• (20+) Jack l’Eventreur, viscéralement misogyne - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2016/08/19/jack-l-eventreur-visceralement-misogyne_1473479

    En 2015, de nombreux habitants de l’East End ont très mal vécu l’érection d’un musée entièrement consacré à l’œuvre de Jack l’Eventreur - en l’occurrence le massacre, à l’automne 1888, de cinq prostituées et le vol de certains de leurs organes. Surtout qu’à l’origine, l’homme derrière le projet, Mark Palmer-Edgecumbe, ancien chef de la diversité chez Google, avait promis qu’on érigerait là « le premier musée dédié aux femmes » du Royaume-Uni - ce qui devait théoriquement inclure l’histoire des premières suffragettes. Cela doit être de l’humour anglais : en lieu et place de cartels sur des militantes féministes, les Londoniens se sont retrouvés avec des mannequins ensanglantés sur le sol, un large couteau, de l’hémoglobine factice, des ambiances brumeuses qui rappellent le fog local, ainsi que des répliques de missives écrites à l’encre rouge sang, alors même que la majorité des lettres attribuées à Jack l’Eventreur sont, rappelons-le, de notoires fumisteries écrites par des rigolos pathologiques en mal d’attention médiatique (déjà). Bref, le tout ressemble à un mauvais épisode de Faites entrer l’accusé, mais sans Christophe Hondelatte qui relève son col de manteau à la fin. Résumons ainsi cette mascarade ironico-sexiste : à un musée célébrant les femmes et leurs combats politiques, on a préféré ouvrir un lieu mettant en scène les forfaits d’un meurtrier en série, qui les tuait précisément parce qu’elles étaient des femmes.
    Un « folklore » macabre et navrant

    Cette grotesque histoire démontre une fois de plus que Jack l’Eventreur est, depuis son apparition sur les registres de Scotland Yard, l’objet d’une inépuisable fascination macabre en Angleterre - en témoignent les objets qu’on peut acquérir à la boutique de souvenirs du « musée » : tee-shirt blanc avec silhouette en haut-de-forme et traces de sang, sifflet estampillé « Jack the Ripper » (pour prévenir la police ?). Imaginerait-on, en France, l’ouverture d’un musée « Emile Louis », avec une réplique grandeur nature de son car de ramassage scolaire ?

    Les crimes de Jack l’Eventreur étaient-ils misogynes ? Indéniablement. C’est même l’une des seules choses dont on soit à peu près sûr. Les cinq victimes canoniques sont des femmes, toutes des prostituées ; certains de leurs organes sexuels, comme l’utérus ou le vagin, ont été prélevés par le tueur. C’est pourtant l’élément qui est le moins mis en avant dans la foultitude de publications qu’experts en criminologie et autre « ripperologues » autoproclamés publient chaque année dans toutes les maisons d’édition de la planète. On préfère se concentrer sur « l’enquête », pourtant lacunaire, mais surtout sur les théories autour de l’identité du meurtrier, alimentant ainsi la machine à fantasmes. Ne serait-il pas un barbier juif de Whitechapel (suspect idéal : Aaron Kosminski, qu’un Anglais richissime du nom de Russell Edwards a cru récemment confondre à l’aide de son ADN, ayant acheté pour une somme faramineuse un châle censément attribué à l’une de ses victimes) ? Le prince Albert Victor de Galles, petit-fils de la reine Victoria ? Le chef du département d’enquêtes criminelles de Scotland Yard ? Ou, mieux, le peintre impressionniste Walter Sickert, qui - attention, preuve à l’horizon - peignait des prostituées dans leur chambre, qui tiraient la gueule ? La polardeuse Patricia Cornwell a passé des années à zigzaguer sur cette piste, déboursant 6 millions de dollars (soit 5,3 millions d’euros) en achats de toiles et analyses ADN, et en a tiré en 2002 un pavé de 800 pages aussi indigeste qu’une tourte à la viande (tant qu’on y est, pourquoi ne pas accuser Egon Schiele ou Otto Dix ?). Lewis Carroll a été, lui aussi, suspecté un temps, par deux ou trois zozos pressés de pouvoir clamer « J’ai trouvé ».

    Les femmes semblent être les grandes absentes de cette histoire, qui les concerne pourtant au premier chef. Sophie Herfort est une « ripperologue » française. Elle a publié un ouvrage sur le sujet, Jack l’Eventreur démasqué, où elle dévoile « son » suspect : un policier de Scotland Yard du nom de Melville Macnaghten. Elle explique avoir peu abordé la question de la misogynie du tueur dans son livre, notamment parce que l’éditeur « préférait que je me concentre sur l’enquête ». Elle reconnaît pourtant que le contexte, dans cette affaire, est loin d’être une simple toile de fond : en 1888, les mutilations féminines étaient courantes à Londres. Les hystérectomies étaient un moyen de contrôler les naissances. Et on pratiquait volontiers l’excision, pour prévenir les femmes de cette maladie censément féminine qu’était l’hystérie ou pour les « soulager » de règles douloureuses. Dépression ? Langueur ? Appétit sexuel jugé démesuré ? Une seule réponse : l’ablation du clitoris.
    L’effrayante sexualité des femmes

    Sophie Herfort évoque le cas du docteur Isaac Baker Brown. Cofondateur du prestigieux Saint Mary’s Hospital (où les journalistes ont récemment fait le pied de grue lors des naissances de George et de Charlotte de Cambridge), ce chirurgien opérait à tour de bras les femmes de la haute bourgeoisie dans sa clinique privée, la London Surgical Home. Il y pratiquait avec enthousiasme l’ablation des ovaires, ainsi que l’hystérectomie. En 1866, il publie un livre où il prône la pratique de l’excision « préventive », afin de lutter contre les dangers de la masturbation. Il y explique avoir excisé une femme « malade » (en vérité, elle avait demandé le divorce à son mari, la loi l’y autorisant depuis 1857). Il décrit : « Il y avait la preuve d’une excitation périphérique [entendre masturbation, ndlr]. J’ai pratiqué mon opération comme à l’accoutumée et ma patiente s’est bien remise. Elle est devenue ensuite à tous égards une bonne épouse. » Il a également pratiqué l’ablation du clitoris sur une jeune femme de 20 ans car « elle ne répondait pas aux aspirations de sa mère, envoyait des cartes de visite à des hommes, et passait beaucoup de temps à lire ». Notons qu’en France, en 1882, le docteur Démétrius Zambaco, chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, venait de décrire avec force détails, dans la revue scientifique l’Encéphale, comment il avait brûlé au fer rouge le clitoris de deux petites filles de 6 et 10 ans pour leur passer l’envie de se masturber.

    La sexualité des femmes terrorisait l’Albion de la reine Victoria, où l’on conseillait aux jeunes épouses effrayées par les futurs assauts du mari de « fermer les yeux et penser à l’Angleterre ». Les héroïnes de fiction du XIXe siècle avec un passé sexuel, celles des romans de Dickens par exemple, comme Nancy la prostituée d’Oliver Twist, mouraient immanquablement dans d’atroces souffrances. Tout cela n’empêchait pas (au contraire) Londres d’être un lupanar géant, propice aux trafics en tout genre : en 1885, un journaliste de la Pall Mall Gazette dévoila, dans un impressionnant reportage, un monumental trafic d’enfants, dans lequel les élites victoriennes étaient impliquées, ce qui poussa le législateur à relever l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans (elle était fixée auparavant à 13). Londres était surnommé « the whoreshop of the world » (« le bordel du monde ») : en 1888, dans le simple quartier de Whitechapel, qui ne compte que quelques rues, Scotland Yard avait évalué le nombre de prostituées à 1 200. Les victimes furent faciles à trouver pour le tueur : elles étaient pauvres, alcooliques, sans famille, sans toit, à la merci des hommes qui sollicitaient leurs faveurs pour quelques shillings, vivant la nuit dans des quartiers mal famés et sans éclairage public.
    Un retour de bâton patriarcal

    Et pourtant, aussi, à l’époque de Jack l’Eventreur, l’on réforme - timidement - le divorce (en 1857) ; le médecin anglais Joseph Mortimer Granville invente le vibromasseur (en 1883) ; l’on pose enfin la question de l’égalité entre garçons et filles dans l’accès à l’éducation (en 1870) ; et puis celle de leur droit de vote (en 1867, avec John Stuart Mill). Dans son livre The Age of Sexcrime, l’historienne Jane Caputi interprète les meurtres de l’Eventreur comme une sorte de « backlash » misogyne, un retour de bâton anti-femmes, une résurgence de l’ordre patriarcal face à une condition féminine qui, très lentement, avance vers le chemin de l’émancipation. Les victimes massacrées sont les boucs émissaires, dit-elle, d’une société en train de changer, inéluctablement. D’où l’intense médiatisation des crimes, aussi atroces que spectaculaires. Le corps de la prostituée, considéré de son vivant comme un simple bien de consommation et désormais réduit en charpie, est, à sa mort, exposé au regard forcément horrifié du public. D’abord le cadavre est trouvé dans la rue. Puis il est photographié, et ces images sont abondamment diffusées par la presse - qui se délecte d’informer ses lecteurs de certains détails insoutenables, comme les intestins de Mary Jane Kelly, la cinquième victime de l’Eventreur, déposés par le tueur sur sa table de nuit. On peut encore contempler aujourd’hui, en un simple clic sur Wikipédia, les clichés mortuaires de Mary Jane Kelly, Annie Chapman, Catherine Eddowes, Elizabeth Stride, Mary Ann Nichols. On frissonne, on s’inquiète, on s’affole, et puis les crimes s’arrêtent, la vie reprend.

    Dans leur ouvrage Sex Crimes in History (1963), les historiens Robert E. L. Masters et Eduard Lea avaient évoqué une « infestation », entre 1885 et 1895, de ce type de criminels s’attaquant à des femmes dans le monde entier, avec sensiblement le même mode opératoire. L’Encyclopédie des serial killers, de Michael Newton (1999), en recense plusieurs : l’Eventreur de Moscou (1885), une affaire jamais élucidée, où plusieurs prostituées ont été éventrées ; l’Eventreur du Texas (1885, lire ci-contre) qui, lui, tuait des prostituées noires ; l’Eventreur du Nicaragua (1889) ; « Jack the Strangler » qui tuait des prostituées à Denver, dans le Colorado, en 1894 ; et en France, Joseph Vacher (« l’Eventreur du Sud-Est ») qui a sévi de 1894 à 1897, au gré de ses mortels vagabondages, non pas sur des prostituées, mais sur des jeunes femmes et des bergers isolés.

    Jack l’Eventreur est peut-être le premier serial killer « moderne », utilisant la presse à grand tirage pour médiatiser ses actes, se riant de la population effrayée, jouant à cache-cache avec Scotland Yard ; mais, avant tout, et c’est l’irréfutable point commun qu’on peut lui trouver avec la liste des tueurs énoncée plus haut : il haïssait les femmes, dont l’émancipation était pourtant, bien malgré lui, en marche.

    Bibliographie :

    The Age of Sexcrime, de Jane Caputi, UW Press (2000).

    Jack l’Eventreur démasqué, l’enquête définitive, de Sophie Herfort, éd. Points (2008), 320 pp., 7 €.

    Jack l’Eventreur démasqué, de Russell Edwards, éd. de l’Archipel (2016), 21 €.

    A Comparison of 19th Century and Current Attitudes to Female Sexuality, de John Studd, paru dans la revue Gynecological Endocrinology (2007).

    Pucelles à vendre, Londres 1885, de William Thomas Stead, éd. Alma (2013), 292 pp., 16 €.

    Vacher l’Eventreur , de Régis Descott, Grasset (2016), 288 pp., 19 €.

    #historicisation #excision #violence_masculine #misogynie #backlash #féminicide #violence_médicale #hystérie

    • @simplicissimus super désespérant, quand à la photo d’illustration d’une femme à terre la jupe relevée, ça permet à libé un double racolage de raclures de journalistes : montrer l’entrejambe d’une femme et se #divertir avec les crimes de ce tueur mysogine.

    • L’article est interessant pour l’histoire d’un certain nombre de violences faites aux femmes à cette époque en citant quelques noms de #grand_homme et sur le fait qu’il pointe la misogynie des crimes. Pour l’illustration je ne l’ai pas remise, je suis d’accord avec toi @touti et c’est vrai que le titre est un peu macabre mais je trouve que la mention de la misogynie est pertinente car c’est plutot de ca que parle le texte. Vicéralement misogyne ca me choque pas mais j’ai un gout prononcé pour le morbide.


  • Notes anthropologiques (XXII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXII

    Dionysos ou la déraison grecque
    Première partie : Les pouvoirs de l’esprit

    J’entends par esprit, l’esprit d’une société : la pensée dans son envergure sociale partagée par tous les membres de ladite société, formant ainsi une véritable communauté de pensée, sans qu’il y ait séparation à l’intérieur de la société entre ceux qui auraient la pensée de l’activité sociale dans son ampleur générique et ceux qui en seraient dépourvus. C’est en Grèce, vers le VIe siècle un peu avant l’époque dite classique, que la raison serait née avec la polis et la démocratie, elle y aurait connu ses premiers balbutiements avec les physiciens de Milet, puis elle aurait pris son envol avec des philosophes prestigieux à partir de l’époque classique, Socrate, Platon, Aristote… Hormis l’art de bien raisonner c’est-à-dire de tenir un discours qui ne se contredit pas, la raison repose essentiellement sur la séparation entre le monde des idées et l’univers de la non-pensée dit encore naturel — le monde réduit à son paraître. (...)

    #anthropologie #Grèce_antique #Dionysos #cosmovision #E.R._Dodds #tarentelle #transe #ménadisme #folie #hystérie #guérison #Michel_Leiris #Bertrand_Hell


  • Affaire Alexandre #Benalla : son mariage annulé
    https://m6info.yahoo.com/info-m6-affaire-alexandre-benalla-son-mariage-annule-en-raison-de-sa-g
    https://s.yimg.com/uu/api/res/1.2/xxdySga_H6z7qhVfjKOKOA--~B/aD01MzI7dz04MDA7c209MTthcHBpZD15dGFjaHlvbg--/http://media.zenfs.com/en/homerun/feed_manager_auto_publish_494/7e61c5c5f5bcefed62ab53208e6ab491

    Alexandre Benalla devait se marier ce matin, samedi 21 juillet, à Issy-les-Moulineaux. En raison de sa garde à vue l’événement a été annulé. Une soirée était prévue dans grand restaurant privé du 16ème arrondissement de Paris où un certain nombre de personnalités étaient invitées.


  • SALE BOULOT : De gré ou de force

    Expulser les migrants déboutés, c’est la mission des #agents_d'escorte en charge des renvois. Un gendarme neuchâtelois raconte comment il réveille des familles au milieu de la nuit, pour les raccompagner jusqu’à leur pays d’origine, en Afrique de l’Ouest ou ailleurs. De gré ou de force.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/sale-boulot-de-gre-ou-de-force?id=8845997&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed
    #police #témoignage #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #déboutés #Suisse #travail #récalcitrants #moyens_de_contrainte #crachat #menottes #vol_spécial #vols_spéciaux #droits_humains #Commission_nationale_de_prévention_de_la_torture #CNPT #taser #armes #neutralité #fouille #sale_boulot #dignité #hystérie #avion #de_gré_ou_de_force #détresse

    « On a des cas de #femmes_africaines qui montent en hystérie relativement rapidement. C’est une technique qu’elles utilisent de manière générale, les Africaines de l’Ouest, elles aiment bien faire du scandale physique et du scandale vocal. Elles se roulent par terre... Elles sont très expressives, ces dames. (...) ça arrive très souvent, après il y a les enfants qui pleurent, automatiquement. La maman est complètement hystérique, ça se répercute directement sur les enfants. Le papa souvent est calme. C’est pas forcément le papa le problème. Vous allez les chercher à 7 heures du matin, on va à Neuchâtel-Genève ou Neuchâtel-Zurich, ça crie tout le long. ça ne se fatigue pas. Ils ne se fatiguent pas ces gens. Ils durent pendant des heures : ça crie, ça crie, ça crie... »

    #préjugés

    Nombre de personnes rapatriées par vol spécial : de 1 à 250 (15 par pays : 15 de Suisse, 15 d’Espagne...) —> il s’agit, dans ce cas, de vols affrétés par Frontex (#vols_Frontex)
    Sur les avions il y a aussi 2-3 agents par personne rapatriée.

    Témoignage de l’agent par rapport à un vol avec beaucoup de monde dans l’avion. L’agent parle d’un vol vers le Nigeria :

    "On allait prendre des collègues maltais. C’était un vol Frontex, un vol où il y avait d’autres pays qui rapatriaient la même communauté. Le maltait était un peu chaud-bouillant de pas vouloir partir. Les maltais pendant 2 heures ils ont essayé de le calmer comme ils pouvaient en discutant avec lui. En fait, c’est le nôtre, notre Nigérian, qui s’est levé et qui a dit, en gros : « Ecoutes, arrête de faire le con, parce que les miens, les Suisses, c’est des horlogers, c’est pas très drôle. Il a calmé son Nigérian pour que lui puisse dormir, en disant que nous, les Suisses, les policiers suisses, on pouvait être assez sévères. Puis ça a calmé le gars. Entre eux ils se calment. Ils arrivent à se calmer entre eux. C’est drôle. »

    cc @isskein @i_s_

    Une partie de l’interview transcrite :



  • L’Antiquité dans tous les sens (4/4) : Sexualité : la fête des sens
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/lantiquite-dans-tous-les-sens-44-sexualite-la-fete-des-sens

    Comment vivaient les hommes et les femmes dans l’antiquité grecque et romaine ? Quel était leur rapport avec la sexualité et avec leurs corps ? Ce matin une émission autour de la fête des sens

    http://rf.proxycast.org/1370456150666911744/10076-23.11.2017-ITEMA_21502890-1.mp3

    #sexualité #phallocratie #domination_masculine #culture_du_viol

    Vers 18 minutes il est question des femmes selon Hippocrate. Qui dit que les femmes doivent être enceinte perpétuellement dès la puberté, qu’elles seraient mieux portantes enceintes. Les femmes définies par leur uterus doivent etres mariées le plus vite possible après les premières règles.
    La non maternité, rendrait les femmes folles et suicidaires, le sang leur montant à la tête.
    #hystérie #sexisme_médical #règles


  • Charlie Hebdo, Mediapart et l’hystérie triomphante | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/11/21/charlie-hebdo-mediapart-et-lhysterie-triomphante

    Le plus abject dans toutes ces histoires n’est pourtant pas ici à mes yeux. Le plus abject en effet est que les femmes qui ont dénoncé des agissements honteux et répréhensibles pendant des semaines (harcèlements et agressions sexuels, viols) commis par Tariq Ramadan et bien d’autres, bien trop d’autres, se soient faits dépossédés de leur combat par des politiciens irresponsables et des médias complices. Alors que le sujet initial était la question des droits des femmes ainsi que du comportement et des agissements abjects d’une part considérable des hommes, nous revoilà parti dans des débats rances et identitaires. Cette confiscation de la parole est absolument insupportable, cette instrumentalisation de la parole de femmes dénonçant des agressions sexuelles et des viols l’est tout autant.

    Les #réactionnaires et identitaires ont accueilli comme du pain béni cette affaire Ramadan en cela qu’elle leur permet de faire diversion, leur grande spécialité. Alain Finkiekraut, à qui on peut reconnaitre le mérite de la franchise, n’a pas dit autre chose il y a quelques jours en expliquant que le but de « la campagne #Balancetonporc était de noyer le poisson de l’Islam » et que ledit poisson est désormais de retour grâce à Tariq Ramadan. Cet arc réactionnaire et identitaire se sert de l’Islam pour noyer la question des agressions sexuelles et viols aujourd’hui comme il se servait hier de l’Islam pour ne pas parler des questions économiques et sociales. Dans cette grande diversion dont ils sont les experts, bien aidés par des médias complices, les grands perdants sont toujours les plus dominés de notre société. Il est plus que temps de se lever contre cette dynamique morbide.

    • @sombre Ce sont deux thermes différents « islamo-fascime » ; ce sont les acteurs (Taliban, EI, Frères Mus.), « Islamo-Gauchisme », ce sont « les conpagons de route » (Plenel, etc..). Donc Il n’y a pas de glissement.

    • C’est amha une explication de la volonté de ceux qui inventent ces mots, par une explication absolue :-)

      Un de ces jours, peut-être que nos gardiens du temple (les éditocrates) s’attaqueront sérieusement à ceux qui ont par exemple payé Daech afin que leurs usines soient protégées... aussi sérieusement qu’ils s’attaquent à ceux qu’ils nomment « islamogauchistes ».

      Sincèrement, que ce soit Charlie Hebdo et toute la clique autour de ces organes de propagande rance, ou bien les éditocrates... comment se fait-il que nous ne parvenions pas à les mépriser totalement en ne leur donnant plus aucune importance, en les ignorant absolument ? Idem pour Mediapart et son directeur d’ailleurs, qui même s’il fait parfois un vrai travail d’information, en revient toujours à ses fondamentaux à lui, qui ont pour objet de finalement suivre le même travail de sape de l’opinion que les premiers cités.

      Bref...

    • @nicod_ j’ai pas dit ça.. J’explique les 2 thermes sans transition.
      « Compagnon de route » c’est de l’islam ou l’islam-politique en générale.

      Cela dit si le débat est possible (j’en doute, mais bon) les liens entre la gauche et l’islamisme existe réellement :

      Cette posture « à gauche », plus importante qu’on ne le pense, n’est pas un hasard puisque ce discours islamo-gauchiste joue justement sur les catégories historiques de la « pensée » de « Gauche », comme on va le voir. Il est donc assez facile à repérer dès qu’on en a la clef. Et puis, il y a tous ceux, très nombreux, pour qui tout cela semble apparaître comme un point aveugle, qui passent la chose sous un silence plus ou moins complice ou procèdent par omissions spécifiques, sous-entendus ou ironie. Ils ne cessent d’excuser, de dédouaner, de minimiser l’extrême droite musulmane, quand ils en reconnaissent l’existence, alors même qu’ils sont extrêmement sourcilleux concernant l’extrême droite française ou tout simplement la droite [2]. Les principales victimes, si j’ose dire, ce sont les milieux dits « antifascistes » qui sont absolument aveugles à cette extrême droite musulmane et totalement muets à son endroit, du moins de ce que j’en sais. J’en ai vu dernièrement, par exemple, défiler dans ma ville de banlieue populaire en criant « Pas de fachos dans nos quartiers ! », etc. Évidemment, les fachos ne sont pas dans ces quartiers-là, et sûrement pas dans le mien, et à peine dans ses urnes. Par contre des barbus et autres porteurs de qamis il y en a, en tenue de djihadistes, et à tire-larigot. Là, la contradiction est criante, quand même, mais il est impossible de le leur faire comprendre, la question ne sera pas posée, même lorsque des femmes en burqa passent en riant devant la banderole... Ces militants, qui se proclament pour l’égalité des sexes, pour la liberté des homosexuels, contre les discriminations et le capitalisme, etc., mettent l’islamisme de quartier hors de cause, même lorsqu’il fait des morts. Tout cela interroge fortement, et notamment nos copains tunisiens qui ne comprennent pas pourquoi une telle complaisance, qui serait facilement explicable en terre musulmane, parce que ce phénomène d’islamo-gauchisme est très répandu chez eux comme le montre l’interview d’eux dans notre brochure 19, mais qui leur paraît incroyable en France, terre de combats antireligieux. Alors avant d’aborder le pourquoi, de proposer une explication, je vais me demander comment ils procèdent, quels sont les arguments utilisés.

      https://collectiflieuxcommuns.fr/689-islamisme-islamophobie-islamo?lang=fr


  • Folie de Russie
    http://lesakerfrancophone.fr/folie-de-russie

    Par James Howard Kunstler – Le 4 août 2017 – Source kunstler.com
    http://kunstler.com/clusterfuck-nation/russiatosis

    Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

    II

    L’hystérie au sujet de la Russie est devenue une psychose nationale totale à un moment de l’histoire où un éventail complet de problèmes représente une menace réelle pour le bien-être de l’Amérique. La plupart d’entre eux ont à voir avec l’image d’un cygne symbolisant le pays, plongeant vers la faillite, mais les affronter honnêtement forcerait à des choix inconfortables pour les initiés et les lâches du Congrès. Pendant ce temps, le département du Trésor brûle ses réserves de trésorerie qui diminuent, et toutes les activités gouvernementales feront face à un blocage à la fin de l’été, à moins que le Congrès ne vote pour augmenter le plafond de la dette – ce qui pourrait être beaucoup plus difficile que de passer la loi stupide sur (...)

    [...]

    Alors, qu’est-ce que M. Trump pensait exactement quand il a signé le projet de loi sur les sanctions russes « profondément imparfait » (ses mots), vomi comme une boule de poils par le Congrès ? C’est une loi ridicule quel que soit l’angle. Cela limite les prérogatives établies par le président pour négocier avec des nations étrangères (probablement inconstitutionnellement) et cela ne va seulement provoquer que des conflits économiques (au minimum) contre les États-Unis qui peuvent facilement déboucher sur le bouleversement des relations commerciales mondiales. Certains observateurs disent qu’il a dû le signer parce que le vote du Congrès était tellement écrasant (419 à 3) qu’un veto de Trump aurait été balayé. Mais le veto aurait eu, du moins, une valeur symbolique dans l’esprit jacksonien que Trump a prétendu vouloir imiter au début de son mandat. Peut-être voit-il la fin du jeu mené par l’État profond et qu’il est fatigué de résister.

    Sur le front intérieur, la paranoïa anti-Russie est au centre de l’enquête approfondie de Robert Mueller sur Trump et ses associés politiques alors qu’il appelle un grand jury fédéral pour entendre des témoignages – ce qui implique qu’il est prêt. Cela ouvre toutes sortes de possibilités pour poursuivre tous les méfaits, comme par exemple, chaque opération commerciale faite par Trump comme citoyen privé avant de se précipiter pour devenir le président, et forcer les intimes de Trump à négocier une immunité en échange de témoignages, réels ou préparés, pour permettre la réalisation de l’objectif ultime de l’establishment, virer Trump.

    L’histoire de « l’ingérence russe dans notre élection » n’a pas produit de preuve crédible après une année complète – et parler aux diplomates étrangers n’est pas un crime – mais l’histoire de l’ingérence de la Russie se déroule parfaitement bien et peut accomplir son objectif sans avoir de preuves. Le seul fait de répéter « ingérence russe » cinq mille fois sur CNN a certainement incité de nombreux citoyens mal informés à croire que la Russie a changé les chiffres dans les machines de vote américaines bien que, en fait, les machines à voter ne soient pas connectées à Internet.

    [...]

    via https://diasp.eu/posts/5948375

    #Russie #hystérie #États_Unis #Europe #UE #Allemagne #matière_première #commerce


  • Brexit : Cameron ne devrait pas déclencher l’article 50 lors du sommet européen - La Libre.be
    http://www.lalibre.be/actu/international/brexit-cameron-ne-devrait-pas-declencher-l-article-50-lors-du-sommet-europee

    David Cameron a annoncé vendredi sa démission, quelques heures après le résultat du référendum en faveur du Brexit. Mais cette démission ne sera effective qu’en octobre et il estime que c’est au prochain gouvernement de débuter la procédure de sortie de l’Union européenne, par le déclenchement de cet article.

    Il démissionne, mais dans quelques mois. Et il n’y aura donc pas de mise en oeuvre de l’article 50 avant le gouvernement suivant.
    Donc tous les moulinets de tous nos gouvernements ne sont que du vent. #hystérie


  • Why #Brexit Is Much, Much Scarier Than You Think

    Brexit is the first case since the Second World War of a major global economy choosing, of its own free will, to leave the international system. Already, the economic costs of that decision are staggering, and they will worsen. The Financial Times this morning reported that the proposed sale of Tata Steel and Tata Motors, Britain’s largest steel producer and its sister car company, to foreign ownership has been stopped. The people in the towns where those steelworks function voted to leave the European Union by 57 to 43 percent. Now their employers, who will not be their employers for long, will have no access to the largest market at hand. This is what economic suicide looks like.

    Economic suicide is inevitably political suicide. In the space of a few hours, Nicola Sturgeon, leader of the Scottish Nationalist Party, called for a new Scottish referendum on independence. The logic of their departure is clear. If we are going to live as nations, we should divide the nations up properly. Why would Scots shackle themselves to the dying animal of a Britain that has turned its back on the world when they can belong to a larger world order with infinitely more possibilities? The old people of England—and the Leave supporters were overwhelmingly elderly and rural—have denied their children a passport to 27 countries. Seventy-five percent of voters under 25 wanted to stay.

    http://www.esquire.com/news-politics/news/a46143/why-brexit-bad-for-britain
    #économie


  • Supprimons le mot « #loup » du dictionnaire ! | Le blog d’Yves Paccalet
    http://www.yves-paccalet.fr/2016/06/01/supprimons-le-mot-loup-du-dictionnaire

    Lupo Wolfie affiche une bonne bouille, oui. Les Italiens n’ont pas oublié que Romulus et Remus, les jumeaux mythiques fondateurs de leur civilisation, furent allaités par une louve… Les éleveurs italiens gardent mieux leurs troupeaux que les nôtres. Bien qu’ils aient à gérer cinq fois plus de prédateurs que nous, leurs élevages subissent beaucoup moins de dégâts que les nôtres.

    Une bouille hilare et sympathique, fût-elle en peluche, paraît intolérable à regarder pour certains habitants des Hautes-Alpes, pourtant éloignés dans le temps et l’espace du Gévaudan de la « Bête ». La Fédération départementale des Syndicats d’Exploitants agricoles (la FDSEA) et les Jeunes Agriculteurs (les JA) se sont mis en rage. Ils ont réclamé – et hélas obtenu – de la préfecture des Hautes-Alpes et des organisateurs du Giro, que Lupo Wolfie soit banni de leur vue, de leur environnement, de leur territoire, de leur esprit même ! Ils ont exigé qu’on interdise de séjour ce « monstre », avant, pendant et après la course cycliste. Ils ont adressé une lettre aux conseillers régionaux et départementaux, aux maires et au Préfet, dans laquelle ils ont demandé le retrait pur et simple de la mascotte du Giro . « On comprend le besoin de faire venir du monde, mais c’est la provocation de trop ! », a déclaré René Laurans, le président de la FDSEA. Avant de proférer cette menace : « Nous serons présents lors de l’arrivée… » Sous-entendu : si nous ne sommes pas entendus, ça va chauffer !

    #chantage #hystérie #connerie


  • L’#hystérie contre les réfugiés finira par déchirer l’#Europe
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-hyst-rie-contre-les-r-fugi-s-finira-par-d-chirer-l-europe-83624128

    Les #violences observées à Douvres et Stockholm se nourrissent des paroles prononcées par des hommes blancs en costume gris dans les capitales européennes. Récapitulons simplement quelques-uns des moments les plus épouvantables du premier mois de 2016 : Geert Wilders, la figure politique la plus populaire aux Pays-Bas aujourd’hui, a demandé à ce que les hommes musulmans soient enfermés dans des camps. Ses paroles ont attisé les flammes qui ont encouragé les nationalistes d’#extrême_droite à mener des émeutes contre les #réfugiés.

    Au Danemark, le parlement a voté des lois visant à confisquer les biens et les richesses des personnes recherchant l’asile. Au Royaume-Uni, lors de la séance des Questions au Premier ministre David Cameron, les personnes bloquées à Calais et à Dunkerque qui cherchent à se réfugier en Grande-Bretagne ont été décrites comme « un tas de migrants ». Et n’oublions pas que le président tchèque Miloš Zeman a qualifié la crise actuelle aux frontières de l’Europe d’#invasion islamique organisée.

    La force qui relie tout cela est le #racisme antimusulman, qui permet aux dirigeants de se soustraire à leurs #responsabilités. Les dirigeants autoritaires tels que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán évoquent les histoires des #invasions ottomanes pour attiser le soutien pour le #nationalisme et distraire leur peuple des #crises économiques et sociales qui touchent la société hongroise et européenne. Les « #socialistes » déclarés, comme François Hollande, ont abandonné la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » pour mener une guerre potentiellement infinie contre le soi-disant État islamique et imposer un #état_d’urgence continu au niveau national jusqu’à ce que cette guerre soit gagnée.

    Le racisme et la propagation de l’idée de différence sont des outils essentiels pour rejeter les exigences prévues par le #droit et les accords internationaux, comme les #Conventions_de_Genève. Les personnes sont désignées comme étant des « #migrants » ou des « monstres », car cela empêche de les reconnaître en tant que réfugiés, terme qui implique alors des responsabilités morales et juridiques.

    Nier ces responsabilités et les mettre sur les épaules des autres est la marque de fabrique actuelle de la politique de l’#UE. Un an après les espoirs nés de #Syriza, la #Grèce n’est guère plus qu’une nation sacrificielle. Les conditions qui ont été imposées par la terreur économique de la troïka et les #diktats migratoires des autorités européennes ont formé un terrain fertile pour le parti d’extrême droite #Aube_dorée. Plus que quiconque, ce sont eux qui tirent profit des échecs de Syriza.



  • La victoire du macho hystérique | Hady Ba’s weblog
    https://hadyba.wordpress.com/2016/01/27/la-victoire-du-macho-hysterique

    C’est Celeste qui a une fois parlé de « machos hystériques » pour désigner des politiciens qui, comme Valls et Sarkozy, sont tellement anxieux de prouver leur virilité qu’ils ne peuvent s’empêcher de sautiller comme des cabris en glapissant avec ce qu’ils croient être de la fermeté et en détruisant tout sur leur passage. L’hystérie est le type même de la caractérisation sexiste, réservée aux femmes et dont la base scientifique est plus que douteuse. Il y a cependant une irrationalité dans le besoin de paraitre ferme chez certains politiciens mâles actuels qui fait que j’ai immédiatement été frappé par la justesse de la caractérisation de Celeste. Sarkozy a gagné la présidentielle française. Puis il a passé tout son mandat à courir à gauche et à droite, à s’agiter, à insulter tout ce qui ne lui faisait pas allégeance et à prétendre périodiquement avoir sauvé le monde. Pour couvrir son incompétence, il a complètement hystérisé le débat public prenant les étrangers comme bouc-émissaires et faisant passer des lois plus déshonorantes pour la France les unes que les autres. Il n’a bien évidemment pas été réélu. Le peuple français, quoiqu’en pense son élite, n’est pas idiot.

    • J’aime pas cette expression « Macho hystérique ». Une attitude typiquement masculine c’est pas la peine de l’appeler « Hystérie », c’est pas la peine d’utilisé un mot misogyne et un mot qui a servie a brutalisé des femmes et les disqualifié depuis Aristote. Ca me gène de voire ce mot réhabilité tout a coup au prétexte qu’on s’en sert pour décrire la virilité dans ce qu’elle a de toxique. Valls et Sarkozy sont des mâles tout crispés dans la virilité, monté sur leurs couilles de coqs gaulois, pas besoin de leur coller un utérus baladeur pour décrire leur attitude de merde si typiquement masculine. C’est vrai qu’en français dès qu’on féminise une insulte elle deviens tellement plus blessant, « hystrérique » c’est bien plus méchant que « Macho », une des grands beauté de la langue française. Ca me fait comme si on traitait Sarko et Valls de putes ou de salopes, ca insulte pas ces mecs ni leur virilité ca insulte toujours les femmes, les putes, les salopes, les enculées, les folles...

      Donner des coups de menton en s’agitant comme le font ces deux bitards c’est pas hystérique, c’est la virilité dans toute son abjection ordinaire.

      #vocabulaire #hystérie #virilité

    • Pour moi ca ne fonctionne pas. C’est pas la première fois que j’ai vu Foutriquet être traiter d’hystérique et je trouve que le mot « hystérie » n’est pas vidé de sa misogynie par ce type d’usage. Au contraire, comme toujours en français, les attitudes et comportements phallocrates sont attribué aux femmes ou à des caractères féminins. La lutte viril pour le pouvoir je ne comprend pas pourquoi la nommé du nom d’une maladie imaginaire et misogyne alors qu’il y a tant de maladie avérées dans la virilité et qui n’ont même pas de noms. Faisons les ces noms plutot que de ressortir encore et toujours le même pauvre vocabulaire de la haine contre les femmes.

      ps sur le site de Céleste j’avais proposé :
      – le #mâle-alphisme
      – le #prostato-bitisme
      – la #couillerie
      – le #couilladisme
      – la #gallinostérie
      – la #prostastérie

    • Évitons peut-être le piège de l’"explication" étymologique là ou la #clinique et son #histoire en disent davantage sur une notion qui est directement liée à celle de #bisexualité.

      L’hystérie
      http://www.serpsy.org/psy_levons_voile/maladies/hysterie1.html

      L’hystérie disparaît à la fin du XX° siècle comme entité nosographique, comme maladie. Les troubles qui étaient regroupés sous le terme d’hystérie sont désormais répartis dans deux cadres : troubles somatoformes ou de conversion et troubles dissociatifs.
      Les troubles somatoformes se décomposent en :
      – troubles de somatisation (ensemble de plaintes somatiques multiples et récurrentes comprenant notamment des douleurs, des symptômes gastro-intestinaux, sexuels, génitaux)
      – troubles de conversion (symptômes ou déficits touchant la motricité volontaire ou les fonctions sensitives ou sensorielles suggérant une pathologie neurologique ou générale)
      – troubles douloureux (les éléments psychologiques sont considérés comme jouant un rôle majeur dans le déclenchement, l’importance, la persistance ou l’aggravation du tableau algique).

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Hystérie

      L’hystérie est en psychanalyse une névrose touchant les femmes et les hommes, aux tableaux cliniques variés, où le conflit psychique s’exprime par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures...) sans lésion organique, des crises émotionnelles, éventuellement des phobies. C’est une notion qui fait également partie de l’histoire de la psychiatrie et de la psychologie.

      L’hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables. Le terme donné par Antoine Porot définit « une disposition mentale particulière, tantôt constitutionnelle et permanente, tantôt accidentelle et passagère, qui porte certains sujets à présenter des apparences d’infirmité physiques de maladies somatiques ou d’états psychopathologiques. ». L’association de manifestations permanentes ou récurrentes, fréquemment des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, et d’autres manifestations transitoires, tels que des crises pseudo-épileptiques ou des comas « psychogènes », en constituent certaines des formes les plus courantes. Depuis Freud et Janet notamment, elle est considérée comme une névrose, et en a constitué l’une des premières manifestations étudiées.

      Cette affection a disparu des nouvelles classifications du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) et de la Classification internationale des maladies (CIM-10), remplacée par les catégories trouble de la personnalité #histrionique ou trouble #somatoforme. L’étiologie de l’hystérie, pendant un temps indissociable de sa représentation sociale, a beaucoup évolué en fonction des époques et des modes.

      De nouvelles expressions de l’hystérie sont notées depuis une trentaine d’années, y compris dans le DSM-IV-TR. Ainsi les diagnostics de « personnalité multiple », de « syndrome dissociatif hystérique » et certaines formes de « syndrome dépressif » notamment ceux qui ne sont pas sensibles à une chimiothérapie comprenant des antidépresseurs évoquent l’hystérie classique.

      http://www.chantalcazzadori.com/lhysterie

      La structure hystérique concerne aussi les hommes. Si l’hystérie féminine prend de plus en plus fréquemment une stratégie virile dans nos sociétés et nos entreprises, l’hystérie masculine s’affiche plus facilement aussi et se remarque. L’homme, dans le désir de l’Autre, cherche à séduire, parfumé, vêtu de couleurs vives, facilement dans le contact, il va cliver sa relation, davantage campé dans une posture féminine. Deux versions se remarquent aujourd’hui : version virile, version efféminée. Très virilisé, on le retrouve en salles de sport, « phallicisé » par une musculature d’envie prêt à s’exhiber sur les scènes de son choix. Plus efféminé, l’homme prendra par ex. le rôle de la femme à la maison, perdant parfois son sens de l’identité, se demandant lui aussi : « qui suis-je ?, un homme ou une femme ?.

    • Mon Google News est resté une partie de la matinée sur « Taubira l’orgueilleuse ». Le genre de titre qu’on n’utilise jamais pour causer d’un politique mâle.

      Oui, l’hystérie est une maladie psy qui touche tout le monde. Oui, son utilisation actuellement est en lien avec le fait que ce mot est plus volontiers utilisé pour désigner des femmes, et que donc, l’utiliser pour parler de certains hommes, c’est supposé les dénigrer... Ce qui est donc stupide.

      Commenter ce que les journalistes écrivent est un puits sans fond, en particulier quand ils en restent à des points de vue psychologisants. Se prendre la tête entre nous sur « c’est sexiste ou c’est pas sexiste ? » n’est pas franchement productif, parce que je crois que nous sommes tous d’accord. Vraiment.

      Taubira a été maltraitée comme toutes les femmes de pouvoir... (Il faut voir les angles d’attaques sur l’histoire de la poignée de main refusée à la ministre de l’éducation... et la façon dont elle doit se justifier) Mais comme tous les participants à ce gouvernement Hollande, elle n’a pas brillé par une politique originale ni progressiste. En restant aussi longtemps, elle a collaboré plus longtemps que pas mal d’autres...

      Une remarque sur le fait qu’elle a maltraité ses collaborateurs : ce genre d’information aussi fait partie des boules puantes dédiées aux femmes... On est bien d’accord, la façon de traiter ses subalternes est importante. Mais bon sang, qu’on s’intéresse à l’information quand elles sont le fait des hommes aussi !

    • Je n’ai pas lu le texte complet de Céleste, juste la partie posté par @monolecte ici. Ma remarque sur le mot hystérique est à coté de la question de Taubira et même de Sarko-Valls.
      Ca m’est probablement arrivé aussi de dire que Sarko est hystérique et d’avoir trouvé ca une bonne image, je ne cherche pas à accablé Céleste ou qui que ce soit. En même temps ca reste pour moi une insulte misogyne et pas une réalité psychiatrique (l’utilisation de ce nom en psychiatrie ne fait pas consensus) et ca me semble un exemple des inversions typique qui cachent l’oppression. Faire passer des attitudes virilistes pour une maladie de la féminité ou même une virilité déficiente (cf l’exemple de @aude_v sur Villepin) ca me chiffonne et je du coup je le dit. Ca ressemble à ces #inversions_patriarcales dont il est question ici : http://seenthis.net/messages/422488

      Après je reconnais que ma remarque est hors sujet par rapport à ce que voulais dire Céleste et que je suis dans une problématique assez abstraite si on pense que les questions de langage et de vocabulaire sont abstraites.
      voire aussi - http://seenthis.net/messages/402624

    • Je me sens en accord avec ce qu’écrit mad meg.

      Je pense que qualifier ce virilisme particulièrement exacerbé et azimuté d’ « hystérie », même machiste, n’est ni la meilleure façon de dire ce qu’il a de viriliste, ni celle de rappeler le caractère sexiste, délibérément discriminant, de la notion d’ « hystérie », sensée tout de même provenir d’un prétendu caractère particulièrement versatile, incertain, irrationnel qui serait propre aux femmes. Je ne pense pas que l’on ait la liberté de parler d’hystérie sans entretenir, involontairement ou non, cette idée là.

      En tant qu’homme, j’ai assez longtemps éprouvé le rôle rassurant de cette catégorie : l’hystérie, c’est un truc de femmes.
      L’expression un « mec hystérique » me semble bien plus caractériser une virilité déficiente (rendez-vous compte, il veut jouer les machos : mais il n’est pas même maître de lui même ! Le péjoratif d’hystérique venant souligner le ridicule du mec pas viril qui veut poser au mâle) que d’aider à concevoir une virilité exacerbée, délirante qui doit de pouvoir s’enfoncer aussi spectaculairement dans quelque chose qui ressort de la toute-puissance parce qu’elle est en position de dominant dans de très concrets rapports sociaux .
      (Comme je ne pense pas que les questions de vocabulaires soient abstraites !)
      Il me semble probablement plus efficace d’essayer de poser ouvertement la virilité et ses attributs comme avant tout problématiques sans les réintroduire dans le même temps en recourant pour cela à leur vocabulaire.

      Mais je pense aussi que le pli est profondément ancré en nous - quoi que je sois parvenu à en penser, je suis certain pour ma part que je m’y reprendrai encore à penser « hystérie », voir même à l’écrire.

    • “Mais de quel mal souffre-t-il au juste ? Quels en sont les symptômes ?”
      « Des maux de tête. Oui, d’abord des maux de tête terribles ? Et des nausées permanentes. Et une cécité qui menace - sa vue ne cesse de se détériorer. Et des maux d’estomac - parfois il en peut pas manger pendant des jours entiers. Et des insomnies - aucun médicament en peut le faire dormir aussi absorbe-t-il des quantités inquiétantes de morphine. Et des vertiges - il lui arrive d’avoir le mal de mer sur la terre ferme, et ce plusieurs jours de suite. »

      Propos prêtées à Lou Andréa Salomé s’adressant à Breuer en 1882, dans Et Nietzsche a pleuré, d’Irvin Yalom.

    • @aude_v Ben tu vois quand tu veux. Très bien.

      De mon côté je suis en train de lire le texte de Badiou à propos des attentats, je suis frappé de voir comment ce qu’il dit est à la fois juste et évident et de me demander pourquoi cette évidence n’est en fait pas perceptible par nos contemporains ? J’en voudrais presque à Badiou de ne pas parvenir à débusquer des choses nettement plus tordues et capillo tractées, mais en fait, ce n’est pas, pas cette fois, de sa faute.

      Pour moi c’est de plus en plus au conte du roi nu que tout ceci finit par faire penser.


  • Voilà où on en est dans la préparation des esprits à la #militarisation généralisée qui arrive à grands pas.
    https://www.francebleu.fr/infos/education/savoie-un-maire-se-deguise-en-terroriste-pour-un-exercice-dans-une-ecole-
    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/14721-terrorisme-apprendre-eleves-reagir-attaque-terroriste.htm

    Une scène pour le moins surprenante s’est déroulée à Coise-Saint-Jean-Pied-Gauthier, en Combe de Savoie. Le maire de cette petite commune d’un peu plus de 1.000 habitants, est rentré dans l’école « déguisé » en terroriste. Depuis les attentats de Paris, le ministère de l’Education exige en effet qu’un exercice de confinement soit réalisé dans toutes les classes.

    Un lundi après-midi, deux semaines avant les vacances de Noël, les maternelles font la sieste, pendant que les plus grands les CE1 sont en classes. Soudain, un homme bonnet enfoncé sur la tête et portant une parka militaire fait irruption dans l’école. Une corne de brume donne l’alerte et les enfants savent quoi faire parce qu’ils ont été informés que ce signal sonore lance une sorte de jeu de cache-cache, comme a expliqué l’équipe enseignante.

    Dans chaque classe, les portes sont fermées à clé puis obstruées, les 150 élèves, âgés de trois à huit ans, se cachent sous leurs bureaux. L’intrus tente d’entrer, en vain... Un intrus qui n’est autre que le maire du village, Bernard Frison.

    Il joue « le jeu », entend quelques enfants pleurer mais l’exercice est réussi selon lui, les instituteurs et les enfants ont bien réagi. Du côté des représentants des parents d’élèves, le président de l’association explique que « c’est un bon exercice, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver même en Combe de Savoie". Si certains élèves ont pleuré, selon lui, il s’agit surement d’enfants un peu sensibles.

    L’Académie, elle n’a rien à redire. Elle estime que l’école maternelle de Coise a répondu aux exigences du ministère de l’Education Nationale.

    #gorafi_encore_plagié #indécence #état_d'urgence #hystérie_collective
    #pédagogie #enfants #éducation #administration

    • Si jamais il leur manque des idées, il y a aussi les faux accidents de la route avec le maire déguisé en chauffard, ou les faux détournements d’argent public, ah ben non ça, c’est beaucoup moins #médiagénique.

    • C’est complètement con cette histoire. Et les gens trouvent ça très bien, et les enfants qui ont pleuré qui sont « un peu sensibles ».

      Ma dulcinée a eu droit à une réunion de prévention obligatoire. Je ne peux pas raconter sans son accord mais ce qu’elle m’a dit est ahurissant.

      Ça me rappelle les mesures des Américains pendant la guerre froide : une femme qui était enfant à cette période m’a raconté qu’ils faisaient des exercices dans les écoles. En cas d’attaque nucléaire au beau milieu des États-Unis (improbable à l’époque vu la portée des missiles, nous racontait-elle), il fallait que les enfants se cachent sous les tables.

      C’est en même temps dérisoire (et en cas d’accident, ça ne protégerait évidemment de rien), et en même temps ça entretient la psychose dans tous les milieux (avec le facteur enfants qui ajoute à la terreur).

    • Militarisation toujours, le jeu du jour : sauras-tu relever la totalité des foutages de gueules dans cet extrait du discours prononcé par le président le la république française ce lundi 11 janvier 2016.
      (relevé sur twitter https://twitter.com/Elysee/status/686614849485455360 et suivants)

      Nous croyons au progrès, c’est-à-dire à l’idée que chaque génération vivra mieux que la précédente.
      Le sentiment d’une partie de la jeunesse d’être « sacrifiée » nous est insupportable.
      Refuser de transmettre le fardeau de la dette, investir massivement dans la connaissance, engager la transition énergétique : ce sont des choix qui ont été pris dans l’intérêt des générations futures.
      Faire confiance à la jeunesse, c’est aussi lui permettre de s’engager pour son pays et pour son idéal.
      Alors, à tous ceux qui le souhaitent, je veux donner la possibilité de s’engager. Je dis bien, à tous !
      J’en ai fait un chantier présidentiel que je souhaite aussi durable qu’une construction d’acier et de verre. Parce que ce monument est fait de matériaux humains. Il est fait de générosité, de solidarité et d’humanité.
      Sa hauteur n’a pas d’autres limites que celles que nous lui fixons.
      Ce monument, il résistera au scepticisme, au fatalisme, au défaitisme.
      Ensemble nous allons donc bâtir cette citoyenneté vivante.
      Nous allons donc mettre en place un parcours citoyen généralisé.
      Nous construirons un parcours qui commencera du CP et ira jusqu’à la terminale.
      Avec un objectif : transmettre aux élèves les valeurs de la République et les moyens de s’accomplir dans le respect des autres.
      En tout, chaque élève suivra 300 heures d’enseignement moral et civique sur l’ensemble de sa scolarité
      Chaque élève sera encouragé à faire des expériences concrètes d’engagement. Notamment par le développement de stages dans les associations en 3ème, en complément des stages de découverte de l’entreprise.
      Ce parcours citoyen au collège sera une composante du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.
      Il fera l’objet d’une validation à l’occasion de l’examen national du Brevet.
      Le parcours citoyen se poursuivra en dehors de l’école.
      A compter de la rentrée 2016, chaque jeune se verra confier un livret citoyen.
      Il le recevra le jour de ses 16 ans. Il retracera l’histoire de ses engagements. Chaque action y sera consignée, valorisée.
      Ce livret fera de chacun un citoyen qui, certes revendique ses droits, mais il rappellera aussi les devoirs qu’il a accomplis
      Chaque jeune sera donc inscrit dans un parcours citoyen, depuis l’école jusqu’à ses 25 ans.
      Avec l’obligation de valider plusieurs temps ou formes d’engagement.
      Je souhaite que ce socle d’engagements pour toute la jeunesse soit élaboré en concertation avec les associations et les acteurs concernés.
      Au cours de ce parcours, il y a la journée de défense et de citoyenneté
      Elle permet à toute une classe d’âge de se retrouver pour des formations à la citoyenneté
      Je demande au gouvernement d’améliorer encore le contenu de ce rendez-vous et d’étudier s’il peut aller vers une durée plus longue
      Cette étape doit contribuer à orienter les jeunes vers le service civique
      L’engagement est un mouvement qui part de la société. Il ne se décrète pas
      Il y a cinq ans, le service civique concernait 3000 jeunes par an
      Il n’y avait pas de budget, pas de statut et donc pas de candidats
      Une loi de 2010 a permis de lui donner un nouvel élan
      Il mobilise aujourd’hui près de 70 000 jeunes de 16 à 25 ans
      Ils l’effectuent pour l’essentiel auprès des associations ou de nos grands services publics
      Ils ne se substituent à personne. Ils ajoutent à tous
      J’ai annoncé sa généralisation. Je veux permettre à tous les jeunes de faire cette expérience
      D’ici trois ans, il devra accueillir la moitié d’une classe d’âge, soit près de 350 000 jeunes par an
      Pour aller étape après étape vers sa généralisation à toute une génération au-delà de 2020
      Pour y parvenir plusieurs évolutions seront nécessaires
      D’abord, augmenter le budget. Il passera de 300 millions aujourd’hui à un peu plus d’un milliard d’euros en 2018
      L’Agence du service civique deviendra un Haut-commissariat à l’engagement placé directement auprès du Premier ministre
      Elle aura autorité sur l’ensemble des ministères mais aussi des collectivités
      Pour les grandes entreprises publiques et des grandes agences de l’Etat, leurs obligations incluront le développement du service civique.
      Les hôpitaux, les EHPAD, les établissements pour les personnes handicapées, seront également sollicités.
      Ce sont souvent les collectivités où l’on trouve les élus qui appellent à un service national qui accueillent le moins de services civiques
      En revanche, que les choses soient bien claires : il ne s’agit pas de stages ! Encore moins d’emplois.
      Les entreprises privées ne pourront donc pas accueillir des services civiques. Mais elles aussi ont un rôle à jouer
      Je demande aux chefs d’entreprises de s’engager eux aussi et de prendre en considération les jeunes les plus éloignés, les plus fragiles mais aussi les plus volontaires, et de regarder avec intérêt les jeunes qui auront fait le choix de s’engager pour les autres.
      Mais l’engagement, ce n’est pas l’apanage de la jeunesse. C’est pourquoi, j’ai voulu la création d’une réserve citoyenne.
      La réserve est une armée de citoyens prêts à venir en aide à une administration, une association, une collectivité
      Ces réservistes existent déjà pour la Défense nationale, dans l’Education nationale ou dans les services de santé.
      Ils devront être présents demain pour l’environnement, pour l’encadrement des jeunes ou l’accompagnement des personnes âgées.
      J’ai également ouvert, il y a 18 mois, le chantier de « La France s’engage » pour lancer un grand appel à toutes les initiatives
      Ce que nous avons voulu faire avec la France s’engage. C’est fédérer, mobiliser, valoriser, montrer le dynamisme extraordinaire de la société française dans tous les domaines comme l’accompagnement des demandeurs d’emplois, l’accès de tous à la culture, la sensibilisation à l’environnement, la lutte contre l’échec scolaire, l’insertion des personnes handicapées.
      En 18 mois, nous avons eu plusieurs milliers de candidatures, et nous avons retenu plus de 60 lauréats.
      Nous allons changer d’échelle : à la fin du mois de janvier, un grand forum de l’engagement sera organisé
      Nous allons travailler à lever les freins, à diffuser largement les bonnes idées car elles ne sont la propriété de personne
      Nous avons plus d’1 million d’associations ; il s’en crée 70000 chaque année ; elles emploient 2 millions de personnes
      C’est le beau visage de la France. Celui du dévouement, de la solidarité et de la générosité
      Nous ne manquons ni de missions, ni de volontaires
      Face à des besoins qui sont immenses, nous devons donner sa chance à l’engagement.
      La France est universelle. Elle est capable de donner ce qu’elle a construit pour elle-même
      L’engagement c’est ce qui fonde le contrat social. C’est ce qui donne du sens à la cohésion nationale.

    • Un livret citoyen sera délivré à tous les zadistes dès qu’ils donneront leurs empreintes digitales, il suffit de se rendre au commissariat le plus proche, ou à l’adresse de la nouvelle milice agréée FNSEA-engagement du district.


  • Les femmes artistes et le soupçon d’hystérie - Culture / Next

    http://next.liberation.fr/arts/2015/10/18/les-femmes-artistes-et-le-soupcon-d-hysterie_1406741

    En 2015, il serait intéressant que les coups de gueule des artistes ne soient pas considérés comme des sautes d’humeur de mégères au bord du burn-out. D’autant que la question que soulève Héloïse Letissier est intéressante : l’histoire des arts est jonchée d’attributions masculines abusives et de femmes qu’on efface des registres, des romans de Colette usurpés par Willy au rôle capital de Julia Daudet dans l’écriture des romans de son époux, Alphonse. Enfin, on peut exiger que le terme « diva » retourne là d’où il vient, c’est-à-dire, à l’opéra - lieu dans lequel on n’a, à notre connaissance, jamais vu Patti Smith.

    #machisme


    • Ration en défense de Patti Smith, bonne manière de coller au client. Mais il se trouve que la Smith est plusieurs. Me souviens avoir lu que cette désormais friquée chiait sur la tronche des artistes assistés de France et de leur dépendance à l’état.

      Mieux vaut réécouter Horses et ce truc là (avec Tom Verlaine ) - hystérique, oui ! - que de suivre les innombrables épisodes de son intégration au show bizz arty mondial
      https://www.youtube.com/watch?v=ZEkmoawOih0

      #avoir_été #fuck_the_clock et puis l’#hiver_du_fric.

    • à partir du même sujet, un texte qui me parle et que j’apprécie aussi pour sa simplicité

      http://je-suis-une-publication-sexiste.tumblr.com/post/131483222869/ce-qui-se-cache-derri%C3%A8re-les-crises-des-femmes

      Libération a écrit une tribune qui circule en ce moment sur le web et sur laquelle je vais pas m’étendre plus que ça , ne pensant pas faire beaucoup mieux.

      J’ai plutôt envie de faire un petit parallèle sur le féminisme.

      Le féminisme a une image assez négative en France et trop de gens se contentent de balayer ses idées d’un revers de main, voir même à se montrer irrespectueux et violents dans leur propos en
      nous reprochant constamment d’exagérer , de hurler n’importe quoi, d’être hystériques en disant que de toute façon l’égalité on l’a.

      Sauf que le féminisme, c’est comme les bébés, ça naît pas dans les choux. Des millions de nanas à travers le monde ne se sont pas dit un jour « Tiens je vais faire féministe pour faire chier le monde »

      Pourquoi il n’y a pas d’équivalent sérieux chez les hommes (à part les masculinistes qui rêvent de revenir à la bonne vieille domination masculine) ? Pourquoi les hommes ne se plaignent de rien et que ce sont toujours des femmes qui se plaignent ?

      A un moment donné faudrait peut-être considérer que les femmes ont suffisamment de neurones pour se plaindre parce qu’il y a vraiment un problème. Pas parce qu’elles sont folles et que des idées bizarres germent régulièrement dans leur cerveau fatigué et attaqué par ces tarées de menstruations.

      Il y a plein de féministes différentes. En fait, je force personne à être d’accord avec moi. Moi-même, je ne considère pas une parole brillante et sacrée parce qu’elle sort de la bouche d’une féministe. Je ne suis pas toujours d’accord avec tout ce qui peut se dire ou ce que je peux lire, donc non je ne vais pas dégainer l’arme automatique cachée dans mon soutien-gorge dès que vous dites un truc qui me plait pas. On peut toujours discuter, je suis une fille très sympa.

      Mais je commence à en avoir ma claque du rabaissement constant, des moqueries et du mépris que je ne tolère plus. Il y a une tonne de blogs féministes sur la toile, des blogs qui racontent des trucs ultra-pointus et ultra-poussés sociologiquement sans doute bien plus que le mien, pleins de raisonnements et de convictions. On devient féministe, à cause d’un parcours de vie, de constations d’injustices, de lecture, bref pour 10000 mille raisons différentes, le féminisme n’étant pas un bloc homogène. Le point commun, c’est la prise de conscience que certaines choses dans le monde ne sont pas normales en ce qui concerne les femmes. Le féminisme c’est pas une illumination du jour au lendemain, c’est une construction de réflexions qui est plutôt lente.

      Et c’est avec ce bagage de réflexions que je souhaite être considérée, et je veux des vrais arguments face à moi et pas qu’on se contente d’un « t’exagères » ou d’une moquerie parce que j’estime fournir bien plus que ça de mon côté. Nous ne sommes pas des folles qui se plaignent pour rien. Nous sommes des êtres humains avec des convictions et nous exigeons d’être considérées en tant que tels.

      Christine and the Queens mérite d’être écoutée sérieusement.

      Et moi aussi.




  • Sainte-Marie – Deux cents collégiennes ensorcelées
    http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/sainte-marie-deux-cents-collegiennes-ensorcelees-33731

    L’horreur saisit six établissements scolaires de l’île Sainte Marie. Depuis le début du mois, des crises inquiétantes frappent près de deux cents adolescentes, âgées de quatorze à seize ans, dont la plupart sont actuellement internées dans le centre de la mission catholique de Sainte Marie. Les victimes sont scolarisées dans les écoles publiques, privées, mais aussi, confessionnelles, touchées par ce fléau, qui relèverait d’un acte de sorcellerie, selon les rumeurs.
    Montré du doigt de se trouver derrière ce phénomène qui continue à semer la terreur dans l’île, un vieil homme a payé le prix fort. Lundi vers 3 heures du matin, une horde d’individus en furie a mis le feu à sa maison à Vohilava, après y avoir mis la main sur une poupée vaudou décapitée et démembrée, accrochée à une corde avec des grigris. Deux curieux rubans de couleur rouge et noire traversent par ailleurs le tronc de la poupée.
    « On ne sait plus à quel saint se vouer. Ce qui s’est passé au centre au moment de la capture de l’individu soupçonné de tirer les ficelles dans cette histoire, fut un véritable cauchemar. Au beau milieu de la nuit, les victimes se sont toutes levées. Telles des zombies, elles se sont ruées vers la sortie comme si leur subconscient avait capté les détresses de celui qui semble les avoir envoûtées. Les contenir n’était pas tâche aisée », confie une soeur de l’école Saint Joseph, laquelle n’est d’ailleurs pas épargnée par ce phénomène. En saisissant la balle au bond, elle explique que les souffrantes semblaient pourtant avoir réussi à briser les chaînes qui les retiennent prisonnières, après une séance de délivrance organisée samedi.

    #madagascar #wtf #hysterie_collective


  • Rennes : enfants qui pleurent, parents qui râlent... la chasse aux oeufs tourne au psychodrame - Société - MYTF1News

    http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/enfants-qui-pleurent-parents-qui-ralent-une-chasse-aux-oeufs-8590008.html

    ha ha ha ! Fashion victims ! Les parents encore plus obscènes que les mecs de la com de Lego et leur grosse opération du pub

    A l’occasion de Pâques, une chasse aux figurines Lego, cachées dans oeufs, a été organisée dans les rues de Rennes. Mais ce qui devait être un moment de plaisir s’est transformé en cauchemar : vols avant le coup d’envoi, trop grande affluence, enfants déçus... Les parents s’insurgent sur les réseaux sociaux.

    #lego #ninjago #rennes 20 km pour des pleurs et une organisation lamentable...extremement déçus par la marque.
    — Valérie Blanchet (@valecoco) 4 Avril 2015

    #lego la marque qui faisait volontairement pleurer les petits enfants #rennes #ninjago #boycottlego
    — Valérie Blanchet (@valecoco) 4 Avril 2015

    Félicitations #Lego pour votre #Ninjago. Un gros bordel, tous les enfants pleurent, beaucoup de déçus à #Rennes. pic.twitter.com/gDp0BlpJmC
    — Antoine Guilbert (@antoineguilbert) 4 Avril 2015

    #lego #fashion_victims #bad_market #consommation


  • le 11 janvier, une parenthèse refermée... - Authueil
    http://authueil.org/?2015/03/06/2287-le-11-janvier-une-parenthese-refermee&cos=1

    Les #libertés publiques en ont quand même pris un coup, avec cette #hystérie de certains magistrats, condamnant à de la prison ferme pour des « je suis Coulibaly » et envoyant des gamins en garde à vue dans des commissariats. Les juges n’en sortent pas grandis.
    (...)

    Il existe dans ce pays, une cassure énorme, béante, et extrêmement dangereuse pour le pays. Une partie clairement identifiée de la population n’adhère pas à ce qu’une majorité considère comme étant les « fondamentaux de la Nation ».

    En juillet 2013, j’avais poussé un cri d’alarme, qui m’a valu des réactions parfois virulentes. Il y a maintenant 18 mois, je voyais déjà cette #fracture interne du pays, potentiellement porteuse d’une #violence destructrice. Je m’alarmais également que la classe #politique, et au delà, la population dans son ensemble, ne faisait pas le nécessaire pour traiter le problème. Après les attentats du 7 janvier, certains ont vu le problème et ont compris qu’un rattrapage monumental était indispensable. Il faut absolument recoudre le tissu national, en cessant d’enfermer les #classes populaires urbaines dans des #ghettos économiques, sociaux et culturels. On a vu ce qu’il peut en sortir... Or, passé les premiers jours, où certaines voix ont dit qu’il fallait un grand plan en faveur des banlieues et de l’intégration de ses habitants, plus rien. La chape de plomb est retombée, l’autruche a remis la tête dans le sable.

    C’est sans doute la #faillite politique la plus retentissante, car mettre des moyens dans les services de renseignements et les forces de police, afin de protéger les synagogues ou de surveiller les djihadistes, c’est traiter le symptôme. Mais le mal profond, celui d’une déchirure, où une partie de la population a été exclue économiquement et culturellement depuis 30 ans, et le fait payer, cela, personne ne s’en occupe et les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur . Ce n’est un peu plus de saupoudrage qui va régler la situation, mais un vaste élan de l’ensemble de la population qui a manifesté le 11 janvier, pour qu’elle accepte de faire les efforts pour intégrer la frange exclue de la population.

    #société #analyse



  • Apologie du terrorisme : un ado poursuivi à cause d’un dessin sur Facebook
    http://www.numerama.com/magazine/31910-apologie-du-terrorisme-un-ado-poursuivi-a-cause-d-un-dessin-sur-face

    « La liberté d’expression ne doit pas être réservée à quelques privilégiés. L’heure n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais plutôt à la mise en place de réponses mesurées qui protègent des vies et respectent les droits de chacun », explique l’ONG, qui craint que certaines arrestations faites sous le coup de l’émotion et de la fermeté ne violent en fait la liberté d’expression.

    Car si tout le monde s’accorde à défendre la liberté d’expression lorsque celle-ci va dans le sens du vent, il ne faudrait pas oublier qu’elle s’applique aussi à des messages qui peuvent s’avérer déplaisants ou révoltants. « Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout », explique ainsi le philosophe Noam Chomsky.

    • Et puis : « ah mais nan, on n’est pas dans un pays totalitaire les gars, vous délirez grave les idiots utiles, - comme les gens qui savent disent... - parce que 1) il est pas encore mort le gars, et 2) vous voyez, la justice ne l’a pas condamné. »

      Pendant ce temps, le gars a fait de la préventive, a goûté à l’arbitraire de la justice et des traitements peu ragoûtants qui lui sont liés, a peut-être en plus eu à subir quelques conséquences dans son quotidien (licenciement...). Et combien de condamnations dont on n’entend pas parler, pour une condamnation évitée, parce que ça se voyait trop ?

    • Je viens de raccrocher d’avec mon père, le vieux bonhomme qui a été RPR toute sa vie. Il me dit être catastrophé par la tournure que prennent les choses, qu’il fuit la plupart des discussions et des espaces publics devant ce qu’il appelle à présent l’hystérie collective.
      Là, une amie de longue date qui l’appelle pour lui dire qu’elle ne trouve plus de Charlie Hebdo dans sa ville et qu’il doit aller lui en acheter un dans son bled. Mon père lui répond qu’il n’a pas l’intention d’en acheter ni pour lui ni pour personne. Elle lui a raccroché au nez et refuse de lui répondre à présent.

      Il est assez affolé par la tournure d’esprit d’une grande partie des gens et, du coup, il rase les murs.
      Il était content qu’on puisse juste en discuter ensemble, sans que personne n’exclue la parole de l’autre sous prétexte qu’elle n’est pas conforme.
      « Et quand je pense que tout cela se passe au nom de la liberté d’expression... » a-t-il conclu.

    • La caricature est terrible.

      Les crayons, les stylos, les claviers ne sont pas le contraire des armes à feu.
      La plus ou moins relative « liberté d’expression » concrète dont on peut se trouver disposer ne met jamais à l’abri de l’inconséquence.
      La question qui regarde chacun n’est évidemment pas tant cette abstraction qu’est « la liberté d’expression », mais ce qu’ellil fait de sa propre capacité d’expression, là où ellil se trouve.

      Un vieil anar au moins aussi phallocrate que l’était Wolinski, et moins rigolo, chantait néanmoins, à propos des illusions quant au langage et à l’expression

      « YES ! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
      Je vous l´ai dit
      Des armes et des mots c´est pareil
      Ça tue pareil
      II faut tuer l´intelligence des mots anciens
      Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras ». (Ferré, le Chien)

      Ces jours ci c’est un ordre ancien qui nous renvoie à la figure, avec ses mots anciens, son deux poids, deux mesures.

      #hystérie_collective

    • Apologie du terrorisme. Un lycéen nantais poursuivi pour un dessin
      Nantes - 17 Janvier

      http://www.ouest-france.fr/apologie-du-terrorisme-un-lyceen-nantais-poursuivi-pour-un-dessin-31194

      « Ce jeune homme n’a pas un profil évoquant une évolution vers le djihadisme, indique Yvon Ollivier, vice-procureur en charge du parquet des mineurs. Il n’a pas pris véritablement conscience de son geste, qu’il tente de justifier par l’humour. »
      « Réfléchir à deux fois » avant de s’exprimer

      Vednredi, le lycéen a été déféré au palais de justice. Le parquet a requis son placement en liberté surveillée et sa mise en examen. Une réponse pénale forte, dans la lignée des décisions des magistrats depuis une semaine. Une illustration de « l’extrême réactivité » dont doivent faire preuve les procureurs, selon les consignes données par la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

      C’est le second fait qualifié d’apologie du terrorisme soumis à l’appréciation des juges nantais cette semaine. Mercredi, une adolescente de 14 ans avait été mise en examen. Non pas pour un dessin mais parce qu’elle avait, lundi, crié dans le tramway, à l’adresse des contrôleurs : « On est les soeurs Kouachi, on va chercher les kalachnikovs. » Mesurait-elle, elle aussi, la portée de ses paroles ? S’agissait-il d’une provocation ? La jeune fille devra réaliser une mesure de réparation pénale.

      « Il faut rappeler qu’on doit réfléchir à deux fois avant de tenir certains propos », a réaffirmé, vendredi, le parquet, « et responsabiliser ces jeunes quant aux conséquences de leurs attitudes. »

    • @monolecte : c’est ce qui m’interroge aussi dans le terme « islamophobie » - pourquoi a-t-on fait le choix de ce terme, plutôt que de celui de racisme ? parce que la critique de l’Islam est devenu le principal moyen d’exprimer un racisme anti-Arabe sans en avoir l’air ? parce que le terme de « racisme » n’est pas plus satisfaisant, vu qu’il renvoie à des races imaginaires ? on manque alors d’un mot satisfaisant, qui exprime la discrimination d’une partie de la population, mais qui ne l’assigne pas du même coup à une religion supposée

    • @intempestive, Depuis la #nouvelle_droite 70’, il y a une montée d’un #racisme culturaliste « différencialiste », qui prétend se fonder sur une anthropologie.
      Cette orientation est désormais clairement présente à la fondation Jean Jaurès et au #P.S par exemple (les #blancos de Valls sont pas une « race » mais des « mes ancêtres les Gaulois »).
      Germinal Pinalie, parle de « #paradigme_identitaire »
      http://seenthis.net/messages/332638

      Reflux de la (lecture en terme de) lutte de classe (cf le braconnage à la Soral), #droitisation de l’espace mental et public, et voilà que même la « philosophie de la #différence » se fait en partie phagocyter par la tyrannie des nouveaux conformismes.
      #ouilleouilleouile

    • Oui, c’est un peu ce que rapporte @colporteur : critiquer les religions ou les cultures est le moyen qu’on trouvé les racistes d’échapper à la censure, c’est aussi simple que ça. Ils disent « musulmans », parce que dans leur tête, ce sont les arabes (« hein, on s’comprend, hein ») et rien d’autre. C’est parce que c’est une pensée raciste qui sous-tend leur « critique » de l’Islam, qu’ils n’arrivent même pas à conceptualiser qu’il y a des musulmans occidentaux, indiens ou asiatiques, à peine pour les Africains. Et comme ils brandissent la religion comme excuse, ils se dédouanent de l’accusation de racisme... d’où la nécessité de ce mot « islamophobe » pour rendre compte de ce discours de la haine.
      Pour moi, c’est juste du racisme, mais ce n’est plus le cas dans le discours dominant.

    • @monolecte, plus que d’échapper à la censure il me semble qu’il s’agit de travailler à une #hégémonie_culturelle. L’exemple Charlie est lisible. Des valeurs liées à l’émancipation (athéisme, sacrilège, dérision, anticléricalisme) sont attestées par l’histoire de l’organe, ce qui permet ensuite de miner de l’intérieur la réflexion et la sensibilité de ceux qui y sont attachés (le mort est ici l’outil du vif, le libertaire fantomatique et sa réminiscence cache un tout autre sujet politique).
      Au lieu d’une critique interne (autodérision ou réflexivité), on produit une conformation. Ces gens, qu’ils le sachent ou non, sont « gramsciens » #du_côté_du_manche.
      Et cela produit de nouveaux champs de forces, surdéterminés (voir l’exemple du #PIR évoqué par le papier de Pinalie cité plus haut).
      Voilà pourquoi l’exemple des meurtres et du suicide de #Durn me parait intéressant, ici, pas de religion établie, pas de post colonial :
      http://seenthis.net/messages/331247#message332733

    • merci @colporteur et @monolecte pour ces éclaircissements

      mais cela ne fait que renforcer mes interrogations sur la pertinence de ce choix : oui, en parlant d’"islamophobie" on dévoile le vecteur par lequel s’exprime aujourd’hui le racisme sous couvert de lutte pour l’émancipation, mais ce faisant il me semble qu’on se cale sur les « éléments de langage » réacs, qu’on risque d’occulter les causes réelles (une discrimination anti-Arabes tout court, fussent-elles/ils musulman⋅es, athé⋅es, chrétien⋅nes ou tout autre chose) et qu’on accepte une exagération inverse (un⋅e Blanc⋅he musulman⋅e ne se verra sans doute jamais demander sa religion et s’il n’y a pas de signes extérieurs, on ne s’adressera pas à elle/lui en fonction de ses croyances supposées)

    • Ah, mais je suis d’accord avec toi, @intempestive, cet élément de langage édulcore (voire justifie et c’est encore pire) la réalité du #racisme qui se planque (fort mal, d’ailleurs) derrière.
      Ou alors, devons-nous plutôt parler de #xénophobie, la haine-peur de l’autre, de celui qui nous est étranger, ce qui permet d’inclure, en passant, d’autres dominés, comme les fameux #cassos' dont je n’arrive pas à digérer la stigmatisation « bon teint » dont ils font l’objet.

    • oui, « xénophobie » est ce qui me semble convenir le mieux

      je reste assez curieuse de comprendre comment et pourquoi le terme d’islamophobie s’est imposé dans la gauche radicale ces dernières années

      peut-être @wardamd pourrait-elle éclairer ma lanterne ? (voir 4 commentaires plus haut pour mon interrogation initiale) pour rappel, elle recensait ici un bien intéressant article sur l’histoire du mot
      http://seenthis.net/messages/330438

      #langage

    • Quelques éléments de réponse par @alaingresh, favorable à l’usage de ce terme aux côtés de « racisme » et « discrimination » (il me semble que le problème aujourd’hui est notamment que la notion d’"islamophobie", plutôt que de les compléter, se substitue à eux)
      http://lmsi.net/A-propos-de-l-islamophobie

      Une remarque sémantique préalable. “Phobie” vient du mot grec “phobos” qui signifie fuite (due à la panique), d’où un effroi, une peur intense et irraisonnée. C’est ce caractère “irraisonné” que met en avant le terme “islamophobie”, et non une critique rationnelle.

      (...) Quoiqu’il en soit, le terme “islampohobie”, utilisé très ponctuellement jusqu’au 11 septembre 2001, est devenu d’usage courant, non seulement en France mais aussi aux Etats-Unis et dans tous les pays européens. Il semble donc répondre à une conjoncture nouvelle.

      (...) Personne n’a relevé cette affirmation de Jean-François Revel, dans son livre L’Obsession anti-américaine. Il se félicite du fait que George W. Bush et plusieurs dirigeants européens se soient rendus dans des mosquées après le 11 septembre, pour éviter notamment aux Etats-Unis que les Arabo-Américains ne deviennent des cibles de “représailles indignes”. Et il affirme :

      “Ce scrupule démocratique honore Américains et Européens, mais ne doit pas les rendre aveugles devant la haine pour l’Occident de la majorité des musulmans vivant parmi nous .”

      Vous avez bien lu : “la majorité des musulmans”. Je ne sais si notre philosophe propose de les expulser, mais sa remarque définit bien le discours islamophobe : sous couvert de critique de la religion, on stigmatise toute une communauté, renvoyée à son “identité” musulmane, qui serait “naturelle”, “biologique”. Cet amalgame entre religion et communauté est proprement scandaleux et il suscite aujourd’hui un trouble important chez ce que l’on nomme les “musulmans”, y compris les athées ou ceux qui n’accordent aucun poids à la religion.

      C’est ce nouveau masque du vieux fond de racisme anti-arabe et anti-Maghrébin conjugué avec l’idée d’une “menace” internationale que le terme “islamophobie” recouvre.

      (...) Il est évident qu’il y a un recoupement entre racisme anti-Maghrébin et islamophobie, sans doute renforcé par la visibilité d’une partie de la jeune génération, qui s’affirme “musulmane” sur la scène publique et ne rase plus les murs. Il se développe ainsi un nouveau racisme anti-Arabe, porté par une partie des intellectuels et des médias, qui se camoufle sous le drapeau de la lutte contre l’islam.

      (...) Sans parler de la jonction entre une partie de la droite extrême et de l’extrême droite juive, qui s’est opérée sur le terrain de la haine des musulmans, comme en témoigne l’itinéraire d’un Alexandre Del Valle ou les sites Internet dénoncés par un rapport du MRAP.

      Ces “nouveaux habits du racisme” s’inscrit dans une vision du monde marquée par le “choc des civilisations”, par la guerre qui serait engagée entre la civilisation et la barbarie. Ainsi, un ouvrage qui a marqué les esprits en France et reçu un éloge presque unanime, Les Territoires perdus de la République, développe un telle vision dont Emmanuel Brenner, son coordinateur se fait l’expression :

      « Evoquer un conflit de valeurs, c’est aujourd’hui prendre le risque de se voir cataloguer partisan des thèses de Samuel Huntington et de son “choc des civilisations”. Refuser de voir et de nommer un péril ne l’a jamais fait reculer. Il l’a seulement exacerbé . “
      Cette perspective n’est pas seulement, ni même principalement française - même si elle a, dans notre pays, une dimension propre liée à l’histoire coloniale sur laquelle il faudrait revenir plus longuement (en Algérie aussi,” nous “voulions libérer les femmes en les dévoilant). Elle est partie des Etats-Unis et sert de cadre de pensée à l’administration Bush. Elle permet d’inscrire chaque fait isolé dans une vision apocalyptique : un musulman qui effectue ses cinq prières et porte la barbe est” un intégriste “ ; un attentat du Hamas comme le port du foulard par une jeune fille font partie d’une
      stratégie planétaire. Le terme d’islamophobie a l’avantage de rendre compte aussi d’un phénomène international.

      Aucun terme, aussi précis soit-il, ne peut définir une réalité complexe. Mais” islamophobie “me semble le mieux convenir, avec les restrictions que j’ai définies au début de ce texte. Il ne s’agit pas d’un usage” exclusif “- les termes de” racisme “,” discrimination », etc. restent, malheureusement aussi d’actualité.

    • Bonjour @intempestive la CNCDH explique dans son dernier rapport pourquoi elle opte pour le terme « islamophobie » http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/144000199/0000.pdf
      A ma connaissance, il n’y a pas ce débat dans les populations françaises musulmans qui utilisent le mot islamophobie, inventé comme indiqué dans mon précédent lien par des chercheurs français.
      « L’islamophobie » concerne aussi bien les attaques ou autres actes visant des personnes musulmanes ou considérées comme telles que les attaques de mosquées, lieu de culte, tombes, pompes funèbres, etc islamiques. Enfin, il y a un lien entre le fait de ne pas reconnaître ce mot et l’invisibilité du phénomène. Le débat est en effet focalisé sur le mot à utiliser, il n’y a pas de discussion sur comment enrayer le phénomène qui est lui bien réél (cf chiffres ministère intérieur)

    • #merci @wardamd

      Dans le document de la CNCDH (pp. 193 et suivantes) :

      Parmi ces contempteurs de l’islam, on trouve des figures des luttes anti-homophobes ou antiracistes, des leaders des mouvements féministes, autrement dit des personnes qui n’ont pas grand-chose à voir avec la nébuleuse xénophobe traditionnelle.

      (...) On voit ici une dynamique spécifique des débats autour de l’islam : dans certains cas, comme celui de la burqa, un consensus répressif se crée, qui rassemble des individus aux opinions et aux dispositions à la tolérance totalement opposées. Cela permet ainsi aux plus ethnocentristes d’exprimer ouvertement leur rejet de la religion musulmane sans être décrédibilisés par leur ethnocentrisme.

      Il s’agit donc effectivement de rendre visibles de nouvelles formes de xénophobie.

      Tout à fait d’accord avec le fait qu’il ne s’agit pas de se focaliser sur le débat sémantique, mais bien de lutter contre la xénophobie. Je profite simplement de l’intelligence collective de #seenthis pour tenter de me clarifier les idées sur le cadre de pensée - et donc d’action - tel qu’il se définit depuis une grosse dizaine d’années.

    • Xénos signifie d’abord hôte... Il me semble que l’on passe d’une notion tardive, xénophobie, qui daterait de la fin du XIXe (le terme serait un « produit » résultant de l’émergence des nationalismes européens), à un terme lié au sort de l’indigène dans un vocabulaire français (et colonial, ie, de nation dominante à nation dominée) d’abord rare et actuellement en pleine diffusion. Le Dictionnaire historique de la langue française ne comporte pas le terme islamophobie dans l’édition de 2000 dont je dispose.
      Je n’aime guère l’aspect unidimensionnel du terme qui contribue plus qu’il ne s’oppose au fourre-tout de la #différence culturelle (cf. remarques et autres posts précédents).

    • tous les néologismes en « phobe » sont en vogue, c’est banalisé, et oui je trouve aussi que cela édulcore un peu tout ce qui se cache dans l’islamophobie..
      http://opinions-opiniez.blogspot.fr/2013/12/phobie-philie-neologismes.html

      Néanmoins je milite pour qu’on parle de judéophobie au lieu d’antisémistisme pour parler de la haine des juifs dans le monde arabe. L’antisémitisme étant pour moi une idéologie raciste liée au nationalisme chrétien (juifs comme race de gens apatrides, donc traitres à la nation)
      La Judéophobie étant plutôt le fruit une haine de rivalité intercommunautaire.

      L’islamophobie cache souvent une idéologie raciste à droite.
      Exemple d’un illuminé qui se dit pacifiste, prêt à financer la remigration :

      Notre peuple européen, dont la propre fécondité est inférieure au taux de remplacement, est en passe d’être englouti par un raz de marée d’ethnies africaines dont le nombre double à chaque génération.

      (...)

      Or cette antithèse contredit le point de vue anthropologique, récemment éclairé par la cartographie génétique : la formation, à partir de lignées africaines, avec ou sans détour asiatique, de lignées européennes acquérant certains gènes, résulte, avant tout croisement entre elles, d’un énorme stress génétique subi dans un environnement hostile. C’est bien la souffrance qui a fait les lignées européennes telles qu’elles sont, et ce que le Monde voit de spécifiquement beau en elles, et de bon accompli par elles, résulte de cette souffrance surmontée dans le temps. C’est en cela que notre vérité spirituelle centrale, le Christianisme, nous était particulièrement destinée, lui-même tenant à la transfiguration de la souffrance héroïque d’un Dieu fait Homme. Les Gens d’Europe étaient faits dans le temps pour accueillir, défendre et répandre, cette Vérité hors du temps, née hors d’Europe.

      https://retromigration.wordpress.com/2013/05/28/retro-migration-pourquoi-et-comment

      Enfin un exemple de banalisation de l’abject
      http://seenthis.net/messages/329826#message329851

      En novembre 2012, il se définit comme « islamophobe de gauche » et « islamophobe de droite »

    • L’islamophobie est-elle punie par la loi ?
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/20/l-islamophobie-est-elle-punie-par-la-loi_4559911_4355770.html#a2LFC56Ll515Ah

      Le terme « islamophobie » suggère à l’origine une peur collective de la religion musulmane. Mais il s’impose depuis quelques années comme l’ensemble des réactions de rejet vis-à-vis des personnes musulmanes (ou supposées telles). En effet, si le suffixe « phobie » désigne étymologiquement une peur, son sens a dévié et peut désigner communément une notion d’« hostilité sociale », comme dans les mots xénophobes, homophobes, etc. (...) Selon ces définitions, il ne s’agit donc pas d’une critique de l’islam en tant que dogme, mais bien d’une hostilité vis-à-vis des musulmans.

      L’utilisation du chef d’accusation « apologie de terrorisme » est une #judiciarisation_de_l'hostilité.

    • Votre débat sur la sémantique, le sens psychologique et l’opportunité du terme islamophobie est passionnant, mais... il me parait à côté de la plaque ! Souvent les termes ne sont pas appropriés, à commencer par antisémitisme, ou homophobie. Ce qui compte, comme vous le dites, c’est ce que les gens mettent derrière : ce que nos alliés ET ce que nos ennemis mettent derrière. Valls et Fourest ont refusé de l’utiliser, c’est bon signe. En revanche, les musulman.e.s veulent l’utiliser et il me semble qu’ils ont même fini par réussir à l’imposer, ce qui n’était pas gagné au départ, et c’est bon signe aussi. Enfin, d’après les sociologues, l’islamophobie est maintenant clairement défini comme un racisme. Bien sûr, c’est le nouveau visage du racisme anti-arabes ("musulmans d’apparence", mais aussi anti-noirs), mais comme il a une nouvelle forme, il porte un nouveau nom...

      @intempestive
      "je reste assez curieuse de comprendre comment et pourquoi le terme d’islamophobie s’est imposé dans la gauche radicale ces dernières années"

      Agressions de femmes voilées, attaques de mosquées... Des actes « islamophobes » ou « antimusulmans » ?
      Vincent Manilève, Slate, le 17 janvier 2015
      http://www.slate.fr/story/96889/actes-islamophobes-ou-antimusulmans

    • Dror @sinehebdo. Pardon mais « les musulmans », c’est trop massif à mon goût. « Les gens » aussi, sauf à accepter que chacun en serait. Si il est est question d’hostilité, le terme homophobie se justifie. À propos des religions, et en particulier des 3 monothèïsmes, cela me parait plus compliqué. Je reste hostile aux religions (et suis parfois aussi curieux, intéressé), mais cela ne me conduit pas à être hostile à l’ensemble des croyants de ces religions.

      Et pour ce qui regarde l’Islam, j’irais jusqu’à dire (même si des racistes et des gens de droite le prétendent eux aussi) que, oui, c’est historiquement un des monothéisme les plus #dogmatiques, (on peut bien citer la modalité soufi, j’ai aussi connu en Tunisie des musulmans très « tolérants », disons décontractés, mais encore ?). Je vais pas pour autant réduire « le » musulman à l’histoire doctrinale de la religion dans laquelle il est (le plus souvent), plutôt m’intéresser aux capacités historiques actuelles, aux devenirs possibles.

    • J’ai tendance à lire l’entrée ou le retour en religion comme le résultat de défaites politiques (ainsi pour les frères pois chiches et Coulibaly). Le choix Israélien de définir son meilleur ennemi possible, lors de l’invasion du Liban, le Hamas (pour casser l’OLP et « compliquer » la solidarité internationale) coïncide avec l’"islamisation" d’une résistance qui avait été « multiconfessionelle » (catholiques à la direction de l’OLP). La montée du Hezbollah, il ne reste que la foi (une certaine foi) quand on a tout perdu ?

    • @sinehebdo : pour résumer ma position, le terme a une efficacité certaine pour lutter contre la xénophobie anti-Arabe qui s’exprime sous couvert d’une critique de l’Islam - pour s’en convaincre, il suffit de consulter la section « vos droits » du Collectif contre l’islamophobie en France
      http://www.islamophobie.net/vos-droits-fiches-pratiques

      ma crainte est, en revanche, qu’à n’utiliser que ce terme, on invisibilise la xénophobie anti-Arabe ou anti-Noir⋅es et qu’on se focalise sur une prétendue « guerre des civilisations » - la « vague d’actes islamophobes » à laquelle on assiste en ce moment est clairement une vague de xénophobie anti-Arabes et anti-Noir⋅es

      disons que dorénavant j’emploierai ces termes conjointement et non comme si l’un contenait l’autre

      merci pour ton lien - en fait je posais la question du point de vue de la gauche radicale, mais je me rends compte que ce n’est pas tout à fait pertinent : c’est un mouvement beaucoup plus large - à cet égard, voir le billet de @simplicissimus sur l’évolution de l’emploi du terme
      http://seenthis.net/messages/333642

    • Vu que le racisme « de base », anti-arabe et anti-noirs, n’a plus le droit de cité dans les journaux, le racisme anti-musulman (ou islamophobie) est une façon discrète ou inconsciente d’être anti-arabe.

      Un exemple : parmi les dessinateurs assassinés, Tignous n’était pas le pire, et pourtant son « astuce » depuis quelques années, quand il voulait représenter des « islamistes » (des mauvais musulmans intégristes djihadistes etc.), c’était de les dessiner avec des mouches qui volaient autour d’eux, comme pour bien préciser qu’ils puaient. C’est donc bien un relent de racisme physique « classique » qui transparait sous le nouveau racisme culturel, soi-disant anti-religieux.

      Je ne crois pas qu’un terme invisibilise l’autre puisque, précisement et pas par hasard, c’est la même population qui est visée dans les deux cas. Ce qui compte, c’est de dénoncer qu’ils sont visés, quelque soit la raison explicite ou implicite. En revanche, sans faire de concurrence des termes ou des souffrances, je crois que tous les termes ont leur utilité pour décrire des aspects différents, qui s’ajoutent ou qui se combinent, de ces fléaux.

      #Tignous


  • Houellebecq, la « soumission » des #femmes... et Zemmour
    http://lesnouvellesnews.fr/index.php/chroniques-articles-section/chroniques/4135-houellebecq-la-soumission-des-femmes-et-zemmour

    En tous cas, dans Soumission la #polygamie va de soi. Si l’écrivain n’a de cesse de répéter, dans ses interventions publiques, que l’islam au pouvoir décrit dans son livre est modéré, c’est pourtant la polygamie qui y tient un rôle essentiel, alors que la pratique n’a rien d’une évidence dans le monde musulman. La polygamie, c’est la principale motivation de son personnage, et ce qui apparaît comme le fantasme de Houellebecq : « une épouse de quarante ans pour la cuisine, une de quinze ans pour d’autres choses.. ». (Car « l’affaissement des chairs » est « rédhibitoire », juge son personnage).

    Le discours de l’écrivain, c’est « un discours de revanche contre les femmes », analyse Frédéric Joignot, journaliste au Monde. Dans la prose de Houellebecq les personnages féminins sont toujours au second plan. Des prostituées, le plus souvent. Des amantes dont le principal intérêt pour le protagoniste est de pratiquer des fellations, ou de se faire sodomiser. Quand il s’agit de sexe, le désir n’est que masculin. Sans parler du personnage de la mère, « cette putain névrosée », qui renvoie au conflit bien réel entre l’écrivain et sa mère.

    Constat d’un « suicide de l’Occident » couplé à une haine des femmes : « Houellebecq vient de se cloner avec Eric Zemmour », conclut Frédéric Joignot. On ne peut évidemment s’empêcher de dresser un parallèle entre les deux auteurs, et pas seulement pour l’#hystérie médiatique qu’ils suscitent.

    #média #sexisme #misogynie