• #Ani_O’Brien : Ce pour quoi j’ai invité #Meghan_Murphy en Nouvelle-Zélande
    https://tradfem.wordpress.com/2019/11/03/ce-pour-quoi-jai-invite-meghan-murphy-en-nouvelle-zelande-ani-obr

    Groupés derrière un bouclier de progressisme, les champions « branchés » de la politique identitaire se servent de leur bonne conscience pour dicter les places de tout un chacun dans les rapports d’oppression. Ils et elles ont inversé la célèbre hiérarchie des besoins de Maslow : l’ego y règne aujourd’hui en maître, et malheur à vous si vous pensez pouvoir contester ce nouvel ordre mondial.

    Comme Meghan Murphy, que j’accompagnerai au micro en Nouvelle-Zélande, j’ai la ferme conviction que le féminisme est un mouvement créé pour les droits et la libération des femmes et des filles. Ce n’est pas une question d’ego ou d’identité ; le féminisme, ce sont les combats que nous avons dû mener du simple fait d’être nées femmes. Il explicite les défis que nous devons encore affronter en tant que sexe, du fait d’être nées femmes.

    Meghan Murphy a été chassée du réseau social Twitter parce qu’elle avait osé énoncer ces faits évidents. Elle n’a pas été bannie pour avoir tenu des propos haineux, comme l’ont suggéré plusieurs personnes, mais pour avoir appelé « lui » une personne qui utilisait alors le pronom « Jonathan ». Jonathan a maintenant pris le nom de « Jessica » et a intenté des poursuites contre plusieurs esthéticiennes pour avoir refusé de lui faire une épilation « Brésilienne », c’est-à-dire, en termes clairs, de lui cirer les couilles. Mais ça, c’est une autre histoire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.stuff.co.nz/opinion/116499216/awhy-i-invited-meghan-murphy-to-speak-in-new-zealand
    #identité_de_genre #féminisme #Nouvelle-Zélande #twitter #droits_des_femmes

  • Améliorons les débats sur le genre, le sexe et les droits des transgenres
    par #Sophie_Allen, #Jane_Clare_Jones, #Holly_Lawford-Smith, #Mary_Leng, #Rebecca_Reilly-Cooper et #Kathleen_Stock
    (Des philosophes féministes radicales et critiques du concept de genre invitent leurs opposant·e·s à éviter certains arguments qui sont clairement déficients.)
    http://tradfem.wordpress.com/2019/10/05/ameliorons-les-debats-sur-le-genre-le-sexe-et-les-droits-des-tran

    Nous sommes un collectif de philosophes universitaires féministes radicales, critiques du concept de genre. Certaines d’entre nous affirment, dans leurs travaux, que les femmes sont, par définition, les êtres humains adultes femelles. Selon ce point de vue, une “transfemme” ne peut être classée comme femme, puisqu’elle n’est pas un être humain adulte femelle. Le reste d’entre nous sont présentement agnostiques sur cette question, hésitant entre 1) adopter exclusivement cette première position et 2) adopter également une position qui affirmerait l’existence d’un autre sens, significatif, à donner au concept de « femme », soit son application aux personnes occupant un certain rôle social féminin, sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie de sexe féminin.

    Contrairement à la première acception, cette seconde définition implique qu’une partie des transfemmes comptent comme femmes, en au moins un sens. Néanmoins, cette inclusion est limitée, puisqu’un grand nombre de transfemmes n’occupent pas un rôle social féminin sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie du sexe féminin.

    Dans les deux cas, nous sommes toutes sceptiques quant à la valeur politique de comptes rendus de l’être-femme (womanhood) qui l’identifient essentiellement à la possession d’une « identité de genre » féminine. Nous insistons toutes également sur le fait qu’il est politiquement essentiel de maintenir une différentiation conceptuelle claire entre les hommes et les femmes, afin de pouvoir continuer à identifier et à qualifier des modèles de comportements oppressifs basés sur le sexe et des stéréotypes socioculturels nocifs au sujet des « façons correctes » d’être, respectivement, des hommes et des femmes.

    Notre objectif ici n’est pas de résumer nos arguments en faveur de ces conclusions : nous le faisons ailleurs dans nos travaux (dont vous trouverez les liens sous nos noms, en tête de cet article). Nous souhaitons plutôt mettre en lumière divers sophismes et faux procès que nous avons souvent remarqués dans des réflexions sur nos travaux.

    Traduction : #Ana_MINSKI pour #Tradfem
    Version originale : http://medium.com/@kathleenstock/doing-better-in-arguments-about-sex-and-gender-3bec3fc4bdb6
    #philosophie_féministe #transgenrisme #identité_de_genre #non-mixité_féministe

  • #Tonje_Gjevjon : La Fierté gaie n’est plus une lutte contre la discrimination ; il n’est pas étonnant que des gens choisissent de ne pas hisser leur drapeau.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/04/la-fierte-gaie-nest-plus-une-lutte-contre-la-discrimination%e2%80

    Comme la Fierté gaie est célébrée partout dans le monde, on s’attend maintenant à ce que les politiciens et les organismes publics hissent le drapeau symbolisant cette Fierté tout le mois d’août. Tout refus de le faire donne généralement lieu à de sévères critiques et à des accusations d’homophobie. Trop souvent, on suppose et on en déduit que ceux et celles qui refusent de hisser ce symbole (et, en général, d’appuyer tout ce que représente ce mouvement) sont des opposants de la diversité et de l’inclusion.

    Lorsqu’un maire de Pennsylvanie a empêché le conseil municipal local de hisser ce drapeau en juillet, des groupes LGBT ont promis de protester et certains résidents ont menacé de porter plainte auprès de la commission des relations humaines de la ville.

    En Norvège, le Présidium du Parlement a refusé d’arborer le drapeau arc-en-ciel devant le bâtiment du Parlement pendant le mois de la Fierté gaie en juin, ce qui a amené Une Aina Bastholm, députée du Parti vert norvégien, à dire aux médias qu’elle avait dû « prendre une grande respiration ». Dans un article publié dans Dagbladet, un tabloïd national, Mari Holm Lønseth, une députée conservatrice, a soutenu que « tous les conseils doivent se montrer inclusifs et hisser le drapeau de la Fierté ». Après que Kjell Ingolf Ropstad, ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses, ait déclaré qu’il n’assisterait pas au défilé de la Fierté gaie cette année, vu son désaccord avec la politique de la FRI (Organisation norvégienne pour la diversité sexuelle et de genre) sur « la polygamie, un troisième sexe, l’abolition de la loi contre l’achat de sexe, et la maternité par substitution », il a été accusé, avec d’autres députés du Parti chrétien-démocrate, de non-inclusivité. Le chef du parti travailliste norvégien, Jonas Gahr Støre, a déclaré :

    « Je pense que le ministre de l’Enfance, de la Famille et des Affaires religieuses devrait assister au défilé. Il n’a pas besoin d’être d’accord avec tous les slogans figurant sur les bannières, mais c’est le jour où les politiciens devraient dire aux gens que tout le monde devrait vivre en sécurité. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2019/08/03/pride-is-no-longer-about-fighting-discrimination-its-no-wonder-peop
    #LGBTQ+ #Pride #identité_de_genre #fierté_lesbienne #droits

  • #Cian_Ó_Catháin : Misogynie et homophobie « tendance » (un gay prend à partie l’idéologie transgenriste)
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/27/misogynie-et-homophobie-%e2%80%89tendance%e2%80%89-un-gay-prend-a

    Les enfants non conformes au genre, dont beaucoup sont susceptibles de devenir plus tard attirés par les gens de leur sexe, se font enseigner le mensonge qu’aimer des choses « féminines » signifie qu’ils sont peut-être une fille, même s’ils sont de sexe masculin, et qu’aimer des choses « masculines » signifie qu’ils sont peut-être un garçon, même si elles sont de sexe féminin. De plus en plus, beaucoup de ces jeunes — en majorité des filles — se rendent dans des « cliniques du genre » et se font prescrire des hormones qui enraient la puberté naturelle, des hormones de l’autre sexe, des mastectomies complètes et des chirurgies dites de « réassignation sexuelle ».
    C’est terriblement régressif, nuisible et homophobe. Ça enseigne aux enfants que ce qui fait d’eux un homme ou une femme est ce que la plupart d’entre nous appelleraient simplement des « stéréotypes sexuels », et qu’on doit imposer une filière médicale aux enfants qui trouvent difficile de composer avec notre société de stéréotypes sexuels. C’est odieux et je suis d’accord avec ceux et celles qui qualifient cette pratique d’eugénisme gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://rdln.wordpress.com/2019/08/13/woke-misogyny-and-homophobia-a-gay-critique-of-trans-ideology
    #misogynie #identité_de_genre #non-mixité #LGBT #eugénisme_gay #antiféminisme

  • « Je suis une femme trans et je soutiens le droit des femmes de naissance à des espaces non mixtes »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/11/je-suis-une-femme-trans-et-je-soutiens-le-droit-des-femmes-de-nai

    Je suis très découragée d’apprendre aujourd’hui que vous avez décidé d’empêcher la conférence Radfem Rise Up de se réunir dans vos locaux. Je comprends qu’à titre d’entreprise privée, vous avez le dernier mot sur les types d’expression que vous y autorisez. Toutefois, je crains que votre décision a probablement été influencée par des activistes trans qui non seulement n’ont pas à cœur les meilleurs intérêts des femmes, mais se comportent d’ailleurs souvent de façons misogynes.

    Le sexe a de l’importance. Nier cette importance du sexe repousse de plusieurs siècles le travail du mouvement féministe, voire le rend carrément impossible. Les femmes au 19e siècle n’ont pas été privées du droit de vote parce qu’elles « performaient la féminité » : on les empêchait de voter parce qu’elles étaient de sexe féminin (female). Les filles, qui sont de loin les principales victimes des agressions sexuelles dans l’enfance, ne sont pas attaquées parce qu’elles « s’identifient » comme filles – elles sont de sexe féminin et n’ont donc pas le choix en la matière. La pratique de l’avortement sexospécifique en Inde et en Chine, qui a dans certains secteurs déséquilibré le rapport entre les sexes en le portant jusqu’à 118/100 (masculin/féminin) n’a pas lieu à cause du « genre » du foetus, un concept évidemment risible dans ce contexte ! Il s’agit bel et bien d’un enjeu de sexe.

    Les femmes trans ne sont pas de sexe féminin. Je vis comme une femme aujourd’hui, mais je suis née mâle et j’ai été élevée en garçon. J’ai effectué à la fin de mon cours secondaire la transition vers une vie en tant que fille/femme et j’ai maintenant vécu plus de la moitié de ma vie en tant que fille/femme. Composer avec le sexisme n’est pas une sinécure, mais je suis beaucoup moins malheureuse que je ne l’étais avant ma transition. (Le fait de « passer », d’être perçue comme de sexe féminin (passing as female) m’a également rendu la vie plus facile quand j’étais visiblement transgenre, et je suis chanceuse d’avoir eu cette expérience.) Toutefois, même après avoir pris toutes les hormones et avoir obtenu une SRS (chirurgie de réassignation sexuelle), je suis toujours de sexe masculin (I’m still male). Ma structure osseuse est masculine. Je suis encore quelqu’un qui a vécu en garçon jusqu’à ma transition. Je n’ai pas d’utérus et je ne serai jamais enceinte. Rien ne peut changer ces réalités ! Je vis ces jours-ci une existence « furtive », et la plupart des gens présument que j’ai eu une enfance normale de fille. Quand je suis au bord des larmes, il arrive que des copains s’inquiètent de m’avoir mise enceinte. Cependant, je me souviens encore de mon enfance, je connais mon corps, et je sais que je serai toujours différente d’autres femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://snowflakeespecial.tumblr.com/post/54689372575/open-letter-to-beaver-hall-gallery-im-a-trans-woman
    #identité_de_genre #féminisme #non-mixité

  • #Amy_Dyess : Le mot « TERF » est une appellation haineuse et il est temps de s’en débarrasser.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/28/%e2%80%89terf%e2%80%89-est-une-appellation-haineuse-et-il-est-tem

    Pour la plupart, les médias grand public et les soi-disant organisations LGBT ont choisi d’ignorer une catégorie démographique particulière du mouvement #MeToo. « TERF » est une insulte utilisée pour harceler sexuellement, menacer et faire taire les lesbiennes. Au lieu de défendre les homosexuelles, les organisations et les médias « LGBT » persécutent les lesbiennes et déguisent cette haine en justice sociale. L’actuel gaslighting (enfumage) est plus subtil, mais la majorité des gens commence à s’éveiller à cette injustice. Ça suffit !

    TERF a débuté comme un acronyme qui signifiait « féministe radicale excluant les personnes trans » (Trans-Exclusionary Radical Feminist), mais cette expression a toujours été utilisée pour empêcher les femmes de lutter pour leurs droits. Depuis un an et demi, le mot TERF est largement utilisé comme propos haineux homophobe visant TOUTES les lesbiennes. Oui… TOUTES les lesbiennes.

    Il n’est pas nécessaire d’être une féministe radicale pour être qualifiée de TERF. Une lesbienne peut dire clairement qu’elle croit que les personnes transsexuelles méritent les droits humains et le respect, mais elle reste une « TERF » parce que son orientation sexuelle comprend une frontière innée. Cette frontière est l’attraction du même sexe anatomique pour d’autres femmes femelles adultes. Les lesbiennes sont la seule orientation sexuelle à exclure le pénis, ce qui fait de noues l’adversaire le plus dangereux du patriarcat.

    Traduction : #Typhaine_Olivier
    Version originale : https://medium.com/@amydyess83/terf-is-hate-speech-and-its-time-to-condemn-it-6efc897ce407
    #transphobie #féminisme #identité_de_genre #gay #lesbienne #insulte

  • CAMPAGNE DE SOCIOFINANCEMENT D’UN SOUTIEN AUX FEMMES VICTIMISÉES PAR UN TRANSACTIVISTE EN COLOMBIE-BRITANNIQUE
    Adaptation d’un appel du #SISTER_SOLIDARITY_FUND
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/22/campagne-de-sociofinancement-dun-soutien-aux-femmes-victimisees-p

    Au printemps 2018, plusieurs femmes ont été nommées dans une plainte déposée au Tribunal des droits de la personne de la C-B pour avoir refusé d’épiler à la cire des organes génitaux masculins. Certaines des plaintes ont été abandonnées après un règlement financier à la satisfaction du plaignant ; d’autres l’ont été dès que les intimées ont retenu les services d’un avocat.

    En juillet 2019, le Tribunal a commencé à faire comparaître les femmes restantes à la barre pour défendre leurs droits. Elles sont représentés bénévolement par un cabinet d’avocats à but non lucratif, le Justice Centre for Constitutional Freedoms (JCCF)(http://JCCF.ca).

    Beaucoup de ces femmes sont des immigrantes à faible revenu, travaillant à partir de chez elles pour joindre les deux bouts. Tout en maintenant leur confidentialité, nous aimerions partager leurs propres points de vue :

    – SP de Clayton Heights a expliqué qu’elle n’avait aucune formation en épilation d’organes génitaux masculins. Elle a allégué s’être sentie harcelée par JY après lui avoir refusé ce service.

    – MDS a refusé cette demande de service parce qu’elle craignait pour sa sécurité ; elle a fermé son entreprise après l’échange avec JY.

    – BH a refusé pour des raisons de sécurité et de religion. Cette immigrante sikhe travaille chez elle, où vivent aussi ses jeunes enfants.

    – SG, immigrante punjabi qui a également refusé d’effectuer ce service pour des raisons religieuses et de sécurité, se rendait chez ses clientes en voiture et le domicile de JY se situait en dehors de son rayon de travail. Elle a expliqué qu’elle pourrait se perdre. Depuis le début de l’affaire, elle souffre d’épilepsie et éprouve des difficultés émotionnelles .

    #solidarité_féministe #identité_de_genre #justice

  • #Meghan_Murphy : Les femmes vous avaient prévenus : la cause de droits de la personne intentée par J. Yaniv est le résultat inévitable de l’idéologie entourant la notion d’identité de genre.
    http://tradfem.wordpress.com/2019/07/20/les-femmes-vous-avaient-prevenus-la-cause-de-droits-de-la-personn

    Bizarrement tout le mouvement queer, la gauche et tous les médias grand public ont discrètement fermé les yeux sur le spectacle absolument scandaleux qui s’est déroulé au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique ce mois-ci. (Une simple citoyenne, @goinglikeelsie, a été seule à en rendre compte sur son fil Twitter.)

    Bizarrement, les journalistes qui couvrent l’actualité du monde queer ont préféré ne pas faire leur travail, malgré le fait que ces audiences n’ont lieu qu’en raison des progrès réalisés par le mouvement queer dans sa lutte pour faire passer en lois l’idéologie de l’identité sexuelle.

    Je trouve également bizarre que des gens qui se disent incroyablement préoccupés par les femmes « méprisables » qui osent soulever les incidences de permettre à des hommes de s’identifier comme femmes n’aient pas réussi à trouver le temps de commenter le cas d’une personne qui a porté plainte pour offense aux droits de la personne contre 16 femmes pour avoir refusé d’épiler ses organes génitaux, en affirmant que cela constitue de la discrimination fondée sur l’identité sexuelle.

    Bizarrement, des médias qui disposent des moyens financiers et du personnel nécessaires pour couvrir cette affaire en ont laissé le soin à des journalistes indépendants, qui sont beaucoup plus vulnérables et beaucoup plus pauvres qu’eux en termes de ressources.

    Traduction : Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2019/07/18/women-warned-you-yanivs-human-rights-tribunal-case-is-natural-result-of-gender-identity-ideology/%20

    #identité_de_genre #queer #médias_de_gauche #féminisme #violences

  • #Jonathon_Van_Maren : Ce en quoi une attitude de « vivre et laisser vivre » envers le transgenrisme nous a mis dans le pétrin
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/12/ce-en-quoi-une-attitude-de-%e2%80%89vivre-et-laisser-vivre%e2%80%

    Celles et ceux d’entre nous qui considèrent le transgenrisme comme une idéologie dangereuse sont souvent confrontés aux questions des gens qui le voient comme une simple manifestation de plus de l’adhésion de notre culture à l’autonomie corporelle personnelle, même s’ils trouvent ce mouvement quelque peu étrange. Il est vrai, disent-ils, que certains hommes ont l’impression d’être des femmes et que certaines femmes ont l’impression d’être des hommes, alors pourquoi devrions-nous nous préoccuper de leur décision de s’identifier comme étant du sexe opposé ? Si cela les rend heureux, n’est-ce pas une raison suffisante pour « vivre et laisser vivre » ?

    Il y a évidemment un large éventail de réponses à cette attitude. La première est qu’un homme biologique, du fait d’être de sexe masculin, ne peut posséder le ressenti d’une femme. Ainsi, lorsqu’un homme prétend être une femme parce qu’il dit s’être toujours senti femme, cet argument ne tient pas debout. C’est de l’information que la nature lui a rendue inaccessible – sans même mentionner les diverses expériences physiques que vivent les femmes et non les hommes. La même chose est vraie dans l’autre sens.

    Une autre réponse souligne le fait que rendre le genre et le sexe juridiquement subjectifs pose d’énormes problèmes, qui auraient dû être facilement prévisibles. Ainsi, une jeune fille vient d’être exclue de son école aux USA pour avoir arrêté d’un coup de genou un garçon qui menait une charge dans les toilettes des filles de cet établissement, sous prétexte que les garçons étaient furieux qu’une personne de sexe féminin soit entrée dans leurs toilettes. Certaines filles évitent carrément d’utiliser les toilettes parce qu’elles ne veulent pas être vues par des hommes biologiques. Et un juge de l’Illinois a même déclaré que les lycéennes n’avaient aucun droit à « l’intimité visuelle de leur corps ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.lifesitenews.com/blogs/why-a-live-and-let-live-attitude-toward-transgenderism-has-got-us-into
    #transgenrisme #identité_de_genre

  • #Jonah_MIX : Expérience théorique : Imaginez-vous à une gare…
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/09/experience-theorique-imaginez-vous-a-une-gare

    Dernièrement, j’ai lu sur le réseau Twitter beaucoup de débats portant sur le sexe biologique : ce qui le définit, comment le déterminer, et même s’il existe tout court. Les hommes qui dominent ces discussions se présentent souvent comme des experts, en ce sens qu’ils utilisent des expressions comme « distribution bimodale » et « caryotypes anormaux » en appui à leurs affirmations, par ailleurs assez banales. À mon sens, la plupart de leurs arguments sont idiots, répétant des sophismes usés déjà repérés par les Grecs quatre siècles avant notre ère. Ils confondent — sans le vouloir ou délibérément — l’imprécision et l’invalidité, la perception sociale et la construction sociale, le binarisme et l’exclusivité. En d’autres mots, ils versent dans un illogisme ambiant, qui fleurit au confluent de la science et de la philosophie, là où la lâcheté ontologique ressemble à la plus haute forme de nuance.
    Eh mince ! Voilà que je m’y mets moi aussi… Il est si facile de se faire aspirer dans ce débat, de ressentir cette indignation dans vos tripes lorsqu’une allégation absurde est fièrement énoncée. Et pourtant ces enjeux ne me concernent même pas — que je me dise binaire ou non, ma classe de sexe me placera toujours dans la catégorie « payé plus, violé moins ». Alors, pourquoi m’y intéresser, sauf comme exercice intellectuel ? Il me paraît de plus en plus évident que le seul fait de participer à ces débats constitue une concession, une caution apportée à ce que les vies de femmes deviennent le sujet d’expériences théoriques et d’une surenchère contrefactuelle, élaborées par quelque soi-disant érudit qui, fortuitement, n’a jamais eu à s’inquiéter d’une grossesse due à un viol.

    Voilà donc ma résolution de quart d’année : je ne vais pas débattre avec vous de la réalité du sexe biologique


    Traduction : #Tradfem & Ana Minski
    Version originale : http://medium.com/@JonahMix/an-open-letter-to-the-guy-on-twitter-who-wonders-if-biological-sex-is-real-5
    #théorie_politique #science #identité_de_genre #violences_masculines #biologie #illogisme

  • LE #MANIFESTE ACADÉMIQUE POUR LA GRÈVE FÉMINISTE DU 14 JUIN 2019 EN SUISSE

    Nous sommes des #scientifiques de différentes disciplines et nous allons nous mettre en grève le 14 juin 2019. Les femmes* sont systématiquement et massivement sous-représentées au sein des universités et des hautes écoles spécialisées suisses. Cet état de fait a des conséquences fondamentales sur les processus de production et de transmission du savoir. Nous portons les revendications suivantes en lien avec notre environnement de travail :

    – Jusqu’à ce que 50 pourcent des postes professoraux soient occupés par des femmes* dans toutes les disciplines, chaque université et haute école suisse doit pourvoir les #postes_professoraux nouvellement mis au concours par des femmes* à hauteur de 50 pourcent. Les femmes* ne doivent pas être renvoyées à des emplois moins bien dotés. Le même principe vaut pour tous les organes directeurs et postes académiques des hautes écoles et des universités.
    – Nous exigeons un #salaire égal pour un travail égal, sans distinction de genre. Pour cela les classifications salariales individuelles et les #barèmes_salariaux doivent être rendus transparents.
    – Chaque poste professoral doit permettre le job sharing. Toutefois, le #job_sharing n’équivaut pas à fournir la même quantité de travail pour la moitié du salaire. Seule une réelle réduction de la charge de travail permet une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – Au minimum 50% des postes faisant suite au doctorat et financés par les universités doivent être de durée indéterminée.
    – L’#enseignement et la #recherche doivent être rémunérés à leur juste valeur. Le fait que les privat-docents doivent enseigner gratuitement afin de ne pas perdre leur titre doit être immédiatement aboli. Les titulaires de contrats d’enseignement et de mandats ne doivent pas avoir à attendre la fin du semestre pour recevoir leur rémunération.
    – La #parité de genre est requise au sein de chaque commission de recrutement, de chaque jury et de chaque organe décisionnel du Fonds national suisse #FNS de la recherche scientifique, ce pour chaque discipline.
    – Afin de garantir des procédures de recrutement équitables et une gestion du personnel sensible aux dimensions de genre, nous exigeons des #formations_continues obligatoires pour les personnes siégeant dans des commissions de recrutement ou qui occupent des fonctions de cadres.
    – L’enseignement de même que les procédures administratives au sein des universités et hautes écoles suisses doivent être attentives aux questions de genre. Nous exigeons pour cela des mesures de #sensibilisations adaptées aux fonctions de chaque groupe professionnel concerné au sein des hautes écoles et des universités suisses. L’enseignement doit sensibiliser à un usage de la langue prenant en compte les questions de genre.
    – Nous appelons à des mesures globales pour une meilleure compatibilité des activités professionnelles et extra-professionnelles.
    – La #mobilité (notamment pour les mesures d’encouragement) doit être promue, mais ne doit pas constituer un impératif.
    – Les #obligations_professionnelles régulières, telles que les réunions ou les séances administratives liées à l’institution doivent avoir lieu durant la semaine et se terminer à 17 heures.
    – La #vie_familiale doit être rendue possible dans les universités et les hautes écoles et les familles doivent être soutenues. Nous exigeons l’introduction et le développement du #congé_parental, afin qu’un partage équitable des #gardes_d’enfants et des tâches éducatives soit réellement possible.
    – La couverture légale et financière du congé parental doit également être assurée dans le cadre des projets financés par des fonds tiers. Le congé parental ne peut être déduit de la période de recherche définie pour le projet au détriment des chercheuses et chercheurs.
    – Les infrastructures pour la garde d’enfants au sein des hautes écoles et des universités doivent être renforcées. Un nombre suffisant de places de #crèche à des prix abordables doit être garanti, de même qu’une offre suffisante d’espaces parents-enfants.
    – Nous exigeons que les acquis pour lesquels le mouvement féministe s’est battu - comme la mise en place d’études genre dans les universités ainsi qu’au sein de différentes disciplines - soient étendus et non pas démantelés.
    – Nous exigeons davantage de moyens pour la prévention et la répression du #harcèlement_sexuel au sein des institutions universitaires.
    – L’instrument d’encouragement qui soutenait spécifiquement les femmes* en lien avec leur situation familiale aux niveaux doctoral et post-doctoral (Marie Heim-Vögtlin) a été aboli par le FNS au profit d’un format se réduisant à l’#excellence à partir du niveau post-doctoral. Nous appelons à la création de nouveaux instruments d’encouragement et au renforcement des instruments existants, afin que les jeunes chercheuses et chercheurs indépendamment de leur situation familiale ou de leur genre et des réseaux professionnels liés au genre, bénéficient des mêmes perspectives professionnelles.
    – Les #coming_out forcés, les imputations erronées de genre et les assignations de genre superflues doivent être combattues au sein des hautes écoles et des universités. Nous exigeons des adaptations administratives et institutionnelles pour les personnes non-binaires, trans et inter ; par ex. adaptations simplifiées ou suppression de l’indication de genre et toilettes non-genrées. Nous exigeons des formations à destination du personnel ainsi que des services compétents sur ces questions dans toute université et haute école.
    – Les #discriminations liées au genre et à l’#identité_de_genre sont étroitement liées à d’autres types de discriminations telles que celles fondées sur la racialisation, la religion, les origines sociales ou géographiques, l’orientation sexuelle, l’âge ou le handicap. Nous demandons à ce que les discriminations liées au genre au sein des établissements de recherche soient combattues dans une perspective multidimensionnelle et intersectionnelle.
    – Enfin, nous exigeons des mécanismes et des mesures de contrôle réels et contraignants pour mettre en œuvre l’#égalité des genres.

    Nous nous solidarisons avec le personnel non-académique des hautes écoles et des universités qui s’engage pour des conditions de travail meilleures et égalitaires, ainsi qu’avec les étudiant-e-s en grève. Nous soutenons par ailleurs toutes les autres revendications émises dans le cadre de la grève des femmes*.

    https://www.feminist-academic-manifesto.org
    #grève #grève_féministe #Suisse #14_juin_2019 #université #femmes #féminisme #lutte #résistance #genre #rémunération #travail #salaire

    • La grève des femmes, Suisse repetita

      Il y a vingt-huit ans, le 14 juin 1991, en Suisse, plus de 500000 femmes descendaient dans la rue pour réclamer l’application de l’article constitutionnel sur l’égalité entre hommes et femmes. Au bureau, à l’usine, à la maison, à l’école, elles décident de pas travailler pendant une journée, pour montrer que sans leur travail, la société ne peut continuer à fonctionner… Vingt-huit ans plus tard, l’égalité n’ayant toujours pas été obtenue, de très nombreuses femmes préparent une nouvelle journée de grève qui aura lieu le 14 juin prochain. Au pays de la « paix du travail », c’est un événement absolument exceptionnel, pour lequel se mobilisent particulièrement les jeunes générations de femmes.

      Victoire Tuaillon du podcast Les Couilles Sur La Table, et Emilie Gasc, journaliste à la Radio Télévision Suisse, ont interrogé ces femmes d’hier et d’aujourd’hui qui incarnent ce combat. Un documentaire en trois épisodes, à retrouver à partir du 11 juin dans Programme B pour Binge Audio, et sur Play RTS, Apple Podcasts et Spotify pour la RTS.

      https://www.binge.audio/la-greve-des-femmes-suisse-repetita

  • groupe #Women_Stand_Up USA : DANGERS DES LOIS SUR L’« IDENTITÉ DE GENRE »
    http://tradfem.wordpress.com/2019/04/20/dangers-des-lois-sur-l%e2%80%89identite-de-genre%e2%80%89

    Partout au pays, des milliers d’entreprises, d’organismes de bienfaisance, de fournisseurs de soins de santé, d’écoles, de clubs sportifs, de services de police et d’institutions civiques ont adopté des politiques d’« autodéclaration sexuelle », sans consultation.

    L’autodéclaration sexuelle signifie que toute personne qui « se sent femme » en est une.
    L’autodéclaration sexuelle signifie : pas d’opération, pas de médecin, pas de changement, pas de contrôle.
    L’autodéclaration sexuelle signifie que « pour femmes seulement » peut également inclure des hommes.

    Toutes les personnes devraient être protégées contre le harcèlement et la discrimination, quelle que soit la façon dont elles s’identifient. Mais si les lois protégeant l’« identité de genre » semblent équitables, les torts involontaires qu’elles causent sont relativement graves.

    Les femmes se sont battues avec acharnement pour obtenir des lois spéciales afin que les femmes et les filles puissent rivaliser, se laver, se déshabiller, être touchées et dormir dans des lieux d’où les hommes sont absents. On voit aujourd’hui des organisations choisir de ne pas utiliser ces lois et choisir plutôt l’autodéclaration sexuelle.

    Traduction : Valérie Pelletier pour #Tradfem
    #identité_de_genre #féminisme #discrimination

  • #Kajsa_Ekis_Ekman : A Name Of One’s Own – Or How Women Became the Second Sex of the Second Sex
    https://tradfem.wordpress.com/2019/03/18/a-name-of-ones-own-or-how-women-became-the-second-sex-of-the-seco

    In a recent letter to the United Nations, the British government recommended that the term “pregnant woman” be replaced with “pregnant person”. This since the term “woman” might offend and exclude pregnant men.

    Now we don’t want to offend, do we?

    Thus, the word “woman” is removed, having been deemed too narrow and exclusionary. But anyone who supports the principles of inclusion will soon find that they also come with a new definition of gender.

    According to this definition, gaining ground without having really been debated, a person’s sex is rooted not in their body, but in their mind. Several countries, including Norway and Greece, have already amended their laws so that people now can self-define their sex with no requirement for surgical intervention. If the current Swedish bill becomes law, this policy will soon also apply here. Faced with the issue, the International Olympic Committee has issued recommendations according to which an athlete can compete as the gender he/she chooses, as long as one has lived as that gender for four years and meets the hormonal criteria. Further, the British Labour Party has published new guidelines concerning its all-women candidates lists, so that anyone who identifies as a woman can enter.

    This change is generally viewed as progressive. From now on, sex will no longer be reduced to biology and transgender people will finally be recognized by law! Positing the change as a question of identity, rather than one of ideology, has made debating difficult – because how can you question somebody’s identity? – when the matter actually concerns society as a whole.

    Version française de #Tradfem : https://tradfem.wordpress.com/2019/01/14/ce-sexe-qui-na-plus-de-nom

    #identité_de_genre #politique_d'identité #féminisme

  • Une discrimination antifemmes imposée au nom de l’inclusion - déclaration de l’organisme Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter (Partager librement)
    http://tradfem.wordpress.com/2019/03/17/une-discrimination-antifemmes-imposee-au-nom-de-linclusion

    Le 14 mars 2019, à la fin d’un processus imparfait et inéquitable, le Conseil municipal de Vancouver a voté l’interruption de la subvention annuelle qui nous est accordée pour soutenir notre travail d’éducation publique.
    La décision du Conseil municipal entend nous forcer à changer notre position et notre pratique de réserver certains de nos services de base aux femmes nées de sexe féminin. La conformité de notre organisation au Human Rights Code de la Colombie-Britannique a été confirmée en 2003 par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 2005 par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique et en 2007 par la Cour suprême du Canada.
    La tentative du Conseil municipal de Vancouver de miner notre autonomie en tant que groupe de femmes – de décider qui nous servons, qui sont nos membres et avec qui nous menons un travail d’organisation – est contraire à l’éthique et n’a pas sa place dans une société démocratique.
    La décision du Conseil municipal de supprimer le financement de Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter est discriminatoire. De nombreuses subventions de la ville de Vancouver sont accordées à des organismes qui offrent des programmes et du soutien réservés à des groupes particuliers, comme les jeunes Autochtones, les aîné.e.s d’origine chinoise, les personnes sourdes et les travailleuses et travailleurs migrants. A juste titre, aucun de ces groupes n’a été confronté à l’exigence de faire preuve « d’accommodement, d’accueil et d’ouverture aux personnes de tous âges, capacités… et ethnies ». Adresser une telle exigence à ces organisations serait incompréhensible, car elle irait à l’encontre de l’essence et du but de leur travail. Pourtant, c’est ce qu’on réclame de nous au nom de l’« inclusion ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.rapereliefshelter.bc.ca/learn/resources/discrimination-against-women-name-inclusion-statement-vancouver

    #identité_de_genre #violence #inclusion #aide_aux_victimes #centre_d'accueil

  • #Suisse, #grève_féministe 14.6.2019

    Parce que nous en avons assez des #inégalités_salariales et des #discriminations dans le monde du #travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le #travail_domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le #temps_de_travail.

    Parce que le #travail_éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la #liberté de nos #choix en matière de #sexualité et d’#identité_de_genre. Parce que notre #corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la #violence_sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp. Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le #droit_d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’#éducation_sexuelle qui parlent de notre corps, du #plaisir et de la #diversité_sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de #respect réciproque. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de « la femme ». Parce que nous sommes solidaires avec les #femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans #racisme, sans #sexisme, sans homophobie et sans #transphobie. Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le14 juin 2019 !


    https://frauenstreik2019.ch
    #respect #homophobie #patriarcat #résistance #stéréotypes #solidarité #féminisme #14_juin_2019

  • #HEATHER_BRUNSKELL-EVANS : Une conception néolibérale de la liberté a permis la montée d’une nouvelle idéologie, celle de la prétendue « identité sexuelle »*
    https://tradfem.wordpress.com/2018/12/10/une-conception-neoliberale-de-la-liberte-a-permis-la-montee-dune-

    Le néolibéralisme est la philosophie politique (de la gauche et de la droite) que l’on a imposée en Occident dans les années 1980 comme relevant du « bon sens » populiste. Elle présente un certain nombre de problèmes :

    1) Elle considère l’individu comme un sujet autonome, principalement motivé par l’intérêt personnel ;

    2) Elle nous dit qu’une économie de marché non réglementée a pour effet d’atténuer les inégalités sociales ;

    3) Elle décrit la liberté personnelle comme une capacité de l’individu à « faire des choix » dans un marché constitué de tels choix.

    Qu’est-ce qui ne va pas avec cette vision néolibérale et économiste de l’être humain ? Elle est réductrice. En plus d’être des sujets individuels, les êtres humains sont aussi situés dans des contextes psychologiques, sociaux et politiques qui rendent notre autonomie et nos relations avec les autres plus complexes que ce qu’une telle idéologie permet de concevoir.

    La philosophie néolibérale crée un problème politique spécifique pour les jeunes filles et les femmes. Le cas du corps féminin l’illustre parfaitement : d’une part, le corps des femmes est considéré comme un objet matériel qui peut être vendu par le biais de la pornographie et du « travail du sexe », pour être consommé comme tout autre produit mis en marché. D’autre part, le corps des femmes est depuis peu positionné comme immatériel, puisque tout homme peut prétendument « devenir » une femme, non pas au sens de Beauvoir qui soutient que les personnes à corps féminin ne naissent pas « féminines » mais se font enseigner la féminité, mais du simple fait pour des hommes de s’identifier comme femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/12/02/neoliberalism-patriarchy-gender-identity
    #libéralisme #identité_de_genre #femme #royaume-uni

    • L’idéologie transgenriste est un résultat de la montée fulgurante de la théorie queer qui, contrairement à ce que prétendent les transactivistes, ne rejette pas l’essentialisme biologique, mais le réifie en en inversant simplement l’ordre : cette idéologie prétend que le sexe binaire, qu’il soit féminin ou masculin, est socialement « assigné », plutôt qu’un fait biologique ; en revanche, le genre – le sentiment de « féminité » ou de « masculinité » d’un individu – est qualifié de présocial, émergeant de l’être intérieur. Cette idéologie n’a aucun fondement scientifique humain et l’emporte sur les faits les plus simples.

      C’est ce point là que je trouve le plus foufou dans toutes ces histoires.

      On disait « on nait avec tels organes » et ensuite « on nous apprend à tenir tel rôle suivant les organes que les adultes ont vu ».

      Et maintenant certaines personnes queers disent « le genre est plus ou moins inné, on se sent comme ci ou comme ça magiquement, et on peut rien faire contre ».

      #genre #essentialisme #philosophie

    • ce qui a à voir c’est l’expérience qu’on a en partage d’être perçue comme des meufs, une expérience à peu de choses près égale

      […]

      Ça peut, ça doit se faire sur des bases d’expérience commune du monde social.

      Bé oui, totalement d’accord. C’est le sens même de l’idée « le genre est une construction sociale ». Qui pour moi était la base de la base.

      Mais… apparemment on n’a pas tous la même définition du genre. Qu’une langue évolue, d’accord. Mais quand à un instant T, ya le sens qui existait, et d’autres gens qui se mettent à utiliser le même mot pour un sens inverse, c’est un peu WTF (voire orwellien).

  • #Meghan_Murphy : Pensée grégaire Comment avons-nous laissé la recherche scientifique être redéfinie comme un discours haineux ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/07/pensee-gregaire-comment-avons-nous-laisse-la-recherche-scientifiq


    Meghan Murphy a témoigné en commission parlementaire des dangers de la notion d’ »identité de genre » pour la liberté d’expression et les droits des femmes.
    (...)Le mois dernier, une professeure adjointe de l’École de santé publique de la célèbre université étasunienne Brown, Lisa Littman, a publié une étude sur cette « dysphorie sexuelle soudaine » (Rapid-Onset Gender Dysphoria, ou ROGD) de plus en plus observée chez les adolescent-e-s et les jeunes adultes. En sondant ces jeunes et leurs parents, elle a constaté que les accès de « dysphorie de genre » se produisaient dans des groupes d’affinité où plusieurs ami-e-s devenaient dysphoriques de genre à peu près simultanément. En d’autres termes, cela ressemblait à une tendance à laquelle se pliaient ces jeunes.
    Les études universitaires et le débat public ne doivent jamais être étroitement déterminés par les gens attachés aux idéologies en question.
    Parmi les 256 questionnaires recueillis par Littman, elle a constaté que la grande majorité de ces jeunes étaient de sexe féminin (82,8 %) et que 41 % des répondant-e-s s’étaient dit-e-s non hétérosexuel-le-s avant de s’identifier comme transgenres. De plus, on avait diagnostiqué chez près des deux tiers des répondant-e-s au moins un trouble de santé mentale ou une déficience neuro-développementale avant leur signalement d’une dysphorie de genre.
    On pourrait en déduire, sur la base de ces indications, que cette majorité de filles n’étaient pas, en fait, transgenres, mais bien lesbiennes ou aux prises avec des problèmes différents de santé mentale. Et surtout, que ces facteurs doivent être explorés avant de précipiter un « changement de sexe », processus qui implique en fin de compte toute une vie de traitements hormonaux et une série d’interventions chirurgicales complexes.

    #parlement_canadien #transsexualité #identité_de_genre #transgenrisme #féminisme

  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid


    Quelle situation tragique et tout à fait inutile ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot « trans ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de « non binaire »… Ils se retrouvent tous sous le « parapluie trans ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

  • #Meghan_Murphy : Pourquoi faut-il que les transactivistes dénigrent les auteur·e·s de récits embarrassants pour la notion d’« identité de genre » ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/10/pourquoi-faut-il-que-les-transactivistes-denigrent-les-auteur%C2%

    Je me suis plongée avec intérêt dans le reportage de Jesse Singal sur les « détransitionneurs » (définis dans le texte comme « les personnes qui se soumettent à des transitions sociales ou physiques de sexe et qui finalement choisissent d’inverser le processus ») et sur les « désisteurs » (« les personnes qui cessent de vivre une dysphorie de genre sans avoir complètement effectué une transition sociale ou physique »). Ce texte m’a toutefois déçue. Singal a produit pour le média The Cut d’excellentes analyses et reportages sur la mode du transgenrisme, dont une solide déconstruction de la campagne de dénigrement menée contre le médecin canadien Kenneth Zucker, laquelle a entraîné le licenciement de celui-ci de la Child Youth and Family Gender Identity Clinic (GIC) de Toronto en 2015. Même si Singal n’a pas remis en question la notion même de transgenrisme (et n’a malheureusement pas pris la peine de considérer sérieusement les préoccupations des féministes au sujet d’une nouvelle loi canadienne qui menace les droits des femmes en tant que telles), il a réussi, par ses écrits, à contester l’idée que l’expression d’une « identité de genre » par un enfant doit être immédiatement validée sans questionnement – une position que les transactivistes imposent par des menaces, du harcèlement, de la diffamation, des insultes et des pressions pour chasser des tribunes quiconque s’interroge sur cette approche.

    Le plus récent article de Singal est solidement documenté et il évite généralement de prendre position sur l’identité de genre et la notion d’« enfants trans », si ce n’est pour s’inquiéter du bien-être des personnes aux prises avec ces enjeux. Il interviewe un certain nombre de femmes qui ont été amenées à croire qu’elles étaient, en fait, des hommes, mais qui, après avoir entamé une transition, se sont rendu compte que ce n’était pas le cas. L’une d’entre elles, Carey Callahan, est attaquée implacablement depuis qu’elle a témoigné publiquement de son processus de détransition en 2016.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/06/19/must-trans-activists-smear-put-forth-inconvenient-narratives-gender
    #détransitionneur #désisteur #trans #identité_de_genre #feminist_current #violence_dans_l'enfance

    TRADFEM traduit depuis maintenant cinq ans des articles publiés par le site FeministCurrent.com. Il nous fait plaisir de vous transmettre leur invitation à encourager leur travail, en passant par la page https://www.feministcurrent.com/about/donate

    Bonjour les ami-e-s et les fans du blogue Feminist Current,
    Si vous soutenez le travail de Feminist Current, songez à nous faire un don ponctuel ou inscrivez-vous pour un don mensuel ! Nous dépendons de votre générosité pour tenir le coup – même cinq dollars par mois nous aident à continuer à avancer ! Feminist Current est l’un des seuls sites au monde à proposer une analyse féministe radicale centrée sur les femmes, et nous voulons continuer à pouvoir botter le cul de la misogynie le plus longtemps possible !
    Avec amour et solidarité,
    Les femmes de Feminist Current

  • #Michael_Biggs : « Ceci est une expérience. »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/05/11/ceci-est-une-experience

    L’ouvrage que viennent de publier Brunskell-Evans et Moore conteste cette nouvelle orthodoxie, comme en témoigne son sous-titre « Nés dans votre propre corps ». Les participant·e·s émargent de disciplines universitaires variées, y compris l’histoire de la médecine, la théorie sociale et la psychologie du développement. On y trouve aussi les récits personnels du père d’une adolescente trans, et d’une femme qui s’est d’abord identifiée comme transhomme puis a inversé son processus de transition. L’ouvrage interroge les origines sociales de l’identification trans. Pour les enfants à qui l’on assigne cette identité avant la puberté, le moment révélateur est le rejet des vêtements ou des jouets sexués, comme lorsqu’un garçon veut s’habiller en rose et jouer avec des poupées. Des enquêtes longitudinales démontrent que les enfants qui adoptent des modes de jeu plus typiques du sexe opposé sont très susceptibles de devenir gais ou lesbiennes vers la fin de leur adolescence (1). La tendance actuelle à « faire transitionner » de jeunes enfants, c’est-à-dire à les traiter comme étant du sexe opposé, ce qui les engage sur la voie de l’intervention médicale, attirera inévitablement des enfants qui, autrement, deviendraient des adultes homosexuel-le-s.

    La tendance actuelle à « faire transitionner » de jeunes enfants, c’est-à-dire à les traiter comme étant du sexe opposé, ce qui les engage sur la voie de l’intervention médicale, attirera inévitablement des enfants qui, autrement, deviendraient des adultes homosexuel-le-s.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://users.ox.ac.uk/~sfos0060/TransgenderChildren_review.pdf
    #transexualisme #identité_de_genre #sexe #recension

  • #Meghan_Murphy : Au Royaume-Uni, des femmes de gauche refusent de taire leurs critiques de la nouvelle notion d’« identité de genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/03/31/au-royaume-uni-des-femmes-de-gauche-refusent-de-taire-leurs-criti

    Des femmes de la classe ouvrière et des membres du parti travailliste sont furieuses de se voir harcelées et réduites au silence dans leurs tentatives de discuter de cette notion. Et elles ripostent.


    Le ressac opposé aux droits des femmes se poursuit sans relâche sous diverses formes. Vingt ans seulement après que des listes réservées aux femmes aient été adoptées par le Parti travailliste britannique, pour remédier au faible nombre de femmes élues à la Chambre des communes, ces listes sont déjà menacées.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/03/23/leftist-women-uk-refuse-accept-labours-attempts-silence-critiques-g

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au#twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.

    En plus de sur TRADFEM, vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias Truthdig, The Globe and Mail, Georgia Straight, Al Jazeera, Ms. Magazine, AlterNet, Herizons, The Tyee, Megaphone Magazine, Good, National Post, Verily Magazine, Ravishly, rabble.ca, xoJane, Vice, The Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.

    Elle a entre autres été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias. Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog. Vous pouvez également la suivre sur son fil Twitter à @MeghanEMurphy.
    #feminist_current #Royaume-Uni #identité_de_genre

  • Lettre ouverte au NPD de la Colombie-Britannique concernant la conduite de Morgane Oger, qui en occupe la vice-présidence
    http://tradfem.wordpress.com/2018/02/12/lettre-ouverte-au-npd-de-la-colombie-britannique-concernant-la-co

    Quelque 140 Canadiennes et Canadiens ont déjà cosigné la lettre ci-dessous exigeant que le NPD de la Colombie-Britannique condamne le comportement de M. Oger. (...)
    Messieurs, Mesdames,

    Nous, les soussigné·e·s, sommes des Canadien·ne·s profondément préoccupé·e·s par les récentes déclarations publiques et comportements de M. Oger, qui occupe la vice-présidence du NPD de la Colombie-Britannique.

    Le 20 janvier dernier, des Marches des femmes ont eu lieu partout en Amérique du Nord. D’abord mises sur pied par indignation face à l’élection de Donald Trump et à ses vantardises d’inconduite sexuelle, ces marches ont été galvanisées cette année partout au monde par la campagne #MeToo, dans un élan de solidarité et d’action. Nous ne pouvons plus nier que les femmes et les filles du monde entier continuent de subir des agressions et du harcèlement dans tous les domaines de la vie, aux mains des hommes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/02/10/open-letter-bc-ndp-regarding-conduct-bc-ndp-vice-president-morgane-

    #trans #discours_haineux #Canada #identité_de_genre #NPD #Colombie-Britannique

  • Lettre ouverte adressée au Parlement grec et aux citoyennes et citoyens de la Grèce à propos d’une proposition de loi sur « l’identité de genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2017/09/27/lettre-ouverte-adressee-au-parlement-grec-et-aux-citoyennes-et-ci

    Le gouvernement grec vient de préparer et de soumettre au Parlement un projet de loi concernant le « changement d’identité de genre ». Comme cette terminologie n’est pas encore entièrement traduite ou totalement intégrée à la langue grecque, nous souhaitons expliquer aux femmes et aux hommes de Grèce ce que signifie la notion de genre lorsqu’elle est utilisée pour remplacer le sexe en tant que classe juridique et ce que sont ses conséquences pour les femmes, les enfants, la liberté d’expression et la société en général.
    Nous sommes des femmes, des hommes et des transsexuels de pays où de telles lois misogynes et homophobes constituent déjà une réalité humiliante et menaçante, et nous considérons qu’il est de notre devoir de prévenir nos ami.e.s grec.que.s et les autorités grecques au sujet des changements culturels qu’entraînera une loi sur l’identité de genre.
    Le plus important de ces changements est la destruction de toute législation offrant une protection et une égalité aux femmes par l’effacement médical, juridique et pénal de la réalité biologique de l’identité sexuelle. Les lois d’identité de genre limitent également la liberté d’expression et la recherche scientifique au nom d’une minuscule minorité de personnes souffrant des problèmes de santé mentale que sont la dysphorie sexuelle ou l’autogynéphilie. Ces personnes jouissent déjà de tous les droits de la personne, à l’exception du droit à l’« auto-identification » ; mais « l’auto-identification » n’est pas un droit de la personne et ne peut jamais être considérée comme telle lorsque sa reconnaissance juridique a pour effet d’effacer les droits et les protections des femmes et des enfants et de mettre en danger la liberté d’expression fondamentale de personnes. La société grecque, et en particulier les femmes et les enfants grecs, souffrent déjà des mesures d’austérité imposées et nous sommes justement préoccupées par d’autres séquelles si l’identité de genre devient un article de loi.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ipetitions.com/petition/dont-erase-women-open-letter-to-the-greek
    #identité_de_genre #trans #Grèce

  • #RAQUEL_ROSARIO_SANCHEZ : S’il existe quelque chose comme le « féminisme blanc », l’idéologie de l’identité de genre en est vraiment l’incarnation parfaite.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/01/sil-existe-quelque-chose-comme-le-%E2%80%89feminisme-blanc%E2%80%

    Durant mes études de troisième cycle, j’ai eu un débat animé avec un camarade de classe qui affirmait que le « féminisme blanc » était un grave problème dans le mouvement des femmes.

    Pour ce type (qui était blanc et originaire des États-Unis), « le féminisme blanc » signifiait que le mouvement des femmes s’était limité aux vies et aux expériences d’un nombre très restreint de personnes — des femmes blanches des États-Unis, privilégiées, issues principalement de milieux universitaires —, et ce « durant la majorité de son histoire ».

    Je lui ai dit qu’à mes yeux, cette expression fonctionnait comme un outil pour rejeter l’apport des féministes de la deuxième vague, glorifier une troisième vague (très problématique) et encourager les luttes intestines entre féministes, en créant des divisions dans un mouvement où la lutte collective est cruciale. Sa prétention était contredite par le mouvement populaire avec lequel j’avais grandi en République dominicaine, qui n’était évidemment pas dirigé par des Étasuniennes (et certainement pas par des femmes blanches de classe supérieure ou des universitaires). Il existe des problèmes légitimes au sein du féminisme dans mon pays, notamment en ce qui concerne le rapport de classes, mais on y trouve beaucoup plus de solidarité que d’animosité, et le féminisme dominicain a été conséquent dans son traitement des luttes des femmes rurales, ouvrières et immigrantes.

    J’ai particulièrement remarqué, pendant mon séjour en tant qu’immigrante aux États-Unis, que la plupart des gens qui se plaignaient à moi de ce qu’ils et elles appelaient le « féminisme blanc » étaient eux-mêmes de race blanche. Je me suis sentie instrumentalisée en tant que femme de couleur dominicaine, comme si ces personnes tentaient de m’utiliser pour les valider, elle et leur type de féminisme. J’en suis venue à me méfier de toutes les personnes blanches qui utilisaient cette expression. Critiquer le « féminisme blanc » semblait être un moyen pour elles de se présenter comme des Blanc·he·s qui seraient différent·e·s, meilleur·e·s — à titre de personnes féministes « intersectionnelles » branchées, qui se trouvaient simplement être de race blanche.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/07/26/white-feminism-thing-gender-identity-ideology-epitomizes

    RAQUEL ROSARIO SANCHEZ est une autrice de la République dominicaine. Sa priorité dans son travail en tant que féministe est de mettre fin à la violence infligée aux filles et aux femmes. Ses textes ont paru dans plusieurs publications en ligne et imprimés, en espagnol, en français et en anglais, y compris : TRADFEM, FEMINIST CURRENT, EL GRILLO, LA REPLICA, TRIBUNA FEMINISTA, EL CARIBE ET LA MAREA. Vous pouvez vous abonner à son fil Twitter : @ 8ROSARIOSANCHEZ, où elle s’exprime sur le féminisme, la politique et la poésie.
    #identité_de_genre #feminist_current #féminisme_intersectionnel #République_Dominicaine #féminisme_blanc