• « Je suis une femme trans et je soutiens le droit des femmes de naissance à des espaces non mixtes »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/11/je-suis-une-femme-trans-et-je-soutiens-le-droit-des-femmes-de-nai

    Je suis très découragée d’apprendre aujourd’hui que vous avez décidé d’empêcher la conférence Radfem Rise Up de se réunir dans vos locaux. Je comprends qu’à titre d’entreprise privée, vous avez le dernier mot sur les types d’expression que vous y autorisez. Toutefois, je crains que votre décision a probablement été influencée par des activistes trans qui non seulement n’ont pas à cœur les meilleurs intérêts des femmes, mais se comportent d’ailleurs souvent de façons misogynes.

    Le sexe a de l’importance. Nier cette importance du sexe repousse de plusieurs siècles le travail du mouvement féministe, voire le rend carrément impossible. Les femmes au 19e siècle n’ont pas été privées du droit de vote parce qu’elles « performaient la féminité » : on les empêchait de voter parce qu’elles étaient de sexe féminin (female). Les filles, qui sont de loin les principales victimes des agressions sexuelles dans l’enfance, ne sont pas attaquées parce qu’elles « s’identifient » comme filles – elles sont de sexe féminin et n’ont donc pas le choix en la matière. La pratique de l’avortement sexospécifique en Inde et en Chine, qui a dans certains secteurs déséquilibré le rapport entre les sexes en le portant jusqu’à 118/100 (masculin/féminin) n’a pas lieu à cause du « genre » du foetus, un concept évidemment risible dans ce contexte ! Il s’agit bel et bien d’un enjeu de sexe.

    Les femmes trans ne sont pas de sexe féminin. Je vis comme une femme aujourd’hui, mais je suis née mâle et j’ai été élevée en garçon. J’ai effectué à la fin de mon cours secondaire la transition vers une vie en tant que fille/femme et j’ai maintenant vécu plus de la moitié de ma vie en tant que fille/femme. Composer avec le sexisme n’est pas une sinécure, mais je suis beaucoup moins malheureuse que je ne l’étais avant ma transition. (Le fait de « passer », d’être perçue comme de sexe féminin (passing as female) m’a également rendu la vie plus facile quand j’étais visiblement transgenre, et je suis chanceuse d’avoir eu cette expérience.) Toutefois, même après avoir pris toutes les hormones et avoir obtenu une SRS (chirurgie de réassignation sexuelle), je suis toujours de sexe masculin (I’m still male). Ma structure osseuse est masculine. Je suis encore quelqu’un qui a vécu en garçon jusqu’à ma transition. Je n’ai pas d’utérus et je ne serai jamais enceinte. Rien ne peut changer ces réalités ! Je vis ces jours-ci une existence « furtive », et la plupart des gens présument que j’ai eu une enfance normale de fille. Quand je suis au bord des larmes, il arrive que des copains s’inquiètent de m’avoir mise enceinte. Cependant, je me souviens encore de mon enfance, je connais mon corps, et je sais que je serai toujours différente d’autres femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://snowflakeespecial.tumblr.com/post/54689372575/open-letter-to-beaver-hall-gallery-im-a-trans-woman
    #identité_de_genre #féminisme #non-mixité

  • Microsoft Slammed For Investment In Israeli Facial Recognition ‘Spying On Palestinians’
    Thomas Brewster, Forbes, le 1er août 2019
    https://www.forbes.com/sites/thomasbrewster/2019/08/01/microsoft-slammed-for-investing-in-israeli-facial-recognition-spying-on-palestinians/#3747d10c6cec

    It’s unclear whether investors were aware of AnyVision’s business in regions with tainted human rights records. The Israeli company is trying to grow its business in Hong Kong, where protesters this week used lasers in an attempt to stop facial recognition profiling them. In a job post for a sales position in Hong Kong, AnyVision discloses it has customers and partnerships not only in that country but also Macau, the so-called Las Vegas of Asia. In Russia, a country heavily criticized for its human rights record, the AnyVision’s tools are deployed at Moscow’s Domodedovo Airport, according to a post on the company’s website.

    Shankar Narayan, the director of the Technology and Liberty Project at the American Civil Liberties Union (ACLU), told Forbes that he’d held meetings with Microsoft in Seattle last year in which the tech giant appeared receptive to ideas on holding back the spread of facial recognition. But the company has not followed through with any action, Narayan claimed.

    Human Rights Groups Slam Microsoft for Investing in Israeli Face-recognition Company
    Amitai Ziv, Haaretz, le 4 août 2019
    https://www.haaretz.com/israel-news/business/.premium-human-rights-groups-slam-microsoft-for-investing-in-israeli-face-r

    Amos Toh, a senior researcher on artificial intelligence at Human Rights Watch, told Forbes that the use of such technology “in a very fraught political context, could be problematic,” referring to Israel’s occupation of the West Bank.

    Suite de:
    https://seenthis.net/messages/792939
    https://seenthis.net/messages/793759

    #Anyvision #Anyvision_Interactive_Technologies #Microsoft #Qualcomm #Identité #Biométrie #Face-recognition #facial #vidéo-surveillance #sécuritaire #surveillance #Palestine #israel #Mossad #Armée #Cisjordanie #Occupation #Human_Rights_Watch #ACLU #Russie #Hong-Kong #Macao

  • Facial recognition : As airports in India start using the technology, how will it be regulated ?
    https://scroll.in/article/929851/facial-recognition-as-airports-in-india-start-using-the-technology-how-will-i

    While Indians have the right to privacy, there is still no law to protect their data from misuse. Since July 1, passengers at Hyderabad airport have had the option of using their face as their “boarding card” as facial recognition technology trials were launched. But the roll-out of this new technology, which promises “hassle-free and paperless” journeys, has raised questions about whether the data it collects will be given to private companies and what it means for passengers’ privacy. (...)

    #algorithme #Aadhaar #CCTV #Identité #biométrie #facial #vidéo-surveillance #surveillance (...)

    ##Identité ##voyageurs

  • La reconnaissance faciale pour s’identifier en ligne inquiète les défenseurs des libertés numériques
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/27/la-reconnaissance-faciale-pour-s-identifier-en-ligne-inquiete-les-defenseurs

    Scanner la puce de son passeport biométrique à l’aide de son téléphone et prendre une vidéo de soi pour créer son compte et pouvoir accéder à des services administratifs en ligne : c’est le principe de l’application « Authentification en ligne certifiée sur mobile », surnommée « AliceM ». Ce système, présenté comme très sécurisé par le ministère de l’intérieur et utilisable uniquement sur Android, devrait permettre de s’authentifier sur les sites liés au portail d’accès FranceConnect : celui des impôts, de la Sécurité sociale…

    Mais AliceM, qui est encore en phase de test, suscite des interrogations et des inquiétudes, venant notamment des défenseurs des libertés numériques.

    Le 15 juillet, l’association spécialisée La Quadrature du Net a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour annuler le décret du 13 mai autorisant le dispositif. Elle dénonce un traitement intrusif de données biométriques « ayant pour objectif avoué d’identifier chaque personne sur Internet pour ne plus laisser aucune place à l’anonymat ».

    En mai, à l’occasion de la publication du rapport « Etat de la menace liée au numérique en 2019 », le locataire de Beauvau, Christophe Castaner, affirmait vouloir que « chaque Français, dès 2020, puisse prouver son identité » en ligne pour, notamment, « bâtir la sécurité du XXIe siècle » et lutter contre les contenus haineux sur Internet. Il affirmait à cette occasion qu’AliceM constituait l’un des « prémices d’une politique publique de l’identité numérique ».

    Dans le recours qu’elle a déposé, La Quadrature du Net centre son argumentaire sur le caractère obligatoire de la reconnaissance faciale dans le fonctionnement de l’application.

    Dès octobre 2018, dans un avis portant sur le projet de décret visant à autoriser AliceM, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) émettait aussi des doutes sur ce point et proposait des alternatives, comme un face-à-face en préfecture. « En l’espèce, le refus du traitement des données biométriques fait obstacle à l’activation du compte, et prive de portée le consentement initial à la création du compte », écrivait-elle, rappelant les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en la matière.

    #Reconnaissance_faciale #Identité_numérique #Surveillance

  • #Amy_Dyess : Le mot « TERF » est une appellation haineuse et il est temps de s’en débarrasser.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/28/%e2%80%89terf%e2%80%89-est-une-appellation-haineuse-et-il-est-tem

    Pour la plupart, les médias grand public et les soi-disant organisations LGBT ont choisi d’ignorer une catégorie démographique particulière du mouvement #MeToo. « TERF » est une insulte utilisée pour harceler sexuellement, menacer et faire taire les lesbiennes. Au lieu de défendre les homosexuelles, les organisations et les médias « LGBT » persécutent les lesbiennes et déguisent cette haine en justice sociale. L’actuel gaslighting (enfumage) est plus subtil, mais la majorité des gens commence à s’éveiller à cette injustice. Ça suffit !

    TERF a débuté comme un acronyme qui signifiait « féministe radicale excluant les personnes trans » (Trans-Exclusionary Radical Feminist), mais cette expression a toujours été utilisée pour empêcher les femmes de lutter pour leurs droits. Depuis un an et demi, le mot TERF est largement utilisé comme propos haineux homophobe visant TOUTES les lesbiennes. Oui… TOUTES les lesbiennes.

    Il n’est pas nécessaire d’être une féministe radicale pour être qualifiée de TERF. Une lesbienne peut dire clairement qu’elle croit que les personnes transsexuelles méritent les droits humains et le respect, mais elle reste une « TERF » parce que son orientation sexuelle comprend une frontière innée. Cette frontière est l’attraction du même sexe anatomique pour d’autres femmes femelles adultes. Les lesbiennes sont la seule orientation sexuelle à exclure le pénis, ce qui fait de noues l’adversaire le plus dangereux du patriarcat.

    Traduction : #Typhaine_Olivier
    Version originale : https://medium.com/@amydyess83/terf-is-hate-speech-and-its-time-to-condemn-it-6efc897ce407
    #transphobie #féminisme #identité_de_genre #gay #lesbienne #insulte

  • CAMPAGNE DE SOCIOFINANCEMENT D’UN SOUTIEN AUX FEMMES VICTIMISÉES PAR UN TRANSACTIVISTE EN COLOMBIE-BRITANNIQUE
    Adaptation d’un appel du #SISTER_SOLIDARITY_FUND
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/22/campagne-de-sociofinancement-dun-soutien-aux-femmes-victimisees-p

    Au printemps 2018, plusieurs femmes ont été nommées dans une plainte déposée au Tribunal des droits de la personne de la C-B pour avoir refusé d’épiler à la cire des organes génitaux masculins. Certaines des plaintes ont été abandonnées après un règlement financier à la satisfaction du plaignant ; d’autres l’ont été dès que les intimées ont retenu les services d’un avocat.

    En juillet 2019, le Tribunal a commencé à faire comparaître les femmes restantes à la barre pour défendre leurs droits. Elles sont représentés bénévolement par un cabinet d’avocats à but non lucratif, le Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF)(http://JCCF.ca).

    Beaucoup de ces femmes sont des immigrantes à faible revenu, travaillant à partir de chez elles pour joindre les deux bouts. Tout en maintenant leur confidentialité, nous aimerions partager leurs propres points de vue :

    – SP de Clayton Heights a expliqué qu’elle n’avait aucune formation en épilation d’organes génitaux masculins. Elle a allégué s’être sentie harcelée par JY après lui avoir refusé ce service.

    – MDS a refusé cette demande de service parce qu’elle craignait pour sa sécurité ; elle a fermé son entreprise après l’échange avec JY.

    – BH a refusé pour des raisons de sécurité et de religion. Cette immigrante sikhe travaille chez elle, où vivent aussi ses jeunes enfants.

    – SG, immigrante punjabi qui a également refusé d’effectuer ce service pour des raisons religieuses et de sécurité, se rendait chez ses clientes en voiture et le domicile de JY se situait en dehors de son rayon de travail. Elle a expliqué qu’elle pourrait se perdre. Depuis le début de l’affaire, elle souffre d’épilepsie et éprouve des difficultés émotionnelles .

    #solidarité_féministe #identité_de_genre #justice

    • Comment le gouvernement veut imposer la reconnaissance faciale sur mobile pour vous identifier
      https://www.01net.com/actualites/comment-le-gouvernement-veut-imposer-la-reconnaissance-faciale-sur-mobile-pou

      Pour vérifier l’« #identité_numérique » de chaque internaute, le décret du 13 mai a instauré l’Authentification en ligne certifiée sur mobile (#Alicem) qui fait appel à la reconnaissance faciale. Un recours vient d’être déposé auprès du Conseil d’État par ses détracteurs.
      […]
      L’Alicem est loin de faire l’unanimité. Entité indépendante, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu un avis défavorable [cf. PDF] sur ce décret, préalablement à sa publication. La Commission critique plusieurs points. D’abord le délai de conservation de telles données « sensibles ». Alors qu’elle préconisait six mois, la loi indique que les données d’un compte inactif seront conservées six ans. Les experts regrettent également la seule disponibilité sur Android. Et le point le plus épineux est le caractère obligatoire de la reconnaissance faciale. Dans son avis, la Commission énonce clairement que, comme il n’existe aucune autre alternative pour se créer une identité via Alicem, « le consentement au traitement des données biométriques ne peut être regardé comme libre et comme étant par suite susceptible de lever l’interdiction posée par l’article 9.1 du RGPD ». Les conseils de la Cnil n’ont cependant pas été suivis.

      Fervent défenseur des libertés numériques, le collectif La Quadrature du Net (LQDN) est passé à l’attaque. LQDN pointe elle-aussi du doigt l’article 13 qui ne respecte pas la notion de « consentement libre et non-imposé » prévue par le RGPD. Les militants ont déposé, lundi 15 juillet 2019, un recours contre l’Alicem auprès du Conseil d’État.

  • This Israeli Face-recognition Startup Is Secretly Tracking Palestinians
    https://www.aurdip.org/this-israeli-face-recognition.html

    Anyvision Interactive Technologies is one of Israel’s most curious startups. It has shown extraordinary growth, and its technology is being used by the army to monitor West Bank Palestinians at checkpoints on the way into Israel — while using a network of cameras deep inside the West Bank. The company’s co-founder and chief executive, Eylon Etshtein, told TheMarker that his company is sensitive to racial and gender bias and only sells to democracies. Anyvision is Israel’s most high-profile (...)

    #Anyvision #Bosch #Microsoft #Mossad #Qualcomm #Amazon #algorithme #CCTV #smartphone #Identité #biométrie #facial #vidéo-surveillance #sécuritaire #surveillance #consommation #frontières #voyageurs (...)

    ##Identité ##voyageurs
    ##ACLU

  • #Meghan_Murphy : Les femmes vous avaient prévenus : la cause de droits de la personne intentée par J. Yaniv est le résultat inévitable de l’idéologie entourant la notion d’identité de genre.
    http://tradfem.wordpress.com/2019/07/20/les-femmes-vous-avaient-prevenus-la-cause-de-droits-de-la-personn

    Bizarrement tout le mouvement queer, la gauche et tous les médias grand public ont discrètement fermé les yeux sur le spectacle absolument scandaleux qui s’est déroulé au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique ce mois-ci. (Une simple citoyenne, @goinglikeelsie, a été seule à en rendre compte sur son fil Twitter.)

    Bizarrement, les journalistes qui couvrent l’actualité du monde queer ont préféré ne pas faire leur travail, malgré le fait que ces audiences n’ont lieu qu’en raison des progrès réalisés par le mouvement queer dans sa lutte pour faire passer en lois l’idéologie de l’identité sexuelle.

    Je trouve également bizarre que des gens qui se disent incroyablement préoccupés par les femmes « méprisables » qui osent soulever les incidences de permettre à des hommes de s’identifier comme femmes n’aient pas réussi à trouver le temps de commenter le cas d’une personne qui a porté plainte pour offense aux droits de la personne contre 16 femmes pour avoir refusé d’épiler ses organes génitaux, en affirmant que cela constitue de la discrimination fondée sur l’identité sexuelle.

    Bizarrement, des médias qui disposent des moyens financiers et du personnel nécessaires pour couvrir cette affaire en ont laissé le soin à des journalistes indépendants, qui sont beaucoup plus vulnérables et beaucoup plus pauvres qu’eux en termes de ressources.

    Traduction : Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2019/07/18/women-warned-you-yanivs-human-rights-tribunal-case-is-natural-result-of-gender-identity-ideology/%20

    #identité_de_genre #queer #médias_de_gauche #féminisme #violences

  • La Quadrature du Net attaque l’application ALICEM, contre la généralisation de la reconnaissance faciale
    https://www.laquadrature.net/2019/07/17/la-quadrature-du-net-attaque-lapplication-alicem-contre-la-generalisat

    Lundi dernier, La Quadrature du Net a déposé un recours devant le Conseil d’État pour demander l’annulation du décret autorisant la création de l’application mobile intitulée « ALICEM », pour « Authentification en ligne certifiée sur mobile ». En y conditionnant la création d’une identité numérique à un traitement de reconnaissance faciale obligatoire, le gouvernement participe à la banalisation de cette technologie, et cela au mépris de l’avis préalable de la CNIL qui avait pourtant souligné son illégalité. (...)

    #Identité #biométrie #procès #facial #LaQuadratureduNet #CNIL

    ##Identité

  • Interviews fictives entre les personnages du défi babelio ado

    https://www.pedagogie.ac-nice.fr/docazur/index.php/traam/1576-traam-emi-interviews-fictives-entre-les-personnages-du-defi-b

    «  Etre capable de prélever des informations à partir d’un document créé par un camarade et d’en faire une interview fictive en situant les personnages en fonction du contexte de l’ouvrage de fiction.
    Etre capable de mettre en scène le texte préalablement rédigé
    Etre capable de travailler en groupe
    Etre capable de donner une identité numérique à des personnages de fiction »

    #séance #EMI #babelio #Identité_Numérique #Données_Personnelles

  • Vous voulez un Visa pour les États-Unis ? Vous devrez donner vos comptes Facebook et Instagram
    https://www.numerama.com/politique/522023-vous-voulez-un-visa-pour-les-etats-unis-vous-devrez-donner-vos-comp

    Les demandeurs de Visa pour les États-Unis devront communiquer tous leurs comptes sur les réseaux sociaux depuis les 5 dernières années, dont Facebook, Instagram, Reddit, Linkedin ou encore MySpace. L’administration américaine vient d’officialiser cette nouveauté le 1er juin 2019 : toutes les personnes qui cherchent à obtenir un visa pour les États-Unis devront dorénavant obligatoirement communiquer leurs noms d’utilisateurs sur les réseaux sociaux. Parmi les réseaux sociaux concernés, on compte (...)

    #Instagram #Facebook #LinkedIn #MySpace #Reddit #SocialNetwork #migration #web #surveillance (...)

    ##Identité
    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/06/passport-3127925_1920.jpg

  • US now seeking social media details from all visa applicants
    https://www.apnews.com/c96a215355b242e58107c2125c18fc4a

    The State Department is now requiring nearly all applicants for U.S. visas to submit their social media usernames, previous email addresses and phone numbers. It’s a vast expansion of the Trump administration’s enhanced screening of potential immigrants and visitors. In a move that’s just taken effect after approval of the revised application forms, the department says it has updated its immigrant and nonimmigrant visa forms to request the additional information, including “social media (...)

    #Identité #SocialNetwork #migration #surveillance #web

    ##Identité

  • À la recherche de la Marianne perdue…
    http://romy.tetue.net/a-la-recherche-de-la-marianne-perdue

    La Marianne tricolore est un des éléments visuel qui permet d’identifier les sites publics. Son usage est défini dans la Charte Internet de l’État (CIE) de 2012 qui, appliquant la Charte Graphique de la Communication Gouvernementale (CGCG) de 1999, impose la présence d’un « bloc Marianne » dans le coin supérieur gauche du bandeau de chaque site web public, comme s’il s’agissait d’un papier à en-tête : La construction du « bloc Marianne » est définie par la règle 11 de la CIE. En réalité, cette règle…

    #logo #Marianne #identité #charteGraphique #graphisme #drapeau #tricolore

  • The “Colonial Cartography” of Google Maps - Frontpage - e-flux conversations
    https://conversations.e-flux.com/t/the-colonial-cartography-of-google-maps/8810

    At Real Life, Apoorva Tadepalli examines the ways that maps, historically used by state power to claim and represent territory, have changed in the age of online mapping tools like Google Maps and Instagram geotags. “This social media form of mapping,” writes Tadepalli, “creates personality and imposes a reality onto spaces that are inherently consumerist, in the same way that authoritarian imposition, both state and corporate, once did for the same locations.” Here’s an excerpt:

    Maps have behaved throughout history as pieces of literature or devices of expression used to advance particular agendas. The image of a physical place, seen from above, gives a sense of wholeness, of truth. Maps have the power to give a physicality to places and things that do not exist, as with the maps of the Railroad and Death Valley: they made bad buys look solid and very real. The population of California at the turn of the century was less than two million, compared to the 40 million today; the development of the American West, a place that for most of the 19th century was not solid or real as far as most Americans could imagine or see, relied on maps that expressed aspirations, which included lies, in order to give Americans a picture of something that was being created, something that had to be willed into existence.

    Maps are productive rather than simply informative creatures; they start dialogues and create identities. Historically, they have been used by centralized bodies, disseminating information to individuals — whether companies selling products or governments selling the idea of statehood. The internet takes maps and mapping practices from central bodies to individuals, but through this they remain totally detached from the geographical areas they supposedly represent, and invaluable tools for institutions to exercise power over people.

    #cartographie #décolonisation #cartographie_décoloniale

  • Russie : 2,25 millions de citoyens, dont des haut placés politiques, touchés par une fuite de données majeure
    https://cyberguerre.numerama.com/1362-russie-225-millions-de-citoyens-dont-des-haut-places-poli

    Découverte il y a déjà plus de huit mois, mais délaissée par le gouvernement russe, une brèche informatique dénichée par un certain Ivan Begtin a donné accès à des données personnelles appartenant à plus de deux millions de citoyens du pays. Parmi eux, des haut placés politiques du régime. Si la trouvaille d’Ivan Begtin a de quoi inquiéter les grandes instances de la fédération de Russie, elle ne semble pas pour autant alerter le pouvoir en place. Il y a huit mois, le fondateur de l’organisation non (...)

    #Roskomnadzor #Identité #BigData #données #hacking

    ##Identité
    //c2.lestechnophiles.com/cyberguerre.numerama.com//content/uploads/sites/2/2019/05/davide-ragusa-24118-unsplash.jpg

  • Big tech firms are racing to track climate refugees - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/613531/big-tech-firms-are-racing-to-track-climate-refugees

    To be an undocumented refugee, these days, is to exist in many places and to not exist at all. It is to have your movements, words, and actions tracked, archived, and multiplied. It is to live between fences, tents, and databases—one new entry per doctor’s visit, per bag of rice, per canister of water. It can mean having your biometric and biographical data scanned, stored, and cross-checked by people you do not know, and who speak a language you may not understand. It is to have your identity multiplied, classified, and reduced to lines of code. It is to live in spreadsheets.

    Today, around 1.1 billion people live without a recognized form of identification. In many cases, their papers—if they ever had papers at all—have been burned, lost, or otherwise destroyed. And the number is growing every day. The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), the UN’s refugee agency, estimates that in 2017, one person became displaced every two seconds as a result of conflict, economics, or climate change. “In short, the world had almost as many forcibly displaced people in 2017 as the population of Thailand,” the agency reports. “Across all countries, one in every 110 persons is someone displaced.”

    The next frontier, though, is not figuring out where people have been or where they will settle: it is figuring out who they will be when they get there. What will their “digital identity” look like? Who will hold the keys? A number of new and established tech companies are rushing to answer these critical questions. Technology accelerated the global identity crisis, and now technology claims to have the solution.

    But now that so much of our economic and political life takes place online, creating new forms of identity has taken on a severe urgency. Both the private and public sectors are racing to come up with a sustainable way of counting, identifying, and connecting not only the growing population of the global displaced, but also the wealthy population of the voluntarily mobile. Mastercard, Microsoft, Apple, Palantir, and Facebook have all entered the field, through private ventures as well as controversial partnerships with some of the world’s largest humanitarian agencies.

    In 2015, all the UN’s member states committed to providing “legal identity for all” by 2030 as part of its Sustainable Development Goals. As a result, virtually every major aid-granting agency is either incubating, researching, or piloting a digital identity program.

    Et hop, Palantir dans la boucle... humanitaire, tant qu’à faire.

    The UN’s World Food Programme recently announced a new $45 million, five-year collaboration with Palantir that will use the Palo Alto firm’s “range of digital analytical solutions” to streamline and track the dispersal of humanitarian aid. The move was immediately met with skepticism among privacy advocates: a group of more than 60 human rights activists sent an open letter to WFP executives, expressing deep concern over the partnership and urging WFP leaders to “reconsider the terms and scope of the agreement with Palantir.”

    They argued that not only would the partnership threaten to “seriously damage the reputation of the WFP,” but also that it could “seriously undermine the rights of 90 million people the WFP serves.” The controversy, researchers said, should be a “wake-up call” to the humanitarian community about the dangers of relying on digital data and entrusting their networks to third parties.

    In a statement responding to these concerns, the WFP wrote that a series of “checks and balances” would protect private, identifying data, and that Palantir would not be able to use it for commercial gain. In an e-mail to MIT Technology Review, a WFP representative wrote that the agency has its own solutions to managing refugee identities, and that “the WFP-Palantir partnership does not focus on areas that require personally identifiable information (PII) of beneficiaries, nor does it focus on digital identity. No PII data is ever shared with Palantir or with any other partner. Only anonymized/encrypted information is used to analyze allocation of assistance to ensure complete privacy and security for the people we serve.”

    Yet as researcher Faine Greenwood said in Slate, the WFP may be overestimating its ability to protect and anonymize sensitive data.

    Expérimenter la blockchain sur des populations fragilisées comme les Rohynga, quelle bonne idée.

    Both the promise and the risks of digital identity have already become evident in the work of a small army of blockchain and biometric startups. The immutable, decentralized nature of the blockchain has led a number of startups to pin their hopes on the emerging technology as a solution to the problem of storing and protecting sensitive information, including biometric data.

    Passbase, which bills itself as “the first self-sovereign identity platform backed by verified government documents, linked social media accounts, and biometric signatures,” has raised seed funding from Alphabet and Stanford, and currently accepts documents from over 150 countries. Vinny Lingham, cofounder of the blockchain identity verification company Civic, goes so far as to claim that his company can help save democracy. WFP.s Building Blocks program also uses blockchain inside a refugee camp in Jordan.

    Maybe blockchain will save democracy. Or maybe it will make future political crises even worse. The Rohingya Project distributed blockchain-based digital identity cards to Rohingya refugees in order to help them access financial, legal, and medical services. It is, on the face of things, an altruistic, forward-looking humanitarian initiative. But uploading highly sensitive, identifying biometric information to an immutable ledger and testing emerging technology on a vulnerable population means exposing that population to untold risks.

    Data breaches, like those that have repeatedly exposed personal information in India’s Aadhaar biometric identification program, have exposed at-risk populations to new dangers. And they are all too common: in March, a data breach at the US Federal Emergency Management Agency exposed the personal information of 2.3 million survivors of American wildfires and hurricanes, leaving them vulnerable to identity fraud. In April, Kaspersky Labs reported that over 60,000 user digital identities could be bought for $5 to $200 via a dark-net marketplace. No technology is invulnerable to error, and no database, no matter how secure, is 100% protected from a breach.

    As digital identification technologies flood into the market, it is difficult to imagine predicting or preventing the disruptions—good and bad—that they will cause. Blockchain and biometric technologies have touched off a critical reevaluation of the most existential questions: What determines identity, and how many identities can one person claim? What will it mean when official identification eventually—inevitably—is no longer the purview of the nation-state?

    “Everybody deserves to have formal identification that they can use to exert their rights,” says Brandie Nonnecke, director of UC Berkeley’s CITRIS Policy Lab, which works on technology development in the social interest.

    But the rush of public and private digital identity programs has already begun to complicate fundamental questions about identification, registration, citizenship, and belonging. Even the simplest questions about digital identity have yet to be determined, Nonnecke says: “Do you have one identity, or do you have multiple identities across institutions? Is that a safeguard, or does it create more risk?”

    #Identité_numérique #Vie_privée #Humanitaire #Techno-fix

  • #Jonathon_Van_Maren : Ce en quoi une attitude de « vivre et laisser vivre » envers le transgenrisme nous a mis dans le pétrin
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/12/ce-en-quoi-une-attitude-de-%e2%80%89vivre-et-laisser-vivre%e2%80%

    Celles et ceux d’entre nous qui considèrent le transgenrisme comme une idéologie dangereuse sont souvent confrontés aux questions des gens qui le voient comme une simple manifestation de plus de l’adhésion de notre culture à l’autonomie corporelle personnelle, même s’ils trouvent ce mouvement quelque peu étrange. Il est vrai, disent-ils, que certains hommes ont l’impression d’être des femmes et que certaines femmes ont l’impression d’être des hommes, alors pourquoi devrions-nous nous préoccuper de leur décision de s’identifier comme étant du sexe opposé ? Si cela les rend heureux, n’est-ce pas une raison suffisante pour « vivre et laisser vivre » ?

    Il y a évidemment un large éventail de réponses à cette attitude. La première est qu’un homme biologique, du fait d’être de sexe masculin, ne peut posséder le ressenti d’une femme. Ainsi, lorsqu’un homme prétend être une femme parce qu’il dit s’être toujours senti femme, cet argument ne tient pas debout. C’est de l’information que la nature lui a rendue inaccessible – sans même mentionner les diverses expériences physiques que vivent les femmes et non les hommes. La même chose est vraie dans l’autre sens.

    Une autre réponse souligne le fait que rendre le genre et le sexe juridiquement subjectifs pose d’énormes problèmes, qui auraient dû être facilement prévisibles. Ainsi, une jeune fille vient d’être exclue de son école aux USA pour avoir arrêté d’un coup de genou un garçon qui menait une charge dans les toilettes des filles de cet établissement, sous prétexte que les garçons étaient furieux qu’une personne de sexe féminin soit entrée dans leurs toilettes. Certaines filles évitent carrément d’utiliser les toilettes parce qu’elles ne veulent pas être vues par des hommes biologiques. Et un juge de l’Illinois a même déclaré que les lycéennes n’avaient aucun droit à « l’intimité visuelle de leur corps ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.lifesitenews.com/blogs/why-a-live-and-let-live-attitude-toward-transgenderism-has-got-us-into
    #transgenrisme #identité_de_genre

  • #Jonah_MIX : Expérience théorique : Imaginez-vous à une gare…
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/09/experience-theorique-imaginez-vous-a-une-gare

    Dernièrement, j’ai lu sur le réseau Twitter beaucoup de débats portant sur le sexe biologique : ce qui le définit, comment le déterminer, et même s’il existe tout court. Les hommes qui dominent ces discussions se présentent souvent comme des experts, en ce sens qu’ils utilisent des expressions comme « distribution bimodale » et « caryotypes anormaux » en appui à leurs affirmations, par ailleurs assez banales. À mon sens, la plupart de leurs arguments sont idiots, répétant des sophismes usés déjà repérés par les Grecs quatre siècles avant notre ère. Ils confondent — sans le vouloir ou délibérément — l’imprécision et l’invalidité, la perception sociale et la construction sociale, le binarisme et l’exclusivité. En d’autres mots, ils versent dans un illogisme ambiant, qui fleurit au confluent de la science et de la philosophie, là où la lâcheté ontologique ressemble à la plus haute forme de nuance.
    Eh mince ! Voilà que je m’y mets moi aussi… Il est si facile de se faire aspirer dans ce débat, de ressentir cette indignation dans vos tripes lorsqu’une allégation absurde est fièrement énoncée. Et pourtant ces enjeux ne me concernent même pas — que je me dise binaire ou non, ma classe de sexe me placera toujours dans la catégorie « payé plus, violé moins ». Alors, pourquoi m’y intéresser, sauf comme exercice intellectuel ? Il me paraît de plus en plus évident que le seul fait de participer à ces débats constitue une concession, une caution apportée à ce que les vies de femmes deviennent le sujet d’expériences théoriques et d’une surenchère contrefactuelle, élaborées par quelque soi-disant érudit qui, fortuitement, n’a jamais eu à s’inquiéter d’une grossesse due à un viol.

    Voilà donc ma résolution de quart d’année : je ne vais pas débattre avec vous de la réalité du sexe biologique


    Traduction : #Tradfem & Ana Minski
    Version originale : http://medium.com/@JonahMix/an-open-letter-to-the-guy-on-twitter-who-wonders-if-biological-sex-is-real-5
    #théorie_politique #science #identité_de_genre #violences_masculines #biologie #illogisme

  • Les «antillais» sont-ils caribéens ?

    "On l’appelait département français, département d’outre-mer, sans savoir comment le nommer car lui même avait du mal à se situer sur la carte du Monde. Au loin, les autres îles s’étaient depuis longtemps enracinées dans leur drapeau et même si les difficultés torturaient leur destin, elles chevauchaient la mer avec la vaillance de petites nations intrépides".

    E. Pépin, Toxic Island

    Le titre de cet article peut sembler au premier abord assez paradoxal. En effet, les Antilles et la #Caraïbe sont en principe deux synonymes désignant la même région, en français, en anglais (The Caribbean / The Antilles1) en hollandais (De Caraïben / De Antillen) et en espagnol (El Caribe / Las Antillas).

    Il existe pourtant une vision française plus étroite de ce que représentent « les Antilles », par contraction de la terminologie d’ « #Antilles_françaises ». Cette perception se retrouve notamment dans la terminologie de l’Université des Antilles (sous entendu la Martinique et la Guadeloupe) et de la Guyane (UAG). Elle se retrouve aussi par exemple à travers l’appellation du principal journal de #Martinique et de #Guadeloupe : le « #France-Antilles » (la Guyane a son « France-Guyane »). On parle aussi volontiers dans les journaux de l’ « Hexagone2 » et des #Départements_d'Outre_Mer (#DOM) de la « #communauté_antillaise » pour désigner les personnes originaires de Martinique, de Guadeloupe et parfois par extension de Guyane3. Ces « Antillais » considèrent d’ailleurs leurs voisins de #Dominique et de #Sainte-Lucie comme des étrangers (pas des « Antillais ») qu’ils appellent les « Anglais ».

    La question ici posée est donc la suivante : les « Antillais » originaires de Martinique, Guadeloupe et #Guyane sont-ils caribéens ? L’histoire et la géographie rattachent leurs territoires à cet espace. Cependant, la départementalisation en 19464 a entrainé le façonnement sur un demi-siècle d’une #identité « antillaise » toute particulière, entre une #France très bien connectée (entre trois et six navettes aériennes journalières directes pour Paris, trois compagnies aériennes) mais lointaine (7 000 km, 8 heures de vol) et une Caraïbe proche (quelques centaines de kilomètres tout au plus pour les autres îles des Petites Antilles) mais au contraire très peu connectée. A titre d’exemple il est bien plus long et plus difficile de se rendre de Fort-de-France (Martinique) ou de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) à Kingston (Jamaïque) ou à Paramaribo (Suriname) que de se rendre à Paris. De manière encore plus caricaturale, pour se rendre par les airs depuis Fort-de-France à Roseau, capitale de l’île voisine de la Dominique située à une trentaine de kilomètres au Nord, il faut compter deux escales (Sainte-Lucie et Antigua par exemple), avant d’entamer les deux heures de routes qui relient l’aéroport de Melville Hall à la ville...

    Culture et populations tendent à rapprocher ces îles voisines. Les locuteurs de Guadeloupe, Martinique, Dominique et Sainte-Lucie peuvent par exemple se comprendre en créole (bien qu’il existe des variations notables) sans utiliser le français ni l’anglais. D’après une étude ethnologique, plus de 95% des Guadeloupéens parlent ainsi le #Créole comme #langue maternelle et le Français seulement comme langue secondaire. Plus de 80% des Martiniquais parlent eux le français et le créole comme langue maternelle (Lewis 2009). Par ailleurs, si il n’existe pas de statistiques ethniques dans les territoires français, d’après les estimations de chercheurs de l’Université de Laval (Québec) plus de 80% de la population martiniquaise et plus de 90% de la population guadeloupéenne se composent de noirs et de métisses5 6. Ces chiffres sont assez comparables à ceux de Sainte-Lucie (94% de noirs et de métisses7) et de la Dominique (95%8) bien que la part de la population noire y soit sensiblement plus forte.

    Le niveau de vie et l’éducation sont par contre beaucoup plus similaires entre les Antilles Françaises et la France qu’ils ne le sont par rapport à ces îles voisines. Les Martiniquais sont considérés comme de riches touristes à Sainte-Lucie et en Dominique (où on les appelle « the French »). Les « Anglais » sont eux plus souvent perçus comme des travailleurs pauvres, des clandestins (bienvenus pour les travaux agricoles ou de construction) ou des trafiquants de drogues en Martinique. Le PNB par habitant de la Dominique est deux fois et demi moindre que le PIB par habitant estimé pour la Martinique par l’INSEE (respectivement 7 284 euros9 et 19 600 euros10). Le PIB par habitant de la Martinique est pour sa part beaucoup plus proche du PNB par habitant total français (23 100 euros11), bien que sensiblement inférieur.

    Parmi les étudiants interrogés dans les différentes branches de l’Université des Antilles et de la Guyane, moins d’une personne sur deux se dit « caribéen » (31% en Guyane, 37% en Martinique, 52% en Guadeloupe). Quand on demande ensuite à ceux qui revendiquent une identité plurielle (par exemple Guadeloupéen et Français et Caribéen) de hiérarchiser leurs sentiments d’appartenance, moins de 15% de ces « Antillais » se disent avant tout Caribéens (12,5% pour les Guyanais, 11% pour les Martiniquais, 5% pour les Guadeloupéens). De manière générale on est ici avant tout Guyanais (43%), Martiniquais (71%) ou Guadeloupéen (78%) (Cruse 2011).

    Le contact physique avec ces différents espaces explique sans doute en partie cette représentation identitaire en rapport avec l’espace de vie : 90% des étudiants martiniquais ont déjà voyagé en France alors que seuls 56% ont déjà voyagé dans la Caraïbe (hors DOM Français). 76% des étudiants guadeloupéens ont été en France mais seuls 52% dans la Caraïbe. Les Guyanais ne sont que 50% à avoir été en France, mais seuls 25% ont par ailleurs déjà voyagé dans la Caraïbe (Cruse 2011). Clairement, l’espace vécu intègre beaucoup plus la France que la Caraïbe.

    Par ailleurs, les déplacements de ces étudiants dans la Caraïbe montrent une nette concentration dans les autres DOM français et dans les îles proches (Sainte-Lucie et Dominique). Mis à part la République dominicaine, qui est vendue comme une destination touristique aussi sur le marché des touristes « français d’Outre Mer », le reste de la Caraïbe demeure très peu visité. Le centre de gravité de l’espace vécu de ces étudiants se trouve entre la France et ses dépendances caribéennes.

    Cet espace vécu reflète parfaitement l’espace des échanges commerciaux. Si l’on prend l’exemple de la Martinique, les trois quarts des importations proviennent de l’Union Européenne (les deux tiers desquelles proviennent de France « métropolitaine »). Au contraire, seules 7% des importations proviennent de la Caraïbe. Pour ce qui est des exportations, 83% des ventes martiniquaises sont destinées à la France (Guadeloupe 57%12, France « métropolitaine » 25%) à comparer aux 3% à destination de la Caraïbe (INSEE 2009).

    Rien n’incite d’ailleurs aux #échanges entre les habitants des îles françaises et le reste des Caribéens. Les #prix des échanges sont prohibitifs, que l’on pense au transport, à l’envoi de marchandises ou même plus simplement aux appels téléphoniques. Une compagnie de téléphonie mobile comme Digicel facture par exemple les appels entre DOM 23 centimes d’euros par minute, d’un DOM vers la France « métropolitaine » 55 centimes, et d’un DOM vers « la Caraïbe13 » 73 centimes. Il est donc beaucoup moins cher d’appeler la France – et d’y entretenir des liens -, à 7 000 kilomètres, que la Dominique qu’on aperçoit depuis la côte sud de la Guadeloupe et depuis la côte Nord de la Martinique...

    L’ensemble de ces éléments montrent que, malgré leur positionnement géographique caribéen et les héritages culturels (langue créole, histoire commune, etc.), les Antilles françaises sont avant tout vécues comme des régions françaises. Ceci s’explique en grande partie par l’ensemble des politiques menées depuis la #départementalisation (politiques économiques et éducation notamment). La forte connexion avec la France (transport, commerce, médias, etc.) et la coupure avec le reste de la Caraïbe jouent un rôle particulièrement important dans ce processus.

    http://www.caribbean-atlas.com/fr/thematiques/qu-est-ce-que-la-caraibe/les-antillais-sont-ils-caribeens.html
    #mots #terminologie #vocabulaire #Antilles #colonisation #géographie_coloniale #ressources_pédagogiques

  • C’était 1993... et #Jacques_Rancière écrivait ce texte...
    L’immigré et la loi du consensus

    Il faut bien constater que le dispositif des #lois_Pasqua-Méhaignerie sur le #code_de_la_nationalité, la #maîtrise_de_l'immigration et l’extension des #contrôles_d'identité a rencontré dans l’opinion qui fut de gauche un assez large assentiment. Celui-ci repose essentiellement sur deux arguments. Premièrement, il y a un #problème objectif de l’immigration qu’il faut avoir le courage de regarder en face. Et déjà les socialistes avaient compris avec #Michel_Rocard l’impossibilité d’accueillir « toute la misère du monde ».

    Deuxièmement, puisque des décisions « courageuses » s’imposent, autant vaut que la droite les prenne et aussi que l’ablation, chirurgicalement nécessaire, s’opère par les moyens du #droit et de la #loi. Charles #Pasqua l’a d’ailleurs dit : il ne s’agit que de donner cohérence et force de loi à des mesures disparates imposées par l’urgence de solutions ponctuelles à des problèmes particuliers. En un sens, donc, il n’y aurait rien de nouveau, sinon cet avantage, bien fait pour plaire aux amoureux de l’« État de droit », que l’universel de la loi se substitue au hasard des mesures réglementaires.

    L’argument de l’#objectivité courageusement abordée séduit aisément ceux qui n’en finissent pas de se repentir, généralement sur le dos des autres, de leurs errements d’antan mais oublient seulement que le premier principe de ces errements était précisément l’adhésion aveugle à l’« objectivité » de la « #nécessité_historique ». L’espérance déçue ne fait pas une réalité ni le reniement une pensée. S’il y a une leçon à tirer des déceptions de l’histoire contemporaine, c’est bien plutôt celle-ci : il n’y a pas en politique de #nécessité objective ni de problèmes objectifs. On a les #problèmes_politiques qu’on choisit d’avoir, généralement parce qu’on a déjà les réponses. C’est un #choix_politique que de déclarer que l’entrée de travailleurs clandestins, les problèmes des collèges de banlieue, les phénomènes de délinquance impliquant des jeunes nés en France de parents nés français, les mariages blancs ou supposés tels et les déficits des comptes sociaux relèvent d’un même #problème_immigré.

    A qui conteste cette identification, on vient dire qu’il ferait mieux de quitter les beaux quartiers où il étale ses bons sentiments pour aller voir ce qui se passe dans les #banlieues. Allez donc voir à la chaîne la situation faite aux #travailleurs_immigrés, disait-on naguère. Allez donc voir dans les banlieues la situation que les immigrés font à la population travailleuse, dit-on aujourd’hui. L’argument culpabilisant est toujours sûr de son effet. Mais il faut justement s’interroger sur ce passage de la chaîne à la #banlieue et sur la logique de ces « #problèmes_de_société » dont nos politiques se font les diagnosticiens réalistes et les chirurgiens courageux. Socialistes ou libéraux, nos gouvernements ont adopté le même credo : la politique, à notre époque, est le seul règne de la #nécessité, laquelle s’identifie aux exigences capricieuses et incontournables du #marché mondial. Ils fondent leur #légitimité même sur la #démonstration qu’ils ne peuvent rien faire d’autre que ce qu’ils font : enregistrer, mois après mois, les caprices de cette divinité et gérer aux moindres frais leurs conséquences pour les populations dont ils ont la charge. Ils ont pris pour politique de renoncer à toute #politique autre que de gestion des « conséquences ». Ils ont organisé la déstructuration du monde du #travail pas seulement pour obéir à la nécessité mais aussi parce que ce monde portait en lui la visibilité même de la politique, celle d’une #société_divisée et vivant du #conflit. Dans toute fermeture d’usine, on a fini par saluer avec satisfaction la fin d’un « #mythe » et la preuve que, puisqu’on détruisait les mythes, on faisait de la bonne politique réaliste.

    Le problème est que, en détruisant ces « mythes », on ne met pas seulement en crise les systèmes de #régulation_sociale liés au monde du travail comme la #sécurité_sociale et l’#éducation. On supprime les capacités d’une société fondée sur le conflit à accueillir les altérités. Nous n’avons pas numériquement beaucoup plus d’immigrés qu’il y a vingt ans. Mais ces #étrangers, il y a vingt ans, avaient un autre nom et une autre identité : ils s’appelaient #ouvriers. Aujourd’hui, ils ne sont plus que des immigrés, des gens de peau et de moeurs différentes. La scène est alors créée pour que, sur la ruine des #identités et des altérités politiques, apparaissent d’une part les « problèmes de société » créés un peu partout, dans les rues et les cités, les collèges, les organismes de sécurité sociale etc., par les groupes les plus fortement précarisés et les classes d’âge les plus sensibles à cette précarisation, d’autre part la figure immédiatement identifiable du facteur de problèmes : cet autre qui n’est plus rien qu’un autre. Nos politiques se font alors dire par l’opinion publique que les problèmes sont devenus critiques et qu’il faut « courageusement » les résoudre.

    Car les problèmes de société se laissent toujours ramener à un seul et unique problème : l’existence dans une société de gens « problèmes », de gens qui ne devraient pas y être et ne doivent plus y être. La réponse est toujours là avant la question. Il ne s’agit que de constituer la figure de cet autre et de prendre les mesures nécessaires à son encontre.

    C’est ici que la loi intervient. Et c’est en cela que consiste le « progrès » qui fait passer des mesures de circonstance à la généralité de la loi. Là où elle est censée régler un problème, la loi en fait le constitue. Elle dessine la figure unitaire de l’autre en unifiant les objets d’articles de loi ou de règlement séparés. Elle nous dit que c’est le même (mauvais) sujet qui s’introduit clandestinement pour chercher du travail et qui s’introduit légalement comme conjoint d’un mariage blanc. Elle fait un même étranger indésirable du jeune Français d’origine maghrébine, du travailleur sri-lankais sans papiers, de la femme algérienne qui vient accoucher à Marseille et du père de famille malien qui demande le regroupement familial. Elle unifie tous les cas en faisant circuler entre eux quelques notions, en faisant par exemple de « clandestin » le moyen terme entre « étranger » et « délinquant ».

    La loi, dit-on, permettra de séparer les « bons » étrangers des indésirables, donc de combattre le racisme qui repose sur les amalgames. C’est tout le contraire. Et le juge Marsaud a vendu la mèche. Il s’agit d’identifier « étranger » et « suspect » en ramenant toute altérité à la figure d’une clandestinité coupable. La loi objective le contenu de ce sentiment diffus, dit d’insécurité, lequel convertit lui-même en seul objet de peur une multitude de cas et de groupes qui causent à divers titres trouble ou désagrément à telle ou telle partie de la population. A partir de là, elle construit la figure une de l’objet à rejeter pour que la société soit sans problème : cet autre qui prolifère cancéreusement sur son corps. En liant les « mariages blancs » et le regroupement familial sous la représentation insistante de la polygamie musulmane, elle impose l’image de l’objet de peur et de rejet : la multitude proliférant sans loi. Et, face à cet autre, elle institue l’identité du peuple souverain avec la multitude de ceux qui ressentent la même peur.

    C¹est cela que veut dire consensus : non pas la niaise idylle des partenaires responsables discutant en commun des données et des solutions des problèmes objectifs, mais l’identifications immédiate du sujet qui a peur. Ce n’est pas sur l’opinion « raisonnable » que le consensus politique a coutume de s’instaurer mais sur la passion déraisonnable. Ce n’est pas d’abord entre soi que l’on consent mais contre l’autre. Consentir, c’est d’abord sentir ensemble ce qu’on ne peut pas sentir.

    Tel est le double cercle du consensus. C’est d’abord la complémentarité d’une politique niée, abdiquée devant la seule nécessité et les « problèmes de société » qui en sont le revers. Qui imagine sérieusement qu’un monde du travail déréglementé et déstructuré à outrance par ce consentement ne produise pas des phénomènes comme le travail clandestin, le déséquilibre des systèmes de protection sociale et la délinquance diffuse ? La conséquence en est, bien sûr, que cet État qui affiche sa modestie dans la gestion à la petite semaine des conséquences locales de la nécessité mondiale reprend allègrement du service dans la répression.

    Mais le consensus, c’est aussi la complémentarité de la position « raisonnable » des problèmes « objectifs » et de leur solution passionnelle. La transformation des choix et les conflits politiques en problèmes de société, c’est aussi la transformation de l’objet de problème en objet de haine. Un certain nombre de gens de gauche, désireux de marquer une réticence mais soucieux de manifester leur réalisme, se sont tirés d’embarras en prédisant que la loi ne serait pas « efficace ». Assurément, une loi contre ceux qui entrent illégalement sur le territoire est condamnée à l¹efficacité réduite de toute loi visant à atteindre ceux qui enfreignent la loi. Mais elle a toutes chances d’être efficace sur un autre terrain : pour entretenir le sentiment commun à l’égard des indésirables et la résolution des bons citoyens désireux de voler au-devant de la loi et d’aider concrètement à la réalisation de son objectif : l’« immigration zéro ».

    Le racisme n’est pas la conséquence malheureuse de problèmes de société que l’objectivité d’une politique consensuelle devrait régler. « Problèmes de société », réalisme consensuel et déchaînements racistes sont les éléments d’une seule et même configuration. Une décennie a emprisonné l’opinion de gauche dans cette logique. Le ressentiment des intellectuels à l’égard de leurs amours d’antan a fait le reste. Il est de bon ton de considérer que l’opposition au système insensé qui se met en place est réservé aux nostalgiques des vieilles lunes tiers-mondistes et à des jeunes sympathiques et un peu débiles qui confondraient la politique avec les réunions festives entre potes. Il faut en finir avec ce « réalisme » de quatre sous. Les réalistes sont toujours en retard d’un réel. S’opposer absolument au dispositif des trois lois scélérates, ce n’est pas manifester des bons sentiments démodés et ignorants des dures réalités de la politique. C’est au contraire restaurer, face aux illusions du réalisme gestionnaire et à ses conséquences criminelles, la dimension d’une action politique capable de supporter les divisions de la société et de prendre en charge les altérités. Le réalisme consensuel n’est pas la médecine douce qui guérira la société de ses monstres. C’est la nouvelle folie qui les entretient. C’est au contraire le dissentiment qui rend une société vivable. Et la politique, si on ne la réduit pas à la gestion et à la police d’État, est précisément l’organisation de ce dissentiment.

    http://www.bok.net/pajol/debat/presse/libe/ranciere0.html
    #migrations #histoire #gauche #droite #France #la_migration_comme_problème #migration_comme_problème #altérité #Rancière #altérisation

    On l’a évoqué hier soir autour de la table avec Sarah Mekdjian, @isskein et @karine4
    Je le mets ici pour archivage...

  • LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire

    • La grève des femmes, Suisse repetita

      Il y a vingt-huit ans, le 14 juin 1991, en Suisse, plus de 500000 femmes descendaient dans la rue pour réclamer l’application de l’article constitutionnel sur l’égalité entre hommes et femmes. Au bureau, à l’usine, à la maison, à l’école, elles décident de pas travailler pendant une journée, pour montrer que sans leur travail, la société ne peut continuer à fonctionner… Vingt-huit ans plus tard, l’égalité n’ayant toujours pas été obtenue, de très nombreuses femmes préparent une nouvelle journée de grève qui aura lieu le 14 juin prochain. Au pays de la « paix du travail », c’est un événement absolument exceptionnel, pour lequel se mobilisent particulièrement les jeunes générations de femmes.

      Victoire Tuaillon du podcast Les Couilles Sur La Table, et Emilie Gasc, journaliste à la Radio Télévision Suisse, ont interrogé ces femmes d’hier et d’aujourd’hui qui incarnent ce combat. Un documentaire en trois épisodes, à retrouver à partir du 11 juin dans Programme B pour Binge Audio, et sur Play RTS, Apple Podcasts et Spotify pour la RTS.

      https://www.binge.audio/la-greve-des-femmes-suisse-repetita

  • groupe #Women_Stand_Up USA : DANGERS DES LOIS SUR L’« IDENTITÉ DE GENRE »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/20/dangers-des-lois-sur-l%e2%80%89identite-de-genre%e2%80%89

    Partout au pays, des milliers d’entreprises, d’organismes de bienfaisance, de fournisseurs de soins de santé, d’écoles, de clubs sportifs, de services de police et d’institutions civiques ont adopté des politiques d’« autodéclaration sexuelle », sans consultation.

    L’autodéclaration sexuelle signifie que toute personne qui « se sent femme » en est une.
    L’autodéclaration sexuelle signifie : pas d’opération, pas de médecin, pas de changement, pas de contrôle.
    L’autodéclaration sexuelle signifie que « pour femmes seulement » peut également inclure des hommes.

    Toutes les personnes devraient être protégées contre le harcèlement et la discrimination, quelle que soit la façon dont elles s’identifient. Mais si les lois protégeant l’« identité de genre » semblent équitables, les torts involontaires qu’elles causent sont relativement graves.

    Les femmes se sont battues avec acharnement pour obtenir des lois spéciales afin que les femmes et les filles puissent rivaliser, se laver, se déshabiller, être touchées et dormir dans des lieux d’où les hommes sont absents. On voit aujourd’hui des organisations choisir de ne pas utiliser ces lois et choisir plutôt l’autodéclaration sexuelle.

    Traduction : Valérie Pelletier pour #Tradfem
    #identité_de_genre #féminisme #discrimination