• Comment les très jeunes s’informent sur les réseaux comme Instagram et TikTok
    https://bienvivreledigital.orange.fr/vie-perso/blacklivesmatter-jeunes-information-reseaux-sociaux-instag

    Les plateformes sociales sont devenues les premières sources d’infos pour les collégiens. Sans complexe, c’est sur TikTok, Insta et Snapchat qu’ils suivent l’actualité et qu’ils développent leurs propres formes de débats par story... avec ou sans émoji.

    Illustration crée par Louis Bolla pour Bien Vivre le Digital

    On les croit déconnectés de la réalité, à se dandiner sur les derniers tubes à la mode sur TikTok, ou cachés derrière leurs filtres « rabbit » sur Snap. Vous pensez que la Gen Z ne pense qu’à sa prochaine paire de snickers fluo ? Vous avez tout faux. Ceux qui sont nés entre 1996 et 2015 vont entrer dans l’âge adulte en ayant connu une pandémie, une récession et un temps à faire des barbeuk’ en Alaska. Alors, loin des images colorées et flashy qu’ils se partagent d’habitude en longue conversation ininterrompue avec leurs amis, la jeune génération a affiché son soutien politique sur les réseaux sociaux via une flopée de carrés noirs le 2 juin dernier. Noire, comme la couleur de peau de George Floyd, asphyxié par un policier blanc aux États-Unis pendant son arrestation. Un événement qui a secoué le monde entier, et révélé que les jeunes ont une conscience politique forte qu’ils n’hésitent pas à afficher sur TikTok, Snapchat ou Instagram, leurs premiers lieux de revendication.

    Des pavés… au hashtag

    Alors que leurs grands-parents balançaient des pavés en cherchant la plage, que leurs aînés sont descendus dans la rue contre les CPE, pour Charlie et contre les « porcs », les jeunes eux, s’arment de leur clavier et affichent leurs revendications sur les réseaux, comme un premier moyen d’appartenir à une mouvance. Le slogan même de « Black Lives Matter » est né d’un post Facebook.

    Retour en juillet 2013. Le jeune afro-américain, Trayvon Martin, 17 ans, désarmé, est abattu. L’acquittement de George Zimmerman, le meurtrier du jeune homme déclenche la colère d’Alicia Garza, activiste pour les droits homosexuels.

    Sous le coup de l’émotion, elle publie un post Facebook : « Black People. I love you. I love us. Our lives matter » (« Personnes noires. Je vous aime. Je nous aime. Nos vies comptent »). L’artiste et activiste Patrisse Khan-Cullors lui répond alors : « Black Lives Matter ».

    Depuis la mort de George Floyd le 25 mai dernier à Minneapolis, le mouvement Black Lives Matter s’est répandu comme une traînée de poudre sur les autres continents, via les réseaux. Pour autant, s’il est né sur les réseaux, le mouvement ne s’y est pas cantonné. Il a connu un immense écho en France. Lors des dernières manifestations contre le racisme et les violences policières le 2, le 9 et le 13 juin dernier, de nombreux collégiens et collégiennes sont venus grossir les rangs des manifestants.

    Des millions de vues sur TikTok, Snapchat et Instagram

    Les chiffres confirment l’engouement des jeunes pour le sujet. Sur TikTok, le réseau social préféré des moins de 13 ans (puisque 45,7% l’utilisent selon l’agence Heaven), la page #BlackLivesMatters a comptabilisé 10,2 milliards de vues. Même constat d’une montée en puissance de thèmes plus politiques sur Snapchat et Instagram, où le hashtag a comptabilisé près 22,1 millions de vues.

    #BLM n’est pas le seul sujet de société a avoir suscité l’attention des jeunes. #ImComingOut rassemble les personnes qui révèlent leur homosexualité avec un total de 10,1 millards de vues.

    Tiktok, Insta, Snap, le nouveau 20h

    Camille : “ Les grandes chaînes de télévision ne montrent pas tout, je préfère Snap” A 15 ans, Camille, élève de 3ème en Seine-Saint-Denis, s’informe surtout via Snapchat et uniquement grâce aux stories et aux posts des personnes auxquelles elle est abonnée. Les réseaux sociaux lui permettent, dit-elle, d’avoir une plus grande vision plus large sur l’actualité. « Sur Instagram, il y a du positif comme du négatif tandis que sur les grandes chaînes, on ne montre pas tout » explique la collégienne en région parisienne, « on a l’impression de voir plus de choses et de vraiment être au courant de ce qu’il se passe. »

    Ce shift dans la manière de s’informer et de s’engager n’est pas passé aperçu aux yeux des médias traditionnels. Après avoir investi Facebook, Snapchat ou Instagram, Le Monde réalise aujourd’hui de petites vidéos pédagos sur Tiktok. Dans le cas de #BLM, le quotidien a choisi d’expliquer les inégalités de peine de prison aux Etats-Unis… avec un rouleau de scotch. Et ça marche. A peine créé depuis quelques jours, Le Monde comptabilise déjà plusieurs milliers d’abonnés et l’une des vidéos (sur le port du masque) comptabilise même plus de 160.000 vues.

    Et les médias ne sont pas les seuls à s’y mettre. Le tout jeune Hugo Décrypte distille tous les jours les 5 infos à retenir de l’actu sur Insta et ouvre le débat quotidiennement sur une question d’actualité. Preuve que les jeunes adhèrent, le concept fédère plus de 500 000 personnes sur Insta. Hugo a même décliné le concept en version « Pop » pour la culture (100.000 abonnés) et pour le sport (59.000 abonnés). Et bien sûr sur Tiktok avec 175.000 abonnés et plus de 2 millions de like au total sur ses vidéos. Preuve que si les jeunes boudent les médias classiques, comme Camille, ils aiment être informés et exprimer leurs opinions.
    « Il faut que ça se sache »

    Ce combo info/réaction semble d’ailleurs être le moteur de l’expression politique des jeunes. Et le partage de contenus atteste d’une nouvelle forme de mobilisation. C’est d’ailleurs l’avis d’Inès, élève de seconde dans u lycée du sud de Paris, « partager ce genre de contenus est presque un geste politique », qui compense son absence aux manifestations. Même si l’interdiction de ses parents n’est pas un frein, la jeune fille ne se sent pas prête à se rassembler et trouve dans les réseaux sociaux une façon de participer à son échelle.

    Ces médias basés sur le flux et la réactivité font surgir « un sentiment de malaise face à des images sans filtre » qui touche les jeunes utilisateurs. « Ils éprouvent le besoin de les rediffuser [en disant], « il faut que ça se sache », « on ne peut pas le cacher »” explique Anne Cordier, Maîtresse de Conférence HDR en Sciences de l’Information et de la communication à l’Université de Rouen. Et ce relais massif de vidéos, au départ porté par une forte émotion, fait naître une forme de “conscience collective” chez les jeunes.

    #Engagement #Activisme #Tik_Tok #Snapchat #Anne_Cordier

  • Migrants en Libye, les oubliés de l’exil

    Venus le plus souvent d’Érythrée, les migrants sont détenus dans des conditions lamentables, et souvent les victimes de milices qui les torturent et les rançonnent. Les Nations unies et l’Union européenne préfèrent détourner le regard. Témoignages.

    L’odeur d’excréments s’accentue à mesure que nous approchons de l’entrepôt qui constitue le bâtiment principal du centre de détention de #Dhar-El-Djebel, dans les montagnes du #djebel_Nefoussa. Un problème de plomberie, précise le directeur, confus.

    Il ouvre le portail métallique du hangar en béton, qui abrite environ 500 détenus, presque tous érythréens. Les demandeurs d’asile reposent sur des matelas gris à même le sol. Au bout d’une allée ouverte entre les matelas, des hommes font la queue pour uriner dans l’un des onze seaux prévus à cet effet.

    Personne dans cette pièce, m’avait expliqué un détenu lors de ma première visite en mai 2019, n’a vu la lumière du jour depuis septembre 2018, quand un millier de migrants détenus à Tripoli ont été évacués ici. #Zintan, la ville la plus proche, est éloignée des combats de la capitale libyenne, mais aussi des yeux des agences internationales. Les migrants disent avoir été oubliés.

    En Libye, quelque 5 000 migrants sont toujours détenus pour une durée indéterminée dans une dizaine de #centres_de_détention principaux, officiellement gérés par la #Direction_pour_combattre_la_migration_illégale (#Directorate_for_Combatting_Illegal_Migration, #DCIM) du gouvernement d’entente nationale (#GEN) reconnu internationalement. En réalité, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye ne dispose pas d’un gouvernement stable, et ces centres sont souvent contrôlés par des #milices. En l’absence d’un gouvernement fonctionnel, les migrants en Libye sont régulièrement kidnappés, réduits en esclavage et torturés contre rançon.

    L’Europe finance les garde-côtes

    Depuis 2017, l’Union européenne (UE) finance les #garde-côtes_libyens pour empêcher les migrants d’atteindre les côtes européennes. Des forces libyennes, certaines équipées et entraînées par l’UE, capturent et enferment ainsi des migrants dans des centres de détention, dont certains se trouvent dans des zones de guerre, ou sont gardés par des milices connues pour vendre les migrants à des trafiquants.

    Contrairement à d’autres centres de détention que j’ai visités en Libye, celui de Dhar-El-Djebel ne ressemble pas à une prison. Avant 2011, cet ensemble de bâtiments en pleine campagne était, selon les termes officiels, un centre d’entraînement pour « les bourgeons, les lionceaux et les avant-bras du Grand Libérateur » — les enfants à qui l’on enseignait le Livre vert de Kadhafi. Quand le GEN, basé à Tripoli, a été formé en 2016, le centre a été placé sous l’autorité du DCIM.

    En avril, Médecins sans frontières (MSF) pour lequel je travaillais a commencé à faire des consultations à Dhar-El-Djebel. Le centre retenait alors 700 migrants. La plupart étaient enregistrés comme demandeurs d’asile par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), mais selon la loi libyenne, ce sont des migrants « illégaux » et ils peuvent être détenus pour une durée indéterminée.

    N’ayant que peu d’espoir de sortir, plusieurs ont tenté de se suicider au contact de fils électriques. D’autres avaient placé leur foi en Dieu, mais aussi dans les réseaux sociaux et leurs talents de bricoleurs. La plupart des détenus érythréens sont chrétiens : sur le mur face à la porte, ils ont construit une église orthodoxe abyssine au moyen de cartons colorés de nourriture et de matelas verts du HCR, avec des croix en cire de bougie. Sur d’autres matelas, ils ont écrit, avec du concentré de tomates et du piment rouge, des slogans tels que « Nous sommes victimes du HCR en Libye ». Avec leurs smartphones, ils ont posté des photos sur les réseaux sociaux, posant avec les bras croisés pour montrer qu’ils étaient prisonniers.

    Leurs efforts avaient attiré l’attention. Le 3 juin, le HCR évacuait 96 demandeurs d’asile à Tripoli. Une semaine plus tard, l’entrepôt bondé dans lequel j’avais d’abord rencontré les migrants était enfin vidé. Mais 450 Érythréens restaient enfermés dans le centre, entassés dans d’autres bâtiments, à plus de vingt dans une vingtaine de cellules, bien que de nombreux détenus préfèrent dormir dans les cours, sous des tentes de fortune faites de couvertures.

    « Ils nous appellent Dollars et Euros »

    La plupart des Érythréens de Dhar-El-Djebel racontent une histoire proche : avant d’être piégés dans le système de détention libyen, ils ont fui la dictature érythréenne, où le service militaire est obligatoire et tout aussi arbitraire. En 2017, Gebray, âgé d’un peu plus de 30 ans, a laissé sa femme et son fils dans un camp de réfugiés en Éthiopie et payé des passeurs 1 600 dollars (1 443 euros) pour traverser le désert soudanais vers la Libye avec des dizaines d’autres migrants. Mais les passeurs les ont vendus à des trafiquants libyens qui les ont détenus et torturés à l’électricité jusqu’à ce qu’ils téléphonent à leurs proches pour leur demander une #rançon. Après 10 mois en prison, la famille de Gebray avait envoyé près de 10 000 dollars (9 000 euros) pour sa libération : « Ma mère et mes sœurs ont dû vendre leurs bijoux. Je dois maintenant les rembourser. C’est très dur de parler de ça ».

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    Après avoir survécu à la #torture, beaucoup comme Gebray ont de nouveau payé pour traverser la mer, mais ont été interceptés par les garde-côtes libyens et enfermés en centre de détention. Certains compagnons de cellule de Gebray ont été détenus depuis plus de deux ans dans cinq centres successifs. Alors que la traversée de la Méditerranée devenait plus risquée, certains se sont rendus d’eux-mêmes dans des centres de détention dans l’espoir d’y être enregistrés par le HCR.

    Les ravages de la tuberculose

    Dans l’entrepôt de Dhar-El-Djebel, Gebray a retrouvé un ancien camarade d’école, Habtom, qui est devenu dentiste. Grâce à ses connaissances médicales, Habtom s’est rendu compte qu’il avait la tuberculose. Après quatre mois à tousser, il a été transféré de l’entrepôt dans un plus petit bâtiment pour les Érythréens les plus malades. Gebray, qui explique qu’à ce moment-là, il ne pouvait « plus marcher, même pour aller aux toilettes », l’y a rapidement suivi. Quand j’ai visité la « maison des malades », quelque 90 Érythréens, la plupart suspectés d’avoir la tuberculose, y étaient confinés et ne recevaient aucun traitement adapté.

    Autrefois peu répandue en Libye, la tuberculose s’est rapidement propagée parmi les migrants dans les prisons bondées. Tandis que je parlais à Gebray, il m’a conseillé de mettre un masque : « J’ai dormi et mangé avec des tuberculeux, y compris Habtom ».

    Habtom est mort en décembre 2018. « Si j’ai la chance d’arriver en Europe, j’aiderai sa famille, c’est mon devoir », promet Gebray. De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 détenus de Dhar-El-Djebel sont morts, principalement de la tuberculose. Des médecins étaient pourtant présents dans le centre de détention, certains de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et d’autres d’#International_Medical_Corps (#IMC), une ONG américaine financée par le HCR et l’UE. Selon un responsable libyen, « nous les avons suppliés d’envoyer des détenus à l’hôpital, mais ils ont dit qu’ils n’avaient pas de budget pour ça ». Les transferts à l’hôpital ont été rares. En revanche, une quarantaine des détenus les plus malades, la plupart chrétiens, ont été transférés dans un autre centre de détention à Gharyan, plus proche d’un cimetière chrétien. « Ils ont été envoyés à Gharyan pour mourir », explique Gebray. Huit d’entre eux sont morts entre janvier et mai.

    Contrairement à Dhar-El-Djebel, #Gharyan ressemble à un centre de détention : une série de containers entourés de hauts grillages métalliques. Yemane a été transféré ici en janvier : « Le directeur de Dhar-El-Djebel et le personnel d’IMC nous ont dit qu’ils allaient nous conduire à l’hôpital à Tripoli. Ils n’ont pas parlé de Gharyan... Quand on est arrivés, on a été immédiatement enfermés dans un container ».
    Des migrants vendus et torturés

    Selon Yemane, une femme a tenté de se pendre quand elle a compris qu’elle était à Gharyan, et non dans un hôpital, comme le leur avaient promis les médecins d’IMC. Beaucoup gardaient de mauvais souvenirs de Gharyan : en 2018, des hommes armés masqués y ont kidnappé quelque 150 migrants détenus dans le centre et les ont vendus à des centres de torture. Le centre a alors brièvement fermé, puis rouvert, avec à sa tête un nouveau directeur, qui m’a expliqué que des trafiquants l’appelaient régulièrement pour tenter de lui acheter des migrants détenus.

    En avril 2019, des forces de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, ont lancé une offensive contre les forces pro-GEN à Tripoli et se sont emparées de Gharyan. Les troupes d’Haftar se sont installées à proximité du centre de détention et les avions du GEN ont régulièrement bombardé la zone. Effrayés par les frappes aériennes autant que par les migrants tuberculeux, les gardes ont déserté. Chaque fois que je me suis rendu sur place, nous sommes allés chercher le directeur dans sa maison en ville, puis l’avons conduit jusqu’au portail du centre, où il appelait un migrant pour qu’il lui ouvre. Les détenus lui avaient demandé un cadenas pour pouvoir s’enfermer et se protéger des incursions. De fait, des forces pro-Haftar venaient demander aux migrants de travailler pour eux. Yemane indique qu’un jour, ils ont enlevé quinze hommes, dont on est sans nouvelles.

    MSF a demandé au HCR d’évacuer les détenus de Gharyan. L’agence de l’ONU a d’abord nié que Gharyan était en zone de guerre, avant de l’admettre et de suggérer le transfert des détenus au centre de détention #Al-Nasr, à #Zawiya, à l’ouest de Tripoli. Pourtant, le Conseil de sécurité de l’ONU a accusé les forces qui contrôlent ce centre de trafic de migrants, et placé deux de leurs dirigeants sous sanctions.

    « Si vous êtes malades, vous devez mourir ! »

    Les détenus étaient toujours à Gharyan quand, le 26 juin, les forces du GEN ont repris la zone. Le jour suivant, ils ont forcé le portail du centre de détention avec une voiture et demandé aux migrants de se battre à leurs côtés. Les détenus effrayés ont montré leurs médicaments contre la tuberculose en répétant des mots d’arabe que des employés du HCR leur avaient appris − kaha (#toux) et darn (#tuberculose). Les miliciens sont repartis, l’un d’eux lançant aux migrants : « Si vous êtes malades, on reviendra vous tuer. Vous devez mourir ! ».

    Le 4 juillet, le HCR a enfin évacué les détenus restants vers Tripoli. L’agence a donné à chacun d’eux 450 dinars (100 euros) pour qu’ils subvenir à leurs besoins dans une ville qu’ils ne connaissaient pas. L’abri où ils étaient censés loger s’avérant trop coûteux, ils ont déménagé vers un endroit moins cher, jadis une bergerie. « Le HCR dit qu’on sera en sécurité dans cette ville, mais pour nous, la Libye n’offre ni liberté ni sécurité », explique Yemane.

    La plupart des 29 migrants évacués de Gharyan sont maintenant bloqués, et en danger, dans les rues de Tripoli, mais espèrent toujours obtenir l’asile en dehors de Libye. Les combats se poursuivant à Tripoli, des miliciens ont proposé à Yemane de s’enrôler pour 1 000 dollars (901 euros) par mois. « J’ai vu beaucoup de migrants qui ont été recrutés ainsi, puis blessés », m’a-t-il raconté récemment sur WhatsApp. Deux de ses colocataires ont été à nouveau emprisonnés par des milices, qui leur ont demandé 200 dollars (180 euros) chacun.

    Les migrants de Gharyan ont si peur dans les rues de Tripoli qu’ils ont demandé à retourner en détention ; l’un d’entre eux est même parvenu à entrer dans le centre de détention d’Abou Salim. Nombre d’entre eux ont la tuberculose. Fin octobre, Yemane lui-même a découvert qu’il en était porteur, mais n’a pas encore de traitement.
    « Ils nous ont donné de faux espoirs »

    Contrairement à Gharyan, Dhar-El-Djebel est loin des combats. Mais depuis avril, des migrants détenus à Tripoli refusent d’y être transférés car ils craignent d’être oubliés dans le djebel Nefoussa. Selon un responsable de la zone, « notre seul problème ici, c’est que le HCR ne fait pas son travail. Cela fait deux ans qu’ils font de fausses promesses à ces gens ». La plupart des détenus de Dhar-El-Djebel ont été enregistrés comme demandeurs d’asile par le HCR, et espèrent donc être relocalisés dans des pays d’accueil sûr. Gebray a été enregistré en octobre 2018 à Dhar-El-Djebel : « Depuis, je n’ai pas vu le HCR. Ils nous ont donné de faux espoirs en nous disant qu’ils allaient revenir bientôt pour nous interviewer et nous évacuer de Libye ».

    Les 96 Érythréens et Somaliens transférés en juin de Dhar-El-Djebel au « centre de rassemblement et de départ » du HCR à Tripoli étaient convaincus qu’ils feraient partie des chanceux prioritaires pour une évacuation vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Mais en octobre, le HCR aurait rejeté une soixantaine d’entre eux, dont 23 femmes et 6 enfants. Ils n’ont plus d’autre choix que de tenter de survivre dans les rues de Tripoli ou d’accepter un « retour volontaire » vers les pays dont ils ont fui la violence.

    Le rapport de la visite de l’ONU à Dhar-El-Djebel en juin, durant ce même transfert, avait prévenu que « le nombre de personnes que le HCR sera en mesure d’évacuer sera très faible par rapport à la population restante [à Dhar-El-Djebel] en raison du nombre de places limité offert la communauté internationale ».

    De fait, le HCR a enregistré près de 60 000 demandeurs d’asile en Libye, mais n’a pu en évacuer qu’environ 2 000 par an. La capacité de l’agence à évacuer des demandeurs d’asile de Libye dépend des offres des pays d’accueil, principalement européens. Les plus ouverts n’accueillent chaque année que quelques centaines des réfugiés bloqués en Libye. Les détenus de Dhar-El-Djebel le savent. Lors d’une de leurs manifestations, leurs slogans écrits à la sauce tomate visaient directement l’Europe : « Nous condamnons la politique de l’UE envers les réfugiés innocents détenus en Libye ».

    « L’Europe dit qu’elle nous renvoie en Libye pour notre propre sécurité, explique Gebray. Pourquoi ne nous laissent-ils pas mourir en mer, sans souffrance ? Cela vaut mieux que de nous laisser dépérir ici ».

    https://orientxxi.info/magazine/migrants-en-libye-les-oublies-de-l-exil,3460
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #santé #maladie #externalisation

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    Et pour la liste de @sinehebdo, deux nouveaux #mots : #Dollars et #Euros

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    #terminologie #vocabulaire

    • Libye : que se passe-t-il dans le « #centre_d’investigations » de #Tripoli ?

      La semaine dernière, environ 300 migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens ont été transférés dans le centre de #Sharah_Zawiya, au sud de la capitale libyenne. Ouvert depuis au moins un an – avec une fermeture de quelques mois fin 2019 – le lieu est depuis peu contrôlé par le #DCIM et accessible à l’Organisation internationale des migrations (#OIM).

      #Centre_de_détention « caché », #centre_de_transit ou centre « d’investigations » ? Le centre de Sharah Zawiya, dans le sud de Tripoli, est l’objet d’interrogations pour nombre d’observateurs des questions migratoires en Libye.

      Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), contactée par InfoMigrants, le lieu est supposé être un centre de transit : les migrants interceptés en mer sont envoyés dans cette structure afin d’y subir un interrogatoire avant leur transfert vers un centre de détention officiel.

      « Théoriquement, ils [les migrants] ne restent pas plus de 48 heures à Sharah Zawiya », précise l’OIM.

      « Je suis resté au moins trois mois dans ce centre »

      Or plusieurs migrants, avec qui InfoMigrants est en contact et qui sont passés par ce centre, affirment avoir été enfermés plus que deux jours et disent n’avoir jamais été interrogés. « Je suis resté au moins trois mois là-bas l’été dernier, avant de réussir à m’en échapper », indique Ali, un Guinéen de 18 ans qui vit toujours en Libye. « Durant toute cette période, on ne m’a posé aucune question ».

      Ce dernier explique qu’à leur arrivée, les gardiens dépouillent les migrants. « Ils prennent tout ce qu’on a, le plus souvent nos téléphones et de l’argent ». Ibrahim, un Guinéen de 17 ans qui a – lui aussi - réussi à s’échapper du centre ce week-end après avoir été intercepté en mer, raconte la même histoire. « Ils m’ont forcé à leur donner mon téléphone et les 100 euros que j’avais sur moi », soupire-t-il.

      Ali assure également que les Libyens demandent une #rançon pour sortir du centre, avoisinant les 3 000 dinars libyens (environ 1 950 euros). « Un monsieur, un Africain, nous amenait des téléphones pour qu’on contacte nos familles et qu’on leur demande de l’argent. Un autre, un Arabe, récupérait la somme due ». Il détaille également les #coups portés sur les migrants « sans aucune raison » et le #rationnement_de_la_nourriture – « un morceau de pain pour trois personnes le matin, et un plat de pâtes pour six le soir ».

      D’après des informations recueillies et vérifiées par InfoMigrants, le centre est ouvert depuis au moins un an et a fermé quelques mois fin 2019 avant de rouvrir la semaine dernière avec l’arrivée d’environ 300 migrants. Un changement de chefferie à la tête du centre serait à l’origine de cette fermeture temporaire.

      Changement d’organisation ?

      Ce changement de responsable a-t-il été accompagné d’un changement de fonctionnement ? Ali explique qu’il s’est enfui vers le mois d’octobre, après trois mois de détention, avec l’aide de l’ancienne équipe. « Les Libyens qui contrôlaient le centre nous ont dit de partir car un nouveau chef devait arriver. L’ancien et le nouveau responsable n’étaient d’ailleurs pas d’accord entre eux, à tel point que leurs équipes ont tirés les uns sur les autres pendant que nous prenions la fuite ».
      L’OIM signale de son côté n’avoir reçu l’autorisation d’entrer dans le centre que depuis la semaine dernière. « Avant, le lieu était géré par le ministère de l’Intérieur, mais depuis quelques jours c’est le DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, NDLR] qui a repris le contrôle », explique l’agence onusienne à InfoMigrants.

      Ibrahim assure, lui, qu’aucune somme d’argent n’a été demandée par les gardiens pour quitter le centre. Les personnes interceptées en mer, mardi 18 février, ont en revanche été transférées samedi vers le centre de détention de #Zaouia, où une rançon de 2 000 dinars (environ 1 300 euros) leur a été réclamée pour pouvoir en sortir.
      Ce genre de centre n’est pas une exception en Libye, prévient une source qui souhaite garder l’anonymat. « Il existe d’autres centres de ce type en Libye où on ne sait pas vraiment ce qu’il s’y passe. Et de toute façon, #centre_d’investigation, de transit ou de détention c’est pareil. Les migrants y sont toujours détenus de manière arbitraire pour une période indéfinie ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/22991/libye-que-se-passe-t-il-dans-le-centre-d-investigations-de-tripoli
      #Zawiya #IOM #détention

  • L’idée selon laquelle le #petit_déjeuner est le #repas le plus important vient-elle d’un #lobby ?

    Que ce soit par nos parents ou les publicités, l’affirmation selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée est constamment répétée. Pourtant, encore aujourd’hui, les effets de ce repas sur la santé sont débattus.

    L’idée, très répandue, selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée apparaît la toute première fois au début du XXe siècle, sous la plume de Lenna F. Cooper, dans les pages d’un magazine de santé américain de l’époque nommé #Good_Health.

    « A bien des égards, le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée, car c’est le repas qui nous fait commencer la journée, écrit ainsi cette diététicienne dans les pages du mensuel publié en août 1917. Il ne devrait pas être consommé précipitamment, et toute la famille devrait y participer. Et surtout, il doit être composé d’aliments faciles à digérer, et équilibré de telle façon que les différents éléments qui le composent sont en bonnes proportions. Ça ne devrait pas être un repas lourd, il devrait contenir entre 500 et 700 calories ».

    Le journal dans lequel écrit Lenna F. Cooper n’est pas anodin. Good Health appartient à #John_Harvey_Kellogg, qui en est également le rédacteur en chef. Et Lenna F. Cooper est la protégée du Dr Kellogg.

    Une idée dans l’air du temps

    Cette idée ne sort pas de nulle part. Elle naît avec un changement des habitudes alimentaires au tournant du XXe siècle, alors que les pays occidentaux sont en pleine révolution industrielle, selon Alain Drouard, historien et sociologue de l’alimentation. C’est à cette période que naît le concept de petit-déjeuner tel qu’on le connaît aujourd’hui.

    « Avant cette période, dans les milieux ruraux, bien sûr les personnes avaient des prises alimentaires pour rompre le jeûne de la nuit, mais ce n’était pas ritualisé, explique le professeur Drouard. Les aliments qu’on associe maintenant au petit-déjeuner n’étaient pas encore répandus. »

    On consomme alors le matin ce qu’il restait dans le garde-manger ou les restes du dîner de la veille. Mais alors que de plus en plus de monde quitte la campagne et les champs pour se rendre en ville travailler dans des emplois sédentaires à l’usine ou dans des bureaux, beaucoup de travailleurs commencent à se plaindre d’indigestion. Leur régime est inadapté.

    « A cette même époque, un discours d’inspiration scientifique fleurit. Des médecins commencent à se lever contre l’industrialisation de l’alimentation, aux Etats-Unis comme en France, pour préconiser un retour à une alimentation riche en céréales, et généralement plus saine et naturelle », explique Alain Drouard.

    Le docteur, inventeur et nutritionniste John H. Kellogg est très investi dans cette recherche du meilleur mode de vie possible, ce qu’il appelle « #biologic_living » (« mode de vie biologique »). Directeur du #sanatorium de #Battle_Creek dans le Michigan, il dispense aux personnes aisées des traitements allant de la #luminothérapie à l’#hydrothérapie, selon les principes de #santé (physique et morale) de l’#Eglise_adventiste_du_septième_jour. Il prescrit à ses patients des régimes à base d’aliments fades, faibles en gras et en viande. C’est dans ce contexte-là qu’en 1898, le docteur Kellogg invente les #cornflakes, les pétales à base de farine de maïs, à l’origine un moyen pour lui de combattre l’#indigestion.

    Son frère, #Will_Keith_Kellogg, voit le potentiel commercial dans les cornflakes et en 1907 il décide de la commercialiser pour le grand public. Les #céréales Kellogg’s sont nées. Et le petit-déjeuner, soutenu par les thèses de nutritionnistes comme Kellogg, prend son essor, alors même que les céréales de petit-déjeuner envahissent le marché.

    Il faut toutefois attendre 1968 pour que la #multinationale s’installe en France et y commercialise ses céréales.

    Cent ans après une idée qui persiste via la recherche

    Cent ans après l’affirmation de Lenna F. Cooper, l’idée selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée persiste. Elle est toujours très présente dans le milieu de la recherche en nutrition. De nombreuses études ont été menées depuis cette époque qui lient la prise régulière d’un petit-déjeuner à une bonne santé, à une perte de poids ou même à de plus faibles risques de problèmes cardiaques ou de diabète.

    Mais les méthodes utilisées dans ces recherches ne sont pas toujours très convaincantes. Une étude américaine de 2005 établit par exemple un lien entre le fait de manger un petit-déjeuner et le fait d’avoir un faible #indice_de_masse corporelle (#IMC). Mais il ne s’agit pas ici d’étudier les résultats provoqués par un changement d’habitudes alimentaires. L’étude compare simplement deux groupes aux habitudes différentes. Ce faisant, toutes les variables qui entrent en jeu pour déterminer si la cause du faible ICM est la prise régulière d’un petit-déjeuner, ne sont pas prises en compte. L’étude établit donc une corrélation, un lien entre ces deux facteurs, mais pas un véritable un lien de causalité. De nombreuses études utilisent des méthodes similaires.

    En janvier, une méta-analyse, c’est-à-dire une étude compilant les données de beaucoup d’autres études, a été publiée sur le sujet. Et les chercheurs concluent n’« avoir trouvé aucune preuve soutenant l’idée que la consommation d’un petit-déjeuner promeut la perte de poids. Cela pourrait même avoir l’effet inverse ».

    Tout cela ne veut pas dire que le petit-déjeuner est mauvais pour la santé. Plusieurs recherches ont par exemple prouvé que manger un petit-déjeuner était bénéfique dans le développement de l’enfant. Mais trop de variables entrent en jeu pour pouvoir affirmer que prendre un petit-déjeuner est effectivement une pratique essentielle à notre bonne santé. La définition même de ce qui constitue un petit-déjeuner varie grandement selon les études, car l’heure à laquelle ce repas est pris ou sa composition peut beaucoup changer entre les sujets observés.
    Beaucoup d’études… financées par les géants du secteur

    Il existe un autre problème. « Beaucoup, si ce n’est presque toutes, les études qui démontrent que les personnes qui mangent un petit-déjeuner sont en meilleure santé et maîtrisent mieux leur poids que ceux qui n’en mangent pas sont sponsorisées par Kellogg’s ou d’autres compagnies de céréales », explique la nutritionniste Marion Nestle sur son blog Food Politics.

    Par exemple, une étude française du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) citée en 2017 par Libération, qui soulignait le fait que « le petit-déjeuner est en perte de vitesse, sauf le week-end », était entièrement financée par Kellogg’s. Une revue systématique de 2013 sur les bienfaits du petit-déjeuner pour les enfants et les adolescents, financée par Kellogg’s, relevait que sur les quatorze études qu’ils analysaient, treize avaient été financées par des compagnies de céréales.

    Une autre méta-analyse a été lancée en 2018 par une équipe de recherche internationale, The International Breakfast Research Initiative (Ibri). Composée de chercheurs de plusieurs pays, l’équipe cherche à analyser les différents types de petits-déjeuners et leurs apports en nutriments grâce à des données récoltées dans tous les pays respectifs des chercheurs, dans le but de déterminer des recommandations nutritionnelles précises pour le plus grand nombre.

    Ce travail est financé par le groupe Cereal Partners Worldwide, une coentreprise spécialisée dans la distribution de céréales créée en 1991 par Nestlé et Général Mills, le sixième groupe alimentaire mondial qui commercialise entre autres 29 marques de céréales (qui finance d’ailleurs directement le versant canadien et américain de l’étude).

    Toutes ces recherches peuvent ultimement servir à la publicité de Kellogg, de Nestlé et d’autres marques. « Et quelle est la source principale d’information des Français en matière de nutrition ? C’est la publicité. Qui détient les budgets publicitaires les plus importants ? Les groupes alimentaires. Il y a encore quelques années, ça dépassait le milliard d’euros », remarque Alain Drouard.

    En résumé : L’idée selon laquelle le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée est effectivement liée à l’industrie des produits de petits-déjeuners, et notamment des céréales. Si depuis le développement de cette idée de nombreuses recherches ont été menées pour prouver cette affirmation, beaucoup de ces études montrent moins une véritable cause entre la prise régulière d’un petit-déjeuner et une bonne santé, que des liens, parfois contradictoires. Et une grande part de ces recherches sont sponsorisées par de grands groupes agroalimentaires comme #Kellogg's ou #Nestlé.

    https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/09/l-idee-selon-laquelle-le-petit-dejeuner-est-le-repas-le-plus-important-vi
    #alimentation #idée_reçue #imaginaire

    • La vie moderne ne respecte rien des besoins des personnes : ni sommeil, ni bouffe, ni repos, ni socialisation, rien.
      Le truc est de nous transformer en robots, de peur de leur laisser la place.

      J’avais fait des expériences sur moi à la fin de l’adolescence et début de l’âge adulte. Un bon repas salé dans l’heure qui suit le lever est ce qu’il y a de plus efficient.
      Le mieux a été l’inversion des repas français : diner le matin et petit dej le soir. Ni lourdeur, ni coup de pompe, de l’énergie et un poids idéal sans y penser.

  • L’équation des #refoulements en Libye : depuis le début #2018 près de 15000 boat-people ont été reconduits en #Libye où sont enregistrés plus de 56000 réfugiés et demandeurs d’asile. Parmi eux, en un an, 900 ont été réinstallés. Que deviennent les autres ?

    https://twitter.com/Migreurop/status/1053981625321771008

    #push-back #refoulement #statistiques #chiffres #Méditerranée #pull-back #réinstallation

    Source :
    Flash update Libya (UNHCR)

    Population Movements
    As of 11 October, the Libyan Coast Guard (LCG) rescued/intercepted 14,156 refugees and migrants (9,801 men, 2,126 women and 1,373 children) at sea during 108 operations. So far in 2018, the LCG recovered 99 bodies from the sea. The number of individualsdis embarked in Libya has gradually increased over the past weeks when compared to the month of August (552 individuals in August, 1,265 individuals in September and 884 individuals so far in October). An increase in disembarkations may be expected as the sea iscurrently very calm.
    During the reporting period, 174 refugees and migrants (163 men, eight women and three children) disembarked in #Alkhums (97 km southwest of Tripoli) and #Zawia (45 km west of Tripoli). The group was comprised mainly of Bangladeshi and Sudanese nationals. UNHCR and its partner International Medical Corps (IMC) provided core-relief items (CRIs) and vital medical assistance both at the disembarkation points and in the detention centres to which individuals were subsequently transferred by the authorities. So far in 2018, UNHCR has registered 11,401 refugees and asylum-seekers, bringing the total of individuals registered to 56,045.

    UNHCR Response
    On 9 October, #UNHCR in coordination with the municipality of Benghazi, distributed water tanks, medical waste disposal bins and wheel chairs to 14 hospitals and clinics in Benghazi. This was part of UNHCR’s quick-impact projects (#QIPs). QIPs are small, rapidly implemented projects intended to help create conditions for peaceful coexistence between displaced persons and their hosting communities. QIPs also strengthen the resilience of these communities. So far in 2018, UNHCR implemented 83 QIPs across Libya.
    On 8 October, UNHC partner #CESVI began a three-day school bag distribution campaign at its social centre in Tripoli. The aim is to reach 1,000 children with bags in preparation for the new school year. Due to the liquidity crisis in Libya, the price of school materials has increased over the past years. With this distribution, UNHCR hopes to mitigate the financial impact that the start of the school year has on refugee families.
    UNHCR estimates that 5,893 individuals are detained in Libya, of whom 3,964 are of concern to UNHCR. On 7 October, UNHCR visited #Abu-Slim detention centre to deliver humanitarian assistance and address the concerns of refugees and asylum-seekers held in the facility. UNHCR distributed non-food items including blankets, hygiene kits, dignity kits, sleeping mats and water to all detained individuals. UNHCR carried out a Q&A session with refugees and migrants to discuss UNHCR’s activities and possible solutions for persons of concern. Security permitting, UNHCR will resume its registration activities in detention centres over the coming days, targeting all persons of concern.
    So far in 2018, UNHCR conducted 982 visits to detention centres and registered 3,600 refugees and asylum-seekers. As of 10 October, UNHCR distributed 15,282 core-relief items to refugees and migrants held in detention centres in Libya.
    Throughits partner #IMC, UNHCR continues to provide medical assistance in detention centres in Libya. So far in 2018, IMC provided 21,548 primary health care consultations at the detention centres and 231 medical referrals to public hospitals. As conditions in detention remain extremely dire, UNHCR continues to advocate for alternatives to detention in Libya and for solutions in third countries. Since 1 September 2017, 901 individuals have been submitted for resettlement to eight States (Canada, France, Germany, Italy, Netherlands, Norway, Sweden and Switzerland).

    http://reporting.unhcr.org/sites/default/files/UNHCR%20Libya%20Flash%20Update%20-%205-12OCT18.pdf
    #réinstallation #détention #centres_de_détention #HCR #gardes-côtes_libyens

    ping @_kg_ @isskein

    • Migranti, 100 persone trasferite su cargo e riportate in Libia. Alarm Phone: “Sono sotto choc, credevano di andare in Italia”

      Dopo l’allarme delle scorse ore e la chiamata del premier Conte a Tripoli, le persone (tra cui venti donne e dodici bambini, uno dei quali potrebbe essere morto di stenti) sono state trasferite sull’imbarcazione che batte bandiera della Sierra Leone in direzione Misurata. Ma stando alle ultime informazioni, le tensioni a bordo rendono difficoltoso lo sbarco. Intanto l’ong Sea Watch ha salvato 47 persone e chiede un porto dove attraccare.

      Gli hanno detto che sarebbero sbarcati in Italia e quando hanno scoperto che invece #Lady_Sharm, il cargo battente bandiera della Sierra Leone, li stava riportando a Misurata in Libia, sono iniziate le tensioni a bordo. Secondo Alarm Phone i 100 migranti, che ieri avevano lanciato l’allarme a 50 miglia dalle coste libiche, dicendo che stavano congelando, sono “sotto choc” e si rifiutano di sbarcare. Le comunicazioni però sono molto difficoltose: non ci sono giornalisti sul posto e mancano conferme ufficiali. Le difficoltà di far sbarcare i 100 migranti sono state confermate a ilfattoquotidiano.it. L’episodio ricorda quello della nave Nivin, quando a novembre scorso un gruppo di migranti si rifiutò per giorni di scendere e l’esercito libico decise di fare irruzione sull’imbarcazione.

      Poco dopo la mezzanotte era terminato il trasbordo sul mercantile inviato da Tripoli in loro soccorso. Le persone – tra cui venti donne e dodici bambini, uno dei quali potrebbe essere morto di stenti – sono state in balia del mare e del freddo per ore. Ore di angoscia che sono terminate con l’invio dei soccorsi: in serata il mercantile dirottato sul posto dalla Guardia costiera libica – su cui pare sia intervenuto personalmente il premier Giuseppe Conte – ha raggiunto la carretta, cominciando ad imbarcare i migranti. “Verranno portati in salvo nel porto di Misurata”, aveva fatto sapere in serata Palazzo Chigi, che in precedenza aveva sollecitato la guardia costiera libica affinché effettuasse quanto prima l’intervento.


      https://twitter.com/alarm_phone/status/1087403549506658308?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E10
      Parallelamente altri 47 migranti, salvati dalla ong Sea Watch, attendono di avere notizie sulla loro destinazione finale: “Sono terrorizzati” dal possibile ritorno in Libia. “Le loro condizioni di salute sono buone e stazionarie”, ha detto all’agenzia Ansa l’equipaggio, “ma ora a preoccupare sono le condizioni meteo in peggioramento“.

      Di Maio: “D’ora in poi li porteremo a Marsiglia”
      “D’ora in poi i migranti che salviamo nel Mediterraneo glieli portiamo a Marsiglia – ha dichiarato questa mattina il vicepremier e ministro del Lavoro e dello Sviluppo economico, Luigi Di Maio, a Rtl 102.5 – Per far stare gli africani in Africa basta che la Francia stia a casa propria”. Il Viminale esprime soddisfazione: “Tutti sani e salvi, e riportati indietro, i 393 immigrati recuperati dalla Guardia Costiera libica nella giornata di ieri. In particolare, 143 sono stati riportati a Tripoli. 144 a Misurata, 106 ad al-Khoms”. La collaborazione funziona, gli scafisti, i trafficanti e i mafiosi devono capire che i loro affari sono finiti. Meno partenze, meno morti, la nostra linea non cambia” commenta il ministro dell’Interno Matteo Salvini.

      L’allarme e le richieste di aiuto inascoltate per ore
      Domenica mattina Alarm Phone, il sistema di allerta telefonico utilizzato per segnalare imbarcazioni in difficoltà, ha ricevuto la segnalazione del natante in avaria al largo di Misurata. Ora per ora, minuto per minuto, ha raccontato via tweet il dramma delle 100 persone stipate nell’imbarcazione facendo il resoconto delle innumerevoli segnalazioni effettuate a Roma, La Valletta e Tripoli, quest’ultima indicata da tutti come autorità competente a coordinare i soccorsi. “Abbiamo chiamato sette numeri differenti della sala operativa della cosiddetta Guardia costiera di Tripoli – raccontano i volontari – ma non abbiamo ricevuto risposta. Malta ci ha fornito un ottavo numero, che non risponde. Tutto questo è ridicolo. Ne basterebbe uno che funzionasse. Abbiamo avvisato Italia e Malta che la Libia non è raggiungibile. Nessuno ha attivato un’operazione di soccorso”.

      Affermazioni respinte dalla Marina libica, che con il suo portavoce, il brigadiere Ayoub Gassem, ha smentito che le richiesta di soccorso siano state ignorate, sottolineando che in mattinata altri 140 migranti sono stati salvati da una motovedetta di Tripoli. Dal canto suo la Guardia costiera italiana ha precisato che, non appena saputo dell’emergenza, “come previsto dalla normativa internazionale sul Sar ha immediatamente contattato la Guardia Costiera libica, nella cui area di responsabilità era in corso l’evento, che ha assunto il coordinamento e non potendo mandare propri mezzi perché impegnati nei precedenti soccorsi, ha inviato sul posto il mercantile della Sierra Leone”.

      I migranti: “Congeliamo, abbiamo paura di morire”
      A bordo del barcone i naufraghi hanno trascorso ore drammatiche: “Stiamo congelando, la situazione è disperata, aiutateci. Abbiamo paura di morire”, dicevano mentre imbarcavano acqua. Altri 47, salvati ieri da un gommone che stava per affondare, sono sulla Sea Watch, sempre al largo della Libia, in attesa di conoscere quale sarà il loro destino. “Nessuno ci dà informazioni, non sappiano cosa fare, quale sarà il porto dove attraccare – dicono dall’equipaggio – “Chiediamo istruzioni e restiamo in attesa. Siamo stati rimandati ai libici che però non rispondono. Non c’è modo di parlare con loro”.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/01/21/migranti-100-persone-trasferite-su-cargo-e-riportate-in-libia-alarm-phone-sono-sotto-choc-credevano-di-andare-in-italia/4911794

    • Il governo italiano elude il divieto di respingimenti collettivi

      La pietà per le 117 vittime del naufragio di venerdì 18 gennaio non è durata a lungo, e sono rimasti inascoltati tutti gli appelli volti a chiedere agli stati il rispetto degli obblighi di soccorso sanciti dal diritto internazionale. Una strage dopo l’altra, e sempre più rapidamente scattano i meccanismi di rimozione. Alla fine i “colpevoli” vengono indicati nelle ONG, ormai praticamente assenti, e non invece tra i governanti che hanno concluso accordi con autorità militari e guardiacoste che non rispettano i diritti umani, ed adesso omettono sistematicamente gli interventi di soccorso in acque internazionali.

      Si è conclusa nel peggiore dei modi l’operazione di ricerca e soccorso in acque internazionali di un gommone con circa cento persone a bordo, segnalato nella mattina di domenica 20 gennaio a circa 50 miglia a nord della città di Misurata. Per ore, che potevano fare la differenza tra la vita e la morte, praticamente per l’intera giornata di domenica, le autorità italiane, maltesi e libiche non hanno risposto alle richieste di aiuto rilanciate dall’organizzazione Alarm Phone.

      Senza l’insistenza delle organizzazioni umanitarie nessuno sarebbe andato a salvare le persone che erano ormai sul punto di annegare, e malgrado questo dato evidente, il ministro dell’interno Salvini non ha trovato altra risposta che inasprire le minacce contro le ONG, colpevoli di avere portato alla luce l’evento di soccorso, e sprattutto di avere salvato, in una precedente oprazione SAR, altre 46 persone portate a bordo della nave Sea Watch. Persone che ancora oggi rimangono abbandonate, con l’equipaggio della nave soccorritrice in alto mare, perchè nessun governo delle diverse zone SAR confinati nel Mediterraneo centrale ( Italia, Malta, Libia) risponde indicando un porto sicuro di sbarco, come sarebbe imposto dalle Convenzioni internazionali del diritto del mare e dal Diritto internazionale dei rifugiati. Sempre, ammesso e non concesso, che di Libia come stato unitario si possa parlare, e di una Guardia costiera “libica” con un Coordinamento centrale (MRCC) si possa disporre per garantire operazioni di soccorso che non possono essere legate alla ridotta capacità di intervento dei suoi assetti navali o alle pressioni diplomatiche di un governo straniero.

      Dopo una giornata in cui le autorità libiche avevano lasciato cadere le richieste di intervento, a 50 miglia a nord di Misurata, da parte delle autorità italiane, l’intervento del Presidente del Consiglio Conte, e di non meglio precisate componenti diplomatiche, ha indotto il governo di Tripoli a dirottare verso il gommone una nave cargo la Lady Shar con bandiera della Sierra Leone, ma in precedenza immatricolata con altro nome presso i registri maltesi, la nave commerciale più vicina in navigazione nella zona dei soccorsi, ed a effettuare un primo trasbordo dei naufraghi ormai stremati dal freddo. Successivamente, per quanto si è appreso dai media, sembrerebbe che alcune motovedette libiche avrebbero trasportato alcune persone a terra, riportandole nel porto di Misurata, dunque molto vicine al luogo dal quale erano state fatte partire dai trafficanti su un gommone fatiscente, approfittando del temporaneo miglioramento delle condizioni meteo. In realtà risulta che ai migranti “soccorsi” a bordo della nave commerciale “coordinata” dalle autorità libiche nessuno avesse detto che la nave li avrebbe sbarcati a Misurata. E che anzi qualcuno li aveva rassicurati che sarebbero stati sbarcati in Italia.

      Secondo le notizie più recenti però, una parte dei naufraghi starebbe facendo resistenza ancora a bordo della nave che li ha soccorsi, e si profilano altre violenze ai danni dei naufraghi, come già verificato proprio a Misurata, nel caso dello sbarco-irruzione operato a bordo della NIVIN. I naufraghi erano stati sbarcati con la forza dopo una irruzione delle milizie armate che sparavano con fucili proiettili di gomma ad altezza d’uomo. Mentre giornalisti ed operatori umanitari pure presenti nel porto di Misurata venivano tenuti lontani. Non ci sono state più notizie sulla sorte di quelle persone, fatte scomparire nel nulla. Questa è la “Libia”, meglio il territorio controllato dal governo di Tripoli e dalle milizie alleate, con cui collabora il governo italiano.

      A nulla sono serviti gli appelli perchè i migranti, che si trovavano ormai in acque internazionali, molto vicini al limite della zona SAR maltese, fossero portati in un porto sicuro Un place of safety (POS) che non si trova certo in Libia, neppure a Misurata come i fatti dimostrano. In Libia non ci sono place of safety per chi viene intercettato in alto mare, anche secondo quanto recentemente dichiarato dal Commissario per le Nazioni Unite per i rifugiati Grandi, sulla base di rapporti delle stesse Nazioni Unite, che documentano gli abusi che subiscono i migranti intercettati in alto mare e riportati indietro dalla sedicente Guardia costiera “libica”. Per comprendere la gravità delle violazioni del diritto internazionale commesse in questa occasione dal governo italiano occorre una breve ricostruzione dei rapporti intercorsi in questi ultimi due anni tra l’Italia ed il governo di Tripoli.

      2.Dopo gli accordi con la Libia del 2 febbraio 2017, ratificati dal Vertice euromediterraneo de La Valletta, a Malta, il giorno successivo, le autorità italiane hanno sempre operato per aggirare il divieto di respingimenti collettivi in mare, affermato dalla sentenza di condanna dell’Italia da parte della Corte Europea dei diritti dell’Uomo il 23 febbraio 2012 nel caso Hirsi.

      Occorreva chudere, o almeno ridurre in modo sostanziale, gli arrivi di migranti dalla Libia, dopo che i principali partiti allora di opposizione, e soprattutto la Lega ed i Cinquestelle, avevano conquistato fasce sempre più larghe di elettorato, utilizzando in modo strumentale l’allarme che si era fatto derivare dall’elevato numero di arrivi di migranti negli anni dal 2013 al 2016, effetto della crisi siriana e di una situazione di crescente instabilità in Libia e negli altri paesi dell’africa subsahariana. Per tutto questo occorreva delegare alla guardia costiera “libica” quell’attività di intercettazione e di respingimento collettivo che le unità italiane, in particolare la Guardia di finanza, non potevano più svolgere come avevano fatto nel 2009 e nel 2010, con Maroni ministro dell’interno. Cosa importava se le motovedette libiche non avevano a bordo neppure salvagenti o mezzi collettivi di salvataggio, in dotazione invece sulle navi delle ONG ?

      In questa direzione, con il supporto dell’Unione Europea ( missione Eunavfor Med) si sono addestrati centinaia di guardiacoste, nella veste di Guardia costiera “libica”, e si erano fornite motovedette e risorse finanziarie (Africa Trust Fund). Prima ancora che si arrivasse alla proclamazione di una zona SAR “libica”, si era quindi intensificata la collaborazione operativa con la sedicente Guardia costiera “libica”, come documentato dalla sentenze della magistratura di Catania, Ragusa e Palermo, al punto che i giudici arrivavano al punto di osservare quasi come scontato che il coordinamento sostanziale delle attività di ricerca e salvataggio (SAR) svolte dai libici in acque internazionali fosse di fatto demandato alle autorità italiane, presenti nel porto militare di Tripoli con la missione NAURAS.

      In un primo periodo, anche sulla base di operazioi di disinformazione alimentate da gruppi della estrema destra europea (GEFIRA), si cercavo di rallentare, se non dissuadere, con una forte pressione mediatica le attività delle navi delle ONG che operavano nelle acque del Mediterraneo centrale, per colmare un vuoto determinato dalla fine dell’operazione Mare Nostrum (2014) e poi dal progressivo ritiro degli assetti navali dell’operazione TRITON di Frontex.

      Nel giugno del 2017 un piano articolato su sette punti,proposto dall’allora ministro dell’interno Minniti, veniva proposto all’Unione Europea che lo approvava e si impegnava a finanziarlo. Tra le azioni previste dal piano rientravano anche le attività di collaborazione e coordinamento con la Guardia costiera “libica”. Gli obiettivi proposti all’Unione europea erano i seguenti :”  1) rafforzare la capacità della Libia nella sorveglianza marittima; 2) dare loro assistenza per la definizione di un’area marittima Sar (Search and rescue, ricerca e salvataggio); 3) istituire una Mrcc (maritime rescue coordination centre), una centrale operativa di coordinamento di salvataggio; 4) assistere la guardia costiera di Tripoli nelle procedure Sar; 5) irrobustire la cooperazione tra le agenzie internazionali e le autorità libiche; 6) intensificare gli interscambi operativi marittimi con l’Italia e gli altri stati Ue; 7) sviluppare le capacità di intervento ai confini di terra nel controllo dei traffici di esseri umani e di soccorso ai migranti in fuga.

      Con il Codice di condotta Minniti, alla fine del mese di luglio del 2017, venivano stabiliti obblighi pretestuosi che esulavano dalle prescrizioni stabilite nelle Convenzioni internazionali e si introduceva il principio che le navi private delle ONG avrebbeo dovuto operare nelle attività SAR senza interferire con le attività di soccorso che nel frattempo venivano affidate alla sedicente Guardia costiera libica, allora coordinata direttamente da personale italo-libico a bordo di una nave della Marina militare italiana della missione NAURAS di stanza nel porto militare di Abu Sittah a Tripoli. Tra le attività di supporto della missione Nauras a Tripoli, rientrava, fino al 28 giugno scorso, anche“l’importante compito di aiutare i libici a interfacciarsi con la Centrale operativa della Guardia costiera a Roma che coordina le operazioni di ricerca soccorso nel Mediterraneo centrale”. Questo coordinamento italiano delle attività di intercettazione in mare, affidate gia’ nella prima parte di quest’anno alla cd. Guardia costiera “libica“.

      Una previsione che contrastava con il riconoscimento della superiorità gerarchica ( rispetto al codice di condotta ed agli accordi bilterali) delle norme di diritto internazionale o di rango costituzionale, dal momento che già allora risultava evidente quanto gravi fossero le violazioni dei diritti ( e dei corpi) dei migranti sempre più frequenti in Libia, paese che ancora oggi non risulta firmatario della Convenzione di Ginevra sui rifugiati). Violazioni gravisssime che lasciavano segni evidenti nei corpi e nello spirito anche nelle persone che erano state bloccate in mare, in acque internazionali e riportate a terra in mano alle stesse milizie dalle quali erano fuggite.

      Il 26 luglio del 2017, all’indomani dell’incontro organizzato a Parigi sulla Libia, l’ex premier Gentiloni dichiarava addirittura che il capo del governo di Tripoli Serraj avrebbe chiesto l’aiuto dell’Italia ” in acque libiche con unità navali, per il contrasto ai trafficanti di esseri umani”.

      Nel mese di agosto del 2017 si concretizzava l’offensiva di alcune procure contro le navi delle ONG, con sequestri ed incriminazioni sempre più gravi, dopo una violenta campagna mediatica nei loro confronti, e soprattutto dopo che i loro equipaggi erano stati “infiltrati” da agenti sotto copertura che fornivano una ricostruzione artefatta delle attività di soccorso che avrebbe dovuto mostrare una “collusione” tra i trafficanti, gli scafisti, e gli operatori umanitari. Una “collusione” che veniva presto smontata da indagini difensive che dimostravano la artificiosità delle prove raccolte a base delle prime denunce, ma che comunque resta oggetto di un procedimento penale a Trapani. Il procedimento penale contro l’equipaggio della nave Juventa della ONG Jugend Rettet è infatti ancora in corso, mentre la Procura di Palermo ha chiesto ed ottenuto l’archiviazione di un analogo procedimento penale avviato presso il Tribunale di Palermo, contro la ONG spagnola Open Arms e contro la ONG tedesca Sea Watch. Anche per la Procura di Palermo nessun porto libico si poteva qualificare come “Place of safety (POS)” luogo di sbarco sicuro, e dunque bene avevano fatto le ONG, peraltro sotto coordinamento della Centrale operativa della Guardia costiera italiana (IMRCC), che in quel periodo avevano sbarcato in porti italiani i naufraghi raccolti nelle acque internazionali a nord della Libia.

      Dopo una serie di comunicati stampa e pesanti interventi mediatici, nonchè una audizione in Parlamento, la Procura di Catania non giungeva invece a formulare alcuno specifico capo di accusa, corrispondente alle prime dichiarazioni del Procuratore capo. Il processo avviato con il sequestro della nave Open Arms a Pozzallo nel mese di marzo del 2018, rimane ancora aperto, presso il Tribunale di Ragusa, dove il procedimento avviato a catania è stato trasferito per la caduta delle contestazioni relative alle ipotesi associative. Ma la nave è stata dissequestrata, dopo che il Giudice delle indagini preliminari, e poi il Tribunale di Ragusa, hanno ritenuto la Libia priva di porti sicuri e dunque conforme al diritto il comportamento del comandante che non aveva chiesto alle autorità libiche la indicazione di un porto di sbarco, ma sie era diretto invece verso le coste maltesi ed italiane per chiedere un POS (Place of safety), ricevendo anche da Malta un netto rifiuto di sbarco. Il Giudice delle indagini preliminari di Catania, decidendo su questo caso, rilevava il sostanziale coordinamento da parte delle autorità italiane (Operazione Nauras) delle attività di ricerca e salvataggio (SAR) condotte dalle autorità libiche nelle occasioni denunciate. Il Gip di Catania osservava in particolare che ” Anche questa eccezione non può essere condivisa, poiché le motovedette libiche erano intervenute per effettuare una operazione di soccorso, come richiesto da IMRCC di Roma e sotto l’egida italiana con le navi militari di stanza a Tripoli, e perciò non si può parlare minimamente di respingimento, ma solamente di soccorso e salvataggio in mare”.

      3.L’aggiramento della sentenza di condanna dell’Italia da parte della Corte europea dei diritti dell’uomo sul caso Hirsi era ormai realizzato. Con l’insediamento del nuovo governo Salvini-Di Maio-Conte, già nelle prime dichiarazioni del ministro dell’interno si percepiva un ulteriore inasprimento della linea di condotta delle autorità italiane nelle occasioni ancora frequenti di interventi di ricerca e soccorso in acque internazionali sulla rotta libica operati dalle navi delle ONG. Per tutta l’estate dello scorso anno era una guerra aperta contro le ONG, con espedienti burocratici, come le pressio i sugli stati di bandiera delle navi umanitarie perchè le cancellassero dai registri navali, e con la minaccia di altre sanzioni penali, unico strumento per “chiudere i porti”.

      Cresceva anche la pressione diplomatica sulla Libia e sull’IMO a Londra (Organizzazione marittima internazionale che fa capo alle Nazioni Unite) perchè fosse riconosciuta una zona SAR “libica” in modo da delegare completamente, almeno sulla carta, il coordinamento delle attività di salvataggio ad assetti libici ed alla costituenda Centrale operativa libica (IRCC). Una autentica finzione, dal momento che la Libia non ha ancora oggi organi di governo o forze armate uniche per tutto il suo vasto territorio, coste e mare territoriale compreso, controllato da milizie in perenne conflitto tra loro. Il 28 giugno 2018, l’IMO inseriva nei suoi data base la autoproclamata zona SAR “libica” comunicata dal governo di Tripoli che neppure riusciva a controllare il territorio dell’intera città, ma che veniva incontro alle richieste del governo italiano, dopo che una prima richiesta rivolta dai libici all’IMO nel dicembre del 2017 era stata ritirata per la evidente mancanza dei requisiti richiesti a livello internazionale per il riconoscimento di una zona SAR.

      Se fino al 28 giugno scorso era almeno chiaro che le responsabilità di coordinamento spettavano tutte alla Centrale operativa della Guardia costiera italiana (IMRCC), a partire da quella data, con la notifica di una zona SAR “libica” da parte del governo di Tripoli all’IMO a Londra,a partire da quella data è venuta meno qualsiasi certezza circa le responsabilità di coordinamento dei soccorsi, e dunque di individuazione del punto di sbarco. Non si è riusciti neppure a risolvere il problema ricorrente della sovrapposizione tra la zona SAR maltese e la zona SAR italiana, a sud di Lampedusa e Malta, già occasione di conflitti di competenze, che avevano portato a tragedie con centinaia di morti, come in occasione della cd. strage dei bambini dell’11 ottobre 2013. Per quella strage è ancora in corso un procedimento penale presso il Tribunale di Roma, dopo due richieste di archiviazione da parte delle procure di Agrigento e Roma.

      Intanto il responsabile della sedicente Guardia costiera libica da Tripoli annunciava che gli assetti militari a sua disposizione non avrebbero proceduto a svolgere attività di ricerca e soccorso che non fossero coordinate da autorità libiche con mezzi decisi da Tripoli, dunque con totale esclusione di ogni possibilità di collaborazione con le ONG, ancora presenti nelle acque internazionali del Mediterraneo centrale. Per le Nazioni Unite, invece,e dunque per qualunque governo del mondo, “la Libia non può essere considerata un luogo sicuro di sbarco”, come ricorda il più recente rapporto diffuso a livello mondiale. Anche se nei punti di sbarco compaiono le pettorine azzurre dell’UNHCR, coloro che ancora riescono a tentare la pericolosa traversata del Mediterraneo, e che “vengono sempre più spesso intercettati o soccorsi dalla Guardia costiera libica che li riconduce in Libia”, ritrovano l’inferno da dove erano fuggiti. Dopo lo sbarco e la consegna di un kit di prima accoglienza finiscono nelle mani delle milizie che controllano i centri di detenzione.

      In una visita in Libia ai primi di luglio, Human Rights Watch ha intervistato le forze della guardia costiera libica, decine di rifugiati e migranti detenuti in centri a Tripoli, Zuara e Misurata, e funzionari di organizzazioni internazionali. I richiedenti asilo detenuti e i migranti intervistati hanno espresso gravi accuse di abusi da parte delle guardie e dei trafficanti, e alcuni hanno riferito di comportamenti aggressivi da parte delle forze della guardie costiera durante le operazioni di salvataggio in mare. Human Rights Watch ha confermato che le forze della guardia costiera libica mancano della capacità di assicurare operazioni di ricerca e soccorso sicure ed efficaci.

      4. La competenza nelle attività SAR o la individuazione del place of safety non possono derogare i principi fondamentali affermati in favore dei rifugiati ai quali sono parificati i richiedenti asilo. In base alla Convenzione di Ginevra sui rifugiati (art.33), “nessuno Stato contraente potrà espellere o respingere (refouler) – in nessun modo – un rifugiato verso le frontiere dei luoghi ove la sua vita o la sua libertà sarebbero minacciate a causa della sua razza, della sua religione, della sua nazionalità, della sua appartenenza ad una determinata categoria sociale o delle sue opinioni politiche. Il beneficio di detta disposizione non potrà tuttavia essere invocato da un rifugiato per il quale vi siano gravi motivi per considerarlo un pericolo per la sicurezza dello Stato in cui si trova, oppure da un rifugiato il quale, essendo stato oggetto di una condanna già passata in giudicato per un crimine o un delitto particolarmente grave, rappresenti una minaccia per la comunità di detto Stato”.

      In ogni caso, le espulsioni collettive sono vietate dal quarto protocollo addizionale della Convenzione europea dei diritti dell’uomo firmato a Strasburgo il 16 settembre 1963 (cfr. art. 19.1 della Carta dei diritti fondamentali dell’Unione Europea).

      L’art.33 della Convenzione di Ginevra che impone il divieto di respingimento delle persone verso paesi che non ne garantiscono i diritti fondamentali, in coerenza con l’art. 10 della Costituzione italiana, rendono del tutto privo di basi legali, e dunque non vincolante, qualsiasi ordine di riconsegna dei naufraghi ai libici impartito dopo i soccorsi a navi private che si trovino in acque internazionali. Va ricordato che né la Libia, né le diverse entità statali in cui risulta divisa, hanno sottoscritto la Convenzione di Ginevra sui rifugiati, ne garantiscono un effettiva salvaguardia dei diritti fondamentali delle persone, per non parlare della condizione di abuso alla quale,dopo la riconduzione a terra, sono sistematicamente esposti donne e minori ( ma adesso anche molti adulti di sesso maschile).

      Se è vero che in base all’art. 25 della Convenzione UNCLOS lo stato può comunque impedire l’ingresso nei propri porti ad una nave sospettata di trasportare migranti irregolari, è altrettanto da considerare che se uno Stato respinge una imbarcazione carica di naufraghi soccorsi in acque internazionali, senza controllare se a bordo vi siano dei richiedenti asilo o soggetti non respingibili, o altrimenti inespellibili, come donne abusate e/o in stato di gravidanza e minori, e senza esaminare se essi possiedano i requisiti per il riconoscimento dello status di rifugiato, commette una violazione del principio di non respingimento sancito dall’art. 33 par. 1 della Convenzione del 1951 se i territori (Stati terzi o alto mare) verso cui la nave è respinta non offrono garanzie sufficienti per l’incolumità dei migranti. L’articolo 10 del Testo Unico sull’immigrazione 256/98 prevede ancora espressamente la possibilità di applicare il respingimento differito (comma 2) alle persone straniere che sono state “temporaneamente ammessi nel territorio per necessità di pubblico soccorso”. Dunque anche l’ordinamento interno prevede che in caso di eventi di ricerca e soccorso in mare non si possa procedere ad operazioni di respingimento che peraltro assumerebbero il carattere di respingimenti collettivi, vietati dall’art. 4 del Quarto Protocollo allegato alla CEDU e dall’art.19 della Carta dei diritti fondamentali dell’Unione Europea.

      La Convenzione di Palermo contro il crimine transnazionale ed i due Protocolli allegati, contro la tratta e contro il traffico di esseri umani, che pure prevedono accordi con i paesi di origine e transito dei migranti, antepongono la salvaguardia della vita umana in mare alla lotta contro quella che si definisce immigrazione “illegale”. In base all’art.7 del Protocollo contro il traffico, (Cooperazione) “Gli Stati Parte cooperano nella maniera più ampia per prevenire e reprimere il traffico di migranti via mare, ai sensi del diritto internazionale del mare”. Secondo l’art. 9 dello stesso Protocollo “Qualsiasi misura presa, adottata o applicata conformemente al presente capitolo tiene debitamente conto della necessità di non ostacolare o modificare: a) i diritti e gli obblighi degli Stati costieri e l’esercizio della loro giurisdizione, ai sensi del diritto internazionale del mare. Particolarmente importante l’art. 16 del Protocollo che prevede Misure di tutela e di assistenza: (1) Nell’applicazione del presente Protocollo, ogni Stato Parte prende, compatibilmente con i suoi obblighi derivanti dal diritto internazionale, misure adeguate, comprese quelle di carattere legislativo se necessario, per preservare e tutelare i diritti delle persone che sono state oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo, come riconosciuti ai sensi del diritto internazionale applicabile, in particolare il diritto alla vita e il diritto a non essere sottoposto a tortura o altri trattamenti o pene inumani o degradanti. (2) Ogni Stato Parte prende le misure opportune per fornire ai migranti un’adeguata tutela contro la violenza che può essere loro inflitta, sia da singoli individui che da
      gruppi, in quanto oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo. (3) Ogni Stato Parte fornisce un’assistenza adeguata ai migranti la cui vita, o incolumità, è in pericolo dal fatto di essere stati oggetto delle condotte di cui all’articolo 6 del presente Protocollo. (4) Nell’applicare le disposizioni del presente articolo, gli Stati Parte prendono in
      considerazione le particolari esigenze delle donne e dei bambini.

      Un ulteriore clausola di salvaguardia si ritrova all’art.19 del Protocollo addizionale contro il traffico: (1) Nessuna disposizione del presente Protocollo pregiudica diritti, obblighi e responsabilità degli Stati e individui ai sensi del diritto internazionale, compreso il diritto internazionale umanitario e il diritto internazionale dei diritti dell’uomo e, in particolare, laddove applicabile, la Convenzione del 1951 e il Protocollo del 1967 relativi allo Status di Rifugiati e il principio di non allontanamento”.

      Per effetto degli articoli 10 e 117 della Costituzione italiana le Convenzioni internazionali che l’Italia ha sottoscritto si impongono sulle scelte dell’esecutivo e non possono essere violate da leggi interne o accordi internazionali. Dunque il diritto alla vita ed al soccorso in mare è un diritto fondamentale che non si può ponderare sulla base di altri interessi dello stato pure rilevanti, come la difesa delle frontiere o la lotta alle reti di trafficanti.

      Non è dunque possibile che un ministro dell’interno proclami la sua insofferenza per il diritto internazionale, o che lo ritenga un ostacolo alle sue politiche di “chiusura dei porti”. La creazione della zona SAR libica è servita proprio per aggirare i divieti di respingimento e gli obblighi di salvataggio imposti agli stati dal Diritto internazionale. Era tutto chiaro da mesi. Non sono certo le ONG complici dei trafficanti libici, quanto piuttosto quei governi che fanno accordi con le milizie per bloccare e detenere i migranti prima che possano attraversare il Mediterraneo.

      Va ricordato infine che nel caso di avvistamenti o chiamate di soccorso non seguiti da tempestivi interventi di ricerca e salvataggio potrebbero configurarsi gravi responsabilità penali. Come ricordano Caffio e Leanza (Il SAR Mediterraneo) “è da ritenersi in conclusione che responsabilità sarebbero ipotizzabili nei seguenti casi:1) non intervento di navi le quali siano a conoscenza della situazione (anche a seguito di warning emanato dalle autorità italiane) e siano in condizione di intervenire in tempo utile in ragione della distanza e della velocità sempre che non sussistano condizioni ostative attinenti la sicurezza della navigazione e delle persone che sono a bordo nonché alla tipologia di nave (si pensi alle navi gasiere) sprovviste di spazi per ospitare le persone salvate o addirittura pericolose nei loro confronti;2) mancata emissione di warning ai mercantili in transito da parte delle autorità SAR italiane”.

      5. Occorre trovare al più prsto un porto sicuro di sbarco per le 47 persone soccorse ieri dalla nave SEA WATCH, per le quali nè Malta, nè Italia hanno finora indicato quanto dovuto in base alle Convenzioi internazionali. La Convenzione internazionale sulla ricerca e il soccorso in mare del 1979 (Convenzione SAR) obbliga gli Stati parte a “…garantire che sia prestata assistenza ad ogni persona in pericolo in mare… senza distinzioni relative alla nazionalità o allo status di tale persona o alle circostanze nelle quali tale persona viene trovata” (Capitolo 2.1.10) ed a “ […] fornirle le prime cure mediche o di altro genere ed a trasferirla in un luogo sicuro”. (Capitolo 1.3.2)

      Per “luogo di sbarco sicuro” (Place of safety-POS) si deve intendere un luogo in cui si ritiene che le operazioni di soccorso debbano concludersi e in cui la sicurezza per la vita dei sopravvissuti non è minacciata, dove possono essere soddisfatte le necessità umane di base e possono essere definite le modalità di trasporto dei sopravvissuti verso la destinazione successiva o finale tenendo conto della protezione dei loro diritti fondamentali nel rispetto del principio di non respingimento…» (Regolamento Frontex 656/2014).

      L’adempimento degli obblighi internazionali di salvaguardia della vita umana in mare e la tempestiva indicazione di un porto sicuro di sbarco non possono diventare merce di scambio per modificare le politiche dell’Unione Europea.

      Gli interessi nazionali diretti alla “difesa dei confini” non possono consentire di cancellare sostanzialmente gli articoli 10 e 117 della Costituzione italiana che affermano la piena operatività, nel nostro ordinamento interno, delle Convenzioni internazionali che l’Italia ha sottoscritto e ratificato. Rimane inalterata la diretta efficacia cogente dei Regolamenti dell’Unione Europea che forniscono una definizione vincolante ( anche per i ministri dell’interno) di “luogo di sbarco sicuro”.

      Qualunque trattativa per la distribuzione, pure auspicabile, di naufraghi tra diversi paesi europei può avvenire soltanto quando le persone hanno raggiunto un porto di sbarco sicuro, perché la nave soccorritrice va considerata in base al diritto internazionale come un luogo sicuro “transitorio”, e la permanenza a bordo di persone già duramente provate non può diventare arma di ricatto tra gli stati. Di certo non rileva nella individuazione del porto di sbarco sicuro la bandiera dell’unità soccorritrice, altro argomento utilizzato per impedire o ritardare lo sbarco nei porti italiani delle persone soccorse in mare.

      6. Una volta che il Centro nazionale di coordinamento di soccorso marittimo della Guardia Costiera di Roma(I.M.R.C.C.)abbia comunque ricevuto la segnalazione di un’emergenza e assunto il coordinamento iniziale delle operazioni di soccorso -anche se l’emergenza si è sviluppata fuori dalla propria area di competenza SAR – questo impone alle autorità italiane di portare a compimento il salvataggio individuando il luogo sicuro di sbarco dei naufraghi. Se le autorità di Malta hanno negato il loro consenso allo sbarco in un porto di quello Stato, l’Italia non può negare lo sbarco in un proprio porto sicuro, che diventa essenziale per completare le operazioni di salvataggio. Se, come risulta dagli ultimi rapporti delle Nazioni Unite, e come riconosce persino il ministro degli esteri Moavero la Libia non garantisce “porti di sbarco sicuri”, spetta al ministero dell’interno, di concerto con la Centrale operativa della guardia costiera (IMRCC) di Roma, indicare con la massima sollecitudine un porto di sbarco sicuro, anche se l’evento SAR si è verificato nelle acque internazionali che ricadono nella pretesa SAR libica.

      Se gli ordini di “chiusura dei porti ”, impartiti in modo informale dal ministro dell’interno, continueranno a produrre l’effetto di bloccare in alto mare, in acque internazionali, decine di persone particolarmente vulnerabili, come lo sono tutti coloro che provengono oggi dalla Libia, sarebbe violato l’inalienabile diritto delle persone, quale che sia il loro stato giuridico, “a non subire trattamenti inumani o degradanti”( Articolo 3 della CEDU). Trattamenti direttamente riferibili al ministero dell’interno che non indica un porto sicuro di sbarco e che potrebbero ben configurarsi qualora, a seguito di un ennesimo braccio di ferro tra gli stati europei, la permanenza a bordo dei naufraghi, malgrado il prodigarsi degli operatori umanitari, dovesse procurare ulteriori sofferenze, se non gravi rischi per la salute o per la stessa vita. Non si può ammettere che in acque internazionali ci siano persone sottratte a qualsiasi giurisdizione. Anche se non interviene direttamente con i suoi mezzi, fino a quando non intervengono direttamente unità navali o aeree, o centrali di coordinamento SAR di altri paesi, le persone che chiamano soccorso dall’alto mare si trovano sotto la giurisdizione del primo paese che riceve la chiamata di soccorso, dal cui esito tempestivo può dipendere la vita o la morte.

      In caso di violazione del divieto di respingimenti collettivi ( articolo 4 del Quarto Protocollo allegato alla CEDU) o del divieto di trattamenti inumani od degradanti (art.3 CEDU), imposti agli stati nei confronti di tutte le persone che ricadono nella loro giurisdizione, come sono i naufraghi soccorsi in operazioni coordinate, almeno nella fase iniziale, da una autorità statale, si potrebbero ipotizzare ricorsi in via di urgenza alla Corte Europea dei diritti dell’Uomo. Mentre se il conflitto tra gli stati ( in particolare Italia e Malta) nella individuazione di un POS (porto sicuro di sbarco) si dovesse ripetere, dovrebbe occuparsene la Corte di Giustizia dell’Unione Europea.

      https://dossierlibia.lasciatecientrare.it/il-governo-italiano-elude-il-divieto-di-respingimenti

  • Lutte contre l’anorexie : La loi mannequins n’est toujours pas appliquée
    http://www.20minutes.fr/societe/2000947-20170123-lutte-contre-anorexie-loi-mannequins-toujours-appliquee

    Les deux mesures visant àcombattre la maigreur excessive dans le milieu de la mode avaient pourtant été unanimement saluées lors de leur adoption. Sur le papier, les articles 19 et 20 de la loi consistent à imposer la mention « photographie retouchée » sur les très répandus clichés photoshopés des magazines. Autre mesure : instaurer une visite médicale obligatoire avec un médecin du travail et un indice de masse corporelle (IMC) minimal en deçà duquel les modèles ne peuvent pas travailler dans l’hexagone.
    […]
    Du côté du ministère de la Santé, on explique que les textes ne sont pas enterrés, mais ils ne seront publiés qu’au printemps.L’article 19 est pour l’heure étudié par la Commission européenne et doit ensuite revenir entre les mains du Conseil d’Etat. Quant à l’article 20, le Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT) doit rendre son avis sur ce texte avant que les ministères du Travail et de la Santé ne le cosignent.

  • Nostalgie : Renault 11 contre Renault 20 (Dangereusement vôtre - 1985, la R11 perd)
    http://www.imcdb.org/vehicle_15187-Renault-20-X27-1976.html

    IMCDb.org: 1978 Renault 20 TS 2 Litres [R1272] in “A View to a Kill, 1985”

    J’aimerais voir mieux l’expression sur la visage du cascadeur qui conduit la R11 sans casque ;-)

    Dangereusement vôtre
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dangereusement_v%C3%B4tre

    Dangereusement vôtre (A View to a Kill) est un film anglo-américain réalisé par John Glen et sorti en 1985. C’est le 14e opus de la série des films de James Bond produite EON Productions. Roger Moore y incarne James Bond pour la septième et dernière fois.

    Une collection d’affiches du film
    http://www.notrecinema.com/communaute/v1_detail_film.php3?lefilm=8714

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