• Hexane : « Les produits végétariens sont particulièrement touchés » - Basta !
    https://basta.media/Un-carburant-l-hexane-cache-dans-nos-aliments-Les-produits-vegetariens-sont

    Nombre de consommateurs n’en savent rien – sa présence n’est pas mentionnée sur les étiquettes –, mais un solvant pétrochimique intervient dans la fabrication de leurs aliments. Son nom : l’hexane, un sous-produit pétrolier. L’industrie agroalimentaire utilise l’hexane pour extraire l’huile des graines oléagineuses (tournesol, colza, soja). Alors que les méthodes traditionnelles laissaient jusqu’à 20 % d’huile dans les graines, l’hexane permet d’en extraire jusqu’à 99 %. « L’agroalimentaire a adopté cet hydrocarbure pour augmenter le rendement de l’extraction d’huile et maximiser ses produits », relate Guillaume Coudray dans son nouveau livre, De l’essence dans nos assiettes. Enquête sur un secret bien huilé (La Découverte, 2025). « Dans les usines modernes, des colonnes d’extraction gigantesques brassent les oléagineux dans des piscines d’hexane », décrit-il.

    Guillaume Coudray est journaliste d’investigation et spécialiste des pratiques de l’industrie agroalimentaire. Il est notamment l’auteur de Cochonnerie. Comment la charcuterie est devenue un poison (La Découverte, 2017).
    Concrètement, les oléagineux (colza, tournesol, sésame...) sont broyés et aplatis en flocons. Ils sont généralement soumis à une première pression qui permet d’extraire une partie de l’huile. Puis, ils sont plongés dans un bain d’hexane chauffé autour de 60°C. Presque instantanément, l’hexane commence à dissoudre l’huile contenue dans les flocons. À la sortie du bain d’hexane, on obtient un mélange de solvant et d’huile appelé « miscella ». Ce mélange, composé à plus de 70 % d’hexane, est chauffé à plus de 100°C pour permettre l’évaporation de l’hexane et le séparer ainsi de l’huile. « En théorie, tout l’hexane est récupéré pour être réutilisé. En réalité la récupération totale de l’hexane est impossible. Les produits obtenus contiennent souvent de minuscules traces d’hexane », explique Guillaume Coudray.

    #agro-industrie #alimentation

    • Inquiétudes sur la contamination de l’alimentation par l’hexane, un solvant d’extraction des huiles végétales
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/09/22/inquietudes-sur-la-contamination-de-l-alimentation-par-l-hexane-un-solvant-d

      Des analyses commanditées par Greenpeace révèlent la présence d’hexane, un solvant issu du raffinage du pétrole, dans de nombreux produits alimentaires de consommation courante.
      Par Stéphane Foucart

      L’industrialisation de la production alimentaire est une source inépuisable de surprises. Dans un rapport rendu public lundi 22 septembre, Greenpeace attire l’attention sur une pratique méconnue des firmes agro-industrielles : l’extraction des huiles végétales d’oléoprotéagineux (colza, tournesol, soja…) grâce à un solvant issu du raffinage du pétrole, l’#hexane, #neurotoxique reconnu et suspecté de toxicité pour la reproduction.

      L’utilisation de ce solvant, généralisée depuis l’après-guerre, permet d’optimiser le processus de trituration des graines et de gagner ainsi quelques points de rendement, non seulement dans la production des huiles, mais aussi et surtout dans celle de leurs coproduits – les tourteaux utilisés pour l’alimentation animale. Ces méthodes d’extraction chimique sont quasi généralisées, à l’exception des huiles labellisées « bio », le cahier des charges de l’agriculture biologique proscrivant l’utilisation de ces substances.

      Les analyses commanditées par l’ONG sur une cinquantaine de produits achetés dans des supermarchés français (huiles, volaille, produits laitiers, laits infantiles) relèvent des concentrations d’hexane pouvant aller jusqu’à 80 microgrammes par kilogramme (µg/kg). Les #huiles testées sont les plus contaminées (de 50 à 80 µg/kg selon les références), suivies du beurre (de 20 à 60 µg/kg), des laits infantiles (de 20 à 50 µg/kg) et du lait de vache (jusqu’à 10 µg/kg).

      Sur les quatre références de volaille testées, trois ne contiennent aucun résidu d’hexane détectable, tandis que la dernière affiche 40 µg/kg. Ces résultats doivent toutefois être pris avec prudence : l’échantillonnage réalisé par l’association n’obéit pas aux critères appliqués par les autorités sanitaires dans leurs études d’alimentation, en termes de représentativité des produits choisis ou encore de répétition des mesures sur chacun.

      Une nouvelle évaluation du risque prévue

      Ces résultats attestent néanmoins, selon Greenpeace, de la présence fréquente d’hexane dans ces produits de consommation courante et offrent un ordre de grandeur de la contamination. Contactée par Le Monde, la Fédération nationale des industries de corps gras (FNCG) conteste néanmoins ces chiffres. Elle met en doute la validité de ces mesures, interrogeant les capacités d’analyse du laboratoire universitaire retenu par Greenpeace, qui n’est pas accrédité par des organismes officiels. « Un biais de mesure ne peut donc être exclu, précise la FNCG dans une déclaration transmise au Monde. Un “faux positif” est une hypothèse possible, liée à la méthode de mesure elle-même. »

      Les éléments de comparaison publiés dans la littérature scientifique sont rares. En 2008 toutefois, deux chimistes polonais ont publié des analyses de résidus d’hexane dans 16 échantillons de diverses huiles végétales, grâce à deux méthodes différentes. Leurs résultats sont comparables à ceux présentés par Greenpeace.

      La FNCG ajoute que l’ensemble des résultats présentés par l’association sont, de toute façon, inférieurs de plus d’un facteur 10 à la limite maximale de résidus (LMR) d’hexane, fixée en Europe à 1 milligramme par kilogramme (mg/kg) pour les produits analysés. C’est tout le nœud du problème. Dans son rapport, l’organisation écologiste estime qu’« on peut très largement s’interroger sur la méthode selon laquelle ces LMR ont été établies ». Greenpeace rappelle que la LMR en vigueur actuellement a été établie en 1996 par le Scientific Committee on Food (SCF), l’ancêtre de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en se fondant sur une unique étude de quatre-vingt-dix jours sur des rats de laboratoire. De son propre aveu, souligne Greenpeace, le SCF avait fondé son appréciation sur une simple présentation de l’étude en question par les industriels du secteur qui l’avaient commanditée.

      Neurotoxique avéré

      Effectivement, l’EFSA a reconnu dans un rapport technique de septembre 2024 qu’il était nécessaire de « réévaluer la sûreté d’usage de l’hexane comme solvant d’extraction », les données de toxicité utilisées en 1996 n’étant « plus considérées comme suffisantes pour conclure de manière adéquate ». Une nouvelle évaluation du risque doit être lancée, prévue pour publication en 2027.

      Greenpeace rappelle néanmoins que l’hexane est un neurotoxique avéré, dont les effets par inhalation sur le système nerveux périphérique chez les travailleurs exposés dans certains environnements industriels sont documentés par de nombreuses études depuis un demi-siècle. Quant aux effets de l’exposition chronique à de faibles doses, par la voie alimentaire, ils demeurent incertains. Greenpeace souligne, dans sa bibliographie, plusieurs études suggérant des risques pour le système nerveux central ou des troubles du développement lorsque les expositions sont marquées pendant la période périnatale.

      En 2022, dans un article publié par la revue Foods, des chercheurs de l’Institut national pour la recherche en agriculture, alimentation et environnement (Inrae) et de l’université de Turin ont passé en revue l’ensemble des connaissances sur les effets délétères suspectés chez l’humain : maladie de Parkinson, troubles de la fertilité, troubles de l’immunité, etc., et plaident pour sa substitution. En février, la Slovénie a proposé d’inscrire le solvant sur la liste des « substances extrêmement préoccupantes » de l’Agence européenne des produits chimiques ; un mois plus tard, le député du Loiret (Les Démocrates) Richard Ramos déposait une proposition de loi pour bannir l’hexane de la chaîne alimentaire en France.

      Un pilier de l’écosystème agro-industriel

      La séquence actuelle autour de l’hexane doit surtout à la récente publication d’un livre enquête fouillé de l’essayiste et documentariste Guillaume Coudray (De l’essence dans nos assiettes. Enquête sur un secret bien huilé, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 304 p., 20,90 euros). « Le rapport de Greenpeace est crucial en ce qu’il apporte des nouvelles données qui confirment la présence alarmante de résidus d’hexane dans de nombreux produits alimentaires consommés au quotidien par les Français, dit-il au Monde. En dépit des connaissances accumulées sur la toxicité de l’hexane, les autorités n’ont jamais fait d’investigation avec un niveau de détection approprié. » Sur les humains aussi, les données sont rares. Interrogée sur l’existence de données d’imprégnation de la population européenne par l’hexane, l’EFSA dit qu’elle n’est « pas au courant d’étude de biosurveillance en cours ».

      Inconnu du public, point aveugle de l’évaluation du risque sanitaire, l’hexane est pourtant le pilier d’un écosystème agro-industriel immense allant de la culture des oléoprotéagineux à l’alimentation animale, en passant par la transformation industrielle des graines. Cet écosystème est dominé en France par le groupe Avri l, un géant lui aussi méconnu, qui pèse pourtant 7,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et que Greenpeace met particulièrement en cause dans son rapport.
      Selon l’association, plus de la moitié des graines triturées en France pour en extraire l’huile le sont dans les usines d’Avril, 93 % de celles-ci étant triturées avec des procédés utilisant l’hexane. Interrogée, Avril ne commente pas ce chiffre, mais précise que 3 millions de tonnes de graines sont triturées chaque année dans cinq sites industriels utilisant de l’hexane, produisant de l’huile destinée à l’alimentation, « sans trace d’hexane au-dessus des limites de quantification des laboratoires accrédités ».

  • France : #Tricastin : 4 fois trop d’#hydrocarbures dans l’eau

    Publié le 22 février 2024, un très discret et très succin communiqué d’#EDF annonce sans le dire une #pollution du #Rhône. Un dépassement des concentrations en hydrocarbures dans les rejets de la #centrale_nucléaire du Tricastin (#Drôme) a été mesuré il y a 2 mois. L’industriel ne précise pas l’origine de cette pollution qui est pourtant révélatrice de dysfonctionnements sur le site.

    "Défaut ponctuel d’exploitation", c’est l’explication "la plus probable" selon EDF. L’industriel semble accorder bien peu d’importance au fait d’avoir très largement dépassé ses autorisations de #rejets dans l’environnement. En effet, un taux de 46.6 mg/l a été mesuré fin décembre 2023 dans les rejets de l’installation, alors que la limite est fixée à 10 mg/l. Plus de 4 fois la concentration maximale autorisée.

    Les eaux provenant des zones industrielles du site (comme la salle des machines par exemple) sont susceptibles d’être polluées par des hydrocarbures (#huiles, #pétrole et #dérivés). Elles passent par un système appelé #déshuileur : par un procédé de décantation dans des bassins, les hydrocarbures - qui restent en surface - sont séparés de l’eau avant qu’elle ne soit rejetée dans le milieu naturel (en l’occurrence le Rhône pour la centrale du Tricastin). Quand EDF parle de mesure en sortie de déshuileur, c’est donc bien après le procédé de (soi-disant) dépollution et avant le rejet dans l’environnement. Mais pour qui ne connaît pas le fonctionnement des installations, il n’est pas évident de saisir qu’il s’agit bien d’une pollution.

    Malgré le peu de lignes accordées à la description des faits, EDF prend soin de préciser dans son communiqué qu’il n’y a aucun impact pour l’environnement. Pourtant, ponctuel ou pas, tout déversement de produit chimique dans la nature est une pollution, une altération du milieu naturel qui vient s’ajouter à tous les précédents. Peut-être pour appuyer un peu plus sur le caractère "sans gravité", EDF annonce que les faits sont classés au plus bas niveau de l’échelle INES [1], l’échelle des incidents nucléaires. Sans préciser qu’elle est utilisée uniquement pour les faits qui impliquent de la radioactivité. Ce qui n’est pas le cas de cette pollution chimique. Il est donc normal que l’incident en question ne soit pas classé sur l’échelle INES : il n’a rien à y faire. Ce qui ne veut pas dire qu’il est sans gravité ou sans conséquences.

    Outre le communiqué laconique de l’industriel et son annonce plus que tardive (2 mois après les faits), outre l’art du discourt qui élude toute mention de pollution et ne favorise pas - loin de là - une compréhension des faits, la fréquence des mesures et la surveillance des installations posent questions.

    Que des mesures ne soient faites qu’une fois par mois, est-ce suffisant quand il s’agit de surveiller ce qui est déversé dans l’environnement ? Comment l’exploitant peut-il détecter - et encore mieux, stopper - des rejets qui ne respectent pas les limites fixées pour leurs teneurs en substances chimiques ? Comment, avec un prélèvement tous les 30 jours, détecter des dysfonctionnements du système de dépollution des eaux et réagir à temps pour épargner l’environnement ?
    Surveiller de près le fonctionnement du dispositif anti-pollution, l’entretenir et le nettoyer régulièrement pourrait éventuellement venir contre-carrer des prélèvements et des analyses trop peu fréquents. De même, débusquer les fuites d’huiles et agir dès que l’une d’elle est détectée pourrait aussi renforcer la prévention et la lutte contre les pollutions générées par le site industriel. En d’autres termes, surveiller plus et mieux les équipements pour éviter et résoudre au plus tôt les "défauts d’exploitation". Mais manifestement, ce n’est pas comme ça marche à la centrale EDF du Tricastin.

    Cet incident, déclaré aux autorités car significatif pour l’environnement [2], montre très clairement que le fonctionnement de l’installation et l’organisation d’EDF ne permettent pas de prévenir les pollutions ni de préserver le milieu naturel. Et malheureusement, le cas du Tricastin n’est pas isolé, pour preuve les nombreuses déclarations de dépassement des limites autorisées dans les rejets liquides des centrales nucléaires (voir notre cartEau). EDF est loin, très loin de se donner les moyens de limiter la casse environnementale produite par son activité industrielle.
    Ce que dit EDF :

    Evénements significatifs de décembre 2023

    Publié le 22/02/2024

    Les évènements significatifs suivants ont été déclarés au niveau 0 en dessous de l’échelle INES à l’Autorité de sûreté nucléaire. Ils n’ont eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ou sur l’environnement.

    29 décembre 2023, événement significatif environnement

    Conformément à la réglementation, les équipes réalisent un prélèvement mensuel afin d’analyser la quantité d’hydrocarbures en sortie du déshuileur. Le résultat est de 46,6 mg/l pour une limite autorisée de 10 mg/l. Les analyses effectuées en janvier 2024 ne montrent pas de dépassement. Un défaut ponctuel d’exploitation est la cause la plus probable.

    https://www.edf.fr/la-centrale-nucleaire-du-tricastin/les-actualites-de-la-centrale-nucleaire-du-tricastin/evenements-significatifs-de-decembre-2023

    [1] INES : International nuclear and radiological event scale (Échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques) - Description et niveaux ici - https://www.asn.fr/Lexique/I/INES

    [2] Événements significatifs : incidents ou accidents présentant une importance particulière en matière, notamment, de conséquences réelles ou potentielles sur les travailleurs, le public, les patients ou l’environnement. https://www.asn.fr/Lexique/E/Evenement-significatif En dessous des évènements significatifs, il y a les évènements dits « intéressants », et encore en dessous les « signaux faibles ». Un évènement catégorisé « significatif » est donc déjà « en haut de l’échelle » d’importance des évènements

    https://www.sortirdunucleaire.org/France-Tricastin-4-fois-trop-d-hydrocarbures-dans-l-eau

    #rivière #nucléaire #pollution_de_l'eau

  • Contamination huiles minérales dans l’alimentation : résultats des tests : Foodwatch FR
    https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2021/contamination-des-aliments-par-les-huiles-minerales-resultat-des-tests-fo

    Un produit testé sur huit contaminé. foodwatch a réalisé des tests en laboratoire pour déceler les hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH), ces toxiques dérivés du pétrole qui n’ont rien à faire dans l’alimentation. Alors que la présence, même infime, de telles substances peut altérer notre santé, nos tests dévoilent une affolante omniprésence de cette contamination.

    https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/alimentation-l-ong-foodwatch-alerte-sur-la-presence-d-huiles-minerales-

    En France, le bouillon Knorr de légumes sans sel est le produit qui contient le plus d’hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales devant trois autres bouillons de la même marque mais aussi un bouillon cube Jardin bio, un bouillon bœuf déshydraté chez Auchan Pouce, ou encore le beurre Fruit d’or Oméga 3. En Allemagne, ces hydrocarbures ont été retrouvés notamment dans le Nutella, en Autriche, dans du chocolat de la marque Lindt Lindor et en Belgique, dans la pâte à tartiner aux noisettes bio Delhaize. Les cubes de bouillon Knorr d’Unilever ont été identifiés comme contaminés par ces huiles minérales sur plusieurs lots différents dans les cinq pays, à des niveaux de contamination très inquiétants.

    Cette huile minérale est un dérivé des hydrocarbures. Elle vient des encres de l’emballage, de la colle, mais aussi de l’entretien des machines de production, précise Foodwatch. Elle se mélange aux produits alimentaires. « Les huiles minérales peuvent pénétrer dans les denrées alimentaires à tous les stades de la chaîne de transformation, de la récolte à l’emballage », s’inquiète Foodwatch. D’après l’Autorité européenne de sécurité des aliments certains hydrocarbures aromatiques des huiles minérales sont cancérigènes et génotoxiques, c’est-à-dire qu’ils peuvent endommager l’ADN. Pour autant la règlementation n’est pas assez stricte. Elle ne fixe un seuil que pour le lait pour bébé.

  • La grande #malbouffe

    Que mangeons-nous réellement en avalant un cordon bleu industriel ? Ce documentaire met la main à la pâte pour déconstruire les pratiques souvent douteuses de l’industrie agroalimentaire.

    Toujours plus abondante et moins chère, la nourriture industrielle a envahi nos assiettes, avec des incidences sur la santé de plus en plus fortes : jamais l’obésité et le diabète n’ont été aussi répandus. Et jamais les étiquettes n’ont été aussi compliquées à déchiffrer. Pour percer les secrets du secteur agroalimentaire, Maud Gangler et Martin Blanchard sont eux-mêmes devenus… des industriels. Avec l’aide d’un laboratoire alimentaire spécialisé en recherche et développement, ils se lancent dans la production d’un plat populaire : le cordon bleu. Un projet offensif qui leur permet de comprendre de l’intérieur les rouages de l’ultratransformé, où la fabrication d’un produit en apparence simple tient de l’assemblage complexe. Pourquoi, alors que l’escalope panée cuisinée à la maison ne nécessite que cinq ingrédients, en faut-il ici une trentaine ? La viande du cordon bleu mérite-t-elle encore son nom ? Peut-on appeler fromage cette pâte fondante obtenue à grand renfort d’additifs ? L’emballage lui-même est-il nocif pour la santé ?

    Riche et digeste
    En partant d’un produit emblématique comme le mal nommé cordon bleu, puis en élargissant l’enquête, ce documentaire détricote les fils cachés d’un système ultraconcurrentiel. Se jouant des frontières, l’industrie agroalimentaire se révèle diaboliquement novatrice, usant de technologies toujours en avance sur les réglementations et d’astuces marketing rodées, ou s’aidant de puissants lobbies pour servir ses intérêts. Les autorités nationales et européennes s’avouent techniquement débordées et peinent à contrôler les substances toxiques qu’elles ont commencé par autoriser. Pourtant, l’espoir d’un changement qualitatif est impulsé par la société civile : sous la pression des consommateurs et d’applications de notation alimentaire comme Yuka, certains industriels cherchent à mieux faire pour bénéficier d’un « clean label » auquel s’attache le grand public. Réduction du nombre d’ingrédients, abandon d’additifs, choix de protéines végétales : une démarche vertueuse qui tourne parfois au casse-tête, quand elle n’aboutit pas à un effet inverse, avec des plats végans à la qualité sanitaire douteuse. Au menu de cette enquête riche mais remarquablement digeste, experts, nutritionnistes, docteurs en sciences des aliments ou consultants en « transformation positive » éclairent une question devenue cruciale : que mange-t-on aujourd’hui ?

    https://www.arte.tv/fr/videos/091150-000-A/la-grande-malbouffe

    #film #documentaire #film_documentaire

    #alimentation #prix #industrie_agro-alimentaire #industrie_alimentaire #marketing #aliments_ultra-transformés #budget_alimentaire #viande_séparée_mécaniquement (#VSM) #polyphosphates #additifs_alimentaires #effet_cocktail #dioxine_de_titane #nano-particules #E_171 #E171 #cefic #TDMA #EFSA #principe_de_précaution #précaution #MOAH #MOSH #huiles_minérales #substances_réactives #Yuka (application smartphone) #publicité #malnutrition #obésité #surpoids #santé #clean_label #végétarianisme #végétarisme #ingrédientistes #transglutaminose #junk_food #auxiliaires_technologiques #chimie #anti-mousse #packaging

  • Les #aliments #bio touchés par la #pollution | 60 Millions de #Consommateurs
    https://www.60millions-mag.com/2019/06/05/les-aliments-bio-touches-par-la-pollution-14218

    Si les pommes et les bananes bio analysées n’ont pas révélé de traces de #pesticides, nous avons pu, en revanche, constater des résultats plus problématiques dans les #laits, les #œufs, mais aussi les #huiles_d’olive biologiques.

    Certains laits et œufs bio se sont, en effet, révélés plus chargés en #dioxines et #PCB que des laits ou œufs dits conventionnels. Les dioxines sont des molécules issues de rejets industriels, notamment des incinérateurs.

    Quant aux PCB, leur fabrication est interdite en France depuis 1987, mais ces produits chimiques ont la propriété de s’accumuler dans les #sols et d’y persister pendant des années. Ils sont cancérogènes et perturbateurs endocriniens pour l’homme.

    Les prés contaminés

    Les laits et œufs bio contiennent plus de PCB et de dioxines que les autres, car les animaux sont plus souvent à l’extérieur que dans l’élevage conventionnel. Une bonne chose en termes de bien-être animal, certes. Mais ce constat pointe des #failles dans le #label « #Agriculture biologique ».

    En effet, les sols ne sont pas contrôlés sur ces #polluants avant l’installation d’un #élevage ou d’une #culture biologique. Et l’agriculteur peut convertir son champ en bio, même si ce dernier est situé à proximité d’une installation polluante.

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

    –—

    métaliste des numéros recensés sur seenthis :
    https://seenthis.net/messages/926433

  • Sauce à la #Roquette
    http://www.cuisine-libre.fr/sauce-a-la-roquette

    Faire blanchir la roquette 5 minutes à l’eau bouillante. La réduire en purée au mortier avec les noix. Ajouter le sucre et les épices ainsi que le vinaigre. Bien mélanger. Monter en mayonnaise avec l’huile d’olive.

    #Huiles, Roquette, #Mayonnaises / #Moyen-Âge, #Végétarien, #Végétalien, #Sans_viande, #Sans_œuf, #Sans_lactose, #Sans_gluten

  • Re-evaluation of the traditional diet-heart hypothesis : analysis of recovered data from Minnesota Coronary Experiment (1968-73)
    http://www.bmj.com/content/353/bmj.i1246

    Conclusions
    Available evidence from randomized controlled trials shows that replacement of saturated fat in the diet with linoleic acid effectively lowers serum #cholesterol but does not support the hypothesis that this translates to a lower risk of death from coronary heart disease or all causes. Findings from the Minnesota Coronary Experiment add to growing evidence that incomplete publication has contributed to overestimation of the benefits of replacing saturated fat with vegetable oils rich in linoleic acid.

    #Huiles végétales : des vertus anti-cholestérol qui montrent leurs limites
    http://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/huiles-vegetales-des-vertus-anti-cholesterol-qui-montrent-leurs-limites

    Pour autant, cette étude a fait grincer des dents, notamment celles du Pr Frank M. Sachs, spécialiste de la prévention des maladies cardiovasculaires à Boston. Il a jugé que l’étude n’était « pas fiable ». Selon lui, il faut « au moins deux ans pour qu’un traitement visant à diminuer le cholestérol ait un effet sur les maladies cardiovasculaires ». Or, l’expérience menée entre 1968 et 1973 a duré à peine plus d’un an, en moyenne, pour chacun des participants.

    Cholestérol et risques cardiovasculaires : un nouveau pavé dans la mare ?
    http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/cholesterol-et-risques-cardiovasculaires-un-nouveau-pave-dans-la-mare_1

    L’utilisation de #statines est associée à de nombreux effets secondaires (notamment musculaires), aussi de nombreux laboratoires sont à la recherche d’alternatives thérapeutiques anti-cholestérol. Une nouvelle classe de médicaments, capable de limiter les échanges de cholestérol entre les transporteurs LDL et HDL, semblait prometteuse sur le papier [1]. Si les premiers candidats évalués ont déçu [2], le groupe pharmaceutique Eli Lilly avait identifié un champion : l’evacetrapib.

    [...]

    En effet, durant les phases préliminaires de tests, cet evacetrapib diminuait d’un tiers le taux de LDL, et parvenait à doubler le taux de HDL (transporteurs de haute densité, réputés bénéfiques). Un vaste essai clinique, initié il y a quelques années sur 12.092 patients, est venu confirmer cet effet biologique. Mais en octobre 2015, Eli Lilly interrompt prématurément cette étude, à la surprise de nombreux observateurs.

    Un échec cuisant
    Les raisons de cet arrêt ont été précisées ce 3 avril lors d’un important congrès international de cardiologie [3]. Durant l’étude, sur environ 6.000 participants sous evacetrapib, 256 ont fait une crise cardiaque. Dans le groupe témoin, qui prenait un placebo, le nombre de crise cardiaque était de… 255, soit une totale absence de différence statistique. De même, le nombre d’AVC dans le premier groupe était de 82, contre 95 dans le groupe placebo. Et le nombre de décès liés aux maladies cardiovasculaires de 434, contre 444. En bref : l’evacetrapib n’a absolument aucun intérêt thérapeutique.

    Cité par le New York Times, le docteur Stephen Nicholls, responsable de l’étude avortée, résume l’interrogation qui se trouve sur toutes les lèvres : « nous avions un médicament qui semblait agir sur tout ce qu’il fallait ; […] comment un traitement qui diminue quelque chose identifié comme délétère ne peut entraîner aucun bénéfice ? »

    #santé #science

  • Qu’est-ce que la navette ?
    C’est en lisant la composition du pain de ce matin, à la recherche de traces de lactose, que je découvre l’huile de navette.
    L’ancêtre du colza est un Brassicaceae, une version oléagineuse du chou-navet. Le colza est un hybride agricole, qui possède un meilleur rendement que la version sauvage - entre d’autres choux et la navette. Avec les topinambours et autres rutabagas, l’huile de navette reste comme un cauchemard dans les mémoires des rejetons de la seconde guerre mondiale mais obtiens les faveurs des générations « j’veux du bio ». D’hiver ou d’été, la navette sert aussi au fourrage.

    http://www.ars-grin.gov/~sbmljw/cgi-bin/taxon.pl?319648
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Brassicaceae

    #herbier #huiles #alimentation #colza #agriculture #glandouille

    • Guide to Cooking Oils
      http://my.clevelandclinic.org/heart/prevention/nutrition/guide_to_cooking_oils.aspx

      Monounsaturated Fat
      Considered one of the healthiest fat sources in the diet, monounsaturated fats should make up the bulk of your daily fat intake. It is best to consume monounsaturated fats as a replacement for foods high in saturated and trans fat; you will also benefit from replacing some of the refined carbohydrates in your diet with monounsaturated fats. Good sources are olive oil, canula oil, avocados, olives, most nuts (excluding walnuts) and nut butters.

      Polyunsaturated Fat
      There are two types of polyunsaturated fats, Omega-3 and Omega-6. Both must be obtained from dietary sources because the body cannot manufacture them on it’s own. Research has shown that Omega-3s help prevent and even treat heart disease and stroke. These benefits include lowering triglycerides, protecting against irregular heartbeats, decreasing risk of a heart attack, and lowering blood pressure. Good sources of Omega-3s come mainly from fish, but also from flaxseeds, walnuts, canola oil, and unhydrogenated soybean oil. Fatty fish such as salmon, mackerel, herring, and sardines are especially good sources.

      Omega-6 fatty acids also lower the risk for heart disease. Omega-6 can be found in vegetable oils like safflower, sunflower, soybean, and corn oils. Although Omega-6 fats play an important role in health, research suggests we get too much Omega-6 at the expense of Omega-3, which can lead to an increased risk of cardiovascular disease, cancer, and inflammation. It’s best to try and curb your intake of Omega-6 (one easy way is to cut back on processed foods containing the above oils); and increase your intake of Omega-3, such as consuming walnuts and flaxseed on a regular basis, and including at least two meals from fatty fish each week.

  • L’Élysée couvre les gaz de #schiste | Sylvain Lapoix
    http://owni.fr/2011/10/04/sarkozy-mou-sur-le-schiste-permis-sarkozy-gasland-total

    Le gaz de schiste n’est pas banni par Sarkozy. Derrière les trois permis abrogés par l’Élysée, à grand renfort de communication, 64 autres permis permettent de recueillir des gaz de schiste. Des entreprises peu inquiétées par les récentes déclarations.

    #Ecologie #Enquête #Pouvoirs #énergie #gaz_de_schiste #huiles_de_schiste #Nicolas_Sarkozy

  • Une huile de #schiste en campagne pour Borloo | sylvainlapoix
    http://owni.fr/2011/06/06/huiles-de-schiste-en-campagne-pour-borloo-2012-balkany-toreador

    Directeur de campagne désigné de Jean-Louis Borloo, Frédéric Salat-Barroux est également défenseur des huiles de schiste ! Avocat pour #Toréador, il a permis à la société administrée par Julien Balkany de continuer ses recherches en Seine-et-Marne.

    #Enquête #Politique #Pouvoirs _top #2012 #avocat #huiles_de_schiste #Jean-Louis_Borloo #Julien_Balkany