• Bourvil, le rigolo à fleur de peau

    Superbe article-hommage par Philippe Lançon pour Next
    https://next.liberation.fr/cinema/2019/08/16/bourvil-le-rigolo-a-fleur-de-peau_1745620

    #Bourvil a le nez fatigué. Il est tordu, maigre et de vieille souche : celle d’un pommier vibrant dans une lumière légère, soudain abattu par l’orage. On sent des odeurs d’herbe, de bouse, de cidre. En 1969, un an avant sa mort à 53 ans, il dit à la télé : « Je joue avec mon nez. C’est pour ça qu’il est fatigué. » Comme souvent, il renverse la marionnette qu’il a fabriquée.

    #art #cinéma #acteur #clown #hommage #humilité #artisanat

  • farmlandgrab.org | Pourquoi aucune mesure n’est-elle prise pour arrêter l’assassin du défenseur foncier Joël Imbangola Lunea ?
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/29107-pourquoi-aucune-mesure-n-est-elle-prise-pour-arreter-l-assassin-
    Original source : RIAO-RDC et al

    Vingt-quatre jours se sont écoulés depuis que le #défenseur_des_droits_foncier #Joël_Imbangola Lunea a été brutalement tué par le chef de la sécurité de la compagnie canadienne d’#huile_de_palme #Feronia Inc. à #Bempumba, dans la province de l’Équateur de la République démocratique du Congo (RDC). Joël Imbangola Lunea était membre de l’organisation non gouvernementale de la #RDC, RIAO-RDC (Réseau d’information et d’appui aux ONG).

    Plus de 115 000 personnes et plus de 120 organisations de la RDC et du monde entier ont signé des pétitions appelant à une enquête sur le #meurtre de Mr Imbangola et à une arrestation immédiate du suspect. Malgré la protestation international, la police locale n’a pas réussi à prendre des mesures et à arrêter le suspect du meurtre, alors même qu’elle savait où il se trouvait.

    #impunité

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • Huawei Technicians Helped African Governments Spy on Political Opponents
    https://www.wsj.com/articles/huawei-technicians-helped-african-governments-spy-on-political-opponents-115657

    Employees embedded with cybersecurity forces in Uganda and Zambia intercepted encrypted communications and used cell data to track opponents, according to a Wall Street Journal investigation Huawei Technologies Co., the world’s largest telecommunications company, dominates African markets, where it has sold security tools that governments use for digital surveillance and censorship. But Huawei employees have provided other services, not disclosed publicly. Technicians from the Chinese (...)

    #Huawei #Facebook #smartphone #activisme #exportation #écoutes #surveillance

    https://images.wsj.net/im-96392/social

  • Huawei ouvre un nouveau front dans la guerre pour le contrôle des smartphones
    https://www.lalibre.be/economie/entreprises-startup/huawei-ouvre-un-nouveau-front-dans-la-guerre-pour-le-controle-des-smartphone

    Avec HarmonyOS, son nouveau système d’exploitation mobile (OS, pour Operating System), le géant chinois des télécoms Huawei ouvre un nouveau front dans la bataille technologique avec les Etats-Unis en venant concurrencer frontalement Android sur un marché très spécifique mais extrêmement lucratif. Le marché des OS pour smartphones se résume aujourd’hui à un duopole 100% américain : d’un côté Apple, avec son iOS qui équipe exclusivement ses iPhones, de l’autre Google, avec Android installé sur la quasi (...)

    #Apple #Google #Huawei #Android #smartphone #iOS #concurrence #HarmonyOS

  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    • Il y a un vrai problème aussi avec la manière dont le DIU est sous-vendu et les règles douloureuses sous-traitées. Le DIU peut être laissé en place 10 ans sans soucis, mais il semble que la secte des gynécos de France ait obtenu une AMM de 5 ans, juste pour faire tourner leur foutu tiroir-caisse, alors que le risque max de cette contraception, c’est justement d’être mal posée.
      Quant aux règles abondantes et douloureuses, j’en ai chié des années, jusqu’à ce que Winckler explique que, non, les anti-inflammatoires ne sont pas du tout contre-indiqués en cas de règles pourries sous DIU, au contraire, c’est même le truc recommandé pour réduire le flux.

      Une fois cette question réglée, le DIU et la contraception la moins chère, la moins contraignante et la plus efficace pour le moment. En plus, il y a un travail actuellement autour de la création d’un kit d’auto-pose.
      Ensuite, le principe, c’est quand même de ne plus penser à sa contraception pendant 10 ans, garanti sans hormones qui nous pourrissent la vie !

    • Quand j’ai réussie à bénéficier de la contraception définitive, juste après l’intervention la secrétaire médicale qui m’a dit etre militante féministe m’a gratifié de cette remarque :
      « - Vous ca va, vous pouvez être stériliser (j’avais 38 ans), mais les gamines de 20 ans qui ont la flemme de prendre la pilule, il n’en est pas question. »

  • La Lune abrite une bibliothèque universelle et... des tardigrades
    https://www.actualitte.com/article/zone-51/la-lune-abrite-une-bibliotheque-universelle-et-des-tardigrades/96260

    Il y a quand même plusieurs éléments choquants dans cette « expérience » :
    – envoyer volontairement du matériau vivant sur la Lune n’est-il pas peu éthique et contradictoire avec le maintien de l’espace comme espace commun ?

    – Pourquoi une « bibliothèque humaine » est-elle uniquement en anglais ?

    On retrouve bien là, non seulement l’hubris scientifique, mais aussi une conception bien datée de « l’humanité », réduite à ses dominants.

    En avril dernier, une sonde israélienne a fini sa course sur la Lune. Et à son bord, une espèce microbienne qui aujourd’hui attire l’attention : les tardigrades. Des créatures microscopiques, qui étaient installées dans l’appareil, stockées dans de la colle époxy. Et selon les scientifiques, les bestioles auraient survécu au crash de la sonde, du fait de leur résistance quasi absolue.

    Moon
    Roberto Pasini, CC BY SA 2.0

    Les tardigrades, également surnommés oursons d’eau, focalisent l’attention des scientifiques, car, pour la première fois, une espèce vivante serait retrouvée sur la Lune. Certes, elle ne doit rien aux meilleurs scénarios de romans de science-fiction, puisqu’il s’agit d’une espace terrestre, expédiée sur le satellite. Cependant, après le crash de la sonde Bereshit — premier mot de la Genèse en hébreu — la survie de ces bébêtes intrigue.

    Expédier sur la Lune des créature d’un millimètre

    Selon Nova Spivack, de la Fondation Arch Mission, à l’origine de ce voyage, la sonde était en effet accompagnée d’une forme d’encyclopédia universalis. Cette dernière contenait une série de disques de la taille d’un DVD, contenant les archives de notre planète, soit 30 millions de pages. Une forme d’Arche de Noé, expédiée sur la Lune pour préserver les informations, ou les fournir à qui passerait par là.

    L’ADN, un système anti-vol... pour les manuscrits

    Le propre du tardigrade est de pouvoir basculer dans un état de cryptobiose, une forme de mort clinique, où cet arthropode se plonge en attendant de pouvoir bénéficier de conditions de survie meilleures. Pourquoi les faire voyager ? D’abord, parce qu’il y avait de la place. Ensuite, parce qu’il était simple d’intégrer entre les couches de nickel de la bibliothèque ainsi constituée ces petites créatures.

    Les contenus expédiés seraient intacts

    La bibliothèque lunaire, telle qu’elle a été surnommée, permettait en effet d’ajouter des ADN humains, ainsi que des tardigrades déshydratés. Et comme, selon la NASA, tout porte à croire qu’en dépit de l’alunissage manqué, la bibliothèque a survécu, les tardigrades seraient certes toujours inactifs, mais auraient survécu par également.

    La bibliothèque, qui compte l’ensemble, ou presque, de la version anglaise de l’encyclopédie Wikipedia, ainsi que des milliers de livres classiques, des manuels scolaires n’a pas besoin d’eau pour se réhydrater. En revanche, il suffirait aux tardigrades de quelques microns d’eau pour retrouver une activité normale.

    A Tardigrade
    domaine public - Peter von Bagh

    « Nous les avons choisis parce qu’ils sont spéciaux. Ils représentent la forme de vie la plus acharnée que nous connaissons. Ils pourraient survivre pratiquement à tout cataclysme nucléaire. Ils peuvent survivre au vide de l’espace, mais également aux radiations », poursuit Nova Spivack.

    Ressusciter l’espèce humaine ?

    Et d’ajouter : « Dans le meilleur des cas, la bibliothèque est entièrement préservée, installée sur une belle colline sablonneuse, sur la Lune, pour un milliard d’années. Dans un avenir lointain, il sera possible pour nos descendants de les récupérer, ou pour une nouvelle forme de vie intelligente, longtemps après notre disparition. »

    Stocker toute la connaissance dans de l’ADN

    Avec l’ADN présent, il sera même possible de reconstituer l’espèce humaine, des plantes ou des animaux. Ou pas.

    En attendant ce jour, les tardigrades, s’ils trouvent l’eau nécessaire pour se remettre en piste, disposeront d’une quantité de lecture pour passer le temps.

    #Communs #Hubris #Espace #Lune

  • #MDR : Washington taxe le marché des placards de cuisine importés de Chine AFP - 8 Aout 2019 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/washington-taxe-l-important-marche-des-placards-de-cuisine-importes-de-chin
    Le département américain du Commerce a annoncé jeudi l’imposition de droits compensateurs sur des milliards de dollars d’importations de placards de cuisine et d’armoires de salles de bains fabriqués en Chine.

    Le ministère américain, qui agit à la suite d’une plainte de l’organisation professionnelle des Fabricants américains d’armoires de cuisine (American Cabinet Kitchen Alliance), estime que ces meubles de bois fabriqués en Chine sont exportés à prix bradés vers les Etats-Unis et qu’ils bénéficient de subventions.

    . . . . . .

    #Humour #Economie #Guerre_commerciale #dérisoire #collapsologie #effondrement #catastrophe #fin_du_monde

  • « Violence et passion »
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/08/07/violence-et-passion

    Avec la découverte du corps inerte de Steve Maia Canio dans les eaux troubles de la Loire, l’avalanche de sujets sur les #violences policières fait plaisir à lire. Les quelques minutes entendues à la télévision, davantage à la radio, la profusion d’articles dans la presse écrite et de textes sur les réseaux sociaux numériques mettent … Lire la suite →

    #Humeurs #dépolitisation #domination #France #luttes #militarisation #occident #pensée


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  • L’attraction mexicaine

    Joani Hocquenghem

    https://lavoiedujaguar.net/L-attraction-mexicaine

    L’attraction mexicaine, l’incroyable Mexique, l’envers de la conquête : l’hospitalité hallucinée de l’empereur Moctezuma attribuant à l’émigrant le rang d’un dieu, elle n’apparaît pas à l’école.

    Cependant que Cortès et ses successeurs ratiboisent rapidement les Indes occidentales — on a quatorze ans et c’est le programme d’histoire au lycée —, en classe de français, le nouveau monde apparaît sur la route où Montaigne méditatif chemine vers Rouen, sous la forme d’un groupe de sauvages qui vont voir le roi Charles IX — ces émigrants-ci sont des échantillons exotiques, des roitelets de la France antarctique, comme on a appelé l’Amazonie. Montaigne note fiévreusement leur premier interview, leurs impressions de voyage, ce que nous leur inspirons, ce qu’ils nous inspirent : « ... quelqu’un en demanda leur avis, et voulut savoir d’eux ce qu’ils y avaient trouvé de plus admirable, ils répondirent trois choses, d’où j’ai perdu la troisième et en suis bien marri ; mais j’en ai encore deux en mémoire... »

    La première était que les Suisses de la garde, grands et forts, obéissent à un roi enfant au lieu qu’on choisisse entre eux le souverain, et la deuxième qu’il y ait chez nous des gens « gorgés de toutes sortes de commodités » sans que leurs « moitiés » (ainsi nomment-ils leur semblables) qui mendient à leur porte « ne les prissent à la gorge ou missent le feu à leurs maisons ». (...)

    #Mexique #Montaigne #Hugo #1968 #Artaud #Álvarez_Bravo #Diego_Rivera #Trotski #André_Breton #Godard #Clastres #Lowry #Traven #Chiapas #zapatisme

  • Microsoft Slammed For Investment In Israeli Facial Recognition ‘Spying On Palestinians’
    Thomas Brewster, Forbes, le 1er août 2019
    https://www.forbes.com/sites/thomasbrewster/2019/08/01/microsoft-slammed-for-investing-in-israeli-facial-recognition-spying-on-palestinians/#3747d10c6cec

    It’s unclear whether investors were aware of AnyVision’s business in regions with tainted human rights records. The Israeli company is trying to grow its business in Hong Kong, where protesters this week used lasers in an attempt to stop facial recognition profiling them. In a job post for a sales position in Hong Kong, AnyVision discloses it has customers and partnerships not only in that country but also Macau, the so-called Las Vegas of Asia. In Russia, a country heavily criticized for its human rights record, the AnyVision’s tools are deployed at Moscow’s Domodedovo Airport, according to a post on the company’s website.

    Shankar Narayan, the director of the Technology and Liberty Project at the American Civil Liberties Union (ACLU), told Forbes that he’d held meetings with Microsoft in Seattle last year in which the tech giant appeared receptive to ideas on holding back the spread of facial recognition. But the company has not followed through with any action, Narayan claimed.

    Human Rights Groups Slam Microsoft for Investing in Israeli Face-recognition Company
    Amitai Ziv, Haaretz, le 4 août 2019
    https://www.haaretz.com/israel-news/business/.premium-human-rights-groups-slam-microsoft-for-investing-in-israeli-face-r

    Amos Toh, a senior researcher on artificial intelligence at Human Rights Watch, told Forbes that the use of such technology “in a very fraught political context, could be problematic,” referring to Israel’s occupation of the West Bank.

    Suite de:
    https://seenthis.net/messages/792939
    https://seenthis.net/messages/793759

    #Anyvision #Anyvision_Interactive_Technologies #Microsoft #Qualcomm #Identité #Biométrie #Face-recognition #facial #vidéo-surveillance #sécuritaire #surveillance #Palestine #israel #Mossad #Armée #Cisjordanie #Occupation #Human_Rights_Watch #ACLU #Russie #Hong-Kong #Macao

  • La Tête haute, au cœur de la vallée de #la_Roya

    C’est l’histoire d’une vallée magnifique, paisible, en bordure de l’Italie. Et puis un jour, surgit l’inattendu. Des dizaines, bientôt des centaines de migrants, font irruption sur la route, sur les chemins. Une fois retombés les feux de l’actualité, que reste-t-il de cette aventure extraordinaire qui voit l’engagement des uns, les doutes des autres, la désobéissance civile des plus motivés, la sourde hostilité des silencieux ? Oui, qu’en reste-t-il ? C’est là que commence ce film.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55120_1
    #film #documentaire #frontière #Roya #frontière_sud-alpine #asile #migrations #réfugiés #Alpes #don #contre-don #ça_nous_est_tombé_dessus #résistance #solidarité #misère #responsabilité #colonisation #Vintimille #France #Italie #Roya_citoyenne #marche #marche_solidaire #solidarité #Cédric_Herrou #justice #humanitaire #action_politique #incertitude #délit_de_solidarité #montagne

    #mémoriel #plaque_commémorative #morts #mourir_aux_frontières #décès :
    https://seenthis.net/messages/786000)

    • Quelques citations tirées du film...

      Chamberlain, réfugié :

      « Je dis à certaines personnes qui s’intéresse à savoir mon parcours : ’Si tu trouves cela pathétique, moi ça me vexe, parce que c’est ça qui m’a construit, c’est tout ça qui fait de moi ce que je suis’. »

    • René Dahon, habitant de la vallée:

      « Ma famille pendant la guerre a été déportée, parce qu’ici c’était une #ligne_de_front : derrière c’était l’Italie et sur #Sospel c’était la ligne de front français. Entre les deux, en 1943-45, ça a été une espèce de couloir, un no man’s land. #Saorge a été dans ce couloir. Et ma famille a été déportée en Italie. Donc, moi l’idée de la solidarité, je l’ai tout connement connue sur un truc de rien du tout. Ma grand-mère m’a dit ’Quand on a marché de Saorge à Turin à pied, quand on a traversé certains villages du Piémont, il y a des gens qui ont ouvert leurs portes et qui ont donné quelque chose. Et moi j’ai ça d’idée de la solidarité. Moi j’ai l’idée que dans la vallée derrière, c’était des solidaires »

      –----
      Toujours René Dahon:

      « ça fait 40 ans que je suis dans l’associatif. Je me bagarre dans plein de domaines, mais on voulait bien que je sois gauchiste et que je défende le train ou la poste et les écoles, ça pose pas de problèmes, mais défendre du Black, c’est ça le problème. C’est drôle ! Alors qu’ils en ont jamais vu à Tendre. TEndre n’a jamais été envahi par les Noirs »

    • Suzel PRIO :

      "La Roya terre d’accueil, la Roya solidaire c’est vraiment un cliché. Ça plait beaucoup ça, mais c’est beaucoup plus complexe que ça. Il y a aussi tous ces réflexes de #peur, des gens ici qui ne sont pas contents qu’on voit la Roya comme ça, qu’elle soit célèbre avec ces valeurs-là. Au début, il y avait des gens qui étaient vraiment sur l’humanitaire. Donc ce débat entre politique ou humanitaire, on l’a eu à plusieurs reprises. Certaines personnes souhaitant au début qu’on fasse que de l’#humanitaire et petit à petit d’autres personnes qui souhaitaient qu’on fasse que du #politique. Cela voulait dire, je ne sais pas... arrêter d’acheter des couvertures, arrêter de faire à manger et ne faire que des communiqués et des soirées... Au final, notre positionnement a été arrêté sur : ’C’est les deux. C’est simple, il faut les deux !’

  • Geoengineering is very controversial. How can you do experiments? Harvard has some ideas. - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614025/geoengineering-experiment-harvard-creates-governance-committee-cli

    A prestigious university forging ahead with an outdoor experiment is a major milestone for the field, known as geoengineering. But it’s fraught with controversy. Critics fear such a step will lend scientific legitimacy to the idea that we could turn the dial on Earth’s climate. And they fret that even doing experiments is starting down a slippery slope toward creating a tool of incredible power.

    Despite the critics, Harvard will take a significant step forward on Monday, as the university announces the formation of a committee to ensure that researchers take appropriate steps to limit health and environmental risks, seek and incorporate outside input, and operate in a transparent manner.

    It’s a move that could create a template for how geoengineering research is conducted going forward, and perhaps pave the way for more experiments to follow.

    Mach said the committee may ultimately recommend that the proposal be altered, delayed, or canceled, and her understanding is that the research team will treat such guidance with the “utmost seriousness” and “respond in a public way.”

    But some think that by creating the committee, the university is rushing ahead of the public and political debate on this issue.

    “It’s an extremely high-profile institution that’s decided they don’t want to wait for the regulatory regimes to greenlight this,” says Wil Burns, co-director of the Institute for Carbon Removal Law and Policy at American University.

    From an engineering standpoint, the team could be ready for an initial test flight within about six months. The current plan is to launch from a site somewhere in New Mexico. The scientists, however, have said they won’t pursue the experiment until the committee completes its review and will heed a determination that they should stop.

    The basic idea behind what’s known as solar geoengineering is that we could use planes, balloons, or even very long hoses to disperse certain particles into the atmosphere, where they could reflect enough sunlight back into space to moderately cool the planet.

    Most of the research to date has been conducted using software climate simulations or experiments in the lab. While the models show that the technique will lower temperatures, some have found it might unleash unintended environmental impacts, such as altering monsoon patterns and food production, depending on how it’s done.

    Only two known experiments that could be seen as related to solar geoengineering have been carried out in the open air to date. Researchers at the University of California, San Diego, sprayed smoke and salt particles off the coast of California in 2011, and scientists in Russia dispersed aerosols from a helicopter and car in 2009.

    Plans for a proposed outdoor experiment in the United Kingdom, known as the SPICE project, were dropped in 2012, amid public criticism and conflict-of-interest accusations.

    The Harvard experiment, first proposed in a 2014 paper, will launch a scientific balloon equipped with propellers and sensors around 20 kilometers (12 miles) above Earth. The aircraft would release between 100 grams and 2 kilograms of sub-micrometer-size particles of calcium carbonate, a substance naturally found in shells and limestone, in a roughly kilometer-long plume.

    The balloon would then fly through the plume, enabling the sensors to measure things such as how broadly the particles disperse, how they interact with other compounds in the atmosphere, and how reflective they are.

    The researchers hope these observations could help assess and refine climate simulations and otherwise inform the ongoing debate over the feasibility and risks of various approaches to geoengineering.

    “If anything, I’m concerned that the current climate models make solar geoengineering look too good,” Frank Keutsch, a professor of chemistry and the project’s principal investigator, said in a statement. “If we want to be able to predict how large-scale geoengineering would disrupt the ozone layer, or the exchange of air between the troposphere and stratosphere, we need more real-world observations.”

    The project is being funded through Harvard grants to the professors involved and the university’s Solar Geoengineering Research Program, a multidisciplinary effort to study feasibility, risks, ethics, and governance issues. The organization has raised more than $16 million from Microsoft cofounder Bill Gates, the Hewlett Foundation, the Alfred P. Sloan Foundation, and other philanthropic groups and individuals.

    But there are concerns with the way the Harvard team is moving ahead.

    “It doesn’t pose a physical risk, but it does pose a considerable social and political risk in being the first step towards development of actual technology for deployment,” Raymond Pierrehumbert, a physics professor at the University of Oxford, has said of the experiment. “There would be some limited scientific payback from such a small-scale experiment, but it is mostly a stunt to break the ice and get people used to the idea of field trials.”

    Another question is whether the new committee is adequately independent, given Harvard’s involvement in the first step of the selection process. The university’s dean of engineering and vice provost for research created an external search committee, made up of three individuals from outside the university, to select the chair of the advisory panel. Bedsworth, in turn, chose the rest of the members.

    The counterargument is that the US political system is effectively broken on the topic of global warming. The inability to raise public funds for research—or pass strict legislation, for that matter—has little to do with the merits of the science, or the importance of the issue, and everything to do with the poisoned politics of climate change, says Jane Long, a former associate director at Lawrence Livermore National Laboratory, who served on the search committee.

    “We’re so dysfunctional from a political perspective,” says Long, who pushed early on for the researchers to create a governance board. “I don’t know how you can draw the conclusion that we’ve gotten a democratic signal that we shouldn’t do this research.”

    The committee is made up of a mix of social scientists and legal and technical experts, including Michael Gerrard, a law professor at Columbia; Shuchi Talati, a fellow at the Union of Concerned Scientists; Robert Lempert, a principal researcher at RAND; and Raj Pandya, director of Thriving Earth Exchange.

    But it doesn’t include any representatives of the public—say, from New Mexico, where the experiment is likely to occur—or, Burns notes, any outspoken geoengineering critics.

    It’s also notable that everyone is based in the US. Flegal has previously criticized proponents of geoengineering research for failing to call on enough voices from developing nations, even as they argue that the tools could be especially important in helping to address the disproportionate impact of climate change on the global poor.

    Harvard professor David Keith, one of the main figures behind the experiment, acknowledged that there are reasonable concerns about independence. But he said Harvard made a good-faith effort to create a committee several layers removed from the researchers. He adds that it’s not the only form of oversight, noting that the project will also have to pass muster with Harvard’s safety committee, Federal Aviation Administration regulations, and provisions of the National Environmental Policy Act.

    #Climat #Géoengineering #Hubris

  • « Sois belle et tais-toi »
    https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/07/26/sois-belle-et-tais-toi

    On peut discuter les idées de Greta Thunberg et de ses congénères. Pourtant, certaines réactions à l’annonce puis à la réalisation de son intervention à l’Assemblée nationale à Paris le 23 juillet 2019 excluent leurs auteurs de l’idée de débat. Qu’elles soient vulgaires, agressives, autoritaires, archaïques, rétrogrades, paternalistes, les petites phrases à son adresse de … Lire la suite →

    #Humeurs #domination #fascisme #France #pensée #Suède #violences


    https://0.gravatar.com/avatar/9756ba41fe8333157071419a20733f4a?s=96&d=https%3A%2F%2F0.gravatar.com%2Fa

  • Les dossiers de la France en marche - Humour, propagande et le torchon Mazette ! Studio Crapulax

    A l’occasion de la naissance de l’odieux magazine satirique en ligne MAZETTE, notre redaction revient sur le sujet délicat de l’humour au sein de la start-up nation. Apprenez, vous aussi, à faire la différence entre le bon humour en marche et la satire poujadiste de ces pseudo créateurs à la solde des gauchistes gilets jaunes d’extreme droite !

    https://www.youtube.com/watch?v=MDGkOQimIbo

    Mazette est un magazine de BD numérique libre, satirique, écologique et drôlatique dans la lignée de Psikopat, dont il est la descendance directe. Vous y trouverez, chaque mois, quantités de bandes-dessinées conscientes et de dessins d’actu, ainsi que des articles, vidéos, chansons, jeux... Pour 2€ par mois.

    Le premier numéro de Mazette sortira le 2 septembre 2019

    https://mazette.media/abonnement/

    #humour #caricature #psikopat #vidéo #BD

  • Des cadres d’IBM et Google ont-ils participé à la surveillance de masse et à la censure en Chine ?
    https://usbeketrica.com/article/cadres-ibm-google-participe-surveillance-masse-censure-chine

    En pleine « affaire Huawei », qui oppose les acteurs technologiques et politiques chinois et américains, le site d’investigation The Intercept révèle que des cadres de Google et IBM seraient liés à la surveillance de masse mise en place par l’État chinois. Depuis quelques années, la Chine prend de l’avance sur les scénarios à la Black Mirror. Omniprésence des caméras de surveillance et des outils de reconnaissance faciale dans la rue, mise en place d’un système de notation sociale des citoyens en fonction (...)

    #IBM #OpenPower #Google #Huawei #iNext #Semptian #Xilinx #algorithme #Aegis #Android #géolocalisation #vidéo-surveillance #CCTV #activisme #BigData #écoutes #censure #sécuritaire #surveillance (...)

    ##web

  • #Hugues_MOUTOUH : « Le mot “#migrants” traduit un parti pris idéologique que nous devons refuser »

    Le terme de « migrants » s’est imposé dans le ­#discours public et désigne indistinctement des ­réalités très différentes. À la faveur de ce mot ­s’impose ­subrepticement une vision de l’immigration à l’opposé du vœu des Français, s’inquiète l’ancien préfet Hugues MOUTOUH.

    –-----------

    Depuis quelques années déjà, l’actualité européenne ne parle plus que d’eux. Ils font régulièrement la une des journaux télévisés, sont le sujet de nombreuses conférences intergouvernementales et la source de bien des brouilles diplomatiques. On dit même qu’ils pourraient achever de saper le projet européen, à force de mettre à l’épreuve la solidarité des États membres. Mais de qui parle-t-on ? Des « migrants », bien sûr.

    La France, comme les autres pays européens, n’échappe pas à la fameuse « crise migratoire ». Il suffit d’ouvrir n’importe quel journal de ces derniers jours pour s’en convaincre : « Loire-Atlantique : la préfète juge parfaitement insupportable l’existence d’un campement de migrants dans le centre de Nantes » ; « Nord : les autorités évacuent à nouveau le campement de migrants de Grande-Synthe, où vivent environ 500 personnes ».

    Pas une semaine sans que les mots de « migrant » ou de « migration » ne viennent alimenter les chroniques de presse ou déclarations des personnalités politiques. Tout ou presque sur ce sujet semble avoir été dit… excepté peut-être l’essentiel : pourquoi parle-t-on aujourd’hui de « migrants » et de « migrations » ?

    Ce vocable est nouveau dans la bouche des journalistes et des politiques. Voilà quelques années, les mêmes auraient décrit le phénomène auquel nous sommes actuellement confrontés avec des mots plus classiques. On aurait parlé de #réfugiés, de vagues d’immigrés ou de #clandestins, selon le point de vue adopté. Entre hier et aujourd’hui, les réalités que désignent ces mots n’ont pas changé. Des personnes quittent leurs pays, toujours pour des raisons identiques : la guerre, la famine, ou, le plus souvent, l’espérance d’une vie meilleure plus au nord. En fin de compte, la seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique. Dorénavant, d’Emmanuel MACRON à Marine LE PEN, en passant par Jean-Luc MÉLENCHON, un même mot est utilisé pour désigner la chose. Exit la figure de « l’#immigré » ! Dépassé, le débat sur « l’#immigration ». C’est du « migrant » dont il est question.

    « La seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique »

    Cette évolution du langage n’est ni anodine ni innocente. On sait qu’en politique, plus que dans n’importe quel autre domaine, les mots ont un sens. Chaque époque conditionne ainsi, à travers les mots que l’on emploie, ce qu’il est possible et acceptable de dire.

    Ce n’est ni par anti-modernisme ou simple esprit de réaction que, pour notre part, nous pensons préférable de reparler en 2018 d’« #immigration ». C’est parce que, selon nous, seul l’emploi de ce terme permet de traiter du sujet comme il devrait l’être : uniquement sous l’angle #politique et non à travers un prisme déformant, exclusivement #humanitaire. Nul ne peut contester à un pays le droit de contrôler en toute #souveraineté son immigration. Il n’y a là aucune question #morale, juste un peu de #droit au service d’une politique nationale. L’immigré est l’#étranger qu’un État accepte d’accueillir sur son sol pendant une durée déterminée, à la condition qu’il se conforme aux règles d’entrée et de séjour qui lui sont signifiées. Lorsqu’il se trouve en situation irrégulière, il n’a vocation ni à entrer ni à demeurer sur le territoire de cet État. Les cas des #demandeurs_d’asile_sincères appellent un traitement particulier, mais le détournement du droit d’asile en filière d’#immigration_illégale doit cesser.

    Or, dès lors que l’on parle de « migrants » et de « migration », les termes du débat se trouvent faussés. S’installe alors, au profit de ces mêmes étrangers, une présomption de #devoir_d’accueil, avec un renversement inédit de la #charge_de_la_preuve : les gouvernants se retrouvent sommés de s’expliquer devant le tribunal de l’opinion. Ils doivent se justifier de ne pas accueillir chaque jour toujours plus de « migrants », qui semblent se voir reconnu (par qui et au nom de quoi ?) un véritable droit de créance sur les États européens, une sorte d’incroyable et de terrible #pouvoir_d’exiger.

    Refuser de parler de « migrants » est donc tout sauf une #coquetterie_langagière. C’est un véritable #acte_de_résistance, le refus de reconnaissance à notre encontre d’une #dette positive pesant sur nos épaules et surtout celles des générations futures. Non, les « migrants » qui sont convoyés par les nouvelles mafias, avec le concours irresponsable (mais pas toujours naïf) de quelques #ONG, ne peuvent exiger de la France, de l’Allemagne ou de l’Italie tout un ensemble de prestations qui vont du droit à l’accueil et à l’assistance au droit au logement, en passant par le droit au travail ou à l’instruction.

    Qui ne comprend qu’accepter de parler de « migration » revient non seulement à faire le jeu de ceux qui militent depuis toujours pour l’abolition des frontières et la fin des nations, mais donne aussi le sentiment que l’Europe est une terre à conquérir ? Pour concevoir et faire appliquer une politique en matière d’immigration, il faut d’abord mener la bataille des mots.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu
    #terminologie #mots #vocabulaire #asile #migrations #réfugiés #migrant

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    Le collègue qui m’a envoyé ce texte par email a commenté ainsi :

    Quand on entre dans ce niveau d’approche sémantique, cela ouvre l’attention ? Quand on voit un Préfet parler des « des journalistes et des politiques », ca sent toujours le roussi. A mon avis, il y a un là un personnage intéressant pour comprendre comment la « #peste_brune » pénètre les services de l’État.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu

    ping @karine4 @reka @isskein

    Notez ce magnifique terme :
    "#demandeurs_d’asile_sincères" —> @sinehebdo
    #sincérité (et donc #mensonge #abus, vrais et faux réfugiés, #catégorisation)