#idiocracy

  • «Herd Immunity» is Epidemiological Neoliberalism – The Quarantimes
    https://thequarantimes.wordpress.com/2020/03/19/herd-immunity-is-epidemiological-neoliberalism

    While most European countries are preparing for lock-downs to stop the spread of the coronavirus, a few countries are opting for a different strategy: herd immunity. Instead of testing as many people as possible and implementing measures to increase social distancing, they want to purposefully let the virus spread among people who are at low risk, so that a large part of the population becomes immune. This approach was first proposed by UK’s prime minister Boris Johnson, who refused to implement social distancing measures until a few days ago. While the UK has officially distanced itself from this strategy, the Netherlands and Sweden continue to hold on to this approach, despite harsh criticism by the WHO.

    #coronavirus #immunité_collective

    • The irony of neoliberalism is that it creates the illusion of social mobility, while reinforcing and even deepening social inequality. It assumes that if anyone can “make it” in a free market, it must be peoples’ own fault if they are poor. But this belief is not only wrong, it is also violent. Neoliberalism has resulted in the rich getting richer, and the poor suffering more from disenfranchisement, precariousness and dependency. What might seem like laissez-faire policy, is a refined and complex system of automated structural violence against the weak, which also shatters any possibilities of resistance.

      Herd immunity is epidemiological neoliberalism. Much like the unconditional belief in the free market, herd immunity relies on the assumption that an epidemic is best overcome by leaving it unregulated. But just like neoliberalism, it results in violence against the weak and the poor: elderly and disabled people, homeless people, refugees and people with severe health conditions – many of whom are likely to also have a lower socio-economic status because of the correlation between poverty and illness. These are the people, who are at the highest risk of dying from COVID-19 – especially if the healthcare system is overwhelmed and doctors have to perform triage.

    • As the rest of Europe lives under lockdown, Sweden keeps calm and carries on | The Guardian
      https://www.theguardian.com/world/2020/mar/28/as-the-rest-of-europe-lives-under-lockdown-sweden-keeps-calm-and-carrie

      While Tegnell understands that he will be blamed if Sweden ends up in a similar situation to that of Italy, he refuses to be panicked. “I wouldn’t be too surprised if it ended up about the same way for all of us, irrespective of what we’re doing,” he says. “I’m not so sure that what we’re doing is affecting the spread very much. But we will see.

      #mal_barrés

  • UK #coronavirus response: What does Britain know that Europe doesn’t? - CNN
    https://www.cnn.com/2020/03/13/uk/uk-coronavirus-response-boris-johnson-intl-gbr/index.html

    Flanked by the country’s chief scientific and medical advisers, the Prime Minister announced that his government was moving to the “delay” phase of its plan to tackle the outbreak, and warned Britons that they were facing their “worst public health crisis for a generation” and should be prepared “to lose loved ones before their time.”
    And yet, faced with such grave prospects, would the UK be taking the same stringent precautions as other affected countries? No, was the answer. At least not for now.

    The British government has repeatedly said it does not believe that banning large-scale gatherings and closing schools — like Italy, France, Germany and Spain have done — would be effective in preventing the spread of the disease.

  • Le QI régresse depuis 1995 dans les pays développés. Une étude permet d’attribuer cette baisse à des facteurs environnementaux.
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/06/11/chute-de-l-intelligence-la-piste-environnementale-relancee_5313110_1650684.h

    Le constat est désormais connu, attesté : nos enfants sont plus bêtes que nous et tout porte à croire que leurs enfants le seront plus encore.
    Les uns mettent en avant des causes dites environnementales : dérèglement du système éducatif, le recul du livre, l’omniprésence des écrans, la crise de l’Etat-providence et la souffrance des dispositifs de santé publique, ou encore l’influence des perturbateurs endocriniens sur le développement embryonnaire.
    Les autres privilégient des explications plus biologiques. Ils avancent l’existence d’un effet dit « dysgénique » (par opposition à eugénique), qui voudrait que les familles les moins intelligentes procréent davantage et fassent donc baisser le niveau.

    • Chute de l’intelligence : la piste environnementale relancée

      https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/06/11/chute-de-l-intelligence-la-piste-environnementale-relancee_5313110_1650684.h

      Le QI régresse depuis 1995 dans les pays développés. Une étude permet d’attribuer cette baisse à des facteurs environnementaux.

      Le constat est désormais connu, attesté : nos enfants sont plus bêtes que nous et tout porte à croire que leurs enfants le seront plus encore. Une série d’études conduites dans les pays développés a dressé ce triste constat. Suède, Norvège, Finlande, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Australie… les observations convergent – même si, dans le cas de la France, la faible taille de l’échantillon fait débat. Seuls les Etats-Unis semblent, pour l’heure, faire exception.

      L’origine de cette chute, en revanche, fait l’objet d’une vive controverse. Les uns mettent en avant des causes dites environnementales, terme à prendre au sens large. Selon leur spécialité, ils ­invoquent le dérèglement du système éducatif, le recul du livre, l’omniprésence des écrans, la crise de l’Etat-providence et la souffrance des dispositifs de santé publique, ou encore l’influence des perturbateurs endocriniens sur le développement embryonnaire. Les autres privilégient des explications plus biologiques. Ils avancent l’existence d’un effet dit « dysgénique » (par opposition à eugénique), qui voudrait que les familles les moins intelligentes procréent davantage et fassent donc baisser le niveau.

      Le phénomène n’est pas nouveau, disent-ils, mais il a longtemps été masqué par les gains éducatifs de toute la population. Les mêmes voient une autre cause à cette chute : l’immigration. ­Arrivés de pays pauvres, moins éduqués, les ­migrants, puis leurs enfants, lesteraient les performances moyennes. Sujet sensible, voire inflammable. En 2016 et 2017, deux articles, l’un faisant la synthèse de la littérature existante, l’autre analysant les données de treize pays, avaient successivement appuyé cette seconde thèse.

      Trente années de tests cognitifs

      Une équipe norvégienne vient, elle, de relancer la première. Dans un article publié dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaines (PNAS), lundi 11 juin, Bernt Brastberg et Ole Rogeberg affirment de façon catégorique que la baisse du quotient intellectuel présente une « origine environnementale ». Les deux économistes du centre Ragnar Frisch de l’université d’Oslo ont analysé trente années de tests cognitifs des jeunes conscrits norvégiens, de la génération née en 1962 à celle de 1991 (derniers enrôlés dans un service militaire obligatoire). Surtout, ils ont comparé l’évolution au sein même des fratries, de manière à écarter tout effet dysgénique ou migratoire. Leur constat est formel : l’évolution au sein des fratries reproduit avec une étonnante fidélité celle de l’ensemble de la population.

      Le choix de la Norvège n’est pas anecdotique. C’est là qu’en 2004, pour la première fois, a été observée ce que les spécialistes ont appelé « l’inversion de l’effet Flynn ». Portant le nom de son découvreur, le Néo-Zélandais James Flynn, cet effet voulait que, partout dans le monde, le QI suivît une courbe croissante. Les données rassemblées dans les années 1980 par le chercheur de l’université d’Otago, couvrant l’essentiel du XXe siècle dans plusieurs pays, conféraient à son constat une valeur de principe. Amélioration de la scolarisation, du niveau d’études, des conditions sanitaires, de la nature des tâches professionnelles : les causes semblaient elles aussi faire consensus.

      En 2004, pourtant, Jon Martin Sundet et ses ­collègues de l’université d’Oslo constataient une inversion de la courbe à partir de 1995. Une observation confirmée au cours des années suivantes dans une dizaine de pays développés. Autant dire qu’aujourd’hui, plus personne ne s’intéresse au fait que nos parents étaient plus intelligents que nos grands-parents. La question serait plutôt : « Demain, tous crétins ? », pour reprendre le titre d’un documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, diffusé en novembre 2017, sur Arte. Et de s’interroger sur les causes de ce qui ressemble bien à une débâcle.

      https://www.youtube.com/watch?v=WWNARPyruoQ

      Les chiffres avancés par les chercheurs norvégiens ne sont pas bien rassurants. De la génération 1962 à celle de 1975, le gain en QI a été de 0,20 point par an, en moyenne. De 1975 à 1991, la chute enregistrée atteint 0,33 point. Et les différentes études conduites depuis trois ans concluent à une accélération du phénomène. L’article publié dans PNAS n’entre pas dans le détail des causes envisagées. En revanche, elles sont bien liées aux conditions de vie extérieures et non à la nature intrinsèque des personnes testées.

      Pour s’en convaincre, l’équipe s’est focalisée sur les familles d’au moins deux garçons – soit quelque 237 000 individus – et a comparé deux jeux de données. Le premier observe l’évolution du QI moyen des aînés. « Il reflète donc les différences entre les familles – les gènes des parents, les conditions sociales, le style éducatif – et les évolutions environnementales susceptibles d’affecter les ­enfants », précise Ole Rogeberg. La deuxième ­série de données compare les performances ­entre les frères. « Cette fois, toute différence ­traduit un effet strictement environnemental puisque les parents sont identiques, poursuit le chercheur norvégien. On exclut même ce qui perdure dans les familles, par exemple une éducation autoritaire ou un climat chaotique. »

      Comparaison

      La comparaison a ensuite rendu son verdict. Pendant la phase croissante, l’indice « intrafamilial » a augmenté de 0,18 point par an (contre 0,20 pour l’ensemble). A l’inverse, à partir de la génération 1975, le retournement de l’effet Flynn a provoqué une baisse de 0,34 point par an à ­l’intérieur des familles (contre 0,33 pour l’ensemble). On le comprend : une telle proximité ne laisse guère de place aux tenants des explications dysgéniques ou migratoires.

      Figure de proue de ces derniers, l’anthropologue britannique Ed Dutton (université d’Oulu, Finlande) rejette ces conclusions. Pour lui, l’étude est entachée d’erreurs méthodiques. A commencer par la sélection de foyers d’au moins deux garçons. « C’est stupide, tranche-t-il. Ça revient à surreprésenter les familles modestes, surtout à mesure que les années passent. » L’équipe norvégienne balaie l’objection : elle a en effet vérifié que, dans son échantillon, les parents présentaient en moyenne les mêmes ­revenus et le même niveau éducatif que la population en ­général. Autre critique de Dutton : « Pour observer un effet migratoire, la Norvège n’est aucunement représentative, c’est évident. »

      Son collègue Michael Woodley, de l’Université libre de Bruxelles, lui aussi tenant de la thèse dysgénique, juge au contraire l’étude « bien ­conduite et approfondie ». Il estime toutefois que « les auteurs ont eu tort de généraliser leurs résultats aux autres pays ». Dans un article publié en 2017, le chercheur a examiné 66 études ­conduites dans 13 pays. Il conclut d’une part que la chute du QI s’accélère, d’autre part que, selon les pays, l’ampleur du déclin « croît avec la proportion d’immigrés ».

      Ole Rogeberg appuie la première observation. Pas la seconde. « L’influence directe du score des immigrés sur la moyenne est écartée par notre étude », assure-t-il : la baisse de QI est visible au sein même des fratries norvégiennes. En revanche, « l’effet indirect, qui voudrait que la présence d’immigrés ait une influence sur les performances des autres – par exemple en réduisant la qualité de l’éducation –, même s’il me laisse sceptique, nous ne pouvons pas formellement l’écarter. » Longue vie à la controverse !

    • On l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

      Demain, tous crétins ? Une revue de presse sur seenthis :

      Perturbateurs endocriniens : une menace pour notre QI
      Barbara Demeneix, Le Journal du CNRS, le 6 octobre 2016
      https://seenthis.net/messages/531055

      Tous pris pour des crétins devant Arte
      Martin Clavey, Sound of Science, le 11 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647278

      Le quotient intellectuel baisse année après année
      Soulas, Urtikan, le 14 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647278

      Notre QI est-il vraiment en train de baisser ?
      Pauline Moullot, Libération, le 22 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/647278

      Une alerte sans précédent pour la planète
      Philippe Testard-Vaillant, Le Journal du CNRS, le 22 novembre 2017
      https://seenthis.net/messages/646679

      QI des Européens ; Demain, tous crédules ?
      Christophe de la Roche Saint André
      https://seenthis.net/messages/647278

      Demain, tous crétins ? Ou pas…
      Franck Ramus et Ghislaine Labouret, Cerveau et Psycho, le 15 mai 2018
      https://seenthis.net/messages/701497

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      #perturbateurs_endocriniens #pollution #documentaire #santé #QI #Intelligence #hormones

    • Le genre d’étude qui doit faire les choux gras des transhumanistes. Et quelques questions :
      – le #quotient_intellectuel comme seule mesure de l’intelligence, vraiment ?
      "Pour lui, l’étude est entachée d’erreurs méthodiques. A commencer par la sélection de foyers d’au moins deux garçons." Ah ? Les foyers avec deux filles ou cinq, ça ne marche pas pour mesurer l’intelligence ?
      "Il conclut d’une part que la chute du QI s’accélère, d’autre part que, selon les pays, l’ampleur du déclin « croît avec la proportion d’immigrés »." Ça ne démontrerait pas que cette autre étude pose quelques problèmes de méthode ?

    • Je suis certaine que la pollution a une grande influence. Pendant mes études, je vivais à Paris et rentrait en avion au bled pour les vacances. La transition entre les deux était violente, surtout au niveau de la qualité de l’air. J’avais des migraines terribles et handicapantes, le temps de me réhabituer à l’air de la capitale et la surstimulation permanente de la vie parisienne nuisait manifestement à mes capacités de concentration, d’apprentissage, de réflexion. C’était flagrant.
      L’arrivée en cambrousse me faisait dormir 24h d’affilée. Le rythme de vie était remarquablement plus calme et le temps de me remettre, je voyais bien que je carburais plus et mieux.

      Le QI, c’est de la merde, on est bien d’accord, mais l’état de santé général, les aptitudes et performances sont des choses mesurables et sensibles. Je ne pense pas que les gens deviennent plus cons (le type de compétences et d’aptitudes mesurées par le test ont tendance à changer socialement dans le temps et par génération, ce sont des choses à prendre en compte).
      Par contre les conditions de vie de milieu urbain (gros temps de transport, grosses fatigues, surmenage, bruit permanent, etc.) ont tendance à diminuer les capacités cognitives. Mais je pense que c’est un phénomène aussi social (de moins bonnes conditions de vies, plus de stress, des nutriments et des logements de moins bonne qualité…).

  • Donald Trump est le visage de notre idiotie collective
    http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/donald-trump-est-le-visage-de-notre-idiotie-collective

    Les idiots prennent le pouvoir dans les derniers jours d’une civilisation qui s’effondre. Les généraux idiots mènent des guerres sans fin, vouées à l’échec, qui mènent la nation à la faillite. Les économistes idiots appellent à réduire les impôts pour les riches et à supprimer les aides sociales pour les pauvres, et se projettent dans une croissance économique fondée sur un mythe. Les industriels idiots empoisonnent l’eau, le sol et l’air, détruisent les emplois et réduisent les salaires. Les banquiers idiots misent sur des bulles financières auto-créées, et infligent des dettes qui paralysent les citoyens. Les journalistes et les intellectuels idiots prétendent que le despotisme est la démocratie. Les agents de renseignements idiots orchestrent le renversement de gouvernements étrangers pour y créer des enclaves sans foi ni loi qui créeront des fanatiques enragés. Les professeurs, les « experts » et les « spécialistes » idiots s’affairent dans un jargon incompréhensible et des théories ésotériques qui soutiennent la politique des dirigeants. Les artistes et les producteurs idiots créent d’épouvantables spectacles sexuels, horrifiques et fantastiques.

    Certaines étapes bien connues aboutissent à l’extinction. Nous sommes en train d’en cocher toute la liste.

    Les idiots ne connaissent qu’un seul mot – « plus ». Ils ne s’encombrent pas du bon sens. Ils amassent des richesses et des ressources jusqu’à ce que les travailleurs ne puissent plus gagner leur vie et que les infrastructures s’effondrent. Ils vivent dans des environnements privilégiés, où ils mangent du gâteau au chocolat en donnant l’ordre d’envoyer des missiles. Ils considèrent l’État comme un prolongement de leur vanité. Les dynasties romaine, maya, française, Habsburg, ottomane, Romanov, Wilhelmine, Pahlavi et soviétique se sont effondrées à cause des caprices et des obsessions de ces idiots au pouvoir.

    Donald Trump est le visage de notre idiotie collective. Ce qui se cache derrière le masque de notre civilisation et de sa rationalité déclarée – un mégalomane bafouillant, narcissique, assoiffé de sang. Il utilise l’armée et la flotte contre les damnés de la terre, il ignore joyeusement la misère humaine catastrophique causée par le réchauffement climatique, il pille au nom de l’oligarchie mondiale, puis le soir, il s’assoit devant sa télévision, la bouche ouverte, avant d’ouvrir son « joli » compte Twitter. C’est notre version de l’empereur romain Néron, qui avait alloué de vastes dépenses de l’État pour obtenir des pouvoirs magiques, de l’empereur chinois Qin Shi Huang, qui avait financé de multiples expéditions sur l’île mythique des immortels pour en ramener la potion qui lui aurait donné la vie éternelle, ou encore d’une royauté russe en décomposition, assise autour d’un jeu de tarot et d’une séance de spiritisme pendant que leur nation était décimée par la guerre et que la révolution grondait dans la rue.

  • The West is the Best | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/47/47578/2.html

    Indem die deutschen Eliten sich für die USA entschieden haben, partizipieren sie an einem Konflikt, der von den USA selbst geschaffen wurde. Dieser Konflikt resultiert aus dem falschen Selbstverständnis, dass die USA sich als „Sieger“ des Kalten Krieges betrachten. Die deutschen Eliten unterstützen die Vereinigten Staaten dabei, eine im Kalten Krieg entstandene Wirtschafts- und Gesellschaftsphilosophie allen anderen Ländern quasi durch Zwang aufzuerlegen.

    Würde Deutschland als Führungsmacht der EU Washington seine Gefolgschaft verweigern, so wären die USA gezwungen, mit den BRICS-Staaten in einen offenen Dialog über das Zivilisationsmodell des 21. Jahrhundert einzutreten. Ein derart reflektierter Umgang mit den Grundfragen der menschlichen Zivilisation wäre vermutlich für alle von Vorteil. Sicherlich würde die rein liberale Lehre von der segensreichen Funktion des freien Marktes dabei ein paar Federn lassen müssen.
    ...
    Dennoch haben sich die deutschen Eliten für die USA entschieden und so erst das riskante Vabanquespiel Washingtons möglich gemacht. Dabei zeigt bereits die Flüchtlingskrise, dass die Folgen dieser Politik vor allem Europa und kaum die USA betreffen. Im Falle eines Krieges der USA mit Russland wäre Europa sogar das Schlachtfeld. Doch dies führt uns direkt zu der zweiten Frage, die wir eingangs bereits stellten.
    ...
    haben die deutschen Eliten sich wirklich ein zweites Mal für die USA entschieden? Und wenn ja, um was für eine Wahl handelt es sich dabei eigentlich? Daran schließt sich die Frage an, warum die deutschen Eliten mehrheitlich diese Entscheidung getroffen haben?

    Warum haben die deutschen Eliten sich für die USA entschieden?

    Heute ist die Souveränität Deutschlands sogar in mancher Hinsicht noch schwächer entwickelt als in der Amtszeit Willy Brandts und Helmut Schmidts, die beide als Kanzler zumindest noch souverän genug waren, um eigenständige außenpolitische Initiativen anzustoßen. Gegenwärtig ist die Staatlichkeit Deutschlands sogar so geschwächt, dass die Bundesregierung ihre Grenzen nicht kontrollieren kann und selbst etliche Gesetzestexte ohne die Hilfe US-amerikanischer Anwaltskanzleien kaum noch abgefasst werden können.

    Die Einschränkung der deutschen Souveränität führt dazu, dass in Deutschland die Eliten heute ganz anders rekrutiert werden, als dies in einem souveränen nationalstaatlich verfassten Land normalerwiese der Fall ist. Verfügt nämlich ein Land über seine volle Souveränität, so hat es ein Interesse daran, dass es von Menschen regiert und verwaltet wird, die diese Souveränität schützen und dementsprechend über strategisches Denkvermögen verfügen. Ist ein Land dagegen nicht vollständig souverän und lediglich ein Anhängsel einer größeren geopolitischen Ordnung, so sind Bürger mit strategischem Denkvermögen eher störend.

    Länder, die von einem anderen größeren Staat dominiert und teilweise sogar von diesem mit verwaltet werden, bringen deshalb einen anderen Typus von Elite hervor. Nämlich eine Elite, die vor allem ein gläubiges und affirmatives Verhältnis zur bestehenden Ordnung hat. Der Analytiker mit strategischem Denkvermögen, der befähigt ist, das Gegebene geistig zu überschreiten, ist dagegen eher störend und muss dementsprechend im Rekrutierungsprozess der Elite herausgefiltert werden.

    In Diskussionen zwischen Vertretern der deutschen und russischen Elite kann man die Folgen, die diese veränderte Eliteauslese nach sich zieht, immer wieder beobachten. Die Vertreter der deutschen Elite sind ihren russischen Kollegen in der Regel im strategischen Denken deutlich unterlegen. Immer wieder passiert es - etwa in den Diskussionen im Rahmen des Petersburger Dialogs -, dass ein deutscher Teilnehmer nicht weiß, was beispielsweise eine „Farbenrevolution“ ist. Auch mit den Grundkategorien geopolitischen Denkens ist man auf deutscher Seite leider nur selten vertraut und häufig wird ein verkürztes Bild der jüngeren Geschichte vertreten. Mehrmals ist es bei deutsch-russischen Diskussionsrunden auch schon vorgekommen, dass deutsche Teilnehmer Sprachregelungen aus der Presse mit Analysen verwechselten und diese vollkommen unkritisch in gutem Glauben zitierten.

    Die nationalistisch Verbohrten und die völkisch Verblödeten
    http://www.heise.de/tp/artikel/47/47623/1.html

    Viele Europäer, möglicherweise sogar Mehrheiten, sind heute überzeugt, dass die große Zahl der Flüchtlinge aus dem Nahen Osten eine Belastung darstellt. Deshalb ist es hilfreich, sich die Größenordnungen vor Augen zu führen. Europas Bevölkerung schrumpft seit Jahrzehnten und wird das weiter tun. Der demografische Wandel ist unaufhaltsam. Europa braucht dringend junge Leute.

    Einige Völker Europas werden in wenigen Generationen fast ausgestorben sein, wenn sie nichts dagegen unternehmen. Am dramatischsten ist das in Osteuropa, wo man sich am fanatischsten gegen jede Zuwanderung sträubt, obwohl man sie am dringendsten braucht: in Ungarn, Polen, Rumänien, Bulgarien, Estland, Lettland, Litauen, Slowenien, Tschechien.Die zehn am bedrohlichsten schrumpfenden Nationen der Welt liegen ausnahmslos in Ost- und Südosteuropa. Bis 2050 wird allein Polens Bevölkerung um 5,7 Millionen Menschen zurückgegangen sein, die Rumäniens um 4,3 Millionen und die Bulgariens um 2,8 Millionen.

    Der am schnellsten alternde Kontinent der Erde hat die einmalige Chance, langfristig sein demografisches Schicksal ein wenig zum Besseren zu wenden, indem er Flüchtlinge aufnimmt. Es wäre angesichts der immensen Schrumpfung auch nicht viel mehr als ein Tropfen auf den heißen Stein, aber wenigstens ein Tropfen.

    #idiocracy #démographie

  • Aux États-Unis, les vaches sont nourries aux bonbons | Réseau International
    http://reseauinternational.net/aux-etats-unis-les-vaches-nourries-aux-bonbons
    Nan, je le crois pas ! Alors bientôt des problèmes d’obésité chez les bovins ?

    Selon John Waller, professeur en nutrition animale de l’Université du Tennessee ce mode d’alimentation ne serait pas dangereux pour le bétail qui est capable de digérer une large variété de nourriture grâce aux bactéries contenues dans leur panse.

    Néanmoins, la composition des bonbons (sucre, colorants et arômes artificiels, stabilisants chimiques…) peut laisser perplexe quant aux éléments susceptibles de se retrouver dans le produit final, qu’il s’agisse de la viande ou du lait.

    Plus inquiétant encore, certains bonbons seraient donnés aux vaches dans leur emballage. Enlever les matières plastiques étant peut-être considéré comme une perte de temps lorsque l’on connaît l’efficacité du système digestif des ruminants.

    Mike Yoder, éleveur de vaches laitières dans le Vermont a également adopté ce type d’alimentation pour ses bovins. “Dans l’élevage, il est parfois une question de centime, ou de demi-centime. S’il est possible d’économiser une pièce, vous le faites.” a-t-il confié à la CNN.

    #it_has_begun #facepalm

  • Quand Petite Poucette écrit (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/06/19062013Article635072261688668540.aspx

    L’étude confirme combien l’écrit occupe une place centrale dans la vie quotidienne des adolescents. SMS, messageries instantanées, réseaux sociaux en sont les principaux vecteurs, mais il emprunte d’autres modalités : lettres, créations narratives, écrits fonctionnels du quotidien, citations ou poèmes recopiés, réflexions et notes personnelles via journal intime ou sur supports variés, y compris scolaires comme les cahiers et classeurs… […] Cette importance de la communication influe sur les manières d’écrire et produit de nouvelles conventions […] Sans doute, l’école aurait-elle tout intérêt à prendre conscience de cette appétence des adolescents pour l’écriture, y compris dans sa dimension fondamentalement relationnelle : à multiplier et diversifier les situations de production de textes, à leur donner un vrai destinataire, autrement dit à mettre en place des dispositifs d’écriture autres que le sempiternel « devoir » sur « copie »…

    […]

    L’étude montre encore combien les adolescents ont développé une forte adaptabilité, acquis une capacité à utiliser différentes variantes de la langue […] Les auteurs font d’ailleurs remarquer que le langage SMS lui-même est plus complexe qu’on ne le pense et obéit à des règles, « auxquelles on ne déroge pas impunément, sans risque de sanction sociale […]. Toutes ces constations donnent à penser qu’il une y a bien là une forte conscience des situations énonciatives et des codes linguistiques, une forme d’intelligence et de maîtrise de la langue plus subtile qu’on ne le croit. […]

    L’étude souligne enfin combien les adolescents, bien qu’ils ne soient pas brillants (ou peut-être parce qu’ils ne se le sont pas ?), ne font guère preuve de laxisme en matière d’orthographe. […] Les auteurs montrent en particulier combien les ados se révèlent « très conformistes lorsque l’on parle d’orthographe » […]

    Des aspirations à une vraie maitrise de la langue apparaissent aussi : les adolescents s’inventent des codes stricts, adhèrent fondamentalement aux normes scolaires, évoluent peu à peu dans leurs pratiques pour coller davantage à celles-ci. Il apparait dès lors que les pratiques d’écriture numérique de Petite Poucette ont développé chez elle une qualité essentielle : l’éducabilité.

    #éducation #TICE #écriture #langage #sms

    • 60 ados pour l’étude... Et venant d’où ?

      Dès qu’on émet des critiques sur tel fait de société qui ferait que des gens ou des choses sont moins biens qu’avant, on est « contre la modernité ». Rien que l’intro ne donne pas trop envie de lire la suite...

      ’fin bon, ce n’est pas ce que constatent mes parents profs en collège, et même pas dans des matières où on doit écrire long et compliqué : même en maths, les gosses arrivent de moins en moins à exprimer une idée logique, et sans fautes, et lisiblement. Et pourtant mon père est loin d’être un vieux con, il a toujours été l’un des premiers à utiliser l’ordi, internet, et toutes sortes de choses comme ça. Mais le constat est là, entre il y a 20 ans et aujourdhui...

    • Cher @rastapopoulos, une petite réponse sur le fond (après avoir rappelé qu’évidemment les articles que je seen ne représentent pas forcément le fond de ma pensée, et que même, en général, ce sont plutôt des petits cailloux posés pour tenter de baliser un chemin là où je n’ai pas encore vraiment pensé).

      Ceci étant dit, pour ce qui est des études, c’est évidemment toujours compliqué d’en évaluer la validité qu’il s’agisse de pédagogie, d’ondes électro-magnétiques ou de finance internationale. Néanmoins, il est vrai que la question « Et venant d’où ? » que tu poses est pertinente, la “Mélanie”, citée dans l’article, me paraît assez atypique. La question est d’autant plus pertinente que les capacités d’une élite formée (pas nécessairement à l’école) à articuler la complexité du monde peut cacher la désespérance du plus grand nombre aux habiletés trop lacunaires ou trop incertaines.

      Concrètement, je suis plutôt d’avis, comme tes parents, que « le niveau baisse ». Je le ressens plutôt intuitivement, sans parvenir à le penser vraiment.
      Néanmoins, je m’interroge sur ce fort ressenti qui est mien :
      – C’est peut-être une déformation professionnelle et/ou je suis peut-être en train de devenir un vieux con :)
      – Les études qui tendent à étayer ce fait sont contestables au même titre que cette étude-ci. Même une des études les plus "scientifiques" #PISA reste contestable. En outre, ses résultats sont souvent plus nuancés que les analyses lapidaires qui en sont faites dans la presse. Par exemple, le niveau de toutes les catégories d’élèves ne baissent pas uniformément. Donc, comment fonder scientifiquement que « le niveau baisse » ? [NB : En outre, il me semble que la baisse du niveau observée par PISA suit la mise en place des réformes antipédagos (De Robien, 2005).]
      – On aurait retrouvé, en Mésopotamie, des tablettes d’argile d’il y a 5000 ans qui disent que « le niveau baisse ». Donc, à moins de penser qu’on est en #Idiocracy depuis très longtemps, ce doit être plus compliqué que ça : il ne doit pas baisser partout (socialement, géographiquement), pour tout (domaines d’activités), tout le temps. Donc, même en supposant qu’on ait raison de dire que « le niveau baisse », il reste nécessaire malgré tout d’éclairer ce propos. Certains éléments de cette étude peuvent y participer.
      – De quoi l’antienne « le niveau baisse » est-il le nom ? Le poids démographique et sociologique du vieillissement de la population n’a pas de conséquences que dans les urnes. En 1968, les babyboomers pensaient qu’il fallait tout faire péter, que les écoles étaient des prisons inutiles, et que ceux qui n’avaient pas 20 ans étaient des vieux cons qui ne comprenaient rien. En 2018, les babyboomers pensent que tout part à vau-l’eau, que l’École n’est plus respectée, que ceux qui ont 20 ans ne savent rien. Au-delà de ce résumé caricatural, il me semble que certaines analyses ou visions reposent sur l’a priori qu’il n’y a plus rien à attendre de la jeunesse.
      Outre, sa dimension démographique, « le niveau baisse » a peut-être aussi une dimension sociale et politique.
      Sociale : peut-être est-il (inconsciemment ?) plus confortable d’accuser la #Génération_Y (ou Z ?) d’incompétences, plutôt que d’affronter le fait que les générations au pouvoir pratiquent socialement la politique de la terre brûlée (http://twitter.com/bwshevek/status/363746477039828993). Une sorte de prophétie autoréalisatrice.
      Cf. http://seenthis.net/messages/151162#message153806

      Ce type de raisonnement manque cruellement d’espérance pour la jeunesse française qui aurait surement besoin de plus d’exigence pour avoir envie de réussir.

      Politique, et là on rejoint certaines analyses de l’#agisme, où la construction sociale de « l’incompétence de la jeunesse » est le discours d’une oppression politique.
      Cf. http://seenthis.net/messages/163087

      En définissant les enfants par le manque et l’absence (de compétence des adultes), le discours sur l’innocence finit par rendre les enfants effectivement incapables, et sape l’exigence affirmée d’égalité des droits.

      – La question des #NTIC. Entre adultes technologiquement consentants, nous arrivons à produire des analyses nuancées de notre rapport ambigu et de l’apport ambivalent du numérique (cf. http://seenthis.net/messages/126477). Mais lorsqu’il s’agit des enfants, il semble acquis (cf. #TICE) que le niveau des #digital_native baisse : les jeunes d’aujourd’hui ne lisent plus et ne savent plus écrire. Il n’y a plus d’ambivalence. D’où l’intérêt peut-être de se confronter à des analyses qui réintroduise de la nuance.
      – Un chemin pédagogique doit être pragmatique : il ne peut être celui du déni (de ce que sont les conditions de l’apprentissage, des réalités socio-culturelles, de ses résultats et de son efficacité réelle, de ses empêchements, échecs ou impasses), il ne peut être celui de la déploration (« le niveau baisse », la nostalgie d’un passé réinventé). Une telle étude, avec ses limites, peut aussi peut-être éclairer le pédagogue sur les compétences et les représentations présentes (intelligence des différents niveaux de langues, compréhension de la nécessité de normes, et surtout goût de la production d’écrits autre que scolaire) qui pourraient éventuellement fondée une pratique professionnelle à (re)construire.

  • Nestlé Adds Premium Brand in Still Water Arena - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2013/06/10/business/media/nestle-adds-a-premium-brand-in-still-water-category.html?nl=todaysheadlines

    DRINKING tap water is essentially free, but even during the economic downturn, consumers have sprung for bottled water, with sales in the United States increasing 6.7 percent in 2012, to $11.8 billion, according to the International Bottled Water Association. Americans on average drank 30.8 gallons of bottled water, 5.3 percent more than in 2011.

    #eau #nestlé

  • Bienvenue dans le #débilestream | c’est exactement ça : on vit dans #Idiocracy !
    http://www.technikart.com/6476-bienvenue-dans-le-debilestream

    Des chorégraphies chevalines de Psy au succès de Nabilla ou aux Atl Twins, l’époque a basculé la tête la première dans le débilestream. Auteur de « Pharmacologie du Front national » ou « De la misère symbolique », le philosophe Bernard Stiegler en décrypte les enjeux.

    • Les consommateurs ne sont plus heureux de consommer, ils ne le font plus que par pure addiction. Les gens finissent par se mépriser eux-mêmes. Quand on achète une 4x4 à 40 000 € plutôt que d’investir dans l’éducation de ses enfants, on en vient à détester ses gosses et vos gosses vous détestent. Tout ça s’inscrit également dans un contexte où l’expérience subjective a été progressivement remplacée par l’appareillage technique. Cette prolétarisation intellectuelle affecte désormais jusqu’à nos dirigeants – Hollande, Greenspan – qui ne comprennent plus rien au système.

    • Je trouve que ça ressemble à un discours, dans une forme un peu plus léchée, de « vieux con ». Bref, un « philosophe » qui au final ne « décrypte » pas grand chose mais nous dit simplement ce que certains aiment entendre, à savoir que les gens ont parfois des goûts douteux et que les nôtres sont bien mieux (ceci dit j’ai déjà dansé sur du Psy, on a vu pire comme production musicale :) ).

    • Non, justement. Tu peux te dire : il en faut pour tout les goûts, ne nous érigeons pas en défenseurs d’une culture élitiste, etc. Je connais le discours. Maintenant, le problème, c’est le quasi monopole de ce genre de productions dont le fond de commerce est de se vautrer toujours plus profond dans la débilité, mais pas seulement : c’est sexiste, souvent raciste et cela flatte réellement les plus bas instincts. Et il n’y a plus de place pour ceux qui n’aiment pas ce genre de choses. Dès que tu vas sur la télé mainstream (et aussi pas mal sur la radio), à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, tu tombes immanquablement sur un festival de beauferie brute sous couvert de faire « populaire » ou « impertinent ».
      Depuis quand c’est impertinent de servir la soupe à l’idéologie dominante ? De se foutre de la gueule des moches, des gros, des basanés, des blondes à gros nichons, des prolos, beaucoup des prolos ?
      C’est réac et c’est totalement dans l’air du temps et tout ce qui tente de s’extraire de cette fange abrutissante est impitoyablement sorti des grilles sous prétexte de petite audience.

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

    • Ceci dit, la danse des canards, il est beau le bidet, et ça plane pour moi, c’était pas des monuments d’embourgeoisement (enrichissement, pardon, moi aussi je fais dans le lapsus de classe) intellectuelle.
      Est-il plus ou moins difficile aujourd’hui qu’hier de s’extraire de la production mainstream, complètement cadenassée par les transnationales d’aujourd’hui, qui existaient pour la plupart déjà hier ?
      Sans prétendre à la clairvoyance, je suis plus au fait des débats depuis... 2005. Je lisais pourtant déjà le Diplo dans les années 90, mais à l’époque, j’étais pleinement convaincu que le PS pouvait/avait changé le cours des choses, relativement à Maastricht par exemple. Je croyais vraiment que l’Europe était une opportunité, plutôt qu’un carcan... Et on était nombreux il me semble.
      Donc, oui, réflexion de vieux con. Mais avec tout de même cette remarque selon quoi nos « élites » sont finalement friandes de cette bêtise ambiante, que plus aucun cadre intellectuel de haut niveau ne vient les soutenir dans leur travail.

    • Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Mais est-ce que ça n’a pas toujours été le cas depuis que les médias existent ? Certes la forme des bêtises proposées a changé mais le fond ? Les revues et émissions intellectuelles et intelligentes ont toujours été marginales. Il faut se rappeler que dans le premier tiers du 20ème siècle, avant la télé, les gens allaient se divertir dans des « zoos humains » et la lecture d’un seul numéro du petit journal (l’original, pas l’émission), l’un des quotidiens les plus vendus à l’époque, donnerait la gerbe à n’importe qui ici. C’est pour ça que je parle de discours de « vieux con », on voudrait nous faire croire que « c’était mieux avant » et pourtant j’ai bien du mal à en être convaincu. Bref, c’est de la « philosophie » facile, pour en revenir à Stiegler (faut dire que j’ai du mal avec lui aussi :) ). Ce qui ne veut pas dire que j’approuve le contenu des « Anges de la téléréalité » et autres âneries du genre...

    • Sous prétexte que toute culture est acceptable nous avons tout accepté, sans en mesurer les effets. Le discours actuel à tendance à lisser les pratiques culturelles, à dire qu’elles s’équivalent. La valorisation intellectuelle de la culture populaire rejoint le marketing des industries culturelles : tout désormais est culture ! Il me semble que la question du niveau culturel est devenu un tabou. Pourtant, tous les livres, tous les films, toutes les émissions ne s’équivalent pas. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/09/10/du-niveau-culturel Mais nous restons toujours démuni à défendre une culture élitiste, surtout qu’on n’en connaît pas les bornes (l’élitisme des uns n’est pas celui des autres). Reste à savoir comment armer le constat, pour parvenir à le dépasser...

    • @BigGrizzly @petit_ecran_de_fumee Non, il n’y a pas confusion (ni lapsus) entre « paupérisation » et « #prolétarisation » dans la philosophie de Bernard Stiegler. Je vous invite à lire la définition qu’il en donne :
      http://www.arsindustrialis.org/vocabulaire-ars-industrialis/prol%C3%A9tarisation

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Je plussoie abondamment !

      Sinon, #Finkielkraut vient de faire une bonne émission sur certaines des questions de ce débat, « L’esprit Canal » :
      http://www.franceculture.fr/emission-repliques-l-esprit-canal-2013-05-25 #ironie #dérision

      Enfin, il est certainement juste de dire que #Stiegler est rarement très bon dans son entreprise de vulgarisation de sa philosophie. Et il est évident que cet article n’y aide pas. Pourtant il est à mon avis l’un des intellectuels français le plus éclairé et le plus intéressant que l’on peut entendre aujourd’hui.

    • Ah oui, effectivement c’est passionnant, comme quoi les abus de langages nous désorientent et nous fourvoient...

      La prolétarisation est, d’une manière générale, ce qui consiste à priver un sujet (producteur, consommateur, concepteur) de ses savoirs (savoir-faire, savoir-vivre, savoir concevoir et théoriser).

      Rappelons tout d’abord que Marx ne dit pas que le prolétariat est la classe ouvrière : il dit que la classe ouvrière est la première classe à être touchée par la prolétarisation. Les prolétaires n’ont pas disparu : la prolétarisation, c’est à dire la perte des savoirs, a au contraire envahi « toutes les couches de la société ».

    • Hé mais c’est super-mauvais, ça ! Ça n’a carrément ni queue ni tête, il n’y a pas un paragraphe qui ait un rapport logique avec le précédent. À ce point de portnawak, c’est réjouissant.

    • Du coup, j’ai lu l’article de Sanger : c’est archi-mauvais aussi.

      Larry Sanger Blog » Is there a new geek anti-intellectualism ?
      http://larrysanger.org/2011/06/is-there-a-new-geek-anti-intellectualism

      Let’s just put it this way. If, in the next five years, some prominent person comes out with a book or high-profile essay openly attacking education or expertise or individual knowledge as such, because the Internet makes such things outmoded, and if it receives a positive reception not just from writers at CNET and Wired and the usual suspects in the blogosphere, but also serious, thoughtful consideration from Establishment sources like The New York Review of Books or Time, I’ll say that geek anti-intellectualism is in full flower.

      Ah mais l’exemple est drôlement bien choisi. C’est juste oublier que, depuis des mois, le livre (hors-fiction) le plus vendu aux États-Unis, c’est :
      http://seenthis.net/messages/24914

      HEAVEN IS FOR REAL, by Todd Burpo with Lynn Vincent. (Thomas Nelson.) A father recounts his 3-year-old son’s encounter with Jesus and the angels during an appendectomy.

      La seconde meilleure vente de la catégorie :
      The Original Argument : The Federalists’ Case for the Constitution, Adapted for the 21st Century , par Glenn Beck.
      http://www.amazon.com/Original-Argument-Federalists-Constitution-Adapted/dp/1451650612

      Adapting a selection of these essential essays—pseudonymously authored by the now well-documented triumvirate of Alexander Hamilton, James Madison, and John Jay—for a contemporary audience, Glenn Beck has had them reworked into “modern” English so as to be thoroughly accessible to anyone seeking a better understanding of the Founding Fathers’ intent and meaning when laying the groundwork of our government.

      Alors après, les théories sur l’anti-intellectualisme des « geeks », hein...

    • Puis il y a quand même une marge, que dis-je, un fossé, entre être anti-intellectuel et remettre en question le savoir, la démarche académique.

      Nous serions plutôt dans une néo Querelle des Anciens et des Modernes.

    • Surtout :
      – d’un côté, tu as un environnement d’anti-intellectualisme incarné par les médias façon Fox, les policitiens façon Bush, des intégristes chrétiens... qui ont un poids politique réel et qui influent directement dans les budgets publics ;
      – de l’autre, tu as une sous-culture « geek » qui milite pour importer des méthodes de la communauté scientifique en dehors des champs purement scientifiques (médias, culture, démocratie...).

      Et là je lis des articles qui attribuent la montée de l’anti-intellectualisme aux... geeks. Avec pour conclusion l’idée qu’un jour, un pamphlet anti-intellectuel sera glorifié, oubliant que les deux livres hors-fictions les plus vendus aux États-Unis ne ressortent pas du tout de la culture « geek », mais bien de la première catégorie :
      – « Je parle avec Djizousse au travers de mon appendice »,
      – et « La pensée des Pères fondateurs, simplifiée pour les spectateurs de Fox ».

    • j’ai l’impression qu’ @owni a un moteur de recherche sur ses thématiques, et tire sur tout ce qui bouge … parfois c’est réussi, parfois ça fait remplissage