• Face à l’empire Bolloré, aidez un irréductible média d’enquête breton
    https://splann.org/face-bollore-irreductible-media-enquete

    Vincent Bolloré et d’autres magnats des #médias étendent leur contrôle sur l’information, mais un petit média breton résiste encore et toujours aux oppresseurs.‌ L’article Face à l’empire Bolloré, aidez un irréductible média d’enquête breton est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #cnews #data_for_good #désinformation #hubert_coudurier #journalisme #liberté_de_la_presse #milliardaires #nicolas_legendre #presse #quota_climat #Science_Feedback #vincent_bolloré

  • Immigration : les Vingt-Sept ouvrent la voie aux « hubs de retour » hors des frontières de l’UE - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68605/immigration--les-vingtsept-ouvrent-la-voie-aux-hubs-de-retour-hors-des

    Immigration : les Vingt-Sept ouvrent la voie aux « hubs de retour » hors des frontières de l’UE
    Par La rédaction Publié le : 09/12/2025
    Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’Union européenne ont donné, lundi, leur feu vert à un nouveau durcissement de la politique migratoire. Ils ont notamment validé la création de centres de retour en dehors des frontières de l’UE pour y envoyer les migrants dont la demande d’asile a été rejetée. Ces mesures doivent encore passer devant le Parlement en mars 2026.
    C’est un pas de plus vers une politique migratoire plus restrictive. Lundi 8 décembre, les ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne (UE), réunis à Bruxelles, ont donné leur feu vert à trois textes proposés par la Commission européenne afin d’encadrer plus strictement les arrivées et les renvois d’exilés.
    Parmi ces propositions figurent :
    –L’ouverture de centres de retour – appelés « hubs de retour » – dans des pays hors des frontières de l’UE où seraient envoyés les migrants déboutés de l’asile. « C’est inquiétant », a réagi auprès d’InfoMigrants Fabienne Keller, eurodéputée Renew au Parlement européen. « Les personnes déboutées de l’asile pourraient être envoyées dans des pays qu’elles ne connaissent pas ».
    –Sanctionner plus durement ceux qui refusent de quitter le territoire européen, via des périodes de rétention plus longues. Pour rappel, aujourd’hui, la rétention maximale est de 6 mois (180 jours) sur le sol européen - sauf exceptions, et elle interdit l’éloignement s’il met en danger la vie ou la sécurité de la personne (principe de non-refoulement).
    –Renvoyer les demandeurs d’asile vers des pays tiers « sûrs » - mais avec lesquels le demandeur n’a aucun lien. « Cette mesure remet en cause les droits fondamentaux des personnes », dénonce encore Fabienne Keller. « Comment peut-on envoyer une personne vers un pays qu’elle ne connait pas pour étudier sa demande de protection ? Je pense aussi que c’est une mesure anticonstitutionnelle : car en France, il est interdit d’expulser un demandeur d’asile sans avoir étudier sa demande ».
    La liste de ces pays que l’UE considère comme « sûrs » n’est pas encore établie, selon Fabienne Keller qui précise que chaque État pourra conclure des accords bilatéraux de réadmission. « Parmi les pays souvent cités pour ’sous-traiter’ la politique européenne en matière de retours : l’Albanie, qui collabore déjà avec l’Italie, le Kosovo, mais aussi le Rwanda ou encore l’Ouganda », avance Le Soir.
    Ces mesures sont fermement défendues par le Danemark, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne et défend de longue date ce durcissement migratoire. Rappelons que les eurodéputés souhaitent finaliser la plupart de ces mesures - via un vote final en mars 2026 au Parlement - afin de les faire entrer dans le Pacte asile qui sera effectif en juin 2026.
    Avec ce pacte - adopté en mai 2024 -, Bruxelles veut renforcer les contrôles aux frontières pour décourager les entrées irrégulières - et inciter à une immigration légale - et organiser la gestion de l’asile lors de situations de crise.
    Le sujet du traitement de l’immigration irrégulière ne date donc pas d’hier. Dès octobre 2024, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait envoyé une lettre aux États membres dans laquelle elle proposait de transférer les exilés non éligibles à l’asile dans des centres en dehors de l’UE, sur le modèle de l’accord que l’Italie avait signé avec l’Albanie.
    La question a longtemps divisé les Vingt-Sept, notamment parce que l’Allemagne ne regardait pas, dans un premier temps, ces centres d’un œil favorable. « Ces centres ne sont qu’une goutte d’eau [et ne représentent] pas une solution pour des grands pays [comme le nôtre] », avait déclaré à la presse le chancelier Olaf Scholz en octobre 2024. Mais la Commission européenne a continué à avancer dans ce sens et a présenté le 11 mars 2025 plusieurs propositions pour limiter l’immigration dans l’UE, dont la création de ces centres de retour.
    Dans un contexte de forte pression de la droite et de l’extrême droite dans les États membres, la baisse des arrivées - environ 20 % d’entrées irrégulières en moins par rapport à l’an dernier - n’a pas fait retomber la pression sur les responsables politiques du Vieux continent. Bien au contraire. Il existe de fait une « volonté politique largement partagée » parmi les Vingt-Sept pour valider ces propositions, affirme un diplomate. De nombreux eurodéputés et dirigeants plaident pour une adoption finale des mesures validées lundi en début d’année prochaine. « Il est vraiment important que nous donnions aux citoyens le sentiment que nous maîtrisons ce qui se passe », a martelé l’Autrichien Magnus Brunner, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, et architecte de ce tour de vis migratoire.
    Ces propositions font bondir la gauche et les associations de protection des exilés, qui dénoncent des mesures violant les droits humains. « Au lieu d’investir dans la sécurité, la protection et l’inclusion, l’UE choisit des politiques qui plongeront davantage de personnes dans le danger et l’insécurité juridique », alerte Silvia Carta de PICUM, une ONG de protection des sans-papiers.
    Parmi les États membres, les seuls sceptiques sont la France et l’Espagne. Paris s’interroge sur la légalité et l’efficacité de certaines de ces mesures, et Madrid n’est pas convaincue par les « hubs de retour », déjà expérimentés par plusieurs pays mais sans réel succès, comme l’accord entre l’Italie et l’Albanie. Cette position est toutefois de plus en plus « difficile à tenir », tant la pression exercée par certains pays pour les adopter est forte, assure le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska.
    Les Vingt-Sept se sont par ailleurs accordés lundi sur un nouveau système de répartition des demandeurs d’asile en Europe. Afin de soulager les pays se situant le long des routes migratoires, comme la Grèce et l’Italie, l’UE exigera bientôt que les autres États membres relocalisent des demandeurs d’asile sur leur sol. Ou versent, à défaut, une contribution financière de 20 000 euros par demandeur d’asile aux pays sous pression. Les pays de l’UE ont négocié durant plusieurs semaines sur la manière de mettre en place ce système, qui entrera en vigueur en juin prochain.Les tractations autour de ce dossier ont été particulièrement ardues, tant les pays disposés à accueillir des demandeurs d’asile en provenance d’un autre État membre sont rares dans le contexte politique actuel. « Il y a peu de ministres de l’Intérieur qui vont vouloir venir devant la presse et dire ’ok j’en ai pris 3 000’ », explique un responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat. La répartition exacte décidée par les Vingt-Sept lundi est confidentielle.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#pactemigratoire#hubretour#asile#retention#droit#sante#migrationirreguliere

  • Accord Rome-Tirana : au total, 132 migrants envoyés en Albanie, un « #échec », selon les ONG italiennes

    Un an après l’ouverture en Albanie de deux camps - à #Shengjin et #Gjader - censés accueillir les migrants arrêtés dans les eaux italiennes, les lieux sont presque vides. Selon des ONG italiennes, 132 migrants y ont été envoyés en un an. « Un échec déconcertant », assurent-elles.

    Il y a un an, jour pour jour, le 16 octobre 2024, un premier groupe de 16 migrants devaient être transférés en Albanie depuis l’Italie en vertu d’un accord signé entre les deux pays. Sous les caméras du monde entier, ces 16 personnes, originaires d’Égypte et du Bangladesh, rejoignaient le centre du port de Shengjin, dans le nord du pays. Un autre centre, ouvert sur une ancienne base militaire à Gjader, avait également vu le jour.

    Au total, et selon l’accord signé entre Rome et Tirana, jusqu’à 36 000 migrants, interceptés dans les eaux italiennes, pouvaient être envoyés chaque année dans ce pays des Balkans. Le but de l’Italie : externaliser une partie du processus d’asile pour soulager son pays de l’afflux migratoire. Depuis ces deux centres, les migrants peuvent effectuer une demande d’asile et en attendre la réponse.

    Un an plus tard, l’accord a fait chou blanc. Selon le juriste Gianfranco Schiavone, se fondant sur un rapport d’ONG italiennes, intitulé « Blessures aux frontières » (https://www.amnesty.it/rapporto-tai-ferite-di-confine-la-nuova-fase-del-modello-albania), 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. « Comme on peut le constater, l’échec est déconcertant », assène-t-il à l’AFP.

    Transformés en #centres_de_rétention (#CPR)

    Rapidement, en effet, l’accord s’était heurté à des #obstacles_juridiques, qui ont mis en lumière la contradiction entre cette politique migratoire et le respect des #droits_fondamentaux. Sur les 16 premiers migrants envoyés, quatre ont été identifiés comme « vulnérables » et renvoyés en Italie. Deux jours plus tard, la #justice italienne a invalidé la rétention des 12 hommes restants, invoquant un désaccord entre l’Union européenne (UE) et l’Italie au sujet d’un liste de pays d’origine « sûrs ». L’Italie a établi une liste de pays dits « sûrs » : les hommes seuls originaires des pays figurant sur cette liste peuvent être envoyés en Albanie.

    Mais certains pays ne peuvent être considérés comme « sûrs » au regard du droit européen. Les 12 migrants sont donc repartis eux aussi vers l’Italie.

    En novembre 2004, nouveau camouflet : un tribunal de Rome suspend la détention de sept migrants envoyés en Albanie. Idem en février 2025. Une quarantaine de migrants sont rapatriés en Italie après que la justice italienne a annulé leur transfert.

    Face à ces échecs successifs, l’Italie a changé son fusil d’épaule. En mars 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler ces structures en… centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière – des centres de rétention (CPR), en somme.

    « Ces centres sont vides, coûtent beaucoup d’argent et ne servent à rien », avait déclaré à cette époque Me Guido Savio, avocat spécialiste du droit de l’immigration, interrogé par l’AFP. La « logique » du gouvernement, avec sa décision [de transformer ces centres albanais en CPR], c’est, [de montrer] que ces centres, en fin de compte, on les fait fonctionner d’une manière ou d’une autre".

    En juin 2025, maigre victoire pour Rome : la presse italienne révèle que cinq migrants égyptiens ont été renvoyés depuis le centre albanais de Gjader vers leur pays d’origine.

    Deux mois plus tard, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a invalidé le 1er août la base juridique même de l’accord controversé. Au cœur du problème : la fameuse liste de pays dits sûrs. La Cour a aussi rappelé qu’un pays ne peut être considéré comme « sûr » s’il n’offre pas une « protection suffisante » à toutes les personnes se trouvant sur l’ensemble de son territoire.

    Mutisme des autorités albanaises sur les #conditions_de_vie des migrants

    Et quid des #conditions_de_détention dans les centres albanais ? Savoir ce qui se passe précisément derrière les grilles est presque impossible : les autorités de Tirana se refusent à tout commentaire, renvoyant vers les Italiens. Interrogé par l’AFP pour savoir quelles sont leurs conditions de vie et quel est l’avenir de ces installations, le ministère italien de l’Intérieur a expliqué que le ministre avait « répondu à plusieurs reprises sur ces points ».

    Selon le rapport « Blessures aux frontières », l’#accès_aux_soins est limité et discriminatoire [...] Le #droit_à_la_défense est sévèrement limité, voire compromis", détaille le journal italien Il Manifesto.

    « L’échec du protocole signé avec l’Albanie a poussé le gouvernement [italien] à le transformer en autre chose qui - comme l’a déjà réaffirmé la magistrature italienne - contredit la directive européenne sur les retours : à savoir qu’il n’est en aucun cas prévu que la détention administrative d’étrangers en attente d’expulsion en Italie puisse être effectuée sans un pays non membre de l’Union européenne », explique encore le juriste Gianfranco Schiavone.

    Révision de la « #Directive_retour »

    Pour l’heure, il est vrai, l’UE n’autorise pas l’externalisation des centres de rétention hors de son sol. Mais la Commission européenne veut réviser la directive « retour » de 2008, qui régit les #expulsions des personnes en situation irrégulière. L’un des points les plus controversés ? La possibilité de transférer des migrants vers des centres situés hors d’Europe. Cette mesure actuellement en débat au Parlement européen, pourrait être adopté : elle ouvrirait alors la voie à la création de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE.

    Arrivée au pouvoir en 2022, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (FDI) a fait de la lutte contre l’immigration l’un des piliers de sa politique. Elle espère « obtenir [via la directive retour] ce qu’elle n’a pas obtenu du pacte [avec l’Albanie] en particulier la possibilité de recourir à des expulsions expéditives », analyse Filippo Furri, de l’ONG ARCI.

    En visite en Albanie au printemps, le Premier ministre britannique Keir Starmer n’a pas caché son souhait de créer lui aussi des « #hubs_de_retour ». Edi Rama, son homologue albanais, avait alors été très clair : « Le modèle que nous avons apporté en Albanie en coopération avec l’Italie (...) est un #modèle qui prend du temps pour être testé. S’il fonctionne, il pourra être reproduit. Mais pas en Albanie, dans d’autres pays de la région ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67548/accord-rometirana--au-total-132-migrants-envoyes-en-albanie-un-echec-s

    #Italie #Albanie #externalisation #migrations #réfugiés #détention_administrative #rétention #modèle_albanais #return_hubs

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Trump aux Nations unies : un moment unipolaire
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/09/23/trump-aux-nations-unies-un-moment-unipolaire

    À New York, les États Unis reçoivent dans leur capitale internationale — qui est aussi celle de l’empire Trump — leurs affidés. Pour distribuer les bons et les mauvais points.

    Mais sont-ils réellement si puissants ?

    L’impasse sur le Moyen-Orient et l’Ukraine, le refus de la transformation écologique de l’économie, ainsi que l’incapacité à comprendre la demande des peuples de voir leur autonomie respectée ont glacé une salle qui s’attendait à entendre des énormités.

    Nous avons sélectionné les moments clefs de cette intervention.

    Ce qui est drôle, c’est que les propos de Trump, tu vois exactement les mêmes dans notre presse officielle. C’est donc que Trump a raison, très probablement.

    Contrairement au discours de Lula.

  • « Le #Calcul_social à la chinoise existe déjà chez nous » – Entretien avec #Hubert_Guillaud
    https://lvsl.fr/le-calcul-social-a-la-chinoise-existe-deja-chez-nous-entretien-avec-hubert-guil

    Dans son dernier ouvrage intitulé « Les #algorithmes contre la société », le journaliste Hubert Guillaud, spécialiste reconnu des enjeux politiques de la numérisation de notre société propose une réflexion saisissante sur les conséquences anti-démocratiques du développement des pratiques de « scoring » tous azimuths, pour le calcul des prix des biens vendus sur les plateformes privées, comme pour le calcul des droits aux prestations sociales. Il revient avec nous sur les risques majeurs impliqués par ces grandes transformations inapparentes et souvent laissées hors du champ de la délibération citoyenne ou du débat public. Propos recueillis par Audrey et Simon (...)

    #Mirages_numériques #Société #Etats-Unis #GAFAM #la_fabrique #néolibéralisme #numérique #Scoring

  • Expulsions vers l’Afghanistan, #centres_de_retour pour migrants... comment l’Union européenne veut durcir sa politique migratoire

    Sous l’impulsion de la nouvelle présidence danoise, l’Union européenne veut muscler sa politique migratoire en ouvrant un cadre légal aux « #hubs_de_retour » dans des pays tiers, et en facilitant les #expulsions de #déboutés du droit d’asile, y compris en Afghanistan et en #Syrie. Une politique qui s’inscrit dans la lignée du nouveau pacte asile et immigration.

    « Le système d’asile européen doit être réformé », a déclaré le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux migrations, #Magnus_Brunner, le 22 juillet dernier, lors conseil informel de l’UE dédié aux affaires intérieures, à Copenhague.

    Lors de ce sommet, qui réunissait les ministres de l’Intérieur européens, la présidence danoise du Conseil a mis l’accent sur la volonté de durcir la politique migratoire européenne, notamment en améliorant la directive « retour » de 2008, puisque seuls 20 % des étrangers sommés de quitter le territoire quittent effectivement l’Union européenne (UE). L’UE veut aussi réviser « le concept de pays tiers sûr et la liste des pays d’origine sûrs », a résumé Magnus Brunner sur X.

    En avril, la commission européenne a notamment proposé de classer sept pays - le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie - comme « pays d’origine sûrs », facilitant le rejet accéléré des demandes d’asile jugées infondées.
    Vers des centres de retours sur le modèle italien ?

    De son côté, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi fait la promotion des centres de retours pour migrants en Albanie. Ces derniers « sont un modèle pour l’UE, nous sommes convaincus que nous allons dans la bonne direction ».

    Sous la pression de plusieurs pays membres, la Commission européenne avait annoncé en mars qu’elle était favorable à la création d’un cadre légal pour les « hubs de retour » en dehors de ses frontières.

    « Nous voulons créer la possibilité de renvoyer les migrants dans des pays voisins proches de leur pays d’origine » lorsque ce dernier refuse de reprendre ses ressortissants, a appuyé le chancelier allemand Friedrich Merz, lors d’une conférence de presse le 18 juillet.

    Seul le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a exprimé « de sérieuses réserves politiques, juridiques et économiques » sur ce projet.

    Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ONG Action Aid et l’Université de Bari ont calculé que le centre de retour italien à Gädjer, en Albanie, a déjà coûté 114 000 € par jour pour la détention de 20 personnes entre mi-octobre et fin décembre 2024. C’est « l’instrument le plus coûteux, le plus inhumain et le plus inefficace de l’histoire des politiques migratoires italiennes », estiment les deux organisations, ajoutant que les centres de rétention pour demandeurs d’asile sur le territoire italien sont loin d’être remplis.
    Faciliter les retours vers l’Afghanistan et la Syrie

    Début juillet, la Première ministre danoise et issue de la gauche, Mette Frederiksen, avait donné le ton en plaidant pour le renforcement des frontières extérieures de l’Europe et pour l’externalisation des demandes d’asile.

    Sous l’impulsion de l’Italie, de l’Allemagne ou encore de l’Autriche, plusieurs États européens veulent aussi permettre le renvoi de déboutés du droit d’asile afghans et syriens dans leur pays d’origine, malgré le retour des talibans dans le premier et la fragilité de la situation politique dans le second.

    Début juillet, l’Autriche a ainsi expulsé un condamné vers la Syrie, une première dans l’UE après la chute du régime d’Assad. Quelques semaines plus tard, c’est l’Allemagne qui a expulsé un groupe de criminels condamnés vers l’Afghanistan. Il s’agit de la première expulsion de ce type depuis 2024 et de la première sous le gouvernement du chancelier Friedrich Merz. L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU, qui a demandé « l’arrêt immédiat du renvoi forcé de tous les réfugiés et demandeurs d’asile afghans ».

    Réunis le 18 juillet à Zugspitze, dans les Alpes bavaroises, plusieurs ministres de l’Intérieur européens conservateurs, dont Bruno Retailleau, ont signé une déclaration appelant à généraliser ces expulsions : « Il s’agit là d’étapes extrêmement importantes vers une politique d’asile crédible en Europe, si nous pouvons également renvoyer les criminels dans leur pays d’origine », a notamment déclaré le ministre autrichien de l’Intérieur Gerhard Karner.

    Une position qui va pourtant à l’encontre de la politique de la Commission européenne qui considérait encore cet hiver, au même titre que l’ONU, que les conditions nécessaires à des retours sûrs en Syrie n’étaient pas réunies.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66054/expulsions-vers-lafghanistan-centres-de-retour-pour-migrants-comment-l
    #UE #EU #Union_européenne #Afghanistan #expulsions #durcissement #politique_migratoire #directive_retour #pays-tiers_sûrs #pays_d'origine_sûrs #Bangladesh #Colombie #Egypte #Inde #Kosovo #Maroc #Tunisie #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens

    ping @reka @karine4

  • « Je n’aime pas les adolescents » : Emmanuel Macron fait de surprenantes révélations lors d’une interview | RTL Info
    https://www.rtl.be/actu/monde/france/je-naime-pas-les-adolescents-emmanuel-macron-fait-de-surprenantes-revelations/2025-07-23/article/757443

    Emmanuel Carrère a suivi Emmanuel Macron lors de ses visites officielles au Groenland et au Canada. Dans l’avion du retour, le président français s’est laissé aller à une réflexion surprenante : « Je n’ai jamais été un adolescent. Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. C’est ma femme qui les comprend », aurait-il confié « avec vigueur ».

    Un aveu inhabituel pour un président souvent perçu comme maîtrisant tous les sujets. L’écrivain n’a d’ailleurs pas manqué de noter ce moment rare : « Il est rare que Macron dise qu’il ne comprend pas quelque chose ».

    L’auteur souligne le paradoxe de cette déclaration : Emmanuel Macron était lui-même adolescent lorsqu’il a rencontré Brigitte Macron, sa future épouse. « Si elle, elle n’avait pas compris les adolescents, il ne serait pas là dans son avion présidentiel, avec son tee-shirt noir de bodybuilder flanqué d’une chouette de Minerve », écrit Emmanuel Carrère avec ironie.

    L’article évoque aussi la silhouette du président, qui aurait changé depuis leur dernière rencontre. Carrère remarque : « Il n’a pas vraiment changé, si ce n’est qu’il a manifestement pris l’habitude de faire de la musculation ».

    Il décrit même Emmanuel Macron dans un tee-shirt moulant, exhibant « des biceps assez impressionnants, qu’il ne se contente pas d’exhiber, mais qu’il malaxe avec une satisfaction visible… »

    #manager #ketamine #salle #coke #yadlidée

  • L’IA est une technologie comme les autres
    https://framablog.org/2025/06/22/lia-est-une-technologie-comme-les-autres

    L’IA ne sera pas la révolution que l’on pense. Son déploiement concret va prendre du temps. Elle ne sera pas non plus la menace existentielle qu’on imagine, parce qu’elle ne se développera pas là où les risques de défaillances sont trop importants. L’IA va rester sous contrôle malgré sa diffusion, estiment les chercheurs Arvind Narayanan et Sayash Kapoor dans une mise en perspective stimulante de notre avenir.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • « La plus grande menace pour Israël n’est pas l’Iran ou le Hamas, mais sa propre hubris »
    Par Orly Noy | +972 mag | 15 juin 2025 | traduction A l’Encontre
    https://www.972mag.com/israels-greatest-threat-isnt-iran-or-hamas-but-its-own-hubris

    Cela fait plus de 46 ans que j’ai quitté l’Iran avec ma famille à l’âge de neuf ans. J’ai passé la majeure partie de ma vie en Israël, où nous avons fondé une famille et élevé nos filles, mais l’Iran n’a jamais cessé d’être ma patrie. Depuis octobre 2023, j’ai vu d’innombrables images d’hommes, de femmes et d’enfants debout à côté des ruines de leurs maisons [à Gaza], et leurs cris sont gravés dans ma mémoire. Mais quand je vois les images de l’Iran après les attaques israéliennes et que j’entends les cris en persan, ma langue maternelle, le sentiment d’effondrement en moi est différent. L’idée que cette destruction est le fait du pays dont je suis citoyenne est insupportable.

    Au fil des ans, la population israélienne s’est convaincue qu’elle pouvait exister dans cette région tout en nourrissant un profond mépris pour ses voisins – se livrant à des massacres contre quiconque, quand et comme bon lui semble, en s’appuyant uniquement sur la force brute. Depuis près de 80 ans, la « victoire totale » est à portée de main : il suffit de vaincre les Palestiniens, d’éliminer le Hamas, d’écraser le Liban, de détruire les capacités nucléaires de l’Iran [1], et le paradis sera nôtre.

    Mais depuis près de 80 ans, ces prétendues « victoires » se sont avérées être des victoires à la Pyrrhus. Chacune d’entre elles enfonce Israël un peu plus dans l’isolement, la menace et la haine. La Nakba de 1948 a créé la crise des réfugiés qui refuse de disparaître et a jeté les bases du régime d’apartheid. La victoire de 1967 a donné naissance à une occupation qui continue d’alimenter la résistance palestinienne. La guerre d’octobre 2023 a basculé en un génocide qui a fait d’Israël un paria mondial.

    L’armée israélienne, qui est au cœur de tout ce processus, est devenue une arme de destruction massive aveugle. Elle maintient son statut vénéré auprès d’une population anesthésiée grâce à des coups d’éclat : des pagers qui explosent dans les poches et des mains des hommes sur un marché libanais, ou une base de drones implantée au cœur d’un Etat ennemi [en Iran]. Et sous le commandement d’un gouvernement génocidaire, elle s’enfonce davantage dans des guerres dont elle ne sait comment sortir.

    Pendant tant d’années, sous le charme de cette armée supposée toute-puissante, la société israélienne s’est convaincue qu’elle était à l’épreuve des balles. Le culte total de l’armée, d’un côté, et le mépris arrogant des voisins régionaux, de l’autre, ont fait naître la conviction que nous n’aurions jamais à en payer le prix. Puis vint le 7 octobre, qui brisa, ne serait-ce qu’un instant, l’illusion de l’immunité. Mais plutôt que de prendre conscience de l’importance de ce moment, les citoyens se sont livrés à une campagne de vengeance. Car seul le massacre pouvait redonner un sens au monde : Israël tue, les Palestiniens meurent. L’ordre est rétabli. (...)

    #Hubris_israélien
    https://www.972mag.com/israels-greatest-threat-isnt-iran-or-hamas-but-its-own-hubris

  • Recrutements automatisés : défaillances spécifiques, défaillances systémiques
    https://framablog.org/2025/06/15/recrutements-automatises-defaillances-specifiques-defaillances-systemique

    Démontrer les défaillances des systèmes de recrutement automatisé demeure compliqué. Les enquêtes et tests des usagers, des chercheurs, des médias… parviennent souvent à pointer des défaillances spécifiques que les entreprises ont beau jeu de rejeter comme n’étant pas représentatifs. Et effectivement, corriger les biais de recrutement nécessite d’être capable de les mesurer. Comment répondre aux défaillances du recrutement automatisé ? C’est le dossier de #Dans_les_algorithmes !

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • L’IA ne va pas vous piquer votre job : elle va vous empêcher d’être embauché !
    https://framablog.org/2025/06/08/l-ia-ne-va-pas-vous-piquer-votre-job-elle-va-vous-empecher-d-etre-embauch

    L’IA ne sera pas la révolution que l’on pense. Son déploiement concret va prendre du temps. Elle ne sera pas non plus la menace existentielle qu’on imagine, parce qu’elle ne se développera pas là où les risques de défaillances sont trop importants. L’IA va rester sous contrôle malgré sa diffusion, estiment les chercheurs Arvind Narayanan et Sayash Kapoor dans une mise en perspective stimulante de notre avenir.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • Plus de 1 190 migrants ont traversé la Manche samedi et ont rejoint le Royaume-Uni, un record depuis le début de l’année
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/06/01/plus-de-1-190-migrants-ont-traverse-la-manche-samedi-et-ont-rejoint-le-royau

    Plus de 1 190 migrants ont traversé la Manche samedi et ont rejoint le Royaume-Uni, un record depuis le début de l’année
    Le Monde avec AFP
    Les autorités britanniques ont détecté 1 194 arrivées de migrants ayant traversé la Manche pour la seule journée de samedi 31 mai, un niveau jamais atteint depuis le début de l’année 2025, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) à partir des chiffres officiels.
    Entre vendredi soir et samedi après-midi dans le détroit du pas de Calais, 184 migrants ont été secourus lors de plusieurs opérations distinctes : 78 au large de Fort-Mahon (Somme), 61 près de Wimereux (Pas-de-Calais) après une panne de moteur, neuf au large de Grand-Fort-Philippe après une demande d’assistance, et 36 au large de Dunkerque, pris en charge par la Société nationale de sauvetage en mer et débarqués à Calais.
    Depuis le début de l’année, au moins 15 personnes sont mortes dans la Manche en tentant une traversée sur de petites embarcations, selon un décompte de l’AFP à partir de chiffres officiels. Les derniers en date, une femme et un enfant, sont morts au large de Calais dans la nuit du 20 au 21 mai, après une série d’autres naufrages et incidents meurtriers.
    En 2024, 78 migrants étaient morts dans ces dangereuses traversées, le plus lourd bilan depuis le début de ce phénomène dans la région en 2018.Depuis le début de l’année, 14 808 personnes sont arrivées au Royaume-Uni par la Manche, un niveau inédit malgré les nombreuses mesures mises en place par les gouvernements français et britannique pour endiguer ce phénomène. Quelque 36 800 migrants avaient gagné l’Angleterre l’an dernier, essentiellement des Afghans, Syriens et Iraniens.
    Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé mi-mai envisager des « centres de retour » hors du Royaume-Uni pour les demandeurs d’asile déboutés, une formule comparable à celle envisagée par l’Union européenne. Sous pression face à la progression du parti d’extrême droite Reform UK, le travailliste s’est engagé à réduire l’immigration régulière comme irrégulière au Royaume-Uni.

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#manche#hubderetour#politiquemigratoire#routemigratoire#sante#mortalite

  • La detenzione dei migranti per conto terzi in Bosnia ed Erzegovina

    Il piano del governo del Regno Unito di realizzare nei Balcani degli hub di rimpatrio dei richiedenti asilo che hanno visto respinta la propria domanda di protezione ha sollevato anche le critiche di Human rights watch. “L’esternalizzazione delle responsabilità pone le persone migranti e richiedenti asilo in una situazione di grave rischio”, spiega Michael Garcia Bochenek, consulente della divisione dei diritti dell’infanzia dell’organizzazione

    Nel marzo di quest’anno il governo del Regno Unito ha proposto di istituire in Bosnia ed Erzegovina -oltre che in Serbia, Albania e Macedonia del Nord- un centro per il rimpatrio in cui detenere i richiedenti asilo che hanno visto respinta la propria domanda di protezione in territorio britannico.

    Secondo il piano avanzato dalla ministra dell’Interno #Yvette_Cooper, le persone verrebbero inviate in queste strutture in attesa di essere rimpatriate nei loro Paesi di origine o in altri Paesi terzi. La proposta del Regno Unito si allinea alla visione della Commissione europea, che vorrebbe introdurre un Sistema europeo comune di rimpatrio con la possibilità, tra le altre cose, “di rimpatriare in un Paese terzo persone il cui soggiorno nell’Ue è irregolare che sono destinatarie di una decisione definitiva di rimpatrio”.

    Facendo riferimento ai Balcani a prendere posizione contro questo progetto è anche Human rights watch (Hrw), che ad aprile ha trascorso due settimane proprio in Bosnia per indagare la condizione delle persone migranti e richiedenti asilo.

    Secondo Michael Garcia Bochenek, consulente senior della divisione dei diritti dell’infanzia dell’organizzazione, “è una pessima strategia, anche solo considerando che si tratta di un Paese che già fatica a gestire il fenomeno migratorio già presente sul suo territorio”. Bochenek ha partecipato all’ispezione del centro di detenzione di Lukavica, nei pressi della capitale Sarajevo, rilevando “ritardi nell’esecuzione dei rimpatri dei richiedenti asilo respinti, oltre a coloro detenuti per motivi di sicurezza nazionale o penali, che in alcuni casi portano a reclusioni prolungate, fino a un massimo di 18 mesi”.

    Inoltre in occasione del monitoraggio i membri di Hrw non hanno potuto parlare in privato con le persone detenute a causa della presenza costante del personale della struttura. Tuttavia, spiega Bochenek ad Altreconomia, “Vaša Prava BiH -organizzazione bosniaca che ha il mandato di fornire consulenza legale gratuita alle persone trattenute- ha registrato diverse denunce da parte dei detenuti circa le condizioni di vita all’interno della struttura detentiva”.

    L’organizzazione che si occupa di diritti civili in Bosnia ed Erzegovina ha riferito che il servizio per gli Affari stranieri è solito non comunicare i dettagli delle accuse né ai detenuti né ai loro avvocati, soprattutto nei casi che riguardano minacce alla sicurezza nazionale. “Nel centro poi non sono previsti nemmeno servizi di supporto psicologico per le persone che presentano problematiche di salute mentale”, aggiunge Bochenek. Secondo quanto riportato da Hrw, l’Alto commissariato delle Nazioni Unite per i rifugiati (Unhcr) in Bosnia avrebbe esplicitato le proprie preoccupazioni circa la trasparenza e la responsabilità nei centri di detenzione presso l’ufficio del Difensore civico del Paese, sollecitandolo a produrre un rapporto ufficiale sulle loro condizioni. Ad oggi però non è stata ancora pubblicata alcuna indagine.

    Volgendo poi l’attenzione al sistema di asilo della Bosnia ed Erzegovina nel suo complesso, il consulente senior di Human Rights Watch denuncia “l’assenza di un’adeguata protezione dei richiedenti asilo, tempi lunghissimi per lo svolgimento delle procedure, accesso limitato alla consulenza legale e preoccupazioni per le condizioni e l’accesso ai servizi”. Secondo i dati del ministero della Sicurezza del Paese, nel 2023 -ultimo anno per cui sono stati resi disponibili dati completi- la Bosnia ha registrato appena 147 domande di asilo. Di queste, solo quattro persone hanno ottenuto il riconoscimento dello status di rifugiato e 63 la protezione sussidiaria.

    Nel report del dicembre 2024 dedicato alla Bosnia ed Erzegovina, l’Unhcr ha rilevato poi che i tempi per l’esame della richiesta di protezione sono estremamente lunghi: sebbene la legge preveda la valutazione delle domande entro sei mesi, infatti, spesso ne trascorrono altrettanti solo per la prima audizione e fino a 344 giorni per la notifica della decisione. Bochenek precisa che “in questo lasso di tempo, i richiedenti asilo sono essenzialmente privi di diritti e possono legalmente cercare lavoro solo dopo nove mesi dalla registrazione”.

    Va detto poi che per le persone in cerca di protezione la Bosnia resta principalmente un Paese di transito verso l’Unione europea. Nel 2023 oltre quattromila cittadini di Paesi terzi sono stati riammessi in Bosnia dagli Stati membri dell’Ue in base ad accordi di riammissione. A loro volta, sulla base di questi accordi, le autorità bosniache hanno trasferito 298 persone, principalmente verso la Serbia. Sono stati invece 683 i provvedimenti di detenzione e 79 quelli di espulsione. A questo proposito però Bochenek puntualizza che “a causa della formulazione vaga del rapporto annuale sulle migrazioni del ministero della Sicurezza, non è chiaro quante di queste decisioni siano state effettivamente eseguite”. È bene ricordare, come fa il rappresentante di Hrw, che “la mancanza di accesso alla protezione e i rischi di una detenzione prolungata senza adeguate garanzie di tutela portano molti cittadini di Paesi terzi riammessi in Bosnia a tentare di varcare nuovamente i confini dell’Unione europea, principalmente attraverso la Croazia”.

    Di fronte a questa realtà fatta di ritardi nelle procedure, accesso limitato all’assistenza legale e gravi carenze circa le condizioni e l’accesso ai servizi delle persone migranti, Human rights watch non ha dubbi sui percorsi che Ue e Regno Unito dovrebbero intraprendere in collaborazione con la Bosnia ed Erzegovina e gli altri Paesi della regione. “Bisognerebbe smettere di puntare sull’esternalizzazione delle frontiere e ora anche dei rimpatri -conclude Michael Garcia Bochenek-. I partner internazionali dovrebbero dare il loro contributo per rafforzare i sistemi di protezione per richiedenti asilo e migranti in Bosnia e non solo. Cambiare strada è ancora possibile, si tratta ‛solo’ di una questione di volontà politica”.

    https://altreconomia.it/la-detenzione-dei-migranti-per-conto-terzi-in-bosnia-ed-erzegovina
    #Bosnie-Herzégovine #migrations #réfugiés #détention #route_des_Balkans #Balkans #externalisation #UK #Angleterre #Serbie #Macédoine_du_Nord #Albanie #renvois #expulsions #hubs #hub_d'expulsion #déboutés #Lukavica

  • La reconnaissance faciale : un projet politique
    https://framablog.org/2025/05/25/la-reconnaissance-faciale-un-projet-politique

    Dans son livre, « Your face belongs to us », Kashmir Hill nous permet de comprendre que la reconnaissance faciale n’est pas un projet technologique. Elle est un projet idéologique, soutenue et financée par des gens qui ont un projet politique radical pour la société. Elle est un outil qui vise à contourner le droit pour faire advenir une autre société.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • Bruxelles entend faciliter le renvoi hors d’Europe des demandeurs d’asile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/20/bruxelles-entend-faciliter-le-renvoi-hors-d-europe-des-demandeurs-d-asile_66

    Bruxelles entend faciliter le renvoi hors d’Europe des demandeurs d’asile
    Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen)
    La droite conservatrice et radicale, ainsi qu’une partie de la gauche nordique, semble avoir remporté la bataille idéologique en matière d’immigration à Bruxelles. Après avoir autorisé, en mars, les Etats européens à créer des « plateformes de retour » des sans-papiers hors d’Europe, la Commission européenne a décidé, mardi 20 mai, de revoir le concept de « pays tiers sûrs », et partant, de faciliter les expulsions de demandeurs d’asile vers des pays par lesquels ils n’ont fait que transiter. Ce changement ouvre également la porte à l’ouverture de centres de demandeurs d’asiles dans des pays éloignés, à l’image des projets développés, mais depuis arrêtés, par le Danemark ou le Royaume-Uni avec le Rwanda.
    La révision du concept de « pays tiers sûrs », présent dans le règlement sur la procédure d’asile adopté en mai 2024 dans le cadre du pacte asile et migration, « permettra d’accélérer les procédures d’asile et de réduire la pression sur les systèmes d’asile, tout en préservant les garanties juridiques pour les demandeurs et en assurant le respect des droits fondamentaux », précise la Commission dans un communiqué.
    L’exécutif européen répond positivement à la demande que lui avait faite une quinzaine de pays en mai 2024. A l’époque, à l’initiative du Danemark, de l’Autriche ou de l’Italie, ces pays avaient exigé de la Commission « d’identifier, d’élaborer et de proposer de nouveaux moyens et de nouvelles solutions pour prévenir l’immigration irrégulière en Europe », dont les plateformes de retour ou la redéfinition du concept de pays tiers sûrs. A l’époque, l’Allemagne s’opposait encore à ce type de projets, aujourd’hui elle les soutient.
    Concrètement, en s’appuyant sur cette notion de pays tiers sûr, « les Etats membres pourront considérer une demande d’asile comme irrecevable lorsque les demandeurs pourraient bénéficier d’une protection effective dans un pays tiers considéré comme sûr pour eux », précise l’exécutif européen.
    Alors que la législation de 2024 exige que les autorités chargées de l’asile prouvent l’existence d’un lien entre le demandeur et le pays tiers sûr concerné (avoir vécu dans ce pays, y avoir travaillé, etc.), la Commission propose de supprimer ce lien. Désormais, le simple passage d’un demandeur d’asile par un pays avant d’atteindre l’Union européenne (UE) peut être considéré comme un lien suffisant pour lui appliquer le concept de pays tiers sûr, indique la nouvelle législation. C’était une demande insistante de l’Italie, qui souhaite renvoyer en Tunisie nombre d’arrivants sur ses côtes. A contrario, la France, dont la Constitution impose ce critère de connexion dans sa propre procédure d’asile, était assez réticente et ne poussait pas au changement.
    Enfin, « en l’absence de lien ou de transit, le concept peut être appliqué s’il existe un accord ou un arrangement avec ce pays tiers sûr », précise la Commission, qui assure qu’elle contrôlera les accords passés entre les Etats membres et ces pays tiers. Cela ouvre la porte à une politique d’externalisation de la gestion de l’asile dans des pays tiers. Encore faut-il que les Etats européens trouvent des Etats volontaires pour recevoir ces demandeurs d’asile.
    Une gageure, car pour être reconnu pays tiers sûr, ces Etats devront remplir « un certain nombre de conditions, telles que la protection contre le refoulement, l’absence de risque réel d’atteintes graves et de menaces à la vie et à la liberté en raison de la race, de la religion, de la nationalité, de l’appartenance à un groupe social ou de l’opinion politique, ainsi que la possibilité de demander et de recevoir une protection effective ». « Ce sera aux Etats membres de désigner, et de s’assurer que les Etats avec qui ils souhaitent travailler sont sûrs », précise Markus Lammert, un porte-parole de la Commission.
    Si une bonne moitié des Etats-membres ainsi que l’aile droite du Parlement européen saluent cette proposition, le centre et la gauche de l’hémicycle font grise mine. « Je conteste vivement la révision du concept de pays tiers sûr », dénonce la libérale Fabienne Keller, de Renew. « La suppression du lien de connexion est problématique, car cela signifie qu’un migrant pourrait être envoyé dans un pays tiers avec lequel il n’a aucun lien et pourrait se retrouver en situation de vulnérabilité, voire de maltraitance. »
    « L’efficacité de ce concept paraît contestable puisqu’elle dépend de la bonne volonté d’Etats tiers, qui devraient accepter des personnes n’ayant aucun lien avec eux », juge Camille Le Coz, directrice du centre de réflexion Migration Policy Institute Europe. Cela risque d’encourager une logique transactionnelle avec les pays voisins de l’Europe, et surtout, « les personnes auraient certainement un intérêt limité à s’intégrer sur place et s’engageraient certainement dans des mouvements secondaires, quitte à tenter de retourner en Europe. »
    « Le plus grand risque, estime Catherine Woollard, la directrice du réseau européen des réfugiés et exilés, c’est de plonger des réfugiés dans les limbes. Des Etats européens vont invoquer ce concept d’Etat tiers sûr pour rejeter leurs demandes d’asile, tandis que les pays tiers en question refuseront d’accueillir ces personnes… On a connu cela avec l’accord UE-Turquie [signé en 2016], où des milliers de personnes rejetées par la Grèce étaient refusées par son voisin turc. Cela a créé des drames. Avec cette proposition, l’Europe tente une nouvelle fois d’externaliser la responsabilité des réfugiés vers des pays extérieurs à l’UE, alors que nombre de ces pays accueillent déjà beaucoup plus de réfugiés que la plupart des Etats membres. »

    #Covid-19#migrant#migration#UE#asile#payssurs#externalisation#politiquemigratoire#hubderetour#expulsion#protection#sante

  • Le Royaume-Uni envisage des « centres de retour » pour migrants hors de ses frontières

    En déplacement en #Albanie, le Premier ministre britannique #Keir_Starmer a évoqué avoir entamé des discussions pour créer, hors du Royaume-Uni, des « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement travailliste multiplie les annonces visant à lutter contre l’immigration irrégulière.

    Quelques jours après avoir annoncé un nouveau tour de vis contre l’immigration légale, le Premier ministre britannique a annoncé jeudi 15 mai avoir entamé des discussions pour la mise en place hors du Royaume-Uni de « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés.

    « Nous sommes en discussions avec un certain nombre de pays à propos de centres de retour, je les considère comme une innovation vraiment importante », a déclaré Keir Starmer en déplacement à Tirana, lors d’une conférence de presse avec son homologue albanais Edi Rama.

    Il n’a toutefois pas donné de détails sur la façon dont ces « hubs » fonctionneraient ni avec quels pays ces pourparlers étaient menés. Il a simplement précisé vouloir rendre plus efficaces les expulsions des personnes n’ayant pas le droit de rester dans le pays. « Cela s’appliquera essentiellement aux personnes qui ont épuisé toutes les voies légales pour rester au Royaume-Uni », a précisé un porte-parole de Keir Starmer.

    De son côté, le Premier ministre albanais a déclaré que son pays n’avait pas vocation à accueillir un « centre de retour » britannique. L’Albanie accueille déjà deux centres de rétention italiens dans son pays, gérés par Rome, pour des migrants en situation irrégulière.

    « C’est un modèle qui demande du temps pour être testé. S’il fonctionne, [il) pourra être repris, non en Albanie, mais dans les autres pays de la région », a ajouté Edi Rama alors que ces structures sont quasiment vides suite à de nombreux revers judiciaires en Italie depuis leur ouverture.

    Un « modèle » pour toute l’Europe

    Avec ces déclarations, le Premier ministre ouvre la voie à une politique similaire à celle avancée par l’Union européenne (UE). Le 11 mars dernier, la Commission européenne a présenté des mesures pour accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière sur le Vieux continent. Et parmi elles figuraient celle d’offrir un cadre légal à la création de « hubs de retour » en dehors de ses frontières. Une proposition réclamée avec force par certains États membres.

    Ces « centres de retours » sont très critiqués par les ONG, qui redoutent de les voir se transformer en zones de non-droit, et soulèvent de nombreuses questions. L’exemple italien montre d’ailleurs qu’il s’agit d’un système difficile à mettre en place.

    Ce projet d’externalisation du traitement de l’immigration dans un pays tiers, présenté comme un « modèle » pour toute l’Europe, par Giorgia Meloni affiche aujourd’hui un bilan plus que mitigé. Seulement une quarantaine de personnes ont été envoyées dans les centres albanais pour l’instant pour un coût de « plusieurs centaines de millions d’euros », avait dénoncé l’opposition italienne.

    Pour Enver Salomon, directeur général du Refugee Council, une ONG d’aide aux réfugiés, ces « centres de retour » sont « inhumains » et « impraticables ». Le renvoi de personnes qui n’ont pas le droit de rester au Royaume-Uni doit se faire de manière « ordonnée et humaine » pour être efficace, a-t-il ajouté.
    Durcissement de la politique migratoire

    Londres avait également tenté d’externaliser le traitement des demandes d’asile en envoyant les migrants arrivés illégalement, notamment par « small boats », vers le Rwanda. Un projet de l’ancien gouvernement de Rishi Sunak, abandonné par Keir Starmer à son arrivée au pouvoir en juillet 2024.

    Le Premier ministre s’est toutefois engagé à réduire l’immigration - régulière comme irrégulière - dans le pays. Lundi, il a annoncé de nouvelles mesures pour réduire l’immigration légale, notamment en restreignant les conditions d’accès à la nationalité et en empêchant le recrutement à l’étranger pour le secteur des soins aux personnes âgées.

    Il s’est aussi engagé à combattre les réseaux de passeurs et l’immigration irrégulière. Malgré toutes ces annonces, les chiffres d’arrivées de migrants traversant la Manche sur de petits bateaux ne cessent d’augmenter. Quelque 36 800 migrants ont atteint l’Angleterre l’an dernier et près de 13 000 depuis janvier, plus que l’an dernier sur la même période. Les demandes d’asile, elles, ont triplé au Royaume-Uni ces dernières années avec 84 200 en 2024, contre une moyenne de 27 500 entre 2011 et 2020, selon les chiffres officiels.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/64600/le-royaumeuni-envisage-des-centres-de-retour-pour-migrants-hors-de-ses
    #hubs_de_retour #centres_de_retour #UK #Angleterre #migrations #déboutés #asile #réfugiés #hubs

    ajouté à ce fil de discussion :
    The Brief – Solidarity replaced by calls for tougher measures in EU migration debate
    https://seenthis.net/messages/1077010

  • Le projet numérique - AgoraVox le média citoyen
    https://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-projet-numerique-261004

    Le passage « de la paperasse à la numérasse » fait basculer la société présumée humaine dans une grande « emmerdification algorithmique » (Cory Doctorow) – mais pas seulement... Alors que la base de données est devenue la « forme culturelle majeure du XXIe siècle », l’ordonnancement algorithmique de nos existences orchestre une dépossession sans retour. Pour le journaliste Hubert Guillaud, « le déni de démocratie est au coeur de la révolution numérique ».

    La préservation de la vie sur Terre, la qualité de vie et la liberté humaines exigeraient-elles de désinformatiser le monde ? Rien que la fabrication des gadgets dédiés à la numérisation forcée du monde provoque une dévastation écologique massive jusqu’à l’extinction des espèces vivantes. Leur fonctionnement exige une surconsommation d’énergie croissante jusqu’au tarissement des ressources. Enfin, la machinerie Internet dévore nos libertés fondamentales – et jusqu’à notre subsistance voire notre existence qu’elle a d’ores et déjà (sili)colonisé pour le pire. Alors que Paris accueillait en février dernier une grand messe autour de la course à l’ (in) « intelligence artificielle » (IA), une puissance de calcul probabiliste qui exacerbe les ponctions non soutenables tant sur des ressources non renouvelables que sur une intelligence naturelle résiduelle en voie d’évaporation, Hubert Guillaud avertissait : « La numérisation est d’abord un moyen pour défaire l’Etat-providence », « préserver le taux de profit » - et « imposer la domination ». Convoquant les analyses de la philosophe Antoinette Rouvroy, il rappelle que « le mode de gouvernement n’est plus articulé au savoir » : la gouvernance algorithmique « nous dispense du savoir, nie le signifiant, la pertinence, la causalité » et évacue le réel : « le calcul produit un ordonnancement du monde avec des dominations qui ne disent plus leur nom »...

    La grande transformation numérique

    Le journaliste spécialiste des systèmes techniques et numériques analyse les impacts de la grande transformation numérique de nos sociétés : « les techniques s’affranchissent des réalités qu’elles mesurent ». Jusqu’à les supplanter voire les supprimer dans une dissolvante fabrique de « réalités alternatives » et spéculatives tournant à vide pour elles-même et sur elles-même ?

    Aurions-nous basculé dans un « régime de facticité » exacerbant sa capacité à « produire du faux » ?

    #Hubert_Guillaud #Numerasse

  • Un nouveau mort dans la Manche, le 12e décès depuis janvier - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64639/un-nouveau-mort-dans-la-manche-le-12e-deces-depuis-janvier

    Un nouveau mort dans la Manche, le 12e décès depuis janvier
    Par La rédaction Publié le : 19/05/2025
    Un migrant est mort dans la nuit de dimanche à lundi dans la Manche alors qu’il tentait de rejoindre le Royaume-Uni. L’embarcation dans laquelle il se trouvait, avec une soixantaine d’autres personnes, s’est disloquée en mer. Ce nouveau décès porte déjà à 12 le nombre de morts depuis le début de l’année dans cette zone maritime.
    Nouveau drame dans la Manche. Dans la nuit de dimanche 18 à lundi 19 mai, « une embarcation surchargée s’est disloquée » en mer au large des côtes françaises, a annoncé la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord (Prémar) dans un communiqué.
    Les autorités, prévenues vers 2h30 du matin, ont déployé d’importants moyens pour secourir les personnes en difficulté. Un bateau de remorquage, des navires britanniques et un hélicoptère de la marine française ont été engagés pour cette opération de sauvetage. « Au cours de sa recherche sur zone, le Dauphin [l’hélicoptère de la marine, ndlr] a repéré dans l’eau une personne inanimée », a indiqué la Prémar. « Celle-ci a été déclarée décédée par l’équipe médicale ».
    Au total, 62 migrants ont été secourus par les forces françaises. Parmi eux, un enfant et sa mère en état d’hypothermie ont été évacués par hélicoptère et hospitalisés à Boulogne-sur-Mer, où tous les rescapés ont été pris en charge par les secours français. En incluant la personne décédée lundi, au moins 12 migrants sont morts depuis janvier en essayant de rejoindre l’Angleterre à bord de « small boats », ces embarcations clandestines précaires souvent surchargées.
    Le dernier décès remonte à la semaine dernière : le corps d’un exilé avait été ramené au Portel, près de Boulogne-sur-Mer, par un remorqueur de sauvetage après un échouage au large des côtes françaises, dans la nuit de dimanche 11 à lundi 12 mai. Dans cette affaire aussi, le canot s’était disloqué en mer, « suite à la perte du tableau arrière où était fixé le moteur », avait rapporté la Prémar.
    Le bilan monte à 15 morts, si l’on ajoute la découverte du corps sans vie d’une femme vendredi 11 avril dans un campement de Loon-Plage, non loin de Dunkerque, et trois migrants fauchés par des camions, dont un mardi dernier alors qu’il essayait de se cacher dans un poids-lourd près de Calais.
    Les passages par camion, bien que plus rares que les traversées de la Manche, n’ont cependant pas disparu. Des milliers d’exilés désargentés et incapables de s’offrir les services d’un passeur continuent chaque année de tenter de monter dans des poids lourds. Généralement, ces migrants sont soudanais. Ils patientent à des endroits stratégiques au bord de l’A16, sur des aires de parkings, ou marchent le long des voies en tentant leur chance à l’improviste.
    Selon le média britannique BBC, en 2024, plus de 5 000 migrants ont tenté de se cacher dans des véhicules pour rejoindre illégalement le Royaume-Uni. Ils ont tous été stoppés dans les ports de la Manche.
    Pour tenter d’enrayer les traversées de la Manche, les autorités britanniques et françaises multiplient ces dernières années les mesures de lutte contre l’immigration irrégulière, mais aussi régulière. Le 12 mai, le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer a dévoilé une feuille de route pour « reprendre enfin le contrôle » des frontières du pays.
    Le plan prévoit notamment un durcissement des conditions d’octroi du titre de résident permanent et des visas de travail ainsi qu’un raccourcissement de la validité des visas étudiants. « Tous les domaines du système d’immigration, y compris (les visas) de travail, de regroupement familial, d’étude, seront renforcés afin que nous puissions mieux les contrôler », a assuré le Premier ministre.
    En déplacement en Albanie jeudi 15 mai, Keir Starmer a aussi dit envisager de créer, hors du Royaume-Uni, des « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés. « Nous sommes en discussions avec un certain nombre de pays à propos de centres de retour, je les considère comme une innovation vraiment importante », a déclaré le responsable britannique, lors d’une conférence de presse avec son homologue albanais Edi Rama.
    Mais malgré les lois successives des dernières années, les traversées de la Manche n’ont pas diminué. Au contraire. Depuis le 1er janvier, plus de 11 000 migrants sont arrivés en Angleterre à bord de « small boats ». Ce nombre n’avait jamais été atteint aussi tôt dans l’année.
    L’an dernier, près de 37 000 exilés ont débarqué côté britannique sur des embarcations de fortune, soit 25% de plus qu’en 2023.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#france#manche#routemigratoire#mortalite#sante#hubderetour#politiquemigratoire

  • Le Royaume-Uni envisage des « centres de retour » pour migrants hors de ses frontières - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/64600/le-royaumeuni-envisage-des-centres-de-retour-pour-migrants-hors-de-ses

    Le Royaume-Uni envisage des « centres de retour » pour migrants hors de ses frontières
    Par La rédaction Publié le : 16/05/2025
    En déplacement en Albanie, le Premier ministre britannique Keir Starmer a évoqué avoir entamé des discussions pour créer, hors du Royaume-Uni, des « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le gouvernement travailliste multiplie les annonces visant à lutter contre l’immigration irrégulière.
    Quelques jours après avoir annoncé un nouveau tour de vis contre l’immigration légale, le Premier ministre britannique a annoncé jeudi 15 mai avoir entamé des discussions pour la mise en place hors du Royaume-Uni de « centres de retour » pour les demandeurs d’asile déboutés."Nous sommes en discussions avec un certain nombre de pays à propos de centres de retour, je les considère comme une innovation vraiment importante", a déclaré Keir Starmer en déplacement à Tirana, lors d’une conférence de presse avec son homologue albanais Edi Rama.
    Il n’a toutefois pas donné de détails sur la façon dont ces « hubs » fonctionneraient ni avec quels pays ces pourparlers étaient menés. Il a simplement précisé vouloir rendre plus efficaces les expulsions des personnes n’ayant pas le droit de rester dans le pays. « Cela s’appliquera essentiellement aux personnes qui ont épuisé toutes les voies légales pour rester au Royaume-Uni », a précisé un porte-parole de Keir Starmer.
    De son côté, le Premier ministre albanais a déclaré que son pays n’avait pas vocation à accueillir un « centre de retour » britannique. L’Albanie accueille déjà deux centres de rétention italiens dans son pays, gérés par Rome, pour des migrants en situation irrégulière.
    « C’est un modèle qui demande du temps pour être testé. S’il fonctionne, [il) pourra être repris, non en Albanie, mais dans les autres pays de la région », a ajouté Edi Rama alors que ces structures sont quasiment vides suite à de nombreux revers judiciaires en Italie depuis leur ouverture.
    Avec ces déclarations, le Premier ministre ouvre la voie à une politique similaire à celle avancée par l’Union européenne (UE). Le 11 mars dernier, la Commission européenne a présenté des mesures pour accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière sur le Vieux continent. Et parmi elles figuraient celle d’offrir un cadre légal à la création de « hubs de retour » en dehors de ses frontières. Une proposition réclamée avec force par certains États membres.
    Ces « centres de retours » sont très critiqués par les ONG, qui redoutent de les voir se transformer en zones de non-droit, et soulèvent de nombreuses questions. L’exemple italien montre d’ailleurs qu’il s’agit d’un système difficile à mettre en place.
    Ce projet d’externalisation du traitement de l’immigration dans un pays tiers, présenté comme un « modèle » pour toute l’Europe, par Giorgia Meloni affiche aujourd’hui un bilan plus que mitigé. Seulement une quarantaine de personnes ont été envoyées dans les centres albanais pour l’instant pour un coût de « plusieurs centaines de millions d’euros », avait dénoncé l’opposition italienne.
    Pour Enver Salomon, directeur général du Refugee Council, une ONG d’aide aux réfugiés, ces « centres de retour » sont « inhumains » et « impraticables ». Le renvoi de personnes qui n’ont pas le droit de rester au Royaume-Uni doit se faire de manière « ordonnée et humaine » pour être efficace, a-t-il ajouté.
    Londres avait également tenté d’externaliser le traitement des demandes d’asile en envoyant les migrants arrivés illégalement, notamment par « small boats », vers le Rwanda. Un projet de l’ancien gouvernement de Rishi Sunak, abandonné par Keir Starmer à son arrivée au pouvoir en juillet 2024.Le Premier ministre s’est toutefois engagé à réduire l’immigration - régulière comme irrégulière - dans le pays. Lundi, il a annoncé de nouvelles mesures pour réduire l’immigration légale, notamment en restreignant les conditions d’accès à la nationalité et en empêchant le recrutement à l’étranger pour le secteur des soins aux personnes âgées.
    Il s’est aussi engagé à combattre les réseaux de passeurs et l’immigration irrégulière. Malgré toutes ces annonces, les chiffres d’arrivées de migrants traversant la Manche sur de petits bateaux ne cessent d’augmenter. Quelque 36 800 migrants ont atteint l’Angleterre l’an dernier et près de 13 000 depuis janvier, plus que l’an dernier sur la même période. Les demandes d’asile, elles, ont triplé au Royaume-Uni ces dernières années avec 84 200 en 2024, contre une moyenne de 27 500 entre 2011 et 2020, selon les chiffres officiels.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#politiquemigratoire#hubderetour#albanie#sante#droit

    • Le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l’abstraction marchande. Comme elle, il annule toutes les différences et est à peu près toujours le même. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, il a étendu son emprise au monde entier en assassinant les architectures traditionnelles et en homogénéisant par sa présence tous les lieux. Monotonie du matériau, monotonie des constru­ctions que l’on bâtit en série selon quelques modèles de base, à la durée de vie fortement limitée, conformément au règne de l’obsolescence programmée. En transformant définitivement le bâtiment en marchandise, ce matériau contribue à créer un monde où nous ne nous retrouvons plus nous-mêmes.

      Raison pour laquelle il fallait en retracer l’histoire ; rappeler les desseins de ses nombreux zélateurs – de toutes tendances idéologiques – et les réserves de ses quelques détracteurs ; dénoncer les catastrophes qu’il engendre sur bien des plans ; révéler le rôle qu’il a joué dans la perte des savoir-faire et dans le déclin de l’artisanat ; enfin démontrer comment ce matériau s’inscrit dans la logique de la valeur et du travail abstrait. Cette critique implacable du béton, illustrée par de nombreux exemples, est aussi – et peut-être avant tout – celle de l’architecture moderne et de l’urbanisme contemporain.

  • L’État artificiel : la vie civique automatisée
    https://framablog.org/2025/04/27/letat-artificiel-la-vie-civique-automatisee

    Sommes-nous en passe d’entrer dans un État artificiel, c’est-à-dire un moment où la vie civique n’est plus produite que par le calcul au risque de nous dessaisir de toute action collective ?

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • IA, réducteur culturel : vers un monde de similitudes
    https://framablog.org/2025/04/20/ia-reducteur-culturel-vers-un-monde-de-similitudes

    Plus une caractéristique culturelle est inhabituelle, moins elle a de chances d’être mise en évidence dans la représentation de la culture par un grand modèle de langage. L’IA saura-t-elle nous aider à identifier ce qui est nouveau ?

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • IA aux impôts : vers un « service public artificiel » ?
    https://framablog.org/2025/04/13/ia-aux-impots-vers-un-service-public-artificiel

    L’IA dans les services publics, on en parle plus qu’on ne la voit, regrette le syndicat Solidaires Finances Publiques qui tente de faire le point de ses déploiements au Trésor Public.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle