• Un appel à prendre en compte dans ce contexte de crise humanitaire où n’importe qui s’improvise « syrien » pour soutirer de l’argent à autrui alors que les bénévoles d’associations peinent à récolter des fonds pour venir en aide aux réfugiés syriens et aux syriens restés en zone de conflit.

    « #Warning : Fin 2011, naissance du terrain humanitaire en Syrie. Des centaines d’associations voient le jour du jour au lendemain, tentant de pallier à l’absence quasi totale des grandes ONG sur le terrain. 2014, des millions de syriens vivant en réfugiés dans leur propre pays, des millions d’autres éparpillés dans les pays limitrophes, d’autres plus chanceux, ceux qui ont survécu au périple quasi hollywoodien, ont pu migrer en pays européens. Des personnes qui ont tout perdu, débarquant sans rien ... Mais un scénario, des plus immondes, et qui commence à faire du tort aux associations : des personnes, se revendiquant comme syriennes, qui profitent de la situation pour soutirer des sommes assez impressionnantes à la communauté ... Des milliers d’euros qui sont récoltés en quelques temps, qui auraient pu être utilisés pour subvenir à des besoins urgents, se retrouvent aujourd’hui dans les poches de charlatans ... Des personnes qui se foutent littéralement de la gueule des associations en les mettant dans des situations
    délicates ... Un désastre Narjes Na. »

    #Syrie #humanitaire #escroquerie

  • #sida : l’eldorado africain ?
    http://www.laviedesidees.fr/Sida-l-eldorado-africain.html

    Perçue dans les années 1990 comme un continent menacé d’écroulement par le sida, l’Afrique représente aujourd’hui un ensemble d’opportunités pour les chercheurs et les laboratoires. Fanny Chabrol analyse les logiques indissociablement humanitaires, sécuritaires et capitalistes qui sous-tendent ce renversement et composent aujourd’hui la « santé globale ».

    Livres & études

    / #recherche, sida, #Afrique, santé, #humanitaire, #biomédecine

    #Livres_&_études #santé

  • #sida et #immigration : quelles luttes pour quels droits ?
    http://www.laviedesidees.fr/Sida-et-immigration-quelles-luttes.html

    Le dispositif d’accès aux soins mis en place pour les étrangers malades est souvent décrit comme un progrès social majeur rendu possible grâce à l’action publique et associative contre le sida. La socio-histoire du #droit à la santé des étrangers relativise cette lecture consensuelle en dévoilant la permanence de traitements inégaux derrière le compromis #humanitaire.

    Essais & débats

    / sida, immigration, droit, humanitaire, #inégalités, #médecine

    #Essais_&_débats

  • Un #Israélien au maitien de la #paix de l’#ONU
    http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/44236-140918-un-israelien-au-maitien-de-la-paix-de-l-onu

    Un officier de l’armée israélienne est en passe de devenir le premier Israélien à rejoindre les forces de maintien de la paix de l’ONU, selon le site d’information Ynet.

    « Ceci est notre modeste contribution à la paix et la #sécurité dans le monde, et ce n’est que le début », a déclaré un responsable du ministère des Affaires étrangères cité par Ynet.

    L’officier israélien sera envoyé au quartier général de l’ONU à New York, où il s’occupera de l’organisation des équipements et des troupes situées dans les zones de #conflit à travers le monde.

    #Israël est connu pour ses interventions #humanitaires dans les régions frappées par des catastrophes naturelles ou des zones conflictuelles.

    #Israel

    • L’ONU est très compréhensive et pas rancunière du tout:

      Gaza : l’ONU annonce un accord tripartite pour la reconstruction
      16 septembre 2014
      http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33303

      « Gaza doit être ouvert à la reconstruction et au relèvement et il faut répondre aux légitimes préoccupations sécuritaires s’agissant des produits à double usage », a insisté M. Serry [le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient]

  • Pourquoi le #droit international #humanitaire est (toujours) mal appliqué
    Le Monde.fr | 22.08.2014 à 11h39 • Mis à jour le 22.08.2014 à 14h11 |
    Par Elvire Camus
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/08/22/150-ans-de-droit-international-humanitaire-5-questions_4472080_4355770.html

    Ainsi, après ses 150 années d’existence, le droit humanitaire est considéré comme étant « complet ». Pour Françoise Bouchet-Saulnier, directrice juridique de #Médecins_sans_frontières et auteure du Dictionnaire pratique du droit humanitaire, pas question de parler d’#obsolescence : « Le droit humanitaire fournit un cadre suffisant, à condition de l’interpréter et l’appliquer de #bonne_foi. »

    Quelles sont les faiblesses du DIH ?

    Une des principales limites du DIH, si ce n’est la plus importante, est sa mauvaise application : « Le problème de ce droit, ce n’est pas qu’il a vieilli, c’est qu’il est mal appliqué. Signé par 195 Etats, on peut le considérer comme étant quasi universel, pourtant, paradoxalement, il fait l’objet de violations répétées », explique Frédéric Joli, porte parole du #CICR en France.

    Dans la pratique, le droit humanitaire est un socle, sur lequel s’appuient les belligérants et les organisations humanitaires lors d’un conflit armé. Chaque #conflit armé fait l’objet d’un nouveau scénario, de nouvelles négociations pour le faire appliquer, et il est invoqué par les belligérants en fonction de leurs intérêts propres. C’est une des grandes difficultés du DIH : « Chaque partie interprète le droit à son avantage, il faut donc impérativement résister à l’interprétation de #mauvaise_foi des parties au conflit. Si on ne négocie pas les secours, on n’obtient rien. Le droit, ça se réclame », précise Françoise Bouchet-Saulnier.

    Afin de tenter remédier à cette faille, le CICR et la Suisse mènent depuis 2012 des consultations avec les Etats et des représentants de services de santé dans l’optique de trouver des moyens de mieux faire respecter le droit humanitaire.

    Seconde faiblesse majeure du DIH, l’absence, jusqu’en 2002, avec le lancement de la #Cour_pénale_internationale, d’instruments permettant de sanctionner les violations du droit humanitaire lors de conflits internes. Pour autant, maintenant qu’un tel outil existe, son aspect à la fois coercitif et dissuasif rigidifie le DIH : « Le droit humanitaire s’est complexifié avec les tribunaux. Il est nécessaire de revenir à une application qui soit destinée à l’action et pas uniquement orientée vers la sanction », explique Françoise Bouchet-Saulnier. Par ailleurs, les premières années d’existence de la CPI n’ont pas montré beaucoup de résultats.

    • Pour rappel, les États-Unis et Israël (pour ne citer que ces deux pays) n’ont pas ratifié le Traité de Rome par lequel on devient membre de la CPI et la CPI est sous la tutelle du Conseil de sécurité de l’ONU qui peut interdire une enquête si ça lui chante.

    • Plus précisément,
      http://www.ipsnews.net/2014/08/israel-hamas-set-to-escape-war-crimes-charges

      Quigley said, “If a state is a party to the Rome Statute, then its nationals can be prosecuted in the ICC.”

      Israel is not a party to the Rome Statute that created the ICC.

      However , the ICC has jurisdiction based on the territory where a crime is committed. So if an Israeli commits a crime in a state that is a party, the ICC can prosecute that Israeli,” said Quigley, author of ‘Genocide in Cambodia and The Ruses for the War.’

      Beyond that, said Quigley, if a state is not a party but files a declaration conferring jurisdiction on crimes within its territory, then anyone who commits a crime in the territory of that state may be prosecuted.

      Par ailleurs,

      Ratner argued that the United Sates is too powerful and the chances of an ICC investigation, much less a prosecution, are remote. Even were the court by some miracle to launch an investigation, it would never, because of U.S. pressure, result in a prosecution. But this does not mean Palestinians and their allies should stop trying, said Ratner.

      “Every means to expose and hold Israel accountable and demonstrate the bias of our international system is important,” he added. “The effort is clearly terrifying Israel because Israel knows the criminality it is engaged in.”

      So, if the ICC is not really a means to hold Israel and the U.S. accountable, then efforts should be doubled to hold Israeli and U.S. officials accountable through universal jurisdiction in every national court of every state, he noted.

      Many countries have jurisdiction over war crimes and crimes against humanity no matter where committed and even if the perpetrator is not in the country.

      “The goal is to make Israel the pariah state it ought to be for committing these crimes, to make its officials unable to move outside the country and to ultimately send a message: Enough! It is saddening at this moment to see horrendous crimes committed hourly and watch the governments of many states stand by or enable,” he added.

      “Our hope to hold Israel accountable should be in the outpouring of opposition to these crimes by citizens throughout the world. Ultimately, the courts will need to act,” declared Ratner.

    • En fait ce n’est pas tout à fait ça, la CPI n’enquête pas sur des États mais sur des individus, c’est pour ça qu’elle a été créée. Je ne connaissais pas la loi l’invasion de La Haye mais apparemment c’est un truc spécifique aux États-Unis, ce n’est pas un traité international. Sinon, pour protéger ses ressortissants, les États-Unis ont imposer des accords bilatéraux avec tout un tas de pays avec des clauses qui interdisent qu’on portent plainte contre des citoyens américains.

    • Concernant Israël, pour qu’une plainte de Palestinien soit acceptée par la CPI, il faut que la Palestine en soit membre. C’est une des raisons pour laquelle il est important qu’elle soit reconnue par l’ONU. Ce que je regrette le plus, c’est que le principe de Compétence universelle ne soit pas appliqué. Selon ce principe (quelques articles des conventions de Genève ou un des protocoles, je ne sais plus) un criminel de guerre ou criminel contre l’humanité peut être jugé par n’importe quel pays quelque soit sa nationalité et cela concerne tous les pays sans exception.

  • Le drone peut-il devenir un outil humanitaire ? | Geopolis
    http://geopolis.francetvinfo.fr/le-drone-peut-il-devenir-un-outil-humanitaire-39469
    http://geopolis.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/2014/07/Un-drone-agricole-r-pand-pesticides-sur-champ.jpg?itok=vf08xOH

    Depuis quelques temps, les drones ont mauvaise presse, associés à leur utilisation intensive par l’armée américaine. Pourtant, le développement de la technologie offre des opportunités dans de nombreux secteurs. Côté civil, Amazon et Domino’s Pizza envisagent de créer des réseaux de drones de livraison, mais les associations humanitaires s’y intéressent aussi.

    Un outil déjà présent
    Les drones ont déjà été utilisés aux Philippines, après le passage du super-typhon Haiyan. Les organisations de premiers secours s’en sont servies immédiatement après le sinistre pour évaluer la situation dans les zones les plus difficiles d’accès, et y répartir au mieux l’aide d’urgence. Dans les premières heures, des drones ont également servi pour des opérations de recherche de victimes, grâce à des caméras infrarouges. Les drones ont continué à voler dans les semaines suivant le typhon, utilisés comme outil d’évaluation des progrès des ONG.

    http://youtu.be/hU_rw2j-CPk

    L’association UAViators (de Unmanned Aerial Vehicle, acronyme anglais pour les drones volants), véritable « réseau social » des pilotes de drones civils, recense de nombreux autres théâtres d’opération, à travers le monde entier. Sur leur carte, continuellement mise à jour, on peut trouver un déraillement en Italie, des tornades aux Etats-Unis, des glissements de terrain au Brésil, un éboulement en Birmanie. Partout, des drones ont été utilisés dans le cadre de l’intervention des services de secours. ....

    #drone peut-il devenir un #outil #humanitaire ?

  • Opinion and Debate: The limits of humanitarianism in #Gaza
    http://www.msf.org.uk/article/opinion-and-debate-limits-humanitarianism-gaza

    Complicit?

    Once the bombs fall silent and the people of Gaza pick up the pieces after this assault on their life and dignity, MSF should ask itself whether it can keep working in such an environment. At what point does MSF’s repeated medical action in an unacceptable situation become complicity to aggression and oppression?

    #humanitaire #complicité ? #MSF

    • Le saviez-vous ?

      Slaviansk est déjà presque entièrement détruite : les stations-service sont en ruines, les ambulances n’ont nulle part où faire le plein. Les banques ne fonctionnent plus, tout comme les pharmacies.

      Je recherche dans les médias français des descriptions identiques :

      Les dirigeants de la République populaire de Donetsk indiquent que 60 % de la population a déjà fui la zone des affrontements. « La ville est morte » : c’est ce que disent aujourd’hui de Slaviansk les gens du coin. « Les tirs se succèdent jour après jour. J’ai cessé d’essayer de comprendre d’où viennent les balles, toute la périphérie de Slaviansk est détruite, dans le centre, les immeubles sont presque en ruines. Tous ceux qui le pouvaient ont déjà quitté la ville », nous explique Elena, une habitante de Slaviansk.

  • Centre d’actualités de l’ONU - Syrie : la situation humanitaire continue de se dégrader, selon l’ONU

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=32677

    29 mai 2014 – Lors de consultations du Conseil de sécurité jeudi, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Kyung-wha Kang, a indiqué que la situation en Syrie continuait d’être désastreuse trois mois après l’adoption de la résolution 2139, qui exige que les parties prenantes au conflit dans ce pays assurent un accès sans entraves aux travailleurs humanitaires.

    Selon Mme Kang, la violence continue sans relâche, avec des tueries et des mutilations de femmes, d’enfants et d’hommes, des violations flagrantes du droit humanitaire international par l’ensemble des parties prenantes et la privation arbitraire d’aide humanitaire à des civils qui en ont besoin urgemment.

    #syrie #humanitaire #situation_humanitaire

  • #Immigration : les dessous de l’opération militaire #Mare_Nostrum

    Pour éviter les naufrages de migrants en #Méditerranée, l’#Italie a réquisitionné sa #marine_militaire. L’opération Mare Nostrum sauve des milliers de vies. Mais l’#humanitaire se double d’une étroite #surveillance militarisée des #frontières visant à stopper les migrants.

    http://www.mediapart.fr/journal/international/190514/immigration-les-dessous-de-loperation-militaire-mare-nostrum

    de @carine

    #migration #mourir_en_mer #asile #réfugiés

  • How a tiny nonprofit grew into a giant that paid its top staffers millions
    http://www.washingtonpost.com/investigations/doing-well-by-doing-good-the-high-price-of-working-in-war-zones/2014/05/04/2d5f7ca8-c715-11e3-9f37-7ce307c56815_story.html

    In doing so, International Relief and Development increased its annual revenue from $1.2 million to $706 million, most of it from one corner of the federal government — the U.S. Agency for International Development. IRD has received more grants and cooperative agreements from USAID in recent years than any other nonprofit relief and development organization in the nation — $1.9 billion.

    Along the way, the nonprofit rewarded its employees with generous salaries and millions in bonuses. Among the beneficiaries: the minister, Arthur B. Keys, and his wife, Jasna Basaric-Keys, who together earned $4.4 million in salary and bonuses between 2008 and 2012.

    #ong #humanitaire

  • Projet » Quand l’humanitaire choisit ses victimes
    http://www.revue-projet.com/articles/2014-04-corbet-quand-l-humanitaire-choisit-ses-victimes

    Les organisations humanitaires viennent en aide aux victimes, grâce, notamment, à notre argent. Pour nous inciter au don, elles mettent en scène les victimes les plus à même de nous émouvoir, au risque de simplifier le message et d’en oublier d’autres, moins idéales.

    Régulièrement, sur les murs des villes, sur les écrans des téléviseurs, des images chocs. Une enfant maigre, une mouche au coin de la bouche : la faim. Une image floue, en mouvement, dans laquelle on discerne les éclats d’une arme et des membres broyés : la guerre. Un regard tout à la fois éteint, soulagé et aveuglé : un survivant exhumé de décombres. Un père qui tend dans ses bras le cadavre boursouflé de son enfant : un appel à l’aide. À côté, un slogan, tout aussi dérangeant. Et un logo, qui rappelle que l’on peut faire quelque chose : soigner les corps, rendre la vie. Ce que nous, spectateurs et donateurs potentiels, ne pouvons réaliser ; mais que l’organisation représentée par le logo ne peut faire sans nous. Du moins sans nos moyens.
    L’image de la victime comme support humanitaire

    Cette imagerie et la pitié qu’elle soulève ont souvent été analysées par les historiens d’art ou les chercheurs en sciences sociales (notamment en communication). Hannah Arendt rappelait que la pitié était le ressort premier de l’action, répondant à l’appel de corps démunis plus qu’à des principes intrinsèques à la personne en tant que telle (qui « annonce la suprématie des droits de l’homme sur les droits du citoyen[1] »). Plus récemment, Giorgio Agamben distingue le « simple fait de vivre » (la « vie nue ») de l’existence politique, et considère que dans notre contemporanéité, la première prend le dessus sur l’autre. Luc Boltanski aborde aussi le thème de la pitié comme moteur politique. Didier Fassin, fort de ces influences[2], développe le terme de biolégitimité : le corps fait droit. Ainsi, observe-t-il, « aujourd’hui, la société française est moins encline à reconnaître l’existence mise en danger de la victime d’un régime autoritaire ou de violences guerrières et plus sensible à la maladie ou à la souffrance de la personne atteinte d’une affection grave[3] ». De leur côté, des critiques des médias rencontrent un vif succès dans leurs démonstrations, comme l’ont démontré François Jost et Philippe Mesnard, l’émission Arrêt sur images de Daniel Schneidermann, ou même le Petit Journal présenté par Yann Barthès, dans lequel la dérision décrypte les jeux liés aux discours et aux images. Enfin, le milieu humanitaire lui-même s’interroge depuis longtemps sur ce qu’est la victime – on pense, par exemple, aux réflexions de Rony Brauman – et les débats sont nombreux en son sein au sujet d’appels aux dons jugés trop « publicitaires » et dont la réalisation est confiée à des cabinets de communication ou à des spécialistes du marketing.

    La victime est la motivation première de l’intervention humanitaire[4], que ce soit pour légitimer une action ou pour lancer des appels aux dons. Qu’est-ce qu’une victime au reflet de la réalité, pour le spectateur et donateur potentiel ? Qu’est-ce que cela signifie pour notre société contemporaine ? En revenant sur les différents types de victimes, de la « bonne » victime à la « mauvaise » victime, on verra quels sont les usages de ces représentations et le sens qu’elles induisent. On conclura sur l’impact qu’elles ont sur les deux extrêmes de la chaîne de l’imagerie victimaire, tant sur la victime que sur le spectateur-donateur potentiel.......

    L’ #image de la #victime comme #support #humanitaire

  • « L’opération Turquoise au #Rwanda était offensive avant d’être #humanitaire »
    http://www.france24.com/fr/20140407-france-operation-turquoise-rwanda-offensive-humanitaire-guillaume

    Mais selon l’ancien capitaine français, avant de devenir humanitaire, #Turquoise a clairement été une opération offensive. Un raid terrestre, qui devait être accompagné de frappes aériennes, avait été programmé pour aller jusqu’à Kigali. Son objectif : contrer militairement l’avancée du #FPR. « Moi je suis parti avec l’ordre opérationnel de préparer un raid sur Kigali. Quand on fait un raid sur Kigali, c’est pour remettre au pouvoir le gouvernement qu’on soutient, c’est pas pour aller créer une radio libre », explique Guillaume Ancel, qui a quitté l’armée en 2005, avec le grade de lieutenant-colonel. « L’ordre que j’ai reçu pour partir au Rwanda était extrêmement offensif », affirme-t-il. L’ex-militaire affirme avoir ensuite reçu, entre le 29 juin et le 1er juillet, un autre ordre, qui « était d’arrêter par la force l’avancée des soldats du FPR » : « On n’est toujours pas dans une mission humanitaire. »

    Selon lui, la #France aurait ensuite continué à soutenir le gouvernement génocidaire rwandais et son armée en rendant, vers la mi-juillet, « à ce qui restait des forces armées rwandaises, les dizaines de milliers d’armes » que les militaires français avaient confisquées dans la zone humanitaire. « On a clairement été à l’origine d’une continuation des combats [...], qui ont fait de nouveau des centaines de milliers de morts », admet-il.

  • RDC : les drones de l’ONU livrent leurs premières images - RDC / ONU - RFI

    http://www.rfi.fr/afrique/20140207-rdc-drones-onu-livrent-leurs-premieres-images?ns_campaign=nl_AFRIQUE070

    Deux mois après la mise en service des premiers drones, le Conseil de sécurité des Nations unies a pu visionner les premières images recueillies par ces appareils de surveillance déployées au-dessus de la région de Goma. Les membres du Conseil ont visionné un film censé montrer la pertinence de ce déploiement.

    #drones #rdc #humanitaire cc @fil

    • Deux mois après le lancement de deux premiers drones, les officiels onusiens ne tarissent pas d’éloges sur ce nouvel instrument. « Nous pouvons voir les mouvements des personnes observées, leurs activités. Si vous restez au-dessus d’une certaine zone, les drones permettent de transmettre des informations en temps réel. Cela est très utile pour renseigner nos forces sur le terrain sur la position des groupes armés et leur permettre de se déployer pour empêcher une attaque », avance Nick Birnback, le porte-parole du département des opérations de maintien de la paix à New York.

  • Afrique : Redéploiement de l’impérialisme français et sidération humanitaire de la gauche | Contretemps
    http://www.contretemps.eu/interventions/afrique-redéploiement-impérialisme-français-sidération-humanitaire-gauch

    En conclusion, cet article part du constat qu’il est vain de distinguer les intérêts économiques des grands groupes privés de la politique de puissance de l’Etat français en Afrique. En effet, dans un contexte où la compétition ne cesse de se durcir entre exportateurs et investisseurs du monde entier, il est clair que Paris s’efforce de jouer une carte plus offensive en mobilisant l’ensemble de ses atouts traditionnels sur ce continent. Ainsi, de chasse gardée en déclin ayant servi trop souvent de béquille à des capitaux peu compétitifs, la Françafrique devrait se transformer en base arrière des sociétés du CAC 40 pour la conquête de nouvelles parts de marché dans les régions « anglophone » et « lusophone » du continent. Il ne s’agit donc pas de tourner le dos à la zone CFA, mais d’en réinvestir les rentes préférentielles en faveur d’une logique d’expansion. Dans cette optique, la capacité d’intervention de l’armée française dans son ancien empire doit être considérée comme un atout politique significatif, qui peut même donner droit à des retours économiques appréciables, à condition de la mettre en œuvre prudemment, dans un cadre international concerté, notamment avec le Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis, l’UE, l’UA et les autorités de la région et du pays concernés.

    Ce que j’ai appelé « la sidération humanitaire » de la gauche française l’empêche de voir à quel point « la sécurisation des Etats fragiles » est devenue aujourd’hui l’une des tâches stratégiques de l’impérialisme, au moment où il joue à nouveau des coudes pour saigner l’Afrique à blanc. Après tout, la colonisation de la fin du 19e siècle n’avait-elle pas aussi pour but déclaré de doter « le contient noir » d’un ordre politique stable, « favorable à la sécurité des affaires », fondé sur l’exploitation sans frein des ressources du continent ? De la même façon, loin de sauver des vies humaines menacées par l’effondrement des pouvoirs publics, les opérations de police à grande échelle, menées ou commanditées actuellement par les puissances occidentales, ne font donc que préparer le terrain à une exploitation plus implacable du continent, dont les conséquences humaines et écologiques pourraient s’avérer plus meurtrières encore que celles de la précédente « mêlée pour l’Afrique ».

    #Afrique #Françafrique #humanitaire #mondialisation

  • IN THE NAME OF HAITI « CORENTIN FOHLEN

    http://www.corentinfohlen.com/2013/03/in-the-name-of-haiti-4

    via Jean Abbiateci

    Départ d’un groupe de volontaires, de l’organisation Healing Haïti,pour le bidonville de Cité Soleil en « tap-tap » privé. Seule différence avec ceux que l’on croise par milliers dans les rues embouteillées de Port-au-Prince : des grillages de protections ont été installés aux fenêtres. La nombreuse présence des occidentaux dans les rues de la capitale peut parfois agacer les haïtiens et les réactions sont imprévisibles. Les chants sont religieux : « Amazing Grace », ou « God is so good ». Aujourd’hui c’est l’anniversaire de l’un des accompagnateurs haïtiens

    #haiti #photographie #évangelistes #humanitaire

  • USAid transmet en clair aux diplomates é.-u. à La Havane les réponses à l’appel d’offres pour des actions de formation d’opposants cubains…

    Le titre du Miami Herald est assez soft, l’article, lui, parle de gaffe…

    Cuba believed to have intercepted details of U.S. aid to dissidents - Cuba - MiamiHerald.com
    http://www.miamiherald.com/2013/11/17/3760633/cuba-believed-to-have-intercepted.html

    The USAID request for proposal SOL-OAA-13-000110, posted publicly on July 10, offered a total of $6 million over three years, broken up into at least two grants of no more than $3 million and no less than $1 million.

    Its goal was “to strengthen human capacity on the island by providing opportunities for civil society leaders to travel outside of Cuba to gain technical skills and experiential learning in an array of fields important to democracy and civil society development.”

    More than 20 NGOs are believed to have submitted applications by the Aug. 9 deadline — competition for the funds is stiff. Their applications included proposed budgets, ways of monitoring and evaluations progress, organizational charts and past experience in Cuba.

    Limitation des dégâts en 2 temps :
    – prévenir les intéressés en leur proposant de retirer leur candidature,
    – répondre officiellement que leurs projets ont été recalés pour insuffisance…

  • Typhon Haiyan : des « développeurs sans frontières » au secours des Philippines | Slate.fr
    http://www.slate.fr/monde/79863/typhon-haiyan-developpeurs-sans-frontieres-secours-philippines

    L’action humanitaire ne se déploie plus seulement sur le terrain : elle se construit aussi dans le réseau. Depuis vendredi, une poignée de développeurs travaille à des outils permettant de mieux gérer l’après-Haiyan. Du coding d’urgence.

    #humanitaire #philippines

  • Quand les organisations humanitaires s’attaquent à la crise économique - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/ici-comme-ailleurs/quand-les-organisations-humanitaires-s-attaquent-a-la-crise-economique-11

    Ça se passe ailleurs, pourquoi pas ici... Pour faire reculer la grande pauvreté, des organisations humanitaires habituées à gérer des crises alimentaires dans les pays en développement concentrent aujourd’hui leurs actions dans leur propre état. Une tendance qui n’est pas étrangère à la crise et que l’on retrouve aussi en France avec « Médecins du Monde »

    http://www.medecinsdumonde.org © Maxppp
    Le cas de l’ONG néerlandaise «  Cordaid  » est assez symptomatique de ce phénomène. Depuis quelques semaines, cet organisme habitué à gérer l’urgence et les crises humanitaires dans les états en guerre recentre aujourd’hui ses activités à l’intérieur de ses frontières. L’association fondée en 1999 à la Haye, lutte contre la pauvreté dans 36 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Aujourd’hui cette lutte, l’organisation va la mener auprès des siens, auprès des chômeurs précaires. Avec la crise la situation s’est aggravée : la part des pauvres est passée de 4% à 10% ces vingt dernières années. Le chômage atteint des niveaux record.

    Avec 197 millions d’euros de budget, l’ONG sort l’artillerie lourde et compte bien s’inspirer des expériences menées au Congo et en Afghanistan.

    C’est un peu extrême ! Quel est le projet de cette ONG pour aider les chômeurs ?

    L’idée c’est d’aider les chômeurs à monter des coopératives, des projets, des micro-entreprises... Remettre les sans-emploi sur le chemin de la réinsertion. On retrouve cette même approche en France avec les « Médecins du Monde » depuis les années 80. 

    Ce n’est pas la crise humanitaire en France ?

    Ce n’est pas encore le cas, mais la situation sanitaire et médicale s’aggrave de plus en plus en milieu rural selon Jean-François Corty, directeur des missions France pour « Médecins du Monde ».

    #ONG
    #humanitaire
    #grande-pauvreté.

  • Mobilis in mobili : des vies « en mobilité » au Sud : les « expats » de l’humanitaire au Timor-Leste et en Haïti

    http://eps.revues.org/4098

    un regard sans concession

    par Marie Redon

    « Le séisme du 12 janvier a semé encore plus d’ONG,
    pour le malheur profond d’Haïti. »
    Etudiant de Port-au-Prince, août 2010

    Log-Base, siège de la mission des Nations Unies, Port-au-Prince, le26 août 2010 :
    « Avez-vous de la monnaie s’il vous plaît ?
    Mais qu’est-ce que c’est ?
    Un billet de 500 gourdes, je voudrais des petites coupures si vous avez.
    « Gourdes », mais qu’est-ce que c’est ?
    La monnaie locale.
    Ah ! Il y a une monnaie locale ! Non, désolé, nous n’avons que des dollars ».

    Je me suis demandé d’où provenaient ces gens ignorant la monnaie en vigueur et attablés dans ce restaurant d’Haïti depuis plus de deux heures pour discuter, précisément, de l’avenir de ce pays : venaient-ils tout juste d’arriver et encore sous le coup du décalage horaire ou bien vivaient-ils dans un autre monde ? Et si oui, lequel ?

    je sais pas quel tag mettre...

    • excellent papier sur les #expats #humanitaires

      depuis la Seconde Guerre mondiale et plus encore à partir des années 1980, on voit émerger une nébuleuse internationale, si ce n’est transnationale, composée de représentants des États, des organisations intergouvernementales ou non gouvernementales. Cette toile est tissée de relations d’interdépendances, d’intérêts communs, mais aussi de mobilités qui font se croiser à Dili des personnes qui se sont rencontrées en Haïti. Les articulations de ce réseau sont faites d’individus vivant en mobilité, d’un pays du Sud à l’autre.

      (...) En août 2010, un membre de l’ONU, originaire d’Argentine, déclarait : « Tu sais, je vais bientôt quitter #Haïti …. Je viens de m’acheter une Ferrari et une maison aux Canaries avec vue sur la mer »

      #ong #nations_unies

  • “Le filet de sécurité” du social-capitalisme
    http://non-fides.fr/?Le-filet-de-securite-du-social

    De fait, le #logement #social (au-delà des foyers du type “hébergement d’urgence”) est une soupape de sécurité : il existe pour éviter que des gens ne se retournent contre les propriétaires, ou ne s’interrogent sur le pourquoi du fait de payer un loyer, sur le pourquoi de la #propriété foncière et donc de la propriété en général. Il s’agit donc plutôt de comprendre dans cette optique en quoi consiste (au moins sur le plan idéologique) et comment fonctionnent le logement social et l’Aide Au Logement –A.P.L—, ou même les foyers.

    La conception dominante consiste à présenter la #pauvreté (ou à la penser) comme un accident ou un handicap « naturel ». A partir de là, le logement social et l’A.P.L sont justifiés idéologiquement comme des « béquilles » qu’on accorde aux « petits pauvres ». C’est la conception #humanitaire (soit chrétienne, conservatrice, soit social-démocrate) de la question sociale : conception bourgeoise et autoritaire. Mais la culpabilisation et la condescendance pour le fait d’être pauvre sont les deux mêmes facettes de l’idéologie dominante.

    Et les changements de gouvernements n’y ont jamais rien changé de fondamental en plus d’un siècle. Les promesses électorales n’impliquent résolument que ceux ou celles qui veulent bien y croire. De ce côté là, aujourd’hui encore : il n’y a donc pas de « trahison socialiste » (pléonasme ?) si on refuse de se laisser illusionner par le jeu de la #politique.

    La politique #social-démocrate en matière de logement précisément, fait honneur à cette tradition du logement social : le but n’est même pas de loger tout le monde, mais que l’essentiel des pauvres avancent en suivant la carotte.

    Le métier des dirigeants, c’est de faire des promesses qu’ils ne tiendront pas et ne veulent pas tenir parce qu’ils n’y ont aucun intérêt. Et surtout que leurs « solutions » ne sont pas faites pour nous satisfaire. Mais surtout, d’un point de vue plus “large”, si les logements sociaux existent (et si l’Etat fait payer des pénalités aux communes qui ne respectent pas leurs “quotas”) c’est aussi pour éviter que le reste des prix d’un quartier ne chute.