• #387. #Numéro_387 disparu en Méditerranée

    C’est l’histoire d’un médecin grec qui collectionne des pendentifs et des bracelets. C’est l’histoire d’une Italienne qui se bat depuis 15 ans pour « faire parler les corps ». C’est l’histoire de celles et ceux qui veillent les migrants oubliés. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, 5083 personnes ont trouvé la mort en 2016 en tentant de rejoindre l’Europe par la mer. 5 083 noms, dont la grande majorité se diluent dans les eaux si bleues de la Méditerranée. Que deviennent ces #morts ? Qui les nomme ? Comment font les mères, les frères, pour tenter de retrouver leurs disparus ? Numero 387 nous emmène dans cette quête de l’#identité.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/52256_1
    #film #documentaire #film_documentaire #asile #migrations #réfugiés #mourir_en_mer #Méditerranée #identification #cadavres #corps #décès

  • La #commémoration du génocide des #Arméniens à #Valence

    Enjeux d’une #revendication_politique portée par une symbolique religieuse chrétienne, pour la transmission d’une #mémoire_identitaire.

    Face à l’atomisation qui minait sa propre cohérence et menaçait sa pérennité avec les perspectives de dissolution des appartenances religieuses traditionnelles induites par la modernité française, la religion identitaire arménienne s’est réinventée à travers la #reconnaissance et la commémoration du #génocide, sorte de nouveau #paradigme_ethno-religieux_arménien.

    Pour télécharger l’article :
    https://lecpa.hypotheses.org/files/2020/01/commemoration-du-genocide-armenien.pdf

    https://lecpa.hypotheses.org/1335
    #mémoire #identité

  • #Meghan_Murphy, un coup de gueule
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/16/beau-coup-de-gueule-de-meghan-murphy

    Vendredi, alors que j’attendais pour monter à bord d’un avion, la police de Vancouver m’a téléphoné. Ils m’ont dit être sincèrement désolés de m’apprendre qu’ils avaient reçu une menace contre moi, qu’ils prenaient au sérieux. Cette menace a été envoyée à la Bibliothèque publique de Vancouver, disant essentiellement qu’à moins qu’on m’empêche d’y prendre la parole, il (la personne qui a rédigé cette menace) viendrait là-bas et m’éliminerait lui-même. #GIDYVR (Gender in Dialogue Vancouver) reçoit des menaces violentes chaque fois que nous organisons des événements, donc ce n’est pas vraiment surprenant, mais bien sûr c’est effrayant et inquiétant.

    Je tiens à souligner que des gens comme Morgane Oger (NDT : un politicien masculiniste de Colombie-Britannique) – à qui les médias canadiens grand public continuent de demander des commentaires sur tout ce qui a trait à l’ »identité sexuelle » – et les membres de la soi-disant gauche progressiste ont joué un rôle marquant dans la banalisation de cette haine et de cette violence misogynes à l’égard des femmes. Lorsque l’on excuse des menaces et des violences en prétendant, par exemple, que ceux qui menacent de recourir à la violence sont en quelque sorte « opprimés » et « se défendent », cela ne fait pas qu’excuser la violence masculine, mais cela blâme les femmes (les victimes) pour cette violence ou ces menaces. Quoi qu’il en soit, il n’est pas vrai que les femmes « oppriment » ceux qui promeuvent l’idéologie de l’identité de genre. Nous défendons les droits et les espaces pour lesquels les femmes se sont battues si fort depuis plus d’un siècle.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/meghanmurphywriter/?__tn__=kC-R&eid=ARBVCExhxOymxrsJvtuS3L7u9ekQVmi7PsVKOm6yWIeoBaRoZSulKQlMt
    #menace_antiféministe #violences_antiféministes #identité_de_genre

    • Le fait de qualifier les femmes de « transphobes » ou de « TERF » justifie la haine et la violence. Que vous aimiez ou non cette réalité, c’est la vérité. C’est NOUS qui sommes vulnérables dans ce débat, pas les transactivistes. C’est NOUS qui payons des milliers de dollars en frais de protection de nos événements, qui nous battons pour pouvoir simplement parler, qui sommes diffamées et calomniées dans les médias, qui craignons pour notre sécurité en public et dans nos communautés, et qui sommes intimidées et l’objet de propos haineux (c’est-à-dire des appels explicites à la violence). Il n’y a pas de « coupables dans les deux camps ». Il n’y a pas de féministes qui menacent d’assassiner des transactivistes ou même de bloquer leurs activités.

      #intolérance #anti-féminisme #misogynie

  • #Robert_Jensen : L’alibi de la compassion : comment les alliés des transgenres esquivent les débats
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/12/lalibi-de-la-compassion-comment-les-allies-des-transgenres-esquiv

    Je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec mon analyse du mouvement transgenre ou ma position concernant les politiques publiques qu’il préconise. Mais je pense qu’il est malhonnête de la part de ceux qui ne sont pas d’accord d’esquiver le débat en se disant « plus compatissants », de la même façon qu’il est intellectuellement malhonnête d’essayer de faire dérailler des échanges avec des expressions péjoratives comme « TERF » (féministe radicale exclusive des trans) et qu’il est politiquement lâche d’essayer de réduire les féministes radicales au silence.

    Je ne suis pas en train de demander naïvement « Ne pourrait-on pas tous s’entendre ? » Je suis avide de débattre avec ceux et celles qui opposent à ma position des arguments substantiels. Je suis juste las de me faire dire que poser des questions légitimes à propos d’un phénomène complexe comme le transgenrisme – des questions auxquelles beaucoup de gens progressistes réfléchissent en privé, mais qu’ils et elles craignent de poser dans le climat politique actuel – fait des féministes radicales des personnes mesquines et manquant d’empathie.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/11/19/compassion-cover-transgender-allies-dodge-debate
    #féminisme_radical #dysphorie_de_genre #identité_de_genre #compassion_contre-productive #alibi_politique #débat_féministe

    • Robert Jensen - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Jensen

      In early July 2014, MonkeyWrench Books collective cut all ties with Jensen over his article reviewing two feminist books that critiqued transgenderism.[9] These books were Sheila Jeffreys’ Gender Hurts: A Feminist Analysis of the Politics of Transgenderism and Michael Schwalbe’s Manhood Acts: Gender and the Practices of Domination. In the review published by Dissident Voice, Jensen concluded that, “On the surface, transgenderism may seem to be a more revolutionary approach, but radical feminism offers a deeper critique of the domination/subordination dynamic at the heart of patriarchy and a more promising path to liberation”[10] which they felt “contributes to a dangerous culture of transphobia”.[9] In addition, Dexter M. Thomas wrote a rebuttal which was also published by Dissident Voice.[11] Jensen responded by writing a follow-up article which elaborated on his views on the ecological and social implications of what he terms “trans ideology”.[12]

    • Je souligne que dans mes écrits, je n’ai jamais attaqué personne ou exprimé quelque peur ou haine des personnes qui s’identifient comme transgenres. Quand je demande à mes critiques de m’indiquer lequel de mes propos est intolérant, on me répond que le simple fait de poser des questions ou d’émettre des contestations peut être considéré comme une menace envers la légitimité des identités transgenres. Quand je demande en quoi articuler une critique féministe du patriarcat est menaçant, mes amis libéraux tentent souvent de couper court à la conversation par une version ou une autre de la phrase « Tu veux avoir un débat intellectuel, alors que moi j’essaye simplement de faire preuve de compassion envers les transgenres qui se sentent vulnérables. »

      Je suis d’accord, bien sûr, que les personnes vulnérables ne devraient pas être attaquées, mais cette réponse a pour effet d’occulter ma question : pourquoi est-ce qu’un argument formulé en toute bonne foi est étiqueté comme une attaque ? Les propos haineux et irrationnels doivent être rejetés, mais pourquoi l’un des camps d’un débat politique devrait-il être autorisé à déclarer illégitime un argument sérieux, sans y répondre ?

      Quand le mouvement transgenre réclame des politiques publiques qui imposent un coût à d’autres personnes (aux filles et aux femmes, dans le cas des demandes d’accès de transgenres aux structures et activités dédiées au sexe féminin), il doit évidemment exister un espace public où débattre de ces propositions.

      Le patriarcat impose aux gens des normes de genre rigides, répressives et réactionnaires qui n’ont rien à voir avec les catégories du sexe biologique. La résistance féministe radicale au patriarcat défie depuis longtemps ces normes, et l’énergie de cette résistance collective est productive non seulement politiquement, mais aussi sur le plan personnel.

      Je ne prétends pas que toute personne souffrant d’une forme ou une autre de dysphorie de genre peut résoudre cette détresse au moyen d’une analyse politique et d’un travail de mobilisation. Nous ne savons que très peu de choses sur l’étiologie du transgenrisme, et il n’est pas surprenant qu’il n’existe pas de réponse univoque. Mais les féministes radicales que j’ai rencontrées en trente ans de travail militant contre la violence masculine et l’exploitation sexuelle comptent parmi les personnes les plus compatissantes que j’ai connues dans ma vie, des femmes pour lesquelles la lutte pour la justice passe autant par un partage de notre douleur quotidienne que par des principes politiques. Certaines de ces féministes radicales sont aussi parents, et essayent d’élever de façon responsable des enfants qui s’identifient comme transgenres.

      On peut être sensible aux individus qui luttent contre la dysphorie de genre et appuyer leur combat tout en rejetant certaines revendications politiques du mouvement transgenre lorsqu’elles s’avèrent antiféministes.

      #intolérance #anti-féminisme #misogynie

    • Exemple...
      https://twitter.com/Melusine_2/status/1220250052792328192

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      Il est aussi mensonger que stupide de parler d’une « colonisation » du féminisme par les militantes trans : c’est à la fois supposer leur étrangéité à la question et au groupe des femmes et affirmer qu’elles y exercent une domination violente, confiscatoire et illégitime.

      L’expression « colonisation » n’est en effet pas acceptable, lancée comme un point Godwin. Mais quand même, on est dans une situation où des personnes « assignées hommes à la naissance » (qui ont un corps d’homme) peuvent exiger intégration dans des collectifs non-mixtes de femmes alors mêmes qu’elles ont une expression de genre masculine, s’habillent comme des hommes (oui, ça arrive, j’en ai déjà deux exemples). L’auto-définition (on est une femme parce qu’on dit être une femme, que ce soit sentiment intime ou mauvaise foi) réduit le genre d’expérience sociale à expérience intime. Je ne vois toujours pas ce que peuvent avoir en partage une lesbienne butch discriminée pour son manque de concordance avec les attentes qu’on a envers elle (expression de genre féminine et sexualité hétéro), qui se sait femme parce qu’on le lui dit et qui bosse depuis dix, vingt, trente ou quarante ans à faire vivre des lieux lesbiens exclusifs, et la personne avec un corps d’homme et une expression masculine, qui donc est perçu partout comme homme cis (avec les privilèges qui vont avec), lui dit qu’il a le même sentiment qu’elle (non, elle ne se sent pas femme, c’est une identité qu’on lui renvoie) et c’est sur cette base plus que fragile qu’il la contraint à accepter son intégration à son espace à elle (avec menaces d’accusations de transphobie, intimidation, etc.). « Colonisation » c’est bête mais il faut entendre cette impression d’être forcée à accueillir des personnes dont l’étrangeté du corps ne manque pas de mettre mal à l’aise des femmes. D’autre part des récits commencent à tourner de lesbiennes qui ressentent des pressions sociales à coucher avec des femmes trans non-opérées dont elles refusent dans un premier temps les sollicitations sexuelles. J’ai lu un de ces récits et c’est un récit de viol. De viol à la « bon, je vais dire oui et je serai débarrassée ». C’est inacceptable.

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      L’affirmation est évidement mensongère : où est cette pseudo confiscation et quels en sont les outils ? Où sont les organisations, les revues, les figures médiatiques, les revendications politiques qui témoignent de cette domination ? Elles n’existent pas.

      Jadis le féminisme était basé prioritairement sur l’expérience des femmes. Aujourd’hui quand une féministe (au passage, c’est une Femen pas très intéressante) exprime son malaise devant une menace qu’elle ressent, il est acceptable de lui dire : Ta gueule, tout ça n’est pas assez bien documenté par des féministes académiques. Problème. Ces expériences sont réduites à des « anecdotes » qui non seulement sont insignifiantes politiquement mais aussi humainement puisque ce sont des « privilégiées » qui les vivent (la lesbienne butch de mon exemple précédent, elle est hyper privilégiée) et que c’est un effet collatéral pour aider des personnes qui en ont un criant besoin. (Au passage, personne n’a de criant besoin de mettre sa pine dans une lesbienne, ni dans une femme, ni dans personne.)

      Mélusine
      @Melusine_2
      ·
      23 janv.
      La supposition est une faute féministe : non pas seulement un défaut de solidarité avec d’autres femmes, mais un renoncement politique pour les femmes cis, admettant le genre comme mécanique socialisatrice irrépressible - et donc son caractère définitif, normal et indépassable.

      Là je comprends pas trop, c’est que ça doit être trop intelligent pour moi alors je vais dire que je suis d’accord, hein.

      Mélusine
      @Melusine_2
      Le féminisme n’est pas colonisé, il s’affirme en cohérence avec ses ambitions politiques : non pas élever notre sexe à la dignité du sexe masculin, mais le rendre insignifiant dans la définition de ce que nous sommes et pouvons être.

      Ça c’est le point gender blindness : de toute façon notre ambition c’est d’abolir le genre alors prétendons qu’il est aboli et arrêtons les politiques genrées. Arrêtons le féminisme ?

    • Grosse tempête de merde sur Twitter autour de Marguerite Stern.
      https://twitter.com/Margueritestern/status/1221211787116384256

      Au passage, son

      Alors j’aimerais rappeler ici par écrit, les principes fondateurs de ce mouvement. Rappeler ce que j’ai répété tous les jours à chaque fille présente. Et il me semble que nous étions toutes d’accord.

      est un peu minable, on a l’impression d’une grande cheffe expliquant quoi faire à tout le monde et s’insurgeant quand on reprend un mode d’action dont elle est propriétaire.

      Mais quand même :

      Les TERFs au bûcher

      on en est où, à appeler à l’éradication de certaines féministes comme jadis les #sorcières ?

  • Studie “Das Smartphone, bitte! Digitalisierung von Migrationskontrolle in Deutschland und Europa”

    27. December 2019 by Daniela Turß

    Handydatenauswertung bei Geflüchteten ist teuer, unzuverlässig und gefährlich.

    Cover der Studie „Das Smartphone, bitte! Digitalisierung von Migrationskontrolle in Deutschland und Europa“

    Die Studie „Das Smartphone, bitte! Digitalisierung von Migrationskontrolle in Deutschland und Europa“ befasst sich mit der im Jahr 2017 eingeführten Analyse elektronischer Datenträger durch das BAMF. Wenn eine asylsuchende Person weder Pass noch Passersatzdokument vorweisen kann, ist die Behörde dazu berechtigt, ihr Smartphone auszuwerten, um Hinweise auf Identität und Herkunft zu erhalten. Diese Praxis verletzt das Grundrecht auf Vertraulichkeit und Integrität informationstechnischer Systeme von zigtausenden Menschen – für wenig aussagekräftige Ergebnisse.

    Seit der Einführung des Verfahrens im Jahr 2017 hat das BAMF hochgerechnet etwa 20.000 Mobiltelefone von Asylsuchenden ausgelesen und über 11 Millionen Euro in dieses Verfahren investiert. Im Zeitraum Januar 2018 bis Juni 2019 scheiterte das Auslesen in etwa einem Viertel der Fälle bereits an technischen Problemen. Nur in 1-2 % der verwertbaren Auswertungen fanden sich Widersprüche zu den Angaben, die die Asylsuchenden selbst in ihren Befragungen gemacht hatten.

    Für die Studie wertete die Journalistin Anna Biselli und die Juristin Lea Beckmann einen umfangreichen Quellenbestand aus, darunter Ergebnisberichte von Datenträgerauswertungen, Asylakten, interne Dienstanweisungen, Handbücher und Schulungsunterlagen des BAMF und Dokumente aus dem Gesetzgebungsverfahren. Zudem führten die Autorinnen Hintergrundgespräche mit Geflüchteten, Anwält*innen und Rechtswissenschaftler*innen, Verfahrensberatungsstellen und Menschenrechtsorganisationen in Deutschland und anderen Ländern Europas.

    https://freiheitsrechte.org/studie-handydatenauswertung

    –-> Studie: https://freiheitsrechte.org/home/wp-content/uploads/2019/12/GFF-Studie_Digitalisierung-von-Migrationskontrolle.pdf

    #migration #smartphone #Allemagne #BAMF #Europe #identité #numérisation #contrôle #étude

  • La nouvelle carte d’identité, avec les empreintes digitales, testée dès mardi
    https://www.lesoir.be/271948/article/2020-01-09/la-nouvelle-carte-didentite-avec-les-empreintes-digitales-testee-des-mardi

    C’est la commune de Lokeren qui donnera le départ. La phase de test du nouveau modèle de carte d’identité, qui arbore un nouveau design et comporte les empreintes digitales du porteur, débutera mardi dans certaines communes. C’est la commune de Lokeren qui donnera le départ : le bourgmestre Filip Anthuenis (Open VLD) recevra le premier exemplaire des mains du ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V). Le design actuel des cartes date de 2002. Le relooking à venir permettra à la nouvelle (...)

    #Identité #carte #biométrie #reconnaissance #empreintes

    ##Identité

  • #Julie_Bindel : Que faire lorsque l’on regrette sa transition sexuelle ?
    https://tradfem.wordpress.com/2020/01/06/que-faire-lorsque-lon-regrette-sa-transition-sexuelle

    Livia, 23 ans, vit comme transhomme depuis cinq ans. À 20 ans, elle a subi une double mastectomie, une hystérectomie et une ovariectomie (ablation des ovaires). Et elle le regrette aujourd’hui. Elle fait partie d’un panel de sept jeunes femmes qui discutent de leurs sentiments face à la transition lors de la toute première réunion du Detransitioner Advocacy Network (DAN) (Réseau de défense des droits des personnes en détransition, plus tôt ce mois-ci.

    Depuis la création du réseau, en octobre dernier, plus de 300 femmes qui regrettent d’être passées du statut de femme à celui de (trans)homme se sont manifestées pour obtenir du soutien et des conseils. C’est un nombre extraordinaire. Mais il n’est peut-être pas si surprenant quand on voit qu’au cours des dix dernières années, on a observé une augmentation de 3 200 % du nombre d’enfants qui se croient transgenres au Royaume-Uni, dont les trois quarts sont des filles. Une recherche rapide sur le site de sociofinancement GoFundMe montre que plus de 26 000 filles et femmes cherchent actuellement de l’argent pour subir la « chirurgie du haut » (une double mastectomie élective) afin d’acquérir une apparence plus masculine.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://unherd.com/2019/12/the-nhs-is-failing-trans-kids
    #détransition_transgenre #identité_de_genre #féminisme #transgenre

    • Il semble que Livia souffrait de dysmorphie corporelle, un désordre qui amène les gens à croire que leur corps est défectueux ; cette condition devient de plus en plus fréquente en raison de la pression exercée sur les jeunes femmes pour qu’elles se conforment à des stéréotypes féminins. Mais on l’a plutôt amenée à croire qu’elle souffrait d’une dysphorie de genre, un trouble où des gens en viennent à penser c’est leur sexe biologique qui n’est pas « le bon », ce qui conduit à vouloir subir une chirurgie irréversible, souvent à un âge jeune et impressionnable.

      Ayant fait son coming out en tant que lesbienne à l’âge de 11 ans, Evans se sentait mal à l’aise face à la réaction négative de garçons et de filles à l’école. Elle a enduré leur cruauté et leurs remarques homophobes pendant plusieurs années, puis, à l’âge de 14 ans, elle a découvert que plusieurs membres de son groupe d’amis passaient du statut de femme à celui d’homme, une perspective qu’elle dit avoir trouvée irrésistible.

      « J’ai suivi le mouvement », me dit Evans. « J’aime les autres filles et j’aime les armes, les camions et la boue, je n’aime pas avoir les cheveux longs et je suis vraiment bordélique, et ma chambre ressemble à une chambre de garçon, donc je dois être un garçon. »

      « Aujourd’hui, j’ai accepté celle que je suis vraiment : une femme non conforme à son sexe. Je ne crois pas que j’aurais dû vivre une transition médicale pour en arriver à ce constat. »

      #lesbophobie #homophobie #misogynie

  • DOSSIER : Où va le féminisme ? (suite de la Troisième partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2336

    Naguère, les féministes radicales étaient craintes pour leur verbe virulent et leurs opérations commandos contre leurs ennemi-e-s. Par un étrange retournement de situation, elles se voient à leur tour interdire de tenir des conférences, et traiter de réacs ou de transphobes par des queers ou autres militant-e-s de l’« identité » (comme d’habitude, c’est sur internet que se déversent en priorité les tombereaux d’insultes). Dans les milieux militants, le caractère insaisissable du « queer » fait sa force : capable de tout contenir, il fonctionne comme marqueur de marginalité intellectuelle et signe de reconnaissance entre des « subversifs authentiques » qui se posent facilement en donneurs de leçons.
Et les pratiques de ces nouvelles avant-gardes autoproclamées ne visent pas que les féministes radicales – comme le montre la situation dans les cercles anarchistes au Royaume-Uni encore (voir l’encadré).
    En France, où les « politiques de l’identité » sont à l’œuvre depuis moins longtemps, on remarque qu’une partie de l’extrême gauche et des libertaires les a déjà adoptées – les militant-e-s étant perméables à ce discours très codifié de par leur accès assez fréquent à l’Université. Pareil choix, dans des milieux déjà restreints, a malheureusement souvent pour double conséquence d’y faire passer l’exploitation économique au second plan et d’accentuer leur éloignement des classes populaires.

    L’anarchisme vise à faire s’élever toutes les voix, pas seulement celles des minorités, rappelle Woke Anarchists. L’idée selon laquelle l’oppression ne toucherait que ces minorités, et non les masses, est le produit des idéologies bourgeoises, qui ne défendent évidemment pas un changement révolutionnaire. Enfin, du fait des « politiques de l’identité », les positions « radicales » actuelles donnent à la grande majorité de la population anglaise l’image d’un nombrilisme sans pertinence qui incite des personnes « cis blanches » déjà marginalisées à graviter de plus en plus autour de l’extrême droite. Dans une période où les mouvements fascistes se multiplient, poursuivre les querelles que déclenchent les Identity politics dans les cercles militants n’a donc rien d’un jeu. C’est pourquoi les espaces anarchistes ne devraient pas laisser des personnes y semer la zizanie sur leur base, et, plutôt que de se quereller, les anarchistes devraient développer la solidarité permettant de mener le combat contre les véritables centres du pouvoir.

    [Brochure] Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des Identity politics – Les Fleurs Arctiques
    https://lesfleursarctiques.noblogs.org/?p=1157

    Ce texte a été publié sous forme de brochure sur un site qui lui est consacré (wokeanarchists.wordpress.com) le 25 novembre 2018 par des compagnons du Royaume-Uni se présentant comme «  anarchistes auto-déterminés résistant à la cooptation de notre mouvement par le libéralisme, l’université et le capitalisme  ». Nous ne traduisons pas ce texte par communion politique fondamentale (par exemple l’égalitarisme politique et la fondation de sociétés futures ne sont pas des préoccupations pour nous), mais afin d’apporter de l’eau au moulin des débats actuels sur les questions identitaires au sein des milieux radicaux d’extrême gauche. En effet, il nous semble que cette question, qui est ici abordée sous l’angle de la manière dont les Identity politics vident l’anarchisme de son sens, concerne bien plus largement tous ceux qui s’intéressent aux perspectives révolutionnaires. Ce texte nous a aussi intéressé parce qu’il évoque courageusement, à partir d’expériences concrètes, les conséquences délétères pour l’élaboration théorique et pratique de la diffusion de ces «  idéologies de l’identité  », et la manière dont cette question fait l’objet d’une sorte de tabou discursif pendant que s’installent des pratiques d’exclusions brutales, d’accusations sans appel et de judiciarisation sans place pour la défense. Le processus décrit dans ce texte envahit depuis quelques années la plupart des aires subversives et on voit s’y développer, en même temps qu’une obsession affichée pour le «  safe  » vu comme un ensemble de principes abstraits, une indifférence à la réalité parfois terrible des relations telles qu’elles existent et circulent dans les milieux «  déconstruits  ». [Extrait de l’Avant-propos des traducteurs]

    #identité #identity_politics #queer #transidentité #transgenre #féminisme #anarchisme
    cc @rastapopoulos et @tranbert

    • DOSSIER Où va le féminisme ? (Première partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
      http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2307

      La catégorie « femmes » devint dépendante de toutes les différences d’ordre matériel et culturel existant entre les femmes (« race », classe, ethnie, orientation sexuelle, contexte socioculturel…).
      Des militantes de la « deuxième vague » critiquèrent cette démarche comme étant source de divisions néfastes pour le mouvement féministe ; mais celles de la « troisième vague », souvent plus jeunes, pensaient que c’était la seule manière valable d’appréhender la réalité des femmes – et elles l’ont emporté. Aujourd’hui, aucune polémique n’est menée contre les intellectuelles féministes de ce courant, que ce soit pour ne pas se disputer publiquement entre féministes, par désintérêt pour leurs productions ou par crainte d’être traité-e d’antiféministe ; de ce fait, les analyses féministes ne paraissent provenir que de ce courant.
      Les « troisième vague » ont de multiples centres d’intérêt : l’accès des femmes à l’éducation, l’accentuation de la pauvreté au féminin, les violences domestiques, les effets du racisme, les troubles alimentaires, l’accès inéquitable à Internet selon les sexes, l’environnement, l’altermondialisme, le sida, la santé sexuelle des femmes, les problèmes soulevés par l’avènement des techniques de reproduction médicalement assistée… mais ces questions sont en général abordées sur le plan personnel. Même quand elles se préoccupent d’injustices sociales, ces féministes investissent peu dans les formes collectives d’action (plutôt que de descendre dans la rue contre les publicités sexistes, par exemple, elles utilisent l’espace médiatique ou Internet). Et, qu’elles militent autour des enjeux de la sexualité ou de l’esthétique corporelle, il s’agit de valoriser sa différence (en se livrant par exemple dans des autobiographies) et d’acquérir un statut à soi sans en référer à une quelconque catégorie. On est ainsi arrivé à une dissémination du concept d’identité politique, voire du concept d’identité en général puisque celle-ci est toujours avancée à un niveau individuel.

      Mouais, c’est pas non plus que des trucs bien, comme cette histoire ultra-rapide du féminisme.

  • La révolution sera féministe

    Une création de Charlotte Bienaimé
    Un podcast à soi Un podcast à soi — Numéro 9

    Femmes en lutte dans l’Histoire, à #Carrefour et sur la #ZAD

    https://www.arteradio.com/son/61660140/la_revolution_sera_feministe_9

    « C’est chaque fois les femmes qui s’excusent, jamais les mecs, ou très peu. Il faut que j’arrête de m’excuser de prendre la parole et me sentir légitime de le faire. »

    Juste nécessaire contrepoint en ce moment :)

    #Féminisme #féminisme_en_lutte #facilitations #lutte #chansons_de_lutte #ni_dieu_ni_mec #radio

  • Au 19ème siècle, le Portugal théorise l’existence d’une "communauté supranationale" avec ses anciennes colonies (surtout le Brésil) fondée sur la culture, et notamment la littérature #Portugal #Brésil #culture #littérature #identité https://sms.hypotheses.org/21851

    L’idée « luso-brésilienne », née au XIXe siècle et la lusophonie, néologisme apparu en 1973-1974 sur les ruines de l’empire colonial portugais, sont deux concepts aux contours vagues qui renvoient à une identité en mode mineur. Alors que l’empire portugais se défait, la lusophonie permet de théoriser l’idée de relations cordiales entre le Portugal et ses anciennes colonie – soit exactement le pari tenté à travers l’idée luso-brésilienne un siècle plus tôt, suite à l’émancipation du Brésil en 1822 ...)

  • #William_J._Malone, #Colin_M._Wright et #Julia_D._Robertson : Personne n’est né dans « le mauvais corps »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/11/personne-nest-ne-dans-le-mauvais-corps

    Dans la plupart des cas, ce que l’on appelle maintenant « identité de genre » est probablement simplement la perception par un individu de sa propre personnalité liée au sexe et influencée par l’environnement comparé au reste des gens du même sexe et de sexe opposé.. En d’autres termes, c’est une auto-évaluation du degré stéréotypé de « masculinité » ou de « féminité », et on la confond à tort avec le sexe biologique. Cette confusion résulte de l’incapacité culturelle à comprendre la large distribution des personnalités et des préférences au sein des sexes et le chevauchement entre les sexes.

    Lorsqu’une fille déclare qu’elle « se sent comme un garçon » ou « est un garçon », ce sentiment peut refléter sa perception de la différence entre sa personnalité et ses préférences par rapport à celles de ses pairs. Si cette fille a un trouble du spectre autistique, elle peut même percevoir un comportement « sexuellement atypique » qui n’existe pas réellement, et ainsi faussement s’auto-diagnostiquer en tant qu’homme, même sans éprouver de traits de personnalité masculins réels.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://quillette.com/2019/09/24/no-one-is-born-in-the-wrong-body
    #dysphorie_de_genre #transgenre #identité_sexuelle

  • #Meghan_Murphy – « L’idéologie trans est une menace pour la condition féminine »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/09/meghan-murphy-lideologie-trans-est-une-menace-pour-la-condition-f

    Le samedi 2 novembre, quelques dizaines de manifestant-e-s se sont rassemblés devant l’hôtel Pan Pacific à Vancouver en scandant le slogan « No TERFS, No KKK, No fascists ». Une jeune femme blanche tenait une pancarte où l’on pouvait lire : « Le féminisme blanc, c’est de la merde ! » Une autre femme, tout aussi blanche, brandissait une guillotine en carton décorée des mots : « Amenez-vous, les TERFs ! » Cette courageuse jeune personne portait un masque de ski pour la protéger de toute responsabilité. Les personnes menacées, bien sûr, ne disposent pas du même privilège.

    On pourrait présumer que ces Vancouverois-es rageurs protestaient contre une sorte de nazis ou de suprématistes blancs qui auraient menacé d’exterminer des populations entières. Mais non, ces bonnes gens étaient sorties un samedi soir avec leurs mégaphones et des sirènes assourdissantes, pour scander : « Hey, hey, ho, ho, dehors la racaille nazie ! », parce que 300 personnes étaient à l’intérieur pour entendre un panel discuter des préjugés médiatiques dans le débat sur l’identité sexuelle. À dire vrai, je dois le préciser c’est moi, l’une des oratrices invitées, qui était le principal objet de leur furie, car je continue d’oser insister sur le fait que les femmes sont des femmes et que nos droits ont de l’importance.

    Le problème tenait aussi au fait que nous discutions de l’identité de genre de façon critique plutôt que festive : une conversation que la gauche a décrétée réglée et intouchable. Il vous faut répéter ad nauseam le mantra « Les transfemmes sont des femmes » et, lorsqu’on vous demande « Qu’est-ce qu’une femme ? » ou « Comment passe-t-on du statut d’homme à celui de femme ? », soit vous répondez en hurlant au « nazisme ! », soit vous êtes un vecteur de haine blasphématoire qui ne mérite rien de moins que le mur des tortures (NDT : référence au roman « La Servante écarlate »).

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.spiked-online.com/2019/12/06/the-trans-ideology-is-a-threat-to-womanhood
    #identité_de_genre #féminisme #mobilisation_réactionnaire #transgenre

  • Coming out of the shadows: what it means to be French and Chinese

    People of Chinese descent have long faced prejudice and violence in France. But today a new generation is staking out its rightful place in society.

    On 7 August 2016, #Zhang_Chaolin, a 49-year-old tailor, was savagely beaten by a group of youths in Aubervilliers, a deprived suburb on the northern outskirts of Paris – the latest in a string of violent aggressions against ethnic Chinese. Like the other victims, he had been targeted because of the widely held belief that members of the Chinese community habitually carry large amounts of cash (and that they are docile and unlikely to fight back; that they are reluctant to report crimes because they are in the country illegally, or cannot express themselves properly in French; and even if they do, the police do not take them seriously; or, simply, that the Chinese “keep themselves to themselves”). As it turned out, Zhang only had a packet of cigarettes and some sweets on him. He died five days later as a result of his injuries.

    The following year, on 26 March, 56-year-old Liu Shaoyo was preparing dinner for his children in his apartment in the 19th arrondissement in Paris when the police arrived at his home following a call from neighbours (the nature of the complaint remains unclear). The precise sequence of events is disputed: his family insist firmly that he had merely been gutting fish and had answered the door while still holding a pair of kitchen scissors; the police claim that they had acted in self-defence. Either way, they opened fire, killing Liu.

    In the aftermath of each man’s death, huge demonstrations were held by France’s ethnic Chinese, a community traditionally invisible in national discourse and under-represented in public life.

    I was transfixed by video footage of a crowd of more than 15,000 in the Place de la République in 2016 shortly after Zhang’s death on 12 August, protesting against continuing attacks on ethnic Chinese in Paris. Much of what I heard in the speeches that day, as well as in newspaper reports and on social media, felt tragically familiar to me: the cries of a people who felt that they had been ignored by the state.

    We work hard, we keep out of trouble, no one gives a damn about us, we have to struggle all by ourselves. These were the sentiments I grew up with in my ethnic Chinese family in Malaysia – a sense of frustration and suppressed pain that informed my view of the world.

    But there was also something totally foreign to me about these protests: the open dissent. Pushing back against hierarchy and authority. The protesters were overwhelmingly young, incredibly vocal and, in some instances, willing to resort to violent action – the very opposite of how overseas Chinese communities, the centuries-old immigrants known as huaqiao – have traditionally behaved. In short, the demonstrations seemed to be distinctly French.

    I had been as surprised as most people to learn that France has the largest ethnic-Chinese population in Europe. In a country where race-based statistics sit uneasily with the notion of égalité and French citizenship, it is often difficult to find accurate figures, although most estimates suggest a population of at least 600,000–700,000, more than double that in the UK.

    There were other surprises, too. In France, where I have travelled and lived on and off for more than 15 years, I have always taken the French habit of calling anyone of east Asian or south-east Asian appearance “chinois” as a laziness bordering on casual racism, particularly since France is home to large Vietnamese and Cambodian communities who arrived in the country in great numbers following the wars in the former French colonies in the 1970s. But as I got to know members of the various Asian communities in Paris, I discovered that I had been guilty of overlooking a fact that should have been obvious to me, of all people: that the overwhelming majority of Cambodians and Vietnamese in France are of Chinese descent. That is to say, like me, they come from south-east Asian Chinese families – families who had already been immigrants in their home countries before moving to Europe, and for whom being an outsider is integral to their sense of identity. Their languages – Cantonese and Teochew – are those I have lived with my whole life.

    I learned, too, of the vast distinctions within the Chinese community, principally between the south-east Asians and the huge numbers of newer immigrants from the mainland, overwhelmingly from the factory port city of Wenzhou.

    I met the people who had organised the most visible of the demonstrations. They have since mobilised themselves into a group that promotes not just political but social and cultural change – the Association of Young Chinese of France, one of the most notable of the many Asian action groups that are being established in the country. Over the course of many months, we have walked through the Asian neighbourhoods of Paris, shared meals and become friends over the messy issue of mixed identity. They have spoken about what it means to be French and Chinese.

    The suburbs of Aubervilliers and Pantin lie just beyond the north-eastern corner of the Boulevard Périphérique, part of the département of Seine-Saint-Denis, notorious in the French public imagination for its perceived levels of crime and deprivation, and known colloquially as “le neuf-trois” after its departmental number. At Quatre Chemins, the crossroads that forms the heart of the neighbourhood, the first building I see when I emerge from the Métro bears a sign that reads “hotel la journe / €53 la nuit”. People hurry along the streets, as if to and from work, in contrast to the more bourgeois districts of Paris, which are already empty now that the summer holidays are here.

    Rui, aged 32: “I arrived in France in 1995, when I was seven and a half. My parents had already been here for some years, having arrived in Europe from Wenzhou, in the south of China. They had papers for Italy but had come to France illegally, so when I arrived I was an illegal, too. One of my earliest memories of my childhood in France was of my father not returning home one night, and my mother telling me that he’d been arrested by the police for not having the right papers. He didn’t come home for three days. Eventually he was released – they couldn’t prove anything, so he was free to come home, but we lived with that fear all the time. It was exhausting.

    “Before we got our papers, I lived constantly with my father’s shame – the shame of being a poor clandestine. We lived entirely within the Chinese community – that is to say, entirely within the Wenzhou community. Some had papers, many didn’t. There was a very distinct hierarchy, a division between those who were legal and those who weren’t. In those early days, not so many of us had a passport, and if you got married to a French citizen it was like getting married to Bill Gates or Hillary Clinton – the most privileged thing in the world!
    https://i.guim.co.uk/img/media/356c92d8799f5c7f0b15cd4dd1e268bbc6f8337f/0_0_6024_4016/master/6024.jpg?width=880&quality=85&auto=format&fit=max&s=f97f0cb26be7c2f7501add

    “My father was the opposite end of this spectrum. He worked in the lowest of shitty jobs, as a plongeur (a dishwasher) in Chinese restaurants – that sort of thing. I could feel his shame at being an illegal immigrant every time he talked to anyone. I could hear it in his voice – he felt crushed by the world. Why? I asked myself. Why do we have to live with this shame? I would go home at night and cry myself to sleep. Because they were illegals, my parents were forced to accept their position at the bottom of the ladder, and their inferiority complex coloured my experience of life, even at that age.

    “Every single time they went out, my parents would take me along with them. ‘In France the police won’t arrest us if we have a child with us,’ they used to say. Even at that age, I knew that I was being used as a human shield. I’d be playing or reading quietly at home and suddenly my parents would say: ‘We need to go out.’ I never had any time for myself. Sometimes I feel as though I had my childhood taken away from me, confiscated against my will.

    “People don’t stay in Quatre Chemins long. As soon as they have a decent job and some money, they move to a better neighbourhood. Those who stay aren’t so lucky. We were here for many years, just up the road on the Pantin side of the crossroads. Down there, just a couple of hundred metres away, was where Zhang Chaolin was attacked. There’s been a lot of talk in recent years about the violence in Aubervilliers and Pantin, but in truth, it’s always been difficult here, there’s always been aggressions, robberies, fights.

    “This is where the Chinese community live, but they mostly work on the other side of Aubervilliers, where they run wholesale businesses, mainly of clothes, shoes and bags. It’s a barren area, very harsh, and it’s on the way to and from work that they’ve been getting attacked and robbed. What you hear about Chinese people feeling scared and not wanting to go out unless they’re in groups – it’s true. But look around you: you can see we also have ordinary lives in a very mixed community.

    “It looked as if our lives were condemned to forever being lived in the shadows, and my parents were ready to abandon their French dream and return to Italy. But then, in 1997, in a coup de théâtre, suddenly our fortunes were transformed. Jacques Chirac, who was president at the time, decided to call fresh legislative elections because he believed they would reinforce the right and destroy the left. But the plan backfired and instead it was the left who won the elections, and proceeded to put in place a programme of regularisation for people who’d lived without papers for many years in the country. All of a sudden, we became normal members of society, and that changed everything for us: the kinds of jobs my parents were suddenly eligible for, the way they could hold their heads up in public, even my behaviour at school. I felt confident, I felt the same as everyone else. It’s not as if we became rich or anything, but almost overnight, we felt as if life held possibilities for us. I remember the day we got our papers, my mother took me to a restaurant for the first time – a simple Vietnamese place where we had pho. It felt like such a luxury.

    “Now that I have a good job – I work in real estate, I have a decent income and I own a nice apartment – I sometimes think back to those days of poverty, when we were illegal and my family had no money, no possibility of earning money or of getting any social security. And I realise that a large part of the shame was what we were going to tell our family back in China. We had left to build better lives for ourselves in France, but here we were, worse off than before. We were trapped in a sort of double prison: by poverty in Europe, and by China and its expectations of us.

    “After I became a full French citizen at the age of 18, I started to think more deeply about my identity – about what it meant to be French, and also Chinese. By that time, I and all my cousins and friends, people who’d been brought up or even born in France, had experienced racism in France – casual insults, people mocking our accents, or more serious incidents like being robbed because we were seen as weak and docile. And then, during the Beijing Olympics, we saw how the French media talked about China and the Chinese, as if we were one kind of people, who acted in the same way, always in the image of the Communist party. That got me really mad, so together with other friends like me – young Chinese people who considered France their only home – I formed the Association of Young Chinese of France. I was at university at the time, at Paris Dauphine, and reading Marx and Bourdieu – people who helped me make sense of my childhood, of the way my parents’ experience conditioned mine. I wanted to change things – for me and also for them.

    “When Zhang Chaolin was in hospital and everyone knew he was going to die, I knew I had to do something. Together with a few other young people, we made plans for a huge demonstration that we would put into action the moment he died. When I saw all those people gathered for the demonstration outside the town hall, I felt elated – as if change was finally happening.

    “What happened at the demonstration to mark Liu Shaoyo’s death was even more remarkable. The elders of the Chinese community had organised a formal event, full of boring speeches that tried to appease everyone. Everything was expressed in neutral language, with typical Chinese politesse. Not that many people were present.

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    Then, not long before proceedings were due to wrap up, a huge swathe of protesters dressed in black descended towards the Place de la République, shouting slogans against the establishment. All of them were young Chinese people, angry with the inaction of the older generation. They wanted change, they wanted it urgently. All of it was calculated to make the elders lose face, to show how powerless and pointless they were. It was exhilarating to see that mass of young people trying to wrest control from their elders.

    “For me, the demonstrations were a form of revenge. For the humiliation that my parents experienced. That I’ve experienced. The humiliation of being rendered invisible, of not being listened to. The humiliation that Chinese people go through every time they are aggressed in the street, which is a continuation of the marginalisation my parents lived through.

    “But above all, these protests, this spirit of revolution – this is what makes me French. In Chinese culture, as you and I both know all too well, we’re trained to be obedient, to respect your elders and hierarchy in general. In France it’s the reverse. You became integrated from the moment you feel able to criticise, especially if you criticise the state and the government. It’s a particularly French quality, almost a disease, I would say! In this country, we are French, we are required to be French, and this requires a very special mentality. For Chinese-French people, it’s not the same as Chinese-Italians or Chinese-Spanish, who are always thinking they will never be fully integrated and will probably go back to China in 10 years’ time. We think of our children and grandchildren living normal lives in this country, so we need to change things. I have a way of thinking which I feel defines a French person: I believe that the government can always, always, be changed. I believe in the power of revolution to change our lives.”

    The southern end of Paris’s 13th arrondissement is home to the city’s largest and longest-established Asian community, composed principally of families who fled the civil wars in Cambodia, Vietnam and Laos, arriving in France in large numbers after the fall of Saigon and Phnom Penh in 1975. The heart of Chinatown is concentrated around the famous residential towers blocks known as Les Olympiades, which were completed in the mid-1970s – the first homes to be occupied by the families arriving from south-east Asia.

    Laëtitia, age 25: “One of the things my parents often used to say in reprimanding me was ‘tu es devenue trop Française’ – you’ve become too French. Whenever they were angry they also used the term ‘ang mo kia’, which was not intended as a compliment. [It means “white kid” in many of the dialects of southern China, shorthand for rude, rebellious behaviour – western values being of course the antithesis of harmony, both within the family and in society.] I think it came from a frustration that we, their children, had very little idea of what they went through so that we could grow up with an idea of being French, and only French. But then again, they never spoke of their lives before coming to France, or their difficult journeys here, so it’s no surprise that most of us only have a single French identity.

    “My parents are Sino-Cambodian, that is to say, ethnic Chinese Teochews from Chaozhou who were born or grew up in Cambodia with a dual identity, both Chinese and Cambodian. During the war, just before the country fell to the Khmer Rouge, they were forced to flee, abandoning everything they had and, in some cases, even members of their own family. They spent the whole of the war trapped in camps on the Thai border. During that time, who knows what kind of horrors they witnessed? I can understand why they wouldn’t want to talk about it. Like many Cambodians, their lives had been all right over there – they ran shops and small businesses. Then, almost overnight: the war, the nightmare of departure, and finally France. Despite my parents’ silence, I knew that they survived unspeakable brutality in Cambodia, and this knowledge is something unspoken that I carry within me, affecting the way I feel about France.

    “Intellectually, I can understand why the gilets jaunes are protesting – I’m French after all, I have the tendency to question the way other French people do. But when you know that your parents have survived one of the greatest genocides the world has ever seen, everything becomes relative. When people talk of life’s great problems being the price of petrol and only being able to go to a restaurant once a week, or only having one holiday a year, we can’t feel fully invested in these arguments, even if we understand them. My parents ran a restaurant when I was a child, and I can’t remember them ever taking a holiday. That’s why they pushed me to have a life where I could make choices and have greater agency than them.

    “As a rule, I don’t think you’ll find many French people from south-east Asian Chinese families, that is to say Cambodian or Vietnamese, who are passionate about the right to take to the streets. We don’t take the attitude that ‘the government has to do everything for me’. Even back in Cambodia and Vietnam, our families were already outsiders.

    “We didn’t benefit from any structural help then, we didn’t come from the dominant class in those countries, we didn’t feel we had the right to demand anything. We knew we had to fend for ourselves. Even though the overwhelming majority of Asians of my generation would consider themselves French and only French, I don’t know anyone who relies on state subsidies to live – two generations of French citizenship are not enough to change the embedded mentality of self-sufficiency.

    “French identity is an incredibly powerful idea. Being French is a notion that is inculcated within us from the earliest days at primary school, and it’s a really attractive principle: a project of assimilation to push aside cultural origins to create one single nationality, one people. But the problem is that differences persist, and as my teenage years went by I suddenly began to think there’s something missing, some part of myself that is not acknowledged, and that’s when I began to interrogate the Chinese part of myself, and learn how to be culturally Chinese as well as French.

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    “You can see the problems in the unacknowledged differences in culture and race when you look at the aggression against Chinese people in certain parts of Paris. Asian and north African communities live in tough conditions and have come to think about each other in negative stereotypes. We can’t speak about it along racial lines because to do so is taboo, totally contrary to the ideas of the republic, of égalité and so on. But the problems exist.

    “The rise of China has been complicated for us. Before that, no one really noticed Asian people – we just got on with our lives in a nearly invisible way. Then I began to hear overtly racist comments – the Chinese spit everywhere, they’re filthy, they’re money launderers. The most negative phase was in 2008-9, during the Beijing Olympics, when suddenly the old ‘Yellow Peril’ fears were everywhere. All the time, we had newspaper stories headlined “China: conquering the world”. There were TV programmes like Envoyé Special, which killed Chinese delicatessens almost overnight by screening ‘exposés’ on hygiene standards. My parents ran one of those delis, so I should know.

    “I guess that’s why many people from my community say that they are Cambodian, or Vietnamese, to distance themselves from associations with the mainland, and from the newer immigrants from Wenzhou, who’ve only been in France for 20 years or so.

    “We’ve been here since the 1970s, and already there’s a sense within our communities of being more French than they are, more part of the community, which gives us a sense of superiority. The things we say about them echo what the rest of France say about us: that they work really hard, they’re prepared to work very long hours for next to nothing, they keep themselves to themselves, and so on. We’re used to being the model immigrants, but there are newer versions of ourselves, and we pass judgments on them. Maybe that’s a sign of belonging to French society.’

    Daniel, aged 27: “I would say that among all my Asian friends, I’m in the minority of those who are comfortable with being both Asian and French. A very small number, I guess those who’ve been victims of consistent racism, choose to reject their French identity, but the vast majority are more comfortable inhabiting only a French identity and are prepared to reject any sense of Asian-ness if it clashes with feeling French.

    “From what I see in my circle of friends, ethnic Chinese are far more likely to reject their Chineseness than a Maghrebine their Arabness. I’m not sure why – maybe it’s to do with the silence that exists within many families, particularly those from Vietnam and Cambodia, the lack of knowledge about our histories. We’re not connected to our non-French past the way Arabs and Africans are. They tend to have extended families back in Ivory Coast or Morocco or Algeria who provide them with a link to their cultures, their languages. We don’t have that – there’s no one back in Vietnam who can give me that sense of belonging to another culture. In any case, there’s a complication, because my family are ethnic Chinese who speak Cantonese, so which is my ‘other’ culture?

    “There’s a question of visibility, too. Black Africans and north Africans are represented in public life – in sports, music and pop culture in general – whereas we are almost totally absent. That means that it’s more difficult for us to identify role models.

    “Another pressure is that our parents often live life through us. Their aspirations, all the things they weren’t able to achieve because they arrived in France too late in life, traumatised and with very little money, they invest in us. Part of that means figuring out how to live in France. Many of us have experience of being interpreters for our parents even when we were very small. So, of course, it’s natural we end up behaving like models of French society.

    “We don’t recognise ourselves in French history, which is one of the most important subjects at school, because this is a country that has a long and rich history. We absorb all the lessons on French heroes such as Jeanne d’Arc, Charlemagne, Clovis. It’s one single version of history, one story, which everyone, even children of immigrant families are obliged to accept as their own. Even though I tried to feel that it was my story, I couldn’t help feeling a bit detached from it. To accept that version of history as my only heritage felt false – it was a story that rendered us invisible. Coupled with the misleading stereotypes elsewhere, it felt to me that our fate in society was either not to be talked about, or to be talked about inaccurately.

    “We were taught next to nothing about Vietnam, which was after all one of France’s most important colonies for 100 years. Colonial history – France’s relationship with countries that would provide large numbers of its minority populations – wasn’t taught much at school, which was a shame. I remember the kids of Algerian origin being very interested in lessons on the war in Algeria. They felt as if it spoke of them – that the whole class was learning about them and their past, where their parents came from, why they were French, how they were French. There was nothing for us, but in some ways that’s natural. Algeria represents a greater presence in the French imagination than Vietnam, even if that relationship is problematic.

    “You have to understand, we grow up with the notion that all of us are French – that is the whole point of our history lessons, to give us one single shared identity. I get that. But isn’t it more important to learn why we are so diverse? We’re all French, but these days there are so many different ways of being French. I’d have loved to have learned more about the histories of the different communities in France – their music, art, language. I’d also have liked to learn about the history of racism, rather than have to figure it all out myself.”

    Boulevard Voltaire is just a 15-minute walk from the Place de la Bastille and its concentration of hip bars and restaurants, yet it feels much more down at heel. Most of the shops sell clothing, but there are no customers in them; they have names such as Veti Style, Lucky Men and Bella. Many other shops are closed and available to rent.

    Emma, aged 19: “Until I was in my mid-teens, I never had any Chinese friends. In fact, I made a point not to hang out with other Chinese kids. I only had white, Arab or black friends – I was born here and wanted to show how French I was. But about 16, 17, I started to change. I’d had conversations with my parents, who’d come to France from Wenzhou when they were young. ‘No matter how you feel inside,’ my father told me, ‘when the world looks at you, they see a Chinese person.’ It was around that time too that I began to realise that all the things I’d accepted as normal – people mocking Chinese accents to my face, even though I speak just like any other French person, casual comments sexualising Asian women and desexualising Asian men – were micro-aggressions, and that I had to embrace my culture, instead of reject it.

    “My parents ran a bar-tabac towards the Oberkampf side of the 11th arrondissement. I wanted to do what bourgeois white French kids do, so I applied to Sciences Po, one of the most prestigious of the country’s grandes écoles. Few people in my community thought it was worth it – they couldn’t imagine it possible for me to pursue a career in human or social sciences, and definitely not in politics. There aren’t any statistics on how many Asians there are at Sciences Po, but just from my own observations, there are fewer than 10 per year, which means 30 in the entire school. It’s not like in the US, where Asians are a very visible presence on every major college campus – our elite schools still feel quite foreign to us. Maybe in the more science-based schools there might be more Asians, but personally I really don’t know any. If you look at schools like École normale supérieure, which require you to have amassed great cultural knowledge by the time you’re 18 or 20, the figure is probably zero.

    “Whatever the real situation, the general impression within the Chinese community is that the most exclusive schools are bastions that we’d have difficulty gaining access to, so when I got in, it was a really, really big achievement. Things are changing now, but not as fast as you’d imagine. In the French imagination, Asians are studious and conscientious, but if that were true, we would be much more visible in the grandes écoles, which are, after all, the standard-bearers of French education.”

    https://www.theguardian.com/world/2019/nov/26/what-you-hear-about-chinese-people-in-france-feeling-scared-its-true
    #chinois #France #migrants_chinois #identité #violence #préjugés #migrations

    ping @isskein

  • Au pays des Métis autoproclamés

    Depuis une douzaine d’années, un mouvement a explosé au Québec : celui de Blancs qui se proclament Métis – et revendiquent des droits ancestraux. La Presse a enquêté sur le phénomène.

    http://plus.lapresse.ca/screens/a6e6ff41-d443-4f63-b860-74f0b19bc7c1__7C___0.html

    #transracialisme #domination #appropriation #backlash
    #transgenrisme #autoproclamation #identité #autodeclaration #libéralisme

    • Les habits neufs de la suprématie blanche ! La lutte des classes nouvelle version...
      #auto-identification #MERI (Metis exclusive radical indigenous, c’est leur faute !) #appropriation_culturelle

      Ce n’est pas la faute des Cris, insistent-ils. Mais il faut bien le dire : depuis la signature de la Convention de la Baie-James, en 1975, les représentants de ce peuple autochtone ont montré qu’ils savaient négocier. Au fil des traités conclus avec le gouvernement, ils ont obtenu la plus grosse part du gâteau. « Nous autres, on subit », lâche Luc Michaud.

      Exclus de ces pourparlers historiques, ces hommes qui ont passé toute leur vie dans le Nord se considèrent aujourd’hui comme laissés-pour-compte. Il y a trois ans, ils ont décidé de se faire entendre… en créant de toute pièce une communauté autochtone à Chibougamau.

      « On voulait être du côté des gagnants. »

      -- Luc Michaud, chef des Métis autoproclamés de Chibougamau

      Le conseiller municipal de 59 ans, yeux bleus et visage rougeaud, est le chef de ces Métis autoproclamés. Il admet ne pas savoir précisément qui sont ses ancêtres autochtones. Cela ne l’a pas empêché de porter une imposante coiffe de chef lors d’une visite à Paris à l’été 2017.

      Les « Métis » de Chibougamau se sont joints à un mouvement qui a explosé au Québec depuis une douzaine d’années : celui de Blancs qui se proclament Métis – et revendiquent les droits et privilèges qui y sont rattachés – en invoquant des tests génétiques contestés ou de vagues ancêtres autochtones.

      Le nombre de Québécois qui se sont désignés comme Métis auprès de Statistique Canada en 2016 a bondi de 149 % par rapport à 2006 – une croissance plus rapide que partout ailleurs au pays.

      Le professeur Leroux a aussi découvert que l’origine du mouvement ne s’explique pas uniquement par une quête d’identité collective. Dans l’est du Québec, des groupes « métis » ont plutôt été créés en réaction aux revendications territoriales des Premières Nations.

      « C’est une stratégie politique pour s’opposer aux Micmacs et aux Innus. »

      -- Darryl Leroux, professeur à l’Université Saint Mary’s de Halifax

      Un exemple parmi d’autres : sur la Côte-Nord, un homme qui défendait autrefois les « droits des Blancs » au sein d’une organisation antiautochtone – et qui n’hésitait pas à traiter les Innus de « talibans rouges » dans les médias locaux – se présente aujourd’hui comme un… chef de clan métis !

      L’entreprise de forage des deux frères fait partie du paysage de la ville depuis plus de 50 ans. Jusque-là, ceux-ci n’avaient jamais évoqué de racine autochtone.

      Serge Larouche cultive un sentiment d’injustice évident face aux concessions faites au peuple cri par le gouvernement. « On n’a aucun droit. »

      En 2011, Robert Haché a écopé d’une peine de quatre ans de prison pour trafic de drogue. Au centre de réception de Sainte-Anne-des-Plaines, on lui a demandé s’il était autochtone – une question de routine pour les nouveaux détenus.

      Robert Haché se souvenait des discussions de ses oncles à propos du « sang indien » qui circulait dans la famille. Il a tenté sa chance.

      Au pénitencier de Cowansville, un intervenant lui a soumis une liste d’organismes prêts à le représenter. « J’ai pogné le premier du bord. » C’était la CPAC, qui n’est reconnue ni par Ottawa ni par l’Assemblée des Premières Nations. Son grand chef, Guillaume Carle, est largement considéré comme un usurpateur de l’identité autochtone, comme l’a révélé une enquête de La Presse en novembre.

      « La façon dont on détermine si un délinquant est autochtone se fonde sur le principe de l’autodéclaration », explique Kathleen Angus, administratrice régionale des Initiatives autochtones à Service correctionnel du Canada.

      C’est ainsi que Robert Haché a obtenu sa carte de membre de la CPAC – un document sans valeur juridique – au pénitencier.

      « Je suis tombé dans l’aile des Amérindiens. On avait pas mal plus d’avantages. »

      -- Robert Haché, Métis autoproclamé

      Du tabac. De la viande d’orignal. Mais surtout, une cellule à occupation simple.

      Pas moins de 550 des 7600 habitants de la ville ont payé 250 $ pour passer le test d’ADN, selon Luc Michaud. Aucun n’a été refusé au sein la communauté – pas même une immigrée irlandaise, dont le test a étrangement révélé que du sang autochtone coulait dans ses veines.

      Les échantillons de salive ont été analysés par Viaguard Accu-Metrics, un laboratoire de Toronto qui a aussi découvert, l’an dernier, des racines autochtones à des journalistes de la CBC d’origines russe et indienne. Le labo a même obtenu des résultats positifs à partir d’échantillons prélevés sur… des chiens !

      Enfant, Ron Simard a lui-même subi la violence, le racisme et la pauvreté. Le colosse de 40 ans se rappelle le logement de Chibougamau où les sept enfants de la famille dormaient dans une seule pièce, cordés les uns sur les autres. Il se rappelle les abus, l’alcool, l’anxiété, la colère.

      Il se rappelle tous ces maux, fréquents chez les autochtones, que le gouvernement cherche aujourd’hui à soulager en réparant les erreurs du passé. Ces maux dont n’ont jamais souffert les « Métis », qui réclament eux aussi divers privilèges « ancestraux ».

      L’opportunisme de ces demandes n’échappe pas à la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr. « C’est assez paradoxal qu’en 2019 des gens revendiquent les mêmes droits que les autochtones, quand on connaît l’histoire des autochtones au Québec », laisse-t-elle tomber.

      Pour le chef « Métis » autoproclamé Luc Michaud, il suffit à un Québécois d’avoir parmi ses ancêtres une autochtone ayant vécu au XVIIe siècle pour se déclarer Métis et obtenir les droits qui en découlent. Jugement après jugement, les tribunaux du pays lui donnent tort. Voici l’état du droit sur la question.

      Les organisations québécoises qui se proclament métisses exploitent une confusion autour du terme « Métis » utilisé dans la Constitution. Ce mot « ne vise pas toutes les personnes d’ascendance mixte amérindienne et européenne, mais plutôt les peuples distincts qui, en plus de leur ascendance mixte, possèdent leurs propres coutumes, façons de vivre et identité collective reconnaissables et distinctes », précise la Cour suprême du Canada dans l’arrêt Powley.

      Dans une procédure en cours à Maniwaki, le juge Pierre Dallaire, de la Cour supérieure, a prévenu en 2016 qu’il serait « plus facile de clouer du Jell-O sur un mur » que de cerner les « allégations remarquablement vagues et insaisissables » qui lui ont été présentées pour prouver l’existence d’une communauté métisse historique en Outaouais.

      Une ancêtre au XVIIe siècle

      En consultant des forums de recherches généalogiques, Darryl Leroux a découvert que des milliers de « Métis » québécois se réclamaient des mêmes ancêtres autochtones, soit une poignée de femmes ayant vécu… au XVIIe siècle.

      Même reconnus, des Métis ne pourraient exercer leurs droits sur le territoire des Cris, fait remarquer le député fédéral Roméo Saganash. « Je peux chasser dans la région de la Baie-James parce que je suis cri et que c’est mon territoire traditionnel, explique-t-il. Je ne pourrais pas faire la même chose sur le territoire des Attikameks ou des Innus. Si je vais chasser en Gaspésie ou sur la Côte-Nord, je dois suivre les mêmes règles que tous les Québécois. » Quand Luc Michaud lui a raconté avoir une ancêtre autochtone aux États-Unis, Roméo Saganash lui a expliqué que c’est là-bas, et non à Chibougamau, qu’il devrait revendiquer des droits. « Je pense qu’il aurait dû comprendre. »

      Parce que non, c’est pas la fête du slip, c’est la reconnaissance de droits préexistants à la colonisation...

      Les propos tenus dans le passé par des « Métis » du Saguenay, de la Côte-Nord et de la Gaspésie révèlent l’opportunisme de leurs prétentions identitaires, voire l’hostilité manifestée par certains d’entre eux à l’égard des autochtones. En voici quatre exemples.

      « La communauté métisse est la seule porte de sortie pour contrer la démarche des Amérindiens, à l’heure actuelle, qui veulent ramasser tout le territoire », a-t-il expliqué en 2008 à un anthropologue du Collège universitaire de Saint-Boniface.

  • #Meghan_Murphy : « Identité de genre » : Que signifie ce concept pour la société, pour le droit et pour les femmes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/20/meghan-murphy-identite-de-genre-que-signifie-ce-concept-pour-la-s

    Merci à toutes et à tous d’être venus ici ce soir. J’espère que nous n’avons pas eu à refuser trop de monde… Les organisatrices me disent avoir sollicité une vingtaine de salles avant de contacter la Bibliothèque publique de Toronto, personne n’étant prêt à accueillir l’événement. Alors, même si nous aurions aimé avoir une plus grande salle, pour répondre à la demande, nous sommes quand même heureuses d’être ici, à Toronto, pour enfin avoir cette conversation, en dépit de tous les efforts des militants locaux et, bien sûr, de votre maire qui semble un peu confus.

    Je suis ici aujourd’hui pour vous décevoir tous et toutes. Je ne dirai rien de controversé, de choquant ou de haineux. Je vais plutôt dire des choses parfaitement rationnelles, raisonnables, que tout le monde, ou presque, comprend et approuve déjà. Mais étant donné que nous vivons désormais dans un monde où les tweets de nos amis pèsent plus lourd que la réalité, plus lourd que la compréhension des écrits, l’écoute ou la pensée critique, le fait d’énoncer des choses très raisonnables peut très vite être qualifié de « sectarisme ».

    D’ailleurs, parlons du sectarisme — que signifie ce mot ? Un dictionnaire qualifie de « sectaires » les personnes qui font preuve « d’intolérance plus ou moins agressive et d’étroitesse d’esprit à l’égard des opinions religieuses, philosophiques ou politiques d’autrui ». Alors, voyons qui, dans ce débat, est intolérant. Qui est ici pour partager une conversation, pour examiner des questions et préoccupations légitimes émanant principalement de femmes ; qui souhaite se forger sa propre opinion, au moyen d’informations et de réflexions rationnelles plutôt que s’en remettre à un esprit de lynchage ; et qui a décidé de calomnier, de haïr, de menacer, intimide, d’ostraciser d’autres personnes et de les réduire au silence, et ce en l’absence d’information sérieuse, dans un refus d’écouter ou d’avoir une véritable discussion, en misant sur des stéréotypes imaginaires et déshumanisants.

    Le sectarisme est, selon une autre définition, « une dévotion obstinée ou intolérante envers ses propres opinions et préjugés ». Quelqu’un de sectaire est quelqu’un qui « considère ou traite les membres d’un groupe avec haine et intolérance ».

    Traduction : Nicolas pour #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/10/31/35775
    #sectarisme #identité_de_genre #transactivisme #intimidation_antiféministe #transphobie #transfemme #femme #féminisme #transgenre

  • La Suisse a désormais sa loi contre l’homophobie

    Le Conseil national a entériné lundi l’extension de la norme antiraciste aux #discriminations fondées sur l’#orientation_sexuelle, un projet porté par le député socialiste Mathias Reynard. Les personnes intersexes et transgenres ne seront toutefois pas mieux protégées.

    Comme la France, l’Autriche, les Pays-Bas et le Danemark, la Suisse punira désormais pénalement l’homophobie. Après le Conseil des Etats (Chambre haute) la semaine dernière, le Conseil national (Chambre basse du Parlement) a entériné lundi l’initiative parlementaire du député socialiste Mathias Reynard. Le texte prévoit de compléter l’article 261bis du Code pénal, appelé « norme antiraciste », avec les discriminations basées sur l’orientation sexuelle.

    L’homophobie pourra ainsi être combattue au même titre que le racisme. Par exemple, une personne qui affirme publiquement « Tous les homos doivent être enfermés dans des camps ! » pourra être sanctionnée pénalement, ce qui n’était pas le cas par le passé. Les agressions physiques à caractère homophobe pourront aussi être enregistrées en tant que telles. Cela permettra de répondre à l’une des revendications des organisations de défense des LGBTIQ, soit d’avoir des statistiques sur l’homophobie :
    L’auteur d’une infraction à la norme antiraciste risque une peine allant jusqu’à 3 ans de prison. Comme les infractions à la norme antiraciste sont poursuivies d’office, les autorités devront intervenir dès qu’elles ont connaissance d’actes de haine et de discriminations en raison de l’orientation sexuelle. Les associations continueront en revanche d’être privées de la qualité de partie et de voies de recours.

    L’identité de genre jugée « trop floue »

    Le Parlement a toutefois refusé d’ajouter les discriminations pénales basées sur l’identité de genre, c’est-à-dire à l’égard des personnes transgenres ou intersexes. La majorité des élus a estimé que l’identité de genre était une notion « trop floue ». Certains ont questionné la nécessité d’allonger la liste des discriminations. « Devra-t-on encore inclure les handicapés, les régions linguistiques, les nationalités, l’obédience politique ? », a demandé le sénateur du Parti libéral radical (PLR / droite) Andrea Caroni.

    Si les associations de défense des droits des LGBTIQ saluent l’extension de la norme pénale contre le racisme, elles déplorent une décision qui « exclue les personnes intersexes et transgenres et les marginalise encore davantage. » « L’article 261 bis ne sera pas complet tant qu’il ne condamne pas les discriminations basées sur l’identité de genre », estime Alecs Recher, responsable juridique de Transgender Network Switzerland (TGNS).

    « Le verre à moitié plein »

    L’auteur de l’interpellation Mathias Reynard, interviewé par le quotidien 24 heures, a toutefois estimé qu’il était « difficile d’aller plus loin avec le Parlement actuel ». Il ajoute également que « selon certains juristes, cet article pourra être utilisé en cas d’agression transphobe » et que les tribunaux pourraient en faire une interprétation large.

    Le socialiste souhaite « voir le verre à moitié plein ». « L’homophobie ne sera plus considérée comme une opinion. Ce n’est pas une opinion mais un délit. C’est comme d’être raciste », a-t-il commenté à la Radio Télévision Suisse (RTS).


    https://www.swissinfo.ch/fre/extension-de-la-norme-antiraciste_la-suisse-a-d%C3%A9sormais-sa-loi-contre-l-homophobie/44591250
    #loi #Suisse #homophobie #anti-homophobie #identité_de_genre

  • #Ani_O’Brien : Ce pour quoi j’ai invité #Meghan_Murphy en Nouvelle-Zélande
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/03/ce-pour-quoi-jai-invite-meghan-murphy-en-nouvelle-zelande-ani-obr

    Groupés derrière un bouclier de progressisme, les champions « branchés » de la politique identitaire se servent de leur bonne conscience pour dicter les places de tout un chacun dans les rapports d’oppression. Ils et elles ont inversé la célèbre hiérarchie des besoins de Maslow : l’ego y règne aujourd’hui en maître, et malheur à vous si vous pensez pouvoir contester ce nouvel ordre mondial.

    Comme Meghan Murphy, que j’accompagnerai au micro en Nouvelle-Zélande, j’ai la ferme conviction que le féminisme est un mouvement créé pour les droits et la libération des femmes et des filles. Ce n’est pas une question d’ego ou d’identité ; le féminisme, ce sont les combats que nous avons dû mener du simple fait d’être nées femmes. Il explicite les défis que nous devons encore affronter en tant que sexe, du fait d’être nées femmes.

    Meghan Murphy a été chassée du réseau social Twitter parce qu’elle avait osé énoncer ces faits évidents. Elle n’a pas été bannie pour avoir tenu des propos haineux, comme l’ont suggéré plusieurs personnes, mais pour avoir appelé « lui » une personne qui utilisait alors le pronom « Jonathan ». Jonathan a maintenant pris le nom de « Jessica » et a intenté des poursuites contre plusieurs esthéticiennes pour avoir refusé de lui faire une épilation « Brésilienne », c’est-à-dire, en termes clairs, de lui cirer les couilles. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.stuff.co.nz/opinion/116499216/awhy-i-invited-meghan-murphy-to-speak-in-new-zealand
    #identité_de_genre #féminisme #Nouvelle-Zélande #twitter #droits_des_femmes

  • Améliorons les débats sur le genre, le sexe et les droits des transgenres
    par #Sophie_Allen, #Jane_Clare_Jones, #Holly_Lawford-Smith, #Mary_Leng, #Rebecca_Reilly-Cooper et #Kathleen_Stock
    (Des philosophes féministes radicales et critiques du concept de genre invitent leurs opposant·e·s à éviter certains arguments qui sont clairement déficients.)
    http://tradfem.wordpress.com/2019/10/05/ameliorons-les-debats-sur-le-genre-le-sexe-et-les-droits-des-tran

    Nous sommes un collectif de philosophes universitaires féministes radicales, critiques du concept de genre. Certaines d’entre nous affirment, dans leurs travaux, que les femmes sont, par définition, les êtres humains adultes femelles. Selon ce point de vue, une “transfemme” ne peut être classée comme femme, puisqu’elle n’est pas un être humain adulte femelle. Le reste d’entre nous sont présentement agnostiques sur cette question, hésitant entre 1) adopter exclusivement cette première position et 2) adopter également une position qui affirmerait l’existence d’un autre sens, significatif, à donner au concept de « femme », soit son application aux personnes occupant un certain rôle social féminin, sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie de sexe féminin.

    Contrairement à la première acception, cette seconde définition implique qu’une partie des transfemmes comptent comme femmes, en au moins un sens. Néanmoins, cette inclusion est limitée, puisqu’un grand nombre de transfemmes n’occupent pas un rôle social féminin sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie du sexe féminin.

    Dans les deux cas, nous sommes toutes sceptiques quant à la valeur politique de comptes rendus de l’être-femme (womanhood) qui l’identifient essentiellement à la possession d’une « identité de genre » féminine. Nous insistons toutes également sur le fait qu’il est politiquement essentiel de maintenir une différentiation conceptuelle claire entre les hommes et les femmes, afin de pouvoir continuer à identifier et à qualifier des modèles de comportements oppressifs basés sur le sexe et des stéréotypes socioculturels nocifs au sujet des « façons correctes » d’être, respectivement, des hommes et des femmes.

    Notre objectif ici n’est pas de résumer nos arguments en faveur de ces conclusions : nous le faisons ailleurs dans nos travaux (dont vous trouverez les liens sous nos noms, en tête de cet article). Nous souhaitons plutôt mettre en lumière divers sophismes et faux procès que nous avons souvent remarqués dans des réflexions sur nos travaux.

    Traduction : #Ana_MINSKI pour #Tradfem
    Version originale : http://medium.com/@kathleenstock/doing-better-in-arguments-about-sex-and-gender-3bec3fc4bdb6
    #philosophie_féministe #transgenrisme #identité_de_genre #non-mixité_féministe

  • Si Greta Thunberg concentre tant de haine, c’est parce qu’elle déroge à ce qu’elle devrait être (Titiou Lecoq, Slate.fr, 27.09.19)
    http://www.slate.fr/story/182208/titiou-greta-thunberg-ecologie-haine-jeune-femme-autiste-assignation-genre-ide

    Greta, c’est leur #sorcière moderne. Il n’y a pas si longtemps, ils l’auraient tout simplement cramée.

    Déjà, ils sont convaincus qu’elle est possédée. (Elle est manipulée par des forces extérieures, des lobbys, dont elle est l’outil.) […] Preuve supplémentaire : elle porte la marque physique du malin. On sait que les inquisiteurs cherchaient partout sur le corps des femmes un indice de leur rencontre avec le diable. […] Ils ont décidé que son #visage était une preuve qui témoignait contre elle. C’est d’une #violence absolue.

    Greta Thunberg déroge aussi à ce qu’elle devrait être, et même trois fois. Elle trahit d’abord son #identité de #femme. Elle n’est clairement pas là pour être agréable, douce, séductrice. Pour un peu, on dirait même qu’elle se contrefout de ce qu’on peut penser de son corps – ce qui constitue une forme de trahison de l’#ordre_social.

    En prime, elle ne tient pas sa position d’#ado. Les jeunes doivent être plein d’espoir et écouter les grandes personnes. Elle, elle se permet d’engueuler les dirigeants des plus grandes puissances mondiales.

    Elle trahit enfin le stéréotype attendu concernant l’#autisme. Pour les vomisseurs, elle est autiste = elle est malade ou handicapée, donc par déduction, elle devrait être privée de parole et s’entraîner à compter le nombre d’allumettes dans une boîte. Le vomisseur s’étrangle : depuis quand on laisse des gens comme ça donner leur avis sur l’état du monde ?

  • New Zealand history will be compulsory in all schools by 2022

    Within the next three years, New Zealand history will be taught in all schools and kura, Prime Minister Jacinda Ardern announced this morning while unveiling a plaque commemorating the New Zealand Wars.

    The reset is expected to include:

    The arrival of Māori to #Aotearoa New Zealand
    First encounters and early colonial history of Aotearoa New Zealand
    Te Tiriti o Waitangi / Treaty of Waitangi and its history
    Colonisation of, and immigration to, Aotearoa New Zealand, including the New Zealand Wars.
    Evolving national identity of Aotearoa New Zealand in the late 19th and early 20th Centuries
    Aotearoa New Zealand’s role in the Pacific
    Aotearoa New Zealand in the late 20th century and evolution of a national identity with cultural plurality.

    https://www.rnz.co.nz/news/national/398599/new-zealand-history-will-be-compulsory-in-all-schools-by-2022
    #histoire #manuels_d'histoire #colonisation #peuples_autochtones #Maori #Nouvelle_Zélande #éducation #écoles #traité_de_Waitangi #identité #identité_nationale #pluralité_culturelle

  • #données biométriques : des risques de sécurité
    https://framablog.org/2019/09/08/donnees-biometriques-des-risques-de-securite

    Rien de ce qui constitue notre vie numérique n’est totalement dépourvu de #failles, pas une semaine ne se passe sans qu’un #piratage massif ne soit révélé. C’est par millions que nos données d’internautes sont exposées, y compris et peut-être surtout … Lire la suite­­

    #Droits_numériques #Internet_et_société #biométrie #biostar2 #fuite #Reconnaissance_faciale #Securite #suprema

  • #Tonje_Gjevjon : La Fierté gaie n’est plus une lutte contre la discrimination ; il n’est pas étonnant que des gens choisissent de ne pas hisser leur drapeau.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/04/la-fierte-gaie-nest-plus-une-lutte-contre-la-discrimination%e2%80

    Comme la Fierté gaie est célébrée partout dans le monde, on s’attend maintenant à ce que les politiciens et les organismes publics hissent le drapeau symbolisant cette Fierté tout le mois d’août. Tout refus de le faire donne généralement lieu à de sévères critiques et à des accusations d’homophobie. Trop souvent, on suppose et on en déduit que ceux et celles qui refusent de hisser ce symbole (et, en général, d’appuyer tout ce que représente ce mouvement) sont des opposants de la diversité et de l’inclusion.

    Lorsqu’un maire de Pennsylvanie a empêché le conseil municipal local de hisser ce drapeau en juillet, des groupes LGBT ont promis de protester et certains résidents ont menacé de porter plainte auprès de la commission des relations humaines de la ville.

    En Norvège, le Présidium du Parlement a refusé d’arborer le drapeau arc-en-ciel devant le bâtiment du Parlement pendant le mois de la Fierté gaie en juin, ce qui a amené Une Aina Bastholm, députée du Parti vert norvégien, à dire aux médias qu’elle avait dû « prendre une grande respiration ». Dans un article publié dans Dagbladet, un tabloïd national, Mari Holm Lønseth, une députée conservatrice, a soutenu que « tous les conseils doivent se montrer inclusifs et hisser le drapeau de la Fierté ». Après que Kjell Ingolf Ropstad, ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses, ait déclaré qu’il n’assisterait pas au défilé de la Fierté gaie cette année, vu son désaccord avec la politique de la FRI (Organisation norvégienne pour la diversité sexuelle et de genre) sur « la polygamie, un troisième sexe, l’abolition de la loi contre l’achat de sexe, et la maternité par substitution », il a été accusé, avec d’autres députés du Parti chrétien-démocrate, de non-inclusivité. Le chef du parti travailliste norvégien, Jonas Gahr Støre, a déclaré :

    « Je pense que le ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses devrait assister au défilé. Il n’a pas besoin d’être d’accord avec tous les slogans figurant sur les bannières, mais c’est le jour où les politiciens devraient dire aux gens que tout le monde devrait vivre en sécurité. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/08/03/pride-is-no-longer-about-fighting-discrimination-its-no-wonder-peop
    #LGBTQ+ #Pride #identité_de_genre #fierté_lesbienne #droits