• #Kajsa_Ekis_Ekman : A Name Of One’s Own – Or How Women Became the Second Sex of the Second Sex
    https://tradfem.wordpress.com/2019/03/18/a-name-of-ones-own-or-how-women-became-the-second-sex-of-the-seco

    In a recent letter to the United Nations, the British government recommended that the term “pregnant woman” be replaced with “pregnant person”. This since the term “woman” might offend and exclude pregnant men.

    Now we don’t want to offend, do we?

    Thus, the word “woman” is removed, having been deemed too narrow and exclusionary. But anyone who supports the principles of inclusion will soon find that they also come with a new definition of gender.

    According to this definition, gaining ground without having really been debated, a person’s sex is rooted not in their body, but in their mind. Several countries, including Norway and Greece, have already amended their laws so that people now can self-define their sex with no requirement for surgical intervention. If the current Swedish bill becomes law, this policy will soon also apply here. Faced with the issue, the International Olympic Committee has issued recommendations according to which an athlete can compete as the gender he/she chooses, as long as one has lived as that gender for four years and meets the hormonal criteria. Further, the British Labour Party has published new guidelines concerning its all-women candidates lists, so that anyone who identifies as a woman can enter.

    This change is generally viewed as progressive. From now on, sex will no longer be reduced to biology and transgender people will finally be recognized by law! Positing the change as a question of identity, rather than one of ideology, has made debating difficult – because how can you question somebody’s identity? – when the matter actually concerns society as a whole.

    Version française de #Tradfem : https://tradfem.wordpress.com/2019/01/14/ce-sexe-qui-na-plus-de-nom

    #identité_de_genre #politique_d'identité #féminisme


  • Une discrimination antifemmes imposée au nom de l’inclusion - déclaration de l’organisme Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter (Partager librement)
    http://tradfem.wordpress.com/2019/03/17/une-discrimination-antifemmes-imposee-au-nom-de-linclusion

    Le 14 mars 2019, à la fin d’un processus imparfait et inéquitable, le Conseil municipal de Vancouver a voté l’interruption de la subvention annuelle qui nous est accordée pour soutenir notre travail d’éducation publique.
    La décision du Conseil municipal entend nous forcer à changer notre position et notre pratique de réserver certains de nos services de base aux femmes nées de sexe féminin. La conformité de notre organisation au Human Rights Code de la Colombie-Britannique a été confirmée en 2003 par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, en 2005 par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique et en 2007 par la Cour suprême du Canada.
    La tentative du Conseil municipal de Vancouver de miner notre autonomie en tant que groupe de femmes – de décider qui nous servons, qui sont nos membres et avec qui nous menons un travail d’organisation – est contraire à l’éthique et n’a pas sa place dans une société démocratique.
    La décision du Conseil municipal de supprimer le financement de Vancouver Rape Relief and Women’s Shelter est discriminatoire. De nombreuses subventions de la ville de Vancouver sont accordées à des organismes qui offrent des programmes et du soutien réservés à des groupes particuliers, comme les jeunes Autochtones, les aîné.e.s d’origine chinoise, les personnes sourdes et les travailleuses et travailleurs migrants. A juste titre, aucun de ces groupes n’a été confronté à l’exigence de faire preuve « d’accommodement, d’accueil et d’ouverture aux personnes de tous âges, capacités… et ethnies ». Adresser une telle exigence à ces organisations serait incompréhensible, car elle irait à l’encontre de l’essence et du but de leur travail. Pourtant, c’est ce qu’on réclame de nous au nom de l’« inclusion ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.rapereliefshelter.bc.ca/learn/resources/discrimination-against-women-name-inclusion-statement-vancouver

    #identité_de_genre #violence #inclusion #aide_aux_victimes #centre_d'accueil


  • #Suisse, #grève_féministe 14.6.2019

    Parce que nous en avons assez des #inégalités_salariales et des #discriminations dans le monde du #travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le #travail_domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le #temps_de_travail.

    Parce que le #travail_éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la #liberté de nos #choix en matière de #sexualité et d’#identité_de_genre. Parce que notre #corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la #violence_sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp. Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le #droit_d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’#éducation_sexuelle qui parlent de notre corps, du #plaisir et de la #diversité_sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de #respect réciproque. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de « la femme ». Parce que nous sommes solidaires avec les #femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans #racisme, sans #sexisme, sans homophobie et sans #transphobie. Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le14 juin 2019 !


    https://frauenstreik2019.ch
    #respect #homophobie #patriarcat #résistance #stéréotypes #solidarité #féminisme #14_juin_2019


  • #HEATHER_BRUNSKELL-EVANS : Une conception néolibérale de la liberté a permis la montée d’une nouvelle idéologie, celle de la prétendue « identité sexuelle »*
    https://tradfem.wordpress.com/2018/12/10/une-conception-neoliberale-de-la-liberte-a-permis-la-montee-dune-

    Le néolibéralisme est la philosophie politique (de la gauche et de la droite) que l’on a imposée en Occident dans les années 1980 comme relevant du « bon sens » populiste. Elle présente un certain nombre de problèmes :

    1) Elle considère l’individu comme un sujet autonome, principalement motivé par l’intérêt personnel ;

    2) Elle nous dit qu’une économie de marché non réglementée a pour effet d’atténuer les inégalités sociales ;

    3) Elle décrit la liberté personnelle comme une capacité de l’individu à « faire des choix » dans un marché constitué de tels choix.

    Qu’est-ce qui ne va pas avec cette vision néolibérale et économiste de l’être humain ? Elle est réductrice. En plus d’être des sujets individuels, les êtres humains sont aussi situés dans des contextes psychologiques, sociaux et politiques qui rendent notre autonomie et nos relations avec les autres plus complexes que ce qu’une telle idéologie permet de concevoir.

    La philosophie néolibérale crée un problème politique spécifique pour les jeunes filles et les femmes. Le cas du corps féminin l’illustre parfaitement : d’une part, le corps des femmes est considéré comme un objet matériel qui peut être vendu par le biais de la pornographie et du « travail du sexe », pour être consommé comme tout autre produit mis en marché. D’autre part, le corps des femmes est depuis peu positionné comme immatériel, puisque tout homme peut prétendument « devenir » une femme, non pas au sens de Beauvoir qui soutient que les personnes à corps féminin ne naissent pas « féminines » mais se font enseigner la féminité, mais du simple fait pour des hommes de s’identifier comme femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/12/02/neoliberalism-patriarchy-gender-identity
    #libéralisme #identité_de_genre #femme #royaume-uni

    • L’idéologie transgenriste est un résultat de la montée fulgurante de la théorie queer qui, contrairement à ce que prétendent les transactivistes, ne rejette pas l’essentialisme biologique, mais le réifie en en inversant simplement l’ordre : cette idéologie prétend que le sexe binaire, qu’il soit féminin ou masculin, est socialement « assigné », plutôt qu’un fait biologique ; en revanche, le genre – le sentiment de « féminité » ou de « masculinité » d’un individu – est qualifié de présocial, émergeant de l’être intérieur. Cette idéologie n’a aucun fondement scientifique humain et l’emporte sur les faits les plus simples.

      C’est ce point là que je trouve le plus foufou dans toutes ces histoires.

      On disait « on nait avec tels organes » et ensuite « on nous apprend à tenir tel rôle suivant les organes que les adultes ont vu ».

      Et maintenant certaines personnes queers disent « le genre est plus ou moins inné, on se sent comme ci ou comme ça magiquement, et on peut rien faire contre ».

      #genre #essentialisme #philosophie

    • Oui, @rastapopoulos, on a un retour du biologique malgré les efforts des matérialistes queer pour garder un minimum d’intelligence de ce que signifie être homme ou femme. Mais parallèlement, des féministes auparavant impeccables se mettent à déconner elles aussi : « les êtres humains dotés de pénis sont des hommes ».

      Non plus. Des êtres humains dotés de pénis peuvent être des femmes trans non opérées qui se font traiter comme des meufs depuis vingt ou trente ans qu’elles se présentent au monde comme des femmes, pas des non-hommes, pas des non-binaires, pas des navigateurices-du-genre, pas des licornes ou des dragons de Komodo. Le truc flasque entre leurs jambes n’a rien à voir, ce qui a à voir c’est l’expérience qu’on a en partage d’être perçue comme des meufs, une expérience à peu de choses près égale. (J’ai une copine qui est dans cette situation d’avoir gardé son pénis par indifférence. D’autres gardent leur pénis mou pour d’autres raisons.) Je vous remets cette vidéo d’une camarade, je m’en fous de ce qu’elle a entre les jambes.

      https://www.youtube.com/watch?v=lrYx7HaUlMY

      Cette expérience n’a rien à voir avec celles de mecs qui se payent un privilège de plus en prétendant être des femmes comme ça leur chante, dans les termes qui leur font plaisir, qui reloutent des lesbiennes sous prétexte de refuser la discrimination (parfois avec des arguments politiques, un peu à la Daniel le violeur proféministe), voire qui ont des attitudes perverses et violentes à l’égard des femmes en général, qui ont des attitudes débordantes d’individualisme et ne reçoivent en échange qu’une problématique complaisance de la part de féministes que le bon sens a abandonnées.

      En ce moment ça clashe chez les trans entre les navigateurices et les autres, celles qu’on croise dans les milieux féministes et qui se bougent pour toutes les femmes. Il faut créer des convergences entre ces meufs-là et les féministes et ça ne peut être ni sur la base de nos chattes ni sur la base de nos sentiments individuels d’appartenance. Ça peut, ça doit se faire sur des bases d’expérience commune du monde social.

    • ce qui a à voir c’est l’expérience qu’on a en partage d’être perçue comme des meufs, une expérience à peu de choses près égale

      […]

      Ça peut, ça doit se faire sur des bases d’expérience commune du monde social.

      Bé oui, totalement d’accord. C’est le sens même de l’idée « le genre est une construction sociale ». Qui pour moi était la base de la base.

      Mais… apparemment on n’a pas tous la même définition du genre. Qu’une langue évolue, d’accord. Mais quand à un instant T, ya le sens qui existait, et d’autres gens qui se mettent à utiliser le même mot pour un sens inverse, c’est un peu WTF (voire orwellien).


  • #Meghan_Murphy : Pensée grégaire Comment avons-nous laissé la recherche scientifique être redéfinie comme un discours haineux ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/09/07/pensee-gregaire-comment-avons-nous-laisse-la-recherche-scientifiq


    Meghan Murphy a témoigné en commission parlementaire des dangers de la notion d’ »identité de genre » pour la liberté d’expression et les droits des femmes.
    (...)Le mois dernier, une professeure adjointe de l’École de santé publique de la célèbre université étasunienne Brown, Lisa Littman, a publié une étude sur cette «  dysphorie sexuelle soudaine  » (Rapid-Onset Gender Dysphoria, ou ROGD) de plus en plus observée chez les adolescent-e-s et les jeunes adultes. En sondant ces jeunes et leurs parents, elle a constaté que les accès de «  dysphorie de genre  » se produisaient dans des groupes d’affinité où plusieurs ami-e-s devenaient dysphoriques de genre à peu près simultanément. En d’autres termes, cela ressemblait à une tendance à laquelle se pliaient ces jeunes.
    Les études universitaires et le débat public ne doivent jamais être étroitement déterminés par les gens attachés aux idéologies en question.
    Parmi les 256 questionnaires recueillis par Littman, elle a constaté que la grande majorité de ces jeunes étaient de sexe féminin (82,8 %) et que 41 % des répondant-e-s s’étaient dit-e-s non hétérosexuel-le-s avant de s’identifier comme transgenres. De plus, on avait diagnostiqué chez près des deux tiers des répondant-e-s au moins un trouble de santé mentale ou une déficience neuro-développementale avant leur signalement d’une dysphorie de genre.
    On pourrait en déduire, sur la base de ces indications, que cette majorité de filles n’étaient pas, en fait, transgenres, mais bien lesbiennes ou aux prises avec des problèmes différents de santé mentale. Et surtout, que ces facteurs doivent être explorés avant de précipiter un «  changement de sexe  », processus qui implique en fin de compte toute une vie de traitements hormonaux et une série d’interventions chirurgicales complexes.

    #parlement_canadien #transsexualité #identité_de_genre #transgenrisme #féminisme


  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid


    Quelle situation tragique et tout à fait inutile  ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance  ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot «  trans  ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de «  non binaire  »… Ils se retrouvent tous sous le «  parapluie trans  ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    • Au cours des derniers mois, j’ai vu des lesbiennes vilipendées et agressées – pour avoir tenté de définir leurs propres frontières sexuelles – et qualifiées de nazis pour avoir osé suggérer que leur sexualité n’incluait pas d’organes masculins. J’ai lu des articles dont vous auriez pu jurer qu’il s’agissait de parodies où l’on décrivait comment les lesbiennes devaient apprendre à aimer les «  bites de fille  » (girl dick) [ 2]. L’un d’eux, publié sur le site Autostraddle [ 3], prétend même instruire les lesbiennes sur la façon de stimuler un pénis en érection et de pratiquer la fellation. Il y a une vidéo sur YouTube dans laquelle une transfemme plus âgée encourage une «  babydyke  » [bébégouine] (c’est leur expression) qui rit nerveusement au fait d’avoir des rapports sexuels avec des «  dames trans  » (trans ladies) [ 4]. Le tristement célèbre Riley J Dennis affiche sur YouTube des vidéos pour dire aux lesbiennes que le rejet du pénis fait d’elle des «  transphobes  », et il assimile à une forme de racisme le fait d’avoir une «  préférence génitale  » en matière de fréquentations [ 5].

      girldickCe qui me met vraiment mal à l’aise, c’est que la plupart de ces articles et vidéos s’adressent aux jeunes. Je ne peux pas imaginer l’effet qu’ils doivent avoir sur les jeunes lesbiennes qui commencent tout juste à comprendre et à explorer leur sexualité. On fait honte aux adolescentes qui affirment leurs limites sexuelles… ?

      La conviction que les femmes doivent placer les hommes au centre de leur sexualité est la quintessence du privilège masculin. Cependant, je pense qu’il y a une autre raison très évidente derrière cette insistance continue et agressive que le lesbianisme doit inclure les hommes physiques  ; en effet, si des lesbiennes sont autorisées à refuser le pénis, nous devons alors reconnaître que le pénis n’est pas féminin. Et cela est une hérésie qui ne peut rester impunie.

      Il y a seulement quelques années, j’ignorais totalement ces enjeux et je n’avais aucune idée que la société fonçait tout droit vers un sombre et profond terrier, le «  GENRE  ». Maintenant, je suis tout à fait consciente du débat et de plus en plus inquiète de la façon dont les femmes (la classe des personnes ayant des organes reproducteurs féminins) sont en pratique effacées. Si, comme le gouvernement britannique a l’intention de le faire avec son projet d’autodéclaration de l’identité de genre, tout homme peut être une femme en s’identifiant simplement comme tel (mais il faut dire le mot magique  !), alors le mot «  femme  » perd toute signification. Et si nous n’avons plus de mot pour désigner notre sexe biologique, alors nous perdons toute possibilité de contester l’oppression et la discrimination qui y sont inhérentes.

      Ne vous y méprenez pas : il s’agit bel et bien d’une chasse aux sorcières, version 21e siècle. Une femme a des opinions qui vous déplaisent  ? Il existe maintenant un moyen puissant et très efficace de la réduire au silence, de lui imposer terreur et soumission. Ces nouveaux transactivistes constituent un groupe de pression hargneux, menaçant et tout-puissant, et les femmes doivent soit en être complètement sidérées (comme le sont clairement certaines), soit faire face aux conséquences très graves de leur non-conformité. En comparaison à eux, l’inquisiteur étasunien Joseph McCarthy n’était qu’un amateur.

      Kathleen Stock faceLa semaine dernière encore, une universitaire lesbienne respectée a dû subir un torrent d’insultes, et son poste a été ouvertement menacé pour avoir osé émettre des opinions parfaitement anodines au sujet de la réalité du sexe biologique. Ça se passe partout, tout le temps. Les femmes sont dénoncées, intimidées, leur adresse personnelle est divulguée, leur emploi et leur famille menacés, leurs conférences sont boycottées, leurs assemblées perturbées

      Les règles sont claires : toute référence à la biologie féminine comme étant inhérente au statut de femme est déclarée «  transphobe  », toute remise en question du mantra selon lequel «  les transfemmes sont des femmes  » fait de vous un ou une fasciste, tout refus de croire que des pénis peuvent être féminins vous vaudra assurément de lourdes conséquences. Celles que l’on qualifie de «  TERF  » sont les nouvelles sorcières.

      Très peu de soi-disant transfemmes ont l’intention de subir le moindre traitement médical ou la moindre altération physique. Ce sont des hommes biologiques, dotés d’un système reproducteur entièrement fonctionnel et d’organes génitaux masculins. Ce seraient des femmes simplement parce qu’ils disent en être. Il y en a même, comme Alex Drummond, qui affichent une barbe fournie. Bien sûr, cette dérive nuit énormément à la position et l’intégrité des véritables transsexuelles

      Ces «  transfemmes  » nouveau genre ne sont plus aux côtés des femmes dans la lutte contre la domination patriarcale  ; au contraire, ILS INCARNENT AUJOURD’HUI CETTE DOMINATION. Ils sont déterminés à effacer et s’approprier la féminité. Ils exigent l’accès à tous nos services, espaces, organisations et possibilités, et menacent de déchaîner l’enfer si l’on ne cède pas à leurs prétentions.

      Ils manipulent également le langage en fonction de leur programme politique, dictant aux femmes que nous ne devons pas faire référence à notre biologie comme spécifiquement féminine. Nous ne serions plus des femmes, mais devrions maintenant nous désigner comme des «  porteuses d’utérus  » ou des «  menstruatrices  ». Nous ne devrions plus parler de «  femmes enceintes  » ou d’«  allaitement au sein  », mais bien de «  personnes enceintes  » et «  d’allaitement de poitrine  ». Les femmes devraient prétendre que les règles, la grossesse, l’avortement, la fausse couche, l’accouchement, l’allaitement, la ménopause, etc. ne sont pas des expériences spécifiquement féminines.

      Vous remarquerez qu’il est rarement fait mention dans ce discours des transhommes (qui demeurent biologiquement féminines). On ne voit jamais d’exigence adressée aux hommes pour les accueillir dans la condition masculine, pour leur céder leurs espaces, leurs rôles, leur pouvoir, leur autorité et leurs possibilités. Les hommes demeurent des hommes, sans être rebaptisés «  porteurs de testicules  » ou «  propriétaires de prostate  ». Quant aux établissements réservés aux hommes, ils restent exactement cela  ; ils ne sont ouverts à personne d’autre qu’aux hommes biologiques.

      les femmes sont toujours vues et traitées comme des femmes, quelle que soit leur prétendue «  identité de genre  ». Alors que les hommes disposent maintenant d’une carte maîtresse à utiliser en toute impunité au moment où ils choisissent de «  s’identifier comme femme  ». Ce mouvement incarne la plus complète misogynie, mais il le fait sous la bannière arc-en-ciel de l’«  inclusivité  ».

      Les lesbiennes sont étiquetées «  fétichistes du vagin  » si elles osent définir leurs frontières sexuelles pour exclure le pénis. Mais la réalité est que le sexe biologique est réel. Il existe des différences discernables et importantes entre les sexes biologiques, dont la plus évidente est l’anatomie et la capacité de reproduction. Et cela a de l’importance. Une importance énorme.

      Inquisition Gibet de femmes

      Il y a des millénaires que la classe des personnes ayant une vulve, un utérus, etc. (appelons-les les FEMMES…) sont opprimées, discriminées, subjuguées, assassinées, violées, maltraitées, agressées, défigurées, retenues, écrasées et terrorisées par la classe de personnes ayant un pénis, des testicules, etc. (appelons-les les HOMMES…) Et pourquoi  ? En raison de cette chose même dont nous sommes censées faire semblant qu’elle n’existe pas ou est sans valeur : notre sexe biologique.

      Si nous prétendons maintenant que les gays peuvent et devraient être amenés ou en quelque sorte «  éduqués  » à se mettre en quête de relations sexuelles avec des personnes ayant un vagin, en quoi cela diffère-t-il des épouvantables thérapies de conversion qui leur ont longtemps été imposées  ? Si nous prétendons maintenant que les lesbiennes peuvent et doivent être amenées ou en quelque sorte «  éduquées  » à chercher des relations sexuelles avec des personnes ayant un pénis, en quoi cela diffère-t-il du «  viol correctif  » qui leur est encore si souvent infligé  ?

      Liens vers
      https://www.youtube.com/watch?v=2X-PgHSZh6U


      qui mélange un peu un a priori sur les personnes trans ("would you date a trans person?) et une sexualité qui se porte exclusivement sur un sexe (je ne sais pas comment le dire mais oui, au final ça veut dire qu’une lesbienne qui ne veut pas coucher avec une personne qui a un pénis fait de la discrimination à l’entrée de sa chatte... dangereux !)

      https://medium.com/@transphilosophr/what-is-girldick-9363515e0bfd
      qui explique qu’un pénis de femme trans est plus doux en bouche après transition mais que c’est quand même un pénis de femme au naturel, avant tout changement hormonal (‘Personally, I am attracted to the constructivist position’) et ça sent l’injonction à sucer

      https://www.autostraddle.com/how-to-have-trans-woman-lesbian-sex-with-a-penis-414839
      ‘The default model of pleasuring a penis involves an up-and-down motion, whether with hands or a mouth or other types of penetration.’
      “The tip of the penis is extremely sensitive, and a good strategy is to spend a lot of time there. Try using your tongue on the underside of the tip. Try moving your tongue in circles or figure eights around the tip. Try putting your mouth around the tip with your tongue cupping the bottom of it. Now suck.”
      ‘When my prostate is stimulated this way, I don’t feel like I have a penis anymore.’
      Le meilleur moyen de ne pas se rappeler qu’on a un pénis, c’est peut-être la chirurgie...
      La personne qui a écrit ça propose aussi de mater des films de cul (mais féministes) pour voir comment on fait et ne voit pas le problème, de poser des injonctions pareilles. Un mec noir qui écrit sur son blog ‘Now suck’ se fait trasher mais une personne trans, respect.

      Why are women who discuss gender getting bomb threats? | Coffee House
      https://blogs.spectator.co.uk/2018/06/why-are-women-who-discuss-gender-getting-bomb-threats

      In Britain in 2018, women trying to hold public meetings to talk about politics and the law are being subjected to intimidation and threats. The police are investigating a bomb threat against one of those meetings. Yet politicians and large sections of the media are silent. Would that be the case if any other group or community were subject to such threats and intimidation? Why aren’t politicians, of all parties, shouting from the rooftops about this?

      It’s not as if they don’t know or don’t care. Since I started writing about the gender debate in February, I’ve lost count of the number of MPs and other political people (of all parties and ranks, from policy advisers to Cabinet ministers) who have privately told me they are worried about the nature of this debate and worried about the implications of policy. Yet almost all of those people have also said they are not willing to talk about this publicly, for fear of the criticism and vitriol they believe they would face from people who believe the interests of transgender people are best served by shouting down questions with allegations of transphobia and bigotry.

      Trans-identified male, Tara Wolf, convicted of assault after Hyde Park attack
      https://www.feministcurrent.com/2018/04/27/trans-identified-male-tara-wolf-charged-assault-hyde-park-attack

      Earlier this month, Tara Wolf (also known as Tara Flik Wood), a trans-identified male, stood trial for striking 60-year-old Maria MacLachlan three times in Hyde Park on September 13th 2017, where women had gathered to attend a meeting called “We Need to Talk About Gender” at a yet-to-be-disclosed location. Wolf was found guilty of “assault by beating,” more commonly known as “battery.”

      Two dozen individuals — mostly men with masks on, some in full combat gear — accompanied Wolf to court. Many were wearing the all black uniform of Antifa, replete with bandanas and sunglasses. Most were recognized by a member of our group as belonging to Class War, an anarchist organization that Wolf is also a member of. Others were members of Sisters Uncut, a group originally formed (ironically) to fight cuts to domestic violence services but that now focuses its energy on protesting and trying to shut down meetings women have been organizing, of late, to discuss gender identity legislation and women’s sex-based rights. Many of those present on the first day of the trial had also been at the original Hyde Park incident where MacLachlan was attacked.

      Voilà...

    • On est devant un truc assez grave : violences contre féministes, injonctions à sucer des bites (les qui ont la peau douce après transition hormonale et les autres), refus de la non-mixité de la part d’un groupe minorisé. Tout ça serait le fait d’hommes cis, ce serait monstrueux. Mais là, c’est le fait de femmes trans (mais pas que, aussi d’hommes que vous pourriez identifier comme tels mais qui dans le secret de leur intimité sont ci ou ça et entretiennent une fascination qui les regarde pour la gent féminine) dont il faut accepter les injonctions au motif de qui est le groupe le plus malheureux qui a des droits sur les autres... Je ne suis pas d’accord avec plein de meufs essentialistes qui sont en désaccord sur ça pour des raisons que je ne partage pas toutes mais rien ne justifie la violence, l’intimidation et de forcer une minorité à ouvrir ses rangs.

      J’ai vu plein de gens bien céder au chantage, à l’effet de mode et ouvrir leur porte à n’importe quoi (et y compris un loup dans la bergerie, un barbu-couillu qui drague des femmes dans un accueil de femmes battues, ce qui est plus qu’inapproprié, c’est une violence et qui m’a choquée, inquiétée et finalement poussée à rompre avec toutes les féministes à la mode ou qui ne pensent pas par elles-mêmes et qui ne savent rien trouver entre l’auto-définition et le vagin 100 % bio). Ouaip, c’est grave et c’est pas complètement étranger au fait que je ne trouve pas d’éditeur ! C’est pas l’esprit du temps, de parler de classes sociales, on préfère les trucs liquides et la définition individuelle.


  • #Meghan_Murphy : Pourquoi faut-il que les transactivistes dénigrent les auteur·e·s de récits embarrassants pour la notion d’«  identité de genre  »  ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/10/pourquoi-faut-il-que-les-transactivistes-denigrent-les-auteur%C2%

    Je me suis plongée avec intérêt dans le reportage de Jesse Singal sur les «  détransitionneurs  » (définis dans le texte comme «  les personnes qui se soumettent à des transitions sociales ou physiques de sexe et qui finalement choisissent d’inverser le processus  ») et sur les «  désisteurs  » («  les personnes qui cessent de vivre une dysphorie de genre sans avoir complètement effectué une transition sociale ou physique  »). Ce texte m’a toutefois déçue. Singal a produit pour le média The Cut d’excellentes analyses et reportages sur la mode du transgenrisme, dont une solide déconstruction de la campagne de dénigrement menée contre le médecin canadien Kenneth Zucker, laquelle a entraîné le licenciement de celui-ci de la Child Youth and Family Gender Identity Clinic (GIC) de Toronto en 2015. Même si Singal n’a pas remis en question la notion même de transgenrisme (et n’a malheureusement pas pris la peine de considérer sérieusement les préoccupations des féministes au sujet d’une nouvelle loi canadienne qui menace les droits des femmes en tant que telles), il a réussi, par ses écrits, à contester l’idée que l’expression d’une «  identité de genre  » par un enfant doit être immédiatement validée sans questionnement – une position que les transactivistes imposent par des menaces, du harcèlement, de la diffamation, des insultes et des pressions pour chasser des tribunes quiconque s’interroge sur cette approche.

    Le plus récent article de Singal est solidement documenté et il évite généralement de prendre position sur l’identité de genre et la notion d’«  enfants trans  », si ce n’est pour s’inquiéter du bien-être des personnes aux prises avec ces enjeux. Il interviewe un certain nombre de femmes qui ont été amenées à croire qu’elles étaient, en fait, des hommes, mais qui, après avoir entamé une transition, se sont rendu compte que ce n’était pas le cas. L’une d’entre elles, Carey Callahan, est attaquée implacablement depuis qu’elle a témoigné publiquement de son processus de détransition en 2016.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/06/19/must-trans-activists-smear-put-forth-inconvenient-narratives-gender
    #détransitionneur #désisteur #trans #identité_de_genre #feminist_current #violence_dans_l'enfance

    TRADFEM traduit depuis maintenant cinq ans des articles publiés par le site FeministCurrent.com. Il nous fait plaisir de vous transmettre leur invitation à encourager leur travail, en passant par la page https://www.feministcurrent.com/about/donate

    Bonjour les ami-e-s et les fans du blogue Feminist Current,
    Si vous soutenez le travail de Feminist Current, songez à nous faire un don ponctuel ou inscrivez-vous pour un don mensuel ! Nous dépendons de votre générosité pour tenir le coup – même cinq dollars par mois nous aident à continuer à avancer ! Feminist Current est l’un des seuls sites au monde à proposer une analyse féministe radicale centrée sur les femmes, et nous voulons continuer à pouvoir botter le cul de la misogynie le plus longtemps possible !
    Avec amour et solidarité,
    Les femmes de Feminist Current


  • #Michael_Biggs : « Ceci est une expérience. »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/05/11/ceci-est-une-experience

    L’ouvrage que viennent de publier Brunskell-Evans et Moore conteste cette nouvelle orthodoxie, comme en témoigne son sous-titre « Nés dans votre propre corps ». Les participant·e·s émargent de disciplines universitaires variées, y compris l’histoire de la médecine, la théorie sociale et la psychologie du développement. On y trouve aussi les récits personnels du père d’une adolescente trans, et d’une femme qui s’est d’abord identifiée comme transhomme puis a inversé son processus de transition. L’ouvrage interroge les origines sociales de l’identification trans. Pour les enfants à qui l’on assigne cette identité avant la puberté, le moment révélateur est le rejet des vêtements ou des jouets sexués, comme lorsqu’un garçon veut s’habiller en rose et jouer avec des poupées. Des enquêtes longitudinales démontrent que les enfants qui adoptent des modes de jeu plus typiques du sexe opposé sont très susceptibles de devenir gais ou lesbiennes vers la fin de leur adolescence (1). La tendance actuelle à « faire transitionner » de jeunes enfants, c’est-à-dire à les traiter comme étant du sexe opposé, ce qui les engage sur la voie de l’intervention médicale, attirera inévitablement des enfants qui, autrement, deviendraient des adultes homosexuel-le-s.

    La tendance actuelle à « faire transitionner » de jeunes enfants, c’est-à-dire à les traiter comme étant du sexe opposé, ce qui les engage sur la voie de l’intervention médicale, attirera inévitablement des enfants qui, autrement, deviendraient des adultes homosexuel-le-s.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://users.ox.ac.uk/~sfos0060/TransgenderChildren_review.pdf
    #transexualisme #identité_de_genre #sexe #recension


  • #Meghan_Murphy : Au Royaume-Uni, des femmes de gauche refusent de taire leurs critiques de la nouvelle notion d’« identité de genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2018/03/31/au-royaume-uni-des-femmes-de-gauche-refusent-de-taire-leurs-criti

    Des femmes de la classe ouvrière et des membres du parti travailliste sont furieuses de se voir harcelées et réduites au silence dans leurs tentatives de discuter de cette notion. Et elles ripostent.


    Le ressac opposé aux droits des femmes se poursuit sans relâche sous diverses formes. Vingt ans seulement après que des listes réservées aux femmes aient été adoptées par le Parti travailliste britannique, pour remédier au faible nombre de femmes élues à la Chambre des communes, ces listes sont déjà menacées.

    Traduction : #tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/03/23/leftist-women-uk-refuse-accept-labours-attempts-silence-critiques-g

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au#twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.

    En plus de sur TRADFEM, vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias Truthdig, The Globe and Mail, Georgia Straight, Al Jazeera, Ms. Magazine, AlterNet, Herizons, The Tyee, Megaphone Magazine, Good, National Post, Verily Magazine, Ravishly, rabble.ca, xoJane, Vice, The Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.

    Elle a entre autres été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias. Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog. Vous pouvez également la suivre sur son fil Twitter à @MeghanEMurphy.
    #feminist_current #Royaume-Uni #identité_de_genre


  • Lettre ouverte au NPD de la Colombie-Britannique concernant la conduite de Morgane Oger, qui en occupe la vice-présidence
    http://tradfem.wordpress.com/2018/02/12/lettre-ouverte-au-npd-de-la-colombie-britannique-concernant-la-co

    Quelque 140 Canadiennes et Canadiens ont déjà cosigné la lettre ci-dessous exigeant que le NPD de la Colombie-Britannique condamne le comportement de M. Oger. (...)
    Messieurs, Mesdames,

    Nous, les soussigné·e·s, sommes des Canadien·ne·s profondément préoccupé·e·s par les récentes déclarations publiques et comportements de M. Oger, qui occupe la vice-présidence du NPD de la Colombie-Britannique.

    Le 20 janvier dernier, des Marches des femmes ont eu lieu partout en Amérique du Nord. D’abord mises sur pied par indignation face à l’élection de Donald Trump et à ses vantardises d’inconduite sexuelle, ces marches ont été galvanisées cette année partout au monde par la campagne #MeToo, dans un élan de solidarité et d’action. Nous ne pouvons plus nier que les femmes et les filles du monde entier continuent de subir des agressions et du harcèlement dans tous les domaines de la vie, aux mains des hommes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2018/02/10/open-letter-bc-ndp-regarding-conduct-bc-ndp-vice-president-morgane-

    #trans #discours_haineux #Canada #identité_de_genre #NPD #Colombie-Britannique


  • Lettre ouverte adressée au Parlement grec et aux citoyennes et citoyens de la Grèce à propos d’une proposition de loi sur « l’identité de genre »
    https://tradfem.wordpress.com/2017/09/27/lettre-ouverte-adressee-au-parlement-grec-et-aux-citoyennes-et-ci

    Le gouvernement grec vient de préparer et de soumettre au Parlement un projet de loi concernant le « changement d’identité de genre ». Comme cette terminologie n’est pas encore entièrement traduite ou totalement intégrée à la langue grecque, nous souhaitons expliquer aux femmes et aux hommes de Grèce ce que signifie la notion de genre lorsqu’elle est utilisée pour remplacer le sexe en tant que classe juridique et ce que sont ses conséquences pour les femmes, les enfants, la liberté d’expression et la société en général.
    Nous sommes des femmes, des hommes et des transsexuels de pays où de telles lois misogynes et homophobes constituent déjà une réalité humiliante et menaçante, et nous considérons qu’il est de notre devoir de prévenir nos ami.e.s grec.que.s et les autorités grecques au sujet des changements culturels qu’entraînera une loi sur l’identité de genre.
    Le plus important de ces changements est la destruction de toute législation offrant une protection et une égalité aux femmes par l’effacement médical, juridique et pénal de la réalité biologique de l’identité sexuelle. Les lois d’identité de genre limitent également la liberté d’expression et la recherche scientifique au nom d’une minuscule minorité de personnes souffrant des problèmes de santé mentale que sont la dysphorie sexuelle ou l’autogynéphilie. Ces personnes jouissent déjà de tous les droits de la personne, à l’exception du droit à l’« auto-identification » ; mais « l’auto-identification » n’est pas un droit de la personne et ne peut jamais être considérée comme telle lorsque sa reconnaissance juridique a pour effet d’effacer les droits et les protections des femmes et des enfants et de mettre en danger la liberté d’expression fondamentale de personnes. La société grecque, et en particulier les femmes et les enfants grecs, souffrent déjà des mesures d’austérité imposées et nous sommes justement préoccupées par d’autres séquelles si l’identité de genre devient un article de loi.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ipetitions.com/petition/dont-erase-women-open-letter-to-the-greek
    #identité_de_genre #trans #Grèce


  • #RAQUEL_ROSARIO_SANCHEZ : S’il existe quelque chose comme le «  féminisme blanc  », l’idéologie de l’identité de genre en est vraiment l’incarnation parfaite.
    https://tradfem.wordpress.com/2017/08/01/sil-existe-quelque-chose-comme-le-%E2%80%89feminisme-blanc%E2%80%

    Durant mes études de troisième cycle, j’ai eu un débat animé avec un camarade de classe qui affirmait que le «  féminisme blanc  » était un grave problème dans le mouvement des femmes.

    Pour ce type (qui était blanc et originaire des États-Unis), «  le féminisme blanc  » signifiait que le mouvement des femmes s’était limité aux vies et aux expériences d’un nombre très restreint de personnes — des femmes blanches des États-Unis, privilégiées, issues principalement de milieux universitaires —, et ce «  durant la majorité de son histoire  ».

    Je lui ai dit qu’à mes yeux, cette expression fonctionnait comme un outil pour rejeter l’apport des féministes de la deuxième vague, glorifier une troisième vague (très problématique) et encourager les luttes intestines entre féministes, en créant des divisions dans un mouvement où la lutte collective est cruciale. Sa prétention était contredite par le mouvement populaire avec lequel j’avais grandi en République dominicaine, qui n’était évidemment pas dirigé par des Étasuniennes (et certainement pas par des femmes blanches de classe supérieure ou des universitaires). Il existe des problèmes légitimes au sein du féminisme dans mon pays, notamment en ce qui concerne le rapport de classes, mais on y trouve beaucoup plus de solidarité que d’animosité, et le féminisme dominicain a été conséquent dans son traitement des luttes des femmes rurales, ouvrières et immigrantes.

    J’ai particulièrement remarqué, pendant mon séjour en tant qu’immigrante aux États-Unis, que la plupart des gens qui se plaignaient à moi de ce qu’ils et elles appelaient le «  féminisme blanc  » étaient eux-mêmes de race blanche. Je me suis sentie instrumentalisée en tant que femme de couleur dominicaine, comme si ces personnes tentaient de m’utiliser pour les valider, elle et leur type de féminisme. J’en suis venue à me méfier de toutes les personnes blanches qui utilisaient cette expression. Critiquer le «  féminisme blanc  » semblait être un moyen pour elles de se présenter comme des Blanc·he·s qui seraient différent·e·s, meilleur·e·s — à titre de personnes féministes «  intersectionnelles  » branchées, qui se trouvaient simplement être de race blanche.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/07/26/white-feminism-thing-gender-identity-ideology-epitomizes

    RAQUEL ROSARIO SANCHEZ est une autrice de la République dominicaine. Sa priorité dans son travail en tant que féministe est de mettre fin à la violence infligée aux filles et aux femmes. Ses textes ont paru dans plusieurs publications en ligne et imprimés, en espagnol, en français et en anglais, y compris : TRADFEM, FEMINIST CURRENT, EL GRILLO, LA REPLICA, TRIBUNA FEMINISTA, EL CARIBE ET LA MAREA. Vous pouvez vous abonner à son fil Twitter : @ 8ROSARIOSANCHEZ, où elle s’exprime sur le féminisme, la politique et la poésie.
    #identité_de_genre #feminist_current #féminisme_intersectionnel #République_Dominicaine #féminisme_blanc


  • #Sarah_Ditum : Nous ne pouvons pas avoir un mouvement de femmes si nous ne pouvons nous identifier comme telles
    http://tradfem.wordpress.com/2016/12/29/nous-ne-pouvons-pas-avoir-un-mouvement-de-femmes-si-nous-ne-pouvo

    La page frontispice de l’édition kiosques du National Geographic de janvier 2017 (photo de droite) comporte une omission de taille. Au nom d’une «  révolution du genre  » annoncée, cette photo de groupe est censée dépeindre la gamme des identités de genre aujourd’hui disponibles, par le biais de sept personnes dont chacune porte une étiquette : «  intersexe non binaire  », «  transfemme  », une deuxième «  transfemme  », «  bigenre  », «  transhomme  », «  androgyne  » et «  homme  ». Cherchez l’erreur… Comme des féministes l’ont aussitôt noté – mais comme le National Geographic ne l’a pas remarqué, ou ne l’a pas tenu pour remarquable – aucune «  femme  » n’est reconnue ici.

    La photo comporte évidemment des personnes de sexe féminin (à vue de nez, je dirais que trois de ces modèles sont nées femmes et trois nés hommes), mais la «  femme  » n’est pas répertoriée comme identité de genre. Elle est effacée. À l’intérieur du magazine se trouvent des articles qui révèlent qu’en fait, le statut d’être féminin est une caractéristique des plus pertinentes. On peut y lire des comptes rendus de la pauvreté et des violences infligées aux filles dans les pays en développement, des pressions que vivent les jeunes étatsuniennes du fait de l’intimidation et de l’humiliation liée à leur image corporelle. On y apprend comment le marché binaire des jouets d’enfants risque d’entraver les fillettes en leur imposant le carcan du rose. En fait, il s’avère que le statut de femme est une question de vie ou de mort, mais, à en croire la page couverture du magazine, ce statut n’est pas une étiquette sous laquelle des gens ont le droit de se rassembler.

    Je suppose que je devrais ici présumer des bonnes intentions de l’équipe du National Geographic. Je tiens pour acquis que cette revue n’a pas délibérément décidé de produire un numéro spécial montrant que les femmes sont exploitées et maltraitées en tant que femmes, tout en annonçant simultanément que la «  femme  » n’existait pas. Le National Geographic ne fait rien non plus de particulièrement nouveau ou choquant en élidant les femmes en tant que classe : des organisations de défense des droits reproductifs parlent aujourd’hui de «  personnes enceintes  » plutôt que de femmes afin de se montrer «  inclusives  », et même des références au vagin peuvent être dénoncées comme «  transphobes  ». Mais si la motivation explicite de cette couverture avait été de dépolitiser de façon provocatrice tout ce que les pages intérieures ont à dire sur la place des femmes et des filles dans le monde, le patriarcat lui aurait accordé un score parfait pour sa neutralisation d’une menace.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://sarahditum.com/2016/12/28/we-cant-have-a-womens-movement-if-we-dont-call-ourselves-women

    #National_geographic #genre #féminisme #identité_de_genre


  • L’université de Californie autorise ses étudiants à choisir entre six identités de genre
    http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/08/14/l-universite-de-californie-autorise-ses-etudiants-a-choisir-entre-six-identi

    Dès la rentrée d’automne, les différents campus de l’université de Californie (UC) permettront à leurs étudiants de choisir parmi six identités de genre lors de leur inscription s’ils le souhaitent. Sur le formulaire, il sera possible de cocher la case homme, femme, homme transgenre, femme transgenre, queer ou identité différente.

    La catégorie transgenre homme est utilisée pour les personnes nées avec un sexe biologique féminin mais dont l’identité de genre est masculine. La logique inverse s’applique aux transgenres femmes. Le queer, ou « gender non-conforming », en anglais dans le texte, concerne les personnes qui ne se reconnaissent pas dans une catégorisation binaire homme/femme et défendent la pluralité des identités de genre. Pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces différentes appellations, il reste l’option « identité différente ».

    Ces nouvelles catégories ont été suggérées par le conseil consultatif LGBT de l’université dans le but d’améliorer l’expérience des étudiants et de mieux répondre à leurs besoins, indique le Los Angeles Times. Cette mesure administrative permet à l’institution « d’obtenir une meilleure information sur sa population étudiante », explique Kate Moser, porte-parole du rectorat. « Auparavant, seuls des sondages sur l’expérience des étudiants au sein de nos campus permettaient de connaître ces détails », poursuit Pamela Brown, vice-présidente de la recherche institutionnelle et du planning académique à l’UC.


  • Identité sexuée : construction et processus (Anne Dafflon Novelle)

    Les enfants passent par plusieurs étapes avant de comprendre, d’une part que le sexe est stable à travers le temps et les situations, d’autre part que le sexe est déterminé de manière biologique. Ceci n’est intégré que vers 5-7 ans ; auparavant, les enfants sont convaincus qu’être un garçon ou une fille est fonction de critères socioculturels, comme avoir des cheveux courts ou longs, jouer à la poupée ou aux petites voitures, etc. Les trois étapes de cette construction identitaire proposées par Kohlberg (1966) sont brièvement détaillées ci-après.
    Au premier stade, appelé identité de genre, alors âgés de 2 ans environ, les enfants sont capables d’indiquer de manière consistante le sexe des individus qu’ils rencontrent en se basant sur des caractéristiques socioculturelles, comme la coiffure, les vêtements, etc. Puis vers 3 ou 4 ans, durant le deuxième stade, appelé stabilité de genre, les enfants comprennent que le sexe d’un individu est une donnée stable au cours du temps. Les filles deviendront des femmes et les garçons deviendront des hommes. En effet, durant le premier stade, les enfants ne font pas encore le lien entre les quatre catégories sociales : garçons, filles, hommes et femmes. Cependant, si durant cette deuxième étape, les enfants font le lien entre les personnes de même sexe à différents âges de la vie, ils n’ont pas encore intégré que le sexe est une donnée stable par rapport aux situations : une personne qui adopte les attributs du sexe opposé peut changer de sexe d’après eux. […] Ce n’est que vers 5-7 ans que les enfants passent au troisième stade appelé constance de genre : ils ont alors intégré que l’on est un garçon ou une fille en fonction de critère biologique stable, l’appareil génital, et que le sexe est une donnée immuable à la fois au cours du temps et indépendamment des situations. Il est important de souligner que les enfants vont progressivement atteindre le stade de constance de genre. Pour eux-mêmes tout d’abord, les enfants comprennent que même en adoptant le comportement socialement dévolu à des enfants du sexe opposé, ils restent néanmoins un enfant de leur propre sexe. Puis ce même constat va se faire à propos des autres membres de leur entourage […]. Cependant, le stade de constance de genre est totalement atteint lorsque les enfants adoptent le même raisonnement pour des personnes qui leur sont totalement inconnues.
    Par conséquent, le développement de cette construction identitaire met en évidence le fait que les indices socioculturels rattachés à chaque sexe sont très importants pour les enfants, tout au moins durant leurs premières années de vie, puisqu’ils imaginent que leur propre sexe et celui des autres est déterminé en fonction de ces critères que la société a culturellement dévolu à l’un ou l’autre sexe.

    Au cours de leur développement, les enfants passent par différentes étapes de flexibilité et de rigidité face au respect des rôles dévolus à chaque sexe. Entre 5 et 7 ans, la valeur accordée au respect des activités sexuées est à son apogée chez les enfants. Ceux-ci estiment que des violations des rôles de sexe sont inacceptables, et au moins aussi incorrectes que des transgressions morales. Ce stade dans le développement des enfants est à lier au fait qu’ils n’ont pas encore atteint le stade de constance de genre. […] Ensuite, de 7 à 12 ans, les enfants tiennent compte de la variabilité individuelle face à la convention des rôles de sexe et acceptent des chevauchements importants pour ce qui est considéré comme admissible pour chaque sexe en termes de comportements et d’apparences.
    En entrant dans l’adolescence, il y a un retour à une certaine rigidité par rapport aux rôles de sexe. […] Puis, à l’âge adulte, on note à nouveau une certaine flexibilité face au respect des rôles dévolus à chaque sexe.

    Source : DAFFLON NOVELLE Anne (dir.), Filles-garçons Socialisation différenciée ?, Presses Universitaires de Grenoble, 2006, pp. 11-15.

    #genre #enfants #socialisation #filles #garçons #identité_de_genre