• Les îles Salomon, sur la ligne de front entre la Chine et les États-Unis
    https://www.geo.fr/geopolitique/les-iles-salomon-sur-la-ligne-de-front-entre-la-chine-et-les-etats-unis-209057

    La Chine a indiqué mardi [19 avril] avoir signé un vaste accord de sécurité avec les #Îles_Salomon, suscitant l’inquiétude de ses alliés occidentaux qui redoutent une ouverture à la présence militaire chinoise dans le Pacifique Sud.

    [...] [David Panuelo, président des États fédérés de Micronésie] s’inquiète de voir le Pacifique devenir un « dommage collatéral » dans un conflit potentiel entre les États-Unis et la Chine, affirmant que la région pourrait se transformer en « terrain de jeu pour des enfants qui jouent aux adultes ».

    Il déplore le schisme régional, entre les nations se rangeant derrière Pékin et celles se rapprochant de Washington, avant de s’interroger : « Ne serait-il pas formidable qu’ils se rendent compte que les problèmes de notre époque, comme le changement climatique, exigent qu’ils travaillent tous de concert et non les uns contre les autres ? »

  • Côtelettes d’agneau à la #Menthe
    https://www.cuisine-libre.org/cotelettes-d-agneau-a-la-menthe

    Pelez et écrasez la gousse d’ail. Mettez-la dans un plat creux avec l’huile, la moitié de la menthe et mélangez bien. Posez les côtelettes dans ce mélange et retournez-les plusieurs fois pour bien les enrober. Couvrez et laissez mariner au moins 1 h au réfrigérateur. Préchauffez le gril du four. Égouttez les côtelettes et placez-les côte à côte sur la grille chaude. Faites-les cuire 2 à 3 min de chaque côté selon leur épaisseur, jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes. Salez et poivrez. Servez… #Agneau, Menthe, #Îles_Britanniques / #Sans œuf, #Sans gluten, #Grill

  • Pushback - an animation

    ’Pushback’ is an animation illustrating the experience of refugees crossing the Aegean, from Turkey to Greek islands, and their forced return to sea.
    Sound is ’The lament of the Syrian refugee’, sung by an unknown young Syrian, immediately after his arrival on the shores of Lesvos (posted in 2016 by Kostas Poutachidis: https://youtu.be/4-0rGkx1OWI

    ).

    https://www.youtube.com/watch?v=s728sYv6hjM


    #push-backs #refoulements #film_d'animation #vidéo #film #mer_Egée #frontières #asile #migrations #réfugiés #Grèce #Turquie #îles

  • #Grèce : la nouvelle politique d’asile aggrave l’errance des migrants

    Depuis le mois d’octobre, la Grèce n’accepte plus que les demandes d’asile déposées sur les #îles de la mer Égée. Conséquence : de nombreux migrants sur le continent - arrivés via la #frontière_terrestre turque - se retrouvent à la rue sans prise en charge, ni solution d’#hébergement. Le pays enregistre ces dernières semaines des températures glaciales.

    La tempête de neige qui a frappé une grande partie de la Grèce en début de semaine a semé le chaos dans le pays et conduit les autorités à appeler la population à limiter les déplacements. Athènes n’avait pas connu de telles conditions météorologiques depuis un demi-siècle. Dans certaines régions, les températures sont descendues jusqu’à -14 degrés.

    Et c’est dans ce contexte hivernal extrême que de nombreux migrants se retrouvent exclus des aides de l’État à cause de nouvelles règles introduites par le gouvernement. En octobre dernier, les autorités grecques ont en effet cessé d’accepter les demandes d’asile déposées sur le continent, à Thessalonique ou Athènes par exemple. Les migrants ne peuvent enregistrer leur dossier que sur les îles grecques en mer Égée (Lesbos, Samos, Chios...) ou dans le centre d’accueil de Fylakio, dans la région d’Evros à la frontière turque, une zone que les exilés cherchent à éviter, par crainte d’être renvoyés vers la Turquie. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour s’y rendre.

    Face à ces nouvelles mesures, des organisations humanitaires tentent de venir en aide à des migrants livrés à eux-mêmes sur le continent. Ils distribuent des couvertures, des vêtements, des articles d’hygiène et de la nourriture. Mais les besoins sont tels que de plus en plus d’ONG affirment être débordées, à l’image de l’organisation allemande Sea-Eye.

    « Hier soir, trois personnes voulaient savoir comment demander l’asile lors d’une distribution de nourriture », raconte Corinne Linnecar, de l’organisation Mobile Info Team (MIT), basée à Thessalonique. « Nous avons l’horrible tâche en ce moment de dire aux gens qu’il n’y a aucun moyen de demander l’asile, puis de les voir complètement perdus, de savoir qu’ils passeront encore beaucoup de nuits à dormir dans des parcs, dans les rues, dans des bâtiments ou des trains abandonnés. »

    Pour la militante, les conditions météorologiques actuelles sont « très dangereuses » pour les personnes qui ne sont pas enregistrées auprès des autorités et qui se retrouvent sans logement, sans accès aux soins de santé.

    Voie sans issue

    Avant le mois d’octobre, les enregistrements de demandes d’asile en Grèce continentale passaient par une prise de rendez-vous pour un entretien préalable via l’application de visioconférence Skype.

    Désormais, explique Corinne Linnecar, les demandeurs se retrouvent face à un mur : on leur explique que cette procédure d’asile ne s’applique plus. Quelques exceptions existent : être considéré comme « vulnérable » et pouvoir présenter un certificat attestant notamment d’une maladie grave, d’une grossesse ou encore d’avoir survécu à la torture ou à un viol.

    Il est également possible de demander une « note de police ». Corinne Linnecar n’a rencontré qu’un seul migrant qui a tenté cette démarche en se rendant dans un commissariat pour faire enregistrer sa demande d’asile. En vain. « Il se présente jour après jour, mais on ne le laisse pas entrer dans le bâtiment », rapporte-t-elle.

    « Situation désespérée »

    En attendant, à Thessalonique, un groupe de bénévoles appelé « Wave » distribue chaque nuit de la nourriture, des vêtements, des sacs de couchage et des couvertures à de plus en plus de personnes. « Les gens se présentent souvent avec des vestes très fines, des chaussures aux semelles usées par leur voyage, sans couvertures, sans rien », témoigne Corinne Linnecar. « C’est l’une des seules aides auxquels les migrants ont accès. C’est une situation vraiment désespérée ».

    Cette impossibilité de déposer une demande d’asile en Grèce continentale risque donc de créer de plus en plus de tension. L’année dernière, pour la première fois, l’ONG MIT a déclaré que davantage de migrants étaient arrivés en Grèce par voie terrestre plutôt que par voie maritime.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/38189/grece--la-nouvelle-politique-dasile-aggrave-lerrance-des-migrants
    #errance #migrerrance #asile #migrations #réfugiés #SDF #Evros #froid #hiver #neige #Fylakio #note_de_police

  • La Décolonisation britannique, l’art de filer à l’anglaise

    Le 24 mars 1947, Lord Mountbatten est intronisé Vice-roi des Indes dans un faste éblouissant. Alors que l’émancipation de 410 millions d’indiens est programmée, la couronne britannique tente de sauver les apparences en brillant de tous ses feux. Cinq mois de discussions entre les forces en présence aboutissent à un découpage arbitraire du territoire entre le Pakistan et l’Inde avec des conséquences désastreuses. Des violences qui sont reléguées au second plan par l’adhésion des deux nouveaux États souverains à la grande communauté du Commonwealth. Un arrangement qui ne va pas sans arrière-pensées. Mais déjà la Malaisie et le Kenya s’enflamment à leur tour. Dans les deux cas, la violence extrême de la répression qui s’abat est occultée par une diabolisation « de l’ennemi » et par une machine de propagande redoutable qui permet aux autorités de maîtriser le récit des événements.
    En 1956, la Grande-Bretagne échoue à rétablir son aura impériale après avoir été obligée d’abandonner le canal de Suez par les deux nouveaux maîtres du monde : l’URSS et les États-Unis. Le nouveau Premier ministre, Harold Macmillan, demande un « audit d’empire », pour évaluer le poids économique du maintien des colonies, car il sait que le pays n’a plus les moyens de poursuivre sa politique impérialiste. Il est prêt à y renoncer, à condition de restaurer le prestige national.
    Une décision mal vue par l’armée. En 1967 au Yémen, des unités britanniques renégates défient le gouvernement et s’adonnent à une répression féroce, obligeant la Grande-Bretagne à prononcer son retrait. En Rhodésie du Sud, c’est au tour de la communauté blanche de faire sécession et d’instaurer un régime d’apartheid. Incapable de mettre au pas ses sujets, signe de son impuissance, la couronne est condamnée à accepter l’aide du Commonwealth pour aboutir à un accord qui donne lieu à la naissance du Zimbabwe.
    Après la perte de sa dernière colonie africaine, l’Empire britannique a vécu et le dernier sursaut impérialiste de Margaret Thatcher aux Malouines n’y change rien. Jusqu’à aujourd’hui, la décolonisation demeure un traumatisme dans ces pays déstabilisés par leur ancien maître colonial tandis qu’au Royaume-Uni, la nostalgie prend le pas sur un travail de mémoire pourtant nécessaire.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/61716_0
    #film #film_documentaire #documentaire
    #colonisation #décolonisation #Inde #Pakistan #violence #Lord_Mountbatten #frontières #déplacement_de_populations #partition_de_l'Inde #Malaisie #torture #Commonwealth #Kenya #Mau_Mau #camps_d'internement #Kimathi #serment_Mau_Mau #travaux_forcés #Aden #Rhodésie_du_Sud #réserves #îles_Malouines

    ping @postcolonial

  • Les îles Tonga confinées à la suite de la détection de deux cas de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/02/01/les-iles-tonga-confinees-a-la-suite-de-la-detection-de-deux-cas-de-covid-19_

    Les îles Tonga confinées à la suite de la détection de deux cas de Covid-19
    Les deux hommes dont le test s’est révélé positif cette semaine à Nuku’alofa ont travaillé dans le port de la capitale, où l’aide humanitaire afflue du monde entier depuis l’éruption volcanique du 15 janvier.
    Les îles Tonga vont entrer en confinement, mercredi 2 février, à cause de la détection de deux cas de Covid-19, un nouveau coup dur pour ce royaume du Pacifique qui peine à se remettre de l’éruption volcanique et du tsunami dévastateurs de la mi-janvier, ont annoncé des responsables.
    Cette nation insulaire était pour l’instant l’un des rares endroits de la planète à avoir été épargnés par le virus, mais le premier ministre, Siaosi Sovaleni, a déclaré que les deux hommes dont le test s’est révélé positif cette semaine à Nuku’alofa avaient travaillé dans le port de la capitale, où l’aide humanitaire afflue du monde entier depuis le 15 janvier. L’éruption volcanique, l’une des plus importantes enregistrées depuis des décennies, a recouvert les Tonga de cendres toxiques, causant la mort de trois personnes.
    L’archipel a fermé ses frontières au début de 2020, en raison de la pandémie provoquée par le coronavirus. Depuis, ce pays de 100 000 habitants n’avait enregistré qu’un seul cas de Covid-19, celui d’un homme arrivé de Nouvelle-Zélande en octobre 2021 et qui s’est depuis totalement remis. Après l’éruption volcanique et le tsunami, des navires des marines australienne, néo-zélandaise, américaine, française et britannique ont livré de l’aide. Toutes les livraisons ont été effectuées en conformité avec des protocoles stricts de « non-contact » afin de tenir le virus à distance.
    M. Sovaleni a précisé que les deux hommes touchés étaient asymptomatiques et doublement vaccinés, comme environ 85 % de la population des Tonga.Le navire australien Adelaïde a accosté la semaine dernière à Nuku’alofa pour décharger de l’aide, alors qu’une vingtaine de membres de son équipage étaient contaminés par le virus.

    #Covid-19#migrant#migration#ilestonga#australie#nouvellezelande#sante#humanitaire#circulation#frontiere#contamination#non-contact

  • Système de surveillance #SIVE à #Lanzarote prochainement opérationnel

    El SIVE de Lanzarote podría operar en un mes a 10 metros del Mirador de Haría

    El delegado del Gobierno lamenta que en Lanzarote no haya habido «suerte de colaboración en Arrecife», donde se preveía un CATE como el de Barranco Seco para atender a los migrantes en las primeras 72 horas

    El delegado del Gobierno en Canarias, Anselmo Pestana, ha anunciado este lunes que hay acuerdo para instalar en Lanzarote un Sistema Integrado de Vigilancia Exterior (SIVE) que se ubicará a 10 metros del Mirador de Haría, al norte de la isla, y con el que «solventará la carencia» del sistema.

    Tras participar en una rueda de prensa, Pestana ha precisado que este SIVE se ubicará en "un espacio colindante con una instalación de telefonía, lo que permitirá combinar el respeto a un mirador que quiere preservar el Ayuntamiento con la necesidad de contar con esta instalación de detección de embarcaciones usadas por inmigrantes para entrar a España por esta frontera sur de la UE.

    Se encuentra «en fase final, por lo que estará en un mes o algo más de un mes» y hay «acuerdo con la ubicación», por lo que, pese a los retrasos, que ha admitido, ha estimar que «hay que mirar hacia delante», al tiempo que se ha felicitado por que se solventen las deficiencias existentes en este ámbito en esta zona del archipiélago.

    Sobre la necesidad de disponer de más infraestructuras de acogida de migrantes en Lanzarote, ha señalado que «es algo que está en proceso en los ministerios de Interior e Inclusión», desde cuyas responsabilidades «están intentando mejorar las infraestructuras en el Plan Canarias».

    Pestana ha recalcado que hay «una especie de reenfoque de la migración hacia las islas orientales» porque las embarcaciones no llegan tanto del sur de Mauritania o Senegal, como lo han hecho de forma notable a Gran Canaria, Tenerife o El Hierro, sino que ahora parten «desde zonas más cercanas a estas islas» más orientales, lo que hace necesario «reenfocar las necesidades».

    El delegado ha lamentado que en Lanzarote no haya habido «suerte de colaboración en Arrecife», donde se preveía un CATE como el de Barranco Seco (Gran Canaria) para atender a los migrantes en las primeras 72 horas, en las que se procede a su identificación y a la realización de los test de detección de la covid-19.

    Pestana ha subrayado que en esas 72 horas los migrantes «no salen del centro», por lo que «no entiende la oposición del Ayuntamiento de Arrecife».

    En relación al almacén habilitado en la capital lanzaroteña para este cometido, Anselmo Pestana ha dicho que este tipo de espacios «no reúnen las condiciones necesarias», de ahí que el objetivo sea consolidar «una red estable de centros con capacidad para los picos migratorios y con capacidades del Estado» que atienda a estas personas con «la dignidad precisa en las primeras horas» siguientes a su llegada a las Islas.

    Ante la reapertura de las fronteras por parte de Marruecos, ha recordado que el CIE Barranco Seco está abierto y funcionando.

    Pestana ha recordado que «uno de los mecanismos disuasorios para bajar la presión es la capacidad de devolución al país de origen o tránsito», por lo que existe «necesidad de activar cuanto antes este sistema, como antes, con 80 personas semanales y varios vuelos», ya que ello «bajará la presión de Canarias» y «será mejor para todos, también para los migrantes».

    A su juicio, así se evitaría que más personas «acudan a esta ruta tan peligrosa», más aún cuando el tipo de embarcación utilizada haya cambiando en favor de las neumáticas lo que, ante malas condiciones de mar, «provoca la pérdida de vidas humanas», que es algo que «no se puede permitir».

    «Se busca hacer lo posible para cerrar esta ruta hacia Canarias», ha aseverado el delegado del Gobierno de España en las Islas.

    https://www.laprovincia.es/canarias/2022/01/31/sive-lanzarote-operar-mes-10-62151255.html

    #complexe_militaro-industriel #surveillance #technologie #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Espagne #radar #Canaries #îles_Canaries #Sistema_Integrado_de_Vigilancia_Exterior

  • Lard braisé aux poireaux
    https://www.cuisine-libre.org/lard-braise-aux-poireaux

    Tellement bon en sandwich dans un pain chaud ! Faire frire le bacon et égoutter l’excès de graisse. Retirer de la poêle, puis couper en petits morceaux. Remettre dans la poêle et ajouter l’ail, les poireaux et les oignons. Assaisonner avec du sel et du poivre selon votre goût. Lorsque les oignons sont opaques, retirer du feu et servir sur du pain chaud et moelleux. #Poireau, #Poitrine_de porc, #Îles_Britanniques, #Porées / #Sans œuf, #Sans gluten, #Sans lactose

  • With drones and thermal cameras, Greek officials monitor refugees

    Athens says a new surveillance system will boost security, but critics raise alarm over its implications for privacy.

    “Let’s go see something that looks really nice,” says Anastasios Salis, head of information and communications technology at the Greek Migration and Asylum Ministry in Athens, before entering an airtight room sealed behind two interlocking doors, accessible only with an ID card and fingerprint scan.

    Beyond these doors is the ministry’s newly-installed centralised surveillance room.

    The front wall is covered by a vast screen. More than a dozen rectangles and squares display footage from three refugee camps already connected to the system.

    Some show a basketball court in a refugee camp on the island of Samos. Another screen shows the playground and another the inside of one of the containers where people socialise.

    Overhead, lights suddenly flash red. A potential threat has been detected in one of the camps. This “threat” has been flagged by Centaur, a high-tech security system the Greek Migration Ministry is piloting and rolling out at all of the nearly 40 refugee camps in the country.

    Centaur includes cameras and motion sensors. It uses algorithms to automatically predict and flag threats such as the presence of guns, unauthorised vehicles, or unusual visits into restricted areas.

    The system subsequently alerts the appropriate authorities, such as the police, fire brigade, and private security working in the camps.

    From the control room, operators deploy camera-equipped drones and instruct officers stationed at the camp to rush to the location of the reported threat.

    Officers carry smartphones loaded with software that allows them to communicate with the control centre.

    Once they determine the nature and severity of the threat, the control room guides them on the ground to resolve the incident.

    Video footage and other data collected as part of the operation can then be stored under an “incident card” in the system.

    This particular incident is merely a simulation, presented to Al Jazeera during an exclusive tour and preview of the Centaur system.

    The aim of the programme, according to Greek officials, is to ensure the safety of those who live inside the camps and in surrounding communities.

    “We use technology to prevent violence, to prevent events like we had in Moria – the arson of the camp. Because safety is critical for everyone,” Greek Migration Minister Notis Mitarachi told Al Jazeera at the November inauguration of a new, EU-funded “closed-controlled” refugee camp on Kos island, one of the first facilities to be connected to the Centaur system.

    ‘Dystopian’ surveillance project

    Nearly 40 cameras are being installed in each camp, which can be operated from the control room.

    There will also be thermal cameras, drones, and other technology – including augmented reality glasses, which will be distributed to police and private security personnel.

    “This was not to monitor and invade the privacy of the people [in the camps],” said Salis, one of the architects of Centaur. “You’re not monitoring them. You’re trying to prevent bad things from happening.”

    Greek authorities headline this new surveillance as a form of security but civil society groups and European lawmakers have criticised the move.

    “This fits a broader trend of the EU pouring public money into dystopian and experimental surveillance projects, which treat human beings as lab rats,” Ella Jakubowska, policy and campaigns officer at European Digital Rights (EDRi), told Al Jazeera. “Money which could be used to help people is instead used to punish them, all while the surveillance industry makes vast profits selling false promises of magical technology that claims to fix complex structural issues.”

    Recent reporting, which revealed Centaur will be partly financed by the EU COVID Recovery fund, has led a group of European lawmakers to write to the European Commission with their concerns about its implementation.

    Homo Digitalis, a Greek digital rights advocacy group, and EDRi said they made several requests for information on what data protection assessments were carried out before the development and deployment of Centaur.

    Such analysis is required under the EU’s General Data Protection Regulation (GDPR). They have also asked what data will be collected and how long it will be held by authorities. Those requests, they said, have gone unanswered.

    The Greek Migration Ministry did not respond to Al Jazeera’s query on whether an impact assessment was completed, and on policies regarding data retention and the processing of data related to children.

    In Samos, mixed feelings

    Advocates in Samos told Al Jazeera they raised concerns about camp residents being adequately notified about the presence of these technologies.

    But Salis, at the control centre, said this has been achieved through “signs – a lot of signs”, in the camps.

    The system does not currently incorporate facial recognition technology, at least “not yet”, according to Leonidas Petavrakis, a digital software specialist with ESA Security Solutions S.A., one of the companies contracted for the Centaur project.

    The potential use of facial recognition in this context is “a big concern”, said Konstantinos Kakavoulis of Homo Digitalis.

    Facial recognition systems often misidentify people of colour and can lead to wrongful arrests and convictions, according to studies. Human rights organisations globally have called for their use to be limited or banned.

    An EU proposal on regulating artificial intelligence, unveiled by the European Commission in April, does not go far enough to prevent the misuse of AI systems, critics claim.

    For some of those living under the glare of this EU-funded surveillance system, the feeling is mixed.

    Mohammed, a 25-year-old refugee from Palestine living in the new Samos camp, said that he did not always mind the cameras as he thought they might prevent fights, which broke out frequently at the former Samos camp.

    “Sometimes it’s [a] good feeling because it makes you feel safe, sometimes not,” he said but added that the sense of security came at a price.

    “There’s not a lot of difference between this camp and a prison.”

    https://www.aljazeera.com/news/2021/12/24/greece-pilots-high-tech-surveillance-system-in-refugee-camps
    #Grèce #réfugiés #asile #migrations #surveillance #complexe_militaro-industriel #drones #caméras_thérmiques #Samos #îles #camps_de_réfugiés #Centaur #algorythme #salle_de_contrôle #menace #technologie #EU_COVID_Recovery_fund #reconnaissance_faciale #intelligence_artificielle #AI #IA

    –—

    sur ces nouveaux camps de réfugiés fermés (et surveillés) dans les #îles grecques notamment :
    https://seenthis.net/messages/917173

    ping @etraces

  • Chios : Residents prevented the disembarkation of machinery for the refugee structure

    Local authorities and citizens, gathered today at dawn in the port of #Mesta, did not allow the unloading of machinery of the contractor company of its project of a new Closed Controlled Structure for foreigners, in Chios.

    After negotiations, the cargo ship disembarked trucks with vulnerable products, but not the machinery, which re-entered the ship. It should be noted that the ship continued its course to the port of the city of Chios where the gathered people moved to intervene there in case of attempt to disembark the equipment.

    According to local media in the port of Mesta, there was a small force with officials of the Chios Police Department as well as the officials of the local Port Station.

    https://www.athina984.gr/en/2022/01/06/chios-katoikoi-empodisan-tin-apovivasi-michanimaton-gia-ti-domi-prosfygon

    #Chios #résistance #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés

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    sur ces nouveaux camps de réfugiés fermés dans les #îles grecques notamment :
    https://seenthis.net/messages/917173

    • The residents of Chios react with a block to the construction of a new refugee structure

      The reaction of the inhabitants of the neighboring villages, who disagree with the creation of a Closed Structure of refugees-immigrants in the area of ​​Tholos in Chios, was provoked by the information that the construction works of the structure will begin. The residents have set up a blockade and are carrying out guard shifts, so that any machinery of the company does not pass.

      The municipal authority had proposed another point for the creation of the Structure, which is planned by the Ministry of Immigration and Asylum, however the municipal council decided not to build the structure in any part of the island. At the same time he had suggested the operation of only a Reception and Identification Center for refugees and immigrants, with a capacity of up to 500 people while the structure planned by the ministry is capacity 1230 people. Also, with a decision of the Economic Committee, precautionary measures of the prefecture and a temporary order have been submitted to prevent the creation of the structure in the area of ​​Tholos.

      According to his information Athens 9.84 The residents of the neighboring villages are determined to prevent the construction work because they have suffered facing the burden of the refugee-immigration problem and do not want to live again in 2015 but also because they are motivated by extreme elements.

      https://www.athina984.gr/en/2022/01/05/me-mploka-antidroyn-oi-katoikoi-tis-chioy-stin-anegersi-neas-domis-prosfyg

  • Plus de 4 400 migrants sont morts ou ont disparu en mer en tentant de rejoindre l’Espagne en 2021, selon le bilan d’une ONG espagnole

    Selon l’ONG Caminando Fronteras, l’immense majorité de ces migrants ont perdu la vie en tentant d’atteindre les #Canaries depuis le nord-ouest de l’Afrique. Ce terrible bilan fait de l’année 2021 la plus meurtrière depuis au moins 2015.

    « Ce sont les chiffres de la douleur », a déploré la coautrice du rapport. Plus de 4 400 migrants sont morts ou ont disparu l’an dernier lors de leur traversée en mer vers l’Espagne, soit deux fois plus qu’en 2020, selon un bilan publié par l’ONG espagnole Caminando Fronteras, lundi 3 janvier. L’immense majorité des corps (à 94 %) de ces 4 404 personnes n’ont jamais été retrouvés, ces dernières sont donc comptabilisées comme des disparus.

    Ce terrible bilan dressé par l’ONG – qui établit ses chiffres grâce aux appels de migrants ou de leurs proches sur ses numéros d’urgence – fait de l’année 2021 la plus meurtrière depuis au moins 2015, date à laquelle remontent les premiers travaux de l’ONG. En 2020, Caminando Fronteras avait recensé 2 170 morts ou disparus.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Le nombre d’arrivées de migrants aux Canaries a doublé depuis le début de l’année

    Le bilan de cette ONG pour 2021 est bien supérieur à celui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui a recensé au moins 955 morts ou disparus dans la traversée, depuis le Maroc et l’Algérie, vers l’archipel des Canaries et 324 vers l’Espagne continentale et l’archipel des Baléares.

    Cette agence onusienne estime cependant aussi que l’année 2021 a été extrêmement meurtrière, la plus meurtrière depuis 1997 selon ses données et celles de l’ONG espagnole APDHA.

    « Féminisation » des routes migratoires

    Selon Caminando Fronteras, l’immense majorité de ces migrants ont disparu en tentant d’atteindre les Canaries depuis le nord-ouest de l’Afrique. Cette route, très dangereuse, est beaucoup plus empruntée ces dernières années en raison du renforcement des contrôles en Méditerranée, a expliqué María González Rollán, coautrice du rapport annuel de l’ONG. Elle a également souligné la « féminisation » des routes migratoires vers l’Espagne : 628 femmes et 205 enfants sont morts ou ont disparu en 2021, selon l’ONG.
    Lire aussi : L’odyssée des femmes africaines vers l’Europe

    La coordinatrice de Caminando Fronteras, Helena Maleno, a dénoncé « le manque de moyens » pour les sauvetages et mis en avant la responsabilité des « organisations criminelles » de passeurs, ainsi que le manque de coordination entre l’Espagne et le Maroc en raison de leur brouille diplomatique.

    Cette crise, provoquée par l’accueil pour des raisons médicales, en Espagne, du chef des indépendantistes du Sahara occidental, avait entraîné l’arrivée de plus de 10 000 migrants mi-mai dans l’enclave espagnole de Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles par Rabat.

    L’Espagne demeure l’une des principales portes d’entrée des migrants clandestins en Europe. Au moins 37 385 migrants sont arrivés sur ses côtes en 2021, selon les derniers chiffres du ministère espagnol de l’intérieur.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/03/plus-de-4-400-migrants-sont-morts-ou-ont-disparu-en-mer-en-tentant-de-rejoin

    #migrations #asile #réfugiés #Espagne #décès #morts #mourir_aux_frontières #îles_Canaries #frontières

  • When migrants go missing on the Atlantic route to Spain

    Hamido had heard nothing from his wife and child in 10 days since they set sail from Western Sahara for the Canary Islands — but then a boat was found with many dead onboard.

    Frantic and distraught, Hamido — an Ivorian national working in France — tried to contact the Spanish police and the authorities in Gran Canaria for news of his family.

    But no one could help him, so he flew to the island where he learned via the media that his wife had died on the boat, and his six-year-old daughter — who had watched her die — was completely traumatised.

    “This man contacted us, he was absolutely desperate because no one would give him any information,” said Helena Maleno of Caminando Fronteras, a Spanish NGO that helps migrant boats in distress and families searching for loved ones.

    For worried relatives, trying to find information about people lost on the notoriously dangerous route to the Spanish Atlantic archipelago can be a nightmare.
    Deadliest year since 1997

    In fact, 2021 has been a particularly deadly year for migrants trying to reach Spain, via either the Atlantic or the Mediterranean.
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    In the past two years, the number of dead and missing on the Atlantic route has increased nearly fivefold — from 202 in 2019 to 937 so far this year, the International Organization for Migration says LLUIS GENE AFP

    “The data show that 2021 seems to be the deadliest year on record since 1997, surpassing 2020 and 2006 as the two years with the highest recorded deaths,” said MMP’s Marta Sanchez Dionis.

    According to figures compiled with Spanish human rights organisation, APDHA, 10,236 people died between 1997 and 2021.

    But both organisations concede that the real number “could be much higher”.

    Caminando Fronteras — which tracks data from boats in distress, including the number of people on board — calculates that 2,087 people died or went missing in the Atlantic in the first half of 2021, compared with 2,170 for the whole of 2020.

    It was in late 2019 that the number of migrant arrivals in the Canaries began to rise, after increased patrols along Europe’s southern coast reduced Mediterranean crossings.

    But the numbers really took off in mid-2020 as the pandemic took hold, and so far this year, 20,148 have reached the archipelago, MMP figures show.
    Canary Islands AFP MAP

    The Atlantic route is extremely hazardous for the small, overloaded boats battling strong currents, with MMP saying “the vast majority of departures” were from distant ports in Western Sahara, Mauritania or even Senegal some 1,500 kilometres (900 miles) to the south.
    Boats become coffins

    The migrants hope that the boats will carry them to a new life in Europe, but for many, the vessels end up becoming their coffins.

    “I knew getting the boat was no good, but there was war in Mali and things were very difficult,” says ’Mamadou’, who left Nouadibou in Mauritania on a boat with 58 people in August 2020.
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    ’Mamadou’ was one of more than 50 people who took a boat from Nouadibou in Mauritania in August 2020 that got lost at sea for two weeks. He was one of just 11 survivors LLUIS GENE AFP

    After three days at sea, food and water ran out, and people began to die, images which still haunt him today.

    Wandering through the “boat cemetery” at Gran Canaria’s Arinaga port, the lanky teen falls silent as he looks at the shabby wooden hulls, overwhelmed by memories of the two weeks he and his fellow passengers spent lost at sea.

    He was one of just 11 survivors.

    “A lot of people died at sea. They didn’t make it...,” he says, a vacant look in his eyes.

    “Their families know they’ve gone to Spain, but they don’t know where they are.”

    Rescuers found five bodies in the boat. The rest had been thrown overboard, joining a growing list of uncounted dead.

    “These people shouldn’t be dying,” says Teodoro Bondyale of the Federation of African Associations in the Canary Islands (FAAC), standing by the grave of a Malian toddler who died in March, a faded blue teddy still perched on the mound of earth.
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    ’We are forcing people to travel on dangerous migratory routes where the risk of dying is very high,’ says Teodoro Bondyale, of the Federation of African Associations in the Canary Islands (FAAC) LLUIS GENE AFP

    At least 83 children died en route to the Canary Islands this year, MMP figures show.

    “If migration could be done normally with a passport and a visa, people could travel and try and improve their lives. And if it didn’t work, they could go home,” he told AFP.

    “But we are forcing them to travel on dangerous migratory routes, trafficked by unscrupulous people where the risk of dying is very high.”
    More boats, more deaths

    “Day after day the situation is getting worse, the number of boats and deaths this year has increased much more than last year,” immigration lawyer Daniel Arencibia told AFP.
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    This year, more than 20,000 people have reached the Canary Islands, the vast majority rescued by Spain’s Salvamento Maritimo lifeboat service LLUIS GENE AFP

    "The situation is complicated at a political level because there is no single body in charge of managing the search for the missing.

    “So it’s down to the families themselves and the people helping them. But many times they never find them.”

    Jose Antonio Benitez, a Catholic priest, uses his extensive network of contacts among the authorities and NGOs to try to help distraught families.

    “My role is to make it easier for families to get the clearest possible picture of where they might find their loved ones. Without a body, we cannot be sure a person has died, but we can tell them they’ve not been found in any of the places they should be,” he says.

    But even then, bureaucratic red tape and rigid data protection laws can often cause more suffering.

    Such was the case with several Moroccan family members who flew over after the coastguard found a boat on which 10 North Africans lost their lives.

    “They spent several days going round all the hospitals, but nobody gave them any answers because you have to have documentary proof that you are a relative,” Benitez told AFP.
    PHOTO ’If we had other laws and safe corridors, if immigration was allowed, this would not be happening,’ says Catholic priest Jose Antonio Benitez, who helps families track down their missing loved ones LLUIS GENE AFP

    They eventually found the bodies of their loved ones in the morgue.

    “The laws of Europe and Spain are profoundly inhumane,” Benitez said.

    “If we had other laws and safe corridors, if immigration was allowed, this would not be happening.”
    Red Cross pilot programme

    Since mid-June, Caminando Fronteras has been helping 570 families trace people missing in the Atlantic, while the Spanish Red Cross has received 359 search requests.
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    Malian migrant ’Mamadou’ shows a picture of the boat he arrived on where dozens of people died LLUIS GENE AFP

    By the end of November, the Spanish Red Cross had recovered just 79 bodies on the Canaries route, internal data show, but experts say most of the dead will never be found.

    “What happens to these families when there are no bodies? You have to find other ways to reach the same goal,” says Jose Pablo Baraybar, a forensic anthropologist running an ICRC pilot programme in the Canary Islands with the Spanish Red Cross.

    The aim is to clarify the fate of the disappeared by pooling information from multiple sources on a collaborative platform to build a picture of who was on the boat and what happened, with accredited users feeding data directly into the system.

    “More than finding people, it’s about providing authoritative, if partial, answers,” Baraybar said.

    https://www.france24.com/en/live-news/20211203-when-migrants-go-missing-on-the-atlantic-route-to-spain?ref=tw
    #décès #morts #asile #migrations #réfugiés #frontières #Espagne #route_atlantique #Canaries #îles_canaries #Atlantique

  • Remavano, allattavano e partorivano in barca: chi erano le donne pescatrici delle Eolie

    Donne siciliane e pescatrici. Esistite davvero ma che nessuno ricorda più. Dedite al lavoro e alla famiglia, con mani forti tiravano su le reti. Questa è loro storia...

    https://www.balarm.it/news/remavano-allattavano-e-partorivano-in-barca-chi-erano-le-donne-pescatrici-del

    Assistere alla vita di un bimbo che viene messo al mondo è in assoluto la scena più romantica, poetica e più intensa che ci possa essere e che scuote l’anima.

    Assistere alla stessa scena al largo delle Isole Eolie e a bordo di un gozzo antico mentre la donna protagonista sta pescando assume tratti spettacolari o inquietanti.

    La donna pescatrice fedele a questo universo mediterraneo non è una sola ma ne abbraccia tante ed enigmatiche.

    A queste abbiamo voluto interessarci con l’impeto necessario per catturare l’immagine di un mestiere che si scalfiva anche al femminile, sicuramente ai primi vagiti del Novecento, si fionda agli anni Sessanta a ritmi incessanti (e poi termina) e viene tracciato nello schizzo letterario più remoto di Boccaccio.

    Perché fino agli anni Sessanta? Lo stile socio - economico cambia, si va verso l’industrializzazione, si innesta il turismo anche più commerciale, si avvia il fenomeno dell’emigrazione verso il nord d’Italia e le mogli partono con i loro mariti mentre prima dovevano caricarsi di doveri in solitudine.

    Queste figure “quasi mitologiche” ed irriducibili per il loro valore non potevano certamente abbandonare i propri figli durante le loro faccende di sopravvivenza in regime di povertà prima e dopo la Guerra Mondiale e dovevano sopperire alla mancanza fisica dei loro consorti perché forse espatriati o chiamati alle armi.

    L’ultima pescatrice che vive ad Alicudi nasce nel 1946 e comincia a frequentare il mare a cinque anni. L’ultima delle pescatrici di Stromboli nata nel 1926 (e morta recentemente) ha immolato tutta la sua vita al mare portando al suo focolare ogni giorno 10-20 chili di pesce da vendere e ha cresciuto cinque figli a mare. Tramite la sua comare di San Giovanni, si viene a sapere che questa donna “qualche volta lo faceva anche a mare”.

    Altro flashback sconvolgente di vita è affidato all’ennesimo figlio di isolani di Lipari: sua madre partorisce la sua ottava creatura morta mentre tirava il ragno che è uno strumento pesante per le battute di pesca. C’era la fame e lei non poteva sottrarsi anche durante la fase finale della gestazione.

    Si deve entrare nell’idea di donne dedite al sacrificio, non come una vergogna ma bisogna guardare a loro come un faro illuminante che ha contribuito a tenere salda la famiglia: definiamole “ladies warriors” (signore guerriere) che partivano sole o con le vicine, hanno affrontato il mare in tutte le sue intemperie quando erano incinte, non sono mai scappate con i bambini in fasce, intrepide davanti al rischio e hanno sorretto la piccola economia.

    Il ricordo da bambino di un pescatore che si chiama Martino Dalla Chiesa, nato nel 1902, dirompe sul nostro palco narrativo e ci si culla con lui che osservava la mamma e la nonna suonare l’arte della caccia sul mare.

    A che età un altro uomo del 1909 conosce il mare?

    Questi risponde: «Mentre mia madre mi allattava e poi lavorava, come noi che eravamo figli». Restiamo incantati di fronte ad una nonna che pescava le tartarughe (se ne ha segnalazione dagli anni ‘30 ai ‘50, fin quando questa pratica è stata vietata per Legge nel 1965) sia per poter arricchire il brodo dei nipoti sia per regalarne una, non come animale domestico ma come bambola “simil pezza”, vestita di un minuscolo straccio che era la sottanina e nascondeva la corazza.

    La miseria straziante aleggiava anche nell’impossibilità di presentarsi con un giocattolo “normale” a casa per i propri piccoli che non vedevano l’ora di avere un compagnetto di svago.

    Per arraffare le testuggini che, a quel tempo, non si stavano estinguendo anzi se ne contavano parecchi esemplari, le signore della pesca erano in grado di buttarsi dalla barca a prescindere dal mare calmo o gonfio, di prendere le “Caretta Caretta” con le mani dalle zampette e con una certa rapidità capovolgerle o con un ampio retino detto “cuoppo”.

    Può far accapponare la pelle agli animalisti ma la presa delle tartarughe aveva i suoi cliché perché si applicava la tecnica e si effettuava a gennaio e febbraio, poteva rappresentare un pericolo per le fauci della testuggine che morde e la carne non si consumava tutta subito.

    Pare che qualche «Caretta Caretta» fosse lasciata in spiaggia volutamente per pasteggiare i residui delle maree quindi più fortunata di altre. Le «femmine» eoliane (in questo caso “femmine” per il requisito di non cedere neppure alla tenerezza di una tartaruga) si alternavano con destrezza agli uomini.

    C’era un modo in tutte le Isole (nessuna esclusa, persino le minori Alicudi e Filicudi) per distinguere l’approdo delle donne pescatrici in mare: loro arrivano di poppa piuttosto che di prua perché la manovra era più facile. A svelarlo è lo storico dell’800 Luigi Salvatore d’Austria che era anche un etnografo, geografo e botanico – naturalista che ha dedicato alle Eolie otto volumi (uno per ogni isola e poi un compendio generale).

    Il fatto che queste donne esistessero, fossero “Multitasking” già nel secolo scorso e facessero anche le contadine di giorno, prodigandosi di notte per la pesca trova la sua verità in una documentazione ricchissima dell’Ottocento, per concludere con un bellissimo girato del 1947 della Panaria Film, prodotto da Francesco Alliata di Villafranca che ne ha reso attuabile il restauro nel 2007, da parte della Cineteca del Comune di Bologna e dellaFilmoteca Regionale Siciliana (da cui siamo risaliti ad alcuni preziosissimi frames fotografici e che ringraziamo per la Collezione Alliata).

    Ma in mezzo ci sono le testimonianze più o meno dirette che con grossa difficoltà sono state reperite nell’arco di ben quarant’anni. Si tratta di beni immateriali che non si vedono sul territorio, di alcune tradizioni narrative che non si apprendono e non si possono ricavare da parte del visitatore, se non attraverso un libro o un reportage giornalistico come il nostro.

    Con il supporto della sagace Antropologa del Mare Marilena Maffei, di origine lucana, nonché autrice di ben sei volumi sulle “Sette Sorelle di Messina”, ci siamo calati nella storia delle pescatrici delle Isole Eolie che comincia da molto lontano.

    Quando Maffei è arrivata nel 1980 nell’Arcipelago, ha iniziato la sua ricerca e, da allora, i suoi testi sono stati adottati in cinque diversi Corsi di Laurea di famose università in Italia. Questa storia di respiro mediterraneo è stata occultata, camuffata. Il risultato “principe” è il libro “Donne di mare” del 2013, da cui nascono tante situazioni fuori dalle Eolie, dove paradossalmente nulla è nato dal punto di vista materiale.

    Unica scintilla meravigliosa ed inaspettata nella prima volta nella storia d’Italia e della Sicilia: nel 2018, il Presidente della Repubblica Sergio Mattarella conferisce il più prestigioso riconoscimento del Cavalierato alle ultime donne pescatrici per la vita che hanno trascorso. Questo è avvenuto “motu proprio” cioè “di propria iniziativa”, atto personale senza il supporto dell’istituzione.

    Ma il pressing che ha innescato l’operazione è stato offerto dal dossier dell’antropologa Maffei, depositato al Quirinale. La studiosa è stata invitata in tanti Atenei, come a Chioggia dove hanno commemorato le loro donne di mare, per riferire di questa storia.

    Le prime tre donne premiate sono di Lipari: Immacolata detta “Santina” Lo Presti nata nel 1929, Nicolina Mirabito nata nel 1933, Nicolina detta “Rosina” Mirabito nata nel 1935 e Rosina Taranto nata ad Alicudi nel 1946.

    «È terribile che per il resto questa categoria sia stata dimenticata - commenta -. L’Amministrazione di Malfa (comune di Salina), con la sua Sindaca Clara Rametta (non a caso donna), ha incaricato un artista di Messina Fabio Pilato di realizzare la scultura in ferro “Donne di mare”.

    Dopo tanto tribolare sarà una festa che fa tornare in vita queste figure, grazie alla mia fatica».

    Con l’onorificenza del Governo, è sorta anche l’associazione “Donne di Mare” che ha dato impulso ad altre e ha depennato il concetto che il mare appartenesse agli uomini e la terra alle donne. Vale la pena ricordare un pensiero di Rosina che non c’è più sottolineato da Maffei: «Quando andavo al mare. Non ho fatto nemmeno la terza elementare.

    Dopo il primo sonno, andavamo a pesca io, papà mio e mia sorella. Noi remavamo. Se eravamo assai, un remo per uno. Se eravamo pochi, una tutti e due remi». Generazioni di bambine a cui il mare ha tatuato le loro esistenze, il loro carattere, il loro focus di orizzonti e, nella loro immaginazione sul mare, non c’era altro se non il loro vissuto.

    Imbattersi nelle pescatrici eoliane non è un lavoro da poco e lo dobbiamo a questa dinamica antropologa che ama e ha amato queste Isole. Incontrarle per caso ai nostri giorni non è affatto più agevole, per quanto ci sia un ritorno agli antichi mestieri macomunque di eredità genitoriale. Se il comune denominatore era la pesca, la madre si cimentava insieme al suobambino che diveniva primo attore inconsapevole, con il padre o con il nonno.

    Lo spaccato che emerge con sano vigore rivela l’identità mediterranea della figura della donna con Fernand Braudel nel suo libro “Il Mediterraneo. Lo spazio, la storia, gli uomini, le tradizioni”: «Il pescatore era anche contadino e non avrebbe potuto vivere se non avesse esercitato entrambe le professioni”.

    Su attenta analisi di Maffei, queste donne sono coriacee come quella di Panarea: “Allora facevamo il giorno a terra e la notte a mare a pescare – sciorina la scrittrice in un passaggio del suo libro -. Che dovevamo fare per andare avanti? Eravamo una famiglia. Lavoravamo notte e giorno. In mare ne passammo tempeste, tempeste brutte. ‘A vistimo a’ morte con gli occhi… A 23 anni mi sono sposata e lo stesso andavo a mare. Facevamo una vita amara”.

    Il racconto si fa più pragmatico e ci mostra come fossimo con loro questo “andirivieni di sera verso le 7, per svolgere la prima pesca.

    Poi di mattina verso le 4 si procedeva con le reti e di sera pure. Di giorno si usavano le nasse e si pigliavano aragoste, scorfani, mostine e tanti altri pesci”. La donna marinaio per esempio rievocata a Salina aiuta il pescatore che non può permettersi il marinaio e quindi si muove con il marito in questo frangente.

    Qui, siamo in presenza di una donna che non è munita di autonomia però c’erano quelle che creavano equipaggi unicamente di gentil sesso ed uscivano tutte le sere. C’erano donne che si recavano da sole al mare e andavano a pesca di totani da un’isola all’altra con la fatica di remare tutto il giorno e vendevano i loro prodotti.

    Questo legame profondo tra il femminile ed il mare prima non veniva considerato e le pescatrici delle Eolie lo attestano. Oggi, c’è una evoluzione: dalle donne in Marina alle imprenditrici del turismo che esaltano quel bisogno di vivere il mare in armonia con esso (o con “lui”) e con il suo ambiente e farne una ricchezza per il circondario.

    All’epoca, c’era una parità di lavoro su cui si deve riflettere e non una parità di genere. La storia di Maria (nome fittizio) di Panarea ci sembra il modo più elegante per elogiare la devozione di queste donne alla propria terra e ai propri intimi affetti. Maria, nata nel 1929 (anche lei scomparsa), non ha mai conosciuto il padre perché si era trasferito in Argentina quando la madre era gravida, costruendosi per giunta un’altra famiglia all’Estero.

    Forse, adesso, non fa scandalo ma in quel periodo era una tragedia. La madre ha allevato la sua unica figlia con gli inconvenienti del caso e si faceva sostenere dalla propria madre quindi la nonna di Maria.

    La nonna, anche lei pescatrice, ogni tanto, nelle sue uscite marinare, ritornava con una tartaruga piccola per la sua nipotina, in sostituzione della bambola. Un gesto di tale potenza visiva, dettato dalle cicatrici dell’esperienza, non può essere spiegato ma abbiamo chiuso il cerchio risistemandoci allo Start.

    Solo che prima non vi avevamo descritto il dietro le quinte di Maria con sindrome d’abbandono. Un saluto va dedicato alla donna della “Rotta del Pane”, inclusa nel libro di Maffei. La consuetudine di questo personaggio di preferire la terraferma al mare è il perno, nonostante avesse un marito e
    dei figli pescatori.

    Ma questa caratteristica non la bloccava quando credeva che i suoi cari non avessero vivande sufficienti alla permanenza in mare tra Lipari e Vulcano, così partiva in barca e li andava a cercare remando fino a quando non li raggiungeva per consegnare il cibo avvolto nel “maccaturi” ovvero il fazzolettone contenitore di altri tempi. Il figlio ricordava che il padre si indispettiva per quel gesto ma nulla spostava la testardaggine e l’amore della donna di mare.

    #pêche #sicile #ÎlesÉoliennes #Genre #femme #mer #ama

  • Tarte de néflier (Medlar Tart)
    https://www.cuisine-libre.org/tarte-au-neflier

    Coupez les nèfles en deux et tordez-les dans la largeur, comme vous pourriez le faire avec un avocat, sauf qu’il y a 5 noyaux plutôt qu’un gros. Prélevez ou pressez la chair molle dans un bol, en retirant les noyaux au fur et à mesure. Si besoin, passez la chair au tamis pour qu’elle soit fine et chauffez-la à la casserole avec l’œuf battu pour l’épaissir. Incorporer le reste des ingrédients. Étaler ce mélange sur le fond de tarte. Enfourner 20 minutes à 175°C. Dégustez tiède avec de la crème… #Tartes, #Nèfle, #Îles_Britanniques / #Sans viande, #Four

  • « Ce sont les oubliées, les invisibles de la migration » : l’odyssée des femmes africaines vers l’Europe

    Les migrantes originaires d’#Afrique_de_l’Ouest sont de plus en plus nombreuses à tenter de rallier les #Canaries, archipel espagnol situé au large du Maroc. Un voyage au cours duquel certaines d’entre elles se retrouvent à la merci des passeurs et exploiteurs en tout genre.
    Ris-Orangis, terminus de son exil. Dans le pavillon de sa grande sœur, Mariama se repose, et décompresse. « Je suis soulagée », lâche-t-elle d’une voix à peine audible. Cette Ivoirienne de 35 ans, réservée et pudique, est arrivée dans ce coin de l’#Essonne le 7 août, après un périple commencé il y a plus de deux ans, un voyage sans retour de plusieurs milliers de kilomètres, à brûler les frontières sans visa ni papiers. Avec une étape plus décisive que les autres : les Canaries. C’est là, à #Las_Palmas, que Le Monde l’avait rencontrée une première fois, le 22 juillet.

    Situé au large du Maroc, cet archipel espagnol de l’Atlantique est devenu une des portes d’entrée maritime vers l’Europe les plus fréquentées par les migrants. « La #route_canarienne est la plus active sur la frontière euroafricaine occidentale », confirme l’association Caminando Fronteras, qui œuvre pour la protection des droits de ces migrants. Les chiffres le prouvent : d’après le ministère espagnol de l’intérieur, 13 118 personnes – pour la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest – ont débarqué sur place, du 1er janvier au 30 septembre, à bord de 340 embarcations. En 2019, les autorités n’en avaient dénombré, à cette date, que 6 124.

    Détresse économique

    « Les problèmes politiques des derniers mois entre le Maroc et l’Espagne concernant [les enclaves de] Ceuta et Melilla ont poussé les gens à chercher une autre voie de passage », souligne Mame Cheikh Mbaye, président de la Fédération des associations africaines aux Canaries (FAAC). « Ce qu’il se passe en ce moment en Afrique est pire que la guerre, c’est la #détresse_économique. Les Africains vivent dans une telle #souffrance qu’ils sont prêts à affronter l’océan », ajoute Soda Niasse, 42 ans, une Sénégalaise qui milite pour la dignité des sans-papiers sur l’archipel.

    Retour à Las Palmas, en juillet. En ce début de soirée, la ville commence à bâiller. Dans une maison au charme fou, c’est une autre ambiance : des enfants galopent dans les couloirs ou dans la cour carrelée ; des femmes dansent, radieuses comme jamais, pour l’anniversaire d’une fillette, son premier sur le sol européen, même si Las Palmas paraît bien éloigné de Paris ou de Bruxelles. « Heureuse ? Oui. C’est comme si on vivait en colocation », lance Mariama.

    Ce refuge appartient à la Croix-Blanche, une fondation tenue par des frères Franciscains. La jeune Ivoirienne, vendeuse de légumes dans son pays, y est hébergée au côté d’une vingtaine d’autres femmes, toutes francophones. Voilà quatre mois qu’elle est arrivée en patera (« bateau de fortune ») sur l’île de Grande Canarie.

    Le nombre d’arrivées de migrants aux Canaries a doublé depuis le début de l’année

    Ce lieu paisible lui permet de récupérer de cette épreuve. « Et aussi de se réparer », ajoute le frère Enrique, 42 ans, un des responsables de l’organisation. « Ici, on donne de l’attention et de l’amour », précise-t-il au sujet de ces exilées, souvent traumatisées par d’éprouvantes odyssées. Le religieux s’étonne de voir de plus en plus de femmes tentées par l’exil depuis le début de l’année. Un constat partagé par le président de la Croix-Rouge des Canaries, Antonio Rico Revuelta : « En 2020, 10 % des migrants [sur 23 023] étaient des femmes. Cette année, nous sommes déjà à 17,1 % ».

    Echapper aux #violences

    « Elles n’ont pas d’autre choix que de fuir, insiste Mariama, la jeune Ivoirienne. Mais on ne s’imagine pas que c’est aussi dangereux. » Et meurtrier. L’ONG Caminando Fronteras a comptabilisé 2 087 victimes, disparues au large de l’Espagne, dont 341 femmes. « Les #décès sur les routes migratoires vers l’Espagne ont augmenté de 526 % par rapport à la même période de 2020 », souligne l’organisation. « La #route_des_Canaries est l’une des plus dangereuses au monde », confirme Amnesty International.

    Si des centaines de femmes – de toutes conditions sociales – risquent leur vie sur ce chemin entre les côtes africaines et les Canaries (500 kilomètres d’océan), c’est pour échapper aux #mariages_forcés ou aux #excisions sur elles-mêmes ou leurs enfants. « Les #violences_de_genre ont toujours été une explication à l’exode », commente Camille Schmoll, géographe, autrice des Damnées de la mer (La Découverte, 2020).

    Celle-ci avance une autre explication à ces phénomènes migratoires : « Ces dernières années, beaucoup de femmes se sont installées au #Maroc. Elles n’avaient pas toutes comme projet d’aller en Europe. Mais avec la #crise_sanitaire, la plupart ont perdu leur travail. Cette situation les a probablement contraintes à précipiter leur départ. On ne parle jamais d’elles : ce sont les oubliées et les invisibles de la migration. »

    Cris Beauchemin, chercheur à l’Institut national d’études démographiques (INED), estime pour sa part que le « durcissement des politiques de #regroupement_familial peut être vu comme un motif qui pousse les femmes à partir de manière clandestine pour celles qui cherchent à rejoindre, en France, leur conjoint en règle ou pas ». D’après lui, la #féminisation_de_la_migration n’est cependant pas une nouveauté. En 2013, une étude menée par l’INED et intitulée « Les immigrés en France : en majorité des femmes » expliquait déjà que les migrantes partaient « de façon autonome afin de travailler ou de faire des études ».

    « Dans ce genre de voyage,les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent », dit Mariama, migrante ivoirienne de 35 ans
    « Celles qui arrivent en France sont de plus en plus souvent des célibataires ou des “pionnières” qui devancent leur conjoint, notait cette étude. La #scolarisation croissante des femmes dans leur pays d’origine et leur accès à l’#enseignement_supérieur jouent sans doute ici un rôle déterminant. » Selon Camille Schmoll, les femmes célibataires, divorcées, ou simplement en quête de liberté ou d’un avenir meilleur pour leurs proches et leurs enfants sont parfois mal vues dans leur pays. « Ces statuts difficiles à assumer les incitent à partir », dit-elle.

    Laisser ses enfants

    Ce fut le cas de Mariama. Son histoire commence en 2017 et résume celles de bien d’autres migrantes rencontrées à Las Palmas. Assise dans un fauteuil, enveloppée dans un voile rose qui semble l’étreindre, entourée par la travailleuse sociale et la psychologue du centre, elle se raconte : ses deux filles, de 6 et 8 ans ; son mari, un électricien porté sur l’alcool.

    Ce n’est pas la violence conjugale, tristement ordinaire, qui la pousse à envisager l’exil, en 2019, mais ces nuits où elle surprend son époux en train de « toucher » deux de ses nièces. « J’avais peur qu’il finisse par s’en prendre à mes filles, je devais agir. »Son but ? Rejoindre une sœur installée en France. Dans le plus grand secret, elle économise chaque jour quelques euros pendant près de deux ans.

    C’est alors que la destinée va bouleverser ses plans, et ajouter de la peine et des angoisses à une situation déjà douloureuse. Sa famille lui confie une nièce de 8 ans, dont le père vient de mourir noyé en Méditerranée en tentant d’atteindre l’Italie en bateau. Sa mère, elle, est décédée d’une maladie foudroyante. « Personne d’autre ne pouvait s’occuper de la petite, assure Mariama. Je suis sa nouvelle maman. » Le moment du départ approche, mais que faire ? Fuir avec les trois petites ? Impossible, elle n’en aura pas les moyens. Le cœur déchiré, elle choisit alors de laisser ses deux filles – afin qu’au moins elles restent ensemble – chez une sœur domiciliée loin de leur père…

    « Flouze, flouze » ou « fuck, fuck »

    A l’été 2019, Mariama et sa nièce quittent la Côte d’Ivoire en car, direction Casablanca, au Maroc. Là-bas, elle devient à la fois nounou, femme de ménage et cuisinière pour une famille marocaine. « Je gagnais 8 euros par jour, je dormais par terre, dans la cuisine. » Exploitation, préjugés, racisme, tel est, d’après elle, son nouveau quotidien. « Un jour, au début de la crise du coronavirus, je monte dans un bus, et une personne me crache dessus en criant “pourquoi les autres meurent facilement et pas vous, les Africains ?” »

    Après avoir économisé un peu d’argent, elle se rend avec sa nièce à Dakhla, au Sahara occidental (sous contrôle marocain), dans l’espoir de rallier les Canaries à travers l’Atlantique. Les passeurs ? « C’est “flouze, flouze” ou “fuck, fuck” », résume-t-elle. Généralement, dans ce genre de voyage, les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent. »Mariama retient ses larmes. Elle-même n’a pas été violée – comme d’autres protégées de la Croix-Blanche – mais elle ne compte plus le nombre de fois où des policiers, des habitants, l’ont « tripotée ».

    Une nuit, à Dakhla, après avoir versé 800 euros à un passeur, elle obtient deux places à bord d’un « modeste bateau de pêche » avec quarante autres personnes. La suite restera à jamais gravée en elle : la peur, l’obscurité, les vagues, l’eau qui s’invite à bord, le visage de son frère, mort noyé, lui aussi, lors d’une traversée clandestine. Et les cris, la promiscuité… « On ne peut pas bouger. Si tu veux uriner, c’est sur toi. Je me suis dit que c’était du suicide. Je n’arrêtais pas de demander pardon à la petite. Je l’avais coincée entre mes jambes. »

    « Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne », Candella, ancienne travailleuse sociale
    La traversée dure cinq jours. Une fois la frontière virtuelle espagnole franchie, tout le monde sur le bateau se met à hurler « Boza ! », un cri synonyme de « victoire » en Afrique de l’Ouest. Les secours ne sont pas loin…

    « Je m’incline devant le courage de ces femmes. Quelle résilience ! », confie Candella, 29 ans, une ancienne travailleuse sociale, si marquée par ces destins qu’elle a fini par démissionner, en février, de son poste dans une importante ONG. « A force d’écouter leurs histoires, je les ai faites miennes, je n’en dormais plus la nuit. » Comment les oublier ?« Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Une fois aux Canaries, personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne. D’autres ont découvert qu’elles avaient le #sida en arrivant ici. C’est moi qui devais le leur annoncer. »

    Depuis deux décennies, Begoña Barrenengoa, une éducatrice sociale de 73 ans, suit de près les dossiers des clandestins, et particulièrement ceux liés aux violences faites aux femmes. D’après elle, les migrantes sont « les plus vulnérables parmi les vulnérables ». D’où sa volonté de les aider à continuer leur chemin vers le nord et l’Europe continentale. Car elles ne veulent pas rester aux Canaries mais rejoindre leur famille, en particulier en France. « L’archipel n’est qu’un point de passage, il n’y a de toute façon pas de travail ici », souligne Mme Barrenengoa.

    En mars, un juge de Las Palmas a ordonné aux autorités espagnoles de ne plus bloquer les migrants désireux de se rendre sur le continent. « Avec un simple passeport – voire une copie –, ou une demande d’asile, ils ont pu voyager jusqu’à Madrid ou Barcelone, et aller en France », poursuit Begoña Barrenengoa.

    Selon Mame Cheikh Mbaye (FAAC), entre 10 000 et 15 000 personnes auraient rallié la péninsule depuis cette décision de justice, des transferts le plus souvent organisés par la Croix-Rouge. « Huit migrants sur dix arrivés cette année par la mer aux îles ont poursuivi leur voyage vers la péninsule », assurait récemment le journal canarien La Provincia.

    Aujourd’hui, la plupart des femmes rencontrées à la Croix-Blanche sont sur le territoire français. « J’ai pu voyager avec mon passeport et celui de la petite, confirme ainsi Mariama. C’est ma sœur qui a acheté mon billet d’avion pour Bilbao. » Une fois sur place, elle a pris un car jusqu’à Bordeaux, puis un Blablacar vers Ris-Orangis, au sud de Paris. Son ancienne vie est derrière elle, désormais, et elle ne veut plus parler de son périple. « Moi, je ne demande pas beaucoup, juste le minimum », confie-t-elle. Maintenant que sa nièce est bien installée, et scolarisée, la jeune Ivoirienne n’a qu’un rêve : faire venir ses deux filles en France, « un pays où l’on se sent enfin libre ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/06/ce-sont-les-oubliees-les-invisibles-de-la-migration-l-odyssee-des-femmes-afr

    #femmes #femmes_migrantes #invisibilisation #invisibilité #morts #mourir_aux_frontières #statistiques #chiffres #îles_Canaries #route_Atlantique #viols #violences_sexuelles #parcours_migratoires #grossesses #grossesse #facteurs_push #push-factors

    ping @_kg_ @isskein

    • voir aussi cette note de Migreurop (décembre 2018) :
      Femmes aux frontières extérieures de l’Union européenne

      Les Cassandre xénophobes de la « ruée vers l’Europe » appuient leurs prévisions apocalyptiques sur des images dont les femmes sont absentes : ce serait des hommes jeunes qui déferleraient par millions sur nos sociétés qui verraient alors mis à bas un équilibre des sexes – tant du point de vue quantitatif que relationnel – chèrement acquis. La médiatisation et la politisation de « l’affaire de la gare de Cologne » (31 décembre 2016) ont ainsi joué un grand rôle dans le retournement de la politique allemande vis-à-vis des exilé·e·s. Ces derniers étant décrits comme des hommes prédateurs en raison de leurs « cultures d’origine », il devenait légitime de ne pas les accueillir…

      Ce raisonnement est bien sûr vicié par de nombreux biais idéologiques, mais aussi par des erreurs factuelles et statistiques : les nouvelles entrées dans l’Union européenne (UE) sont tout autant le fait d’hommes que de femmes, et ces dernières
      représentent près de la moitié des immigré·e·s installés dans l’UE. Ce phénomène n’est pas nouveau : au début des années 1930, alors que la France était la principale « terre d’accueil » des exilé·e·s, les femmes représentaient déjà plus de 40% des arrivant·e·s. L’invisibilisation des femmes n’est certes pas propre à l’immigration mais, en l’occurrence, elle sert également un projet d’exclusion de certains hommes.
      Les exilé·e·s sont en effet quasiment absentes des « flux » les plus médiatisés : plus de 90 % des boatpeople de Méditerranée ou des mineur·e·s isolé·e·s entrant dans l’UE sont des hommes. Cela permet d’ailleurs de justifier le caractère pour le moins « viril » des dispositifs de répression les visant. La « guerre aux migrants » serait une affaire mâle ! Or, les femmes en migration, loin de voir leur supposée « vulnérabilité » prise en compte, sont également prises au piège de la militarisation des frontières. La violence de la répression redouble celle des rapports sociaux.

      http://migreurop.org/article2903.html?lang=fr

    • Voir aussi cette étude publiée par l’INED :

      Les immigrés en France : en majorité des femmes

      Les femmes sont désormais majoritaires parmi les immigrés en France. Comme nous l’expliquent Cris Beauchemin, Catherine Borrel et Corinne Régnard en analysant les données de l’enquête Trajectoires et Origines (TeO), contrairement à ce que l’on pourrait penser, la féminisation des immigrés n’est pas due seulement au regroupement familial. Les femmes migrent de plus en plus de façon autonome afin de travailler ou de faire des études.

      https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/immigres-france-majorite-femmes

    • Et ce numéro de la revue Ecarts d’identité :
      Exil au feminin

      Editorial :

      Une éclaircie ?

      Une éclaircie, dit Le Robert, c’est une embellie qui « apparaît dans un ciel nuageux ou brumeux » (le ciel de cette saison qui tarde à se dégager !).

      Sur terre, c’est l’éclaircie des terrasses, des sourires retrouvés sur les visages quand ils tombent les masques. Pas complètement mais on veut y croire : on veut croire que ce monde ne s’est pas totalement effondré, qu’une vie sociale est encore possible, que le dehors peut redevenir un espace public où l’on peut respirer, échanger, frôler et non cet espace de troisième type qui s’était semi-privatisé en petits groupes se méfiant les uns des autres ! L’éclaircie aussi, relative, des lieux culturels où nourrir de nouveau son imaginaire, admirer, élucider et rêver d’autres possibles aux devenirs.

      Une éclaircie, c’est en somme comme une clairière dans une forêt touffue où l’on peut connaître un répit, se racler un peu la voix après un quasi-étouffement, reprendre souffle, ou encore une sorte d’armistice dans une « guerre »...Ce langage impayable du pouvoir ! Il recycle constamment ses armes. L’espace social est devenu une géographie qui sert désormais à « faire la guerre », avec fronts et arrières, héros et vétérans, logisticiens et unités d’interventions, etc. Une guerre déclarée à un ennemi invisible, ou trop visible au contraire ! Il s’incorpore, il s’incarne en nous, nous faisant devenir ennemis de nous-mêmes, cette « part maudite » de « nous » que l’on ne veut surtout pas voir, nous contentant de nous voiler la face, garder les distances, frictionner frénétiquement les mains, comme si ce carnaval, bien macabre pouvait nous prémunir de « nous-mêmes »... Cela préoccupe évidemment, mais cela occupe beaucoup et jusqu’à épuisement les uns et désœuvre grandement les autres, et cette pré-occupation-là fait « chaos-monde »... qui fait oublier le reste !

      Or, le reste, c’est la vie. La vie dans tous ses états sur cette terre « ronde et finie » et appartenant à tout le monde, c’est « nous » tel que ce pronom personnel le dit : un pluriel et tel qu’il est pronom réfléchi : sujet de ce « nous » constamment en devenir. Ce « nous » est de tous les genres et espèces, matières et manières, temps et espaces sur terre, réels et imaginaires, à tout moment et partout singulier et pluriel, tenant dans cette singularité-pluralité de son infiniment petit à son infiniment grand.
      Ce qui fait ce tenant, c’est l’avec : l’être-avec et le vivre-avec, sans distinctions – hormis celles qui font pluralité, multitude et multiplicité précisément – accordant des primats d’être ou de vivre aux uns au détriment des autres ou empêchant, dans le temps comme dans l’espace, les uns de devenir autrement que ce que les autres pensent qu’ils doivent être… La différence entre l’être et l’être-avec est la différence entre les métaphysiques (petites ou grandes et « indécrottables ») et le politique (le politique tel qu’il « excède » les politiques d’intérêts et de calculs et tel qu’il organise un vivre-avec et non « une autre manière de faire la guerre » !)…
      Il a fallu sans doute cette calamité virale pour nous rappeler que ce reste est en fait le tout – fait de l’avec – dont il faut se préoccuper prioritairement et partout, ce tout qui ne se contamine jamais que de ses propres éléments et depuis tous temps… Le politique consiste à en prendre soin dans ses devenirs !

      Vivre-avec et aussi penser-avec. Penser avec les un•e•s et les autres un autre rapport à ce monde, et penser avec les expériences que vivent au présent les un•e•s et les autres et ce qu’elles nous révèlent sur la manière de mieux aborder l’avenir. Il ne dépend désormais plus de quelques-uns mais de tout le monde. La revue Écarts d’identité, et c’est sa vocation, explore, depuis son premier numéro, les chemins de ce vivre-avec, notamment ceux des migrations et des exils qui nous en apprennent plus sur le devenir-monde que ce que les discours officiels en retiennent et concèdent à en dire. Dans ce numéro, ce sont les spécificités des chemins de l’exil au féminin : une double exposition aux violences de l’exil en tant que tel et à celles, réelles et symboliques, faites aux femmes. Un dossier préparé par Lison Leneveler, Morane Chavanon, Mathilde Dubesset et Djaouidah Sehili (lire l’introduction du dossier).

      Et comme à chaque fois, une fenêtre ouverte sur un horizon de beauté (notre dossier culturel). Bruno Guichard a réalisé un documentaire (Patrick Chamoiseau, ce que nous disent les gouffres) sur Patrick Chamoiseau (ami et parrain de la revue), il nous en ouvre les coulisses où se mêlent puissance poétique et conscience politique. Et une rencontre avec Meissoune Majri, comédienne et metteuse en scène, qui mène depuis 2010 une recherche esthétique interrogeant les effets du réel sur les imaginaires.

      Si, comme le dit l’adage, « à quelque chose malheur est bon », puissions-nous avancer, avec cette calamité, sur les voies de la conscience et « les chemins de la liberté »...

      Abdelattif Chaouite


      https://ecarts-identite.org/-No136-

    • Épisode 3 : Femmes migrantes invisibles

      Statistiquement plus nombreuses que les hommes sur les chemins de l’exil, les femmes sont pourtant les grandes absentes du récit médiatique et de la recherche scientifique dans le domaine des migrations.

      Pour comprendre l’invisibilité Camille Schmoll constate : “il y a aussi un peu d’auto-invisibilité de la part des femmes qui ne souhaitent pas forcément attirer l’attention sur leur sort, leur trajectoire. La migration reste une transgression” et remarque que cette absence peut servir un certain discours “ or, quand on veut construire la migration comme une menace, c’est probablement plus efficace de se concentrer sur les hommes.”

      Depuis plus d’un demi-siècle, les bénévoles de l’Association meusienne d’accompagnement des trajets de vie des migrants (AMATRAMI) viennent en aide aux personnes migrantes présentes sur leur territoire, aux femmes notamment. Camille Schmoll rappelle cette situation : “il y a toujours eu des femmes en migration. On les a simplement occultés pour différentes raisons. En fait, ce sont à l’initiative de femmes, de chercheuses féministes que depuis les années 60-70, on redécouvre la part des femmes dans ces migrations. On sait qu’elles étaient très nombreuses dans les grandes migrations transatlantiques de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. "

      Confrontées tout au long de leurs parcours migratoires mais également dans leur pays de destination à des violences de genre, ces femmes ne sont que trop rarement prises en compte et considérées selon leur sexe par les pouvoirs publics. Majoritairement des femmes, les bénévoles de l’AMATRAMI tentent, avec le peu de moyens à leur disposition de leur apporter un soutien spécifique et adapté.  Lucette Lamousse se souvient “elles étaient perdues en arrivant, leur première demande c’était de parler le français”. Camille Schmoll observe un changement dans cette migration : “les femmes qui partent, partent aussi parce qu’elles ont pu conquérir au départ une certaine forme d’autonomie. Ces changements du point de vue du positionnement social des femmes dans les sociétés de départ qui font qu’on va partir, ne sont pas uniquement des changements négatifs”.

      https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/femmes-migrantes-invisibles


      #audio #son #podcast

  • Sur l’#île grecque de #Kos, la #détention des demandeurs d’asile est quasi systématique

    Depuis la fin 2019, presque tous les nouveaux arrivants sont mis en détention dans le seul centre de rétention de la mer Egée. Les ONG craignent que cette pratique ne soit étendue aux autres îles, où de nouveaux camps fermés sont en construction.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/24/sur-l-ile-grecque-de-kos-la-detention-des-demandeurs-d-asile-est-quasi-syste
    #asile #migrations #réfugiés #centres_fermés #Grèce #îles

  • Bréhat : l’île aux fleurs et sans voitures
    http://carfree.fr/index.php/2021/05/21/brehat-lile-aux-fleurs-et-sans-voitures

    En 2012, on avait parlé de l’île de Bréhat sans voitures. Aujourd’hui, le journal télévisé de 13 heures sur France 2 fait un reportage sur Bréhat, « l’île aux fleurs et Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Îles_sans_voitures #Marche_à_pied #Vélo #Vie_sans_voiture #bretagne #îles_sans_voitures #médecine #sans_voiture #témoignage #vidéo

  • #Sénégal, les pirogues de la dernière chance

    Début mars, des #révoltes populaires d’une ampleur inédite ont secoué le Sénégal. Aux origines profondes de cette colère, une situation sociale et économique catastrophique, empirée par la #pandémie. C’est cette même #précarité doublée d’un avenir obstinément bouché qui pousse de nombreux jeunes à prendre la mer en direction de l’Europe, par les Canaries. Un périple trop souvent meurtrier. Des militants et voyageurs sénégalais nous ont parlé de cette #route_atlantique, de ses dangers, et de ce qui pousse tant de personnes à braver la mort.


    http://cqfd-journal.org/Senegal-les-pirogues-de-la

    #cartographie #visualisation #asile #migrations #réfugiés #risques #Afrique_de_l'Ouest #Canaries #îles_Canaries

  • L’UE alloue 276 millions d’euros à la Grèce et appelle la Turquie à reprendre les migrants déboutés

    La commissaire européenne Ylva Johansson a appelé lundi, de l’île grecque de #Lesbos, la « Turquie à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, assurant par ailleurs que l’Union européenne allait allouer 276 millions d’euros à la construction de nouveaux camps d’accueil en #mer_Egée.

    La commissaire européenne aux Affaires intérieures chargée des migrations s’est rendue sur place pour pousser le gouvernement grec à agir plus rapidement en vue de l’ouverture avant l’hiver prochain de tels camps sur cette île, ainsi que sur celles de #Samos, #Chios, #Leros et #Kos, et à améliorer les #conditions_d'hébergement des quelque 14.000 demandeurs d’asile qui s’y trouvent.

    Ylva Johansson a par ailleurs exhorté la Turquie « à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, tandis que les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil européen Charles Michel se rendront à Ankara le 6 avril pour rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan.

    Le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi a rappelé lundi que la Grèce avait demandé à la Turquie de reprendre sur son territoire 1.450 personnes qui avaient été déboutées du droit d’asile sur les #îles grecques.

    La commissaire européenne a en outre souligné que « la question migratoire devait être européanisée » et qu’il ne fallait pas laisser les Etats membres aux #frontières_extérieures de l’UE seuls face à la gestion de cette crise. Elle a jugé « impératif » de trouver « de nouvelles #solutions_politiques » pour partager le #fardeau entre les pays européens, estimant que « depuis trois ans, il n’y a pas eu de progrès » en ce sens. Elle a dit « comprendre » que « la patience a ses limites » et qu’à Lesbos, notamment, "la limite était « proche ».

    Illustration de la #colère des insulaires, Ylva Johansson a été confrontée à la fronde de 300 habitants de Lesbos qui ont manifesté devant le bâtiment où se déroulait sa conférence de presse pour s’opposer à la mise en place d’un nouveau camp.

    « Non aux structures sur l’île », pouvait-on lire sur une banderole déployée avant l’arrivée de la commissaire européenne et du ministre grec des Migrations. Lors de la même conférence de presse, Notis Mitarachi a annoncé que les camps de Samos, Kos et Leros ouvriraient d’ici trois mois. Les autres avant décembre 2021, a-t-il dit à l’AFP.

    Le gouvernement avait promis il y a longtemps un nouveau camp pour remplacer celui de #Moria, détruit en septembre dans un incendie, mais sa construction s’était heurtée à l’opposition de la population et des autorités locales, lassées par la présence des demandeurs d’asile sur leur île depuis la crise migratoire de 2015. Le nouveau camp de Lesbos doit voir le jour dans la localité de #Pali, à une demi-heure de route de la capitale de cette île, Mytilène. Depuis l’incendie de Moria, quelque 8.000 migrants sont toujours regroupés dans des installations provisoires où leurs #conditions_de_vie ont été extrêmement difficiles cet hiver.

    La Grèce doit enquêter

    Interrogée sur les accusations de refoulements de migrants par les garde-côtes grecs en mer Egée, Ylva Johansson a estimé que « la Grèce peut faire plus en matière d’investigations ».

    « Il y a des cas particuliers qui, je le pense vraiment, doivent être examinés de près », a-t-elle exhorté, se disant « très préoccupée » par les rapports établis par le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.
    « Nous devons protéger nos frontières extérieures et nous devons protéger les droits fondamentaux, cela va de pair, ce n’est pas une contradiction », a-t-elle poursuivi.

    Les autorités grecques ont été accusées ces derniers mois par des ONG et dans des enquêtes parues dans de nombreux médias d’avoir forcé des migrants présents en mer Egée à retourner dans les eaux territoriales turques sans déposer de demandes d’asile en Grèce, en violation du droit international. « Nous n’avons pas renvoyé de bateaux. Nous avons empêché des bateaux d’entrer sur le territoire grec et européen, ce qui est permis », avait récemment assuré dans un entretien avec l’AFP Notis Mitarachi.

    Lundi, il a de nouveau apporté un démenti à ce sujet, insistant sur le fait que des enquêtes menées par l’Union européenne et l’agence Frontex n’avaient conclu à « aucune infraction à des droits fondamentaux dans les cas qui ont été examinés ».

    https://www.lorientlejour.com/article/1256960/lue-va-allouer-276-millions-deuros-pour-la-construction-de-camps-de-m

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #UE #EU #aide_financière #déboutés #Turquie #réadmission #camps_de_réfugiés #nouveaux_camps #encampement #européanisation

    ping @isskein @karine4

  • Frontex y España se enfrentan por las operaciones contra la inmigración irregular

    La pugna por el despliegue en África y el creciente poder del cuerpo europeo llevaron a la agencia de control de fronteras a amenazar con su retirada

    Las relaciones entre España y la Agencia Europea de la Guardia de Fronteras y Costas (Frontex) son más tensas que nunca. La pugna por el despliegue de medios materiales y el control de los operativos ha llevado a Frontex a amagar con suspender su actividad en el Estrecho y las islas Canarias ―además del dispositivo que se despliega en cada operación #Paso_del_Estrecho― , según tres fuentes conocedoras del episodio. La decisión corrió el pasado miércoles por los despachos, llegó a comunicarse hasta a los agentes de la agencia desplegados en el archipiélago y amenazó con convertirse en una crisis política. El pasado viernes, Frontex salió al paso con un comunicado desde su sede en Varsovia para atajar rumores y anunciar que renovaba su presencia en España un año más.

    Las tensiones vienen de lejos y son el reflejo de la disputa entre los cuerpos y fuerzas de seguridad nacionales y una agencia europea de fronteras con un mandato extendido. En los planes operativos para este 2021, que se cierran a principios de año, Frontex reclamaba a España mayor control sobre la inteligencia y el acceso a los datos de carácter personal en las fronteras españolas, competencias en materia de investigaciones transfronterizas (como las mafias de narcotráfico internacional) o el despliegue sobre el terreno del nuevo cuerpo de agentes europeos, un personal armado de cuya profesionalidad recelan las policías españolas. La propuesta no gustó a los negociadores. Un mando de las fuerzas y cuerpos de seguridad del Estado considera que aceptar las propuestas de Varsovia supone una “entrega de soberanía” y cree que el conflicto “estallará cuando haya una desgracia”.

    Influencia en África

    La negociación de estos puntos ha estado marcada por otra de las principales batallas para España: el papel de la agencia en las islas Canarias, un enclave desde el que Frontex quiere ganar influencia en África. Actualmente, la agencia trabaja con un equipo de 26 agentes, españoles y extranjeros, que apoyan a la Policía Nacional en la identificación y las entrevistas a los migrantes con el objetivo de desbaratar las redes que les facilitan el viaje. Pero este despliegue tiene una cobertura limitada y el espectacular repunte de llegadas al archipiélago, que ha recibido casi 25.000 personas en los últimos 13 meses, impulsó nuevas negociaciones entre Varsovia y Madrid para lanzar una operación conjunta con la Guardia Civil en Senegal.

    El objetivo inicial era reformular la operación Hera II, un operativo que Frontex y la Guardia Civil ya habían desplegado de 2006 a 2019 en varios países de origen para cerrar la vía migratoria que se abrió durante la llamada crisis de los cayucos. Pero las diferencias entre unos y otros mantienen la iniciativa bloqueada.

    Por un lado, Frontex ―que aprobó un nuevo reglamento en 2019 que le da más autonomía― alega la necesidad de firmar su propio acuerdo bilateral con Dakar para patrullar sus costas, señalan fuentes españolas conocedoras de la negociación. Por otro, la #Guardia_Civil demanda que no haya condiciones para que la agencia colabore con más medios en origen y lo haga siempre bajo su coordinación.

    La Guardia Civil, que ya tiene acuerdos y agentes desplegados en Mauritania, Gambia y Senegal hace más de una década, siempre concentró el mando de las operaciones, las investigaciones y las relaciones con las autoridades locales y no tiene intención de renunciar a ello. “Hemos trabajado en todos estos ámbitos independientemente del decreciente apoyo de Frontex a lo largo de los últimos años porque consideraba esta ruta cerrada”, afirma una fuente española. En definitiva, la agencia con más presupuesto de la UE quiere más poder del que los agentes españoles están dispuestos a darle.

    España trató de plantarse en la negociación de los planes operativos con Frontex: si no hay ayuda de la agencia europea para un despliegue conjunto en Senegal, no se aceptarían las peticiones de mandato extendido de Frontex en territorio nacional, según otra fuente al tanto de las discusiones. Pero finalmente, tras la presión por una posible cancelación de las operaciones, se han aceptado las exigencias de Varsovia. “Es una lucha entre la realidad del terreno y la de los altos cargos que firman los reglamentos en la oficina”, según esta fuente.

    Frontex, que tiene presupuestados 5.600 millones de euros para los próximos siete años ―frente a los 19,2 millones de 2006―, incorporará 10.000 agentes propios para la vigilancia de fronteras y costas. En este contexto de crecimiento, la agencia empieza a demandar más control e influencia sobre las operaciones y no quiere limitarse a ofrecer barcos y aviones. Los agentes españoles, por su parte, quieren el apoyo de la agencia en los países de origen, pero siempre bajo su mando. No quieren ceder espacio ni competencias en un ámbito en el que llevan años invirtiendo recursos propios y experiencia.

    Fuentes europeas reconocen que la incorporación de guardias de Frontex a las operaciones en España “ha complicado la negociación del programa de trabajo para el nuevo año”. El programa debía renovarse, como en cada ejercicio, para entrar en vigor el 1 de febrero, pero las fricciones retrasaron la negociación: España, según fuentes conocedoras de la negociación, pidió cambios relevantes en los planes operativos; la agencia hizo una contrapropuesta, y las autoridades españolas no la aceptaron. El acuerdo no llegó hasta 29 de enero, al filo de que el plan de trabajo no se aprobase y los dos operativos de Frontex en España se quedaran sin base legal para su continuidad. En Frontex aseguran que las operaciones nunca estuvieron en peligro y que la voluntad de la agencia siempre ha sido mantener su presencia en España.

    En una entrevista con EL PAÍS el pasado 4 de enero el propio vicepresidente de la Comisión Europea, Margaritis Schinas, se refirió a los desencuentros entre Madrid y Varsovia.

    –¿Por qué cree que España no ve con buenos ojos la presencia de Frontex?

    – Eso me pregunto yo, por qué Frontex no está en Canarias cuando hay un serio problema y sí está masivamente en el Egeo, con cientos de agentes

    España apoyó desde el inicio, en 2005, la creación y puesta en marcha de Frontex, pero con el tiempo se ha mostrado reticente a implicar a los agentes de la agencia en sus competencias. “España se caracteriza por ser un Estado miembro que ha invertido considerables recursos públicos en operaciones de rescates en el mar además de en el control de sus fronteras exteriores”, afirma el eurodiputado socialista Juan Fernando López Aguilar. “Eso explica que retenga bastante el protagonismo de su papel en fronteras, a diferencia de otros países que han recurrido más a la agencia, como Croacia, Grecia o incluso Italia”.

    La agencia está actualmente bajo una presión sin precedentes, cuando está a punto de convertirse en el primer cuerpo uniformado y armado en la historia de la UE. Las investigaciones cercan a su director, Fabrice Leggeri, sobre el que se han vertido duras críticas por su gestión, la degradación de las relaciones en el seno de la agencia y, sobre todo, por supuesta connivencia con la devolución en caliente de emigrantes en la frontera greco-turca.

    https://elpais.com/espana/2021-02-01/frontex-y-espana-se-enfrentan-por-las-operaciones-contra-la-inmigracion-irre

    Traduction:

    La lutte pour le déploiement en Afrique et la puissance croissante de l’organisme européen ont conduit l’agence de contrôle des frontières à menacer son retrait.
    Les relations entre l’Espagne et l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) sont plus tendues que jamais. La lutte pour le déploiement des moyens matériels et la maîtrise des opérations a conduit Frontex à menacer de suspendre son activité dans le détroit et aux îles Canaries `` en plus du dispositif qui est déployé dans chaque opération au-dessus du détroit du détroit ’’, selon trois sources bien informées de l’épisode. La décision a traversé les bureaux mercredi dernier, elle a même été communiquée aux agents de l’agence déployés dans l’archipel et menaçait de devenir une crise politique. Vendredi dernier, Frontex a publié une déclaration de son siège à Varsovie pour arrêter les rumeurs et annoncer qu’elle renouvelait sa présence en Espagne pour une autre année.

    #Frontex #Espagne #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #opération_Paso_del_Estrecho #Canaries #îles_Canaries #Mauritanie #Gambie #Sénégal

  • Ανθρωποι και ποντίκια στη ΒΙΑΛ

    Το στρατόπεδο συγκέντρωσης της ΒΙΑΛ στη Χίο αποτελεί ντροπή όχι μόνο για την Ευρώπη, αλλά για την ίδια την ανθρωπότητα ● 1.800 πρόσφυγες, από μωρά μέχρι ηλικιωμένους ανθρώπους, ζουν σε διαλυμένες σκηνές ανάμεσα σε ποτάμια από ακαθαρσίες, βουνά από σκουπίδια, ποντίκια και κουφάρια ζώων ● Το « σταδιακό κλείσιμο » της δομής που είχε υποσχεθεί η κυβέρνηση έχει ξεχαστεί και οι άνθρωποι έχουν καταδικαστεί στην εξαθλίωση και στον εξευτελισμό.

    Ο προσφυγικός καταυλισμός ή αλλιώς το Κέντρο Υποδοχής και Ταυτοποίησης, όπως κατ’ ευφημισμόν έχει ονομαστεί, είναι ουσιαστικά ένας βούρκος. Ενας βούρκος όπου, λόγω και των σκληρών καιρικών συνθηκών, μεθοδικά η κυβέρνηση μετατρέπει σε αντικείμενα τους πρόσφυγες στερώντας τους κάθε έννοια αξιοπρέπειας και ανθρώπινης υπόστασης.

    Εχοντας εξασφαλίσει την πλήρη ανοχή -αν όχι και συνενοχή- της Ευρωπαϊκής Ενωσης και των δύο μεγάλων διεθνών οργανισμών, της Υπατης Αρμοστείας του ΟΗΕ (UNHCR) και του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης (ΔΟΜ), με συνοπτικές διαδικασίες τούς καταδίκασε να ζουν σε συνθήκες αβίωτες ακόμα και για τα κατοικίδιά μας. Εκατοντάδες πρόσφυγες αυτή τη στιγμή στη ΒΙΑΛ προσπαθούν να επιβιώσουν σε αυτοσχέδιες σκηνές, φτιαγμένες με ό,τι διαθέσιμο υλικό βρεθεί πρόχειρο.

    Κατεστραμμένες σκηνές της Υπατης Αρμοστείας, χοντρό πλαστικό από συσκευασίες υλικών, σακούλες σκουπιδιών, απορρίμματα οικοδομών έχουν δεθεί και καρφωθεί πρόχειρα πάνω σε κλαδιά δέντρων ή ξύλα πολυκαιρισμένα και στεγάζουν την πλειονότητα των 1.800 ανθρώπων που ζουν εδώ και μήνες εγκλωβισμένοι στη ΒΙΑΛ και συγκεκριμένα στα χωράφια γύρω από το κεντρικό κτίριο.

    Ελάχιστοι είναι αυτοί που ζουν σε κοντέινερ, τα οποία πλέον στεγάζουν κυρίως υπηρεσίες και τις ελάχιστες ΜΚΟ που συνεχίζουν να δίνουν το « παρών » στην κόλαση της ΒΙΑΛ. Πού και πού μέσα στη ζούγκλα από αυτοσχέδιες σκηνές μπορεί να δεις κάποιο κοντέινερ μέσα στο οποίο συνήθως στοιβάζονται παραπάνω από δύο οικογένειες. Πρόκειται για τους τυχερούς/ές του στρατοπέδου.

    Η κυβέρνηση, θέλοντας να κατευνάσει τους κατοίκους του γειτονικού χωριού Χαλκειούς, ξήλωσε πάρα πολλά κοντέινερ υποσχόμενη το « σταδιακό κλείσιμο της ΒΙΑΛ » και τα μοίρασε δεξιά και αριστερά. Δύο από αυτά κατέληξαν στο Νοσοκομείο Χίου προκειμένου να μετατραπούν σε θαλάμους ασθενών Covid και τοποθετήθηκαν στο προαύλιο του ιδρύματος.

    Οι ελάχιστες χημικές τουαλέτες βρίσκονται στα όρια του καμπ σε ένα ανηφορικό σημείο. Πολύ συχνά υπερχειλίζουν καθώς είναι αδύνατον να εξυπηρετήσουν αυτόν τον πληθυσμό. Η πλαγιά κάτω από τις τουαλέτες είναι γεμάτη σκηνές, μέσα στις οποίες καταλήγουν τα κόπρανα και τα ούρα. Μερικές από τις τουαλέτες στερούνται πόρτας. Η μία πόρτα ξηλώθηκε και μετατράπηκε σε δομικό στοιχείο μιας καλύβας, ενώ άλλη μία χημική τουαλέτα « ιδιωτικοποιήθηκε » αφού, με τον νόμο της ζούγκλας να κυριαρχεί, μεταφέρθηκε στον αύλειο χώρο μιας σκηνής και πλέον εξυπηρετεί τις ανάγκες των ενοίκων της συγκεκριμένης φαμίλιας.

    Πρόσφατα, μέλη του Δικτύου Αλληλεγγύης Κοινωνικών Ιατρείων επισκέφτηκαν τον καταυλισμό, καταφέρνοντας να ξεπεράσουν τις αυστηρές εντολές απομόνωσης οι οποίες εκδόθηκαν δήθεν για προστασία από την εξάπλωση του κορονοϊού, αλλά με αντικειμενικό στόχο να κρατήσουν μακριά τις ανεπιθύμητες παρουσίες και κυρίως τον φωτογραφικό φακό.

    « Προχωρώντας μέσα στη ζούγκλα παρατηρούμε μπουκάλια νερού τα οποία μέσα έχουν ένα κίτρινο υγρό. Το κίτρινο αυτό υγρό είναι ούρα. Οι άνθρωποι αποφεύγουν να επισκεφτούν τις τουαλέτες και επιλέγουν να ουρούν μέσα σε μπουκάλια, τα οποία τοποθετούν έξω από τις άθλιες σκηνές τους προκειμένου να τα πετάξουν την επόμενη μέρα. Συνεχίζουμε τη δυστοπική μας περιήγηση, αλλά το βάδισμα γίνεται όλο και πιο δύσκολο. Η βροχή έχει επιδεινώσει την κατάσταση. Ισορροπούμε με δυσκολία επάνω σε σπασμένες παλέτες και οι διάδρομοι ανάμεσα στις σκηνές είναι στενοί, ίσα που χωρούν τα σώματά μας. Κάτω από τις μισοβυθισμένες στη λάσπη παλέτες περνούν ποντίκια.

    Κάποια στιγμή βγαίνουμε σε ένα σημείο πιο ανοιχτό. Εκεί ένας πρόσφυγας σκυμμένος στο χώμα προσπαθεί να καθαρίσει τα παπούτσια του από τις λάσπες, ενώ δίπλα του συνεχίζουν να περνούν ποντίκια. Ανθρωποι και ποντίκια συνυπάρχουν αρμονικά. Κανείς πια δεν διαμαρτύρεται. Οι άνθρωποι έπαψαν να τα σιχαίνονται και τα ποντίκια έπαψαν να τους φοβούνται. Παιδιά ξεπροβάλλουν μέσα από τις σκηνές σκυθρωπά. Είναι η μόνη φορά που βλέπουμε παιδιά να μην παίζουν. Τα παιδιά συνήθως παντού και πάντα, ακόμα και κάτω από τις πλέον άθλιες συνθήκες, βρίσκουν τρόπους να επιβιώνουν. Είναι ευρηματικά, μπορούν να παίζουν ώρες ολόκληρες με ένα κουτάκι από αναψυκτικό » αναφέρουν.

    Η απελπισία όμως στη ΒΙΑΛ έχει όνομα. Και πρόσωπο. Είναι του εφτάχρονου παιδιού το οποίο το μεσημέρι στις 11/2 ανέβηκε στην ταράτσα του κεντρικού κτιρίου της ΒΙΑΛ και απειλούσε να αυτοκτονήσει πέφτοντας από έξι-εφτά μέτρα ύψος. Ενα μέτρο για κάθε χρόνο ζωής που μετράει. Με την παρέμβαση κοινωνικών λειτουργών, ψυχολόγων και αστυνομικών πείστηκε να κατέβει.

    « Οι εικόνες φρίκης διαδέχονται η μία την άλλη » σημειώνουν τα μέλη του Δικτύου Κοινωνικών Ιατρείων, που κατάφεραν να βγάλουν μερικές φωτογραφίες στα κλεφτά. « Σωροί σκουπιδιών, κόπρανα, ούρα, ψόφια ζώα και παρ’ όλο που φοράμε μάσκες η δυσοσμία τις διαπερνά. “Βλέπεις τις γάτες ;” ψελλίζει ένας πρόσφυγας. “Είναι χορτάτες από τα σκουπίδια, γι’ αυτό και δεν κυνηγούν τα ποντίκια”. Στα χωράφια που βρίσκονται έξω από το κτίριο του ΚΥΤ μέσα στις λάσπες βρίσκονται κάποιες σκηνές. Από εκεί ξεπροβάλλει ένα κοριτσάκι, αναμαλλιασμένο και βρόμικο. Φοράει ένα ζευγάρι αντρικές σαγιονάρες, μεγαλύτερες από το μπόι του. Ψαχνόμαστε να του δώσουμε κάτι, αν και το ίδιο δεν μας ζητά τίποτα, απλώς μας κοιτάζει. Προσφέρουμε κάτι, περισσότερο από αμηχανία, εκείνο δεν μιλά και απομακρύνεται, μπαίνει σε μια σκηνή. Ο πατέρας κλείνει την πόρτα πίσω και αυτή είναι η μοναδική φωτογραφία πρόσφυγα που καταφέρνουμε να κλέψουμε, την πλάτη αυτού του πατέρα. Σε μια στιγμή που εκείνος δεν μας κοιτά. Τα υπόλοιπα τα ξέρουμε, δεν χρειάζονται, είναι περιττά. Οτιδήποτε επιπλέον θα ήταν φλυαρία, πλεονασμός και κίνδυνος για αυτούς τους ανθρώπους να χάσουν την αξιοπρέπειά τους. Αν ψάξετε φωτογραφία του μικρού κοριτσιού, δεν θα βρείτε. Η εξαθλίωση δεν μπορεί απλά και μόνο να απαθανατίζεται, οι άνθρωποι δεν είναι θέαμα ».
    Δεν διεκδικούν πια

    Και συνεχίζουν την περιγραφή της φρίκης : « Ολα αυτά είναι η “κανονικότητα” των στρατοπέδων συγκέντρωσης. Οι άνθρωποι που έχουν καταδικαστεί να διαμένουν σε αυτά φαίνεται πως έχουν πάψει να διεκδικούν και υπομένουν καρτερικά το τέλος. Είτε αυτό είναι η έγκριση του ασύλου, είτε η απέλασή τους, είτε ο ίδιος ο θάνατος. Οτιδήποτε από αυτά τα τρία φαντάζει καλύτερο από αυτό που βιώνουν τώρα. Και τίποτα από τα τρία δεν είναι σε θέση να το διεκδικήσουν. Εξαρτάται από τη βούληση και το “έλεος” των θυτών. Οι θύτες αστυνομικοί και εκπρόσωποι των πολυεθνικών οργανισμών και του υπουργείου, που διοικούν την κόλαση αυτή, είναι εξίσου απαθείς, μηχανικοί στις κινήσεις τους. Αυτό που κυριαρχεί ως γενική αίσθηση είναι ότι έχει δολοφονηθεί το ανθρώπινο στοιχείο και έχει απανθρωποποιηθεί η κοινωνική σύμβαση μεταξύ θυτών και θυμάτων ».
    Ο πληθυσμός

    Αυτή τη στιγμή ο πληθυσμός που στοιβάζεται στο ΚΥΤ ανέρχεται στους 1.800. Μόλις πριν από λίγες ημέρες ξεπερνούσε τις 3.000. Μέσα σε σύντομο χρονικό διάστημα δόθηκε το πράσινο φως από τον υπουργό Μετανάστευσης και Ασύλου να μετακινηθεί ένα σημαντικό μέρος προς την ηπειρωτική Ελλάδα.

    « Οι άνθρωποι αυτοί κρατούνταν εντελώς εκδικητικά στο νησί, αν και είχαν περάσει από τη διαδικασία της συνέντευξης και είχαν επίσημα αποκτήσει προσφυγικό στάτους. Ανθρωποι εγκλωβισμένοι από τις αρχές τους 2019 εντελώς αναίτια. Η εντολή αυτή της fast track μετακίνησης δεν δόθηκε επειδή ξαφνικά ο Νότης Μηταράκης απέκτησε ευαισθησίες » υποστηρίζουν τα μέλη του Δικτύου και εξηγούν :

    « Το τελευταίο διάστημα τόσο στη Χίο όσο και στα υπόλοιπα νησιά γίνεται μια προσπάθεια να πειστούν οι κάτοικοι των νησιών για την αναγκαιότητα δημιουργίας κλειστών στρατοπέδων. Κάθε φορά υποδεικνύεται και ένα διαφορετικό μέρος από τους τοπικούς άρχοντες, σε συνεννόηση με τον υπουργό, αλλά κάθε φορά οι κάτοικοι αντιδρούν. Οι αντιδράσεις αυτές προέρχονται από ανθρώπους με διαφορετικές πολιτικές και ιδεολογικές αφετηρίες. Ολες και όλοι θυμόμαστε τη μετάβαση των ΜΑΤ του Χρυσοχοΐδη πριν από περίπου έναν χρόνο και τις σκηνές πρωτόγνωρου τραμπουκισμού που έζησαν οι κάτοικοι των νησιών. Είδαμε τους άντρες των ΜΑΤ μέχρι και την τελευταία στιγμή, λίγο πριν αποβιβαστούν στο καράβι της επιστροφής, να σπάνε και να καταστρέφουν αυτοκίνητα κατοίκων του νησιού ».

    Οπως λένε οι αυτόπτες μάρτυρες, οι φωνές για κατειλημμένα χωράφια είναι προσχηματικές. Στόχο έχουν να αποπροσανατολίσουν τη συζήτηση, βάζοντας στην εξίσωση και το κόστος που πληρώνει η τοπική κοινωνία. « Αλλά κάτι τέτοιο δεν ισχύει. Οι ιδιοκτήτες αποζημιώνονται, ενώ δημιουργήθηκαν και 500 θέσεις εργασίας για ντόπιους » υποστηρίζουν. « Σε μια εποχή κατά την οποία προσπαθούν να αναθεωρήσουν την ιστορία των ναζιστικών εγκλημάτων, επιχειρούν παράλληλα να αποσιωπήσουν το αίσχος των σύγχρονων εγκλημάτων των στρατοπέδων που λειτουργούν υπό την αιγίδα της Ε.Ε. και της ελληνικής κυβέρνησης. Στο πλαίσιο αυτής της πολιτικής επιχειρούν να φιμώσουν εκείνους/ες που καταγγέλλουν, να ποινικοποιήσουν τη δημοσιοποίηση πληροφοριών και φωτογραφιών » καταλήγουν.

    Αλλωστε πρόσφατες και σε εξέλιξη είναι και οι απόπειρες ποινικοποίησης της αλληλεγγύης στη Μυτιλήνη με τη δικογραφία της αστυνομίας εναντίον 35 μελών ΜΚΟ, που ακόμα εκκρεμεί στα εισαγγελικά γραφεία ελλείψει προφανώς ισχυρών ενδείξεων που θα οδηγούσαν σε απαγγελίες κατηγοριών από τις δικαστικές αρχές.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/286381_anthropoi-kai-pontikia-sti-bial

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    Note de Vicky Skoumbi, qui a envoyé ce message via la mailing-list Migreurop :

    J’ai essayé tant bien que mal de rectifier et de compléter la traduction automatique de ce témoignage terrifiant du centre de réception et d’identification de Chios, un camp mérite pleinement sa qualification de ’#camp_de_concentration'. Où on apprend que les résidents du camp n’attendant plus rien que le pire ont renoncé à toute réclamation et revendication, tandis qu’un petit garçon de sept ans finit par tenter de se suicider pour retrouver quelque chose de la valeur et de la dignité de la vie. La #déshumanisation systématique de réfugiés aurait même atteint même ceux qui gèrent le camp qui se comportent comme des automates. Ce témoignage est unique, car toute entrée dans le camp est interdite, et à plus forte raison toute prise de photo. Je vous prie donc de le diffuser le plus largement possible

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    The VIAL (RIC of Chios) concentration camp in Chios is a disgrace not only to Europe but to humanity itself ● 1,800 refugees, from babies to the elderly, live in dilapidated tents between rivers of dirt, mountains of rubbish, mice and animal carcasses ● The “gradual closure” of the structure promised by the government has been forgotten and people have been doomed to misery and humiliation.

    The refugee camp, or Reception and Identification Center, as it is aptly named, is essentially a swampland full of mud. A swamp where, due to the harsh weather conditions, the government methodically turns the refugees into objects, depriving them of any notion of dignity and human condition.

    Having secured the full tolerance - if not complicity - of the European Union and the two major international organizations, the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) and the International Organization for Migration (IOM), by summary proceedings sentenced them to live in conditions that would be still lifeless for our pets. Hundreds of refugees at the moment in VIAL are trying to survive in makeshift tents, made with whatever available material is found.

    Damaged UNHCR tents, thick plastic from packaging materials, rubbish bags, construction waste have been tied up and nailed to old tree branches or wood and house the majority of the 1,800 people who have been living in the north for months and trapped in the north. the main building.

    Few are those who live in containers, which now house mainly services and the few NGOs that continue to operate in the hell of the VIAL RIC. Every now and then in the jungle of makeshift tents you can see a container in which more than two families are usually stacked. These are the lucky ones of the camp.

    The government, wanting to appease the residents of the neighboring village of Chalkios, took away many containers promising the “gradual closure of VIAL” and distributed them here and there. Two of the containers ended up in Chios Hospital in order to be transformed into Covid patient’s wards and placed in the courtyard of the institution.

    The less than few chemical toilets are located on the edge of the camp on an uphill point. They often overflow as it is impossible for such a few number of toilets to serve this population. The slope below the toilets is full of tents, in which feces and urine end up. Some of the toilets do not have a door. One door was demolished and turned into a building block of a hut, while another chemical toilet was “privatized” after, with the law of the jungle prevailing, it was moved to the courtyard of a tent and now serves the needs of the occupants of this tent.

    Recently, members of the Solidarity Network of Social Clinics visited the camp, overcoming the strict isolation orders issued ostensibly to protect against the spread of the coronavirus, but whose the real objective is to keep away the unwanted presence and especially the unwanted faces [ all those who could testify and denounce publicly this horrible situation].

    "Going into the Jungle [the makeshift part of the camp] we notice bottles of water which have a yellow liquid inside. This yellow liquid is urine. People avoid going to the toilets and choose to urinate in bottles, which they place outside their miserable tents in order to throw them away the next day. We continue our dystopian tour, but walking becomes more and more difficult. The rain has worsened the situation. We have difficulty balancing on broken pallets and the corridors between the tents are narrow, just enough to fit our bodies. Mice pass under the half-submerged pallets.

    At some point we go to a more open point. There, a refugee crouching on the ground tries to clean his shoes from the mud, while mice continue to pass by. Humans and mice coexist harmoniously. No one is complaining anymore. People stopped hating them and mice stopped being afraid of them. Children emerge through the scenes sullenly. It is the only time we see children not playing. Children usually everywhere and anytime, even under the most miserable conditions, find ways to survive. They are ingenious, they can play for hours with a can of soft drink "they say.

    But despair in VIAL has a name. And a face. It belongs to a seven-year-old boy who at noon on 11/2 climbed on the roof of the main building of VIAL and threatened to commit suicide by falling from a height of six to seven meters. A meter high for every year of his life. With the intervention of social workers, psychologists and police officers, the child was persuaded to come down.

    “The images of horror follow one another,” note the members of the Network of Social Clinics, who managed to take some photos without being seen. "Piles of rubbish, feces, urine, dead animals and even though we wear masks, the stench pervades them. “Do you see cats?” cries a refugee. “They are full of garbage, that’s why they do not hunt mice.” In the fields outside the RIC building there are some tents in the mud. From there emerges a little girl, disheveled and dirty. She is wearing a pair of men’s flip flops, bigger than herself. We are looking for something to give her, even though she does not ask us for anything, she just looks at us. We offer something, more out of embarrassment, she does not speak and leaves, enters a scene. The father closes the back door and this is the only refugee photo we manage to steal, this father’s back. At a time when he is not looking at us. We know the rest, they are not needed, they are unnecessary. Anything more would be gossip, redundancy and risk for these people to lose their dignity. If you search for a photo of the little girl, you will not find it. “Poverty cannot simply be immortalized, people are not a spectacle.”

    They do not claim anymore

    And they continue to describe the horror: "All this is the ’normality’ of the concentration camps. The people who have been condemned to live in them seem to have stopped claiming and are patiently enduring the end. This could be either the approval of the asylum demand, or their deportation, or even death itself. Any of these three possibilities seems better than what they are experiencing now. And the people that are trapped at the Vial camp are not able to claim any of the three already mentioned. Their future depends on the will and the “mercy” of the perpetrators. The perpetrators, the police and the representatives of the multinational organizations and the ministry, who are responsible for the administration of this hell, are equally apathetic, moving around like automates. “What prevails as a general feeling is that the human element has been assassinated here: the social contract between perpetrators and victims has been completely dehumanized.”

    The population

    Currently the population stacked in the RIC amounts to 1,800. Just a few days ago it exceeded 3,000. A short time before, the Minister of Immigration and Asylum gave the green light to move an important part to mainland Greece.

    “These people were kept completely revengeful on the island, even though they had gone through the interview process and had officially acquired refugee status. People trapped since the beginning of 2019 completely unnecessarily. The recent order of fast track movement was not given because Notis Mitarakis suddenly became sensitive”, the members of the Network support and explain:

    “Recently, both in Chios and on the other islands, an attempt is being made to convince the inhabitants of the islands of the necessity of creating closed camps. Each time a different place is indicated by the local authorities, in consultation with the minister, but each time the residents react. These reactions come from people with different political and ideological backgrounds. We all remember the transition of Chrysochoidis [ The minister of the Police]’ riot police about a year ago and the scenes of unprecedented bullying experienced by the inhabitants of the islands. We saw the special unit’s men until the last moment, just before they disembarked on the return ship, to break and destroy cars of the island’s inhabitants”.

    According to eyewitnesses, the rumors about occupied fields are pretentious. They aim to disorient the discussion, putting in balance also the cost paid by the local community. “It is simply not true. The owners are being compensated, while 500 jobs have been created for locals”, they claim. "At a time when attempts are made to review the history of Nazi crimes, the authorities are also trying to silence the disgrace of the modern crimes of the EU-sponsored camps and the Greek government. “As part of this policy, they are trying to silence those who denounce, they try to criminalize the publication of information and photos,” they conclude.

    Attempts to criminalize solidarity in Mytilene are recent and ongoing with the brief filed by the police against 35 NGO members, which is still pending in the prosecutor’s office, apparently in the absence of strong evidence that would lead to indictments by the judicial authorities.

    #Vial #Chios #grèce #réfugiés #asile #migrations #îles #camps_de_réfugiés

    ping @isskein @karine4

  • Sauce au #Persil
    https://www.cuisine-libre.org/sauce-au-persil

    Sauce anglaise traditionnelle pour napper le jambon rôti. Faites fondre le beurre dans une casserole et ajoutez-y la farine pour faire un roux. Mélangez constamment pour qu’il ne brûle pas et faites cuire pendant plusieurs minutes. À feu doux, ajoutez lentement la crème et continuez de mélanger constamment jusqu’à incorporation complète. Ajoutez le persil, le sel, le poivre et laissez mijoter 4 à 5 minutes tout en… Persil, #Crème_fraîche, #Sauces_blanches, #Îles_Britanniques / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans viande