#iatrocratie

  • La psychiatrie refoulée des Assises de la santé mentale, MATHIEU BELLAHSEN, PIERRE DARDOT
    https://blogs.mediapart.fr/mathieu-bellahsen-et-pierre-dardot/blog/240921/la-psychiatrie-refoulee-des-assises-de-la-sante-mentale

    Dans les prochains jours se tiendront les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie. Or, la psychiatrie est la grande absente de ces Assises. Refoulée à l’arrière-plan, ses problématiques seront reléguées dans l’opacité des cabinets ministériels. Il est de notre devoir de citoyen de remettre au centre de la psychiatrie l’accueil de la personne souffrante, sa famille, ses rêves, ses petites et ses grandes histoires.

    Dans les prochains jours se tiendront les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie. Si cette dernière est reléguée au deuxième plan de l’intitulé, cela correspond à vingt ans d’un travail acharné pour aller « de la psychiatrie vers la santé mentale »i et faire « de la santé mentale l’affaire de tous »ii.

    Santé mentale qui n’a désormais que peu à voir avec les souffrances et les soins car elle se concentre désormais sur « le bien-être » et « la qualité de la vie ».

    Si la santé mentale est en apparence liée à la santé, en réalité elle s’est instituée depuis le milieu des années 2000 comme une des pièces maîtresses du dispositif économique : « avoir une population en bonne santé mentale pour remplir les objectifs stratégiques de l’Union Européenne »iii expliquait le Livre Vert de 2005. Faire de « la santé mentale positive » un enjeu rappelait le commissariat d’état à l’économie numérique en 2009iv.

    Depuis, cette poussée s’est accentuée. Le covid aura permis de renforcer le brouillage des pistes en parlant de la « mauvaise santé mentale » des français, des étudiants et d’autres populations fragilisées. La société s’est remise à croire en une santé mentale liée aux soins à laquelle il faudrait son lot de dispositif d’accompagnements, de soins, de numéros verts et de télé-consultations.

    Or, mieux vaut parler de souffrances psychiques ou de santé psychique que de santé mentale car la santé mentale induit deux processus.

    Le premier est d’identifier les souffrances à un problème mental ce qui correspond dans l’imaginaire de l’époque à un problème cérébral. Le cerveau est devenu le lieu privilégié d’intervention transformant la psychiatrie en cérébrologie. L’effet sur les pratiques est le délaissement progressif et de plus en plus violent des personnes malades, de l’écoute nécessaire et du temps jamais prévu par avance qu’il s’agit de leur accorder.

    La conclusion qu’en tirent les cérébrologues est toujours la même : demander un financement accru de la recherche sur le cerveau en espérant que les découvertes de laboratoire se transposeront sur le terrain. Cet engloutissement de l’argent public ne peut que nourrir de faux espoirs car il part d’un postulat oubliant que les troubles psychiatriques sont aussi une affaire humaine, existentielle. Le lien de l’individu avec son milieu, la société dans laquelle il vit, sont tout aussi importants, voire plus surdéterminant que les potentiels marqueurs cérébraux des troubles individuels.

    Le deuxième processus est d’articuler la santé mentale aux coûts pour la société, ce qui est entretenu en permanence par les tenants du santé-mentalisme : « la santé mentale coûte chère », « 3 à 4 % du PIB ».

    Le coeur du problème est de réduire ces coûts (pour la société et pour l’économie) tout en créant des dispositifs lucratifs.

    #psychiatrie #souffrance_psychique #Mathieu_Bellahsen

  • Lockdown oder Triage ?
    https://www.heise.de/tp/features/Lockdown-oder-Triage-6189729.html

    Voilä un texte qui explique le fonctionnement du triage de patients dans le contexte du lsystème médical allemand actuel. On peut en retenir deux affirmations principales :
    – D’abord le triage, le fait de refuser un tratement fait pour sauver sa vie à un patient est toujours la décision d’un médecin.. Il n’y a pas de loi qui lui imposerait des critères pour sa décision. Le triage est l’expression pure et simple du pouvoir de décision sur ma vie et ma mort d’un médecin particulier. Il n’y a rien d’abstrair ici.
    – Puis cette décision est prise dans un contexte où le pouvoir en place refuse de fournir assez de moyens pour sauver la vie de chaque patient.
    Autrement dit nous vivons sous un régime qui nous autorise uniquement ä vivre tant que nous sommes en assez bonne forme pour nous faire exploiter. Les malades sont sacrifiés et exterminés tout en servant de cobayes pour l’expérimentation médicale et comme ressource pour l’élaboration de statistiques qui dans l’ensemble ne constituent effectivement que la preuve de la suprématie du pouvoir médical..

    11.9.2021, von Christoph Jehle - Die Debatte zur Priorisierung der Covid- gegenüber den Nicht-Covid-Patienten und die Not: die Pflegekapazität

    Gebannt stellt man fest, dass die Zahl der Hospitalisierungen von Covid-Patienten gegen Ende des Sommers wieder zunimmt. Nachdem die Inzidenzen als Grundlage der Coronamaßnahmen von den Hospitalisierungsinzidenzen abgelöst wurden, hofft die Politik, zumindest etwas Zeit gewonnen zu haben. Der Preis dafür ist das Risiko, dass man die Auslastung der Krankenhäuser nicht mehr vorhersagen kann, weil erst die Fakten zählen.

    Die Hospitalisierungsinzidenz ist die aktuelle Messlatte für Maßnahmen zur Kontaktbeschränkung. Man hat damit die Beurteilung der aktuellen Situation auf der Zeitschiene nach hinten verlegt, in der Hoffnung, dass viele Geimpfte nicht oder nicht symptomatisch erkranken.

    Da die Anzahl der in der Region freien Krankenhausbetten künftig für die Entscheidung über regionale Kontaktbeschränkungen die relevante Größe darstellt, werden schlecht versorgte Gebiete auch schneller mit Maßnahmen bis zum Lockdown rechnen müssen. Die in der Vergangenheit geforderte Gleichbehandlung für alle Bundesländer wird dadurch von einer deutlich kleinteiligeren Differenzierung abgelöst. Berücksichtigt werden dabei alle für Covid-19-Patienten geeigneten Isolierstationen und nicht nur Intensivbetten.

    Die Intensivstationen könnten schnell wieder an ihre Belastungsgrenze kommen, bevor der Auslöser für Kontaktbeschränkungen erreicht werde, so die Befürchtung.

    Wann ist eine Intensivstation an der Grenze zur Maximalauslastung?

    Die Zahl der Intensivbetten ist keine Größe, die man ausreizen kann. Stephan Jakob, Chef der Intensivmedizin am Berner Inselspital, betont nachdrücklich, dass eine Intensivstation nie zu 100 Prozent ausgelastet werden darf. 70 Prozent aller Patienten in der Klinik kämen als Notfälle, für diese müsse man Kapazitäten freihalten.

    Die Auslastung einer Intensivstation dürfe bei maximal 75 Prozent liegen. Und diese Betten können nicht zu 100 Prozent für Corona-Patienten freigehalten werden, weil dadurch andere Intensivpatienten von der benötigten Versorgung ausgeschlossen würden. Die Intensivstation im Berner Inselspital sei derzeit mit 27 Patienten zu 95 Prozent belegt, so der Intensivmediziner vor ein paar Tagen. Davon seien sieben Covid-Patienten, alle ungeimpft.

    „Im Vergleich zu früheren Wellen sind die Patientinnen und Patienten sehr schwer krank. Drei von ihnen benötigen eine künstliche Lunge, viele leiden unter Multiorganversagen“, so Jakob gegenüber der Berner Zeitung.

    Die Pflegekapazität setzt die entscheidenden Grenzen

    Am Anfang der Corona-Pandemie war die technische Ausstattung mit Beatmungsgeräten und anderem technischen Equipment der wichtigste begrenzende Faktor bei der Kapazität zur Behandlung von Corona-Patienten. Die inzwischen erfolgte Aufrüstung und Erfahrung bei der Behandlung dieser Patientengruppe hat gezeigt, dass letztlich die Pflegekapazität die entscheidenden Grenzen setzt, da diese Gruppe einen erhöhten Pflegebedarf hat.

    Wenn jetzt die Ausbildung von mehr Pflegern gefordert wird, sollte man auch berücksichtigen, dass die Pflegeschüler in manchen Bundesländern noch immer teils dreistellige Summen pro Monat selbst bezahlen müssen. Wer schon eine Stelle als Pfleger hat, kann bei großen Kliniken eine kostenfreie berufsbegleitende Weiterbildung zum Intensivpfleger belegen.

    Für Pfleger anderer Einrichtungen schlägt diese Weiterbildung mit etwa 5.000 Euro zu Buche. Auch wenn die Bezahlung sich in der klinischen Pflege zuletzt deutlich verbessert hat, sind die Arbeitszeiten wenig familienfreundlich und die häufigen Wechselschichten gehen zulasten der eigenen Gesundheit.

    So werden die qualifizierten Pfleger schnell knapp. Das für die Intensivpflege qualifizierte Pflegepersonal müsste dann aus anderen Abteilungen abgezogen werden und die dortigen Kapazitäten reduzieren. Patienten mit anderen Vorfällen könnten somit nicht im üblichen Umfang behandelt werden. Was faktisch einer Triage zum Nachteil der Nicht-Corona-Patienten gleichkommt.

    Debatte über Priorisierung

    Unterstützt wurde die Priorisierung der Versorgung von Covid-Patienten auch über die sogenannten Freihaltepauschalen, die in der Praxis dafür gesorgt haben, dass andere Patienten nötige Untersuchungen und Eingriffe zu spät bekommen hätten. Eine gesellschaftliche Debatte über die Priorisierung der Covid- gegenüber den Nicht-Covid-Patienten hat bislang nicht stattgefunden und auch über die legitimen Interessen der solcherart zurückgestellten Patienten spricht kaum jemand.

    Jetzt aber zu behaupten, die Krankenhaus- und speziell die Intensivbetten seien nie knapp gewesen, ist eine bedauerliche Missinterpretation der vorhandenen Zahlen.
    Welche Entscheidungskriterien gelten bei einer Triage?

    Für einen Lockdown kann der Gesetzgeber klare Grenzwerte anhand von Inzidenzen oder Hospitalisierungsinzidenzen festlegen, diese veröffentlichen und auch die jeweils getroffenen Maßnahmen der Öffentlichkeit bekannt geben. Wenn er mit diesen Entscheidungen zu spät kommt und die Betten auf den Isolierstationen ihre Kapazitätsgrenze erreichen, ist der Gesetzgeber außen vor, denn für das Instrument der Triage gibt es aus systematischen Gründen keine gesetzlichen Vorgaben und auch keine Veröffentlichungspflicht.

    Der Gesetzgeber darf hierzu keine Festlegungen treffen und die Entscheidung, wer aufwendig kurativ und wer palliativ behandelt wird, haben die verantwortlichen Ärzte im jeweiligen Einzelfall zu treffen.

    Dabei wird sich dann auch die Frage stellen, welche Bedeutung der Impfstatus des Patienten haben könnte. Die Zürcher Gesundheitsdirektorin Natalie Rickli hat sich mit ihrer Aussage - „Wer Impfgegner ist, der müsste eigentlich eine Patientenverfügung ausfüllen, worin er bestätigt, dass er im Fall einer Covid-Erkrankung keine Spital- und Intensivbehandlung will“ -, auch unter Schweizer Kollegen starken Widerspruch eingehandelt. Die Politik hat es vorgezogen, dieser Frage auszuweichen und fürs Erste die liberalen Coronamaßnahmen zurückzunehmen und vertritt nun eine härtere Gangart.

    Das Thema Triage hat übrigens nicht nur bei Intensivpflegeplätzen eine zunehmende Bedeutung bekommen, sondern auch bei der Zuteilung von Spenderorganen in der Transplantationsmedizin. Im Grund muss bei allen knappen Gütern die Entscheidung gefällt werden, welches Leben soll man retten.

    In der aktuellen Pandemiesituation hat sich deutlich gezeigt, dass unser Gesundheitssystem im Grunde ein „Krankheitssystem“ ist. Aus den Krankenkassen wurden trotz aller Namenskosmetik keine Gesundheitskassen, weil nur die Krankenheilung monetarisiert wird. Für ein echtes Gesundheitssystem müsste deutlich mehr Wert auf die Erhaltung der Gesundheit gelegt werden. Aber das ist ein eigenes Thema.

    #maladie #iatrocratie #pandémie #triage #covid-19 #corona #épidémiologie

  • Medical Disturbances as a Form of Patient Activism in China?
    https://madeinchinajournal.com/2021/02/08/medical-disturbances-as-a-form-of-patient-activism-in-china

    Written on 8 February 2021 Author: Xiao Tan and Tianyang Liu - Zhang Meimei, a singer aged in her thirties, underwent two plastic surgeries at the Shenzhen Peng’ai Hospital in 2017. Unsatisfied with the outcome, she asked the hospital for compensation of 1.2 million yuan. After payment was refused and a series of disputes, on 14 July 2020, she led several people in a protest in front of the building, carrying placards showing photos of her unsuccessful surgery and various slogans, including: ‘Shenzhen Peng’ai Hospital is black-hearted’, ‘Shenzhen Peng’ai Hospital inflicts much suffering’, and ‘Return justice to me, Shenzhen Peng’ai Hospital!’. The protest attracted significant publicity on the crowded street; the hospital reported the protest to the police and accused Zhang Meimei of creating a ‘medical disturbance’ (医闹, yi nao) (Xiang 2020).

    In China, the term yi nao was officially adopted in 2006, when the Ministry of Health made its first official statement on what the media described as an ‘yi nao incident’ (医闹事件) in Yunnan Province: a group of unemployed people had organised a disturbance in a hospital to obtain compensation for medical malpractice (Ministry of Health 2006; D. Wang 2015). The term has since been commonly used to refer to a form of disturbance that involves symbolic actions taken in hospitals, such as gatherings, sit-ins, public displays of crying, cursing medical staff, raising banners, displaying patients’ corpses, establishing funeral shrines, or blocking entrances (Liu and Tan 2020). The phenomenon of yi nao has attracted wide attention in Chinese society and has been discussed often in the annual Two Sessions (the meetings of China’s top legislature and top political advisory body), where only major issues are discussed (Chang 2020).

    The Logic of Yi Nao

    In scholarly analyses, yi nao has frequently been attributed to various structural problems within the Chinese healthcare system. Cuts to state subsidies have forced hospitals to seek other sources of financing, and newly imposed pricing structures have incentivised hospitals to sell medicines and technology-based services to subsidise their losses. Consequently, the overprescription of drugs and unnecessary diagnostic tests has become prevalent, leading to widespread discontent with unfairly high prices (Blumenthal and Hsiao 2015). The quality of services in Chinese hospitals is frequently perceived to be problematic (Hesketh et al. 2012). Treatment is seen as rushed, impersonal, and disrespectful (D. Wang 2015). Despite continuous efforts at health reform in the past decade, patients’ satisfaction with clinical services remains low (Yip et al. 2019).

    However, in the event of patient dissatisfaction, limited options for recourse are available and the existing channels are seen as biased (Hu and Zeng 2015; Pan et al. 2015; Zhang and Cai 2018). These structural problems have led some to adopt and justify yi nao as a way of protecting their rights when they believe they have been mistreated (there have also been cases driven entirely by economic interests). While some initiate yi nao with the help of their relatives and friends, organised groups will also stage a medical disturbance in exchange for money (S. Wang 2015).

    In recent years, yi nao has been increasingly interpreted as a phenomenon that plays on the stability-maintenance (维稳) mentality of the government and hospital management (Luan and Meng 2012; Xiao 2016; Liu and Tan 2020). In China, stability maintenance is a top priority and involves a set of interrelated strategies, measures, and ideologies that aim to maintain the rule of the Chinese Communist Party and prevent any social disturbances (ranging from mass incidents to small-scale, less-controversial civic disturbances) that might threaten the status quo and the legitimacy of the ruling regime (Benney 2016; Xie and Liu 2019).

    Despite the privatisation of financing since the 1980s, public hospitals remain closely tied to the government as their presidents are still appointed by the government and, as government cadres, are required to act in accordance with the core values and political agenda of the Party-State (Allen et al. 2014). They tend to adopt the same stability-maintenance mentality—prioritising social stability in decision-making, reflecting both the stability-oriented political structure and individual officials’ behavioural and ideological preferences. During yi nao incidents, public hospital management and local governments try to avoid any disruption to social stability. Therefore, they may choose to provide compensation as a pragmatic solution to appease the actors involved, which further incentivises people to resort to this type of action when discontent arises.
    Yi Nao as a Form of Patient Activism?

    In the academic literature on civic engagement and popular politics in China, patient activism has been largely overlooked. Activism refers to individual or group readiness to engage in legal and nonviolent protest (Moskalenko and McCauley 2009). Essentially, many of those involved in yi nao protests are demanding justice—in particular, from a healthcare system that is perceived as problematic and unfair, with an economically driven prevalence of overprescription, rushed and impersonal services, and an underdeveloped system of recourse. However, the agendas of yi nao actors are not always clear and consistent. These disturbances may be initiated by patients to defend their rights, but may also be exploited by organised groups, sometimes including gang members, to maximise their own profit. Yi nao frequently involves a series of publicity-attracting elements, with forms of performativity at their core to amplify the desired effect on the audience. Despite the ‘performative’ quality, yi nao cases can also be escalated and become violent, especially when carried out by organised groups. Crucially, while yi nao protestors usually frame their activities as an apolitical expression of discontent over unfair treatment, they may advance to perform types of public disruption that can be perceived as explicitly threatening social stability, thus transforming these actions into a political challenge.

    Relatedly, yi nao is a manifestation of ‘activist citizens’, who differ from ‘active citizens’ in that they do not follow institutionalised rules of civic participation, but subversively disrupt rules and routines within institutionalised contexts by transforming them into new sites of struggle (Isin 2008: 39). In other words, the creation of counterspaces through yi nao within institutionalised venues can be understood as a rupture in and interruption to the institutional makeup of society that render visible and audible new sites of claim-making. For example, yi nao’s creation of counterspaces usually involves highly visible and noisy intrusions into administratively controlled places in hospitals, such as by placing coffins and corpses in entry and reception areas, burning paper money, playing folk funeral songs, or raising banners. Disobedience through the production of counterspaces, therefore, is exploited to render the patient’s voice audible and make visible in the public sphere the perceived ‘wrongs’ they address. The radical nature of their actions also shifts the scale of visibility of the patient body politic, making their grievances a news story in the mainstream media.

    However, yi nao is much less ambitious in its goals. The ultimate demand is typically economic compensation, rather than comprehensive reform of the healthcare system that would better promote justice and protect patients’ rights. Essentially, yi nao actors navigate their own concerns and needs and those of the government while capitalising on the political sensitivity of stability maintenance to fulfil their economic interests. That the regime is not especially threatened by yi nao is also evident in the fact that police are relatively tolerant of such incidents. In our review of cases of medical disturbances between the end of 2013 and the end of 2018, hospitals generally reported such situations to local police; however, it was only when actions became serious and violent that the police intervened (Liu and Tan 2020).

    To some extent, it was exactly this relatively ‘benign’ approach by the authorities that led wronged patients to look on the government as their protector and provided a space for the emergence of yi nao. The government has tended to be more tolerant of yi nao actors than of participants in other forms of social activism. In our study, we found that the leaders of such incidents were most likely to be given short-term administrative detention, ranging from one to two weeks, and only occasionally criminal detention for several months or years. There were frequently no consequences for those involved in yi nao other than the organisers.

    What’s Next?

    Similar to the situation in many other areas, in recent years, the government’s tolerance of yi nao has been shrinking. In the Amendment IX to the Criminal Law of the People’s Republic of China in 2015, gatherings designed to disrupt the normal order of medical settings were defined as illegal. In July 2016, the National Health and Family Planning Commission, along with eight other state ministries, launched a one-year special hard-strike campaign to crack down on medical disturbances. On completion of the campaign, the commission and other government bodies issued new measures to maintain the normal order of medical settings and punish yi nao actors (National Development and Reform Commission 2018; National Health Commission of China 2017). Significantly, the National People’s Congress approved the Law on the Promotion of Basic Medical and Health Care in 2019, which further bans any organisation or individual from threatening or harming the personal safety or dignity of health workers. Following these central government policies, local governments have also taken a less tolerant approach and the police have become more actively engaged in recent yi nao cases.

    In fact, there has been much less news coverage of yi nao cases than in the past, either due to the waning of this phenomenon or because of increasingly strict censorship. Initially, yi nao’s apolitical goals and strategies playing on the stability-maintenance mentality of governments and hospitals created a space for such protest. However, the involvement of radical and violent elements has contributed to yi nao being interpreted as a crime. With the more proactive recent approach of the Chinese Government, medical disturbances may be becoming a thing of the past.

    This research was supported by China’s National Social Science Foundation, Youth Project (20CZZ014).

    #Chine #iatrocratie #医闹 #yi_nao

  • Pourquoi a-t-on interné Alys Robi? | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1796871/alys-robi-archives-internement-femmes-droits-chanteuse


    Alys Robi en 1948.
    PHOTO : ROMÉO GARIÉPY

    Elle était talentueuse, ambitieuse et à ses affaires. A-t-on enfermé et lobotomisé la première star internationale du Québec parce qu’elle était trop affranchie pour son époque ? C’est la question que se pose sa petite nièce à la lumière de récentes découvertes.

    • Toujours à l’encontre des femmes, les accuser de #folie ou d’#hystérie pour ne surtout pas entendre ce qu’elles ont a dire, les faire taire, les enfermer, les torturer, les détruire et masquer tout cela sous des soins cliniques et scientifiques. Atroce, oui.

      [Apparté] je découvre le verbe #noliser

    • Le Canada choqué par la découverte de 750 nouvelles tombes près d’un pensionnat pour autochtones - Toute l’actualité de la Guadeloupe sur Internet - FranceAntilles.fr
      https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/international/le-canada-choque-par-la-decouverte-de-750-nouvelles-tombes

      Une tribu autochtone a annoncé jeudi la découverte lors de fouilles de plus de 750 tombes anonymes sur le site d’un pensionnat au Canada, nouvelle illustration du calvaire subi pendant des décennies par des enfants autochtones dans des établissements scolaires catholiques.

      Le mois dernier, l’identification des restes de 215 enfants près d’un autre établissement autochtone avait déjà meurtri le pays.

      « Nous avons repéré 751 tombes non marquées », sur le site d’un ancien pensionnat hébergeant des enfants autochtones à Marieval, en Saskatchewan, dans l’ouest du Canada, a déclaré jeudi le chef de la nation Cowessess, Cadmus Delorme.

      « Ce n’est pas une fosse commune, ce sont des tombes non-identifiées », a-t-il ajouté.

      Le Premier ministre Justin Trudeau, qui a dit sa « peine » jeudi dans un communiqué, a estimé que le Canada devait « tirer les leçons de (son) passé et avancer sur le chemin commun de la réconciliation ».

      Ces découvertes ravivent le traumatisme vécu par quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture et enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 de ces pensionnats à travers le pays.

      Nombre d’entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon une commission d’enquête qui avait conclu à un véritable « génocide culturel » de la part du Canada.

      Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la province de la Saskatchewan, Bobby Cameron, a dénoncé jeudi un « crime contre l’humanité ».

      « Le seul crime qu’on ait jamais commis était d’être nés autochtones », a-t-il affirmé.

      « Nous trouverons d’autres corps et nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons trouvé tous les enfants », a promis le responsable.

      Les fouilles autour de cette ancienne école de Marieval avaient débuté fin mai après la découverte des restes de 215 écoliers enfouis sur le site d’un autre ancien pensionnat, celui de Kamloops, en Colombie-Britannique, province la plus à l’ouest du pays.

      – « Tragique mais pas surprenant » -

      Cette découverte avait provoqué une onde de choc au Canada et relancé le débat sur ces institutions honnies où les enfants autochtones étaient envoyés de force afin d’y être assimilés à la culture dominante.

      Elle avait également relancé les appels à l’intention du pape et de l’Eglise à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats. Le souverain pontife s’était toutefois refusé à présenter de telles excuses, provoquant la colère et la frustration des communautés autochtones canadiennes.

      De leur côté, les experts en droits humains de l’ONU ont exhorté Ottawa et le Vatican à mener une enquête rapide et complète.

      « C’est absolument tragique mais pas surprenant », avait réagi dès mercredi soir Perry Bellegarde, chef de l’Assemblée des Premières nations, qui représente plus de 900.000 autochtones au Canada, sur son compte Twitter.

      Le pensionnat de Marieval, dans l’est de la Saskatchewan, a accueilli des enfants autochtones entre 1899 et 1997, avant d’être démoli deux ans plus tard et remplacé par une école de jour.

      Interrogé sur la chaîne CBC, un ancien pensionnaire de l’école de Marieval, Barry Kennedy, a estimé que cette nouvelle découverte n’était que la partie émergée de l’iceberg.

      « J’imagine que, vous savez, d’après les histoires qui ont été racontées par nos amis et camarades de classe, il y a plusieurs endroits (où se trouveraient des sépultures) par école », a-t-il expliqué.

      « J’ai eu un ami qui a été traîné au dehors une nuit, il hurlait », s’est-il souvenu. Il ne l’a plus jamais revu. « Il s’appelait Bryan... Je veux savoir où est Bryan. »

      « On nous a fait découvrir le viol », a ajouté Barry Kennedy. « On nous a fait découvrir les coups violents. On nous a fait découvrir des choses qui n’étaient pas normales dans nos familles. »

      Dans la foulée de la découverte des restes d’enfants au pensionnat de Kamloops, des fouilles ont été entreprises autour de plusieurs de ces anciens établissements scolaires partout au Canada, avec le concours des autorités gouvernementales.

      Plusieurs dirigeants de la communauté autochtone s’attendent à d’autres découvertes macabres dans les prochains mois.

    • Contrôle et mise sous tutelle : Britney Spears et Camille Claudel, même combat ?
      https://theconversation.com/controle-et-mise-sous-tutelle-britney-spears-et-camille-claudel-mem

      L’actualité récente concernant la contestation judiciaire par Britney Spears du contrôle exercé par son père sur ses biens — une « tutelle administrative » que la chanteuse a qualifié d’« abusive » — fait penser au sort réservé à la sculptrice Camille Claudel. Sa liberté a également été limitée par des membres de sa famille il y a plus d’un siècle.
      Un supporter de Britney Spears lors d’un rassemblement « Free Britney », le 14 juillet 2021, à Washington. Des fans ont organisé des manifestations depuis que la pop star s’est exprimée contre sa mise sous tutelle au tribunal. (AP Photo/Jose Luis Magana)

      Certains supporteurs de la campagne #FreeBritney sont choqués que la famille de Britney Spears ait pu maintenir l’artiste sous tutelle pendant 13 ans. Dans le cadre de cette tutelle, la vedette affirme avoir été abusée, exploitée, médicamentée et contrôlée.

      Mais de tels arrangements juridiques ont été imposés à des femmes artistes auparavant. Ils reflètent des croyances biaisées sur les capacités des femmes à gérer leur vie et leurs activités professionnelles.

      Claudel, qui est décédée en 1943, a été confrontée à un arrangement similaire à celui décrit par Spears. À une époque où il était très inhabituel pour une jeune femme de travailler comme sculpteur, Claudel a eu une carrière réussie. Elle a d’abord étudié avec le sculpteur Alfred Boucher avant de devenir l’élève, puis l’assistante, la collaboratrice et la partenaire romantique du sculpteur Auguste Rodin. En 1913, la famille de Claudel l’a fait admettre à un asile.
      Des attentes d’une vie conventionnelle

      La relation de Claudel avec Rodin a continué de façon intermittente de 1884 à 1896. C’étaient sans doute des années stimulantes pour la sculptrice, mais elles étaient aussi difficiles. Sa famille conservatrice de classe moyenne voulait qu’elle mène une vie conventionnelle — une vie où la sculpture figurait uniquement comme un passe-temps, et qui n’incluait certainement pas une relation extra-conjugale avec un homme beaucoup plus âgé. La famille de Claudel s’attendait à ce qu’elle se marie, comme la plupart des femmes de sa classe sociale.

      Rodin était lié à sa compagne Rose Beuret et ne voulait pas la quitter pour Claudel. Une lettre du frère de Claudel, le dramaturge et poète Paul Claudel, suggère que la sculptrice a été enceinte de Rodin et a subi au moins un avortement pendant leur relation.

      Lorsque leur relation tumultueuse a pris fin, Claudel s’est d’abord remise sur pied et a commencé à sculpter des œuvres très différentes de celles de Rodin. Elle utilisait des matériaux différents, ses œuvres étaient plus petites et ses sujets étaient plus contemporains.

      Mais elle a eu du mal à obtenir des commandes pour ses œuvres et à gagner sa vie. Ses voisins ont commencé à se plaindre de son comportement étrange. Ses lettres révèlent qu’elle a commencé à devenir paranoïaque que « la bande de Rodin » lui vole ses idées et l’empêche de vendre ses statues.
      Diagnostic d’une « psychose paranoïaque »
      Sculpture représentant quatre femmes blotties dans un coin en train de discuter
      Les Causeuses, (Les commères) de Camille Claudel. Bronze et marbre teinté (ou albâtre). (Pierre André Leclercq/Flickr), CC BY

      Le 7 mars 1913, la famille de Claudel entame les démarches pour la faire admettre à l’asile de Ville-Evrard, où on l’amène quelques jours plus tard.

      Le médecin-en-chef de l’asile diagnostique Claudel d’une psychose paranoïaque. Cela confirmait les observations d’un autre médecin, le voisin de la sculptrice, qui avait préparé le certificat médical nécessaire à la demande de sa famille.

      Sa famille était préoccupée par la santé mentale de Claudel depuis plusieurs années. À peine une semaine après la mort de son père, elle a décidé de l’institutionnaliser. Le père de Claudel l’avait soutenue, moralement et financièrement, malgré la très forte désapprobation de sa carrière et de ses choix de vie de la part de sa mère. En vertu de la « loi sur les aliénés » de 1838, une fois diagnostiquée comme « aliénée », Claudel acquiert un statut légal équivalent à celui d’une mineure. Sa famille a le pouvoir de l’interner et de prendre des décisions en son nom.

      En 1914, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Claudel est transférée à une seconde institution, l’asile de Montdevergues, près d’Avignon, plus loin du soutien qu’elle avait toujours à Paris. Claudel est restée à l’asile de Montdevergues jusqu’à sa mort, près de 30 ans plus tard.
      Campagne de libération

      Dans un premier temps, comme le montre la spécialiste en littérature française Anna Norris, le cousin de Claudel, Charles Thierry, écrit à sa famille et fait campagne pour sa libération. Mais sa famille refuse d’en entendre parler.

      Elle a plutôt obtenu que l’asile empêche Camille Claudel d’envoyer et de recevoir des lettres. Ne sachant pas que ses lettres ne sortaient pas, sauf aux membres de sa famille à qui l’institution les envoyait, elle a continué à écrire.

      Des chercheuses comme Norris et la professeure d’études françaises Susannah Wilson ont étudié les lettres que Claudel a écrites de l’asile pour mieux comprendre sa santé mentale. (Aujourd’hui, nous pouvons constater un intérêt populaire similaire pour l’analyse du compte Instagram de Britney Spears).
      La famille désapprouve

      Norris et le psychiatre Michel Deveaux écrivent tous les deux que dans les années 20, les médecins estimaient que Claudel pouvait être réintégrée à la société. Mais sa famille l’a gardé à Montdevergues et ce, malgré le désir de Claudel de partir. Cette tentative de contrôle n’était pas due au fait qu’ils profitaient de son travail (ainsi que Spears a accusé sa famille), mais plutôt, comme l’affirme Norris, parce qu’ils désapprouvaient de sa vie et avaient honte de ses choix.

      Je me suis demandé si la famille de la sculptrice ne pensait pas aussi qu’elle entraverait la carrière d’écrivain de son jeune frère, Paul Claudel, au moment où elle commençait à prendre son envol.
      Trailer de « Camille Claudel 1915. ».
      Liberté et autonomie menacées par d’autres

      Depuis les années 1980, la vie et l’œuvre de Claudel ont été redécouvertes par des chercheurs travaillant dans les domaines de l’histoire de l’art, des études féministes, des études culturelles et de l’histoire de la psychiatrie.

      Les artistes, en particulier en France, ont produit une foule d’œuvres populaires à son sujet. Des livres, des pièces de théâtre et des films se sont penchés sur sa relation avec Rodin et, plus récemment, sur son placement en institution.

      Comme pour Britney Spears, tous les faits concernant Claudel ne sont pas toujours faciles à interpréter. Ce qui est clair, c’est que ces deux femmes de talent ont perdu le contrôle de leur vie, ont été isolées et déclarées incapables par des professionnels de la santé après l’intervention de leur famille. Dans les deux cas, les systèmes médicaux ou juridiques ont échoué à aider ces femmes artistes à reprendre le contrôle de leur vie ou à améliorer leur santé mentale.

      #tutelle #patriarcat

    • Voices from the Asylum: Four French Women Writers, 1850-1920
      Susannah Wilson
      Abstract

      This book investigates the lives and writings of four women incarcerated in French psychiatric hospitals in the second half of the nineteenth century and early twentieth century. The renowned sculptor (and mistress of Rodin) Camille Claudel, the musician Hersilie Rouy, the feminist activist Marie Esquiron, and the self‐proclaimed mystic and eccentric Pauline Lair Lamotte, all left first‐hand accounts of their experiences. These rare and unsettling documents provide the foundation for a unique insight into the experience of psychiatric breakdown and treatment from the patient’s viewpoint. By linking the question of gender to the process of medical diagnosis made by contemporary clinicians such as Sigmund Freud, this book is a text‐based analysis, which argues that psychiatric medicine functioned as an integral part of an essentially misogynistic and oppressive society. It suggests that partially delusional narratives such as these may be read as metaphorical representations of real suffering. The construction of these narratives constituted an act of resistance by the women who wrote them, and they prefigure the feminist revisionist histories of psychiatry that appeared later in the twentieth century. Straddling the disciplines of literature and social history, and based on extensive archival research, this book makes an important contribution to the feminist project of writing women back into literary history. It brings to light a fascinating but hitherto unrecognized literary tradition in the prehistory of psychoanalysis: the psychiatric memoir.

      https://oxford.universitypressscholarship.com/view/10.1093/acprof:oso/9780199579358.001.0001/acprof-9780199579358

      #freud #psychanalyse #psychiatrie

  • Allgemeinverfügung rechtswidrig Shopping-Testpflicht in Brandenburg gekippt
    https://m.tagesspiegel.de/berlin/allgemeinverfuegung-rechtswidrig-shopping-testpflicht-in-brandenburg-gekippt/27053898.html

    31.03.2021, 15:38 Uhr, von Sabine Schicketanz - Das Potsdamer Verwaltungsgericht erklärt die Shopping-Testpflicht für unzulässig. Die Folgen daraus sind noch unklar. In Berlin ist die Pflicht am Mittwoch in Kraft getreten.

    Das Potsdamer Verwaltungsgericht hat die von Oberbürgermeister Mike Schubert (SPD) mit einer Allgemeinverfügung erlassene Shopping-Testpflicht gekippt. Das bestätigte Gerichtssprecher Ruben Langer am Dienstag.

    Die Allgemeinverfügung erweise sich „nach summarischer Prüfung als rechtswidrig“, teilte das Gericht mit. Sie sei unter anderem „inhaltlich nicht hinreichend bestimmt“.

    Die gerichtliche Überprüfung hatte nach Informationen der Potsdamer Neuesten Nachrichten der Baumarkt Hornbach in einem Eilantrag angestrengt. Die Stadt Potsdam hatte angeordnet, dass ab vergangenen Samstag das Einkaufen im Einzelhandel und auch in Baumärkten nur mit Vorlage eines aktuellen negativen Corona-Schnelltests möglich ist.

    Davon nicht betroffen sind die Läden des täglichen Bedarfs wie Supermärkte oder Drogerien und der Buchhandel, die auch im harten Lockdown geöffnet bleiben.

    Läden mit Testpflicht müssen wieder schließen

    Offen ist, welche Auswirkungen der Beschluss hat: Denn Potsdam hat nunmehr drei Tage hintereinander eine Sieben-Tage-Inzidenz von mehr als 100 aufgewiesen - damit muss die Stadt laut Landeseindämmungsverordnung die Notbremse ziehen und unter anderem die Geschäfte, für die es jetzt die Testpflicht gilt, wieder schließen.

    Allerdings sind die genauen Umstände und Vorgaben noch unklar, denn die Landesregierung von Ministerpräsident Dietmar Woidke (SPD) hat am Dienstagnachmittag eine geänderte Corona-Eindämmungsverordnung vorgestellt. Baumärkte sollen weiter offen bleiben; was das dann für Potsdams Testpflicht und den Beschluss des Verwaltungsgerichts bedeutet, ist ebenso noch unklar.

    Aus dem Handel hatte es viel Kritik an der Testpflicht gegeben. Händler befürchten, dass der Test eine weitere Hürde für Kunden ist, die dazu führt, dass noch weniger Menschen vor Ort einkaufen gehen, solange die Läden geöffnet sind. Am Samstag, dem ersten Tag mit Shopping-Testpflicht, hatte es Engpässe bei den Teststellen und wenig Kundschaft in den Läden der Innenstadt gegeben.

    Der Hornbach-Baumarkt hat nach PNN-Informationen bereits am Samstag die Testpflicht nicht umgesetzt. Sanktionen gab es nicht, die Stadt hatte angekündigt, nur zur Testpflicht aufklären zu wollen.

    Potsdam ist mit der Shopping-Testpflicht nicht allein: Auch die Bundesländer Berlin, Nordrhein-Westfalen und Mecklenburg-Vorpommern haben einen negativen Schnelltest zur Pflicht vor dem Einkaufen gemacht. Inwieweit das Potsdamer Urteil darauf Einfluss hat, ist derzeit offen.

    In Berlin gilt die Testpflicht seit Mittwoch. In allen Geschäften bis auf in denen des täglichen Bedarfs wie zum Beispiel Lebensmittelgeschäften, Apotheken oder Drogerien ist kein Test vorgeschrieben, in allen anderen schon.

    Der Test muss vom selben Tag sein – mit Ausnahme eines PCR-Tests, dieser darf maximal 24 Stunden zurückliegen. Dabei kann man auch eine Bescheinigung verwenden, die man nach einem Test am Arbeitsplatz oder einer der Berliner Teststellen bekommen hat, ob schriftlich oder elektronisch auf dem Smartphone.

    #Allemagne #civid-19 #surveillance #Orwell #1984 #iatrocratie

  • Zentrale Anlaufstelle für Corona-Tests der Berliner Senatsverwaltung für Gesundheit, Pflege und Gleichstellung
    https://test-to-go.berlin

    A #Berlin pour obtenir le droit de faire ses courses il faut se faire tester et enregistrer quotidiennement. Il est désrormais impossible de s’habiller et chausser sans identification et enrégistrement numérique.

    Pour le dire plus précisément : D’abord on oblige tout le le monde à se faire tester. Ensuite on oblige les malades à accepter la surveillance étroite par les autoritës compétentes. Impossible d"échapper à la surveillance totale.

    #Allemagne #Orwell #1984 #dystopie #iatrocratie

  • SPK Komplex - rbb Brandenburg | programm.ARD.de
    https://programm.ard.de/TV/Programm/Sender/?sendung=282053103395183

    Ce film raconte une partie de l’histoire du collectif anti-anti-psychiatrique SPK (Sozialistisches Patientenkollektiv) des années autour de 1970. Ses membres se sont heurtés au pouvoir des anciens nazis toujours au pouvoir dans les institutions allemandes, surtout dans le corps médical et ses organisations. Très vite ces médecins meurtriers et leurs alliés dans les rangs de la soi-disant justice ont réuissi à faire enfermer ses membres les mieux connus dans la prison de
    Stammhein et la clinique carcérale Hohenasperg où ils ont été soumis aux mêmes conditions de torture blanche comme les membres de la RAF parce qu’on les considérait comme des complices des terroristes maoistes.

    Bande d’annonce du film
    https://www.youtube.com/watch?v=umBYCMF9QnA

    En même temps une campagne médiatique a été lancée contre le collectif qui ne se voyait pas comme anti-psychiatrique, et fut alors dépourvu du soutien des psychiatres qui pensaient agir pour une libération des patients tels Franco Basaglia et David Cooper.

    Le résultat de cette campagne et de la haine toujours extrême qu’expriment les ennemis du collectif sont la disparition complète de ses idées des discussions publiques et la vie cachée de prèsque tous ces anciens membres. Ce film a le mérite d’avoir porté à la connaissance du public une partie des faits. La réaction des auteurs de l’article Wikipdia (DE) sur le SPK consiste dans un renouvellement des accusations et dénonciations connus des années 1970 - on qualifie le film comme sectaire et essaye de faire comprendre qu’au fond le SPK aurait servi de tereau pouur le terrorisme de la RAF.

    Cette dernière accusation est démentie par le film. Bien au contraire les anciens membres du SPK se sont fait reprocher par leurs camarandes de la RAF de ne pas avoir renoncé aux idées propres au SPK.

    Je pense que ce film ne sera pas projeté une deuxième fois à la télévision publique allemande.

    07.06.2020 23:50 Uhr SPK Komplex Film von Gerd Kroske | rbb Fernsehen

    Anfang 1970, vor 50 Jahren, gründete der Arzt Wolfgang Huber in Heidelberg mit Patienten das „Sozialistische Patientenkollektiv“. Die antipsychiatrisch ausgerichtete Gruppe kritisierte die Behandlung von psychisch Kranken als „Verwahr-Psychiatrie“ - und verknüpfte neue Therapiemethoden mit politischen Forderungen. Bald radikalisierte sich das SPK, Gerüchte über Verbindungen zur RAF wurden laut.

    Hubers Experiment führte zu heftigen Auseinandersetzungen mit der Universität Heidelberg und der baden-württembergischen Landesregierung. Im Zuspitzen des Konflikts radikalisierte sich das SPK. Wolfgang Huber, seine Frau und weitere Mitstreiter wurden schließlich verhaftet und vor Gericht gestellt.

    Die SPK-Prozesse nahmen in der Härte, mit der sie von beiden Seiten geführt wurden - von Versuchen, Rechtsanwälte auszuschließen, bis zur Totalverweigerung der Angeklagten - die späteren Stammheim-Prozesse gegen RAF-Mitglieder vorweg. Am Ende wurde das SPK zur kriminellen Vereinigung erklärt; Huber und seine Frau wurden zu langen Haftstrafen verurteilt und verloren ihre Approbationen.

    Seither haftet dem SPK der fragwürdige Ruf an, die RAF unterstützt zu haben und letztendlich in deren Terror aufgegangen zu sein. Dieser Ruf überlagert, worum es Huber und dem SPK eigentlich ging: um die Rechte von Patienten und um Therapien zur Selbstermächtigung.

    In „SPK KOMPLEX“ erzählt Dokumentarfilmregisseur Gerd Kroske über Interviews mit Hubers Weggefährten, mit Ermittlern, Richtern und Journalisten sowie über eine Fülle von unveröffentlichten Aufnahmen und Archivmaterial aus dem „Deutschen Vorherbst“ die weitgehend unbekannte Geschichte des SPK und ihrer Folgen bis heute. Eine Geschichte vom Irresein und Irrewerden, von öffentlicher Wahrnehmung und den Mechanismen von Gewalt.

    Sonntag, 07.06.20
    23:50 - 01:40 Uhr
    110 Min.
    VPS 23:30
    Geänderte Sendezeit!
    rbb Fernsehen

    Das Sozialistische Patientenkollektiv Heidelberg - Interview mit Buchautor Christian Pross
    https://www.youtube.com/watch?v=m9_qby8kqVE

    #iatrocratie #histoire #Allemagen #nazis #médecine #psychiatrie #capitalisme #résistance

  • Mörder von Fritz von Weizsäcker zu zwölf Jahren Haft verurteilt | rbb24
    https://www.rbb24.de/panorama/beitrag/2020/07/plaedoyers-urteil-prozess-fritz-weizsaecker-messerattacke.html

    A Berlin un assassin vient d’être condamné à un séjour en hôpital psychiatrique. L’auteur de l’expertise qui justifie l’incarcération psychiatrique n’a pas vu le condamné. L’homme vient d’être déclaré comme fou suivant une procédure de « bon sens ».

    Le cas est exceptionnel car l’assassin revendique une cause politique et humaine pour justifier l’attentat contre un médecin peu connu. Il a poignardé en public un fils de l’ancien président de la RFA Richard von Weizsäcker à qui on reproche d’avoir tiré profit de la production de l’herbicide agent orange utilisé comme arme par les ètats Unis pendant la guerre du Vietnam. Les von Weizsäcker sont connus pour leur grande fidèlité à chaque régime historique allemand sauf pendant l’intermède socialiste à Berlin Est.

    08.07.20- Vor knapp acht Monaten tötete ein 57-Jähriger den Berliner Arzt Fritz von Weizsäcker. Nun ist er vom Berliner Landgericht zu einer Haftstrafe sowie der Unterbringung in einer Psychiatrie verurteilt worden. Dabei wurde eine verminderte Schuldfähigkeit berücksichtigt.

    Der Mann, der den Berliner Chefarzt Fritz von Weizsäcker erstochen hat, ist wegen Mordes verurteilt worden. Das Berliner Landgericht verhängte am Mittwoch eine Freiheitsstrafe von zwölf Jahren und ordnete eine Unterbringung in einem psychiatrischen Krankenhaus an. Bei dem Urteil berücksichtigte die Schwurgerichtskammer eine verminderte Schuldfähigkeit des 57 Jahre alten Angeklagten, sonst wäre bei Mord eine lebenslange Freiheitsstrafe zwingend.

    Der Mann hatte Mitte November den Sohn des früheren Bundespräsidenten Richard von Weizsäcker in der Schloßparkklinik in Berlin-Charlottenburg erstochen. Heimtückisch und aus niedrigen Beweggründen habe der Angeklagte gegen Ende eines Vortrags dem Arzt ein Messer in den Hals gerammt, begründeten die Richter ihre Entscheidung.

    Das Urteil ist noch nicht rechtskräftig. Innerhalb einer Woche kann Revision beantragt werden.

    „Sinnlose Tat eines psychisch nicht unerheblich gestörten Mannes“

    Der 57-jährige Angeklagte aus Andernach in Rheinland-Pfalz wurde außerdem wegen versuchten Mordes an einem Polizisten verurteilt. Der Polizist, der privat bei dem Vortrag war, bei dem Weizsäcker erstochen wurde, wollte den Angreifer stoppen und war von diesem mit mehreren Stichen schwer verletzt worden. In dem Prozess trat der Polizist als Nebenkläger auf.

    Mit dem Urteil entsprach das Gericht weitgehend der Forderung der Anklage. Die Staatsanwältin hatte 14 Jahre Haft und die Unterbringung in der Psychiatrie gefordert. Sie sprach von einer sinnlosen Tat „eines psychisch nicht unerheblich gestörten Mannes“. Tatsächlich sei es ihm darum gegangen, sich selbst durch die Tat „aus dem Sumpf seines Alltags zu ziehen“.

    Als Mordmotiv sah die Staatsanwaltschaft Hass auf die Familie des Getöteten, insbesondere auf den früheren Bundespräsidenten. Er habe als „Kollektivschuld“ Tote im Vietnam-Krieg rächen wollen. Dabei habe er sich auf eine frühere Tätigkeit von Richard von Weizsäcker in den 1960er Jahren für ein Pharmaunternehmen bezogen.

    Gutachter stellt Zwangsstörung fest

    Ein Sachverständiger hatte vergangene Woche im Prozess ausgesagt, dass der Angeklagte unter einer Zwangsstörung und einer kombinierten Persönlichkeitsstörung leide. Diese Störung existiere sehr lange und sei bei dem Angeklagten „sehr eingefressen“. Die Prognose sei „nicht sehr günstig“. Von ihm könnte demnach weiterhin Gefahr ausgehen, so der Gutachter; zudem sträube sich der Angeklagte gegen eine erforderliche Therapie.

    Auch wenn in die Gefühlswelt des Angeklagten nach der Tat Ruhe eingekehrt sei, bleibe die Struktur seiner Erkrankung erhalten, erklärte der Experte. Er gehe davon aus, dass seine Steuerungsfähigkeit bei der Tat erheblich vermindert gewesen sei. Die Schuldfähigkeit hatte in dem Prozess eine zentrale Rolle gespielt.

    „Tat nicht aus Wahn begangen“: Geständnis ohne Reue

    Der Angeklagte hat die Attacke gestanden, dabei aber keine Reue gezeigt. In einer von mehreren Erklärungen zu den Vorwürfen hieß es: „Ich habe meine Tat nie bereut.“ Er habe sich im Recht gefühlt. Zugleich beklagte er sich, er werde „vergleichsweise für Pillepalle an den Pranger gestellt“. Nachdem der forensische Psychiater sein Gutachten vorgetragen hatte, erklärte der Angeklagte: „Ich habe die Tat aus politischer Überzeugung und nicht aus Wahn heraus begangen.“ Weil er nicht an den früheren Bundespräsidenten kam, habe er die Familie ins Visier genommen. Ein Anschlag auf die Familie sei seit 30 Jahren sein „Lebensziel“ gewesen.

    Immer wieder störte der Angeklagte durch Zwischenrufe die Plädoyers - wie er zuvor häufig die Befragung von Zeugen gestört hatte. Er selbst hatte sich in seinem Geständnis als Zwangsneurotiker, Ex-Nazi und verkrachte Existenz beschrieben. Von dem psychiatrischen Gutachter fühlte er sich „falsch interpretiert“. Er sei nicht krank, so der Angeklagte.

    Mehrere Zeugen hatten im Prozess das Bild eines Mannes mit vielen Widersprüchen gezeichnet. Eine Ex-Nachbarin beschrieb den Angeklagten als Einzelgänger und Neurotiker mit Händewasch-Zwang. Er sei entweder laut und aggressiv oder in sich gekehrt gewesen. Frühere Kollegen berichteten, der Angeklagte habe Klinken nur mit einem Taschentuch angefasst oder in seiner Wohnung Lichtschalter mit einem Fuß betätigt. Als Packer in einem Logistikzentrum sei er aber auch hilfsbereit und freundlich gewesen.

    Abendschau, 08.07.2020, 19:30 Uhr

    #Allemagne #Berlin #justice #Vietnam #imprérialisme #crime #folie #iatrocratie #politique #opportunisme #attentat

  • « Unsere heutige Gesellschaftsform produziert sehr viele Störungen » | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Unsere-heutige-Gesellschaftsform-produziert-sehr-viele-Stoerungen-4667052.html

    Der Psychologieprofessor und Bestsellerautor Paul Verhaeghe erklärt, dass Umwelt, psychische und körperliche Gesundheit stärker zusammenhängen, als wir das bisher dachten

    Paul Verhaeghe ist Professor für Psychodiagnostik an der Universität Gent in Belgien. Im ersten Teil des Gespräches ging es darum, wie Psychologie und Psychiatrie auf soziale Anpassung abzielen. Jetzt fahren wir mit dem Nutzen pharmakologischer Behandlungen fort.
    ...
    Gegen Ende würde ich gerne noch darauf hinaus, wie wir Ihrer Meinung nach den bisher besprochenen Herausforderungen der psychischen Gesundheit begegnen sollten. Welche Lösungsansätze schlagen Sie vor?

    Paul Verhaeghe: Wir dürfen sicher nicht die Fehler der Anti-Psychiatrie aus den 1960er Jahren wiederholen. Damals wurden alle Menschen mit Problemen als Opfer einer schlechten Gesellschaft dargestellt. Die Vertreter dieser kritischen Strömungen stellten sich sozusagen zusammen mit den Patienten vor die Klagemauer. So hilft man aber niemandem.

    Ich denke, dass wir zwei Dinge tun müssen: Einerseits dem individuellen Patienten helfen - dann aber bitte anders, als es heute so oft geschieht. Heute wird zu viel auf die Symptome geschaut und zu wenig nach den Ursachen gesucht. Und diese gehen immer über das Individuum hinaus und haben auch mit der Umgebung zu tun. Dann stellt sich die Frage, wie man dem oder der Betroffenen dabei helfen kann, etwas an dieser Umgebung zu verändern. In der Praxis funktioniert das auch. Ich arbeite schon lange nicht mehr nur individuell, sondern kontextuell, aber immer noch aus meiner psychoanalytischen Perspektive heraus.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Antipsychiatrie
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Antipsychiatrie
    https://en.wikipedia.org/wiki/Anti-psychiatry

    #psychiatrie #Belgique #iatrocratie #antipsychiatrie #histoire

  • Corona-Epidemie: Tagebuch der Inneren Sicherheit | CILIP Institut und Zeitschrift
    https://www.cilip.de/institut/corona-tagebuch

    Die Bekämpfung des neuen Coronavirus geht mit bis vor Kurzem unvorstellbaren Grundrechtseinschränkungen einher. Als Bürgerrechtsorganisation wollen wir dazu beitragen, dass diese später zu hundertzehn Prozent zurückgefahren werden.
    Einen migrationsbezogenen Coronaticker gibt es bei Pro Asyl. Die GFF führt ein „lebendes“ Dokument zu Covid-19 und Grundrechten, LexCorona sammelt Rechtsakte und Gerichtsentscheidungen, beim Verfassungsblog gibt es dazu ein Dossier. Arbeitskämpfe dokumentiert die Express-Redaktion auf der Seite corona@work, das Gen-ethische Netzwerk schreibt ein gesundheits- und medizinpolitisches Tagebuch. Verschiedene Themen beobachtet das Pad zur „politischen Transformation in Zeiten von Corona“.

    10. April
    ...
    Sachsen will „Quarantäne-Verweigerer“ künftig mit einem richterlichen Beschluss in vier psychiatrischen Krankenhäusern unterbringen. Dort wurden bereits 22 Zimmer freigeräumt. Das erfuhr MDR Aktuell vom Sozialministerium. In den Kliniken Altscherbitz, Arnsdorf, Großschweidnitz und Rodewisch werden die Betroffenen dann von der Polizei bewacht. Die Einweisung erfolgt laut der Sozialministerin Petra Köpping (SPD) auf Basis des Paragraf 30 Infektionsschutzgesetz des Bundes, wo die „Absonderung“ von kranken oder ansteckungsverdächtigen Menschen bestimmt ist. In den letzten Wochen haben mehrere Tausend Menschen in Sachsen eine Quarantäneanordnung erhalten, darunter allein 3.300 in Dresden.

    #Allemagne #covid-19 #répression #iatrocratie

  • Why France is hiding a cheap and tested virus cure - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/03/why-france-is-hiding-a-cheap-and-tested-virus-cure
    Vu de la perspective de cet article la France ressemble à une savane où les vautours se disputent la proie avec les hyènes.

    Let’s start with Yves Levy, who was the head of INSERM – the French National Institute of Health and Medical Research – from 2014 to 2018, when he was appointed as extraordinary state councilor for the Macron administration. Only 12 people in France have reached this status.

    Levy is married to Agnes Buzy, who until recently was minister of health under Macron. Buzy was essentially presented with an “offer you can’t refuse” by Macron’s party to leave the ministry – in the middle of the coronavirus crisis – and run for Mayor of Paris, where she was mercilessly trounced in the first round on March 16.

    Levy has a vicious running feud with Professor Didier Raoult – prolific and often-cited Marseille-based specialist in communicable diseases. Levy withheld the INSERM label from the world-renowned IHU (Hospital-University Institute) research center directed by Raoult.

    In practice, in October 2019, Levy revoked the status of “foundation” of the different IHUs so he could take over their research.
    French professor Didier Raoult, biologist and professor of microbiology, specializes in infectious diseases and director of IHU Mediterranee Infection Institute, poses in his office in Marseille, France. Photo: AFP/Gerard Julien

    Raoult was part of a clinical trial that in which hydroxychloroquine and azithromycin healed 90% of Covid-19 cases if they were tested very early. (Early, massive testing is at the heart of the successful South Korean strategy.)

    Raoult is opposed to the total lockdown of sane individuals and possible carriers – which he considers “medieval,” in an anachronistic sense. He’s in favor of massive testing (which, besides South Korea, was successful in Singapore, Taiwan and Vietnam) and a fast treatment with hydroxychloroquine. Only contaminated individuals should be confined.

    Chloroquine costs one euro for ten pills. And there’s the rub: Big Pharma – which, crucially, finances INSERM, and includes “national champion” Sanofi – would rather go for a way more profitable solution. Sanofi for the moment says it is “actively preparing” to produce chloroquine, but that may take “weeks,” and there’s no mention about pricing.
    ...
    Professor vs president

    In an explosive development on Tuesday, Raoult said he’s not participating in Macron’s scientific council anymore, even though he’s not quitting it altogether. Raoult once again insists on massive testing on a national scale to detect suspected cases, and then isolate and treat patients who tested positive. In a nutshell: the South Korean model.

    That’s exactly what is expected from the IHU in Marseille, where hundreds of residents continue to queue up for testing. And that ties in with the conclusions by a top Chinese expert on Covid-19, Zhang Nanshan, who says that treatment with chloroquine phospate had a “positive impact,” with patients testing negative after around four days.

    The key point has been stressed by Raoult: Use chloroquine in very special circumstances, for people tested very early, when the disease is not advanced yet, and only in these cases. He’s not advocating chloroquine for everyone. It’s exactly what the Chinese did, along with their use of Interferon.
    ...
    On Tuesday, the French Health Ministry officially prohibited the utilization of treatment based on chloroquine recommended by Raoult. In fact the treatment is only allowed for terminal Covid-19 patients, with no other possibility of healing. This cannot but expose the Macron government to more accusations of at least inefficiency – added to the absence of masks, tests, contact tracing and ventilators.

    On Wednesday, commenting on the new government guidelines, Raoult said, “When damage to the lungs is too important, and patients arrive for reanimation, they practically do not harbor viruses in their bodies any more. It’s too late to treat them with chloroquine. Are these the only cases – the very serious cases – that will be treated with chloroquine under the new directive by [French Health Minister] Veran?” If so, he added ironically, “then they will be able to say with scientific certainty that chloroquine does not work.”
    ...
    There hasn’t yet appeared the smoking gun that proves the Macron system not only is incompetent to deal with Covid-19 but also is dragging the process so Big Pharma can come up with a miracle vaccine, fast. But the pattern to discourage chloroquine is more than laid out above – in parallel to the demonization of Raoult.

    #cov-19 #France #santé #politique #iatrocratie

    • C’est moi où c’est bourré de raccourcis ? Sous couvert de factualité brute il balance des trucs éminemment sujets à caution, on le sait bien à la lecture de tout ce qui circule sur les études de Raoult depuis ces derniers jours. Exemple :

      Raoult was part of a clinical trial that in which hydroxychloroquine and azithromycin healed 90% of Covid-19 cases if they were tested very early.

      Je trouve la phrase un tantinet manipulatrice, car elle laisse supposer que la fiabilité statistique du test de Raoult n’est pas questionnable, alors qu’on sait ce qu’il en est par ailleurs, suffisamment de liens ont été postés ici sur la question.

      Par ailleurs l’article est intéressant sur les liens du pouvoir avec l’industrie pharmaceutique, mais il me semble qu’en ce moment tous ceux qui opposent la collusion de ce gouvernement avec l’industrie pharma à la supposée géniale indépendance de Raoult se plantent complètement.

      Après ça il y a des réflexions intéressantes, sur la destruction méthodique du système de santé en particulier.

      Un dernier truc qui me paraît gros, émanant de sa source française et balancé brut de fonderie :

      « They did not make life easy for Professor Raoult – he received death threats and was intimidated by ‘journalists.’ »

      Euuhh ? Quelqu’un à des infos là dessus ? Ça m’étonne quand même qu’on en ait pas entendu parler plus que ça ?

      Alors par contre après avoir googli Valérie Bugault, on peut se rendre compte qu’elle a des lieux de publication pas franchement recommandables :
      https://chouard.org/blog/2020/02/17/important-derriere-le-liberalisme-la-dictature-des-institutions-britannique
      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11655

    • C’était signalé dans Le Canard Enchaîné de cette semaine.

      Le parquet ne retient - pour le moment ? - que «  actes d’intimidation  ».

      Coronavirus : enquête ouverte après des menaces visant le Pr Raoult
      https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-enquete-ouverte-apres-des-menaces-visant-le-pr-raoult-20200326

      Une enquête a été ouverte à la suite d’« actes d’intimidation » visant le médecin de Marseille Didier Raoult, dont les préconisations pour un traitement à base de chloroquine des malades du Covid-19 font polémique, a indiqué ce jeudi le parquet de Nantes. « Une enquête est en cours pour actes d’intimidation mais pas menaces de mort », a précisé à l’AFP Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes. Il a indiqué que le parquet de Nantes avait été saisi car l’origine de l’appel téléphonique visant le directeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée se trouve à Nantes.

      Initialement ouverte par le parquet de Marseille, l’enquête « a été transmise au procureur de la République de Nantes, en raison du domicile de l’auteur des faits présumé », avait indiqué un peu plus tôt à l’AFP la procureure de Marseille Dominique Laurens, confirmant une information du journal La Provence.

      Selon La Provence, cette enquête a été ouverte suite à des menaces reçues par le professeur Raoult les 1er et 2 mars. Le téléphone utilisé pourrait être celui d’un médecin du CHU de Nantes, selon Le Canard Enchaîné dans son édition hebdomadaire.

      L’infectiologue marseillais n’a pu être joint directement jeudi. Interrogé par l’AFP, l’IHU Méditerranée infection a indiqué « ne pas faire de commentaire sur une procédure en cours ».

    • La Provence, mais c’est 6 heures plus tôt que Le Figaro mentionne les mentions du dépôt de plainte, y compris «  menaces de mort  » mais se contente d’évoquer, très discrètement, des doutes, «  de source judiciaire  » sur la qualification de l’infraction…

      Faits divers - Justice | Menaces de mort sur le professeur Raoult : l’enquête confiée au parquet de Nantes | La Provence
      https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5944665/push-plainte-raoult.html

      Le professeur Didier Raoult a déposé plainte à la suite de menaces de mort qu’il aurait reçues les 1er et 2 mars. L’enquête a d’abord été ouverte par le parquet de Marseille. « Elle vient d’être confiée au parquet de Nantes en raison de l’origine des appels présumés », précise-t-on ce matin de source proche de l’enquête. Le téléphone utilisé pourrait en effet être celui d’un médecin du CHU de Nantes, ainsi que l’indique Le Canard Enchaîné dans son édition hebdomadaire. L’infectiologue marseillais n’a pu être joint.

      Sa plainte a été déposée pour « menaces de mort » et « acte d’intimidation envers une personne chargée d’une mission de service public ». Les propos invoqués seraient les suivants : "Tu vas arrêter de dire des conneries d’ici demain 14 h, sinon tu verras", puis « Moins de quatre heures pour te rétracter sur la chloroquine ». « Cela mérite une enquête mais aussi un examen de l’infraction sur le plan pénal », a précisé une source judiciaire.

  • Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés – Annick Le Douget (édité par Annick Le Douget)
    http://annick.ledouget.fr/index.php/2018/02/24/nouveaute-le-livre-guerisseurs-et-sorciers-bretons-au-banc-des-accus

    Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés Finistère, 1800-1950

    À partir de 1803, la médecine, la pharmacie ou l’art des accouchements ne peuvent plus être exercés sans diplôme. La médecine populaire passe alors dans la clandestinité. Guérisseurs, rebouteux, sorciers de campagne et autres empiriques se retrouvent au banc des accusés, rejoints par les matrones, ces accoucheuses de campagne, et, un peu plus tard, par les sœurs de charité.

    Mais le banc des accusés n’est pas celui de l’infamie, tant s’en faut. La population reste attachée à la médecine populaire, conforme à ses traditions, et elle soutient sans faillir les « praticiens de l’ombre ». D’ailleurs, elle n’a guère le choix, car la campagne du Finistère est à peu près un désert médical au 19e siècle !

    Les témoignages sur les divers modes traditionnels de soin, extraits des archives judiciaires, défient souvent l’imagination. Mais qu’ils fassent frémir ou qu’ils prêtent à sourire, ils sont tous émouvants, car ils expriment les angoisses de la mort et sont forts des croyances et des espoirs partagés. La maladie n’est jamais éloignée du mauvais sort, et les procès de sorciers au petit pied dévoilent aussi un champ inattendu de pratiques superstitieuses.

    Ce cheminement dans le passé sanitaire de notre région donne à voir la difficile médicalisation des campagnes. Et en laissant la parole aux gens du peuple, l’étude permet, par le biais de la santé et de l’intime, de pénétrer l’univers mental des Bretons et d’affiner nos connaissances sur la vie et la culture de nos aïeux.

    • XIXe. Médecines clandestines en Bretagne - Histoire - LeTelegramme.fr (25/02/2018)
      https://www.letelegramme.fr/histoire/xixe-medecines-clandestines-en-bretagne-20-02-2018-11859947.php


      En Bretagne, il existait une fontaine pour chaque problème ou chaque maladie.
      Photo Archives départementales du Finistère/2FI31/178

      Depuis le début du XIXe siècle, la justice s’est employée à poursuivre les guérisseurs traditionnels, particulièrement en Basse-Bretagne. En étudiant plusieurs procès finistériens, l’écrivain Annick Le Douget éclaire sous un jour nouveau la société rurale bretonne de l’époque.

      C’est en 1803 que la loi organise l’exercice de la médecine et le conditionne désormais à l’obtention de diplômes. Il s’agit alors de lutter contre les désordres de la Révolution et les charlatans. Cependant, très vite, ces mesures se retournent contre les médecines traditionnelles et populaires, les seules auxquelles a alors accès une partie de la population bas-bretonne. Comme le souligne Annick Le Douget dans son livre (*), jusqu’au milieu du XXe siècle, les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère et du Morbihan restent très sous-médicalisés, à l’exception de Brest et Lorient, grâce à la Marine et à l’administration pénitentiaire.
       
      Croyances populaires
      Depuis des lustres, les Bretons, en cas de maladie, s’en remettent à leurs saints, qu’ils ont particulièrement nombreux, la plupart n’étant d’ailleurs pas reconnus par l’Église. La maladie est d’abord perçue comme un châtiment divin. À l’occasion de l’épidémie de choléra de 1832, Émile Souvestre écrit que les gens s’écriaient : « Dieu nous a touchés de son doigt ! Dieu nous a livrés au démon ! » Les saints ont chacun une spécialité médicinale. On peut également leur faire bénir les chevaux, comme à Goudelin, ou le beurre, comme à Spézet. Quelques-uns ont une vocation généraliste, à l’instar de saint Diboan qui préserve de la douleur. Des pratiques religieuses mais pas toujours catholiques. Ainsi, on croit au pouvoir des pierres, comme les anciennes stèles gauloises, aux formes oblongues qui sont censées favoriser la fertilité des jeunes femmes. On utilise des grimoires et des livres magiques ou l’on fait appel à « Saint-Yves-de-Vérité » pour souhaiter la mort de quelqu’un.
       
      Rebouteux, bandagistes, uromantes
      Au XIXe siècle, la justice commence à lutter contre les pratiques traditionnelles, saisie notamment par les officiers de santé et les médecins qui y voient une concurrence déloyale. Les différents procès, analysés par Annick Le Douget, permettent de dresser un étonnant florilège de guérisseurs plus ou moins sérieux.
      Ainsi, les rebouteux se distinguent par une certaine force physique et la capacité à remettre les membres en place. D’autres, comme Yves Tourmen, dénoncé à La Feuillée en 1854, sont bandagistes. Il prétend guérir les hernies grâce à des bandages. Les guérisseurs d’Urlou soignent certains rhumatismes, les problèmes de jambes ou la goutte. 
      C’est particulièrement le cas de la « sorcière de Carhaix ». En 1907, la veuve Merle, âgée de 75 ans, est condamnée pour avoir provoqué une sévère hémorragie sur l’un de ses patients. On trouve aussi des spécialistes de la rage ou, plus étonnant, des jugeurs d’urine. Ces « uromantes » peuvent déceler des traces de diabète, de grossesse ou de problèmes rénaux dans les liquides. Les coupeurs de feu sont spécialisés dans les brûlures. À côté des guérisseurs traditionnels, Annick Le Douget relève la présence de nombreux affabulateurs, particulièrement actifs dans les foires et les marchés. Vers 1850, à Saint-Ségal, un certain « Louis-Philippe » vend du « louzoù San Sebastian », « le médicament de saint Sébastien », un mélange d’absinthe et d’anis censé guérir plusieurs maux. En fait, un charlatan. Dans les marchés, on trouve également de nombreux opticiens, plus ou moins sérieux.
       
      Mages et sorcières
      Plus inquiétants, on recense également des cas de mages et de sorcières auxquels on prête des pouvoirs magiques, dont celui d’intercéder auprès des puissances surnaturelles. Énigmatique, tantôt bienfaisant ou malfaisant, le sorcier est alors une figure familière dans les campagnes bretonnes. « Mais en tout cas, note Annick Le Douget, pour la justice, dégagée de tout discours sorcellaire la cause est entendue : c’est simplement un délinquant coupable d’escroquerie, délit puni d’un emprisonnement de un à cinq ans, jusqu’à dix ans en cas de récidive. » Comme l’historienne le remarque fort justement, les procès révèlent surtout l’état d’angoisse et de superstition de la société rurale.
      L’ouvrage d’Annick Le Douget révèle les dangers de ces médecines traditionnelles. Nombre de patients succombent aux traitements, d’où les procès. Mais elle relève également le fort soutien dont les guérisseurs disposent dans la population. À plusieurs reprises, les notables prennent parti pour eux et les témoignages en leur faveur sont légion. Quant aux accusés, ils ont beau jeu de proclamer que ce sont les patients qui viennent vers eux et qu’ils refusent d’être payés pour leurs « dons ». Sans être laxiste, la justice se montre d’ailleurs généralement clémente.
      Au-delà du seul aspect juridique ou médicinal, le travail d’Annick Le Douget se révèle une passionnante étude sociologique sur la Bretagne rurale des XIXe et XXe siècles.

  • New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, then sent debt-collectors after them / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/30/insult-to-injury.html

    New York State Attorney General Barbara Underwood has concluded that seven New York hospitals illegally billed rape survivors for their rape kits, at least 200 times, for sums ranging from $46 to $3,000, and then sent collections agents after survivors who could not pay.

    New York law requires hospitals to bill the state’s Office of Victim Services for rape kits; in addition to ensuring that rape kits are available regardless of ability to pay, the rule clears an impediment to reporting rape: women who bill their insurance for rape kits may fear stigma from their employers or families.

    The seven hospitals did not comply with the law, nor did they inform the survivors of their rights — another legal obligation.

    #USA #femmes #viol #santé #médecine #iatrocratie

  • L’école des soignants : Pourquoi des listes de soignant.e.s dressées par les patient.e.s ?
    http://ecoledessoignants.blogspot.fr/2015/01/pourquoi-des-listes-de-soignantes.html

    Qui dit #hiérarchie sociale, dit hiérarchie de #valeurs

    Ici encore, pas besoin de démonstration : les #classes sociales du sommet de la pyramide n’ont pas les mêmes critères de valeur (financiers, culturels, comportementaux) que les classes les moins favorisées. Les #médecins faisant eux-même l’objet d’une sélection liée au milieu d’origine, il n’est pas surprenant que la « culture », autrement dit les valeurs d’une majorité de médecins reflètent le mode de pensée des milieux les plus favorisés.

    Parmi les « valeurs » du monde médical français figurent :

    – l’idée qu’un patient est moins apte à décider pour lui-même que le médecin à qui il fait appel ; ce préjugé découle de l’illusion que devenir médecin confère des qualités ou une clairvoyance particulières ; pour beaucoup de médecins issus de milieux favorisés, il n’est en réalité que le prolongement d’un #préjugé de classe, selon lequel un riche éduqué est toujours plus apte à faire pour les autres des choix appropriés qu’un pauvre sans éducation ne peut faire des choix pour lui-même (je caricature à peine).

    Ce premier préjugé se double d’un autre préjugé, non moins sérieux :
    – l’idée que toute critique émise par un patient à l’égard des soins ou des soignants est nulle et non avenue – au prétexte qu’un patient (malade ou non) ne serait pas en mesure d’avoir une opinion objective. Cette disqualification de la parole et de l’opinion (tenues pour « douteuses », « suspectes » ou au moins « sujettes à caution ») est un pur critère de classe. En effet, aux yeux du médecin qui n’a pas conscience de ses préjugés, un patient risque toujours d’apparaître comme un « pauvre ».

    Ces deux préjugés s’aggravent d’un troisième, fortement ébranlé depuis dix ans mais encore fermement ancré, à savoir que les patients n’ont pas à s’informer ni à communiquer entre eux, et que leurs initiatives de communication sont toujours des obstacles à la bonne pratique de la #médecine. Il était encore de bon ton, en 2000 ou 2001, de dire qu’on lisait « tout et n’importe quoi » sur le web en matière de santé. C’est difficilement défendable aujourd’hui, quand on voit l’effort d’#information aussi bien professionnel qu’institutionnel qui s’est déployé dans tous les pays industrialisés disposant de l’internet. Aujourd’hui, on ne peut pas simultanément s’offusquer que certaines femmes, « à l’heure de l’Internet » ne connaissent rien à la contraception ET reprocher à d’autres femmes de préférer un DIU à une pilule. Ce type de reproche n’est pas seulement idiot et illogique, il est contre-productif. Il est éminemment souhaitable que les patient.e.s s’informent, et leur donner des sources d’information fiable fait intégralement partie des obligations des professionnels de santé !

    – l’idée que la loyauté d’un médecin va d’abord à ses confrères ; ensuite au(x) patients ; le simple fait que les médecins aient autant de mal à critiquer leurs confrères, à dénoncer leurs actes illégaux ou malfaisants, ou à entendre la moindre critique de leur profession est, à lui seul, très significatif de ce conflit d’intérêts, énoncé clairement dans des documents officiels propres à l’Angleterre, aux Pays-Bas, au Canada, à la Suède... mais que je n’ai jamais vu énoncé en France.

    – une fâcheuse tendance à favoriser l’argument d’#autorité face à l’argument scientifique ; j’en ai souligné, au fil des vingt années écoulées, quelques exemples frappants en matière de #santé des #femmes, du refus de DIU aux femmes sans enfant à la prise de pilule en continu, en passant par la prescription sous influence pharmaceutique de Diane, Jasmine et autres « pilules contre l’acné », au mépris des risques encourus par les utilisatrices ; toutes ces attitudes n’ont rien de scientifique, elles sont seulement idéologiques et autoritaires - et, par conséquent, anti-professionnelles.

    – la #misogynie et le #sexisme ; ils sont attestés par un très grand nombre de femmes, et un nombre non négligeable d’hommes ; ils sont visibles sur les fresques des salles de garde et audibles dans les chansons paillardes ; ils sont lisibles dans l’énoncé de nombreux cours, dans les attitudes des enseignant.e.s, dans le comportement des hommes (et parfois de certaines femmes ) médecins avec les patientes, les infirmières, les sages-femmes, les aide-soignantes ; ils sont patents dans l’attitude de nombreux gynécologues ; #homophobie, #transphobie et peur de toute personne ou comportement « non conforme » font partie intégrante du sexisme médical – et les personnes concernées en font douloureusement les frais.

    – le #racisme ; il est, malheureusement, inhérent à la structure pyramidale de la société française, et n’épargne pas la profession médicale ; associé à la misogynie et aux critères de classe, il permet de comprendre qu’une femme blanche, riche, qui accouche dans une clinique privée, a beaucoup moins de souci à se faire qu’une femme pauvre, non blanche, ne parlant pas le français, qui accouche dans une maternité publique – et ce n’est pas insulter les personnels de maternités publiques que de dire ça, mais leur rappeler que personne n’est maître de ses propres préjugés… et encore moins des préjugés de ses supérieur.e.s hiérarchiques.

    (Je m’arrête là, mais la liste n’est pas exhaustive.)

    • Moi aussi je bénis internet qui m’a évité une lourde opération chirurgicale dont j’ai heureusement appris l’inutilité grâce aux témoignages d’autres femmes.

    • Voici le résultat d’un petite recherche pour #iatrocratie

      Du danger, de la dangerosité et de l’usage médical de termes affectivement chargés http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ds_0378-7931_1980_num_4_4_1057

      La corporation médicale en vient peu à peu à définir les normes d’existence de tout un chacun. Avoir des enfants, manger, faire l’amour et exercer un certain nombre d’autres fonctions de l’organisme font désormais l’objet d’une prescription, souvent cristal lisée par une mise en garde. On a parfois l’impression que les seules protections que nous ayons contre la « iatrocratie » * soient les soupçons réciproques et la discorde qui régnent au sein de la profession médicale.

      Toute la merde médicale aux ordures parce que personne n’en veut plus
      http://www.spkpfh.de/Toute_la_merde_medicale_aux_ordures.htm

      La confiance en les médecins est foutue et c’est par conséquence et comme résultat de la confrontation. Confrontation contre les médecins et rester ensemble en solidarité, c’est ce qui importe. Le monopole de pouvoir des médecins dépend de la confiance du patient dans le médecin. C’est le talon d’Achille de la classe de médecins : la confiance des gens. D’être acceptée de l’ensemble de la société en tout cas et de tous, c’est le nerf vital de la iatrocratie.

      Les maladies iatrogènes
      http://www.votre-sante.net/publications/maladiatro.html

      Propos inédits de Knock, rapportés par Jules Romain, un quart de siècle après la pièce
      “Pour moi, l’équilibre vital implique au moins une maladie. La santé parfaite est une dangereuse utopie, une dictature étouffante et absurde. L’équilibre du vivant comporte deux pôles, un pôle santé et un pôle adverse, qui regroupe les antiforces des individus. Les patients sont des gens qu’il ne faut à aucun prix guérir. Le rôle du médecin est au contraire de choisir le trouble, la maladie qui leur convient le mieux, et qui, si possible, les accompagnera fidèlement jusqu’à la mort.” […]
      […] “Naturellement, un tel contrôle des patients par la médecine implique une prise de pouvoir, une médicalisation générale de toute la société, une iatrocratie. Si nous laissons les choses aller, les éléments les plus agités de l’humanité ne tarderont pas à se précipiter, et nous avec eux, vers de nouvelles catastrophes mondiales. Seul le médecin peut les mater.”

  • Glamorizing the Hospital: Why the Red Band Society Does Harm - Inglourious Fiction
    http://www.inglouriousfiction.com/2014/09/glamorizing-hospital-red-band-society-harm

    The Red Band Society is the same kind of fodder. Not only does it play into all of the tropes about disability and illness that many of us in the disability activism community have been attempting to eradicate, or at least educate others about, so they can help us eradicate it, but it also plays into the ” black hero(ine)” trope. This trope explores the idea that a nonwhite person, typically someone who is black, basically serves as a person who sees to the needs of the primarily white, (rest of the) cast of characters. In this case, Octavia Spencer, as the nurse to this wily group of kids, plays the hero role. We often see Denzel Washington playing these kinds of roles, where the character is desexualized, and has little else going on for them beyond serving the needs of the white folk, in the film or television show. Why do we relegate black people to take care of or do the bidding of primarily white people? It’s just not cool. I digress.

    For many people with chronic illnesses, this kind of exploitation is disturbing. For me, it is a reminder of the fish bowl syndrome, many of us who spend a significant amount time at the hospital experience. With each new doctor that comes in, we are poked and prodded. We are made to perform, so the new doctor can see the most visible of our symptoms. We are in a fish bowl, on display,for the able-bodied world to see, to gawk, to stare, and to marvel in wonderment. We are not yours, to put on display. Our stories are not yours to exploit. Often, what happens, is that allows able-bodied people to ultimately feel better about themselves and their own situations, because at least they don’t have it as bad as we do, or at least that is what they think.

    We need to stop our fascination with lives we think we understand. Instead of able-bodied or non-sick individuals writing what they think our experiences are, maybe they should consult with us or let us write our experiences, in our own words.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Red_Band_Society

    #handicap #iatrocratie

  • Un dossier sur la psychiatrie dans le contexte de la fraude fiscale

    Affäre Mollath | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/39/39181/1.html
    http://www.heise.de/tp/artikel/39/39181/39181_11.jpg

    Justizversagen oder Verschwörung?

    Cette série d’articles traite trois sujets
    – de l’histoire d’un mariage qui a mené à la catastrophe
    – de la collusion entre une banque, ses employés et des médicins pour se débarasser d’une histoire de fraude fiscale
    – des structures institutionnelles de la justice et de la médecine usant des violations des droits humains pour préserver pouvoir et richesse de ses membres

    #auf_deutsch #iatrocratie #maladie #justice #mollath

  • Enfermé depuis six ans dans le goulag psychiatrique bavarois pour avoir dénoncé la participation d’employés de la Hypo-Vereinsbank dans la manipulation systématique d’argent noir.

    http://www.youtube.com/watch?v=U-YtI0OcWo4

    Geschlossenes Diagnosesystem | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/38/38028/1.html

    L’histoire fait penser aux abus du passé dans l’URSS. Gustle Mollath, un mari en conflit avec sa femme employée de banque, dénonce des actes criminels commis par sa femme et de ses collègues. Il fournit des dates et chiffres précis - et se retrouve en asyle psychiatrique à la suite de fausses expertises médicales.

    Entretemps tout le monde apart les accusés et leurs complices est d’accord sur la véracité des accusations conntre les banquiers, mais encore l’année derniere un juge prolonge l’incarcération de Gustle Mollath et la ministre de justice Beate Merk nie une relation entre les faits dénoncés et l’incarcération. Les amis de Gustle Mollath viennent d’obtenir le soutien de la représentante pour les droits humains de la chambre des médecins de Bavière qui vient d’adresser une lettre ouverte à la ministre.

    http://www.gustl-for-help.de/download/2012-10-29-Brief-Dr.-Fick-an-Dr.-Merk.pdf

    #fraude #sante #allemagne #baviere #iatrocratie