• ICE Plans to Spends Millions on Boston Dynamics Dog Robots
    https://www.404media.co/ice-plans-to-spends-millions-on-boston-dynamics-dog-robots

    Immigration and Customs Enforcement (ICE) plans to buy at least a million dollars worth of robots from Boston Dynamics, the company that makes the dog-like SPOT robots, with the purpose of improving “officer safety,” according to a Department of Homeland Security (DHS) announcement.

    #drones #robots #AI #IA #ICE #Boston_Dynamics

  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #animaux #Côtes_d'Armor #DDPP #élevage #élevage_bovin #élevage_intensif #elevage_porcin #équarrissage #groupe_rethmann #groupe_sarda #Guy_Le_Gal #icpe #industrie #inspection #mauvaises_odeurs #mise_en_demeure #mortalité #multinationale #nuisances_olfactives #odour_live #Philippe_Le_Méhauté #plerneuf #ploufragan #préfecture #puanteur #saint_brieuc #saint-brandan #saint-donan #volaille

    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • #Google_Maps ha cancellato le recensioni delle carceri dell’Ice, togliendo voce ai rinchiusi

    La piattaforma ha fatto sparire le #reviews dalle pagine di tutti i 117 centri di detenzione dell’agenzia governativa e ha disattivato la possibilità di pubblicarne di nuove. Secondo un’indagine della ricercatrice Muira McCammon, quei commenti rappresentavano una rara raccolta di testimonianze dirette di detenuti e familiari su condizioni e violazioni patite. La rimozione silenzia uno spazio di denuncia pubblica e può far perdere prove utili per futuri processi.

    Google Maps ha cancellato e disattivato le recensioni dei centri di detenzione dell’Ice scritte dalle persone rinchiuse lì dentro e dai loro familiari. Con il pretesto di proteggere la reputazione di un’istituzione pubblica la multinazionale ha quindi eliminato contenuti giudicati non coerenti alle “linee guida aziendali”, rimuovendo di fatto potenziali elementi di prova a carico dell’agenzia del governo statunitense che si occupa di immigrazione e che è responsabile di sistematiche violazioni di diritti umani, omicidi e della deportazione di quasi 360mila persone dal 2025 a oggi.

    Lo ha fatto emergere un paper pubblicato a giugno di quest’anno da Muira McCammon, ricercatrice di Comunicazione istituzionale e digital culture presso l’Università di Tulane, a New Orleans, che ha raccolto e analizzato 1.636 recensioni di 26 strutture detentive che, nell’agosto 2025, quando ha iniziato la ricerca, non erano ancora state censurate.

    “La decisione di disattivare l’accesso all’intero archivio delle recensioni dimostra chiaramente che Google sta decidendo quali narrazioni possano essere visibili e, di conseguenza, quali possano avere valore”, spiega McCammon ad Altreconomia, che ritiene che le reviews di Google Maps non siano dei semplici commenti ma costituiscono una raccolta di testimonianze sulle condizioni di detenzione e sulle violazioni di diritti all’interno dei centri.

    Il lavoro di ricerca, ripreso negli Stati Uniti da The Intercept, ne riporta alcune. “Questa è stata una delle esperienze più difficili e disumanizzanti della mia vita -ha scritto un ex detenuto finito nelle mani dell’Ice-. Che cosa succede dentro strutture come questa deve essere visto e capito per quello che è davvero, non un semplice centro di detenzione, ma una vera e propria prigione”.

    Altri utenti hanno invece denunciato le condizioni igieniche e il trattamento ricevuto: “Il posto è infestato da scarafaggi che strisciano su tutto il corpo dei detenuti”, “Pessima esperienza ho speso due mesi in questo inferno, il 99% dello staff è crudele e razzista”.

    Anche alcuni familiari hanno lamentato difficoltà nella comunicazione con l’interno della struttura: “Non si riesce a sentire il detenuto quando fai una chiamata”.

    Questi commenti tuttavia non sono più leggibili online. Quando McCammon ha iniziato la sua analisi nel 2025 Google aveva già disattivato la possibilità di scrivere recensioni in 91 strutture su 117, eliminando anche quelle esistenti. La censura è continuata e dopo che, a luglio 2026, diversi giornali statunitensi -tra cui il San Francisco Standard e, appunto, The Intercept– hanno segnalato il suo paper anche i commenti sotto le restanti strutture sono stati disattivati.

    “Può essere che l’Ice in futuro, e con un governo diverso, venga chiamata a rispondere delle proprie azioni davanti alle corti, se così fosse avremmo perso un’importante fonte di prove”. Non solo, la ricercatrice esprime “forti preoccupazioni che chi ha scritto le recensioni possa essere rintracciato e subire dei controlli da parte dell’Ice”.

    Spesso le reviews di Google Maps sono uno dei pochi mezzi che detenuti e familiari hanno per raccontare e informarsi su cosa succede all’interno, continua McCammon. Questo perché “molte delle persone che transitano nei centri di detenzione non hanno le conoscenze o i mezzi necessari per capire a chi rivolgersi per far sentire la propria voce e contestare l’istituzione. Oltre al fatto che è molto raro che un’agenzia o un ente statale apra altre vie di comunicazione ufficiali come delle consultazioni pubbliche”.

    Google aveva giustificato in precedenza l’eliminazione delle recensioni dei centri detentivi e delle stazioni di polizia in un articolo pubblicato sul suo blog aziendale The Keyword nel novembre 2023. L’azienda ha detto di applicare una “protezione a lungo termine” per i luoghi in cui le persone si recano senza una scelta deliberata (come le prigioni) o quelli che sono accessibili solo al personale autorizzato (come le stazioni di polizia). In questi casi i contributi degli utenti sono ritenuti costantemente “inutili, dannosi o fuori tema”.

    Per McCammon però questa giustificazione lascia dei dubbi: “Non è chiaro in che misura l’Ice si coordini o influenzi le scelte di Google”. E, spiega, “più in generale in molti casi è difficile capire se le informazioni presenti nelle pagine di Google Maps delle carceri siano gestite direttamente dall’agenzia governativa”.

    Interpellata più recentemente dal San Francisco Standard, la società ha ammesso di aver disattivato le recensioni relative ai centri Ice ma che ciò “non era legato a una richiesta del governo”. Tuttavia non c’è modo di verificarlo, considerato che spesso gli accordi tra le aziende tecnologiche e l’amministrazione Trump non sono affatto trasparenti.

    L’esistenza di un controllo da parte del governo sui contenuti online non sarebbe peraltro una novità: solo lo scorso ottobre Donald Trump ha ottenuto da Apple la rimozione della app “IceBlock” che serviva per segnalare gli avvistamenti di agenti Ice. Google stessa è già parte di accordi di collaborazione con l’amministrazione, come quello concluso a fine aprile 2026 con il dipartimento della Difesa per l’utilizzo dell’intelligenza artificiale in operazioni classificate.

    In ogni caso la società non ha preso ad oggi una posizione ufficiale sulla gestione dell’immigrazione e dei centri detentivi Ice e si è limitata a inquadrare le recensioni in un discorso di problemi puramente tecnici e commerciali invece di riconoscere che possano essere atti di contestazione politica e democratica da preservare.

    “Quello che spero è che anche in altri Stati fuori dagli Usa ci si ponga lo stesso problema, considerato che Trump sta collaborando con governi di tutto il mondo per creare, di fatto, ulteriori strutture di detenzione e potrebbero esserci Paesi che hanno già incentivato Google a disattivare le recensioni -conclude McCammon-. Ed è molto difficile documentarne l’assenza”.

    https://altreconomia.it/google-maps-ha-cancellato-le-recensioni-delle-carceri-dellice-togliendo
    #censure #ICE #détention_administrative #rétention #USA #Etats-Unis #témoignage #témoignages #effacement #silenciation #preuves #cartographie

    • Google Is Censoring Reviews of ICE Detention Centers

      In the past year, Google Maps was deleting all the reviews for dozens of ICE jails, a new study found.

      While they’re not as common as reviews for cafes and dry cleaners, reviews have poured into Google Maps by the thousands for the growing network of jails operated by U.S. Immigration and Customs Enforcement. The reviews have come from internet users sharing their often harrowing experiences in the detention facilities.

      Google then purges these reviews and blocks the ability to write new ones, according to newly published research.

      “Google actively suppresses carceral information, narratives, and digital trace data related to the U.S. Immigration and Customs Enforcement’s (ICE) detention facilities,” wrote Muira McCammon, a professor at Tulane University’s Department of Communication who has been scraping and analyzing self-reported accounts of ICE imprisonment posted to Google Maps since last year.

      Much of this record is now permanently deleted, erasing detailed testimony of people ingested by the U.S. deportation machine.

      Last August, McCammon aggregated 1,636 posts from 26 different ICE facilities where Google still allowed users to post reviews and discovered there were 91 other immigration jails on Google Maps with no reviews.

      “Google had already turned off reviews for the remaining 91 facilities,” McCammon told The Intercept. “Almost all of the Google reviews that I originally collected in 2025 are now no longer available.”

      Only four ICE facilities appear to still permit reviews on Google Maps, she said.

      Pulling the reviews has come with no public notice or explanation.

      In 2023, Google said in a corporate blog post that it reserved the right to delete Maps reviews for locations that are “consistently unhelpful, harmful, or off-topic. This includes places that people go to without choice or places only accessible to people stationed or assigned there—such as police stations and prisons.”

      Unhelpful to whom, however, is unclear: While some of the reviews in question were statements of protest that could have been left by anyone, many appeared to come from people directly affected by ICE. They described a variety of issues that would be of great material interest to anyone detained in the facilities or for people close to them.

      “Reviews help people make decisions on where to go,” Google spokesperson Genevieve Park said in a statement, “and we don’t show reviews on several categories of places where people go without choice,” citing the company’s policy of removing Google Maps reviews that are “unhelpful, harmful, or off-topic.”

      In the past, Google has complied with requests to censor speech about ICE. In 2025, the company blocked Android users from downloading ICEBlock, an app that alerted people to crowdsourced sightings of ICE agents.

      Asked if the Department of Homeland Security, ICE’s parent agency, had communicated with Google about the reviews, Park said the takedowns were “unrelated—it was about enforcing our policy that prohibits reviews for places that people go to without choice.”

      In a statement to The Intercept, a spokesperson for DHS denied that ICE requested any reviews of detention facilities be removed.

      “Being in detention is a choice,” the Homeland Security spokesperson said, citing the department’s program to encourage an app-based system for self-deportation.

      Many of the reviews McCammon aggregated were from despairing friends and relatives.

      “My friend’s dad was sentenced to one month in jail,” read one review. “He served the time and then was moved to this facility for another 3 months. How is it not illegal to hold someone 3x longer than what they were sentenced to serve?”

      A Spanish language review McCammon collected read, “You can barely hear the detainee when you make a phone call.”

      Other posts reflect what apparent former detainees described as poor conditions, such as “The place is infested with roaches crawling all over the inmates body there,” or “Very bad experience i spent 2 months in this hell . . . 99% of staff is cruel and racist.”

      One reviewer said many detainees weren’t able to communicate with ICE staff because of the language barrier:

      I stayed there for more than a month. The food there was okay, but very unpalatable. They were all very kind. Due to the language barrier, there was a big barrier to communication. I felt that most people couldn’t express their thoughts and needs. Why didn’t they have a translator? ! Even if it’s not expensive. The air conditioner there was very cold, and many people, including me, caught cold from the cold. Even so, they were unwilling to turn up the air conditioner temperature. When I slept at night, I only had a thin blanket to cover myself, and it felt very cold.

      Although Google’s stance appears to be that the censorship is based on a common-sense, consumer-centric view of Google Maps’ purpose, McCammon argues in her paper that these are essentially political decisions, made by “suppressing the circulation of carceral information and counter-narratives [and] calling into question how the company approaches the ideology of search, when it concerns the reputation of the U.S. administrative state.”

      https://theintercept.com/2026/07/20/google-maps-reviews-ice-detention-centers

    • “You can call it whatever you like, but this is a prison”: A sociotechnical audit of US Immigration and Customs Enforcement Google reviews and ratings

      An informed citizenry is thought to be key to democratic accountability, yet the question of where people can go online to evaluate the US administrative state is a sociotechnically complex one. Drawing on the lens of governmentality, this research argues that in its moderation of ratings and reviews, Google actively suppresses carceral information, narratives, and digital trace data related to the US Immigration and Customs Enforcement’s (ICE) detention facilities. It interrogates Google’s role in shaping the visibility of carceral institutions through content moderation. The study draws on a scraping audit of Google reviews of ICE detention facilities. The governmentality employed by Google shows how search engines can—on an ad hoc basis—limit attempts to circulate carceral narratives. Though this study focuses on carceral institutions in the United States, the method is transferable to other jurisdictions, including to countries, whose governments are now co-producing carceral infrastructure at the request of the Trump administration.

      https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/14614448261445062

  • Who Could Stop the .ORG Sale? PIR, ICANN and the Legal Entities
    https://btw.media/en/who-could-stop-org-sale-pir-icann-ethos-capital

    Summary

    – The proposed acquisition did not place one indivisible “.ORG sale” before a single global decision maker. The transaction parties controlled the Equity Purchase Agreement and its termination; corporate bodies controlled their own approvals; #Pennsylvania authorities controlled the proposed conversion of #PIR from a nonprofit corporation to an LLC; #ICANN controlled consent under section 7.5 of PIR’s Registry Agreements; and enforceable post-closing safeguards required a separate contract amendment.
    – Registrants, civil-society organisations, governments and accountability claimants could supply evidence, create political and legal risk, and test ICANN’s procedure. They could not cast ISOC’s corporate vote, issue a Pennsylvania approval, sign a Registry Agreement amendment or deliver ICANN’s contractual consent.
    – ICANN’s leverage came from the registry contracts, not ownership of PIR. Section 7.5 provided that a consummated change of control could not be voided by ICANN, but a reasonably withheld consent could expose the Registry Agreements to termination. ICANN acted before the extended deadline at which silence could have become deemed consent.
    – The enforceable outcome was a contractual refusal followed by private-law termination. ICANN did not cancel the Equity Purchase Agreement, Pennsylvania did not reject the conversion on the merits, the California Attorney General did not issue an injunction, and no reassignment, redelegation or transaction-related root-zone act occurred.

    Quelque chose se passe concernant les domaines .org ... ... ...

    Imogen - Mastodon
    https://mstdn.social/@HopelessDemigod/117093565704523588

    At the end of last week, the Internet Society (#ISOC) announced that it has sold the rights to the .org registry for an undisclosed sum to a #private_equity company called #Ethos_Capital. The deal is set to complete in the first quarter of next year.

    More recent decisions by ICANN also had a significant bearing on the decision to sell the .org registry.

    Decisions like this is why I’ve hated ICANN for 26 years.

  • ICE wants to give agents electrified gloves that shock people
    https://www.theverge.com/policy/979010/ice-agents-electric-shock-gloves

    Immigration and Customs Enforcement (ICE) is aiming to spend up to $20 million on equipping officers and agents with specialized gloves that deliver painful electric shocks. These plans were outlined in a notice published by the Department of Homeland Security on Monday, with an unspecified quantity of the devices set to be delivered by March 2027.

    The electrified handwear outlined in the contract is the CTG 5 GLOVE (Generated Low Output Voltage Emitter), which manufacturer Compliant Technologies refers to as a CD3 (Conductive Distraction and De-escalation) device. Compliant Technologies describes it as “a great, humane, low-optics, de-escalation solution” that is “usually effective in bringing individuals into compliance in less than three seconds.”

    #le_progres_fait_rage

  • Paprius icon set gets first update in a over year with 80+ new #Icons
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/08/paprius-icon-pack-sees-first-update-in-a-year-with-80-new-icons

    Fan of the the Papirus icon theme will be pleased to hear there a new update – the first since May 2025. For #papirus’s first update in 2026 (the tardiness of which its maintainer, Serhii Yeremenko, apologises) brings over 80 new icons or updated icons spanning apps, games and user-interface icons, plus new file mimetypes and revised symlinks. Frequent updates are why Papirus icons are popular with Linux users, and have been for such a long time. Often, Linux icon packs debut with a big bang, the momentum fuels a few revisions but then things go quiet as people and maintainers move […] You’re reading Paprius icon set gets first update in a over year with 80+ new icons, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Eye_Candy

  • Les États africains doivent refuser de se rendre complices de l’#ICE
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/tribune-politique-americaine

    La République centrafricaine fait partie des 13 pays d’Afrique subsaharienne connus pour avoir signé un accord d’expulsion de force vers un pays tiers avec les États-Unis – rejoignant ainsi le Burundi, le Cameroun, le Cap-Vert, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, le Ghana, le Libéria, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan du Sud et l’Ouganda. Ces accords avec des pays tiers permettent au gouvernement américain d’expulser de force de son territoire les personnes qu’il souhaite voir partir – y compris celles dont la procédure d’immigration est en cours et qui bénéficient d’une protection juridique empêchant de les renvoyer dans leur pays car elles risquent d’y être torturées.

  • Face aux feux en #Amazonie, les autochtones deviennent sapeurs-pompiers

    Au #Brésil, un réseau de brigades de sapeurs-pompiers s’est créé pour agir contre les feux, brûlant de millions d’hectares de #forêt chaque année. Beaucoup sont issus de communautés autochtones.

    6 h 15 du matin, le Janderson Felipe démarre et commence à remonter la rivière Tapajós. Les hamacs et leurs occupants encore endormis se balancent. À l’étage du dessous, les locataires du dortoir, tout près du moteur, se mettent à vibrer.

    La mission dans laquelle s’est engagée la vingtaine de Brésiliens à bord est organisée par le Réseau de brigades du Bas-Tapajós, comprenant des « brigadistas » (sapeurs-pompiers) volontaires, autochtones, communautaires et institutionnels. Ensemble, ils font le tour des communautés de la réserve extractiviste Resex Tapajós-Arapiuns [1], gérée par l’Institut Chico Mendes de conservation de la biodiversité (ICMBio). Objectif : faire de la prévention sur les incendies pendant la saison la plus à risque de l’année.

    Au deuxième jour de leur tournée d’une semaine, l’embarcation s’arrête dans la communauté de Cabeceiro do Amorim. À l’ombre des manguiers et des hévéas, la réunion démarre. Maria-Alice Bizam, agente de l’ICMBio, demande aux habitants leurs souvenirs des incendies qui ont touché le territoire. 1998 a été le premier feu marquant. En 2010, un autre est entré dans le village. « Vous vous souvenez de celui de 2015 ? » demande Maria-Alice. Un quart de la Resex, soit plus de 45 000 hectares, avait été réduit en cendres.

    Vivre avec le feu

    Aussi destructeur soit-il, le feu est un élément essentiel du quotidien des habitants de la réserve, qui cuisinent avec tous les jours et l’emploient pour faire leurs cultures sur brûlis. C’est l’un des facteurs des incendies, derrière les feux liés à l’accaparement des terres, la spéculation foncière et les incendies d’origine agricole.

    « On n’est pas là pour vous l’interdire, insiste Tainan Kumaruara [2], brigadière autochtone, mais pour vous rappeler les bonnes pratiques et éviter de perdre le contrôle. »

    Parmi les pratiques rappelées : créer une zone coupe-feu de 3 mètres de large minimum autour de ses cultures, réaliser le brûlis en groupe et en fin d’après-midi quand les températures baissent, faire des départs de feu à contrevent, qui laissent une porte de sortie aux espèces animales… La réunion permet aussi de constater l’évolution des pratiques due au changement climatique : les anciens démarraient le brûlis autour de midi, aujourd’hui, il faut attendre 17 heures quand le soleil est moins fort.

    Le travail du Réseau de brigades du Bas-Tapajós s’appuie sur la gestion intégrée du feu, qui combine les pratiques traditionnelles et modernes pour réduire les risques. « Une partie essentielle de notre travail n’est pas le combat, mais la prévention », insiste Tainan Kumaruara.

    Selon le Panel scientifique pour l’Amazonie (SPA), la gestion intégrée du feu, en impliquant les populations locales, les mieux placées pour connaître le territoire, réduit grandement le risque d’incendies incontrôlables. Sur les 13 sapeurs-pompiers institutionnels de l’ICMBio, 10 ont été recrutés dans la Resex. Dans les autres brigades, tous sont des locaux.

    « L’affaire de tous »

    La majorité des pompiers présents ce jour sont volontaires. Ce qui les anime : « L’amour pour le territoire », répondent-ils chacun à leur manière. « C’est notre maison et nous n’en avons qu’une seule, dit José Martins Da Silva, en battant la terre sous sa botte, la main sur le cœur. Si on la perd, où ira-t-on ? »

    Lui a perdu son grand-père dans les flammes lors d’un brûlis incontrôlé. Tainan Kumaruara, brigadière autochtone, s’engage pour ses enfants, « pour qu’ils puissent grandir sur un territoire préservé ». Ses yeux sont soulignés par un trait noir horizontal et un trait vertical sous la bouche.

    Les habitants prennent la parole pour exprimer leurs besoins et leurs questionnements. Parmi les problèmes relevés, les conflits de voisinage qui débouchent parfois sur des incendies criminels. Le brûlage des ordures (aucun système de collecte n’est mis en place par la préfecture de Santarém dont ils dépendent) peut aussi provoquer un incendie et génère des tensions.

    « Dans ma communauté, c’était comme ça aussi, confie Marlisson Castro. Avant, si mon voisin n’arrivait pas à contrôler son brûlis, c’était son problème. Mais c’est faux, si un incendie démarre, c’est l’affaire de tous. » En filigrane, l’équipe de sapeurs-pompiers tente de motiver les communautés à créer leur propre brigade. L’ICMBio propose des formations gratuites chaque année.

    Dans l’après-midi, trois « brigadistas » partent enregistrer les coordonnées GPS des parcelles qui seront brûlées après la période d’interdiction (le mois d’octobre étant trop sec). Ces données serviront ensuite à l’ICMBio, qui surveille quotidiennement par satellite les points de chaleur apparaissant dans la Resex. « Si cela provient d’un brûlis autorisé, on est plus tranquille », explique Maria-Alice Bizam, agente du ICMBio et responsable de la logistique de cette mission.
    Une réponse mieux coordonnée

    Contrairement aux idées reçues, le sol amazonien, constamment lavé par les pluies, est pauvre en nutriments. Le brûlis produit des cendres qui fertilisent ainsi naturellement une parcelle. Celle-ci est ensuite cultivée 1 ou 2 ans puis laissée au repos huit ans en moyenne, le temps qu’une végétation assez dense repousse.

    De retour sur le bateau, Maria-Alice Bizam regarde son téléphone en se rongeant les ongles. Un point rouge apparaît sur son application de surveillance satellitaire, symbolisant un point de chaleur détecté, mais qui ne correspond pas à un brûlis déclaré. Sa camarade Soeli Nobre Da Costa, qui appartient à la brigade la plus proche de la zone concernée, sollicite ses contacts et trouve un riverain pour aller voir ce qu’il en est. La vidéo qu’il envoie montre un incendie en bord de rivière. Avec le vent sec et chaud de cette saison, le risque est grand que le feu se dirige vers la forêt. Un escadron de sept sapeurs-pompiers est envoyé sur place. Temps de trajet estimé : deux heures en petit moteur.

    Quand ils reviennent de nuit, leur mine fatiguée, mais souriante, indique que l’opération a réussi. « On a créé une ligne coupe-feu préventive à même le sol et abattu un arbre qui avait pris feu », relate Francisca Eloide Lima, de la brigade d’Alter-do-Chão, qui a dirigé l’opération.

    Les deux dernières années ont été mortifères pour l’Amazonie, notamment en raison du phénomène El Niño qui a entraîné une sécheresse intense. En 2023, 10,7 millions d’hectares ont été réduits en cendres dans la seule partie brésilienne, puis 15,6 millions en 2024. C’est plus du double de la moyenne historique enregistrée par MapBiomas, une structure collaborative cartographiant le pays.

    Au niveau local, 2023 a été désastreux. Les pompiers se sont mobilisés lors d’une mission interminable de 49 jours. L’incendie survenu dans la Resex a même nécessité l’envoi d’un hélicoptère. En 2024, bien que le risque était accru, les feux ont été mieux maîtrisés.

    Pour Daniel Gutiérrez Govino, l’un des fondateurs de la brigade d’Alter-do-Chão, cela est dû à la meilleure organisation des différentes brigades locales et à l’implication plus grande des habitants, nécessitant moins de dépenses publiques : « On est passé de 3,3 millions de réais de dépenses publiques en 2023 dans la lutte incendie à 50 000 réais en 2024 », soit de 517 000 à 8 000 euros environ.

    Au troisième jour de leur mission, les « brigadistas » rendent visite à la communauté Cabeceira do Quena. Ici, les habitants se rappellent avec effroi comment un incendie a traversé leur village en 2010. « Une grande dévastation », se désole une habitante racontant comment, avec d’autres villageois, elle a tenté de protéger les maisons et les voisins.

    « Les arbres dont les fruits nourrissaient les poissons ont brûlé, on s’est retrouvés sans rien, se souvient un pêcheur. Si la nature est ravagée, tout est fini. On ne va pas manger de la cendre. »

    Après une matinée de discussions, les sapeurs-pompiers volontaires repartent souriants et plus unis. L’espoir est grand que ces villageois mettent en place une brigade. Une nouvelle équipe qui renforcerait les rangs de ces pompiers, véritables gardiens de leur territoire.

    https://reporterre.net/Face-aux-feux-en-Amazonie-les-autochtones-deviennent-sapeurs-pompiers

    #feu #incendie #peuples_autochtones #auto-gestion #Resex_Tapajós-Arapiuns #prévention #Cabeceiro_do_Amorim #éducation #formation #brûlis #gestion_intégrée_du_feu #réduction_des_risques #ICMBio #volontariat #volontaires #brigades #brigades_locales #Cabeceira_do_Quena

  • [Info « Splann ! »] #Pollutions d’Imerys #Glomel : la #préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières
    https://splann.org/imerys-glomel-prefecture-gestion-eaux

    Après plusieurs déversements d’eaux contaminées hors de la #mine d’andalousite de Glomel (22), l’État somme #Imerys de revoir son système de gestion des eaux. Les associations jugent la décision insuffisante. L’article [Info « Splann ! »] Pollutions d’Imerys Glomel : la préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #acide_sulfurique #Andalousite #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #crazius #Douar_Bev #dreal #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #hydrologie #icpe #industrie #jean-yves_jégo #minerais #mines #multinationale #Nicolas_Forray #parquet_de_saint-brieuc #pollution #risques_industriels #rivière

  • #detenzione_amministrativa negli Stati Uniti? Tra chi ci lucra e come si resiste
    https://radioblackout.org/podcast/detenzione-amministrativa-negli-stati-uniti-tra-chi-ci-lucra-e-come-s

    Nella puntata di oggi di Harraga (in onda ogni venerdì dalle 15 alle 16 su Radio Blackout) parliamo della detenzione amministrativa negli Stati Uniti, un tema centrale per capire come la macchina del #razzismo istituzionalizzato dell’amministrazione Trump – dalle retate #ice nelle strade alla detenzione – si muova nel cuore del capitalismo. Dopo aver raccontato […]

    #cpr #USA
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/harraga26.6SITI-1.mp3

  • Craig Mokhiber sur X :
    https://x.com/CraigMokhiber/status/2081166707180306458

    #ICC

    La #CPI n’a désormais plus que deux chemins devant elle : soit elle exigera que les États de la CPI agissent immédiatement individuellement et collectivement pour exécuter les mandats d’arrêt contre Netanyahu et Gallant, émettre les mandats supplémentaires contre d’autres hauts responsables israéliens, ajouter l’accusation supplémentaire de génocide, et agir en vertu de l’article 70 pour punir les acteurs américains, britanniques et israéliens qui ont entravé la justice, soit la Cour s’éteindra comme une mèche humide et cessera d’exister. Oui, cela demandera du courage. Mais aucun autre choix ne sauvera désormais la légitimité de la Cour.

    L’axe États-Unis-Israël veut leur chute. La CPI se dressera-t-elle et combattra-t-elle, ou marchera-t-elle en silence vers le gibet ? Il n’y a pas d’autres options. Et c’est maintenant ou jamais.

  • Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/22/le-mexique-depose-plainte-aux-etats-unis-apres-la-mort-de-migrants-aux-mains

    Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025.
    LeMonde avec AFP
    Le Mexique a déposé des plaintes pénales aux Etats-Unis pour la mort de Mexicains placés en détention ou tués lors d’opérations menées par les autorités de ce pays, a annoncé le gouvernement, mercredi 22 juillet. La présidente, Claudia Sheinbaum, avait annoncé ces plaintes le 9 juillet.Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes (ICE) ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025. Il avait promis lors de sa campagne d’expulser des millions de ressortissants étrangers en situation irrégulière.
    La diplomatie mexicaine a détaillé dans un communiqué avoir déposé 20 plaintes – huit auprès de procureurs d’Etat et 12 auprès de procureurs de comté – dans les juridictions où les décès sont survenus, dans les Etats de l’Arizona, de la Californie, de la Floride, de la Géorgie, de l’Illinois, de la Louisiane, du Missouri et du Texas.
    L’ambassadeur du Mexique aux Etats-Unis, Roberto Lazzeri, a « demandé que chaque affaire soit élucidée » lors de réunions avec le département de la sécurité intérieure (DHS) et l’ICE, est-il précisé dans le communiqué. Lors de ces rencontres, M. Lazzeri a également « transmis les préoccupations » du Mexique concernant les conditions dans les centres de détention pour migrants, a fait savoir le ministère des affaires étrangères.Le chef de la diplomatie mexicaine, Roberto Velasco, a également demandé au haut-commissaire de l’Organisation des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, de solliciter des informations aux Etats-Unis sur ce sujet et de formuler des « recommandations techniques pour prévenir des faits de cette nature ». Le gouvernement de Claudia Sheinbaum a toutefois écarté l’idée que ces plaintes puissent affecter la relation vitale du Mexique avec les Etats-Unis, au moment où se déroule la négociation pour la révision du traité de libre-échange nord-américain, l’Aceum (USMCA en anglais), qui a remplacé l’Alena en 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#politiquemigratoire#expulsion#ICE#sante#mortalite#droit#detention

  • Exclusive: President of ICC oversight body confirms no finding of retaliation by Khan
    Sondos Asem | Published date: 21 July 2026 | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/exclusive-president-icc-oversight-body-confirms-no-retaliation-by-pro

    The president of the International Criminal Court’s oversight body, the Assembly of States Parties, wrote to member states last week to confirm that no retaliation allegations made against Chief Prosecutor Karim Khan have been established by members of the executive bureau.

    Paivi Kaukoranta confirmed in a letter dated 17 July that the 21-member bureau had failed to reach the required majority to confirm any finding of misconduct in relation to retaliation allegations brought by two members of Khan’s office staff during the UN-led investigation.

    Kaukoranta, a Finnish diplomat, made a decision to outsource the misconduct probe into Khan to the UN’s Office of Internal Oversight Services (OIOS) in November 2024.

    The chief prosecutor also faced a complaint of alleged sexual misconduct as part of that investigation, after two internal investigations into the matter were opened and closed due to the complainant’s refusal to cooperate.

    The four allegations under investigation by the OIOS, according to court documents seen by MEE, comprised a complaint by a woman in Khan’s office regarding “unwelcome conduct of a sexual nature” and abuse of authority, as well as three allegations of retaliation against members of his office. (...)

    #CPI #ICC

  • Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/15/donald-trump-demande-a-l-ice-de-maintenir-ses-controles-routiers-suspendus-a

    Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de la police de l’immigration font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives.
    Le Monde avec AFP
    Les Etats-Unis font de nouveau volte-face quant au sort de la police de l’immigration américaine (ICE). Donald Trump s’en est pris, mercredi 15 juillet, à la décision de cette dernière de suspendre ses contrôles routiers, après la mort de deux personnes tuées par des agents en moins d’une semaine. La veille, le ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) avait en effet interrompu les contrôles routiers de cette agence fédérale, au lendemain de la mort d’un Colombien, abattu dans le Maine au volant de sa voiture. La semaine dernière, un Mexicain avait également été tué par un agent de l’ICE au Texas alors qu’il conduisait sa camionnette. « Nous ne pouvons PAS renoncer à l’un des outils les plus importants et les plus efficaces de l’ICE dans la lutte contre la criminalité : LES CONTRÔLES ROUTIERS ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, mercredi matin.
    « Dès que nous le ferons, nous ferons exactement le jeu des criminels. Les “Dumocrats” [un jeu de mots péjoratif visant les démocrates] de la gauche radicale aimeraient que cela arrive, mais cela ne se produira pas sous ma présidence, a-t-il poursuivi. ICE, agissez avec discernement, équité et intelligence, et reprenez votre travail si important. » S’exprimant devant la presse, mardi, à la Maison Blanche, le conseiller de Donald Trump sur l’immigration, Tom Homan, avait confirmé qu’une « pause » était en cours concernant les contrôles routiers, tout en affirmant que cette méthode était efficace et serait rétablie.
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives, ayant notamment provoqué la mort par balle de deux citoyens américains en janvier à Minneapolis. Des organisations de défense des droits ont identifié la victime de la fusillade de lundi à Biddeford, dans le Maine, comme étant Joan Sebastian Guerrero, un livreur colombien âgé de 26 ans et autorisé à travailler aux Etats-Unis. Il y vivait avec son épouse et leur fille de 3 ans. Le président colombien Gustavo Petro, critique virulent de la politique migratoire de Donald Trump, a qualifié cette mort de « meurtre ». Dans la fusillade survenue la semaine dernière au Texas, les autorités de l’immigration ont affirmé que Lorenzo Salgado, 52 ans, avait tenté de renverser un agent de l’ICE avec son véhicule, une version contestée par plusieurs témoins

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante

  • ICE, la police fédérale américaine de l’immigration, fait une nouvelle victime et provoque la colère dans le Maine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/14/etats-unis-ice-la-police-federale-de-l-immigration-fait-une-nouvelle-victime

    ICE, la police fédérale américaine de l’immigration, fait une nouvelle victime et provoque la colère dans le Maine
    Joan Sebastian Guerrero, un Colombien de 26 ans, a été tué lundi 13 juillet à Biddeford. Il aurait été confondu avec un autre objectif des agents fédéraux, tout comme Lorenzo Salgado Araujo, mort dans des conditions similaires à Houston, le 7 juillet.
    Par Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
    Pour la deuxième fois en six jours, l’ICE, la police de l’immigration américaine, a tué un homme au volant de sa voiture, au cours d’une intervention dont il n’était pas la cible initiale. Joan Sebastian Guerrero, un Colombien de 26 ans, a été abattu lundi 13 juillet au matin par des agents fédéraux à Biddeford (Maine), dans le nord-est des Etats-Unis. Sa mort intervient après celle de Lorenzo Salgado Araujo, dans des circonstances similaires, à Houston (Texas), le 7 juillet. Les faits se sont déroulés au petit matin, dans cette ville côtière, non loin de la capitale du Maine, Portland. « L’ICE effectuait une surveillance ciblée à la dernière adresse connue d’un étranger en situation irrégulière visé par une ordonnance définitive d’expulsion. Un étranger en situation irrégulière a quitté la résidence à bord d’un véhicule. Les agents de l’ICE ont tenté de procéder à l’interception du véhicule. Le véhicule a essayé de prendre la fuite et, craignant pour la sécurité publique, un agent a fait usage de son arme à feu », a expliqué le département de la sécurité intérieure (DHS), dans un communiqué de presse publié sur les réseaux, lundi soir, plus de douze heures après les faits.
    La communication autour de cette affaire a été pour le moins erratique. Le sénateur indépendant du Maine, Angus King, a informé les médias que Markwayne Mullin, le secrétaire à la sécurité intérieure, l’avait contacté pour lui annoncer que l’homme abattu faisait l’objet d’un mandat d’arrêt et d’une obligation de quitter le territoire. Avant de le rappeler pour se rétracter : la victime ne faisait l’objet d’aucune poursuite. Il a ensuite été identifié par la presse locale. Selon le Portland Press Herald, qui a interrogé des défenseurs des droits des migrants en contact avec la famille, Joan Sebastian Guerrero, marié et père d’une petite fille, disposait d’un permis de travail et d’un numéro de Sécurité sociale. Aucune vidéo montrant l’intégralité des faits à Biddeford n’a pour l’instant émergé. Sur des extraits récupérés lundi par le Bangor Daily News, un journal local, on peut voir des agents sortir d’un véhicule le corps inerte d’un homme, le plaquer au sol et lui passer les menottes dans le dos. Un témoin cité par Associated Press assure que Joan Sebastian Guerrero, couvert de sang mais encore conscient, aurait dit : « J’ai essayé de m’arrêter. »
    Dans son communiqué, le DHS assure que les secours ont été immédiatement appelés et que l’homme est mort des suites de ses blessures. Aucun des agents ne portait de caméra-piéton, alors que l’administration s’était engagée à généraliser cette pratique. L’enquête a été confiée à l’inspecteur général du DHS, en lien avec le FBI. Le scénario ressemble à celui de Houston, où les autorités poursuivaient d’autres suspects mais ont confondu les véhicules et ont pris en chasse Lorenzo Salgado Araujo. Ils assurent que l’homme, un Mexicain de 52 ans, a pris la fuite puis a tenté de se servir de son van pour les cibler, ce qui a justifié les coups de feu mortels de la part de l’ICE. Des membres de sa famille présents dans la voiture avec lui démentent formellement cette version, mais aucune caméra n’était en service.
    Les déclarations aléatoires de Markwayne Mullin ont provoqué la colère des élus locaux, notamment démocrates, outrés que la victime ait été mise en cause faussement dans un premier temps. « Ce nouveau développement rend cette tragédie encore plus troublante et révoltante, et il met en lumière la manière irresponsable et désordonnée dont sont menées les opérations de contrôle de l’immigration dans le Maine et à travers tout le pays. Cela doit cesser », a publié sur ses réseaux la gouverneure de l’Etat, Janet Mills. Markwayne Mullin a été nommé à la tête du DHS au mois de mai, après l’éviction de Kristi Noem, mise en cause pour sa gestion de la situation dans le Minnesota, où les agents fédéraux ont abattu deux Américains, Renee Good et Alex Pretti, dans le cadre d’une grande opération anti-immigration. Leur mort, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, avait provoqué un mouvement de révolte à Minneapolis-Saint Paul et avait contribué à rendre impopulaire la politique antimigrants de Donald Trump. Le Maine, où réside une grande communauté somalienne, à l’instar du Minnesota, fait partie des zones dans le viseur de Donald Trump, qui voue une détestation à cette diaspora. Des centaines de manifestants ont afflué à Biddeford pour protester, notamment devant les bureaux de Susan Collins, la sénatrice républicaine. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, 11 personnes sont tombées sous les balles des agents fédéraux anti-immigration, et 52 sont mortes en détention.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#sante#mortalite#droit

  • Seveso, anatomia di un disastro annunciato: cosa succedeva all’Icmesa prima del 10 luglio 1976
    https://irpimedia.irpi.eu/archivicriminali-disastro-seveso

    Una nube di diossina si alza dall’impianto chimico e avvelena la Brianza. Per 30 anni, però, ci sono stati segnali ignorati che facevano presagire la tragedia. Una storia nascosta tra gli archivi L’articolo Seveso, anatomia di un disastro annunciato: cosa succedeva all’Icmesa prima del 10 luglio 1976 proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Inquinamento #Lombardia

  • I deportati dell’#ICE in Guatemala
    https://www.youtube.com/watch?v=dT7s-3cwK1A

    Migliaia di persone nate in Guatemala e fermate in condizione «irregolare» dalle autorità statunitensi sono state rimpatriate senza alcun ritegno, separando famiglie e calpestando diritti fondamentali. Alcune di loro vivevano negli Usa da oltre 25 anni. La loro colpa? Lavorare e tentare di costruire per sé e i propri cari una vita migliore.

    Ecco come funziona il dispositivo razzista e inumano della polizia anti-migranti dell’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement).

    #migrations #déportation #USA #Guatemala #renvois #expulsions #Etats-Unis #vidéo #sans-papiers #rétention #détention_administrative #criminalisation_de_la_migration #Alcatraz #animalisation #séparation_de_familles

  • Zwischen Selbst-Bestärkung der von Armut Beschämten und der Ambivalenz eines viralen „Aufstands der Armen“ – Aktuelle Sozialpolitik
    https://aktuelle-sozialpolitik.de/2022/05/29/hashtag-ichbinarmutsbetroffen

    Lors ce qu’en 2022 une mère célibataire publie un tweet à propos de sa situation précaire (Attention à l’euphémisme !) et y ajoute un joli #hashtag (traduction : #jesuisconcernéparlapauvreté ) c’est l’engouement médiatique. On accorde même son moment de gloire à la pauvre mère et l’état lui octroie une fois deux cent Euros de prime d’inflation sippmémentaire.

    Quatres années passées il n’y a plus rien. Pas de site web, pas de campagne soutenue en faveur des laissés pour compte, aucun parti n’a fait son sujet de campagne de la pauvre mère et ses enfants. On est passé à d’autres thëmes plus urgents que le sort des millions de personnes sans voix.

    La pauvreté demeure. Elle n’est pas de la "news" ( not newsworthy ).

    Il est temps d’apporter une solution incontournable au problème.

    29.5.2022 von Stefan Sell - Hashtag #IchBinArmutsbetroffen auf Twitter: Zwischen Selbst-Bestärkung der von Armut Beschämten und der Ambivalenz eines viralen „Aufstands der Armen“

    Seit Mitte Mai kann man es auf Twitter beobachten und mit Hilfe des Hashtags #IchBinArmutsbetroffen auf Twitter verfolgen oder sich beteiligen: Seitdem berichten viele Menschen öffentlich aus ihrem Leben. Der Hashtag soll im Umfeld der Initiative (ar)-MUT – mit dem anspruchsvollen Motto „Raus aus der Nische – aber richtig“ – entstanden sein und wurde durchaus erfolgreich auf Twitter platziert, wenn man denn Erfolg erst einmal quantitativ bemisst. Der Anspruch der Initiative wird so selbst beschrieben: »ar-MUT steht für Bestärkung von Armutsbetroffenen sowie für Sensibilisierung und Aufklärung für Nichtbetroffene. Armut ist nach wie vor ein Thema das von Scham, Vorurteilen, Unwissen, Stigmatisierungen und falschen Vorstellungen davon begleitet wird. Umso wichtiger ist es, Wissen über strukturelle Armut, die Zahlen, die Hintergründe, den Alltag, die Folgen von Armut und Beschämung sowie darüber warum Armutsbekämpfung nur beschämungsfrei funktionieren kann, zu vermitteln.«

    »Was es mit Armut auf sich hat, warum es kein individuelles Versagen ist, wie sehr Sprache beschämen und ausgrenzen kann, welche Folgen das für Betroffene hat, was man unter struktureller Armut und sozialer Ungleichheit versteht und vor allem – warum es es so wichtig ist unsere lange antrainierten Bilder über Armutsbetroffene zu hinterfragen« – das versucht die Initiative voranzutreiben.

    „Es ist traurig, dass es überhaupt so viele arme Menschen gibt, aber wunderschön, dass sie sich endlich rauswagen und darüber reden“, sagt Daniela Brodesser von der Initiative. Sie wird zitiert in dem Beitrag Warum im Internet viele von ihrem Alltag in Armut erzählen von Okan Bellikli (auf Twitter unter @okbelli unterwegs), eine gute Zusammenfassung dessen, was um den Hashtag passiert.

    Mit Blick auf die Initiative, deren Website 2021 an den Start gegangen ist, berichtet Bellikli: »Vier Jahre zuvor fing Brodesser, damals selbst betroffen, auf Twitter an, über ihre Erfahrungen zu schreiben. „Entweder ich fange an, darüber zu reden oder ich resigniere komplett“, beschreibt sie einen damaligen „Kippunkt“ in ihrem Leben. Über mehrere Jahre habe sie zuvor gemerkt, wie sehr man anfange, sich zurückzuziehen, „weil man die ganzen Vorurteile kennt und sich immer wieder rechtfertigen muss“. Die Reaktionen auf Twitter gaben ihr eigenen Angaben zufolge Kraft, zeigten aber auch, dass viele Menschen bei dem Thema vorschnell Urteile fällen. Sie startete vor einigen Monaten deshalb eine Whatsapp-Gruppe für Betroffene als „Safe Space, wo keine Trolle und Beschämer hineinkommen und sie reden können, ohne niedergemacht zu werden“. Dort kam einer Nutzerin die Idee zu dem Hashtag.«

    Das, was sich nun unter dem Hashtag versammelt, wird in einem Teil der Medienberichterstattung durchaus aufgegriffen: „Armut ist keine Schande“: Wie Menschen auf Twitter mit einem Tabu brechen, so ist beispielsweise ein Beitrag von Maria Häußler überschrieben. Ihre Wahrnehmung dessen, was da seit einiger Zeit passiert: »Wer arm ist, versucht das oft zu verbergen. Doch auf Twitter outen sich in diesen Tagen immer mehr User unter dem Hashtag #IchBinArmutsbetroffen. Sie brechen das Tabu und erzählen ihre Geschichte, beschreiben also auch die Umstände, die sie in die Armut geführt haben. Darunter sind oft psychische Krankheiten, die Verantwortung für Angehörige mit Behinderung, ein Leben als Alleinerziehende. Die User wollen vor allem zeigen, dass Armut selten selbstverschuldet ist und jeden treffen kann.« Einigen Usern ist aufgefallen, wie oft eine Krankheitsgeschichte, darunter vor allem chronische Krankheiten, hinter den einzelnen Armutsgeschichten steht.

    Aber Häußler deutet zumindest am Ende ihres Beitrags auch an, dass es in den sozialen Netzwerken und gerade auch (?) auf Twitter eine Schattenseite gibt, mit der diejenigen, die ihre Twitter-Stimmen erheben, mehr oder weniger schnell konfrontiert werden: »Kommentare zu Spartipps unter den Tweets kommen gar nicht gut an. Inzwischen wird auch hitzig diskutiert, ob Studierende und Auszubildende von „echter“ Armut betroffen sind. Das hängt vor allem davon ab, ob die Eltern ihre Kinder unterstützen können.«

    Und man kann das hier dahingehend ergänzen, dass es keine Übertreibung ist, wenn man darauf hinweist, dass nicht wenige Menschen die Interaktionen, wenn sie denn auf Twitter ablaufen, als „toxisch“ bezeichnen. Oftmals werden die Betroffenen verbal übel angegangen in den Kommentierungen zu ihren Tweets. Und man braucht schon eine ganz eigene „Professionalität“ im Sinne einer ausgeprägten selektiven Wahrnehmung, um zu verstehen, was da zuweilen passiert (und von wem).

    Letztendlich sind wir hier schon angekommen bei einem Grunddilemma dessen, was nun erneut auf Twitter passiert: Zum einen kann es für die wirklich Betroffenen (also exklusive der „berufsmäßigen“ Beobachter und Akteuere der Armutsthematik, wenngleich die nicht selten das, was da von den Originalquellen vorgetragen wird, „natürlich“ für ihre Anliegen instrumentalisieren) durchaus eine bestärkende Wirkung haben, wenn ihnen der Hashtag vermittelt, dass sie mit ihrem ganz individuellen Leben und dessen Beschwernissen Teil eines größeren Kollektivs sind. Man steht nicht alleine vor den Belastungen und Herausforderungen. Zum anderen aber spiegelt sich die schon in der Vergangenheit in der Armutsforschung immer wieder beschriebene und trotz ihrer Unvermeidlichkeit auch kritisierte Individualisierung (oftmals problematisch potenziert mit einer Personalisierung und Moralisierung des Arm-Seins) in den zuweilen verletzenden, ja toxischen Kommentierungen der individuellen Tweets, die verheerend wirken (können), wenn man keine entsprechenden Abschirm- und Einordnungsfähigkeiten hat oder in der Vergangenheit herausbilden konnte.

    ➔ Wieso „erneut“? Gab es das schon mal so oder ähnlich? Okan Bellikli klärt uns auf: »Etwas Ähnliches gab es auch Ende 2018: Damals war über einen Artikel in der Wochenzeitung „Der Freitag“, geschrieben vom Journalisten Christian Baron, „#Unten“ entstanden. Unter diesem Hashtag äußerten sich ebenfalls auf Twitter viele zu ähnlichen Punkten. Seitdem hat sich nicht viel verändert.« Hier die Original-Quelle:
    ➞ Christian Baron (2018): Sie nannten uns Sozialhilfe-Adel, in: der Freitag, Nr. 45/2018: »Wenig Geld? Selber schuld. Faul. Dumm. Soziale Diskriminierung gehört in diesem Land zum Alltag. Zeit für einen Aufschrei.«

    Bellikli ergänzt mit Blick auf die (Nicht-)Wirkung: »Damals wie heute fand der jeweilige Hashtag seinen Weg in den Bundestag: Vor dreieinhalb Jahren erwähnte die damalige Linke-Fraktionsvorsitzende Sahra Wagenknecht „#Unten“ während einer Debatte, Mitte Mai wiederum las ihre Parteikollegin Janine Wissler Tweets zu „#IchBinArmutsbetroffen“ vor. Einen Unterschied gibt es aber: Anders als im Koalitionsvertrag der damaligen Regierung aus SPD und CDU/CSU kommt in der Vereinbarung der Ampelparteien der Begriff „Hartz IV“ vor – einmal. Und zwar in dem Zusammenhang, dass es durch ein sogenanntes Bürgergeld ersetzt werden soll, das „die Würde des und der Einzelnen achten, zur gesellschaftlichen Teilhabe befähigen sowie digital und unkompliziert zugänglich sein“ soll.« Wir werden sehen, was der Sommer bringt – denn den angekündigten Umbau von Hartz IV zu einem „Bürgergeld“ will der zuständige Bundesarbeitsminister Hubertus Heil (SPD) im Sommer mit einem Gesetzentwurf konkretisieren.

    Wieder zurück zur aktuellen Rezeption des Hashtags in den „klassischen“ Medien: »Von Armut betroffene Menschen werden auch in Deutschland traditionell verachtet. Scham wird dabei zu einer Waffe – die marginalisierte Menschen auch gegen sich selbst richten«, schreibt Samira El Ouassil in ihrer SPIEGEL-Kolumne unter der auf den ersten Blick positiv daherkommenden Überschrift #IchBinArmutsbetroffen: Warum der Hashtag so wirkmächtig ist. Sie weist darauf hin, dass der Hashtag #IchBinArmutsbetroffen von der alleinerziehenden Mutter »Finkulasa« in Gang gebracht wurde (auf Twitter unter @finkulasa unterwegs).

    WimalDie »Formulierung »von Armut betroffen« ist hier sehr wichtig, denn es geht eben nicht darum, arm zu sein, als sei es eine Eigenschaft, sondern man muss Armut als etwas begreifen, das einem widerfährt, als einen Schicksalsschlag. Und das ist vielleicht auch die Essenz dieses Hashtags: deutlich zu machen, dass Armut in verschiedenen Konstellationen jeden treffen kann. In den zahlreichen Schilderungen wird jedoch auf detaillierte Weise anschaulich, wie schwer es ist, hierzulande mit Hartz IV, Niedriglöhnen, Aufstockung oder einer geringen Rente ein würdevolles Leben zu führen.« Auch die Autorin sieht die Schattenseiten des Sprechens über Armut: »Denn jedes Mal, wenn ich irgendwo über Armut schreibe, können Sie Ihre Rolex darauf verwetten, dass etliche Kommentare darauf hinweisen, dass von Armut betroffene Menschen im Grunde doch immer auch selbst an ihrer Situation schuld seien. Von »Die sollen halt arbeiten gehen!« über »Warum geben sie sich nicht mehr Mühe beim Geld haben?« bis zu »Faul, drogensüchtig und dumm!« ist alles an ätzenden Erniedrigungen dabei. Von Armut betroffene Menschen werden auch in Deutschland traditionell verachtet, weil die unterstellte Disziplinlosigkeit, das angebliche Sichgehenlassen vielen hier geradezu als frech erscheint, stellt es doch die verteidigte Funktionalität einer Leistungsgesellschaft infrage.«

    Armut als Beleg eines individuellen Scheiterns, persönlichen Unvermögens oder aber eines Unwillens, mehr aus sich zu machen. »Um diesen Mythos erfolgreich aufrechtzuerhalten, kommt vor allem ein soziales Instrument zum Einsatz: Scham. Genauer: Beschämung. Ein Mechanismus, der zur Verhaltenskontrolle eingesetzt wird.«

    Die Beschämung funktioniert auf zwei Arten, die von Samira El Ouassil so beschrieben werden:

    »Die Beschämung ist ein fabelhaftes soziales Tool, um das Ideal der Eigenverantwortlichkeit aufrechtzuerhalten, denn sie führt zu einer gern gedrehten Armuts-Beschämungs-Spirale, die es ökonomisch abgesicherten Bürgerinnen und Bürgern einfacher macht, sich Armut – was? In Deutschland? Unmöglich! – nicht konkret vorstellen zu müssen. Durch sie entsteht die Wahrnehmungslücke einer naiven Elendsleugnung. Analog zum berühmten Konzept der Schweigespirale der Kommunikationswissenschaftlerin Elisabeth Noelle-Neumann funktioniert diese Armuts-Beschämungs-Spirale folgendermaßen: Eine Gesellschaft hält an der vorherrschenden These »Wer arm ist, der ist selbst dran schuld!« fest – vor allem in einem aufgeklärten, liberalen, prosperierenden Land.
    Auf Grundlage dieser gesellschaftlichen Ansicht werden einkommensschwache Menschen als randständig stigmatisiert, weshalb sie nicht darüber sprechen, weshalb sie unsichtbar bleiben und die Schicksale vieler in einer Schweigespirale des Sichgenierens verstummen; weshalb im wohlständigen Teil der Gesellschaft wiederum gedacht wird, dass es den meisten ja gut gehe – und sie folglich zum Schluss kommen: Wer arm ist, muss also selbst daran schuld sein! In einer Mischung aus Klischees über Arme, die auch in deutscher Unterhaltung und schlechter Berichterstattung transportiert werden, aber auch aus reiner, dumpfer Ignoranz und fehlender Verfügbarkeit, weil man die Gesamtheit an prekär lebenden Menschen ja nicht immer vor Augen hat, erkennt die Mehrheit der Gesellschaft das Problem nicht als ein gesamtgesellschaftliches an, sondern als individuelles Versagen einiger aus einer abseitigen Minderheit.«

    Zur Bekämpfung der Armut müsste neben ökonomischen Lösungen auch eine Entstigmatisierung erfolgen sowie eine Sichtbarkeit geschaffen werden, welche eine grundlegende Auseinandersetzung erzwingt. In diesem Kontext wird nun auch die Überschrift des Beitrags von Samira El Ouassil verständlich: »Deswegen ist der Hashtag in seiner Formulierung »Von Armut betroffen« auch so wirkmächtig.«

    Es gibt noch eine zweite Art der Beschämung:

    »Der zweite Hebel der Beschämung: Mit der Behauptung von Schuld und Faulheit, von Charakterschwäche und der potenziellen Möglichkeit, es ja aus eigenem Antrieb besser machen zu können, wenn man denn nur wollte, gibt man Menschen erfolgreich so lange die Schuld an der eigenen Armut, bis sie die Scham verinnerlicht haben und gegen sich selbst einsetzen; bis sie sich selbst für unzureichend und schwach halten, für nicht zugehörig und zu Recht in der aussichtslosen Position gelandet. Das heißt, zur ökonomischen Ausgrenzung kommt nicht nur eine soziale hinzu, die z.B. den Zugang zum Gesundheits- und Bildungssystem erschwert, sondern auch eine innerliche Selbstausgrenzung. Dieses Gefühl geht einher mit der Feststellung, dass man im tiefsten Inneren machtlos ist.«

    Daraus resultiert oftmals ein großes Problem: Die „Blockierung des Selbsthilfepotentials durch die Scham“ (vgl. Kurt Salentin: Nicht nur zu wenig Geld: Armut, Scham und die Folgen, 2008). »Scham also als eine Waffe, die marginalisierte Menschen gegen sich selbst richten, eine Fessel, die verhindert, dass man über sein Elend öffentlich spricht, und somit ein Instrument, welches die Sichtbarkeit dieser Ungerechtigkeiten verhindert. Das Dilemma beziehungsweise die Stärke symbolischer Gewalt ist die Internalisierung der Ungleichheiten, bis sie selbstverständlich erscheinen.«

    Samira El Quassil beendet ihre Ausführungen hoffnungsvoll: »Betrachtet man die politische Auseinandersetzung und die gescheiterte Sozialpolitik der letzten Jahrzehnte, dann ist man offenbar wirklich kein richtiger Mensch, sondern nur ein zählbares Element in einer Statistik. Diese Entmenschlichung wird hoffentlich durch die Sichtbarmachung und das Aufbrechen der Armuts-Beschämungs-Spirale reduziert, wenn hoffentlich endlich klar wird: Da Armut jeden Menschen treffen kann, betrifft sie uns alle.«

    Und abschließend soll auf einen weiteren ersten Einordnungsversuch dessen, was mit dem Hashtag (nicht) verbunden ist bzw. sein kann, hingewiesen werden. Unter der wortgewaltig daherkommenden Überschrift Der Aufstand der Armen berichtet Jörg Wimalasena: »Unter dem Hashtag #IchbinArmutsbetroffen schildern Menschen mit finanziellen Problemen ihr Leben – und stellen gängige Klischees von vermeintlich faulen Arbeitslosen in der sozialen Hängematte infrage. Politische Antworten aber bleiben aus.«

    Wimalasena verweist auf die Urheberin des Hashtags: »Anni ist nicht arm, sondern von Armut betroffen. Auf diese Feststellung legt die 39-Jährige wert. „Ich habe Freunde und meine Familie. Arm sein klingt, als hätte ich nichts im Leben“, sagt sie. Aber es sei vor allem die wirtschaftliche Situation, unter der sie leide. Man merkt: Die zweifache Mutter, die von Hartz IV lebt, möchte endlich einmal die Definitionshoheit haben über ihr Leben und ihre Situation – und das Armutsbetroffene endlich einmal selbst zu Wort kommen.« Anni hat nicht nur sich selbst eine Stimme in den sozialen Netzwerken verschafft, sondern auch Tausenden anderen Menschen in prekären finanziellen Situationen in Deutschland. »Unter dem Hashtag #IchbinArmutsbetroffen forderte sie Betroffene, die von Hartz IV, Niedriglöhnen und zu geringen Renten leben auf, im Netz ihre Lebensrealitäten zu schildern. „Lasst uns zeigen, wer wir sind, dass wir KEINE Zahlen sind“, schrieb sie. Anni machte selbst den Anfang: Erzählte von den vielen Jobs, die sie schon hatte. Davon, dass sie mit einer schweren Arthrose, einer Depression und zwei Kindern derzeit nicht arbeiten kann. „Aber ich bin nicht unsozial, faul, dumm“, ließ sie Twitter wissen.«

    Sie beschreibt »das „Gedankenkarussell“, das sie ständig beschäftige. „Was ist, wenn der Kühlschrank kaputtgeht, was wenn ich die Stromrechnung nicht bezahlen kann?“ Ständig kreisten die Gedanken ums Geld. Das aktuell größte Problem: Wegen der steigenden Lebensmittelpreise werde es immer schwerer, sich frisches Obst und Gemüse leisten zu können.«

    Nun könnte bei diesem „viralen Aufstand der Armen“ – viral deshalb, da sie ja nicht analog durch die Straßen des Landes ziehen, sondern die Arena dieses Aufstandes ist eine der Social Media-Plattformen – die Gefahr bestehen, dass man in einer nach außen getragenen Selbstbespiegelung des individuellen von Armut betroffenen Lebens sowie der sich um den Vernetzungs-Hashtag herausbildende Blase gleichsam „steckenbleibt“. Dass es nach einer schnellen Wachstumsphase, die so typisch ist für Twitter & Co., zu einem Ab- und Auskühlen kommt und am Ende das bittere Gefühl bleibt, dass es wieder einmal ein „Aufstand im Wasserglas“ gewesen ist, den wir einen Moment lang erleben durften.

    Aber es gibt eben auch diese andere Seite, die Wimalasena in seinem Artikel so beschreibt: »Ein früher Unterstützer der Kampagne ist Konstantin Seefeldt. Der 41-Jährige hilft gemeinsam mit zwei anderen Mitgründerinnen und einem Netzwerk aus Helfenden mit seiner Stiftung OneWorryLess Foundation (zu deutsch: „Eine Sorge weniger“-Stiftung) Bedürftigen mit Sach- und Geldspenden. Das Hashtag sei eine wichtige Entwicklung. „Das Milieu der Armutsbetroffenen ist sehr abgekapselt – und das bricht nun ein bisschen auf“, beobachte er. Man unterstütze sich gegenseitig gegen diffamierende Kommentare im Netz, spreche sich gegenseitig Mut zu. Es gebe einen neuen Zusammenhalt.«

    Man wird abwarten müssen, wie sich das weiter entwickelt. Ob das wie andere Vorläufer auch einfach versanden wird – oder mehr daraus entstehen kann. Das ist derzeit alles sehr unklar.

    Für Betroffene hat das, was auf Twitter unter dem Hashtag passiert, den positiven Effekt, man fühle sich selbst sicherer und selbstbewusster, erzählt Anni: „Twitter hat mir geholfen, weniger Scham zu empfinden für meine Situation.“

    Le texte a également été publié ici :
    https://www.labournet.de/politik/wipo/wipo-deb/kapitalismuskritik/ichbinarmutsbetroffen-warum-der-hashtag-so-wirkmaechtig-ist

    #Allemagne #pauvreté #précarité #réseaux_sociaux

  • Donald Trump nomme un ancien policier et ancien marine à la tête de l’ICE, la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/28/donand-trump-nomme-un-ancien-policier-et-ancien-marine-a-la-tete-de-l-ice-la

    Donald Trump nomme un ancien policier et ancien marine à la tête de l’ICE, la police de l’immigration
    La nomination de Lance Schroyer doit être théoriquement validée par le Sénat, mais l’agence fédérale, vivement critiquée pour ses méthodes brutales, enchaîne les directeurs par intérim depuis plus d’une décennie.
    Le Monde avec AFP
    Donald Trump a annoncé, samedi 27 juin, la nomination de Lance Schroyer, un ancien policier de l’Oklahoma, à la tête de la police fédérale de l’immigration (ICE), vivement critiquée aux Etats-Unis pour ses arrestations et expulsions de migrants. C’est un « ancien policier de l’Oklahoma et un ancien marine (…) fort de plusieurs décennies d’expérience dans l’incarcération des pires criminels », a déclaré le président américain sur son réseau, Truth Social.
    Lance Schroyer, actuellement conseiller auprès du secrétaire à la sécurité intérieure, doit succéder à Todd Lyons, qui avait été nommé par intérim à la tête de l’ICE par Donald Trump en mars 2025. Todd Lyons a quitté ses fonctions en mai 2026, quelques semaines après le renvoi de l’ancienne ministre de l’intérieur Kristi Noem.
    Lance Schroyer « jouera un rôle essentiel pour aider le président : cibler, arrêter et expulser les immigrés en situation irrégulière », s’est félicité sur X le secrétaire à la sécurité intérieure, Markwayne Mullin. Théoriquement, la nomination de M. Schroyer à la tête de la police fédérale de l’immigration doit être approuvée par le Sénat. Mais tous les directeurs de l’ICE ont été nommés par intérim depuis 2017.« Cela fait onze ans que le secrétariat à la sécurité intérieure n’a pas eu de directeur de l’ICE approuvé par le Sénat. Le Sénat doit vite approuver la nomination de Lance Schroyer », a exhorté Markwayne Mullin, sur X.
    La police fédérale de l’immigration est chargée de mener l’offensive anti-immigration voulue par Donald Trump. Ses méthodes, jugées brutales, ainsi que la mort en janvier de Renee Good et d’Alex Pretti, deux Américains tués par balle par des agents fédéraux à Minneapolis alors qu’ils s’opposaient à leur présence dans cette ville, ont provoqué une vive émotion dans le pays.

    ##Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#ICE#politiquemigratoire#droit

  • Aux Etats-Unis, la mortalité des personnes détenues par ICE au plus haut, selon deux ONG ; l’administration Trump dément
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/25/aux-etats-unis-la-mortalite-des-personnes-detenues-par-ice-au-plus-haut-selo

    Aux Etats-Unis, la mortalité des personnes détenues par ICE au plus haut, selon deux ONG ; l’administration Trump dément
    Entre janvier 2025 et janvier 2026, le taux de mortalité a augmenté de 140 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre est quasiment quatre fois supérieur à celui enregistré sous le précédent président, Joe Biden, et plus de deux fois plus élevé que durant le premier mandat de Donald Trump.
    Le Monde avec AFP
    Au moins 52 morts ont été comptabilisés dans des centres de détention de la police américaine de l’immigration (ICE) depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, en janvier 2025, marqué par des arrestations massives de migrants clandestins, selon un rapport de Human Rights Watch (HRW) et Physicians for Human Rights, publié jeudi 25 juin.« Au lieu de prendre des mesures pour faire face à cette crise et protéger la vie et la santé des personnes détenues, nous avons vu l’administration (…) soumettre un nombre toujours plus grand de personnes à une détention prolongée », dénonce Reagan Williams, co-autrice du rapport pour HRW, auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
    Le taux de mortalité entre janvier 2025 et janvier 2026 a augmenté de 140 % par rapport à l’année précédente – une hausse disproportionnée comparée à l’augmentation du nombre de détenus – selon le texte. Ce chiffre est quasiment quatre fois supérieur à celui enregistré sous le précédent président, Joe Biden, et plus de deux fois plus élevé que durant le premier mandat de M. Trump, de 2017 à 2021.« Il n’y a eu AUCUNE flambée des décès », a répondu un porte-parole du département américain de la sécurité intérieure (DHS), dont dépend ICE, à l’Agence France-Presse (AFP). « Dans la droite ligne des données de la dernière décennie, le taux de mortalité en détention sous l’administration Trump est de 0,009 % de la population détenue. »
    L’étude des ONG relève notamment des défauts d’accès aux soins médicaux, s’expliquant en partie par la surpopulation des centres et l’allongement de la détention. Parmi les cas mis en avant figure celui d’un homme de 44 ans originaire d’Ukraine, victime d’un AVC, qui n’a pas reçu les soins appropriés malgré des mouvements semblables à des convulsions.Un Mexicain de 39 ans est, lui, mort d’un arrêt cardiaque probablement provoqué par un choc septique, alors que ses demandes de soins pour un abcès infecté n’avaient pas été traitées correctement. Le rapport souligne aussi le nombre élevé de morts par suicide (sept entre janvier 2025 et janvier 2026, contre un seul en 2024).« Dans les cas où nous avons accès aux dossiers d’ICE et des hôpitaux extérieurs, nous observons une abdication sidérante de l’obligation de soin », commente dans un communiqué Katherine Peeler, professeure à l’école de médecine de l’université Harvard, conseillère auprès de Physicians for Human Rights et co-autrice du rapport. Le DHS dit, au contraire, « maintenir un niveau de prise en charge supérieur à la plupart des prisons qui accueillent des citoyens américains ». « Pour de nombreux étrangers en situation irrégulière, c’est le meilleur système de santé qu’ils aient eu de toute leur vie », argue l’administration. Critiquée pour ses méthodes, ICE a connu cette année un changement de direction après notamment la mort par balles de deux citoyens américains qui protestaient contre une opération à Minneapolis. HRW a mesuré les taux de mortalité entre octobre 2015 et juin 2026 et les a comparés aux chiffres remontant jusqu’à 2004, l’année suivant la création d’ICE. L’organisation a également interrogé les familles, les avocats et les anciens codétenus de personnes décédées. Physicians for Human Rights a évalué le contexte clinique de 39 morts entre janvier 2025 et janvier 2026, ainsi que l’adéquation des soins.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#ICE#sante#mortalite#droit#detention

  • Aux Etats-Unis, la Cour suprême lève les obstacles à la politique anti-immigration de l’administration Trump
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/26/aux-etats-unis-la-cour-supreme-leve-les-obstacles-a-la-politique-anti-immigr

    Aux Etats-Unis, la Cour suprême lève les obstacles à la politique anti-immigration de l’administration Trump
    Dans un renversement historique de la politique d’accueil du pays, les juges ont autorisé, jeudi, la révocation du statut protégeant de l’expulsion 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens.
    Par Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
    Donald Trump a trouvé un allié de poids dans sa croisade contre l’immigration : la Cour suprême des Etats-Unis a donné son feu vert à la Maison Blanche, jeudi 25 juin, pour poursuivre ses politiques les plus radicales à l’encontre des réfugiés présents sur le sol américain ou cherchant à rejoindre le pays. A travers deux décisions rendues coup sur coup, les six juges conservateurs de l’institution (les trois progressistes se sont désolidarisés) ont donné raison à l’administration face à des associations de défense des droits des migrants.
    La première affaire est un renversement historique de la politique d’accueil humanitaire des Etats-Unis pour les personnes fuyant un pays dans lequel ils sont en danger. La Cour suprême a confirmé que l’exécutif avait toute latitude pour annuler le « statut temporaire protégé » (TPS) dont bénéficient 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens. Ces personnes pourraient se retrouver du jour au lendemain sous la menace d’une expulsion et elles ne sont pas les seules : depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a tenté de priver de leur TPS les ressortissants de 13 pays, des mesures contestées devant la justice, qui pourraient par ricochet être concernées par cette décision.
    Le statut temporaire protégé existe depuis une loi votée au Congrès en 1990, avec un soutien bipartisan, une autre époque. Selon les dernières statistiques, qui datent de 2025, 1,3 million de personnes vivaient aux Etats-Unis sous ce statut, en provenance de 17 pays.
    Le débat juridique ne portait pas sur le droit du département de la sécurité intérieure à ajouter ou retrancher un pays de la liste, même si l’explication avancée, à savoir que la situation s’est améliorée dans les pays concernés, peut susciter des questions : il s’agit d’Haïti et de la Syrie donc, mais aussi du Soudan du Sud, de l’Ethiopie, de l’Afghanistan ou encore du Venezuela.
    La question était de savoir si un motif raciste a justifié ce retrait. Avec pour pièce à conviction les déclarations xénophobes et dégradantes de Donald Trump lui-même, qui considèrent que les immigrants « empoisonnent le sang » des Américains. Le milliardaire n’a jamais caché sa détestation envers Haïti, qualifié de « pays de merde », et ses ressortissants qui, selon lui, « ont probablement le sida ». Il les avait accusés, pendant sa campagne présidentielle de 2024, de manger les chiens et les chats du voisinage à Springfield (Ohio), où réside une grande communauté haïtienne.
    Le juge conservateur Samuel Alito, qui a rédigé la décision majoritaire, n’y a pas trouvé matière à intervenir : « Aucune des déclarations citées du président ou du secrétaire [à la sécurité intérieure] n’était ouvertement raciale, et, en substance, toutes exprimaient des opinions politiques qui pourraient reposer sur des justifications neutres sur la race. »
    La deuxième décision aura également une portée majeure pour des dizaines de milliers de personnes : les juges ont considéré que les autorités étaient parfaitement fondées à refuser aux migrants qui ne sont pas présents sur le territoire américain de déposer des demandes d’asile (les requêtes effectuées depuis le territoire sont automatiquement étudiées). Ce dossier concerne plus particulièrement la frontière mexicaine, où l’administration a mis en place une telle mesure.La Cour n’a pas encore tranché sur une troisième affaire, concernant la volonté de Donald Trump de mettre fin au droit à la citoyenneté pour les enfants nés aux Etats-Unis de parents en situation irrégulière. Si elle venait à donner raison au président américain, il s’agirait là aussi d’un changement d’ère aux Etats-Unis, une nation fondée sur l’immigration et le droit du sol.
    « Les portes de l’Amérique sont fermées pour les demandeurs d’asile », s’est réjoui Stephen Miller, le chef adjoint du cabinet de la Maison Blanche. Dans l’entourage de Donald Trump, les tenants d’une politique anti-immigration sans concession ont été obligés de faire profil bas, après le fiasco du déploiement de la police fédérale de l’immigration (ICE) à Minneapolis (Minnesota) qui a conduit à la mort, en janvier, de deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux. Les sondages réalisés dans la foulée montraient qu’une majorité d’Américains désapprouvait la façon dont l’administration menait ces opérations. Kristi Noem, la secrétaire à la sécurité intérieure, a été débarquée, en mars, au profit de Markwayne Mullin. Mais à quelques mois des élections de mi-mandat, les décisions de jeudi redonnent de l’oxygène au courant le plus virulent, dont Stephen Miller est le fer de lance.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#asile#protection#immigration#ICE#droit#sante

  • JO d’hiver 2030 : les atteintes à l’environnement planifiées par le comité d’organisation

    Défrichements de zones forestières, #terrassements, artificialisations, et des #remontées_mécaniques hors du temps, le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 envisage de dégrader durement la #montagne pour le business du #ski.

    « Je ne comprends pas comment on peut sacrifier un site pareil », se désole Anna*, habitante pendant vingt-cinq ans des #Confins, le plateau censé accueillir le « #pôle_nordique » des JO 2030, sur les hauteurs de #La_Clusaz (Haute-Savoie). Ça me dépasse, ça m’atteint profondément. Je suis heurtée par ce qu’ils projettent d’y faire. »

    Sur un plan de masse du futur site, on mesure l’étendue des #travaux projetés. Les #pistes_de_ski courent le long de la zone #Natura_2000 des combes des #Aravis, puis descendent vers le futur #stade, sa tribune de 1 500 places, les différentes « #surfaces_JO » – sport, fédération internationale, famille olympique, médias, organisation, parking. Des triangles et des ronds signalent aussi un peu partout sur ce plan la présence d’oiseaux, de crapauds, d’écureuils roux, de vipères aspics, et l’Azuré du serpolet, un papillon présent dans la zone, comme dans plusieurs #zones_humides.

    Sur ce site, des terrassements colossaux sont prévus notamment pour la « sécurisation du réseau de #neige » – l’approvisionnement en #eau de plusieurs dizaines de #canons_à_neige – par un circuit souterrain possiblement relié à l’une des #retenues_d’eau du #domaine_skiable. La facture des travaux, estimée en décembre 2025 à 13,5 millions d’euros, pourrait encore grimper avec l’ajout récent sur ce site des épreuves paralympiques de ski de fond et de biathlon, le centre nordique existant ne disposant ni de pas de tir ni d’équipements adaptés au #handicap.

    Vendredi 19 juin, le bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) des #Alpes_françaises 2030 a validé sa carte des sites, et la localisation de ses quatre grands pôles : la glace à #Lyon, le freestyle à #Briançon (Hautes-Alpes), l’alpin à Val-d’Isère et à #Courchevel (Savoie), et le nordique au #Grand-Bornand et à La Clusaz (Haute-Savoie) en vue de sa présentation à la 146e session extraordinaire du Comité international olympique (CIO) à Lausanne (Suisse), mercredi 24 et jeudi 25 juin. Mais c’est lors de l’assemblée générale du Cojop que ces décisions doivent être adoptées, le 29 juin.

    Des terrassements considérables

    La première version de la #feuille_de_route_environnementale élaborée par le Cojop et le secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le 13 avril 2026, promet de « limiter l’#empreinte_environnementale des jeux » et de « minimiser l’impact des aménagements des pistes sur les espaces naturels ». Mais elle intègre déjà une possible « #compensation_volontaire » de ces dégâts, « via des projets locaux de conservation et restauration d’écosystèmes » à hauteur de 100 hectares.

    Dans un avis récent, le groupe régional d’expertise sur le climat (Grec) Alpes-Auvergne alerte sur les effets des JOP 2030 dans le contexte « d’un environnement montagnard déjà fragilisé par le réchauffement climatique auquel les émissions de gaz à effet de serre liées aux JOP contribuent ». Et sur la faune et flore « déjà sous pression » notamment du fait de la fréquentation humaine accrue.

    Dans sa feuille de route, le Cojop annonce vouloir réutiliser à hauteur de 90 % des #infrastructures existantes « pour les sites de compétition », et aussi limiter à 30 hectares l’artificialisation « sur l’ensemble des projets pérennes ».

    Mais certains « points d’attention » révèlent sa parfaite connaissance des atteintes à l’environnement les plus sévères : « potentiel terrassement à La Clusaz », « parkings éventuels à #Montgenèvre », « nouvelle piste impliquant défrichement à Montgenèvre », « impact pour les prairies permanentes et les #forêts et la #biodiversité de l’aménagement des fronts de neige ».

    À Montgenèvre (Hautes-Alpes), station du Briançonnais, 3,2 hectares de mélèzes de la #forêt du Prairial doivent en effet être défrichés pour y créer des pistes de snowboardcross et de skicross nécessitant un parcours de bosses et de virages relevés. « Il n’y a rien, il faut créer ces pistes de toutes pièces, ça implique des terrassements considérables, après ce déboisement », commente un membre du Collectif citoyen JOP 2030.

    Absence d’enquête environnementale

    L’ajout d’épreuves de ski-alpinisme, plus en altitude, sur le massif du #Chenaillet, à partir du site du rocher de l’Aigle, inquiète aussi les associations qui portent un projet de protection de la zone depuis quarante ans, et poussent à son classement en réserve naturelle régionale (RNR).

    « C’est un site géologique mondialement connu, ce n’est pas une bonne idée de faire du ski-alpinisme sur ce site », déplore Bernadette, habitante de la commune voisine de Cervières.

    « Il y a des laves en coussins dans un état extraordinaire, comparables à ce que l’on peut observer à 2 400 mètres sous l’océan Atlantique, et tout le cortège de roches qui l’accompagne, explique Claude Rémy, de l’association Arnica Montana. Mais vous y trouvez aussi des plantes protégées, endémiques comme l’Aethionema de Thomas, une petite plante extrêmement rare, et des lichens. »

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    Des maires des JO sous l’œil de la justice

    #Xavier_Mattis, le maire de Val-d’Isère, dont la commune accueillera les épreuves techniques de ski alpin, a vu son élection invalidée par le tribunal administratif le 22 mai. Son entreprise, la SARL #L’Avalain, étant chargée du déneigement de Val-d’Isère, par contrat renouvelé depuis 2020, il n’avait pas le droit de se présenter – en vertu de l’article L231 du Code électoral. Il a fait appel, le 23 juin, en annonçant crânement avoir « posé un genou à terre mais pas deux ».

    #Jean-Luc_Boch, le maire de La Plagne-Tarentaise, et président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), lui aussi concerné par d’importants travaux liés aux JO (ascenseur valléen, et piste de bobsleigh), fait l’objet d’une enquête judiciaire pour « #prise_illégale_d’intérêts » entre les mains d’une juge lyonnaise après une plainte d’Anticor. Son entreprise, #Boch_et_Frères, a aussi déneigé La Plagne jusqu’en 2016, mais le maire a surtout introduit un promoteur, #Pelletier, acheteur de terrains à la mairie, en 2017, pour une opération immobilière, #Lodges_des_Alpages, dont Boch et Frères a effectué le terrassement. Il est présumé innocent.

    #Jean-Yves_Pachod, le maire de Courchevel, haut lieu de la future compétition, s’est vu reprocher par la chambre régionale des comptes la mise à disposition irrégulière d’un véhicule par l’office du tourisme. Plus récemment, des investigations sont en cours à la suite du déclassement du rez-de-chaussée du bâtiment de l’office du tourisme, en cœur de la station, afin de le louer à un bijoutier, représentant exclusif de la marque Rolex. Dans ce dossier, la brigade de recherches de Chambéry a perquisitionné la mairie et l’office du tourisme en décembre.

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    880 espèces de #plantes dites supérieures y ont été inventoriées. Sans être « opposé par principe aux JO », le scientifique demande « la protection urgente » du #Chenaillet. Il s’étonne aussi de l’absence d’enquête environnementale s’agissant du défrichement de la #forêt_du_Prairial qui héberge « une chouette forestière protégée », la #chouette_de_Tengmalm.

    Au nord de Briançon, sur le domaine skiable de #Serre-Chevalier, la future piste de ski à bosses est aussi « à construire entièrement », sur des zones boisées.

    Un « Monopoly » géant

    Le « Monopoly » géant auquel se livre le Cojop sur la montagne ne fait que commencer. Trois maires des stations emblématiques de La Plagne, Courchevel et Briançon poussent des projets d’#ascenseurs_valléens, respectivement chiffrés à 101, 74,8 et 26 millions d’euros.

    À Briançon, le maire a convaincu le Cojop d’installer un #village_olympique au #fort_des_Trois_Têtes, une fortification militaire du XVIIIe siècle à l’abandon – sans eau, ni éclairage ni aucun réseau. Ce fort a été inscrit parmi les réalisations de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008.

    Initialement évaluée à 295 millions, désormais « réduite » à 133 millions d’euros, cette opération immobilière hors norme vise à réhabiliter puis à commercialiser, en logements, commerces et hôtel, 17 000 mètres carrés de plancher sur un périmètre de 41 hectares entourés par 4,5 kilomètres de remparts à entretenir, en y incluant une usine abandonnée située en contrebas.

    Estimé à 51,84 millions d’euros, le village des athlètes promet de peser lourd aussi en Haute-Savoie, à #Saint-Jean-de-Sixt, à 3 kilomètres de La Clusaz. Mais un bâtiment de 41,67 millions d’euros sera aussi construit au #Grand-Bornand, à 3 kilomètres de là, pour y être mis à disposition du Cojop. Si l’on ajoute un « #pôle_indoor » prévu au village de La Clusaz, pour 21,7 millions, l’addition qui s’élève à 115 millions construits en dur place le département au niveau de ses voisines.

    En Savoie, 78,5 millions d’euros doivent être investis pour le futur village olympique de #Bozel, qui n’accueillera finalement que les athlètes du site de Courchevel, situé à 18 kilomètres – les épreuves techniques de ski alpin ayant échappé à Méribel au profit de #Val-d’Isère. Mais en Savoie, des fonds importants sont aussi prévus pour la remise à niveau de la piste de bobsleigh de La Plagne, soit 43 millions d’euros, et une prolongation du tremplin de saut à ski de Courchevel, pour 43,6 millions d’euros.

    Le fait accompli

    Ce ruissellement de #fonds_publics au prétexte des JO est ouvertement attendu par certains maires pour soutenir la #promotion_immobilière dans leurs stations. Pour la population, c’est encore l’incertitude, notamment sur la réelle contribution des communes. L’information n’a été donnée qu’au compte-goutte, et des consultations débutent, selon des modalités diverses et variées, au moment où les appels d’offres sont déjà passés.

    Constatant les « démarches lancées en parallèle, voire en amont », le Grec Alpes-Auvergne pointe aussi le « risque évident » de voir la feuille de route environnementale « établie pour tenir compte du fait accompli plutôt que pour permettre aux décideurs en charge d’en intégrer les préconisations dans leurs prises de décisions et initiatives ».

    Après avoir été assignée par plusieurs ONG devant les juridictions administratives pour lui enjoindre « d’organiser une mesure de participation du public », la #Société_de_livraison_des_ouvrages_olympiques (#Solideo) a saisi d’elle-même, le 22 avril, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour qu’elle désigne des garants de plusieurs « concertations préalables » : pour l’aménagement du site de ski de fond de La Clusaz, le projet d’ascenseur valléen de La Grande Plagne et l’aménagement du site de compétition de Montgenèvre.

    Réunions publiques prévues

    Mais l’établissement public a entrepris d’organiser ses propres réunions de concertation, hors CNDP, sur les autres sites à Briançon, à Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), au Grand-Bornand et ailleurs.

    Le 9 juin, les deux garants désignés par la CNDP ont demandé au Cojop et à la Solideo d’expliquer cette différence de traitement.

    À La Clusaz, le maire, #Didier_Thévenet, un proche du président du Cojop, #Edgar_Grospiron, a formalisé l’engagement de sa commune en faisant voter, en décembre 2025, le transfert de la maîtrise d’ouvrage des aménagements du site des Confins à la Solideo. « Tout a été décidé en cinq minutes, relève Anna*. On n’a jamais été consultés pour ces JO. » Questionné durant l’automne, le maire prétendait n’avoir « aucune information ». En décembre, il a salué « les nombreuses relations de travail déjà établies » avec la Solideo.

    Sans trop attendre, l’établissement a lancé ses premiers appels d’offres en mars pour l’assistance à maître d’ouvrage de l’aménagement du « pôle nordique » des Confins.

    Dans leur note du 9 juin, les garants de la CNDP ont rappelé que la concertation devait « débattre d’abord de l’opportunité du projet », « des alternatives » et intégrer « l’option zéro », à charge pour la Solideo et le Cojop de préciser « ce que le projet apporte au public et aux territoires ». À ce stade de « la concertation préalable », la décision de faire le projet « n’est pas encore prise » et il importe de laisser « les champs ouverts aux débats ».

    La réunion publique prévue par la commune de La Clusaz, fin septembre, devrait intégrer ces préconisations, et non pas seulement annoncer les gagnants des appels d’offres.

    À Briançon, le même scénario s’est mis en place pour les rénovations du fort des Trois Têtes et de l’usine de la Schappe. L’appel à candidatures ayant été lancé dès juillet 2025, l’annonce du choix des « lauréats » pour le fort – #Linkcity (#Bouygues_Construction), les promoteurs #Edifim et #Elegia ainsi que l’architecte #Philippe_Prost – et l’usine – #Icade_Promotion et les architectes #Jean-Michel_Wilmotte et #Nathalie_d’Artigues – a précédé les réunions de « concertation » de la Solideo et du maire, #Arnaud_Murgia, un ancien secrétaire national de l’UMP élu pour la première fois à Briançon en 2020.

    Ironie de l’histoire, le projet actuel reprend les grandes lignes d’un #aménagement soutenu par l’ancien maire socialiste et vendu par un promoteur depuis mis en examen pour #escroquerie.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250626/jo-d-hiver-2030-les-atteintes-l-environnement-planifiees-par-le-comite-d-o
    #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #environnement #forêt #déforestation #artificialisation_des_sols #coût

  • [Vidéo] Le #gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez #Imerys #Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? »
    https://splann.org/pollution-imerys-glomel-gouvernement

    La députée LFI-NFP de Guingamp a interrogé le gouvernement au sujet du contrôle des installations minières, le 16 juin 2026, à l’Assemblée nationale. #murielle_lepvraud rebondissait sur nos révélations concernant un déversement de produits chimiques au sein du site Imerys de Glomel, dans le sud des Côtes-d’Armor. L’article [Vidéo] Le gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez Imerys Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #allier #Andalousite #anne_le_hénanff #assemblée_nationale #biodiversité #Côtes_d'Armor #eau #échassières #écosystème #emmanuel_macron #environnement #icpe #industrie_minière #inspection #installations_classées #lithium #mine #mines #pollution #relance_minière #sébastien_lecornu

  • À #Briançon, le #Village_Olympique est attribué à…

    La nouvelle est donc tombée en début de matinée ce mercredi 9 juin, les deux opérateurs ont été choisis pour aménager l’ensemble du site de Briançon, et donc également le Village, pour les Jeux Olympiques Alpes 2030.

    Mais le suspens n’était pas si grand, puisque si deux groupements étaient en concurrence pour le Village lui-même, situé dans l’ancien Fort Vauban, un seul était en lice pour le site en contrebas, une ancienne usine sur les berges de la Durance.

    #Linkcity (développeur immobilier de #Bouygues_Construction) associé à #Edifim et #Elégia pour le #Fort_des_Têtes (Philippe Prost & associés architectes et Moon architecture), et #Icade_Promotion (J-M Wilmotte et N. D’Artigues) pour l’ancienne usine de la #Schappe : près d’une année après avoir lancé les consultations, la #Solideo_Alpes_2030 vient d’annoncer les groupements lauréats pour le site olympique briançonnnais, qui accueillera 522 athlètes dans les épreuves freestyle (snowboard et ski).

    Ces deux sites ont de nombreuses contraintes, qui expliquent certainement les difficultés à faire rentrer l’ensemble du programme pour répondre aux exigences du COJOP Alpes 2030 et du CIO, notamment en terme d’accessibilité (nécessité d’ouvrir le for pour les besoins du chantier, et de l’accessibilité ensuite tant en phase Jeux qu’en phase héritage, manque de stationnement à l’intérieur, manque de surfaces pour l’hébergement…).

    Le Fort des Têtes (abandonné par l’Armée depuis une trentaine d’années) est classé au titre des Monuments historiques, et il est aussi inscrit au patrimoine Mondial de l’Unesco, tout comme la Vieille Ville de Briançon et ses remparts, et les forts qui la protègent…
    Quant à l’usine de la Schappe …

    Quant à l’usine de la Schappe, elle possède encore une partie des systèmes hydrauliques et mécaniques qui permettaient la production de l’électricité indispensable à son activité. Ces témoignages du passé étant « dans le viseur » de la DRAC PACA (Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Sud (PACA).

    Enfin, le programme comprend aussi un #téléporté reliant les deux sites, via la ville historique de Briançon. Un projet ambitieux, coûteux pour les finances publiques (30 M€ environ d’investissement sans compter le fonctionnement), et qui devra être « rentable » de par le nombre de personnes transportées… et qui là se heurte à des contraintes architecturales et patrimoniales conséquentes, puisque tout est classé au titre des Monuments historiques.

    L’été sera donc un moment important pour entrer dans les détails, et la technique des trois différents projets qui sont liés, et qui vont changer irrémédiablement la ville de Briançon, et la fait entrer dans l’histoire, non plus militaire, des frontières et des confins, mais du sport et des Jeux Olympiques.

    histoire à suivre…

    https://nosalpes.eu/fr/2026/06/10/a-briancon-le-village-olympique-est-attribue-a

    #JO #jeux_olympique #France #JO2030

  • Aux Etats-Unis, un budget de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l’immigration approuvé par la Chambre
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/10/aux-etats-unis-un-budget-de-70-milliards-de-dollars-pour-la-lutte-contre-l-i

    Aux Etats-Unis, un budget de 70 milliards de dollars pour la lutte contre l’immigration approuvé par la Chambre
    Le Monde avec AFP
    La Chambre des représentants des Etats-Unis a approuvé, mardi 9 juin, un texte budgétaire de près de 70 milliards de dollars (environ 60,6 milliards d’euros) pour la lutte contre l’immigration, l’une des priorités de Donald Trump.Le projet de loi, déjà adopté par le Sénat la semaine dernière, prévoit − sur les trois prochaines années − environ 38 milliards de dollars pour la police de l’immigration (ICE), environ 26 milliards pour la police aux frontières (CBP) et quelque 5 milliards supplémentaires pour des coûts imprévus.
    De quoi assurer le financement du programme massif d’expulsions décidé par l’administration du président républicain. D’autant plus que ces fonds s’ajoutent aux près de 140 milliards de dollars déjà approuvés l’an dernier par le Congrès, à majorité républicaine, à destination de la lutte contre l’immigration.
    L’administration Trump fait face à la pression des partisans d’une ligne plus dure contre l’immigration, qui regrettent que les autorités ne soient pas parvenues à remplir l’objectif d’un million d’expulsions annuelles. Tom Homan, l’un des architectes de ce programme d’expulsions au sein du gouvernement, a promis, mardi, une accélération des opérations, notamment à New York, ville votant en grande majorité pour les démocrates.Le texte budgétaire doit être à présent transmis à la Maison Blanche pour une promulgation par le président. Son adoption survient après plusieurs mois de polémiques autour des pratiques de l’ICE et de la CBP.
    Après le vote, le président de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, a salué dans un communiqué le fait que « les démocrates seront dans l’impossibilité de retirer le financement » de l’ICE et de la CBP pour les prochaines années.Les démocrates demandaient d’importantes réformes pour ces deux agences, depuis la mort à Minneapolis en janvier de Renee Good et d’Alex Pretti, deux Américains tués par des agents fédéraux en marge de manifestations contre les opérations de l’ICE dans cette ville du nord des Etats-Unis. « Nous estimons que les dollars des contribuables doivent servir à rendre la vie plus abordable pour les Américains, pas à donner un nouveau chèque en blanc de 70 milliards de dollars à l’ICE », a affirmé, lundi, le chef de la minorité à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries.
    En février, en raison de l’opposition déjà des élus démocrates, le ministère de la sécurité intérieure avait subi une paralysie budgétaire record de plus de soixante-dix jours. Ils demandaient plus de restrictions sur la manière d’opérer de l’ICE, notamment le port systématique d’une caméra piéton pour ses agents. Le texte approuvé mardi ne comprend finalement pas ces réformes demandées par l’opposition.
    Plusieurs mesures voulues par Donald Trump ne figurent pas non plus dans le projet de loi – notamment un milliard de dollars exigés pour la construction d’une salle de bal à la Maison Blanche. La demande de fonds publics avait mis de nombreux élus républicains dans l’embarras, réticents à financer un projet aussi luxueux avec des deniers publics.Exit également un fonds « anti-instrumentalisation » de près d’1,8 milliard de dollars censé dédommager ceux que l’administration Trump présente comme des victimes du système judiciaire. L’opposition démocrate l’avait dénoncé comme une « caisse noire » susceptible notamment de bénéficier aux partisans de Donald Trump qui ont pris d’assaut le Capitole à Washington le 6 janvier 2021.
    Plusieurs élus républicains avaient aussi exprimé leur rejet de cette initiative. Face à cette résistance interne, le ministre de la justice par intérim, Todd Blanche, avait annoncé, mardi, renoncer à inclure ce projet dans le texte devant le Congrès

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#politiquemigratoire#ICE#droit#sante