saison », « Poste à pourvoir immédiatement », « Bonne équipe ».

    Cuisiniers, commis, serveurs, plongeurs… Cette année, tous les profils manquent à l’appel. « Dans ce milieu, j’ai connu des hauts et des bas, mais jamais une telle crise », lance mercredi 16 juin Patrice Le Boulch, 58 ans, jetant son regard azur sur sa terrasse fermée. Faute de personnel, le directeur n’a pu ouvrir qu’un seul de ses deux établissements quiberonnais. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, ce sont entre 100 000 et 140 000 personnes – soit un dixième des employés du secteur – qui ont changé de métier depuis le premier confinement.

    D’après une enquête de #Pôle_emploi publiée fin mai dans Ouest France, 16 % des offres ayant cours dans le Morbihan concernent le secteur de l’#hôtellerie-restauration, ce qui en fait le premier pourvoyeur d’emplois. A la veille de la réouverture des restaurants en salle, Emmanuel Macron avait appelé à la « mobilisation générale » dans le secteur de l’hôtellerie-restauration et lancé un appel à « tous ceux qui sont en recherche d’emploi ».

    « Tous [les patrons] en galère »

    « Le problème est massif, nous sommes tous en galère », insiste [de Wendel, loisirs, ndc] Patrice, qui doit encore embaucher une trentaine de saisonniers s’il veut pouvoir ouvrir ses deux établissements pour la saison. Pour l’heure, il est parvenu à recruter une vingtaine de personnes.

    Sur le comptoir de la petite sandwicherie de Thérèse Couvert, le dossier de curriculum vitæ est maigrelet. « D’habitude, j’ai une pile épaisse de CV, ça me laisse l’embarras du choix », témoigne la propriétaire d’une alimentation rapide à Quiberon depuis plus de trente ans. Cette année, elle a reçu seulement cinq candidatures et entame sa saison avec une personne de moins que nécessaire.

    Que valent les rares candidatures du cru 2021 ? D’une même voix, les professionnels évoquent des candidats inexpérimentés, parfois peu fiables. « Nous avons beaucoup de #défections de dernière minute », constate Bruno Loiseau, 52 ans, gérant d’un restaurant réputé à Sauzon. Le jeune serveur de 17 ans pris à l’essai une journée s’est « volatilisé sans donner la moindre nouvelle. Il n’est jamais revenu ».

    Alors que des records de fréquentation sont attendus en Bretagne cet été (notamment en raison de la crise sanitaire, qui contraint les voyages à l’étranger), cette situation charrie son lot d’inquiétudes. « Certains parlent de cent mille touristes par jour au plus fort de l’été. Comment on va pouvoir les accueillir ? », s’interroge Justine, responsable d’un bar où se réunissent les habitués du Palais, principale commune de Belle-Ile-en-Mer.

    « Les restaurateurs sont déjà au bout de leur fatigue, [et] nous ne sommes qu’en juin », poursuit Justine, seule au service, alors que le monde commence à affluer pour l’apéro. « On commence la saison la trouille au ventre », confie Thérèse, d’une patience à toute épreuve face aux touristes qui s’apprêtent à prendre le bateau pour Belle-Ile-en-Mer.

    « Les #salaires ne sont pas à la hauteur »

    Selon les restaurateurs, ce sentiment d’épuisement n’est pas sans lien avec la défection de saisonniers constatée ces derniers mois. « Avec le confinement, [nos] gens ont pris conscience qu’une autre vie était possible », résume Patrice, évoquant les week-ends sans boulot et possibilité de voir ses enfants. Catherine Quérard, du Groupement national des indépendants, appelle ainsi à repenser l’organisation des journées, notamment la fameuse « #coupure » entre les services du midi et du soir. « Cela crée des journées à rallonge, les jeunes n’en veulent plus », constate-t-elle dans une interview à Ouest-France.

    « Dans notre milieu, les salaires ne sont pas à la hauteur de la charge de travail », ajoute Justine, sourire indéfectible aux lèvres. Les saisonniers sont généralement payés au SMIC hôtelier, soit environ 1 400 euros net par mois. « Dans les lieux touristiques, notamment à Belle-Ile-en-Mer, où les prix sont plus élevés, ce n’est pas tenable », souligne Léo, 32 ans, actuellement en formation d’électricien après dix ans dans la restauration et un #burn_out. Agroalimentaire, bâtiment, aide à la personne : de nombreux saisonniers ont pris d’autres chemins ou sont en passe de le faire, avec l’ambition d’une vie plus stable.

    Une autre raison, plus prosaïque, repose sur la nécessité de gagner sa croûte après de longs mois de fermeture. « Je connais beaucoup de saisonniers qui arrivaient en fin de droits de #chômage. Ils ne pouvaient plus attendre la réouverture pour reprendre le travail » [d’autant que 4 mois comme saisonniers les laissera sans alloc chômage, grâce à la réforme qui en exige 6, ndc], explique Aurélie Sollier, 37 ans, serveuse en CDI dans un hôtel-restaurant de Belle-Ile-en-Mer.

    « On bricole »

    Justine, elle, avait bien trouvé une serveuse pour la saison. « Faute de #logement à un prix raisonnable, elle n’a pas pu venir », regrette-t-elle, évoquant les prix de location faramineux à destination des touristes. De son côté, Elodie Gravier a trouvé un logement à un serveur convoité par d’autres restaurateurs. « Il passera l’été dans un petit voilier, dans le port du Palais », précise la propriétaire d’une crêperie, qui a activé tout son réseau pour lui dégoter un toit. Conscient de ces difficultés, le maire du Palais, Thibault Grollemund, compte réunir en septembre l’ensemble des acteurs économiques pour trouver des solutions de logement aux saisonniers.

    Bien qu’il propose un poste « logé, nourri, blanchi », Bruno ne parvient pas à trouver des profils de saisonniers expérimentés – « un impératif » dans son établissement haut de gamme. Pour la première fois en dix-huit ans, le gérant a dû fermer trois jours en juin. « Une journée fermée, c’est 6 000 euros de perdus », précise celui qui multiplie les journées à rallonge, « avec le sentiment de mal faire [s]on boulot ». Dans sa quête désespérée du saisonnier qualifié, il a dû revoir les salaires à la hausse [aie ! aie ! aie !, ndc]. La semaine prochaine, un cuisinier arrive enfin, alors que trois serveurs manquent encore.

    Elodie, elle, s’est résignée à embaucher les deux seules candidatures qu’elle a reçues. « Ils sont en train de passer leur bac, ils doivent arriver début juillet, je ne les ai jamais vus », confie la restauratrice, qui s’inquiète encore d’une annulation de dernière minute. Avec son associée, Justine tient la cadence en embauchant des extras le week-end. « On bricole, mais on ne pourra pas tenir comme ça toute la saison », prévient-elle.

    Pendant ce temps " à gauche ", ça gagate sur l’emploi à vie, le plein emploi, la garantie d’emploi.

    #horaires_en_coupure #précaires #travail #emploi #droitauchômage

  • Covid-19 : confinement immédiat pour les plus de cinq millions d’habitants de Melbourne
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/27/covid-19-confinement-immediat-pour-les-plus-de-cinq-millions-d-habitants-de-

    Covid-19 : confinement immédiat pour les plus de cinq millions d’habitants de Melbourne. Les habitants de Melbourne et de l’Etat de Victoria, en Australie, ont reçu l’ordre de se confiner à la suite de l’apparition d’un foyer de Covid-19 dû au variant dit indien.Depuis jeudi 27 mai à minuit, plus de cinq millions d’habitants de Melbourne, la deuxième plus grande ville d’Australie, ont reçu l’ordre de se confiner à la suite de l’apparition d’un foyer de Covid-19 dû au variant dit « indien ».Ce confinement de sept jours concerne la ville de Melbourne, ainsi que l’Etat de Victoria qui l’entoure, a déclaré le premier ministre par intérim de cet Etat, James Merlino, alors que le nombre de cas liés à ce cluster a doublé, passant à 26. « Nous avons affaire à une souche hautement infectieuse du virus, un variant inquiétant, qui se propage plus rapidement que ce que nous avons jamais enregistré », a souligné M. Merlino. Ce variant B.1.617, détecté en Inde pour la première fois, manifeste une transmissibilité accrue. Il se serait propagé par le biais d’un voyageur de retour de l’étranger. Les écoles, les bars et les restaurants vont fermer, tout rassemblement sera interdit alors que le port du masque sera à nouveau obligatoire.
    La Nouvelle-Zélande a déjà suspendu, mardi, les vols sans quarantaine depuis l’Etat de Victoria et les principales liaisons aériennes avec les autres Etats australiens ont été réduites.Cette mesure de confinement, destinée à avoir un effet « coupe-circuit », doit permettre aux autorités sanitaires de tracer au mieux les cas contacts. Durant une semaine, les habitants ne seront autorisés à quitter leur domicile que pour des besoins impérieux, notamment se faire vacciner.
    (...)L’opposition travailliste reproche au gouvernement de ne pas revoir le système de quarantaine, pour les voyageurs arrivant de l’étranger, qui a montré des défaillances. « Si nous avions eu une alternative à la quarantaine hôtelière (…), nous n’en serions pas là aujourd’hui », a déclaré M. Merlino.
    Le premier ministre, Scott Morrison, a balayé ces critiques, affirmant qu’« aucun système n’est infaillible » et que la lutte de l’Australie contre le coronavirus s’est révélée jusque-là particulièrement efficace. « Nous ferons tout ce que nous pouvons pour protéger la vie et les moyens de subsistance des Australiens, nous avons déjà perdu 910 personnes à cause du Covid-19 lors de cette pandémie. Bien sûr, ce chiffre est loin de ce que certains pays ont connu », a-t-il déclaré.M. Morrison a exhorté les Australiens éligibles à se faire vacciner, affirmant que le mode de vie « merveilleux et enviable » des Australiens pendant la majeure partie de la pandémie a rendu certains hésitants à se faire vacciner..

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#australie#confinement#quarantaine#circulation#frontiere#variant#hotel

    • « C’est la joie ! »

      Rachel Kéké et Sylvie Kimissa, femmes de chambre de l’Hôtel Ibis Batignolles : « Je vais reprendre le travail la tête haute, j’ai eu mes droits »

      Après vingt-deux longs mois de mobilisation, elles ont obtenu un accord améliorant leurs salaires et leurs conditions de travail.

      Pousser le chariot, enlever le linge sale, changer les poubelles, laver la salle de bains, les toilettes, faire la poussière, refaire le lit entièrement, passer l’aspirateur, la serpillière… « On devait faire ça en dix-sept minutes, trente fois de suite ! », explique Rachel Kéké.
      « Y a pas de mots pour décrire la souffrance qu’on endurait, l’interrompt Sylvie Kimissa. Et c’était impossible de refuser quoi que ce soit parce qu’on avait peur d’être licenciée. » « Dur dur ménage » , chantait à l’automne 2020 dans un clip en forme d’hommage le mari de Rachel Kéké, l’artiste ivoirien Bobbyodet.

      Arrive ce jour où, pour la première fois, elles entendent parler de syndicalisme dans la bouche d’un délégué CFDT. « Tout de suite, ça m’a intéressée » , raconte Rachel Kéké. Mais ce sera d’abord beaucoup de désillusions. « On a connu des délégués du personnel qui ne faisaient pas grand-chose pour que ça change. » Alors elles commencent à s’impliquer, sans mandat.
      Devenue gouvernante, Rachel peut passer dans les étages pour mobiliser autour d’elle. D’abord pour de petits débrayages. Comme ce jour où elles n’avaient pas été payées double pour leur travail du 1er mai. « On a toutes arrêté de travailler. Le directeur n’en croyait pas ses yeux. Le lendemain, à 7 heures, il nous signait des chèques pour payer ce qu’il devait ! » , se rappelle fièrement Rachel Kéké. Sylvie Kimissa en rit encore, complices. « Rachel, c’est devenu plus qu’une sœur. On s’appelle cinq fois par jour ! »

      Les sous-traitants se succèdent. Le dernier, STN, reprend le contrat en 2016. « Les cadences étaient infernales. Si une copine était arrêtée, ils n’embauchaient pas : je me retrouvais avec quarante chambres à faire en six heures , explique Sylvie Kimissa. C’était impossible, donc on débordait tout le temps, sans être payées plus. » Un jour, elles constatent que des collègues victimes de troubles musculo-squelettiques sont mutées dans des 5-étoiles – où le travail est encore plus difficile. C’est « la goutte d’eau ».

      Estimant que ni la CFDT, ni FO, ni la CGT propreté ne sont à même de les défendre comme elles l’entendent – « sans les infantiliser » –, elles tapent à la porte de Claude Lévy, secrétaire général de la CGT-HPE (Hôtels de prestige et économiques). « Il nous a dit : “Vous savez que vous devez être payées à l’heure, pas à la chambre ?” Comment est-ce possible qu’aucun syndicat avant lui ne nous ait jamais dévoilé ce secret ?, s’indigne Rachel Kéké. On s’est dit : lui, il va nous aider. Et on s’est syndiquées ! »

      https://justpaste.it/7pqby

      Le clip « Dur dur ménage »https://seenthis.net/messages/885325

      Vidéo sur la lutte, il y a quatre mois https://seenthis.net/messages/899091

      Texte de Tiziri Kandi CGT–HPE (Hôtel de Prestige et Économique) https://seenthis.net/messages/819486

      #travail #Femmes #mères #migrantes #grève #solidarité #hôtellerie #Accor #Ibis #nettoyage #syndicalisme #sous-traitance #cadences #conditions_de_travail #précarité en #CDI #salaire

  • India variant could seriously disrupt lifting of lockdown, says Boris Johnson | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/14/india-variant-could-seriously-disrupt-lifting-of-lockdown-says-boris-jo
    https://i.guim.co.uk/img/media/a1e66b010cd22c1fd87211d4eda9cd732f985796/0_133_5053_3033/master/5053.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    India variant could seriously disrupt lifting of lockdown, says Boris Johnson
    The final stage of the lifting of coronavirus lockdown restrictions across England could face “serious disruption” due to the India variant, the prime minister has warned, as he announced plans to accelerate the vaccine programme to curb its spread.Boris Johnson said the gap between the first and second Covid jab would be cut from 12 weeks to eight for all over-50s and the clinically vulnerable, admitting: “The race between our vaccine programme and the virus may be about to become a great deal tighter.”
    He announced that the army would be deployed to two variant hotspots – Bolton and Blackburn with Darwen – to help with vaccinations, and urged residents in those areas to “think twice” before taking advantages of the freedoms allowed again from Monday.
    Johnson said the India variant appeared to be “more transmissible” than the dominant strain in the UK, which originated in Kent, but that it was not yet clear by how much. If it is significantly more, then, he warned, “we’re likely to face some hard choices”. Asked whether the lockdown easing would have to be paused during a press conference, he added: “The truth is, we cannot say for certain … The situation is very different from last year, we are in the throes of an incredible vaccine rollout … We just have to wait and see … We rule nothing out.”The PM’s words came as new documents released by the Scientific Advisory Group for Emergencies (Sage) revealed just how worried scientists are about the variant. Modelling by Sage suggested it was “a realistic possibility” that it could be up to 50% more transmissible than the Kent variant.If that was the case, they said, progressing to stage 3 of the road map – due on Monday – would “lead to a substantial resurgence of hospitalisations (similar to, or larger than, previous peaks)”. The variant’s spread will raise questions about perceived government delays in adding India to the “red list” of countries from which arrivals have to quarantine in hotels.Johnson’s announcement came following calls from councils in Lancashire and Greater Manchester to let them roll out vaccines to all over-18s in some variant hotspots, including Bolton and Blackburn with Darwen.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#vaccination#variant#frontiere#circulation#quarantaine#hotel#restrictionsanitaire#listerouge

  • UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/11/uk-travellers-complain-of-prison-like-conditions-in-quarantine-hotels
    https://i.guim.co.uk/img/media/cad7287e5cfbf1a61c423e0d922317cb0a165474/0_48_640_384/master/640.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-alig

    UK travellers complain of ‘prison-like’ conditions in quarantine hotels. Travellers staying in quarantine hotels in the UK after returning from “red list” countries have complained of “prison-like” conditions, including windows that do not open, a lack of fresh air, exercise and decent food.
    The Guardian spoke to nine travellers who are or have recently been in quarantine hotels after returning from countries including Brazil, India, Pakistan and South Africa. They complained of a deterioration in their mental and physical health due to being confined in their bedrooms round the clock and being forced into debt to pay the £1,750 per adult charge for the quarantine period.
    Some of them had travelled abroad due to sickness or death of loved ones and so were already in a distressed and traumatised state before entering the quarantine process.They also expressed concern about a lack of social distancing at UK airports and on the coaches transporting people to quarantine hotels.While nobody challenged the need to quarantine, it is the way the process has been handled that has generated the complaints. A Facebook group called UK Hotel Quarantine Support Chat has been set up and has thousands of members, many of whom have raised concerns about quarantine arrangements.Dr Sanjay Gupta, an NHS cardiology consultant, who was returning from Kenya where he had travelled to be with his dying father, said: “Not everyone can afford to pay the £1,750 cost. There seems to be something shamelessly opportunistic about this situation. But if you’re arriving from a red list country you don’t have a choice.”
    Dr Thanjavur Bragadeesh, also an NHS consultant, who had returned from India where he was helping to care for his elderly parents after both had had surgery, said: “It took several hours to reach the hotel after arriving at the airport. The food is not good and the quantities are small. I got a small box of cereal for breakfast with a cheese omelette that was so hard that if I had thrown it, it would hit someone. One of the things I got for dinner was half a naan bread. I don’t know who got the other half!”
    He said people quarantining had to be escorted by security guards for their 15 minutes of fresh air. “We are not prisoners, we are not trying to escape,” he said.“I really feel for the people who are quarantining with children. The hotel staff have been polite but the conditions here are claustrophobic. It is perfectly reasonable and sensible not to bring infection into the country but things don’t need to be this draconian.”
    Zahid Siddiqui, 58, returned from Pakistan where he had spent several months visiting his sick father. He expressed concerns about the lack of ventilation, fresh air and exercise and poor food.“The whole thing was a nightmare,” he said. “I have various medical conditions such as atrial fibrillation and medical advice is that I need to take daily exercise. But I was only allowed to go outside for two of the 11 days. I have never been in jail in my life but this experience felt like it. I have never before suffered from depression but after my time in the quarantine hotel I now understand the meaning of the word.”He was told his quarantine ended at midnight on a particular day so he could leave the following morning. He said he could not wait that long and arranged for a relative to collect him from the hotel on the dot of midnight.
    “I was so hungry I ate throughout my journey back to my home in Cheshire,” he said.One 69-year-old woman with diabetes, high blood pressure and high cholesterol, who is in a quarantine hotel after returning from Brazil, said it was impossible for her to eat the fatty and sugary food she has been provided with. When she complained she was given an apple, a tangerine and a banana. “I have been left very hungry,” she said.A woman who had returned from visiting her sick mother in South Africa with her husband and four-month-old baby said: “We were treated like animals. I was begging for help sterilising my baby’s bottles after we arrived back at the airport. There was no social distancing there and I was terrified of catching Covid at the airport. The food was inedible, I can’t explain how bad it was. I took a bite of a chicken burger that tasted like pork, spat it out and felt sick all evening. We are in debt now from paying for the quarantine hotel and feel completely exhausted.”
    A government spokesperson said: “Our top priority has always been protecting the public and our robust border regime is helping minimise the risk of new variants coming into the UK. The government continues to ensure every person in quarantine gets the support they need, and all managed quarantine facilities are accommodating the vast majority of people’s requirements. Hotels do their utmost to take any necessary steps to address concerns raised by guests.”Government sources added that strict rules were in place, including seating plans, to ensure social distancing in vehicles used to transport people to quarantine hotels.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotel#quarantaine#frontiere#circulation#restrictionsanitaire

  • Projet de #loi sur les #principes_républicains : le niveau des eaux continue de monter

    Il se passe quelque chose d’assez étrange en ce moment : si de nombreux·ses collègues et de nombreuses institutions se sont résolument élevé·es contre les attaques en « #islamo-gauchisme » et autres « #militantismes » lancées de toutes parts dans le sillage de #Frédérique_Vidal, les dispositions concernant les #universités qui ont été introduites dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République ne semblent, en revanche, pas émouvoir grand monde.

    Pourtant, nous avons désormais dépassé le seul stade des paroles odieuses sur les plateaux de télévision : le parlement travaille en ce moment à les transformer en #obligations et #interdictions concrètes.

    Peut-être cet intérêt tout relatif de la communauté universitaire s’explique-t-il par le fait que ce sont les étudiant·es qui se trouvent le plus frontalement visé·es. Peut-être est-ce aussi l’effet d’une grande fatigue : le caractère ininterrompu des #attaques contre l’ESR fait qu’il est de moins en moins pertinent de parler de « vagues » réactionnaires, alors qu’il s’agit, en réalité, d’une implacable et continue montée des eaux aux émanations pestilentielles.

    Double discours de la #CPU

    Rien, pas une réaction de la #conférence_des_présidents_d’université (CPU), par exemple, à la suite des deux nouveaux articles introduits le 18 mars 2021 dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, alors que c’est le versant étudiant des #franchises_universitaires qui se trouve remis en question par le parlement, comme nous l’avons déjà expliqué.

    Pire même, le président de la CPU, #Manuel_Tunon_de_Lara a fait le choix de mettre encore un peu d’huile sur le feu : le 16 mars dernier, il a écrit à tou·tes les membres de la commission des lois et membres de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat – dans une lettre qu’Academia s’est procurée, mais que la CPU s’est bien gardée de rendre publique – pour alimenter la grande peur panique en cours :

    « La vraie #menace [écrit Manuel Tunon de Lara] réside dans le risque d’#intrusion des #religions et d’#idéologies diverses dans la #science, le contenu des #enseignements ou des champs de #recherche, au mépris de la #liberté de chaque enseignant d’exprimer sa pensée et de la #liberté des étudiantes et étudiants inscrits d’assister aux enseignements dispensés, et en violation des franchises universitaires ».

    Il apparaît que c’est un véritable double discours que tient la CPU, quand on sait que deux jours plus tard, elle twittait publiquement toute autre chose de sa rencontre avec le président du Sénat, #Gérard_Larcher :

    https://twitter.com/CPUniversite/status/1372593687000125440

    https://twitter.com/mtunondelara/status/1374734620533608452

    Très introduit, le président Tunon de Lara n’hésite jamais à utiliser ses rencontres parlementaires pour sa communication personnelle1. Au vu des éléments dont nous disposons et du ciblage dont les étudiant·es font l’objet, tant d’un point de vue social que politique, on peu s’intérroger sur ce que prépare réellement la CPU à leur endroit.

    Que le nouvel #article_24 sexies du projet de loi confortant le respect des principes de la République subordonne la mise à disposition de locaux aux étudiant·es à la signature d’un « #contrat_d’engagement_républicain » – dont, pourtant, la Commission nationale consultative des droits de l’homme vient solennellement de demander l’abandon – cela ne pose aucun problème à la CPU. Faire des communiqués grandiloquents contre la ministre, elle sait faire. Défendre concrètement les libertés étudiantes – l’un des grands acquis de la #loi_Faure de 1968 – en revanche, elle s’en garde bien. Peut-être même est-elle directement à l’origine de l’autre article du projet de loi qui concerne les étudiant·es, l’#article_24_septies qui, lui, élargit de manière considérable les possibilités, pour les présidences d’établissement, de limiter la #liberté_de_réunion et la #liberté_d’expression des étudiant·es chaque fois qu’elles estiment être en présence d’ « actions de #propagande » et de « #troubles » au « bon fonctionnement du #service_public », comme Academia l’a déjà expliqué.

    Nouvelle vague d’#amendements au Sénat

    Il est désormais presque certain que ces deux articles seront adoptés lors de l’examen en hémicycle du projet de loi par le Sénat, qui commence demain, mardi 30 mars 2021, à 14h30 au Sénat et durera jusqu’au 8 avril.

    Pour cet examen en hémicycle, d’autres amendements ont en outre été déposés ces tout derniers jours. Ces amendements ont une chance moindre d’être adoptés, mais il nous paraît important de les signaler pour rappeler à quel point, au Parlement, les universités sont désormais visées de manière quasi ininterrompue.

    1° Bien sûr, comme plusieurs fois déjà ces trois derniers mois, des élus Républicains sont remontés au front pour faire interdire le port du #voile dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est le cas de l’amendement n° 379 du sénateur #Henri_Leroy ou de l’amendement n° 35 du sénateur #Bascher – qui entend d’ailleurs interdire tous

    signes, tenues ou actes qui constitueraient des actes de pression, de provocation, de #prosélytisme ou de propagande, perturberaient le déroulement des activités d’enseignement de recherche ou troubleraient le fonctionnement normal du service public ».

    On signalera tout particulièrement l’amendement n° 487 du sénateur des Bouches-du-Rhône #Stéphane_Ravier, qui recourt allègrement au vocabulaire de l’#extrême_droite pour parler des « #racistes_anti-blancs de l’UNEF«  :

    À l’Université, des professeurs sont empêchés de citer des auteurs ou d’aborder certains thèmes sous la pression de groupes d’élèves. Le rôle des syndicats d’étudiants, les racistes anti-blancs de l’UNEF en tête, qui organisent ou participent à des évènements de ségrégation et de division, n’y est pas pour rien. Il convient donc de rétablir l’enseignement public dans sa vocation de #neutralité, de #laïcité et d’#universalité en interdisant les avancées communautaires, via le port de tenues ou de #signes_religieux ostensibles, au premier rang desquels le #voile_islamique est le plus conquérant.

    2° À côté de ces amendements sur les signes religieux, on trouve plusieurs offensives directement dirigées contre les associations étudiantes que le code de l’éducation désignent comme représentatives et qui, à ce titre, siègent au CNESER. Par un amendement n° 81, vingt-cinq sénateurs et sénatrices de droite se sont en particulier allié·s pour proposer que l’on inscrive dans la loi que ces associations « sont soumises au respect strict de l’ensemble des #valeurs de la République et de la laïcité ». Le retour, donc, des fameuses « valeurs de la République« , dans lesquelles on pourra tout mettre à l’avenir et qui avaient tant agité les #facs en novembre dernier lorsqu’elles avaient surgi dans la loi de programmation de la recherche…

    Le sénateur #Max_Brisson, par ailleurs inspecteur général de l’éducation nationale et plutôt mesuré jusqu’ici dès qu’il s’agissait d’ESR, fait mieux encore : dans un amendement n° 235, il propose rien moins que :

    « Ne peuvent participer aux élections d’associations représentatives d’étudiants les listes dont un ou plusieurs candidats ont tenu dans des lieux publics, par quelque moyen que ce soit, y compris écrit, des propos contraires aux principes de la #souveraineté_nationale, de la #démocratie ou de la laïcité afin de soutenir les revendications d’une section du peuple fondées sur l’#origine_ethnique ou l’#appartenance_religieuse. »

    3° Quant aux sénateurs et sénatrices socialistes, ils et elles ne veulent visiblement pas être en reste, proposant de subordonner le droit à la mise à disposition de locaux dont disposent les étudiant·es au titre des franchises universitaires depuis 1968 à la signature non d’un « #contrat_d’engagement_républicain » comme le prévoit le nouveau #article_24_sexies, mais, grande différence, à une « #charte_d’engagements_réciproques » par laquelle ces étudiant·es s’engageraient à « promouvoir et à faire respecter toutes les valeurs de la République » (amendement n° 109). « Contrat d’engagement républicain » ou « charte d’engagements réciproques », il existe sans doute des différences, mais le problème de principe demeure : voilà donc que l’exercice même d’une liberté – la liberté de réunion des étudiant·es qui est particulièrement protégée sur les campus grâce au versant étudiant des franchises universitaires – se trouvera subordonné à la signature d’un contrat imposant des obligations dont le contenu est, n’en doutons pas, appelé à augmenter tendanciellement.

    C’est bien le niveau des eaux pestilentielles qui monte.

    Encore et encore.

    https://academia.hypotheses.org/32007

  • #Evelop / #Barceló_Group : deportation planes from Spain

    The Barceló Group is a leading Spanish travel and hotel company whose airline Evelop is an eager deportation profiteer. Evelop is currently the Spanish government’s main charter deportation partner, running all the country’s mass expulsion flights through a two-year contract, while carrying out deportations from several other European countries as well.

    This profile has been written in response to requests from anti-deportation campaigners. We look at how:

    - The Barceló Group’s airline Evelop has a €9.9m, 18-month deportation contract with the Spanish government. The contract is up for renewal and Barceló is bidding again.
    - Primary beneficiaries of the contract alternate every few years between Evelop and Globalia’s Air Europa.
    – Evelop also carried out deportations from the UK last year to Jamaica, Ghana and Nigeria.
    – The Barceló Group is run and owned by the Barceló family. It is currently co-chaired by the Barceló cousins, Simón Barceló Tous and Simón Pedro Barceló Vadell. Former senator Simón Pedro Barceló Vadell, of the conservative Partido Popular (PP) party, takes the more public-facing role.
    – The company is Spain’s second biggest hotel company, although the coronavirus pandemic appears to have significantly impacted this aspect of its work.

    What’s the business?

    The Barceló Group (‘#Barceló_Corporación_Empresarial, S.A.’) is made up of the #Barceló_Hotel_Group, Spain’s second largest hotel company, and a travel agency and tour operator division known as #Ávoris. Ávoris runs two airlines: the Portuguese brand #Orbest, which anti-deportation campaigners report have also carried out charter deportations, and the Spanish company, #Evelop, founded in 2013.

    The Barceló Group is based in Palma, #Mallorca. It was founded by the Mallorca-based Barceló family in 1931 as #Autocares_Barceló, which specialised in the transportation of people and goods, and has been managed by the family for three generations. The Barceló Group has a stock of over 250 hotels in 22 countries and claims to employ over 33,000 people globally, though we don’t know if this figure has been affected by the coronavirus pandemic, which has caused massive job losses in the tourism industry.

    The Hotel division has four brands: #Royal_Hideaway_Luxury_Hotels & Resorts; #Barceló_Hotels & Resorts; #Occidental_Hotels & Resorts; and #Allegro_Hotels. The company owns, manages and rents hotels worldwide, mostly in Spain, Mexico and the US. It works in the United States through its subsidiary, Crestline Hotels & Resorts, which manages third-party hotels, including for big brands like Marriott and Hilton.

    Ávoris, the travel division, runs twelve tour brands, all platforms promoting package holidays.

    Their airlines are small, primarily focused on taking people to sun and sand-filled holidays. In total the Barceló Group airlines have a fleet of just nine aircraft, with one on order, according to the Planespotters website. However, three of these have been acquired in the past two years and a fourth is due to be delivered. Half are leased from Irish airplane lessor Avolon. Evelop serves only a few routes, mainly between the Caribbean and the Iberian peninsula, as well as the UK.

    Major changes are afoot as Ávoris is due to merge with #Halcón_Viajes_and_Travelplan, both subsidiaries of fellow Mallorcan travel giant #Globalia. The combined entity will become the largest group of travel agencies in Spain, employing around 6,000 people. The Barceló Group is due to have the majority stake in the new business.

    Barceló has also recently announced the merger of Evelop with its other airline Orbest, leading to a new airline called Iberojet (the name of a travel agency already operated by Ávoris).

    The new airline is starting to sell scheduled flights in addition to charter operations. Evelop had already announced a reduction in its charter service, at a time when its scheduled airline competitors, such as #Air_Europa, have had to be bailed out to avoid pandemic-induced bankruptcy. Its first scheduled flights will be mainly to destinations in Central and South America, notably Cuba and the Domican Republic, though they are also offering flights to Tunisia, the Maldives and Mauritius.

    Deportation dealers

    Evelop currently holds the contract to carry out the Spanish government’s mass deportation flights, through an agreement made with the Spanish Interior Ministry in December 2019. Another company, Air Nostrum, which operates the Iberia Regional franchise, transports detainees within Spain, notably to Madrid, from where they are deported by Evelop. The total value of the contract for the two airlines is €9.9m, and lasts 18 months.

    This is the latest in a long series of such contracts. Over the years, the beneficiaries have alternated between the Evelop- #Air_Nostrum partnership, and another partnership comprising Globalia’s #Air_Europa, and #Swiftair (with the former taking the equivalent role to that of Evelop). So far, the Evelop partnership has been awarded the job twice, while its Air Europa rival has won the bidding three times.

    However, the current deal will end in spring 2021, and a new tender for a contract of the same value has been launched. The two bidders are: Evelop-Air Nostrum; and Air Europa in partnership with #Aeronova, another Globalia subsidiary. A third operator, #Canary_Fly, has been excluded from the bidding for failing to produce all the required documentation. So yet again, the contract will be awarded to companies either owned by the Barceló Group or Globalia.

    On 10 November 2020, Evelop carried out the first charter deportations from Spain since the restrictions on travel brought about by the cCOVID-19 pandemic. On board were 22 migrants, mostly Senegalese, who had travelled by boat to the Canary Islands. Evelop and the Spanish government dumped them in Mauritania, under an agreement with the country to accept any migrants arriving on the shores of the Islands. According to El País newspaper, the number of actual Mauritanians deported to that country is a significant minority of all deportees. Anti-deportation campaigners state that since the easing up of travel restrictions, Evelop has also deported people to Georgia, Albania, Colombia and the Dominican Republic.

    Evelop is not only eager to cash in on deportations in Spain. Here in the UK, Evelop carried out at least two charter deportations last year: one to Ghana and Nigeria from Stansted on 30 January 2020; and one to Jamaica from Doncaster airport on 11 February in the same year. These deportations took place during a period of mobile network outages across Harmondsworth and Colnbrook detention centres, which interfered with detainees’ ability to access legal advice to challenge their expulsion, or speak to loved ones.

    According to campaigners, the company reportedly operates most of Austria and Germany’s deportations to Nigeria and Ghana, including a recent joint flight on 19 January. It also has operated deportations from Germany to Pakistan and Bangladesh.

    Evelop is not the only company profiting from Spain’s deportation machine. The Spanish government also regularly deports people on commercial flights operated by airlines such as Air Maroc, Air Senegal, and Iberia, as well as mass deportations by ferry to Morocco and Algeria through the companies #Transmediterránea, #Baleària and #Algérie_Ferries. #Ferry deportations are currently on hold due to the pandemic, but Air Maroc reportedly still carry out regular deportations on commercial flights to Moroccan-occupied Western Sahara.

    Where’s the money?

    The financial outlook for the Barceló Group as a whole at the end of 2019 seemed strong, having made a net profit of €135 million.

    Before the pandemic, the company president said that he had planned to prioritise its hotels division over its tour operator segment, which includes its airlines. Fast forward a couple of years and its hotels are struggling to attract custom, while one of its airlines has secured a multimillion-euro deportation contract.

    Unsurprisingly, the coronavirus pandemic has had a huge impact on the Barceló Group’s operations. The company had to close nearly all of its hotels in Europe, the Middle East and Africa during the first wave of the pandemic, with revenue down 99%. In the Caribbean, the hotel group saw a 95% drop in revenue in May, April and June. They fared slightly better in the US, which saw far fewer COVID-19 restrictions, yet revenue there still declined 89%. By early October, between 20-60% of their hotels in Europe, the Middle East and the Caribbean had reopened across the regions, but with occupancy at only 20-60%.

    The company has been negotiating payments with hotels and aircraft lessors in light of reduced demand. It claims that it has not however had to cut jobs, since the Spanish government’s COVID-19 temporary redundancy plans enable some workers to be furloughed and prevent employers from firing them in that time.

    Despite these difficulties, the company may be saved, like other tourism multinationals, by a big bailout from the state. Barceló’s Ávoris division is set to share a €320 million bailout from the Spanish government as part of the merger with Globalia’s subsidiaries. Is not known if the Barceló Group’s hotel lines will benefit from state funds.

    Key people

    The eight members of the executive board are unsurprisingly, male, pale and frail; as are all ten members of the Ávoris management team.

    The company is co-chaired by cousins with confusingly similar names: #Simón_Barceló_Tous and #Simón_Pedro_Barceló_Vadell. We’ll call them #Barceló_Tous and #Pedro_Barceló from here. The family are from Felanitx, Mallorca.

    Barceló Tous is the much more low-key of the two, and there is little public information about him. Largely based in the Dominican Republic, he takes care of the Central & Latin American segment of the business.

    His cousin, Pedro Barceló, runs the European and North American division. Son of Group co-founder #Gabriel_Barceló_Oliver, Pedro Barceló is a law graduate who has been described as ‘reserved’ and ‘elusive’. He is the company’s executive president. Yet despite his apparent shyness, he was once the youngest senator in Spanish history, entering the upper house at age 23 as a representative for the conservative party with links to the Francoist past, #Partido_Popular. For a period he was also a member of the board of directors of Globalia, Aena and #First_Choice_Holidays.

    The CEO of Evelop is #Antonio_Mota_Sandoval, formerly the company’s technical and maintenance director. He’s very found of #drones and is CEO and founder of a company called #Aerosolutions. The latter describes itself as ‘Engineering, Consulting and Training Services for conventional and unmanned aviation.’ Mota appears to live in Alcalá de Henares, a town just outside Madrid. He is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Foundation

    As is so often the case with large businesses engaging in unethical practises, the family set up a charitable arm, the #Barceló_Foundation. It manages a pot of €32 million, of which it spent €2m in 2019 on a broad range of charitable activities in Africa, South America and Mallorca. Headed by Antonio Monjo Tomás, it’s run from a prestigious building in Palma known as #Casa_del_Marqués_de_Reguer-Rullán, owned by the Barceló family. The foundation also runs the #Felanitx_Art & Culture Center, reportedly based at the Barceló’s family home. The foundation partners with many Catholic missions and sponsors the #Capella_Mallorquina, a local choir. The foundation is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Group’s vulnerabilities

    Like other tourism businesses, the group is struggling with the industry-wide downturn due to COVID-19 travel measures. In this context, government contracts provide a rare reliable source of steady income — and the Barcelós will be loathe to give up deportation work. In Spain, perhaps even more than elsewhere, the tourism industry and its leading dynasties has very close ties with government and politicians. Airlines are getting heavy bailouts from the Spanish state, and their bosses will want to keep up good relations.

    But the deportation business could become less attractive for the group if campaigners keep up the pressure — particularly outside Spain, where reputational damage may outweigh the profits from occasional flights. Having carried out a charter deportation to Jamaica from the UK earlier in the year, the company became a target of a social media campaign in December 2020 ahead of the Jamaica 50 flight, after which they reportedly said that they were not involved. A lesser-known Spanish airline, Privilege Style, did the job instead.

    https://corporatewatch.org/evelop-barcelo-group-deportation-planes-from-spain
    #Espagne #business #compagnies_aériennes #complexe_militaro-industriel #renvois #expulsions #migrations #réfugiés #asile #tourisme #charter #Maurtianie #îles_Canaries #Canaries #Géorgie #Albanie #Colombie #République_dominicaine #Ghana #Nigeria #Allemagne #Standsted #UK #Angleterre #Pakistan #Bangladesh #Air_Maroc #Air_Senegal #Iberia #Maroc #Algérie #ferrys #Sahara_occidental #covid-19 #pandémie #coronavirus #hôtels #fondation #philanthrocapitalisme

    ping @isskein @karine4

  • The weekend COVID-19 came to AIPAC – and changed the Jewish World forever - Haaretz
    https://www.haaretz.com/us-news/EXT.premium.EXT-STATIC-the-weekend-covid-19-changed-the-jewish-world-foreve

    On March 1, 2020, the coronavirus was barely making headlines in the United States and Israel. Both countries had more pressing matters. In Israel, which counted just 10 confirmed cases, the media was focused on the next day’s general election. In Washington, D.C. it was the Super Tuesday primary, not America’s 65 confirmed COVID-19 cases, that dominated the headlines. The virus was far away and the American capital felt safe – safe enough to host a gathering of more than 18,000 people, including dozens of members of Congress, in the largest annual Jewish event in the United States. But it would be two other, unheralded guests who would prove the most influential.

    Every year, supporters of Israel locally and globally gather for three days in Washington’s main convention center for the AIPAC Policy Conference – a display of political force just a stone’s throw away from Capitol Hill. The 2020 conference featured speeches by then-Vice President Mike Pence, House Majority Leader Steny Hoyer and a video address from Prime Minister Benjamin Netanyahu, who stayed home because of the election.

    Two anonymous participants from a suburb of New York, attending the event as part of a small synagogue delegation, managed to dramatically change the agenda of the American Jewish community within days. It wasn’t what they did at the event, but what they unknowingly brought with them: the virus.

    suivi, avec animation grand format, d’un des premiers événements disséminateurs états-uniens, il y a un an : la conférence annuelle de l’AIPAC

  • Travel Quarantines: Enduring the Mundane, One Day at a Time - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/02/24/travel/quarantine-life-travelers.html

    Travel Quarantines: Enduring the Mundane, One Day at a Time
    Running a half-marathon in your hotel room. Hearing the sea, but not seeing it. Fixating on food. Here’s how some travelers passed the time during their mandatory quarantines.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#hotelquarantaine#circulation#frontiere#retsrictionsanitaire

  • « Ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas comprendre » : en quarantaine à l’hôtel, des voyageurs racontent un moment « hors du temps »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/21/ceux-qui-ne-l-ont-pas-vecu-ne-peuvent-pas-comprendre-en-quarantaine-a-l-hote

    Cocotiers, ciel bleu, chant des tourterelles… En septembre, Béatrice et Vincent ont vécu à quelques mètres de la mer, à l’île Maurice. « Sauf qu’un grand mur de pierre infranchissable cachait le paysage », précise Béatrice. Le couple de trentenaires a vécu deux semaines enfermé dans une chambre d’hôtel avec leur fille de 2 ans, un sort commun à de nombreux voyageurs depuis le début de la pandémie de Covid-19.Depuis bientôt un an, plusieurs pays ont imposé une quarantaine de quatorze jours à l’hôtel pour toutes les personnes arrivant de l’étranger. Le Royaume-Uni a inauguré, lundi 15 février, des mesures similaires pour celles en provenance de pays classés à risque. A partir du 22 février, les voyageurs atterrissant au Canada devront, eux, s’isoler trois jours à l’hôtel.
    L’hôtel Sofitel de l’aéroport de Heathrow, dans l’ouest de Londres, le 14 février.
    Que se passe-il dans le huis clos de ces chambres transformées en salles d’attente ? En réponse à un appel à témoignages, les internautes ont raconté au Monde un moment « hors du temps ». Tous préviennent : « Si vous pouvez éviter une quarantaine à l’hôtel, faites-le. » Le prix d’un tel séjour allant de 1 500 à 2 500 euros par personne, les témoignages évoquent majoritairement des impératifs personnels ou professionnels.
    Confiné seul dans son logement de 15 m2 à Toulouse, Tom, étudiant franco-australien de 21 ans, voulait rejoindre sa famille à Sydney en avril. Après un été passé auprès de son père malade, Delphine rentrait chez elle à Singapour, fin août. Au même moment, Anne-Hélène, nommée professeure de philosophie au lycée français de Bangkok, s’installait en Thaïlande. Repoussant depuis de longs mois leur déménagement à l’île Maurice, Béatrice et Vincent, eux, ont pris en septembre le dernier vol de rapatriement, qui était assorti d’une quarantaine financée par l’Etat.
    A peine le pied posé sur le sol de leur pays d’accueil, tous se souviennent avoir été pris pour des « parias ». « On avait l’impression d’être des virus ambulants », raconte Béatrice, accueillie à l’aéroport par des personnels en tenue de protection intégrale, avant d’être conduite en car à l’hôtel.
    Un voyageur assis à une fenêtre de l’hôtel Radisson Blu, à l’aéroport de Heathrow, dans l’ouest de Londres, le 17 février.Si les règles de la quarantaine varient selon les pays, elles partagent la même rudesse. En Australie, Tom n’a jamais pu ouvrir sa fenêtre pour respirer l’air extérieur pendant ses quatorze jours d’isolement.
    Pour vivre au mieux cette privation de liberté, Delphine s’est longuement
    Débute ensuite « le temps subi ». « Celui des rendez-vous imposés qui rythment la journée », raconte Delphine. « On se sent un peu comme dans un zoo : des animaux qui attendent les heures de repas », décrit Béatrice. A l’île Maurice comme ailleurs, les pensionnaires ont interdiction de croiser les personnes en combinaison servant la nourriture. Même s’ils séjournent dans des hôtels multi-étoilés, tous décrivent des menus rudimentaires, similaires aux plateaux-repas industriels servis dans les avions. « Du riz, du riz et encore du riz », du petit déjeuner au dîner pour Delphine, à Singapour. (...)Tous évoquent l’importance des « petits plaisirs » : musique, sport, bains, films… « Hormis le jour et la nuit, il n’y a pas grand-chose qui vous raccroche au réel, donc il faut se recréer un monde agréable », abonde Anne-Hélène,Les séances de peinture, de dessin, de danse organisées pour occuper leur fille ont aidé Béatrice et Vincent à tenir. Pour d’autres, le travail a été salvateur. Anne-Hélène a préparé sa rentrée. Tom, étudiant en ingénierie aéronautique, suivait ses cours à distance avec la France, de 18 heures à 3 heures, en raison du décalage horaire. L’étudiant, habitué aux petits espaces, reconnaît avoir vécu « comme des vacances » ce séjour dans une suite immense du Sofitel de Sydney, avec baignoire, lit « king size » et un salon séparé. (...) Beaucoup décrivent ce que Delphine appelle le « blues du 6e jour ». « Quand vous n’êtes pas tout à fait à la fin de la première semaine, le temps qu’il reste semble long », rapporte-t-elle. Le lendemain, en guise d’encouragement, tous les résidents de son hôtel singapourien ont reçu un gâteau pour les féliciter du chemin parcouru. « Singapour a un côté militaire et infantilisant », souligne la magistrate, qui est finalement « rentrée dans le jeu ». « C’est stupide, mais j’étais fière de recevoir ce gâteau, je l’ai pris en photo pour l’envoyer à mes amis », poursuit-elle.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#hotelquarantaine#depistage#frontiere#circulation#santementale

  • Has anyone bothered to think about the staff working at quarantine hotels? | The Independent
    https://www.independent.co.uk/voices/quarantine-hotels-covid-red-list-migrant-workers-b1802864.html

    The government’s quarantine scheme requires 11 days of hotel isolation for travelers entering the UK from a “red list” of countries. But the entire initiative risks being undermined by policies which make it impossible for workers in the hotel industry to protect themselves from the spread of infection.We need to confront the possibility of the virus spreading between guests and staff, who must be able to take time off work to isolate if there is a risk they could have come into contact with an infected person. However, a low rate of statutory sick pay, alongside restrictions, especially for migrant workers, on access to financial support, means isolating from work can lead to destitution for many people in these jobs.
    The government needs to raise statutory sick pay from £95 per week, one of the lowest in Europe and utterly insufficient to support a family for 10 days or more of isolation. It also needs to scrap No Recourse to Public Funds (NRPF), which keeps migrant workers in poverty, and expand access to its one-off isolation payments of £500. Without these measures, workers in these hotels will face the impossible choice between isolating to protect their health and feeding their families. The hospitality sector in the UK has the highest proportion of migrant workers, making up 30 per cent of the workforce. Most migrants living and working in the UK are automatically subject to NRPF, leaving them unable to access the public safety net, including universal credit, child benefit, income support or housing benefit, regardless of their financial circumstances.
    Red list countries: Full list of 33 nations where hotel quarantine rules apply ‘I guess this means it is okay for me to be violated’ – migrant women have been forgotten in the domestic abuse bill. Long before the pandemic, NRPF conditions were causing severe financial hardship for migrants. For migrant workers in the hospitality sector, an industry hit particularly hard by the pandemic, job losses combined with NRPF conditions have meant they are unable to say “no” to high-risk working conditions and low pay. Throughout this pandemic, we have seen how frontline workers, often in low-paid work, have kept our country going. Yet these are the workers who are consistently undervalued by the government and by employers, despite the fact they have kept our shops open, our transports systems running and our shared spaces clean. The new mandatory hotel quarantine scheme is no exception. The responsibility for lowering Covid-19 transmission across our borders has fallen to low-paid hotel workers, security staff and cleaners. It is them ensuring that the scheme runs smoothly and safely. Low rates of sick pay and a reliance on the statutory minimum wage is prevalent in hospitality contracts, and even more so in cleaning and security contracts, which are often outsourced to agencies, and where insecure and zero-hours contracts are common.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotelquarantaine#travailleurmigrant#travailleurpremiereligne#frontiere#economie

  • UK quarantine hotels ’a death sentence’ for at-risk Britons, says cancer patient | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/17/uk-quarantine-hotels-a-death-sentence-for-at-risk-britons-says-cancer-p
    https://i.guim.co.uk/img/media/22f464e88808b46911552e26c2dbc0542b05f547/0_469_998_599/master/998.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-alig

    Thomas, 68, is undergoing treatment for stage four incurable cancer, so had been shielding since the start of the pandemic. He flew out to the Portuguese archipelago for a family holiday in December, but said he has been advised by his GP and oncologist that it would be dangerous for him to return and stay in a quarantine hotel for 10 days, leaving him effectively stranded.As of Monday, Madeira has been listed on the government’s red list of locations from which arrivals to the UK must quarantine in a hotel at their own expense. There are no exemptions for people with medical conditions.Thomas requires a special diet, access to medical supplies and support, and also fears he could contract coronavirus from another guest or member of staff, which he describes as “a death sentence for people like me”.“I’ve been in isolation since the beginning of the pandemic, but also quite a long time before because I wasn’t well enough to do much more than sit around and read books,” he said. “We came out for 10 days in December. I really, really needed a break.”
    In the 10 days he was holidaying in Madeira, coronavirus rates in the UK rose significantly. British Airways cancelled his return flight and rescheduled it for early January, Thomas said, but his GP and oncologist recommended he stay put due to the growing risk of Covid in the UK. The family moved from their hotel to a nearby apartment and began chemotherapy in Madeira. Since the replacement flight, Thomas said all others have been cancelled.
    “Madeira is indeed a part of Portugal, but it’s thousands of kilometres away in the middle of the Atlantic ocean,” said Thomas. “Moreover, the reason we came was because Madeira has very low incidences of Covid, and this remains so. But despite that, our government decided to lump it in with the mainland, which seems absurd.”While those staying in UK quarantine hotels are able to leave for medical attention, Thomas’s GP has told him she thinks it would be too dangerous for him there.“The stress isn’t particularly helpful either,” he added. “It means we’re basically banned from returning to our own country … We can hang out here for a bit, but that’s really not the point. Medium or long term, it’s not going to work. I’ve got a kid who I need to have a life.”He has been offered a coronavirus vaccine from his GP, council and hospital in his home city of London, which he is unable to access, and he cannot get one in Madeira.“I’m not saying anyone intended it to be this way, but they’ve not fully thought through these things that need to be taken into account. Surely there must be other people in a similar boat. It’s illogical. I have friends returning from LA this Thursday … and they’re going to walk through immigration and go home. It doesn’t make any logical sense.”The Department for Health was approached for comment

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotelquarantaine#portugal#madere#retour#vaccination

  • What Australia has learned from a year of Covid hotel quarantine | Australia news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/australia-news/2021/feb/17/what-australia-has-learned-from-a-year-of-covid-hotel-quarantine
    https://i.guim.co.uk/img/media/6bcefb130e6c4252873fd429586ab02dea15a0b3/0_273_4118_2472/master/4118.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Australia’s strict 14-day hotel quarantine system, and simultaneous stifling of its citizens’ ability to travel freely overseas, are widely acknowledged as a major factor in the nation’s successful containment of Covid-19, low death rate and ability to resume a semblance of pre-pandemic life. However the nation’s quarantine regime has been progressively tightened in response to instances of the virus leaking out of hotels since the mandatory order was introduced for international arrivals from all countries in March last year. After the country’s initial lockdown largely suppressed the virus and new community cases dwindled, instances of new hotel quarantine breaches were noticeable, and often had the full attention of local health authorities. Importantly, Australia’s hotel quarantine program is also supported by a politically unpopular cap on weekly quarantine spots that has left tens of thousands of Australians stranded overseas.While the specifics differ slightly between various states and territories, Australia’s current hotel quarantine program has been shaped by breaches, and the key infection control lessons authorities have learned.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#hotelquarantaine#frontiere#circulation#retour

  • « Ici, l’ambiance est “Covid-free” » : au Mexique, des mesures sanitaires souples pour sauver le tourisme
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/16/ici-l-ambiance-est-covid-free-au-mexique-des-mesures-sanitaires-souples-pour

    « Ne dites pas à mon patron que je suis au Mexique », confie, sous couvert d’anonymat, une comptable espagnole de 31 ans, qui vient de débarquer dans la station balnéaire de Tulum, sur la Riviera Maya (sud-est). Les mesures sanitaires locales, plutôt permissives face à la pandémie de Covid-19, attirent les étrangers qui fuient les restrictions dans leur propre pays. Au point que le Mexique s’est hissé du septième au troisième rang mondial des nations les plus prisées en ces temps de coronavirus. Le pari, qui permet au secteur touristique de mieux résister à la crise, semble néanmoins risqué. Le télétravail a été la planche de salut de cette employée d’une grande entreprise à Barcelone : « Je ne supportais plus le couvre-feu dans mon appartement. » C’est l’absence de restriction de voyage et l’envie de soleil qui l’ont incitée, fin janvier, à s’envoler pour le Mexique. La comptable travaille à distance dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige. « A partir de midi, c’est la liberté à la plage ! »
    Comme elle, des milliers d’Européens et d’Américains se laissent séduire par les plages de sable fin. « C’est conjoncturel, tempère Miguel Torruco, le ministre du tourisme. Le secteur n’est pas épargné. Mais la crise est moins forte qu’ailleurs. » L’arrivée de touristes étrangers a chuté de 46 % en 2020 (24 millions de visiteurs internationaux), contre une baisse de 74 % au niveau mondial. Le manque à gagner, pour le secteur, s’élève à plus de treize milliards de dollars (10,7 milliards d’euros) ; le chiffre d’affaires, lui, a accusé un recul de 55 % en un an. Un quart des quatre millions d’emplois directs générés par le secteur ont été supprimés. Les mesures sanitaires non coercitives ont néanmoins limité la casse. Pas de confinement obligatoire, pas d’amende, pas de tests Covid-19 imposés aux étrangers… Le gouvernement a joué la carte de la souplesse, misant sur une limitation des activités commerciales en fonction d’un code d’alerte sanitaire de quatre couleurs selon les régions. Objectif : sauver un secteur-clé de l’économie (il pèse 8,7 % du produit intérieur brut) qui représente la troisième source de devises après les transferts de fonds des émigrés et le pétrole. « Nous n’avions pas le choix, justifie M. Torruco. Six salariés sur dix vivent au jour le jour sans être déclarés, spécialement dans le tourisme. » Le ministre précise néanmoins que « des protocoles sanitaires stricts sont appliqués » dans les hôtels, les restaurants et les transports. Bilan : début février, les vols internationaux étaient revenus à 67 % de leur niveau d’avant le Covid, selon le Centre de recherche et de compétitivité touristique (Cicotur) de l’université Anahuac de Mexico. Quant au taux d’occupation hôtelière, il atteignait environ 50 % fin 2020, contre plus de 70 % en temps normal. « La pandémie a changé les pratiques touristiques, précise le directeur du Cicotur, Francisco Madrid. Les touristes étrangers sont moins nombreux, mais ils restent plus longtemps. Par ailleurs, les Américains, qui représentent la moitié des visiteurs au Mexique, optent pour des vols plus courts, de moins de quatre heures. Notre proximité avec les Etats-Unis est un atout. » De quoi satisfaire Céline Desfeux, qui gère une vingtaine de locations Airbnb à Tulum. « On est plein depuis juin 2020 », se félicite cette Française de 33 ans, dont treize passés dans la région. Les tarifs abordables constituent un autre avantage concurrentiel : les touristes dépensent en moyenne 1 000 dollars (sans le vol) pour une ou deux semaines au Mexique, contre 2 500 dollars aux Etats-Unis, d’après Cicotur. Les professionnels répondent aussi aux exigences sanitaires des étrangers : « Nous avons installé des centres de tests Covid dans les hôtels et les aéroports », explique Braulio Arsuaga, président du Conseil patronal touristique mexicain, qui se dit néanmoins « inquiet » des nouvelles restrictions aériennes.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#europe#etatsunis#sante#teletravail#travailleurmigrant#tourisme#restrictionsanitaire#hotel#depistage

  • Hotel quarantine rollout in England ’an absolute joke’, says border official | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/feb/15/hotel-quarantine-rollout-in-england-an-absolute-joke-says-border-offici
    https://i.guim.co.uk/img/media/3fbd3de72fc39d8b28973da340f56c9a8adc7e0c/0_458_3450_2071/master/3450.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Border staff received guidelines on how to execute England’s new “red list” quarantine rules in an email two and a half hours before they came into force in a rollout that one worker described as “an absolute joke”.
    British and Irish nationals or UK residents arriving from a list of 33 countries are now required to book a 10-day quarantine package costing £1,750 per adult, as the government seeks to limit the spread of new and potentially more dangerous coronavirus variants arriving from abroad.Border Force sources told the Guardian that all immigration control staff had received a lengthy email with five attachments, detailing official guidance for carrying out the new checks at the border, at 9.25pm on Sunday. The rules came into effect at midnight.Significant numbers of staff would not have seen the email when they started their shifts on Monday, the sources said. One Border Force operative on duty at Heathrow airport during the first day of the checks described the process as “an absolute joke”. The Home Office has been approached for comment.
    Arrivals who have been in a red-list country in the last 10 days queue in a separate lane from other travellers at one of five airports. The significant majority on Monday arrived at Heathrow.Immigration control staff must check each traveller’s completed passenger locator form, hotel quarantine booking, a confirmed negative Covid test and evidence of two additional test bookings for while they are in quarantine

    #Covid-1ç#migrant#migration#grandebretagne#sante#frontiere#quarantaine#depistage#hotelquarantaine#variant

  • Seventy per cent of Australians think border should stay shut until global Covid crisis has passed – poll | Essential poll | The Guardian
    http://www.theguardian.com/australia-news/2021/feb/16/seventy-per-cent-of-australians-think-border-should-stay-shut-until-glo
    https://i.guim.co.uk/img/media/bc96de42d81055907c050111aebf6bccdbb0d2cf/0_44_3497_2099/master/3497.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    A significant majority of Australians think the Morrison government should keep the border closed until after the pandemic is under control globally, and most voters think Canberra should be responsible for managing quarantine for returning travellers, according to the latest Guardian Essential poll.The latest survey of 1,109 respondents suggests voters have adopted a fortress Australia disposition as concerns are heightened about more virulent variants of Covid.
    Some 71% of the survey think the border needs to remain shut until the public health crisis has passed and 62% agree with the statement: “It should be the federal government’s responsibility to protect Australia’s international borders and manage the hotel quarantine system.”The sentiment follows the Victorian premier, Daniel Andrews, flagging last week the need for a “cold, hard discussion” about whether Australia should reduce international arrivals further, given the increased rate of transmission associated with new variants and the impending vaccination program in Australia.Andrews on Monday declared the only way to eliminate the risk of cases spreading from hotel quarantine into the community was to reduce the number of international arrivals to zero.But the premier said it was possible the current risks could be better managed if quarantine occurred in purpose-built facilities – a concept the Morrison government has pushed back against.While a majority of survey respondents want to isolate the country right now, the instinct is situational. Some 67% of the sample say the border should be reopened “slowly and safely” after the Covid vaccines have been rolled out to the public.This fortnight’s survey indicates Australians are fatigued with the crisis, with more than 70% of respondents saying they want life to return to how it was before the pandemic, and 43% of the sample agreeing with the statement: “I don’t think I could stand another lockdown.”

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#frontiere#isolement#insularite#zerocovid#hotelquarantaine

  • UK Covid live: visitors from ’red list’ countries will have to pay £1,750 for hotel quarantine, Hancock says | Politics | The Guardian
    https://www.theguardian.com/politics/live/2021/feb/09/uk-covid-live-matt-hancock-coronavirus-latest-updates
    https://i.guim.co.uk/img/media/2a6d125cd22c274556b9ff4495cf377715f1d3c0/0_232_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In the Commons Huw Merriman (Con) asks how long these restrictions will last. In response, Matt Hancock says he wants to be able to exit from these arrangements as soon as it is practical and as soon as it is safe.But he does not say when this is likely to be. And he points out that, at last night’s No 10 press conference, Prof Jonathan Van-Tam, the deputy chief medical officer for England, said the government would need to know the vaccines were effective against all variants of the virus before a full easing of restrictions. Hancock said this was still a matter of uncertainty.
    Jonathan Ashworth, the shadow health secretary, told MPs that the government’s plans did not go far enough because half the countries where the South African variant has been identified are not included on the “red list”. He said: Our first line of defence is surely to do everything we can to stop [new variant] arising in the first place. That means securing our borders to isolate new variants as they come in. He’s announced a detailed package today but he hasn’t announced comprehensive quarantine controls at the borders.
    So why then when over half of the countries where the South Africa variant has been identified - why are over half of them not on the so-called red list?
    And indeed according to newspaper reports he wanted to go further with more extensive quarantine arrangements. I want that as well, the British public want that as well, so I will work with him to make that happen so we can strengthen our borders and fix any holes in this nation’s defences.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#frontiere#restrictionsanitaire#variant#hotelquarantaine

  • Premiers doutes au Royaume-Uni concernant le vaccin AstraZeneca
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/09/premiers-doutes-au-royaume-uni-concernant-le-vaccin-astrazeneca_6069299_3244

    Seuls 147 cas de variant sud-africain ont pour l’heure été identifiés au Royaume-Uni, et Jonathan Van-Tam, le très pédagogue conseiller médical adjoint du gouvernement, a longuement insisté, lundi : « Rien n’indique qu’il va prendre le pas sur le variant du Kent. » Mais la campagne de tests et d’isolement systématiques des populations concernées ne fait que commencer dans certaines zones (à Bristol, par exemple, dans le sud-ouest du pays). Et les restrictions dures aux frontières pour les voyageurs venant des pays les plus à risque de variants ne sont toujours pas en place : les « hôtels à quarantaine » sur le modèle néo-zélandais ou australien ne seront opérationnels qu’à partir du 15 février. D’ici là, « jusqu’à 205 000 personnes venant de zones à risque pourront encore arriver », affirme le Daily Telegraph.
    Enfin, le gouvernement Johnson s’inquiète de la « résistance » au vaccin qui pourrait augmenter à mesure que le doute sur son efficacité s’installe. Le scepticisme vaccinal est faible dans le pays, sauf chez les populations britanniques d’origine africaine, caribéenne ou asiatiques (« BAME »), selon les témoignages de multiples médecins sur le terrain. Une étude du Royal College of General Practitioners, publiée le 7 février, souligne que les Britanniques blancs sont deux fois plus susceptibles de s’être fait vacciner que les Noirs.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#vaccination#minorite #BAME#inegalite#race#variant#hotelquarantaine#frontiere#restrictionsanitaire

  • Coronavirus: Malaysia to move migrant workers to hotels; Japanese doctors warn of long-lasting aftereffects | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/coronavirus/asia/article/3120908/coronavirus-malaysia-move-migrant-workers-hotels-japanese-doctors

    Workers wearing personal protective equipment leave after burying a victim of the coronavirus disease at a Muslim cemetery in Gombak, on the outskirts of Kuala Lumpur, Malaysia. Photo: AP Workers wearing personal protective equipment leave after burying a victim of the coronavirus disease at a Muslim cemetery in Gombak, on the outskirts of Kuala Lumpur,
    Malaysia’sgovernment has kicked off a plan to temporarily house migrant workers in near-empty hotels across the nation to tackle the worsening spread of Covid-19 cases due to workplace clusters.
    Malaysia’s Tourism, Arts and Culture Ministry said in a statement that the programme will help curb the virus outbreak and indirectly assist hotel operators hurt by the pandemic.“The initiative is the best alternative at the moment,” the ministry said. The plan is a collaboration between the ministry and the Department of Manpower of the Ministry of Human Resources, it said.Overcrowded conditions in employee dormitories have been a key source of infections, spurring record cases and pressuring Malaysia’s health system. The nation has more than 1.5 million documented migrant workers, 91 per cent of whom live in accommodation that does not meet minimum housing standards, according to the Ministry of Human Resources.The government’s plan also provides a lifeline for the tourism industry. More than 100 hotels have closed since the outbreak began almost a year ago, according to a statement by the Malaysian Association of Hotels.

    #Covid-19#migrant#migration#malaisie#sante#travailleurmigrant#dortoir#hotel#contamination#infection#pandemie

  • The two sides of TUI : crisis-hit holiday giant turned deportation specialist

    2020 was a rough year for the tourism industry, with businesses worldwide cancelling holidays and laying off staff. Yet one company has been weathering the storm with particular ruthlessness: the Anglo-German giant TUI.

    TUI (Touristik Union International) has been called the world’s biggest holiday company. While its core business is selling full-package holidays to British and German families, 2020 saw it taking on a new sideline: running deportation charter flights for the UK Home Office. In this report we look at how:

    - TUI has become the main airline carrying out charter deportation flights for the UK Home Office. In November 2020 alone it conducted nine mass deportations to 19 destinations as part of Operation Sillath, and its deportation flights continue in 2021.
    - TUI lost over €3 billion last year. But the money was made up in bailouts from the German government, totalling over €4 billion.
    – TUI’s top owner is oligarch Alexey Mordashov, Russia’s fourth richest billionaire who made his fortune in the “Katastroika” of post-Soviet asset sell-offs. His family holding company made over €100 million in dividends from TUI in 2019.
    – In 2020, TUI cut 23,000 jobs, or 32% of its global workforce. But it carried on paying out fat salaries to its bosses – the executive board waived just 5% of their basic pay, with CEO Fritz Joussen pocketing €1.7 million.
    – Other cost-cutting measures included delaying payments of over €50m owed to hotels in Greece and Spain.
    - TUI is accused of using its tourist industry muscle to pressure the Greek government into dropping COVID quarantine requirements last Summer, just before the tourist influx contributed to a “second wave” of infections.
    – It is also accused of pressuring hotels in the Canary Islands to stop hosting migrants arriving on wooden boats, fearing it would damage the islands’ image in the eyes of TUI customers.

    TUI: from heavy industry to holiday giant

    Calling itself the ‘world’s leading tourism group’, TUI has 277 direct and indirect subsidiaries. The parent company is TUI AG, listed on the London Stock Exchange and based in Hannover and Berlin.

    TUI describes itself as a ‘vertically-integrated’ tourism business. That means it covers all aspects of a holiday: it can take care of bookings, provide the planes to get there, accommodate guests in hotels and cruises, and connect them with ‘experiences’ such as museum vists, performances and excursions. Recent company strategy buzz highlights the use of digitalisation – ‘driving customers’ into buying more services via its apps and online platforms. Where it can’t do everything in-house, TUI also uses other airlines and works extensively with independent hotels.

    TUI’s major assets are:

    - Hotels. By September 2020 the company ran over 400 hotels, the most profitable of which is the RIU chain, a company jointly owned by the Mallorca-based RIU family.
    - Cruises. TUI owns three cruise companies – TUI Cruises, Hapag-Lloyd Cruises and Marella Cruises – which between them operate 17 vessels.
    - Airlines. TUI has five airlines with a total fleet of 137 aircraft. 56 of these are operated by its biggest airline, the British company TUI Airways. Collectively, the airlines under the group are the seventh largest in Europe.

    TUI also runs the TUI Care Foundation, its vehicle for green PR, based in the Hague.

    The company has a long history dating back to 1923 – though it is barely recognisable from its earlier embodiment as the energy, mining and metalworking group Preussag, originally set up by the German state of Prussia. Described by some as the “heavy industrial arm” of the Nazi economy, Preussag was just one of many German industrial firms which benefited from forced labour under the Third Reich. It transformed itself into a tourism business only in 1997, and completed a long string of acquisitions to become the behemoth it is today – including acquiring leading British travel agents Thomson in 2000 and First Choice Holidays in 2007.

    TUI holidaymakers are mostly families from the UK and Germany, with an average ticket for a family of four costing €3,500 . The top five destinations as of Easter 2019 were, in order: Spain, Greece, Egypt, Turkey, and Cape Verde.

    The UK branch – including TUI Airways, which is responsible for the deportations – is run out of Wigmore House, next to Luton Airport in Bedfordshire. The UK managing director is Andrew “Andy” Flintham. Flintham has been with TUI for over 15 years, and previously worked for British Airways and Ford.

    Dawn Wilson is the managing director of TUI Airways. and head of airline operations on the TUI aviation board, overseeing all five of TUI’s airlines. Wilson is also a director of TUI UK. Originally from Cleethorpes, Wilson’s career in the industry began as cabin crew in the 80s, before rising up the ranks of Britannia Airways. Britannia’s parent company Thomson was acquired by TUI in 2000.
    TUI’s crisis measures: mass job losses, deportations, and more

    Before the pandemic TUI was a success story, drawing 23 million people a year to sun, sea, snow or sights. In 2019, TUI was riding high following the collapse of its key UK competitor, Thomas Cook. It branched out by adding 21 more aircraft to its fleet and picking up a number of its rival’s former contracts, notably in Turkey. TUI’s extensive work in Turkey has recently made it a target of the Boycott Turkey campaign in solidarity with the Kurdish people. The one bum note had been the grounding of its Boeing 737 MAX airliners, after two crashes involving the aircraft forced the worldwide withdrawal of these planes. Despite that, the company made close to €19 billion in revenues in 2019, and a profit of over €500 million. Most of that profit was handed straight to shareholders, with over €400 million in dividends. (See: Annual Report 2019). And the future looked good, with record bookings for 2020.

    Then came COVID-19. By the end of the 2020 financial year, travel closures had resulted in losses of €3 billion for TUI, and a net debt of €4.2bn. To stay afloat, the company has managed to pull in handouts from the German state, as well as backing from its largest shareholder, the Russian oligarch Alexei Mordashov. It has also turned to a number of controversial business practices: from mass job losses to becoming Brexit Britain’s main deportation profiteer.

    Here we look at some of what TUI got up to in the last year.
    Government bailouts

    Had it been left to the free market, TUI might well have gone bust. Fortunately for TUI’s investors, the German government rode to the rescue. In total, the state – working together with some banks and private investors – has provided TUI with €4.8bn in bailout funds to see it through COVID-19.

    The vast bulk of this money, €4.3 billion to date, has come from German taxpayers. TUI received a €1.8 rescue loan from state development bank KsF in April 2020, followed by another €1.2 billion package in August. The third bailout, agreed in December 2020, totalled €1.8 billion. €1.3 billion of this was more government money – from the German Economic Support Fund (WSF) as well as KsF.

    While some was a straight loan, portions came as a “silent participation” convertible into shares in the company – that is, the state has the option to become a major TUI shareholder. The deal also involved the government having two seats on TUI’s supervisory board. The German state is now intimately involved in TUI’s business.

    The other €500m was raised by issuing new shares to private investors. TUI’s largest owner, Alexey Mordashov, agreed to take any of these not bought by others – potentially increasing his stake in the company from 25% to as much as 36% (see below).
    Slashing jobs

    Alongside bail-outs, another key part of TUI’s response to the COVID crisis has been to hit the staff. Back in May 2020 there was widespread media coverage when TUI announced it would make 8,000 job cuts globally. Then in July 2020, the company announced it would close 166 of its 516 travel agencies in the UK and Ireland at a cost of 900 jobs.

    But these announcements turned out to be just the beginning. In the 2020 Annual Report, published in December 2020, TUI quietly announced that it had in fact cut 23,143 jobs – that is 32% of its total staff.

    Particularly hard hit were hotel staff, whose numbers fell by over 13,000, 46% of the total. The workforce of TUI’s excursions and activities division, TUI Musement, was cut in half with almost 5,000 job losses (Annual Report, p88). And these figures do not include staff for TUI Cruises (JV), a joint venture company whose employees are mainly hired through agencies on temporary contracts.

    Home Office deportation airline of choice

    TUI is not known to have been previously involved in deportations from the UK, Germany or any other country. But since August 2020, its UK subsidiary TUI Airways has suddenly become the UK’s top deportation airline. It carried out the vast majority of mass deportation charter flights from the UK between August and December 2020, and continues to do so in January 2021.

    This included many of the rush of pre-Brexit “Operation Sillath” deportations to European countries before the New Year – where the Home Office pushed to expel as many refugees as possible under the Dublin Regulation before it crashed out of this EU agreement. But it also works further afield: TUI carried out all charter deportations from the UK in November, including one to Ghana and Nigeria.

    Because of this, TUI looked a likely candidate to be operating the so-called ‘Jamaica 50’ flight on 2 December, and was one of a number of possible airlines targeted by a social media campaign. However, the company eventually clarified it would not be doing the flight – Privilege Style, whom Corporate Watch recently reported on, turned out to be the operator. It is unclear whether or not TUI had originally been booked and pulled out after succumbing to public pressure.
    No hospitality in the Canary Islands

    The company’s disregard for the lives of refugees is not limited to deportation deals. In the Canary Islands, a local mayor revealed that TUI (along with British airline Jet2) had warned hotels not to provide emergency shelter to migrants, threatening it would not ‘send tourists’ if they did.

    Record numbers of African migrants arrived on wooden boats to the islands in 2020, and some have been accomodated in the hotels at the state’s expense. Nearly 2,170 migrants died trying to reach Spain that year, the majority en-route to the Canaries. The islands had seen a dramatic fall in holidaymakers due to the pandemic, and many hotel rooms would have sat empty, making TUI’s threats all the more callous.
    Pushing back against Greek COVID-19 measures

    TUI has been pressing destination countries to reopen to tourists following the first wave of the Coronavirus pandemic. This has become a particular issue in Greece, now the company‘s number one destination where TUI has been accused of exerting pressure on the government to relax anti-COVID measures last Summer.

    According to a report in German newspaper BILD (see also report in English here), TUI threatened to cancel all its trips to the country unless the government dropped quarantine regulations for tourists. The threat was reportedly made in negotiations with the Greek tourism minister, who then rushed to call the Prime Minister, who backed down and rewrote the Government’s COVID-19 plans.

    Greece had been viewed as a rare success story of the pandemic, with the virus having largely been contained for months – until early August, a few weeks after it welcomed back tourists. Some have blamed the country’s “second wave” of COVID-19 infections on the government’s “gamble of opening up to tourists”.

    Leaving hotels in the lurch

    Despite having pushed destination countries to increase their COVID-19 exposure risks by encouraging tourism, the company then refused to pay hoteliers in Greece and Spain millions of euros owed to them for the summer season. Contractual changes introduced by TUI forced hotels to wait until March 2021 for three-quarters of the money owed. In Greece, where the company works with over 2,000 hotels, the sum owed is said to be around €50m, with individual hotels reportedly owed hundreds of thousands of euros. This money is essential to many businesses’ survival through the low season.

    TUI’s actions are perhaps all the more galling in light of the enormous government bailouts the company received. In the company’s 2020 Annual Report, amid sweeping redundancies and failure to pay hoteliers, CEO Fritz Joussen had the arrogance to claim that “TUI plays a stabilising role in Southern Europe, and in Northern Africa too, with investment, infrastructure and jobs.”
    Rolling in it: who gains

    The supposed rationale for government COVID bail-outs, in Germany as elsewhere, is to keep the economy turning and secure jobs. But that can’t mean much to the third of its work force TUI has sacked. If not the workers, who does benefit from Germany funneling cash into the holiday giant?

    TUI’s bailout deals with the German government forbade it from paying a dividend to shareholders in 2020. Although in previous years the company operated a very high dividend policy indeed: in 2018 it handed over €381 million, or 47% of its total profit, to its shareholders. They did even better in 2019, pocketing €423 million – or no less than 80% of company profits. They will no doubt be hoping that the money will roll in again once COVID-19 travel restrictions are lifted.

    Meanwhile, it appears that the crisis barely touched TUI’s executives and directors. According to the 2020 Annual Report (page 130), the company’s executives agreed to a “voluntary waiver of 30% of their fixed remuneration for the months of April and May 2020”. That is: just a portion of their salary, for just two months. This added up to a drop of just 5% in executive salaries over the year compared with 2019.

    Again: this was during a year where 32% of TUI staff were laid off, and the company lost over €3 billion.

    In a further great show of sacrifice, the Annual Report explains that “none of the members of the Executive Board has made use of their right to reimbursement of holiday trips which they are entitled to according to their service agreements.” TUI is infamous for granting its executives paid holidays “without any limitation as to type of holiday, category or price” as an executive perk (page 126).

    After his 5% pay cut, CEO Fritz Joussen still made €1,709,600 last year: a basic salary of €1.08 million, plus another €628,000 in “pension contributions and service costs” including a chauffeur driven car allowance.

    The next highest paid was none other than “labour director” Dr Elke Eller with €1.04 million. The other four members of the executive board all received over €800,000.

    The top dogs

    Who are these handsomely paid titans of the holiday industry? TUI’s CEO is Friedrich “Fritz” Joussen, based in Germany. Originally hired by TUI as a consultant, Joussen has a background in the German mobile phone industry and was head of Vodafone Germany. The slick CEO can regularly be found giving presentations about the TUI ‘ecosystem’ and the importance of digitisation. Besides his salary, Joussen also benefits from a considerable shareholding accrued through annual bonuses.

    Overseeing Joussen’s executive team is the Supervisory Board, chaired by the Walrus-moustachioed Dr. Dieter Zetsche, or ‘Dr. Z’, who made his fortune in the management of Daimler AG (the car giant that also owns Mercedes–Benz, and formerly, Chrysler ). Since leaving that company in 2019, Zetsche has reportedly been enjoying a Daimler pension package of at least €4,250 a day. TUI topped him up with a small fee of €389,500 for his board duties in 2020 (Annual Report p140).

    With his notable moustache, Dr. Z is a stand-out character in the mostly drab world of German corporate executives, known for fronting one of Daimler’s US ad campaigns in a “buffoon tycoon” character. At the height of the Refugee Summer of 2015, Dr. Dieter Zetsche abruptly interrupted his Frankfurt Motor Show speech on the future of the car industry to discuss the desperate situation facing Syrian refugees.

    He said at the time: “Anybody who knows the past isn’t allowed to turn refugees away. Anybody who sees the present can’t turn them away. Anybody who thinks about the future will not turn them away.” Five years later, with TUI the UK’s top deportation profiteer, this sentiment seems to have been forgotten.

    Another key figure on the Supervisory Board is Deputy Chair Peter Long. Long is a veteran of the travel industry, having been CEO of First Choice, which subsequently merged with TUI. He is credited with pioneering Turkey as an industry destination.

    Long is a controversial figure who has previously been accused of ‘overboarding’, i.e. sitting on the directors’ boards of too many companies. Described as a “serial part timer”, he was executive chairman of Countrywide PLC, the UK’s largest estate agency group, but stepped down in late November 2020 after apparently ruffling shareholders’ feathers over a move that would have given control of the company to a private equity firm. In 2018, Countrywide was forced to abandon attempts to give bosses – including himself – shares worth more than £20m. Long also previously stepped down as chairman of Royal Mail after similarly losing shareholder support over enormous executive pay packages. In his former role as as head of TUI Travel, he was among the UK’s top five highest earning CEOs, with a salary of £13.3 million for the year 2014 -15.

    The man with the money: Alexey Mordashov

    But all the above are paupers compared to TUI’s most powerful board member and top shareholder: Alexey Mordashov, a Russian oligarch who is reportedly the country’s fourth richest billionaire, with a fortune of over $23 billion. His family holding company is TUI’s main owner with up to 36% of company shares.

    Mordashov’s stake in TUI is held through a Cyprus-registered holding company called Unifirm.

    In 2019, Mordashov transferred 65% of his shares in Unifirm to KN-Holding, a Russian company owned jointly by his two sons, Kirill and Nikita, then aged 18 and 19. However, Russian media report that after the younger son Nikita was kicked out of university in 2020, he was sent to the army, and his shares transferred to Kirill.

    It may not be massive money to Mordashov, but his family company have certainly done well out of TUI. In 2019 TUI paid out €423 million in dividends to its shareholders, no less than 80% of total profits. At the time Unifirm owned one quarter (24.95%) of TUI. That means the Mordashovs will have received over €100 million on their investment in TUI just in that one year.

    “Steel king” Alexey Mordashov’s rise to the height of the global mega-rich began with a typical post-Soviet privatisation story. Born in 1965, the son of steel workers, he studied economics and accountancy and by 1992 was finance director of a steel plant in his hometown of Cherepovets. In the early and mid-1990s, the great Russian “Katastroika” sell-off of state assets saw steel mill and other workers handed shares in the former collective enterprises. In the midst of an economic collapse, workers sold on their shares to pay food and heating bills, while the likes of Mordashov built up massive asset portfolios quick and cheap. In the next privatisation phase, the budding oligarchs were handed whole industries through rigged auctions.

    Mordashov turned his steel plant holdings into a company called Severstal, now among the world’s largest steel firms. He then expanded Severstal into Severgroup, a conglomerate with holdings in everything from airports to goldmines (Nordgold) to supermarkets (Lenta), to mobile phone networks (Tele2 Russia), as well as the local hockey team Severstal Cherepovets. Vladimir Lukin, Mordashov’s legal adviser at Severgroup, is also a member of the TUI Supervisory Board.

    Business media paint Mordashov as less flamboyant than your average oligarch. His new megayacht Nord, built in Germany and registered in the Cayman Islands, is only 142 metres long – 20 metres shorter than Roman Abramovitch’s Eclipse.

    In December 2020, TUI declared that Unifirm owned 25% of its shares. But the number will have increased in TUI’s third bail-out deal in January: as well as more money from the German government and its banks, Unifirm agreed to inject more cash into the company in return for boosting its ownership, buying up new shares to a maximum of 36%. The exact current holding has not yet been announced.

    TUI’s increasing control by Mordashov was approved by the German financial regulator Bafin, which stepped in to exempt him from a rule that would have required Unifirm to bid for a full majority of the shares once it held more than 30%.
    Other shareholders

    Unifirm is the only shareholder with over 10% of TUI shares. Some way behind, Egyptian hotel-owning businessman called Hamed El Chiaty has a stake of just over 5%, via the Cyprus-based DH Deutsche Holdings. But most of TUI’s shares are owned in smaller chunks by the usual suspects: the global investment funds and banks that own the majority of the world’s assets.

    In December 2020 these funds each had over 1%: UK investor Standard Life Aberdeen; giant US-based fund Vanguard; Canada’s state pension system; and Norges Bank, which manages the oil-rich national wealth fund of Norway. Two other major investment funds, Pioneer and BlackRock, had around 0.5% each. (NB: these numbers may have changed after the new January share sale.)

    TUI can’t take its reputation for granted

    A company of TUI’s size backed by the German government and a Russian billionaire may seem impervious to criticism. On the other hand, unlike more specialist charter airlines, it is very much a public facing business, relying above all on the custom of North European families. The endless stream of negative reviews left by disgruntled customers following cancelled TUI holidays in 2020 have already tarnished its image.

    In a sign of just how worried the company may be about its reputation, it put out a tender in the autumn for a new PR agency to take care of “relaunching the brand into the post-Covid world”. This was ultimately awarded to the US firm Leo Burnett. If outrage at the UK’s deportation push keeps up, TUI might well need to pay attention to online campaigns or demonstrations at its travel agents.

    Another vulnerability the company has itself identified is political instability in destination countries, as evidenced by TUI’s nervousness over migrant arrivals in the Canary Islands. Here too, its image is being harmed by actions such as exerting pressure on the Greek government to relax COVID measures, and its treatment of independent hotels. TUI cannot take public support for granted in top destinations such as Greece and Spain, where campaigning at its resorts could play a role in shifting company policy.

    https://corporatewatch.org/the-two-sides-of-tui-crisis-hit-holiday-giant-turned-deportation-spe

    #renvois #expulsions #tourisme #TUI #asile #migrations #réfugiés #Allemagne #privatisation #complexe_militaro-industriel #business #UK #Angleterre #Touristik_Union_International #compagnie_aérienne #avions #Operation_Sillath #Alexey_Mordashov #Fritz_Joussen #Canaries #îles_Canaries #Preussag #Wigmore_House #Flintham #Andrew_Flintham #Andy_Flintham #Dawn_Wilson #pandémie #coronavirus #covid-19 #KsF #German_Economic_Support_Fund (#WSF) #chômage #licenciements #TUI_Musement #charter #Dublin #renvois_Dublin #Ghana #Nigeria #Jamaica_50 #Jet2 #hôtels #Elke_Eller #Dieter_Zetsche #Peter_Long #Severstal #Severgroup #Nordgold #Lenta #Tele2_Russia #Unifirm #Hamed_El_Chiaty #DH_Deutsche_Holdings #multinationales #Standard_Life_Aberdeen #Vanguard #Norges_Bank #Pioneer #BlackRock #Leo_Burnett

    ping @karine4 @isskein @reka

  • A #Saint-Moritz, exil doré pour clients fortunés

    Deux grands #hôtels de cette station huppée helvétique ont été placés en #quarantaine cette semaine en raison de cas de Coronavirus. Début janvier, un journaliste allemand était allé enquêter dans cette région où les milliardaires des pays voisins n’hésitent pas à se réfugier.

    https://www.courrierinternational.com/article/suisse-saint-moritz-exil-dore-pour-clients-fortunes

    #Suisse #riches #richesse #covid-19 #coronavirus #Cresta_Palace #tourisme #Celerina #pandémie

    #paywall

  • De l’usage des #campements dans les #politiques_migratoires

    La litanie des #expulsions de migrants se poursuit, après Paris place de la République fin novembre, les associations alertent sur l’accélération du phénomène à #Calais au cours du mois écoulé. Alors que l’expérience longue pourrait informer de nouvelles pratiques, pourquoi ce recours systématique à l’expulsion perdure-t-il ? Parce que les campements sont un répertoire des politiques migratoires, et non la conséquence d’un trop plein auquel nos capacités d’accueil ne pourraient plus faire face.

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    Lundi 23 novembre 2020, vers 19h, plusieurs centaines de personnes exilées issues du campement de St-Denis n’ayant pu bénéficier de “la #mise_à_l’abri” organisée par la préfecture de Paris la semaine précédente, accompagnées d’associations de soutien, d’avocats, d’élus et de journalistes, déploient 200 tentes sur la #place_de_la_République. Malgré la résistance des exilés et de leurs soutiens, la place sera évacuée le soir même. La police pourchassera jusque tard dans la nuit et en dehors de #Paris celles et ceux qui n’ont plus où aller. La #violence déployée fera l’objet de nombreuses images sur les réseaux sociaux.

    Cette opération est loin d’être inhabituelle, contrairement à ce que laisse penser la médiatisation inédite à laquelle elle a donné lieu et qui s’explique par une conjonction de facteurs : le lieu de la scène (le centre de Paris), le moment (montée des critiques sur les violences policières et adoption d’une loi interdisant de les filmer), les acteurs (des journalistes et des élus violentés et non plus seulement des exilés et leurs soutiens). Depuis le 2 juin 2015 et l’évacuation d’un campement dans Paris (sous le métro la Chapelle), on dénombre soixante-six opérations de ce type dans la capitale et sa petite couronne (une moyenne d’un par mois). Dans le Calaisis, elles relèvent de la routine.

    Les évacuations de campement sont ainsi devenues courantes, relayées par des articles de presse qui se suivent et se ressemblent, préférant souvent à l’analyse un alignement de faits bruts immédiats, peu éloignés des communiqués de la préfecture de police. Que révèle donc la litanie dans laquelle s’inscrit cet énième épisode ? Que cristallise-t-il comme phénomènes ?

    Pour le comprendre, nous proposons de revenir sur la manière dont sont fabriqués ces campements et mises en scène ces évacuations en faisant l’effort d’inverser le regard, de le diriger vers les coulisses que la lumière des projecteurs laisse dans l’ombre.

    La fabrique des campements

    À première vue, le campement apparaît comme le signe d’un #trop_plein, preuve que les étrangers seraient trop nombreux et que nous aurions atteint les limites de nos #capacités_d’accueil, d’un point de vue économique comme social. Les campements sont en réalité davantage fabriqués par les choix de politiques migratoires de l’État, que par une submersion par le nombre.

    Ceux qui survivent dans les campements du Nord de Paris sont majoritairement en demande d’asile, certains attendent une réponse, d’autres de pouvoir simplement déposer une demande, une minorité a été déboutée. Ils sont majoritairement Afghans et Soudanais, mais aussi Ethiopiens et Erythréens et dans une moindre mesure Guinéens et Ivoiriens. Pas de Chinois, de Sri-Lankais, de Maliens… qui sont accueillis – bien ou mal – par des compatriotes installés de longue date. Pas non plus de Syriens – qui sont peu venus en France.

    Les campements sont le résultat de #politiques_publiques qui ont précarisé les demandeurs d’asile au lieu de les laisser doucement s’intégrer au tissu économique et social de notre pays. Car en vertu d’une loi adoptée en 1991, les demandeurs d’asile n’ont pas le droit de travailler. En contrepartie, ils sont censés bénéficier d’un #hébergement, d’une #allocation et de l’#accès_aux_soins. En leur interdisant l’accès au marché de l’emploi, on les assigne à une #dépendance, qui leur est ensuite reprochée. Et qui s’est transformée en #précarité extrême – jusqu’à la rue pour certains – à mesure que les réformes successives ont introduit de nombreuses conditions pour accéder et se maintenir dans le #dispositif_d’aide. Des aides par ailleurs attribuées dans la pratique de manière toujours plus tardive, incomplète et fréquemment suspendues sous divers motifs, ou simplement par erreur.

    Les campements sont également fabriqués par le #choix_politique de sous-dimensionner de manière structurelle le #dispositif_d’hébergement dédié aux demandeurs d’asile. Ce choix, car il s’agit bien d’un choix et non d’une fatalité, est spécifiquement français. On ne trouve en effet aucun campement dans les rues des pays européens comparables à la France. Les seuls pays confrontés à ce phénomène sont ceux qui, situés aux portes de l’Europe, conjuguent arrivées massives et contexte économique dégradé, tels la Grèce, la Bulgarie ou l’Italie.

    Au plus fort des mouvements migratoires vers l’Europe en 2015, la France ne recensait que 79 000 demandeurs d’asile (soit 0,1% de sa population) là où l’Allemagne en comptabilisait un million, mais aucun camp de rue. L’#Allemagne a en effet choisi d’ouvrir des #hébergements, réquisitionner des centaines de gymnases et même un ancien aéroport, plutôt que de laisser les exilés dehors. En France, c’est la théorie de l’#appel_d’air, selon laquelle des conditions favorables risqueraient d’attirer les migrants et des conditions défavorables de les dissuader de venir, qui explique le choix de privilégier une politique basée sur l’#insuffisance_structurelle.

    À la fois issu de dynamiques spontanées (des personnes à la rue qui se regroupent pour passer la nuit) et organisées (des soutiens qui apportent nourritures, tentes et vêtements puis qui exigent des pouvoirs publics l’installation de points d’eau et de WC), les campements apparaissent et s’étendent jusqu’au jour où, jugés trop gros et/ou trop visibles, les autorités décident d’une opération d’évacuation. Ces évacuations laissent cependant toujours dans leur sillage les germes du prochain campement.

    Car si une partie des personnes est effectivement mise à l’abri dans des #hôtels pour entrer dans le #dispositif_national_d’accueil, d’autres sont placées dans des #gymnases avant d’être remises à la rue une ou deux semaines plus tard. Un dernier groupe est systématiquement laissé sur le trottoir sans aucune solution, pas même celle de retourner au campement puisque celui-ci a été détruit pour des raisons sanitaires.

    Un sondage organisé par des associations en 2020 a montré qu’une évacuation laisse en moyenne un quart des personnes sans solution le jour même et que près de la moitié de ceux qui sont mis à l’abri se retrouvent à la rue le mois suivant. Les deux-tiers des personnes évacuées l’auraient ainsi déjà été plusieurs fois.

    Rien d’étonnant donc à ce que les campements succèdent aux opérations de mise à l’abri, et inversement. Cela n’empêche pas la préfecture d’annoncer à chaque évacuation, que cette fois c’est la dernière.

    Une question se pose alors. À la soixante-sixième évacuation, alors que l’expérience longue pourrait informer de nouvelles pratiques, pourquoi rien ne change ?

    Est-ce de l’impuissance ? De l’impréparation ? Et si le campement et l’évacuation constituaient des répertoires de l’#action_publique, plutôt que les manifestations d’un phénomène qui la dépassent ? Ils serviraient alors à cadrer le débat en mettant en scène et en image l’immigration comme un problème, un « trop-plein », justifiant selon la théorie – jamais démontrée – de l’appel d’air, une politique de fermeté.

    Le campement : invisible mais pas trop

    Le campement doit pouvoir servir d’illustration sans cependant prendre trop d’ampleur. D’où une gestion subtile par l’État de la visibilité des campements qui nécessite de naviguer habilement entre la #mise_en_scène du débordement et la maîtrise du #désordre.

    Les campements existent de longue date en France (campements Rroms, campements du Calaisis depuis la fin des années 1990) ainsi que les regroupements informels (à Paris, gare de l’Est au début des années 2000, puis à Austerlitz en 2014) mais ne surgissent dans l’espace médiatique qu’à partir de l’été 2015. Leurs images, relayées par les médias et les réseaux sociaux, entrent en résonance avec les messages, différents selon les publics, que les autorités souhaitent faire passer sur l’immigration.

    Aux citoyens français, on montre l’immigration comme problème en mettant en #spectacle des migrants non seulement trop nombreux mais aussi affamés, sales, malades qui suscitent dès lors un mélange d’#empathie, de #dégoût et de #crainte. La persistance des campements malgré les évacuations fait apparaître l’immigration comme un puits sans fond en donnant l’impression qu’on écume, mais que l’inondation est trop importante.

    Aux migrants, c’est le message du #non-accueil (« il n’y a pas de place pour vous ») qu’on espère faire passer par ces images dans l’objectif de faire fuir ceux qui sont déjà là et décourager ceux qui pourraient vouloir venir.

    Mais les campements ne doivent pas non plus être trop visibles car ils peuvent susciter une #solidarité susceptible de se mettre en travers des politiques migratoires restrictives. Pour peu qu’ils soient au cœur des villes, ils peuvent devenir lieux de rencontre, d’apprentissages, d’engagement et de mobilisation. La quasi-totalité des #collectifs_solidaires est ainsi née dans les campements. Leur recrutement dans les milieux non militants et leur mode de fonctionnement agile et horizontal ont largement renouvelé et même bousculé le champ du soutien aux étrangers.

    Les campements, lieux où personne a priori ne souhaite se retrouver, sont ainsi devenus, dans un renversement, un objectif, un moyen d’obtenir quelque chose pour les exilés et leur soutien. Car, paradoxalement, alors que les évacuations avaient pour objectif affiché de faire disparaître les campements, elles ont abouti à en faire une modalité d’accès à l’hébergement, bien souvent la seule.

    « Faire tenir » un campement est devenu dès lors stratégique pour les personnes exilées et les militants. Il constitue non seulement une solution immédiate bien que précaire mais il permet aussi de rendre visible la situation des exilés et susciter par là une solution plus pérenne. Ce n’est dès lors plus seulement le campement mais aussi sa visibilité qui est devenue une ressource, pour les exilés et leurs soutiens. Et c’est bien en retour la lutte contre cette visibilité qui est devenue un enjeu pour les pouvoirs publics.

    D’où l’ambivalence du traitement étatique à l’égard des campements : les laisser se former tant qu’ils restent de petite taille et peu visibles, les évacuer mais jamais complètement ; les tolérer mais pas n’importe où. Surtout pas au centre, à Paris : depuis 2016, la politique de la préfecture de police de la capitale, appuyée en cela par la Mairie, consiste à repousser les campements à la périphérie puis à l’extérieur de la ville. Les consignes des policiers auprès des personnes exilées sont sans ambiguïté : pour espérer poser sa couverture quelque part, il faut partir en dehors de Paris.

    Le campement revient néanmoins sous les feu des projecteurs au moment de l’évacuation organisée comme un spectacle.

    L’évacuation : le spectacle… et ensuite

    L’évacuation est autant une opération de #maintien_de_l’ordre que de #communication. C’est le moment où l’État met en scène sa #responsabilité et sa #fermeté. Son #humanité aussi. Il doit laisser voir un subtil mélange de deux facettes : non, il n’est pas laxiste en matière d’immigration mais oui, il respecte les valeurs républicaines et humanistes. Il doit aussi faire croire aux habitants du campement, comme aux médias, que tout le monde va être mis à l’abri… tout en ayant prévu un nombre de places insuffisant.

    D’où les deux moments de l’évacuation : celui visible du spectacle sur une scène centrale sous les projecteurs, en présence de nombreux acteurs ; puis quand ces derniers sont partis, la suite en coulisses, où la violence peut se déployer à l’abri des regards.

    Après 66 évacuations parisiennes, il est possible d’identifier un #rituel respecté à la lettre. Les mêmes gestes sont répétés avec précision et minutie, sans presque aucune variation.

    D’abord la date : un vrai-faux mystère est savamment entretenu autour du jour de l’évacuation. Certains acteurs, les structures d’hébergement mais aussi les journalistes, doivent être au courant. D’autres, les associations et les personnes exilées, doivent être tenus dans l’ignorance pour limiter les risques d’installations de dernière minute sur le campement. Les collectifs solidaires seront néanmoins les premiers sur place au petit matin pour distribuer boissons chaudes et informations, tenter de récupérer du matériel et surveiller les comportements des policiers.

    Les opérations proprement dites débutent à 5h du matin par l’encerclement du campement par des policiers lourdement équipés ; le préfet arrive, il ouvre la conférence de presse à laquelle assistent les journalistes, les élus et l’opérateur France Terre d’Asile. Il déclare qu’il convient de lutter contre les « #points_de_fixation » que constituent les campements parce qu’ils sont dangereux « pour les riverains comme pour les migrants », il annonce que suffisamment de places ont été mobilisées pour que tout le monde soit hébergé, que c’est la dernière évacuation et que le campement ne se reformera pas. Les journalistes relaient le nombre de places rendues disponibles et interviewent un exilé et un soutien.

    Les exilés montent dans les bus après avoir été fouillés un par un, pendant que leurs tentes, sacs de couchage et autres affaires sont détruites. Les soutiens profitent de la fenêtre d’attention médiatique pour déployer une banderole destinée à être photographiée et relayée sur les réseaux sociaux.

    Alors que les journalistes et les élus sont partis depuis longtemps, on « s’apercevra » qu’il n’y a pas assez de place. Commence alors la seconde partie de l’évacuation. La mise à l’abri prend un sens différent : il s’agit de mettre à l’abri des regards ceux qui demeurent à la rue. Les policiers laissés seuls face à cette pénurie organisée, ayant ordre de faire disparaître « le campement », piochent alors dans leur répertoire : violence verbale et physique, coups de matraque, coups de pied, gaz lacrymo… pour chasser les personnes vers un ailleurs indéfini. Ce que les exilés et les soutiens encore présents s’efforceront de rendre visible par des photos et films sur les réseaux sociaux.

    *

    Comme les « faux mineurs isolés » et les « étrangers qui abusent » (des allocations, du système de soin et d’asile), les campements et leur évacuation sont une figure centrale du #récit_médiatique sur le phénomène migratoire. Pourtant, ils n’en représentent qu’une toute petite partie et nous en disent moins sur ce dernier que sur nos choix politiques. Ce récit sert tout autant à raconter une histoire qu’à en taire une autre.

    Les campements et les évacuations racontent l’immigration comme #problème et les étrangers comme trop nombreux et trop coûteux pour pouvoir être bien accueillis. L’horizon des politiques migratoires est dès lors restreint à une seule question : comment réduire le nombre des arrivées et éviter les « appels d’airs » ? Ainsi racontée, l’histoire interdit de prendre le recul nécessaire à une compréhension fine du phénomène migratoire. Elle dirige toutes les ressources vers le #non_accueil, le #contrôle et la #répression et les détourne de l’investissement dans l’accueil, la formation, l’insertion et tous les autres outils permettant aux étrangers de construire leur place dans notre société.

    Ce #récit laisse dans l’ombre l’histoire d’un #État qui condamne à la misère les nouveaux arrivants en les privant du droit de travailler, substitué par un système d’accueil structurellement sous-dimensionné et de moins en moins accessible. Il permet enfin de continuer à ignorer les recherches qui depuis maintenant plus de 30 ans démontrent de manière presque unanime que l’immigration est très loin de constituer un problème, économique, social ou démographique.

    Les campements sont un répertoire des politiques migratoires et non la conséquence d’un #trop_plein. Ils perdurent jusqu’à ce jour car ils sont non seulement le résultat mais aussi une justification des politiques migratoires restrictives. À rebours du campement et des impasses qui nous tiennent aujourd’hui lieu de politique, les recherches et les pratiques de terrain, vivifiées par l’émergence en 2015 d’un mouvement solidaire inédit, inventent des #alternatives et dessinent des perspectives où l’immigration n’est ni un problème ni une solution, mais bien ce qu’on en fait.

    https://aoc.media/analyse/2021/01/05/de-lusage-des-campements-dans-les-politiques-migratoires
    #campement #migrations #asile #réfugiés #Karen_Akoka #Aubépine_Dahan #précarisation #visibilité #in/visibilité #vide #plein #droit_au_travail #travail #SDF #sans-abris #sans-abrisme #destruction #ressources_pédagogiques

    ping @isskein @karine4

  • La crise sanitaire aggrave les troubles psy des jeunes migrants

    Les « migrants » sont une population composite recouvrant des #statuts_administratifs (demandeurs d’asile, réfugiés, primo-arrivants…) et des situations sociales disparates. Certains appartiennent à des milieux sociaux plutôt aisés et éduqués avec des carrières professionnelles déjà bien entamées, d’autres, issus de milieux sociaux défavorisés ou de minorités persécutées, n’ont pas eu accès à l’éducation dans leur pays d’origine.

    Et pourtant, une caractéristique traverse ce groupe : sa #jeunesse.

    Ainsi, selon les chiffres d’Eurostat, au premier janvier 2019, la moitié des personnes migrantes en Europe avait moins de 29 ans ; l’âge médian de cette population se situant à 29,2 ans, contre 43,7 pour l’ensemble de la population européenne. Cette particularité est essentielle pour comprendre l’état de santé de cette population.

    En effet, on constate que, du fait de sa jeunesse, la population migrante en Europe est globalement en #bonne_santé physique et parfois même en meilleure #santé que la population du pays d’accueil. En revanche, sa santé mentale pose souvent problème.

    Des #troubles graves liés aux #parcours_migratoires

    Beaucoup de jeunes migrants – 38 % de la population totale des migrants selon une recherche récente – souffrent de #troubles_psychiques (#psycho-traumatismes, #dépressions, #idées_suicidaires, #perte_de_mémoire, #syndrome_d’Ulysse désignant le #stress de ceux qui vont vivre ailleurs que là où ils sont nés), alors que la #psychiatrie nous apprend que le fait migratoire ne génère pas de #pathologie spécifique.

    Les troubles dont souffrent les jeunes migrants peuvent résulter des #conditions_de_vie dans les pays d’origine (pauvreté, conflits armés, persécution…) ou des #conditions_du_voyage migratoire (durée, insécurité, absence de suivi médical, en particulier pour les migrants illégaux, parfois torture et violences) ; ils peuvent également être liés aux #conditions_d’accueil dans le pays d’arrivée.

    De multiples facteurs peuvent renforcer une situation de santé mentale déjà précaire ou engendrer de nouveaux troubles : les incertitudes liées au #statut_administratif des personnes, les difficultés d’#accès_aux_droits (#logement, #éducation ou #travail), les #violences_institutionnelles (la #répression_policière ou les #discriminations) sont autant d’éléments qui provoquent un important sentiment d’#insécurité et du #stress chez les jeunes migrants.

    Ceci est d’autant plus vrai pour les #jeunes_hommes qui sont jugés comme peu prioritaires, notamment dans leurs démarches d’accès au logement, contrairement aux #familles avec enfants ou aux #jeunes_femmes.

    Il en résulte des périodes d’#errance, de #dénuement, d’#isolement qui détériorent notablement les conditions de santé psychique.

    De nombreuses difficultés de #prise_en_charge

    Or, ainsi que le soulignent Joséphine Vuillard et ses collègues, malgré l’engagement de nombreux professionnels de santé, les difficultés de prise en charge des troubles psychiques des jeunes migrants sont nombreuses et réelles, qu’il s’agisse du secteur hospitalier ou de la médecine ambulatoire.

    Parmi ces dernières on note l’insuffisance des capacités d’accueil dans les #permanences_d’accès_aux_soins_de_santé (#PASS), l’incompréhension des #procédures_administratives, le besoin d’#interprétariat, des syndromes psychotraumatiques auxquels les professionnels de santé n’ont pas toujours été formés.

    Les jeunes migrants sont par ailleurs habituellement très peu informés des possibilités de prise en charge et ne recourent pas aux soins, tandis que les dispositifs alternatifs pour « aller vers eux » (comme les #maraudes) reposent essentiellement sur le #bénévolat.
    https://www.youtube.com/watch?v=Pn29oSxVMxQ&feature=emb_logo

    Dans ce contexte, le secteur associatif (subventionné ou non) tente de répondre spécifiquement aux problèmes de santé mentale des jeunes migrants, souvent dans le cadre d’un accompagnement global : soutien aux démarches administratives, logement solidaire, apprentissage du français, accès à la culture.

    Organisateurs de solidarités, les acteurs associatifs apportent un peu de #stabilité et luttent contre l’isolement des personnes, sans nécessairement avoir pour mission institutionnelle la prise en charge de leur santé mentale.

    Ces #associations s’organisent parfois en collectifs inter-associatifs pour bénéficier des expertises réciproques. Malgré leur implantation inégale dans les territoires, ces initiatives pallient pour partie les insuffisances de la prise en charge institutionnelle.

    Des situations dramatiques dans les #CRA

    Dans un contexte aussi fragile, la #crise_sanitaire liée à la #Covid-19 a révélé au grand jour les carences du système : si, à la suite de la fermeture de nombreux #squats et #foyers, beaucoup de jeunes migrants ont été logés dans des #hôtels ou des #auberges_de_jeunesse à l’occasion des #confinements, nombreux sont ceux qui ont été livrés à eux-mêmes.

    Leur prise en charge sociale et sanitaire n’a pas été pensée dans ces lieux d’accueil précaires et beaucoup ont vu leur situation de santé mentale se détériorer encore depuis mars 2020.

    Les situations les plus critiques en matière de santé mentale sont sans doute dans les #Centres_de_rétention_administrative (CRA). Selon le rapport 2019 de l’ONG Terre d’Asile, sont enfermés dans ces lieux de confinement, en vue d’une #expulsion du sol national, des dizaines de milliers de migrants (54 000 en 2019, dont 29 000 en outremer), y compris de nombreux jeunes non reconnus comme mineurs, parfois en cours de #scolarisation.

    La difficulté d’accès aux soins, notamment psychiatriques, dans les CRA a été dénoncée avec véhémence dans un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) en février 2019, suivi, à quelques mois d’écart, d’un rapport tout aussi alarmant du Défenseur des droits.

    La #rupture de la #continuité des #soins au cours de leur rétention administrative est particulièrement délétère pour les jeunes migrants souffrant de pathologies mentales graves. Pour les autres, non seulement la prise en charge médicale est quasi-inexistante mais la pratique de l’isolement à des fins répressives aggrave souvent un état déjà à risque.

    La déclaration d’#état_d’urgence n’a pas amélioré le sort des jeunes migrants en rétention. En effet, les CRA ont été maintenus ouverts pendant les périodes de #confinement et sont devenus de facto le lieu de placement d’un grand nombre d’étrangers en situation irrégulière sortant de prison, alors que la fermeture des frontières rendait improbables la reconduite et les expulsions.

    Un tel choix a eu pour conséquence l’augmentation de la pression démographique (+23 % en un an) sur ces lieux qui ne n’ont pas été conçus pour accueillir des personnes psychologiquement aussi vulnérables et pour des périodes aussi prolongées.

    Des espaces anxiogènes

    De par leur nature de lieu de #privation_de_liberté et leur vocation de transition vers la reconduction aux frontières, les CRA sont de toute évidence des #espaces_anxiogènes où il n’est pas simple de distinguer les logiques de #soins de celles de #contrôle et de #répression, et où la consultation psychiatrique revêt bien d’autres enjeux que des enjeux thérapeutiques. Car le médecin qui apporte un soin et prend en charge psychologiquement peut aussi, en rédigeant un #certificat_médical circonstancié, contribuer à engager une levée de rétention, en cas de #péril_imminent.

    Les placements en CRA de personnes atteintes de pathologies psychologiques et/ou psychiatriques sont en constante hausse, tout comme les actes de #détresse (#automutilations et tentatives de #suicide) qui ont conduit, depuis 2017, cinq personnes à la mort en rétention.

    La prise en charge effective de la santé mentale des jeunes migrants se heurte aujourd’hui en France aux contradictions internes au système. Si les dispositifs sanitaires existent et sont en théorie ouverts à tous, sans condition de nationalité ni de régularité administrative, l’état d’incertitude et de #précarité des jeunes migrants, en situation irrégulière ou non, en fait un population spécialement vulnérable et exposée.

    Sans doute une plus forte articulation entre la stratégie nationale de prévention et lutte contre la pauvreté et des actions ciblées visant à favoriser l’intégration et la stabilité via le logement, l’éducation et l’emploi serait-elle à même de créer les conditions pour une véritable prévention des risques psychologiques et une meilleure santé mentale.

    https://theconversation.com/la-crise-sanitaire-aggrave-les-troubles-psy-des-jeunes-migrants-152

    #crise_sanitaire #asile #migrations #réfugiés #jeunes_migrants #santé_mentale #troubles_psychologiques #genre #vulnérabilité #bénévolat #rétention #détention_administrative #sans-papiers

    ping @isskein @karine4

  • Refugees detained in #Melbourne hotel ’devastated’ as they await move to another site

    About 60 men are to be relocated from the #Mantra in #Preston, the site of protest rallies
    Refugees and asylum seekers detained at a Melbourne hotel for more than a year are said to be “devastated” and “confused” as they await their relocation to another as-yet undisclosed site.

    About 60 men, who are detained at the #Mantra_hotel in Preston in Melbourne’s north, were told by the Australian border force on Monday they would soon be moved because the contract with the hotel was expiring. They received no further details.

    The announcement dashed hopes that the men might be released into the community, after five asylum seekers were granted visas last week. The five, like the men at the Mantra hotel, were brought to Australia from Manus Island under the now-defunct medevac legislation.

    As part of the Lives in Limbo series, Guardian Australia reported on Tuesday that the vast majority of the 192 refugees and asylum seekers who were evacuated to Australia for medical treatment are still being detained.

    Alison Battisson, a lawyer who represents four of the men at the Mantra, said it was still unclear when the men would be moved, though she expected the relocation to take place on Tuesday or Wednesday.

    In the meantime, advocates have formed a picket line outside the hotel, where they are expected to stay until the men are moved.

    Battisson said her clients were “devastated” and “very disappointed” by the Border Force announcement on Monday, especially given some of their friends had been released last week.

    Noeline Harendran, of Sydney West Legal, which also represents some people detained at the Mantra, said her clients were “anxious and really confused”.

    “They haven’t been able to have fresh air, sunlight, since the beginning of the year,” she said. “They can’t go for walks outside, things that people have taken for granted, they haven’t been able to do.”

    The five people released last week, who were represented by Sydney West Legal, were granted visas days before the federal government was required to make submissions in their cases to the federal court.

    Harendran said she was still hopeful the men at the Mantra would also be released into the community.

    One refugee there, Mostafa “Moz” Azimitabar, said Border Force officials had provided few details on Monday. “They didn’t talk about [a] visa, they said there’s no visa or any other information,” he said.

    “I said, ‘Where is the location?’ And they said they didn’t know. I said, ‘Is it Christmas Island?’ And they said no.”

    On Monday the Department of Home Affairs said the men would be relocated to another site in Melbourne. It added that no one who had been under the regional processing regime would be settled in Australia.

    Azimitabar said he and his fellow detainees were thankful to dozens of protesters who had rallied outside the hotel until 4am on Tuesday.

    “They give us hope, always,” he said. “We are all sad, we are all depressed, upset. But when we see people protesting for us, we are hopeful. It helps us not to give up.”

    Omar Hassan, from the Campaign Against Racism and Fascism, said some of the detainees had been communicating with the protesters from their windows on Monday night.

    “We were doing call-and-response chants … they were doing the classic symbol of resistance [crossing their arms above their heads],” Hassan said. “They keep shouting, ‘Thank you, thank you.’”

    Dozens of protesters including refugee advocates and trade unionistswere again gathering at the site on Tuesday evening.

    Another of the detainees, Ismail Hussein, 29, from Somalia, told Guardian Australia on Monday the conditions were “more difficult than what we experienced in Manus Island”.

    “Maybe one hour of gym – that’s the only time that I am not in my room,” he said. “The rest of the day, I’m lying on my bed or sitting on the chair.”

    The Department of Home Affairs was contacted for further comment.

    https://www.theguardian.com/australia-news/2020/dec/15/refugees-detained-in-melbourne-hotel-devastated-as-they-await-move-to-a

    #hotel #tourisme #asile #migrations #réfugiés #détention_administrative #rétention #Australie

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    ajouté à la métaliste migrations et tourisme:
    https://seenthis.net/messages/770799