• AMI EUR> AAP SFRI - Structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence

    L’ANR lancera bientôt un appel à projets (réservé aux IDEX et I-site) concernant des structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence (SFRI).
    Une SFRI est un ensemble d’écoles universitaires de recherche (EUR) proposant une offre de formation aux niveaux master et doctorat.

    Pardon ? C’est quoi au juste ?
    Message reçu dans ma boîte mail professionnelle (10.09.2019)... mail reçu du président de l’#université Grenoble Alpes...

    Une #novlangue incompréhensible... et évidemment, la belle rhétorique de l’#excellence partout !
    #néolibéralisme #université_néolibérale #IDEX #SFRI #EUR #formation #mots #rhétorique #excellence #vocabulaire

    • Quelques éléments de plus, reçus via une collègue:

      Il s’agit d’un appel à projet (réservé aux IDEX) concernant des structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence (SFRI). Une SFRI est un ensemble d’école universitaire de recherche (EUR) qui propose une offre de formation aux niveaux master et doctorat. Elle viendrait compléter l’offre de formation « classique », s’adresserait à des étudiants d’excellence avec bien entendu une forte dimension internationale. Un seul projet sera déposé par l’UGA et concernera entre 30 et 40 étudiants pour un budget de 200 k€/an à répartir entre toutes les propositions. Il s’agit dans un premier temps de faire remonter des intentions de projet. Là aussi, nous n’avons pas eu plus d’information que ce qui est inscrit dans le texte.

  • « Le #classement_de_Shanghaï n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises »

    Pour le chercheur #Hugo_Harari-Kermadec, ce classement a surtout poussé la #France à faire des choix qui vont à l’encontre de « l’esprit de #service_public ».

    Le classement de Shanghaï des universités, dont la dernière édition est rendue publique jeudi 15 août, et les #politiques_d’excellence qui soutiennent cette #compétition entre établissements ont accentué la #polarisation de l’#enseignement_supérieur français, c’est-à-dire la logique de #distinction de quelques établissements au détriment des autres.

    Ces « champions » sont aussi ceux qui accueillent la population étudiante la plus favorisée socialement. C’est ce qu’explique Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences en économie à l’Ecole normale supérieure (ENS) Paris-Saclay et spécialiste de l’enseignement supérieur. Il est l’auteur du livre Ce que Shanghaï a fait à l’université française, qui paraîtra en octobre aux éditions Le Bord de l’eau.

    Dans toutes les éditions du classement de Shanghaï, les établissements français sont plutôt mal classés. Est-ce le symptôme d’une mauvaise santé chronique des universités françaises ?

    C’est surtout le signe que ce classement n’est pas fait pour mesurer la qualité des universités françaises. Il a une importance considérable dans le débat public français, alors que ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, où les établissements universitaires sont pourtant très bien classés. Ni en Allemagne, où ils sont mal placés, pour des raisons similaires à la France. Des présidents de facultés allemandes refusent même de transmettre leurs informations au cabinet de conseil qui établit le classement.

    En France, le classement de Shanghaï a entraîné des #choix_politiques, comme des #regroupements_universitaires, parfois artificiels, mais pourtant sans grands effets sur la place des établissements dans ce palmarès.

    Les faibles #performances des facultés françaises dans le classement de Shanghaï ne sont pas, en soi, un signe de mauvaise santé. Ce qui ne veut pas dire qu’elles aillent bien. Elles manquent très sérieusement de moyens, surtout pour l’enseignement. Elles doivent en permanence s’adapter à un contexte réglementaire bouleversé depuis vingt ans, à une mise en concurrence pour obtenir des financements – pour la rénovation des campus ou pour les projets de recherche.
    L’excellence de la #recherche compte énormément dans ce classement. Comment peut-elle s’articuler, dans un contexte budgétaire contraint, avec la nécessité d’accueillir en licence un nombre croissant d’étudiants ?

    La politique du gouvernement est, sans l’assumer, de créer d’un côté des « #universités-licence » sans réelle recherche, et de l’autre, quelques très grandes universités de recherche, fusionnées avec des grandes écoles.

    Cette logique est manifeste au travers des projets #IDEX (#initiative_d’excellence), ces programmes de financement de pôles universitaires qui revendiquent une excellence visible depuis Shanghaï. Mettre en avant le classement de Shanghaï dans la communication gouvernementale permet de justifier les importants #financements attribués à certains établissements – près de 1 milliard d’euros pour l’université Paris-Saclay. En outre, cette politique dite d’excellence a relégué au second plan l’accueil des nouveaux étudiants nés avec le boom démographique du début des années 2000.

    Faire de la recherche et former le plus grand nombre, est-ce contradictoire ?

    Dans la mise en œuvre des politiques publiques « d’excellence » à laquelle nous assistons, oui. Cela ne devrait pas l’être, puisque le lien entre #enseignement et recherche est la caractéristique du système universitaire.

    Le #projet_Saclay a ainsi changé un nombre incalculable de fois pour arriver à un ensemble qui pourrait être classé par Shanghaï ; c’est-à-dire ressembler institutionnellement à une université anglo-saxonne. La nouvelle #université_Paris-Saclay, qui naîtra au 1er janvier 2020, sera un établissement avec des étudiants presque tous sélectionnés, focalisé sur le niveau master et le doctorat, et avec beaucoup plus de recherche et beaucoup moins d’enseignement que dans une université française traditionnelle.

    Quels sont les effets de cette course à l’excellence, et de cette compétition entre universités françaises ?

    Au sein du collectif de recherche Acides, avec Romain Avouac, nous avons montré que les universités françaises sont très polarisées suivant l’origine sociale des étudiants.

    A #Paris-Dauphine, on ne trouve pratiquement pas d’enfants des classes populaires. A l’inverse, certaines universités d’outre-mer ou des Hauts-de-France ont très peu d’enfants de cadres, alors qu’ils constituent 40 % de la population étudiante à l’université. Et, surprise, les universités à la population étudiante la plus aisée sont celles qui sont les mieux classées par Shanghaï, et qui reçoivent les financements IDEX.

    Les #financements des politiques publiques de « l’excellence » renforcent donc indirectement la #polarisation_sociale du #système_universitaire, en donnant plus de moyens pour l’éducation des étudiants favorisés. Finalement, adapter le système universitaire français au classement de Shanghaï, c’est lui faire adopter une logique de concurrence et de #rationalisation_économique, au détriment de l’esprit de service public et des missions académiques.

    Ces classements sont-ils regardés par les étudiants ?

    La sociologue Leïla Frouillou a montré en 2017 que les classements d’universités sont en réalité peu suivis par les étudiants. Même ceux de Dauphine, pourtant bien classée par Shanghaï, n’ont pas suivi le palmarès pour choisir leur établissement, comme l’ont montré dans leurs travaux les chercheurs Séverine Chauvel et Pierre Clément.

    Il en va autrement pour les étudiants en mobilité internationale, en particulier en provenance d’Asie. D’une part parce qu’ils ne connaissent pas les universités françaises, contrairement aux étudiants français qui suivent les conseils de leurs enseignants et de leurs parents, amis, familles. D’autre part, choisir une université bien classée est un argument de poids lorsqu’il s’agit d’obtenir un prêt étudiant pour financer le voyage, le coût de la vie et les frais d’inscription.

    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/08/15/le-classement-de-shanghai-n-est-pas-fait-pour-mesurer-la-qualite-des-univers
    #université #qualité #science #ranking #excellence #classes_sociales

    • Tiens tiens... comme par hasard, l’#université_grenoble_alpes s’apprête à une nouvelle fusion (que nos dirigeants n’appellent pas fusion, mais quelque chose comme rapprochement, mais tant est...).

      Après avoir fusionné les 3 universités de Grenoble en 2016 :

      Fusion des trois universités grenobloises : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre-Mendès-France (Grenoble 2), Université Stendhal (Grenoble 3). La nouvelle université se dénomme désormais Université Grenoble Alpes. Elle a pour ambition d’être encore plus visible à l’international et ainsi d’attirer les meilleurs étudiants, enseignants et enseignants-chercheurs.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/decouvrir-l-uga/decouvrir-l-universite-grenoble-alpes-367937.kjspl-histoire-de-l-uga/l-histoire-de-l-uga-1105.kjsp

      ... l’Université Grenoble Alpes s’apprête à créer en janvier 2020 une nouvelle entité : l’#Université_intégrée :

      Vers une université intégrée

      Initiée en 2013 avec la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifique, renforcée en 2014 par la mise en oeuvre des pôles de recherche puis en 2016 par la création de l’Université Grenoble Alpes et l’obtention de l’IDEX, la dynamique « Univ. Grenoble Alpes » vise à créer un grand site universitaire de rang mondial. A l’horizon 2020, un nouvel établissement rassemblant l’Université Grenoble Alpes, la Communauté Université Grenoble Alpes, Grenoble INP, Sciences Po Grenoble et l’École Nationale supérieure d’architecture de Grenoble devrait ainsi voir le jour.

      L’organisation et la gouvernance de cette université au statut juridique particulier font actuellement l’objet d’une concertation. Les groupes de concertation sont constitués de représentants des élus dans les conseils et de représentants des établissements.

      https://www.univ-grenoble-alpes.fr/l-universite/notre-strategie-politique-et-nos-grands-projets/vers-une-universite-integree/vers-une-universite-integree-369926.kjsp

      Une nouvelle structure qu’en réalité personne ne veut (la fusion de 2016 a déjà coûté beaucoup d’énergie à tout le monde, et surtout au personnel technique et administratif), mais que le président de l’UGA mène au galop... l’enjeu ? Evidemment, pouvoir accéder aux financements IDEX...

  • La continuité gouvernementale ne cesse de se confirmer :

    http://www.mediapart.fr/journal/france/300812/universites-la-remise-en-ordre-pas-la-revolution

    Comment sortir les universités de l’ornière ? On sait que le contexte budgétaire n’est pas très favorable.

    Plutôt que de les mettre sous tutelle comme l’avait décidé le précédent gouvernement – ce qui est une drôle de vision de l’ #autonomie –, nous avons décidé de les accompagner. Nous avons mis en place des indicateurs d’alarme qui permettent d’anticiper les ennuis à venir pour éviter que leurs situations ne dégénèrent. Par ailleurs, nous allons nous doter des vrais outils de management que sont les #contrats. Il y a toujours eu des contrats avec les universités, mais il s’agissait pratiquement de coquilles vides. Il faut remettre de l’exigence et faire de ces contrats un outil de pilotage et un outil de confiance entre les universités et l’État.

    Cette contractualisation se fera sur nos priorités : la réussite des étudiants en premier cycle, une meilleure visibilité de notre recherche avec une organisation plus efficace, et enfin une #gouvernance des universités qui soit à la fois efficace, là aussi, et collégiale – ce n’est pas antinomique. Nous regarderons sur tous ces points les actions réellement engagées.

    Mettre des indicateurs d’alerte sur les finances des universités, c’est une chose, mais s’il n’y a pas d’argent supplémentaire, tous les indicateurs vont rester au rouge, non ?

    On ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’argent dans l’ #université française. Qu’elles soient en déficit ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent. Il y a des niches d’efficience : elles peuvent mieux s’organiser, mutualiser des moyens, faire du redéploiement.

    [...]

    Pour financer l’université, certains prônent une hausse des frais d’inscription. Est-ce une piste sur laquelle vous travaillez ?

    Je ne dis pas que Bercy ne m’y a pas poussé cette année. Nous avons quand même les frais d’inscription les moins chers du monde et les boursiers en sont totalement exonérés. Mais je souhaite qu’ils n’augmentent pas de manière significative.

    [...]

    Lors de votre audition à l’Assemblée nationale, vous avez laissé entendre que les universités pourraient aussi trouver des ressources propres ?

    C’est certain. Elles pourraient faire de la formation tout au long de la vie. On peut peut-être aussi les utiliser l’été. Beaucoup d’entre elles ont des écoles d’été.

    [...]

    Même si on sait qu’il existe déjà beaucoup de formes de sélection à l’université, intégrer les classes prépa à l’université, n’est-ce pas remettre en cause la non-sélection à l’entrée de l’université ?

    Non. Je préfère parler d’ #orientation plutôt que de parler de #sélection.

    • Un article de Sauvons La Recherche alertait déjà sur la direction prise :

      Qu’attendre des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Rien, ou pire encore ?
      http://sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3741

      Le Bilan

      Ce secteur a été l’objet durant ces cinq années d’une “attention” toute particulière du gouvernement et du législateur et en ressort profondément transformé, voire traumatisé. Il s’est vu imposé un nouveau mode d’organisation dont le maître mot est la concurrence, imposée de manière systématique entre universités, organismes de recherche, laboratoires et même individus. [...] la loi #LRU (Liberté et responsabilité des universités) votée en 2007 a contraint les universités à se plier aux méthodes de management jusque là réservées au secteur marchand, en privant ses structures démocratiques et collégiales de tout véritable rôle dans la stratégie et les décisions. [...] L’ensemble du secteur est désormais jaugé au regard de critères de performance quantitatifs par une agence unique d’évaluation ( #AERES) qui échappe à tout contrôle académique. Véritable monstre bureaucratique censé tout évaluer, contrôler, noter, cette agence est devenue la pierre angulaire de cette entreprise de normalisation, au sens du programme néo-libéral, du secteur universitaire et de recherche. Bien qu’épargnées jusque là par la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les institutions de recherche et d’enseignement supérieur n’en sortent pas moins financièrement exsangues. Ayant vu échapper une large part de leurs financements publiques au profit de l’ #ANR, cette agence de financement sous contrôle direct du ministère, elles n’ont eu qu’à gérer la pénurie [...]

      Le changement

      La loi LRU, pourtant largement contestée en 2009, ne sera pas abrogée . La vague de non-renouvellement de CDD qui traduit la volonté de l’Etat d’échapper aux mesures de CDIsation prévues par la loi Sauvadet, se poursuivra. L’AERES ne sera pas supprimée , même si ces missions pourraient être redéfinies, et L’ANR verra ses moyens administratifs renforcés. Les conventions #IDEX, qui entérinent les rapprochements forcés entre université dans des conditions frôlant parfois l’absurde, ne seront pas remises en cause, quand bien même auraient-elles été signées dans l’urgence à la veille des élections du printemps.

      [...]

      En matière de financement des organismes de recherche et des universités, l’aggravation de la situation est explicitement programmée. Alors que les budgets sont déjà au plus bas - près d’un quart des universités afficheront des comptes en déficit cette année - le ministère de l’enseignement et de la recherche sera soumis, comme les autres, à une baisse de 7% de son budget de fonctionnement en 2013, puis de 4% pour les deux années suivantes, soit une baisse cumulée de plus de 15% qu’il convient de comparer avec la stagnation de ces mêmes budgets durant le quinquennat précédent

      [...]

      La réalité de l’emploi dans son ensemble devrait être bien plus noire, si l’on intègre à cette analyse la baisse brutale de crédits de fonctionnement que les institutions devront absorber dans les années à venir. Pour les universités, déjà financièrement étranglées et devant faire face à de nombreuses dépenses contraintes, il n’y aura pas d’autre solution que de se délester massivement de milliers de précaires, dont le nombre total est estimé selon une étude récente [2] à plus de 40000 pour l’ensemble du secteur. Autre solution à laquelle elles ne pourront sans doute échapper, la transformation de postes de titulaires en crédit de fonctionnement selon le principe de comptabilité publique portant le doux nom de “fongibilité asymétrique” (la conversion inverse étant elle interdite). Les 5000 postes prétendument créés pourraient donc bien se traduire au final pour les postulants par un effondrement sans précédent des possibilités de recrutement.

      [...]

      l’occasion de mener plus loin encore l’agenda des réformes d’inspiration néo-libérale inscrit depuis une quinzaine d’années dans les traités de #Bologne et Lisbonne. Adoptés sous le gouvernement #Jospin, ces traités visent à mettre l’enseignement supérieur et de la recherche au service de la compétitivité et de la croissance économique européenne. N’ayant d’autre modèle que celui du #marché, les rédacteurs de ces traités en appellent à la mise en concurrence des systèmes nationaux,

      [...]

      Ces traités, régulièrement approfondis depuis, ont trouvé leur déclinaison nationale avec la loi pour l’innovation de C. #Allègre (1999), la réforme #LMD (2002), la loi pour la recherche (2006) , la loi LRU (2007), ainsi que les initiatives d’excellence (2010).

      [...]

      Cette forme résiduelle de démocratie universitaire, même très limitée par le mode de scrutin qui l’encadre, entrave la transformation radicale dans les formes de gestion universitaire qu’appellent de leur voeux les “modernisateurs”. Face à cette situation créée par la loi LRU, Mme #Fioraso, dans un habile retournement argumentaire, critique le manque de collégialité et de démocratie dans les prises de décision et l’excessif pouvoir donné au président d’université, pour proposer la création d’un “ #sénat_académique ” afin, dit-elle, “de mieux distinguer ce qui relève de la stratégie scientifique de ce qui relève de la #gestion [3].

      Faute de remettre en cause les pré-supposés de la loi LRU, à savoir que la gestion d’une université, son “ #pilotage ”, ne peut être confiée qu’à des managers professionnels, la ministre ne peut que proposer son approfondissement. Le choix des mots, et de l’expression “sénat académique” en particulier, n’est pas anodin. Il renvoie explicitement au modèle anglo-saxon dans lequel l’essentiel des décisions stratégiques, administratives, financières ou juridiques sont entre les mains d’un conseil d’administration resserré, composé exclusivement des représentants des donneurs d’ordre externes que sont les pouvoirs publics et les financeurs privés. Quant aux universitaires, ils n’interviennent qu’au travers d’un pléthorique sénat académique dont la responsabilité se limite aux affaires d’ordre… académique. Ce mode d’organisation, qui tend à se généraliser, était explicitement préconisé par une large partie de la droite lors du débat parlementaire en 2007 [4]. Par peur d’un rejet de la part des universitaires, le législateur lui avait préféré la solution intermédiaire - certains diront batarde - consistant à donner plus de poids au CA tout en conservant son caractère partiellement démocratique. En 2008, Gilbert Béréziat, ancien président de Paris 6, avait dit de la loi LRU qu’elle était une “loi de transition, non aboutie”. Il est probable que ce soit à la gauche socialiste que l’on doive in fine son aboutissement.

  • Elections. IDEX de Toulouse malmené | Histoires d’universités
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/03/28/elections-lidex-de-toulouse-malmene

    Elections. IDEX de Toulouse malmené

    Les résultats des élections aux conseils centraux de l’université de Toulouse 2 Le Mirail et de l’université de Toulouse 3 Paul Sabatier vont modifier profondément les enjeux pour l’enseignement supérieur et la recherche en Midi-Pyrénées (20 chroniques sur le SUP en région). Informations transmises par des lecteurs du blog.

    Devraient être en effet élus présidents : Jean-Michel Minovez au Mirail et Bertrand Monthubert à Paul Sabatier. Deux opposants aux conditions de mise en oeuvre de l’IDEX Université de Toulouse (UNITI). Le ton monte contre les #IDEX et le type de fusion et de gouvernance imposé par le jury international et le MESR

  • L’université de Toulouse : une université du troisième type
    http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php?post/2012/03/05/Luniversite-de-Toulouse-%3A-une-universite-du-troisieme-type

    Il s’agirait de constituer une « université » forte de 94.000 étudiants, 7.100 enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, de 5.800 personnels administratifs et techniques, qui serait deux fois plus grande que la plus grande #université publique américaine, qui figurerait entre la 100ième et la 200ième position au classement de #Shanghai. On a déjà dit ici, depuis longtemps, ce qu’il faut penser de « la fascination des palmarès internationaux » et de « la grippe de Shanghai », qui conduisent à justifier la constitution de mastodontes hétérogènes qui n’ont rien à voir avec les universités américaines auxquelles on veut se comparer. Mais là où ça se corse, c’est lorsqu’on entend distinguer à l’intérieur de cette grande Université de #Toulouse (UT) un « périmètre d’excellence » (UT*) qui fait, à strictement parler, l’objet du projet d’IDEX, et qui ne comprend que 30% des enseignants chercheurs et chercheurs, et ne concerne que 21% des étudiants. Pour être honnête, il faut dire que le principe de cette #ségrégation à l’intérieur d’une université unifiée n’est pas une idée des toulousains, mais fait partie du cahier des charges des #IDEX, complété par les indications du jury. Ce périmètre d’excellence reçoit l’essentiel de l’argent de l’IDEX, sans parler de ressources propres de l’université. Mais cela va plus loin. En fait, à l’intérieur de la future Université de Toulouse, on établirait une frontière entre le périmètre d’excellence et le reste. Il y aurait en quelque sorte « la Noblesse et le Tiers Etat ».

    #éducation

  • L’université de Toulouse : une université du troisième type
    http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php?post/2012/03/05/Luniversite-de-Toulouse-%3A-une-universite-du-troisieme-type

    Il s’agirait de constituer une « université » forte de 94.000 étudiants, 7.100 enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, de 5.800 personnels administratifs et techniques, qui serait deux fois plus grande que la plus grande #université publique américaine, qui figurerait entre la 100ième et la 200ième position au classement de #Shanghai. On a déjà dit ici, depuis longtemps, ce qu’il faut penser de « la fascination des palmarès internationaux » et de « la grippe de Shanghai », qui conduisent à justifier la constitution de mastodontes hétérogènes qui n’ont rien à voir avec les universités américaines auxquelles on veut se comparer. Mais là où ça se corse, c’est lorsqu’on entend distinguer à l’intérieur de cette grande Université de #Toulouse (UT) un « périmètre d’excellence » (UT*) qui fait, à strictement parler, l’objet du projet d’IDEX, et qui ne comprend que 30% des enseignants chercheurs et chercheurs, et ne concerne que 21% des étudiants. Pour être honnête, il faut dire que le principe de cette #ségrégation à l’intérieur d’une université unifiée n’est pas une idée des toulousains, mais fait partie du cahier des charges des #IDEX, complété par les indications du jury. Ce périmètre d’excellence reçoit l’essentiel de l’argent de l’IDEX, sans parler de ressources propres de l’université. Mais cela va plus loin. En fait, à l’intérieur de la future Université de Toulouse, on établirait une frontière entre le périmètre d’excellence et le reste. Il y aurait en quelque sorte « la Noblesse et le Tiers Etat ».

    #éducation

  • Universités du troisième type at JFM’s blog
    http://jfmela.free.fr/jfmblog/?p=245

    Voilà donc, à la faveur d’un programme d’investissements, une « réforme » assez radicale de l’organisation des universités françaises, ou plutôt de certaines d’entre elles, qui se dessine et qui échapperait au contrôle parlementaire. Toutes les idées avancées ne sont pas à rejeter, mais cette « réforme » concentre des dysfonctions technocratiques évidentes. A la lecture des projets complexes sélectionnés par le « jury international » des IDEX, on a les plus grands doutes sur la capacité d’un tel jury d’une vingtaine de membres, épisodiquement réuni, à en juger. Au-delà de l’appréciation qu’on peut porter sur les qualités scientifiques des ensembles en question, il s’agit de questions de politique universitaire qui dépassent les compétences d’un jury.

    Ces projets visent avant tout à obtenir de l’argent du « Grand Emprunt ». Ils sont rédigés un peu à l’écart des réalités par un petit nombre de gens qui parachutent des solutions techniques détaillées, avec peu de souci du débat public et du jeu de l’autonomie universitaire. Ils apparaîtront certainement comme des provocations à tous ceux qui se sont mobilisés, à tort ou à raison, contre les réformes de 2006-7, ce qui ne nous fera guère progresser.

    Ces projets suivent une logique institutionnelle très liée à la logique des IDEX. A la différence d’autres investissements d’avenir comme les LABEX, il est très difficile de dissocier le financement des IDEX de la mutation institutionnelle qu’ils entendent accompagner dans les universités. Il sera donc très difficile de se contenter de donner l’argent et de passer à la suite.

    #recherche
    #LRU
    #IDEX

  • Pres et Idex : Farces et attrapes at JFM’s blog
    http://jfmela.free.fr/jfmblog/?p=228

    C’est en évaluant les chances d’avoir de l’argent en commun que les acteurs se sont rapprochés et ont élaboré des projets collaboratifs avec, bien souvent, l’aide de cabinets de conseil en stratégie. S’intégrer dans des groupes gagnants, s’adapter aux cahiers des charges, ont tenu lieu d’orientation. Le phénomène s’est encore aggravé avec les Initiatives d’excellence (IDEX) dans le cadre des Investissements d’avenir (« Grand emprunt »). Les procédures d’évaluation mises en place ont accentué ces travers jusqu’à ce que l’affaire tourne aujourd’hui à la farce, poussant les acteurs à « péchés contre l’esprit ».
    [...]
    La politique de distribution de crédits incitatifs importants dans le cadre du « Grand Emprunt » a rendu folles les équipes dirigeantes des universités. Gagner un milliard d’euros ! L’occasion est trop belle ! Même si seuls les intérêts annuels, d’un montant de 40 millions, sont utilisables ; c’est quand même le budget d’une université moyenne. Les délais de réponse à l’appel d’offres sont courts et le cahier des charges contraignant. Les dossiers sont élaborés en tout petit comité, de façon peu démocratique. Tel président s’en excuse auprès de ses collègues mais les supplie d’accepter car, sinon, « ce sont les autres qui auront l’argent ». Pas étonnant que les résultats soient un peu une loterie, qu’il s’agisse d’IDEX, de LABEX, ou d’EQUIPEX !
    [...]
    Si vous m’avez suivi tandis que je brossais ce panorama, et si vous êtes un observateur objectif, vous ne pouvez pas ne pas être catastrophé par ce paysage de ruines intellectuelles. Je parlais plus haut de « pêché contre l’esprit » devant tant d’incohérences, d’à-peu-près et de faux-semblants. Si le pouvoir politique change de mains au printemps prochain, il faudrait y mettre bon ordre, mais comment ? Il sera bien compliqué de revenir purement et simplement sur les engagements pris au titre des initiatives d’excellence. Mais il ne sera pas interdit d’y réintroduire un peu de rigueur intellectuelle. La réflexion est ouverte.

    #universités
    #PRES
    #IDEX
    #Labex
    #Valérie_Pécresse