• zemmour révolutionne l’histoire ( en dix leçons à suivre sur . . . . . cnews ) #Gérard_Noiriel - 20 Octobre 2019
    https://noiriel.wordpress.com/author/grrdnrl

    « Foucault révolutionne l’histoire ». Ce livre de Paul Veyne a été l’un des textes phare de l’épistémologie historique des années 1970. A cette époque Michel Foucault, philosophe et historien, était unanimement considéré comme l’un des plus grands intellectuels français. Certes, le Figaro lui préférait Raymond Aron, un autre professeur du Collège de France. Mais qu’on soit de droite ou de gauche, tout le monde partageait alors l’idée qu’un intellectuel digne de ce nom devait sa réputation à l’oeuvre qu’il avait produite dans le domaine spécialisé qui était le sien (l’histoire, la philosophie, la littérature, etc.). Aujourd’hui, le grand intellectuel du Figaro s’appelle … Éric Zemmour. Le journaliste #Alexandre_Devecchio présente son dernier livre comme une « méditation puissante et profonde sur l’Histoire » et il ajoute : « avec Destin français, Zemmour montre à tous ceux qui voulaient le réduire au rôle de polémiste champion du buzz qu’il est bien plus que cela : un intellectuel et un écrivain » (Alexandre Devecchio, « L’Algérie, Drancy… Éric Zemmour se livre sur son passé », FigaroVox, 07/09/2018).

    Le grand penseur du Figaro veut lui aussi « révolutionner l’histoire » puisque son but est explicitement de mettre un terme à la domination qu’exerce « la mafia » des historiens « déconstructeurs » qui « tiennent les manettes de l’Etat », cumulant « titres et postes », et qui ont « un droit de vie et de mort sur la nation elle-même » parce qu’ils ont repris à leur compte la stratégie décrite par Georges Orwell dans 1984 : « qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé (Destin français, p. 37).

    Pour mieux comprendre en quoi consiste cette nouvelle « révolution », je vais vous la présenter en dix leçons à partir des trois livres qu’Eric Zemmour a publiés sur l’histoire de France : Mélancolie française (Mel, 2010), Le Suicide français (Sui, 2016) et Destin français (Destin, 2018).

    Leçon 1 : #Maurras et #Bainville, deux grands historiens injustement dénigrés.
    Vous aviez cru Marc Bloch quand il s’attaquait aux idéologues d’extrême droite comme Charles Maurras et Jacques Bainville, en dénonçant les « faux brillants d’une histoire prétendue, dont l’absence de sérieux, le pittoresque de pacotille, les partis pris politiques pensent se racheter par une immodeste assurance ». (Apologie pour l’histoire , 1949, p. 124). Et bien, vous aviez tort ! Grâce à la « méditation puissante et profonde » d’Eric Zemmour, nous savons maintenant que ces idéologues étaient en réalité de grands historiens. Charles Maurras fut l’un de nos « analystes les plus brillants (Mel, p. 105) et seul Jacques Bainville « comprit que le traité de Versailles n’effacerait pas celui de Vienne en 1815 » (Mel, p. 150).

    Leçon 2 : le traître François 1er complice de l’Islam ( A ficher « S » de toute urgence)
    Comme on célèbre cette année le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci – qui passa les trois dernières années de sa vie à Amboise où François 1er l’avait accueilli – vous aviez sans doute lu ici ou là que le vainqueur de Marignan était un prince éclairé, l’ami des artistes. Eh bien sachez qu’on vous a menti. En réalité, François 1er fut « l’homme des occasions perdues, des coups manqués ». Vaincu à la bataille de Pavie, il prononça ces paroles funestes « tout est perdu fors l’honneur ». C’est lui qui « a inoculé à la France le venin de la geste vaine mais honorable, des humiliations qu’on enrobe d’atouts chevaleresques » (Destin, p. 146). Faiblesse coupable qui le poussa à s’allier avec Soliman, l’horrible sultan turc. Merci Monsieur Zemmour. La nation toute entière vous sera reconnaissante pour votre histoire VIGILANTE car nous savons enfin que François 1er ne fut qu’un « traître » qui permit « l’entrée du loup islamique dans la bergerie chrétienne » (Destin, p. 146-147).

    Leçon 3 : Le massacre de la Saint Barthélemy ? Une chance pour la France.
    Vos professeurs d’histoire vous ont sûrement raconté le drame des protestants sous l’Ancien Régime. Le massacre de la #Saint_Barthélemy en 1572, puis le siège de La Rochelle, ordonné par #Richelieu, qui causa la mort de 23 000 habitants sur 28 000 en 1627-28. Victime inconsciente de la mafia orwellienne, vous avez plaint ces pauvres #protestants, alors qu’ils étaient « intolérants, persécuteurs de #catholiques ; fortifiant les places fortes qui leur avaient été réservées, ils rêvaient de s’ériger en République autonome à la hollandaise, levaient leurs impôts et leurs milices » (Mel, p. 25-26 ). Le cardinal de Richelieu a donc eu raison d’exterminer ces #communautaristes qui voulaient détruire notre nation. Et comme l’histoire repasse toujours les mêmes plats, aujourd’hui encore « il faudrait un implacable Richelieu combattant sans relâche “l’État dans l’État” et “les partis de l’étranger” pour abattre les La Rochelle islamiques qui s’édifient sur tout le territoire » (Sui, p. 526).

    Leçon 4 : Le racisme, c’est la faute à Voltaire.
    Vous aviez cru que la France était le pays des Lumières et que Voltaire avait mené un combat acharné contre la monarchie absolue, pour défendre la justice et la liberté d’expression. Une fois de plus, vous aviez tout faux. Grâce à la puissante méditation d’Eric Zemmour, nous savons à présent que #Voltaire, ce fut le « Louis de Funès » du XVIIIe siècle, le comique qui ouvrit la voie à des générations successives de « déconstructeurs nihilistes, amoureux insatiables de la table rase » ; mais aussi le premier raciste de France, car c’est lui qui a inventé la division de l’humanité en races « en détruisant l’unité chrétienne de l’espèce humaine ». (Destin, p. 234sq).

    Leçon 5 : Hugo m’a tué.
    Peut-être que, dans votre enfance, vous avez lu avec passion les Misérables de Victor Hugo, en versant une larme sur le sort de Cosette et de Jean Valjean. Vous avez été séduit par le côté humaniste du grand romancier qui a combattu toute sa vie contre la peine de mort. Il est temps de vous ressaisir ! Puisque nous vivons désormais dans une société de VIGILANCE, les livres de Hugo devraient être fichés « S ». Sa « fascination pour les assassins est un des fils rouges de son oeuvre » nous explique le grand historien de Valeurs Actuelles … Hugo, en effet, a instillé dans nos cerveaux corrompus la « culture de l’excuse » qui encourage la délinquance et la criminalité. C’est Hugo, le grand responsable du « climat compassionnel et victimaire » dans lequel baigne aujourd’hui la France (Destin, p. 373). Voilà pourquoi, lorsque les terroristes islamistes nous mitraillent en vociférant « Allaou Akbar », nous leur répondons « Vous n’aurez pas ma haine » (Destin, p. 567).

    Leçon 6 : juifs et antisémites, même combat.
    Vous n’avez certainement pas lu les œuvres complètes d’ #Edouard_Drumont. Pourtant, vous savez que l’un des arguments ressassés par les antisémites de tous poils consiste à nier l’ampleur des persécutions qu’a subi le peuple juif tout au long de son histoire. Zemmour, là encore, révolutionne l’histoire. Grâce à lui, vous apprendrez que Drumont avait raison. « Juifs et antisémites communient paradoxalement dans une histoire forgée de toutes pièces qui les arrange tous, d’une longue et ininterrompue suite de persécutions ». Ce « récit victimaire », ajoute Zemmour, vise à « dissimuler que le repli communautaire a été inspiré par les juifs eux-mêmes et ce dès le XVe siècle » (Destin, p. 388).

    Leçon 7 : Les Français ? De gentils colons mélangeurs.
    Le virus hugolien a infecté votre cerveau à un tel point que vous avez pris en compassion les peuples colonisés car on vous a parlé des crimes commis en #Algérie, en #Indochine, en #Nouvelle_Calédonie, dans l’ #Afrique sub-saharienne. Un stage de rééducation s’impose de toute urgence car nous savons maintenant, grâce à Eric Zemmour, que « contrairement aux Anglais, les Français n’exterminent pas les « sauvages » ; ils se mélangent » (Mél, p. 44).

    Leçon 8 : Si les poilus avaient perdu, Hitler n’aurait pas gagné.
    En 2014, vous aviez peut-être participé à l’une des multiples commémorations du centenaire de la bataille de la Marne. Vous avez alors appris que, grâce à l’héroïsme de nos poilus, l’offensive allemande fut arrêtée net. Lisez Zemmour et vous comprendrez que cette victoire fut, en réalité, « notre plus grave « erreur » ». Si l’armée française avait perdu, « pas de révolution russe, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs » (Mel, p. 108). Autrement dit, les premiers responsables des « totalitarismes »du XXe siècle, ce sont les poilus de 14.

    Leçon 9 : Merci Pétain.
    Sans vous en rendre compte, vous avez été victime de la #propagande du « parti de l’étranger ». Son chef de file, c’est un historien américain, donc malfaisant : Robert Paxton. Ce prêcheur multiculturaliste a osé prétendre que le maréchal #Pétain et le gouvernement de Vichy avaient collaboré à la déportation des Juifs ! Alors qu’en réalité grâce au Maréchal , les trois quarts d’entre eux ont été sauvés (Destin, p. 501sq).

    Leçon 10 : Simone Veil, « l’idiote utile » du Grand Remplacement.
    Vous avez applaudi quand le président Macron a décidé que les cendres de #Simone_Veil seraient transférées au Panthéon. Il vous paraissait normal que la nation française marque sa reconnaissance pour une femme qui, après avoir été internée à Auschwitz, a mené un combat politique courageux contre les discriminations à l’égard des femmes ; en faisant adopter notamment la loi du 17 janvier 1975 légalisant l’avortement. « Histoire revisitée, réécrite, contrefaite » nous explique l’historien du Figaro (Sui, p. 136). Ce qu’on vous a soigneusement caché, c’est que cette loi – complétée par les mesures favorisant le « regroupement familial » – a été l’une des causes principales du « grand remplacement ». A partir de la #loi_Veil, en effet, la famille française va péricliter au profit de la « famille maghrébine la plus traditionnelle – la plus archaïque, la plus patriarcale » (Sui, p. 143). Voilà pourquoi aujourd’hui nos banlieues sont totalement islamisées.

    Ceux qui voudront en savoir plus sur la manière dont Zemmour « révolutionne » l’histoire pour servir de caution aux #idéologies les plus rétrogrades, liront avec profit mon dernier livre (Le venin dans la plume, La Découverte, 2019). Vous comprendrez mieux pourquoi ce polémiste inculte bénéficie, malgré ses condamnations par la justice, de puissants soutiens dans les médias dominants.

    #zemmour #eric_zemmour #racisme #france #histoire #islamophobie #médias #extrême-droite #extrême_droite #le_figaro #cnews #merdias #xénophobie #livre

    • Le venin dans la plume
      Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République
      Gérard NOIRIEL

      https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_venin_dans_la_plume-9782348045721.html
      La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?

      Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.

      Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

  • WARREN BUFFETT’S SECRET MILLIONAIRES CLUB
    https://www.smckids.com/episodes

    Les millionaires c’est comme les stars du violon. Ils ont tous appris leur instrument â partir de quatre ou cinq ans. Faites de vos enfants des millionaires, pauvres imbéciles. Pour eux c’est ca ou la galère. Promis, parole de milliardaire.

    https://www.cnbc.com/2019/07/30/warren-buffett-this-is-the-no-1-mistake-parents-make-when-teaching-kids-about-

    In 2011, Buffett helped launch a children’s animated series called “Secret Millionaire’s Club,” which featured himself as a mentor to a group of students.

    There are 26 episodes in the show, and each one tackles a financial lesson, such as how a credit card works or why it’s important to track where you put your money.

    “I taught all [three] of my kids the lessons taught in ‘Secret Millionaires Club,’” Buffett told CNBC. “They are simple lessons meant for business and for life.”

    Here are a few lessons from the show, along with tips from Buffett on how to teach them to your kids:

    #éducation #argent #idéologies #capitalisme #enfants #

  • Erik Olin Wright : reconstruire le marxisme - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Erik-Olin-Wright-reconstruire-le-marxisme.html

    Je ne connaissais pas cet auteur, sociologue et politique... c’est passionnant.

    Disparu en janvier 2019, le sociologue américain Erik Olin Wright a consacré sa vie à échafauder les bases d’un avenir post-capitaliste de l’humanité en repensant les rapports de classes et leurs transformations, à l’aune d’un marxisme renouvelé par l’enquête empirique.

    Erik Olin Wright s’est éteint le 23 janvier 2019 à l’âge de 72 ans. Sociologue, il était surtout connu pour ses travaux sur les classes sociales qui avaient revivifié les débats théoriques et empiriques sur les structures de classe (en particulier son livre Classes publié en 1985), et conduit les sociologues américains à l’élire en 2012 à la présidence de l’Association américaine de sociologie. Mais il était aussi indéfectiblement attaché à l’espoir et au projet d’un avenir post-capitaliste de l’humanité, qu’il jugeait à la fois nécessaire, urgent et possible, ou pour reprendre ses mots à l’idée d’un socialisme démocratique [1].

    Depuis deux décennies, il avait ainsi contribué à remettre au premier plan, et au cœur de la théorie sociale et politique, la question des alternatives au capitalisme et des stratégies de transformation sociale. Son œuvre majeure sur la question est d’ailleurs le seul livre qui aura été traduit en français de son vivant [2], sous le titre Utopies réelles qui résume parfaitement sa démarche : trouver les voies d’un dépassement concret du capitalisme tout en se tenant fermement sur le terrain du possible, en rupture avec l’adaptation pseudo-réaliste au réel, mais aussi avec le repli consolateur sur les mirages néo-communautaires ou la fétichisation esthétisante de l’émeute [3], tous deux voués à laisser intact le monde tel qu’il est.

    #Erik_Olin_Wright #Sociologie #Marxisme #Classes_sociales

  • Ce que Marx dirait des gilets jaunes - Didier LAPEYRONNIE, Sociologue - 27 décembre 2018
    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/27/ce-que-marx-dirait-des-gilets-jaunes_1699758

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans une longue tradition de #mouvements_populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party, les Narodniki ou les paysans parcellaires du XIXe siècle. Des « moments du peuple » qui n’annoncent rien mais exacerbent l’urgence à retrouver les chemins de la #lutte_des_classes.

    Tribune. Les gilets jaunes sont un objet non identifié. Leur mouvement n’a pas de précédent récent. S’il est original en France, il est d’une grande banalité dans la période actuelle et s’inscrit dans une tradition vieille de plus de deux siècles de mouvements qui surgissent dans des conjonctures mêlant des changements économiques brutaux à l’effondrement du système politique.

    Le mouvement uni deux symboles. Le gilet jaune, tenue de ceux qui sont au bord de la route, les perdants de l’#économie globalisée. Immobilisés, ils bloquent les ronds-points et détruisent les accès payants. Les invisibles deviennent visibles. Le drapeau français ensuite, qui flotte sur les ronds-points, est brandi dans les manifestations, porté sur le gilet, auquel s’ajoute la Marseillaise, chantée sans arrêt, y compris devant les cordons de police. Le gilet et le drapeau symbolisent les six caractéristiques du mouvement.

    1. Ils définissent le « #peuple » auquel se réfèrent les manifestants, peuple très divers mais uni par une même expérience des difficultés sociales.

    2. Face à l’#injustice, l’indignation est moins sociale que morale. Elle fabrique un peuple « en colère » comme beaucoup l’écrivent sur leur gilet : leur situation est due à la trahison des élites « corrompues » qui se « gavent » et sont prêtes à « vendre » le pays. Le « peuple » veut procéder à l’exclusion de l’#élite et la punir.

    3. Le rejet moral débouche sur l’appel à une souveraineté populaire directe qui se fait entendre de plus en plus fort au fur et à mesure que le mouvement dure, se traduisant par une hostilité aux corps intermédiaires et aux #médias et surtout aux parlementaires. Ni de droite, ni de gauche, l’essentiel est le face-à-face direct avec le Président dont on appelle à la démission.

    4. Le mouvement est incapable de se structurer, de se donner des porte-parole ou d’accepter une négociation : ce serait trahison et corruption. Entre l’injustice ressentie et l’appel au peuple, il n’y a pas de cadre politique permettant de s’organiser ou de construire des #revendications agrégeant les multiples demandes. Peu substantiel, le mouvement est facilement manipulable par des #idéologies plus consistantes, ouvert aux rumeurs et sensible aux théories « complotistes ».

    5. L’ensemble prend la forme d’une volonté de revenir dans le passé, non dans une logique réactionnaire, mais pour y retrouver les équilibres sociaux et politiques assurant un avenir plus juste pour les « petits », leur permettant de reprendre la route.

    6. Entre l’appel au peuple et les demandes diverses, il n’y a rien d’autre que des sentiments de la colère et un immense ressentiment. La violence en est l’aboutissement : elle maintient l’intégrité du mouvement. Elle est un court-circuit : elle fait entrer au cœur du système ceux qui sont #dehors. Elle est la seule #stratégie politique possible « pour se faire entendre ».

    Les gilets jaunes s’inscrivent dans la longue tradition des mouvements populaires, tels qu’on les connaît depuis le People Party ou les Narodniki au XIXe siècle jusqu’au Tea Party. Ils en sont un avatar presque ordinaire. Ils diffèrent sur une dimension : ces mouvements ont été teintés d’une forte #xénophobie, parfois de #racisme, mêlés à l’hostilité aux #pauvres qui bénéficient d’#aides_sociales. Ces thèmes ont été présents, mais ils sont restés mineurs.

    La crise de la représentation

    Marx a fait l’analyse la plus solide de ces mouvements, les expliquant par l’association des changements économiques, des difficultés sociales et de la crise de la représentation. Il n’y a presque rien à changer à son analyse. En 1848, les paysans parcellaires étaient confrontés à de profonds changements économiques mettant en cause leur existence. Comme les gilets jaunes manifestant dans Paris en petits groupes dispersés, leur #isolement ne leur permettait pas de se constituer comme une catégorie unie apte à se défendre. Leurs intérêts les opposaient aux autres groupes sociaux, mais les conditions de leur existence les séparaient les uns des autres. Il n’existait pas de #liens entre eux, aucune organisation, aucune #identité. Incapables de se représenter, ils devaient être représentés, écrit Marx, et ils attendaient des représentants et de l’Etat qu’ils les protègent contre les autres classes et surtout contre les changements, afin de leur redonner leur « splendeur d’antan ». Leur influence trouvait son expression dans la « subordination de la société au pouvoir exécutif », au politique. Marx était violemment hostile à ce type de mouvement, rejetant son #économie_morale et la volonté de « retour en arrière » comme l’appel au peuple et la #philosophie_de_la_misère.

    Il y voyait le vecteur de la prise de pouvoir de Bonaparte, le principal soutien d’un #régime_autoritaire et fort et une forme de révolte « primitive », marquant la fin d’un monde tout en faisant obstacle à une nouvelle lutte de classes. Comme les paysans parcellaires, les gilets jaunes sont le produit de la désintégration sociale et de l’injustice brutale produites par des changements économiques qui les laissent à l’écart et du vide dans lequel l’effondrement du système politique les a placés, en particulier la disparition de la Gauche dont il ne subsiste plus que des fragments caricaturaux. Ils sont le produit d’un « moment », moment du « peuple », inauguré lors de la dernière élection présidentielle, et qui peut durer de longues décennies comme nous le rappellent les paysans parcellaires dont la participation au #plébiscite a précipité l’effondrement de la démocratie : il a fallu attendre près d’un demi-siècle pour que les luttes des classes s’affirment par la construction d’un mouvement ouvrier et d’une Gauche politique. Les gilets jaunes n’annoncent rien mais leur mouvement populaire exacerbe l’urgence qu’il y a aujourd’hui de sortir de ce « moment du peuple » en refondant la démocratie représentative en retrouvant les chemins de la lutte des classes.

    Que les #précaires puissent guère tabler sur la grande usine comme lieu d’agrégation n’en fait pas pour autant des paysans parcellaires. Le sociologue enrégimente Marx pour mieux s’autoriser de « leçons de l’histoire ».

    #histoire #analyse #débat

  • L’#Antiquité est souvent instrumentalisée pour légitimer les #idéologies contemporaines. Chacune met en avant les aspects qui lui conviennent. Ici, c’est la #Droite… Pour voir la vidéo de Manon Bril :

    http://sms.hypotheses.org/10505

    #droite, #politique, #clivage, #idée, #idéologie, #antiquité, #antique, #idéologue, #héritage, "légitimation, #présent

  • Propaganda 101: How To Defend A #Massacre | Current Affairs
    https://www.currentaffairs.org/2018/05/propaganda-101-how-to-defend-a-massacre

    Propaganda Suggestion #1: You are not ideological, you are just following Reason where it leads you. Those who disagree with you are soft, irrational, emotional, feminine.

    [...]

    Propaganda Suggestion #3: The enemy is not reasonable like you. They cannot be understood, for their motives are not rational. They are dark, violent, terrifying, deranged, You only have two options: Kill or be killed. Any killing you do is therefore necessary by definition.

    Propaganda Suggestion #4: The Enemy’s violence cannot possibly be a result of your actions. To suggest that you are responsible is to side with the Enemy. Violence directed against you is unjustified. Irrational. Terrorism. #Violence directed against them is restrained. Proportionate. Unavoidable. Self-defense.

    [...]

    Propaganda Suggestion #10: The Enemy’s suffering is their fault. They made you hurt them. If they had not provoked you, you would not have had to kill them. In fact, the fact that they made you hurt them makes them even more monstrous.

    #idéologies #propagande #inversion

  • La philosophie comme antidote
    https://collectiflieuxcommuns.fr/891-la-philosophie-comme-antidote

    Article paru dans Le Monde du 24 novembre.1995. Source : http://palimpsestes.fr/textes_philo... A la suite de Heidegger, nombre de ses épigones continuent à chanter l’air de la fin de la philosophie (de la métaphysique, de l’onto-logo-théo-phallocentrisme, etc.). Heidegger, du moins, voulait que la place de la philosophie soit prise par la « pensée de l’être », dont il reste à ce jour difficile de voir en quoi elle pourrait consister. Pour cette raison peut-être, certains se contentent, en lui (...)

    Idéologies, mythes et fausses subversions

    / Castoriadis C. , Politique , Philosophie , Scientisme , Relativisme , Post-modernisme , Article , Éducation , (...)

    #Idéologies,_mythes_et_fausses_subversions
    #Castoriadis_C.
    #Politique
    #Philosophie
    #Scientisme
    #Relativisme
    #Post-modernisme
    #Article
    #Éducation
    #Technoscience

  • La force révolutionnaire de l’écologie
    https://collectiflieuxcommuns.fr/892-la-force-revolutionnaire-de-l-ecologie

    Entretien paru sous ce titre dans un dossier, « La planète verte — L’écologie en question », dans la revue publiée par le Bureau des élèves de l’Institut d’études politi­ques de Paris ; propos recueillis par Pascale Égré les 16 et 29 novembre 1992. Repris dans le volume La société à la dérive, Seuil 2005, pp. 241-250 (Hasard du calendrier : article publié presque simultanément sur un site ami) Qu’est-ce que l’écologie pour vous ? La compréhension de ce fait fondamental qu’il ne peut pas y avoir de vie (...)

    Idéologies, mythes et fausses subversions

    / Écologie , Politique , Paléo-marxismes , Entretien , Scientisme , Écologisme , (...)

    #Idéologies,_mythes_et_fausses_subversions
    #Écologie
    #Politique
    #Paléo-marxismes
    #Entretien
    #Scientisme
    #Écologisme
    #Science

  • L’Antiquité est souvent instrumentalisée pour légitimer les #idéologies contemporaines. Chacune met en avant les aspects qui lui conviennent. Ici, c’est la droite... Pour voir la vidéo de Manon Bril : http://sms.hypotheses.org/10505
    #antiquité, #politique, #histoire, #grèceantique, #clivage, #droite, #gauche,

  • L’école et la fausse querelle du pédagogisme (Telos)
    https://www.telos-eu.com/fr/societe/lecole-et-la-fausse-querelle-du-pedagogisme.html

    Comme souvent en France, cette querelle est purement idéologique et incroyablement détachée de la réalité du fonctionnement de l’Ecole. Car le pédagogisme est très loin de régner en maître dans les salles de classe. Les travaux de comparaison internationale (voir par exemple les recherches de Nathalie Mons et Marie Duru-Bellat) montrent au contraire que le système éducatif français reste un modèle « académique » dans lequel l’enseignement disciplinaire est ultradominant, avec un curriculum hiérarchique qui ouvre peu l’école sur le monde extérieur et dans lequel l’enseignement individualisé est peu développé. Ces méthodes « verticales » d’enseignement, qui prédominent dans notre pays, ne sont effectivement pas favorables à l’épanouissement des élèves comme l’a montré une étude menée en 2011 auprès d’un large échantillon d’élèves et d’enseignants dans 23 pays. Elles sont aussi associées à une plus grande défiance à l’égard de la société et des institutions.

    Mais surtout, la méthode globale est totalement délaissée aujourd’hui comme le montre une passionnante étude menée par Roland Goigoux qui a observé pendant trois ans les pratiques effectives de 130 enseignants encadrant près de 2800 élèves de CP. Cette vaste enquête enterre définitivement la guerre des méthodes car elle montre que « dans toutes les classes les élèves reçoivent un enseignement explicite et précoce des correspondances entre les graphèmes et les phonèmes ». L’utilisation de la méthode globale est donc tout simplement un mythe !

    Fin connaisseur du système éducatif, Jean-Michel Blanquer ne peut ignorer les quelques faits qui viennent d’être rappelés. Que cherche-t-il donc en réactivant cette vieille polémique ? Sans doute à donner des gages à l’aile la plus conservatrice du monde éducatif […]

    #école #éducation #pédagogisme #démagogie #élitisme #apprentissage_de_la_lecture #lecture-compréhension #méthode_de_lecture #idéologies #conservatisme

  • Idéologie et #Terrorisme
    http://www.taurillon.org/ideologie-et-terrorisme

    Après le dernier attentat qui a eu lieu à Istanbul, il convient une fois de plus de réfléchir sur le phénomène du terrorisme d’origine islamique et de chercher d’autres interprétations que les vérités que la narration médiatique et, parfois, académique prennent pour acquises.

    #Opinions

    / #Idéologies, Terrorisme, #Union_européenne, #Fédéralisme

  • Natacha Polony : « Le #système de la #globalisation néolibérale craque de toute part »
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/25/31001-20161125ARTFIG00331-natacha-polony-le-systeme-de-la-globalisation-neo


    Marrant, j’ai fait un drôle de rêve : que le Figaro publie un truc qui fait appel à Marx et à Bourdieu pour condamner la #novlangue et la #dictature du #capitalisme #néolibéral.
    Quand même, si ça arrivait, ce serait un peu le début de la fin.

    Nous avons cru être débarrassés des #idéologies, mais nous avons aujourd’hui à l’œuvre quelque chose qui se présente sous les habits de l’évidence, parfois de la science économique, en tout cas du pragmatisme, mais qui relève bel et bien de l’idéologie. C’est celle du #libre-échangisme qui s’est développée à partir des années 1970 et qui a remis en cause petit à petit tous les acquis sociaux non seulement des #classes populaires mais aussi des classes moyennes, notamment en France les acquis sociaux du Conseil national de la résistance. Cette idéologie s’est mise en place à partir de Reagan et Thatcher mais elle a vécu son ère de toute-puissance lorsque des sociaux-démocrates sont arrivés au pouvoir, aux Etats-Unis avec Bill Clinton, en Angleterre avec Tony Blair, des élus qui ont libéralisé les flux de capitaux, ont remis en cause la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement, toutes ces mesures qui permettaient de protéger les citoyens contre le capitalisme prédateur.

    Le capitalisme est-il forcément prédateur ?

    Pour le dire simplement, tout au long du 20e siècle, le capitalisme a été contenu par le fait qu’il avait un ennemi : le communisme. Il fallait alors que les classes dominantes nouent un contrat avec les classes populaires, c’est-à-dire qu’elles abandonnent une part de leur #domination - ascenseur social, règles de protection, bref, modèles sociaux qui étaient ceux des pays occidentaux - pour que ces classes moyennes adhèrent à la #démocratie libérale. A partir du moment où le capitalisme n’a plus eu d’ennemi quand le mur de Berlin est tombé en 1989, on a vu réapparaître le vrai visage d’un capitalisme déconnecté de l’#économie réelle, qui n’existe plus que pour lui-même. Il ne sert plus à financer l’économie, mais il sert seulement à produire encore plus de capital. Ce système a abouti finalement à la crise de 2008. Avec le comité Orwell, nous disons qu’il s’agit d’un soft #totalitarisme car il s’impose contre la volonté des peuples, tout en gardant les apparences de la démocratie. Nous rappelons dans le livre la phrase de David Rockefeller, fondateur du groupe Bilderberg et président de la Commission Trilatérale, deux groupes d’influences au service des multinationales, dans Newsweek en 1999 : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’identité adéquate pour le faire. »

    #CNR #it_has_begun

    • disqualifiée ! N.Polony est passée chez Ruquier pour la promo de son bouquin et pour répondre aux questions ineptes des 2 chroniqueurs de l’animateur vedette des grosses têtes. Pour faire preuve d’honnêteté intellectuelle il faut savoir refuser certaines invitations.
      Natacha Polony et le comité Orwell (sic) en défonceurs de portes ouvertes.
      à ce bouquin, aussi brillant soit-il (surtout sous les néons des plateaux de tv, je préférerai toujours l’original !

  • Le mythe des indo-européens ou l’obstination dans l’erreur | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/andre-burguiere/blog/231114/le-mythe-des-indo-europeens-ou-l-obstination-dans-l-erreur

    Le #mythe nait au siècle des Lumières au moment où la sécularisation des esprits conduit à délaisser la thèse biblique de l’unité originelle des langues pour une explication plus documentée. Les philologues notent bien des similitudes entre le sanscrit, la langue des Véda à l’origine de nombreuses langues de l’Inde et la plupart des langues européennes. L’idée s’impose que cette parenté linguistique provient d’un peuple originaire du Nord de l’Europe ou du Caucase (on en discute) qui a migré, durant la proto-histoire à la fois vers la péninsule indienne, la Perse et l’Europe. Au cours du XIX° siècle, la montée des #idéologies_nationales conduit à imaginer qu’un #peuple, son héritage culturel (dont sa langue) comme son hérédité physique, forment un tout avec le territoire et si possible l’État qui lui correspondent. Au même moment, l’essor des #impérialismes_coloniaux qui se prétendent chargés de civiliser le reste du monde, popularise l’idée d’une supériorité de la race blanche dont les vertus seraient transmises aussi bien par la langue que par le sang.

    Cet article date de novembre 2014, mais il me semble qu’il est encore d’une grande utilité - moins que le livre dont il est la critique, j’imagine - à l’heure où la notion de « Peuple » est au centre du #mouvement_révolutionnaire en cours.

  • Zig-ZAD en Europe
    http://www.taurillon.org/zig-zad-en-europe

    Ils se situent à la fois dans la société et en dehors, défendent des causes ultra locales et en même temps globales. Anarchistes ou utopistes, vrais écolos ou juste marginaux, les zadistes sont une mouvance difficile à cerner. Pourtant, ces mouvements d’occupation illégale des grands projets d’aménagement du territoire se multiplient partout en Europe. Symboles de quoi ? D’une attention accrue pour la défense de l’environnement ? D’un désir d’émancipation vis-à-vis de décisions trop verticales, décidées par des élites trop éloignées des territoires ? Ou simplement d’une Europe en crise qui ne laisse à certains d’autre issue que celle de l’errance ? Enquête sur le nouveau visage de la radicalité politique.

    Économie & Société

    / #Idéologies, #Manifestations, Citoyenneté, (...)

    #Économie_&_Société #Citoyenneté #Ecologie
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  • Carton rouge à Jean-Luc Mélenchon pour son « plan B »
    http://www.taurillon.org/carton-rouge-a-jean-luc-melenchon-pour-son-plan-b

    A l’occasion du sommet pour un Plan B en Europe, Jean-Luc Mélenchon dévoile une « #Union_européenne hostile à la démocratie et à la justice sociale », s’en tenant à la souveraineté nationale et à la sortie de l’euro. En réponse, Emmanuelle Cosse affirme une « Europe démocratique, écologique et solidaire » dans le journal Libération. Vision belliqueuse, la manœuvre de Jean-Luc Mélenchon est dangereuse et remet en question la démocratie européenne.

    #Opinions

    / #France, #Nationalismes, #Idéologies, Union européenne

    http://www.liberation.fr/planete/2016/02/02/europe-le-contresens-du-plan-b-de-melenchon_1430572
    http://melenchon.fr/2016/02/03/europe-les-illusions-demmanuelle-cosse
    http://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2016/01/24/melenchon-cherche-son-plan-b_4852729_823448.html
    http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-luc-melenchon-avec-l-allemagne-le-plan-b-c-est-ou-vous-cedez-ou-on-vous-tue

  • Quel avenir pour l’Europe, le progrès ou l’extrémisme ?
    http://www.taurillon.org/quel-avenir-pour-l-europe-le-progres-ou-l-extremisme

    L’idée de progrès, qui a en partie influencé la construction européenne, est-elle mourante ? Face à la montée de l’extrémisme, l’un de nos rédacteurs s’interroge sur l’état de l’idée de progrès dans la civilisation européenne.

    #Opinions

    / #Extrémismes, #Démocratie, #Idéologies

  • #Terrorisme #chaos climatique et crise financière : « le prix à payer pour faire du #commerce » - http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/terrorisme-chaos-climatique-et-crise-financi-re-le-prix-payer-pour-fa

    La projection d’un clivage entre #civilisations vient appuyer l’illusion réconfortante que le problème ne provient pas de « notre civilisation » mais « d’Eux » : « Eux », ces terroristes, représentent le mal, des monstres mystérieux qui surgissent de nulle part avec des convictions arriérées pour seul terreau, et qui doivent par conséquent être détruits par « Notre » civilisation.

    Ce récit puéril à la Star Wars occulte le fait que ces #idéologies réactionnaires deviennent de plus en plus séduisantes dans un contexte où les #États sont en échec à cause de leur manque de réforme, finissant ainsi par atteindre les limites de la biophysique.

    Le techno-narcissisme du capitalisme néolibéral prédateur est pris au piège d’une #guerre sans fin contre le monstre illégitime qu’il a lui-même enfanté : le milicien islamiste suprématiste.

    Ces deux idéologies pensent être la seule représentante de la « #civilisation ». Mais toutes deux ne sont à peine que des reflets d’un miroir brisé, les reflets d’une Crise de la civilisation bien plus profonde.

    Pendant que ces deux entités au comportement barbare se combattent mutuellement au nom de la « civilisation », il est du ressort des peuples de tous les pays, quelle que soit leur religion, y compris s’ils n’en ont pas, de semer les graines de l’alternative post-capitaliste.

  • #Egypte : la #Société Secrète des « #FrèresMusulmans » sur la voie #Iran ienne

    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1530

    L’indépendance de la #Justice convoitée par l’autoritarisme du Raïs devenu #Khomeyni et Pharaon.

    Agrandi par le conciliabule qui le lendemain, sans être rompu, a été démenti par la mort d’un palestinien tué par #Tsahal, le #Président égyptien s’est arrogé des pouvoirs sur la justice, procédant à l’iranienne. Ce que contestent les #Laïcs, la #Gauche et les libéraux, le principal de l’ #Opposition. « Sécularisés » depuis que la pratique de la pluralité existe en Egypte, les #Idéologies sortant de l’ #Islamisme, préposées à formuler les libertés démocratiques sont écrasées et ne peuvent s’exprimer sans se faire violenter.