#iatrogénie

  • Thread by lfaliaj on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1380068166966071296.html

    Je me suis toujours refusé à employer des mots forts concernant ce que diffuse cette association et notamment sa direction mais là c’est dramatique : cette brochure est dangereuse

    #murielle_salmona #faux_souvenirs_induits #mémoire_traumatique cc @mad_meg

    • je sais pas pour vous mais ça fait un moment que j’ai un souci avec M.salmona. Ici ça explique bien pourquoi. C’est important d’être au jus, même si elle a fait des choses super bien et importantes.

    • Je suis cretainement biaisée et je veux bien qu’il y ai des pbl avec cette notion d’amnésie traumatique, mais je trouve pas convainquant le discours de ce mec, à part affirmé que Salmona n’est pas une vrai scientifique contrairement à lui, je voie pas trop ou il veux en venir. La brochure qu’il incrimine ne dit pas qu’on peu se passé d’une aide médicale, et si les symptômes peuvent ressemblé à beaucoup d’autres maladie ca ne prouve rien.

      Le fait aussi qu’il utilise les incohérences des souvenirs pour les rejetés ;

      Comment sait-on qu’il s’agissait de faux souvenirs ? Car certains concernaient des personnes décédées avant la naissance des victimes,
      d’autres des personnes dont la présence géographique était impossible au moment des faits, des faits improbables (e.g., sectes et rites sataniques, enlèvement par des aliens, j’en passe)

      Ici je trouve les exemples très mal choisis, car il arrive en effet que le souvenir traumatique soit altéré, par exemple au lieu que l’agresseur soit ton père (idée insupportable pour la victime) elle imagine que c’est un enlèvement d’aliens ou son arrière grand père mort au moment des faits. Le fait qu’il y ai des incohérences ne prouve absolument rien.

      Enfin il prétend que Salmona à l’oreille du gouv, ca me semble faux d’affirmé cela, Schiappa s’en est pris publiquement plusieurs fois à l’asso et à Salmona et le résultat de tout ce soit disant changement des mentalitées, c’est que le viol est correctionnalisé automatiquement depuis hier. Ce gouv se tamponne des victimes de viols comme de sa première chemise, la seul chose qui interesse ce gouv c’est le fric.

    • c’est moi qui dit qu’elle a l’oreille des gens au pouvoir, et c’est peut-être pas une bonne formule du tout. C’est juste qu’elle est très invitée sur les plateaux télé il me semble, qu’elle prend beaucoup de place médiatiquement...

      Ce qui fait problème pour moi, c’est 1.sa façon de surdramatiser des choses déjà bien assez dramatique comme ça 2.ce qui a pour effet de « nous » enfermer dans le dark 3.le tout en défendant une sorte de pureté de la victime (voir la campagne où elle (et d’autres) publiaient des photos d’eux et d’elles enfant, avec pour légende : « moi à 12 ans, est-ce que j’ai une tête à consentir ? »).

      Encore une fois, elle a fait des choses très très bien, et il ne s’agit pas d’essayer de la dézinguer.

      Mais perso, je suis tombé sur son site, il y a quelque années, et c’est peut-être très bien de mettre à la disposition de tout le monde un certain savoir, mais il y a des trucs qu’on ne peut pas prendre à bras le corps seul.e. Moi ça m’a vraiment enfoncé de lire ses trucs, je sais pas comment dire, c’est ce truc de #iatrogénie, comme de lire une notice d’effet secondaire de médocs, et de commencer à psychoter... Encore une fois, je crois pas qu’il s’agisse de foutre en l’air son travail sur l’amnésie traumatique, mais peut-être de nuancer un peu...

      Après il y a d’autres gens qui disent des choses assez graves (ce truc de sectes là) et c’est tellement énorme que je suis un peu dépassé, j’avoue...

    • J’ai un ressenti assez opposé au tien car le contenu trouvé sur le site m’a fait plutot beaucoup de bien, même si sur le moment c’etait pas facil. Le truc c’est que Salmona s’exprime en réaction de la culture du viol

      1.

      sa façon de surdramatiser des choses

      est mes yeux le minumum qu’on puisse faire en réaction au discours habituel à base de "ce n’est qu’un troussage de domestique" ou "tu va pas faire tant d’histoire pour un coup de bite"...

      2.

      ce qui a pour effet de « nous » enfermer dans le dark

      - mais c’est le dark je voie pas trop en quoi nommer enfin les choses à peu près comme il se doit (cad sortir du point de vue masculin sur les viols qui trouve ca si fun et bandant), serait un enferment.

      3.

      le tout en défendant une sorte de pureté de la victime (voir la campagne où elle (et d’autres) publiaient des photos d’eux et d’elles enfant, avec pour légende : « moi à 12 ans, est-ce que j’ai une tête à consentir ? »).

      On parle de viols, cad le crime qui est celui dans lequel on fait le procès des victimes, le crime le moins punis, le crime qui a été correctionnalisé hier comme si de rien n’était. Un crime ou meme pour des gosses de 4-5 ans les tribuneaux se demande si t’etait pas trop allumeuse et convoquent des experts pour ca. La campagne « moi à 12 ans, est-ce que j’ai une tête à consentir ? » je la comprend comme une réponse aux mecs comme Costa-Gavras qui te disent qu’elle en paressait 25 alors qu’elle en a 12 quand leur potes réals se font chopper à sodomiser des gosses.

      Salmona ca fait plus de 10 ans que je la voie se démené comme une acharnée et enfin on l’entend un peu dans les grands médias. Je dit pas qu’elle se trompe jamais ou que je suis toujours d’accord avec elle mais là les reproches que tu lui fait ne me semblent pas fondé. Elle réagit en réaction à des propos et ca serait bien de pas extraire ses propos de leur contexte.

    • Merci pour le lien, je suis perdu avec twiter. J’avais raté cette video qui sert de levier à la démonstration de la psy de twiter que tu signal.

      Il y a d’un coté une confusion entre Salmona la militante et Salmona la thérapeuthe. Lorsqu’elle fait cette video elle est pas en consultation, elle joue sur l’emotionnel pour impacté les gens, gens qui s’en tapent royalement qu’il y ai 6,7millions de victimes d’inceste tant qu’une people ne sort pas un livre de témoignage. J’aime pas non plus qu’elle l’appelle Muriel dans le tread, le prénom est une dévalorisation des femmes souvent utilisé ainsi que le reproche d’être émotionnelle.

      Pour l’histoire de sa collègue agresseuse qu’elle soutiens, si c’est vrai c’est triste et banal, en cas de conflit de loyeauté c’est tjrs difficil de rester correcte et Salmona autant qu’un·e autre. De là à parler de secte ca me semble fort et je découvre les signalements à l’ordre... l’ordre est habitué à couvrir les violeurs et punir les medecins qui font des signalements du coup je voie pas ca d’un bon oeil et encore moins un argument qui montrerai la dangerosité de Salmona. Je fait probablement parti de la secte et j’ai un gros biais en faveur de Salmona mais là je voie rien de concret dans les reproches qui sont fait.

    • Au delà de la dévalorisation que les femmes seraient trop émotionnelles, moi je vois ça comme la critique (à mon sens parfaitement justifiée il me semble) d’une femme professionnelle à une autre femme professionnelle : les deux sont psys, ont des patients, et quand on est pro et qu’on parle de ses sujets, on se doit justement d’avoir un contrôle émotionnel, c’est pas normal d’après elle d’être psy spécialisée des violences traumatiques graves et être à ce point débordée émotionnellement quand on parle de ce sujet.

      Sur l’aspect sérieux/scientifique, les deux (le premier lien et la femme sur twitter) disent aussi que par le passé oui il y a aussi plein de travail sérieux ("il est important de reconnaître que ce travail était énorme" / « Ca a donné des outils de compréhension aux victimes mais aussi à leurs proches. Ce sujet est beaucoup plus discuté médiatiquement. Ca on ne peut pas lui enlever. »), mais que par glissement petit à petit, désormais Salmona ne cite quasiment plus aucune source (il s’agit pas juste des prises de paroles à l’oral ça ok, mais des documents), et que la production de contenus récents n’a plus l’air basé sur les connaissances cliniques validées par les paires. Moi je n’y connais rien dans ce domaine donc je peux pas trop juger ce point mais que d’autres professionnels du même domaine (psy, victimologie, traumatisme) fassent ces remarques, c’est légitime, ça fait partie du nécessaire débat scientifique.

      Après elle (la femme du deuxième lien) parle de fait (très) graves, et du fait qu’il y a une plainte en cours de traitement envers Salmona, avec tout un dossier de preuves. Donc à voir la suite, on peut trop rien dire pour le moment puisque la plainte est en cours… Mais du coup ya bien des victimes (plusieurs apparemment) dans cette affaire, qu’il faut écouter aussi.

    • Pour le reproche d’être trop émotionnel, quand on la voie en publique c’est pas une psy en consultation mais une militante et une survivante de l’inceste qui s’exprime. Je trouve un peu déplacé de lui reproché son émotivité, ca peu être aussi bien une technique oratoire mise au point après 20 ans expérience des médias, qu’une difficulté à prendre la parole en publique.

      Pour les sources, sur le site https://www.memoiretraumatique.org les infos sont sourcés mais je suis pas plus apte que toi @rastapopoulos pour jugé la qualité de ces sources.

      Enfin pour (la femme du deuxième lien) j’ai pas compris de quel lien il est question. Si tu pouvait me le faire suivre ca m’arrangerait. Je ne sais rien de cette histoire mis à part que l’ordre en est saisi.

  • « Pour briser le silence autour de l’inceste, il faut pouvoir s’imaginer qu’un parent puisse violer »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/01/pour-briser-le-silence-autour-de-l-inceste-il-faut-pouvoir-s-imaginer-qu-un-


    La psychanalyste Claude Halmos rappelle que « les symptômes sont multiples car l’inceste ravage tout », et appelle les adultes à « accepter d’entendre que l’inceste existe ».

    [...]

    Que se passe-t-il dans la tête d’un enfant lorsqu’il est victime d’inceste ?

    La complexité et l’ampleur de la destruction opérée par l’inceste sont énormes. L’enfant subit une suite d’agressions sexuelles, et donc de traumatismes. C’est-à-dire d’événements dont la violence l’oblige, pour protéger son équilibre psychique, à n’inscrire dans sa conscience, et donc dans sa mémoire, qu’une partie de ce qu’il vit. Le reste, constituant une « mémoire traumatique », restera enfoui, se manifestera par des symptômes et le fragilisera d’autant plus que, chez un enfant, les ravages d’une agression sexuelle sont toujours amplifiés.

    D’une part parce que, faute d’un savoir sur la sexualité, il ne comprend pas – on le voit dans ses dessins – ce qu’il subit : quel orifice de son corps, par exemple, a été touché ou pénétré, et par quoi. Et d’autre part parce que, du fait de la différence entre sa sexualité et celle de son agresseur, l’agression fait exploser le cours normal de son développement sexuel.

    Et les agressions incestueuses ont des conséquences plus graves encore, car elles se produisent dans un lieu – sa famille – où l’enfant se sentait en sécurité ; et du fait de personnes en qui il avait confiance et qui étaient des supports de sa construction psychique. Il se trouve donc confronté, comme dans un cauchemar, au surgissement brutal d’une horreur aussi terrifiante qu’incompréhensible.

    Comment repérer les symptômes des victimes d’inceste avant que ces dernières deviennent adultes ?

    Les symptômes sont multiples, car l’inceste ravage tout. Il bouleverse le rapport de l’enfant à lui-même. Il le fait se sentir « pas comme les autres », sans valeur, et l’enferme dans la honte. Il bouleverse son rapport aux autres, car tout autre peut être désormais celui qui trahit, fait mal, fait peur et, paraissant respectable, trompe néanmoins tout le monde. Et il bouleverse son rapport au monde, devenu, parce qu’il y a fait l’expérience de la torture, de la solitude et de l’impuissance, dangereux.

    L’inceste influe de plus sur sa construction psychique, car en même temps que par le secret imposé il lui confisque la parole, il lui fait découvrir que l’on peut trouver une jouissance dans la transgression et l’abus de pouvoir.

    L’inceste peut donc rendre l’enfant « fou », violent ou au contraire soumis, bloquer son développement affectif et intellectuel. Il peut être à l’origine d’agressions sexuelles sur d’autres enfants ou de masturbations compulsives, par lesquelles il tentera de soulager la surexcitation sexuelle pathologique provoquée chez lui par les agressions. Et il le rendra toujours angoissé et malheureux.

    Ces symptômes peuvent, tous, être repérés, notamment à l’école, et il est important qu’ils le soient. Mais l’aide aux enfants suppose surtout que les adultes acceptent d’entendre – et c’est difficile – que l’inceste existe et fait partie des causes possibles, et non exceptionnelles, de leurs problèmes. Pour briser le silence autour de l’inceste, il faut pouvoir s’imaginer qu’un parent puisse violer.

    Quels sont les symptômes qui perdurent à l’âge adulte ?

    Le traumatisme, chez l’enfant comme chez l’adulte, arrête le cours du temps et fait perdurer ce qu’il a provoqué en eux. L’adulte, victime d’inceste lorsqu’il était enfant – qu’il s’en souvienne ou non –, pourra donc rester la proie de sentiments d’insécurité, de culpabilité, de dévalorisation, et d’angoisses diverses.

    Il pourra souffrir de troubles sexuels, manifestations de la mémoire traumatique qui le hante : peurs, inhibitions ou, au contraire, attrait destructeur pour les « mauvaises rencontres ».

    Quelle posture doivent adopter les adultes pour permettre la libération de la parole des enfants ?

    La « libération de la parole des enfants » est un mythe qui découle d’une méconnaissance de la spécificité du « fonctionnement » des enfants. Les adolescents peuvent, éventuellement – même si c’est très difficile –, parler. Mais les enfants petits ne le peuvent pas.

    Ceux qui sont battus arrivent parfois à le dire, parce qu’ils savent ce que sont les coups. Mais aucun ne peut parler d’actes qu’il est dans l’incapacité d’identifier. Les enfants petits donnent donc à entendre, à travers leurs comportements, leurs paroles et leurs dessins, ce qu’ils subissent, et il faut le décrypter.

    Et ce silence est essentiel, car il constitue la difficulté principale à laquelle se heurte leur protection : celle de la preuve. Des centaines de signalements sont classés tous les jours, au motif que, fondés sur le seul décryptage par un professionnel des manifestations souvent incompréhensibles, comme telles, de l’enfant, ils sont sans preuves.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Inceste : les équipes pédagogiques et les personnels de santé scolaire en première ligne
    Tant que cette question centrale de la preuve ne sera pas travaillée de façon pluridisciplinaire par des professionnels de l’enfance et du droit, la protection des enfants petits victimes d’inceste restera un vœu pieux.

    Comment prendre en charge les enfants victimes d’inceste ? Quelles sont les spécificités de ce suivi ?

    Leur prise en charge se heurte, elle aussi, à de très nombreux obstacles. Percevoir l’inceste dans une famille suppose, en effet, que le thérapeute travaille non seulement avec l’enfant mais, pour savoir ce qu’il vit, avec ses parents. C’est loin, aujourd’hui, d’être toujours le cas.

    Ensuite, l’enfant a besoin qu’on l’aide à comprendre ce qu’il a vécu, mais aussi ce qui l’a permis : connaître ce qui, dans l’histoire de son parent incestueux, l’a rendu capable de faire ce qu’il a fait permet à l’enfant de ne pas se penser issu d’un monstre et de garder une image positive de lui-même.

    Et ce travail ne peut, en outre, se faire sans l’aide de la justice, car l’enfant a besoin, pour se reconstruire, de retrouver un monde où la loi existe : où son agresseur et ceux – notamment son autre parent – qui l’ont laissé faire puissent être sanctionnés, et lui-même autorisé à vivre dans un milieu protégé.

    Or cela lui est rarement permis, car notre société, s’acharnant à croire que tout parent étant par nature aimant, le milieu familial serait toujours pour les enfants le plus favorable, continue à les sacrifier sur l’autel de cette croyance.

    #inceste

    • Je ne crois pas qu’il y en ait de majeures mais n’hésitez pas à signaler les bêtises que cette psy a pu dire :)
      C’est peut-être un travers mais il m’arrive de trouver plus denses, plus évocatrices, des « catégories conceptuelles » (qui ne devraient pas se passer d’exemple, de cas, de concret) que des « témoignages » (qui emporte toujours des conceptualisations), d’où, malgré tout, le recours à « la » #psychanalyse. C’est moins le cas ici qu’avec une partie des propos de Clotilde Leguil qui était citée là https://seenthis.net/messages/901458#message901473, avant d’être critiqués par plus expert.es que moi.
      Autant te le dire @touti, une part de ce qu’elle disait (la non rencontre, etc) m’avait « parlé » haut et clair, suscitant une empathie « générale » plutôt inédite dans ses modalités, et j’avais pas été assez attentif à d’autres aspects.

    • d’entrée de jeu ou d’article, le ton très affirmatif m’est plutôt pénible. Et si on a pas de mémoire traumatique on fait quoi ? Si on a rien enfoui du tout ? C’est possible ou comme d’habitude les premiers concernés sont les plus inconscient de leur inconscient ? Cette façon de généraliser « l’enfant » et les traumas et les conséquences, pour moi c’est vraiment mettre la tête sous l’eau de plein de monde, et ne pas leur laisser d’autre choix que d’être une victime pour la vie. Je lirais la suite plus tard, mais il faudrait un TW #iatrogénie.

    • un exemple de cette prose iatrogénique balancée sur cuicui comme un sac de patates :

      "Prisonnières de cette mémoire les victimes sont dépossédées de toute de leur vie, à laquelle elles ne comprennent rien et dont elles subissent les conséquences atroces par ignorance des crimes qu’elles ont subis

      (l’article à l’air plus fouillé, c’est pour illustrer ce que je veux dire).

    • dans les [...] il y avait

      Selon Claude Halmos, psychanalyste, spécialiste des enfants et de la maltraitance (...).

      Elle parle essentiellement des « petits enfants » il me semble, ce n’est pas un discours général (sur tous les âges ou toutes les circonstances des incestes). elle distingue les violences et mauvais traitements, plus aisément dicibles car renvoyant à un aspect connu des enfants par ailleurs, et ce qui relève de « la » sexualité (de ces sexualités sans intersection de l’enfant et de l’adulte).
      ce qu’elle dit de « la preuve » pourrait t’intéresser.

    • Ta compagne doit beaucoup souffrir et toi aussi @sombre peut etre que tu pourrai te rapproché d’une asso pour avoir du soutiens et de l’aide pour savoir comment aider ta compagne au mieux. Il y a peut etre des assos de proches de victimes, groupe d’entraide. Je n’en ai pas à te conseiller mais peut etre qu’au sein des assos de victimes on peu te donner des renseignement.

    • @sombre si tu n’es pas loin de lille, tu peux peut-être suggérer l’échappée, qui peut aider à trouver un psy, faire un suivi juridique, offrir une écoute...

      http://www.lechappee-lille.fr

      sinon, murielle salmona, pour les histoires de mémoire traumatique, à paris (important à mon avis, d’aller consulter plutôt que de lire sur internet ses trucs explosants).

      le contenu de face à l’inceste, c’est parfois balancer des trucs comme des sacs à patates, en pleine tronche, donc méfie-te... Peut-être chercher des allié.es pour lui parler... d’autres de tes connaissances, passé.es par le même genre de choses... courage sinon...

    • #Merci @tintin. Hélas, je n’habite pas le Nord et je suis loin de Paris. Je cherche plutôt dans la région (Ouest) des psychothérapeutes compétents sur ce sujet. Je vais effacer mon post (trop personnel) qui n’était en fait qu’un appel à l’aide. J’hésitais à lancer ce signal de détresse depuis un bon moment.

      En tous cas, Merci à vous deux pour vos réponses.

  • Accidents médicaux : la Cour des comptes pointe les « défaillances » de l’indemnisation
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/02/09/20002-20170209ARTFIG00006-accidents-medicaux-la-cour-des-comptes-pointe-les

    Pour 2011-2015 sur 49,5 millions d’euros, « près de 30 » n’avaient pas donné lieu à une démarche de recouvrement auprès des assureurs. Ainsi « l’examen des états financiers fait apparaître un défaut d’enregistrement d’un total de créances supérieur à 92 millions d’euros (dont 17,5 millions en instance d’examen pour l’hépatite C, 11,6 en suspens et 29 non identifiés). D’ailleurs, le système d’information de l’Oniam est « onéreux, inadapté et inefficace » et ne permet pas d’informer correctement ses administrations de tutelle sur son activité (dossiers d’indemnisation, état des recouvrements...).

    #médecine
    #erreurs_médicales
    #mortalité
    #2017
    #scandale_sanitaire
    #assurances
    #bigpharma

    • Les erreurs médicales à l’hôpital, cause majeure de mortalité
      https://www.lemonde.fr/medecine/article/2016/05/04/morts-liees-aux-erreurs-medicales-des-donnees-peu-fiables_4913152_1650718.ht

      50 000 décès en France ?

      « Avec 15 millions d’hospitalisations en France en 2013, le nombre de décès liés aux erreurs médicales pourrait ainsi avoisiner les 50 000, en faisant la troisième cause de mortalité du pays après les cancers et les maladies cardio-vasculaires », indiquait Le Lien, association de défense des patients victimes d’accidents médicaux, en 2015, à partir des données de l’Organisation mondiale de la santé. En 2013, un rapport sur la iatrogénie (conséquences néfastes liées aux soins), rédigé par le pharmacologue Bernard Bégaud et par l’épidémiologiste Dominique Costagliola, relevait que « des études de pharmacovigilance permettant d’avancer la fourchette de 10 000 à 30 000 décès attribuables chaque année en France à un accident médicamenteux ». Sans compter ceux dus à d’autres causes médicales ou chirurgicales.

      « Nous demandons depuis des années la publication de données sur la mortalité liée aux erreurs médicales en France », explique-t-on au Lien. « On commence seulement à faire en sorte que les événements indésirables graves liés aux soins soient déclarés », ajoute l’association.

      #2016

  • L’école des soignant.e.s : Pourquoi je vais continuer à défriser un certain nombre de #médecins - par Martin Winckler
    https://ecoledessoignants.blogspot.fr/2017/07/pourquoi-je-vais-continuer-defriser-un.html

    J’ai entendu beaucoup d’enseignants déclarer « Je le fais », mais aucun dire « Tout le monde le fait ». Car ils savent que tout le monde ne le fait pas. Affirmer par conséquent « On n’enseigne plus la médecine comme ça » n’est pas seulement inexact, c’est aussi se fourrer le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Le biologiste Robert Trivers appelle ça Self Deception et a écrit un livre passionnant sur le sujet. (Traduit en espagnol, en italien et en allemand.)

    La #digitoendooculopraxie (activité consistant à se fourrer le doigt dans l’oeil) est un acquis évolutif indispensable à notre survie : mieux vaut croire que le bruit dans le buisson est produit par un lion plutôt que par le vent. Dans le premier cas on s’écarte pour rien ; dans le second on risque de servir de repas.

    Mais elle contribue aussi - et c’est plus regrettable - à la survie des systèmes de pensée les plus arbitraires. Il est très difficile d’admettre que la personne à qui on fait confiance est une brute. C’est pour cela que beaucoup d’enfants battus ne luttent pas contre, voire défendent leur parents batteurs. Il en va de même pour les médecins éduqués violemment par leurs maîtres. Reconnaître qu’ils ont été violentés ça peut être très déstabilisant : ça veut dire qu’on a respecté des brutes et qu’on a appris son métier de ces brutes.

    Il est de plus très périlleux de remettre en question l’institution dont on fait partie. J’ai rencontré un certain nombre de profs de faculté rebelles (y compris pendant mes études) mais aucun n’avait la vie facile. Et ils étaient une minorité. Critiquer l’institution c’est en être éjecté ou rester marginalisé.

    L’absence d’esprit critique concerne les membres de toutes les institutions élitistes : les grandes écoles, l’armée, l’Eglise, les sectes, les clubs exclusifs... Et les institutions fermées ont furieusement tendance - et intérêt - à se reproduire.

    Alors, prétendre que les facultés de médecine françaises ne sont pas (plus) élitistes et se sont transformées en parangon de bienveillance au cours des quarante dernières années, c’est... désarmant.

    • Mon commentaire sur le site :

      Les réflexes corporatistes ont toujours de grandes convergences avec le trollisme de bas étage.
      Puisqu’on ne peut pas argumenter posément, attaquons le messager pour balayer d’un revers de la main le message et surtout, surtout n’en discutons pas, n’y réfléchissons jamais.

      Je me souviens d’un généraliste à Paris qui soignait tout le monde et tout en prescrivant du chocolat. Certes, c’était un cas isolé, comme on dit. Mais ce qui m’inquiétait, malgré la relative innocuité de son obsession (relative, parce qu’il n’est pas dit qu’il n’aurait pas drastiquement compromis l’espérance de vie de quelques patients diabétiques ou autre), c’est que le gus continuait d’exercer depuis des années sans que jamais que les confrères ou les institutions en charge de la santé s’en émeuvent.

      Si mon prescripteur de chocolat était une exception, l’omerta autour des mauvais médecins, elle, semble la règle. Or, je suis toujours très dubitative envers toute profession qui refuse de faire le ménage chez elle.

      Et que dire quand la répétition d’un problème indique qu’en tout été de chose, nous n’avons plus affaire à des cas isolés, des exceptions, mais bien à des comportements qui font système et qui ne viennent pas de nulle part ou de la faute à pas de chance.

      Il y a 120 ans, Durkheim fondait la sociologie française en démontrant que le suicide — considéré jusque là comme un acte profondément individuel et relevant de la psychologie — était un fait social, c’est à dire quelque chose de global qui fait agir les individus en dehors de leur conscience propre.

      Quand il y a un obèse pour 2000 personnes, on peut parler de phénomène individuel, de pas de chance, mais quand l’obésité touche 10% de la population, on peut alors parler de fait social, d’une convergence de mode de vie, de conditions sociales et sanitaires communes et néfastes.

      De la même manière, quand tomber sur un médecin bienveillant n’est pas la norme, une question de chance, que pour certaines populations de patients (gros, femmes, homosexuels et trans, etc.), la maltraitance est la norme, alors, il est temps de reconnaitre que les fondements de la profession sont mauvais et font système.

      Et ne parlons pas des questions qui fâchent vraiment comme la iatrogenèse !

    • C’est vrai que ce texte de Winckler est une réponse à 40 ans de troll.
      Je relève la partie sur la Iatrogénèse car j’avais jamais entendu parlé de cette spécialité médicale. Y a t’il des medecins spécialistes dans cette branche ou est-ce seulement une approche de chercheurs ?

      Car soigner impose aussi de soigner le mal qu’on peut être amené (à tort ou à raison) à provoquer soi-même. Ca s’appelle la #iatrogénie - les maux provoqués par les traitements médicaux - , et c’est bien étudié depuis longtemps, mais très peu enseigné aux premiers concernés.

      #troll #victimisation #deni_du_dominant #maltraitances_médicales #deni #caste #corporatisme

    • @mad_meg Normalement tous les professionnels de santé suceptibles de prescrire/délivrer des médocs sont formés sur la iatrogénèse (aka effets et interactions entre médicaments). Cela suppose de se tenir au courant (donc continuer à se former, de façon indépendante...) et poser les bonnes questions aux patients...

    • Merci pour les précisions @alexcorp mais du coup la iatrogènèse semble ne pas prendre en compte les facteurs psychologiques comme décrits dans le texte de Winckler.

      sinon ce matin il y a ceci :

      Violences obstétricales : des gynécologues contestent les chiffres de Marlène Schiappa

      La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes avait affirmé, jeudi, que le taux de recours à l’épisiotomie atteignait 75 % en France.

      http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/07/24/violences-obstetricales-des-gynecologues-contestent-les-chiffres-de-marlene-
      Pour rappel Israël Nisand est un un grand habitué des prises de position misogynes :
      https://seenthis.net/messages/607291
      https://seenthis.net/messages/606906
      https://seenthis.net/messages/544819
      https://seenthis.net/messages/60888
      https://seenthis.net/messages/57801

    • J’ai vu que bcp de médecins veulent soigner des patients bien portants.
      Ce qui est déjà grave.
      Mais en fait, non.
      Bcp de médecins vont rendre malades des gens bien portants.
      Juste pour exister par l’exercice de leur pouvoir, du pouvoir de leur ignorance.

      Tant que la connaissance ne sera pas partagée, tant qu’on croira ces charlatans, et tant que le patient ne sera pas écouté et ne prendra pas assez confiance en lui pour exprimer son ressenti.

    • @mad_meg Concernant l’impact psychologique je ne pense pas que cela soit spécifique à la iatrogénèse, cela devrait irriguer en permanence le cerveau de tout soignant que de prendre en compte la psychologie de ses patients, quel que soit l’origine des troubles (maladie ou effets secondaires de médicaments). Bon, tout le monde n’est pas Martin Winckler malheureusement...

  • Les 400 culs - Quand l’homosexuel dit qu’il est amoureux, le thérapeute entend dépendance - Libération.fr
    http://sexes.blogs.liberation.fr/2016/09/11/peut-reparer-un-deviant
    Bah, je croyais vraiment qu’on avait progressé plus que cela.
    Question : il y a des moments où la médecine n’est pas #maltraitante ? Je veux dire, en dehors des problèmes des hommes blancs hétéros middle age des classes moyennes et supérieures ?

    Pour la plupart des médecins qui prônent la réorientation sexuelle, l’#homosexualité est un trouble du développement. Il s’agit d’aider les gays et les lesbiennes – personnes « en souffrance » – à devenir « eux-mêmes ». « Je t’aime assez pour t’empêcher de te faire du mal », dit sa mère à Gabriel, menaçant de lui couper les vivres s’il se met à vivre « comme un homo ». Elle ne veut que son bonheur. Dix ans après sa dernière session avec Nicolosi, Gabriel se marie avec un homme. Il fait partie de ceux qui se sortent plutôt bien des thérapies dites « ex-gay ». L’APA, qui publie en 2009 une grosse étude sur ces thérapies, affirme que non seulement elles ne marchent pas mais qu’elle augmente le mal-être des « patients », allant jusqu’à provoquer des suicides.

    #santé #médecine #suicide